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Devoir MPSI 2015 : Problèmes de mathématiques

Ce document présente un devoir surveillé contenant quatre exercices et un problème sur les suites récurrentes et les triangles rectangles pseudo-isocèles. Le problème vise à déterminer une in fini té de triangles rectangles dont les côtés ont des longueurs entières spécifiques.

Transféré par

Ramanujan Srinivasa
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Lycée Marceau MPSI 2015/2016 Le lundi 30 novembre 2015

Devoir surveillé no 4 (4 heures)

Ce devoir est constitué de quatre exercices et d'un petit problème. L'ordre des exercices ne correspond à
aucun critère de diculté ou de longueur : vous pouvez les traiter dans l'ordre que vous voulez. Veillez à
soigner la copie tant pour l'écriture, la propreté que pour la rédaction, la rigueur et l'argumentation. La
calculatrice n'est pas autorisée. Vous numéroterez vos copies et ferez apparaître clairement sur la première
page le nombre de copies.

Problème : Triangle rectangle pseudo-isocèle


Dans tout le problème, on appelle triangle rectangle pseudo-isocèle (en abrégé TRPI) tout triangle rec-
tangle dont les cotès ont pour longueurs des entiers de la forme a, a + 1 et c ( c étant la longueur de
l'hypoténuse). On montrera en 2c qu'il existe une innité de TRPI : on les classe par ordre croissant des
valeurs de a. Ainsi, le triangle de cotés a = 3, a + 1 = 4 et c=5 est le plus petit TRPI.

1. Partie I : Préambule
(a) Si a et c sont des entiers naturels non nuls, montrer qu'ils dénissent un TRPI si et seulement
s'ils vérient la relation : (R1 ) : 2a2 − c2 + 2a + 1 = 0
Le but du problème est la détermination des TRPI. On note an et cn les longueurs du n−ième
TRPI et on dénit ainsi deux suites (an )n∈N∗ et (cn )n∈N∗ avec a1 = 3 et c1 = 5.
Comme a=0 et c=1 vérient la relation (R1 ), on pose a0 = 0 et c0 = 1. Les termes an et cn
sont alors dénis pour tout n ∈ N.
(b) Ecrire un programme PYTHON permettant de trouver les valeurs successives de an et cn .
On trouverait a2 = 20, c2 = 29, a3 = 119 et c3 = 169.
2. Partie II : Etude de suites
(a) i. Montrer que pour n = 0 et n = 1, les termes cn vérient une relation de la forme :
(R2 ) : cn+2 + βcn+1 + λcn = 0. Déterminer β et λ.
On considère la suite (vn )n∈N dénie par v0 = c0 , v1 = c1 et la relation :

∀n ∈ N, vn+2 + βvn+1 + λvn = 0 où β et λ sont les constantes calculées ci-dessus.

ii. Montrer que la suite (vn )n∈N est croissante et que, pour tout n ∈ N, vn ∈ N.
√ √
iii. Déterminer vn en fonction de n. ( On pourra poser p = 3 + 2 2 et q = 3 − 2 2).
(b) i. Montrer que pour n = 0 et n = 1, les termes an vérient une relation de la forme :
(R3 ) : an+2 + βan+1 + λan = b où β et λ sont les constantes calculées en 2(a)i et b est
une constante à déterminer.
On considère la suite(un )n∈N dénie par u0 = a0 , u1 = a1 et la relation :
∀n ∈ N, un+2 + βun+1 + λun = b.
ii. Montrer que la suite (un )n∈N est croissante et que, pour tout n ∈ N, un ∈ N.
1
iii. On pose, pour tout n ∈ N, wn = un + . Montrer que la suite de terme général wn vérie
2
(R2 ).
iv. En déduire wn en fonction de n puis un en fonction de n.
Dans la suite du problème, les suites (un )n∈N et (vn )n∈N sont celles dénies dans les questions
2(b)i et 2(a)i

(c) Montrer que, pour tout n > 1, un et vn sont les longueurs du petit coté et de l'hypoténuse
d'un TRPI.
 √ 2n+1 √
(d) Montrer que : ∀n ∈ N, 1 + 2 = (1 + 2 un ) + 2 vn

La suite du problème du concours a pour objectif de montrer que pour tout n ∈ N, an = un et cn = vn .


L'établissement de ce résultat utilise des méthodes d'algèbre linéaire et de géométrie.

