022 Instrumentation.
022 Instrumentation.
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mer
lnstrumentation
t).t; ,
tlrtt: ,
o22
022
Instrumentation
À l'attention du lecteur,
Toùt d'abord, nous tenons à vous remercier d'avoir choisi ce couIs pour prepæer la palie
022 de IA.T.PL, celle qui conceme l'instrumentation. Voici quelqres informations qui d€\.raient
vous pemettre d'en tircr le meilleù parti €t de vous préparer au mieux pour l'examen.
Nous avons éùit ce couls en suivâût rigorreusement le découpage du progarnme ofiiciel tel
que vous pouv€z le lire sur le site des JAA. Il se compose donc de quinze chapitres subdivisés en
paragraphes, eux-mêmes subdivisés en sous-paÉgmphes constituant les fameu,\ objectifs
pédâgogiques (en anglais Leaming Objectives ou LO) qu'il voùs faudra acquérir avant de vous
présenter à l'examer.
L avantago indéniable est que voùs pouvez contrôler votre progression dans l'acquisition des
comâissânces. Chaque pamgraphe est num&ote comme le programme, mjs à part que nous avons
remplacé les deux derniers chifres (01,02, 03...) par des lethes (A, B, C...). Les LO's sont tous
traités, généràlement dans le même orilre qu€ le progÉûme officiel. L out'rage est commun aux
Avions et aux Hélicoptères, ce qui n'est pas le cas de tout€s les parties du programme; vous
trouveroz ainsi des pictogarnmos du tlpe a1=\, @ . @ . vous permittant de savoir
quelle partie ne vous concemes pas.
Notle expérience d'enseignants à l'Institut nous permet d'afirmer que ce coùIs est
parfait€ment adâpté à I'examen. Tous les LO ont été traités av€c beaucoup de détails et souvent avec
ur point de vue de pilote. Les démonsaations matbématiques ont laissé lâ place à la fomule finale
qùi n'est donné€ que si elle peut se lenconûel à l'exâmen ou bien si elle permet de mi€ux
comprenalre un concept important.
A - cénéralités
La mesure des pressions concerne un domôine très étendu sur avion :
Conversions :
- 1 PSI = 70,3 Sflcm'?= 0,0689 hpz
- 1 in Hg = 33,86 hpa
- 1mb=1hPa
C- lvpes dê mânomètres
Les manomètres utilisés pour les mesures sur âvion sont de plusieurs types, en fonction
des pressions à rnesurer.
t1
Caplaurs êt instruments
Dâns tous les côs, un amplificateur mécanique transforme les débattements de lâ capslle
en rotation d'aiguilles ou de tambours.
D\
/1
J
Létendue de mesure des capsules est réservée âux faibles pressions (50 PSI maximurn).
C'est le cas notamment pour la pression d'admission des moteurs à pistons,
12
Capteurs et instrunents
b)Soufflet
Pour augmenter la déformôtion et mesurer des
pressions plus élevées on peut empiler plusieurs câpsules.
Dans certains cas, on élimine les flancs des câpsules
situées face à face.
On réalise ôlors un < soufflet >,
Précision : elle est de I'ordre de 0,5 à 1 o/o.
D - Transmission de la pression
1 - Trânsmission directe
Avantages:
- simplicité ;
- sûreté de fonctionnement ;
- pas de source d'alimentation.
Inconvénients:
- fuite possible ;
- temps de reponse assez long (fonction de lô lonqueur et du diâmètre de la
canâlisation).
C'est une transmission directe avec interposition d'un liquide ;ntermédiôire. Ce type de
transmission n'est utilisé que pour la mesure de pression d'huile et d'êssence.
13
Capteurs el i,slrumêrfs
Inconvénients:
- présence des tuyauteries ;
- remplissage incorrect des relais,
3 - lransmission élêctrioue
Le manomètre proprement dit est situé près de la source de pression, Une transmission
électrique trônsmet la mesure à I'indicateur. C'est le type de transmission le plus utilisé sur les
avions de transport modernes,
Avantages i
-simplicité d'installation ;
-fuites très limitées ;
-temps de réponse très court ;
-possibilité de numériser les signaux électriques pour traitement par des ordinâteurs.
Inconvénients i
- erreur éledrique qui s'ajoute aux erreurs de mesure ;
- risque de panne électrique ;
- nécessite une source d'âlimentôtion.
2 - Pression carbuEnt
14
Capteurc et instru'len|s
Ptévient, par une alarme lumineuse, qu'une pression est anormalement basse,
Ce système est identique aux mesures de pressions correspondantes, mais muni d'un
contact électrique. Le contact du relais avertisseur se ferme quând la pression atteint une
valeur critique,
Sur réâcteurs, la poussée est souvent trâduite pôr l'ÊPR (Engine Pressure Rôtio).
C'est un paramètre primordialde conduite réacteur.
L'EPR est un rôpport de pressions totales.
Il est obtenu en divisant la pression totale en sortie turbine
(Pt7) par la pression totale en entrée compresseur (Ptr), soit :
EPR = ftrl ftz
Les pressions ft7 et Pt2 sont des pressions absolues.
Pour des commodités de Éalisation, on mesure en fait la
différence Pt7 -
Pt2 avec une capsule bârométfique et Pt2 avec une
caPsule anéroide.
constant (-
- P, / Pt, = (Pt7 / Pt2)
Le rôpport est alors : (Pt?
1) est éliminé dâns le récepteur.
- 1. Le terme
6 - Pressions diverses
15
Câpferls êl irslrumerrs
contrôle du vol :
- lô température de I'air extérielr doit être connue avec précision,
B - lJÀitéÉ
Les thermomètres utilisés en aéronôutlque pour mesurer différentes températures sont
presque toujours gradués en deqrés Celsius (ou centtgrades). Toutefois, aux USA les
températures sont données en degrés Fahrenheit. D'autre part dans les formules physiques les
températures doivent être exprimées en Kelvin, Il est donc nécessalie de connâître lô
correspondance entre ces différentes unités.
Converslons
Eïr_-] rq f""'--l
oC en 6F:
T.F=O.cx9l5)+32
oFenoc:
T.c=(Ts-32)xsl9 5û'
{0'
oCenK: 3o'
Tx=Î.c+273 20'
0' -20
-20' 30'
16
Capteurs et insltunenis
Les quatre premiers types sont utilisés pour les bôsses et moyennes températures (de -
100oc à + 350oc).
Le dernier type est réservé pour les températures plus élevées (supérieures à 200"C,
maximum 1 200oC sur ôvion).
Les trois premiers types, pe! utilisés, vont être décrits de façon très succincte. D'autre
pôrt, la mesure de la température de l'air extérieur est trâitée avec la mesure des paramètres
aérodynamiques.
Précision : en Ègle générale, la précision est de lbrdre de 1 o/o de la valeur mesurée.
l- Thermomètre à liouid€
C'est le thermomètre < clâssique >, dit à âlcool ou mercure (anciens thermomètrcs
médicôux). Le liquide utilisé varie suivant létendue de mesure (mercure, alcool, toluène). Pour
des raisons écologiques, Ies thermomètres à mercure tendent à dispôrôître.
La non utilisatlon de ce type de thermomètre en aéronautique réside dans l'impossibilité
dèffectuer une transmission à distance.
Ils sont parfois utilisés sur les avions légers pour mesurer lô température de ltâir
extérieur (peu précis dans ce cas).
Utilisation:
Ce type de thermomètre. peu précis, n'est utitisé que sur les avions tégers, pour mesurer
la température d'huile et d'êir carburateur.
Capteurs et instruments
3 - Bilamê
Principe I
Les métâux se dilatent plus ou moins suivant leur nature
et leur tempérâture. On utilise des systèmes bimétalliques
ayant des coefficients de dilâtation très différents (par
exemple Invar et cuivre).
Si la température augmente la longueur du cuivre
âugmente, tandis que celle de l'invar reste constante, Il en
résulte une déformation fonction de la température.
utilisation :
ce type de thermomètre est peu ublisé pour une indication de tempérâture, mais
presque tous les correcteurs de température internes des instruments sont basés sur ce
principe.
4 - Thermomètre à résistânce
Principe:
Ils sont basés sur la variation de résistance électrique d'un conducteur en fonction de lô
temPérature.
Lô sonde est constituée par une résistance à fort coefficient de température, c'est-à-dire
dont la résistivité varie fortement en fonction de lâ température (nickel, plâtine), disposée
dans un tube protecteur formant support,
Connaissant la valeur de la résistance sonde à ooc, solt Ro, à une température T à
mesurer correspondra une résistânce sonde Rr, Lâ mesure précise de Rr permet de connaître
la température à mesurer,
La mesure de la température se ramène donc à une mesure de résistance,
Il peut êtrc utile de se repofter au vre Elect cité.
5 - Monteoe locofiétridue
Description :
Le récepteur est composé de deux bobines
généralement disposées entre 90 et 120o. S{rivânt
les constructeurs, l'ensemble pest être soit à
câdre mobile avec un aimant permanent fixe. soit
à bobines fixes ôvec un aimant mobile auquel est
fixée l'aiguille de l'indicateur. Nous retiendrons ce
dernier cas.
Fonctlonnement i
Le co!Ënt circulônt dan la branche AB
parcourant la bobine 81 est de valeur fixe (R1
invariable).
18
Capteurs et instruments
II s'aligne sur le champ résultant en entraînant une aiguille qui se déplace donc suivant
un rapport de 2 valeurs.
Ce type de Écepteur est pour cela appelé logomètre (mesure d'un rapport) ou quotient
mètre.
Les logomètres sont très souvent utilisés, car l'avantage primordiâl de ce montage est
d'être insensible âur vâriations de la tension d'alimentation car, si cette tension vàrie,
les valeurs des courants de chaque branche varient également, mais leur rapport reste
inchangé.
Avantages:
- ensemble simple ;
- tension d'ôlimentation sans importônce (dans des limites acceptables) ;
- possibilité de placer l'a;guille en dehors de l'échelle en l'absence d?limentation, par un
aimant de rappel ;
- ensemble assez robuste.
Inconvénients :
- peu précis ;
- débattement de I'indicateur limité, donc peu sensible.
Il est constitué de trois résistances R1, R, et R3. de valeurs connues et invariables âvec la
température.
Rx est la résistânce sonde et G un
galvanomètre.
3ème cas: Rx est à une température inférieure à ooc. Rx â dimin!é et le courant dans
le galvanomètre a changé de sens.
Utilisation !
Les thermomètres éledriques à variation de résistance sont utilisés pour des
tempéËtures n'excédant pas 200 à 250o.
19
Capteurs et instruments
7 - Thermocouple
Principe:
Toutes les tempérâturcs courantes sont mesurées avec les systèmes précédents,
Toutefois pour la température cylindre ou culasse sur GI4P et la température tuyère ou turbine
sur GTR (EGT ou TGT) on emploie des thermocouples, côr lttendue de mesure est plus
importante (1 000ô C pour la température tuyère).
Le thermocouple utilise l'effet thermoéledrique : une force électromotrice appôrôît aux
bornes d'un conducteur métôllique dont les extrémités sont soumises à une différence de
température. Pour pouvoir mesurer cette tension, il falt un second conducteur qui doit être de
nôture différente (sinon le même effet sur le second conducteur annuleràit la tension produite
pôr le premier conducteur).
L,n thermocouple est donc constitué pâr deux métaux dê natures différentes (par
exemple fer / constantan ou chromel / alumel) qui sont soudés (par brasage) à une extrémité.
Cette extrémité est amenée à la température à mesurer. ljne f,e,m. apparaît entre les deux
conducteurs, à I'autre extrémité. Cette f.e.m. est sensiblement proportionnelle à la différence
de tempérôt!re entre les deux extrémités,
Réalisation:
CONSTANTÂN
20
Captèu.s et instrumenis
ff4
En cas de coupure du thermocouple ou lorsque les moteurs sont à lârÉt et
froids, l'indicâteur affiche la tempérâture âûbiante,
ltétaux utilisés :
Pour les températuresntxédant pas 350ôC (température cylindre cl4P), on utilise des
couples fer-constôntan ou cuivre-constantan.
Pour la température tuyère on utilise des couples chromel-alumel.
Pour augmenter la précision de mesure dans ce dernier cas, on dispose plusieurs
thermocouples répartis autour de la tuyère (minimum 4, parfois jusqu'à 12),
Remârqle : Les f.e.m. mesurées avec les thermocouples sont très fâibles. Lbrdre de
grandeur est de 1 millivolt pour 2oocelsius.
B - Unités
Pour des commodités d'interprétation, il est souhaitable d'avoir la quantité de carburant
en unités de masse (sans effet de températu.e), plutôt qu'en unités de volume (puisque
l'énergie disponible est fonction de la masse de carburant et non de son volume),
On rencontre les unités suivantes i
- Kilogrammes - tonnes - livres (= 453 g) ;
- Litre, gôllon US (= 3,78 l), gallon impérial (= 4,541).
- Dans certâins câs, l'indication est donnée en quantité relative | (4/4, I/2,,,\,
C - Tvpes de iâuoeurs
Les jaugeurs sont très vôriés.
- les jauges à main (drip stick), toujours utilisées, mais sans commentaire.
- Les jauges visuelles (tube de verre, tige liée à un flotteur).
Ces types de jauge ont cédé leur place aux jaugeurs plus < sérieux >, électriques ou
électroniques.
21
Capteurs et instruments
Principe:
Les jaugeurs électriqles (ou jâugeurs à flotteur) sont très répândus.
L'ensemble comprend un trânsmetteur et un récepteur (généralement un logomètre).
Le transmetteur est constitué
dans tous les cas d'un flotteur qui
entrôîne une pôrtie électrique,
(générâlement le curseur d'un
potentiomètre).
On transforme ainsi un niveau
donné par le flotteur, en siqnal
électrique môis il existe des eûeurs
de friction.
* ,";,
La hauteur h est fondion de lô rn---------r*
quantité de llquide à mesurer. 7'
Enfin, il faut préciser que l'assiette de l'aùon ainsi que les ôccélérôtions modifient le
niveau dâns les réservoirs, donc les indications (erreurs de position).
Pour obtenir une plus grande précision. et pour tenir compte des défauts ci-dessus, il faut
employer des jaugeurs électroniques ou jaugeurs à capacité,
E- Jâuoeurs électronioues
Principe:
Le principe de la mesure est basé sur la variation de câpacité
d'un condensateur lorsque I'on modifie la nature du diélectrique.
Lâ câpâcité c d'un condensâteur est proportionnelle âu diélectrique €
(permitj:ivité) et à la surface des armatures S, et inversement
proportionnelle à l'espace e entre armature,
C=exl
e
22
Capteurs et instruments
Dans le cas présent, S et e sont définis, Par contre t est variable suivônt la nature du
diélectrlque:
Pourl'ôir€=1
pour le carburant €=2
Ainsi, réservoir vide, nous avons une capacité :
Co=S/e.
Lorsque Ie carburant a totalement remplôcé lhir entre les armatures, nous âvons :
Cr=2xS/e=2xCa.
Pour un niveau intermédiaire, lô valeur de ]a capacité sera comprise entre q et 2 x Co.
Connaissant Co, l'augmentation de càpacité représente une quantité mesurée.
A I inverse des jaugeurs à flotteur, là température n'agit prâtiquement pas sur la mesure.
En effet, la constante diéledrique du carburant varie dans le même sens que la masse
volumique (ou la densité) du côrburênt.
Lorsque, par exemple, lâ température âugmente, le volume du carburant augmente, sa
masse volumique diminue et sa constante diélectrique diminue égâlement.
Pour I'indication, l'augmentation de volume est compensée par la diminution de Ia
constânte diélectrique ; il est donc aisé de graduer l'indicateur en unités de masse.
Pour augmenter la précision, on place une capacité dite < noyée > au fond du rèservoir
(dans Ie caùurant impompable) qui sert de référence au système de mesure et permet de
mesurer la constante diélectrique clu carburant lorsque Ia teûpérature varie (et aussi lorsque
la nature du carburant vaie). On peut, dans ce cas, fournir une information en masse
téellement inclépendante de Ia température.
Réalisation :
Sondes:
Les sondes sont des capacités placées dans les réservoirs. Elles sont constituées par
deux tubes métalliques solvent concentriques et isolés l'un de l'âutre. On realise ainsi un
capteur purement statique.
Contra;rement aux jaugeurs à flotteur. on peut disposer plusieurs capacités en parâllèle
judicieusement réparties dans les réservoirs pour tenir compte de lô variation du niveau du
carburant suivant les accélérations et !'ôttitude de l'avion, ce qui âméliore la précision de la
mesure qui peut atteindre 1 o/o.
lqesure:
Le principe de mesure de quôntité est basé sur la mesure d'un courant variâble en
fonction de 1â côpacité des sondes, On utilise un montage en pont asservi qui permet d,obtenir
une bonne précision de mesure. (on rappelle que le courônt I qui traverse une capacité est
E.Co)
lJtilisation:
Un bouton test existe près de (ou sur) l'indicateur.
Le bouton test pressé met toutes les capacités à la masse. Les indicâteurs indiquent alors
zéro et le totâlisâteua est remis aussi à zéro,
Il est possible de compléter les jaugeurs proprement dits (au niveôu des indications) pâr
des traitêmentc divêrs :
- Remplissage automatique des réservoirs (concordance entre une quantité pré
affchée et la quantité indiquée) ;
Indicateur de quantité totâle de carburânt (somme des réservoirs) ;
Mâsse totale avion en vol (par l'intermédiaire des débitmètres pour les quantités
consommées). Très utile pour connôître la masse à l'atterrissage ;
Témoin de bas niveau ;
Prise en compte des mesures par un ordinâteur de bord.
Nota :
Lorsque I'on veut faire les pleins, le pilote câlcule ses besoins en tonnes,
L'essencier a, sur son camion, un compteur en litres.
Il est nécessaire de faire la corrélation tonnes/litres et, pour cela, de demander la
densité du jour à I'essencier.
On ne fait pas les pleins en regardant les jôugeurs.
On demande des litres puls on vérifle que celâ fâit bien ce que l'on veut en tonnes sur les
jâuqeurs avion,
24
Capteurs et instruments
A - Généralités
Les débitmètres ont pour but de mesurer et de contrôler le pôssage d,un liquide
(carburônt) par rapport au temps. pour déterminer la quantité consomfiée.
Si une quantité est mesurée par unité de temps, il s'agit d'un débit instantané.
Les débitmètres sont complétés par des totatisateurs qui lntègrent le débit
instantané (Q = Qc/h x T) pour calculer lâ consommation et la quôntité restante de
cârburant par soustraction de la valelr initiale,
Sur G14P, Ies débitmètres permettent de régler les moteurs pour minimiser la
consoûmation,
Sur GTR, c'est une simple indication de contrôle, la régulation étant automatique par le
FCU ou Ie FADEC.
Sur GTR Ie débitm,ètre est intercâlé entre la pompe haute pression et les
injec-teurs de carburant de la chambre de combustion (tigne Hp).
Débjtmètres et totalisateurs sont généralement accouplés et le fonctionnement est tié à
un transmetteur unique.
B - Unités
Dâns tous les cas, les quântités mesurées sont soit volumiques, soit ûassiques,
La seconde solution est préférable car plus précise et mieux exploitable.
C - Débitmètre volumiduê
Principe:
Le principe de bôse est lié à une turbine entraînée par le passage du liqujde.
La vitesse de rotation dê lâ turbine est fonction du volume du liquide qui la
traverse :
Lô vitessê de lâ turbine, mesurée pâr un tachymètre, fournit le débit instantâné.
Le comptàge des nombres de tours entraîne le totalisateur à trâvers un réducteur,
Réalisâtion:
Débitmètre à moulinet :
. Il esL composé de quatre parties : un transmetteur situé sur l?rrivée du carburant au
rêacteur, un ensemble élecLronique et deux jndicateurs (débitmètre et totalisàLeur).
Le transmetteur est constitué d,un âjutâge (tuyau calibré) à l,intérieur duquei peut
tourner un moulinet hélicoidal.
L'écoulement du liquide provoque la rotation du moulinet. un aimànL est incorDoé sur
une des pales du moulinet. Une bobine esl placée perpendiculairement au moulinet,
.. Ainsi, à chaque tour il apparaît, par induction, aux bomes de la bobine, une impulsion
électrique.
25
/
KsâI
td
:-,Y-
:l I -"
\ .
Précision :
Pour les débitmètres volumiques, la précision est de l'ordre de 1 à 2 %.
D - Débitmètres mâssioues
1- Débitmètre à palettê
Une palette équilibrée se déplace dans un corps excentré, de mânière à obtenir une
sedion vôriôble suivant le positionnement de la pâlette, un couple de rappel est fourni par un
ressort spiral.
26
Capleurs et instrunents
2- Débitmètre à turbines
nnnrn
27
Capteurs et instuments
022 Ol 05 Tachvmètre
B - Unités
Les tachymètres sont généralement gradués en tourtminute (R.P.I4. en anglôis pour
Revolution Per I\4inute).
Sur GTR on exprime souvent lâ vitesse relatlve en pourcentage de la valeur nominale.
Dans ce cas, létendue de mesure est de 0 à 110 o/o ou 120 o/o.
C- lvpes de tachvmètres
Il existe trois types de tachymètres :
- tachymètres magnétiques ;
- tâchymètres électriques ;
- tachymètresélectroniques.
1- Tâchvfiètre rnâdnétioue
Principe I
Un aimant permanent est entraîné à la vitesse à mesurer. Une cloche amagnétique
(cuivre ou aluminium) entoure l'aimant,
Lorsque l'aimânt est en rotation, des courants
de Foucault prennent naissance dâns la cloche et ont
tendance à l'entraîner en rotâtion. Ce couple
dtntraînement est équil;bré par le couple antagoniste
d'un ressort spiral fixé sur I'axe de la cloche. L'angle
de rotation de la cloche est fonction de la vitesse de
rotation de l'aimant,
L'aiguille indicatrice est fixée sur l'âxe de la
28
C apte u rs et i n stru me nts
2 - Tachvmètres électrioues
Ce tachymètre est basé sur la mesure de la force électromotrice (f.e.m) produite par un
alternateur monophasé- La f.e.m est fonction de la vitesse de rotation de I'alternateur.
Avântages:
- Indépendance de l'information par rapport au circuit électrique de bord :
I'alternateur produit son propre courânt et ne nécessite aucune êlimentation
électrique externe ;
- Suppression des parasites produits par une dynâmo ;
- Facilité de trânsmission de I'information.
Inconvénient r
- influence de la résistance de ligne sur lâ vôleur de la mesure.
Ces systèmes (à courant continu ou âlternatif monophasé) n6 sont pratiquement
plus utilisés car ils sont peu précis (5 o/o dtrreur).
On préfère un ensemble bâsé sur lâ mesure de fÉquence qui est plus rigoureux.
Description:
L'ensemble se compose de deux éléments :
4 Le trânsmetteur :
C'est un elternâteur triphasé dont le rotor est constitué par un aimânt permanent. qui est
entraîné par le moteur dont on désire connaître lô vitesse ;
29
Capteurs et insttuments
+ L'lndicôteur:
Ilse compose d'!n moteur asynchrone synchronisé électrlquement au transmetteur et
entraînant I'aimant d'un tachymètre magnétique.
,4
"â
\ l.-l
l---.-
Fonctionnement:
Entraîné en rotation, l'alternateur fournit une tension dont la fréquence est une fondion
direde de la vitesse à mesurer. Parallèlement, la vitesse du moteur indicateur est fonction de
la fréquence.
Ainsi la vitessê du moteur indicateur est identique à la vitesse à mesurer.
Le tachymètre maqnétique transforme la vitesse en indications.
Exemple: Si N = 1500tr/min (25 trtsec), au transmetteur f = 25 Hertz (f= p.Netici p =1).
Côté indicâteur, âvec 25 Hz la vitesse est de 25 trlsec, soit 1 500 tr/min.
{--
3 - Tachvmètre électronioue
Principe I
Les tachymètres électriques sont relativement simples et leùr précision est généralement
satisfaisante, toutefois, il est nécessaire de faire appel à l'électronique pour augmenter les
possibilités, entre autres pour des indicateurs digitaux.
Le tachyûètre élêctronique est basé sur le comptage d'impulsions électriques
par unité de temps duquel on déduit la vitesse de rotâtion.
Dans le cas général une roue dentée (appelée également ( roue phonique >) en métal
magnétique entraînée à lô vitesse à mesurer tourne devant un capteur magnétique (électro-
aimant).
30
CapLeurs eL instrumenis
Le pôssôge de chaque dent de la roue provoque une variation du champ magnétique qui
se trâduit pâr une variation du courant dans le capteur,
Il en résulte une tension alternative qui est traitée pour obtenir des impulsions
éledriques.
Sur réadeur, le capteur N1 est en général logé dans le spinner du fan et le capteur N2
sur le boîtier accessoires,
Mesure du N1 :
L'instrument de pilotage principal est un tachymètre éledronique vu précédemment,
Itesure de |'EPR :
L'EPR est un rapport de pressions totales.
Il est obtenu en divisant la press;on totale en sortie turbine (Pt7) par la pression totale en
entrée compresseur (Pt ), soit : EPR = ft7 / Pt,
Les pressions Pt7 et Pt2 sont des pressions âbsolues.
Pour des commodités de réalisation, on mesure en
capsule barométrique et Pt2 avec une câpsule anérolde.
fait la différence Pt7 - Pt2 avec une
La mesure de ce couple (ou torque) est réâlisée par un couple mètre ou torque
mètrê.
31
Capteurs el inslrume,ts
32
Capteurc et instrumenb
O22 01 08 Svnchroscope G\
Sur les âvions multi moteurs. le régime doit être identique sur tous les moteurs, ceci
pour plusieurs raisons :
-
dissymétrie de traction ;
- si deux moteurs tournent à des vitesses différentes, il se produit des
bôttements de fréquence, parfois pénibles pour le confort des passagers et
risque de fâtigue structurâle.
Le synchroscope est un indicateur visuel de synchronisâtion,
Son principe de fondionnement est basé sur la différênce de fréquence fournie par
deux alternatêurs (les mêmes utilisés pour les tachymètres éledriques).
Si les vitesses sont é9ales, la différence de fréquence est nulle.
Dans le cas contraire il apparaît une résultante avec un siqne par rapport à un moteur
pris comme référence.
Réalisation :
L'indicateur du synchroscope est constitué d'un rotor brônché sur l'alternateur du moteur
référence et d'un stâtor bËnché sur I'alternateur du moteur à synchroniser. Le rotor est
sollicité proportionnellement à lô différence des deux champs tournants ainsi prod!its
((,)1 - or.
tln
{
\q
Si les vitesses sont égâles to t = 11, i Le rotor et l'aiguille sont immobiles.
Si o 2est plus grand que û) 1 : llâiguille tourne dans ]e sens horâire (FAST).
Si o 2est plus petit que (,) 1 r L'aiguille tourne dôns le sens anti-horaire (SLOW).
La vitesse d! synchroscope est proportionnelle à la différence des vitesses.
Capte/J,|s et instuments
A - Description
Sur le réacteur, à l'avant du compresseur et au niveau des turbines, on place un
détecteur (câpteur).
On utilise deux types de détecteurs :
- Capteur è quârtz ;
- Aimant permanent placé à I'intérieur d'un bobinage et suspendu par des ressorts.
Les signôux recueillis sont traités dâns un bloc électronique compoÊant des filtres qui
permettent déliminer les fréquences indésirâbles et d'isoler les frequences utiles pour l,analyse
du fonctionnement du moteur.
Un ;ndicateur gradué de 0 à 5 ou de 0 à 10 en unités d'amplitude relative (N{IL) permet
d'âpprécier le niveau de vibrations.
Un interrupteur permet de choisir le capteur (turbine compresseur).
lJn sélecteur de filtre permet le choix de l'analyse :
- HF : fréquence supérieure à 135 Hz ;
- BF : fréquênce de l'ordre de 45 Hz,
34
Capleu6 et inslrumenb
B - Fonctionnement
Les vibrations du réacteur provoquent des oscillations des détecleurs.
Un signal électrique proportionnel à I?mplitude des vibrations est produit.
Ce signal est transmis à l'indlcateur après filtrôge et ômplification.
LoÉque le séledeur de filtre est sur < BF >, on ônôlyse les vibrations de fréquence de
lbrdre de 45 Hz, c'est-à-dire celles intéressant les attelages BP et HP (N1 et N2).
Sur < HF > on ânâlyse les vibrations supérieures à 135 Hz c'est-à-dire celles qui
proviennent principalement de l'attelage HP (N2).
Lô valeur normale est arbitraire pour chaque réâcteur (moyenne des premiers vols),
ïachlrnèAe
Réduct6ur imporianl
35
Câplaurs el insirumorts
part, à tltre d'exempte, le même ôvion peut être équipé d'un autre compteur
ho."iÊ:ut."
Il s'agit tout simplement d,une montre à quartz (donc un vrai
compteur horaire) qui est déclenchée automatiquement par un
mânocontact branché sur la pression d'huile du moteur.
Ce compteur est très proche du temps ( btoc-bloc ,.
Ce compteur alfiche les heures et les dixièmes d,heure.
Les deux compteurs cÈdessus étânt installés sur le même avion,
on voit très nettement la divergence entre les jndications (1964,É
h pour l'un et 2401,9 h pour l'ôutre, soit près de 20 o/o d,éàart). Il
existe des compteurs horaires gradués dircctement en heures et
minutes,
B - Montre de bord
36
Mesure de pression
A - Définitions
Altimètre;
Variomètre;
- Anémornètre ;
- I4achmètre ;
sont basés sur lâ mesure de pression statique ou (et) dynamique,
Lâ pression stâtique Ps :
Cette pression s'exerce sur toutes les parties d'un objet bâigné pâr I'air,
C'est la pression qui serait mesurée par un baromètre situé à la plâce de l'avlon, rnaLs
mmobile pâr râpport à l?ir.
C'est en fait la pression atrnosphérique ômbiônte du lieu oir se trouve l'avion,
La pression dynàmique Pd :
Comme son nom l'indique, c'est la pression due à l'énergie cinétique des molécules dans
e!r mouvement d'ensemble dû à la vitesse re ative de I'avion par râpport à l'ôir.
Cette pression s'exerce perpend:culairement au sens du déplacement,
En réalité tous les corps étânt soumis à la pression statique de l'air, on ne peut pâs
mesurer directement la pression dynamique,
On mesure la pression totale Pt (appelée égalernent pression d'arrêt ou pression
d'impact), qui est égêle à lâ sornme de la pression statique Ps et de la pression dynamique pd,
' e oL pernet de déduire la pression dynàmique I
Dàns tous les cas, le circuit est comp été pâr des prises de pression statique de secours,
qui ne fournissent lâ pression statique qu'aux instruments de secours : altimètre et
anérnomètre,
1 - Pression total€
37
Pour éviter le colmatage des orifices de prise
de pression, en conditions givrantes, le tube
Pitot est réchauffé électriquement.
L'ensemble est complété par des chicanes,
pour éviter que des corps ét.êngers ne pénètrent
dàns le tube Pitot, et des oriflces d'évacuation de
l'eau qui a pénétré dans le tube.
\\
2 - Pression statioue
Sur le principe, une prise de pression statique est un simple < trou > dans une zone où
la vitesse de I'air est nulle (sinon à la pression statique s'ajouterait une pression dynamique
due à la vitesse).
on distinçue deux types de pises de pression statique,
Prise de statique de fuselage :
Elle est constituée d'une plaque métalliq!e, de
30 à 60 mm de diômètre, encêstrée dans la peâL de
l'avion, percée d'un ou plusieurs trous de 0,5 à
2 mrn de diamètre.
cette prise est également èppelée prise oo
flush. o
Les prises flush ne sont pas réchauffées, étant
peu sujettes àu 9ivrage.
oo
ce type de prise est généralisé
sLrr les avions
a
légers mais on peut également le rencontrer sur les
qros pofteurs (Airbus par exemple).
Sur les gros porteurs, notâmment les prises de statique de secours sont de ce type.
38
Exemple de tube Pitot-Statique :
on a représenté, ci-ôprès, à titre d'exemple, le principe d'un tube Pitot-statique
Kolsmann, qui équipe les avions gros porteurs.
PJ
. Réslstance de
Échaurase
.
4- Pesitior-des-ldges-dc-D lol
Il est re,âtivement fôcile de trouver une posiuon pour la prise de pression totale. Il sulft
d'éloigner le tube Pitot de la peau de l'àvion
Èar contre il est très difficile de trouver sur l'avion une zone dans laquelle lâ vitesse de
L'air est toujours nulle, quelle que soit lâ configuration de vol. La position de la prise de
statique co;respond à un compromis ferreur qui résulte du positionnement à un endrôit où la
vitesae de I'air n'est pâs strictement nulle est appelée erreur dê position ou erreur de
statique,
L'écoulement de I'air ôutour de l'ôvion étant d'autânt plus perturbé que lâ vitesse de
l'avion est élevée, cette erreur va dépendre de la vitesse de l'avion.
Plus précisément on retiendrâ qu'elle est fonction du nombre de Mach de I'aviôn.
Toute la difijculté est de trouver l'endroit idéâl sur la peôu de l'âvion pour positionner la
prise de statique âfin de minimiser cette erreur de position. Il existe en général sur les flancs
d'un fusetâge deux zones fâvorables, l'une vers l'avant, l'autre entre le bord de fuite de l'aile et
l'empennage, zones pour lesquelles la pression statique Ps varie peu âvec l'incidence. Les
prises flush sont donc disposées au voisinage de ces zones
39
Lorsque le vol n'est pas symétrique (dérapâge) la répartltlon de la pression sur les flancs
du fuselage, donc la valeur de Ps, est profondément modlfiée. Pour y remédier, on dispose
systématiquement deux prises flush symétriqu€ment par rapport à l'axe longltudinal de
lhvion. ta Ps envoyée aux instruments correspond à la moyenne entre les deux Ps captées à
droite et à gauche du fuselage, ce qui permet de minimiser l?Èeur inùtduitc par le
dérapagê.
5- EIIeurSSrteDle
L'erreur sur la mesure qui résulte de ces écarts est appelée ên€ur d'Entenne.
On retiendra que l'errelr d'antenne prcvient pfnclpalement dê la prise de
stâtique.
Factêurs source d'erieur d'antenne :
- L'emplacement ;
- L'incidence ;
- La vitesse ;
- La configuration de vol ;
- Dérapage - Glissade.
Installâtion:
En dehors des erreurs dues à la position de
l'antenne, il ne faut pas négliger les effets des
liaisons entre les capteurs et les instruments.
L,a présence des tuyauteries et particulièrement
leur longueur amène des retaads dans les indications.
Sur les points bas il est nécessâire de dlsposer des
pots de décantation avec robinet de purge pour
éliminer I'eau qul ô pu pénétrer dans les circuits,
40
Dans le cas particulier d'un ôvion ôvec deux antennes disposées en bout dhile, lors d'un
virage, les pressions totales mesurées sont différentes, les rayons de virage étant différents de
Itnvergure de I'avion. Il est ainsi possible d'ôtteindre un écart de 5 ncEuds.
Conclusion sur les erreurs d'antennes :
Toutes ces erreurs font que les valeurs mesurées pâr les instruments sont différentes de
lô réalité.
Ces erreurs d'antennes sont connues avec précision pour tout le domaine de vol,
Des abaques permettent de déterminer Ia correction sur les ôltitudes et vitesses
jndiquées.
Les valeurs sont les résultats moyens d'étalonnages d'une séde d?vions,
En pratique l'erreur d'antenne est de lbrdre de 2o/o pour une instâllâtion correcte et
étalonnée.Il est toutefois possible d'atteindre 5 o/o ou même plus avec les prises de statique
À s;gnaler que ces erreurs sont pratiquement corrigées dans une centrale d'informations
aérodynamiques (ADC : Air Datô Computer).
6 - Circuit anémométrioue
41
Avions<numériquesr:
I 'l|,r:i
\ri
Sur les avions modernes, les pressions sont trônsmises à des calculateurs (ADC : Air
Data Computer, ou DADC : Digital Air Data Computer) qui effectuent tous les côlculs liés aux
pressions et à la température et envoient le résultat aux instruments qui n'ont âlors qu'un rôle
d'affchage (à I'exclusion des instruments de secours qui sont autonomes).
COMTUTIR N']
r tuÉE(Pnorr
@ srÀrrom cDB Er oPL
S'ATIAOB ÀUXILhM I BT
'
42
Sur les avions encore plus < numérisés >. la pression est traduite en signal éledrique
numérlque par un trânsducteur (ADM : Air Data 14odule sur Airbus) situé le plus près possible
des prises de pression (PiLoL eL stôtique), ce qui permet d'éviter les pertes de charqe dans les '
cânôlisations et les risques de fuite,
Remarque:
Sur les avions légers non pressurlsés, la prise de pression statique dê secours est
9énérôlement située à I'intérieur de la cabine qui, pour des raisons aérodynamtques, est
légèrement en dépression par rappod à I'atmosphère.
La pression de secours est donc légèrement inférieure à la pression stâtique réelle.
Nous verrons ce que cela ;mpllque au niveâu des instruments,
Protection :
Les orifices des sondes de pression peuvent se colmater facilement (vent de sable,
insectes ; les 9uêpes maçonnes adorent).
Il convient donc lorc des temps d'ârrêts prolongés de mettre en place des protedions.
Sur les avions modernes il est donc normal de disposer des deux indicateuB de
températures : Ts (ou SAT ou OAT) et Tt ou TAT,
43
I - Calcul de l'échâuffement cinétioue théorlouê
léchauffement correspond à la transformation adiôbôtique (c'est-à-dire sans perte de
châleur) de l'énergie cinétique de I'air en énergie calorifique.
Cet échauffement est tel que :
Tt = 1s (t + 0,2 M2)
2 - Echauffement réel
Léchâuffement théorique d'une mesure est donc connu avec précision mais, en fait,
l'échauffement réel de la sonde est perturbé par d'autres effets i
- l'échauffement n'est pas absolument adiabatique ;
- le rayonnement, solaire en particulier, provoque une perturbation (ex:
thermomètre ôu solejl ou à l'ombre) ;
- lô température avoisinante par conduction crée un retard (ex, la masse avion) ;
- le givre est très mauvôis conducteur dê la chaleur. (La sonde est sensible au
givrage);
- l'impact des particules solides (cristaux de glace) amène une énergie différente.
De ce fâit, la température mesurée (Ti) par lâ sonde est inférleure à la température
totale (Tt).
44
B - Tvoes et utilisation
1 - Princioe
tjn amplificateur A'reçoit le nombre de l4ach et pilote un moteur agissànt sur le curseur
teile façon que la résistônce R2 soit égale à 1 + O,2.Kr.ltil'
- R2,Ljdeie.irtunie
de
nr est égale à l'unité. Elle est ajustable pour permettre de corriger les
imperfedions du pont.
' Un amplificàteur A amplifie lâ tension entre les bornes du pont et commande un moteur
v quiluit ii.iÀi ia résistance variôble R3, jusqu'à ce qu'âucirne tension n'apparaisse à
I'entrée de l'amplificateur A.
Le oont est alors éouilibré.
La ;osition du mot;ur M est représentative de Ts (SAT) et est envoyée à l'indicateur'
I _1+0,2*ç*M'? T,
R. 1 1+0,2*K.*14'
SLrr les avions numériques, la sonde est reliée à une centrale ADc (Air Datô Computer)
qûi calcute la TAT et la SAT en fonction de Kr et des âutres parâmètres aérodynamiques reçus
et l'êffche sur des indicateurs distincts.
45
L'enveloppe est parcourue d'une résistânce de réchâuffage, mais l'air qui agit sur la
résistance de mesure n'est absolument pas réchauffé (valable seulement en vol).
Pôr ailleurs la sonde est protégée contre le rayonnement, la conductlon ôvec le fuselage,
les pârticules solides telles les cristaux de glace (Tremplin).
panEu16s
46
l,lesurc de pression
3-
^fficlêse
a) Indicateurs clâssiques
On peut rencontrer deux afficheurs séparés pour la tempérôture totale (en fait la
tempérôture de récupérôtion) et la température statique.
TAT \
dn
.gI.J
@-.
b) Indicâtcur combiné
Ce type d'indicâteur équipe notamment le 8737.
On trouve sur le même affichage soit la TAT, soit la SAT, soit la
vitesse vraie TAS (True Airspeed), Le choix se fait de fâçon
< circulaire > par appui sur un bouton de I'indicâteur.
=EB.E3
o
c) Instruments à affichâge électronique
Exemple de I'atfichage sur EICAS du 8737-400. La valeur est affichée de façon
numérique, avec, à coté, le type de température (SAT ou TAT), que I'on peut également choisir
par àction sur un bouton poussoir approprié,
47
d) Avions sans indicat€ur sAT
Pour les avions ne disposant pas d'indicateur de SAT, des abaques ou des tâbleaux
permettent de déterminer lâ SAT à partir de la température indiquée T, (proche de la TAT) et
de la vitesse (CAS ou Mach).
a7 31
t5 2t 23
53 21
1f 15
15 1t 5
a
35 30 20
25 2l 10 3 1 -1 -5
i1 t -! -12
-12
15 -t -15 -18 -21
-3 -15 -21 -2? -21 -25
48
B - Détecteur d'incidence à lanquette
Lorsque les deux fentes sont disposées symétriquement par râpport au flux d'ôir' les
oressions Ët, et Pt, à I'intérieur des deux compartiments sont égôles Les forces qui s'exercent
sui les deux partiei ae la palette sont égàles. Le système est en équilibre'
Si I'incidence vârie, par exemple dans le sens d'une augmentation, la pression Pt1 devient
supérieure à Pt2. Les forces différentes qui s'exercent sur la pâlette la font pivoter'
49
ce mouvement est transmis à lâ sonde à fente. La pâlette et la sonde s'immobilisent
lorsque les deux fentes sont à nouveau symétriques par rapport au flux d'air.
50
O22 OZ 04 Altimètre
L'altimètre décrit dans ce châpitre est appelé < ôltimètre barométrique > câr;l est basé
sur une mesure de pression atmosphérique,
A - Atmosphère standard
L'avion se déplace dans un fluide, l'ôir, dont les propriétés sont très vâriâbles dans
I'espace et dans le temps, Afin que les systèmes qui prennent en compte les paramètres liés à
l'air (pression, température, densité) pu;ssent fondionner, il faut < stabiliser > ces paramètres.
On définit une atmosphère < moyenne >, dont les caradéristiques sont fixes I
r.si.
té pÉssio! rc dæmit pæ linæilm€nl avec
C - Princioe
L'altimètre mesure la pression stâtique Ps à l'endroit où se trouve l'avion.
Sur le principe I'altimètre est donc un bâromètre.
51
L'élément de fiesurc est une capsule anérol?ê ou capsule de Vidy. qui mesure une
pression absolue.
Pour des raisons pratiques, l'altimètre n'aflche pas la Ps mais la différence entre la Ps et
une pression de référence Pref que I'on peut afficher sur I'altimètre, appelée pression de
catage, ou plus simplement calage (voir 1.4.9)
Le but étant de mesurer une altitude, l'âltimètre affiche grâce à un mécanisme cette
différence de
pression sous la forme de la différence d'altitude correspondante en
atmosphère standard.
^z=24ooo-1ooo=23oooft
Dans les nêh$ conditions, 3i o nodifie It !Éssiot de
calage dê I'altinèrrc pou la !6sd à 1013,25 bla (qùi
coFcspond À re altilùde DrIe en ôtno6phèrc slaldtrd)
Àz=uoæ o=ztootttt
do$ qu€ l' itùile ré.ù€ d€ l'wior !'â p.s v!rté.
D - Constitûtion
L'élément de mesure est une capsule anéroilde ou capsulê de vidi : < boîte >
métallique étanche dans tâquelle on a réalisé un vide le plus poussé possible
Les parois de cette capsule sont déformables L'écartement entre les deux flâsques est
directement lié à la pression subie par lâ capsule.
Cette câpsule est placée dâns un boîtier étanche dans lequel on fait arriver Ia pression
statique fournie par une prise de pression stôtique.
L'écartement entre les flasques dépend donc de la pression statique.
Pour augmenter la sensibilité, on peut < empiler > plusieurs capsules
La déformation de lô côpsule est trônsmise, par t'intermédiaire d'un système de
transmission, à I'aiguille de l'âltimètre.
52
Psl
tl
.: ' -\m- '" :\
n
.. . {t
I r I
r\.;1+-\r!
t1,^._^, vide \
E - Transmission directe
Pour faciliter I'utilisation de l'altimètre, on veut que l'échelle d'affichage soit linéalre en
: ritude, Lâ vâriâtion de pression en fonction de l'ôltitude étant logârithmique/ la transmrssron
:clt assurer :
53
Dans ce type d'altimètre la fondion ',mesure,'est totalement dissoclée de la fonction
"afflchage", ce qll permet notômment :
- de placer le partie mesure, assuÉe par un senseur (capsules ônéroldes associées
à un captesr électro mâgnétique à induction ou un synchro transmetteur) qui
traduit la pression statique en signal électrique, très près des prises de statiqùe,
ce qui diminue les pertes de charge dans les canàlisations et minirnise les
risques de fuite. D'autre part le senseur n,a pas de liaison mécanique avec
I'affichôge ; la mesure est plus précise qu'av€c un altimètre classique ;
- d'éviter les erreurs de mesure engendrées par I'inerfle et les frottements
mécaniques de toute lâ < tringlerie > d'affichage des altimètres classiques, qui
inte.ôgit sur l'élément de mesure (câpsule anéroTde), l,affichage étant assuÉ pôr
un synchro-récepteur, le système pouvant être amplifié ;
- possibilité d'ajouter des éléments correcteurs (cames) pour prendre en compte
I'erreur de stâtique ;
- âffichage de la pressioi de référence sans restriction de vôleur ;
- de fournir la valeur de I'altitude codée aux équipêments qui en ont besoin
(pilote automatiquê, trânspondeur, TCAS, GPWS...),
Remarque : un altimètre asservi est généralement plus précis qu'un altimètre
< classique >, Cette meilleure précision est due principalement au capteur à induction. Avec ce
type de capteur lô transmission de la déformation de la capsule anéroTde ne nécessite aucun
contact entre des pièces mobiles. Lâ précision de la mesure de la déformâtion de la capsule est
grandement ôméliorée.
Exemple:
Altimètre asservi f aeger
rErliiYrÊ.*0ÉriÊ!âôit I
æ llabônnéc.niquê
54
G - Tvpês d'affichaqe
Différents aflichages :
Le but est d'afficher I'altitude avec le mâximum de précision. Sur les instruments
clôssiques. on rencontre plusieurs types d'affichage: à aigu;lles, à tambours, mixtes
ôiguilles/tambours.
Sur les avions à instruments électroniques, l'ôffichôge se fait généralement sous la forme
d'une échelle linéaire qui défile en face d'un repère. Cet aflchage peut être complété par une
valeur numérique 0râilé ôu chapitre EFISI.
Un certain nombre d'exemples d'ôffichages classiques sont donnés ci-ôprès.
ù inHg
Indication 14500 Ft
Lê pression de calage affchée dans lâ fenêtre peut var;er de 950 à 1050 hPa (28 à
31 in.Hg). Pour des pressions de calagê inférieures à 950 hPa (cas du QFE de terratns en
ôltitude, comme Bogota), la fenêtre est masquée et des index se positionnent sur I'altitude
pression correspondant à la pression de câlage. Par exemple pour une aflicher un QFE de de
942 hPa, on positionne les index sur 2OOO ft, qui correspond à l'ôltitude pression de 942 hPa.
Dâns ce cas I'avion atterrira les aiguiiles à zéro,
Altimètre à tambour :
55
Altimètre à tambours Jaeger (altimètre asservi) r
Altimètre de sêcours :
YJ
Eïl"lA3-: Sur cet altinètrc "électriqùe'i, m pdltlon CADC l'â6.!age 6t
^tr.y
5 .r
assed à ue centElc CÀDC.
Note : la majorité des altimètres sont gradués en pieds (feet, ft). Toutefois, certains
âltimètres sont grâdués en mètres (tjn pied fait 0,3048 mètre), notamment sur les âvions
légers ou sur les gros porteurs qui volent dans les pays de l'Est ou en Chine, oir le contrôle
aérien utilise le système métrique pour les altitudes.
Le calage de I'altimètre peut être afflché en hectopôscâls (hPa, souvent noté mb suivônt
I'ancienne unité le millibâr) ou en pouces de mercure (in,hg) dans les pays anglo-saxons.
certâins altimètres comportent le double affichage : hPa et in.hg
56
H - Eirêurs de I'altimètre
ll est très difficlle de trcuver sur I'avion une zone où la pression soit exadement la
:-Êssion statique, du fait de la pefturbêtion de I'écoulement de l'air due âu pôssage de I'avion
--même, qui dépend notamment de I'incidence de vol, de la vitesse...
De ce fâit, la pression au niveau de la prise de statique peut différer légèrement de lâ
::ession statique réelle au niveâu de vol.
Pour cette raison cette erreur est également ôppelée erreur de position.
On rappelle que la perturbâtion de l'écoulement, donc I'erreur de position, est d'âutânt
: us élevée que le nombre de Mach est élevé.
Si un altimètre est alimenté par lô statique de secours (emplacement différent),
I'erreur sera différente de celle en utilisâtion normale et il fâudra tenir compte de cette
êrreur (mentionnée dans Ie mânuel de vol).
Sur un âvion non pressurisé (avion léger) nous avons mentionné que la prise
sbtique secours est générôlement à I'intérieur de la cabine et est en légère dépression.
En utilisation secours, l'ôltitude indiquée sera donc légèrement supérieure.
D'autre part il y â ùne perte de charge dans les canalisations qui trânsmettent cette
,rÊssion statique depuis la prise de pression jusqu'à I'instrument.
Lâ pression fournie à I'instrument est légèrement inférieure à lô pression au niveau de là
Drise de stâtique.
De plus l'écoulement peut être pertu.bé en cas de vol non symétrique. C'est pour cela
que les prises de pression statique sont reliées deux à deux, de part et d'autre du fuselôge ou
du pitot-stôtique. Ainsi, en cas de vol non symétrique, une prise est soumise à une légère
surpression alors que lô prise symétrique est soumise à une légère dépression, les deux
iournissant une pression correcte.
::
i+ ;;
s7
Pânnês possibles sur I'installation
Prise obstruée
Pôr exemple si la prise de statique gauche est obstruée, dâns un virage à gauche glissé il
se produit une surpression du côté gauche et une dépresslon du côté drott. La pression
stâtique transmise par la prise de droite est inférteure à la ps réelle, l,altitude indiquée est
supérieure à l'altitude Éelle ; l'altimètre surestime I'altitude,
5i le virôge à gauche est dérapé, it se produit une surpression sur le côté droit et une
dépression sur le côté gauche. Lâ pression transmise par la prise de drolte est supérieure à la
Ps réelle, I'altitude indlquée est inférielre à l,altitude réelle ; i'altimètre sous-estimè l'âltitude.
5a
2 - Erreurs dues à I'instrument
Influence de la temPérature :
lndéDendamment de la pression, là déformation de la
crDsule inéroide est fonction de la température. Cette
déiormation est compensée par un bilame, qui appuie plus ou
moins fort sur Ia capsule en fondion de la température'
-
Influence de la Pesanteur i
lj pesanteur est compensée
iÈction o" par un équilibrôge par contrepoids cet
éouitibraoe doit être èmcace pour toutes les positions de l,instrument. Ne pas oublier que
iu-mlhàqË aài. p."rsion de câlage consiste à faire rourner l'ensemble de I'instrumeni
-_-erre due à
Erreur I'hystérésis :
aepàna dé la vitesse de propagation de lâ pression pour arriver à l'altimètre
et de
à se dilaler (rétrâcter).
''" "iàËrrJ-ririira"
l'ântitude de la caosule anérolide
-uuqt"nt",
l'altimède indique une altitude légèrement inférieure à
ieàite dé I'avion, l'écàrt étant d'autant plus important que I'altitude
'"no,,a1-ll1ri""
'-' -i;"qË
varie vitË (vario élevé).
i;Èit,,té, et donc la Ps, est stâbilisée' l'altitude indiquée se rapproche
oraduellement de l'àltitude réelle.
' ---iiii-Ëi,TïÀ"tteiè.itdépend donc fortement du temps passé à une altitlde donnée Elle
peut s'annuler après un temps déterminé.
Lorsoue l'altitude d'mlnue. le meme phénomène se produit; I'altimètre "tràîne" et
indique un; altitude plus élevée que celle qu'il devrait indiquer'
Erreur résultante :
L'erreur résultante, Pour un svstème correcLemenl conçu eL entretenu, est inférieure
à
+ 250 ft. Elle dépend bien sûr de ialUrude: elle est plus forte à haute altitude qu'à bôsse
altitude.
Les âltimètres âsservis. du fôit principalement de l'utilisation d'un capteur à induction,
sont plus précis. Au niveau du sol, ltrreur typique est de + 60 ft'
I - Calâoe de l'altimètre
Lê calage consiste à afficher la pression de référencê pôr rapport à laqu€lle
l'âltimètre indiquerâ une altitude
Il existe principalement 3 calages utilisés en âéronâutique :
1 - PEÊsirgrs-dcrélércEg
- QFE : valeur de la pression statique mesurée au sol surlaunmer,
aérodrome
à pârtir du QFE, en
- dNx : valeu. de là pression ramenée au niveau dê
fonction de I'atmosphère standard
- ialage standard : 1013 hPa (valeur de lô pression au niveâu de lô mer en
atmosPhère standard)
59
., En tournant un bouton, on fait pivoter tout l'ensemble de mesure (capsule, engrenâge en
bleu clair) derrière Ie cadran fixe, de telle sorte qu'à lô pression que subit l'instrument
actuellement, l'ôiguille indique zéro.
QIIE
QNH
STI)
60
un altimètre sur le terrain est mis à zéro, la fenêtre de câlage indique 942 Hpa. C'est le
QFE,
Sachant que le terâin est à 1000 ft, nous en déduisons la Ps au niveau de la mer (977) l
3 - unités
Lunité de pression udlisée pour le calage du l'altimètre est soit I'hedopascal (hPa), soit
le pouce de mercure (in,Hg). Lâ conversion s'effectue simplement:
- Soit par règle de trois, en partant de la correspondance :
Exemples I
Exemples :
1016hPa + 1016- 1013 = 3hPa ; 3 x 0,03 = 0,09 ) 29t92+ 0t09 = 30,01 in.Hg
29,80 in.Hg .+ 29,92 - 29,aO = 0,12 in.Hg ; O,72 / 0,03 = 4 I 1013 - 4 = 1009 hPa
Remarque : bien que le millibôr ne soit plus utilisé, certains altimètres portent encore la
mention mb, pour millibar. Lâ correspondânce est simple I t hPa = 1 mb, La valeur numérique
de la pression est identique en mb ou en hPa,
61
J - !Jlilisal.!a!!-deÊi!i!férc!!!e-cêE
Un avion en montée après décollage est au calage QNH,
Il passera en calage standard à une altitude indiquée appelée altitud€ d€ transitlon.
Son indication sera alors un niveau de vol.
lJn avion en descente depuis la croisière est au côlage stândard (FL).
Il passera au câlâge QNH dans les basses couches à un niveau de vol appelé niveâu de
transition.
La tranche d'altitude comprise entre I'altitude de transltlon et le niveâu de
transltion est appelée couche de transition (générôlement de faible épaisseur).
Une erreur de câlage altimétrique peut être fatâle, il convient donc de vérifier par
corrélation que l'on ne s'est pas trompé.
Exemple :
lJn avion en descente d! F1140 (donc calé en 1013) arrive pres du niveau de transition
(F140) et il a une cla;rônce pour descendre à 3000 ft QNH.
Au F140. il lit donc 4000 à son altimètre côlé 1013.
Il passe alors au QNH annoncé par lATIs. Le QNH est 977.
Le pilote sait qu'il vô tourner le bouton de calage de 1013 vers 997 soit 16 Hpa de moins
et que 1Hpâ correspond à environ 30 ft.
Il devra alors lire à son altimètre calé à 997 une altitude de :
4000 - (16 x 30) = 4000 - 480 = 3s2O ft.
une indication différente dêvrâ I'alerter qu'il y a un problème (il s'aperçoit alors
qu'il a ôffiché non pâs 997 mais 987 .... par exemple).
La pression de calag€ €t I'altitude indiquée varlent dans le même sêns
62
La pr€ssion au niveau de la mer va e d'une Égion à l'âutrê'
Ps:812 Hpa
Calage 1000
constante
Ps=812H!â
CalÀge 1000
7i = 5600 ft
or\
l^r<n''êI,ônVÔleàunealtitudeindiquéepôrl'alLimètreconstante(quelquesoitlecalôge
pression âtmosphenque
o" r'"fiiraii"-, qNFl, qrË ou stôndard) c€la revient à voler à une
ionstante, c'esi-à-dire à suivre une surface isobare'
passe de 1000 à 990)'
si l'altitude reelle de cette surface isobare diminue (le QNH ici
t'attitùe vràie àe t'avion va également diminue( (zv2<zvl\'
il y a donc dânger'
Lorsoue I'on se diriqe vers des zones dépressionnaires'
lorsque I'on se dirise vers les
;i;iË,"é;;ir;"; ;'déi'àr't." qu" à"n' i'ne'isphère Nord
dépressions, le venl vient de lâ gauche .
Dans ce cês I'avlon est pousse a orolte cle sa route
par le vent ; sa dérive est donc droite'
2-
Provoque une < contraction > ou une < dilatation de.l'atmosphère
> q-ul-1"-|:'-t-P.?: ê""
pn* I""J;iiiJii,'àiii'"Ààir rJ Àn".t""T,*:9ll:Ilgi-d_",.1:TJ^,éj*:::-Îi**:l
atmosphère Prus rroide que I'atmosphère
:fl;ii5à:,:':" Ëil'àË;tt;;ontre-q;;u;e
wne a une masse volumique p plus élevée'
""' ià'iii'iË-ià,1".à i6it ='-'jl az1 ."m* quedislances
deux points-cl'une colonne d'air' espacés
z diÉférentes selon que p sera plus
ær ruîàïà-ailr,i.àÀ."'àe presio"n, séront a ae;
ou moins grand
63
Lâ température variê d'une réglon à l'autre.
t- sTD + 15 îo sTD - l5
Trois avions volant à la même altitude indiquée (calage QNH 1000 Hpa)
dans des régions de températureg différentes sont à des altitûdes
vraies différentes.
Zv = Zi r4ft.|d€srél IOOO ft
Exemple I
L'avion vole à une âltitude indiquée de 14 OO0 ft dans une atmosphère qui est dans son
ensemble < standard -
100c >.
L'écart entre l'ôltitude indiquée et l'altitude vraie de l'avlon est de :
64
Lorsque I'air est sec, l'altimètre mesure la pression P et la traduit en altitude standard,
Si l'âir est humide, pour lâ même ôltitude, I'altimètre mesure p + pw, pw étant la
Pression de lâ vâpeur d'eau,
Il va dans ce câs indiquer une altitude inférieure à celle qu'it indiquerait si l,ôir était sec,
la différence étant d'âutônt plus importante que I'humidité absolue est forte. ce qui va dans
le sens de la sécurité (âltitude réelle plus élevée que l'ôltitude indiquée).
Pas d'application en vol.
O22 02 05 Vâriomètre
A - Princioe du variomètre barométrioue
Vz=dzldt
55
Ps
tr
Lâ viscosité de l'air augmente lorsque la température augmente (de ce point de vue, l'air
se comporte à l'inverse d'un liquide, comme I'huile par exemple, pour lequel Iô viscosité
diminue lorsque lô tempérôture ôugmente).
Ainsi, Iorsque la température augmente. l'air aura plus de mal à traverser le capillaire,
Le retard de la pression à l'intérieur du boîtier sera plus important.
