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Querelle Anciens Et Modernes

Ce document décrit la querelle des Anciens et des Modernes qui a animé le monde littéraire français entre 1687 et 1715. Il présente les positions des partisans des Anciens, qui considéraient les auteurs antiques comme des modèles, et des Modernes, qui croyaient au progrès de l'art.

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Querelle Anciens Et Modernes

Ce document décrit la querelle des Anciens et des Modernes qui a animé le monde littéraire français entre 1687 et 1715. Il présente les positions des partisans des Anciens, qui considéraient les auteurs antiques comme des modèles, et des Modernes, qui croyaient au progrès de l'art.

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La Querelle des Anciens et des Modernes

Le classicisme
Le classicisme est le courant qui marque la fin du règne de Louis XIII ( 1648, 1652) et qui
caractérise la production littéraire de la deuxième moitié du dix-septième siècle. Le régime est sur le
déclin, l'autorité de l'état est contestée les grands seigneurs revendiquent une toute puissance.
Par ailleurs, la première moitié du dix-septième siècle a été marquée par le baroque, courant
littéraire qui voulait avant tout traduire le mouvement, dans le temps et dans l'espace et montrer
l'instabilité de l'homme dans l'univers. Tout est en mouvement, rien n'est jamais acquis, tout évolue,
tout peut être remis en cause, tels étaient les convictions des artistes baroques. Ils refusaient toute
règle, toute contrainte qui auraient pu les gêner dans leur création et leurs champs d'investigation
étaient surtout, l'illusion, l'artifice, le mensonge.
Le classicisme se situe aux antipodes d'une telle conception du monde, de l'homme et de l'art
: il aspire à l'ordre et à la rigueur. Le culte de la raison est réhabilité, on fait appel au bon sens et on
ne cherche pas à s'écarter de ce qui est normalement accepté. Les règles, loin désormais d'être
considérées comme des contraintes qui garrottent le génie, sont considérées comme indispensables
car l'homme a besoin de rigueur et la création sera d'autant plus belle qu'elle s'imposera à respecter
des règles strictes.
Ainsi, Boileau, dans "l'Art poétique" en 1664, fidèle aux préceptes d'Aristote dans "La
Poétique", codifie-t-il les genres ( tragédie, comédie, épopée) , la règle des trois unités( temps, lieu,
action) s'impose au théâtre, Malherbe réforme la langue française, selon lui, l'écrivain est un ouvrier
du style, le poète est " un artisan du vers" et il a besoin d'un outil privilégié, la langue qui doit être
parfaite, Vaugelas codifie la syntaxe dans un ouvrage intitulé " Remarques sur la langue française
utiles à ceux qui veulent bien parler et bien écrire" ( 1647), la premier ouvrage qui instaure des
normes linguistiques et syntaxiques.
Les textes littéraires doivent être accessibles au plus grand nombre et pour cela il faut user d'une
langue simple et correcte, " ce qui se conçoit bien s'énonce clairement / et les mots pour le dire
viennent aisément" (Boileau dans l'Art poétique)contrairement au langage des précieux qui ne
s'adressait qu'aux initiés, convaincus qu'ils étaient que la littérature devait rester élitiste.
Richelieu crée l'Académie française en 1635 et demande aux membres de cette illustre
assemblée de rédiger des ouvrages théoriques de la langue française ( dictionnaire, grammaire...)
Par ailleurs, on ne doit pas dire ni écrire n'importe quoi, car si l'œuvre d'art a pour finalité la
beauté esthétique elle doit aussi se conformer à un idéal moral et là aussi il faut se conformer à des
règles : la bienséance et la vraisemblance : il ne faut pas choquer le lecteur ou le public ( s'il s'agit du
théâtre) et il faut toujours mettre en place des situations qui ne choquent pas la raison et qui soient
vraisemblables même si par ailleurs elles ne reflètent pas la réalité : tout ce qui est vrai ne peut pas
être dit, en revanche, tout ce qui est possible peut être dit.
L'idéal humain est celui de "l' honnête homme". cette conception est directement liée à
l'organisation sociale du dix-septième siècle. en effet, la vie sociale est dominée par l'ambition et par
le désir de plaire au prince pour obtenir une place privilégiée. Dés lors tous les moyens doivent être
mis en oeuvre pour se mettre en valeur et être agréable aux autres mais non pas comme les
courtisans mis en scène par la Bruyère dans Les caractères, qui eux, par leurs attitudes et leurs
comportements sont à l'opposé de l'honnête homme. L'honnête homme doit être loyal, vertueux,
élégant physiquement et moralement ; il doit savoir se comporter en société et respecter les
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bonnes manières, la politesse et la courtoisie ; il doit posséder la maîtrise de soi et ne pas se laisser
aller à des excès, au contraire il doit faire sienne la règle du " juste milieu" (" La raison parfaite fuit
toute extrémité / Et veut que l'on soit sage avec sobriété" Molière); il doit plaire aux autres mais par
des attitudes vraies, par son mérite personnel et pas ses actions et non pas en fonction de ses
origines sociales. Il doit "réconcilier l'être et le paraître" ; enfin L'honnête homme doit être
honorable Nicolas Furet écrit " L'honnête homme ou l'art de plaire à la cour" ( 1630), véritable
manuel qui s'adresse à tous les courtisans soucieux de s'approcher au pus près de cet idéal.

