100% ont trouvé ce document utile (1 vote)
229 vues30 pages

Résumé Général TDP (1 To 9)

Le document décrit l'évolution historique de la profession d'architecte, du Moyen Âge à la Renaissance. Il explique comment le rôle et la fonction de l'architecte se sont transformés, passant d'un artisan à un professionnel avec des responsabilités accrues dans la conception et la réalisation des bâtiments.

Transféré par

Sara Rimas
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
100% ont trouvé ce document utile (1 vote)
229 vues30 pages

Résumé Général TDP (1 To 9)

Le document décrit l'évolution historique de la profession d'architecte, du Moyen Âge à la Renaissance. Il explique comment le rôle et la fonction de l'architecte se sont transformés, passant d'un artisan à un professionnel avec des responsabilités accrues dans la conception et la réalisation des bâtiments.

Transféré par

Sara Rimas
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Séance 1 TDP : L’architecture, concept, definition, Renaissance

L'architecture: Le terme est employé pour la 1ere fois dans les écrits d'Hérodote alors dans ceux d'Homère. Dans l'antiquité,
l'architecte est issue du milieu des artisans comme en Grèce ou Rome alors qu'en Egypte il pouvait être issu d'autres milieux
militaire, administratif ou religieux et médical. Constater que: rien ne diffère plus d'un architecte d'aujourd'hui qu'un
architecte de l'Antiquité, du Moyen Âge ou de la Renaissance.

Pour qu’un tas de pierre ou une pile de bois devienne édifice, il faut => l’expression d’un besoin, la mise en forme de ce
besoin et la réalisation.

Deux Intervenants (ou groupes d'intervenants)


Le maître d'ouvrage: un client qui selon sa volonté et ses besoins est érigé l'édifice
Le maître d'œuvre: Un ou plusieurs constructeurs qui mettent en œuvre le chantier a l’aide de matériaux et de
technologies.

L'architecte : Terme dérivé du grec et se compose de “Arché” (le commencement ou le commandement) et de “Tektonikos”
(le bâtisseur). Il est l’origine du projet, le chef de chantier et définit le bâtiment.
Dans ce sens : Aristote oppose le travailleur manuel cheir décimés, à architecton, La qualite “libérale” de la discipline
architecturale renvoie à une division du travail qui, a la charnière de l'époque médiévale et de la Renaissance, opposait les
arts dits mécaniques (pratiques manuelles, artisanales). Le sens nouveau donné au terme “Architecture” depuis la
Renaissance à partir duquel s’est construite la compréhension contemporaine, “moderne”, du terme Dans la plupart des
sociétés antérieures à la Renaissance, l'existence des architectes”, appelés maître-maçon où maître-charpentier,
l'intégration aux corporations des métiers du bâtiment et détention d'un savoir étendu l'accumulation des activités
aujourd'hui dévolues séparément à : L'architecte, L'ingénieur et L'entrepreneur…, Ils sont chargés de: La réalisation et La
direction des constructions magistrales (édifices publics ou privés de prestige) des travaux de génie civil ou militaire de
l'établissement et de la construction des villes.
La plupart des édifices (maisons, fermes...) réalisés par leurs Usagers (autoconstruction) avec l'aide d'artisans.
Dans ces sociétés, on trouve deux architectures
-l'une savante -l'autre ordinaire ou vernaculaire : Ne connaissant que l'intervention des usagers (autoconstruction)
d'artisans possédant de métiers spécialisés

L'architecture (celle des édifices comme celle de la ville)


- Constitue notre cadre de vie quotidien - Accueille en permanence nos faits et gestes et nous abrite - Satisfait nos usages -
Organise nos pratiques - Qualifie notre environnement, lui donne sens et procure des émotions ➔ rien ne diffère plus d'un
architecte d'aujourd'hui, qu'un architecte de l'Antiquité, du Moyen Âge ou de la Renaissance.

Le tournant de la Renaissance :
L'Académie d'Architecture France,1671, Colbert (ministre de Louis XIV): Instrument de définition et de contrôle de
l'architecture des édifices et des villes et normalisation de la discipline. Lieu où seront vérifiées les aptitudes des
prétendants à la profession

L’Académie Lieu des premiers enseignements de la discipline basés sur la reproduction de ces normes (enseignement
académique) Lieu où seront vérifiées les aptitudes des prétendants à la profession
Au sein de l’Académie d'architecture: Discussion, Établissement, Des normes du bon goût, Les bonnes manières de faire
l'architecture, Les principes et règles de composition à suivre. Les Académies: Cercle d'intellectuels attachés à une cour
princière ou feront l'objet de publications, comme l'illustre le De re aedificatoria d'Alberti (1485) (L'un des premiers traités
d'architecture qui refonde le De re architectura de Vitruve).
Architecture et processus de modernisation : Cette évolution du métier et les conséquences évoquées ci-dessus dépendant
du processus général de modernisation sociétal qui s'amorce à la Renaissance dans le monde occidental Trois processus
distincts depuis la fin du XVIIe siècle et à l'époque des Lumières:
Modernisation : ● Un processus de rationalisation ● Un processus de différentiation ● Un processus de subjectivation

À partir de la Renaissance :
- Le travail de l'architecte est portant sur: La discussion et la définition de sa pratique, ses buts et ses moyens.
- La perspective: la représentation de l'espace devient possible à l’aide de la perspective et les dessins à l'échelle qui
assurent aussi à l'architecte une représentation —et donc une maîtrise— plus fidèle de la réalité projetée, facilite sa
communication au constructeur et/ou au commanditaire et entraîne, en conséquence, une possible division accrue du
travail. - Changement des modèles a
- Changement des modèles architecturaux de référence: substitution et remplacement de l'inspiration dans l'architecture de
la Rome et de la Grèce antique (dont le vocabulaire (les ordres d'architecture.. et les règles de syntaxe (les compositions
symétriques..)
- Nouvelle figure de l'architecte: le metteur en scène et le créateur des décors éphémères ou durables. et il tente de faire
réévaluer socialement son activité de créateur en la élevant au rang, jugé “supérieur”, des Arts libéraux.
- Le pouvoir est assuré par: La noblesse et la nouvelle classe sociale des banquiers et marchands dont les puissances
économique et financière - La recherche progressive à se dégager des pratiques artisanales antérieures et rapprocher des
disciplines artistiques - Division du travail.

Séance 2 TDP: Les Objets et Fonction de l’architecture, Régime contemporain

OBJET ARCHITECTURAL : depuis l'origine des choses jusqu’au quinzième siècle de l'ère chrétienne inclusivement,
l'architecture est le grand livre de L'humanité, l'expression principale DE L' Homme à ses divers états de développement soit
comme force soit comme intelligence - VICTOR HUGO - CECI TUERA CELA DANS NOTRE DAME DE PARIS . (chaque tradition
est marqué avec un monument )

L'un des objets de l'architecture : ● Exprimer ● Communiquer ● Maintenir ou Transformer - des valeurs politiques,
culturelles, religieuses… Exemple : mosquée hassan 2 ne peut pas être réduit à sa fonction une symbolique se dégage lors
de la pratique (prière) - peut être symbolique de pouvoir hassan 2 idk …
- nécessité d' organiser les pratiques humaines il faut mener entre l' homme et l' espace à travers les modes de vie et
relation .
- exemples système d'entrée avec le sas entrée en chicane vestibule donnant accès prioritairement au séjour . organisation
des usages implique distribution adéquate des espaces (espace privé publique caché ou pas , articulation entre espace).
- notion d' usage est complexe , apport de plusieur discipline sociologie / anthropologie / la sémantique

- la culture joue un rôle évident pour déterminer les formes prises par la maison elle est fondés non sur les besoins eux
même , mais sur le type de réponse à une culture donnée à ces besoins
LES FONCTIONS ● manger ● dormir ● converser
universelles ou pas ?? varient ou pas d'un groupe social à l' autre
- «L'expérience montre que c'est la fonction elle:-même qui a des formes multiples car, elle est beaucoup moins déterminée
avec précision que la forme qu'elle est supposée déterminer»
- et dont le rapport usage et architecture : varient entre 2 extrêmes , les pratiques figées d'une société archaïque ( ce que
nous somme) , La reproduction à l'identique du système formel et spatial préexistant (ce qui était avant)
- l'utilité Disposer de l’édifice avec art De façon que rien n’en puisse empêcher l'usage , Chaque chose mise en sa place ait
tout ce qui lui est propre et nécessaire.
- alberti pour la premiere foi a tenter d eclaircire le rapport Les espaces d'un édifice et Les espaces d'un édifice
- Articulation de l'ensemble des parties du bâtiment à la Renaissance dépendant du processus général de modernisation
sociétal qui s'amorce à la Renaissance dans le monde occidental.
Modernisation de l’architecture : UTILITIES , COMMODITÉ , DISTRIBUTION , COMPOSITION -D pinson

L'affirmation d'un effet de représentation à argument anthropomorphique résumant la conception de la commodité chez
les architectes de la Renaissance italienne. les architectes français élaborer une autre conception plus moderne et plus
pratique de la commodité à travers la notion de distribution. Les traités français tel celui de Muet : une grande attention à la
destination des pièces l'agencement et articulations derrière la notion de distribution on trouve la recherche de l'intimité du
confort ont lieu et place uniquement des exigences de la représentation. -D pinson

l'utilité disposée de l'édifice avec art de façon que rien n'en puisse empêcher l'usage chaque chose mise en sa place qui lui
est propre et nécessaire. -Vitruve

Reprise de l'acception du terme établissement classement des humains dans un traité sur la famille pour fonder son
classement des édifices. les personnes à partir de leur activité politique ou manuel génératrice du demande en manière de
construction . l'adéquation entre le projet d'architecture et ses demandes la commodité le travail d'Alberti un intérêt la
première tentative d'élucidation le rapport entre les espaces d'un édifice les pratiques sociales complexe auque s'y livre les
hommes de son temps en l'occurrence. -Alberti

Articulation de l'ensemble des parties du bâtiment :


a la Renaissance, un discours architectural fortement marqué par une parole humaniste au chapitre de la commodité,
Andrea Palladio disait :
"... de même que dans le corps humain certains membres des agréables et les ne laissent pas d'être utile aux autres qui sont
plus nobles et plus beau aussi dans les bâtiments il doit y avoir des parties de grande apparence et d'autres moins ornés
mais comme l'auteur de la nature a voulu que les beaux membres fussent les plus exploser à l'oeil et qu'il a caché les autres
qui n'étaient pas si honnête il faut pas réellement faire en sorte que les principales parties de l'édifice se présentent d'abord
à la vue "

A Rapopport
- Mises en évidence combien les facteurs déterminants des formes prises par la maison dans l'architecture populaire sont
culturels " fondés non sur les besoins eux-mêmes mais sur le type de réponse qu'une culture donne à ses besoins"

Les fonctions : “manger” “dormir” “converser” sont-elles universelles mais les manière selon lesquelles ses pratiques
courantes se déroulent fonction des systèmes culturels lesquels votre d'un groupe social à l'autre d'un pays à l'autre d'une
époque à l'autre.