1
Lycée Marceau MPSI 2015/2016 Le lundi 30 novembre 2015

Exercice 1 : Suite récurrente  


1 3
On considère la suite(un )n∈N dénie par : u0 = a > 0 et ∀n ∈ N, un+1 = un + . Soit f la fonction
  2 un
∗ 1 3
dénie sur R+ par f (x) = x+ .
2 x
1. (a) Etudier les variations de f et déterminer le signe de f (x) − x selon les valeurs de x.


(b) En déduire que la suite (un )n∈N est bien dénie et, qu'en particulier, ∀n ∈ N , un > 3.
(c) Déterminer la monotonie de (un )n∈N∗
(d) Montrer que la suite (un )n∈N converge et déterminer sa limite.

un − 3
2. On pose, pour tout n ∈ N, vn = √ .
un + 3
(a) Exprimer vn+1 en fonction de vn puis vn en fonction de v0 et de n.
(b) Retrouver le fait que (un )n∈N converge ainsi que sa limite.

3. On pose, pour tout n ∈ N, εn = un − 3.
∗ (εn )2
(a) Montrer que : ∀n ∈ N , 0 6 εn+1 6 √
2 3
(b) En déduire une majoration de εn en fonction de ε1 et de n.
4. On prend a = 2. Soit (pn )n∈N et (qn )n∈N les deux suites dénies par les relations suivantes :
p0 = 2, q0 = 1 et ∀n ∈ N, pn+1 = p2n + 3qn2 et qn+1 = 2pn qn .
pn
(a) Montrer que : ∀n ∈ N, un =
qn
(b) Calculer tous les pk et qk pour k 6 4 et donner, pour chaque entier k 6 4, une valeur décimale
−8
approchée à 10 près de uk

(c) Si un est une valeur approchée de
√ 3 à 10−j près, que dire de l'erreur faite en prenant un+1
pour valeur approchée de 3?
5. On prend encore a = 2.
Combien surait-il de termes de la suite (un )n∈N pour obtenir une valeur
−100
approchée de sa limite avec une erreur inférieure à 10 ?

Exercice 2 : Suite récurrente


10
Soit f la fonction dénie sur R par f (x) =et g la fonction g = f ◦ f .
1 + x2
On dénit la suite (xn )n∈N par : x0 = 1 et ∀n ∈ N, xn+1 = f (xn ).
Enn, on dénit les suites (un )n∈N et (vn )n∈N par : ∀n ∈ N, un = x2n et vn = x2n+1

1. (a) Etudier les variations de f et de g sur R


(b) Montrer que f n'a qu'un point xe r. On remarquera que r est un entier .
(c) Déterminer les points xes de f et de g . ( On montrera que les solutions, même non réelles,
de l'équation f (x) = x sont aussi solution de l'équation g(x) = x, ce qui permettra de factoriser le
polynôme de degré 5 donnant les points xes de g par (X − r) X 2 + 2X + 5 ).


On notera λ et β les points xes autres que r de g , avec λ < β

2. (a) Montrer que : ∀n ∈ N, un ∈]λ, r[ et vn ∈]r, β[.


(b) Montrer que les deux suites (un )n∈N et (vn )n∈N sont monotones et de monotonie contraire.

(c) Que peut-on dire de la convergence des suites (un )n∈N , (vn )n∈N et (xn )n∈N , en précisant les
limites en cas de convergence.

3. Tracer la restriction de la courbe de f à l'intervalle [0, 10] (unité 1cm), ainsi que la détermination
graphique des termes x0 , x1 , x2 , x3 , x4 , x5 , x6 , x7 ( on donnera également des valeurs approchées de
ces termes )

2
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Exercice 3 : Suite de zéros Pour tout n ∈ N∗ , on dénit la fonction fn par :


+ n 2
∀x ∈ R , fn (x) = x + 9x − 4.
1. (a) Montrer que l'équation fn (x) = 0 admet une unique solution strictement positive, notée un .
(b) Calculer u1 et u2 .
 
∗ 2
(c) Vérier que : ∀n ∈ N , un ∈ 0, .
3
2. (a) Montrer que : ∀x ∈]0, 1[, fn+1 (x) < fn (x).

(b) En déduire le signe de fn (un+1 ), puis les variations de la suite (un )n∈N∗ .
(c) Montrer que la suite (un )n∈N∗ est convergente. On note ` sa limite.
n
3. (a) Déterminer la limite de un lorsque n tend vers +∞.
(b) Donner enn la limite `.