Donc l'écart Ps - Ps retardée augmente et la Vz indiquée âugmente âlors que la Vz réelte
est restée constànte,
Le débit de l'air dans le càpillaire est contrôlé par la distance entre la vis et une pièce en
invar (matière qui ô un coefficient de dilatation pratiquement nul ; ses dimensions sont
indépendantes de la température).
Si la température augmente, le support de la vis s'allon9e, L'espace entre la vis et la
pièce en invar augmente ; l'air passe plus facilement, ce qui compense le retard
supplémentôire dôns le capillôire.
66
B - variomètrê Instantané
Les variomètres précédents possèdent, par définition, un retard dans la mesure lors des
.hangements de taux de descente ou de montée, En effet, supposons que l'âvion se mette
assez rapidement de pôlier en montée. Pour que l'indication de V. soit stabil;sée il faut que la
pression âit vâriée.
Prâtiquement on peut constater un retard de 3 à 5 secondes, voire davantage, En
turbu ence il n'est pas rare de voir le sens de Ia U inversée.
C - Variomètre inertiel
Le vôriomètre inertiel ne doit pas être confondu avec le variomètre qui vient d'être décr;t
bien qu'il comporte un accéléromètre.
Le variomètre inertiel n'utilise plus du tout la pression statique mais des informations
inertielles.
Un accéléromètre à axe de déplôcement verticâl mesure l'accélération verticale.
L'intégrâtion pâr râpport âu temps de cette accélération fournit lâ ùtesse verticôle.
Généralement, l'indicateur d'un variomètre inertiel reçoit la vitesse verticale d'une
centrale inertielle.
D - Erreurs
La précision du variomètre classique n'est pas exemplôire.
De pâr son principe de fonctionnement, l'instrument possède une hystérésis (retard
d'affichage) d'environ 3 à 5 secondes (sêuf pour les variomètres instântanés); il ne faut donc
jarnais prendre en compte une va,eur instantanée,
Les erreurs de statique interviennent également,
Par exernple jors d'un palier décéléré corred, lâ pression statique ne varie pas, mais la
vitesse diminue et I'incidence varie, la configurâbon de vol (trainées) est modifiée. Ainsi les
erreurs de stâtique sont modifiées et le variomètre peut indiquer une Vz inexistônte,
Par ailleurs, suivant les avions, il n'est pas anormal de voir le variomètre indiquer
momentanément une descente lors de la rotation au décollage puis redevenir normal ensuite,
67
Lors d'une mise en virage également, même parfaitement coordonnée, le variomètre
peut indiquer une descente momentanée (surpression sur les statiques).
On retiendra qu?ux alentours du zéro (en palier), la précislon est de l'ordre de 3 yo.
En montée ou en descente, l'indication est valable en généralà:i 10 yo près.
En altltude élevée, le variomrètre est optimiste,
E - Xndicâtion
L'indicateur de vitesse verticale est assez standardisé. Une algullle môtérialise 1ô vitesse
verticale.
En palier, l'aiguille est horlzontale. Lorsque l'avlon est en montée, l'aguille se déplace
vers le haut. Lorsque I'avion est en descente, elle se déplace vers le bas,
7i r rr,\
Echêllê, èn mllllors de piêds/minutê
2 ,t
...i,içrirç.cr
-:i I '-
Aiguilh de vil€Ese vBrlical€
:€:*O ô
Attention : la position de lâiguille indique bien une vitesse verticôle, et non la pente de la
trajectoire de l?vion.
68
L'indicateur est muni de delx butées. Ces butées limitent le débattement de lhiguille aux
fortes vitesses verticales (6000 ft/min dâns l'exemple du schéma) et évitent de confondre par
exemple une descente à plus de 6000 ft/min avec une montéer ce qui pourrait ètre
Gtastrophique. Il ne faut pas croire qu'une telle erreur est impossible,
O22 02 06 Anémomètre
A - Différentes vitesses
L'anémomètre est un instrument destiné à mesurer lâ vitesse de lâvion par râpport à
l'âir dans lequel il évolue.
Le principe de I'anémomètre est basé sur la mesure de là pression dynamique.
En considérênt l'air comme un fluide parfait incompressible (loi de Bernouilli) :
Pd = Pt- Ps = p! Av2
= vitesse réelle vv (TAS - True Air Speed), p = masse volumique de l'air, fonction de P et
Cette expression montre que la vitesse vraie dépend de lô pression dynamique, mais
ârssi de la masse volumique p, qui vôrie en fonction de la pression stôtique et de la
:êmpérât!re.
Pour éliminer lâ variation de p, on prend en compte la mâsse volumique au niveâu de lô
-'1er en conditions stândôrd p
o,
La relation précédente ne donne plus Vv mais une autre valeur, appelée vitesse
é{uivalente, ou équivalent de vitesse VE (EAS I Equivâlent Air Speed) :
ro=!2
l 1
2 2
,,P - D'où y. = v,, f6ouen.o."v,=v,rnE
p0 "ô
La correction qui permet de calculer Vv à pôrtir de Ve est âppelée correction de
densité.
l4ais l'air étant compressible, l'expression pÉcédente n'est valable que pour des
vitesses très faibles, ce qui n'est pas compatible avec une utiljsation normale d,un
II faut prendre en compte non plus la loi de Bernouilli mais la loi de Saint Venânt, qui
prend en compte la compressibilité de lâir.
Cette loi peut stxprimer par le < développement limité > suivant. dans lequel 14 est le
nombre de l4âch :
t ôv.-t
,( + u2 ttta )
2'l 4 40 )
69
Pour des valeurs relôtivement fôibles du nombre de l,4ach (ce qui est le cas en
subsonique), on peut se limiter ôu premier terme du développement précédent et considérer :
l
po=lpv,2 r,.41
I 4.1
r / 5
..2\
Pd =+po v.']l t r
V. V.
avec : M =r-aâoM0 =r
ao étant Ia vitesse du son âu niveâu de la mer en conditions standard.
r / r\
Pd =t eo v"']lr
--s.J
Dôns la pârtie droite de l'équation précédente, la seule variable qui apparôit est Vc. On
peut donc dire que la pression dynamique est représentative de vc.
L'anémomètre parfait (sans erreur instrumentôle et qui reçoit les pressions Pt et Ps
exôctes) mesure donc Vc, qui pour cela est également appelée vitesse ânémométrique.
L'anémomètre est étalonné suivant la loi de Saint Venant en atmosphère
standard au niveau de la mer,
Le rapport entre Ve et Vc est appelé coefflcient de comprêssibilité Kc.
Pour un l4ach faible ou un vol en atmosphère standôrd au niveau de la mer : Kc=1, Pour
des conditions différentes, Kc dépend du nombre de 14âch.
Remarque I Lorsque le nombre de l4âch est supérieur à 1 (vol supersonique), la loi de
Saint Venant n'est plus valable.
Il faut prendre en compte la loi de Lord Rôyleiqh, plus complexe.
B - Principe de lânémomètrc
L'anémomètre mesure la pression dynanique Pd, obtenue pôr lô différence entre
lâ pression
totale Pt et la pression stâtiquê Ps.
La Pt est amenée à l'lntérieur d'une capsule.
La Ps est appliquée dans le boîtier contenant la capsule.
Ainsi les déformâtions de lâ câpsule, fondions de Pt - Ps, sont transmises à un élément
indicateur.
70
Système de Atfichâge
transmisson de Vc
Prise de Prise de
pression totale pression statique
C - Réalisation
D'une mônière générale, la réalisation interne ne nécessite pas de précision
supplémentaire. Le seul détâil dont il faut se souvenir est que lâ Pd est proportionnelle au
carré de Ia vitesse, Il stnsuit que les déformations deviennent très importantes ôux vitesses
élevées, et que par voie de conséquence la Pd est très fâible ôux basses vitesses.
On noterâ que les anémomètres sont très imprécis dans les basses vitesses; on
n'utiliserâ pas l'anéûomètre pour contrôler la vitesse de roulage â! sot. Par principe les
anémomètres ne sont gradués qu'à partir de 40 ncuds environ (il arrive que tâ graduation 0
ne figure même pas).
Ensuite si on augmente la vitesse la capsule se dilate librement jusque vers 150 ou
200 nceuds,
71
Au-delà les déformations de la capsule deviennent vite considérables. On réduit ces
déformâtions par l'lnterposition d'une lame ressort.
.-...?
Anémomètre à limitations
(vMo) :
Pour châque type d'avion, il
existe une vitesse limite en
utilisation normale appelée VMO
(Velocity l\4âximum Operating).
On retrouve donc une aiguille < bariolée > qui est commandée slmplement par une
capsule altimétrique.
L'aiguille indique en permanence la Vc maximale, qui en montée correspond à la VMO
puis, âu-dessus d'une certaine altitude, au 14l4O (c'est blen sûr l'inverse ên descente).
72
D - AûEgLagc
Unités: les anémomètres sont normôlement gradués en næuds (knots), abréviation kt.
Certains appareils US sont repérés en miles pôr heure, mais il shgit là du mile terrestre
(1 609 m) abréviation N4PH (mile per hour).
Pour les âppareils français. il est possible de trouver le kilomètre par heure (km/h).
llunité utilisée figure toujours sur le cadran.
PÉsentâtions :
il y a 3 principôuxtypes :
C'est le plus répandu, L'échelle est dilatée dâns les basses vitesses jusque vers
200 nceuds afin d'obtenir une précision de lecture acceptable.
Ensu;te la précision de lecture décroît majs suffisànte pour le domaine de vol considéré,
rxDE( oaus
ECtaEt-lE olrrÉE \\-100
EÏTINEÂ|RE DE
60 A 250 lfi
Èloo
(r.ot5
ld0
arcurlt! vltÊa$
73
Avantâges:
- indication de vitesse limite VI4O possible ;
- possibilité de transformation en anémo-!lachmètre,
c'est un modèle qu; est âpparu principalement sur les avions de dernière générâtion
équipés d'EFIS, La vitesse est indiquée en face d'un index fixe et l'échelle de vitesse défile
comme un rlrban à échelle linéaire. (Traité au chapltre EFIS.)
Sionificâtiôn Fiourâtion
VI4C (Vitesse Minimale Vitesse à laquelle on peut Trait radial rouge
de Contrôle) incliner I'avion de 5ô
Vitesse minimale en Limite inférieure de I'arc vert
confiquration lisse
VNO (Vitesse Normale en vitesse à ne pas dépasser sauf Limite supérieure de I'arc vert
Opération) en air calme et avec Prudence et llmite inférieure de l'arc
iaune
VNE (Velocity Never Vitesse à ne jamais dépasser Trait radial rouge à la limite
Exceed) suoér;eure de l'arc iaune
Vitesse minimale volets sôrtis Llmite lnférieure de l'arc blânc
VFE (Velocity Flaps Vitesse max;male pleins volets Limite supérieure de l'ôrc
Extended) blanc
74
E - Erreurs de I'anémomètrê
1 - Erreurs instrumentales
Les erreurs de l'anémomètre n'ont pas la même importance, au plân de la sécurité, que
:êlles de l'altimètre. Dâns le domaine de vol normâ|. lâ connaissance de ces erreurs n'est Das
_'cndarnentale.
Toutefois, la sécurité est mise en câuse dans les basses vitesses (vitesse de décrochage
aer exemple).
Dans ce domâine, lâ tolérance est en général de + 0, - 2 kt, ce qui veut dire que l'erreur
_ est
acceptée que dans un sens.
Exemple: Pour une valeur exacte de 90 nceuds, la vâleur indiquée par l'instrument sera
aamprise entre 88 et 90. On est donc toujours sûr que l1nstrument ne surestime oâs lâ
t5
En résumé, si l'avion monte, l'indication de l'anémomètre augmente, si l'âvion descend
cette indication diminue (comme pour un altimètre puisqu'il ne réagit plus qu'aux variations de
Ps.
En cas dê fuite sur le circuit de prise de pression totâle, si l'âvion n'est pâs
prêssurisé la pression totale transmise à l'anémomètre va être inférieure à la pression totale
réelle,
La Ps restônt correcte, l'écârt Pl - Ps diminue.
L'anémomètre sous-estime la vitesse.
A la limite, si la fuite est très importante, lâ Pt peut devenir pratiquement égale à ta Ps;
l'indicàtion de I'anémomètre tend alors vers zéro.
F- g$llsa$9!ÉcÈnénoenDère
Différents types de vitesses (récâpitulEtlf)
Vitesse indiquée
IAS Indicated Airspeed
indiouée Dar l'anémomètre
Corrected Indicated
V corrigée de
indiquée CIAS I'erreur
AirSpeed instrumentale
Vr corrigée de
conventionnelle
cas calibrâted AirSpeed l'erreur d'ântenne
V" corrigée de
Vitesse l'effet de la
EAS Equivalent AirSpeed
équivalente comDressibilité
V. corrigée de
TAS True AirSpeed
l'effet de la densité
VD = Droiection de Vv sur un Dlan horizontal
Nombre de
M
I\4ach
14 = Vv/ô; ô= K/T
Notes :
On retiendra que :
-
Le coefficient de compressibilité est toujours inférieur ou égal à 1 : I'EAS est
toujours inférieure ou égale à lâ cAs. Quelquefois Kc est donné sous lâ forme
d'une correction à ôjouter à Vc pour obtenir Ve. Dans cette présentation Kc est
toujours négatif.
- Lô TAs pêut êtr€ calculéê à partir d€ I'EAS et de l'altitude denslté.
- Lâ densité est toujours inférieure à 1 (sauf conditions météorologiques
particulières et vol à très basse altitude).
76
La TAS est toujours suPérieure à I'EAS.
Le tableau ci-âprès donne les valeurs des différentes vitesses en fonction de l'altitude,
pour la même vitesse conventionnelle Vc (CAS) de 250 kt.
z z
Monté. Mâch Csi
77
CORRESPONDANCE ALTITUDE, TEMPERAlURE' MACH' VITESSË
300 kl
ÎÂûhê€tk <tâlin,'è vÉiâ
Tempérarure lolale.. - 20 C 4A"C
Vilêssê proprê..-. ... ...462 kl
7A
On démontre que le nombre de l\4ach est proportionnel au raDDort lq . soit jl---i-L
'' P. P"
Le Machmètre est basé sur la ftesure de ce rapport,
Il est étalonné suivant la loi de Sâint-Venant.
Pour les avions supersoniques, au-dêssus de lt|ach 1, ce n'est plus la loi de Sâint-
Venant qui est prise en compte mais la loi de Lord Rayleigh.
Sorrmise à Pt Ps=Pd
/
M
De ce fait il est sensible à lô précision des pressions statlque et totale qui lui sont
fournies.
iJne erreur d'installation qui fausse légèrement lô pression statique evou totale fournie
ôu lvlachmètrc se traduit pôr une erreur sur l'indlcation du l4âch. Toutefois l'impact de l?rreur
de position, sur la Ps est minimisé, pôr rapport à I'altimètre ou à I'anémomètre, du fait que te
1,4âchmètre effectue un rapport.
Pâr contre le ll4achmètre n'est pas sensible à lô température.
On distingue:
- Mi = I4ach indiqué par le l\4achmètre
- Irrlic = Mi corrigé de l'erreur instrumentale
- l,l = Mic corrigé de I'erreur d'antenne
Globalement le 14achmètre est un instrument très précis.
L'erreur est de l'ordre de 0,005 lY (1/2 point de Mach), 0,01 14 au maximum.
79
Toutefois pour les avions supersoniques cettê err€ur est momentanérnent plus
lmportante âu rnoment du passage à tllâch 1 (domalne transsonlque).
C - Afflchàdê
Léchelle du Machmètre subsonique â une étendue de 0,3 à 1. Les graduations sont
généralement équidistantes (échelle linéaire) et repÉsentent 1/100 de 14.
En prôtique 1/100 de mach est appelé point dê ilâch.
Les l4achmètres supersonlques ont une graduation qul débute vers M = 0,7.
L'indication est complétée par une aiguille affichant le lVl4O (Mach Môximal en
Opérations), qui remplace la VMO (sur le schéma l4MO = 0,891
D- A!é!!g:!!esX!!èrc
Le l4achmètre et l'anémomètre sont des instruments très volslns.
Ainsi il est possible de grouper dans le même boltier l'anémomètre et le l4achmètre, ce
qui permet de plus de limiter ltncombrement des plânches de bord.
Il est possible que les deux informations soient totalement indépendantes llne de
l'autre, mais en pratique dans I'anémo-l4achmètre, les ledures de vl et de M se font sous la
même aiguille.
!a{o .rMo
(Développé en
PA]D9
ao
E - Relation entre les vitesses
pilore d'avion de réaliser des.calculs précis
D'une façon générale on ne demande pôs à un tendance
la
.nt." î"! u]t"rl"t Éu de l'4ach (sauf avec d;s àbaques), mais un pilote doit savoir
à". àive.s oarametres torsque lès conditions du vol évoluent' indiquée ou du r4ach indiqué'
""'i"-il;;; ;;-;uoi.- aZiàitin"t, :t p"ttit a" la vitesse
l'évolution de lâ vitesse réelle de l'avion dôns differents côs de vol
i:iÏ ;:";;; ;;";;'q;ilil; pà'i i"' uit"""' subsoniques. courân-tes-:i
du 1:".T1",1
t"riit,,o", temel' !y-r1 YiT::?):voruent' ra variâtion
"é'i"":1:;i;;'1"".;;"iiiàiJa,i"r" pri" la.densité I'air'
ri -n'Iilllc-GLuatrsrc!êxtêlue, on nésrisera I'erret de ra
:;"È.i";iiË;ôË'iuiiit" tente que celle de d-e
;:il:";ï;fiË;;.à-', "'t
Vp =
variation de Kc et on consiaèrera oue
fr '
à I'esprit les données
sans se lancer dans des côlculs complexes, on gardera
aérodynamiques suivôntes :
81
2-MontéeàMconstânt
Z augmente + Ps diminue, Ts diminue, ô diminue.
14constant et Ps diminuent donc Pd diminue.
Vc, Ve et Vp diminuent
Vc et Ve constantes,
Vp vârie comme la température.
Vitesse du son :
aen kt= 39 y'ts aen m/s = 20 y'Is
M = Vp / a Vp = a >( M vp= 39 x VTs x M (Ts doit être exprlmée en Kelvlns).
Exemplê :
PourM=0,87etTs=-30oC
Par le câlcul mentâl :
515-30=485
0,87 - 0,80 = Ot07 + 7 x 6 = 42
vpz 485 + 42 = 527 RÈ
Sur les avions modernes, les presslons sont transmises à des calculôteurs (ADC : Air
Data Computer) qui transforment les mesures aérodynamiques en signaux électr;ques qui,
âprès trôitement notamment pour effeduer tous les calculs liés aux pressions, commândent
les moteurs d'âsservissement des instruments.
Ces instruments n'ont alors qu'un rôle d'affichage (à I'exclusion des instruments de
secours qui sont en général autonomes).
82
surlesavionslesplusmodernes,lesADccomportentunordinateurdigitaletprennentle
nom ;; D;Dc ioigitailir oata computer), ce qui permet d'augmenter les capacités de
calcul,
en signal électrique
sur certains avions (A320 par exemple), la pression est traduite
;; tiàÀtairà""i'rÀor : ri' oiia raodute) situé le plus près possibre du Pitol
pertes de charge dans les canalisations et
"rré;;'r"";"';
ou de la prise de statlque, ce qul permet d'éviter les
les risques de fuite
B - PÉnclpc
LescentlâIesâérodynamiquessontdescalculateursanalogiques(pourlesADc)ou
_' --ê"i'.àt.ututero
diqiLaux (Pour les DADC). instruments
,éâlisent tous les calculs qui sont réôlisés dans les différents
classiques. par rapport ôux instruments
tYPe de calculôteur présente plusieurs avantages
ce
clôssiques:
- Les capteurs de pression n'ont Das àdes entrainer des tringleries d'affichâge
côpteurs électromagnétiques qui
lààoi"i"t. c" sànt principaiemLnt mesure de bàse ;
iËi#àiÎJî aà"s'";ier'ia prècision de la
- Les capteurs peuvenl être placés à proximité des prises de .pression' ce qui
de réponse des instruments ;
iiÀinrË rà. titbu". O" tuite et ôméliore le temps
compte plus de paramètres' et permettent en
- Les calculateurs peuvent prendre eninstrumentales' dont l'erreur de position ;
ià.ti.ufi"ia;inteô.". r"s corrections
- Les résr:ltats peuvent être transmis à plusieurs instruments ou être affichés sur
des écrans cathodiques ;
- Des calculs complexes peuvent être effectués par les calculateurs' câlculs qui ne
dans ce
iàr"Ëi Ë-tiéii'" ;é;risés par les instruments classiques et nécessitent
câs l'utilisation d'âbaques'
1 - Paramètres d'entrées
paràmètres utilisés par les
Les centrâles ôérodynamiques disposent en entrée des
instruments aérodynamiques :
-
Pression statique Ps ;
-
Pression totale Pt ;
- i"i"pÀiutri" t"tàt" TAT (en fait la température de récupération TR) ;
- Angle d'incidence ;
- Position trâins/volets ;
- Données ProPre à I'âéronef
boîtier de
Nôtêr oUe sUivant les avions, les plessions sont, soit àppliquées directement au
Ë;;i". .iônul" eri*tiq'es, qui sont eux appliqués àu boitier de la
t" .""i'r""1Ë ;;ii
centrale. ""
2 - Pararnètres de sôrties
à l'aide d'abaques
ce sont les paramètres affichés sur les instruments clôssiques ou calculés
I
_ Altitude Pression ZP ;
_ Altitude indiquée Zi en fonction d'une pression de calâge ;
- Vitesse verticale Vz ;
- Vitesse conventionnelle CAS ;
- Nombre de Mach M et VMO/MMO ;
- Température totale Tt ;
- Température stâtique Ts ;
- Vitesse vraie TAS ; (pour
- A;gle d'incidence vraie dhutres calcÙlateurs)'
a3
C - Exemple de réâlisation
lJn computeur est actuellement une bolte nolre avec des entrées et des softies. Le
traitement exact réalisé relève du secret industriel.
Toutefois les fondions réalisées sont toujours plus ou moins les mêmes.
On donne ci-après un exemple de centrale analogique.
Ces exemples permettent de détailler les diverses fonctions réallsées à l'intérieur d'une
ADC ou d'une DADC.
ce schéma est donné pour montrer lâ complexité des calculs.
Zp
vc (cAs)
TS ISAT)
Il (1ÀT)
luo
Vp OAs)
slmitlÈN inrèm
Alimêmeiôn 6l€nal4 ùâGmjl
Compâmiêôn €îl€ c€n@.€
84
D- I!!strc!!c4!s3!!!!c!!cs
- Altimètre : zp (+ calage) ;
- Variomètre : Vz;
- Anémomètre : CAS;
- Machmètre : 14 ;
- Indicôteurs de température : TAT / SAT ;
- Indicâteur de vitesse : TAS ;
- Indicateursd'incidence.
E - Éouipêments alimentés
- Pilote Automatique / Directeur de vol / Autopoussée / Yaw Dumper : signaux
d'écarts et dosage en foncfion de vc et M, limitations ;
- Calculateur N1 ou EPR limite ;
- Trônspondeur ATC : report d'altitude ;
- INS / FMS / GPWS ;
- Pit€h trim / l4ach trim ;
- Commandes de vol : sensation musculaire ;
- Enregistreur de pâramètres DFDR.
a5
Maunetisme - Comqas
-Vanne de flux
L€méridid ma€n&iqùe et le
méridietr geogalhiqùe ne sont Pæ
2 et3
Les lisnes de forces du châm!
tnagnétiqùe rc circulenl pæ
prÀllèlemeDt à la teEe.
L aiglille r'est las paftout
A - Déclinaison maonétioue Dm
C'est l'angle entre le plân du méridien magnétique et le ptan du méridien géographique,
c'est-à-dire l'a;gle entre la direction N_S magnétique et la direction N-s géogrôphique
La déclinaÈon magnétique Dm est donc considérée dans un plan horizontâl'
La déclinaison se aompte en degrés à partir du Nord géographique ou Nord vrai Nv vers
le Nord magnétique Nm, po;itivement vers là droite, c'est-à-dire vers l'Est (lorsque le Nm est à
itafa, rt:"j et negativêment vers la gauche, ctst-à-dire vers I'ouest (lorsque le Nm est à
l'Ouest du Nv).
a7
Magnétisûe - Compas - Vanne de ttux
B- I!€I!ê!€e!l
Ctst l'angle qùe fait la direction des lignes de force du champ magnétique terrestre avec
l'horizontale.
-
lonoitude.
Bien entendu aux pôles magnétiques l'inclinâison est mâximum et atteint 90'.
cMr 04
88
Mâgnétisme - Conpas - Vanne de flux
Dans les comPâs, on n'utilise que la comPosante horizontale du CMT (H) Aux
lâtitudes élevées cette vâleur devient très faible, et même nulle aux pôles magnétiques.
Au voisinage des pôles magnétiques, la rapidité d'évolution de lâ déclinaison,'
llmportance de l'i;clinaison et la faible vâleur de la composônte horizontôle du CN4T rendent
les compas à éférence mâgnétique inutilisables.
On retiendrâ l'ordre de grandeur de I'inclinaison à Paris : environ 65"
A - Généralités
Lorsqu'un compas, ou l]ne boussole. est situé en un lieu dépourvu de masse magnétiqlle,
l'ensemble aimônté n'est influencé qLle par le CI\4T. Il indique le Nm.
Par contre, lorsque le compôs est installé sur avion. il sbriente sur une direction
léoèrement différente du Nm.
Cette direction, appelée l{ord compas Nc, correspond
à l'orientation du champ magnétiqLle local, qui est la somme
(vectorielle) du CI\4T et de champs magnétiques pertuôateurs
créés par les équipements de l'avion
89
MagnéIisme - Compâs - vanne de fu)x
A proxlmité des compas, les clrcuits électriques produisent des champs nuisibles,
pôrticulièrement si ces circuits sont alimentés en courant continu. De plus le caradère
intermittent des alimentations peut provoquer des surprises en vol.
Aux alentours des éléments sensibles au cMT, il y a lieu de prendre des précautions
Les équipements électriques sont isolés de Ia masse et le retour s'effectue avec un
conducteur, Les deux fils sont alors torsadés ensemble de manière à produlre deux champs
égaux mais opposés.
De plus; tous les fils sont munis d'un bllndage pour réduire les champs extérieurs.
Attention, malgré certaines précautions, les champs perturbateurs d'orlglne éledrique ne sont
pas toujours négligeables.
c - Ac$gljcslsrs-C.u.EclÊD
Les Fers Dulls sont des fers dont l'aimantation est très stable dans le temps. Lorsqu'ils
sont aimôntés ils gardent cette aimantation ; ce sont les aimànts Perman€nts.
Leur action est donc constante. La somme vectorielle de tous les champs magnétiques
produits par les fers durs est appelée FD.
On peut décomposer cette résultante suivant deux directions : une dans le plan vertical,
qui ne fait pas varier la direction polntée par le compas, et une dans le plân horizontal, appelée
FDH, qui s'ajoute à la composante horizontale H du CMT.
Le compas s'oriente suivant la somme vedorielle de FDH et de H.
NmN
lr
LI
.A
\F) H
90" 180. 27 0.
Lâ FDH, étant liéê à l'âvion, tourne avêc lui, alont que le CMT est fixe. Ainsi
lorsqu'on fâit tourner I'avion de 360o, la déviâtion duê aux fers durs s'annule deux
fois,
La déviôtion produite par les fers durs est donc une fonction sinusoidale de période 2n,
appelée déviation semi-circulaire (parce qu'elle s'annule tous les demi-tours).
cette déviation est corrigée par un cofipensateur semi_ciraulalre
90
Magnétisne - Conpas - Vanne de flux
tà perturbation exercée par les fers doux peut donc se décomposer suivant le champ
magnétique qui l'aimante :
- Fers doux influencés pâr les ferc durs : le chômp magnétique produit par les fers
durs est constant par rapport à l'avion, donc pôr rapport aux fers doux; le chômp créé
sous cette influence par les fers doux est également constant. faction de ces fers doux
vient simplement s'ajouter à celle des fers durs et agit sur la déviation semi-
circulaire;
- Fers doux influencés par le CMT: lbrientation du CIYT par rapport aux fers doux
varie ôvec le cap mâgnétique Cm de l'avion. Le champ perturbateur provoqué par les
fers doux va également varier en fonction du cm. on ne sïntéresse quÈ ce qui se
passe dans le plan horizontal. Lbrientation de la composânte FXH du champ Fx est
toujours dans I'axe du bôrreâu de fer doux. Le module de FXH est maximal lorsque le
bôrreau est parallèle a! cl4T ; il est nul lorsque le barreau est perpendiculaire au CMT.
Nc
Nc
Nm Nm.i Nm Nc
FXH
I,.. FXH=0
FXH
91
Magnétisme - Compas - Vanne dê flux
,,tr
Lô perturbôtion suit donc une fonction sinusoïdale de période (1800),
cette déviâtion est âppelée déviation quadrântâle (elle s'annule
s'annule quatre fois en un
tour).
Elle est corrigée par un compensâteur quadrôntal.
E - Dévialiolllatalc3
La déviation totale est la somme :
- D'un terme constant A, indépendânt du cap avion. Elle provient généralement
d'un mauvais calôge de la ligne de foi du compas sur laxe longitudinal de I'avion ;
- De lô déviâtion semi-circulaire ;
- De lâ déviation quadrantale.
92
Magnétisme - Compas - Vanne de llux
B --BéaI€a!!o!!
Le compas magnétique à lecture directe le plus répandu est celui à lecture verticale,
âppelé aussi compas pilotê ou compas de secours.
Flotteur Soufflet
Lanpe
Ligne de
Rose --
Glace
Barreau -
Vi6 de
compensation
ompensation
Aimant de
compensation
- Le boîtier s'appelle le bol car il est rempli d'un liquide incongelable et non conosif
(générclement du White-Spirit). Ce liquide est destiné à soulager < léquipage mobile >.
- Au centre du bol se situe une crapaudine surmontée d'un support constitué par un
rubis pour assurer le pivotement.
- Sur ce suppot't se trouve I'équipage mobite qui comprend: un pivott un flotteur
annulaire, une rose graduée et enfrn les aimants directeurs situés de paft et d'autre alu
- La face avant du bol est munie d'une lunette. Au centre, la ligne de foi permet
d'effectuer la lecture.
- Une membrane permet dbbsorber les dilatations de liquide en liaison avec une chambre
d'expansion. Cette .lemière joue également Ie tô\e de < gobe-bulles >.
- Enfin un système compensateur est disposé sur la partie supérieure du bol,
- Un système d'éclairage interne, non repésenté, permet les ledures de nuit.
Dans certains compôs, on dispose un balourd côté Sud (pour un compas utilisé dâns
l'hémisphère Nord), constitué par un apport de plomb.
93
Magnétisne - Campas - Vanne de flux
m.g.d=Fm,l
En pratique, l'inclinaison de l'équipâge mobile est de quelques degrés car Fm est faible
pâr rapport au poids m.g de l'équipage mobile
Si l'inclinaison varie, Fm varie mâis l'inclinaison reste faible.
Si on change d'hémisphère. l'équipage mobile s'incline dans le sens opposé.
Ainsi le compas est utilisable sous toutes les latitudes
------ r
I"
'[.-'. ,.r.
1ill
Sur lâ vue précédente de l'équipâge mobile, on notera que le centre de gravité est décalé
vers le sud dans l'hémisphère Nord et vers le Nord dans l'hémisphère sud
Ce point est important car il permettra de cornpr€ndre les erreurs du compâs
soumis à une âccélération.
94
Magnétisme - Conpas - Vanne de llux
l]équipage mobile d'un compas se comporte comme un instrument pendulaire. Il stnsuit que
la rose a toujours tendance à osciller lors d'un déplacementr ce qui est le cas permanent en
vol. Par ailleurs Ie temps de reponse du compas est assez grând. Compte tenu de ces éléments un
compas môgnétique est défini par trois qualités :
- la sensibilité ;
- l'entraînement ;
- lâmortissement.
E - Disoositifs compensatêurs
Le but des compensateurs est de produire des champs égaux môis opposés aux
différents champs perturbôteurs afin de réduire la déviation à une valeur minimale à tous tes
caps.
On retrouve donc :
- Le réglâge de la ligne de visée qui permet de compenser lâ composônte
Permanente de lâ déviâtion ;
- Le compensateur semi-circulaire ;
- Sur certains compas, le compensateur quadrantô|. Toutefois l'erreur quadrantale
étant généralement faible, la majorité des compas ne disposent pâs de ce
compensateur.
I - Réolâoê de la correction A
La déviation constônte A est indépendanLe du côp.
Lâ corredion s'effectue de deux façons différentes :
Sur certôins compas, il est possible de décaler la ligne de foi. Un bouton repéré A en
àssure la commânde avec une graduation de valeurs I 10" ;
Si la llgne de foi est fixe, le réglage s'effectue en tournant le bot sur son support,
2 - Comoensâteur semi-circulâire
Lâ déviation semi-circulâire est produite pâr l?ction des fers durs horizontauxr àinsi que
des fers doux influencés par les fers durs qui sont assimllés aux fers durc.
De toute fâçon il s'agit de compenser un champ d'intensité constante et de direction fixe
dâns l'ôvion,
Pâr conséquent, le compensôteur semi-circulaire doit produire un champ fixer de
diredion opposée à l'action des FDH.
Les FDH sont décomposés suivant les axes longitudinal et transversâl de l,avion, Il sufft
de produire deux champs suivant ces deux ôxes avion.
_
En pratique, on ne connaît pas FDH, mais on constate les déùôtions aux différents caps;
on règle alors f intensité des chômps de compensateur semi-circulaire.
Un compensôteur semi-circulâire est donc composé de deux ieux d?imants B et C.
Ces aimants sont disposés sur des plateaux dentés (en aluminium, métal non
mâgnétique bien sÛr).
Chôque couple d'aimants est commandé par une vis de réglage.
On remarque que les deux ôimants appairés tournent en sens inverce.
Dans le cas de la figure suivante, les quatre aimants occupent une position pârticulière.
95
Magnélisnê - Conpas - Vanne de flw
- [i-3
En effet, le champ résultant est bouclé sur lui_même, ctst_à-dire que le châmp extérieur
est pratiquement nul : c'est I'effet minimum du compensateur'
Anôlysons maintenant lô rotation des aimants.
considérons I'ensemble compensateur C.
\
"û "1
s llconpwkrc ouNs
Effet maximun
Les aimônts par la vis de régtage peuvent prendre toltes les positions et donner des
chômps résultants selon les besoins lors de I'opérâtion de comPênsation.
On notera cependant que le compensateur semFcirculaire ne permet pas dânnuler lâ
déviation correspondante à tous les caps.
Si on annlle cette déviation aux côps Nord et Est par exemple, on constate une déviation
résiduelle relativement importante aux câps Sud et Ouest,
En pratique, la procédure de compensation permet de minimiser la valeur de Ia
déviation à tous les caps.
3 - Réoulâtion
Elle a pour but de connaître les déviations d'un compas à tous les différents caps.
La régulation s'effectue normalemênt après unè compensâtion
L'avion doit être plâcé dans les conditions les plus proches de celles du vol, en particulier
il est placé sur une âire spé.iale de régulation sur l'aéroport, éloignée de tous hangars
métalliques et des lignes électriques à haute tension, moteurs toumants, toutes les servitudes
électriques en fonctionnement.
q6
Magnélisne Compas Vanne de flux
I4âlgré ces précâutions, les déviations ainsi trouvées ne sont pas toujours les mêmes
lorsque l'avion est en vol (en particulier la régulation au sol ne peut pas être effectuée tràin I
rentré !).
Aussi il est possible d'elïectuer une régulation en vol, bien que cette méthode ne
permette pas de retrouver les difiérentes déviations à tous les câps.
loqo llosi I I
L I
Les câuses sont très nombreuses. aussi âllons-nous procéder par étapes.
97
Magnétisme - Compas - Vanne de flux
Nous âvons vu (schéma en 3.1.2) que dans I'hémlsphère Nord, le centre de gravité de
l'équipage mobile était plus proche du pôle Sud.
Vue de dessus, lô rose se présente suivant le schéma ci-dessous.
La rose se comporte comme si une masse était présente du coté Sud
t *-""-r""rr"g"-_-]
t ^""r'a""--'"-,-,*rr4
Sous l'effet de l'ôccélérôtion du décollage, une force d'inertie agit sur le centre de gravité
de l'équipage mobile et provoque âinsi une rotation de la rose dans l€ sens horôire, dbù
une diminution du cap indiqué (vers le Nord) :
98
Magnétisn e - Compas Vanne de flux
Dans ce cas, la force d'inertie Fi est inversée. La rose tourne alors dans le sens
antihoraire, d'où une augmentation du cap indiqué (vers le Nord) :
t ^""éÉ."ffidé."il"q"1 F;é-ié."il"r" I
Décollage fâce au Nord ou au Sud
Lâ force dlnertie ne produit pas de couple de rotation car l,axe de la force pâsse pôr le
centre de rotation de la rose. Donc l'e.reur €st nulle :
Cc = Cm.
N
N
,/v I
99
Magnétisme - Compas - vanne de flw
Conclusion :
Il est donc vain de vouloir vérifier un compas magnétique et dangereux de vouloir stn
servir, pendant toutes les phôses d'âccélération ou dê décélération au sol ou pÈs du sol.
Ltrreur due aux accélérations et aux décélérations peut atteindre 20 degrés.
Attêntion : dans I'hémisphère Sud, du fait de |lnclinalson du CMT. le centre de gravité
est décalé vers le Nord,
Tout se pâsse comme si une masse était ôjoutée sur le Nord de la rose des câps. Les
mouvements dos âux accélérations et décélérations sont donc inversés.
2-@
Cet effet est môximal pour des rafales venant de l'Est ou de louest, l'avion étant ôu côp Nord
ou Sud,
Vw
100
Magnélisme - Compas Vanne de flux
Les deux effets shjoutent. Le mouvement appôrent de la rose est amplifié; ta rose va
revenir âu Nord pâr des oscillations amples. On dit que la rose est < paresseuse >,
Toujours au cap Nord, si la rafale vient de la gauche, tout s'inverse, La rose ê tendênce
à tourner sâns le sens horaire donc dans le sens d'une diminution du câp indiqué, De plus,
l'avion a tendance à p;voter vers la gauche, ce qui provoque également une diminution du cap,
Les deux effets s'ajoutent également.
Jusquâ maintenônt, nous avons toujours considéré que la rose était située dôns un plan
horizontal.
101
Magnétsne - Co,1,pas - Vanne de flux
Cc: Crn
102
Magnélisne - Compas Vanne deflw
,} ""0"'o
Cap au Nord
,t"
o
Cap à I'Ouest
Ici, les deux vedeurs sont de même direction môis de sens opposé.
103
MagnéAfie - Compas - Vanne de flux
En regardant l'avion vu de derrière, l'avion étant incliné dans l'autre sens, on retrouve
toujours une décomposition de V sulvant l'aile basse. l4ais V' à changé de côté. Ën
conséquence, les quatre cas vus précédemment sont toujours valàbles.
En résumé :
W de defliàe @ à l'Ed
A Paris, si i > 26o erreur de changement de Nord (180o) cap à I'Est en virage à
droite ou cap à I'Ouest en vircge à gauche.
L'erreur en virâge est fondion d'une part de l'inclinaison de l'avion i et d'autre part de
l'inclinaison du champ magnétique terrestre
Cette dernière est en liaison étroite avec la latitude du lieu L.
on en déduit que l'erreur est liée à l'inclinaison de l'avion êt à la latltudê.
erreur maxlmum
i+L
=
2
-. \
A Pâris àvec 15o d'inclinàison, l'erreur est donc de 3Oo environ , = ,,
lï
Applications :
Pour sbligner au cap Norcl, il faut arrêter le virage à 330o dans le cas d'un virage à
droite, ou à 030o si Ie virage êst par la gauche (il ne faut jamais voh le Nord).
Pour sbligner àu cap Sud, il faut affêter Ie virage à 27o" dans Ie câs d'un virage à
droite, ou à 750" si le virage est par la gauche (il faut toujouts voir le Sud)'
104
Magnétisme - Compas - Vanne cle flux
On retiendra qu'en évolutions, les indications d'un compas magnétique sont assez
fantâisistes. Il n'y a pas de remède direct à ces différentes erreurs. Seul le directionnel permet l
de trouver un palliatif.
La réunion d'un compas et d'un directionnel assure des indications homogènes, c'est le
cas des compâs gyromôgnétiques,
Dâns l'hémisphère sud, l'inclinaison magnétique change de sens I c'est le pôle sud des
aimants directeurs qui est âttiré vers le bas,
Le centre de gravité de léquipage mobile du compas est décalé vers le Nord. féquivâlent
du < balourd > est situé sous le pôle nord des aimants directeurs,
ll en résulte que la totalité des erreurs est inversée.
G- Avantaoes et inconvénients du compas mâonétioue
Inconvénients:
- 1l est peu stable, surtout en atmosphère agitée.
- La lecture est difficile à cause des oscillations.
- Il possède une trop grande inertie,
- Lâ valeur;nstantanée est entachée d'erreurs,
- Les déviations sont relâtivement ;mportôntes (dues à son emplacement et la
compensation n'est jamais complète, peu précis).
- Les erreurs sont inacceptables en évolutions, surtout lors d'un virage.
Avantages:
- ll est d une simplicité extrème.
- Son fondionnement est sûr,
- Les risques de pannes sont pratiquement nuls.
- Il est indépendant du réseau de bord pour son fonctionnement propre,
- Il ne présente pas de dérive en fonction du temps. La valeur moyenne indiquée
reste valâble quel que soit le temps de vol.
- En résumé, le compôs mâgnétique est dilfjcilement exploitâble à court terme,
pour lire un cap instantané précis. Pôr contre il est fiable à long terme.
- Il faut toujours avoir présent à l'esprit qu'un compâs magnétique ne tombe pâs
subitement en pânne. Avec certaines précautions, le câp indiqué est toujours
correct à 5o près environ, f4algré la perfection des compês actuels. le compas
magnétique joue souvent Je rôle d'arbitre en cas de divergence entre les compas.
Le compas magnétique est toujours dâns lâ panoplie des instruments de secours,
105
Magnétlsmê - Compas - Vanne ale flux
a - PE!çlpc-d€-bêse
Soit un noyau magnétique en fer doux, à très forte perméabilité (permalloy) (Revoir livre
Electricité sur ce sujet si vous ne voyez pas de quoi on pa e,
Ce noyau est considéré dans un plan horizontal, orienté sulvânt le CMT dont il va
canaliser les lignes de force.
Sur ce noyau est bobiné un premier enroulement appelé enroulement d'excitâtion. Il est
âlimenté en courant alternatif,
un second enroulement, appelé enroulement de détection, est ensuite bobiné sur
I'ensemble,
Par analogie avec un transformôteur (voir livre Eledricité) on retrouve les deux
enroulements primaire et secondaire.
soit us la tension recueillie sur l'enroulement de détection.
usl-7 s*-aai*
Le noyâu magnétique se sature (vo,r /ivre E/ectrlcité) fâcilement pour des courants très
faibles.
q!e, lorsqu'un noyau est saturé, I'augmentâtion
On rappelle, suivant le livre d'électricité,
du champ môgnétique inducteur H donnônt une inductlon p=p.H ne donnera pas
d'ôugmentâtion de t'induction lorsque le noyau est saturé,
Par construdion, le courônt d'excitation va provoquer la saturation périodique du noyau
(2 saturations pour 1 période du courant d'excitation).
T
noyau est sâhùé
_ _ _c.le$j!a!Ldf9'tglre
ls-
106
Magnétisne Compâs - Vanne de flux
Quand le courant d'excitation est nul, le noyau est très perméable et canâlise le CIYT,
Puis le courônt augmente et au-dessus d'une certaine valeur, Ie noyau est saturé par le
champ magnétique produit par le courant dans Ie primaire; le CMT est pratiquement
< éjecté > à l'extérieur du noyau magnétique.
Lorsque le courant diminue en dessous d'une certaine valeur, la saturation cesse. le Cl4T
est de nouveau canalisé dans le noyau. Ce phénomène se reproduit à chaque ôlternance du
courant d'excitâtion,
Cette vâriation du CMT produit une variâtion de lâ tension induite dâns le secondaire ljs,
Il y a donc deux âlternânces de la tension secondaire pour une alternance de la tension
d'excitôtion. Ainsi la tension induite pôr la variation du champ magnétique terrestre dâns le
noyau est de féquence double de celle du courônt d'excitôtion.
Lâ sâturôtion périodique du noyôu magnétique constitue une < vanne > vis-à-vis du
champ mâgnétique terrestre, d'où le nom de vanne de flux.
A remarquer que le champ magnétique terrestre est très faible et donc lâ tension induite
l'est égôlement (de l'ordre de quelques dizâines de microvolts).
Il faut prendre des précautions pour conserver cette tension, et la pÉserver des
inductions parasites.
14aintenant, chângeons lbrientation du barreau pour l'exemple (mais la vanne de flux est
un ensemble statique).
H cr\,lr H I CMT
"1"" I l"' H1
107
Megnélisme - Co//l4as - vannê cle flux
Lorsque le noyau est pârallèle au CMT, la variation du Cl'4T dâns le noyau est maximôle
et la tension induite est également maximôle (flux maxi).
Lorsque le noyau est perpendiculôlre au CMT, le CllT ne traverse par le noyau, qu'il soit
saturé ou non,
Dans ce cas, la tension induite dans le secondaire est nulle (flux nul).
Pour une position intermédlaire, la proportlon du CMT qul traverse le noyau, lorsqu'il
n'est pas saturé, est fonction de l'angle entre le noyau et le cMT, plus précisément ellê est
proportionnelle au cosinus de cet angle.
La tension induite est donc égôlement proportlonnelle au coslnus de l'angle entre le CMT
et l'axe du noyau. (o - P . S, cos o)
En supposant la vanne de flux solidaire de l'axe de lacet de l'avion, l'odentation est alors
liée au cap môgnétique,
La tension induite est fonction du cap magnétique de l'avion
Ceci est bien sûr très intéressant et fondamental, mais avec un seul barreau, nous ôvons
alors un doute de 180'.
Pâge précédente : Si les lignes du Cl4T circulent en sens inverse nous aurons le même
effet.
PoLrr lever ce doute, il est nécessaire d'utiliser 3 ensêmbles de détection ; c'est-à-dire
que l'on dispose 3 noyaux identiques ôvec leurs enroulements, solt à 60ô, soit à 120o (sous
forme d'étoile ou de triangle).
f" t'-
1ilil- '"/'N''
uN" :
Siqnaldê cap
B-@
1 - Descriôtion
Elle se présente extérieurement sous la forme d'un boitier derni sphérique en forme de
bol.
Le bol est rempli de liquide pour amortir les oscillations
A l'intérieur la vanne de flux est suspendue pendulairement pôr un joint à la cardan
Elle est libre en tângage et en roulis, mais solidalre de l'avion autour de I'axe dê
lacet.
lJn compensateur semi-circulôire peut être disposé au-dessus et, en tournant le bol, il est
possible d'effeduer une compensâtion du terme constant.
La vanne de flux proprement dite se présente sous la forme de deux roues à trois rayons
accouplés par leurs axes, leurs jantes étant découpées en trois tronçons égaux. Les sedions
de jante constituent des épanouissements polaires et permettent une meilleure canalisation
des liqnes de force du CI4T à l'intérieur des rayons.
108
Magnétisme - Canpas Vanne de flux
Chaque râyon comporte deux bras: un bras supérieur et un bras inférieur se sépârantI
pour enclore le noyau centrâ1,
Sur ce noyau est monté l'enroulement unique d'excitation alimenté en courant alternatif.
Chaque rayon possède un enroulement de détection bobiné autour des deux bras
2 - Fonctionnement
Si l'on considère l'ensemble de lô vanne de flux. les f.e.m. induites dôns chacun des
ênroulements de détection dépendant de la position des bras par rapport au Cl4T.
Nous avons alors trois tensions (A,B,C) q!i constituent le siqnal de cap R.
>l
1sl
tt.
l,r
lt I
CMT
109
Magnétisme - Conpâs - Vanne de flux
I :t
CMT
110
I nstru ments Gvroscopiq ues
A - Définitions
Par définltion, un gyroscope est un solide de révolution, animé d'un mouvement de
rotation rapide autour de son axe de symétrie.
D?près cette définition, tout solide toumant constitue un gyroscope, comme par
exemple une roue de vélo, une hélice, un étage réacteur, la Terre, etc,,. Les manlfestations
gyroscopiques sur avion ne sont d'ailleurs pas négligeables.
Le gyroscope se compose donc pdncipalement d'une toupie qui tourne suivant son axe de
symétrie. Une telle toupie, comme tout corps pesant, possède un ,noment d'inertie raté I,
qui â pour expression r
Lorsque la toupie est mise en rotation sur elle-même, il apparaît un Doment cinétique
l, qui a pour expression :
B - Plolliétés
1 - Fixité dans I'esoâce
On constate qu'une telle toupie â
tendânce à gôrder son axe de rotauon fixe XX' : ax. dé rotauon propre du gy@qopè
dans l'espace. Cette fixité est d'âutânt plus
stable que le moment cinétique H est élevé,
c'est à dire :
- que le moment d'inertie I est élevé,
donc :
+ La masse m de la toup;e
élevée ;
+ Le râyon R élevé, ce qu; est ]e .Y
cas lorsque la masse de lô xt' J
toupie est située loin de l'axe TOUPIE
de rotation, GYROSCOPIQUE
- o est élevée.
la vitesse de rotation
Ctstcette fixité qui est utilisée dôns le jeu de diabolo, qui permet au diôbolo, entraîné
en rotation râpide, de rester en équilibre sur le fil.
111
In stru me nts Gyro sc op i ques
Notez dès à présent que cette fixité se manifeste par rapport à l'espe!C_Absq!!, ctst-à-
dlre par rapport aux étoiles. Cette propriété posera dlfférents problèmes pour une utilisation à
la sùface de la Terre, la Terre étant approxlmatlvement une sphère qui tourne sur elle-même,
2 - Préce$ion
ce phénomène se manifeste lorsque l'on âpplique une force pour imposer un mouvement
à l?xe de la toupie du gyroscope. Lorsqu'on applique une force pour faire tourner l'axe du
gyroscope autour d'un certain axe, tout se passe comme si la force appllquée était décalée de
90o dans le sens de rotation de la toupie.
sur le schéma ci-dessus, une force est appliquée en haut de la toupie. Le mouvement de
rotâtion de l'axe du gyroscope qui en resulte correspond à une force décalée de 90o dans le
sens de rotation de la toupie (représenté pâr la flèche). Tout ce pàsse comme si on appliquait
une force à droite de la toupie. Ainsi en appliquant une force sur le haut de la toupie, son axe
pivote non pas vers le haut mais vers la droite (dans le cas de la flgure). Ce mouvement est
appelé précesston.
C - Deqrés de liberté
Le montage de la toupie pêut lui laisser une certaine < autonomle de mouvement > par
rôpport au boltier de |instrument. Cette ôltonomie est caradérisée par le nombre de degrés
de libêriÉ.
1t2
In stru me nts G y ro s co p i q ue s
1 - g-Ccsé-dclibcrté
L'axe XX' de rotation de la toupie est monté directement dans
le boîtier. Par rapport âu boîtier, lâ toupie ne peut que tourner sur
elle-même.
2- Ldeséicibc4é
L'axe XX'de rotation de la toupie est monté sur un cadre qui peut pivoter librement
autour d'un axe YY', perpendiculaire à XX'.
Ce montage est utilisé dans les gyromètres,
qui mesurent une vitesse de rotation en utilisant lô
propriété de précession du gyroscope lorsqu'il est
soumis à un couple extérieur.
Le mouvement détecté correspond à une
rotation dans le plan du cadre du gyroscope.
Dans le cas du schéma ci-contre, le mouvement
du bâti ;mpose un mouvement à l'axe YY'; cela
revient à âppliquer une force au point A de la toupie.
Le mouvement de précession correspond à une force
qui serait appliquée ôu point B, décâlé de 90" par
ràpport à A dôns le sens de rotation de la toupie : le
cadre dâns lequel est montée la toupie pivote autour
de l?xe YY',
3 - 2 deoÉs dê liberté
113
/nstrumerts Gyrcscopiques
cadre
Pâs dè + o degré de libêrté
1 cadrê + 1 degé de liberté
2 cadres + 2 degrés de llbêrté
x cadres + x degrés de lib€rté
4- CoDCilioos-Ccibstéi!-n-svrei@
Pour qu'un gyroscope à 2 degrés de liberté soit vraiment libre il est nécessaire de remplir
certaines conditions :
- Les 3 axes XX', YY' et zz' doiveîl être concourants Ceci paraît évident, mais en
pratique dilficile à réaliser ;
- Le point de concours de ces axes doit être confondu âvec le centre de gravité G d!
système. Là encore, des glissements du centre de gravité avec la température sont
très fréquents (ces décalages sont bien sûr très faibles, de l'ordre de quelques
microns);
Les deux premières conditions sont réalisées par construction. La précision obtenue
définit Ia qualité de l'instrument qui se traduit par des imperfections mécaniques.
114
I n stru ments G yto scop iq u e s
D - Gvroscooe libre
Un gyroscope libre est un gyroscope qui peut sbrienter suivant nlmporte quelle
direction. Il doit donc disposer d'au moins 2 degres de liberté. Un tel gyroscope, du fait de la
fixité, va garder une position fixe par rapport à I'espace, ctst-à-dire par rapport êux étoiles,
1 --PÉccssloriEtrsrsmisu€
Lorsqu'un gyroscope libre est posé sur la Terre. il est entraîné par le mouvement de 1a
Terre. L'êxe du gyroscope, fixe pâr râpport ôux étoiles, se déplace par rapport à la Terre. II
faut bien noter que ce déplacement est appôrent.
La Terre effectuant un tour en 24 heures (exactement 23h 56min 04sec), l'âxe du
gyroscope semble tourner en sens inverse à la même vitesse, soit sensiblement à 15o/h, Ce
mouvement peut se décomposer en deux : un mouvement qui fait tourner l?xe du gyroscope
dans le plan vertical, et un mouvement qui le fait
tourner dans le plân hor;zontal.
On note qu'à l'équâteur, l'axe semble tourner
uniquement dans Ie plan vertical. Sur le schémô ci-
contre, l'âxe du gyro effectue 1 tour en 24h, alors
que, sur le schéma en-dessous, l'axe pointe
toujours la même direction.
Aux pôles, il semble tourner uniquement dans
le plan horirontô1. Sur le schéma ci-dessous à
gauche, l'axe du gyro gârde la même position, alors
qùe, sur le schéma de droite, il tourne dans le plôn
horizontâl en effeduant 1 tour en 24 heures.
On démontre quâ une latitude L, les vitesses de rotôtion dans les deux plans ont pour
valeur:
- Dans le plan horizontal : 15 x sin L o/h
- Dans le plân vertical: 15 x cos L o/h
2 - Précêssion de déolacement
Lorsque le gyroscope est déplacé par râpport à ta Terre (ce qui est le câs au cours d,un
vol), ce déplacement s'ajoute au déplacement de lô Terre et provoque une rotation ôpparente
supplémentaire de l'axe du gyroscope.
De mêûe que pour la rotation terrestre. ce mouvement peut se décomposer dans le plan
vertical et dans le plan horizontal. La rotâtion dans Ie plan verticalsera compensée.
115
/nslrumerts Gyrcscopiques
Par contre il faut bien connôître la valeur de la rctation apParente dans le plan horizontal
appelée précession de déplacement Pd.
Au cours d'un trôjet entre deux points A et B, Pd est fonction :
Toujours dans l'hémisphère Nord, lorsque l'avion se déplace vers l'Ouest, la vitesse du
déplacement se retrônche de la rotation terrestre. l-'axe du gyroscope semble tourner un peu
moins vite. Le déplacement provoque donc une rotation apparente de l'axe du gyroscope vers
la qauche (si on pouvait arrêter lâ terre, du fôit uniquement du déplacement l'axe du
gyroscope tournerait vers lô gôuche).
ces resultats s'jnversent dans l'hémisphère Sud : le déplacement fait tourner l'ôxe du
gyroscope vers la droite lorsque l?vion fait route vers louest, vers la gâuche lorsqu'il fait
route vers l'Est.
2 - de la latitude du trôjet :
Le même déplacement se traduit par une variation de la longitude plus importante près
d'un pôle que près de l'équateur,
On rctiendra Ia valeur de l?ngle de rotation :
Rotation=gxsinLm
g = différence de longitude entre les ponts d'ârrivée et de départ
Lm = latitude moyenne du trajet
3 - Précession mécânioue
Alors que les deux mouvements précédents sont des mouvêments appôrents, la
précêssion mécânique Pm correspond à un mouvement réel de lhxe du gyroscope,
mouvement dû aux imperfedions mécaniques du gyroscoPe (dbù son nom l).
La valeur de la Pm dépend bien évidemment de la qualité de construction du gyroscope.
E - GJlosgopclcllccEe
On vient de voir qu'un gyroscope libre, de par son princlpe même, présente une rotation
du fâit des différentes précessions.
Dans les instruments gyroscopiques, lô position de l'axe du gyroscope est assujettie à
une référence têrrestre (pesanteur). Un tel gyroscope est appelé gyroscope têrrestre.
Un gyroscope terrestre est, au départ, un gyroscope libre (à 2 degrés de liberté). Mais la
référence terrestre que lbn vô lui donner permet de transformer la fixité dans l'espace en
une fixité pâr râpport à lô terre. Ainsi. un gyroscope à axe vertical restêra toujours verticôl
pour un observateur. De même, un gyroscope à axe horizontal restera toulours horizontal quel
que soit le déplâcement de I'avion, la rotation de la terre, les mouvements divers.
L'élément qui sert à asservir un gyroscope libre à des références terrestres s'appelle un
dispositif érecteur.
116
I n stru ments G yto scopiq u e s
Lors de la
mise en @uvre d'un
gyroscope terrestre, l'éredeur amène l'âxe
gyroscopique sur la référence choisie. Par la
suite, il faut l'y maintenir. Nous verrons que
ceci n'est pas àussi facile que l'on pourrôit le
souhôiter.
Les érecteurs, ainsi que les problèmes
qui leur sont liés, seront tÉités âvec les instruments respectifs afin dGviter des confusions.
1 - Gvroscooe pneumatioue
Ce type d'entraînement est encore très répandu sur avions légers, bien que les
gyroscopes éleclriques soient les meilleurs.
La toupie se comporte comme une turbine à air, Des aubes sont disposées sur la
Ériphérie du rotor. lJn jet d'âir tângentjel assure la rotation.
L'ensemble gyro est dans un boîtier
étanche réuni à deux tuyauteries. Le sens de
passôge de l'air est impérôtif et flguré par les
ffèches.
A priori, on peut envoyer de l'air comprimé
sur l'entrée, ou relier la sortie à une source de
dépression. C'est cette solution qui est toujours
utilisée.
Pourquoi?
Le débit d'âir est de I'ordre de 20 à
50 litres dhir par minute. L'ârr comprimé
provient d'un compresseur et l'air utilisé ntst 1
pas exempt de vapeur d'eau, de vapeur d'huile.
