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Les Paroles Rapportées en Littérature

Ce document traite des différentes façons de rapporter les paroles dans un récit : le discours direct, le discours indirect et le discours indirect libre. Il donne des exemples et des règles pour chacun de ces types de discours rapporté.

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Les paroles rapportées

Les paroles rapportées directement : le discours direct

Les paroles des personnages sont rapportées telles qu'elles ont été prononcées,
ce qui donne l'impression d'assister à la scène , la rend
plus vivante, plus authentique. Des guillemets encadrent (en général) les paroles
pour les distinguer du récit. Au sein d'un dialogue, chaque changement de
locuteur est introduit par un tiret. Des verbes de parole (dire, s'exclamer,
rétorquer, etc.) relient les paroles des personnages au récit. Ils peuvent être placés
ou avant les paroles : ils sont alors suivis de deux points (Jules dit :) ; ou
au milieu ou à la suite des paroles : le sujet est alors inversé et le verbe ne prend
pas de majuscule.
Exemple : Jules dit :« J'ai envie d'aller au cinéma. – Oh ! Je viens avec toi ! »,
s'exclama Élodie.
Attention : La présentation d'un texte de théâtre est particulière.
Exemple : ÉLODIE, enthousiaste et pleine d'espoir. – Je viens avec toi !

Les paroles rapportées indirectement : le discours indirect

Le narrateur intègre les paroles des personnages au récit, sous forme


de propositions subordonnées, ou de groupes verbaux à l'infinitif
Exemples : Il demande à la voir. Jules dit qu'il avait envie d'aller au cinéma.
Cela permet de ne pas interrompre le récit, mais rend la scène moins vivante
et moins authentique puisque le narrateur reformule les paroles.
Il n'y a ni guillemets ni tirets, puisque les paroles font partie du récit.
De plus, des modifications sont nécessaires pour intégrer les paroles au récit.
Dans un récit au passé, les verbes suivent la règle de la concordance des temps.
Les marques de 1re et 2e personnes deviennent des marques de 3e personne.
Les indications de temps et de lieu sont modifiées.
Exemples : demain : le lendemain ; hier : la veille ; près d'ici : près de l'endroit
où ils se trouvaient.

Le discours indirect libre

Le discours indirect libre mêle des caractéristiques du discours direct et du


discours indirect. Il donne l'impression d'accéder directement aux pensées des
personnages.
Exemple : Élodie était surprise. Quoi ? Jules irait au cinéma sans elle ?
Il n'y a pas de verbe introducteur ni de mot subordonnant . Mais il n'y a pas non
plus de guillemets ni de tirets. Il conserve du discours direct les marques d'oralité :
interrogations directes, exclamations, interjections, niveau de langage familier. Il
conserve du discours indirect la concordance des temps, les indicateurs de
temps et de lieu du récit, et la 3e personne .

A] Dans les phrases suivantes, relevez les paroles rapportées et précisez si elles sont
rapportées au discours direct, indirect ou indirect libre. Justifiez votre réponse.
1. « Où pars-tu si vite ? » lui demanda sa mère.
2. Mince à la fin ! Pourquoi son fils ne lui répondait-il pas ? Elle ne savait plus comment s'y
prendre avec lui.
3. Une fois dehors, Damien confia à Sonia qu'il ne supportait plus les interrogatoires de sa
mère.
4. « C'est toujours les mêmes questions dès que je veux prendre l'air ! » se plaignit-il.
5. « Pareil chez moi ! » lui répondit Sonia.
6. Damien affirma que si cela continuait, il finirait par ne plus rentrer chez lui.
7. Sonia restait pensive. Et s'ils partaient tous les deux, juste tous les deux, pour de bon,
pour toujours ? Et ils ne remettraient plus jamais les pieds dans cette banlieue.

B ] Rétablissez la ponctuation du dialogue dans cet extrait.


Monsieur dit Athos en le lâchant vous n'êtes pas poli. On voit que vous venez de loin.
D'Artagnan avait déjà enjambé trois ou quatre degrés, mais à la remarque d'Athos il s'arrêta
court. Morbleu, monsieur ! dit-il de si loin que je vienne, ce n'est pas vous qui me
donnerez une leçon de belles manières, je vous préviens. Peut-être dit Athos. Ah ! si je n'étais
pas si pressé s'écria d'Artagnan et si je ne courais pas après quelqu'un… Monsieur l'homme
pressé, vous me trouverez sans courir, moi, entendez-vous ? Et où cela, s'il vous plaît ?
Près des Carmes-Deschaux. À quelle heure ? Vers midi. Vers midi, c'est bien, j'y serai.
Tâchez de ne pas me faire attendre, car à midi un quart je vous préviens que c'est moi qui
courrai après vous et vous couperai les oreilles à la course. Bon ! lui cria d'Artagnan ; on y
sera à midi moins dix minutes. Et il se mit à courir comme si le diable l'emportait, espérant
retrouver encore son inconnu, que son pas tranquille ne devait pas avoir conduit bien loin.
A. Dumas
Les Trois Mousquetaires, 1844.