“L'expérience montre que c'est la fonction elle-même qui a des formes multiples car elle est beaucoup moins déterminée
avec précision que la forme que les supposé déterminée” - Emmerich d
- Des réponses conduisant la détermination de forme et d'espace physique typique auquel client est architecte se réfèrent
en permanence.

Une relation de nature dialectique :


Le rapport usage architecture d'adaptation réciproque variant entre deux extrêmes : Les pratique figés d'une société
archaïque la reproduction à l'identique du système formel et spatial préexistant le maintien des structures préserve les
pratiques , inversement la transformation consciente ou inconscient de l'environnement formel et spatial conduit soit à
entraver le bon déroulement des pratiques traditionnelles de vie à permettre de répondre à l'évolution des modes de vie.

La nécessité d'organiser les pratiques humaines : Une méditation entre les hommes , inscription dans l'espace des modes
de vie et de relation le plan d'allongement une grande assurance spatiale du plus public au plus privé depuis le système de
l'entrée avec son seuil son sas son vestibule distributif donnant accès prioritairement au séjour etc…
Cette organisation des usages s'effectue par le biais de la distribution adéquate des espaces du choix judicieux des limites
définissant et articulant ces espaces assurant des perceptions et archivées par le biais de vue est de cacher assurant la
privacité ou le caractère public d'un lieu.
L'espace public :
L'orientation , l'appropriation collective ou selon des catégories d'utilisateurs , etc…

les relations qui s'établissent ainsi entre les notions d'usage et l'architecture de nature complexe. Leur examen nécessite la
porte d'autre disciplines : la sociologie, l'anthropologie, la sémantique…

Il y a donc pas que l'utilité pratique qui compte parmi les usages par exemple la nécessité de “véhiculer” la mémoire et les
valeurs symboliques constituant l'identité culturelle des sociétés.

Victor Hugo avait bien saisi cette fois-ci de l'objet architectural.

“...depuis l'origine des choses jusqu'au 15e siècle de l'ère chrétienne inclusivement l'architecture est le grand livre de
l'humanité l'expression principale de l'homme assez divers états de développement soit confort soit comme intelligence (...)
on selle chaque tradition sous un monument “

L'un des objets de l'architecture : exprimer, communiquer, maintenir ou transformer des valeurs politiques culturelles
religieuses…

l'expression des grands monuments comme la Grande Mosquée Hassan II ne peut être réduite à leur seule fonction , une
symbolique particulière s'en dégage et qui transcendent le côté “pratique” de l'usage. en d'autres termes assumer un rôle
social.

*Daniel pinson
“ l'architecture à cette particularité permet les autres Beaux-Arts d'assumer une finalité sociale incontournable à la fois
comme art public puis coca autre comme production à l'usage sociétale immédiat avant une éventuelle fonction sociale
comme l'art enfin comme activité très dépendante bien plus qu'une autre pratique artistique de la commande et du
marché”
Il s'agit satisfaction d'un certain nombre de besoins matériels réponse à une demande qui a des exigences “programme”
énoncés des attentes à l'égard de l'édifice projeté de nature fonctionnelle s'exprimant à la fois en termes :
-matériels -quantitatif -qualitatif
par exemple prise en compte d'aspect moraux et spirituel au-delà des variations ces trois termes les trois grands
“domaines” auquel la discipline architecturale se confronte en permanence: les finalités de l'architecture les moyens de sa
réalisation matérielle les qualités formelles et spatiales utilitas l'usage la commodité l'objet de l'architecture le “pourquoi”
de la mise en forme de l'espace diverses réalité
- le premier objet instrumental de l'architecture : production des espaces pour des lieux (espace qualifiés) pour accueil des
faits et des gestes des hommes. Les fondements historiques des termes de la synthèse.

*Vitruve :
-Architecte romain du premier siècle avant Jésus-Christ pour son architectura des trois termes de la synthèse des vitres
reviennent de l'architecture : ● Utilitas ● Firmitas ● Venustas
- On retrouve cette triologie de manière récurrente à travers toute l'histoire de l'architecture reformule avec des accents
différents témoigneront de l'évolution de la manière d'envisager l'architecture :
Vitruve (-ler Alberti (XVile): venustas, commoditas, firmitas
Alberti : commoditas ,firmitas, voluptas
Blondel : commodité, solidité, agrément
Blondel : distribution, construction, décoration
Soc. arch.XIXe : l'utile, le vrai, le beau
Guimard (XIX-XXe) : l'harmonie, la logique, le sentiment
Nervi (XXe): fonction, structure, forme
Les termes de la synthèse :
un édifice dans une forme concrète résout de très nombreuses exigences et préoccupations et les censé :
- répondre à une destination d'usage - respecter les lois de la construction -atteindre à une expression signifiante - proposer
des espaces de qualité - émouvoir par ses formes et espace - rencontrer des aspirations d'un client.
tenir compte : - des contraintes budgétaires - du contexte de son inscription - description réglementaires - des objectifs de
durabilité etc…

Dans sa forme concrète, un édifice est sensé :

- Répondre à une destination d'usage ( L'édifice doit répondre aux besoins et aux objectifs spécifiques pour lesquels il a été
conçu, L'agencement spatial, la disposition des pièces, les équipements et les systèmes doivent être conçus pour faciliter les
activités prévues dans le bâtiment. )
- Respecter les lois de la construction ( les normes de sécurité, les dimensions minimales, l'utilisation des matériaux, les
critères de durabilité, l'accessibilité ).
- Atteindre une expression signifiante : (prendre en compte le concept, la forme et les proportions, les matériaux et les
textures, l'interaction avec l'environnement, le contexte culturel et social ....
- Proposer des espaces de qualité.
- Émouvoir par ses formes et espaces.
- Rencontrer les aspirations du client.
En tenant en compte les contraintes budgétaires, le contexte de son inscription, les réglementations, la durabilité.

La forme : Expression d'une synthèse de multiples problématiques et contraintes : ( Expression architecturale, composition
visuelle, relation avec le contexte, fonctionnalité ) fixées par la commande, et filtrées par le regard de l'architecte porte sur
elles.

D'après Alberti, (en reprenant les termes de la synthèse vitruvienne ) qu'un tas de pierre ou une pile de bois devienne
édifice, il faut toujours: obéir aux nécessités de la construction. ( FIRMITAS ) / répondre aux demandes de la commodité. (
COMMODITAS ) / être source de plaisir esthétique. ( VENUSTAS ).

L'ARCHITECTURE : La mise en forme :

Idées : ( le point de départ du processus de conception architecturale, alimentent la réflexion créative et guident la vision
globale du projet. )
Projet : ( la réalisation concrète des idées. Il s'agit de donner une forme physique aux concepts abstraits. )
Le dessein : ( le processus de création et de développement du projet. Il englobe toutes les étapes de la conception, de
l'analyse initiale à la réalisation finale. ) étendant l'objet de l'architecture de la mise en forme du paysage à celle des objets
mobiliers, en passant par la ville, les édifices et leurs éléments spécifiques.

L'ARCHITECTURE : Une discipline à mi chemin entre ART ET SCIENCE (art de l'espace) avec une autonomie propre.

-compose avec les dimensions culturelles et sociales de son usage.


-les conditions techniques de son édification.
-les contraintes économiques de son financement.
-Le contexte de lieu, de culture et d'histoire de son insertion.
-Les nécessités contemporaines de sa durabilité.

C'est ce qui différencie l'homme et ses productions de l' animal : L'homme peut induire son développement dans le sens
désiré ( dans la limite de ses connaissances du moment, connaissances techniques, possibilités économiques). D'après Karl
Marx ( ce qui sépare l'architecte le plus le plus incompétent de l'abeille la plus parfaite, c'est que l'architecte a d'abord édifié
une cellule dans sa tête avant de la construire dans la cire ) → L'architecture résulte d'un travail intellectuel portant sur la
mise en forme et en espace des projets qui animent les acteurs sociétaux.
-Selon TREVISIOL ROBERT : «L'architecture est la forme CONSCIENTE du milieu bâti.»
-Dans ce sens, l'architecture est un artefact, un fait de l'art, un produit de l'habileté humaine.
( Un artefact est généralement défini comme un objet fabriqué par des êtres humains, souvent avec un objectif particulier
ou une signification culturelle ).
-La mise en forme de l'espace : De manière un peu caricaturale, on pourrait en effet avancer que si le peintre travaille les
deux dimensions du tableau et le sculpteur les trois dimensions de la matière faite forme, l'architecte travaille ces mêmes
dimensions pour penser et réaliser des espaces par lesquels il organise et qualifie l'environnement de vie de l'homme.
-Henri Ciriani : " Notre société se développe dans un espace qu'elle modèle et transforme. C'est cet espace que l'on traite et
modèle par le projet d'architecture. ..]L'architecture a pour fonction de qualifier la part visible de cet espace. "
-Ricardo Padovan : «le but ultime de l'architecture est existentiel : elle donne cohérence et intelligibilité au monde dans
lequel nous vivons, par l'instauration d'un système clairement défini et compréhensible de relations spatiales.»