Au bout de 1000 heures de fondionnement le
gyroscope risqueÉit de bôrboter I De plus, la détente de l?ir dans le boitier produirait des
Êmous nuisibles, Les gyroscopes pneumatiques fonctionnement toujours sur une source de
117
/nstrumêrts Gyroscopigues
dépression. La sortie gyroscopique est en liaison avec une Pompe à vide. Ltntrée
gyroscopique est réunie à un filtre à air pour éviter l'injection d'lmpuretés.
circuit de dépression
F'rlrc à ?ir
Re9fciÊur
Vâ|1'srÉgl{3lric€
Ênir3înÉe par le rnoléur
A I'intérieur du gyro il est nécessaire de canaliser l?ir dans les cadres pour l'amener au
jet d'âir,
lJne dépression correcte ne garantit pas une rotation gyro dans les normes. En effet, un
frottement dans I'axe qyro, ou une fuite interne, pénalise l'entraînement,
Vitesse de rotation gyro de 6 000 à 10 000 Vm environ (2 à 3 fois moins que les gyros
électriques) et peu stable,
Remous internes et instabilité du système érecteur,
l4algré des filtres à air très efficaces, la pollution (notamment par la nicotine) ârrive à
pénétrer et à se déposer sur des pièces, notômment sur lâ toupie.
2 - Gvroscôpê électridue
Ce type d'entraînement est plus souple et mieux adèpté que le système pneumatique,
Sur les avions ôctuels, il nt a plus que des gyroscopes électriques. Dans tous les cas. lâ toupie
constitue le rotor du moteur. Au départ, il faut considérer deux natures de courants: continu
et alternatif.
Alimentation continue
Pour obtenir des vitesses de rotôtion élevées on utilise un moteur série. Le principal
défâut vient de lâ présence de bâlâis inévitâbles. L'alimentation se fait à partir du réseau
28 volts continu. Certains gyros fonctionnent même sur pile de 4,5 volts.
La vitesse de rotation est peu stable,
En résumé, ce type de qyro est très Deu utilisé,
114
In s//une nts GW scopiq ue s
Alimentâtion alternâtive
C'est la solution la plus répandue. On utilise des moteurs asynchrones (plus de balôi).
Afin d'obtenir un moment d'inertie élevé, on dispose le rotor à l,extérieur du stator, la massel
est donc éloignée de lhxe et augmente considérablement le moment d,inertie à masse égale.
Rotor
Alimenlation
Surveillance du fonctionnement
Généralement, tous les gyros électriques sont munis d'un volet dhlarme appelé drêpeau
ou FIôg. Ce drapeau se présente sous la forme d'un petit rectangle de couleur rouge, avec, sojt
une croix, SO't l'inscription OFF.
Dans beaucoup de côs, on ne surveille que la présence de la tension d,alimentation.
Sur les gyros électriques âctuels. un circuit plus complexe permet de s'assurer de la
validité de l'information fournie. A titre indicatif, voici quelques surveillances :
-
Tension correcte (au-dessus d'un seuil correspondônt à environ 80 yo) ;
-
Ordre des phases correctes (en triphasé seulement) ;
-
Vitesse de rotâUon supérieure à 75 o/o de la vitesse nominale ;
-
Position de l'axe gyro (défaut de verticâltté ou d'horizontâlité) ;
-
Surveillance du système érecteur,
Le drapeau apparaît lorsque l'une des conditions n'est pas remplie.
G - Gvromètrês laser
Les gyros mécâniques aont utilisés princjpalement dans les centrales de navigation par
inertie (INS). Aduellement, dans les centrales à inertie strap-down (IRS). on préfère utitiser
des gyro-lasers qui ne comprennent qu'une vingtaine de pièces et qui, de plus, foumissent un
signal de sortie de type numérique bien ôdapté aux calculateurs modernes,
1 - Princioe
lJn lôser émet deux rayons lumineux de même fréquence
(donc de même couleur). Ces rayons lumineux parcourent une
cavité résonnânte en sens contraire l'un de I'autre en suivant
des trajets inverses et en se réfléchissant sur des miroirs. Lô
figure ci-contre illustre une reôlisation de côvité résonnante de
forme triangulaire. Pour illustrer le fondionnement, un rayon
représenté en trôit plein tourne dâns le sens des aiguilles d,une
montre ; l?utre, repÉsenté en trait interrompu. tourne en sens
119
/rstumenls Gy,roscopbues
Lorsque l'ensemble est fixe dans l'espace, les deux rayons lumineux pârcourent la même
distance et les deux fréquences d'oscillation sont identiques après < un tour t
S'il y a rotation ôutour d'!n axe perpendiculaire au
plan des deux ondes, trajets suivis ne sont plus
identiques, Analysons la 'essituation sur le schéma ci_
Le râyon représenté en trait plejn part à l'instant
1. Lorsqu'il se réfléchit sur le miroir A, celui-ci est passé
à la position 2A. Le miroir B < fuit > devant le rayon
Lumineux, qui vâ s'y réfléchir lorsque le miroir serâ en
position 38, Ce mouvement de < fuite > du miroir se
traduit, par effet Doppler, par une augrnentation de la
longueur dbnde, ou une dimjnution de la fréquence
A l'inverse, le rayon représenté en trait
interrompu, après réflexion sLrr le miroir B en position
28, voit le miroir A venir à sa rencontre. Il se réfléchit
sur ce miroir lorsqu'il est à la position 3A.
Ce mouvement du miroir vers le rayon lumineux se trôduit, toujours pôr effet Doppler,
pâr llne diminution de lâ longueur d'onde, soit une augmentâtion de la fréquence.
D'autre pârt, on voit nettement que le trâjet 2A-38 effectué par le premier râyon
lumineux est supérieur au trajet 2B-3A eifectué par le deuxième râyon
Par interférométrie on mesure lécart de fréquence entre les deux rayons lLlmineLlx après
un tour, écart quiest proportionnel à la vitesse de rotation.
ce principe relâtivement simple est toutefois difficile à mettre en æuvre de façon
pratique, Pâr exemple un miroir est commandé par un système piézoélectrique qLli permet
d?sservir la longueur de la cavité à un nombre entier de longueur d'onde.
On démontre que le glissement de fréquence, pour une même vitesse de rotation, est
s
oroDortionnel au raDoort
'P r, S étant la surfâce de la cavité résonnante (le triangle dans les
schémas précédents) et P le périmètre de cette même câvité (qui correspond sensiblement à la
distânce parcourue par les Ëyons lumineux en lln tour).
D'autre part, des déperditions ont lieu à chaque réflexion sur un miroir' Le nombre de
miroirs doit donc être le plus faible possible.
La forme du boîtier est donc le résultat d'un compromis entre trois paramètres :
,P
aJ le lacreur déchelle : (qui doil éLre grand) ;
120
ln stru ne nts Gyroscopiq ue s
- Le carré (LITTON) :
*.
l':
!
I
Les deux anodes vont permettre de créer les charrps électriques de sens contraire et
donc les deux râyonnements différents,
Le cheninement total représente 28 cm de lonqueur (7 cm de côté).
La cavité elle-mêrne est en Cervlt, céràmique transluclde d une Lrès grande résistance à
la dilatation et aux déformations. Les spécifications prévoient qu'elle résiste à un facteur de
charge de plusieurs centaines de < g >,
121
,nsf umerls Groscoplques
Les miroirs sont les éléments essentiels de la cavité optique. Ils sont constitués d'une
superposition de couches diélectriques transparentes âyant une épaisseur d'un quart de
longueur d'onde,
Leur pouvoir réfléchissant est très élevé (99 o/o).
Il est donc nécessaire :
- de soigner leur fâbrication ;
- de soigner leur montage ;
- de conserver la distance entre eux constônte.
La précision du gyro laser repose essentiellement sur la maîtrise que l'on a de la longueur
du cheminement optique, C'est pour cette raison qu'il est prévLl un système de réglage
automatique en cours de fonctionnement (cornmande piézo électrique).
4 - Zone âveuole
5 - conclusions
Avantages:
- Grande dynamique de mesure ;
- lnformations numériques directes en sortie ;
- Excellente linéarité et stabilité du fâcteur d'échelle ;
- Grande fiabilité et absence de pièces mobiles ;
- Dérrarrage qudsi nstànrané;
- Faible consommation ;
- Insensibilité aux accélérations et à lê température;
- Peu de mécanique.
Inconvénients:
- Technologie dé icate ;
- Tenue des miroirs dans le ternps (?) ;
- Poids et encombrement plus élevés qu'un gyro classique,
722
I n str u me nts G y ro s c o p i q u e s
a - E!r!
Il s'âgit de détecter une vitesse de rotation autour d'un âxe vertical. Cet instrument
permet donc de détecter les changements de direction et, dans le cas d'un virage, il fournit la
cadence, c'est-à-dire le taux de virage,
L'indicateur de virage est presque toujours associé à un niveau transversal à bille
(équivalent à un pendule). Ainsi en pratique cet instrument est souvent appelé j < Birre-
arguirre >. Cette association permet de contrôler le déroulement d'un virage (tâux de virage et
coordination du virâge), Enfin il faut noter que l'indicàteur de virage est aussi nommé
< Contrôleur CF >.
mg Pa
Par défin'tion :
123
/rslrumênls Gyroscopiques
.lôir: -;
o=9r.n.l
l
L V I"rtt
Lê relation (1) montre que le tâux de virage O est proportionnel à lô tôngente de
l'inclinâison ù et inversement proportionnel à la vitesse sur trajectoire V de l'avion, mais qu'il
est indépendant de la masse de l'avion.
Le taux de virage peut se décomposer sur les axes avion et en pârticulier sur l'axe de
lacet, axe perpendiculaire au plan des ailes de l'âvion,
La projection oL de o sur l'axe de lacet représente la vitess€ de lacet.
g
(2)
La relation (2) montre que la vjtesse de lacet est propoltionnelle à sjnus s, alors que le
tâux de virâge est proportionnel à tan o. Pour des angles d'inclinaison ne dépassant pas 15 à
20" la divergence entre les deux valeurs est relativement rédujte, Par contre à 30o l'erreur est
déjà de 10 o/o.
L'indicateur de virage mesure plutôt le taux de virage, Cette mesure n'est pas toujours
très juste. comme nous le verrons plus loin, mais suffsante, Par ailleurs, pour le pilotage
automatique, il est nécessaire d'âvoir la vitesse de lacet (pour les âutres âxes âussi). ce
parômètre est obtenu âvec un < gyromètre de lacet >.
Indicateur de virage + valeur approchée du taux de virage,
Gyromètre de lacet = vitesse autour de l'âxe de lacet par mesure du couple
9yroscopique.
c - er!.Ecipc-deIlnllllalcurlleJlres€
Pour détecter une vitesse, la fixité d'un gyroscope n'est plus intéressante. Par contre, la
précession permet, à pârtir d'un couple appliqué (provoqué par le virage qui oblige le gyro à
tourner) d'obtenir une vitesse de précession. Pour celô le gyro ne doit pas être libre, màis à
l degré de liberté.
Dans un indicâteur de virâge l'élément sensible est donc un gyroscope à axe
tarsveisa, dont le deuxième cadre serait solidaire du boîtier de L'instrument,
Le gyroscope n'a donc plus qu'un degré de liberté pâr rapport à l'avion (1 seul cadre).
Lâ position de l'âxe gyro n'â pas lieu d'être asservie à une référence, d'oir absence de
système érecteur,
Vue de Iâ plâce pilote, la toupie gyroscopique est montée comme une < roue de
brouette > (comme si le pilote poussait une brouette devant lui). cette image donne non
seulement lbrientation du gyroscope mais également le sens de rotation. on démontre que,
124
In stru m e nls G y ra sca p i q u e s
pour une meilleure précision, le vecteur rotation de la toupie doit être orienté vers la qauche,l
c'est-à-dirc que la toupie doit tourner dans le sens des aiguilles d,une montre lorsqu,on la
regarde de la droite (règ e du tire-bouchon).
Le gyro n'â aucune liberté autour de l,axe vertical ; quand J,avion vire/ il est obligé de
tourner avec la même vitesse de rotation et it tend à précessionner. Ainsi, ie gyro réalit en
tournant autour de son seul cadre YY', mais un ressort de rappel s,oppose à ce mouvement.
125
/nsirumenis GYloscopiquês
:'26
1n stru n e n t s G y roscop i q u e s
E - Niveâu transversal
L'indicâteur de virage est toujours associé à
un niveau trânsversal, C'est un pendule constitué
par une bille non métallique et mobite dans un
tube de verre incurvé de diamètre tégèrement
supérieLrr et rempli d'un liqLride inconqeiable aux
températ!res d'utilisation (Toluène). Ce tiquide
joue le rôle d'âmortisseur,
L,ne des extrémités du tube constitue une
chambre d'expansion thermique permettant la
diiatation du liquide. Enfin deux repères centraux
délimitent la position médiane.
. Si Pa est confondu arecZZ',le virage est correct et la bille est locâlisée entre les deux
reperes,
Si le tôux de virôge et ljnclinaison ne sont pôs en accord, le poids âpparent n,est plLls
dans la direction de ZZ'. La bille indique la direction du poids apparent.
Si la bille est décatée à l'extérieur du virage (cas du schéma ci_dessus), t,inclinàjson est
trop faible pour le_taux de virage (ou le taux de virage est trop fort pou;'J,ind;aison); te
virage est . d-érèpé -..I1 faut soit augmenter l,inciinaison, soit di;inuer le taux ae viragé
decalant le palonnier à drotte, c'esFà-dire en < mettant dLr pied > à droite, dans le aasien du
schémô précédent).
Si la bille est décalée à t'intérieur du vjràge, I'tnclinaison est trop étevée Dour te taux de
virage; le virage est < gJissé >. Il faut soit diminuer l,inctina,son, soit auqmenter Ie taux de
virage en < mettant du pied > à t'intérieur du virage.
727
In stru n e nl s Gyto s c opi q u e s
Dans les deux cas, si on décide d'agir sur le taux de virage, il faut actionner le palonnier
du côté d! déplàcement de la bille, d'oùr a'expression bien connue des pilotes : < Le pi€d
chasse la bille >.
G bille est sensiblement en butée pour un écârt d'inclinaison de 10' par rapport à
l'inclinaison requise po!r le taux de virage.
Le taux dà virjge, l'inclinaison et la vitesse sont liés par une relation simple :
- Vâleurs de référence : Taux 1 ; TAS = 100 kt ; inclinaison = 15" ;
- Lorsqu'un paramètre varie, on appliqlle une simple règle de trois, en se
souvènant bue le taux de vlrage est proportionnel à l'inclinaison (en fait il est
propoitionnel à 1â tangente de l'inclinaison, mais pour les fajbles inclinâisons on
ieui conrondre l'anglJ et la tangente) et inversement proportionnel à là vitesse
de l'avion (TAS = TrLle Airspeed).
Par exemple, le taux 1à 120 kt nécessite une inclinaison de :
o= 11" 12s = 1s"
100
Avec une inclinaison de 15' à 2OO kt, le taux de virage est de I
r^u"=-L;1ç6=l2
200
F - Interorétation
Les différents câs de figure possibles sont présentés dans les tableâLlx sujvants'
g
6
Inclinaison à gâuche lnclinaison nulle Inclinâison à droite
g
;
Inclinaison trop forte lnclinaison trop faible
(vol glissé) Inclinaison correcte (vol dérapé)
124
In sttu nent s cy rascapiq ues
E
;
Inclinaison trop forte
(vol qlissé) Inclinaison correcte Inclinaison trop forte
(vol gl;ssé)
Dans le cas du .oulage au sol, l'inclinaison est, bien sûr, pratiquement nulle, Le roulâge
est lbccasion de vérifier le fonctionnement de l,indicateur de virêge :
- L'àiguille doil se déplacer oans te sens du virage (à gaucne pour un viràge
gauche, à droite pour ur virâge à oroite)
- La brlle doil panir en bJrée â t,extérieur; du viràge (à droite pour un virâge
9àu( he, à gàLche pour un vi-àqe à d-oite).
o22 04 03
a - E-ut
Ën pilotage basique, il est nécessajre de môintenir une assiette lonqitudinate et Llne
inclinèison_ larérare défrnies pàr rapport à une référence horizontare. cet"te iérérence
est
m,a,ter àttsee par I horizon,naturel en piloiage à vue, par contre, en pilotâge
sans visibilité, il est
necessaire de reproduire "horizon de référence.
La.seule référence disponibte à bord de l,âvion est ta verticale. L,horizon est donc
.
nateflàirse pèr to perpendtculaire à la verlica e.
l'instrument basique de pilotage ; tl se trouve donc situé en plàce d,honneur sur ta
, ,C'est bo-d.
planche!e Normalemen_t tes yeJX dLr pi'ote devra,e-r érre perpe;dicutarre; au ptan de
reclure des lnformations. En fait l,instrument est décalé vers le bas afin de permettre
une
vision extérieure.
129
/nslrumerls Gyroscop,?ues
B - Principe
L'horizon artificiel doit donc déteder avec precision la verticale locale.
La verticale en un lieu donné peut être môtériâllsée par un pendule.
l'4alheureusement. cette référence n'est valôble quâ la condition que le déplacement par
rapport à la terre se fasse à vitesse constante, de manière à ce que le pendule ne soit soumis
qu'à l'accélération de lô pesanteur. En elïet. dès que le pendule est soumis à d'autres
accélérations. il s'aliqne, non pôs sur lâ verticale locale, mals sur la résultante des
âccélérations auxquelles il est soumis, ctst-à-dire la verticale apparente.
D'autre part, pour éviter le plus possible les mouvements parasites, on doit utiliser un
capteur qui reste fixe dans l'espace,
q,Nru.mNrr
130
I rctru me n t s G y ro scop i q u e s
C - Svstème érectêur
1 - Principe
Le but du système érecteur est d?rnener l'axe du gyroscope dans le plan vertical et de
l'y mâintenir. Le schéma de principe du système érecteur est représenté cÈaprès.
Un système pendulaire fournit la référence de veËicale, Le signal d,erreur. entre Ia
position du gyroscope et Ia référence pendutaire, est traduit en un couple appliqué au
gyroscope pour etfectuer le recâlage. Le recalage utilise la propriété de précession pour recaler
l'axe du gyroscope.
La grande inertie gyroscopique permet, avec un asservissement êpproprié, de filtrer les
oscillations pendulaires.
Le système érecteur ô donc pour rôle d'asservir l,axe du gyroscope à une référence
verticale comme il a été vu depuis le début du chapitre sur l,horizon artificiet. Ce système doit
réaglr sur deux axes perpendiculâires.
La vitesse d'érection doit permettre de compenser lâ dérive lente de l'axe dLr gyroscope.
Cette dérive est due :
- Aux imperfecbons mécaniques, qui créent une force fâisant précessionner lhxe du
gyroscope (précession mécanique) ;
-
Au mouvement de la Terre, qui provoque un mouvement apparent de l,axe du
gyroscope è une vitesse max;male de ! tour/24 h, soit 15olh (précession
astronomique);
- Au déplôcement de l'avion sur la Terre, qui se combine avec le mouvement de la
Terre et crée un rnouvement apparent de l'ordre de 0 à 10"/h (précession de
déplacement).
La vitesse d'érection ne doit toutefois pas être trop tmportante poLrr éviter Jes erreurs
dues aux accélérations parasites, notâmment en vjrage.
Par ailleurs. lors de lô mise en ceuvre de l,horizon artificiel, la position de l,axe est
normôlement quelconque. Avec la vitesse dGrecLion retenue, la position verticale risque d,être
longue à atteindre. En pratique, l'instrument est utitisable entre 1 et 3 minutes âprès sa mise
en fonctionnement. On parvient à ce résultat par les procédés suivants :
- Peu âprès lhlimentation, on bloque le gyroscope (cadres et axes
perpendiculaires). L'axe du gyroscope est âmené mécaniquement à une position
peu différente de lâ verticale. On débloque quelques instants âprès. Tous les
horizons n'ont pas de commande de blocage extérieure.
131
Inslrumeds Gyroscopiques
132
In stu n e nt s Gy ro scop iq ue s
Remarques : Les jets dbir qui débouchent dans le boîtier provoquent cles remous qui se
lraduisent par des couples pârasites et qui nuisent au bon équilibre de lbnsemble.
Enfin, il faut remarquer que ce système éreC(eur est opérânt tant que l?limentation
,neurnôtique exjste, Ceci a pour conséquences que :
- Pôr suite d'une panne de dépression, l'instrument devient vite inutilisable,
les erreurs de verticale n'étânt plus corrigées (1 à 2 minutes) ;
- En cas d'accélérations parasites, lérecteur tend à âmener l'axe qyro vers la
verticale apparente.
oétecteur : Il est fixé sur le cadre intérieur pour suivre tous les mouvements de l'axe de
: touPie,
ljn tube de verre incurvé avec un très
;:and rayon (pour un maximum de
Elælodes
Si le gyroscope est verticâ|, lô bulle est au centre et les deux impédances AB et AC sont
-:3les,
Si le gyroscope se décale, la bulle, en se déplâçânt, va provoquer une inégalité des
-f,édances, l'une ôuqmentant tandis que I'autre diminue.
133
,nslrumenls Gyaoscopiques
134
I n s{r um e nts Gyto scopiq Ltes
4-Erecteuràbilles
C'est un ensemble mécônique,
indépendânt de la source d'alimentôtion du
gyroscope. On ne le retrouve cependânt que
sur les gyroscopes électriques,
Ce système érecteur est très ancien et
fait lbbjet d'un brevet frânçâis très convoité.
135
/,?sf uments Gyroscopigrês
Exâminons le comportement du
mouvement des billes en un tour, Poinl haut
Dans la partie montante, la bille
est poussée pôr son do;gt à vitesse Blllê
uniforme. Ceci est vôlâble jusqu'au montân{ê
point haut où la bille se détache,
sollicitée par la composante de son
poids.
Dans la pôrtie descendônte, lâ
bille roule d'un mouvement âccéléré.
Ensuite, arrivée au point bas, la bille
reste immobile jusquâ ce que le doigt
revienne la remettre en mouvement
pour recommencer un nouveâu cycle,
Le centre de gravité de l'ensemble
des billes n'est plus sur l'axe de la
Point bas
toupie mais il est décalé ôu point G pâr
rapport à cet âxe. Il se produit un
couple qui peut être décomposé suivant les deut ôxes perpendiculaires.
G1O perpendiculôire à la ligne de plus grande pente va produire le mouvement de
précession qui redressera l'axe du gyroscope. C'est l'érection méridienne.
Par contre. G2O provoque une précession nuisible qui tend à décaler l'axe du gyroscope
dans une diredion perpend;culôire âu résultat escompté.
En prôûque, le redressement de l'axe du gyroscope s'effedue principalement par le
couple de moment G1O. Le moment G2O, qui est plus faible, est en partie compensé par une
très légère pendularité de l'ensemble gyroscopique. Il stnsuit que l?xe du qyroscope décrit un
cône dont l?ngle âu sommet n'est que de quelques minutes d'ângle. Ce mouvement est
invisible sur l'instrument,
Une autre remarque est également très importante à savoir. Si, pour une raison
quelconque, l?limentôtion du gyroscope est coupée, l'érecteur fonctionnera toujours tânt
que le gyroscope tourne. Avec les construdions actuelles, les toupies peuvent tourner encore
pendant une quinzaine de minutes à partir de la coupure d'alimentation.
Avec un horizon à érecteur à
billes, à pôrtir d'un défâut
dâlimentation, les informâtions
sont encore exploitables pendant
une dizaine de minutes,
Ensuite, l'inertie devient trop
faible et les erreul.s augmentent.
C'êst pour cette raison que
sur les avions actuels tous les
horizons de secours sont munis
dGredeur à billes.
136
I n st rume nts G yro scopiq u es
Pour ce qui concerne les accélérations parasites, il est possible de neLrtraliser l,effet de
l'érecteur en bloquant les billes par un taquet qui empêche la bille de prendre de l,avance sur.l'liÏ
le doigt. Ce taquet est commandé par un contrepoids situé 9Oo en âmont de Ia bjlle
correspondante.
Lorsque le petit pendule ne détecte plus d'âccélération, la bille est de nouveau libérée.
Dans le cas de l'erreur âu décollage, l'asservissement en tangage est neutralisé. tandis qu,en
roulis l'érecteur fondionne normalement
D - Réalisations
1 - Horizon ârtificiel < classioue r>
Sur le câdre extérieur est également monté un disque que lbn âppette ]e < ciel >. CeluFci
est coloré en noir ou en bleu < ciel >, Dans la partie supérieure, un index est disposé. A
remarquer que la barre et I'index seront toujours perpendiculaires. Cet index permet
d'effectuer les lectures d'inclinaison latérale grâce à des graduations disposées sùr le boîtier,
qénéralement tous les 10ô.
r37
/nstrumenls 6j,1oscop,gues
i'rlé@u
'-'.'.---
.-----x
Brâs dè la bârE d'hdÈon
Tout d?bord, la détection s'effedue entre le cadre intérieur et le cadre extérieur. Lors
d'un mouvement d'assiette longitudinale, il faut entraîner la barre d'horizon. Un doigt, solidaire
du cadre intérieur, commande un déplacement verticâl de lâ bârre,
supposons l'ôvion cabré. Le gyroscope et le câdre intérieur restent verticaux. Par contre.
le cadre extérieur s'incline et le doigt entraîne la barre vers Ie bas, Ceci est normal, car, si
l'avion cabre, le nez de l?vion, donc la maquette, est au-dessus de l'horizon.
Inversement, si l'avion pique, la barre est entraînée vers le haut; la maquette est en-
dessous de l'horizon.
134
In stru me nts G y to s c o p i q u es
Enfin, dans quelques types d'horizons qui disposent d'un mécanisme de blocage du
gyroscope, un bouton extérieur permet la commande de ce blocâge,
A titre de synthèse, on a résumé sur le tableâu ci-après les différents cas de figurations
possibles I
Aile gauche basse Ailes horizontâles Aile droite bâsse
fùrâoe à oauche) (inclinaison nulle) rviraoe à droite)
'o€
EE
I
I.q
.gî
,oE
Limitâtions :
En reprenant la vue descriptive représentée âu paragraphe précédent, on peut
s'apercevoir que la commande au tôngage est forcément limitée, à cause de son principe de
transmission. La sensibilité décroît lorsque l'ôssiette augmente. II ôrrive même que la bârre ne
se déplace plùs et se trouve donc bloquée. Des butées sont disposées pour limiter les
débattements. Ceci est vâlâble en tangage et en roulis également,
Pour ce type d'instruments, les limitations sont les suivantes :
139
I n stru m e nts G y ros co p i q u e s
La barre d'horizon est maintenant remplacée par un tambour. Lors d'un mouvement en
tangagè, supposons l?vion en cabÉ (cas de la figure), la transmission s?ffectue par un
ensemble d'engrenages et commande un tambour. Les graduations portées sur ce dernier
indiquent les valeurs des angles d?ssiette (en dizaines de degrés). Pour la commande en
roulis. aucune particularité, le tambour êst entraîné autour de l?xe longitudinal avion.
Sensibilité, limitations
La commande en tangage étant effectuée par l'intermédiaire d'engrenages, il est
important de constater que la sensibilité est alors constante quel que soit l'angle d'assiette'
De plus, il est possible de concevoir un tel instrument sans butée. La liberté est alors
totale en tangage et en roulis. C'est un horizon acrobatique'
En fait il existe deux modèles distincts :
140
In struments Gyro scopiq u ê s
Présentation, f iguration :
Elle est très légèrement différente de I'horizon ( classique >. Le ciel n'existe plus puisque
remplacé par le tambour. Pour différencier le côbré du piqué, le côté positif (cabré) est coloré
en bleu clair, tandis que la partie inférieure (négatif) est de couleur noire.
ta maquette est généralement réglable et commandée par le bouton situé en bas et à
droite. IJne graduation permet un préaffichage d'ôssiette. ce même bouton commande un
dispositif de blocage momentâné en tirant dessus (pour assurer une éredion rapide à la mise
en fondionnement, voir plus loin).
A titre d'exemples. voici quelques figurations.
Vol horizontal
141
lnstrumerts ôyroscopiquês
4 - ADl](Âttilurle-DlIcclcrJDdlcalerL
lJne boule schématise l'horizon, commandée en
tangage et en roulis. Lô sensibilité en tangage est tres
grande et atteint 1,7 mm/o.
Cette présentation fait pôrtie des < instruments
intégrés actuels. Dans le même boîtier se trouve
"
regroupé une multitude de fondions telle que :
tendances du directeur de vol, indicateur de virage et
bille, écarts localizer et glide slope, etc.
Dans cette présentôtion, la
maquette est
obligatoirement fixe à cause de Ia multitude des
informations. un décâlage sur une fonction
l'entraînerôit également pour les ôutres
142
Instruments G yroscopique s
Si le pilote affiche à l'horizon une assiette de montée initiale, l'assiette réelle sera
inférieure à l'assiette indiquée par l'horizon aÉificiel. La sécurité n'est donc pas en cause.
Le principe de cette erreur a été v! êu décollage, mais il ne fâut pas oublier qutlle se
manifeste à tout changement de vitesse, Par exemple lors d'une régression de vitesse, lors de
la sortie des volets ou des ôérofreins en palier, on obtient alors une indication de faux piqué,
R€mèdes ! Pour empêcher l'âxe gyro d'aller vers la verticale apparente il suffit de
neutraliser I'action de lérecteur, l4ais âttention ! Pôs trop longtemps car le gyro est alors libre
et les autres erreurs de verticale réapparaissent (impefection, rotation de la terre, etc,,,), En
prâtique/ on peut laisser un gyro libre pendant quelques minutes (5 au maximum).
- Avec lérecteur à volets pendulaires il nt a aucune solution donc l,erreur est
présente.
- Sur l'éredeur électrique on coupe l?limentation du moteur couple qui intéresse
le recalage en tangage.
- Cette coupure est généralement provoquée par un détedeur d'accélérâtion (petit
pendule ou boule de mercure) qui est réglé à 0,5 m/sec/sec (verticale décâlée de
3" environ).
- Sur ltrecteur à billes on procède par un système mécanique, Un taquet est
commandé par un contrepoids situé 90o en amont de la bille correspondante. Ce
système a déjà été décrit plus haut.
Enfin, il faut signaier que, dâns le côs où l'erreur se manifeste ôu décollage (sur la
majorité des ho.izons artificiels), il est possible de décaler lô maquette avant le roulage.
,.+.L
Frsrrl r0uli!e ,lur1€ ànt d!.slÈsr
143
,nsr/um6nts Gyroscop4ues
t44
In stru me nts G y ro s co piq u e s
I
'I
o.'/ t
Trace âu solde lbxe
Træe au sol de gyro aisimilé à
I'axe gym en
Trace au sol
Après 90o de virôge, I'avion est en O au cap 270., Lô verticale âpparente est en A2. L.axe
du gyroscope est à la position T2 par rapport à O, soit décalé vers t.arrière et à droite (n,oubliez
pas que l'avion est en O).
Au bout de 180" (At. lhxe est vers l'ârrière en T3. A remarquer que, dans ce cas,
l'erreur est mâximum et représente 2r.
145
/rsfruments Gfoscoprques
Après 27Oo (Aa) l'axe du gyroscope est en Ta soit vers l'arrière et vers la qauche.
Enfin, après 360ô. lhxe du gyroscope est .evenu vertical. Ceci n'est pas tout à fait exad,
mais peu différent.
Pour slmprégner de cette erreur, il est plus aisé de ésumer sous foffne d'un tableau
réca pitulôtii
On considère que l'ôvion vire au tôux standard (1 tour en 2 minutes). La vitesse
= 1,5o. L'avion est incliné à gôuche.
d'érection est supposée de l'ordre de 4 à solminute, soit r
Nulles
Inclinaison : correcte
Constâtâtions :
t46
In stru me nts G yto scopi q u e s
Pâr âilleurs, il faut penser que, plus le virage sera lent (et donc durera plus
longtemps), plus grande sera l'efiêur, De même, cette erreur est proportionnelle àlâ
vitesse dérection.
Ainsi, beaucoup d'horizons ont le pied d'axe du gyroscope décalé de 1è 1,5o vers
l'arrière.
D'autre part, de la même manière que pour remédier aux accélérations longitudinales, il
est possible d'ânnuler l'effet du système érecteur (excepté pour térecteur à volets
)endulaires), Sur l'érecteur électrique on coupe l'alimentâtion des deux moteurs couples (en
--angage et en roulis) par le détecteur d?ccélération. Sur l'érecteur à billes, le déptacement
rbre des billes est annulé par les tâqlets, lè âussi en tangage et en roulis, Sur ceftains
iorizons, le décalage de l'axe et le blocage de l'érecteur sont utiiisés conjointement.
B - Principe
Pour matérialiser une direction il est nécessaire d'âvoir un gyroscope libre à axe de
:otation horizontal (donc à 2 degrés de liberté). L'axe du gyroscope doit être asservi à Ja
:erre : c'est un gyroscope te estrê,
Rappelez-vôus : gyroscope terrestre = gyroscope libre + érecteur,
147
In stu mê nts G y to scop i q ue s
Pôr ailleurs, si l'axe du qyroscope est bien horizontal, la direction de son axe est
quêlconque. Notre direcuonnel est sans référence lnltiale et il est nécessaire de lui fournir
l'irli llli une origine à partir d'une commande manuelle.
Remarque i Dôns un directionnel pur, le recalage sur une référence est donc manuel. Il
est toutefois possible d'assurer un recalage automatique sur une référence choisie. Nous
obtenons alors un compas gyromagnétique qui est traité à la suite du directionnel.
Pour en revenir à notre diredionnel, on voit donc qu'il ne s'agit pas d'un instrument
capable de s'orienter de lui-même suivânt une direction terrestre fixe (c'est-à-dire à
proprement parler d'un compas), mais seulement d'un appareil plésentânt une inertie
suffisante pour nêtre pas sensible aux accélérations parasites et pouvoir conserver un certain
temps une direction initiale suivant laquelle on lh calé
schéma de principe :
Ug r,È dè fÈi
csps solidrhe
crdrÈ
148
In stru n e nts Gyro scop iq ue s
c - BéêIsalio!
Pour l?spect extérieur de l'instrument, il y a deux présentations différentes : directionnel
à rose horizontale ou verticôle,
Un renvoi d'angle lié au cadre extérieur permet de transformer les déplacements autour
d'un âxe vertical en une rotation sur un âxe horizontal qui commande la rose,
Ainsi, tous les côps sont visibles. lJne maquette avion centrale, ou une ligne de foi,
permet dtffectuer la ecture.
à 45o,90o
Générôlement, des repères
135" et 18bo sont répartis sur l; lndâx ds
périphérie.
Suivant les réalisalions, là rose esr
fixe et une aigujlle indique le cap (système
ancien), ou bien la rose est entraînée
diredement, Un index extérieur, ou une
àutre aiguille particulière, permet une
sélection de cap ou une mémoire de câp à
maintenir.
Ce directjonnel comporte en général
un gyroscope à alimentâtion électrique, de
précision meilleure que les gyroscopes
pneumatiques,
Cette présentation est actuellemenL
1ô plus répandue.
149
/nstrumonts Gytoscopiquâs
R.màrduê:llestoossibledefrànsmettreàdlstancelapositiondudirectiônnelUn
.u".hi;'il;:;-"tËr';.i;;;iàBien;;.entendu,
te iaare extérteur' Le slsnal transmls représente la
la^rose ne flgure plus dans ce montage cet
pLstli" à" gt"-ài*"tionnel.
' lnii.ure s'ui,bett" en pratique DG (Directionnel Gyro)
D- gJÊ!è!ûe.érclleur
1 - Buls
L'axe du gyroscope (axe de rotation de la toupie) dolt
être contenu dans un plan
horizôntal, C'est le rôle du système érecteur'
''- _-ir'ilri."-utqr"., quôu départ, l'ôxe du gyroscope étant dans une directlon quelconque'
Ir *, iài,iîâËoà a'aÀenà' t'are noiiiontal, puis de le maintenir horizontâl'
"iii"t'tài.Ë
- Mise à l'horizontale de l'axe du gyroscope : dans les érecteurs on utilise lâ
rotation (" de là toupie
oiii"oion co.." au dépârt du g-yioscope la vltesse de
de redressement' qui est
H;;Ëi;; i";i;; ;; preiession éit étevée et le temps
Àe"eil-r.Â*t de quelques minutes' en est acceptable Dans certains câs' un cYcle
d'érection rapide n"a""uii" augmentant.lô vitesse .de précession
"rt
ig-tr-or;àp"t eje.ttiqr"s1. oars ies airectionÀels
qui nécessltent.un blocaqe pour le
)ËÉ"Ès" tuoit ci-après), les iadres étônt maintenus perpendiculaires'
lhxe du
gyi;jc-opd est rapiiement amené horizontal en poussant sur le bouton de recalaqe
[valable uniquement avec avion horizontal)'
lô rotation de
- llaintien de l'horizontalité de l'axe du gyroscope i Il faut compenser La vitesse de
i" iitii'Ël Ëaipr".".""t ae ttvion et Éi impdrfections mécaniques
iZàteur aani cette tonction est environ de 1 à 3 degrés/minute Par principe' le
<v<tème érecteur doit matntenir l'axe du gyroscope horizontal indépendamment
;;;;;";;Ë;Ër.-;ài. zi; pu' simplifi;âtlon' en pratiquê dans beaucoup de
entre eux Ainsi en
.,< ôn cê contente cle marntenir les càdres perpendlculaires
20lminute
i'r':JrsË, ;à ii;i"Jr"é, È gvroscope tend à basculer, mais,à raison-de
it.Éu'. négligeable. pit tont'", touiours avion incliné' si on bloque le
dvrôscooe "atles àe-ux cadres seront pèrpendiculatres immédiôtemenl l'âxe duet
il;;;;;;;' ;;i;l;i"JÀaison avion, dtoù ne jàmais recaler le directionnel en
viraqe.
Uentraînementdesgyroscopesétantsoitpneumatique,soitélectrique,lesystème
a*.t"ï riiiirË là- ÀèmË'ror.Ë" d'aliÀentatioir' on rencontre. dolc deux catégories
à:*.J"rË, o"""."tique et électrique. Les types d'érecteurs sont très variés suivant les
principales réalisations
;ô;ctructe'lrs. ll fàut se limiter àux
150
I n stru nents GW sco p iq u e s
Contacls
:_l
Disque isolânt
Sur le cadre extérielr, trois contads sont répartis. Si le gyroscope est horizontal, il nt â
pas de contact éledrique. Si le gyroscope sécarte, un contôct s'établit d,!n côté ou de l,autre
(AC ou AB).
Ce système ntst pôs proportionné et se contente d,assurer l,orthogonalité des cadres, La
pÉcision est de l'ordre de quelques degrés. Aduettement on utitise de plus en plus des
détecteurs électrolytiques qui sont d'une extrême précision. De plus la commande est
proportionnée à lGcôrt et assure l'horizontôtité indépendamment de I'axe vertical. Ce svstème
est ;dentique à celui décrit ôvec l'horizon artificiel.
151
/rslrumêrfs Gyroscopiques
I'
Y.."
152
In st u n e nt s Gyro scopiq ue s
Pour orienter lâ rose. ii est nécessaire de faire tourner le cadre extérieur, pour cela deux
actions sont nécessaires :
- Pousser sur le bouton de recalôge, ceci assure I'engrènement du bouton
avec une roue dentée sur le câdre extérieur ;
- Tourner le bouton, Le cadre extérieur et la roue sbrientent vers une
POsitiOn vOulue,
Ceci paraît simple, môis attention car notre gyroscope est en rotôtion. On impose un
mouvement autour de ZZ', donc le gyroscope vâ précessionner. c'est-à-dire que le câdre
intérieur va basculer. Pour remédier à ce défaut, avant le recalàge, le gyroscope va être
bloqué. En effet en poussant sur le bouton, une palette de blocage se soulève et empêche le
gyroscope de précessionner. Ainsi le gyroscope est bloqué et les deux cadres sont mâintenus
perpendiculaires, Ce système est égâlement utilisé pour ômener l'axe du gyroscope dans le
plan horizontal (voir ci-avant).
Bouton de recalage poussée --r gyro bloqué (0 degré de liberté). Sur certajns
directionnels. dans la position gyro bloqué, un drapeau apparâît à côté de la rose pour bien
repérer cetj:e position anormale. Ce drapeau est souvent repéré B (voir figure présentation
directionnel à rose horizontale). Les Américâins l'appellent < CAGED > et en jàrgon
aéronautique, on parle de < cageD le gyro, Après le recalage, il est nécessaire de redonner
toutes les libertés au gyroscope, c'est-à-dire de le débloquer en tirant sur le bouton.
débloqué)
153
/nslrumerls Gyrcscopiquês
F - Erreurs
Notre direcuonnel, qui matérialise une direction, est loin d'être pâffâit. Après un
recalage, dans les quelques minutes qui suivent, son indication est tout à fait acceptable. Lô
stôbilité du gyroscope, sa grande inertie, le rendent insensible aux remous de l?vion. A terme,
les indications sont entachées d'erreurs, Leurs causes peuvent se résumer en quatre groupes :
1- Imoedections mécânioues
Bien entendu, elles existent. Pour le directionnel, il fâut exâmlner les conséquences sur
les 3 axes i
- axe XX' de rotation du gyroscope :
les frottements se manifestent pàr un
ralentissement de lô rotation du gyroscope. La conséquence est négligeable car .ù
n'est pas pris en compte directement. Bien entendu, il faut quand même que les
roulements aient une bonne tenue.
- âxe ZZ'du cadre extérleur : si on envisâge des frottements sur cet axe, il se produit
un couple lorsque l'avion change de cap. A moins d'un frottement exagéré qu'il ne
faut pas considérer, le couple sur ZZ' produit une précession autour de YY' et le
cadre intérieur sort du plôn horizontâ|. lqais ce défaut est contré pôr l'érecteur qui
ramène le cadre dans un plan horizontal. Donc, les frottements sur ZZ'ne sont pôs
nuisibles dirêctement.
154
In stru me nts Gy tosc o p iq u ê s
axe YY'du cadre intérieur: lols d'évolution de l'avion le cadre intérielr se déplace
par rapport ôu cadre extérieur. Si on considère des frottements sur yy., ils vont se
manifester autour de Z7'et produire un décalage de l'axe du gyroscope dàns le plan
horizontal ; donc un décalage de la
rose qui ne peut pas éLre compensé.
Les frottements sur YY' sont donc les
plus pénôlisants.
2 -Jrf!-ccrcc-de-le-Ieielicr-delalsrc
C'est un défaut inhérent au principe même du diredionnel. Considérons un instrument parfait,
c'est-à-dire que les imperfections mécôniques sont nulles.
L'érecteur maintient pôrfaitement l'axe du gyroscope dans un plan horizontal,
i
Rappel la précession astronomique fait tourner l'axe du gyroscope dans le plan
horizontai à la vitesse de 15 x sin L o/h, vers Iô droite dans l'hémisphère Nord, vers ta gauche
dans l'hémisphère Sud.
Remèdes : On peut ônnuler cette dérive. It suffit par exempte de balourder (mettre une
masselotte) convenablement sur le cadre intérieur, de manière à créer une précession
égale et opposée. Mais, la correction n'est valable que pour une vàteur de Étitude. Un
appareil, corrigé pour 45o de latitude Nord, présenterâ dans l,hémisphère Sud. à la même
latitude, une erreur double,
En prôtique, ce remède n'est pas valable sur les avions commerciaux, Certains
diredionnels possèdent un balourd réglable en fonction de ta latitude d,utitisation (inaccessibte
de l'extérieur).
En pratique, il est nécessa;re de recôler périodiquement et manuellement le directionnel
(environ tous les % d'heure).
155
I n stum ents Gyroscop h ue s
Vs sin Rv tan Lm
60
(dérive en o/h avec vs en kt)
On retrouve que la précession de déplacement est maximâle pour des routes au 090ô et
270ô, nulle pour des routes au 0000 et 1800.
En cumulant les 3 premières erreurs, les dérives gyroscopiques peuvent atteindre 10ô en
15 minutes,
On vo;t donc qu'il est nécessaire de recaler le directionnel, non seulement initialementl
mais à intervalles réguliers de 10,20 ou 30 minutes environ, suivant l'importance de l'erreur.
La comparaison avec le cap fourni par le compas magnétjque permet d'avolr un ordre de
grôndeur de ltrreur,
4 - Erreur de cardan
Cette erreur est pârticulière et n'a pas de point commun avec les précédentes, Souvenez-
vous que la fixité du gyroscope fait que l'axe XX'reste pôrallèle à lui-même. Par ailleurs la rose
est liée au cadre extériev d'axe ZZ'.
Supposons que l?vion vire à plat: L'axe ZZ'est vertical et donc perpendiculaire à XX'.
Tous les âxes sont donc perpendiculaires entre eux, Tous les caps lnstantanés sont corrects,
Revenons à une méthode plus normâle pour un virage, ctst-à-dire avlon incliné. L'axe
ZZ', qui est lié à l'avion, va donc s'incliner d'une valeur identique. Les deux cadres intérieur et
extérieur ne seront plus perpendiculaires (voir schéma page suivante). Dans le cas or) le
système érecteur maintient t'orthogonalité des ôxes, on peut supposer que XX'va s€carter du
plôn horizontal. En regard de la vitesse dtredion qui est très faîble (quelques degrés minute),
on peut admettre, sâns grosse erreur, que ce défaut d'horizontalité est négligeâble pôr rapport
à ZZ'qui est réellement incliné.
L'axe de rotation du virage ntst plus pârallèle
à I'axe zz'. En supposant le virage effectué à
cadence constante on s'aperçoit alors que la vitesse
de défilement des caps n'est pas régulière. La rose
tend à âccélérer par rnoment, puis le mouvement se
ralentit, pour repartir ensuite, etc,,,
Ceci est dû à la trânsmission à lâ cardan,
d'otr ]e nom de I'erreur qui lui est liée.
En effet, si nous décomposons les éléments,
l'axe de rotation du virâge flgure l'axe d'entrée du
cardan ; de l'autre côté, I'axe ZZ' avec la rose des
câps figure l'axe de sortie, Entre ces deux âxes, il
existe le croisillon du côrdan représenté par les axes
XX' et YY'perpendiculaires par construdion.
Le phénomène pârticulier de transmission par
cârdôn est bien connu en mécânique, Pour une
voiture qu; ô une traction avant, le problème des
cardâns est à la bôse du système de liaison entre
l'entraînement et les roues. Quantitativement,
l'erreur de cardan est représentée pôr la différence
entre le cap instantané Ci et le cap réel Cr.
c représente l'angle d'inclinaison de l'âvion.
156
In stru me nts Gyro s c o p i q u es
La démonstration mathématique qui lie ces ângles est trop complexe pour être reprise
dans cet ouvrage. Il faut se contenter de lâ relation qui existe entre ces angles.
tôn Ci = tân Cr cos o
Dhprès cette relation, on s'âperçoit que l?rreur s'annule tous les 90o.
Pour les faibles inclinaisons, l'erreur est négligeable. A 30o, l'erreur atteint 4., et croît
ensuite assez rapidement. A 60', ltrreur est de 18o. Au-detà de 60o. l'erreur est très
importante.
Pour l'instant, l'erreur est envisagée pour un avion
en viËge, en supposant que la pente so;t nulle. Il va de
soi que. si l'avion a une assiette longitudinale
importante. il existe encore une autre erreur de cardan.
Eafin, il faut remarquer que cette erreur de cârdôn
n'esr pas due à une précession ou dédve gyroscopique,
En conséquence, l'erreur s'annule dès que l'avion est
revenu à l'horizontale.
L'erreur est sensiblement mâximum aux caps inter
cardinaux et nulle âux caps cardinaux,
157
In stru me nts GW scopiq u e s
A - cénéralités
Le compas gyromôgnétique complète le directionnel.
On les ôppelle également gyro compas asservis ou coupleur compas.
Un compas gyromagnétiquê permet dâssocier un gyro dirêctionn€l êt un compâs
à induction terrestre (vanne de flux) en utilisant les avantâges de chacun des instruments,
COMPAS GYROMAGNETIQUE
Pour obtenir une référence magnétique avec un signal électrique ll fôut procéder à la
détection du champ magnétique terrestre, C'est l'objet de la vanne de flux, dont le principe â
déjà été expliqué.
158
In stru me nts G y ro s co piq u e s
Ainsi, supposons que le cap gyro soit différent du côp magnétique. Le signal d'erreur va
commander le moteur de recalage jusqu'à annulation de ce signâ|. On aura alors Cm = CA et
le gyroscope directionnel sera orienté sur le cap magnétique. L'indicateur de cap peut ainsi
être lié directement à la pos;tion du directionnel.
Allons un peu plus ôu fond du problème. Pôr définition, I'information de côp môgnétique
n'est pas stable. Il s'ensuit que la commande de recalage vâ suivre ces fluduations, A la limite,
avec une grande vitesse de recalage, le gyroscope ne servirait plus à rien, Bien entendu. il
n'en est rien. En effet, il s'âgit, en fôit, de compenser les imperfections du directionnel pur. S;
nous admettons que les erreurs maximâles du d;rectionnel sont de 60 degrés/heure, soit
l degre/minute, une vitesse de recalage de cet ordre est suffisante, En pratique, et en
fonctionnement normal, la vitesse de recalage est de l'ordre de 1" à 3o/m;nute. Ajnsi, cette
faible vitesse permet de filtrer toutes les oscillations ou erreurs de la vânne de flux et de ne
laisser paraître que la valeur moyenne.
Tout ceci ntst valable qu'en admettant que le côp gyro est peu différent du côp
magnétique, c'est-à-dire en fonctionnement normal. Pâr contre, lors de la mise en ceuvre, il
est possible que Cm - Cg soit égâl à 180ô. A la vitesse de 1"/minute, il faudrait 3 heures pour
que le recalage soit effedué | Pour remédier à cet inconvénient, tous les compas
gyromagnétiques sont munis d'un système de recalâge rapide. Ce système peut être manuet
ou automatique, Ceci sera vu ôvec les différentes réalisations.
Le schéma précédent est complété par un sélecteur de mode, Lorsqu'un avion est
équipé d'un compas gyromâgnétique, le directionnel n'existe plus à l'état pur. Le sélecteur de
mode est sur la position < slaved >, correspondônt au fonctionnement normal, c,est-à-dire
asservi à la vanne de flux. En cas de défalt de lâ référence magnétique ou de la chaîne de
recalage, il est toujours possible d'éliminer cette fonction en passànt le sétecteur sur la
position < gyro libre > (c?st malgré tout un gyroscope terrestre avec son système érecteur).
On retrouve alors le directionnel quifonctionne en directionnel pur,
Enfin, il est possible d'entrevoir une autre fonction en pâssant le sélecteur sur la
position 3. Dêns le cas où la référence magnétique ne peut plus être utilisée, en connaissant
les données du vol il est toujours possible de précalculer les dérives du gyroscope (fonction de
la latitude, de la vitesse sol, de la route vraie. etc...) et de les ôfficher. La chaîne de recalage
provoque alors une précession égale, mais de sens opposé aux dérives et l,axe du gyroscope
est alors fixe, C'est ce qui est réalisé dans le compas polaire,
Voilà ies principes de base, utilisés dans les compês gyromagnétiques, d'autres détâils
seront donnés dans les réalisations suivantes. Souvenez-vous :
- Le compas gyromagnétique est un directjonnel recalé ôutomatiquement sur une
référence magnétique (vanne de flux) ;
- Le recalage normal est à vitesse lente (1 à 3olminute) pour fiftrer les oscillations
du cap magnétique et corriger uniquement les dérives du gyroscope ;
- Nécessité d'un recalage rap;de particulièrement à la mise en ceuvre ;
- Possibilité de revenir en directionnel pûr.
159
,nsfn mênls Gyloscopiquês
ffic
i":\\\l
- compas ovromaqnétiouê avec axe dvro orienté aù Nord Maonétloue
" . Comme nous le verrons, dans la mâjorité des compas gyromâgnétiques, l'axe du
gyroscope nest pas directement orienté sur le Nord magnétique. En effet, il n'est demandé au
gyroscope que de conserver une diredion, peu importe que son âxe soit orienté ou non sur la
référence magnétique. c'est seulement les indicateurs qui doivent être réglés sur le cap
magnétique.
Toutefois, pour des raisons de facillté de réalisâtion, il existe des compas
gyromagnétiques dont l'ôxe du gyroscope est directement orienté au Nord magnétique; en
voici lâ réâllsâtion.
160
In stru m entg GW scop iq ue s
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161
/nslrumenls Gyroscop,ques
2 - Eglctlg!-ne!!€r!9-Earuculierg
Rêcalage rapide :
Lors de la mise sous tension, la position de l'axe du gyroscope est quelconque et donc
différente du Nord môgnétique. Bien entendu, il n'est pas question de conserver la vitesse de
lô chôîne de recalage à 2 ou 3 degrés/minute, Il est alors possible de modifier cette vitesse en
lâ faisânt pâsser à 50 degrés/minute. Un bouton de recâlage rapide permet d'en effectuer la
commande. Cette grande vitesse de recalage subsiste jusquâ 3 degrés du côp magnétique.
Ensuite, on retrouve la vitesse de recalage normale de 2 à 3o/mlnute.
Gyro libre !
Un défaut de la chaîne de recalage est toujours possible De plus, la foudre peut
provoquer des perturbations magnétiques sur lâ vanne de flux. Pour remédier à ces défauts, il
est possible de retrouvêr un directlonnel classique en élimlnant la chaîne de recalage en
passant le sélecteur de fonction sur < gyro libre >. Dans ce cas, les dérives du gyroscope vont
de nouveôu se manifester. ll est toutefois possible de corriger pérlodiquement l'orientation de
côp. Cette commande permet de décôler, dans un sens ou dans l'ôutre, l'axe du gyroscope à la
vitesse de quelques degrés/minute.
La précision d'ensemble de ce compas est envircn de 2 à 3 degrés sur les différents
indicateurs. Il présente une grande souplesse d'emploi. ce type de compas est souvent un des
élémenLs constituants d'une centrôle gyroscopique,
D-@
c'est un des compas les plus répandus, Il est un pe! différent du système précédent,
mais la majorité des principes précédents lul sont applicables Voyons d'âbord lâ version lâ
plus ancienne.
1- gesclirlioD-:lgrcÉgllsncr!3éréd
Le directionnel est monté dans l'indicateur principal de cap. La rose ou une aiguille,
suivant les modèles, est liée au gyroscope pôr l'intermédiaire d'un embrayage
électromagnétique. En fondionnement normal, la rose est solidaire du gyroscope. Dans
l'indicâteur, et toujours solidaire de la rose, on retrouve un synchro détecteur d'erreur s1.
Celui-ci est en liaison âvec lâ vanne de flux qui est clôssique et pendulaire. Le signal
d"rreur (à 800 Hz) est appliqué à des bobines de précession après avoir été amplifié et
démodulé. La précession qui en résulte a pour effet d'asservir le directionnel sur une Éférence
magnétique. Le fonctionnement bôsique est donc toujours le même. La vitesse de recâlage est
de lbrdre de 1à 1,solminute.
i
i--
162
In stru me nts G y ro s c o p i q u es
Cette faible vitesse permet de filtrer les oscillôtions de la vanne de flux. par ailleurs,
l?rreur en vlrage de la vanne de flux est pratiquement sôns effet notable, Il n'y a donc pas lieu'\\ll
de couper la chaîne de recalage en virage,
Un synchro transmetteur Sz permet de renvoyer l'information de cap vers un ou plusieurs
répétiteurs.
Un inverseur permet de passer en gyro libre (fondion DG - Directionnal Gyro) en
coupant la chaîne de recalage.
2 - Svnchronisation
163
In stru mê nt s G y ro s c op iq ues
Dans le câs d'un dépassement lors d'un recalage, le signal s'inverse ainsi que
l?nnonciateur et il suffit de revenir doucement en arrière.
Attention : en tournant le bouton dans le mauvais sens, un faux zéro serait établi avec
une effeur de 1800 I
Remârque i Lhnnonciateur de synchronisation permet, comme son nom l'indique,
d'effectuer lô synchronisôtion rapide et manuelle du compas, Pâr la suite, il permet de
surveiller le fonctionnement de lô chaîne de recalâge. Lorsque l'avion est ôu sol, le . ou la + ne
doivent pas appâraître en fonctionnement normal.
Par contre. pendant le vol, par suite des oscillations constantes de la vanne de flux, le.
ou la + apparaissent alternativement. Ces apparitions sont normâles et, en fait, signalent le
bon fonctionnement du compôs. A! contraire, une âpparition prolongée du . ou de la + en vol
horizontôl serôit due à un môuvâis fonctionnement ou à une désynchronisation,
3 - CSEPaS-GIBOSYIIISCeIDiÉ
c'est tolt simplement la version modernisée du compas précédent, Pour améliorer les
performances générales de ltnsemble, le gyroscope directlonnel ne peut subsister dans
l'indicateur principal, En effet, cette séparation permet d'avoir un gyroscope diredionnel plus
imposant et donc une meilleure fixité. De plus, l'élaboration des circuits électroniques âctuels
permet d'assurer une surveillance de fonctionnement plus poussée, Nous allons décrire
rapidement le fondionnement général,
Le directionnel est toujours muni de son érecteur avec un détecteur éledrolytique et son
moteur d'érection en site. L'orientâtion de ce diredionnel est transmise à I'indicateur principal
par I'intermédiaire de 51 et de 52. Le synchro S, est commandé par un système ôsservi
(ômplificateur A1). Lâ position de 52, et donc de la rose, reflète la position du directionnel.
Dans s3, on eflectue la différence entre te câp magnétique et le cap indiqué. Le signal d'erreur
est traité dans l'amplificateur A2 et commande le moteur de recalage du diredionnel. En
appuyant sur le bouton de synchronisation, on entraîne le stator de 52. Un signal apparaît et la
rose vô être entrôînée ainsi que le rotor de 53. L'utilisation est donc identique au compas
précédent. Le cap est retransmis pâr le synchro 54,
Dans l'indicateur principal. un drapeau rouge repéÉ < OFF > peut apparaître en cas de
défaut du compas. Cet alarme-compas est commândée par les circlits de survêillance
(alimentâtions, vitesse du gyroscope, érection, fonctionnement interne des âmplificôteursl
asservissement, continuité de certains circuits, surveillance de la chaîne de recalage, etc...).
Dans l'indicateur présenté sur le schéma, on retrouve deux aiguilles, Elles sont
commândées par les gisements des récepteurs VOR o! ADF. Ainsi, sous lhlguille, on lit alors
les relèvements magnétiques des stâtions râdio (QDM). Dans la pratique, l'indicôteur est alors
appelé Rl4I (Radio Magnetic Indicator).
164
In stru me nts G y ro s co piq ue s
*"-l
nolt
\-/--t-'o'^"à
.-'"".,-",, | 1€'-j'
.. --ï_t':
La précision générôle du compas gyrosyn est de l'ordre de 1 à 30. A remarquer que, dans
les instôllations aduelles, le câp est souvent retransmis en plusieurs fois (retransmission en
cascâde). A chaque fois, le signal se déqrade un peu. Ainsi, l'erreur de cap peut âtteindre
5 degrés après trois retransmissions,
Avec les progês de Ia technique et une pârfôite connaissance de toutes les erreurs
pârtielles qui affedent les compas gyromagnétiques, les construdeurs se sont efforcés
dhméliorer lâ pÉcision. Par exemple, les erreurs statiques (corrections constante, semi-
circulaire, quâdrantôle), sont compensées pâr un système à distance, indépendant de la vanne
de flux, qui introduit des composantes continues au n;veau du détecteur d'erreur, pâr âilleurs,
les performances de l'amplificateur de recalage sont tès nettement amétiorées (filtrage, gain
élevé, symétrie parfaite). Enfin, on introduit des compensations concernanf les erreurs
dynamiques (oscillations de la vanne de flux, erreur de Coriolis, erreur de côrdan). Ainsi,
Itrreur résiduelle moyenne peut être de l'ordre de 0.25o seulement.