Exercice 4 : Suites usuelles


1. Soit la suite (un )n∈N dénie par : u0 = 1 et ∀n ∈ N, un+1 = 3 un − 1. Exprimer un en fonction de n
2. Soit la suite (un )n∈N dénie par : u0 = 1, u1 = 2 et ∀n ∈ N, un+2 = −5 un+1 − 6 un . Exprimer un en
fonction de n
3. Soit la suite (un )n∈N dénie par : u0 = 1, u1 = 4 et ∀n ∈ N, un+2 = 6 un+1 − 9 un . Exprimer un en
fonction de n

3
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Problème : Triangle rectangle pseudo-isocèle

1. Partie I : Préambule
(a) Soit a et c
deux entiers naturels non nuls. a et c dénissent un TRPI ssi a, a + 1 et c forment
2 2 2
un triangle rectangle d'hypoténuse c ssi c = a + (a + 1) .

Ainsi a et c dénissent un TRPI sssi : (R1 ) : 2a2 − c2 + 2a + 1 = 0


(b)
def TRPI (N) :
""" calcul des N premiers TRPI """
a , cpt , ListeTRPI = 2, 0, []
while cpt < N:
c = int ((2* a **2 + 2* a + 1) **0.5)
if c **2 == 2* a **2 + 2* a + 1:
cpt += 1
ListeTRPI += [a ,c ]
a += 1
return ListeTRPI

On trouverait a2 = 20, c2 = 29, a3 = 119, c3 = 169, a4 = 696 et c4 = 985.


2. Partie II : Etude de suites
(
λc0 + βc1 = −c2
(a) i. On cherche deux réels β et λ tels que . On obtient
λc1 + βc2 = −c3
( (
λ + 5β = −29 λ=1
⇐⇒
5λ + 29β = −169 β = −6
On considère la suite (vn )n∈N dénie par v0 = 1, v1 = 5 et la relation :
∀n ∈ N, vn+2 = 6vn+1 − vn
ii. Soit Pn la proposition : vn ∈ N∗ , vn+1 ∈ N∗ et vn+1 > vn 
 P0 est-elle vraie ? ∗
On a : v0 = 1 ∈ N et v1 = 5 ∈ N

avec v1 > v0 . Donc

P0 est vraie
 On suppose que Pn est vraie pour un certain entier n. Pn+1 est-elle vraie ?. On a : vn+2 =
6vn+1 − vn est un entier relatif. Or vn+1 > vn donc vn+2 > 5vn+1 > vn+1 > 0.
Donc on a bien montré que vn+2 est un entier strictement positif et supérieur à vn+1

(qui est encore entier naturel non nul). On en déduit que Pn+1 est vraie
 Ainsi, on a montré que P0 est vraie et, pour tout entier n, Pn vraie entraine Pn+1
vraie. Ainsi, par le théorème de récurrence, on en déduit que

pour tout n ∈ N Pn , est vraie


i.e. ∀n ∈ N, vn ∈ N∗ et vn+1 > vn
En particulier la suite (vn )n∈N est croissante
2
iii. D'après le résultat sur les suites récurrentes linéaires doubles, ∃(α, δ) ∈ R | ∀n ∈ N, vn =
√ √
αpn + δq n avec p = 3 + 2 2 et q = 3 − 2 2 les solutions de l'équation X 2 = 6X −
√ √ 1.
2+ 2 2− 2
Comme v0 = 1 et v1 = 5, on trouve α = et β = .
4 4
√  √
2+ 2 √ n 2 − 2  √ n
Ainsi ∀n ∈ N, vn = 3+2 2 + 3−2 2
4 4
(b) i. En calculant an+2 − 6an+1 + an pour n = 0 et n = 1, on trouve que ces termes an vérient

la relation an+2 − 6an+1 + an = 2


On considère la suite (un )n∈N dénie par u0 = 0, u1 = 3 et la relation :
∀n ∈ N, un+2 − 6un+1 + un = 2.