La Querelle des Anciens et des Modernes

L'opposition entre la tradition et la modernité est un motif récurrent au dix-septième siècle,


d'autant que la doctrine classique préconisait l'imitation des anciens, à condition toutefois d'opérer
un choix et de ne prendre pour modèle que les oeuvres qui ne s'éloignaient pas de la raison.
. Après la querelle du Cid ( 1637), après la querelle du " merveilleux chrétien" qui s'opposait au
"merveilleux païen" ( 1653-1874) , la querelle des inscriptions ( faut-il continuer à écrire en latin les
inscriptions sur les monuments ?), "la querelle des Anciens et des Modernes" anima le monde
littéraire entre 1687 et 1715. Cette querelle littéraire se déroula en deux temps : de 1687 à 1694,
période au cours de laquelle les modernes contestent le fait qu'Homère soit considéré comme le
modèle par excellence ; puis de 1713 à1714,les modernes remettent en cause l'existence même
d'Homère.
Pour les partisans des anciens, les ouvrages des auteurs antiques grecs et latins sont parfaits et il
convient de les imiter. Par ailleurs, ils considèrent que l'antiquité est une période où la civilisation a
atteint la perfection. Les modernes quant à eux, même s'ils reconnaissent talent et mérite aux
auteurs de l'antiquité, considèrent qu'ils présentent des faiblesses et qu'en aucun cas ils ne peuvent
être des modèles à suivre. De plus, ils refusent de considérer que l'idéal de la civilisation relève du
passé. Bien au contraire ils croient au progrès de l'homme, de la société et de l'art.
Ce que revendiquent les anciens
- L'autorité de Virgile et d'Homère : leurs oeuvres sont des chefs-d'œuvre incontestables et
doivent servir de références et de modèles. C'est ce que revendique La Fontaine dans son Épître à
Huet
- Il faut imiter la nature et n'accorder d'importance qu'au simple et au naturel. Dans la remarque
10 du chapitre Des ouvrages de l'esprit, La Bruyère écrit : " Il y a dans l'art un point de perfection,
comme de beauté et de maturité dans la nature ; celui qui le sent et qui l'aime a le goût parfait..." et
dans la remarque 15 de ce même chapitre il considère qu'il faut " revenir au goût des anciens et
reprendre enfin le simple et le naturel."
- Imiter ne veut pas dire copier servilement et ne pas faire preuve d'originalité et de personnalité.
Il faut suivre l'exemple des anciens, avoir la même rigueur qu'eux.
- Il faut que les oeuvres d'art résistent au temps et pour cela, elle doivent traiter des
caractéristiques de la nature humaine, ce qui ne signifie pas pour autant qu'elles ne font pas
référence à l'époque précise de l'écrivain.
Ce que revendiquent les modernes
- Charles Perrault dans Le siècle de Louis le Grand, proclame la supériorité du siècle de Louis XIV
sur celui d'Auguste, il critique les anciens et fait l'éloge des modernes.
- Ils refusent d'admirer les anciens sans réserve car ils considèrent que tout n'est pas admirable
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chez les anciens.