E - Compas polaire (polar path)
Ce compas est un cas particulier du compas gyromagnétique. Comme son nom l.indique,
Ie compas polaire est prévu pour être utilisé près des pôles; il est donc particulièrement
destiné aux avions long-courriers qui utilisent les routes polaires,
D'une manière générale, le compas potaire possède deux types principôux d'utilisauon et
de fonctionnement :
165
In strume n ts G y rosc op iq ue E
- 1 gyroscope directionnel ;
- 1 vanne de flux ;
- 1 ensemble éiectromécanique et électronlque de centralisôtlons àppelé
< coupleur compas > ;
- 1 boîte de commande à la discrétion de l'équipage
sur la boîte de commânde un sélecteur de fonctions à trois positions Permet de choisir le
mode de fonctionnement retenu.
- Sur < SLAVED > (ôsservi) on retrouve un compas gyromagnétique, c'est-à-dire
que l'information àirecionnelle est comparée à une référence-magnétique Les
dérives gyro sont compensées, le compas indique un cap magnètlque
- Sur < SYNCHRO > : cette position est momentanée et Permet simplement un
recôlôge rapide et automatlque sur le câp magnétique
- Sur nôe
"_:
lô référence màgnétique ntst plus utilisée et on est en gyro libre'
Les dérives gyro sont ôlors prècôlculées et affichées sur un bouton gradué Dans
le coupleur compas, un servomécanisme décale l'information du directionnel à
une vitesse constante, égale et opposée aux dérives gyro
prédéterûinées.
- iour faciliter I'affichôge d'un cap grille ou d'un caP quelconque un bouton permet
de décâler rapidement l'information élaborée.
BoITE de COlvlh4ANDÉ
Sèlecle!r de I I
loncllons ,
T---- ---r / tt
I
I
I I SLAVED I
T I
VANNE de
FLUX
166
In strum e nt s GW scopiq ue s
Coupleur coûpâs
Il contient I
- Les âlimentâtions ;
- Une chaîne direde asservie au directionnel ;
- Une chaine de recalage ;
- Un d;spositif de compensation à came déformable (identique au compas flux
gâte) ;
- Des transmetteurs de cap.
ilo))
l7^ït
167
In stu me nE Gy rosc op h ue s
dril,r,T
Rl4I ADF Droit ou gauche HSI Gâ0che ou drolt Rl4I VOR Gauche ou droit
En générôl on dispose de 2 centrales de cap et les caps sont croisés sur les 2 RMI de
chàoue DÉnche. Cette distribution Permet une comparaison visuelle des 2 informations'
' u; circuit de surveillance esa âssocié à chaquê compas alnsi qu'à l'asservissement dâns
chaque instrument.
un drapeôu HDG ou OFF apparaît sur les instruments en cas de défaut'
En côs de panne sur l'une des centrales, un sélecteur de transfert permet de retrouver
l'information sur les indicateurs de câp des 2 planches de bord à partir de la centrale restânte'
168
I n str u m e nts GW scoph ue s
169
,nstruments Gyroscop,ques
alors oue dans une centràle qyro classique on mesure les angles que prend l'avion par
rapport à un gyroscope fixe à 2 degrés de liberté, on utillse ici un gyromètre et un
aiibtéromètre s-ur crraque axe pour obtenir les vitesses de rotatlon et les ôccélérations'
it
x z
c'rcmètre d'assietie
->
Comme son nom l'indique, I'AHRS est une combinalson de plusieurs capteurs'
Èlie remptace le gyro àe verticale pour indiquer les assiettes et inclinalsons, le gyro
directionnel aàn de foùrnier le câp, souvent en combinalson avec une vanne de fiux ou un
màonétomètre et le ovromètre de iacet de l'indicâteur de virage donnant le taux de virage'
' in effet, si on àispose un accéléromètre et un gyromètre sur chaque âxe, on.est càpable
ae OéterÀinel ies posiiions angulaires de l'âvion à tout instant àinsi que ses accélérâtions et
170
I nstru n e n ts Gy n]scop iq u e s
B - Descriotion et utilisation
I - Eléments constitutifs
Une centrale AHRS contient typiqueûent les éléments suivants :
.lJne attitude and heading reference unit (AHRU), module situé en soute électronique;
.lJne vanne de flux ou des mâgnétomètres situés sous le saumon d?ile;
. lJn panneau de commande au tableau de bord ;
. Un module de configuration à proximité de lAHRlJ.
2 - Contenu d€ llHRu
LAHRU est l'élément principâl du système. Il contient un bloc
d?limentation adâpté, les gyromètres, les accéléromètres et
l'électronique permettant d'élaborer l'attitude avionr le cap
magnétique, les vitesses ângulaires, les vitesses et les
accélérations.
Les âccéléromètres sont sensiblement du même type que ceux
des IRS (voir chapltre 022 05 02).
Par contre, en fonction du fabricant et de la génération de
matériel, les capteurs gyrométriques peuvent être de différents
types.
Les gyromètres peuvent être à gyroscopes mécaniques, à fibre optique ou à
gyrolasers comme les IRS,
Les gyromètres des deux derniers types constituent une avâncée considérable car ils
réduisent considérâblement le nombre de pièces mobiles âvec les avântages en termes de
précision, de fiabilité et de durôb;lité dont nous avons parlé ci-ôvant.
171
In stu me nts G Yro scoPtqu 6 s
+ Le gyrolaser
Voir le chapitre 022 05 02 car ils sont aussi utilisés dans les IRS'
Remâroue:Lesaccéléromètres,tesgyromètresàflbreoulaseretlesmagnétomètresde
nouveïËïd-érâti;;- iont ctassés dans iés tecnnotogles appelées MEMS (micro electro-
mechanical system) du fait de leur petite taille'
(FAST) à la \€nicale
-oans
Le modute
s'il est
de configuration n'est pas présent dans toutes les configurations et des
instÀlÈ; ii ;sf;tilisé pori infor.". l'aHRs de son orientatlon par rapport à l'avion
:;:;i::é;i';'.-à;;JàË crraÀJ masnétique ae la vanne de flux / des maenétomètres
Lâ Droorammation de ce module se i;it habituellement à l'aide d'un ordinàteur portable
* momént âe l'installation de l'AHRSmocurte
arr sur l'avion'
de conflguration et/ou de la vanne -de.flux / des
ïï.ï; ;ili";;;nt cu
."q"ii"ÀiiËi ii iJ"i *p.og.u.."' enle a;cordnouveau Érodule en fonction des coefficients de la
à" nri i des maqnét;mètres avec les procédures décrites dans llircraft
"Àiirl.
Maintenance I4anllal (All4l'4).
172
Sysfème de navigation par
inertie @@
II{TRODUCTION
173
Système de navigation par ineftie
Nous allons étudier I'INS sur lô bâsed'!ne unité de mêsure des accélérations (lRU pour
I nertiai- eeférènce Unit) à plate'forme
gyrostabilisée, mais une INs moderne peut être
Ëu.a" rrirn" InU à gyros lasers, coupléé au calculateur âdéquat et à l'lnterface équipage
d'une INs.
A - Principes de base
1 - Acé!ércr[èlrÊE
Les accéléromètres utilisés sont le plus souvent de type pendulaire, mais il en existe
d'âutres types (ex: vibrants) et ils mesurent l'accélération instantanée du mobile'
rn
t_J tr
Iv ,)F-.
t r-J'"."] t rt**;'--l
Fig. 7 : un pendule suspendu dans un mobile arrêté ou se déplaçant à vitesse constante
est inerte.
Fig. 2 : un penclute suspendu dans un mobile en accélération se déplace apparemment
dans le\ens inverse de t'accétéraaon proporttonnellement à celle-ci.
En fait, de pârt Ie principe d'ineftie, te pendule tend à rester sur place mais, comme le
téférentiel se déplace, le pendule recule dans Ie référcntiel.
On peut mesurer I'accélération en mesurant I'angle d.
Fi;, g : Il est ptus simple de monter le suppott du pendule sur un moteur couple'
tirsque te pèndule veut se déplacer sous I'effet de I'accélération, le moteur couple
tourne, ramenant sans cesse le pendule à sa position initiale.
Én mesurant le courant absorbé (sens et intensité) pat le moteur pour assurer son travail
de maintien à zéro, on mesure I'accélération,
r74
Système de navigatian par inetlie
Dans la réalisêtion les accéléromètres pendulaires sont un peu différents mais le principe
reste le même et ils sont conçus de façon à ne réêgir qu'aux accélérations se développànt
suivant un axe appelé axe sensible,
Lors d'une accélérction détectée su.l'axe sensible, ta r],asse I,t se déptâce, mais aussitôt,
entraîne Ia lane c, taisant varier la capacité entre C-C1 et c-C2.
Ce déséquilibre est détecté par I'anpli OpS nonté en compânteur.
Un courant circule alors dans le bon sens et d,une vateur te e que ta bobine montée su M
génère une induction suffisante pour repousse. M à t'équitibre.
On supposera, pour la suite, que I'axe N.S est aliqné en direction du Nord vrâi de la
terre, pour l'instânt.
175
Syslème de navtgâtion Par ineiie
Problème :
si la structure à laquelle est suspendu le pendule n'est pôs parfaitement horizontâle, le
défaut d'horizontalité sera vu comme une accélération
une accélération
Donc toute variation d'assiette ou de roulis de I'avion sera vue comme
Cette erreur est âppelée erreur d'inclinôison'
y
cette eràui J'initinaison seii utilisée en phôse d'alignement, nous reviendrons
prochainement.
Solution :
Accrocher le pendule à un élément pârfaitement horizontal,
stabilisé en roulis et tanqôge, et d'orientation connue'
B - çgDgcp!!o!!
le trièdre dê
accéléro ètres sêront donc positionnés dê façon à matériâliser montés
Les
référenJ sur une plâte-forme gyro-stabilisée constituée de 3 câdres à la
:;lle-ci de parfaitement horizontale môlqré les
;;;;-(4";Gt iuiÂ"tiini :, rester
mouvements de l'avion.
pôr les effets de
Nota : un dispositif 3 axes, en théorie sufflsant, occasionne des défauts
mouvements conjugués (roulis lacet pôr exemple)'
(soit
sur la même olàte-forme sonr installés des gyros dont les âxês sont orthogonâux
gyromètres intégrôteurs, chacun ayant des ôvantaqes et
a"r iv.".a"p"t fiU?"i, soit des
défauG, inutiles à développer dôns ce cours).
Nous appellerons dorénavant ''gyros" ces systèmes'
Les gyràs ont comme propriété de rester fixes dâns l'espace et donc
de détectêr toute
varia$onî'horizontalité ou d'orientation de la plate-forme les supportant'
176
Sysfême de navigation par inertie
Très sommairement, les gyros envoient leurs signaux de sortie à travers une boucle
d'asservissement à des moteurs couples MC placés sur chaque axe des cadres.
Ces moteurs couples sont chargés de conserver I'horizontalité et I'orientation,,:
de la plate-forme,
A-zimut ou Lacet
\l
\
\ -'\ \\ l\ \
Cet ensemble ne- comporte que 3 axes (donc 2 cadres) ; c'est suffisant pour la
compréhension du système mais rappelez vous que dans la réaiité, on a au moins 4 axes
(donc 3 cadres) de façon a éviter les défauts de mesure lors des mouvements conjugués de
I'avion).
Une chaîne d'asservissement supplémentaire maintient, dans ce cas, les deux cadres
extérieurs orthogonaux.
177
SysÈme de nâvigation par inertie
Tout ceci serait parfait si notre avion, donc notre plate-forme? se déplaçait dans lrn plan,
|4AIS, il se déplace autour de la terre qui, de plus, tourne sur elle-même.
174
Système de navigation pat inertie
00lI00
Pert€ de liorien&tion
00H00
179
Systènê de na@ation pat ineftie
900Kt
180
Système de navigation pat ineiie
. .Les effets du déplacement se conjuguent avec ceux de la rotation terrestre selon le sens
de deplacement de I'avion sur la terre et ta vitesse à laque e il se déplace.
. Les explications suivantes supposent un avjon se déplaçant à une distance h sur une
terre immobile.
Le système devra prendrê en compte les variations de h.
La phte-forre perd soù horiætrtzliié et ot doit tn L! Dlât€-fome conNene sor orieùt.rtoû puisqu,or se
laire \aùnet à ùne vitTse p/opo.ûiom. . à laùæse déplace su le nên€ nédidio.
de déplrce@t de I'atio4 soit ùæ ù taù de
tottit'ioa Y/(R+h). rotuno appliqùée ùtow de t'æ n n, a do"c pd d. rctation aùiw de t'@wrticat.
f -d;--*'--rdl
181
système de navigation pat ineiie
3 - Effel dtr déplæemdt et rotation terestre peuvenr se combiner dâns des proporiions variables.
Tout se passe donc comme si la plate-forme était soumise à deux forces, l'une liée à lô
rotôtion et I'altre au déplacement du porteur de la plate-forme.
La combinaison de ces deux forces est semblable à une force unique tendant à agir
sur la plate-forme.
Cette force fictive (câr il ne s'agit pas d'!ne force au sens physique du terme mais d'un
phénomène dont la cause semble être une force) est appelée force de Coriolis.
142
Système de navigation pat ineftie
Force de Coriolis.
Autre exemple : un golfeur au centre d'une plate-forme tournante essôie de viser un tros
situé en périphérie.
(ù
Sans correction, le golfeur manquerô sa cible en
direction, sous I'adion de la force de Coriolis et
dépassera Ie trou, sous I'action de Ia force centrifuqe,
ft
\)
**^ route orthodromique AB sôns corredion de la force de
Coriolis, il n'arriverait pas en B car, pendônt le temps
de son déplacement, B se serôit déplacé vers I'Est,
d'autànt plus que B esL bas en làtitude (la terre tourne
plus vite à l'équateur) et d'autant ptus qu,il vote
lentement (la terre aurait tourné dâvantage pendônt un
laps de temps plus grand).
143
Systèmê de nawation par ineftie
La boucle est en permanence en train dragir sur les moteurs couples afin de corriger ces
erreurs et de maintenir lâ plate-forme horizontale,
En pilotage où la boucle pilote-commandes de vol-avion essaie, en permanence, de
maintenir un c.|p moyen, on peut: "faire de lô mayonnaise", si I'on pilote nerveusement. ou
bien avoir des écarts de cap importants avant correction, en cas de pilotage "mou".
784
Systène de navigation pat inettia
CaDmlen moyr
-$-a44.+f--æ""=- j,-> :--> Cap
' r = 2nVeE
"èn
d"
r = zo [\
Ve
145
Systeme de navigalion par ineftie
C'est la raison pour laquelle les boucles d'asservissement de la plate-forme sont réglées
pour une période d'amortissement de 84,4 minutes.
Les boucles sont ainsi ôppelées bouclês de Schlller et lêur période est de 84,4
minutes.
r G]ros
Elle dépend du châmp de grâvité terrestre (le terme g de l'équation) et doit être corrigée
en altitude.
Amélioratlons :
Nous avons étudié, jusqu'à présent, une plate-forme asservie au Nord vrai, mais avons
cité plusieurs fois que certaines plates-formes ne le sont pas et que c'est le calculateur qui
tient compte de I'écôrt entre l'ôzimut plate-forme et le Nord vrôi.
La mécânique de ces plôtes-formes est identique à celle étudiée, excepté
l'âsservissement au Nord vrai de I'azimut.
En effet, la plate-forme classique présente un gros problème lors des navigaiions ôux
lôtitudes élevées,
L'asservissement au Nord nécessite des taux anqulaires élevés (qui entraînent des
erreurs plus importântes) et, dôns le côs extrême du survol du Pôle Nord géogrôphique, une
rotation de 180" en un temps très bref,
146
Système de navigation par inedie
Dans lâ plate-forme à azimut libre, lô plôte-forme est d'âbord mise horizontale puis, à
partir des composântes de la rotation teffestre, ûn câlculateur détermine I'angle û entre
I'azimut plate-forme et le Nord Vrai.
Caûousel
La plate-forme Delco type carrollsel est une plate-forme tournant sur elle-même tout au
long de son fonctionnement.
Elle permet. par un filtrôge des signaux, de timiter les erreurs instrumentales (en
particulier, les problèmes de zéro des accéléromètres).
v<--------+---->I
147
Système de na|r']gation pat inêftie
C - Erreurs et pÉcision
Les erreurs sont dues à :
- défôut d'horizontalité ôu départ ;
- erreur initiale en azimut (gyro d'ôzimut) ;
- la dérive (ou précession) des gyros de stabilisâtion ;
- âux accéléromètres (erreur de zéro, non linéarité, défaut d'orthogonalité) ;
- et les ôutres possibilités citées (Coriolis, terre elliptique, déplacement
vertical modifiant Ie terme R utilisé precédemment, etc ).
188
Systeme cle navigation par inenie
Les erreurs non limitées sont des erreurs de rcute ou distance qui se c!mulent.
Notons que, clans le cas des erreurs modulées dans le temps, nous partons d,un défaut
d'hotizontalité au départ, aloÉ que, dans ceLte erreur, interuient une précession des gyros
d'horizontalité, d'oit croissance dans le temps.
Erreurs intrinsèaues
Elles dépendent de différents facteurs et varient d,une conception à une autre selon les
coûts, la technique utilisée.
Citons aussi la logique du calculateur donnônt des erreurs erratjques et indéterminables.
Efteur résultante
189
Systèmê dê navigation par inertie
En fournissant les coordonnées parking (PKG), le calculateur présente, sur la base des
lâ distance orthodromique D (âppelée erreur radiale).
EHRnn = D/Têmps dê vol par exemple 10 heures et 20 Nm donnerons EHRM = 2
^G, ^1,
Nm/h.
Cette valêur n'indique pas que l'erreur a été cro'ssante linéairement de 2 Nm/h pendant
]e vol.
c'est une moyênne constatée à I'arrivée,
La règle généralement admise est lâ règle des 3+3T soit 33 Nm.
Dans notre exemple avec 10h de vol si la distance D est supérieure à 33 Nm à I'ârrivée la
centrâle est hors tolérance,
D- gg!!$!ie!
L'INS se compose de l'INu (Inertlal Navigation lJnit), c'est-à-dire de la plate-forme et
des calculateurs associés, d'une batteriê indépendante, d'un MSU (lt1ode Selector Unit) et
d'un CDU (Control Display Unit), interface homme système.
Il existe de nombreuses possibilités de réalisation d'une INS et, en particulier, de
l'interface.
Celle présentee ici n'est eu'un suppot't de cours,
190
Système de navigation pat inertie
MSU
1- USU
191
Système de navigation par ineftie
192
Système de navigation par inertie
2- CDlt
193
Syslème de navigation pat inerlie
Supposons que I'on est en route du WPT FROM qui est, pour l'exemple, le WPT 5
vers le WPT 6 et, qu'à un moment donné du tronçon? on veuille faire route direde
vers WPT 8, il sullt d'appuyer sur le bouton WPT CHG (parfois libellé TRK CHG).
Le WPT O à alors la valeur de la position instantanée puis, en sélectant WPT 8 et
INSERT, la route sera calculée pour faire direct wPT 8.
194
Système de navigation par ineftie
AIERl
ll lriaigle situé ici 045 est I'itrdd de cap séle.t€ nrilisé tu modc ÊDC SELECT.
11 est i!ùdlisé er Dode NÀV INS.
195
Systèm' de navigâlion pat ineftie
DRSTK
l0
HDG 045
TK 060
Nmag: Nord Mâgoétiqù€
DRSTK: Roure désùée
DIS I dlstance
HDG| Câp
TKr Roùte
DA I Dêrive
Vs I Vitesse sol
TKE: EEeudeioute
XTK
5- Vériflcâtions €t alârmes
196
Système de navigation par inedie
. Une INS permettôit de dire, <Je suis ici, en atehors de Ia route, je ctois prcndre telle
route pour rejoindre et au prochain point touhant, je prendrais te e rout;. >
197
Système de navigation par ineftie
B- gg!!cc!ûia!!
(Inertial Reference Unit).
Le cæur de I'IRS est I'IRU
L'IRU de I'IRS est basé sur un système qui ne nécessitê pas de plate-forme
stabilisée, d'où une simplicité toute relative, au détriment d'une puissônce de câlcul très
supérieure,
Les mesures angulaires et accélérométriquês sont effectuées suivânt les axes
du trièdre de l'âéronef.
Le système de mesure est lié à l'âvion et porte le noln de "strâp down system"'
Rappel : lJn gyromètre précessionne en fonction de la vitesse angulaire sur son axe
sensible et on mesure le couple gyroscopique.
Les IRs utilisênt des gyromètres laser dont le principe est développé dans le chapitre
relatif aux gyroscoPes,
3 gyrohètres las€r mesur€nt les vite{ses âDgulsires suivtDt les ùes ûilon.
198
Systeme dê navigation pat inettie
A pârtir de ces informations (accélérations et vitesses angulaires) autour des axes avion?
un calculateur élabore des informations dôns un trièdre terrestre.
Ce calculateur possède |es déclinaisons magnétiques entre Ie 73N et le 605.
Le calculateur crée donc une plate-forme virtuelle, orientée comme une plateforme
qyroscopique.
Il détermine lâ verticale et l'horizontale, par mesure cles composantes de lâ rotation
Cctte plate-forme virtuelle subit les mêmes effets qu'une plate-forme classique
(perte d'horizontalité et d'orientation liée à tô rotatjon teriestre èt au déplacement du
porteur); en conséquence. cette plâte-formè câtculée êst accordée à la période de
Schiiler.
.Y
f>t --,--' \
'k---a'--->\
Projectio{ dù tièdre avioD (traits pleins) sù le O.i€ntation dn trièdre t€resl1e
Avion à I'arrêt, l'assiette initiâle est déterfiinée pâr les erreurs d'inctinôison des 3
accéléromètres.
Une accélération est mesurée, qui est une composante de I'accélérâtion de la pesanteur.
199
Système de naigation par inedie
Les gyromètres laser mesurent la vitesse angulaire sur leur axe sensible.
On connaît donc la vitesse de tangage. roulis, lacet.
3 - Détermination du cap
Le cap instantôné est ensuite déterminé par la vitesse angulalre de lacet x temps plus le
cap initiâ1.
200
Systène de navigation pat ineftie
Ils sont beaucoup plus nombreux que ceux d'une INS car les éléments détecteurs sont
solidaires et câlés sur les axes aùons,
Rappelons, si nécessaire, que, dans une INS, les gyros ne servent qu,à maintenir Ia
plateforme horizontâle et ne sont donc pas des détecteurs de vitesse anqulâire.
L,ne IRS, comme une INS, peut être sur NAV ou ATT.
Puisque I'on connâît en permanence les accélérations dans le trièdre avion, il est facile
d'élaborer lâ trajectoire de l'avion, et, dans le plan vertical, de connaître la pente s;lde I'avion.
Sur les avions EFIS. il peut il y avoir la représentation de ces paramètres sur le pFD ou te
ND.
Vous étudierez cela, en détâil, au chapitre EFIS.
Comme on connaît la route, le symbole vecteur trajedoire (le bird, pôrfois dans notre
jargon) matérialise pôrfaitement lâ trajectoire instôntanée sur le PFD.
201
Système de navtgâtion par inertie
Philosoplie BoEING
Ces inlomations de trajectoires peuvent également être affichées sur un collimateur tête
haute (HUD Head Up Display).
202
Systëne de navigalion pat inertie
C - Erreurs- Précision
, La précision des IRS n'est pas meilleure que celles des IRS, mais la fiâbitité est
supeneure,
D -lJgIsêliaD
_ Le système peut, selon les générâtions, se décomposer en MSU, CDU, appelé aussi ISDU
(Inertiâl System Display Unit) ou ètre regroupé (t4SU + ISDU) sur un même boîtier (A320) ou
disparaître complètement (4340 ou 747-4OO) et, dans ce cas, seut un N1SU similifié
(OFF,NAV,ATT) subsiste.
De plus en plus IRS et ADC sont regroupées en un seul boîtier et portent le nom d,ADIRS
(Air Data Inertial Reference System).
Ep-FFn FfirrfiH
ffiIMffi
Wffiffi
ffiWW
S) ffiffiffi
!
W
rffi Iffi
IW W
IW
rffi tffi
"{$
ry$
Le système comporte deux ou trois IRS mâis (rn seul boîtier.
L'ISDU permet I
Les différences fondamentales sont qle t,on peut passer de OFF à NAV dircctement et
qu'un ensemble IRS ne comporte plus de bâtteries indépendantes.
On passe diredement sur NAV mais ALIGN s'allume pendant la phase d,alignement qui
Notons ôussi qu'on n'entre pas la position dans une IRS. (elle ne navigue pas l)
203
Système d6 navigation pat inetlie
EN4ISSION SPONTANEE
Les sources hôbituelles de Iumière émettent dans un spectre étendu de fÉquences. Tous
ces photons sont émis dansloutes les directions et à des instants quelconques. On dit que la
lumière obtenue est INcoHËRENTE, c',est-à-dire qu'il n'existe aucune relation de phase entre
tous les râyonnements électromagnétiques émis. L'émission des photons est SPONTANEE
204
Système de navigation pat inettie
Évrssroru sluurÉr
Un atome à l'état excité E2 peut émettre un photon de fréquence fl s'il est stimulé par un ,
photon de même féquence fl. Dôns ce câs, I'atome excité reùurne è t'état El en é;ettant
DEUX photons (le principe de conservation de t'énergie est respecté). Ces DEUX ohotons se
propagent dans la même direction que le photon ,'sfimulateur', et avec tà I4ÈME PHASE. Its
peuvent, à leur tour, désexciter d'autres atomes qul émettront à leur tour d'autres photons qui
conserveront, avec les premiers, la t4Êt4E relation de phôse. Albert EINSTEIN a'donné,;n
1917, à ce phénomène te nom d'ÉMISSION STII4ULÉE.
S'il y ô suffisamment d'atomes à l'état EXCITÉ, on pourra obtenir un faisceâu de photons ayânt
la même fréquence et la même phase, c'est-à-dire un fàisceau de lumière COHÉdENTE.
S'il n'y a pas suffsômment d'atome à t'état excité, le phénomène d'absorption peut
I'emporter sur Ie phénomène d'émission stimulée. Or, l,état nâturel est d'ôvoir un ntveau
d'énergie stable plus peuplé que le niveau excité. It est donc nécessatre, pour obtenir
l'émission stimulée, d'INVERSER LES POPULATIONS ent.e les deux niveaux.
lJn photon émis âurâ ôinsi une plus grande chan€e de rencontrer un âtome à l,état excité
qu'un atome à l'état stable qui, âlors, I'absorberait.
Pour augmenter la probabilité qu'un photon rencontre un atome à t,état excité, on place
des miroirs aux extrémités du milieu amptificôteur, ainsi les photons sont réfléchis dâns un
sens, puis dâns I'autre, ce qui multiplie les chances d'obtenir d,autres photons.
Cette cavlté optique, constituée ôvec les miroirs, joue le rôle de résonâteur et seuls les
photons dont la longueur d'onde est un sous-multiple de la longueur de la cavité pârticipent au
processus d'ârnplification. Lâ lum;ère obtenue est quasi-monochromatique,
L'INVERSION DE POPULATION
L'énergie à fournir pour réôliser l'inversion de population s appelte t'éneroie de pOMpAGE.
Dans le cas des lasers HELIL,I4-NËON utilisés pour les gyromètres, cette én;rgie est fournie
principalement par les atomes d'hélium.
Une déchârge électrique dans te gaz excite l,hétium qui cède son énergie par chocs aux
atomes de néon, créant ainsi I'inversion de population entre les deux niveàux d'énergje du
néon correspondant à l'émission stimulée.
Remaaques i Le laser à rubis est le premjer laser qui â fonctionné en 1959. Le barreau de rubis
reçoit son énergie sous forme lumineuse. Le premier lâser à gaz qui a fonctionné est le lasea
héliurn-néon en 1961. Aujourd'hui, jl existe différents types dJlaseis seton la longueur d'onde,
la puissance, ou le mode de fonctionnement continu ou impulsionnel : les iasers à gai
carbonique qui émettent dans I'infrârouge, les lasers à semi-conducteurs (lecture de disôue
optjque). les lôsers à colorônts avec régtage de la longueur d'onde, les làsers à argon qui
peuvent produire deux longueurs d'onde, les lasers au krypton qui peuvent en produiË trois,
ceux à I'a7ote qui émettent dans lultraviolet,
Le rendement énergétique des lasers est assez mauva;s, mais leurs propriétés de
cohérence les rendent indispensables pour certaines applicâtions comme I'inte*érométrie
utilisée dans les qyromètres.
LES INTERFERENCES
Lorsque deux ondes cohérentes se superposent, elles INTERFÈRENT. Si les deux ondes
sont en phase, il en résulte un môximum d'intensité. Si elles sont en opposition de phase, il en
résulte un minimum d'intensité. Entre ces mâximums et minimums; il existe u;e variation
graduelle d'intensité due à la phase relative des deux ondes.
Dans le gyromètre laser, la combinaison dans le dispositif de mesure des deux ondes qui
n'ont pas parcouru le même trajet, produit des frônges d'jnterférences alternativement
sombres et claires, Des cellules photo-électriques, en comptant le nombre de franges
obtenues, fournlssent la différence de fréquence des deux ondes qui est proportionnelle 5la
vitesse de rotation du gyromètre. Ces franges se déplacent dani un séns ou dâns l,autre
fournissant ainsi le sens de rotation du gyromètre.
20s
Systène de navigation par inedie
2. L'interféromètre de Sagnac consiste en un laser qui envoie un faisceau sur une lame
sépârâtrlce. lJne partie est réfléchie tôndis qu'une autre la traverse.
3. Les deux faisceâux Ésultants se dirigent vers deux mirolrs dlstlncts sur lesquels ils se
réfléch'ssent.
206
Système de navigalion pat ine ie
5. Les deux faisceaux suivent en fait la même traiedoire mais dans le sens
7, En faisânt tourner l'interféromètre selon un axe en son centre, on crée une différence
chemin entre les deux faisceaux.
207
Sysfèmes a utom atiques de
contrôle de vol
A - Abréviations
209
Systèmes automatiques de contrôle de vol
B - Définitions
Dans l'industrie, on fabrique deux types de systèmes automatiques, certains sont en
boucle ouverte, c'est-à-dire que l'opérateur choisit une action à effectuer à l'aide d'un
panneau de commande, cette demande est effectuée par le calculateur car il est
préprogrammé mais il agit << en aveugle > car il ne reçoit pas d'information sur le résultat de
son action.
T:5::;ïHiil"',
hYdraulique
çm*p@eN=
\- !
Dans le cadre d'un automatisme de conduite d'avion tel que le pilote automatique, il doit
y avoir un retour d'asservissement afin que le système puisse être autocorrecteur, c'est-à-
dire contrôler le résultat de ses actions et également la réaction de l'aéronef.
On trouve donc des systèmes à boucle fermée où on compare en entrée de chaîne
l'élément cible (un cap par exemple) avec la valeur actuelle instantanée de ce paramètre.
MCP
Système en boucles fermées
210
Sysfèmes automatiques de contrôle de vol
Nous allons voir qu'un automatisme de conduite peut fonctionner suivant des modes
sélectionnés par l'équipage à l'aide d'un boîtier de commande (Mode Control panel : MCp),
Définition : Un mode de pilote automatique et/ou de directeur de vol est une << action à
effectuer d'une certaine manière >> par l'automatisme suite, le plus souvent, à une sélection
pilote (dans certains cas, le changement de mode est automatique, c'est une réversion de
mode),
Modes de base : Ensemble des modes permettant de gérer les variations d'ATTITUDE
(assiette, inclinaison et lacet) de l'avion par rapport à son centre de gravité.
+ Prooriété (qui admet quelques exceptions) : Ensemble des modes n'ayant qu'un
état ENGAGÉ 1te mode travaille actuellement) et pas d'état AnmÉ (mode présétecté
et en attente).
+ On parle de modes de pilotage ou de stabilisation.
+ Les modes de base ne font intervenir que deux boucles : gouverne et interne.
Exemples : Maintien d'assiette, Maintien des ailes horizontales, Maintien d'inclinaison,
Amoftissement en lacet...
Exemple d'architecture d'un pilote automatique en mode maintien d'inclinaison :
MCP
Inclinaison cibl€
mémoriséê ô. Amplificateur
comparâteur
Comparateur
Lors de la mlse en æuvre d'un mode de base, les gouvernes sont contrôlées par un
retour d'asservissement permettant d'arrêter leur mouvement quand elles atteignent la
position souhaitée par le calculateur (petite boucle gouverne).
Une deuxième boucle (boucle interne) permet de contrôler le paramètre de base
(assiette, inclinaison, lacet).
2L7
Sysfèmes automatiques de contrôle de vol
Dans le cas d'un mode supérieur, on greffe au mode de base une ou plusieurs boucles
externes permettant de définir une cible dhssiette ou d'inclinaison adaptée.
Dans l'exemple ci-dessus, le pilote a sélecté un cap, ce cap cible est comparé au cap
actuel, l'écart est traité par un premier réseau correcteur dont le but est d'optimiser le
compromis précision/stabilité. Il en résulte un ordre d'inclinaison cible qui est comparé à
l'inclinaison avion actuelle. L'écart est enfin analysé par un dernier niveau de calculateur qui
élabore un ordre de braquage des ailerons. Celui-ci est comparé au braquage actuel et
constitue le signal envoyé aux servocommandes actionnant les gouvernes.
212
Systèmes automatiques de contftle de vol
Le pilote automatique agit autour d'un ou de plusieurs âxes de l'avion. Il ôssure au moins
une stabilisation sur les axes contrôlés, c'est-à-dire qu,il contrôte la position de l'avjon par
rapport à son centre de gravité.
Il peut égâlement souvent assurer un guidage pour contrôler la trôjectoire de l,avion ou
sa Mtesse.
C'est un système dit 4 ACTIF r car il agit direcLement sur les commandes de l,âvion.
Point réolementaire: D'après l'EU-OPS 1.655 : Équipements additionnets pour les vols
en IFR ou de nuit avec un seul pilote j < L'exploitênt n'exploite l'ln avion en vol IFR monopilote
que si I'avion dispose d'un pilote automatique pouvant maintenir au moins l'a!t!!gdC et te
ea.p >.
2 - Automanette / Autopoussée.
L'automônette ou l'autopoussée affichent lô poussée nécessaire à châque phase de vol,
Elles peuvent fonctionner en modes POUSSEE FIXE, VITESSE ou I\4ACH. Ce sont également des
systèmes actifs.
Cet âutomôte (automatisme ne nécessitant pas d'entrée du pilote) équjpe les avions
Il braque la ou les gouverne(s) de direction pour le contrer,
sensibles au roulis hollândôis.
Sur les avions les plus récents, une aide au traitement de lâ panne moteur est fournie au
pilote sous la forme d'un braquage adapté et automatique de 1ô (des) gouverne(s) de
8 - Directeur de vol
213
Sysêmês âulomat gues dê contôle de vol
Il shgit ici d'un système PASSIF car les ordres de pilotage ne sont pas transmis aux
gouvernes mais présentés au pilote.
- Dâns le câdre d'un directeur de vol à barres de tendance, la référence de travail est la
maquette avlon, fixe par rapport à l'ôvion. et non la ligne d'horizon Le but est d'amener le
point de maquetÉ avion à l'intersection des deux barres à l'aide des commandes dê l'âvion:
< on va chercher les barres >.
Attention Le fait que les barres DV soient centrées signifie que l'avion suit la
r
trajectoire calcutée par le côlculateur DV, pas forcément qu'il est sur un axe VOR / ILS Le DV
ne donne pas d'information de position !
-.i'.,,
1 - EIIEçID€S
Nous allons maintenant clairement expliciter ce qui change quand on passe d'un pilotage
MANLEL classique à un pilotage assisté par un directeur de vol puis ensuite à un pilotage
automatique.
214
Systemes autonatiques de contôle de vol
Les membres du pilote agjssent sur les gouvernes de l,avion ce qui altère sa trajectoire.
. . Enfin..les évolutions de l.avion sont perçues par les instrumentg et les sens du pilote, et
ainside suite.
MCP
ADC
rNs/rRs
Récepteurs
râdionâv,
FMS
Les résultats des calculs du calculatel]r du directeur de vot sont présentés sur IADI
(avions. à instrumentation classique), I,EADI (ADI électronique) ou le ËFD (primary Flight
Display) Ie plus souvent sous 1ô forme de deux barres de tend;nce. Le pilot; a pour but de
suivre ces barres de tendance pour piloter Iavion manuellement conformément à la
trâjedoire qu'il ê définie sur le MCp.
T4CP
ADC
INS/IRS
Récepteurs
radionâv.
FT4S
215
Systèmes âtrlomatigues de conttÔle de vol
Esse$Iclèlrdle[ir r
Le Dc-3 (1935)
(PrrcII)
Càp s6lælé
cap Àctoel
(sræ diHtituêl)
Boftn de rcalâge du lyo
B.uron d'mgâgænt du PA
Sur ce pilote automatique 2 axes (gérant les ailerons et la profondeur), on pouvait faire
de l'acquisition et d!
maintien de CAP Et du
maintien dISSIETTE.
216
Sysfèmes automatiques de contrôle de vol
1,'e rt**;'
i,'râiil
r'ites"qe .e L'assiette (0) est égale à la somme de la pente air (y";)
et de I'incidence (o) :
o=f3;' *c[
Nota : La pente se traduit Flight Path Angle (FpA) en
anglais.
Solution
Prenons l'exemple suivant : 0= *5o ) *5o = o * T
En mécanique du vol, on montre que l'incidence est caiactéristique d,une vitesse
indiquée de l?vion : Basse vitesse => Fofte incidence et Haute vitesse
=> Faible incidence.
On est à 120kt soit s= *3o.
On a doncy= e-cr= 5 - 3= * 2o. Soit 3,33olo.
On sait que Vz (ft/min) = T (o/o) x Vs(kt) Dbù Vz = 400ft/min.
Le PA du DC3 maintient l'assiette, mais la vitesse indiquée augmente à 156kt.
A cette vitesse o = +2o €t 0 = +5o + v = *3o soit 5olo.
D'où Vz = 75Oftlmin !
Çonclusion : Un maintien d'assiette ne permet un maintien de pente et de taux de
montée qu'à vitesse indiquée constante. Sur DC3, si on voulait utiliser ce mode pour maintenir
une altitude (Y = 0o et Vz = 0), il fallait maintenir une vitesse indiquée constanté I
Ces planches_vous permettront d'avoir une vue d'ensemble des commandes une fois que
vous
aurez terminé de lire ce chapitre.
2L7
Syslémes âutcmatrquos de conldle de vol
Dùecteu de vol clàssiqæ à bæ d€ tendance. En cas dè pâme d'ure soùroe où d'ull atrohoge,
ùû d.sp€âù apDùaît.
218
Sysi]émes autonatiques de conùôle de vol
: , IeJ_L -_ L=l-.te))ifl.
219
Syslèrrês âufomal,ques d€ êontôle cle vol
ECP : EFIS Control Panel FCU : Flight Control Unit ECP : EFIS Control Panel
220
Systènes automatiques de contôle de vol
3 - Modes et enoâoemênt
221
Systèrrês automal,?uês d€ conldle de vol
DV
- OEE
Dâns cette posltion, le pilote automatique est désadivé.
- UAÈ (Manual)
Dans cette posltion, uniquement pésente sur certains avions' principâlement de
génération ancienne, seuls les modês de base sont disponibles.
a l'engagement du PA dans cette position, il maintient l'âttitude avlon, c'est-à-dire
l?ssiette et l'inclinaison existant à ce moment.
Il est possible de moclifier l'assiette et I'inclinaison malntenues à l?ide d'un boîtler de
commande d'évolution ou de moleltês directement installées sur le l4CP.
Mol€it€s ?itc! (sélectio! d'Nietbe)
Lâ position CWS est une vôdânte à la position l4AN, par conséquent, il n'est pas possible
d'avoir lËs deux sur un même PA. Ici, te manche remplôce la bolte de commande d'évolution
du mode f4AN.
Les efrorts exercés sur le mônche par le pilgE jllm r sont traduits en sionaux
électrioûes via des biell€ttes dynamométriques.
Iil sont envoyés aux calculateurs PA qui se svnchronisent ô!x adions du Dilote môdiflent
-la position des gouvernes et ôinsi I'ATTITUDE de I'avion.
222
Systemes autonatiques de contrôle cle vol
Toùcnes d'dgagdrt du
lÀAetdùPÀBmCWS.
Réalisation sû 8737 NG
- eUD (Command)
Cette position permet ltngâgement de tous les modes : de base et slpérieurs ; c,est celle qui
sera employée le plus souvent.
CMD vû1
CMD.
_ Il est intéressant de constater qu'à la pression d,une touche C!lD, les modes quj
s'engagent initiâlement sont les mêmes qu'en CWS.
quând on engagê un PA dans quelque position que ce
-En effet, soit, il passe
systématlquement €n modes de base.
. Grâce à I'engagement du PA en position CI\4D, il est possible d,engâger d,autres modes,
dont les modes supérieurs. Ici, le pilote a sélectionné les modes HDG SEL (acquisition et
m.aintien d'un câp sélecté) et IYCP SPD (acquisition et maintien d,une vitesse indiquée cible
séledée ôu MCP par le pilote via un ajustement de l,assiette),
Syslèmes autoûallgrros de conb6le de vol
En résumé :
b) Boucle de svnchronisatlon
Elle est active quând le pilote automatique n'est Pâs engâgé Son rôle est de
synchroniser le calculâteur TANèaGE sur l'assiètte avlon instantanée quand il est piloté
manuellement.
Quônd le pilote commande l'engagement du PA, lô boucle le renselgne sur
l'assiette âvion
actuellè afin dhssurer une trônsition souple du pilotage manuel au pilotage âutomatique'
Elle permet ôinsi d'éviter une embardée à l'engagement du PA'
sa défaillance sufflt à empecher l'engag€ment du PA'
224
Sysfémes artomaflgues de contrôle de vol
225
Syslèmês âllom€l,ques de contôle cle rol
Ces deux dernières déconnedions provoquent une alarme sonore COûhlg de type
< N'IASTER WARNING > associée à une alarme visuelle rouge. Pour I'arrêter, le pilote doit
appuyer sur le bouton poussoir < MASTER WARNING > (signalisation centralisée des alàrmes)
ou sur son bouton poussoir de déconnection PA situé sur le mânche,
sur les PA d'ancienne génération, il peut exister un mode < TURB > permettant de
réduire l'amplitude et la vitesse des corre€tions du PA.
Attention, dans ce mode, seuls les modes de base restent dlsponibles (le PA repasse en
I4AN/CWS) et le pilotôge se fait donc via la boîte de commande d'évolution ou via le manche.
Cêp àctùelv
Dans le schéma ci-avant, on note le côp rlo cible ôffiché pôr le pllote et V le cap actuel.
Le premier comparateur élabore un signal d'écart noté : € = Vo - V
Il élabore un signâl décôrt de cap Ê qui est traité par le réseau correcteur et ânôlysé par
un premier niveau de calcutateur âfin d'obtenir l'inclinaison adaptée pour réduire lécârt de cap.
Cette inclinaison cible est alors comparée à l'inclinaison âctuelle au nlveau d'un deuxième
comparâteur dâns Ie but d'élaborer dans un deuxième niveau de calculâteur un ordre de
braquage aux ôilerons O{c.
o est le braq!ôge gouverne aduel et oc, le braquage gouverne commandé par le
calculateur,
Le troisième comparateur compâre ces deux braquages afin d'envoyer au servomoteur,
apÈs amplification, un braquâge gouverne différentiel | = Oc - û ,
^ûc gouverne comûiandé par le
La loi de pilotage est la relâtion entrê le braquage
calculateur (ici oc) et les signaux d'écart (€).
226
Systènes autonathues de con ôle de vol
5 - Modes PAIDV
Dans le cas général, pour désengagêr un mode sur un axe. il fâut engager un autre
fiode sur le même axe.
a) Modês latéraux
> Mode < ATT )r (Attitude) ou < CWS R > (Roll - Roulis) :
Molette Pitch dù
(Sélectior d'ffsiette)
Molette Pitcl d! copilote
227
Syslômos aufomat?ues dâ contrô|ê de vol
dtz '
But du mode :
Le PA,/DV commânde I'inclinaison pour maintenir le cap sélêctlonné par le pllote sûr le
panneau de cornmande (l.4SP/MCP/FCU).
Sur certains PA,/DV, il est possible de sélectionner la limite d'inclinaison (BANK uN{fD
utilisée pour acquérlr le câp clble,
224
Sysfèmes automarlques de contôle de vol
L'ordre dlnclinaison commandé pâr le PA/DV est, Ie plus souvent (notamment dans le
cas de lô position AUTO BANK LMIT). proportionnel à Ia TAS et bien sûr aussj à l€cart de
cap enke le cap cible et le câp ôctuel sans dépâsser llnclinaison timite. Certâins pA inclinent
l?vion dans ce mode pour respecter un taux de viraoe stândârd sans dépâsser 25o
d'inclinaison.
Attention : Lô limitation d'incllnâison imposée par la position du sélecteur BANK LIt4tT ne
concerne que lê mode ( HDG SEL > et aucun autre mode tatéral !
> Modes < TRK HOLD > et < TRK SEL > (Trâck Hold / Track Select - t4aintien ou
Sélection d'une route sol :
Ces modes sont identiques aux modes HDG HOLD et HDG SEL mais permettent de gérer tâ
route et non le cap (prise en compte du vent traversier).
But du mode :
Le PAIDV commânde l1nclinaison pour intercepter un axe VOR sétecté. Ce mode est
équivalent au mode acquisition et maintien de cap mais, ici, ce ntst pâs le pilote qui
séledionne le câp cible, mais le PA/DV afin d'intercepter l'axe sélectionné de mônière
âsymPtotique.
Pour pouvoir intercepter un ôxe VOR, le pilote doit afficher lâ fréouence VOR de la balise
sur son récepteur et également choisir l'AXC_ttiftCIeCpÈCI à lhide du bouton < course >.
Pour que le mode s'engâge, lângle d'écârt radio (^R) doit être inférieur à une certâine
vôleur définie pâr le PA en fonction de l'angle entre te cap d,interception (qri) et t,axe VOR
sélectionné par le pilote (Ro) au moyen du bouton < course >.
On voit sur les schémâs ci-dessous que plus t?ngle entre le cap d,interception (pi) et
l?xe_voR sélectionné par le pitote (p.o) est grand, plus
ltngôgement du moae se fàii iôt,
c'est-à-dire pour un angle d'écart râdio grand (^Ri : angte décart râdio à l,interception).
229
Syslàmes âulomat?ues de contôle de vol
Nm Nm
a,,J;
r' Le cap correspondant à l'axe VoR à suivre ;
"' L?ngle décart radio (^R).
230
Systèmes autonathues de contrôle de vol
Stêtion VOR
Quand hvion passe dans le cône de confusion ou de silence de la station VOR. ou qu'il
perd la réception du signal VOR, le PA/DV reste en mode VOR (pas de changement
d?ffichage au Fl4A) mâis maintient le dernier cap dans Ie cadre d'une sous-fondion du
mode VOR, En sous-fondion maintien de câp, le PAIDV est en attente de la restauratlon dL.r
signal VO& de sorte que, dès que celui-ci est reçu à nouveôu, l?utomatisme reprenne le suivi
de I'axe sélectionné.
231
Sysfèmes automatiques de contrôle de vol
232
Sysfèmes automatiques de contrôle de vol
Phase d'interception
Phase maintien
233
Systèmes auiomafigues de contôle de vol
> Mode < LOC > (Locôlizer d'un ILS - Instrument Landing System) i
c'est un mode supériesr.
But du mode : commander l'inclinaison pour intercepter (indication < LOC* > sur certains
FMA) et suivre (indication < LOCr) lhxe localizer d'une installation ILS.
Dans ce cas, étant donné qu'il n,y a qu'un axe, le bouton coursê est inopé.ant,
Notons par ailleurs qu'académiquement, l'interception du locallzer se falt à câp constant
(donc en mode HDG) sous 45ô ou moins de l'ôxe.
Ce mode oeut être armé, conditions d'enqâqement :
r' (angle d'écart radio) lnférleur à unê certâine vâleur pour le cap
d'interception Lpi proposé par le pilotê ;
^R
'/ Trajectoire d'interception comprise entre +XXô de l'axe LOC.
Les éléments nécessôires au braquage des ailerons sont identiques à ceux du mode voR.
Retenir que, dôns lâ plupart des cas, l'interception du localizer se fait à cap constant I
le PA/DV est en mode HDG, TRK (vu plus loin) ou LNAV (vu également plus loin) en suivant un
segment rectiligne du plan de vol inséré,
Sur l'exemple ci-dessous, on a armé lê rnode LOC à l'aide de la touchê APP du McP.
cette touche arme égalêmênt le modê G/S (suivl du plan glideslope de |'ILS). Pour armer le
mode LOC uniquement, on utilise la touche LOC du MCP.
NHH
APP Sélecté
ct4D
NEË
Capture LOC
CT4 D
234
Systèmes automatiques de contrôle de vol
Le PAIDV commande l'inclinaison pour intercepter et suivre la rcute active INS : Inertial
Navigation System (INS), FN4S I Flight t4ânagement System (LNAV - NAV) ou GpS (avions
légers).
Ce mode peut être armé. conditions d'enoaoement :
'/ XTK (écârt de route latéral) inférieur à une vateur définie par te constructeur ;
'/ Hâuteur radiosonde supérieure à une valeur de sécurité définie par le constructeur.
Le plan de vol inséÉ dans I'INS, le FMS ou le GPS de l'avion peut se présenter de différentes
manières i
/ Companv Route (FI4S uniquement). Les bâses de données de navigation des FllS des
avions de ligne comportent souvent en mémoire les routes les plus utilisées de
manière à éviter à léquipage d'avoir à les insérer point par point.
r' Wavpoints (Flt4S et GPS). Le pilote peut construire sa route à t,aide des points
contenus dans lâ bôse de données de navigation du Ft4S ou du GpS.
'/ Coordonnées oéooraohioues (INS/FMS/GPS). On peut mônuellement définir des points
(9 môximum dans une INS) par leurs coordonnées géographiques.
v/ WÊvpoints définis à oartir de wavooints existant (Ft4S uniquement), Il est possible de
définir un point situé sur un relèvement et à une cenaine distance d,un point connu
(P1ôce/Bearing/Distânce ex : MERUE/260ol15Nty), situé sur la route active à une
certâine distance d'un point de la route (Waypoint Along Trôck ex : on défrnit DpÊ01,
point situé à 15NIY avant le point DPE). situé à l,intersection de deux radiales
(Place/Bearing - Place/Bearing ex : IYERUE 260olCRL 1200)...
Nv
1
DSR TK
Y
2 TKE VV
Gs (Vs)
235
Syslèmês auiomâtrques de contôle alê vol
> f4ode <TOIGA) (Tâkeoff/Go around) - < RwY > (Runway) ou (GATRK> (Go around
track) |
c?st un mode supérieur.
But du mode :
Maintenir lhxe de piste au décollage ou en remise de gaz avec prise en compte de I'effet
du vent,
En vol, ce mode est armé màis non affiché :
236
Systimes aufomaf,ques de contrôle de vol
'/
Hauteur radiosonde < valeur fixée ;
Le calculateur util;se les mêmes éléments d'entrée que pour le mode LOC.
i
N-E Ce mode n'est pas considéré comme indispensable pour effectlrer un atterrissage
automatique puisque le guidôge doit aller au moins jusquâu toucher des roues mais pas
forcément au-delà.
b) Modes verticaux
237
Syslèmes aulomafigues de contrôlê de vol
On remarque également que le mode AIT (mode supérieur) est armé en âttente de lâ
côpture du niveâu présélecté (25000ft). Cet armement peut être âutomatique sur les avions
modernes, mais devrâ être effectué manuellement sur des avions plus anciens ou au pilote
automatique plus simple.
Nota: Avec la touche rcnde noire HDG-v/s TRK-FPA, on peut sélectionner le type de
paramètres cibles alfichés dans les fenêtres: position HDG-V/S (cap et vitesse verticale) ou
position TRK-FPA (route et pente : Flight Path Aûgle),
Eléments nécessaires pour le calcul du braouaoe des oouvernes de profondeur :
> Mode mâintien d'une pente sol - ( FPA )r (Flight Path Angle) :
234
Systemes autonatiques de contôle de vol
Les rnodes V/S et FPA sont utilisés générâlement sur des ûontées / descentes de
courte durée ou sur lesquelles ùne trajectoir€ vefticâle définie est à suivre, en approche
pâr exemple.
> Itodes vitesse sélectée - ( Fl- CH SPD )r (Flight Level Change Speed), < MCp SpD >
(Vitesse sélectée par le pilote âu IYCP), < OPE CLB > / < OPEN DES ,, ou < IAS > |
239
Syslèmes âutomatrgues de contrôlê de vol
> Modes vltesse manâgéê - < vNAv SPD ,È' < FMC SPD tt, ( CLB ) !
ce sont des modes supérleurs.
Btlt des modes I
> ilodè (
TOIGA > (Takeoff/Go around) ou < SRS > (Speed Reference System) :
gcs-nadcsÉrsas€r! :
240
Sysfèmes automatiques de contrôle de vol
24t
Sysfèmes automatiques de contrôle de vol
242
Sysfèmes automatiques de contrôle de vol
Capture d'altitude
A l'approche de I'altitude cible, le
calculateur du pilote automatique calcule une
altitude d'anticipation à partir de laquelle il ne
maintient plus la vitesse indiquée mais une
vitesse verticale d'autant plus faible que
l'avion s?pproche de l'altitude sélectée.
Ceci se traduit pour le pilote par
l'engagement du mode ALT ACQUISITION,
Le pilote automatique ne gérant plus la
vitesse, c'est l'automanette qui en récupère la
gestion (mode MCP SPD).
Maintien d'altitude
Une fois arrivé à l'altitude cible, le mode
maintien dhltitude (ALT HOLD) s'engage.
Nota : On rappelle quâ partir de ce stade,
le PA ne prend plus en compte l'écaft d'assiette
afin d'éviter tout conflit avec la tenue
d'altitude ; voir plus haut le mode maintien
d'altitude.
- Ils sont identiques à ceux du mode ALT en palier (modes VNAV PTH ou ALT CST), à ceci
près que c'est ici le FMS qui définit la cible d'altitude pour respecter les contraintes.
243
Sysfèmes automatiques de contrôle de vol
A partir d'environ Soft mesurés oar les radioaltimètres, le PA/DV commande une
réduction de la vitesse verticale proportionnelle à la diminution de la hauteur afin de réaliser
l'arrondi. Dès son engagement, I'automatisme ne tient plus compte des écarts par rapport au
glideslope de I'ILS.
Ce mode est armé à partir de h1 (détaillée dans le chapitre 022 06 05 Atterrissage
Automatique), hauteur d'armement de I'atterrissage automatique.
Conditions d'armement :
244
Sysfèmes automatiques de contrôle de vol
Attention : Le fait que les barres DV soient centrées signifie que l'avion suit la
trajectoire calculée par le calculateur DV, pas forcément qu'il est sur un axe VOR / ILS... Le DV
ne donne pas d'information de position !
Axe à suiwe
245
Sysfèmes automatiques de contrôle de vol
PENTE
PENTE
FPV:FLIGHTPATHVECTOR-/
rl
'l
ffi -l
rl
>- ]*/ oenrve
ver'rr a/
T REPRESENTELAPENTE
DA REPRESENTELADERIVE
AT REPRESENTE LA DIFFERENCE ENTRE LA PENTE COMMANDEE ET LA
PENTE ACTUELLE
AÔ REPRESENTE LA DIFFERENCE ENTRE LINCLINASON COMMANDEE ET L'ACTUELLE
246
Sysfèmes automatiques de contrôle de vol
Il existe également le directeur de vol << à moustaches >> courant sur les petits avions
et ceftains avions de ligne en fonction des choix de la compagnie cliente notamment (ici le
B737NG).
247
Sysfèmes automatiques de contrôle de vol
Il peut il y avoir une commande commune aux deux pilotes (avions légers
principalement) ou un interrupteur par pilote. Sur les avions lourds, au moins deux directeurs
de vol coexistent, un pour chaque pilote. Chaque directeur reçoit des informations d'entrée
issues des instruments de la place pilote associée. Il y a des possibilités de transfert
d'informations en cas de panne : le DV gauche peut ainsi, suite à une sélection pilote,
alimenter les instruments des deux pilotes.
Intemrpteur du DV du
248
Sysfèmes automatiques de contrôle de vol
Les modes engagés sont indiqués en première ligne en vett, les modes armés en
deuxième ligne en btanc (sauf chez ceftains constructeurs).
Les modes venant de s'engager sont encadrés pendant un couft instant afin d'attirer
l'attention de léquipage.
Etat d'engagement
Pilote automatique/
Directeur de vol
Présence des barres de tendance, des moustaches, du flight path director (FPD) ou de la
barre de lacet.
Affichage FD
249
Sysfèmes automatiques de contrôle de vol
Les affichages << CWS R > et << CWS P >> signifient qu'un pilote automatique est engagé en
position CWS.
L'affichage << CMD >> ou << A/P > signifie qu'un pilote automatique est engagé en position
command,
Dans le cadre d'une approche en vue d'un atterrissage automatique, on pourra trouver
les indications LAND 2 ou LAND 3 en fonction du nombre de PA engagés.
250
Sysfêmes automatiques de contrôle de vol
Capacité d'approche : L'avion signale à l'équipage quel type d'approche de précision (CATË
I, II ou III) il est capable de réaliser et le nombre de PA actuellement engagés. (SINGL6 =t .l
PA engagé, DUAL =2 PA engagés).
Minimum vertical : Le pilote peut, via le FMS (Flight Management System), insérer son
minimum de descente en approche (DH : Decision Height ou MDA : Minimum Descent Altitude)
afin de I'avoir en lecture pour mémoire.
4- Affichage 1FD2
Affichage A/THR
L'affichage 1FD2 signifie que le calculateur FD1 affiche le FD sur le PFD gauche et que le
calculateur FD2 affiche le FD sur le PFD droit.
Un affichage 2FD2 signifierait que le calculateur FD2 affiche te FD sur tes 2 PFD (panne
du calculateur FD1).
Un affichage -FD2 signifierait que seul le calculateur FD2 affiche te FD sur te pFD droit (te
commandant de bord a coupé son affichage FD).
L'affichage peut être bleu pour indiquer que t'autopoussée est armée ou blanc si
elle est engagée. (Voir le chapitre 022 09 pour ptus de détails).
25L
Sysfèmes automatiques de contrôle de vol
A - Minima ooérationnels
Les automatismes de conduite peuvent être utilisés pendant tout le vol et notamment
pendant les approches et les atterrissages. Ils permettent notamment de réduire les conditions
météorologiques minimales requises pour effectuer certaines approches aux instruments.
Profitons-en pour rappeler ceftains points réglementaires qui nous seront nécessaires
dans l'étude de ces phases de vol.
On regroupe les approches aux instruments dans deux catégories :
r' Le guidage latéral par une aide à la navigation : Localizer d'un ILS, VOR, NDB, RNAV,
GPS, GCA (Ground Controlled Approach - Approche guidée au radar), Radiogoniomètre etc...
est toujours fourni.
r' Il n'y a pas de guidage vertical fourni. Le pilote calcule son plan de descente au
chronomètre ou en utilisant des informations de distance fournies par le DME (Distance
Measuring Equipment), le GPS, le GCA ou le FMS,
Les FMS 3 dimensions sont capables de calculer le plan de descente associé à ce type
d'approche et de présenter au pilote son écart vertical par rapport à ce plan ; on le note
habituellement WK (Vertical Track error).