4
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ii. Soit Pn la proposition :  un ∈ N, un+1 ∈ N∗ et un+1 > un 


 P0 est-elle vraie ? On a : u0 = 1 ∈ N et u1 = 3 ∈ N∗ avec u1 > u0 . Donc

P0 est vraie
 On suppose que Pn est vraie pour un certain entier n. Pn+1 est-elle vraie ?. On a : un+2 =
6un+1 − un + 2 est un entier relatif. Or un+1 > un donc un+2 > 5un+1 + 2 > un+1 > 0.
Donc on a bien montré que un+2 est un entier strictement positif et supérieur à un+1

(qui est encore entier naturel non nul). On en déduit que Pn+1 est vraie
 Ainsi, on a montré que P0 est vraie et, pour tout entier n, Pn vraie entraine Pn+1
vraie. Ainsi, par le théorème de récurrence, on en déduit que

pour tout n ∈ N, Pn est vraie i.e. ∀n ∈ N, un ∈ N et un+1 > un


En particulier la suite (un )n∈N est croissante
1
iii. On pose, pour tout n ∈ N, wn = un +
. Soit n ∈ N.
2
wn+2 − 6wn+1 + wn = un+2 − 6un+1 + un − 2 = 0. Ainsi la suite (wn )n∈N vérie (R2 )
.

iv. D'après le résultat sur les suites récurrentes linéaires doubles, ∃(γ, ω) ∈ R2 | ∀n √
√ ∈ N, wn =
1 7 1+ 2 1− 2
γpn + ωq n . Comme w0 = et w1 = , on trouve γ = et ω = . Ainsi

2√ 2 √
4 √ 4
∀n ∈ N, wn =
1+ 2 n 1− 2 n
4
p +
4
q et u n =
1+ 2
4
√ n 1 − 2 
3+2 2 +
4
√ n 1
3−2 2 +
2
Dans la suite du problème, les suites (un )n∈N et (vn )n∈N sont celles dénies dans les questions
2(b)i et 2(a)i

1
(c) On reprend les notations α, β, γ, ω et vn = αpn + δq n un = γpn + ωq n −
2
. On a : 2un + 2un +
et
 2 2
2 1 1 1
+ − vn2 = 2γ 2 − α2 p2n + (4γω − 2αβ) (pq)n + 2ω 2 − β 2 p2n + .
 
1 − vn = 2 un +
2 2 2
2 2 2 2 1 2
Or 2γ − α = 0 = 2ω − β , 4γω − 2αβ = − et pq = 1. Ainsi ∀n ∈ N, 2un + 2un +
2
1 − vn2 = 0. Donc, comme pour n > 1, les un et vn sont des entiers strictement positifs,
∀n > 1, un et vn sont les longueurs du petit coté et de l'hypoténuse d'un TRPI .
√ 
√ 2 √  √  √ 2
(d) On a : α = 2γ = 1 + 2 , β = − 2ω et p = 1 + 2 . Donc, si n ∈ N, on
4 
√ √  n  √  n  √ 2  √ 2n
a : (1 + 2un ) + 2vn = 2γ + 2α p + 2ω + 2β q = 1 + 2 1+ 2 Donc
 √ 2n+1 √
∀n ∈ N, 1 + 2 = (1 + 2 un ) + 2 vn

Exercice 1 : Suite récurrente  


1 3
On considère la suite(un )n∈N dénie par : u0 = a > 0 et ∀n ∈ N, un+1 = un +
. Soit f la fonction
  2 un
∗ 1 3
dénie sur R+ par f (x) = x+ .
2 x
i √ i h√ h √
1. (a) f est décroissante sur 0, 3 , croissante sur 3, +∞ , atteint son minimum en 3, ce
√ √ √
minimum valant aussi 3. Enn f (x) − x < 0 si x > 3 et f (x) − x > 0 si x < 3.
h√ h
(b) On en déduit que l'intervalle 3, +∞ est stable par f et que pour tout x ∈ R∗+ , f (x) ∈
h√ h h√ h √
3, +∞ . En particulier, u1 ∈ 3, +∞ qui est stable donc ∀n ∈ N∗ , un > 3

5
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√ √
(c) ∀x > 3, f (x) 6 x et ∀n ∈ N∗ , un > 3, donc la suite (un )n∈N∗ est décroissante
(d) La suite (un )n∈N est décroissante et minorée à partir d'un certain rang, donc elle converge. Sa li-
√ √
mite ` vérie ` > 3 et f (`) = ` car f continue. Ainsi la suite (un )n∈N converge vers 3
.

un − 3
2. On pose, pour tout n ∈ N, vn = √ .
un + 3
n
(a) On montre aisément : ∀n ∈ N, vn+1 = vn2 . On en déduit : ∀n ∈ N, vn = v02 en fonction

de vn puis vn en fonction de v0 et de n.
√ 1 + vn
(b) Comme u0 = a > 0, v0 ∈]0, 1[ (vn )n∈N converge vers 0. Or un = 3
: la suite . Ainsi on
1 − vn

retrouve la suite (un )n∈N converge vers 3 .