-Ils refusent de les prendre pour modèles car selon eux, ce serait admettre que l'art a atteint un
point de perfection que l'on ne peut plus atteindre et que l'art est figé dans des canons esthétiques ;
c'est donc non seulement déconsidérer la création artistique contemporaine mais encore empêcher
une évolution de la création artistique.
- Ils ont foi en le progrès, pour eux le monde n'est pas statique, il est en marche et l'artiste ne
peut que rendre compte, à travers ses oeuvres, de cette évolution. Les sciences progressent et de
même les arts.
- Enfin, les modernes vont jusqu'à penser que la culte des anciens a pour conséquence une
certaine stérilité dans la création artistique : " Rien n'arrête tant le progrès des choses, rien ne borne
tant les esprits, que l'admiration excessive des anciens." ( Fontenelle).

Nous proposons un tableau récapitulatif des différentes étapes de cette querelle/


En violet les partisans des Modernes ; En vert, les partisans des Anciens.

27/01/1687 : Charles Perrault publie Le siècle de Louis le Grand, poème qui fait l'éloge du présent
par rapport au passé.

05/02/1687 : La Fontaine répond par l'Épître à Huet


/1688 : La Bruyère Les Caractères, des Ouvrages de l'esprit

1688 : Fontenelle : Digression sur les Anciens et les Modernes


1688 }
1690 }Charles Perrault : Parallèles des Anciens et des Modernes
1693}

1693 : Boileau dans le Discours qui précède les Odes pindariques , expose les bienfaits de l'imitation
1694 : Boileau : la Satire X dénonce les femmes qui soutiennent les Modernes

1694 : Charles Perrault répond par l'Apologie des femmes

La querelle s'apaise grâce à Antoine Arnauld ; Boileau et Perrault deviennent moins intransigeants

1713 : Mme Dacier, traduit Homère : reprise de la querelle à propos d'Homère : a-t-il vraiment
existé ?

1713 : Houdar de la Motte, écrit une Iliade abrégée, de très mauvais goût.

Fénelon, partisan des Anciens, met un terme à cette querelle dans une lettre à l'Académie dans
laquelle il soutient le mérite des Anciens mais aussi des Modernes et invite les modernes à mettre
leur génie à surpasser les Anciens.

La Bruyère et la querelle :
Partisan des anciens, la Bruyère dans Les Caractères et plus précisément dans le
premier chapitre intitulé
Des ouvrages de l'esprit, prend très nettement position en faveur des anciens, contre les
modernes. On sait qu'il
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s'opposa plus particulièrement à Fontenelle à qui il fait souvent allusion. la Bruyère


payera cher ses prises de
position quand il se présentera à l'académie française, et s'il est élu de justesse à sa
deuxième candidature
Fontenelle et ses amis s'opposeront à ce que son discours d'intronisation, dans lequel il
ne remercie et ne fait
l'éloge que des partisans des anciens, ne soit pas publié.