IndicateurVTK sur le ND
du Boeing 777.
r' Une information de distance fournie par le DME, le GPS, le GCA ou le FMS peut être
disponible sur ce type d'approches mais n'est pas obligatoire.
r' Minimum vertical : L'avion effectue sa descente jusqu'à une altitude minimale de
descente lue sur l'altimètre barométrique calé au QNH, la MDA (Minimum Descent
Altitude), en-dessous de laquelle il n'est autorisé de poursuivre que si les références visuelles
sont acquises. La hauteur correspondant à la MDA, la MDH n'est jamais inférieure à 250ft sur
ce type dbpproche.
,/ Minimum horizontal : Pour être autorisé à effectuer une approche de ce type dans son
intégralité, une visibilité météorologique ou une portée visuelle de piste (RVR I Runway
Visuaf Range) minimales sont prescrites et doivent être respectées. La visibilité / RVR requise
pour ce type d'approche n'est jamais inférieure à 800m.
252
Sysfèmes automatiques de contrôle de vol
Par contre, la portée visuelle de piste ou RVR est mesurée de manière très précise le tong
de la piste par un ou plusieurs transmissomètres.
2 - Aporoches de orécision
'/ Le guidage latéral par une aide à la navigation : Locatizer d'un ILS ou guidage latéral
d'un PAR (Precision Approach Radar) est toujours fourni.
r' Le guidage vertical par une aide à la navigation : Glideslope d'un ILS ou guidage
vertical d'un PAR (Precision Approach Radar) est également toujours fourni,
'/ Une information de distance fournie par le DME, des markers (balises émettant un
signal veftical uniquement reçu quand I'avion passe à leur verticale et dont la distance au seuil
de piste est connue) ou le PAR doit obligatoirement être disponible sur ce type d'approches.
3 - Atterrissaoe automatioue
- On appelle approche << semi-manuellÊ >> ou << semi-automatique >>, une approche ILS
où le PA est en modes LoC et G/S, jusqu'à une ceÉàine hauteuiJE ùne aéconnection
manuelle ou automatique du PA intervient.
L'atterrissage doit alors être effectué en manuel.
Pour des raisons de sécurité et de précision de pilotage, un atterrissage automatique doit
être entrepris avec au moins 2 PA opérationnels (sauf cas de pA à 2 cana-ux).
253
Systènes automethues de contôle de vol
Sur les PA/DV modernes, la sélectlon de lâ touche APP entraîne l'alimentation él€ctriqûe de
tous les PA mais seul celui préalablement engagé pilote effectivement l'âvion.
Sur des systèmes plus ânciens, il faut engager le 2e (et éventuellement le 3e) PA pour assurer
la redondance et ainsi armer l'atterrissôge ôltomôtique.
Remaroue i Dans le cas de l'atterrissage ôutomatique, les 2 DV sont CeUAIét alors qu'en
temps normal, ;ls sont indépendants. Ils ne peuvent être couplés que si au moins 2 PA sont
engagés.
Capture Glid€
SPD LOC LAND 3
SPD LOC G/S
LAND 3
IDLE
sPDlLoclc/s LAND 3
LAND 3 Ën dessous de h2
s PA ne sont plus enhôncées
A la côpture du glide (engâgement du mode c/S), les modes de remise de gêz s'ôrment
môis ne sont pas afflchés au FMA puisqu'ils ne seront engagés quâ la demande du pilote
via une action sur les TOIGA switches situés sur les manettes des gaz (âvions équipés
d'une automanette) ou en pleçônt les manettês dans lê cran TOlcA (avions équipés d'une
âutopoussée),
254
Systèmes autonatiques de con ôle de vot
Les systèmes automatiques les plus récents (pA 3 axes) sont câpables de prendre en
compte le vent traversier. En fonction de la force du vent, its < déciabent > l,avion en le
mettônt en glissade afin d'annuter ta dérive à partir d,une certaine hâuteur spécifique à chaque
type d?ppareil.
[Z__i Hauteur d'âlerte, En-dessous de cette hauteur qui n.existe que sur les pA de
génération moderne, certôines pannes ne sont plus annoncées afin d,éviter de perturber
.
l'équipage à basse hauteur.
L?vion suit âlors l'ax€ de piste et monte à vitesse indiquée constante (au moins
V2). Le pilote doit changer de modes s,il veut suivre la trajectoirè de remise de gô; publiée.
si celle-ci comporte des virages, mises en palier ou autres.
255
sysfémes automatiques de contr6le de vol
> Guidaoe
Dans les deux cas, le DV guide en vertical (modes TOIGA ou SRS) pour afficher
lâssiette de décollage puis pour maintenir une vltesse indiquée constante (au moins v2)
et en tôtéral (modes TOIGA ou RIyY) pour suivre l'axe de piste.
256
Hélicoptère: svstèmes
automati ue de contrôle de vol
A - La stabilisation
Malgré un fonctionnement de base identique, les 2 systèmes sont différents sur certains
points,
I4ode de base : le calculateur fournit une stabilisation de bâse des assiettes à long terme
alnsl que les modes de pilotage basiques I tenue vltesse, cap et altitude.
Modes supérieurs: Ces calculateurs assurent les foncflons décrltes précédemment avec
en plus des modes supérteurs associés aux capteurs spécifiques du porteur I mode recherche
et sauvetâge en met tenue de vol stauonnaire doppler, tenue hauteur radio sonde, VOR/ILS,
G/S suivi du plan de descente remise de gaz go around. pour les modes supérieurs on va
introduire une ou plusieurs boucles externes, Celles-cj permettent de maint;nir la vitesse,
l?ltitude et même de contrer le phénomène de glissement de l,héllcoptère sideslio. pour ceta
elles tiennent en compte de toutes les conditions extérieures (vitesse air, alti!ude, informations
de navigation).
Ces 2 systèmes fournissent la stôbilisation. Le second donne en plus le mode de contrôle
et le mode de guidage. Générôtement te système pitote automatiqu; peuvent remplir leurs
fondions que si l'appareil est déjà stable. Donc ils sont installés commi systèmes d,ôutorité
supérieure dans des hélicoptères équjpés de SAS.
257
Sysfèmês âulomârques de contdle de vol
258
Systèmes autonatiques de contôte de vol
â) Gyroscopes mécaniques
b) L'accéléromètre
Cèst un câpteur qui, fixé à un mobile permet de mesurer l,accélération linéaire de ce
dernier.
2 - Lâ centrale à inertie
.,. ITtuTgll utilisé en nàvigôtion capable d,intégrer les accélérâtions d,un mobite pour en
déterminer l'attitude, la vitesse eL la position à pôrtir du point de dépôrt ou de rccôtage. Il
existe 2 types de cenkêles qui se distinguent par lâ manière dont on mesure l,accélé;tion
horizontale.
- Les centrôles comportant une plate-forme que lbn astreint à rester horizontale pendant
toute la durée du vol grâce à des gyroscopes. Ce sont les INS (lnertiàl Navigation Systém).
- Les centrales comportant une ptate-forme liée à la structure de l,appareil qui grâce ôux
côlculateurs, génère une plôte-forme fictive maintenue à l,horizontale pai calculj à fartir des
informations fournies par des gyromètres à taser. Ce sonL tes IRS (Inertial Reference lystem).
3 - Technioues de radionavidation
Ces côpteurs utilisent des stations sols pour fournir des ind;cations sur la position de
l'âvion dans l?space.
. ADF (AuLomatic Direction t-inder) i Une antenne capte un siqnât radio (dans la bànde de
irequence de 190kHz à 1750kHr) émjs pôr un émetteur au sot appeté NDB (Non Direction
Beacon).
VOR (VHF Omnidirectional Rônge) : L,ne ôntenne reçoit un siqnal ràdio (fréquence entre
108 et 117.95ù1Hz) émis pâr un émelteur sot appeté VOR.
(Distance M€èsuring Equipment) : Un équipement sur l,appâreil échânge un signâl
. _-Dl4E
radio. (fréquence entre 960 et 1215 MHz) avec une stâtion sol. L,infoimatjon délivÉe au piiote
est Ia distance nécessaire oblique à cette station, sa vitesse de rapprochement(ou
d'éloignement) ainsi que te temps nécessaire pour tô rejojndre.
259
SyslÈmss autcmâûqùês dê conffile de vol
ILS (Instrument Landing System) : lJne antenne sur l'apparell reçolt des signaux radio
lors des approches. finformation délivrée au pilote est l'écaÈ de sa trajectolre par rapport à la
'piste et la pente qu'il doit tenir pour aboutir au seull. L'ILS est utiisé pour les atterrissôges tous
temps en IFR. Llndicaton < droite-gauche > est trânsmise par une émission VHF (de
108.10à111.95MH2), tandis que l'indication < haut-bas > est transmise par une émission IJHF
(de 334.7 à 330.9s MHz).
Radioaltimètre: Il
il utilise un radar placé sous le fuselage. est utillsé pour les
procédures d'approche finale ou dans le cadre de lô préventlon contre le risque de percuter le
relief. 11 indique de façon très précise (à 50 cm près) lâ hauteur par rapport au sol.
Dês âvêrtisseurs : TCAS...
260
Systèmes autonatiques de contôle de vol
camérâ thermique
C - Les vérins
Les hélicoptères sont souvent équipés d,un équipement de pitotage automatjquer
constitué d'un moyen de calcul et d?ctionneurc. Cet équipement ag't sur te; commandes de
vol, soLrs l'autorité du pilote. en vue de remplir deux missions piincipâtes i une première
mission d?ssistance au p;lote, et une deuxième mission de pilotâge auiomâtique. Lès vérins
sont dits linéaires et sont soit séries ou soit parallèles.
Ces vérins sont diredement intégrés dêns la chaîne des commandes de vol. Globalement
lorsque le pilote agit sur les commandes de vol, il âgit sur les vérins séries qui actionnent les
organes de_vol. Mais ils sont asservis hydrauljquement ou électriquement, ce qui permet au
pilote
.de fournir moins de force pour pitoter. Ces vérins sont rapjdes ét iéagissent
immédiatement et ils sont de faibte amplitude
Le mouvement des vérins séries entrêîne un rnouvement des commandes cle vols. Ces
vérins peuvent être hydrauliques ou étectriques.
Avec l'utilisation de ces vérins I'autorité du pilote âutomatique sur les commandes de vol
est de 10ol..
261
Sysfêmes âulomâllquês d€ êontrôle de vol
Ces actionneurs remplacent les anciens systèmes par des systèmes hydrâuliques
autonomes avec des vérins adionnés uniquement par l'énergie électrique, EHA permet
déliminer la nécessité de pompes hydrôuliques sépârées et le système de tube, ce qui simplifie
la mécanique de l'aéronef et améliore lâ sécurité.
Les EHA sont nés d'une décentralisation volontaire de l'alimentation hydraulique des
servocommandes des gouvernes de vol, Une EHA possède localement un Éservoir de fluide.
lJn moteur électrique à hôute vitesse permet dtntraîner une pompe hydraulique qui conduit le
fluide d'un compartiment du vérin hydraulique à un autre. La transmission de puissance et les
rapports de transformation sont effectués de manière hydraulique,
Accumulateur
Moteur
Electrique
Bloc Hydraulique
Vérin
A) EHA
262
Sysfêmes automatiques de contrôle de vol
L'architecture de l'EC 135 reste fondamentalement identique mise à part l'appellation des
instruments mais les fonctions sont pratiquement les mêmes :
ry ô
4\ /T\
Reconfiouration unit
RCU
ADC 1 AHRS 1 NAV 1 GPS DME ADC2 AHRS 2 NAV 2 ADF RAD.AL
263
Sysfèmes automatiques de conûôle de vol
AFç$LCP
AFçS CCP
Ë
Cèflêctlvs Grlp FCSAU
% Cyèlk ôrlp
TRIM
Bæp lrim lor lh6 dl &
pilch ds
TRIM REL
ldm r6lêâsô tor lho cydb dh
€nd p€dâb fligtÉ 6ntob
ÏRIM
g.iF lrih fôr the ytu E
ÂFG cyclic dtsengâge
(yâq rofi & pitchi
Afr'NOÉ
(ÂTITude bold /NqF Of lhe AFCS DIS
Èâdh) AFÈS cdLEtt!€
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GOARD/TIJP
GoAround or
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lrlmFLc6 itrlhe
Le FCSAU (Flight Control System Auxiliary Panel) : Le but de cet instrument de contrôle
est de gérer la configuration de système de contrôle du vol.
LAFCS CCP (Auto Flight Control System Central Control Panel) : Le but est de permettre
au pilote de sélectionner les modes missions de IîFCS et d'effectuer la présélection des
données référence,
L'AFCS LCP (Auto Flight Control System Lateral Control Panel) : Il permet d'engager ou
de désengager les modes et de modifier les données référence actuelle.
264
Sysfêmes automatiques de contrôle de vol
Ces deux instruments sont regroupés dans les écrans FND (Flight and Navigation
Display) comme sur le NH90.
FCS skip
Radar Height
v/s
ADI
26s
Sysfèmes automatiques de contrôle de vol
Le CWP (Central Warning Panel) : Il affiche les différentes pannes en codes de priorité
(red et amber) avec une répétition sur le Master Alarm Panel et avec des signaux audibles.
cwP
La surveillance du système (monitoring system) est donc assurée par des autotests ou
bits, dispositif de test intégrés à chaque système informatisé permettant de détecter, localiser
et mémoriser une défaillance et d'avertir l'équipage en temps réel. Ces autotests ont
largement contribué au développement de la surveillance centralisée des systèmes, destinée à
informer le pilote en temps réel par une visualisation synthétique, à partir des bites exploités
par un calculateur numérique : d'un état normal de fonctionnement et de toute défaillance par
une alarme (visuelle et éventuelle'ment sonore voire tactile) déclenchée par le résultat négatif
d'un bit.
E - La sécurité du svstème
La sécurité se caractérise par : la < survivabilité > c'est-à-dire l'aptitude du système à
continuer à assurer sa fonction en cas de défaillance
La multiplicité de liaisons fonctionnelles indépendantes : redondances.
La survivabilité se traduit opérationnellement par la reconfiguration automatique du vol
garantissant un niveau minimal de sécurité.
Les redondances sont assurées :
soit au niveau logiciels implantés dans les calculateurs,
soit au niveau des calculateurs eux-mêmes,
soit de liaisons de transmissions,
soit d?limentation en énergie,
soit d'organes déterminants,
par doublement < dual >ou >>duplex > ; par triplement >triplex > ; par
quadruplement < quadriplex >.
266
O22 07 03 Le Svstème d Auomentation de Stabilité(SAs)
A - Les p ncipes oénéraux
Le SAS est aussi appelé amortisseur de vitesse (rate dâmper). Son rôle est de stabiliser
i'hélicoptère en gérant toutes les variations des vitesses de l'ensemble des paramètres de
l'âppôreil. Dans un SAS le signal capteur (rate gyroscope) est intégré grâce à un < leaky
integrâtor < puis comparé au signôl d'origine afin de simuler une posltion de référence de
l'hélicoptère durânt un temps lirnité. Le signôl obtenu est utilisé pour commànder le plateau
cyclique.
Le calculateur à stabilisation de base permet la stabilisation sur les 3 axes dans un mode
d'âmortissement à court terme.
Le SAS n'ô pôs d'effet sur la stâbilité siâtique qui est lâ câpacité de l?ppareil à retrouver
un état d'équilibre âprès en avoir été écarté. Cette stabilité va dépendre de l?érodynamique
des appareils
(profil ...).
Le SAS ô une influence sur la stôbilité dynômique de l'âppôreil qui est le temps
nécessàire à l'appâreil pour retrouver sa stabilité statique. Le système d'ôugmentation de
stabilité permet de retrouver la stabilité rapidement.
Le SAS réduit le couplage sur les 3 ôxes de pilotage. Chaque action sur une commande
entraînera un couple de réaction qui obligera le pilote à corriger constamment les forces
indujtes, Par exemple un couplage collectif lacet ou couplage pas-rotor principal - pas-rotor
arr;ère, permet de libérer le pilote des corrections permanentes. En effet pour une position des
pédâles donnée, toute action du pilote sur le pas collectif fait varier simultanément et dans le
même sens, lângle du rotor principal et l'ângle du rotor ârrière de manière à ce que la poussée
équilibre automatiquement le couple de réaction du rotor principal, et ce quelque soit la valeur
de lzngle du rotor principal. Il existe un autre type de couplage entre les deux rotors qui
engendre une dérive latérale de l'hélicoptère dont le pilote doat tenir compte. Pour compenser
cette dérive qui est due à la poussée du rotor ârrière, le pilote doit, par action latérale d!
manche cyclique. incliner le rotor prÎncipal dans le sens opposé à lâ poussée du rotor arrière et
ce d'autânt que la poussée est grande, ll existe un moyen qui libère le pilote de cette
servitude l c?st le couplage < collectif-cyclique latérale r.
La manceuvrâbilité de l'hélicoptère est âugmentée car la traînée est réduite. Le SAS est
un système qui peut s'engager facilement grâce à un boîtier de commande et il se désengage
via le bouton poussoir sur le cyclique,
Le SAS est constitué entre âutre de vérins séries qui sont directement implantés entre les
commandes de vol et les organes de vol. Ils sont très réadjfs mais ils ont une course limitée.
Ces vérins rapides ont une autorité limitée (environ 10%). L'autorité du SAS est de 1oo/o sur le
contrôle des commandes de vol.
267
Syslénes €ulomarquês de conffile de vol
Ce système amortit toutes les perturbations d'( assiette ), filtre les entrées de
commande du pilote ou tes amplifie jusqu'à un certain niveaur et les amortit à nouveau. Des
commôndes, avec influences indéSirables au niveôu des axes, peuvent être éliminées. Dans
certains hélicoptères, ces systèmes surviennent pour améliorer la réponse des commandes
(notamment pour les hélicoptères à rotor souple).
' A tout ;oment le sysième d'augmentatlon de stâbilité peut être déconnecté pâr le pilote
et celui-ci peutr sâns le désengôger, reprendre le contrôle des commandes.
Le SAS possède ses limites.
Tout d'aÉord ce système est un système où le pilote doit rester à llntérieur de la bolcle
de commande, Les entiées de commande venant des systèmes d'augmentation de stabilité ne
provoquent pas de déplacements des commandes de pilote. ce mode n'est.pas précis câr il và
verroujller une position mais pas une ôssiette précise. De plus un hélicoptère stabilisé,
mâintiendra son assiette pendant un ceftain temps, mais perdra cette assiette en roulis et en
tângage, en cas d'influences telles que turblllences, maintien de modes dynômiques.
dépiaàement du centre de grôvité dû à la consommation de carburant ce système possède
une aurorité limité de l'ordre de 10 à 20olo.
264
Systènes automatiques de conttôle de vol
llengagement des modes sup permet d,accéder ôux fonctions de base (heading, V/S,
ALT, IAS), aux fonctions NAV et approche (LOC, G/S, NAV, TNAU et âux fonctjons
missions(T/U, T/D, HOV).
269
Sysfèmes automatiques de contrôle de vol
10s!.oads
Vâùddlos
ffil*wffi Çffi
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_n
270
Le mode navigation (NAV)
Il fournit la capacité d'acquisition automatique d'une route et de la garder par le couplage
de IîFCS avec les systèmes de navigation embarqués : IRS ou INS, VOR... La fonction limiteur
d?ngle est utilisée. Ce mode peut être couplé avec des modes missions (transition
Aûloffia.âvlg.tld voR
l,lAV st@tng t,AV stæIing
valid. nignt wlid. flight voR ltoR
F*,æ ændiiion
saiisfed
6nditionÊ nol
: stÈtiêd
ln€lid Elid
}iAV madE
NAV mode VOR voR
not sgæed, NAV arms
s9ages armed câPtured
mt ârmed
l'lAV modê NAV mode VOR VOR
sEaEÊd 6 ârm€d NAV dèarms
disengages dê-armed dæoùpling
Le mode ILS/VOR
Ce mode d'approche fournit la capacité d'effectuer des approches ILS ou VOR. Il est
constitué de deux sous modes : le mode Localizer (LOC) qui contrôle l?ppareil sur le plan
horizontal et le mode Glide slope (G/S) qui contrôle le plan vertical. ILS mode fonctionne sur la
philosophie d'armé et capturé. Il s'opère pour les axes de roulis, lacet et collectif.
ffisuftRÆs:gRqCH
*botd
ffilhd)
flw ^6
Fffi rcÉ ÂtriOAd rcDE lc4nrdl
27t
Sysfèmes automatiques de contrôle de vol
Le mode SAR :
la transition du vol de croisière au vol stationnaire et inversement,
La transition s'effectue par le mode transition up et down (T/U et T/D), La transition du
vol stationnaire vers le vol de croisière (T/U) fournit un profil ascendant automatique par la
présélection d'une hauteur radar et d'une vitesse Vy de montée. Cette manæuvre s'accomplit
avec la puissance maximale disponible. Ce mode utilise l'axe collectif et l'axe de tangage et
engage automatiquement le mode HDG.
Le mode T/D fournit une descente automatique avec une vitesse de décélération vers un
vol stationnaire avec une hauteur et vitesse de dérapage présélectionnée. Ce mode se fait en 2
phases : la phase de croisière et descente et la phase stationnaire.
272
Sysfèmes automatiques de contrôle de vol
I * compatad*yArrAg
+ * (Ërlirlaon
Fll$hrpfsn AË
ç€mputrrl
D - Le directeur de vol(FD)
Le directeur de vol calcule et affiche la bonne hauteur et les angles d'inclinaison
nécessaires pour que l'appareil puisse suivre une route sélectionnée. Le FD (flight director) est
généralement utilisé en liaison directe avec le pilote automatique(AP) ou le directeur de vol
commande le pilote automatique pour mettre l'appareil dans I'attitude nécessaire pour suivre
une trajectoire. La combinaison FDIAP est généralement utilisée dans les instruments couplés
avec le pilote automatique afin de réaliser les approches de précision de CAT II et CAT III ILS.
La forme de l'affichage du directeur de vol varie en fonction du type d'instrument, soit en
croix ou en barres de commandes.
Les principaux composants d'un système directeur de vol sont l'indicateur de directeur de
vol (IDE), un indicateur de situation horizontale (HSI), un sélecteur de mode et un ordinateur
directeur de vol.
273
Sysfèmes automatiques de contrôle de vol
274
Sysfèmes automatiques de contrôle de vol
Erê€slE d€û#tr d:
coælMrxB YÂw/Rolfaxtr
Errd&èh one!
colFrreÀrp YAwiR6tLÂ*ts
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f--E-"-- l]
Lr4gJ
275
Sysfèmes automatiques de contrôle de vol
Les messages d'alerte et de pannes apparaissent sur l'écran vu précédemment avec des
codes couleurs.
276
Trims - Yaw damper -
Enveloppe de protection
du domaine de vol
Il est déjà à noter que sur lâ majorité des avions de transport, on trouve un
compensateur sur chaque âxe i tangage, lâcet et roulis; il convient par ailleurs de les
actionner dâns cet ordre.
Le compensateur de direction a un rôle primordiôl sur les âvions multimoteurs car iJ
permet d'annuler l'effort du pilote au pôlonnier en cas de pânne moteur.
Par contre, le pilote automatiqLle ne peut normalement agir que sur le trim de
profondeur.
Exemple du 8747-400
Comnde de compensation
au aileros. Poù des râisons Position du compensateur de
de sæuité, il fâut actioûù
les dcu intempteurs !où
l'æiiomer. L'indicâ1eùr e{r
Conmmde de coûpensâtion en
277
7/ims Yaw dânpet - Envebppe de protectton dL domeine de wl
-
Commande électriquê
Le oilote disDose d'une commande située sur le manche
et composée de deux inverseurs
à cabrer
à *ti!=n'i"iff;i;i';;;i i;;;;Ài ilù;mander à dtstance une compensation
oLi à piquer.
rs de commande
commànde manuelle
lJtilisée par le pilote humain quônd le
nirôtê âutomaiioue ntst pôs enqagé, elle est
;énérâlement sltuée sur le pylône central ;
;'est un secours mécanique (câbles) au Trlm
Électrique.
278
Tims - Yaw danpet - Fnveloppe de prctectrcn du domaine de vot
Sur tous les avions, un réglage manuel du calage du pHR (plan Horizontal Réglâble) est
requis avant le décollage. Souvent, pour aider le pilote à réâtiser cette tâche. les tolants de
trim sont gradués en angles de côlage PHR et en centrage avion I par exemple ici, J,indication
CG 30 signifie que cette position du PHR est correcte pour un centrage de t,avion de 30o/o
(centre de gravité de l'avion situé à 30o/o de la corde âérodynamique moienne).
"/ Commandeautometique
Elle est active dès que le pilote automatique est engagé : en effet, comme le pilote
humâin, le pilote âutomatique compense l'avion en profondeur.
Ceci permet de restituer au pilote un avion correctement compensé à la déconnexion
du pilote automatique.
De plus, cette fonction TRII4 AUTO permet de réduire te moment de charnière
appliqué à la gouverne qui ne serâit pas dans le protongement du pHR; l,effet de < masque
âérodynamique ) appliqué à la gouverne par le plan horizontal fixe qui diminue son efficaaité
est, de fait réduit.
D'autre part, des gouvernes braquées en permanence génèrent de lô trôînée, Compenser
leur braquage par un braquage du PHR permet de réduire lâ trainée en permettant à la
gouverne de profondeur d'être dâns l'alignement du stabilisateur en vol établi.
Attention, ceci ne signifie pas que le piiote ôutomatique pitote uniquement au
compensateur: les évolutions commândées en tangage sont réalisées par les gouvernes de
profondeur, puis, la compensôtion intervient en vol stabjljsé.
_ lJne commande mécanique (ou électrique) du pHR subsiste afin de le caler pour te
décollage et de contrôler l'avion en profondeur en cas de panne électrique totale,
279
Tints - Yaw dawer - Enveloppe cle otecton du clomainê de vol
Quand le pilote agit manuellement sur les volânts en situation normâle, en pilotage
manuel, les calculateurs de commôndes de vol restent engagés, par contre, le pilote
lautomatique se déconnecte s'il était engagé.
I - I{âch Trim
La réglementation impose ôu constructeur de l'avion qu'il soit constamment nécessaire
de pousser plus sur le manche pour voler plus vite en vol horizontâ|,
Le problème réside dâns le fait qu'aux l'4ach de croisière pratiqués par les àvions
subsoniques acïuels, les manifestations de la compressibilité de l'air provoquent un recul du
centre de poussée de l'aile (on tend vers un régime instable).
Un moment piqueur apparaît à partir d'un certain l4ach,
or, cela est contraire à la réqlementâtion, car il serait âlors nécessaire de Pousser
moins sur le manche pour voler plus vite en vol horizontal,
Le remède consiste à contrer la tendance à piquer par un brâquâge supplémentaire
du PHR (moment côbreur) ; c'est le rôle du lqach tdm. Le câlage du PHR devient fonction du
nombre de ilach à pârtir d'un certain nombre dê Mach.
A Mâch élevé et forte incidence, l'avion est soumis à un couple câbreur. Lô fonction
trim d'incidence, assurée par des calculateuB et des sondes d'incidence. commande
âutomâtiquement le PHR à piquer, en fonction de l'incidence et du nombre de Mach.
Remaroue i Cette fonction est inhibée lorsque les volets / becs sont sortis ou ôu
sol, Ceci est une sécurité qsi empêche tout déclenchement intempestif du système, suite à
une pônne d! machmètre. par exemple, en phase de décollage / approche / atterrissage.
Sur ces ôppareils équipés de pilotes automatiques 2 axes (roulis^angage), le lâcet est
géré par un automate indépendant des pilotes âutomâtiques, même s'iltravaille en étroite
collaboration avec eux. Celui-ci assure i
r' Lâ coordinâtion en virâgê (braquage automâtique de la gouverne de
direction avec le brâquage des ailerons), Sur cette génération d'ôvions, cette
fondion n'est souvent disponible que volets sortis ;
/ Lâmortissement en lacet (Yâw Dampêr). cette fonction permet
l'amortissement du roulis hollandâis (vu en détails plus loin).
280
Tims - Yaw danper - Envelowe de prctect:nn du donaine cle vol
Ces appareils sont équipés de pilotes automatiques 3 âxes. Les fonctions qui étaient
remplies par l'automate sont maintenant prises en charge par le canal lacet des pilotes
automôtiques. Celui-ci ôssure :
'/ Les fonctions pÉcédêntes étendues et améliorées;
281
Tims - Yaw dawer - Envdowe de prctectiotl du domaine de vol
A.
6. \\ I
eè( I
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1\/
I
L
S\\ r -
x\z
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282
- yaw damper Enveloppe de prctection clu clonaine de vot
Trims -
L'entrée dans la zone de vitesse ambre déclenche une alarme Master Côution
( AIRSPEED LOW > ômbre.
L'entrée dans la zone de vitesse rouge déclenche une ôlarme Master Warning rouge associée
au message OVERSPEED ou au vibreur de manche.
Ces zones de vitesse sont élaborées par le Ft4S (Bâse de données performânces), le SWC
(Stall Warning Computer) et bien sûr IADC (Air Data Computer).
243
Tims - Yaw dampet - Enveloppe dê protec'Iion clu domake de vol
SÈick-Igllelj Au même titre que le stick pusher, de rares avlons à commandes de vol
classiques disposent de ce système âctif de protection du domalne de vol qui évite de dépasser
VMO (Vitesse l\4aximale en Opérâtlons) et l"ll4O (Mach f4aximalen Opérations) en commandant
lâ profondeur à cabrer à partir d'une certaine CAS ou Mach
3- Lillllalier-Ci!.çliDeis9!
244
Trims - Yaw danper - Enveloppe de prctection du donaine cle val
1 - PÉr.cipc
Les gouvernes sont toutes :
- commôndées électriquement ; et
- actionnées hydrôuliquement
Le plan horizontal réglable (THs: Trimmâble Horizontal stabilizer) et la gouverne de
direction (RUDDER) peuve;t être commandés mécaniquement afin de permettre un contrôle
minimalde l'avion en cas de panne éledrique totale.
Les minimônches sont utilisés pour piloter l'avion en Tangage (PITCH) et Roulis (ROLL) et
indire€tement en lacet (YAW) par la coordination en virage.
Les ordres pilote sont pris en compte par les calculateurs qui commandent le braquage
des gouvernes comme nécessôire pour obtenir la trajectoire désirée
Cependant. indépendamment des ordres pilote, les calculateurs évitent, en loi normale,
sur les axes de tangâge et de roulis :
RETOUR D'ASSERVISSEI',IENT
ORDRE
CALCULATEUR
GÔUVERNE
ORDRES
PILOTE
[,1ANCHË
245
Tims - Yaw clanp{' Enveloppe cle protection ù) domaine de vol
246
Tims - Yaw dampet - Enveloppe de prcteclion du domaine de vol
Le rôle des câlculôteurs consiste à braquer plus ou moins les gouvernes en fonction de Ia
vitesse (la sensibilité des gouvernes augmente avec ta vitesse) pour obtenir les étéments
(Taux de roulis / Fadeur de charge) demandés par le pilote.
Si le manche est ôu neutre, un taux de roulis NUL est commôndé donc l,inclinaison reste
constânte et un facteur de chârge = 1 est commândé donc l,assiette reste constante,
Le manche est rappelé au neutre par des ressorts et il n.y a pas de retour
d?sservissement vers le manche.
Il n'y a donc pas de lien dired entre le mônche et les gouvernes et les gouvernes
peuvent être braquées sans que le pilote ne le demande ôfin de maintenir l,attitude avion,
247
Tims - Yaw (ktwet - Enwl''We cle prcieclion du domaine de wl
Il est donc toujours possible de déplacer les commandes en butéê sans risque pour la
structure de l'ôvion (utile en côs de manceuvre d'évitement brutale)
Ce type de protection n'est possible que sur âvion à commandes électriques.
Le FAC limite l'inclinaison et l'asslette à des valeurs prédéfinles et repérees sur le PFD par
des doubles barres vertes :
Limitâtiond'inclinaistr --il
Il n?st pas possible, même manche en butée, de dépasser ces valeurs limites
Exemples de valeurs limites : A320 : Inclinaison + 670 (Inclinaison donnant
n = +2,5 g) et Assiette -15o à +30ô (pouvânt se réduire à +20o à bâsse vitesse et volets
sortis).
Ce type de protection ntst possible qle sur èvion à commandês électriques.
288
Tims Yaw damper - Enveloppe de prctection clu donainê de vol
Pour une ceftaine incidence û FLOOR située entre t! PROT et a MAX, l.ôutopoussée
commande une poussée fixe TOGA (poussée maxi décollage / remise de gâz en fonction des
conditions du jour) quelle que soit la position manette.
249
Trims - Yaw damper - Enveloppe de protection du domaine de vol
Poussée actuelle
Position manette
Décrochage 1 g
I
ct
G F
P L
R o
o o
T R
I I
On visualise sur le graphique ci-dessus que même à s MAX, il y a encore une marge par
rapport au décrochage à 19.
Note : Certains avions à commandes mécaniques traditionnelles ont un mode de
protection décrochage à l'automanette uniquement équivalent à lAlpha Floor Airbus.
290
Trims - Yaw damper - Enveloppe de protection du domaine de vol
Si la vitesse vefticale (ou la pente) sélectée est excessive, le pA,/DV maintient la cible de
vitesse verticale (ou de pente), mais l?vion décélère et la vitesse diminue.
En atteignant VLS (ou VLS-S si la vitesse cible est VLS), l,AP abandonne temporairement
la cible de vitesse verticale (ou de pente), et diminue automatiquement la vitesse vefticale
pour maintenir VLS. Le mode est alors encadré en ambre clignotant.
Ces réversions de mode peuvent être rencontrées sur des avions dont les commandes
sont mécaniques.
29L
Tims - Yaw dawer - Enveloppe cle p/ctection du domaine de vol
Les redondances permettent de conseryer la loi normale dans le cas de lô panne d'un
voire de deux calculateurs,
Pour des pannes plus sérieuses, on passe en loi altemate, Certaines protections sont
perdues : limitation en inclinaison, en âssiette et éventuellement basse et haLlte vitesse.
En cas de problème plus grave, lô lol dlrecte s'engage. Dans cette loi, on se ramène à
un pilotage traditionnel : à une position manche correspond toujours la même position
gouverne.
[â compensâtion automatlque est perdue, il faut manuellement actlonner les volants de
trim manuels.
Enfin en cas de panne électrique totale, on est en secoura mé'caniquê: le pilotâqe se
fait uniquement via le compensateur de profondeur et les palonniers. Ceci le temps de
déployer l'éolienne de secours. la RAT (Ram Air Turbine) qul restaure une alimentation
électrique et hydrôulique minimale.
292
Contrôle automatique
de la poussée @D@
I - Calcul de la ooussée
A - Avions d'ancienne oénération
Sùr les avions de génération ancienne, jusquâ trois calculateurs permettent une gestion
de la poussée.
293
Contôle autonatique de la poussèe
1. Le pilote commônde lô poussée mônuellement en âgissant sur les manettes des gâ2. La
position des mânettes est traduite en signâux électriques transmis aux FADEC (Full
Authorlty Digital Engine control) également appelés chez d'autres constructeurs ÊEC
(Electronic Engine Control).
Le FADEC / EEc est un câlculâteur situé dans la nacelle moteur dont le but est d'assurer
un pilotage global du moteur. Pour des rôisons de flabilité, il comporte générôlement
deux canaux redondants :
- ll définit un N1 ou un EPR maximal en fonction des conditions du jour
(température. pression...) correspondant à lô butée avant des mônettes il :
assure a;nsi une protection des llmitations du moteur ;
- Il traduit la position manette en une cible de N1 ou d'EPR à atteindre r gestion
de la poussée ;
- Il est capable de réaliser une mise en route totalement automatique et
d'effectuer les actions correctives si
nécessalre (coupure de l'ôlimentation
carburant et de l'allumage, déclenchement d'une ventilation etc...) ;
- Dans le cas d'une mise en route manuellê. il assure une surveillânce des
paramètres;
294
ConIôle automatique de la poussoe
II - Automanette et Autopoussée
Ces systèmes actifs ôssurent un contrôle automatique de lô poussée des moteurs.
A - Descriotion
+ Automanette fAÆ) : Le câlculateur agit en amont des mônettes des gaz; celles-ci se
déplôcent donc sous son adion.
Ce retour dbsse issement perrnet dbnticiper lbrrêt du mouvement des manettes avant
quhlles nbtteignent Ia position souhâitée par Ie calculateur.
Cette technologie est apparue en premier et est prêsente sur Ia majorité des avions de
ligne (AIRBUS à partir de 1A320 exceptés). Elle ptésente l,avantage de consetyer une
corrcspondance entre la position des manettes et Ia poussée actuelle délivrée par les moteurs.
Par contre, son entretien est coûteux et relativement fastidieux (étalonnage nécessaire),
+ Autopoussée (AÆHR) : Le calculateur ôgit en âval des manettes des gaz ; celles-ci ne se
déplacent donc jamais âutomatiquement.
Léquipage les place dâns des crans correspondant aux dlfférentes poussées limites
nécessaires au vol (Poussée de décollage. poussée maximum continue, poussée de
montée).
Il n'y a pas de retour dbsservissement sur Ia position manette,
Cette technologie a été introduite par AIRBUS à partit de lA32O afin de réduire
notamment les coûts de maintenance et Ie poids du système de contôle automatique ale ta
poussée,
Il est à noter, pour le pilote, que, quand I'autopoussée est engagée, it nt a plus de
relation entre Ia position mane\e et Ia poussée actuelle, La poussée ne peut simplement
pas dépasser ta position mdnette actuelle (il existe cependant une ;xceptjon que nous
verrons plus loin).
Pour connaître Ia poussée actuelle des moteurs, Ie pilote doit consulter l,écran central
/
supérieur (E/WD : Engine Waning Display).
295
Contràle autonatique de la poussée
par le
: Le réoime N1 TOGA (Takeoff - Go around) est te rcgime maximum autorisé
Nôtà
,"rctiàiàii aï i"liioi Àirc;r FAdEC Fu Authoritv Disttat Ensine contrct) It.correspond donc
ce défini par le
Ë iiii"Â niqu. avant .lesjour
î-ri-oiè maàettes, ear éontie, Ia valeur^de
on
régim,e
là
iioinà'a"t'ronditions du
'q";;^;";;;;;;;;;;;"iièâi,ieJiàui.nt (Température, Pression ") constate donc' encore'
à*,"tpondre ptusieurs résimes moteuÆ ctitréîents !
B - Modês de fonciionnement
+ Etats de l'automanette
296
Contôle autonathue cle la poussée
+ Modes principaux
/ Acquisition et maintien d'une vitesse ou d'un nombre de Mach (Modes poussée
variâble)
ilode SPEED (SPD) :
Acquisition et maintien d'une vitesse indiquée cible sélectée par te pilote ou définie par
le FIYS (Flight N4anôgement System - Système de gestion du vol) par adaptation de ta poussée
des moteurs.
Sur certains Boeing, I'intitulé alu mocle visible au FMA est < MCP SPD > si Ie pilote a
sélectionné Ia vitesse cible au MCP, mode dit < sélecté >, On aunit < FMC SPD > si la cible de
vitesse étàil définie par le fMS, mode dit managè ,.
"
Mode l.lACH :
Acquisition et ma;ntien d'un nombre de Mach cible séledé par le pilote ou déflni par Ie
FIVS (Flight l4anagement System - Système de gestion du vol) par adâptôtion de Ia poussée
des moteurs.
297
Contôle aulonatique de la poussee
TOGA switcheg
N1 limite actuel
Nl actuel
Nl maxirnum certifié
l\l I iicrr
:r , ù r,i r. ir i, !rii.:;
N1 llmlte actuel
1 commandé par la posltion mânetle
Nl actuel
Sur l'écrân EICAS supérieur (Engine Indicating and Crew Alert System) du
quadrimoteur ci-dessus, on est ôu début d'un décollage à poussée réduite (âffichage D-TO :
derated tôkeoff) par une tempérôture fictive de +43ôC (alors que lâ température extérieure
n'est que de -14oC). En cas de décollâge à pleine poussée, on aurait un simple affchage TO.
294
Conrôle automatique de la poussèe
Sélectlon du N1/EPR limite : Comûe nous l'avons vu ci-dessus, la sélection du N1/EpR timite
est âutomatique mais il est également possible, viâ une page du I\4CDU du FMS, de le faire
manuellement.
299
ConlÂle automawue dê Ia poussée
Nl linils sélætioMbl6 : e
Poù$ée de Enise de eù (æ @ùd) É
Poussée n
inale @1inù€ E}
?oùsée ûaxinâle de doisièÉ (cnise) E
É
Ê
ModG ALPHA
Ce mode s'engage en cas de détection d'une incidence excessiv€. Lâ poussée
maximale disponible (NI/EPR limite de décollage/remise de gaz - TO/GA) est commandée par
l'ôutomanette.
Ce mode néquipe que les avions les plus técents (ex : Boeing 777).
Attentioù cornûe tous les modes automanette, I'interrupteuf al'armement doit être sur
ARM pour que ce mode sbngage !
300
Contôle aulomalique de Ia poussée
+ Etats dê lâutopoussée
+ Modes principâux:
Mode SPEED (SPD) :
Acquisition et maintien d'une vitesse indiquée cible sélectée
par le pilote ou définie par le FN4S (Flight t4anagement System :
Système de gestion du vol) pâr adaptation de ta poussée des moteurs.
301
Conffile autorûatiquê de la poussée
lllode MACH I
Acquisition et maintiên d'un nombre de Mach cible sélecté pêr le pilote ou défini par le
Fl4S (Flight l'4anagement System : système de gestion du vol) par adaptètion de la poussée
des moteurs.
:
Poussee .eduite au decollage (FLX Tèkeon."
Fte^ible
Poussée maximum.ontinue (MA : Maximum Conlinous Thrust) '-/
Nota : Lbffichage NTHR sur Ia droite en bleu indlque que I'autopoussée est armée mais
pas encore engagée, ce qui signifre qu'aucune variation de poussée ne sera commandée
automatiquement pour I'instant. L'engageûent interyient plus tard, à la rcduction de poussée
vers 1 500 ft/sol.
302
Contrôle automatique de la poussée
303
Contrôlê âutomalique cle la poussee
Dans ce cadre, quând le pilote automatique est en node ALT CRZ (mâintien de I'altitude
de croisière), il tolère des écarts dâns lô tenue d'altitude de +50ft pour se prémunir de
variations de réqime moteur.
304
Svstèmes de com m u nications
@@
INTRODUCTÎOI{
305
Sy stàmes de c om m u n i c atio ns
306
S y stè n e s de co m n u n i cati ons
a) Signaux radio
En générâ|, les milieux de transmlssion ne laissent pas pâsser les signaux constants
(les signaux qui ne chôngent pôs au cours du temps). Un signal dont les variatjons sont très
lentes (fréquences basses) ne se propagera pas à grande distance; il faudrâit l'émettre avec
une pLrissônce très grande, De plus, il n'est pas rentable économiquement de réserver un
milieu de trânsmission pour un signal. On est donc âmené à mettre en forme les sjgnaux pour
que ces signaux présentent des fluctuations suffisamment rapides et pour pouvoir tËnsmettre
simultanément plusieurs signâux dôns le même milieu.
La voix humaine est de fÉqùence basse (300 à 3000 Hz) et t'émission d,une telle
fréquence ne permet pas de grande portée.
On utilisera comme support de transmission (médium) une onde hertzienne à haute
fréquence.
Ce signal transportant I'informâtion sera appelée signal porteur (ou onde
porteuse).
L'informâtion (codée ou non) sera superposée (modulera) le signal HF (lâ porteuse).
Les ondes hertziennes sont de fréquences différentes selon les applications
envisâgées,
Les ditrérentes catégories dbndes (HF, VHF) et leurs caractéristiques fant maintenant
paftie du cet'tificat 062 et sont développées au chapitre I du livret radionavigation.
Le rayonnement dans l'espace des ondes s'effectue au moyen d'une antennê
chârgée de convertir le signal électrique généré dans un émetteur en énergie
éledromà9néLique rayonnée dans ltspace.
Les principes de I'antennet les ditrérents typL's d'antennes utilisées selon Ia fréquence,
sont développés au chapitre I du livret radionavigation.
On suppose que les connaissances concernant. les impédances et la résonance,
développées clans le livret électricité, sonl acquises.
En éledricité nous avons étudié les paramètres (amplitude, fréquence, phase) de
slgnaux ôlternatifs purs ce qui n'est plus le cas en radio, rnais I'artifice mâthématique ci-
dessous (que nous nous contentons de citer) permet de travailler sur des signâux sinusoidôux.
FondanentaLe [:-t-r{
Harmodque
-
ltùAn^l +-= tJ44 sisnarcomprexe
Harmonique 2 lÂ\MMÂryVl
307
Systènres do commurlbat/ors
n qiste donc du ù
r]fuières d'â!âlyser signâl :
Analyse dâns le domaine temporel (1) ;
Aralyse dms le domaine ûéquentiel (2).
Amplitude
hannodques F0 haxmoniquos
308
Systèn es de co n m u n icat k ns
b) Filtres
Nous savons, depuis le cours électricité que :
- une inductance présente une impédônce d'autant plus élevée que lâ fréquence
du signàl à ses bornes est élevée ;
- une capâclté présente une impédance d'autant plus faibte que la fréquence du
signal à ses bornes est élevée,
I
I I I
-XdB +
n F F x
7|0!
6!æ
5!fi1
4C0D
30!0
2m0
tæÛ
309
Sy stè mes d e co rnm u n ic atio ns
Il existe d'autres types de filtres que les filtres LC, citons les filtrcs céramiques et les
filtres à quartz permettônt la réalisation de filtres très sélectifs (Bande passante très étroite
et flancs raides).
Lô finalité est Ia même. la mise en ceuvre et lô technologle sont différentes.
c) Amplificateurs
Les signaux utilisés en radio sont souvent de tÈs fâible amplitude.
Une antenne capte un signôl très faible, un microphone délivre un petit signal.
Nous aurons donc souvent besoin de relever le niveau de ces faibles signaux avant
utilisation.
Nous utiliserons pour cela un ou plusieurs étages amplificâteurs.
edn =:r0loe4
cot." p =
4 et que log(a.b) = log(â) + log(b) le gain en tension devient i
i
GdB = 2otoeY!
310
Syslè mes de communication s
* Bande passante j
Comme pour les filtres, un étage amplificateur en fonction de ses composants laisse
passer une plus ou moins grande plâge de fréquences.
Il existe des amplificateurs à large bânde passant€, âppetés apériodiques, dont on
trouve l'usage en BF (votre chaîne HiFi pâr exemple) et des amplificateurs à bande passante
très étroite (comportônt des circuits LC accordés) dits sélectifs.
d) Oscillateurs
1) Généralités
Afin de générer un signal sinusoidal de haute fréquence, on utilise un oscillateiJr.
Un oscillateur êst un générateur de signaux périodiquês sinusoiidaux ou non.
Seuls les signaux sinusoîdaux nous intéressent ici.
G.Ye
MICRO
Un exemple simple :
Vous avez tous entendu une fois le phénomène de larsen.
Il se produit lorsqu'une fradion de signôl délivré par les hauts pôrteurs d,un amplificateur
est captée par le micro et est réintrodulte en phase (condition de distance entre micro et Hp) à
l'entrée de l'amplificâteur.
Pour générer un signal sur une fréquence pÉcise, il faut quê la boucle inclue un
résêrvoir d'énergie sélectif qui définit la fréquence de fonctionnemênt.
Notre réservoir d'énergie est constitlré par la côpacité d'un circuit LC.
1
F:
I 2nvl,c
-
Lâ capôcité chargée se déchârge dans L qui emmagasine une énergie magnétique puis lâ
restitue à C à un rythme dépendant de lô valeur LC.
Ce circult LC incorporé dans la boucte de réaction permet la générâtion d,un signal
alternatif à la fréquence F (fréquence de Ésonance du circuit) tânt que lttâge ômplificaieur
est alimenté.
311
Sysfèmes de commu,icaf,bns
Le circsit L i C l es t sélectif
L'ensenble Ll L2 coÆtitue u tmlsfomteut
pemettant .le fti4iectet une froctiot du sigaal de
soltie tlars le circuit d'entrée yia L2 induile por Ll
La solution la plus simple (mâis pas lâ meilleure) est de creer un circuit LC de valeur
variable.
On utiliserâ pour cela une capacité variable.
ul-' Fl
U2}F2
u3 ->F3
312
Systènes de conmunications
2) Qu!Éz
Le quartz est composé de silice Si 02, qui est Lrne matière minérale très dure
extrêmement répandue dâns lâ nature,
Une fois tâillé convenablement, ce cristal de sitice est enfermé dâns un boîtier métalliqLre
muni de deux surfaces de connexions enserrant la lâmelle de quartz.
Notons que ces deux surtaces de connexions vont se comporter comme une capacité,
E
T,
++++++++
++++++++
Sl mâintenant, nous inversons I'effort que nous appliquons sur la lamelle de quartz et
qu'au lieu de compresser celui-ci nous exercions une trôction, nous constatons que le signe
des charges s'inverse. Plus l'effort mécanique est important, plus it y a de chôrges qui
apparaissent,
Mais l'effet piézo-électriquê est réversibte,
En àppliquant une tension électrique sur la lamelle de quart2, on observe une
déformation mécanique. Le quàrt-z est un matériau étôstique lrelativement) et it retrouve sâ
forme originelle dès que cesse la tension,
Un courant alternâtif, fourni à ses étectrodes, fait vibrer (ou osciller) l€ quartz à
une fréquence particulière, lô fréquence propre de résonance qui est liée, éntres autres,
aux dimensions physiques de la lârnelle de quartz et de la manière dont il est tai é.
Plus la Iâmelle est mlnce, plus la fréquence croît, ceci limite forcément ta fréquence
môximale atteiqnable.
313
Sysfèmes de commuflb€tions
Pour des fréquences allant jusqu'à 30 MHz, le quartz oscille suf sa fréquence
fondamentale.
il
Pou générer des fréquences supérieures eyiste des astuces (fonctionnement sur
harmonique appelé overtone et multipficateur de fréquence).
+12V
Exemple d'u oscillatr à qudtz pmettant de choisir trois téq!ênces ditrérqtes, légàement
ajustables pd les cÈpâcités Ca Éjoutées.
Afin d'éviter une dérive en fréquence selon la teûpérature, le quartz peut être enfermé
dèns une enceinte régulée en température.
Nous avons donc maintenant une oscillation précise et stable mais malheureusement très
peu réglable car on ne peut fâire vôrier la fréquence du quartz que sur une plaqe très étroite.
En associant un oscillateur à quârtz (oscillateur de référence) avec un VCt) nous
aurons la possibilité d'afficher la fréquence désirée sur une large plage tout en bénéficiant de
la précision et de la stabilité du quartz, c'est la synthèse de fréquence.
3) Svnthèse de fÉouence
314
Systènes de commu nications
Lbutre entree du comparateur est alimentée par Ie signâl d'un VCO à travers un diviseur
Tout écaft du VCO pat rappot't à I'oscittateur à quartz crée une tension d,erreur qui,'
appliquée au VCO, Ie ramène à sa fréquence initiale.
Iâ fréquence f de sortie de lbscillateû est donc liée à celle du quartz par un coelficient
(dans cet exemple) n/7OO.
En faisant varier n, on obtient une nouvelle fréquence et ce, pour une grande gamme de
fréquences,
L?nsemble VCO, comparateur de phase, filtre est appeté boucte à verrouiltage de
phase (PLL pour Phase Locked Loop).
Nous sommes restés, pour l'instant, dôns Ie domaine analogique màis la synthèse de
fréquence est mâintenânt sur de nombreux ensembles numériques,
4) Svnthèse numérioue
La dernière technologie de synthèse de fréquence repose sur I'utitisation de techniques
numériques diredes.
Le principe est d'exploiter Ie pincipe d'un convertisseur numérjque anâtogique piloté par
Si I'on envoie à l'entrée d'un CNA une infomation digitale suivant dans te temps une
évolution de type sinusoidale, la sortie du CNA va foumir un signat analogique sensibtement
sinusoidal (en fait en marche d'escalier dont l'enveloppe serait une sinusojde) qu,il suffjra de
faire transiter par un filtre relativement siûple pour lisser le signal et obtenir une sinuso:ide
presque parfaite.
Ia fréquence maximale possible est un peu infé eurc à Ia moitié de Ia fréquence
d'horloge (théorème de Shânnon),
Bien, nous dlsposons môintenant d'un signôl alternàtif de haute Fréquence, ajustôble en
fréquence. stâble et précis qui vâ nous servir à générer la fréquence porteusé dê notre
message (voix ou datas).
Les oscillateurs que nous venons dtétudier fournissent des fréquences assez faibtes (de
I'ordrc de quelques alizaines de mégâhertz) car il est ptus facile de téaliser un oscillateur stabte
en ftéquence (de plus, les quartz n'osciltent pas sur des lrequences étevèes),
Il existe d'autres formes d'oscillateul.s éservés à des usages très hautes fréquences
émettant des signaux ne transportônt aucune information,
C'est le cas des radars qui se contentent d'émettre des salves de signaux SHF
(modulation d'impulsion).
On utilise alors des oscillateurs spéciaux, tel le klystron ou te magnAron.
315
Sy stèmes de c om m u n ic atio n s
5) lvlultiolicateur de fréouence
3 - UgCd,etigDs
a) But
Ce premier émetteur nous permettra d'envoyer dans I'espace une onde à la frequence de
120 MHz mals ne contenant aucune information (porteuse pure).
Ce type d'onde est appelé signal A0 ou NoN (voir chapitre ( Ondes > du ltvret
radionavigation).
Nous verrons plus tard que ce signal nrest pas directement audiblê à la réception et
que cela demande une astuce pour le décoder (BFO chapitre ADF llvret radionavigation).
316
Système s de com n u n i c atio n s
b) Types de modulâtion
Afin de transporter une information (pour l'instânt, la voix), il faut moduler !n signôl (la
porteuse) trânsportônt cette voix.
Outre les raisons développées en chapitre 1-Râdionavigation, on comprend bien que si,
par exemple, 3 stôtions pouvaient émettre la voix directement à grônde distance, on recevrait
un mélange incompréhensible de ces 3 vojx (toutes situées dôns la même bande de
fréquence).
Si tout le monde me parle en mème temps je ne comprends ien,
Pâr contre, si je module une fréquence F1 par la voix 1, puis F2 par la voix 2, etc..., je
peux. à la réception, ôccorder mon récepteur sur F1, et, après démodulation, en retirer la
voix 1 et n'entendre que cette voix,
J'ai repârti mes voix sur des canaux de transmission.
Le but de la modulation est de tÊnslâter le spectre d'un signâl Basse Fréquence
(sons, musique, parole) v€rs les Hautes Fréquences pour pouvoir le transmettre fôcilement
par voie hertzienne.
Lâ rôdio, la télévision, les lignes téléphoniques (modem) utilisent le procédé de
modulation,
Le signal H.F est appelé PORTEUSE (il ne contient aucune information).
Le signal B.F est âppelé SIGNAL MODULATEUÈ (C'est l'informàtion).
On sait qu'une sinusoide est définie par trois pârâmètres : son amplituder sa fréquence,
sâ phôse.
Une fonction sinusoldale a pour équàtion I
A (sin ot + q) = A (sin 2 r Ft + a)
Chacun des trois parômètres de la porteuse peut être séparément rendu proportionnel au
signal à transmettre.
Ce qui donne lieu aux trois types fondamentâux de modulation :
. Modulôtiond'Amplitude;
. Modutâtion de Fréquence i
. Modulâtion de Phase.
On peut âussi combiner des types différents (exemple phase et amplitude).
Le radar émet des impulsions,
On appelle impulsion radôr l'émission d'une fréquence UHF (Uttra High Frequency) ou
SHF (Supra High Frequency) pendant un temps très bref et ce à une féquence de répétition
(fréquence de Écurrence) variable selon l'application radar recherchée.
Ce signal ne transporte aucune information.
Néanmoins il est convenu d'appeler ceci modulâtion en impulsion, (pulse
modulâtion).
317
Syslèmes do communbât ors
4 - Techniûues de Modulations
Le signal en noir sur la dernièrc figure représentant la poÈeuse ûodulée nbppâraît pas
dans Ia réalité.
-
Il n'est tracé ici que pour montrer que le signal HF (la porteuse carrier, en angtais)
varie en amplitude au rythme du signal BF (signal modulant).
Ce trait noir est appelé enveloppe d€ modulation.
Le signal modulant peut (en fonction du circuit de modulation électronique réalisant ta
multiplicâtion des deux signaux) faire vader le signal porteur dans des proportions plus ou
moins grandes.
318
Sy stène s de c om m u n ic ations
Ce rapport entre valeur môxi et valeur mini de la porteuse modulée est appelé taux de
modulation m ; il stxprime en pourcentage.
f I t P".ild,rr".too*__l
"-t ""."d',1é,à5o%
b) Spectre d'une onde modulée en amplitude.
Le rôyonnement dans l'espace d'un signal porteur (ex : VHF sur fréquence Fp)
d'amplitude A modulé au taux m par un signal de bôsse fréquence (ex: 150 Hz) donnera le
spedre de fréquence sUivant :
Fp : Frequoce porieuse
Fm = FrEuence modulûte
Spectre de fréiluence
Lorsque le signal à transmettre est un signal non sinusoîdal (par exemple la voix), il est
toujours possible de décomposer ce signal en série de Fourier (suite de signaux sinusoidaux
allânt de Fb à Fh exemple 300 à 3000 Hz).
Le signal émis est alorc composé de lâ fÉquence porteuse (Fp) et deux bôndes
latérales de modulation.
Specbe de lùgru 2 Fh
319
Syslèmes de commuricalions
Le canâl de transmission centré sur Fp occupe donc deux fols lâ fÉquence maximale Fh
du signal modulant à transmettre.
Ainsi, plus le signal à transmettre a une gamme de fréquencê étendue, plus
l'encombrêment spectral est important (c'est le cas de signaux carrés qui, en théorie, se
décomposent en une fondômentale et une infinité d'harmoniques).
Des émetteurs proches devront donc émettre sur des Fp sullsamment espacées de
manière à ne pas se gêner mutuellement,
Ceci déterminera I'espacement minimum des canaux utilisables et donc le nombre
de canâux disponibles dans unê bândê dê fréquence ôllouée à un service (ex: bânde
vHF COM).
* l*n l._,
Er*"*t*t d",
"*",* "..J-l
Dans ce type d'émission (DSB: Double S'de Band) on volt sur le gÈphique du début de
paragraphe que, pour un émetteur de puissance P, une pârtie de la puissânce est consacrée au
ràyonnement de Fp (50o/o de P) et le reste aux raies (ou bandes) latérales de modulation (25olo
pour chaque raie),
Or Fp ne contient aucune information et châcune des râies (ou bandes) latérales de
modulâtion contient Fp et fm, donc deux fois la même information.
On a donc eu l'idée, dôns un premier temps, de ne rayonner que les deux bôndes
lâtérôles de modulation (en supprimânt la porteuse pôr un circult spécial, modulateur
équilibré) et, dâns un deuxième temps, de supprimer une des bandes latérâles de modulation
pâr un filtre adéquat très sélectif.
Lorsque seule lô porteuse est supprimée, on émet en DSB-SC (Double Side Band -
Suppresed Carrier).
Lorsque la porteuse et une bande latérale sont supprimées, on émet en SSB (Single
Side Band) connu en français sous le terme BLU (Bande Latérale Unique).
Selon que l'on conserve la bande supérieure ou infériêure, on travaille en BLS (USB
en ônglais) ou BLI (LSB en anglôis) (Bônde Lôtérale Supérieure ou Inférieure, Upper or Lower
Side Bând).