3. On pose, pour tout n ∈ N, εn = un − 3.
√ 2

√ un − 3 ε2 (εn )2 √
(a) ∀n ∈ N , εn+1 = un+1 − 3= = n 6 √ car un > 3.
2un 2un 2 3
2
(εn )
Ainsi ∀n ∈ N∗ , 0 6 εn+1 6 √
2 3
2n−1


∗ ε1
(b) Par récurrence immédiate, on en déduit : ∀n ∈ N , 0 6 εn > 2 3 √ .
2 3
4. On prend a = 2. Soit (pn )n∈N et (qn )n∈N les deux suites dénies par les relations suivantes :
p0 = 2, q0 = 1 et ∀n ∈ N, pn+1 = p2n + 3qn2 et qn+1 = 2pn qn .
pn
(a) Par récurrence immédiate, on a ∀n ∈ N, un =
qn
(b) On trouve : p1 = 7, q1 = 4, p2 = 97, q2 = 56, p3 = 18817, q3 = 10864, p4 = 708158977 et
q4 = 408855776 et donc
u1 = 1, 75 , u2 = 1, 73214286 à 10−8 près , u3 = 1, 73205081 à 10−8 près et u4 = 1, 73205081 à 10−8 près
√ −j −j
(c) Si un est une valeur approchée de 3 à 10 près, alors εn 6 10 . Mais alors εn+1 6
1
√ 10−2j > 3.10−(2j+1)
2 3

Si un est une valeur approchée de 3 à 10−j près, un+1 en est une à 10−2j près
2n−1


ε1
5. On prend encore a = 2. On cherche N tel que si n > N, 2 3 √ 6 10−100 . On aura cela
√  2 3
100 ln 10 + ln 2 3
lorsque 2n−1 > √  √  = 89.4 à 10−1 près. Ainsi
ln 2 3 − ln 3 − 1
il sut de calculer 8 termes de la suite (un )n∈N pour obtenir une valeur approchée de

3 avec une erreur

inférieure à 10−100

Exercice 4 : Suites usuelles


1 n
1. Soit la suite (un )n∈N dénie par : u0 = 1 et ∀n ∈ N, un+1 = 3 un −1. On trouve ∀n ∈ N, un = (3 + 1)
2
2. Soit la suite (un )n∈N dénie par : u0 = 1, u1 = 2 et ∀n ∈ N, un+2 = −5 un+1 − 6 un . On trouve
n n
∀n ∈ N, un = 5 (−2) − 4 (−3)
3. Soit la suite (un )n∈N dénie par : u0 = 1, u1 = 4 et ∀n ∈ N, un+2 = 6 un+1 − 9 un . On trouve
 n n
∀n ∈ N, un = 1 + 3
3

6
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Exercice 2 : Suite récurrente

2) Cas d’une fonction décroissante Soit f définie sur  par : x , f(x) = 10 2 et g la fonction g = f o f
1+x
a) Déterminer les points fixes de f et de g (on montrera que les solutions (même complexes) de l'équation f(x) = x sont aussi solution de l'équation g(x) = x) On
notera r la racine réelle de f (on remarquera r entier) et  et  les deux points fixes de g autres que r (avec <)
L’équation f(x) = x a pour solution réelle r = 2 et deux solutions complexes : – 1 + 2i et – 1 – 2i
Pour l’équation g(x) = x, on remarque que l’on peut factoriser par (x – 2) (x2 + 2x + 5).
On trouve alors que les solutions réelles de g(x) = x sont : r = 2,  = 5 – 2 6 et  = 5 + 2 6
b) Soit (xn)n définie par x0 = 1 et n, xn+1 = f (xn). Soient (un)n et (vn)n définies par : n, un = x2n et vn = x2n+1.
i) Montrer que : n, un ],r[ et vn  ]r,[
+
On montre, aisément, que f est continue et strictement décroissante sur  . Par ailleurs on a :
f( ]r[ )  ]r, [ , f( ]r, [ )  ]r[ et f() =  et f() = Ainsi, les intervalles ]r, [ et ]r[ sont
stables par g = f o f . Ainsi, comme on a : nIN, un+1 = g(un) , vn+1 = g(vn) , u0 = 1  ]r[ et v0 = 5  ]r, [ , on a par
récurrence immédiate : n, un ],r[ et vn  ]r,[
ii) Montrer que les deux suites (un)n et (vn)n sont monotones
Puisque g est croissante sur ]r[, que n, un ],r[ et un+1 = g(un), on a : (un)nIN monotone
5
De plus comme : u0 = 1 et u1 = , on a donc (un)nIN décroissante.
13
Puisque f est décroissante et que l’on a n, vn = f(un), on en déduit que (vn)nIN est croissante.
iii) Déterminer la nature (et les limites éventuelles) des suites (un)n , (vn)n et (xn)n