La discipline architecturale entretient des relations très étroites avec d'autres champs de la connaissance :
-Elle emprunte à la technique, les savoirs constructifs nécessaires à son édification.
-Aux sciences humaines, les connaissances de l'homme et de la société qui l'engendre et qu'elle modèle à l'histoire, la
compréhension des conditions de sa transformation.
-Aux mathématiques, les figures géométriques et les tracés harmoniques qui organisent ses compositions etc…

Quelques dates pour le Maroc : 1942: création de l'Ordre des Architectes et publication d'un code de déontologie. en 1967.
1980: l'enseignement de l'architecture est organisé de manière légale et le titre d'architecte fait désormais l'objet d'un
"label" officiel protégé.
Le métier d'architecte évolue encore vers une diversification de ses pratiques (Conception, Suivi de chantier, métré et
cahier de charge, critique,)
Cette diversification des tâches se révèle à travers les récentes évolutions liées à " Bologne "et au passage de
l'enseignement de l'architecture à l'université. Songeons par exemple à la question des titres: auparavant diplômé
architecte, l'étudiant qui termine ses études est à présent crédité d'un Master en architecture, ce qui nomme clairement le
passage d'un enseignement de la profession à celui d'une discipline.

L'architecte en régime contemporain :


- Une prise de contrôle de plus en plus grande de tous les problèmes de mise en forme de l'espace.
- La prise en charge en charge de la conception de nouveaux programmes : Les gares, les grands magasins, les
bibliothèques, les aéroports, etc.
- Une nouvelle clientèle et programmes nouveaux. Les commandes de l'Etat (mairies,écoles, casernes, parlement, etc)

Subordination de l'homme à une totalité sociale (identification du "je" au "nous").L'assurance de l'Unité transcendance des
représentations religieuses ou métaphysiques :
- Les sociétés modernes, (individu est "roi")
- L'organisation social et le "contrat social" assurant tout à la fois la séparation (et inversement la cohésion) et l'autonomie
des individus.
- On mesure aisément combien dans ce passage de la «communauté » à la Société» Là où la question architecturale se
réglait auparavant par La tradition, par la typification des us et coutumes collectivement intégrés.
- Les tenants de la modernité architecturale Confrontation à la question de la (re) définition des formes architecturales qui
permettent d'articuler le "je"au "nous"

- Les implications sur les plans des actions et des représentations humaines en général, et de l'architecture en particulier.
- L'effritement progressif des traditions stabilisatrices et sécurisantes .
- L'abandon de l'imitation basée notamment sur le principe de la construction selon les types en vigueur Au profit de
l'invention avec la question sous-jacente des bases à partir desquelles créer.
- L'augmentation du pouvoir d'induction de l'homme sur son environnement et à l'émergence de l'idée même de "projet",
avec l'objectif d'une possible maitrise du futur, ce qu'illustre en particulier la notion d'utopie moderne.
Séance 3 TDP

Parmi les usages, par exemple la nécessité de "véhiculer" la mémoire et les valeurs symboliques constituant l’identité
culturelle des sociétés Victor Hugo avait bien saisi cette facette de l'objet architectural «depuis l'origine des choses jusqu'au
quinzième siècle de l'ère chrétienne inclusivement, l'architecture est le grand livre de l'humanité, l'expression principale de
l'homme à ses divers états de développement soit comme force, soit comme intelligence. [..]On scella chaque tradition sous
un monument.» HUGO Victor, Ceci tuera cela" dans : Notre-Dame de Paris

L'un des objets de l'architecture exprimer communiquer maintenir ou transformer Des valeurs politiques, culturelles,
religieuses.

L’expression des grands monuments comme la grande mosquée Hassan Il ne peut d'être réduite à leur seule fonction Une
symbolique particulière s'en dégage et qui transcende le côté "pratique" la nécessité d'organiser les pratiques humaine

Une médiation entre les hommes, Inscription dans l'espace des modes de vie et de relation Le plan d'un logement Une
gradation d'espaces du plus public au plus privé depuis le système de l'entrée avec son seuil, son sas, son vestibule
distributif donnant accès prioritairement au séjour, etc. Cette organisation des usages s’effectue par le biais de la
distribution adéquate des espaces, du choix judicieux des limites définissant et articulant ces espaces assurant des
perceptions hiérarchisées par le biais de vus et de cachés assurant la privacité ou le caractère public d'un lieu

L'espace public : L’orientation, l'appropriation collective ou selon des catégories d'utilisateurs, etc. Les relations qui
s'établissent ainsi entre Les notions d'usage et d'architecture De nature complexe Leur examen nécessite l'apport d'autres
disciplines la sociologie ; l'anthropologie ; la sémantique.... Rapport mise en évidence combien les facteurs déterminants
des formes prises par la maison dans l'architecture populaire sont culturels «fondés non sur les besoins eux-mêmes, mais
sur le type de réponse qu’une culture donne ces besoins.» Pour une anthropologie de la maison.

Les fonctions "manger, "dormir, "converser” sont-elles universelles, mais les manières selon lesquelles ces pratiques
courantes se déroulent fonction des systèmes culturels, lesquels varient d'un groupe social à l'autre, d'un pays à l'autre,
d'une époque à l'autre. Sujet RAYMOND H "Habitat, modèles culturels et architecture dans Architecture d'Aujourd'hui n'174, 1974

« L’expérience montre que c'est la fonction elle-même qui a des formes multiples car elle est beaucoup moins déterminée
avec précision que la forme qu'elle est supposée déterminer» EMMERICH D cité par COUSIN dans L'espace vivant.

Des réponses conduisant La détermination de formes et d'espaces physiques "typiques" auxquels clients et architectes se
réfèrent en permanence. Une relation de nature dialectique Le rapport usage-architecture d'adaptation réciproque variant
entre deux extrêmes;

Les pratiques figées d'une société archaïque La reproduction à l’identique du système formel et spatial préexistant le
maintien des structures préserve les pratiques inversement la transformation, consciente ou inconsciente, de
l'environnement formel et spatial conduit soit à entraver le "bon" déroulement des pratiques traditionnelles de vie à
permettre de répondre à l'évolution des modes de vie Vitruve

L’utilité Disposer de l'édifice avec art De façon que rien n'en puisse empêcher l'usage Chaque chose mise en sa place ait tout
ce qui lui est propre et nécessaire Alberti Reprise de l'acception du terme Etablissement classement des humains dans son
traité sur la famille pour fonder son classement des édifices ,Les personnes à partir de leur activité politique ou manuelle
Génératrice d'une demande en matière de construction L'adéquation entre le projet d'architecture et cette demande la
"commodité"

Le travail d'Alberti Un intérêt !! La première tentative d'élucidation chercher le rapport entre Les espaces d'un édifice et les
pratiques sociales complexes auxquelles s'y livrent les hommes de son temps en l'occurrence et articulation de l'ensemble
des parties du bâtiment.
A la Renaissance un discours architectural fortement marqué par une parole humaniste au chapitre de la commodité
Andréa.

Palladio disait: « De même que dans le corps humains, certains membres désagréables et laids ne laissent pas d'être utiles
aux autres qui sont plus nobles et plus beaux..., aussi dans les bâtiments, il doit y avoir des parties de grande apparence et
d'autres moins ornées... Mais comme l'auteur de la nature a voulu que les plus beaux membres fussent les plus exposés à
l'œil, et qu’Il a caché les autres qui n'étaient pas si honnêtes, il faut pareillement taire en sorte que les principales parties de
l’édifice se présentent d'abord à la vue..." D. Pinson

L'affirmation d'un effet de représentation a argument anthropomorphique résumant la conception de la commodité chez
les architectes de la renaissance italienne, Les architectes français élaborent une autre conception plus moderne et plus
pratique de la commodité à travers la notion de distribution, les traités français tel celui de Le Muet
Une grande attention à La destination des pièces
L’agencement et articulations Derrière la notion de distribution

- On trouve la recherche De L'intimité Du confort en lieu et place uniquement des exigences de la représentation ,l'esprit de
cette opposition entre conception italienne et française à ce sujet nous est traduite par Perrault en ce qui concerne la
dispute de Le Bernin et Colbert: "le cavalier n'entrait dans aucun détail, ne songeait qu’ à faire des grandes salles de
comédies et de festins et ne se mettait en peine de toutes les sujétions et de toutes les distributions de logements
nécessaires: choses qui sont sans nombre, et qui demandent une application que ne pouvait prendre le génie vif et prompt
du cavalier, car je suis persuadé qu'en fait d'architecture il n'excellait guère que dans les décorations et les machines de
théâtre. M. Colbert, au contraire, voulait la précision, et savoir où et comment le Roi serait logé, comment le service se
pourrait faire commodément..;, il ne cessait de composer et de faire des mémoires de tout ce qu'il fallait observer dans la
distribution des différents logements, et fatiguait extrêmement l'artiste italien. Le Cavalier n'entendait rien et ne voulait rien
entendre à tous ces détails, s'imaginant qu'il était indigne d'un grand architecte comme lui de descendre dans ces minuties"

Architecture et processus de modernisation Cette évolution du métier et les conséquences évoquées ci-dessus dépendant
du processus général de modernisation sociétal qui s'amorce à la Renaissance dans le monde occidental 3 trois processus
distincts depuis la fin du XVIle siècle et à l'époque des Lumières (XVIlle):
-Un processus de rationalisation -Un processus de différentiation -Un processus de subjectivation