Remarque 10 : " Il y a dans l'art un point de perfection, comme de bonté ou de maturité


dans la nature. Celui qui
le sent et qui l'aime a le goût parfait ; celui qui ne le sent pas et qui aime en deçà ou au
delà, a le goût défectueux.
Il y a donc un bon et un mauvais goût..."
Remarque 14 : " tout l'esprit d'un auteur consiste à bien définir et à bien peindre. Moïse,
Homère, Platon, Virgile,
Horace ne sont au-dessus des autres écrivains que par leurs expressions et par leurs
images : il faut exprimer
vrai pour écrire naturellement, fortement, délicatement."
Remarque 15 : " On a dû faire du style ce qu'on a fait de l'architecture. on a entièrement
abandonné l'ordre gothique,
que la barbarie avait introduit pour les palais et pour les temples ; on a rappelé le dorique,
l'ionique, le corinthien :
ce qu'on ne voyait plus que dans les ruines de l'ancienne Rome et de la vieille Grèce,
devenu moderne, éclate
dans nos portiques et dans nos péristyles. De même, on ne saurait en écrivant rencontrer
le parfait, et s'il se peut,
surpasser les anciens, que par leur imitation. ( avis nuancé, certes, affirmation de la
suprématie des anciens mais
La Bruyère reconnaît aussi que l'élève peut dépasser le maître)
Combien de siècles se sont écoulés avant que les hommes, dans les sciences
et dans les arts,
aient pu revenir au goût des anciens et reprendre enfin le simple et le naturel ! ( La
Bruyère salue le retour du
principe de l'imitation de la nature)
On se nourrit des anciens et des habiles modernes, on les presse, on en tire le
plus que l'on peut,
on en renfle ses ouvrages ; et quand enfin l'on est auteur, et que l'on croit marcher tout
seul, on s'élève contre eux
on les maltraite, semblable à ces enfants dru et forts d'un bon lait qu'ils ont sucé, qui
battent leur nourrice. ( Allusion
Fontenelle qui a reçu une formation classique chez les Jésuites, partisans des anciens et
qui s'en est départi)
Un auteur moderne prouve ordinairement que les anciens nous sont
inférieurs en deux manières,
par raison et par exemple ; il tire la raison de son goût particulier, et l'exemple de ses
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ouvrages. ( ici, il fait allusion à


Fontenelle mais aussi Charles Perrault)
[...]
Quelques habiles prononcent en faveur des anciens contre les modernes ;
mais ils sont suspects
et semblent juger en leur propre cause, tant leurs ouvrages sont faits sur le goût de
l'antiquité : on les récuse."

La Querelle des Anciens et des Modernes

Controverse sur les mérites respectifs des écrivains de l'Antiquité et de ceux du siècle du Louis XIV,
qui divisa le monde littéraire français à partir des années 1670. Elle reprend un débat déjà agité au
XVIe siècle, celui qui oppose les imitateurs des Anciens à ceux qui prônent le rejet des modèles
antiques et l'invention de formes modernes. Suivant l'exemple de Descartes et de Pascal, les
Modernes (Perrault, Quinault, Saint-Évremond, Fontenelle, Houdar de La Motte) critiquent l'Antiquité
parce qu'ils contestent le principe d'autorité, en raison du progrès des techniques et des sciences, et
en raison de l'ennui que les auteurs anciens peuvent susciter auprès d'un public mondain et féminin :
la permanence des lois de la nature interdit, selon eux, de considérer les Modernes comme inférieurs
à leurs ancêtres. Les Anciens (Boileau, Racine, Bossuet, La Bruyère, La Fontaine) ne peuvent répondre sur le
terrain de la théorie, mais invoquent le génie des écrivains antiques, d'Homère et de Virgile, pour
expliquer qu'ils doivent rester des modèles dans la pratique des arts. Cette querelle se déroula en
trois étapes principales. Dans la première, le débat portait sur l'épopée et le poème
héroïques. Boileau, dans son Art poétique (1674), condamnait les tentatives de création d'une épopée
nationale, faisant appel au merveilleux chrétien, préconisant le respect des modèles grecs et latins, le
recours à la mythologie. La querelle s'élargit à la question de l'emploi du français au lieu du latin dans
les inscriptions. La deuxième étape, la plus importante, commença en 1687, avec le poème
que Charles Perraultprésenta à l'Académie: le Siècle de Louis le Grand critique les Anciens, fait l'éloge des
contemporains, proclame le siècle de Louis XIV supérieur à celui d'Auguste. Boileaus'indigna et
attaqua, soutenu par La Bruyère. Les Modernes exposèrent leurs thèses dans la revue le Mercure
galant. Arnauld réconcilia les adversaires dans les dernières années du siècle. Vingt ans plus tard, la
querelle reprit, à propos de la traduction d'Homère en prose par Mme Dacier, que La Motte adapta
en vers, supprimant ce qu'il appellait des longueurs pour adapter l'Iliade aux goûts modernes. Cette
fois-ci, l'apaisement vint de Fontenelle. Bien plus que le faux problème de la supériorité, cette
querelle posait la question du progrès et de la naissance d'idées nouvelles, soutenues par une
nouvelle esthétique.

