Préparation ;
-La technique de l'assurance repose sur la loi des grands nombres.
-La mutualisation des risques est le concept fondamental de l’assurance.
-La division des risques s’opère par la coassurance et la Réassurance
-On parle ainsi « d’assureur-conseil » pour désigner un intermédiaire d’assurance, et « d’assureur »
pour parler d’une « compagnie d’assurance ».
-L’assureur, quelle que soit sa forme juridique (société anonyme, société d'assurances mutuelles,
mutuelles, fonds takaful…), agit comme intermédiaire entre de nombreuses personnes exposées à un
même risque.
-. Le risque est soit un événement incertain par le fait de sa survenance soit un événement incertain
par la date de sa survenance. Il correspond à l'événement redouté par l'assuré (incendie, accidents,
décès, vol etc.).
-La gestion de la mutualité des assurés et l'organisation de la compensation des risques se traduisent
par la tarification des risques et la surveillance et l'appréciation des tarifs.
-la prime pure (cout du risque) c'est-à-dire le résultat obtenu par le produit de la fréquence des
événements constituant des sinistres par le coût moyen des sinistres.
-Le total constitué par la prime pure et les chargements de gestion et d'acquisition représente la
prime nette qui correspond au prix de vente de l'assureur. On l'appelle également prime
commerciale.
-La prime se décompose donc des éléments suivants : Prime totale Prime commerciale Prime pure
-Le prix payé par l'assuré est en général majoré de certaines taxes découlant du régime fiscal du
contrat d'assurance qui soumet les primes correspondantes à des taxes dont les taux sont variables
selon la nature des opérations.
-il est évident que la mise en œuvre de la compensation des risques ne peut se réaliser qu’au sein
d'ensembles de risques homogènes :
- quant à leur nature, - quant à leur dimension ou intensité.
Pour ce faire, l'assureur doit donc :
- regrouper les risques par familles de même nature,
- uniformiser la dimension des risques
Le regroupement des risques par nature conduit à suivre séparément chaque famille de risques au
sein de « Branches », « Catégories » et « Sous-catégories » d'opérations.
Ces familles ou groupes de risques résultent soit de la règlementation des assurances soit encore des
règles et usages professionnels.
L'uniformisation des risques vise à protéger l'entreprise face au déséquilibre qui peut intervenir dans
le fonctionnement de la compensation :
Soit par une mauvaise distribution des risques,
Soit par la présence d'une accumulation anormale de risques ou des conséquences correspondantes.
La coassurance est l'opération par laquelle plusieurs sociétés s'associent pour assurer ensemble un
risque dont l'importance dépasse leurs capacités financières individuelles.
La gestion du contrat à l'égard de l'assuré est confiée à une seule société appelée " apériteur " ou "
apéritrice ", mais la police est signée par l'ensemble des Co assureurs.
La réassurance est une opération qui permet à l’assureur de se décharger sur une société spécialisée
(le réassureur) en lui cédant une partie des risques qui sont de nature à compromettre son équilibre
technique.
En conséquence, l'organisation de la compensation des risques exige la connaissance précise des
résultats :
• par familles de risques de même nature,
• par périodes de couverture ou d'assurance.
Ces deux critères constituent les paramètres autour desquels se construit le cycle d'activité de
l'assureur qui peut être défini comme étant la durée qui connaît la garantie des risques et la prise en
charge des sinistres survenus. En règle générale cette période d'analyse est constituée par l'année
civile à laquelle on va rattacher :
● Les primes et portions de primes qui couvrent effectivement la période de risque allant du 1er
janvier jusqu'au 31 décembre, quelle que soit la période effective de la garantie ;
● Les charges de sinistres survenus au cours de cette même période quelle que soit l'époque du
règlement.
-Un rapport S/P=1 signifie que la charge de sinistres est égale à la somme des primes, et donc que les
frais de gestion et d’acquisition sont à la charge de l’assureur. Ce qui traduit une situation de
déséquilibre.
Le rapport S/P idéal doit être inférieur ou égal à la proportion de la prime de risque.
Ce ratio " S/P " est donc un instrument fondamental dans l'analyse de l'exploitation de l'assureur.
le système d'information de l'entreprise doit permettre de renseigner sur la situation industrielle et
technique et, partant, permettre l'appréciation des équilibres fondamentaux de l'entreprise et
mettre en évidence sa capacité à faire face à ses engagements.
C'est ainsi que pour chaque enregistrement une qualification selon le couple suivant :
● La famille ou catégorie d'opération,
● L’année d'assurance ou de compétence.
La comptabilité doit permettre d'analyser l'activité de l'entreprise :
● Par exercice comptable, c'est-à-dire la période qui englobe tous les actes de gestion de l'entreprise
quel que soit l'exercice de référence ou de compétence.
● Par exercice de survenance ou de référence, qui constitue la période au cours de laquelle sont nés
les droits et obligations de l'assureur. Car les actes de gestion nécessaires à l'exécution de ces droits
et obligations se déroulent sur plusieurs exercices comptables.
L’exercice de référence en assurance est constitué :
● soit par l’année de survenance des sinistres (la majorité des assurances terrestres)
● soit par l’année de souscription des contrats (Maritime et transport, crédit)