L'autonomie du champ disciplinaire Parallèlement à cette rapide définition de nature étymologique et historique, Le terme
de "discipline" définit 'architecture comme un domaine particulier de la connaissance qui, au même titre que le droit, la
médecine, etc., présente une relative autonome définie par:1 un champ propre: la spécificité de l'architecture; 2 des
limites d'investigation aux contours parfois flous : les distinctions Art/Architecture, Architecture/Construction,
Architecture/ Urbanisme, Architecture/Géométrie, etc.
« Alors que les animaux sont spécifiés fonctionnellement et organiquement, T'homme est caractérisé par ses possibilités
d'adaptation. La spécification a produit chez les animaux une rigidité des structures et des fonctions qui les maintient
toujours dans les limites de leur espèce. Les comportements de l'homme, au contraire, ont hérité d'une certaine flexibilité
et l'homme possède donc une certaine capacité de développer ses fonctions. Ce qui distingue fondamentalement
l'homme, c'est donc sa faculté d'abstraire et de généraliser, c’est à dire sa faculté d'induction» INORBERG-SCHUIZ c,
"Existence, signification et symbole dans: Signification dans F architecture occidentale)

L’esprit de cette opposition entre conception italienne et française à ce sujet nous est traduite par
Perrault en ce qui concerne la dispute de Le Bernin et Colbert: "le cavalier n'entrait dans aucun détail, ne songeait qu'à
faire des grandes sol les de comédies et de festins et ne se mettait en peine de toutes les sujétions et de toutes les
distributions de logements nécessaires: choses qui sont sans nombre, et qui demandent une application que ne pouvait
prendre le génie vif et prompt du cavalier, car je suis persuadé qu'en fait d'architecture il n'excellait guère que dans les
décorations et les machines de théâtre.
M. Colbert, au contraire, voulait la précision, et savoir où et comment le Roi serait logé, comment le service se pourrait
faire commodément.., il ne cessait de composer et de faire des mémoires de tout ce qu'il fallait observer dans la
distribution des différents logements, et fatiguait extrêmement l'artiste italien. Le Cavalier n'entendait rien et ne voulait
rien entendre à tous ces détails, s'imaginant qu'il était indigne d'un grand architecte comme lui de descendre dans ces
minuties"

Daniel Pinson "l'architecture a cette particularité parmi les autres Beaux-Arts d'assumer une finalité sociale
incontournable, à la fois comme art public, plus qu'aucun autre, comme production à usage sociétal immédiat (avant une
éventuelle fonction sociale comme Art), enfin comme activité très dépendante, bien plus qu'aucune pratique artistique,
de la commande et du marché."

Il s'agit Satisfaction d'un certain nombre de besoins matériels Réponse à une demande qui a ses exigences "Programme"
Enoncer Des attente sa l'égard de l'édifice projeté De nature "fonctionnelle», s’expriment à la fois en termes Matériels
Quantitatifs Qualitatifs exemple prise en compte d'aspects moraux et spirituel

Au-delà des variations Ces trois termes Les trois grands "domaines" auxquels la discipline architecturale se confrontent en
permanence

▪ Les finalités de l'architecture


▪ Les moyens de sa réalisation matérielle
▪ Les qualités formelles et spatiales

L'usage, la commodité

L'objet de l'architecture Le "pourquoi «de la mise en forme de l’espace diverses réalités le premier objet "instrumental" de
l'architecture , production des espaces et des lieux (espace qualifiés) Pour Accueil des faits et gestes des hommes Les
fondements historiques des termes de la synthèse Vitruve ('architecte" romain du premier siècle avant J.C.) dans son De
Architectura, Les trois termes de la synthèse dite "VITRUVIENNE" de l'architecture UTILITAS,FIRMITAS, VENUSTAS

On retrouve cette trilogie de manière récurrente à travers toute l'histoire de l'architecture, Reformulée avec des accents
différents Témoignant de l'évolution de la manière d'envisager l'architecture

Les termes de la synthèse Un édifice dans une forme concrète Résout de très nombreuses exigences et préoccupations il
est censé Répondre à une destination d'usage Respecter les lois de la construction Atteindre à une expression signifiante
Proposer des espaces de qualité Emouvoir par ses formes et espaces rencontrer les aspirations d'un client.. Tenir compte
des contraintes budgétaires, du contexte de son inscription, de prescriptions réglementaires, des objectifs de durabilité,
etc.

La forme D'un édifice et les espaces qu'il dessine L'expression D'une synthèse de multiples problématiques et contraintes
Fixées par La commande Filtrées par le regard que l'architecte porte sur elles.

La synthèse "VITRUVIENNE" Un modèle d'analyse Pour qu'un tas de pierre ou une pile de bois devienne édifice, il faut
toujours: (selon Alberti) « obéir aux nécessités de la construction, répondre aux demandes de la commodité et, finalité
suprême, être par sa beauté, source de plaisir esthétique.»

Reprise par Alberti des termes de la synthèse VITUVIENNE comme bases des théories architecturales naissantes à son
époque l'architecture La mise en forme d’idées de projets desseins a initiative des collectivités ou des particuliers
reconfigurant à chaque fois le monde, à des échelles diverses Définition très large étendant l'objet de l'architecture de la
mise en forme du paysage à celle des objets mobiliers, en passant par la ville, les édifices et leurs éléments spécifiques
L'architecture Une discipline à mi-chemin entre Art et science

Un art de 'espace» Dont L'autonomie propre Compose avec Le dimensions culturelles et sociales de son usage Les
conditions techniques de son édification Les contraintes économiques de son financement Le contexte de lieu, de culture,
d'histoire-de son insertion Les nécessités contemporaines de sa "durabilité", etc.

L'architecture comme synthèse

Par l'exercice de ses facultés L'homme peut induire son développement dans le sens désiré et ce bien entendu, Dans la
limite de ses possibilités (connaissances du moment, connaissances techniques, possibilités économiques, etc.)

C’est cette faculté qui différencie L'homme, de même que ses productions, De l'espèce animale MARX Karl «Ce qui sépare
l'architecte le plus incompétent de l’abeille la plus parfaite, c'est que l'architecte a d'abord édifié une cellule dans sa tête
avant de la construire dans la cire» L'architecture résulte d'un travail intellectuel Portant sur La mise en forme et en
espace des projets (intentions) qui animent les acteurs sociétaux L'objet d’une pensée

TREVISIOL Robert «L'architecture est la forme CONSCIENTE du milieu bâti.» (TREVISIOL R, "Quelques réflexions sur le
phénomène architectural;

Dans ce sens L'architecture est un artefact un fait de l'art, un produit de I ‘habileté humaine Par lequel l'homme
Transforme et adapte en permanence Les formes et espaces de son environnement aux buts qu'il s'est assigné Par
l'exercice de ses facultés L'homme peut induire son développement dans le sens désiré et ce, bien entendu, Dans la limite
de ses possibilités (connaissances du moment, connaissances techniques, possibilités économiques, etc...)

C’est cette faculté qui différencie Lhomme, de même que ses productions, De l'espèce animale:

LA MISE EN FORME DE L'ESPACE Ces divers emprunts-et d'autres encore-sont développés dans les cours généraux qui
composent l'enseignement de l'architecture et viennent à leur tour nourrir ce qui fait la spécificité même de l'architecture
et que nous définirons de primeabord comme suit:

LA MISE EN FORME DE L'ESPACE De manière un peu caricaturale, on pourrait en effet avancer que si le peintre travaille les
deux dimensions du tableau et le sculpteur les trois dimensions de la matière faite forme, l'architecte travaille ces mêmes
dimensions pour penser et réaliser des espaces par lesquels il organise et qualifie l'environnement de vie de I’ homme.

Henri Ciriani « Notre société se développe dans un espace qu'elle modèle et transforme. C’est cet espace que l'on traite et
modèle par le projet d'architecture. ..]L’architecture a pour fonction déqualifié la part visible de cet espace.»

Ricardo Padovan «Le but ultime de l'architecture est existentiel: elle donne cohérence et intelligibilité au monde dans
lequel nous vivons, par ‘instauration d'un système clairement défini et compréhensible de relations spatiales.»

Tout comme la plupart des savoirs constitués proclamant leur autonomie, La discipline architecturale entretient des
relations très étroites avec d'autres champs de la connaissance. Elle emprunte à la technique, les savoirs constructifs
nécessaires à son édification aux sciences humaines, les connaissances de l'homme et de la société qui l'engendre et
qu'elle modèle à l'histoire, la compréhension des conditions de sa transformation aux mathématiques, les figures
géométriques et les tracés harmoniques qui organisent ses compositions etc.
Une mise en place progressive d'un véritable monopole des architectes sur la production du cadre bâti. Quelques dates
pour le Maroc

1942: création de l'Ordre des Architectes et publication d'un code de déontologie en 1967;

1980: l'enseignement de l'architecture est organisé de manière légale et le titre d'architecte fait désormais l'objet d'un
"label" officiel protégé
Plus près de nous encore, du fait du nombre et de la complexité croissante des savoirs liés à la nature diverse des
programmes, des législations, des techniques, etc.
Le métier d'architecte évolue encore vers une diversification de sa pratique conception, Suivie de chantier, métré et cahier
de charge, critique. Cette diversification des tâches se révèle à travers les récentes évolutions liées à "Bologne" et au
passage de l'enseignement de l'architecture à l'université. Songeons par exemple à la question des titres: auparavant
diplômé architecte, l’étudiant qui termine ses études est à présent crédité d'un Master en architecture, ce qui nomme
clairement le passage d'un enseignement de la profession à celui d'une discipline

L’architecte en régime contemporain Le processus de modernisation et de spécialisation des champs professionnels


L'activité des architectes Une prise de contrôle de plus en plus grande de tous les problèmes de mise en forme de l'espace
Consécutifs à de nombreux facteurs: Division et spécialisation accrue de la profession La prise en charge en charge de la
conception de nouveaux programmes Les gares, les grands magasins, les bibliothèques, les aéroports, etc.
'Architecte au service des grands de ce monde: Palais, châteaux et édifices religieux