320
Systèmes de commu nications
Dans le schéma (tres basique) suivant la fréquence atu VCO varte suivant ta tension
BF du signal modulant qui est I'information à transmettre.
321
Syslèmes dê communicafiors
+^t
e) Modulatlon d€ phase
Cette fois, c'est la phâse du signal porteur qui est modifiée au fihme du signal
modulant.
Amplitude et fréquence restenL constantes,
idrvêrsibn deiphasb au
pa+sagq a zéio
322
Systimes de commun,bâtbns
où'
/ /r; too\ \ Pour infomation
qt appelë 16Q,41,[
\
-4,
codage de 4 bits (l 6 états) avec 2 amplitudes et 8 phases
Exemple (simpliste) :
Coddge :
0 est codé par le mot 00 et 1 est codé par le mot 77.
. Réception du mot 07.
- Le mot Oi est ditrérent de 00 et 71, donc détection d,efteu|
- Mais comment corriger? en 00 ou en 77 ?
Codage :
O est codé par 0OO et 7 est codé par 177.
. Récèption ales moE OO7.
- Le mot OO1 est ditrérent de OOO et 111, donc détect on d.erreur.
- Correction en 000 cat le mot de code OOO est le plus proche du mot reçu.
323
Sy stè me s d e co rnm u nic atio ns
Ces porteuses sont ensuite modulées en amplitude, puis additlonnées l'une avec I'autre.
Ce type de modulation est appelé QPSK (Quadrcture Phase Sh t Keying),
La notation des axes est :
Ce type de modulateur appelé I/Q permet d'élaborer différents types de modulôtion tels i
. BLU utilisé en radiotéléphoniê HF ;
. Et en particulier les modulations complexes étudiées ci avant (QPSK, DSPSK)
utilisées dans les communicâtions numériques.
Nltn Si on
Le
bëlo.se deùléquenêa, etp, an obtier.!tu idéatene en
= tNl
, .P',
]
E
sis
ddditiôneit I'dsenble, les sigrcw
au en ph^e s'additiaûen|
en oppdilio" s'@nule.t et Ia
f) Récepteur
Il s'agit d'un ensemble électronique qui, relié à une antenne (conversion d'une énergie
électromôgnétique en signal électrique), permet de sélectionner, parmi toutes les fréquences
présentes dâns l'espôce, la fréquence qui nous intéresse, puis, de l'âmplifier et de la trôiter
jusqu'à la délivrânce de l'information utile à l'utilisateur finâl (homme ou môchine).
g) Démodulâtion
Les communications en datas ljnk utilisent la modulation de phase donc, juste un mot sua
les démodulateurs de phase.
Démodulateur de phase :
Le principe (complexe) consiste à récupérer la porieuse modulée, de détecter les sauts
de phase, de convertir ces sauts de phase (signôt analogique) en un signal numérique au
moyen d'un CAN (Convertisseur Analogique Numérique) puis à trâvers un ensemble logique de
décodâqe de récupérer l'information.
Notons que le temps de propagation émetteur récepteur apporte un déphasage
supplémentâire à l'onde reçue.
Le récepteur devrô pouvoir détecter ce déphasage supplémentâire ôf:n d'en tenir compte.
C'est le rôle du circuit de synchronisation, élément essentiet dans ce genre de
communication.
h) Synthèse
Ainsi nous pouvons donc transporter une informàtion (voix ou donnéea) en HF, VHF ou
par fréquence satellite pour les régions où les communications HF et VHF sont difficites voire
inexistantes.
Néanmo;ns les satellites ne couvrent pas les régions polâires extrêmes.
Lê transmission par râdiotéléphonie est rapide mais sLrjette à des interférences nuisant à
la compréhensibilité.
Elle occasionne des problèmes liés à la langue et ses accents. demônde concentratjon et
mémorisâtion âugmentant la charge de travail.
Les communications numériques diminuent la charge de travail dôns beaucoup de cas,
permettent une mémorisation âutomatique des messages et suppriment les problèmes
d'accent.
Pôr exemple l'obtention d'un ATIS en phonie demande une écoute attentive, une
transcription âlors qu'un D-ATIS (ATIS transmis en datâtink) se lit directement sur un écran
(ou s'imprime) lorcque la charge de travail le permet,
Néânmoins il y a dans la majorité des cas un délai plus grand entre la demande d,une
information et son obtention en datâlink qu'en radiotéléphonie.
325
Syslémes d€ communicâlions
RCP ên HF :
326
Sysêmes de communlbâfions
2 - Emission et réception
Comme on ne dispose, pour tous ces ensembles? que d'un seul micro et d'un seul casque
ou haut-parleur par siège PNT, les signaux BF (lô pôrole) transitent (en érission ou en
réception) tous par une boîte dê sélection (ACP Audio Control Panel) permettônt
d'envoyer le signal du micro à main (ou du masque à oxygène) vers n'importe quel ensemble
à
(un seul lâ fois) et la modulation reçue par n'importe quel ensemble (plusieurs
simultanément si on veut) vers Ie haut-pârleur ou le côsque.
327
Syslémss de communicârbrs
ACP sur 8777, la VHF 1 (L VHF) est séledée pour le trafic radlo (Voyant MIC allumé
siappuisur la touche concernée).
La VHF 2 (R VHF), la HF R et le Flight Interphone sont en écoute seulement (voyants
verts allumés).
Chaque écoute peut être ré9|ée individuellement par un bouton de volume (appui =
sélection, rotation = réglage volume).
Lorsque ces stations émettent de la voix (ATIS) et leur indicatif en code morse, il peut
être qênant d'entendre les deux simultanément.
Une commande de filtre (VBR) permet de favoriser la voix seule (V) ou I'indicatif (R)
ou biên d'entendre les deux (aoth).
Notez âussi la présence de clés d'écoute notées SAT, pour satellite, dont nous
parlerons plus loin.
324
Systènes d e camn u nications
329
Systèmes de dommuricafions
F
! *."""...." ."."""!
330
Sysiémes de comm,ricaiiors
4 - Fréouencês utilisées
a) La bande HF
Utilisée pour les liaisons à grande distance (avec te contrôle aérien, la compagnie via
Stockholm Radio, par exemple. ou lâ réception des Volmets), on utilise des fréquencea de 3 à
30 MHz avec des cânaux €spâcés de 1OO kHz,
L'âéronautique civile utilise la modulation BLU en USB,
b) La bande VHF :
8.33 kHz channel spacing has been introduced ta alleviate VHF congestion. The carriàge
and operation of 8.33 kHz capable equipment has been effective abave FL245 since 19gg
and is mandatory above FL195 in ICAO EUR Region hom 15 March 2007.
?5 kNzbedridth
Dans le cas d'utilisâtion de €anâux 8.33, lâffichâge 6 chiffres du RCp n.€st pas cetui
de Ia fréquence réelle émise, mais celui du canal.
Fréquence réelle canal Espacement
132.OOO.OOO MHz 132,OOO 25 KHz
132.000.000 MHz 132.00s 8,333 KHz
132.008.333 14Hz 132.010 8,333 KHz
132.016.666 tYHz 132.015 8,333 KHz
132,O25.O0O MHz 132.O25 25 KHz
331
Sysldmes de communicâtiors
,i':'-..
.5*:'\\
fL,l50
Le VHF Datâ link est un fiode de liaison dê données entre air-sol et sol-âir ou entre
avions dans le cas de I'ADS-B (étudié plus loin),
L'échange de données peut être basé sur les VHF analogiques étudiées précédemment
ou bien sur des radios VHF entièrêment numérlques,
(VDR : VHF Dâta Radio ou Digital Radio).
Les trames numériques sont, soit des datas, solt de la volx digitalisée (selon le
mode VDL).
Ces VHF utilisent en mode DATAS des canaux ospacés de 25 kHz.
Il existe plusieurs types de VDL (Vhf Dâtô Link) :
. VDL mode 0
. VDL mode A
. VDL mode 1
. VDL mode 2
. VDL mode 3
. VDL mode 4
Les modes se différencient pôr le format du message, le type de modulation utilisée
et le protocole de llaison.
Certains de ces modes sont morts dans I'ceuf (VDL mode 1) et d'autres n'en sont qu'au
stâde de l'étude (mode 3 et 4),
D'autres systèmes sont à l'étude, Ie VDL mode E qui utiliserâ des canaux espacés de 8.33
kHz (mais aurc un débit en bits/seconde inférieur) et le prctocole VDL ûode 3.
II est fort probable que la générclisation de ce mode de communlcation se ferc à terme
sur une autre bande de héquence que la VHF.
a) VDL modê O
332
Système s de cammu nications
Les bits de données reçus des systèmes avion (F|4GC, CFDS, AIDS, etc...) sont
transformés en variation de tonalité (1 200 et 2 400 Hz) par un calculateur de gestion
ACARS (N4U : l4anàgement L,nit) puis module ta porteuse VHF d'une manière ctassique
comme en phonie (AIY-DSB).
La porteuse VHF est donc modulée par deux fréquences : 7 2OO et 2 400 Hz.
Un bit à l'état 1 est représenté pôr une alternance négative du signat de modulation à
1 200 Hz, un bit à l'état 0 par une alternance positive de ce signat.
S'il n'y a pas de changement détat, le bit suivant est représenté par ùne atternance
complèteà2400H2.
I 0 I 1 0
Ce système est orienté caractère, ce qui signifie que chaque donnée est convertie en
son équivalent ASCII (American Standad Code for lnfarmation Interchange).
Pou les spécialistes, codage 7 bits, plus un de paite, donc 728 possibitites dfférentes.
Ce jeu de caractère est aussi appelé jeu d'alphabet codé numéro 5 de I,OSI.
LJn A par exemple possède le code ASCII 65 soit 1000001 auquel on rajoute un bit de
parité.
Tous ces bits sont regroupés en trâme permettant de transmettre 272 caractères au
maxirnum dont 220 caractères de texte (le reste étant tié à ta gestion du protocole d,échange).
La trênsmission est faite à 2 400 baups, c'est à dire irès lentement (d'un point de vue
informatique).
C'est un peu ce qui se passait lorsque votrc pC étàit connecté à un modem lui-même
relié à une ligne téléphonique RTC avant I'ADSL.
Nota: Le baud (symbole Bd) est une mesure du nombre de symbotes transmis par
seconde par un signal modulé, soit Ia rapîdité de modutation. Il est nommé d'après EAiJe
Baudot. I'inventeur du code Baudot utifisé en tétéarcohie.
Si les bits sont transmis un par un la rapidité de modutatjan est égate au débit binaite
mais s'expime en baud,
Si les bits sont regraupés en mots de 2, 3, ..., n bits avant d'être transmis ta rcpidité de
modulation sera divisée par n (modulation différentielte de phase vue précédemment).
Dans ce cas le débit binairc (en bits/secande) sera supéieur au nombrc de bauds.
b) VDL mode A
C'est un système un peu plus évolué qui évite de passer par une transformation des bits
en signal analogique 1 200 ou 2 400 Hz.
Les datas sont trênsmises directement par une ligne ARINC 429 à un VDR.
[Jn modulateur interne au VDR convertit les bits en signat MSK (Min]mum Shift
Keying).
Le débit n'est pas rneilleur (2 400 baups).
Du point de vue liaison radio entre so et bord ou vice versâ il n,y a pas de différence
entre mode 0 ou mode A (porteuse modutée en arnplitude par du 1 200 ou 2 400 Hz en N4SK)
C'est un prernier pas vers le tout digital.
Sysfèmes de commrrricalions
c) VDL mode I
Il utilise les principes de I'ACARS POA et ô servl à développer surtout la couche
physique du mode 2 et les standârds du data link.
11 est maintenânt obsolète et I'OACI l'a retiré de l'ânnexe 10.
d) VDL modê 2
Le VDL mode 2 utilise une liaison tout digital permettant l'échange de données (pas la
voix).
Il utilise une modulation DSPSK permettânt un débit de 31.5 kbps (31 500 bits par
seconde) soit plus de 10 fois les modes pÉcédents.
Le VDL mode 2 est le mode actuel utilisé,
I{odulâtion:
Le VDL mode 2 utilise la modulatlon DBPSK
(Ditrerentially 8-Phase Shift Keying) qui permet
un débit binaire de 31.5 kbps.
8 états de phase représentent chacun 3 bits de
données.
Ansi la câpacité de 10 500 bauds se traduit
par un débit binaire 3 fois supérieur, soit 31.5
kbps,
e) VDL mode 3
f) VDL mode 4
lls ont souligné que cette décision repose sur des études techniques et des
con si aléra tiotls éco no m iq ues.
LOACI a autorisé trois ûodes VDL différents pour les transûissions numériques de voix
et de données,
334
Systèmes d e c o n m u n ic atio n s
6 - Protocoles de communication
Il existe, selon les ûodes VDL, trois ou plutôt quatre protocoles de communicôtion maisii
l'un d'enire eux n'est que l'âméliorôtion de l'un des trcis :
. csl4A ;
. CSIVA amélioré (appelé p-persistent, notion hors cours) ;
. TDI4A ;
. STDN,IA.
C'est un protocole qui permet l'accès à un réseêu sur lequel les temps d'émission des
stâtions ne sont pas régis.
ll permet de vérifier qu'aucune stauon n'émet au même moment et essâie d,éùter les
collisions,
La méthode d'ôccès au réseôu est aléatoire et rcpose sur le prindpe du "Premier arrivé,
Premier Servi".
C'est ce que nous faisons tous les jours en trafic VHF ; on âttend que personne ne parle
pour placer notre appel mais, ce faisânt, bien souvent, on est plusieurs à appeler en mème
temps car on était plusieurs à attendre un blânc sans le sâvoir.
Il se passe la même chose en CS|4A, d'où collisions de données.
Il existe des formes plus élaborées de CS|.4A.
Ex : CSMA,/CD Carrier Sense Multiple Access / Collision Detect
Selon ce mode 'Collision Detect", chaque station de travail vérifie périodiquement que tes
données qu'elle envoie ne sont pas entrées en collision avec les données émises par une autre
station, Si c'est le casr elle procède à Ia té-émission ultérieure des données alterees.
33s
SyslËmes de commuflb€fions
Transport
- ACARS
a) Prés€ntation
Il est utilisé pôr les compagnjes aériennes vers la fin des années 1980.
t_"ITg ACAR.S (Aircraft Communicàtion Addresstng and Reporting System) désigne un
_._-.,-!: de communication
systeme complet entre le bord et le sol :
Un message du bord vers te sol est âppelé ',downllnk message"
;
Un messagê du sol vers le bord est appelé "uplink message,l
Les messages ACARS peuvent maintenant être tËnsmis pâr trols moyens possibles :
. Réseaux VHF ;
. HF (HF datalink) ;
. Satellite (les régions polâirês extrêmes ne sont pas couvert€s).
Pour âccéder au seryice ACARS via sate ite, tes avions doivent être équipés d,un
SDU
(Sôte ite Data Unit) dont Ie rôte est de se comporter comme une station s;t inmaçat (AES
qo!r,\\a::?t Atr1t*.Earth Station) utitisant tes services Aero_H, Aero_H+ o; A;ero_r.(bande
t,r..t,o bnz pour ta tatson avion-sate ite, bande 4-6 Ghz pour Ia llalson sate ite_sol).
..-,.j-1c11: utiliss yn protocole de communication orienté caractères (comme un tétex, donc
â rarDre deDit) puis it évotue dàns te cadre de I'ATN vers un protocole digitàl (VDL2).
Protocole orienté caractères : les octets sont transmts un pir ,i, ii'"rreuo sont
détectées par un bit de parite et corrjgées par retransmission.
b) Système
336
Sys|ènes de conn un ications
c) Applications
L,ne des applications initiale de l'ACARS était de détecter automatiquement et de reporter
les changements majeurs des phases de vol :
. Départ (out of rhe gâte) ;
. Décollage(Out of the ground) ;
. Atterrissage (On the ground) ;
. Arrivée (Into the Gate).
337
Sysfémes de communrz?f,ors
Ces changements étaient détectés par des senseurs avions (portes, trains. frein de parc)
quienvoyaient un signalau MlJ.
A chaque chângement de phase, un algorithme du l.4U générait un message OOOI
minimaliste destiné à la gestion compagnie contenant la phôse, l,heure et autres étéments tel
que le carburant à bord, I'escôle de départ ou d'arrivée.
Le système a rapidement évolué vers un interfaçâge avêc lê FltS.
Cet interfaçage permet de recevoir du sol un nouveau plan de vol ou des informôtions
météorologiques pour une meilleure gestion du vol et d'envoyer des messages libres (free
text).
Le MU est maintenânt couplé avec le CDU du F S lequel devient lè MCDU,
console rcgroupant les deux fonctions (Fl'4S ou ACARS) auxquelles peut accéder l'équipage.
Certains avions disposent d'un Cl4u (Communlcôtion Management lJnit) nouvelle version
du N4U.
MU(ou CI4U) sont des routeurs de I'information.
Un MCDU dispose de 7 ports et peut donc dialoguer êvec 7 systèmes.
La fonction ACARS est logée, pour le 8777 dans I'AIMS (Aircraft Informatton Management
System) et pour AIRBUS dans I'ATSU (Air Traffic Seryice Unit),
L'ACARS utilisait la norme ApJNC 597 puis I'ARINC 7248 prévue pour les avions équipés
de bus digitales,
Devant un besoin d'homogénéité, Ia nouvelle norme de communication entre tes
systèmes devient I'ARINC 758.
Le système est devenu plus performant, on parle môintenant d'ACARS AOA fi CARS
Over Avlc) aloÉ qu'avant IACARS était POA (voir Data link - VDL mode 0),
L'échange d'informations peut se fâire âutomatiquement (c'est à dire sans intervention
de l'équipage) ou sur demônde de l'équipâge.
L'interface est réâlisée de telle sorte que le pilote peut appeler des messâges pÉ-
formatés et il ne lui reste alors qu'à remplir les châmps de données du message ou bien
envoyer un message libre (free text).
338
Sy stème s d e c om m u n ic a tio n s
Le logiciel ACARS est propre à chaque compagnie ainsi que les apptications.
On peut donc trouver des aéronefs avec peu ou beaucoup de pages ACARS dans le
Maintênânce:
. Monitoring moteur ;
. Suivi des pânnes.
339
Systémes de comnu'bations
LE RESEAT] ACARS
!-;æ -a
AUlRf,S
: :"' RGS CES
tt//
, l4si,':
i ri\ititlii.n'
. 'Àilll r l
*"-P
lfH Ëflt
rffiï F-_-l
sol (AsP) agit comme un concentrdteur pour :
Le calculateur
- Transcoder ,e format du message,
Afin d'éviter aux compagnies de développer un système utilisant le protocole ARINC 724
pour dialoguer avec les avions, c'est I'ASP qui va effectuer le trcitement pour transcoder le
format ACARS type A en format télex type B et réciproquement.
Vis-à-vis de Ia cômpagnie, le dialogue avec ses avions se fait donc avec le même format
de message que celui utilisé pour dialoguer avec un abonné quelconque du réseâu des
tions sol.
té lécom m u n i ca
Par ailleury la longueur des messages ACARS type A est limitée à 22O caractères. Si le
message est plus long, il doit être découpé en plusieurs blocs.
Le câlculateur ASP va fusionner les blocs du rressage ACARS type À pour
constîtuef Ie messdge télex (sens air/sol)r et effectuer l'opérêtion inverse dans le sens
sol/êir (voir plus loin la structure des messages ACARS).
- Contrôter I'adressage du messêrge,
- Assuref le rcutâget c'est-à-dire le faire transiter par le chemin adéquat jusquà
destination (préambule du message).
- Suivre I'avîon afin de pouvoir lui acheminer les messâges uplink (fonction
trackinq).
- Autofisef ou non Ie MU à émettre des messages en fonction du taux cl'occupation
de la fréquence.
S'il y a encombrement de Ia fréquence du réseaq aux abords des aéroports notamfien'
I'ASP du réseau émet un message ve6 le lvlu lui demandant de passer sur la fréquence
Le MU accuse réception, et commande I'E/R VHF sur cette nouvelle fréquence de travail.
340
Systèmes de conmunications
8 - CPDLC
a) Définition
Le CPDLC (Controller Pilot Data Link Communications) est un moyen de
communicâtion contrôleur-pilote (ATC) qui utilise une liaison numérique à la plâce de 1ô
phonie (VHF COI\4) et permet des échônges en mode texte aussi diversifiés qu,en
rôdiotéléphonie.
b) Services
c) Structure du message
Les messâges CPDLC sont constitués d'éléments de message pré-formatés seuls, de
textes libres seuls ou d'une combinaison des deux.
Les messages pré-formetés sont soit du texte ou une combinaison de texte et de
variables,
Exemple : CLMB TO AND FTAINTA1N
]=330l
L'appui sur une touche de l'interface affiche le message pré-formaté CLII4B TO... qui
présente le chômp "level" vide.
Ce champ est rempli par le pilote.
Le principe des rnessages pré-formaté est que l,on n'envoie pas le texte (ic; CLIlvlB TO ...)
mais une trame définie par le numéro unique de l'élément du message; la variôbte (s;
elle existe) plus un attdbut du message (d'urgence ou de réponse développée plus loin) ainsi
que des numéro servant à la gestion des messâges.
Un message CPDLC peut râssembler plusieurs éléments (S au mâximum).
Les trames sont soit des trames UL no xx (pour Uplink) soit des trames DL nd xx (pour
DownLink) selon que lâ trame est Air-Sot ou Sol-Air.
Il existe pour I'instant plus de 80 trames DL et presque 190 trâmes UL constituânt tous
les messôges standards définis par I'ADS Pânet de I'OACI.
341
Syslémês de commuricalions
Ainsi, le pilote choisit, sur I'interface homme machine (MCDU par exemple), le type de
message à envoyer (exemple REQUEST), puis, dans la rubrique REQUEST, le type de demande
li (exemple REQUEST CUMB TO) puis remplit le champ de la variable (ex : 330) et enfin envoie
sa demande (SEND).
L'avionique génère alors une trame DL contenant le numéro unique de l,élément du
message (DL nog) ôccompagné de la variable plus attribut et numéro du message.
Arrivée au contrôle, la trame est détectée et le numéro (ici 9) afiche en clâir sur la
console ATC le texte de l'élément du message "REQUEST CLIMB TO" et la vôrtàbte.
Le texte n'a donc jômais voyagé sur les ondes (gain d'efficacité, pas de perte de
caractères etc...).
Les messages CPDLC ne nécessitent pas de read back comme en phonle (Excepté ce qui
est expliqué au chapitre FAN52).
Une trame DL 10 est générée. Cette trame ne demande pas de réponse (Attribut N) ;
Le dialogue est clos.
342
Sy stèmes de c o n m u n ic atio n s
Afin d'éviter les incompréhensions il est rccomfiandé de n'utitiser tes messages en free
text que s'il n'existe pas de message pré-formaté correspondant à Iâ situation,
Généralement, quand un avion équipé CqDLC volera dans une région de conttôle équjpée
de CPDLC, hors de portée VHF, les moyens CqDLC seront les moyens primaires de
communication et Ia phonie sera utilisée comme moyen de secours (cas de t'A antique Nord),
3) l4essages âutomatioues
Il est possible, pour le pilote, après réception d,une clairance contenant un report
obligatoire, de :
. Position ;
.
d'altitude, ;
d'armer le système pour qu'il expédie âutomatiquement un messôge downlink dès que lâ
condition est réôlisée.
Exemple de clâirônce :
CLII4B TO AND MAINTAIN FL34O ;
REPORT LEVÊL FL34O.
Après acceptation de la clairânce et avoir àrmé le système, le message seË envoyé
aulomatiquement sans acLion de l'équipage dès que le niveau 340 sera atteint,
Les messages entraînant (après ârmement) un envoi automâtique sont :
. REPORT PASSING "position', ;
. REPORT REACHING,'a|titude'' ;
. REPORT LEAVING .'altitude', ;
. REPORT LEVEL "âltitude".
343
Sysfèmes de communicaflbns
4) f4essaoes télécharoeables
Certains messages uplink concernant l'ôltitude ou la route présentent à l'équipage, âprès
réception, un prompt "LOAD" qui, s'il est activé par Ie pilote, transfère les inioimations au
Ft4S.
Cette fonctionnalité évite les erreurs possibles lors d'une entrée manuelle des étéments
de la clearance dans le Fl{S via le CDU.
9-AEN
AFN : ATS Facilities Notification
De la même façon que vous devez vous conneder à votre provlder avant de bénéficier
des services Internet, les ôéronefs doivent se connecter pour pouvoir établir une connexion
CPDLC (ou ADS-C étudié plus loin).
La connexion fournit aux systèmes au sol l'information sur l'aéronef :
a) LOGON initial
Le pilote réalise manuellement lê LOGON initial pôr envoi d'un message contenant,
le code OACI du centre ATS (LOGON TO xxxx), le flight numbe. (FLIGHT NUMBER : AFRxxx),
l'immâtricùlôtion àvion (TAIL NUMBER: xxxxx) et I'identifiant compagnie (AIR LINE : AF).
Ces données doivênt être exactement celles portéês sur le plân de vol ATC.
Cette procédure est exécutée chaque fois que t'avion n'est pas déjà en contact CPDLC I
. Avion au sol en pÉparation dépârt ;
. Pénétration dans une zone CPDLC en provenance d'une zone non CPDLC ;
. Ou sur demande de I'ATC lorsque le transfert pâr message d'avis a échoué.
Si le LOGON est réussi, la connexion dev:ent aqtive et le centre ATS concerné est
définicomme étônt le "Current Data Authority, CDA".
344
Sy stè me s cle com n u n ic at io n s
Ce seruice de connexion est parfois appelé seruice DLIC (Data-tink Initiation Capabi ty)
dans le monde ATN
345
Sysrèmes de commu,ic€tbr?s
1) Clôture de service
2) DEDR
10 - ags
a) Définition
L'ADS (Automatique Dependônt Surveillance) est un système d€ Surveillance ne
demândônt aucune action équipage (Automâtique) mais Dépendant de données côlcutées et
transmises par l'avion.
On est ici dôns le cadre de lîDS Contrad reposant sur les capacités datalink de
I'aéronet différent de |ADS Broadcasting qui repose sur le trânspondeur ei traité en 062 avec
le radâr secondaire mode s.
b) But
Ce système permet le suivi du trafic dans des zones dépourvues de rôdar (océaniques ou
désertiques par exemple),
Il consiste à envoyer et recevoir des messagês dè compte-rendu en dôtalink selon
un protocole établi par le sol.
Cette applicâtion est prévue pour remplacer, en route, les comptes-rendus de position en
HF ou CPDLC dans des zones ou les sépôrôtlons non-radar sont en vigueur afin de réduire les
espacements.
Les comptes-rendus peuvent être :
c) Protocoles
Il existe trois typês de protocoles de comptes-rendus I
. Périodique ;
. Conditionnel ;
. Ponduel.
Chacun fonctionne de manière indépendante.
346
Systènes de commu nications
Compte-rêndupériodique
"Le centre ATS fixe la périodicité des comptes-rendus, les infos êdditionne es désirées à
ajouter et la fréquence de ces ajouts.
Le conttôleur peut changer les paramètres du protocole qui devient un nouveau
Protocole
applicable jusqu'à nouvelle modificâtion ou annulation.
'/ compte-renduponctuel
Le protocole définit une demande ponctuelle du sol vers le FI\4S.
Cette demênde peut-être effeduée n'importe quand.
EIle ne modilie en rien les protocoles en cours précédents,
d) Ir|ode Emergency
e) Connexions
Les avions équipés FANSI/A peuvent gérer simultanément cinq connexions ADS,
quatre pour des centres ATC et une pour la compagnie.
Eien que I'ADS ne connôisse pas de Dôta Authority (n,importe qui dâns le monde
ayant I'adresse ACARS et I'immatrjculation avion peut se connecter), les connexions sont
hiérarchisées et conttôlées par le procédé message d'avis vu précéde;ment avec le CPDLC.
L'ordre est :
. Data Authority (du monde CPDLC) ;
. Next Authority (du monde CPDLC) ;
. Un autre centre ATS proche des limites de la trajectoire
. La compagnie ;
Le contrôle visualise les données mises en forme sur une console spécialisée.
347
Systèmes de communbations
o22 10 02 FANS
Futur si l'on peut dire car, dès 1983 I'OACI fait des recommandations pour améliorer les
systèmes de Communication, de Surveillance et de Navlgatlon (concept CNS I Communicâtion
Nôvigation Surveillance).
Vient ensuite le concept ATM (Air Traffic ttilanôgement), nouveau système de gestion de
I'espace aérien devant permettre. à terme, aux utilisateurs de voler oir et quand ils le veulent,
I'ATC n'intervenant que pour résoudre les conflits et gérer le trafic en zone terminale.
L'objectif des FANS (CNS/ATM) reposant sur l'application des nouvelles technologies
(CPDLC, ADS) est d'augmenter la capacité de I'espace aérien, éviter la saturation des
fÉquences et de donner de lâ flexibilité sans dégradation de la sécudté (donc d'utiliser
l'espace aérlen plus efficôcement en allant vers le concept du free flight) et d'ôpporter un gain
opérationnel aux compagnies,
Le CPDLC est en dôtôlink ce que sont les communicatlons radiotéléphonlques,
LîDS est appelé à compléter la surveillance radar secondalre,
Les centres de contrôle peuvent utiliser l'un ou l'autre ou les deux,
Avec le CPDLC, les trônsferts entre centres de contrôle se faisant d'une manière plus
automatisée, le contrôle est plus disponible pour la gestion du trafic adif, les clearances, DCL
(Departure CLearance), OCL (Ocean'c Clearance), les sewices d'information de vol ou la
trânsmission d'ATIS (D-ATIS) digitalisés sont un gain d'énergie pour d'autres tâches de
contrôle, diminuent I'encombrement des fréquences, permettent au pllote de disposer de
temps pendant la réception de ces paramètres, d'en garder une trace écrite réutilisable sans
erreurs, ni de mémoire, ni de compréhension, etc.,.
L'ADS permettra de réduire les espôcements et I'ADS-B avec affichage sur CDTI de
choisir sa route en toute autonomie en fondion des traflcs environnânts,
1 - FANS 1/A
: Futur Air Navigation System (packâge 1), concept Boeing,
FANS 1
Ensemble d'appliaations datâs link utilisânt le CPDLC et ou I'ADS ssr une structure
ACARS âméllorée (ACARS Over Avlc voir chap ACARS) en zone océanique ou désertique.
FANS A : même application chez Airbus
FANS 1/A : premjère étôpe vers un système CNS/ATM (Communicâtion Navigation
Surveillance / Air Traffic Management) bâsé sur les nouvelles technologies de communicôtion
(CPDLC), de navigation (GPS. Fl.4S et Airnav), de surveillânce (ADS) et un réseôu sol chargé de
l'acheminement et du suivi des informations permettant une nouvelle gestion de l'espace
aérien (embryon d'ATM).
L'ATM regroupant:
. Les Air Traffic Services ;
. L'AirTramc Control ;
. L'âir Spâce l\4ânôgement (Aslvl) ;
. L'air Traffic Flow mânôgernent (ATFIY),
2 - EANS2IE
348
Systenes de communication s
db
@;*. d.F
La co|vtlure,DL ode 2 se.anL1é]isa
par la prés.nce d uke îaquence de
skwlisatùù can u . (csc).
Àû hiniùun, tart eatiôh \.1 tLù se
sianalo sù ceuèùéque ce. énrenant
rëgulièrcneat u c hùed'ù\e tûcûlbn
ATN NETWORK
Dans Ie cadre de cette application et de son utilsation en zone de trafic à hâute densité,
un readback en radiotéléphonie est demandé (pour t,instant) paur tout message concernant un
changement dâns la trajectoire de |'aéronef. (Eurcpean Organization for Cjvil Avjation
Equipfient (Eurocae) standard ED 1108).
Un seNice CPDL, I'AMC (ATC Micraphone Check) permet d'envoyer un message à tous
les aéronefs de la CDA, au cas aù un microphone de bord restemit bjoqué en position
Les opérations FANS B en zone à haute densité de trafic sont soum;ses à conditions :
un contrat âvec un Data Service Provider (DSp4RINC ou .sl].A) est signé ;
L'avion est déclaré au dôtô link service provider
L'aéronef et ses câpâcités FANS sont déclarés au centre ATC o,,,
L'avionique est correctement configurée ;
)
lJn agrément opérationnel a été accordé.
349
Systèmes de communications
Il est prévu un réseau d'une quinzôine de stations sol HFDL pour une couverture
mondiale.
Les stations interconnectées partâgent en temps réel une quarantaine de fÉquences de
façon à éviter les interférences,
Chaque station émet périodiquement un court signal sur un minimum de trois
fréquences,
L'avionique scanne en permanence les fréquences afin de trouver la meilleure fréquence
de sâ zone géographique et établir la liaison numérique.
4 - SATCOM
350
Systémes de ôommunlcations
Pour l'équipâge, le SATCOIVI n'est prévu que comme moyen supplétif à n'ut iser que
lorsque les autres moyens ne sont pas utilisables,
351
Syslèmes de commrnicalions
B- AYIg!!Q!JE
1 - AISU
Air Trâflic Service Unit
L'ATSU est ùn nouveau système d'avionique modulaire (AIM pour
Airbus Interoperable lt4odular) (IMA Integrated l4odular Avionics pour
d'autres) remplaçant, entre autres, le 14U ACARS.
Il
peut communiquer avec le réseô! ACARS ou ATN par simple
configuration logiciel ôu rythme de l'évolution datâ link.
fATSU a pour objet de gérer les liaisons êntre cêrtalns
équipements avions, FI4S, I'ordinâteur de môintenance central (CFIC), le
système d'alô.mes de vol (FWS) et les moyens de communication sol/bord (CPDLC, ACARS pâr
exemple).
C'est également le routeur des applications de bord (adressôge des messâges) vers
l'àpplicôtion sol (AOC ou ATI4) à trôvers le réseâu sol (ATN ou ACARS).
Il gère l'interfâçage homme - machine (HMI) de manière à présenter à l,équipâge
un moyen de communication ergonomique.
Il est conçu comme un calculateur classique avec un système d'exploitation (LynxOS en
général), sur lequel s'exécutent des applications.
LynxOS s'emploie surtout dans des systèmes embarqués tels que les logiciels critiques
dans I'aviation, le militairc, la labrication industrielle, et dans les communications.
Le système d'dyploitation gère les entées/sorties, I'utilisation des ressources logicieltes
et matérielles, I'enchaînement et le cadencement des applications,
352
Systèmes de comnu nications
Les applications sont des programmes réalisant chacun une fonctionnalité du système
avion, par exemple Ia communication de fiaison données contrôleur/pilote (C?DLC).
La mission de I'ATSU est d'auqmenter les capôcités opérationnelles de l,avion en
ôutomatisant les échanges pilotes/contrôleurs via l'utilisâtion de réseaux de communicêtion de
L'ATSU met les messages en forme (ACARS ou ATN), âssure le routage sol - ajr et
gère l'interfâçâge HI\4I.
Æ;\
^*,â,
\-:, \.-"^ ATC
-/ FIS
ATSU
Æ;h, /-;;\
AOC
\-î, \-îl
HMI
il'
i;N$\l"il:
i rrtf{i l,\i',
I PRINTER
353
Systèr',e s de conmunications
. Du MCDU (Multipurpose Control Display Unit) pour gérer les communications data
link (accès au rnenu ATC) ;
. De deux DCDU (Datâ Communication Display Unit) affchant les messages reçus
du sol ;
. De I'ECAM (Electronic Centralized Aircrâft Monitor) âffichânt les alertes messâges
o! système (FWC) ;
. Deux voyants d'âlerte ATC situés sur l'auvent. (alerte visuelle et sonore) ;
. Une imprimante.
Sur le p!ùDe!ù enfrd deux DCDU (Digital Comuicarion Display Uni!) Fnnettant de lire le message et
d'accepter la claidce OI,ILCO) lâr âppui su la touche latérale.
Les toùches MSG| et MSG- permetttut de nÀviguer dûns les nessages reçus come vons le faii,es dâns vohe boite
End1.
Une toùche PRINT pemet d'implimer les messàges.
354
Sy stème s d e com m u n ic a t io n s
355
Systémês de communicafions
Nous terminerons ce chapitre en images comme si nous mettions en pratique sur 8777
quelques-uns des principes étudiés,
356
SysLàmes de commu nicalions
Le CCD est une sorte de track pad ergonomique permettônt de naviguer dans les pages
âflchées sur le Multi Functions Display (déplôcement du curseur nagenta ici positionné;u; le
menu acARs).
Nous sommes ici dans la page I4ANAGER (sélectionnée en vert) les âutres pôges
accessibles sont entre âutres ATC et COIYPANY.
La fenêtre FLIGHT INFORI\4ATION n'est pas dispontbte (matérialisée pôr la couleur cyan).
La fenêtre NEW I\4ESSAGES est en cyan jusqu'à l'àrrivée d,un nouveau messaqe,
357
Syslèmes de commrrications
3s8
Sy s1èn e s de co mm u n i cati ons
Il n'y â pas pour I'instant de connexion étôblie entre te bord et te sol (ATC
CONNECTION NOT ESTABLISHED).
359
Syslèmes de commuricsfions
A la réception du message uplink, une alerte ATC prévient l'équipâge d'un message
entrant.
La connexion est établie âvec KoAK,
360
Sy stè me s d e com m u n ic atio n s
Page ALTITIIDE REQIJEST runéro 2 avec messâge pré fomaê er évenruellemûr ft€e rexr et
activaton de lâ cornmude SEND.
Il ee rccotuthaa,lë.|'aîtet de héIaryt préfomate etfiee teÉ
361
Syslémes dê communrbaùbns
ù
Si le lilote ârme le système, repon sû
ùrvoyé lar I'avionique lorsque étâbli au FL
430.
362
Svstème de sestion du vol
@@
o22 11 01
Il a pour rôle de faciliter le suivi du vol dans les plâns lâtérôl et vertical en s'appuyânt
sur l'insertion du plan de vol et d'autres parômètres par ]équipage. Pour ce faire, il dispose de
bases de données de navigation régulièrement mises à jour,
Les plus performants sont mêmes qualifiés de FI\4S 4 dimensions pujsqulls sont
égaleûent capables de gérer la dimension temporelle en respedant une contrainte de temps
imposée par le pilote. Par exemple, dans le cadre de la fonction RTA (Required Time of
Arrival), le pilote peut imposer une heure d'arrivée à un point. Le FI\4S côtcule alors la vitesse
et Ie nombre de 14ach adaptés pour respecter cette contrainte.
A - Composants et relations
363
Système de gesfion du vol
En fonction des avions, on trouve un ou deux FMC en soute avionique. Ce sont les unités
de calcul du système, au même titre que l'unité centrale (tour) d'un ordinateur personnel,
Sur un avion équipé de deux FI4C, ceùx-cl dialoguent entre eux via une bus de
communication (crosstalk bus) et il doit y avoir une sélection manuelle (via un sélecteur) ou
automâtique (en fonction du premier PAIDV engagé) du FI4C < maître ) servant de référence
et du FI\4C < esclave >.
Panne d'un CDU: Le MCDU restant permet de contrôler les deux FI\4C grâce à la
crosstalk bus.
364
Systène de gestion du vol
365
SJrsléné dê gestbn du yo,
â) Mod€s managés
Le rilote peut laisser le Flvls gérer un paramètre, on dit alors que le paramètre est
MÂ1{AGE.
Dans ce cas, le FCU / MCP ne présente souvent pas les valeurc ciblês puisqu,elles nt ont
pas été affichées par le pilote.
366
Systène de gestion du vd
Sur le FCU Airbus ci-dessus, un point blanc s'affiche dans Ia case du paramètre si
pâramètre est managé et la valeur cible est présentée en magentê sur le pFD.
Vitesse cible
managée
Ce type de gestion est ôppelée < stratégique >, on fait en effet de la gestion à long
terme.
Sur certains avions, il est possible de sélecter des cibles de vitesse/altitude au MCDU
(modifications à long terme).
Le trôvail en mode managé PAIDV, c'est-à-dire le cas du couplage du FMS avec le
PAIDV, se traduit âu FMA par l?ffichage des modes suivants i
+ llode latéral managé affiché : NAV ou LNAV
Le PAIDV guide lâvion pour suivre le plan de vot latéral inséré dans le FMS.
Pour ce faire, le FMS fournit au PA,/DV des informations d'inclinaison et de cap à
adopter.
Entre deux points d'une route insérée dâns un FMS| la route calculée est
orthodromique, c'est-à-dire que le FMS calcule le plus court chemin à la surface de lô Terre
polr aller du point A au point B, via un arc de circonférence de la Terre.
Rôppelons les différents éléments intervenant dans le cadre du suivi par te pAlDV du plan
de vol latérâl insére dans le FI\4S I
DSRTK,'DTK
367
Syslémê de gestion du vol
Rappelons que basiquement, les IRS (Inertial Reference System) fournissent au FMS des
informations de cap VRAI. Elles fournissent également le cap magnétique grâce à une base de
données des déclinaisons mâgnétiques et un algorithme permettant de prendre en
compte lâ vâriôtion des déclinaisons.
L'ângle entre le Nord âu point 1 et la direction du point 2 est appelé route désirée
(DSRTK - Desired Trâck). C'est la route suivie par I'avion une fois qu'il est établi.
La distance latérale de l'âvion à Ia route est appelée écart de route latéral (XTK - Cross
Track Error). L'âutomatisme cherche à râmener cette distance à zéro. On a sur le schémâ ci-
dessus un XTK droite.
L'angle entre la DSRTK et Ia route aduelle de l'avion est appelé erreur de route (TKE -
Trâck Error), L'automatisme cherche à ramener cet angle à zéro. On ô sur le schéma ci-
dessus un TKE gauche.
368
Système de gestion du vol
LGcart au plan de descente idéal calculé par le FI\4S est présenté soit sur le pFD (Airbus)
soit sur le ND (Boelng) :
A320:
V/DEV
(vertical
deviation
indicator) |
Le cercle en
butée
indique un
écart dhu
moins 5o0ft.
8777 | r/rk*
(vertical
track error).
Echelle:
+40oft
En descente au-dessus ou en-dessous du plan de descente
calculé par le FMS : VNAV SPD ou DES,
Dans les cas où la descente est initiée en mode mânagé avant ou après le top of descent,
l'avion n'esL pôs sur le plàn de descente idéal calculé,
Sj l'avion est au-dessus du plan, le Ftvls génère un message du type < DRAG
REQUIRED > (traînée requise) demôndant au pilote de déployer les spoilers afin ahugmenter
le taux de descente et ainsi réintercepter le plan de descente idéal. Le pAlDV ajuste alors
l'assiette pour maintenir la vitesse ou le l4ach cible alors que l,automônette est en ûode IDLE
(ralentivol).
Si l'avion est en dessous du plan, le FI\4S envoie au PA/DV un orclre de vitesse verticale
faible à maintenir en descente (1 000 ftlmin environ) afin de réintercepter le plan de descente
idéal. L'automanette ajuste alors la poussée afin de maintenir la vitessé ou le l4ach cible.
.. Les àvions les plus récenls analysent même l,écart de l,avion avec le plôn de descente
idéàl et indiquent à l'équipage le point où l,avion devrait rejoindre le plan de d;scente idéal :
IYise en palier et
poursuite de la
descente à une
contrainte
d?ltitude associée
à un point de Ia
route,
369
otrtëa€ ué gwpn uu vur
a) Modes sélêctés
Le pilote peut aussi, souvent suite à une clairance du contrôle, spécifier une valeur cible
pour un paramètre. Ce paramètre est âlors dit SELECTÉ.
Dans ce cas, le FCU / MCP pÉsente les valeurs cibles puisqu'elles y ont été affichées par
le pilote.
Mâch
Sur le FCU Airbus ci-dessus, le point blônc s'efface alors et lâ valeur clble est presentée
en cyan (bleu clair) sur le PFD.
370
Syslène de gestion du vol
Côp cible sé
Ce type de gestion est appelée < tactiqu€ >, on fôit en effet de lâ gestion à court
terme.
b) Relations particulières entrê le Ft'ils et la gestion de la poussée des moteurs.
Sur les avlons modernes équipés de moteurs contrôlés par des calculateurs FADEC (Full
Authority Digital Engine Control), une page FMS appelée THRUST LIIYIT (limitôtion de la
poussée) permet, en fonction de lâ phôse de vol, de contrôler la timite de poussée de
l'utomanette.
Ceci est particulièrement uùle dans le cadre de la réalisation d.un décollage avec
procédure antFbruit, procédure aujourd'hui systémâtiquement âppliquée :
1500 ft/sol
37L
Système de gestion du vol
Séledion de la poussée
de décollage
372
Sys.',.ne de geslion du vol
Sur l'exemple de page IDENT ci-après, Ies légendes en rouge permettent de vérifier que
les banques de données de navigation sont correctes.
Référence
Autre bôse de données
système de navigâtion
d'exploitation
Référence des données
Lô page IDENT ci-dessus est normalement la première pâge affichée par le I,|CDU à
la mise sous tension de lâvion.
Elle affiche différents éléments primordiaux à vérifier par la mâintenance et léquipage
avant le vol.
Concernant les bâses de données de navigation, les seruices de maintenance vériflent :
373
Sysldme de gestion du yol
Référence base de
données de nâvigation
Base de données Routes, Runwôys
êctive (pistes), Wâypoints et
Navaids (moyens de
Deuxième bôse de radionâvlgation)
données inséres par l'équipage
Effacement des
données entrées par
Itquipage
MCDU A32O Paqe AIRCMFT STATUS
1 : Une route compâgnie ou company route est une route régulièrement opérée pâr
l'exploitant et mémorisée dâns la base de données de nôvtga on de sorte que l€quipage n,a
Pas à la rentrer point par point,
Elle comprend l'aéroport de dépârt, celui d'arrivée. l'ensemble des points survotés,
les airwâys empruntés, le niveâu dê croisière et le cost index (vu plus loin) associé plus
éventuellement d'autres informations.
Par contre, cette route compôgnie ne spécifie pas de trajectoire de l,aéroport de départ
ôu premier point sur ôirway (SID : Stôndard Instrument Departure), ni de trâjectoire du
dernier point sur âirway au début de l'âpproche (STAR : Standard Terminal ARrivôl) ni
d'approche sur l'aéroport de destination, ces trajectoires dépendant des conditions du jour.
2 : La trâjectoire reliant la piste de dépôrt au premier point d'un airway, si elle est
stândardisée, est appelée SID : Standard Instrument Departure.
La trajedoire reliânt le dernier point d'un âirway au premier point de l'ôpproche âppeté
IAF (Initiâl Approach Fix), si elle est standardisée, est ôppelée STAR: Standârd Terminâl
ARrival.
L'ensemble de ces trajectoires est codé dôns la base de données de nôvigation.
Les approches le sont également de même que les traiedoires d'approche interrompue.
Par ailleurs, il existe des cas où des trajedoires sont publiées pour relier le dernier point
d'une SID à un point d'un âirway ou le dernier point d'une STAR au premier point d,une
374
Système de gestion du vol
approche si ceux-ci ne sont pas confondus ou si une approche comporte plusieurs IAF. Ces
trajedoires, également codées dans le FIYS sont appelées Transitions.
Pages MCDU associées à la navigation :
Numéro de page et
Titre de la pêge nombre de paqes
1 : Le système ACARS,
vu dôns la partie
systèmes de
communication de cet
ouvrage, permet un
échônge de données
entre l' vion et le
service opérations de
I'exploitânt. On peut
notamment télécharger
cDU 8737-300 une route.
Numéro de page et
Titre de la page nombre de pages
Liste des SID Liste des pistes
disponibles disponibles
Touche d'âccès
rapide à la page
route
Touche d'ôccès
rapide à la page
DEP/ARR
375
Système de gsstion du vol
La page LEGS (Tronçons de la route, égâlement appelée Fllght Plan sur dhutres avions)
est très utilisée : elle permet en effet de visualiser et modlfler I'ensemble de la route en
détail : tiste des waypoints, rostes entre points, distanc€s, vitêsêes et altitudes estimées
ou de contrainte.
Distance au prochain
ïtre de la page : point
Tronçons de la
route activê Vitesse / Altitude au
Route vers le point
prochâin point Les vôleurs en petits
caractères sont
Waypoint TO i estimées par le FMS.
Prochain point de la Les vâleurs en gros
route carâctères sont des
contraintes imposées
Route mâgnétique au système.
entre deux points une altitlrde suivie
d'un A (âbove) signifie
Précision de à lhltitude ou au-
navi9âtion requise dessus alors que le B
(RNP) et aduelle (below) signifie à
estimée (ANP) - l'altitude ou en-
point développé dessous.
plus loin
Accès à des
Touche d?ccès'/ informations
rapide à la pâge supplémentaires:
LEGS heures estimées de
Passage à chaque
point et vent pÉvu.
Un point peut être inséré dans la route dans les formats sulvônts :
I n'est pas possible d'insérer une balise dans la route via sa fréquence.
l{otâ :
Le pilote ô la possibilité de spécifier un aiMay à emprunter mais vta la page ROIJTE et
non la page LEGS.
r' Nouveau point défini pâr l'lntersection d'une radiâlê et d'une distance d'un point
connu (Place/Bearing/Distance) ;
'/ Nouveau point défini par llntersection de deux ladiâles de deux points connus
(Place/Bearing/Plâce/Bearing) ;
r' Nouveau point situé le long de la route à une certâine di3tance d.un point de la
route (waypoint along trâck).
376
Système de gestion du vol
Les points de la
types :
Les points suivis d'un (exemple : PO061) sont des ovedly waypoints. Le pilote peut
^ si nécessaire.
modilier le type oe chaque point
Le FI4S permet l'insertion simple et rapide d'un circuit d?ttente dâns ta route via une
page adaptée. Il calcule éventuellement la trajectoire d'entrée stândardisée adôptée.
377
Système de gestion du vol
o
@
o
@
o
@
Touche d'accès
râpide à lâ page
Cette fonction est utile pour éviter un nuage dangereux qui seftlt sur la
espace non-conûôlé afin de téduire le risque de collision entre deux avions
mêûe airway ou éventuellement suite à une demande du contrô|e...
La pâge FMS LATEML OFFSET permet de définir lécart latéral à la route principale
souhaité, le point de début de I'OFFSET et le point de fin.
La route translatée apparaît âu ND en pointillés môgenta.
374
Systene de gestion du vol
Cette base de données unique contient tous les éléments permettônt d'effectuer les
calculs:
v/ Cârburant;
'/ D'estimées en tenant @mpte du vent inséÉ ou ùéléchargé ;
r' De niveâu optimal êt maximal accrochable ;
r' Du polnt de fin de montée (T/C - Top of ctimb) ;
r' De croisière ascendante (plâcement depoints < step climb )ù - S/C) ;
,/ Du point de début de descente (T/D - Top of dêscent), d€ la trâjectoire
de d€scente et du calcut du point de fin de descente (E/D - End of
descent) ;
De vitessê économique (basée sur un cost index insé.é) / long rônge /
" de décollage (vllvR/V2) / dâpproche (vREF)) ;
379
Sysldmê dê gestion du vol
Type d'appareil
géé par la
banque de
données installée Type de moteur pris ên
charge par la bânque
de données instâl|ée
Coefficients
correcteurs de
matricule
(performaûce
factors)
Voir ci-âprès
Avant tout vol il est impérâtif de vérifier que le Fl4C contient blen une base de données
appropriée pour le type d'àppareil (ici 747-4OO) et le typê de motêurs (ici CF6-80C281F)
utilisés.
Le modèle de performânces est prévu pour un avion neuf. Or, avec le temps, les
performances de l'avion évoluent et ll est nécessaire de corriger ce modèle à l'aide d'un ou
plusieurs CCIV (coefficient correcteur de matricule) ou performance factors spécifiques à
chaque appareil ou matricule.
Ici, sur le 8747-400, deux coeffcients sont ajustables par la maintenance âfin de prendre
en compte les écarts de traînée (drôq) et de consommation (FF = Fuel Flow) dus à lîsure
normâle de l?vion evou au vol dans le cas où un élément est manquant ou endommagé et
toléré par la MEL (N4inimum Equipment List) ou la CDL (Configuration Deviation List).
380
Systène de gestion clu vol
PERF INIT
o
@
@
@
o.
@
O GROSS WEIGHT (Masse totale de l'avion) insérée par le pitote. L,indication duat est
donnée par les jaugeurs de contrâinte situés sur les tains d'atterrissage et qui mesurent la
masse de l?vion (équipement optionnel).
@ La quantité totale de carburant à bord est indiquée.
O !lasse sans cârburant de l?vion.
@ Le pilote entre dans cette ligne te côrburônt qu,il souhaite garder dispon;bte une fois
ârrivé à destination. Si le carburant restânt descend en dessous de cette valeur, un message
INSUFFICIENT FUEL apparâît dâns le scratchpad.
La valeur entrée correspond généralement à la somme éserve dégagernent (caûurant
perûettant de rallier le terrain de dégagement) + téserue finate (30 minutes de vol en
attente).
O Le pilote entre dans cette ligne le cost index calculé pour le vol,
@ Accès à l'index des pages.
O Le pilote entre dans cette ligne le niveâu de vol de croisière prévu.
@ Le pilote entre dans cette ligne le centrâge prévu pour la croisière. Ceci est utilisé
avec l'information de masse avion par le FI\4S pour calculer l?ttitude ma{male affjchée en
page VNAV CRUISE (vue plus loin) ainsi que les marges par rapport aux buffetings.
O Le pilote entre dans cette ligne l'incrément d,altitude à utiliser pour la croisière
âscendante. On a rentré ici 2 000ft. Le Ft4S calcule donc dans combien de temps l,avion sera
câpôble de monter de 2 000ft afin de réduire sa consommôtion.
@ Accès à lâ page THRUST LII4IT vue dans la section relations particulières entre Ie Fl4S
et la gestion de la poussée des moteurs c;-avant.
381
Système de gestion du vol
O Affichage de Vl calculée par le FI\4S (petits caractères) ou insérée par léquipage (gros
carôctères).
Cette vitesse est appelée vitesse de sécurité ôu décollâge. Jusquâ cette vitesse, la
longueur de p;ste restante permet de réaliser un arrêt-décollage. Au-delà, il faut pourslivre le
décollage.
@ Affichage de VR calculée par le FMS (petits caractères) ou insérée par l'équipage (gros
carâctères).
Cette vitesse est appelée vitesse de rotation. C'est à cette vltesse que le pilote tire sur le
mônche pour décoller l'ôvion,
@' Affichage de V2 calculée par le Fl4S (petits caractères) ou insérée par ltquipâge (qros
carâctères).
Cette vitesse est appelée vitesse de sécurité ôu décollage, Cette vitesse garantit une
pente de montée suffsante avec un moteur en panne.
rD Insertion du centrage de lhvion au décollage. Le Ft4C calculê alors pour un centrage
donné le réglage adéquôt du plan horizontôl réglôble (PHR). Ici, pour un centrage de 22olo, le
trim de profondeur doit être réqlé à l'index 5,4.
OO Insertion de la distance au seuil de piste à laquelle le décollage commence. Ceci est
importânt si l?vion décolle d'une bretelle intermédiâire et non du seuil câr quand le pilote
engage l'âutomônette ou l'autopoussée en mode décollâge, le FMS recale sa position sur le
seuil de piste. Il fôut donc décaler la position de recalage.
OO Accès à lô paqe THRIJST LIMIT vue ci-avant.
342
Systeme de gestion du vol
@
o
@
O Insertion de la masse totale avion à l'âtterrissage, Ceci est nécessôire au calcul des
vitesses de référence (VREF) en fonction des câlages de volets possibles 25o ou 30". VREF
correspond à 1,3 VS en configuràtion atterrissage.
@ Sélection du type de calage altirnétrique pour l'atterÉssage eNH ou eFE.
O Informations concernant la piste d?tterrissage j ici piste 24 à Orly (LFPO). Longueur
11975ft / 3657m. Ces informations sont contenues dans la banque de données dé nôvigation
du FMS.
@ Accès à l'index des pages.
O VRÊF poùr lhtterrissage volets sortis à 25o.
@ Inserbon par le pilote du calage de volets retenu pour l?tterrissôge et de la vitesse
d'appro€he associée.
o Accès à lâ pâqe THRUST LIMIT vue ci-avant.
E VNAV CLII4B
o
@
o @
@ @
@
@
383
Systè/r,e de gestion du vol
O Prochaine contrainte d'ôltitude associée à un point de lô route. Ici, l'avion doit pâsser
le point EDO12 au F1100 ou en-dessous (FL100 or Below).
@ Altitude de transition connue de la banque données de navigôtion ou inséree par
léquipage. Ceci permet de rappeler à l'équipage dê changer de calage âltimétrique au passâge
de cette altitude en ôffichant le calage en âmbre âu PFD.
O Vitesse de meilleure pente de montée calculée par le Fl'lS (ici 250kts).
@ Accès à la page VNAV ENGINE OUT CLI|4B qui est la même page que celle-ci mais
ôdôptée au cas de lâ pânne moteur.
O CLII4B DIRECTLY I commande une montée direde sans tenir compte des contrâintes
d'âltitude.
E VNAV CRUISE
@
@
@
@
@
Noter qu'il s'agit ici de la version ENGINE OUT (E/O) de cette page car le pilote a indiqué
âu F[4S qu'une pânne moteur est survenue. Des informâtions supplémentaires liées à la pônne
moteur sont présentées, les câlculs côrburânt en tiennent compte de même que les vitêsses
économiquês et les niveaux de vol optimal et maximal.
O Insertion du niveau de vol de croisière,
O Volactuelà vitesse long range (LRC = Long Range Crulse),
La vitesse long range implique une consommation supérieure de 1olo à la vitesse de
rôyon d'action maximal (môxi range obtenue avec un COST INDEX = 0) alors que te gain de
vitesse est supérieur à 1olo, le bilôn est donc intéressant.
O N1 requis;
@ Voir paqe précédente.
O Active le profil de vol à trainée minimum en cas de panne moteur.
@ Prochaine altitude de croisière ascendante.
O Distance et temps requis pour que I'avion s'allège suffisamment pour atteindre le
prochàin palier de croisière ascendante.
@ Heure estimée d'ârrivée à destination (KATL = Atlantâ) et carburant restânt.
O Niveaux de vol optimal et maximal.
Voler à l'altitude optimale minimise le coût du vol en volânt à vitesse économique.
Voler à l'altitude optmôle minimise la consommâtion du vol en volant à vitesse long
range o! sélectionnée par le pilote.
@ Repassage en côlculs tous moteurs en fonctionnement.
344
Système de gestion du vol
@
G)
'/r' D'une éventuelle panne moteur mais le pilote doit en informer le FMS ;
De l'utilisâtion des antigivrages si te pilote a entré le niveau de vol ôuquel il a prévu
de commencer à les utiliser en descente ;
'/ Du cas où un élément est manquant ou endommagé et totéré par la MEL (t\4inimum
Equipment List) ou la CDL (Configuration Deviation List).
Pour cela, les services de maintenance doivent ajuster les coefficients correcEurs de
matricule de lbvion (vus précédemment).
Les calculs cârburant effedués pôr le Fttls pour chaque point de lâ route et à destinâtion
sont considérés comme une aide assez précise fournie à l'équipaqe pour estimer le carburant
restônt mêjs qui ne devÉit pôs être considérée comme le moyen primaire de gestion du
cârburant.
385
Sysléme de gesfio, d., yol
En effet, le FMS ne reçoit pâs toutes les informations qui sont à la disposition du pilote,
De plus, il peut tomber en panne et le plan de vol d'exploitation papler doit permettre de
continuer le vol sans FMS.
o
@
o
@
O Vent effectif (de face ou arrière), provenance, force du vent et vent traversier.
@ XTK - Cross Track Error : Ecart de route latéral.