Charles PERRAULT (1628-1703)


Charles PERRAULT (1628-1703)
Élu en 1671 au fauteuil 23 - Académie Française.
Issu d'une famille bourgeoise , Charles Perrault est le dernier d'une famille de quatre frères.
Haut fonctionnaire de Louis XIV, membre de l'Académie française, Charles Perrault
fut à l'origine de la querelle des Anciens et des Modernes, qui l'opposa à Boileau alors
très réticent et contribua à mettre au goût du jour le genre littéraire des contes.
Il occupe la fonction de commis dans l’administration de la Recette Générale des
finances alors dirigée par son frère Pierre Perrault ( 1654 - 1664 ) . Il fait paraître en
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1697 les contes du temps passé et cet autre titre magnifique qui devait rester dans l'histoire et dans la
mémoire populaire : Contes de ma mère l'Oye.
Son œuvre est réduite car ses Contes de ma mère l'Oye ou Histoires et contes du temps passé , forment un
recueil de huit contes merveilleux tous issus du folklore populaire .
- Charles Perrault transforma les conte populaires en chefs-d'oeuvre de la littérature française. Des contes
encore aujourd'hui célèbres par exemple
:
Peau d'Ane : Un roi riche et puissant devint veuf en perdant sa femme, sa bien-aimée. En cherchant une
nouvelle femme à aimer, il tomba amoureux de sa propre fille. Celle-ci, conseillée par une fée exigera des
cadeaux extravagants et insensés. Mais avant que l'impardonnable n'arriva, elle s'enfuira du château de son
père habillée avec une peau d'ane. Elle vivra dans la pauvreté, loin des richesses et de l'opulence. Mais comme
dans tout bon conte qui finit bien, elle rencontra un jeune prince charmant....
Ce conte affronte de face un tabou: l'inceste. La courageuse princesse en s'extirpant de l'autorité abusive
de son propre père et en s'enfuyant, de chez elle, revêtue d'une peau d'ane, lui permit de ne pas perdre son
âme dans le péché.

Charles Perrault est mort en 1703.

Le Pape Pie IV. persuadé que la lecture des Fables d'Esope était d'une très-grande utilité pour former les
mœurs de jeunes enfants, ordonna a Gabriel Faërne qu'il connaissait pour un excellent Poète, & pour un
homme qui avait le goût de la belle & élégante Latinité, de mettre ces Fables en vers Latins, afin que les
enfants aprissent en même-temps & dans un même Livre, la pureté des mœurs & la pureté du langage. Après
sa mort son Ouvrage fut dédié au Cardinal Charles Borromée : (traduction des fables de Faërne en français).

Sur les contes de Charles Perrault.