Une nouvelle clientèle et programmes nouveaux: XVIll sc. Les commandes de l'Etat (mairies, écoles, casernes, parlement,
etc.
On mesure l’incidence de telles évolutions. Les communautés pré-modernes, holistes, Subordination de l'homme à une
totalité sociale (identification du "je" au "nous" L’assurance de l'Unité transcendance des représentations religieuses ou
métaphysiques Les sociétés modernes, 'individu est "roi" L'organisation social Le "contrat social" Assurant tout à la fois la
séparation (et inversement la cohésion) et l'autonomie des individus.
- Rapidement dit, On mesure aisément combien dans ce passage de la «communauté »à la Société» Là où la
question architecturale se réglait auparavant par la tradition, par la typification des us et coutumes collectivement
intégrés, Les tenants de la modernité architecturale
Confrontation à la question de la (re (définition des formes architecturales qui permettent d'articuler le "je" au "nous" Soit
une mise en tension des termes qui lient organisation sociale collective et émancipation du sujet créateur et qui est au
cœur de bien des questions architecturales contemporaine

Les implications sur les plans des actions et des représentations humaines en général, et de l’architecture en particulier
L'effritement progressif des traditions stabilisatrices et sécurisantes L'abandon de l'imitation-basée notamment sur le
principe de la construction selon les types en vigueur Au profit de I ‘invention-avec la question sous-jacente des bases à
partir desquelles créerL'augmentation du pouvoir d'induction de l'homme sur son environnement et à l'émergence de
l'idée même de "projet", avec l'objectif d'une possible maitrise du futur, ce qu'illustre en particulier la notion d'utopie
moderne

Résumé Séance 4 TDP:

Mouvement moderne : standardisation + élaboration rationnelle scientifique —> Société


machinisteSociétalisme :
Etat providence : règle tous les problèmes
Parmis les problèmes réglées :
● la construction en masse dans les pays communiste
● Passage de la norme technique à une norme culturelle
Les conventions : ensemble de dispositions pratique de dispositifs matériels
“Parfois l’architecte et le maître d’ouvrage parlent de la même chose mais pas du même objet’’

Firmitas se réfère à la stabilité et la solidité de la structure


Matérialité des éléments de construction et distinction entre architecture ( servir , émouvoir) et construction
Selon Gromort
● Association de l'architecture et la poésie : la poésie n’est pas juste des mots mais un sens , et l’architecture
est la poésie de la construction
➔ L’architecture donne un sens à la construction
➔ La construction est un moyen qui permet l’existence de l’architecture et sa réalisation concrète

Rapport entre l’espace et la structure


Pierre : striée , polie, bouchardée
Edification :
1. Mur : délimitation d’espace (séparation) et porteur de charge +mise en relation des espaces
➔ Structure spatiale et porteuse
● Mur de renfort : mur porteur qui se trouve à l’interieur
● Mur avec des chaînes d’angle…
2. Colonne (forte et explicite)
remplace le mur avec plus d'ordonnance , transparence , fluidité
3. La baie et son couvrement :

===> Ouverture : fenêtre Porte + encadrement


===> L’embrasure : espace ménagé dans l'épaisseur est Constante
===> Le remplage : a tracés circulaire
===> Allège : la partie inférieure d'un mur située entre le sol et la fenêtre.

Le remplage : a tracés circulaire

===> Tympan :désigne la partie triangulaire ou semi-circulaire située entre l'architrave (partie inférieure) et le
fronton (partie supérieure) d'un édifice, généralement au-dessus d'une porte ou d'une fenêtre. —> Façade
divisée en travées vertical

4. Types de couvrement de baies


—> Le linteau : considéré comme une mini poutre
—> La plate- bande : deux types :
● Plate bande chainée
● Plate bande non chaînée
—> Arcs : brisé , boutant , clavé , surhaussé , surbaissé , outrepassé

5.couvrement de l’espace :
● Dalles :
dalle pleine , à hourdis …. Posé sur les colonnes ou les murs (avec le sens de la portée)
● Les voûtes : intrados à l’image d’un arc dans l’espace
➢ Voutes en berceau
➢ Voûte d'arête : 2 voûtes en voûtes en berceau se croisant à angle droit.
➢ Voute d'ogive

● La coupole : plan circulaire = rotation d’un arc le long d’un axe


—→
← ● Les trompes
Résumé Séance 5 TDP:

Courtesy of Nada Hmidani

Un pignon: une extrémité triangulaire ou en forme de pente d'un bâtiment, généralement située à l'extrémité d'un toit.
Les pignons peuvent être décoratifs et comporter des éléments architecturaux tels que des lucarnes ou des ornements
sculptés.

Un toit en bâtière, également appelé toit à deux versants, est un type de toit caractérisé par la présence de deux pans
inclinés qui se rejoignent au sommet pour former une crête centrale. Les pans du toit en bâtière ont généralement une
pente égale et symétrique de part et d'autre de la crête.

Appentis : un auvent attaché à un bâtiment existant. Il est généralement constitué d'un toit en pente légère soutenu par
des poteaux ou des supports. Un appentis est conçu pour fournir un espace de protection contre les intempéries, comme
la pluie ou le soleil, et est souvent utilisé comme abri pour le stockage d'objets ou comme espace extérieur couvert.

Toit pavillon : Un toit pavillon est un type de toit caractérisé par une forme pyramidale ou conique. Ce type de toit offre
plusieurs avantages. Il permet une excellente évacuation des eaux de pluie et de la neige, car les pentes du toit permettent
à l'eau de s'écouler facilement. De plus, le toit pavillon offre une bonne ventilation et une résistance au vent en raison de
sa forme aérodynamique.

Toit à croupes : également appelé toit à quatre pans, est un type de toit caractérisé par quatre pans de toit inclinés qui se
rejoignent pour former une crête centrale. Contrairement au toit en bâtière, où les pans sont symétriques, le toit à
croupes a des pans inégaux qui se rejoignent en formant des hanches ou des croupes.

Un toit à la Mansart: ( toit mansardé) fait référence à un style spécifique de toit associé à l'architecture classique française
du XVIIe siècle, popularisé par l'architecte français François Mansart. Ce type de toit se caractérise par une double pente :
une pente raide en bas et une pente plus douce en haut.

L’évolution des techniques de construction > libération de la contrainte constructive > plus grandes portées et poids allégé
des matériaux > Libération de la conception architecturale.

Nécessité - - - - - - - > Possibilité

Matériaux de base

Techniques mises en oeuvres limités


Architectures soumises à la nécessité

● Ce n’est plus le cas de nos jours grâce à l’avancée technologique.

Technique exaltée ou sublimée

On cherche à passer un message par le biais de l’architecture, on parle d’ouvrages d’art.

Pour exprimer les résolutions (intentions et concept) dans la forme architecturale il faut passer au delà des questions
techniques et constructives.

Le challenge est de trouver une solution qui:

⭓défie les lois de la nature ⭓utilise le moins de matière possible ⭓présente la mise en oeuvre la plus efficace

⭓fait preuve de la lisibilité la plus claire. ⭓exploite le mieux possible le système constructif.

technique imagée:

Exhiber la technique et les produits industriels > structure apparente.

Technique falsifiée

Le contraire. cacher la “réalité” de la construction derrière une “illusion” (un revêtement particulier) > Ethiquement,
serait-ce un mensonge ?

Le mensonge : contradiction non justifiée entre la réalité et une expression. ( ex: Les faux revêtements en pierre, les
plantes en plastiques alfo9ara)

Technique soumise:

Technique constructive soumise à un projet esthétique; l’allure et l’esthétique du bati impose la technique à suivre.

Technique domestiquée:

‫خير االمور اوسطها‬

Attitude équilibrée: la construction joue un rôle dans l’expression architecturale > stabilité, durabilité, étanchéité
etc…MAIS La forme n’est pas mise à nu, en faisant l’objectif dominant de l’expression

La technique constructive doit se situer parmi les autres termes de la synthèse, ce ne doit pas être un simple
résultat de processus de construction, mais plutôt un ornement intégré qui fait sens dans le concept
architectural et artistique de l’édifice.

LA BEAUTÉ :
Le terme le plus difficile à définir.

Caractère, émotion, plaisir, signification, “qualité”...Plusieurs mots pour se référer au terme en question avant de se fixer
sur Beauté. > Ce “petit quelque chose en plus” qui diffère la belle architecture de celle simple, qui fait en sorte qu’elle
séduise et plaise.

Qu’est ce que la beauté? ( Look in a mirror gorgeous, you’ll have your answer xoxo)
Le fruit d’une expérience des sens : on voit, on écoute, on touche avant de juger que c’est beau > C’est donc un jugement
esthétique basé sur des principes selon lesqueles une image, un objet, une personne plait.

C’est un jugement empirique ( il se base sur l’expérience personnelle. It explains your poor choice in lovers…) qui renvoie
au sensible et à l’intellect > c’est une notion subjective qui renvoie à:

⭓la réception de l’oeuvre d’art : comment réagirait le grand public devant l’oeuvre d’art ? ⭓Le goût: un des critères de la
beauté

Les critères de la beauté (plus précisément de la qualité architecturale, we’re not here to discuss your type in
men and women) :

⭓Goût : capacité individuelle à évaluer et à juger ce qui est esthétiquement plaisant ou désirable ⭓Culture : l'ensemble
des connaissances, des croyances, des valeurs, des normes, des comportements, des pratiques et des artefacts partagés
par un groupe de personnes dans une société donnée. ⭓Perception : processus par lequel les individus sélectionnent,
organisent et interprètent les informations sensorielles provenant de leur environnement afin de donner un sens à leur
expérience.

Ces canons esthétiques qui évoluent dans le temps et l’espace influencent le jugement subjectif de l’architecte comme du
récepteur.