Puisque (un)nIN est décroissante et minorée par  > 0, elle converge. Sa limite 1 est dans[,r] car n, un ],r[ et
vérifie : 1 < 1 = u0 car la suite (un)nIN est décroissante et g(1) = 1 car g est continue.
Ainsi, puisque la seule solution de l’équation g(x) = x qui soit inférieure à 1 est , on en déduit que 1 = 
Ainsi (un)nIN converge vers  = 5 – 2 6
Puisque n, vn = f(un) et puisque f est continue en , (vn)nIN converge vers f( = = 5 + 2 6
On a trouvé deux suites extraites de la suite (xn)nIN qui ne convergent pas vers la même limite,
donc on a : (xn)nIN est une suite divergente
iv) Tracer la restriction de la courbe de f à l'intervalle [0,10] (unité 1 cm) ainsi que la
détermination graphique des termes x0, x1, x2, x3, x4, x5, x6, x7 (vous donnerez également des
valeurs approchées de ces termes)
On obtient les valeurs approchées suivantes : x0 = 1 , x1 = 5 , x2 = 0,38
à 10-2 près , x3 = 8,71 à 10-2 près , x4 = 0,13 à 10-2 près ,
x5 = 9,83 à 10-2 près , x6 = 0,10 à 10-2 près , x7 = 9,90 à 10-2 près

CORRECTION : Suite de zéros - xn + 9 x2 = 4


Pour tout n* , on définit la fonction fn par: x+, fn(x) = xn + 9 x2 – 4.
1) a) Montrer que l'équation fn(x) = 0 n'a qu'une solution strictement positive, notée un
+
La fonction fn est strictement croissante sur  car somme de fonctions croissantes dont au moins une (la fonction x  9 x2 est
strictement croissante). De plus elle est continue car il s'agit d'un polynôme. Enfin, f n(0) = – 4 et la limite de fn en +  est + .
+
Aussi par théorème d'homéomorphisme, fn est une bijection de  vers [ – 4 , +  [
+
En particulier, l'équation fn(x) = 0 possède une et une seule solution u n dans  , et cette solution n'est pas 0 car fn(0)  0
b) Calculer u1 et u2.
Les équations f1(x) = 0 et f2 (x) = 0 sont deux équations du second degré qui se résolvent facilement.
On trouve alors : u1 = 145 1 et u2 = 10
18 5
c) Vérifier que : n* , un  ]0, 2 [.
3
+ n
fn est croissante sur  . Or fn ( 2 ) = 2n > 0 = fn(un) donc un < 2 . Ainsi : n* , un  ]0, 2 [.
3 3 3 3
2) a) Montrer que: x ]0,1[, fn+1(x) < fn(x).
x ]0,1[, fn+1 (x) – fn(x) = x n+1
– x = x (x – 1) < 0 Donc : x ]0,1[, fn+1(x) < fn(x)
n n

b) En déduire le signe de fn(un+1), puis les variations de la suite (un)n.


fn(un+1) = fn(un+1) – fn+1(un+1) > 0 d'après la question précédente car un+1 ]0,1[
D'où fn(un+1) > 0 = fn(un). Donc puisque fn croissante, on en déduit : un+1 > un
Ainsi la suite (un)n est croissante
c) Montrer que la suite (un)n est convergente. On note l sa limite.
La suite (un)n est croissante et majorée par 2 donc elle converge. Sa limite  étant entre 0 et 2
3 3
3) a) Déterminer la limite de (un)n lorsque n tend vers +.
Puisque : n* , (un)n = 4 – 9 un2 , on a (un)n tend vers 4 – 9 2 lorsque n tend vers + 
n
Par ailleurs, puisque : n*, 0 ⩽ (un)n ⩽ 2n , on a également (un)n tend vers 0 lorsque n tend vers + 
3
b) Donner enfin la limite l. Par unicité de la limite, on a : 4 – 9 2 = 0 et donc =2
3

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