O TAS : Vitesse Vraie et Carburânt totâl consommé depuis lâ mise en route.
@ Fuel Used - Côrbùrônt consommé par chaque moteur depuis la mise en route.
O Quantité de carburant restante mesurée par les jaugeurs carburant,
@ Ecart vertical par rapport âu plân de descente idéal calculé par le Fl4S,
O Tempérôture extérieure statique.
O Quantité de carburant restante calculée par le Fl4S à pèrtir des débitmètres des
mote!rc,
En comparant les quantités de carburant O et @, le FMS peut déceler une éventuelle
fuite de carburant et générer un messôqe.
'// Les
Les
IRS (Inertial Reference System) ;
récepteurs GPS (si instâllés) ;
/ Les récepteurs VOR/ILS ;
'/ Les émetteurs/récepteurs DME.
Il utilise basiquement les IRS comme sources de positionnement et utilise les autres si
elles sont disponibles et fournissent des informations cohérentes comme moyens de recâlôge
ôfin d'améliorer la précision.
'Ô 'ô
l'alignement des IRS. Il positionne les sélecteurs
de mode des IRS sur NAV (voir chapitre IRS). "Try"
386
Système cle gestion du vol
Ensuite, il faut envoyer aux IRS une position initiôle (position parking) via le I4CDU en
page POS INIT. On accède à cette page via la pâqe IDENT ou viô I'INDEX des paqes
d'initialisation.
Sur cette page, le FMS affche en première ligne la L/\ST position : position F|IS
mémorisée à l'extinction des IRS à la fin du dernier vol,
Le fait de mémoriser cette dernière position permet au FI\4S de rejeter une position
insérée incorrecte en le signalant au pilote par un message ENTER IRS POSITION. Ceci évite
les efieurs d'insertion de la position ;nitiale d?lignement des IRS.
En deuxième ligne, I'équipage peut insérer sous REF AIRPORT le code en quatre lettres
de l?éroport où se trouve hvion (ici LFPO = Pôris Orly). Ceci affiche en face la position de
lhéroport connue de la banque de données de navigâtion.
En troisième Iigne (sur ceftôins avions seulement), le pilote peut affiner l,initjâtisôtion de
la position en entrant le nom du poste de stationnement (GAIE) où l,âvion se trouve (ici C12).
L'ensemble des positions des postes de stôtionnement est contenu dans la bâse de données de
navlgâtion.
En quatrième ligne, on trouve l'heure et tâ position actueltes reçues des cps (si lhvion
est équipé).
Le pilote choisit alors l'une des 4 positions précédentes comme référence pour atigner les
lRS. Pour ce faire, il appuie sur la touche de ligne en regôrd de la position choisie (lô position
parking par exemple). Elle s'ôffiche alors dôns te scratchpad. It appuie ensuite sur la touche en
regard de la ligne SET IRS POS afin dlnsérer ta posttion choisie. Notons que cette ligne
comporte des boîtes indiquant que cette entrée est requise pour le bon fonctionnement du
FMS.
Notâ: A l'insertion de la position dans les boîtes, le FI4S la compare avec lô LAST pOS.
Si une différence significôtive existe, un messôge d'alerte est généré.
Cette position initiôlement commune aux 2 ou 3 IRS devient la posttion FMS
En permanence, le FMC élabore à pôrtir des positions fournies pôr les 2 ou 3IRS une
position appelée < mix IRS > correspondant à tâ position ayânt ta plus grânde probabilité d,être
lô plus précise.
Sur un avion à 2 IRS (8737 par exemple)r la position mix IRS est au mitieu du
segmênt reliant les positions des deux centrales,
347
Syslèrne d6 qestbr du yol
. Solution BOEING
. Solutions AIRBUS
IRS 3
Sur les A300-600 et A310, la position I4IX IRS est la
position de la centrale opposée a! plus grand côté du triangle
formé pôr les positions des 3 centrâles.
IRS 2
Position T4IX IRS
Quand on recale la position FMS, on cée une nouvelle position FI4S (l'ancienne était le
mix IRS) qui se décôle progressivement vers la source de recalage (ici par exemple la position
GPS).
La distance entre la position MIX IRS et la position Fl4S est âppelée BIAS.
Position GPS
Position FMS
IRS 2
388
Système de gestion du vol
Par ailleurs, âu moment du décollagê, quând le pilote engage t'âutomanette à l,aide des
TOIGA switches (avion équ'pé ôutomanette) ou lhutopoLissée en positionnant les manettes
des gâz dans le cran décollage (âvion équipé autopoussée), le FMS recale automatjquement
sà position sur le seuil de la piste de décollôge choisi pâr l'équipaqe (voir aussi le chôpitre
automatismes de conduite du présent ouvrage).
Or, si le décollage ne se fait pas du seuil de piste mais d'une bretelle d,accès
intermédiêire, le FI\4Sdoit en être renseigné en page TAKEOFF REF à la ligne pOS SHIFT (vojr
ci-avant) : il faut entrer Ia distance au seuil à laquelle le décollage est initié.
389
Syslème d6 gesûb,r du vol
Nous avons vu plus hâut la pâge POS INIT (page POS 1/3), lnltlallsation de la position
avion. Volcl cl-dessus la page POS REF (page POS 2/3). Elle donne la position FM, son moyen
de recalage actuel (GPS L), lô position MIX IRS, le nombre d'IRS utiliséês pour la déterminer
(3), les vitesses sol et les balises radio disponibles pour le recalage,
* Nous reparlerons du RNP et de lANP dâns le chapltre sulvant.
lgtgj On considère que lô position Fl4S a le plus de chances dGtre précise juste après
lhlignement initiôl des IRS,
Elle a le plus de chances d€tre impÉcise en fin de croisière si le recalâge cPS n,est
pas disponible car, en l?bsence de recâlâge DME/DI4E o! VOR/D|4E du fait d'un survol
océanique par exemple, les IRS sont utilisées seules et entraînent la posltlon FI4S dans leur
dérive.
Sur les avions de ligne modernes, il nt a plus de boîtiers de commande individuels des
différentes radios de navigation. Une page dédiée du FMS permet d'affcher les différentes
fréquences des moyens radio,
390
Système dê g:estion du vol
o
@
@
@
O Fréquence réglée sur le VOR LEFT. L'indicatif morse de la balise est automâtiquement
décodé pôr le F[4S : PPR. Les indlcatifs décodés sont aussi affchés sur les PFD et ND.
Quand l'indicatif morse ne peut être décodé, la fréquence est affichée à ta ptâce
de I'indicatif sur les PFD êt ND. Si lô fréquence a été afichée pôr le FI4S pour qu'il recôle sô
position et que Ie code morse n'a pu être décodé, lô balise est tout de même utilisée !
Lâ lettre suivant lâ fréquence indique si elle a été entÉe mônuellement (iit) ou si te FMS
l'a réqlée ôutomatiquement.
Dans ce dernier cas, la lettre peut être P si la fréquence ré91ée par le FN4S est liée à la
réalisâtion d'une procédure d'approche ou de départ, R si la batise fait partie de la route âctive
ou A si le FMS utilise cette balise pour recaler sâ position,
O Le champ COURSE, disponible quand une fÉqlence a été mânue ement entrée,
permet de tracer la radiale séledionnée sur Ie ND en mode I4AP ou PLAN. Cette entrée oriente
le poignard du HSI sur le ND en mode VOR.
Les râdiôles des balises reçùes sur lesquelles l'avion se trouve sont indiquées sous
RADIAL.
O FÉquence du récepteur ADF LEFT uniquement réglée par le pilote: le FI\4C ne règle
jamais automatiquement les frequences ADF.
@ Fréquence et course des récepteurs ILS et IYLS suivies de A si le FI\4C ô
automatiquement ajusté ces valeurs ou de I\4 dans le câs d'un réglage manuel. L'indication
PARK s'affiche quônd I'ILS/MLS n'est pas reçu evou que la présentation des écarts sur le pFD
n'est pôs encore nécessôire, Le pilote peut forcer leur affichage en pressant lô touche en
regard de la ligne.
O La zone preselect permet de préinsérer des données qui pourront rôpidement être
transférées vers une llgne de lô page. Pour ce fairc, le pilote presse la touche en regard de la
Iigne preselect, son contenu apparâît dans le scratchpâd et il n,a plus qu? presser la touche de
liqne où il souhaite insérer les données.
391
Système de geslion du vol
Il s'agit de plus d'un système multicâpteurs ou multlsenseurs car nous avons vu que
l'élaboration de sâ position se fait à partir de différentes sources I baslquement les IRS plus
.id'autres sources assurânt un recalage de la position Fl4S: Locallzer, GPS, DNIE/DN4E,
voR/Dt4E.
RNAV 5 - utllisée pour appuyer des opérations RNAV dans le cadre de certains segments
d'arrivée et de départ.
La navigation à I'aide des seules IRS est altorisée pendant 2 heures, tous les types de
recalage sont aUtorisés.
RNAV 1 - utilisée pour appuyer des opérations RNAV dans le cadre de SID, de STAR et
d'approches jusqu'au FAF/FAP (point de mise en descente finôle),
lJn recalage de la position FI4S est requis (GPS - DlvlE/DME ou VOR/DME).
RNP 1de base - utilisée pour âppuyer des opérations RNAV dans le cadre de SID, de
STAR et d'approches jusqu'au FAFIFAP sans surveillânce du contrôle aérien (ATS) ou avec
surveillance ATS limitée et en présence d'une circulation de densité moyenne à faible.
Un recalage de lâ position FIMS est requis (GPS - D14E/Dl.4E ou VOR/DME).
Remôrque: L'Etat peut imposer un ou plusieurs types de recalâge pour que l'avion soit
autorisé à emprunter une trajectoire RNAV spécifiée (SID, airway, STAR...),
RNP APCH -
utilisée pour appuyer des ôpproches en RNAV avec segment d'approche
finale à RNP O,3r constituées de segments rectilignes uniquement.
392
Systène de gestion clu vol
RNP (Authorization Required) APCH - utilisée pour appuyer des approches en RNAV avec
segment d'approche finale à RNP O,3 ou moins, constituées de segments rectilignes evou de
segments à rôyon fixe.
Pour les deux types d'approche ci-dessus, la position FMS doit être recalée cps ou
éventuellement à l?ide de deux balises DtYE spécifiées.
Attentionr le FIYS ne peut être approuvé pour fournir un guidage que sur les approches
de non-précision et éventuellement les approches ApV (ôpproches ne répondant pas aux
critères des approches de précision et âvec guidage vertical).
Le guidage verticâl du Fl4S sur les âpproches APV (comme sur n,importe qùe e autre
trajectoire) est basé sur lâltitude barométrique. Or, l'ôttitude vraie correspondante dépend
de lâ température. Les FMS approuvés pour ces approches disposent donc d,une fonction de
compensâtion de température permettônt de suivre pratiquement le même plôn quelle que
soit la température, Pôr ôilleurs, certaines de ces approches ne sont pas autorjsées si lô
température descend en dessous d'une valeur spécifiée.
Le FMS ne peut fournir un guidage sur une approche localizer seul que si sa position
est recalée à I'aide du signal localizer.
+ La fonction RAIM
Cette fonction équipe les GPS des avions de ligne modernes (Receiver Autonomous
Integrity lYonitoring) et constitue IîBAS (Air Bôsed Augmentation System).
Il s'agit d'un calcul de cohérence entre plusieurc positions étâblies à partir de satellites
différents.
L'information d'altitude barométrique fournie par les ADC est également utilisée dans ce
contrôle de cohérence.
393
Systéme de gestion du vol
394
Sysfême de gestion du vol
LANP est calculé par le FMS des manières suivantes (ceci n'est pas à retenir pour
I'examen).
Sources de ANP Remarques
position FMS
rRs/GPS Dépend du nombre et de ta Si IANP dépasse 0,28NM, la position
position des satellites GPS n'est plus utilisée pour le
utilisés. recalage,
IRS/DME/DME Tend vers 0,2BNM. LANP initiale tend vers 0,28NM au
cours du recalage.
IRS/VOR/DME 0,7NM + 0,05 x la distance LANP dépend de Ia distance entre
DME et au moins 0,28NM. l'avion et le VOR/DME.
IRS uniquement Augmente de 8NM/h Comme les .fRS dérivent, IANP
pendant les 30 premières augmente au cours du temps,
minutes, reste constante
pour les 60 minutes
suivantes, augmente de
4NM/h pendant les 30
minutes suivantes, reste
constante pour les 60
minutes suivantes et
augmente ensuite
régulièrement de 2N M/h.
Tant qubn a RNP > ANP, le label ACCUR (accuracy = précision) est HIGH, c'est-à-dire
que la précision de navigation requise est respectée.
Dès que RNP < ANP, le label ACCUR est LOW et le message NAV ACCUR DOWNGRAD
apparait au ND et dans le scratchpad du MCDU. Les opérations RNAV ne sont plus possibles et
il faut revenir aux moyens radios classiques.
L'indication GPS PRIMARY informe l'équipage que le GPS est le moyen primaire de
recalage du FMS. Ceci est le cas quand le label ACCUR est HIGH et que la fonction RAIM est
disponible.
En cas de doute sur la position FMS, il peut être utile de confirmer la carte FMS à l,aide
des moyens radio classiques. Sur l'exemple ci-dessus, le pilote a entré le VOR de Limoges
(LMG) dans le champ BRG/DIST. Le FMS calcule alors à partir de sa position le relèvement et
la distance à cette balise : 245o et 14,9NM.
395
Sysfème de gestion du vol
Le pilote règle le VOR de Limoges (LMG) sur l'un des récepteurs VOR en page RAD NAV.
Relèvement de la balise
Relèvement de la balise
LMG provenant du FMS et
LMG provenant du
distance horizontale FMS.
récepteur VOR: 2450
Le pilote compare les deux relèvements FMS et VOR et les deux distances. Attention, il
est normal qu'il y ait une différence entre la distance FMS qui est une distance horizontale
mesurée de la projection au sol de l'avion à la balise et la distance DME qui est une distance
oblique de l'avion à la balise,
Remarque : On appelle << raw data > (données brutes) les données fournies
directement par les moyens radios telles que I'orientation de I'aiguille VOR ou la distance DME.
396
Systène de geslion du vol
o
Touche de sélection de @
ligne (LSK : Line Select
Key)1r,.
397
Svstème d'alerte et avertisseur
de proximité
Exemple tvpioue : perte d'un circuit hydraulique, débrayage pA, déroulement de trim.
Informations :
Voyants (ou message sur EFIS) bleus, blancs ou verts.
Signôlent le bon fonctionnement des systèmes,
Aucun son n'est associé.
En Anglôis les alarmes et Alertes sont clôssées en wârninq, Cation et Advisorie ou en
level A alerts, level B alerts et level C alerts.
B - Sionâlisation
Les alarmes sont donc sonores, auditives, voir tactiles (vibreur de manche).
. Les alarmes (ôlertes) sont signalées par des voyants, des drapeâux (flagsi, des sons
(sirène, klâxon, carillon) et des messages vocaux (voix de synthèse).
lJn voyant double (WARNING rouge/CAUTION ambre) appeté I4ASTER WARNING est
placé dans le champ visuel des pilotes âfin de signaler toute anomatie.
Ensuite, selon les cas (EFIS ou non), t'ôtarme est déLôi ée sur d'autres pônneaux puis sur
le système lui-même,
399
Systéme dalede et' âvelrsseu de proxinité
Le FWS est bâsé sur un calculateur d'âlarrne (FWC pour Flight Warning Computer)
recevant les données de càpteurs installés sur les moteurs, les circuits, les circuits
aérodynamiques, le GPWS ou le TCAS détâillés ci-après.
Ce calculateur gère les priorités, le déclenchement des alarmes ou alertes visuelles et
âuditives,
Il génère les différents sons et messôges.
t- Excloplc-su-r-a.vlol-IsrlElg:
EICAS
sur avion EFIS
Une fois l'âlârme identifiée, il est possible (en général) d'arrêter l'ôlarme sonore afin de
traiter le problème dans le calme,
L'arrêt se fait par appui sur un bouton ou directement sur les voyants Wôrnrng
Câution,
2 - Avion EFIS
400
Système d'aleftg et avertisseur cle proxinité
Les messages d'alerte élâborés par le FWC sont affichés sur les ( (Electronic
Centralised Aircrâft l4onitortng).
Les écrôns ECAI4 sont :
- E/WD (Engine/Warning Display) : écran central supérieur ;
- SD (Systen Display) : écrôn central inférieur
Module
401
Syslérne d'ârélûÉ sf ayertrbseur cle proximilé
ROTECTION D DECRoCHAGE@@
Un système de protection du décrochage recevant le signal
du module avertisseur de décrochage alnsl que d'autres
paramètres déclenche automatiquement une âction sul l'aéronef
en cas d'incidence élevée si le pilote n'a pâs apporté de
corrections préventives lors du déclenchement de l?larme
décrochage,
Pour des avions classiques, il s'aglt d'un système mécanique qui pousse
automâtiquement sur le manche à piquer pour l'amener aux envlrons du neutre.
(Stick pusher)
Pour des avions phrs évolués (fly-by-wire), la protection d'incidence est élabore par une
pôftie du calculâteur d'assistance au pilotage (Protection Enveloppe de vol).
Le calculateur reçoit des signaux :
B - Affichaqe
L'alarme est sonorê (claquettes, klaxon) et visuelle.
402
Système d'alerte et avetlisseur de Noxinité
Attention: une absence d'alarme ne garantit pas que le stabilisateur est €orrectement
réglé pour le centrage du vol en cours mais seutement qu,il est dôns la plâge verte,
Attention : une absence d'alarme ne signifie pâs que les volets sont correctement réglés
en fonction des limitations décollage mais seulement qu'ils correspondent à une configurâtion
décollage.
B - Alarme ettêrrissâde
Prévient l€quipage qu'un des trains d?tterrissage n,est pas verrouillé sorti alors quê les
volets sont en configurâtion ôpproche ou atterrissage et qu,une mânette de poussée est
amenée vers ralenti.
Selon la phase du vol, cette alarme peut être ou non arrêtée mais cela relève de la
qualification machine.
403
Système d'alafte et aveftisseû dê Wximité
L'alerte altitude prévient l'équipage (alerte visuelle et sonore) lorsqu'il approche une
altitude sélectée (mode acquisition) ou lorsqu'il dévie de l'altitude sélectée après acquisition
(mode déviatlon).
C - Fonctionnement
lJn module alerte altitude compare l'âltitude sélecté€ âvec t'âttitude
barométrique de I'avlon,
En mode acquisition, une alerte est délivrée en approchant l'altitude sélectée (en
moyenne 800 ft avant).
Une fois établi à I'altitude sélectée, si l'ôvion quitte cette altitude alors qu'aucune
nouvelle valeur nrâ été ôffichée dans le compteur "Alt Sel", une ôlerte se déclenche (en générâl
à environ 400 ft de lraltitude),
Cette âlerte se déclenchera si on commence à descendre âlors que l'on n'a pas
réâctuâlisé "Alt Sel" ou bien. et c'est déjà ârrivé, lorsqu'en Pilote Automatique, celui-ci quitte
subrepticement son altitude.
L'alarme est inhibéê si I'avion est établi sur le glide ou bien lorsqu'il est
en configuration atterrissage.
En finale, on affiche au sélecteur d'altitude l'altitude mentionnée dèns la procédure de
remise de gaz.
Selon le type d'avion, le détail des alertes peut être tÈs différent.
Exemple i Indication d'altitude boxé blanc en acquisition et boxé ambre en déviation sur
le PFD (737-400), voyant ambre sur l'âltimèt.e éledrique (767) allumâge master caution ou
pas, message EFIS (sur EICAS).
Tout cela relève de lô qualification de type.
404
Systéme d a/erte ef avertl:ss eu cle prcxif:itë
a-Ecl
Le râdioaltimètre basse attitude est une aide autonome à lô navigation fournissant
une indication de hauteur vraie en approche et à l'âtterrissâge.
Il fonctionne dans la gamme SHF (4200 à 44OO MHz).
La- puissance émise est de faible puissance (inférieure à 1W).
flndication estdisponibte à pârtir de 2 SOO ft jusqu,âu sol, bien que lô gamme de
mesure soit bien supérieure.
B - Composition
L'ensemble de mesure rôdioaltimétrique se compose de :
- antenne émission ;
1
- antenne réception ;
1
- émetteur récepteur ;
1
- (ou plusieurs) indicateur(s).
1
La plupart des avions de transport compoftent 2 radioaltimètres,
Radioaltimèhes
Les antennes d'émission et de réception ont une forme d,assiette et sont placées sous le
.rusetaqe.
,
C - Principe de fonctionnement
Une onde est émise vers Ie sol puis réfléchte vers l,avion.
On utilise donc une technique radar.
A priori, on pourrait penser utiljser directement le temps ôller_retour de l,onde émise
pour en déduire la hôuteur pâr la relation :
t=2h
Cependant, on se heurte à des mesurescde temps de plus en plus petites au fur et à
mesure que h diminue.
A 500 ft, le temps aller-retour est de 1Us.
C y". Iu retou r n,interfère pas avec l.a ller, il fa udrait avoir des impu tsions très brèves,
.. _-. ..Afil
difficiles à réaliser, et occupant une targeur de bande importante,
405
Sysfème d'ale/te 6t avedisseur de prcximité
Lô fréquence émise vers le sol varie d'une fréquence F1 vers une fréquencê F2.
La radio sonde est donc moduléê ên fÉquènce.
Supposons qu'à l'instant t, on émette vers le sol à la fréquence f.
fonde revient au bout d'un temps variable suivant la hauteur de l'avion âu-dessus du
sol, ^t,
Pendant ce temps la râdiosonde a continué de prcgresser en fréquence et cette
fréquence est malntenant ^t,
f.
lJn cjrcuit de mesure compare f et f', en déduit le et ce Af mesuré est représentatif de
Ia hauteur. ^f
Le principe bâsique de la radiosonde neposê donc sur une comParâison de
fréquence.
A un instant t quelconque donné, lécart de fréquence Af dolt être indépendant du temps
afin de pouvoir en tirer la valeur de h.
On utilise donc une modulation de fréquence llnéairê qui est une modulation ên
dênt de sciê.
Lémission est modulée en fréquence pôr une dent de scie autour de la fÉquence FO
entre des vôleurs extrêmes F1 et F2.
On rappelle qle I 2h
406
Systeme d'alene eI aveûisseur de prcximité
2h
Le théorème de Thalès permet !=
d'écrire^f =
Enposônt:^F =F2-F1 et 1/T= p-"0,,., T F:-Fr cT la dent de scie) et t = 2hlc
On obtient i
407
Sysfème d'ared6 et âyeÉ3ssut de proximité
404
Système d'alefte et avettisseu de proximité
On voit ici pour deux hauteurs différentes, que les Âf mesurés ne sont pas égales à ÀfO.
On fait donc varier la période de la dent de scie pour que ces deux t(h) différents
donnent un même Âf égal à Afo.
ll sufft alors de mesurer la valeur T donnée à lâ dent scie pour avoir la hauteur h.
Le principe de la radio sonde est bien une coûparaison de fréquencê, mâis le
circuit de mesure alimentant l'indicateur est un périodimètre.
Cette conception va nécessiter un circuit dhsservissement de la période de lâ dent de
scie,
Si Âf devient inférieur (ou supérieur) à la valeur de Af prédéfinie (AfO), un cjrcuit est
chargé de piloter le générateur de dent de scie de façon à ramener T à une valeur compatible
à lbbtention d'un Âf = Âf0,
Au démârrage de la mesure, on n'est pas dans le ÂfO.
Le circuit va alors faire vôrier la période T dans ses valeurs extrêmes (phase
recherche) puis, lorsqu'on aura trouvé la période qui. en fonction de h donne ÂfO, l,indication
serâ de hauteur sera délivrée et on sera en phase poursuite (voir synoptique ci-àprès).
Si l'ôvion est en descente par exemple, à lô prochàine mesure on ne sera Dlus dans le
Âf0, il ne resterâ plus qu'à réâctualiser légèrement ta période T (circuit d'asservi;sement) ce
qui donnera lieu à une nouvelle valeur h sur l'indicateur,
409
Système d'€l6rt9 ef ayelûsselrr' de prcximité
410
Système d'alette et avenisseur de prcximité
Sùr les avions EFIS, il n'y a plus de voyant HD et le bouton de réglage de lâ HD est situé
âilleurs.
La HD séléctée est affichée sur le PFD (ici DH1O0).
La haute!r sonde est affichée aussi sur le PFD (ici 980).
Lorsque la HD est atteinte, I'indicôtion DH passe ambre et un messâge vocal "N4INIMUI4"
est généré par le GPWS.
E- Etlelrs
I - Errêurs oermanentes dues à l'éouipem€nt
0 à 100 ft : + 1.5 ft ou de + 1,5 0,6 de l'indication (ta ptus étevée des deux) ;
100 à 2 500 ft : + 2 ft ou de + 2 o/o de l'indicâtion (la plus élevée des deux).
Les antennes étônt sous Ie ventre de I'avion, lorcque les roues des trains prjncipaux
touchent le sol la radio sonde ne lit pâs zéro mais la hauteur de I'avion au-d€ssus de la
piste.
Or, le but est de lire zéro au toucher.
D'ôutre part, les antennes sont éloignées de la partie émetteur-récepteur qui est située
en soute électronique.
411
Syslème d'ale,'te et ayeltisseur de proximité
Pour des attitudes avion normales (O; O), les erreurs sont limitées au moyen d'un
filtrage pass€-bas (recherche de lâ vâleur minimale de h mesuree).
4 - Er.euË dues à des causes extérieures
Dans certaines régions, les vents de sable importants occasionnent des décharges
électrostatiques.
Ces décharges créent des erreurs momentanées.
A partir du 01 avril 2002, tout avion à turbines en sera équipé, quelle que soit sô masse,
si le nombre de sièges passôqers est supérieur à 9.
Donc, rappelez-voùs, que les avions équipés de cMP n'ont pas d'obligâtion
d'emport.
412
Système d'âlerle et avenisseu de proximité
B - Constitution
Le GPWS est composé d'un calculateur élaborant une âlarme à partir des
informations:
- De configuration (Trains - Votets) ;
- D'accélération (IRS) pour mode 7 étudié plus loin;
- Aérodynamique (Vitesse, Mâch, Vz, Altitude) ;
- De hauteur (Radiosonde);
- De radionâvigation (Récepteur ILS),
Tous les GPWS délivrent des alarmes suivânt 5 modes spécifiques.
Certains systèmes possèdent des modes spécifiques additionnels.
A chaque mode (éventuellement divisés en sous-modes) correspond une enveloppe de
détection.
Des informations d'incidence (avenisseur de décrochage) inhibent I,alarme cpWS
en câs de décrochage ou Windshear, donnant priorité à ceux-ci.
Le but de I'ouvrage étant de se prépârer à un examen, âttention à ce propos,
Les informations d'incidence sont bien délivrées au calculateur GPWS màis elles ne
servent pas à élaborer une âlerte ou alarme cPWs' bien au contrâire, elles I'inhibent.
De même que l'alarme windsheat (Donc bien lire la question).
\\iINDSI IE,\R
TR{lts
413
Sysîème d'alefte et avê'tisseur de Wximité
Sur la figure cÊdessus, les entrées du calculateur, les voyants dralarmes et de détection
de pânnes du système ainsi que la génération d'alarmes sonorcs.
Les entréês discrètes servent à configurer le calculateur suivânt le type d'avion sur
lequel il est installé ainsi qu'à "customiser", c'est à dire mettre au goût des comPagnies, les
messages, ainsi que certôines limites aux alarmes, nols y reviendrons sur un po'nt de détail.
Un bouton test non représenté permet de simuler toutes les alarmes accompagnées de
leur(s) message(s) sonore(s) en cascade.
Le test (complêt) €st inhibé en vol.
C - Modes de basê
I - llode 1
t
I
s
Lorsque l'avion descend trop vite vers le relief, le système délivre une alerte sonore
SINK RATE, basée sur la hauteur radio sonde et la vitesse verticale barométrique, suivie
d'une alarme PULL UP (Whoop Whoop Pull Up), si aucune correction n'est apportée à la
trajectoire.
Le voyant PULL UP est allumé.
2-Modê2
Taux de râpprochêment sol excessif
414
Système d'ale/e et ayeltisseur de proxinité
Alerte sonore lerrain T€rrain suivie (éventuellement) de Whoop Whoop pull Up.
Alerte visuelle, voyant PULL IJP allumé.
_
Le système surveille Ie dHldT (variôtion de hauteur^emps). donc I'aterte (alarme) est
basée sur la radiosonde.
Alorc que dans le mode 1, c'est I'avion qui descend vers te reliet ici c'est te relief qui
monte sous l'avion volant en palier.
Cette alôrme survient lorsque I'on arrive à vitesse élevée sur teffôin montagneux à basse
hauteur (exemple : ôpproche à cenève).
Le remède : arriver âvec une vitesse réduite âinsi le dHldT est faible.
Profitons de ce mode pour faire une mise âu point conc€rnant les questions
d'examen.
Première question I
Le GPWS délivre une alarme entre..... et...... :
MAIS
Vous vous rappelez sans doute que le calculateur reçoit des entrées discrètes,
Ces entrées discrètes permettent de configurer (d'âdôpter) le GPWS et j,ai le regret de le
dire, ils ne s'arrêtent pas tous à 50 ft sol.
Là preuve : les figures suivântes extraites d'un âncien manuel Tu 737 de la compâgnie
Air France où l'on voit distinctement que le plancher est 30 ftr voire 200 ft dans le mode 28.
MOOE2A-VOIESr32.
:
a
6I <â !
â; ê9 ZONE
1
7
a
TAUI OÉ FAF,tOOrnMÉNt SOl, (F/MiN ! 10001
t2
TAUX DE RÀPPROCHEMENT SOL (
Deuxième question :
L'alarme ............................terrain terain suivi de Woop Whoop pu Up.
Je dois dire que le Whoop Whoop précédent le pu Up dépend ôussides entrées discrètes
et n'existe donc pas forcément (c'est un choix de l,utilisâteur),
415
Sysfèmo d'arerte et ayertiss€ur dê proxiniié
Bien, je clôture sur ce chapitre sans jeter lâ plerre, car, par expérience, je connais la
difficulté de réaliser des QCI4 parfaites.
3-Môde3
Perte d'altltude après décollage ou rêmlse de gâz à bâsse hauteur
lr.
tl,
t)
F
Jqn'tsinrt'
h€=>"*'/ û
E
{
tÀ&ugm$llnffmsr<
4-Mode4
Configuration, traln / volets, anormalê
H
ù
e
É
i
I
fr
Cette alarme survlent lorsque la MFO (mârge de franchissement des obstôcles) n'est pas
respectée en fondion de la phase du vol. de la configuration (traln et (ou) volets rentés) et de
lâ vitesse.
416
€ystène d'alefte et aveûisseu de prcxinité
L'âlârme Too Low Flaps doit être inhtbée par ôpplication d,une check-list demandant de
placer une commande (Flaps Inhibit ou Flaps OVRD) sur ON lorsque l,avion n,est plus intègre.
5-Mode5
Déviation sous le clide Slope
417
SJ/sfèmg d'€leÉ9 ef avertisseu de Wxinité
Mode 1 Mode 2
Tlu de descote ercessif TruI de roppr0chement sol
Si k Rate....Pt Up
îcl.ol Tentu. Pdt a],
'
Vâdo benétrique Râdiô ,ltimètrc
Mode 4
Mro hsufilrnte
Too Lotu Ti!ftniù
418
Système d'aleré et avertisseû de $oxinité
D - Modês additionnels
Sur ceftôins systèmes exlstent, en plus des 5 modes réglementaires, des modes
additionnels.
I - Illode 6
- Annonce automâtique des hauteurs radio sonde (2 500 ft jusqu'au sol) et hauteur de
décision.
- Ce systène est appelé le CALL OUT.
- Unê alarme BANK ANGLE est âussi générée pour des inclinôisons trop fortes.
Tous les autrês messages sonones du GPWS ont priorité sur ces messages
Ce mode ne génère aucune alarme vlsuelle.
2-Mode7
Lâlarmê WNDSHEAR a priorité sur TOUS les autres modes cpWS (et sur le TCAS
étudié ensuite).
E - EGPWS
4t9
Syslèm€ d â/ete el âv€ltr'sser/l. dê ptoxinité
Une carte du relief con€erné par ces enveloppes est présentée à l'équipage (voir
ôffichôge des informations (IV-D-2).
Nota : La plupaft des accidents survenant après décollage et avant atterrissaget Ia base
de données est plus riche dans les zones environnant les aérodromes.
1 - ttlessaoes délivrés
Selon l'enveloppe pénétrée par l'ôéronet ce seront des messâges d'alerte ou
d'alarmes.
Messôges d'ôlertes I
14essages d'alarmes j
. "TERRAIN, TERRAIN, PTJLL IJP,, ou ..OBSTACLE. OBSTACLE, PULL UP"
Le Pull Up sera répété continuellement tant que le conflit existe.
Lorsqu'un écran radar compatible, des EFIS (ND) ou un écran dédié est disponibte,
la fonction TAD (Terrâin Alerting Display) de I'EGPWS afiche une image du relief
environnant, sous forme de zone de couleurs d'intensité vaiôble.
Les zones de couleurs sont vertesr jaunes, nouges, selon I'altitude relôtive de I'aéronef
Pâr râPport au relief.
Une couleur magenta est rcsêrvée à I'affichage des zones dont Ia database ne possède
pas (exceptionnellement) d'infomations.
La couleur bleue peut reprêsenter le niveau de la mer, si l'écran permet I'affichage du
cyan.
420
Système c!'alene et aveiisseu de proximité
Selon la configuration du système il existe des TAD affichant seulement le relief dans une
tranche de +2 000 ft ou bien tous les reliefs, quelle que soit I'altitude relative.
Notez les chiffres en bas à droite d! ND qui affichent l'âltitude du relief mini et du
relief maxi.
Sur le ND, on peut afficher, soit les échos radars, soit Ie TAD EGqWS, pas tes deux.
En général, le PF affrche les échos radar et Ie PNF le TAD.
CALCI]LATEIJR EGPWS
t;;;__lt--;;J
Lr*,,, ll o"t.L, I
GPS ou FMS
Déie.tion WINTDSEEAR
I'IIF NAV (ILS)
CALL OUI Afûcbrye TAD
Synoptique EGPWS
Est-il besoin de préciser que I'EGPWS n,est pas un radôr de navigation basse altitude ? It
est donc évident qu'il ne permet pas de naviguer entre les reliefs.
Le reljef affiché est lu dans lâ data base en fonction de la position avion.
Toute erreur de position avion entraîne donc une côrte du relief fausse,
421
Systêmo d'âleÉê el avertisseu cle ptuximité
o22 12 10 TCAS
B - Réqlementâtion
Extrôit du Journal offciel du 25 juillet 2001 :
C - Présentation
_ Le TCAS est un système de type coopératif, c'est à dire qu,il suppose l,équipement
réciproque des âvions en conflit pour que lô détection puisse se falre.
On trouve deux càtégories de TCAS :
Le TCAS II
utilisé en compaqnie aérienne. d'une complexité et d'un coût élevé, possède
les moyens d'effectuer une détection ôctive des conflits ;
Le TCAS I, utilisé en aviation générôle, est beaucoup plus simple.
Il se comporte comme un répondeur passif.
Il n'est qu'une aide âu pilote, afin que celui ci détede visuellemênt le trafic ctble (TA
seulement).
Le TCAS II est un émetteur/écepteur et calculateur obligâtoirement âssociés à
un trânspondeur ATC mode S.
Le niveau dê protection assuré par le système TCAS à lâéronef qui en est
équipé, est fonction du type de transpondeur équipant lês autres aéronêfs.
On ne bénéficie d'aucune protection contre un aéronef sans transpondeur.
Nota t Le transpondeut est le répondeu de bord du radar secondaire sol.
Le fotctionnement du transpondeur (fréquences utilisées, élaboration des téponses,
mode A, C et S) est développé dans le livre Radionavigatioù chapitre radat secondaire, et
n'est donc pas décùt ici,
422
Système d'alefte et aveftisseur de ptoxinite
D - Composition TCAS II
+ Un câlculateur TCAS :
+ 2 antênnes tEnspondeur.
Les ôvions de masse > 5,7 t ou Vp> 250 Kt doivent pratiquer lô diversité d'antênnes en
mode S.
Cela permet de mieux voir les avions au-dessus.
+ Une boîte de commande commune Transpondeur/TcAs.
+ Un écran de visualisation
La visuôlisation sefait, soit su. le ND (avion avec EFIS), soit sur un indicateur vôriomètre
à cristaux liquides (VSI sur avion non EFIS), soit sur un écran dédié.
423
Systèmê d'alertê êt êvarlisseur de prcxinité
.;î:i9
Y: ..-r---
I
caLcùtÂ1ËuF 1ca3
60|Tg De Gomu^t{9Ë
*W
EEtr ^Tclc^a
8trtr] ,€ o
E@EI @fi.=
N'2
MOOE 9
DAOC I
T DADS 2
Le système es1 équi!é d\lt test (rotr repésenté ici) siflrdt ioul€s les irfomations, alert€s et atârmes visuetles er
424
Systèn e d'alefte et aveftisseû de prcxinité
E - Principe de fonctionnemênt
_ Le câlculâteur ICAS se comporte comme une station sol SSR émettant à partir d,un
ôéronet c'est à d;re qull interroge les âvions environnants sur 1O3O I4Hz et écoute ja réponse
sur 1090 I\4H2.
Rôppel : le transpondeur ATC embarqué fait le contraire, réception sur 1030 et émission
sur 1090 MHz.
&':-s- -- '
è<-.:_.'='2
1/
Pour Ie moment, à cause du manque de précision dans le plan hoizontal, Ies manæuvres
d'évitement sont générées uniquement dans Ie plan vertical,
(Angle dbuverture de lbntenne 7a5, alors qu'ilfaudrait 3ô maximuû),
L'âvion ainsi suivi devient une cible dont Ie cheminement est extrapolé, afin de
dét€rminer le point de rapprochement maximal (dit ôussi CpA pour Closest poina of Approach)
et le temps pour atteindre ce point, si les conditions restent inchângées (Temps = D / V de
râpprochement).
TeDlVi
425
Syslèm€ d'âlerle et avedisseû de prcxinité
Selon que Ia cible est équipée avec un transpondeur mode S ou classiquet te dialogue est
ditrérent.
Le mode S émet à intervalle's régulierc des squiters (traûe numérique comportant
I'adresse unique dans le monde du transpondeur),
Le calculateur TCAS capte I'adresse ûode S de la cible et engage le dialogue avec ce seul
transpondeur permettant si besoin des M correctifs coordonnés,
Avec les modes classiques, le TCAS interroge tout Ie ûonde dans un secteur donné ; tout
le monde répond et Ie traitement est plus complexe.
426
Systeme d'alene et avertisseur de proximité
B_ ..d.
r: t"-rÈæ:1'*"
^
c76
n.;--*"r '-.'
427
Syslème d'êlerte €l âveltissoul de prcximité
424
Syslène d alefte et avedisseur de proyimité
Des écrans (VSI, ND ou dédié) affichent les informôtions de Lrôfic sous là forme de
symboles.
La flèche
2o0fi.. dôseu: êr dè.chl.
lGânq6 pl6m. br€! ou brarc
Le VSI est un vafiomètre ôvec un écËn à cristaux liqu'de permettant l,affchage de ces
symboles du trafic.
Lors d'un RA, l'échelle de vitesse verticale se colore en zone rouqe et verte.
. Lors de I'exécution du RA, le pitote doit prendre la vitesse verticale minimum indiquée
par lâ plage verte.
Les résolutions de conflit s'effectuent en pilotâge manuel.
Nota :
429
Syslèî,6 d'aloÉ6 et âyedrssêur de proxinité
L'avls de RA afflche la position du trafic sur le ND, une alarme visuelle Traffic est
généÉe, un message sonore est délivré.
Le PFD présente les varios interdits en rouge, ainsi que les assiettes ne permettant pas
d'obtenlr ]e vario minimum demândé pour résoudre le conflit.
Certa;ns avis sont automatiquement inhibés aux bassês hautêurs (Radio sonde).
Tous les TA émis contre des avions au sol ou volânt en dessous de 380 ft, alors que
l'avion de référence est en dessous de 1 700 ft .
Toutes les annonces vocales liées aux TA en dessous de 1 100 ft au décollâge ou en
dessous de 900 ft en approche.
Tous les RA DESCENT en dessous de 1 200 ft au décollage ou èn dessous de 1 OOO ft en
approche.
Valeurs numériques citées pour information sur la base de la version 7.0 du logiciel.
Pour certains TCAS, des RA à monter 'CLtl,tB" sont tnhtbés aLl-dessus d,un certain
niveau (limite du domaine de vol).
On peut aussi ûânuellemênt (par application d'une check-llst) pour des vols en
situôtlon dégradée (monomoteur ou vol train sorti), inhiber manuellement les avis RA, par
sélection d'une position TA ONLY sur la boîte de commande.
430
Système d'aleie et avedisseur de Wximité
ATC
trtrtrtr T
E c
A
N
I?ND
s
I : sélection TAIRA c'est la position normale d'utilisation, tes Tràfic Advisory et les
Resolution dvisory sont délivrés ;sélection TA ONLY, les RA sont inhibés.
4 - Llmltes du TCAS
431
Systèûe d'êlêtte et avaflisseur de Wximité
(1)
1 - Définition d6 la survitesse
La survitesse se produit lorsque le régime du rotor ou celui de la turbine dépassent les
lignes rouges indiquées sur le tachymètre. La survltesse peut survenir lors du démarrâge, de la
mise en stationnaire ou durant le vol en croisière.
Les causes possibles pour la survitesse rotor sont la réduction brutale du colledif qut fâit
augmenter la vitesse du rotor et la mise en autorotation dû à un problème de régulation
du moteur ou tout simplement à la mise hors service du moteur pour dlverses raisons.
La survitesse turbine survient généralement à cause d.un problème de Égulâtion
(problème avec le fadec). Pour les hélicoptères multFmoteurs, la survitesse peut survenir
quand un des moteurs tombe en pônne ou lorsque l'un des deux moteurs a un problème de
.égulation.
3 - Lês conséduences
Les conséquences d'une survitesse tutbine sont plus drâmatiques que celle d,un rotor.
Pour le rotor on âugmente le pas colledif pour limiter la survitesse dans un ptemier temps,
Pour la turbine quand on constate le dépassement sur le tachymètre il est déjà trop tard et la
turbine est endommagée (le pilote entend une série de détonatlon).
432
Systèma d'alene et aveiisseù de prcximité
Si une survitesse n'est pês maîtrlsée, ele peut conduire à lâ rupture de disque et à
lGjection de débris de hâute énergie infligeant des dommages considérôbles allant jusqu'à lâ
perte de l'aéronef.
433
Sysfèm€ d'alerte et âveÉrsseù de Woximité
5 - L'âffichâoe êt lê contrôle
Pour indiquer la vitesse de rotation du rotor et de la turbine, on utilise des tachymètres
gradués en tours par minute ou quelquefois en pourcentage d'un régime normâ|. Le
tachymètre peut être anôlogique ou numérique.
Le tachymètre comporte une aiguille et une plâge de fonctionnement pour le rotor et une
aigullle et une plage de fonctionnement pour la turbine.
434
Système cl'alefte et aveiisseuî de pfoximité
Protection par Égulâtion électronique : En effet les hélicoptères sont équipés de système
de régulôtion comme le FADEC (Full Authority Digital Engine Control). Ce système peimet la
mise en place de Ia chaîne de coupllre côrburant par détection de survitesse, Le moteur est
coupé avant de détruire les aubes de turbine.
Protection mécanique: Un moyen courant d'assurer la protection est de monter autour
de la tùrbine un anneau de rétention qui soit capable d'absorber l,énergie des aubes qui se
détacheraient et d'assurer leur confinement à I'intérieur du moteur, Un tel dispositif se traduit
par une masse ;mportante. Le moyen mécônique utilisé pâr Turboméca est le < blade-
shedding >. C'est lâ rupture programmée de toutes tes paies au-dessus des liaisons pale-
disque sous l'effet des efforts centr;fuges.
PÀLÊ
PLATÊ.ËORME
PIED
ZONE DE RUPIURE
435
lnstruments Intégrés -
Affichases Elétroniques
sur les avions ânciens, chaque paramètre étâit présenté sur un instrument unique, par
exemple, il y avait un anémomètre, un altimètre, un horizon ôrtificiel, un conservôteur de cap
etc... Avec l'augmentation du nombre des instruments il est apparu nécessaire de les regrouper
de façon judicieuse pour limiter ltncombrement des planches de bord. De plus il est
intéressant de réduire le < circuit visuel > des pilotes.
Actuellement, on peut résumer la présentation des informations de 3 façons différentes i
. avec des instruments intégres - ADI - HSI I
. avec des écrans érectroniques - pFD - ND J
'têtt utttt "
. par projedion sur le pare-brise - collimateur J < tête haute >
La visualisation < tête basse , ou VTB existe naturellement sur tous les avions ; en effet,
le pilote doit < bôisser > la tête pour lire ses instruments situés sur sa ptanche de bord.
C'est vers lô fin des années 50 avec l'avènement généralisé des réacteurs que tes
premiers instruments intégrés font leurs âppâritions, Ce sont des instruments
électromécaniques appelés :
437
Instrumenb lntégrés - Affrchages Hectroniques
La visuâlisation des informations sur des écrôns électroniques est apparue dans les
années 80 avec I'arrivée des A300-600 et A31O chez Airbus et des 757 et 767 chez Boeing.
En réalité, dans un premier temps, on rencontre des avions hybrldes, car les écràns ne
regroupent pas la totalité des informations, Les instruments éiectromécaniques et
électroniques cohabitent.
Souvent, on a dans un premier temps remplacé IADI et le HSI par des écrans présentant
les mêmes informations enrichies, I'EADI (Electronic Attitude Direclor Indicator) et I'EHSI
(Electronic Horizontâl Situôtion Indicator).
Exemple 1l hirbus A310
434
lnstruments Intégrés - Affichages Electoniques
On remarque une paire décrans supplémentaires au centrc, il s,agit des écrans EICAS
(Engine Indicating and Crew Aleî'ting System). Leur tôle est de présentet les paramètres
moteurs et les alarmes de manière centralisée et hiércrchisee à l'équipaqe.
Dôns les deux exemples précédents, les écrans supplémentaires ne se contentent pas de
remplacer les instruments classiqùes, jls permettent en plus d,alléger lâ charge de travail de
Itquipage réduit à deux pilotes.
Remârque : Les avions de cette génération ont souvent des écrans de tailles différentes
rendant difficiles voire jmpossibles les transferts d'image en cas de panne d,écran.
Dans certains câs, I'EADI et I'EHSI présentent des informâtions supplémentaires pâr
rapport aux instruments clâssiques :
EADI :
EHSI :
439
lnstrumênts lntégtés - Affichagos Heckoniques
Sur les avions les plus récents, ces instruments de secours sont regroupés dans un seul
petlt écran (ISFD : Integrated Standby Flight Displây ou ISIS : Integrôted Stàndby Instrument
System) avec son allmentôtion indépendante.
Avant de passer à la réalisation sur avions, il est nécessalre de voir ou de revoir certaines
technologies employées,
D - Technolodles êlnolovées
1- lubê cathodloue ou CRT (Cathodê Rav Tube)
Au départ. il est possible de fô;re I'analogie avec un tube de télévision.
De lô forme d'une grosse âmpoule, le tube est doté à son extrémité de trois canons à
électrons.
Ces canons génèrent des faisceaux d'électrons orientés en dlrectlon de la face interne de
l'écran de verre, grâce à un champ magnétique.
Les électrons viennent heurter une couche d'éléments phosphorés, âppelés luminophores.
Ce sont des points organisés par groupes de trois : un rouge, un vert et un bleu.
Cette triade forme un pixel (point lumineux élémentaire).
440
lnstruments lntégrés - Atfichages Eectroniques
Ecran Trichrome
Sensibilisation d'un
TRIPLET de 3 pastilles
nons à de LU[,4INOPHORE
Système de
convergence
44r
lnstrunents lntégrés - Afrchagas Electroniques
442
1 n stru me nts I nté g té s - Affic h ag es Ele ctro n iq u e s
1û3 Zlns
@
EGAN& CAVALIEF ÂTTÊNTÊ
Par contre pour I'ECAM/EICAS, lô trame n'est pas nécessaire et le système de commônde
se met en attente afin de conserver une même structure d'image quel que soit le système
(EFIS ou ECAM/EICAS).
.Fréquence: Pour fabriquer une image complète, il faut donc 14,2 millisecondes. Il en
résulte une fréquence de 70 images/seconde ou 70Hz à comparer avec la persistance
rétinienne qui est dtnviron 10H2.
Cette fréquence élevée permet d€viter le scintlllement des images (FLICKER).
- Avantages des écrans CRT :
. visuôlisation ergonomique (aucun impératif mécanique) aux possibilités pratiquement
illimitées;
. coût infér;eur à l'avionique électromécanique et meilleure fiabil;té ;
. avec 6 tubes identiques, possibilité de transfert d'imagerie d'un tube sur un autre
automatique (panne d'écran) ou mônuel et ;nterchangeabilité ;
- Inconvénients des écrans CRT :
. Lhvenir est l'utilisation d'écrans plats. Actuellement les écrans plâts à cristaux liquides se
généralisent. Le 8777 est le premier avion équipé en totalité dbrigine avec des écrans à
cristôux liquides (y compris les différents CDU).
. Des études sbrientent également vers les écrans matriciels couleurs et les écrans à
plasma.
443
Inslruments lntégtés - Afrchages Hectroniques
Dans un écran LCD, des cristaux liquides sont enfermés entre deux filtres polarisants
qui, selon leur orientation, filtrent les ondes lumineuses,
Le premier est équipé de fines rayures verticales pour ne laisser passer que les ondes
!umineuses orientées dans ce sens,
Le second filtre est, quant à lui, équipé de rayures horizontâles qui ne laissent passer
que les ondes lumineuses orientées de cette fôçon.
C'est un néon, placé à l'arrière de l'écran, qui tient le rôle de source lumineuse. II est
chargé d'envoyer des ondes lumineuses jusqu'au premier filtre orienté verticalement.
Lâ lumière polarisée est transmise jusqu'ôu second filtre grâce âux crlstaux liquides. En
I'absence de champ électrique (fig. 1), lumière et particules passent alternôtivement d'une
orientation à I'autre. Elles pôrvjennent à passer ôu trôvers des rayures horizontales du
second filtre. La lumière pârvient donc à la dalle : l'écran est lumineux.
Ivlôis si on déclenche un champ électrique (fig. 2), les crlstalx liquides vont réagir et
adopter une nouvelle orientation en fonction de son intensité. Dans cet exemple, le chômp
électrique est tel que les particules sont désormais toutes orientées verticalement. La
lumière ne peut donc plus passer à travers le second filtre et l'écrân demeure noir.
444
Instrumentslntégrés AlfichagesEleêtroniques
Dans les premiers écËns LCD. qui équipaient par exemple les écrans de calculatrices et
les montres, cette impulsion électrique était donnée par une grille de fils conducteurs
transparents, Mais ce système, dit à matrice passive. a vite montré ses limites, notônment à
cause d'effets de rémanence. Cet inconvénient est dû à la trop fôibte intensité du courânt
électrique produit par ]a grille. Les cristaux liquides réagissent ôlors lentement, ce qui
provoque l'apparition de trôces sur l'écran lors de l'affichaqe d'éléments en mouvement. De
pius, cette technologie rend difficile l'affchage de nuances de couleurs.
Dans les écrans à matr;ce active, une mince couche recouverte de trônsistors, on parle
de couche TFT (Thin Film Transistor), active ces champs électromôgnétiques.
A chaque pixel de l'écran correspond un trênsistor, qui peut être âctivé individuellement
à pârtir d'un courant très faible.
II va donc alternativement envoyer un champ électrique pour lalsser ou non passer un
point de lumière. Comme sur les écrans à tube cathodique, chôque pixel est composé par
trois cellules représentant les trois couleurs primaires. Elles sont dotées de filtres semi-
transparents rouge, vert et bleu. En modllônt I'intensité du courânt, on peut obtenir
différentes teintes.
445
In strume nts I nté g ré s - Afr ic h ag e s Electron iq u es
Exemples dAppareils :
A3O0B, 8707, 8727, 8737 Ausqubu -2OO), 8747 (sauf -400), DCgr DC10, L1011, MDAo...
8747-200
446
lns]fJur'ents Intégrés Affichages Heclrcniques
@
q @ 2 Sphère horizon
3 Echelle de tangage
4 Echelle de roulis
5 Echelle décart
< glideslope >
6 Piste mobile
@ 7 Echelle d'altjtude (en
dessous de 200 ft)
8 Echelle localizer (expended)
o 9 Indicâteur de virage
10 Bille
11 Index de vitesse
(Automanette) également
appelé < ceil de perdrix >
12 Barre de tendance roulis
13 Barre de tendânce
tangage
14 Volet d'âlarme attitude
C'est l'instrument principal de pilotage. Il est situé au milieu de la partie supérieure des
plânches pilotes.
Sur cet instrument on retrouve principalement :
- En àpproche seulement, les écarts LOC et GS (si une fréquence VOR est sélectionnée.
les index sont effacés). Les écôrts LOC sont combinés avec la hâuteur sonde (rôdioattimètre)
et imâgés par la < piste mobile >. Le point LOC de |ADI est équivalent à un y2 point LOC figuré
sur le HSI (environ 0,75" si l'aiguille est sur la graduation). La piste mobile se déptace
verticalement vers le haut en-dessous de 200 pieds seulement, Sur la représentation de l,ADI
ci-dessus, I'avion est environ à 40 ft ;
- Sur le côté gâuche figure un indicâteur < SLOW-FAST > quj présente técart de vitesse
par .apport à la vitesse cible sélectionnée pâr le pilote et affichée par un index mobile sur
l'anémomèlre (vitesse cible automànette) ;
- LîDI est complété par 4 drapeaux : ATT - FD - RWy (Runway pour le LOC et te
radioaltlmètre) et GS. En cas de pânne de source de l'information olJ cle panne interne, le
drapeau correspondant apparaît.
lnstrunenl,s lntégtés - Afrch€ges E/ectron,ques
444
lnstruments Intégres - Affichages Electroniques
lvlode IltS: (voir également dôns Ie chapitre INS lâ visuôljsation des parômètres de
navigation sur le HSI).
-Le cap qui est orienté par rapport au Nord vrai. f;nscription <TRUE> appôraît au-
dessus de lâ rose ;
- Lô dérive d'où l'information de roule vraie j
- Le ( po;gnard > qui repÉsente l'orientation du plateau tournânt est automatiquement
calé sur la route désirée DSRTK ;
- La barre de déviation jndique lécart de route latéral ou XTK qui est une distânce à la
route insérée dans I'INS ;
-La maquette fixe âu centre du plateau permet d'âvoir la représentâtion imagée de
l'âvion par rapport à la route INS ;
- Le TO-FROM est toujours en TO si le sélecteur de mode du CDU-INS est sur < AUTO > ;
- L'index GS est effacé ainsi que le drâpeâu associé ;
- La orstânce au wPt to.
Les indicâtions de la vitesse sol (GROUND SPEED) et de la dérive sont toujours indiquées
(en mode radio ou INS).
Sur certains avions, le HSI peut être connecté sur des informations GpS.
I{ode RÂDIO :
Les principaux paramètres représentés sur le HSI sont :
- Le cap qui est orienté par rapport au Nord magnétique. L'inscription < I\4AG > apparaît
au-dessus de la rose ;
- La vitesse sol et la dérive issues d'une INS sont toujours indiquées ;
- L'index de sélection de route < poignârd > qui représente lbrientation du ptateau
tournant est la répétltion dù a COURSE > affiché au pônneau de commande VOR/ILS :
. Si une fréquence VOR est affichée, ctst ta route radio, eDpl, eDR ou âutres. Le
TO/FROIV est adivé ;
. Si une fréquence ILS est affichée, c'est l'âxe d'approche de la piste utilisée qui
est imagé. Le TOlFROlq est automâtiquement effacé ;
- La barre de déviôtion solidaire du ptateau tournant ind;que un écart angulaire :
. En VOR, c'est Iô différence entre te QDM ou eDR sétecté (COURSE) et te eDI4 ou
QDR instantané. L'échelle est de 5 degrés pa. point, sott 1Oo d,écart quônd l,aiguiUe est
sur lâ dernière graduation ;
. En LOC, l€cÊrt n'est plus qu'à 1o environ par po'nt. (Lâ sensibilité ôngutaire dépend
de la longueur de piste :
le localizer est étàlonné pour que 1O6m travers du aeuit,
l'aiguille soit sur la dernière grâduôtion, un degré par pojnt correspond à une piste de
2 800 mètres) ;
- L'écart glide est indiqué dans la partie droite. Un point GS repÉsente un écart angulaire
de 0,25o ;
-Trois drapeâux âssurent lô validité des informôtions (HEADING, GS et NAV).
449
lnsîunents lntégrés - Afrchagês Frecfron,ques
Distônces Df4E en
provenance des
récepteurs DME1 et
DME2
Index de cap
Rose de
conservateur de cap
Sélecteur de source
d'informôtion pour Sélecteur de source
l'aiguille simple d'information pour
pointillée : récepteur l'alguille double :
VOR 1 oU ADF 1, Ici, récepteur VOR 2 ou ADF
VoR 1 est Ici, ADF 2 est sélectionné
sélectionné
Le RMI combine une rose des caps dont la source peut êtrê gyroscopique,
gyromagnétique ou inertielle ôvec des aiguilles indiquant basiquement le gisemênt de la
bâlise reçue (angle entre l'axe longitudinôl dlr fuselage et la provenânce de lbnde reçue de la
station).
Le fait que la rose soit orientée âu cap de l'ôvion permet de lire directement des
relèvements à la tête et à lô queue de l'aiguille : relèvement de la station par l'avion (QDt4) à
la tête et relèvement de l'avion par la station (QDR) à la queue.
450
Insû.umentslntegÉs AtrichagesEectroniques
. 1 compas magnétique,
. t horizon artificiel électrique,-)
. 1 attimètre mécanioue_ L Remplaés éventuellement par un instrument secours
Les avions équipés avec des EFIS de dernière génération sont égôtement pourvus
dGquipements correspondants : Fl4S, TCAS par exemple qui sont, bien entendu, intégrés aux
EFIS,
Un système EFIS comprend des écrâns (PFD, ND), un ou piusieurs générâteurs dê
symboles et un ou plusieurs boîtiers de commande ECP (EFIS Control panel).
Pour réaliser les imôges désirées, trois éléments sont nécessâires :
./ L'écran i
"' Le générâteur de syfiboles SGU (Symbol Generator unit) ;
Le panneau de commande ECP (EFIS Control Panel).
"'
45r
lnslruments Intégtés - Affichages E/octonigues
ECRÀN
GENERATEUR
SYMBOLES
(s.G.u.)
Nota : Les écrans sont également équipés de capteurs de lumière qui ajustent
automatiquement la luminosité. Ils sont généralement situés dans les coins de l'écran.
Châque écrân est doté de son proprê potentiomètre de luminosité qui donne une
valeur cible moyenne de luminosité à donner.
I - UEcren
L'écran est composé principalement :
-du CRT avec ses 3 câthodes pour la couleur et des bobines de déflexion horizontôle et
verticale ;
- un bloc alimentation basse et hôute tensjon ;
-une chôîne de balayage qui assure lô déviation du spot horizontalement (X) et
verticalement (Y) ;
- une chaîne d'allumâge pour contrôler la couleur de chaque élément et lâ luminosité sur
lécrân;
-la surveillance des entÉes (balayage et allumage). Lorsqu'un défaut est détecté, le
circuit génère un signal de mire qui est visualisé sur l'écran (pâr exemple une diagonôle de
couleur blanche). Ceci indique que seul le SGIJ êst en panne ;
- une protedion du tube cRT.