Comme il est impossible de satisfaire la subjectivité de chacun, on a cherché à s’en échapper. Comment ? Par la
construction d’un cadre doctrinal de référence. (Standards de beauté. )

Pourquoi faire?

Objectiver la recherche Matérialiser la vision du monde la Communiquer la


partager avec les autres.

Objectiver l’appréciation potentielle de l'oeuvre et le sens qu’on peut lui attribuer.

Dans l’histoire:

Antiquité et Moyen-âge : Méta-esthétique.

La méta-esthétique est un domaine de réflexion qui concerne les questions philosophiques et théoriques sur l'esthétique
elle-même. Elle se penche sur les concepts fondamentaux, les théories et les principes qui sous-tendent l'expérience et la
compréhension de l'art et de la beauté.

Antiquité: L’art n’a pas pour but d’exister pour exister, il répond à des fonctions sociales et religieuses. (ex : glorifier les
dieux).
Parenthèse qui ne réside pas dans le cours mais Adif ila ma3lomatik on sait jamais :

⭓Platon : Dans ses dialogues, Platon explore la nature de l'art et son rapport à la réalité. Il considérait que les
artistes étaient des imitateurs et que l'art pouvait être trompeur, conduisant à une connaissance illusoire.

⭓Aristote : Aristote s'intéressait également à l'esthétique et à la tragédie en particulier. Il considérait l'art


comme une imitation de la réalité et mettait l'accent sur l'idée de catharsis, c'est-à-dire la purification des
émotions à travers l'expérience artistique.

Moyen Âge :

⭓Saint Augustin : Saint Augustin abordait l'esthétique principalement dans le contexte de la théologie
chrétienne. Il considérait la beauté comme un attribut de Dieu et affirmait que la beauté terrestre était une
manifestation partielle de la beauté divine.

⭓Thomas d'Aquin : Thomas d'Aquin a élaboré une approche de l'esthétique influencée par Aristote. Il
considérait que la beauté était une propriété objective basée sur l'harmonie, l'ordre et la proportion, et qu'elle
avait une dimension spirituelle.

Les conceptualisations platoniciennes du Beau et de l’Art dépendent de leur ontologie.

(L'ontologie est la branche de la philosophie qui étudie l'être en tant qu'être, c'est-à-dire l'existence en tant que telle. Elle
se concentre sur les catégories fondamentales de l'existence, telles que les objets, les propriétés, les relations et les
événements.)

On distingue trois sphères de représentation culturelle:

Le Beau : l'appréciation esthétique, la perception de l'harmonie, de l'équilibre, de l'élégance et de l'émotion esthétique

Le Vrai : lié à la recherche de la connaissance, de la réalité et de la compréhension. Il concerne la correspondance entre


une proposition, une croyance ou une affirmation et la réalité objective

Le Bien : concerne l'éthique et la morale. Il englobe les idées de moralité, de vertu, de justice, de bienveillance et de
comportement éthique.

Dans les civilisations pré-modernes : le beau = le vrai

Platon : le monde sensible <<< le monde intelligible.

Le monde sensible = perçu à travers nos sens, est éphémère, changeant et sujet à l'illusion, monde des apparences,
trompeur : réalité illusoire.

Le monde intelligible = donné à travers la réflexion et la contemplation qui permet d’atteindre des idées ou des Formes
éternelles et immuables. Ces idées sont les archétypes ou les modèles parfaits des choses que nous percevons dans le
monde sensible. (ex: il existe une Idée de "beauté" qui est la réalité ultime de la beauté, et toutes les choses que nous
considérons comme belles dans le monde sensible ne sont que des reflets imparfaits de cette Idée de beauté.)
Comme pour les grecs l’art = imitation d’une chose sensible.

L’imitation artistique est une reproduction qui ne nécessite aucune technique.

L’artiste ne fait que promener un miroir. Il représente l’objet d’une connaissance purement sensible et partielle, son travail
relève de l’apparence et n’a aucun lien avec l’idée.

L’artisan reproduit l’idée, il a une vision globale de l’objet à produire ( destination, utilité et…)

Chez Platon ; le Beau “sensible” est le degré zéro à partir duquel il conviendrait de s’élever vers le Beau Absolu.

La beauté n’est jamais associée aux productions artistiques.

Les formes d’imitation:

Art de copie: reproduction de l’original en ses proportions et en attribuant à chaque partie les couleurs appropriées.

Art du simulacre : créer l’illusion de la ressemblance en étant loin de l’original.

● L’art grec classique avait recours aux illusions optiques et aux déformations pour compenser les points de vue
alors que l’art égyptien respectait des canons immuables (inchangeables)

Résumé Séance 6 TDP: les idées d'Aristote, Platon et Vitruve sur l’art et l'esthétique

ひかり。光

Courtesy of Nour Bensouda

Selon Aristote, l'art imite la nature et l'artiste a une inclinaison naturelle à l'imitation, en prenant plaisir spontanément.
Cependant, l'art produit des objets que la nature ne crée pas et transcende ou prolonge la nature. Il existe deux registres
de proximité entre l'art et la nature, mais également des différences dans leur mode de production. Les entités
naturelles possèdent en elles-mêmes des principes de stabilité et de mouvement, tandis que les produits artistiques
n'ont pas d'inclination intrinsèque au changement, mais sont produits par des agents extérieurs. La production artistique
a une finalité relative à l'homme, liée à son utilisation, tandis que la nature a sa propre fin. Selon Aristote, il existe trois
formes d'imitation :

⭓celle qui représente la réalité telle qu'elle était ou est, ⭓celle qui représente la réalité telle qu'elle est décrite ou
racontée, et ⭓celle qui représente une réalité idéale qui n'existe pas encore.

L'esthétique artistique abandonne le réalisme strict de Platon et préfère une fidélité reconstruite, inventive et imaginaire
plutôt qu'une fidélité littérale. Il y a une concordance entre la théorie du plaisir esthétique et la théorie de la production
artistique, car nous éprouvons du plaisir à imiter et également en tant que spectateurs lors de la reconnaissance de
l'imitation.

Erwin Panofsky examine la conception contradictoire de l'art dans l'Antiquité. D'une part, on considérait que l'œuvre
d'art était inférieure à la nature, car elle ne faisait que l'imiter et donner l'illusion de celle-ci dans le meilleur des cas.
D'autre part, on concevait que l'œuvre d'art était supérieure à la nature, car elle créait une image nouvelle de la beauté,
en reprenant les défauts des productions naturelles individuelles de manière indépendante.

Platon soutenait que le réel, y compris la beauté, l'ordre et l'harmonie, se trouvait dans un monde suprasensible, tandis
qu'Aristote considérait que le réel était sur terre et que le beau résidait dans l'ordre interne des êtres.
Les Grecs et les Romains régissaient l'architecture en utilisant la géométrie et les lois de proportions visuelles. Maurice
de Wulf souligne la parenté intellectuelle d'Aristote et de Platon en matière esthétique, affirmant que le beau réside
dans l'ordre interne des êtres et se confond avec leur bonté. L'étude de l'ordre esthétique est liée à la question de la
relation entre l'un et le multiple, et l'architecture matérialise cette théorie de l'ordre en utilisant des nombres et des
symétries dans la réalisation en pierre et en marbre.

Plotin critique la conception de la beauté des philosophes grecs tels que Socrate, Platon et Aristote, qui la situent dans
la symétrie des parties et la grandeur des objets, négligeant ainsi l'aspect subjectif du beau. Selon Plotin, la beauté
objective réside dans la réalisation éclatante de l'idéal dans l'objet, qu'elle soit ineffable (principe suprême), réelle
(Intelligence et âme) ou apparente (monde sensible). Elle ne se réduit pas à la symétrie, bien qu'elle repose sur l'unité
des objets engendrée par l'ordre et la symétrie des parties dans les compositions. Plotin remet en question l'idée que la
beauté se trouve dans la proportion des parties les unes par rapport aux autres et par rapport à l'ensemble, associée à la
grâce des couleurs dans le cas de la beauté visuelle. Selon lui, la beauté des corps en général réside dans la symétrie et la
juste proportion de leurs parties, mais la beauté ne peut être présente que dans l'ensemble composé, et les parties
n'ont pas de beauté en elles-mêmes, elles ne sont belles que par leur relation avec l'ensemble. Cependant, si l'ensemble
est beau, il est nécessaire que les parties le soient également, car le beau ne peut résulter de l'assemblage de choses
laides.

Les êtres humains possèdent tous les modes de perception du beau réunise eux. Grâce à leurs facultés sensorielles, ils
peuvent voir, entendre et se faire une image de la beauté des corps. Lorsque le sens du beau ou le sens intime perçoit
une expérience visuelle ou auditive, il ne connaît pas directement le corps lui-même, mais seulement son image
subjective, qui trouve son fondement dans l'objet réel. Ainsi, le sens du beau ou le sens intime ne peut appréhender
qu'une image subjective, dont la conformité avec l'objet matériel peut varier en fonction des conditions
environnementales et de la perfection des organes sensoriels.

La perception esthétique raisonnable se distingue de la perception esthétique sensible. Par le pouvoir de la raison,
l'homme peut atteindre une connaissance véritable et une appréciation juste de la beauté. Le sens du beau, en accord
avec l'âme rationnelle, juge la beauté sensible en se basant sur les formes présentes dans l'âme. Il élève l'image des
corps, perçue par les sens, jusqu'à l'âme supérieure, et affirme sa beauté en harmonie avec l'idéal véritable du corps. La
perception esthétique raisonnable est ainsi en mesure de connaître la beauté objective des êtres.