Dissertation sur les contes de Perrault par le Baron WALCKENAER. Je me propose d'établir dans cette
dissertation que les Contes de fées attribués à Perrault ne sont pas de son invention; qu'il n'a fait, en les
composant,, que rédiger des récits transmis par la tradition, qui servaient, de son temps, dans la bouche des
nourrices ou des bonnes, à amuser les entants. Je démontrerai aussi que le merveilleux, sur lequel l'intérêt
principal de ces contes se trouve fondé, est bien plus ancien que le siècle où Perrault a vécu ; qu'il a pris
naissance en Bretagne ; et je tacherai d'établir l'époque probable de l'invention de ces contes. le Baron
WALCKENAER

Charles Perrault au sujet de La Fontaine :

Charles Perrault a dit : A propos de Jean de La Fontaine, Charles Perrault écrit en 1696 dans "Les Hommes
Illustres". "Il n'inventait pas les fables, mais il les choisissait bien, et les rendait presque toujours meilleures
qu'elles n'étaient. Ses Contes qui sont la plupart de petites nouvelles en vers sont de la même force, et l'on ne
pourrait en faire trop d'estime s'il n'y entrait point presque partout trop de licence contre la pureté; les images
de l'amour y sont plus vives qu'il y a peu de lectures plus dangereuses pour la jeunesse, quoique personne n'ait
jamais parlé plus honnêtement des choses déshonnêtes."

Articles et fabulistes à voir...

Portrait biographique de Jean de La Fontaine . Sa jeunesse.


— Jean de la Fontaine naquit, le 8 juillet 1621, à Château-Thierry. Son père était maître
des eaux et forêts, et sa mère, Françoise Pidoux, fille d'un bailli de Coulommiers. Son
éducation paraît avoir été fort négligée; on lui laissait lire, à l'aventure, tout ce qui lui
tombait sous la main; et, de bonne heure, il prit l'habitude d'obéir à son caprice ou aux
impressions du moment. Quelques livres de piété prêtés par un chanoine de Soissons
ayant ému son imagination, il crut d'abord qu'il avait du goût pour l'état ecclésiastique ;
et, vers sa vingtième année, il entrait à l'institut de l'Oratoire, puis au séminaire de
Saint-Magloire, à Paris1. Mais il s'aperçut vite de sa méprise, et en 1641 revint chez son
père, la suite....

La continuation des Mille et une Nuits.


Avant de parler de la continuation des Mille et une Nuits qu’on publie aujourd’hui, il est
nécessaire de dire quelque chose de l’original arabe, et de la partie déjà traduite par M.
Galland.
Les manuscrits complets des Mille et une Nuits sont rares, non-seulement en Europe, mais même en Orient ; et tous
ne se ressemblent pas exactement. La Bibliothèque Impériale de Paris possède deux exemplaires des Mille et une
Nuits, qui sont tous deux fort incomplets. la suite ...
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La Moralité de chaque Fable de La Fontaine développée et prouvée par un trait historique ou biographique.
En publiant le La Fontaine en action, nous n'avons qu'un but, c'est de vulgariser l'admirable morale des maximes du
grand fabuliste, en les appuyant d'un exemple qui les fixe plus facilement et plus profondément dans l'esprit des
jeunes gens ; c'est en un mot de leur venir en aide pour qu'ils fassent d'eux-mêmes l'application de la règle, et
profitent des excellents conseils de cet écrivain immortel. Les exemples choisis, se rapportant pour la plupart aux
grands faits historiques , la suite....

Origine des fables de Jean de la Fontaine.


Je n'hésiterais donc pas à regarder comme empruntés par La Fontaine tous les sujets qu'il renferme et que l'on
retrouve dans les six premiers livres de notre fabuliste, si Phèdre et Horace n'en réclamaient pas un certain nombre :
ce n'est pas sans balancer que j'indique les quatre fables suivantes comme ayant leurs sources dans les satires et dans
les épîtres du lyrique latin.. la suite....

Franc-Nohain:
Maurice Étienne Legrand, dit Franc-Nohain, né le 25 octobre 1872 à Corbigny et mort le 18 octobre 1934 à Paris,
avocat, sous-préfet, écrivain, librettiste, poète.
Il choisit Nohain comme nom en hommage au cours d'eau traversant Donzy, lieu de ses vacances d'enfance. Avec
André Gide et Pierre Louÿs , il fonde "Potache revue" la suite.... .

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