2 - Le oénérateur de svmboles
C'est l'interface indispensable entre tous les signaux dtntrée et la presentation sur
écran. La quantité considérable de signaux à traiter nécessite l,utilisation de transmissions
numériques (en ARINC 429 en particulier), Le SGU proprement dit est composé de plusieurs
logiciels, on retrouve principalement :
- une ou plusieurs banques de données suivant le nombre d'écrâns à gérer ;
- le traitement des signaux dtntrée ;
- la symbologie et la génération de ces signaux ;
- des circuits de surveillânce ôssociés à tous les niveaux pour s'assllrer de la vâlidité
des signaux (validité au njveau de la source et de la présentêtion).
452
lnstruments Intégtes - Afichages Electroniques
Alim.
Banque de données
. Traitement
. Génération signaux
ECRAN
SIGNAUX
ENTREES GENERATEUR de
(Systemes SYI\.,IBOLES
Le ou les génémteurs de symboles sont donc en liâison ôvec les écrans (de 2 à 6).
Pour Ia présentation des informations, un choix pilote est possible sur certôlns écrans. On
retrouve donc des boîtes de commande qui sont au nombre de 3 (2 pour les EFIS CDB et OpL
et 1 pour l'ECAltl ou I'EICAS),
3 - Le pânneau de commande ECP (EFIS Control Pânet)
Chaque pilote dispose d'un boîtier de commande de ses EFIS (PFD/ND) généralement
sit!é sur l?uvent de la planche de bord.
453
lnstruments lnlégtés - Affichag€s E/ectroriquss
On retrouve donc 6 écrans sur les âvions âctuels dont la disposition est standardisée.
- Les instruments de pilotage et de navigation ôppelés Electronic Flight Instrument
System sont composés de 2 fois 2 écrans (CDB et OPL). Les PFD (Primary Flight Disptay)
présentent les informations de pilotage et les ND (Navigation Display) les informations de
navigation.
Remarque : Sur certains avions, légers notômment, le ND peut s'âppeler lqFD pour Multi
Fundion Display câr il peut être utilisé pour d'âutres fonctions que la navigation.
-Les 2 écrans dôns Ia partie centrale sont dédiés à la gestion globôle des systèmes
. Sur les Airbus c?st I'ECAM Electronic Centrôlized Aircraft l\4onitor qui ôssure la
présentation des paramètres moteur principaux et lô s!rveillance dês systèmes.
L,n côlculateur d'alarmes âppelé FWC Flight Warning Computer complète I,ECAM
proprement dit.
. Sur les Boeing c'est IEICAS Engine Indicating Crew Alerting System. Ctst l,équivalent
de |'ECAI4 avec le FWC intégré.
. L'écrân supérieur s'appelle E/WD pour Engine and Wârning Display, II indique les
paramètres moteur principaux âinsi que les alarmes.
454
lnstruments lnlégres - Alfichages Electoniques
DF IRS
PA/DV RADIOS DE
NAVIGATION
ÊLECTRICITE
PORÏES CARBURANT
PRi]TECTJON
TRAIN INCENDIE
HYDRAULIOUE MOTEURS
APU
45S
I nstru ments I ntég rés - Affichages Hectroniqu es
A partir des 3 couleurs fondamentales (RVB), une dizaine de couleurs sont retenues :
Rouge - Vert - Bleu - i.;i+;:'-:+ - Ambre - il,ç'frt1 (bleu foncé lumineux) - Magenta
(violet mauve) - Blana (30 o/o de rouge, 85 o/o de vert, 65 o/o de bleu).
A l'exception des 2 couleurs ci-dessus, le code des couleurs n'est pas normalisé. Il est
généralement spécifique à chaque constructeur ou équipementier.
456
lnstruments lntégres - Afrchages Electoniques
B-PFD/EADI
PFD = Primary Flight Displôy
EADI = Electronic Attitude Director Indicator
En fondion de la génération d'appareil, on peut rencontrer un écran présentant certains
éléments du T basique, on parle alors d'EADI :
Sur des avions de génération plus récente. toutes les informations de pilotage primaire
sont intégrées dans un PFD.
Informâtioft d'atlitude
Il est important de remarquer que la règle du T basique, réglementaire pour le vol IFR,
est respectée,
457
lnstrumonts Intégtés - Afrchages E/edloriques
1 : Le PU (Pitch Limit lnalicator) indique au sol lbssiette pou laquelle la queue de lbvion
touche le sol. En vol, Ies crochets représentent I'assiette de décrochage. Cette indication
n'existe que sur certains avions ei souvent, uniqueûent quand les volets soDt sortis-
Bânes dê tendanæ du
directeur de vol
458
Pour certaines alarmes GPWS (Ground Proximity Warning System), une notilication
visuelle âssociée à l'alarme sonore < WHOOP WHOOP PULL UP ) est générée.
Symbole d'écart
locallzer
La ligne blanche symbole d'écâÈ glldeslope
représentê l'lâvlon et l€ La ligne blanche repésênte
losdnge màgenta l'àxe
à lnt€rc€pter, Le magênt! l/ax€ à lntercepter,
losanqe €st vlde quand Le losange estvlde qu.nd le
le synbolê est en symbole est en butée (2,5
butéê (2,s polnts).
Un polnt r€présente Un poht repés€nte envlron
€nvlron 2,5ô décart
€n ionctlon de lâ
longueur de piste,
459
Instrumenls lntégrés - Affi cheges E/ecfronlques
1 : Le Speed Trend Vedor représente la vitesse que l'avion atteindra dans 10 secondes si
l'accélération actuelle est maintenue. Cette informatlon est élâborée à l'aide de lâccélération
avion foumie par une IRS (Inertial Reference System).
- vMo/rvrMo ;
- VFE (Vitesse môxlmale volets sortis) ;
- VLE (Vitesse maximàle train sorti).
460
lnstrunents Intégtes - Afrchagês Hectoniques
461
,nslrumerls /rléglés - Afficllages Electoniques
Alarmes et drapeaux
Ils indiquent la perte de ltlément mentionné en ambre. Noter que l,affichage en question
est totalement supprimé pour que le pilote ne soit pas tenté d'utiliser un amchôqe erroné.
Pêrte des informàtlons Dl4E â*ôciéës à l'ItS utlllsé Perte du Flight Pâth Vector (voir plus loh)
Pen€ d! fàrsceè!
d'àlignemênt laté.al
(lo.ôllzêr) de l'ILs Perte des inrormations de @p Pêrtê des lnformâtlôns d'ànirudé
Au décollâge En
462
lnstrunents lnte$és - Affichages Hectroniques
Nota: Le PFD décrit ci-dessus est celui du Boeiîtg777.Il â été choisi pour cet ouvrage
car les codes couleur retenus par les règles de certification sont ceux de Boeing. C'est donc sur
eux que peuvent porter les questions.
463
lnstumenls lnlégtés - Africhages Eleclrcniques
Voyons maintenant quelle peut être la présentation des informatlons chez un autre
construdeur (Airbus). 11320 présenté ici ô des commandes de vol électrlques ce qui nécessite
certâins affichaqes
Patie ND de I'ECP
(hailé€ phs loir)
1 : Les avions de ligne modernes sont équlpés d'un système de synthèse vocale, le
callort system qui, entre ôutres. annonce les hauteurs en approche finale et l'arrivée à la
hauteur de décision (DH) ou à l?ltitude minimale de descente (MDA).
464
In stru me nts Intégté s - Afllc h ages Ele ctro n iq u e s
Courcnne intérieure |
æledion du calage
courcnn€ extérieure | choix
de l'unité | in Hg (poue
de mercure) o! hPà
Tôuche FD pemettant
l'engagement du directeur
de vol
Touche ILS cômmândânt
l'âffichage des é@rt5 1Ls
sur le PFD
C- Ng-LEEgI
ND = Navigation Display
EHSI = Electronic Horizontal Situation Indicator
Contrairement au cas des PFD et EADI, il nt a pôs vraiment de différence entre le EHSI
et le ND. En effet, dès le début les fabricants dhvionique ont profité des possibilités d'âflchâge
offertes par les écrâns pour enrichir le simple HSI.
A l'opposé du PFD, un large choix pilote permet des présentations différentes complétées
de données très variées. Le ND pÉsente une image en couleur du déroulement du plan de vol.
Voyons d'abord les commandes ND de I'ECP (EFIS Control Panel) avônt de passer aux
différentes présentôtions du ND.
747-400
465
Exemple de lAirbus A320
Partie PFD de l'EcP Partie ND d€ I'ECP
Sélectêur d'échêlle ND
Référence route
Nord de éférence
môqnétique 04AG)
ou vrai (TRU)
A gauche, le cap est la référence: le triangle reste immobile, c'est la ligne blanche
représentant lâ route qui se déplace en fonction du vent.
A droite, la route (trôjectoire sol) est la référence et ctst le triângle qui se déplâce.
465
lnstrumenls lntégtés - Affichâgês Hectroniques
+ Sélecteur de mode ND
Lâ touche CTR (Center) permet, dans les modes APP, VOR et I\4Ap de passer d,une
présentation où l?vion est en bas de lécran avec une rose des caps pàrtielle, mode dit
< expanded > ou < arc > à un positionnement de l'avion au centre de ltcran ôssocié à une
rose des caps complète. mode dit < full >, < center > ou < rosê , et vice versa.
Dans cette position, le pilote dispose d'un âffichage de type HSI sur lequel on retrouve
le poignard orienté en fonction du < course > sélectionné (généralement l'axe d?pproche). Une
bârre décart est associée et indique lécart angulaire de l'ôvion par rapport à t?xe localizer.
L'écart par rôpport au glideslope est indiqué sur le côté droit. It est possible de superposer à
cet allchage les informâtions du radar météo (Touche WXR). du TCAS (Touche TFC) et de
l'EGPWS (Touche TERR) lniquement en mode expanded APP.
467
In stru me nts I ntég té s - Alfi châges E/eclrorlgues
Symbole d€cart
glideslope,
Les deuxièm€s polnts
repÉsêntent
écad de 0,5".
indicatif si décodé
et dlstânce DlvlE si
1 : Les récepteurs VOR, ILS, DI4E et ADF des avions de dernière générâtion sont
capables d'identifier eux-mêmes les indicatifs morses des bâlises !
2 : Le pilote peut sur les avions de dernière génération, âu choix, sélectionner une route
ou un cap cible pour le pilote automatique et le diredeur de vo!. Dans le cas d'un cap, il serô
représenté ainsi :
468
lnstruments Intégrés - Afrchages Electroniques
Cet affichage est identique au mode expended approach à ceci près qu,il présente une
rose complète.
Mode VOR
Dâns cette position, le pilote dispose d'un affichage de type HSI sur tequel on retrouve
le poignard orienté en fonction du < course > sélectjonné (eDM ou eDR de lâ balise sétectionné
par le pilote). L,ne bôrre décart est associée et indique l'écart angulaire de l,avion pôr rôpport
à l'axe VOR. L€cart par rôpport ôu glideslope est supprimé. Il est possible de superposer à cet
affichage les informations du radar météo (Touche WXR), du TCAS (Touche TFC) et de
l'EGPWS (Touche TERR) uniquement en mode expanded VOR.
Une indication TO/FROIY analogue ôu HSI est présentée soit par une flèche soit en clair.
Indicâtion To en .lâir
469
lnstruments Intégtés - Affichages E/ecfrorigues
Indicatlons TO fléchée et en
clair
Informations du Écêpteur
VOPJADF Left | féquence
ou indicàtif si décodé et
distance Dl4E si disponible.
470
lnstruments lntégrés Affi,hagesElectroniques
câp sélectionné-"-'-
Symbole de cap actuel
Vecteur, provenance
par rapport âu nord
Ce mode n'est pas utilisé pour naviguer mais pour vérifier la cohérence du plan de
vol inséré dans le Fl4S : le pilote utilise ce mode au sot pour vérifierta cohérence de la
trajectoire de départ et de croisière et en fin de croisière afin de confirmer les routes d'arrivée,
d'approche et dhpproche interrompue.
Deux velsions existent i la première, d'âncienne génération, combine une partie hâute
identique âu mode Expended l,4ap et une partie basse orientée par rapport au nord vrai; la
seconde est une nouvelle version uniquement dédiée à lô vérification du ptên de vol et donc
tolôlement orientée pàr ràpport àu nord vrai.
471
lnsttumêhts Inlégtés - Affichâges E ectroriques
472
lnstrunents Intégres - Afrchages Electroniques
Il est possible de superposer à cet ôffichôge les informations du râdar fiétéo Oouche
WXR), du TCAS (Touche TFC), de I'EGPWS (Touche TERR), la position des bâtises radio
connues de lâ banque de données de navigâtion (Touche STA), des points de route (Touche
Wm, des aéroports à proximité (Touche ARPT), de données supplémentainês concernânt
Ia route (Touche DATA) et d'éléments concernant l'élaboration de lô position FMS (Touche
POS).
Informations àtrichées
dans tous les modes I concernant le prochain
Viiesse sol (Gs)
Vltesse vraie (ras)
Vent : Provenance par
rapport âu nord vrâi,
Force et vecteur vent
. Distance horizontâle
Repère de distance
Le sélecteur déchelle
de I'ECP est ici sur
2ONM Route Ff4S active
hformations du
récêpteùr VOR/ADF
Left : fréquence ou
indicatif si décodé et
distênce DME si
Right
récepteur VOR/ADF 2 ou
Le sélecteur déchellê dê droit.
I'ECP est ici sur 2oNrvl
473
Instruments lntégrés - Affichages Hectroniques
Touche WXR
La touche WXR (Weather) permet de
superposer l'image du radar météo
à l'affichage ND
en modes expanded APP, expanded VO&
expanded MAP et full MAP.
Ceci permet de matérialiser facilement la
position des nuages et ainsi de les éviter au besoin.
Quand la touche WXR est pressée, l1ndication
WXR (ou WX + T si on affiche aussi les turbulences)
apparait accompagnée de l'angle de calage de
l'antenne du radar météo sélectionné par le pilote, le
TILT. On a ici un TILT de -3o.
Les masses nuageuses sont représentées en
fonction de leur activité du veft au rouge. Les
turbulences sont dessinées en magenta.
Touche STA
La touche STA (Stations) commande l'affichage
sur la carte des balises de radionavigation connues de
la banque de données de navigation du FMS (Flight
Management System) dans les modes MAP
uniquement.
Le label STA s'affiche quand la fonction est
sélectionnée.
Balise VOR/DME contenue dans la banque de
données du FMS
Balise VOR/DME contenue dans la banque de
données du FMS et réglée sur l'un des récepteurs de
l'avion
Chez certains constructeurs, Boeing par
exemple, seuls les VOR et DME sont indiqués.
Symboles affichables : {}vOn seut
Touche WPT
La touche WPT (Waypoints) commande
l'affichage sur la cafte des points de navigation
connus de la banque de données de navigation du
FMS (Flight Management System) dans les modes
MAP,
Ces points étant très nombreux, leur affichage
n'est obtenu que pour une échelle sélectionnée faible.
474
lnstruments lntégrés - Affichages Electroniques
Touche ARPT
Touche DATA
Touche POS
475
I nstru me nts I ntégrés - Affrchages E/ecfronrgues
Attention, cet affichage n'est pas compatible avec celui du radar météo. Quand une
alarme TERRAIN est générée, elle prend la priorité à l'affichage par rapport au radar météo.
476
lnstrunentslntegrés AffrchagesElecîoniques
L*\g^.&
D;fférentes présentations sont utilisées pour informer le pilote sur l'état de la route FIYS
présentée.
Chez Boeing, constructeur âyânt repris à lô lettre le code couleur des règles de
certificôtion, Ia route active est présentée en magenta. Lâ route en cours de modification est
en blanc pointillé et la route en cours d'insertion mais non-encore activée est en bleu
pointillé.
477
lnstunents lntégrés - Affichages Flecûonrques
On parle de points conditionnels pour désigner les points dont la position est fluctuante
en fondion de calculs effectués pàr le Fl4S.
On peut trouver notamment le point de fin dê montée (T/C top of climb), le point de
début de montée en croisière ascendante (S/C step climb), le point de début de dêscente
(T/D top of descent) les points de décélération, d'intêrception d'axe, la position prévue à
une heure demandée par le pilote ou au passage d'une certaine altitude etc,,,
474
lnstrunents Intégres - Affichages Electrcniques
Informations concernant le
prochain point de la route,
automâtique/directeur de
On peut constater que sur l'exemple de lAirbus A320 ci-dessus, les symboles utilisés
sont différents de ceux vus précédemûent mais les informatjons présentées sont sensiblement
les mêmes.
Lécart de route latéral (XTK) est indiqué dès qu,il devient significâtif it est ici de 0,5 Nt4
gauche,
On peut constâter que la représentâtion de la route permet ici de savoir si les
automôtismes la suivent ou pas I
479
In strù me nts Inté gré s - Afric h ag e s E lecton i q u e s
Tracé d'une râdiôle et d'un cercle de distônce oar rapport à un ooint ouelconoue
Polnt sélectionné
Cercle de distance à 61NM
Radiâle 018o sélectionnée
480
lnstrumenls Intégrcs - Atrtchages Electronhues
Alarmes et draoeaux
Carte indisponible en
Panne du DME R
4Ar
Inshumênts lntégrés - Affichagæ Eecl/.orrques
Les transferts indiqués en vert sont automatiques : en effet, on â considéré que le pFD
est prjoritalre sur le ND et que l'ElWD est prioritaire sur le SD. Ainsl, quand le pFD tombe en
panne par exemple, son image est aUtomatiquement trênsférée sur le ND,
Il est possible de récupérer manuellemênt les images ND et SD perdues par une action
sur les commandes appropriées.
En cas de panne d'un générateur de symboles et non des écrans on obtient ceci :
442
lnstruments lntégrés - Affichages Electroniques
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lnstruments lntégrés - Africhages Electroniques
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EE E
ùô
484
lnstruments lntégrés - Affichages Electroniques
=l
O22 13 O4 Svstèmes d'affichaqe des oaramètres moteur, des
alarmes, des svstèmes, des orocédures et de la mission
@@
Dans les deux cas, l'objectif est de présenter aux pilotes :
Indicateurs N2
Débit carburant
(Fuel Flow)
485
lnsh)nents Intégtés - Affichages Elêctoniques
Suggestion d?tterrjr
rapidement : Land as
soon âs possible
Pannes secondaires :
la panne du moteur 1
a ici des
conséquences sur les
systèmes électrique
et hydraulique.
486
lnsbunents lntegrés - Afrchages Electoniques
Limitation de
Indicateurs N1 (D-ro)
(pour plus de
détaiis, voir le
Iéquipage.
(EGr)
i'lessâge d?larm€ de
Le cârré blanc indlque
élect.onique existe pour
hdication
paramètre secondaire
La touche recall du
panneau de commândê
EICAS vient d'êire
447
lnslrumfits ,rféglés - Aftôl,ages Electoniques
Contrairement à l'ElWD qui ne peut présenter qu'un seul type d'imôge, lécran inférieur
ou SD propose ô! pilotê un large choix :
+ Page status donnant une idée de l'état global de l'avlon ;
+ Synoptiques systèmes ;
+ Page croisière (cruise) presentant sur certains avlons les paramètres secondâires
moteur et de lâ pressurlsation ;
+ Check-lists normales et anormales ;
+ Communication textuelle âvec le contrôle aérien ;
+ Image donnée par les caméras de l?vion.
La sélection de ces différentes pages se fait soit manuellement suite à une sélection du
pilote sur le panneau de commande ECAI4/EICAS, soit automatiquement en fonction de lâ
phase de vol ou dans le câs d'une panne,
A titre de éférence, notamment pour l'exâmen, voici ci-après les listes des pages SD
disponibles:
a320 wlf
Engines, Bleed, Pressurization, Eledricâ1, Engines, Stâtus, Electrical, Hydraulic,
Hydraulic, Fuel, APU, Air Condltioning, Fuel, Air, Door, Gear, Flight Controls,
Doors, Wheel, Flight Controls, Status, Camerâs, Checklists, Communications,
Cruise. Naviqation
488
lnstrumêntslntegrés AlfichagesElectroniques
+ Exemple de 1A320
Touches de sélection
des pâges systèmes êt
489
Instuments Intégtés - Affichages Elecironiques
CRUISE
(Cârburant
Quantité d'huile (en
us quarts)
Eléments atrichés
Carburant consommé
depuis la mise en route
par les deux moteurs
Température carburânt
Quantité de cârbLrrant
Carburant total à
Ecêrt de
rapport à
490
Instruments lntégrés - Afrchages Electroniques
+ Exemple du 8777
On constate que chez Boeing, la page STATUS (ci-apres) ne donne que partiellement une
idée de létat général de l?vion par rapport à ce qui est présenté chez Airbus. On trouve les
informations suivântês :
Paramètres des
hydràuliques i
quantité
de liquide et
Paramètres dll groupe
auxiliaire de
puissance (APU I
auxiliary power unit)
Cæs messages ne
généralement pas Quantité d'oxygène
disponible pour
léquipage, ils sont l€quipage technlque
plutôt destinés à la
491
lnsl/umen|s lntégrés - Alfichages Electonhues
Rêlais d€ couplage
Groupe de parc
couplage femé
Aus AC Left
Principale
Délestag€
débltânt
débltant pas
principal€
Curs€ur équivalent à
la flèche de la souris
d'un ordinateur
Case à coch€r par le
pilote
Item
coché par le
système qui détecte
lâ position de lâ
R€m€t la check-list à
zéro : toutes les cases
Sâute lltem sélectlonné. Saute l'ensemble de la
il appaÉît alors en cyan
492
lnstruments lntégtés Affichages Electroniques
Pâge visualisée
curseLrr sélectionnant
Ia paqe suivante
Note
opérationnelle
493
,nstruments lntégés - Aflêlrages Electunnues
494
Instuments lntégés - Afiichages Electrcniques
495
lnstruments Intégtés - Affichages Electroniques
Un mode de maintenance avec surveillance des tendances des codes panne des tests en
temps réel(BIT).
fôffichage est un âffichôge avec des codes de couleur qui représentent des degrés
d'urgence, Les mises en garde âpparaissent en jaune et les urgences s'affichent en rouqe,
496
n
1 stru me nE I n tég té s - AtTi ch ag es H e ctro n i q u es
Le FLI reprend 6 paramètres de base. trois par moteur (pour un biturbine) et le couple de
s2 moteurs. Ceci permet au pilote de regarder une seule aiguille au lieu de 6.
Utrdo*hhi.pleh'hdq@
êFÉû4€'sqedàærr4ulâ
497
I n st rume nts I ntégré s - Alfic h ag es Ele ctto n iq ue s
B - Le mode composite
Ce mode est un mode dégradé lorsqu'un capteur ne donne plus l'lnformation. fécran ne
reste pas figé et certaines informâtions sont sacrifiées, mais l'essentiel reste à l'écran.
Lorsque pôr exemple des paramètres propres au FLI sont en panne, un indicateur jaune
âpparaît avec la désignation du système défaillant (FLI FAIL, FLI DEGR),
Petit à petit, ces ordinateurs ont également renfermé les différentes documentations
utilisées par ltquipage : l4anuel d'Exploitâtion, Cârtoqraphie. Documents de l?vion etc...
Mais le frein principal rencontré pôr tes opérateurs à la mise en placê de ce type de
technologie a été le mânque de communication entre ces ordinateurs et les bureaux de la
compagnie ôu sol ainsi que lâ lourdeur de mise à jour des données.
Aujourd'hui, ces freins se sont fortement effacés et on assiste à la mise en place d,!ne
classificaLion des matériels en trois catégories :
+ Classe 1
494
lnstru',ents InégÉs - Aîrchages Electoniques
Toutefois, il peuvent être utilisés pour amcher des âpplications de Type B (voir ci-après)
dêns les phases de vol critiques à condition qulls soient fixés, visibles et alimentés à partir du
éseau électrique de bord via une connectique certifiée.
+ classe 2
+ classe 3
Cette catégorie regroupe les systèmes faisant
pârtie intégrante de la planche de bord. Leur
installation requiert soit un STC soit de faire pôrtie
de la certification initiâle de lhppareil.
Les logiciels utilisés ne peuvent (à quelques
exceptions pres) pas être modifiables par
l'utilisateur.
Ce type d'EFB communique le plus souvent
avec les systèmes de l?vion afin, notamment de
connôître sa position.
Ceci permet entre autres d'afficher la position
de l'avion sur les cartes.
Comme indiqué ci-dessus, l'EFB peut utiliser différentes ôpplications clissifiées dans la
liste ci-après :
+ Type A
Applications statiques telles que des visionneuses de documents aux formôts PDF, HTI\41
ou XML ou l'ômchage et la navigation dans les ma :
nuels de lhvion (FCOlt4 Flight Crew
Operating l4ânuâls) ou encore d'autres documents normalement imprimés tels que des
messâges météo ou NOTA|4.
499
In stru me nt s I ntégtés - Alfr c h âges Ele cton iq ue s
+ Type B
Logiclels permettant d'afficher des cartes êt cartes d'approche qul peuvent être alustées,
zoomées et doivent être rapidement accessibles.
+ Type C
Programmes trânsformant I'EFB en MFD (Multi Fonctlon Display) d'un ADS-B (voir le
chapitre 022 10 02).
I- Architecturê
Sur cet équipement, l'architecture < ouverte , des systèmes d'exploitâtion choisis (Linux
et Windows) permet aux compôgnies aériennes ou à des sociétés tierces de développer
facilement différents logiciels, notamment grâce à un SDK (Software Developpement Kit).
Etant intégré à I'avionique de bord, I'EFB de classe 3 a accès aux sytèmes de
communicatlon de l'avion (ACARS, SATCOM, CPDLC, ADS-B etc..,) ce qui lui confère une
côpacité mise à jour de ses données en temps réel ; il est également rellé à I'imprimânte de
bord.
Il est constitué de deux qnités d'âffichage (DU : Display Unlts) et de deux
calculateurs (EU : Eledronic lJnits), un pôr pilote, ce qui permet d'avoir une redondance.
Chaque EU contient deux ordinateurs dont chacun possède une mémoire et une disque
dur isolés des variêtions de pression atmosphérique.
Le premier fondionne sous Linux (certifié d'âpÈs le règlement DO-1788). Il contrôle
l'affichage du TPA (Taxi Positionôl Awareness (TPA)), logiciel fâcilitant le roulage au sol et vu
plus loin. C'est par ailleurs lui qui supervise le fonctionnement global de I,EFB et pilote l,autre
ordinateur tournant sous Windows.
L'autre calculateur n'est quant à lui pâs certifié mais l,utilisation de ses applications est
aPProUVée oPérationnellement.
Chôque EIJ dispose de 6 ports Ethernet, lui permettônt de communiquer, notamment
ôvec l'autre ElJ.
Page suivônte, schéma de l'architecture globale du système :
500
In st rume n ts I nte g rés - Affic h ag es Ele ctrcn iq ue s
môl";t
.{_-j
r-["lî1
*J r"^ I
LlMSDrcil l'"1
2
115-Varriohl
siqnarnumé'ique stie {- - -)
TWLIJ = Terminal Wireless Local Areâ Network Unit - lJnité terminale du éseôu sôns fit
courte portée de bord.
Le relals Air / Sol indique au système si l'avion est en vol ou âu sol.
501
lnsl/umenls Intégtés - Affichagos Hectroniques
Réglage de la
lumlnosité
sélection de
ligne
(Idem t4cDU
du Fl4S)
Accès à la
NOTAI4
tlon
Manuel
d'Exploitation
Options de
I'EFB
En hâut de la page, on trouve le numéro du vol inséré dans le FMS, la date et I'heure
GPS, le typ6 d'appareil et de moteuÉ chargé dans la base de données de performance de
l'EFB (à vérifier absolument en début de vol t) et enfin la version du système d'exploitâtion.
On a âinsi affôire à une page analogue à la page IDENT du FMS mais attention. les bases
de données EFB et Fl4S ne sont pas les mêmes. Ilfaut donc vérifier la validité de chacune.
so2
Instuûents lnlegrés - Afrchages Hectroniques
Lbbjet de cet ouvrage nêst évidemment pâs de décrire un EFB en détaits? ceci se trouve
dans le FCOI\4 (Flight Crew Operating Manual) de l'avion ou dans le I4anuel d'Exploitation mâis
voyons tout de même quatre exemples de pages les plus couramment utilisées :
a) Page Charts (cârtes) - Exemple d'un EFB chârgé avec une cartoqrâphie IEPPESEN
Titre de la
pa9e,
id€ntifiants
lâéroport
SPLTT > à
Carte
réglâge initial
lvlode nuit I
la luminosité
Réqlage du
général
Rafraîchir
l?fflchâge
503
lnstrumenls lntégtés - Atflchages Electûiques
OACI de
(TMCK UP)
totalité du
diagramme
N (NORTH
Cart€ . /'
statlque
range rlngs)
|?vion (un
triangle -"
le ND)
On constate très rapidement que le pilote visualise beaucoup plus facilement les pistes et
taxiways âinsi que leurs noms ce qui constitue un grând pas en avant vers l'augmentôtion de
sô conscience de la sltuâtion.
Ceci facilite le respect des clairances de roulage et surtout contribue à éviter les incusions
sur piste !
On constate que l'afflchâge est sobre avec des contrastes importants, notamment entre
les pistes et les taxiways et son contenu est adaptôble par l'équipage.
504
Instruments Intégrés - Affichages Electroniques
Eléments de la
Choix de
MEL (Minimum
l'aéroport de
Equipment List)
départ, piste
ou de la CDL
et état de la (Configuration
piste
Deviation List)
pris en compte
Informations pour le calcul
aéroport
des
performances de
Ajouter un
décollage
aéroport à la
base
Limite de
poussée (thrust
Prise en
rating) et
compte des
température
NOTAM
fictive retenue
aéroport
Configuration
Température
volets,
extérieure,
conditionnement
vent et QNH'
d'air et
antigivrages
Accès au
retenue
calcul de
masse et
Sortie
centrage
(weight & Masse estimée
balance) au décollage
Annulation
505
Equipements enreqistreurs
B - Tvpes d'enreoistreurs
C - Dispositiong rédlementaires
Les conditions d'emport d'un enregistreur de paramètres ou de convercations sont
définies par I'OPS 1 sous pôrtie K,
Tous les enregistreurs de paramètres doivent stocker leurs informations sous formes
numériques fôcilement extractibles.
Les supports photographiques ou par gravure sur bandes métalliques sont obsolètes.
Tout avion de môsse supérieure à 5 700 kg ou autorisé à transporter 10 passagers et
plus doit être équipé d'un système enregistreur de vol.
Aucun décollage ne peut être entrepris âvec UN (sauf sur les avions autorisés à avoir
CVR et DFDR intégrés) système enregistreur de vol reconnu hors service, sauf s,il stffectue à
partir d'une escale non dotée de moyens de dépannage, et pour un vol ou une série de vols
permettant de rejoindre une escale dotée de moyens de dépannage.
Pas plus de I
vols ou 72 h (OPS 1) avec CVR OU DFDR hors service.
En cas d'accident ou d'incident suscepbble d'ôvoir des conséquences gravesr aux termes
de l'ôrticle R425-1 du Code de I'Aviatton Civjle, toutes dispositions utiles doivent être prises
par l'éq!ipage et l'exploitant pour éviter l'effacement des enregistrements correspondônts.
507
Equ i pemenls en rcg i stre urs
Les pârtles sauvegardant les données (DFDR ou CVR) doivent être installées dans un
endroit où ils risquent le moins d€tre endommagés en cas d'accldent,
Ils doivent être de couleur orange.
L'emplacement de l'enregistreur doit être repéÉ sur lâ partie extérieure de l'avion par la
mention suivânte en lettres rouges de 2.5 cm de hauteur.
Les enregistreurs doivent être conçus de telle sorte que les risques de détérioratlon au
cours d'un accident soient minimisés l
- Résistance aux accélérations sur les trois axes, à l'écrâsement ;
- Résistance au feu, aux hydrocarbures, à l'eâu de mer.
Ils sont installés le plus possible à l'ôrrière de l'avion, mals pas nécessairement en zone
non pressurisée.
Ils doivent êtrê équlpés d'un systèfie de repérâge subâquatiquo à mise en route
âutomâtique âu contâct dê l'êau (ultrasons à 37, 5 kHz).
Bôlise ULB (Underwater Locator Beacon)
508
Eq uip e m e nts e n re g i stre u Æ
@.gJ
Le système est alimenté par les bus secours, de façon à rester opérationnel dâns les
câs les plus graves.
509
Equ,lDemenls e',registrours
Paramètres complémêntaires I
- Position du compensateur de tangage ;
- Hauteur râdio sonde ;
- Informations primôires de navigation présentées à léquipage ;
- Alôrmes au poste de pilotage ;
- PosiLion du train d'atterrissage ;
et les paramètres pertinents liés à une conception unique ou nouvelle de lhvion.
Les avions alont le CDN est antérieur au 01/89 enreglstrent des paramètres plus
sommalres (OPS 1.725).
B - Description
L'enregistreur de paramètres se compose :
- d'un DFDR et en général d'un QAR ;
- d'une unité d'acquisltion et de traitement des données (FDAU Flight Data
Acquisition Unit);
- éventuellement des périphériques d'entrée et de sortie :
- FDEP ( Flight Data Entry Panel) ;
- Imprimante ;
- d'une balise ULB.
L'unité d'acquisltion et traitement des données (FDAU) reçoit ses informations des
différents câpteurs via un système de bus numériques ou analogiquês.
510
Eq u ipe me nts e n reg i strcuÊ
Le but du DI4IJ (Dôta Maintenance Unit) est de permettre une môintenance logicielle sans
interférer avec le fonctionnement du DFDAU. Lensemble est appelé AIDS (Aircraft Integrared
Dâta system).
Les données recueillies doivent être obtenues de sources de l'avion permettônt d'obtenir
une corrélâtion précise ôvec les informations présentées à l'équipage de conduite.
Une panne du système enreg;streur ne doit pas perturber le bon fonctionnement du
système délivrant l'information.
Les données traitées sont transmises ensuite, selon leur provenânce, ôu DFDR ou au QAR
(ou PMR Parameters 14aintenace Recorder), pour stockage,
Le système enregistreur doit enregistrer les informations en relation avec une échelle de
temps.
Sur avion non entièrement numérisé, ceh:e référence est prélevée sur une montre
équipage.
L'enregistrement des paramètres DFDR se fait en boucle fermée d'une durée de
25 heures (ou 10 h pour les âvions de masse inférieure où égôle à 5,7 tonnes).
L'enregistrement des parâmètres QAR se fait en boucle ouverte d'une durée de 50
heures.
Une boucle est fermée lorsque lâ durée d'enregistrement étânt épuisée, on réenrcgistre
par-dessus.
Le QAR permet l'ônalyse systématique des vols
De par leur foncûon, Ies enregistreurs de vol ne sont normalement étudiés qu,en cas
d'incidênt ou dhccident.
Cependant, la réglementation française prévoit que les exploitants effectuent une ônôlyse
systémôtique des vols pour les avions de trônsport public.
La plupart des compagnies ont ainsi instâllé des Quick Access Recorders (QAR) dans leurs
avions, afin de recueillir une sélection de paramètres de vols (parfois les mêmes que Ie DFDR)
utilês à l'amélioration de lô sécurité,
511
Efl ,pemenls enregrstêurs
Avec le développement dê système tel que llCARS, les données du eAR (pannes
systèmes ou paramètres) peuvent être transmises en temps réel à la maintenânce et
permettent dhnticiper les dégradations, principalement au niveau cTR,
512
Eq u ipe me nE e n rcg i stte u ts
Ceci est le minimum réglementaire, mais sur certains avions (A340 pôr exemple), le
système est en route pendânt les 5 rninutes suivânt lô mise sous tension de I'aùon et pendânt
les 5 minutes suivant I'arrêt du dernier réacteur.
Sur 4340 ne subsiste au panneau supérieur que le bouton 7 et Ie poussoir EVENT (3) est
déplacé sur Ie pylone.
Notâ :
Pour les avions utilisânt une liaison digitale CPDLC (Controleur Pilot Data Link
Communication) le DFDR est updaté par certains contenus des messages venant du sol
(messages uplink), dès I'ôccusé de réception par les pilotes, car ces messages ne peuvent
pâs être enregistrés par le CVR.
Les paramètres enregjstrés sont, pâr exemple i
513
Eq u ip eme nts e n rc gistre u rc
Le logiciel comprend 3 modules intégrés. Ce logiciel est utilisé sur des pC et peut être
organisé en réseau, L'avantôge de ce logiciel est qu,il a été élaboré par les équipages et les
responsables du mônagement. De plus des systèmes de sécurité lui assurent une intégrité et
une confidentialité de haut niveau.
- Le premier module est le module des données de vol (Flight Data Trâces) I Il fournit un
enregistrement des données de vol, analyse les mesures et les incidents, affche les
diâgrammes des données de vol. Le module fournit les informations suivantes :
Lecture des données brutes de vol provenônt de ltnregistreur de vol embarqué sur
lzéronef;
Détede automatiquement les tncidents dont les données sont définies par ltxploitant ;
Extrait automatiquement une série de mesures de données de vol ;
Mémorise les tracés et les incidents pour une anatyse ultérieure.
Le module effectue un processus automaUque en 5 étapes :
Êtape1 : Décode les paramètres ;
Etape 2 Détermination des phôses de vol ;
Etôpe 3 Les paramètres anormaux ;
Etape 4 Les incidents ;
Etape 5 Les mesures des données de vol.
514
Eq uipements e nrcgistrcu rc
,i/!"1.,, "-***
- Le deuxième module est les incidents de données de vol (Flight Data Events). FDE
ôpplique plus d'analyses d'incidents produit par le FDT. Le FDE reçoit des enregistrements
d'incidents vérifjés provenant du FDT et les stocke dâns sô base de données. ChâqLre incident
est numéroté et stocké par type d'appareils. L'utillsateur peut visionner les données brutes
associées à un incident sous forme de tracé, de listing ou de la simulation du vol,
' :.,
Le dernier module est la mesure de données de vol (FDM). Le FDIY est un ouUl pour
ânalyser les mesures de données de vol extrait par le FDT, s'appliquant à 1'ônalyse des valeurs
de pâramètres de vol à chaque vol. Le FDl4 facilite au rnieux la compréhension de variables
opérationnelles en montrant une répârtition norma e par râpport à un type d,événement et iI
s'applique à compôrer cette répartition à trâvers différents pârâmètres comme le type
d'appareils. la localisation...
515
Eqùipêmerls enreglstreurs
Les informations apportées par le HOMP sont utilisées pour éduire les coûts
opéràtionnels et augmenter l'efficacité des entralnements, de Ia mâintenônce et des
procédures de taches mécaniques. Ces informations contribuent à ôugmenter la sécurité des
vo1s,
Les bénéfices sont d'ordres sécuritaires I
516
Eq u ipe me nt s e n reg i s/Te u rc
pcMcia.ard É\ oo_,""ûiR.!,"y
RendedÙnùdinù :
l-l
dmddûr,!ryn0 Æb
-Un exploitant HOIYP (HOMP operator) : cette personne est responsable du décryptage et
de l'analyse des données de vol et des vérificâtions de châque incident;
-Un responsable HOI4P (HOMP manâger) r Cette personne est un chef pilote ou
idéalement instrudeur commandant de bord qui gère tous les programmes fournissant ses
connâissânces dtxpert pour les investigations d'incidents, Il fait un compte-rendu de ses
conclusions au responsôble sécurité des vols ;
-Un responsâble sécurité des vols (Flight Sôfety Officer) : Il assure le lien entre les
intervenants du HOI4P et décide des âctions à entreprendre en fonction du responsâble HOI\4P,
Chaque action peut prévoir des recommandations pour les opérations des compagnies, pour
les entrâînements.
'S -e
HO\'IP
OPER{TOR:
PrôcPdnr?,-
l,îÏij; WN
4''-*
s.*,f
1:m;:.
-
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lrreltieatlons
orFr.LR, li , "SË.*
"" t-,"î-.J'1r:":r;' ^
';l,Tin';dh"
.nasi,n
t/
ffiffi4
@
.liÏHxl:"
51,7
Eq uipèments e n rc g islre u rc
Eid.. Ioùnorlng
518
Eq uip em e nts Ê
e n rcg i slteu
fæg Estlt
l. Tûl.rlg Op6Ét D.}r'NrU TrætÉ
,, CebnùrdllGr''ld .{4dÉ!dâà
Cod{nVdrid\rs.did tddæ!.t!
Co.l{irldsitunùn vih$or
^4déo!.a
ù{ni3.ôùôr0,rld)4.Àrtù Mts!!dcT.ds!d6
fir&sE TliLlrdR lirr vilrriôô À..dæ!a6
1. &!ôûorlirlMbrdo
À Tùo!o( Arilrlù - ^4dæ!as
Crtdol Lcù@aà
Il contrôle différents paramètres qui sont représentés sur le schéma ci-dessus, Les
senseurs requ;s pôr exemple pour le track ând balance possèdent des accéléromètres,
L?cquisition d'une analyse du track ou balance est commandé par le pilote durant le vot en
régime approprié, L'analyse vibrâtoire ne peut être faite que lorsque la séquence est terminée.
- La santé des moteurs : Les fonctions de surveillônce incluent lâ vériflcôtion de
l'assurance puissance (power assurance checks), surveillance des dépôssements de limites, les
tendances des performances, utilisation et v;bration, Le dépassement pour les vitesses, les
pressions, les températures, le couple et les vibrâtions sont surveillés. Les paramètres
surveillés sont listés sur le schémô suivant:
PANT.HETER
519
Eq uip em ents e nre gistre u rc
ft
o
L R.lrrlEîp.
,. Aldaûd.
4 [email protected]édhr
6. n! Âùftld.
7. Pûrr Trrihô I SD.d
& ldulbr rt slEr
rL iûhRôr$..d
{$dsù. T.r.onrnhg Slrlt! Cti.d
TÉldM
lZ Cohv.Prdn
krdhg Gû M.di6.d It lrd Crr.I. Èxlr'-
14. Ilt C\rùc ?.Cù.
l5. Prd.lPodrbn
lt ldrttldild Ac.d
lt. ffid. Thn
f-r;E ^t.ffi-
520
Eq u ipe me nts e n re g i stre u rs
Les différents paramètres sont décrits dôns le schéma pâge précédente. Le processus de
santé s'appuie sur 3 critères: La limite de vie et lô fatigue des composants; la charge subie
par les composônts en opération et la durée et le temps de cette chârce. Le système calcule
automatiquement le moment de changer une pièce en fonction des pâramètres vu page
précédente.
- L'intégration des enrcgistreurs de vols et des convercêtions: Ceci permet llne baisse
des coûts et ôugmente la sécurité, L'ensemble des paramètres est regroupé dans le
tableau ci-dessous avec les senseurs pour la conversation du cockpit en plus,
Il faut ajouter que ces enregistreurs ont une résistance àu crash.
521
Equ ipe me nt s en rcg i stre u rs
En vol, les pilotes ont ôccès aux informations concernant les dysfonctionnements, et ces
alertes peuvent aussi être transmises âu sol par |ACMS via le systèmê ÂCARS (Aircraft
Communications Addressing and Reporting System) à l'aide du MCDU du Ff4S.
Les informations envoyées peuvent l'être dans le cadre d'un suivi particulier (panne
récurrente difficile à reproduire au sol pâr exemple).
On parle alors de Snapshot (auto ou mânuel selon le paramétrâge).
Elles peuvent aussi faire partie d'un progrômme de surveillance régulier (envoi d'un rapport à
intervâlle de temps régulier).
On parle âlors de Monitoring (cas desmoteurs suravion Etops).
Enfin les rapports de pannes sont envoyés avant atterrissage également verc les bases âu sol
afin d'ânticiper la préparation du "trouble shooting" (dépannage) avant l'ârrivée de l'avion.
A la fin de chaque vol, un PFR (Post Flight Rapport) peut être lmprimé ou bien les
données sêuvegardées (sur disque optique ou carte PCI4CIA) sont extraites ou envoyées par
WIFI aux organismes concernés,
Les caractéristiques et les fonctionnalités des boîtierc sont adaptées aux différents types
d'avion et les appellations varient selon les constructeurs.
Le boîtiet acquisition est appelé AIDS (Aircraft Integrated Data Systeû) sur certain
Aiùus et Boieng, Flight Data Interface and Management Unit (FDIMU) sur d'autres, par
Au sol, les données de bord sont analysées pour améliorer la performônce des avions et
optimiser leurs durées de vie.
Ces analyses sont sne aide précieuse pour détermlner les causes d'incidents techniques,
évaluer l'état des équipements, détecter des fausses manæuvres ou actions susceptlbles
d'endommager les systèmes et équipements de l?vion, etc.
De plus, les ACI4S peuvent être programmés pour détecter êt prévenir les risques de
défaillance des systèmes ôvion (alimentation électrique, système pneumatique, t!bes de pitot,
moteurs, trim. capteurs, LRU, etc.).
Eq uip e n e nts e nre gi stre u Æ
La maîtrise de l'ensemble de ces risques permet aux opérateurc de mettre en place une
mâintenance préventive, c'est-à-dire d'anticiper les adions à déployer en matière de
mâintenance afin de prévenir les pannes,
l,hintrllimÊ
Ïrridictiw
| -. Jl
I rrmsY
ltlûielrr 'Mr. i
Wil' -
rr,rs .."hù n*,-*"^
h'ÈinterÈrLce
coræclive
ltrof':nle
s23
Equlpamenls e egislrcurc
m( +
Le concept ACI4S est parfois appelé pâr d'autres : Airplane Health Manôgement (AH14).
524
Circuits disitaux et calculateurs
@@
B - Définitions
Unordinôteur est une machine de trâitement de l'information.
Il
est câpôble d?cquérir de I'information, de la stocker, de Ia transformer en effectuant
des traitements quelconques suivant une liste d'instructions puis de la restituer sous une
NUMERIQUES : suite quelconque de bits plus ou moins longue exprimânt une vateur
(donnée) ou une instruction (programme) ;
525
Circuits digfêux et Èabula.'F.u/s
Sâisit de I'i'ôrmation
Trâite de l'ùfornâtion
R€stitue de I'bôrDation
I Trrttéhént de II
I I'infnrm ion
Ji
I I
tui
- _ _ _ - _ _ _ _t
I
1) Accès dirêcte mémoirê réservé aux applications mono programme (les élèves
questionne le pfof sans préavis et dans la confusion si nombreux\ i
L'ordinateur a besoin pour traitêr l'informatlon, d'un CPU (Central Processlng Unit), de
mémoires.
Des BUS (développé plus loin) relient les différentes parties afin de permêttrent les
échânges d'lnformations.
526
Citcuîts doikux et calculateurs
Pour faire une opérâtion, vous âttendez d'avoir d'âbord, les données puis l'opérande,
ensuite vous calculez puis vous exprimez le résultat,
Vous respecter donc un Timing afin de faire correctement votre tâche,
Lbrdinateur fait de même et le timing est donné par une HORLOGE interne plus ou
moins rapide selon les capacités du CPU.
cPU et mémoire sont l'équivalent physique de votre cerveau.
Les interfaces Entrée-Sortie, léquivalent de vos organes sensoriels (nez. oreilles etc.), le
câblage des éléments entre eux sont les nerfs reliant tout cela,
Les composônLs et leur câblôge sont désignés pâr le terme HARDWARE,
Toul cela ne sert à rien sans inslrucLion.
L'instruction de l'ordlnateur c'est le Programme.
Désigné par le terme SOFTWARE
Ou Firmware pour des logiciels de systèmes ernbarqués.
Lorsque vous utilisez votre cerveau, vous faite appel à différentes parties de celui-ci
selon ce que vous fâites,
Lorsque vous mémorisez des informations vous n€tes pas sans savoir que vous utilisez
certaines zones qui sont réservées à la mémoire à court terme et d'âltre à la ûémoire à
long terme,
Votre progrâmme (pârdon intelligence) sait si vous avez besoin de conserver pour
longtemps ou juste pour exécuter une tâche, telle ou telle lnformôtion.
De plus comme dit précédemment vous devez, pour trâiter l'information, comprendre
(décoder) la consigne (les instructions), faire appel à vos connaissânces (stockées en
mémoire), hiérôrchiser (séquencer) les tâches.
Vos sens doivent communiquer âvec le cerveau, le cerveau avec les sens, les différentes
parties du cerveau doivent aussi communiquer entre elles.
Ceci se fait par les nerfs et les circuits neuronaux,
Notez que certaines liaisons se font dâns un seul sens (des oreilles vers le cerveau, du
cerveau vers l'organe vocôl) et d?utre dôns les deux sens (je stocke une information en
mémoire lors d'un apprentissage ou bien je me rappelle une informâtion lors de l'exécution
d'une tâche.
Donc liâisons (BUS) unies ou bi-directionnêlles,
527
Arcui/s digitaux et calc/ulatêuts
Manipule
Gère
Combine les données
Instrudioxs (F ogrùnn!.)
528
Circuits digikux el calculateurs
529
Circuita diglaux et @hulal€u/s
_T]-^r iL
-I'
l_
tl
--L ^n
sortie change cl'état après application d'un signal d'entée, mals conserve cet état
même après dispôri$on du signâl d'entrée.
Un reset est nécessalre pour revenir à l'état antérleur,
530
Circuits digitaux et calculateurs
WtFE:S:l
I ocr: | | ooor
" I Chaque dontré€ ou instruction constitu€
lm mot mémoire binairc (ici representé
Itlt atso I I ooo2'" I solls forme hexâdécimâle) et chaque mot
mémoirc est Ëtreé à lme aù€ss€ connue
lnonn I
du Focessus coûune les lir,Tes dans tme
bibliothèque.
r,^,,-l l=,,-;l L€ plogra.rnme se démulant va à I'aidê
t""',*^,'-lr*- d'un pointeu d'adresse etrvo)â1t un ordre
sllr le bus d'adresse ou\dr la case
mémoire qui contient 1â dormée ou
\:__/- l'iff tmction Fograrnme.
E ttrr l
IlF:î
Le CPU exécutem âlors sous I'impulsioû
dù bus de comm|nd€ f instnrction du
tî"'--.]I
fryïr.ll
t-'-,'îl
531
Circuil,s tligitàux êt calculateuÆ
D
E
c
D
U
R
û
R
E
s
s
li
s
. Les ROM (clâssiques) remplacée ensuite par les PROM : programmées une fois pour
toute, il faut changer la RO14 (ou PROM) si on veut changer le programme,
. Les EPROII (Erôsôble Progrâmmâble ROl4) : on peut les effacer
pôr ultraviolet en les sortônt de l'ordinateur puis les reprogrammer
âvec un âppareil spéciâ1,
Tout le programme est effacé puis un nouveau programme est stocké.
532
Citcuits digitaux et calcukteuts
Avantages :
Proqrammation in situ ;
Le temps d'effacement est de seulement 1O mS ;
On peut reprogrammer un seul mot en mémoire (et donc pâs toute la mémoire
pour un seul changement).
.
I es SRA (Static RAt4) : basées sur des circujts toqiques (oortes).
Peu coûteuses elles sont utilisée pour là mémoire vive des l'ordinaGur,
.
Les DRAII (Dynamic p.At4) : bâsées sur des trànsistors sDéciôux et des
capacités (chargée = I ; non chargée = O).
A cause de la simplicité de leur structure elle occupe 4 fo;s moins cle place qu,une SRAM
mèis un condensateur n'étànt jamais parfâit il es[ nécessàire de ràfraichir là mémoire
périodiquement.
Elles sont utilisées pour des mémoires spécifiques du CpU.
Afin de sÎ retrouver plus fâcilement, les mémoires sont organisées pâr un programme
superviseur en plage de mémoire.
Ainsi telle plage est réservée à la gestion son ou affichage.
E - Mémoire de masse
1 - Disoue maonétioue
C'est un périphérique de lbrd;nôteur (appeté courâmment dtsquê dur) quj stocke tes
données ou programme sur un support magnétique (plateau).
Des tètes de lecture/écriture dites < inductives > sont capables de générer un châmp
magnétique.
Lors de lécrlture, Ies têtes, en créônt des champs positifs ou négatifs, viennent magnétjser la
surfàce du disque sur une très petile zone.
Lors de Ia lecture les variations de champ magnétique induisent !n courânt dans lâ tête de
lecture, quisera ensuite transformé par un convertisseur analogique numérique (CAN) en 0 et
en 1 compÉhensibles par I'ordinateur.
Les données sont organisées en cercles concentriques appelés pistes.
Les têtes commencent à inscrire des données à la périphérie du disque (piste O), puis
ôvancent
vers le centre,
533
Circuits digilaux et calculateurs
Pouvant stocker des quantités énormes de données il est déslgné par le terme
< mémoire de fiâssê >,
Il conserve les données même si l'ordinateur est arrêté.
Une mémoire de masse devant stocker de grandes quantités
d'information, plusieurs disques sont nécessaires.
Ils sont empilés les uns sur les autres.
on appette cylindrc I'ensemble des tlonnées situées sur une
même pigte sur des plateaux différents (c'est-à-dirc à la verticale
les unes des autres) car cela forme dans I'espace un 'cylindre' de
données.
Il existe sur des systèmes plus anciens, pour stocker de petites quantités de données des
disquettes magnétiques souples.
Le principe est similaire.
2- DiEc.uelp$slJc
Éc.iture :
L'impulsion laser échauffe le môtériau organique initialement transparent ôu-delà de sa
température critique, et il devient alors opaque ou absorbant : on a créé une cuvette ou
< pit en ânglaie.
s34
Cîcuits digitaux et calculateurs
Lecture:
A la lecture, le fâisceâu laser est réfléchi par la couche d'or (absence de cuvette) ou
âbsorbé par le matériau opâque (cuvette).
'w wiii&
un niveau élevé (de l'ordre de 14 mW) appelé aussi niveôu d'écriture, qui châufte te
matériau (500 à 700 degrés) pour le rendre, âprès refroidjssement, non-crjstallin ou arnorphe
(et donc absorbant) : on crée une cuvette
Un niveau faible (de l'ordre de 5 mW) appelé niveau d,effacement, qui chauffe
égèrement (200 degrés) le matériau et le rnet, après refroidissement, dêns l,étât cristallin (et
donc transparent) : on supprime une cuvette
Ce type de disque réfléchit moins de lumière que les CD-ROMS ou les CD-RS et
ne peuvent donc être lus qu€ par des lecteurs < Multireâd >.
Le DVD-ROI4 (Digital Versatile Disc - Reâd Only iYemory) est une variante du CD-ROM I
ses alvéoles nettement plus petites et resserrées (voire sur deLlx niveaux superposés dans
certains cas l) permettent une nette augmentation des côpacités de stockAge.
F - Ordinateurs de bord
Les applications de I'informatique sont désormâis très répandues en aéronautique,
Exemples d'ordinateurs de bord :
535
Citons pour le FMS en entrée :
. Ecran du CDU ;
. EFIS (PFD et ND) ;
. Imprimânte ;
. Ou d'autres calculâteurs (PA pâr exemple).
Radio sonde ;
GPWS
Calculateur CADC pour
1'âltitude bârométrique
et le vario ;
Capteurs de
configuration trôins et
volets.
En sortie :
Alôrmes sonores et
visuelles.
CADC
Toutes les informations calculées par une CADC sont soit fournles comme indications
pour le pilote ôu trôvers de ses instruments ou de son EFIS (Eledronic Flight Instrument
System), soit directement trônsmises aux différents systèmês automatisés chârgés de Ia
gestion de I'aéronef (pilote automaûque, enregistreurs de paramètres, transpondeur, pression
cabine, poussée des reacteu rs.,, ).
Le plus simple pour le processeur reste de s'adresser à lui dans sa propre langue, c'est-
à-dire en langâge "assemblêur". l,lais c'est âssurément le plus compliqué pour le
programmeur.
A l'inverse, utiliser un langage simple pour le programmeur (un langage dit de "haut
niveau") multiplierâ lês étapes de trâduction, donc ralentlra nettement la vitesse d'exécution.
La notion de profondeur désigne la distance du langage utilisé par rapport au processeur.
A - Lanoaoê assembleur
On l'ô vu dès le début de cet ouvrage, on ne retrouve au plus profond de I'ordinâtelr que
des 0 et des 1 : le processeur ne traite que du binaire (on parle alors de "langâge machinê").
Néanmoins, manipuler directement du binaire pour donner des ordres au processeur est
impossible à l'échelle d'un logiciel de taille normale : les données binaires sont regroupées par
blocs de 4 pour former des nombres hexâdécimàux.
536
Citcuits doitaux et calculateurs
movb $Ox61,q/oal
qui signifie : mettre la valeur hexadécimale 61 à l'âdresse "AL"
.COM BI'FF / N
$3
É0
ÉBUFF
9Ir
$4
$1
SBUFF
$0x80
$0
$0x80
537
Circuits digitaux et calculateurs
B --lensesci&-b3cllllyeac
Par opposition. les langages dits "de haut niveau" sont beaucoup plus facile d'accès,
mais presentent I'inconvénient de devoir êtrê "tËduits" avânt chaque utilisâtion pour
être compris du processeur.
L'opération, nommée compllation, est souvent lourde et le programme obtenu est
presque toujours bien plus lent à I'utilisâtion, car grand consommateur de ressources.
Le programmeur mànipule un grand nombre d'instructions proches du langage courônt et
s'affranchit des contraintes du microprocesseur, qui seront prises en compte ultérieurement
par le comp;lôteur.
Pârmi les langages de hôut niveâu les plus courants, on peut citer le Bôsic et ses dérivés,
les Cobol, Fortran, PHP, Pascal et le C.
C - Lanoaoe de script
Un programme écrit en langage script sert principalement à lancêr (dans un ordre
donné) et coordonner I'exécution d'une suite dâutres programfies exécutant une
simple tâche.
On âppelle aussi /argage de scrpt un langage où les éléments visuels sont considérés
comme des personnages placés sur une < scène >. personnâges dont le compoÈement est
défini pôr un script,
D - OS (Ooeratinq Svstem)
s38
Citcuîts digitaux et calculateurs
OS (operating system) du
Pâs très conviviâl
l'âllichage
s3q
Circuits digitaux et calculateuts
s,é(,urité = État dans lequet te isque est infé eur à ta timite du risque acceptabte.
Occurren e = probabilité, fÉquence.
Gravité = effets (conséquencest dommages potentiels), coûts.
Criticité = occu îen ce x g rav ité.
540
Circuits digilaux et calculateurs
. NiveauA: Catastrophique;
. NiveauB: Dangereux;
. Niveâu C: I\4âjeure ;
. NiveâuD: Mineure.
541
L'ouvrage ( 022 - lnstrumentation D traite de I'ensemble des systèmes qui
composent l'in stru m e ntatio n dê I'avion.
ll s'adresse aux pilotes désirânt préparer I'examen théorique pour
l'obtention des licences CPL(A), ATPL(A), CPL(H) et ATPL(H).
Ancien Contrôleur équipements, Mécanicien navigant, puis Commandant
de Bord, Daniel Dubuis, formateur à l'lnstitut MERMOZ à su allier sa technicité
à son esprit opérationnêl pour rêndre l'étude de l'électricité etdes instruments
abordable.
Pilote de Ligne, lnstructeur etjeune formateur à l'lnstitut MERMOZ, Nicolas
Chaumel a lui aussi rendu abordable le domaine des automatismes.
lls se sont tous dêux attachés à rédiger cet ouvrage dans une optique de
préparation optimale à I'examen.
www. institut-mermoz.com