Vitruve, considéré comme le premier architecte à théoriser l'esthétique de l'architecture, soulève la question du rôle de
la représentation et du regard dans la construction. Il accorde une importance à la beauté en créant un aspect agréable
et élégant par le calcul précis des rapports modulaires entre les différentes parties d'un ouvrage. La symmetria, l'un des
six principes régissant l'architecture selon Vitruve, est présentée comme le fondement de la beauté. La
commensurabilité entre les parties de l'édifice et entre chaque élément et l'ensemble crée une harmonie interne, basée
sur des rapports mathématiques. Vitruve établit ainsi une relation entre la mesure mathématique et le résultat visuel.

L'architecture selon Vitruve repose sur la notion de mimesis, l'imitation de la nature. Les proportions et les multiples
présents dans le corps humain sont utilisés comme modules numériques pour organiser les proportions internes d'un
édifice. Les représentations de la disposition de l'édifice, telles que l'ichnographie, l'orthographie et la scénographie,
permettent à l'architecte de rendre visible au public et au maître d'ouvrage la disposition calculée. L'eurythmie (=A.−
Beauté harmonieuse résultant d'un agencement heureux et équilibré, de lignes, de formes, de gestes ou de sons) , quant
à elle, concerne l'apparence gracieuse et bien proportionnée résultant de la composition des membres de l'édifice.

Ainsi, l'architecture, selon Vitruve, donne à voir des notions abstraites telles que l'élégance et la commodité, adaptées
à chaque situation particulière. L'aspect visuel de l'édifice reflète la manière dont l'architecte transpose ces notions
dans la réalité concrète.
Dans l'ensemble, les idées de Vitruve mettent en avant une esthétique de la rupture, rompant avec les conceptions
antérieures en mettant l'accent sur la réalisation éclatante de l'archétype dans l'objet et en reconnaissant la valeur
subjective du jugement esthétique, l'émotion spécifique, le plaisir et l'amour désintéressés.

Résumé Séance 7 TDP:

Courtesy of Salmane Ouadi


La Convenance réfère à l’apparence d’un ouvrage sans défauts.
L’Operis Aspectus est l’effet visuel produit par un édifice : la perception par l’œil humain de la masse et des rapports de
cet édifice.
Décor Vitruvien suppose que l’édifice a une vérité naturelle qui est visible
à l’œil humain.
Cette vérité est constituée de res probatae.
Mais pour la voir on doit comprendre la perception humaine : La
Convenance. La Convenance ne s’obtient que lorsque l’aspect visuel est
emendatus(corrigé).
La masse d’un bâtiment conçu par l’architecte est composée à partir de
lois mathématiques qui exprime une Symmetria.
Cette Symmetria n’est pas forcément visible dans l’aspect finale du
bâtiment.
Parfois il y a un décalage entre Projet Mathématique et Objet Visible
Donc on va introduire des Corrections Optiques pour corriger ce décalage.
Dans le cas de bâtiment de grande taille, le calcul de Commensurabilité1 est suivi par un deuxième calcul, pour avoir une
intégration du système de proportions dans la perception du spectateur.

+La Beauté en Architecture


Ça repose sur deux fondements :
⭓L’Imitation Mathématique des Lois Naturelles et L’Adéquation à la Perception Humaine ⭓Mimesis et Phantasia
⭓Platon (Le Sophiste)
On distingue Deux types d’images :
Copie et Art du Simulacre2 Eikastikè teknè et Phantastikè teknè

+Reproduction Géométriquement Exacte des Proportions du Modèle Et Perception Œuvre de Grande


Dimension Vue à Distance

D’après Agnès Rouveret


La capacité de Concevoir en fonction d’un spectateur idéal repose sur la Phantasia.
C’est-à-dire on prend en compte la perception humaine Subjective de l’objet.
La Phantasia devient un critère de la Mimesis.
Vitruve les a appliqué dans un discours théorique de l’architecture : Symmetria et Species

+Des Rapprochements entre l’Architecture et la Peinture


La Scaenographia :
⭓Dessin en perspective qui donne au client à voir ce que le bâtiment va être après sa
construction. ⭓Décors Peints sous forme de trompe-œil en théâtre.
Cette Scaenographia a été rejetée pour des choix architecturaux invraisemblables : Divers
éléments architecturaux ne peuvent pas former un ensemble cohérent.
Le Tableau d’Apaturius n’était pas conformes au Cinq Principes d’une Belle Architecture
selon Vitruve.

Vitruve met l’architecture dans le rang de l’un des beaux-arts et la critique étant un art.
De Architectura est 1er texte dans lequel sont appliqué d’une manière systématique les
Méthodes d’Analyse et les Critères de Jugement.
De Architectura est une analyse critique de l’Architecture.

+Mimesis et Problèmes de Représentation et de Regard


1er but de l’Architecte : « Donner à ses constructions des proportions exactement calculées en fonction d’un module »
Choix techniques sont justifiés par des notions empruntées à la philosophie.
Pour concevoir un bâtiment on doit projeter un ensemble de rapports numériques ; La stricte application de ces rapports
n’est pas suffisante pour les rendre perceptible au public.
C’est à l’architecte pour chaque bâtiment de les rendre visibles.
Le travail de l’architecte n’est pas fini dans le respect des principes de commensurabilité, qui assurent
Beauté et Vérité de l’édifice.
Mais le Rendu doit être bien reçu par le public, Ce Critère est plus Important que la conception de l’architecte.
Pour prendre ce critère en compte : On passe du général au particulier
Des principes théoriques à la confrontation avec les situations pratiques.
Cette démarche ancre la pensée de l’architecte dans une démarche intellectuelle plus générale

En suivant ce principe, on dépasse le cadre de l’architecture et relève de la connaissance de la nature humaine.


L’aspect générale du bâtiment doit prendre en compte la spécificité de la vision humaine, qui varie selon la distance ou
le type d’espace où il se trouve.
La conformité à cette démarche constitue le critère fondamental pour atteindre la beauté architecturale.
Le non-respect des Lois Mathématiques de la théorie de l’architecture trouve donc une justification théorique dans les
sciences.
La Phantasia, l’élément supplémentaire, compense ce qu’on ne peut pas percevoir avec nos sens par l’intelligence. Son
usage est plus nécessaire que pour des raisons qui relèvent de la physique.

Le Traité de Vitruve
Double fonction :
⭓Expliquer raisons des choix techniques ⭓Expliquer les gestes
architecturales semblant critiquables.
Double Justification : ⭓ De l’optique ⭓ De l’éthique.

+En architecture (Paradoxe)


Si on perçoit quelque chose de correct, ça veut dire qu’elle en réalité fausse.
L’architecte anticipe dans sa conception la perception du public de son bâtiment alors il le corrige en le déformant pour
donner l’illusion de la réalité. Cette photo précédente explique le paradoxe :

La capacité de la correction anticipée (supplementum rationi) est l’un des principes de la beauté architecturale.
Vitruve affirme deux qualités d’un bon architecte :
Disciplina et Ingenium Apprentissage des Règles et Dons Personnels

+L’Ingenium
C’est la part humaine dans la conception qui s’immisce dans les lois du monde.
C’est la correction de nature éthique apportée aux lois de la physique, Résultat d’un cheminement intellectuel.
Le débat entre ce qui nous trompe pour percevoir les édifices architecturaux incorrectement, le sens ou le jugement,
Vitruve dit que c’est l’œil qui nous trompe.
Capacités humaines sont limités, c’est à l’intelligence de compenser cette limitation, pour proposer une sensation
satisfaisante.

Méta-esthétique Islamique Ibn Hazm


Un Beau Sensible vs Un Beau Divin Perception Sensible vs Perception Intérieure
Selon Ibn Hazm, La beauté ne réside pas dans l’aspect extérieur, ne se limite pas aux qualités physiques, mais réside
dans les caractères moraux, spirituels, intellectuels et sensibles.
L’aspect extérieur est un facteur d’attraction qui détient la capacité négative de pervertir la raison.
Esthétique Métaphysique des Néoplatoniciens Al-Farabî, Ibn Sînâ, Ibn Tufayl et Ibn Bajja
Dans la pensée émanatiste, le concept de beau entre dans la définition de Dieu et ses attributs.
La Divinité est la beauté première et sublime.
Tous ses attributs désignent la splendeur et la perfection absolue.

Théories Rationnelles Ibn Rochd et Ibn Haytham


Le Beau n’est pas une valeur sacrée de perfection.
Le Beau s’identifie aux notions objectives et observables d’ordre, de cohésion structurelle et d’harmonie physiques.
L’appréhension de la beauté se réalise dans la relation cognitive de l’individu au monde qui passe par la
perception sensible.
L’expérimentions visuelle des formes artistiques suscite le plaisir esthétique.
La beauté n’est pas prise comme valeur dans le processus de création artistique ou pédagogique.
Dans la Phénoménologie, le Mimesis ne produit pas forcément le beau formel mais ouvre une voie de
cognoscibilité qui fait appel à la faculté imaginative.
La Nature comme création divine, préexiste l’art. L’homme appréhende, découvre et comprend la nature.
La Beauté d’une Œuvre Plastique se mesure par l’excellence de son système mimétique.