C ] Conjuguez les verbes entre parenthèses au temps et au mode qui conviennent, en


prenant garde au temps du verbe de parole, afin de respecter la concordance des
temps.
1. Ce matin, le journaliste a annoncé qu'il (faire) beau toute la journée.
2. Ils se demandèrent s'ils (aller) à la plage ce weekend-là
3. Mon grand-père me recommandait toujours de (profiter) de ma jeunesse !
4. En rentrant hier soir, mon père a déclaré qu'il (passer) une excellente journée.
5. Vous disiez qu'à cette époque-là, vous (aimer) encore voyager.

D ] Réécrivez ces phrases au discours indirect. N'hésitez pas à ajouter des


verbes de parole. Veillez à respecter la concordance des temps.
1. L'inconnu interpela la jeune femme : « On ne s'est pas déjà rencontrés ? »
2. L'actrice, qui connaissait par cœur le texte du scénario, lui répliqua : « Il est inutile
de vous fatiguer, je ne suis pas dupe ! »
3. Mais l'homme poursuivit en affirmant, charmeur : « J'ai été ravi de vous revoir. »
4. La jeune femme, intriguée malgré tout, revint sur ses pas et s'excusa : « Peut-être
me suis-je trompée... »
5. Puis elle lui demanda : « Comment vous appelez-vous ? »

E ] Lisez le texte suivant puis répondez aux questions.


Il voulait embarquer sur la fusée à destination de Mars. Tôt le matin, il se rendit à la
piste de lancement et, à travers le grillage, cria aux hommes en uniforme qu'il voulait
partir pour Mars. Ayant fait valoir sa qualité de contribuable, il dit qu'il s'appelait
Pritchard et qu'il avait le droit d'aller sur Mars. N'était-il pas né ici même, dans
l'Ohio ? N'était-il pas un bon citoyen ? Alors pourquoi lui aussi ne pourrait-il pas aller
sur Mars ? Il brandit les poings vers eux et leur dit qu'il voulait quitter la Terre.
N'importe quelle personne sensée voulait quitter la Terre. Un vaste conflit
nucléaire allait y éclater dans les deux ans, et il ne voulait pas être là quand la chose
se produirait. [...]
On lui dit de se taire.
Il vit les hommes qui se dirigeaient vers la fusée.
« Attendez-moi ! cria-t-il. Ne me laissez pas sur ce monde affreux, il faut que je m'en
aille. Il va y avoir une guerre nucléaire ! Ne me laissez pas sur la Terre ! »
R. Bradbury Chroniques martiennes, 1950.
Relevez les paroles rapportées dans le premier paragraphe. Mettez entre crochets
celles au discours indirect et entre parenthèses celles au discours indirect libre.
2. Retranscrivez ces paroles au discours direct.
3. Retranscrivez au discours indirect les paroles du dernier paragraphe, en
introduisant chaque phrase par un verbe de parole différent.

Relevez toutes les paroles rapportées au discours indirect libre et justifiez


votre réponse.
Claude Lantier est peintre. Il se promène dans Paris en compagnie de ses amis
artistes, avec lesquels les conversations sont toujours animées.
Hors de lui, Claude traita Jory de crétin : est-ce qu'il ne valait pas mieux détruire cette oeuvre
que de la livrer médiocre ? Oui, c'était dégoûtant ce bas intérêt de commerce ! De leur côté,
Sandoz et Mahoudeau parlaient à la fois, très fort. Des bourgeois, inquiets, tournaient la tête,
finissaient par s'attrouper autour de ces jeunes gens furieux, qui semblaient vouloir se mordre.
Puis, les passants s'en allèrent, vexés, croyant à une farce, lorsqu'ils les virent brusquement,
très bons amis, s'émerveiller ensemble, au sujet d'une nourrice vêtue de clair, avec de longs
rubans cerise. Ah ! sacré bon sort, quel ton ! c'est ça qui fichait une note ! Ravis, […], ils
suivaient la nourrice […].
É. Zola L'OEuvre, 1886.

Lisez le texte suivant puis répondez aux questions.


L'action se déroule au Congo.
Je ne sais plus la suite.
Mais on a tant de fois commenté l'événement que je peux reconstituer la scène.
J'ai dû glisser, et toute la famille est accourue en même temps, répondant à mes cris. Olouomo
fut la première à me porter secours. Ma mère m'a pris dans ses bras et a appelé à l'aide. On lui
avait tué son fils. On le lui avait tué, hé ! On eût dit une chanson rituelle au rythme
des sanglots. Le Commandant est intervenu sans un mot : il m'a arraché des bras de ma mère
et a élevé la voix. Ngalaha a hurlé de plus belle. Gronder un enfant ! Gronder un enfant qui
s'est fait mal !
H. Lopes Le Chercheur d'Afriques, 1990.
1. Qui prononce les paroles rapportées dans ce passage ? 2. Relevez ces paroles rapportées et
dites de quelle manière elles sont rapportées.

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