+Ibn Haytham (Livre de l’Optique)


Le phénomène de l’observation visuelle et de perception de beauté ou de laideur est gouverné par la qualité de
l’observation du penseur ou du physicien, l’expérience cognitive primordiale en générale, les concepts visuelles
comme la lumière, la couleur, la figure, le volume, etc…
Combinés, ils forment le schéma constitutif des corps. Choses Variablement Belle en Vertu de deux Principes:
I. Les concepts visuels génériques répertoriés et comptés possèdent en soi la beauté. Exemple : la lumière ; « Nous
considérons le soleil, la lune et les étoiles comme beaux ; mais dans le soleil, la lune et les étoiles il n’existe aucune
chose qui les rende beaux ou qui leur
octroie une forme agréable si ce n’est leur luminosité et leur éclat ».
II. Le principe modulateur de ce beau en soi contenu dans des concepts visuels génériques en une beauté
singulière, quantifiable, mesurable et par là classifiable. Exemple : « Quant à la
beauté perçue par le sens de la vue, il faut dire que la vision la perçoit en captant les concepts particuliers… Chacun
desdits concepts particuliers produit à lui seul une catégorie de beauté, de la même façon qu’ils produisent
diverses classes de beauté en s’unissant les uns aux autres. La vision perçoit la beauté à partir des formes des
objets visuels que capte le sens de la vue ».
Parmi les concepts visuels responsable d’un degré élevé de beauté dans l’objet : l’ordre, la proportion et la régularité.
Exemple : La calligraphie n’est belle que parce quelle est ordonné et non pas parce que les lettres sont bien
constituées, si on la produit sans ordre elle ne sera pas belle.
L’individu cerce cette Beauté par toute sa complexité, sa variation et sa subtilité.
Cette Réflexion devient une habitude et sa perception devient spontanée.
L’appréciation esthétique est entièrement circonscrite dans un champ cognitif, sensitif et intuitif. Elle ne
passe pas par la démonstration logique.
Conclusion : la Beauté dans la Pensée Arabe Classique
⭓Ibn Hazm : Le beau sublimé dans la personne humaine et pris dans l’éthique ; ⭓Ibn Haytham : La beauté modulée et
classifiée phénoménologiquement ; ⭓Ibn Sînâ : La luminescente et intellectuelle beauté de source divine ; ⭓Ibn
Ruchd : Le bel ordre structurel du monde matériel.
Les pensées étiques, logiques, métaphysiques et physiques trouvent toutes beautés en Islam médiéval.
La laideur pris des allures différentes, celles de l’immortalité, de l’imperfection, de l’ignorance ou du désordre.

+Un Lieu Mathématique


Mathématiques était un code artistique omniprésent dans l’architecture islamique : L’art et la science. On le voyait plus
dans l’ornement islamique.
« Dans l’islam, tout art est une science et toute science un art »
L’art islamique a compensé l’exclusion de la représentation figurative par un vocabulaire de motifs inertes qui a donné
lieu à un langage formel sémantique propre.
Du point de vue islamique :
⭓L’ambition de l’art n’est pas l’imitation ou la description de la nature : le travail de l’homme
n’égalera jamais l’art de Dieu.
⭓L’art doit créer tous les objets dont l’homme s’entoure naturellement : une maison, une fontaine, un vêtement… avec
la perfection que chaque objet peut avoir selon sa propre nature.
L’art islamique est un art essentiellement objectif : ni la recherche du profil pour une coupole ni le déploiement
rythmique d’un ornement linéaire n’ont de rapport avec l’humeur personnelle de l’artiste.
L’homme est le centre de l’art islamique, sans qu’il soit lui-même le thème des arts plastiques.

+Calligraphie
L’art islamique donne un immense respect pour l’origine divine, son art le plus noble est la
calligraphie, puisqu’elle traduit en forme visuelle les paroles divines du Coran.
La calligraphie arabe a atteint la plus haute perfection et a donné naissance à un large éventail de styles différents,
depuis l’écriture kufique purement rectangulaire jusqu’aux formes les plus fluides et mélodieuses du nashkt.

+Architecture
C’est un art presque aussi important, il occupe une place centrale parmi les arts qui façonnent le cadre humain.
Plusieurs arts mineurs telles que la sculpture et la mosaïque sont rattachés à l’architecture.
La base pratique de l’architecture est le savoir-faire du maçon qui est présupposé comme science : la
géométrie.
La Géométrie qui a bien des sens en ses symboles : le cercle désigne l’unité de l’être par exemple, et on peut le voir dans
les coupoles des mosquées qui sont conçu pour cette même fonction, l’unité de l’être.

+Mathématiques et Arts
Les musulmans utilisaient aux XVème siècle les pavages de Penrose pour les ornements, alors qu’il ne ce sont découvert
en occident jusqu’au XXème siècle.

La pensée des théoriciens occidentaux se mettaient d’accords


avec celle d’Ibn Rochd : Art libéraux ne sont pas des
créations humaines mais des découvertes de la nature
divine. « Un génie comme Pythagore n’a donc pas
inventé la musique, il l’a découverte ».
Principes du Néoplatonisme
Trois éléments permettent de mettre en valeur la beauté
divine :
⭓Integritas : Intégrité ou Achèvement ; ⭓Proportio : Proportion et Harmonie ; ⭓Claritas : Eclat.

+Esthétique Médiévale
Dieu est à l’origine de la beauté car tout est créer par lui. Donc tout est beau : la lumière et la beauté sont des figures
de la puissance divine.
L’homme roman avait pris conscience de la beauté du monde ; il voyait la Nature un miroir qui révélait la présence du
Créateur et nourrissait son sens de la Beauté.
L’univers porte l’homme, philosophe, théologien, mystique et artiste vers les invisiblia par le moyen des visiblia.
La beauté terrestre porte à l’épanouissement des yeux et de l’âme dans la contemplation du Créateur. L’artiste
médiéval remonte à la Beauté première, source de toute beauté.

+Renaissance
Remise en question de l’idée du beau religieux et retour à la tradition gréco-romaine.
La nature impose trois règles de l’esthétique : ⭓La Symétrie ; ⭓L’Harmonie ; ⭓La Proportion.
+Maniérisme:
Déplacement du sens du beau vers la volonté et au plaisir.
Bella Maniera en Italien dans le sens de la touche caractéristique d’un peintre en opposition avec la règle d’imitation de
la nature.
La maniera désigne « ce qui a du style ».
Redéfinition du concept de la Beauté : ⭓Irrégularité ; ⭓Bizarreté ; ⭓Inégalité.
Les règles de proportions ne sont pas observées, où tous est représenté suivant les caprices de l’artiste.
Remise en question radicalement, le fond, le sens de l’espace, la définition de l’architecture.
Classicisme
Conception du Beau est marqué par une dualité : ⭓Beauté Arbitraire : Se rapporte à la structure intrinsèque de l’édifice
; ⭓Beauté Positive : Concerne le fonctionnement intérieur du système du goût.
Résumé Séance 8 TDP:

Courtesy of Kenza Filali

LE STYLE ROCOCO: 1700-1740

mouvement artistique du XVIIIe siècle apparu en France. Ce fut une réaction de la noblesse contre le baroque classique
imposé par la cour de Louis XIV (remise en cause de l'autorité des Anciens et des croyances traditionnelles, la révision
critique des notions fondamentales, le recours à l'expérimentation et comparative et la découverte de la relativité) , mais
il respecte les caracteres fondamentaux du classicisme.

Etymologie: Mot formé de rocaille, à cause de la rocaille (ornementations architecturales semblables a des pierres
naturelles) qui figurait dans ce style.

Caracteristiques:

⭓Le désir de liberté: liberté morale, liberté sentimentale, liberté à l'égard des règles de l'art ⭓La recherche de la grace

⭓L’abondance des courbes préférées aux lignes droites ⭓Le prolongement de chaque courbe par une contre-courbe;

après le convexe, le concave ⭓ la lumière et la couleur. ⭓ teintes claires et des motifs comme les feuilles.

LE NEOCLASSICISME: 1760-1830

courant artistique apparu au XIXe siècle en Europe.

Caracteristiques:

-retour aux formes gréco-romaines de l'Antiquité - « classiques »

- interpretation austère et dépouillée de l'architecture antique

- substitution à la sensualité qui émanait du style rococo un style plus simple.

Les sens moderne de l'esthétique: La question de l'esthétique vient à se porter et tend vers :

Du Côté de l'artiste: Vers celle de la création ou de l'imagination

Du côté du spectateur: Vers celle de l'appréciation l'émergence des questions du goût et du génie.

L'émergence de la subjectivité Un tournant philosophique en parfait échos avec le tournant que représente la modernité
au niveau de la nouvelle manière de concevoir les relations entre : Ie monde,Dieu et l'homme.

Un processus général de modernisation sociétal : depuis la fin du XViie siècle :

⭓Un processus de rationalisation : Un processus de différentiation horizontale de la société ( ⇎ la hiérarchie verticale)


d'où l'égalité des individu (juridique)

⭓ Un processus de subjectivation: « Je Pense »

➜ Le fondement de la connaissance se situe non pas dans l'adhésion à des savoirs traditionnels, mais dans l'assurance
que fournit au sujet sa propre réflexivité.

⭓Au niveau du l'esthétique, le concept d'imitation perd son statut central


⭓Dans l'antiquité, La Légitimité, rapportée à la reproduction, à l'imitation d'un ordre préexistant aux acteurs sociaux
(cosmique et religieux)

⭓Un ordre, possédant une force normative qui transcende et absorbe la volonté individuelle

LA MODERNITE: ➜ La légitimité rejetée du côté de la subjectivité ➜ Au niveau politique, du côté de l'accord des
individus (le contrat social) ➜ L'esthétique pensée comme le lieu de l'affirmation de la subjectivité caractérisant la
modernité, D'où une position centrale.

Comment repenser le Beau à partir de subjectivité et non plus à partir d'un ordre?:

⭓ La revalorisation du sensible contre l'intelligible dans la mesure où Dieu est pensé en retrait du monde - La définition du
beau par rapport à l'homme ⭓L'esthétique est rapportée à une sensibilité (du côté de réception) ou à expressivité du (
côté de la production) subjective. ⭓ La valorisation de l'innovation contre la confrontation. (=constitution de la discipline
esthetique).

1750, l'Esthétique (Alexander Gottlieb Baumgarten): quels sont les moyens qui servant a produire la beaute? ➜ la
sensibilité comme faculté de connaissance parallèle à la raison. La raison est dans la logique. La sensibilite est dans
l’esthetique. Il faut distinguer de cette derniere la rhetorique, la poetique et la critique. C’est lui qui invente le mot
aesthtica.

La confusion entraîne l'erreur ? Il répond, elle est pourtant la condition sine de la vérité La présence revient à la
connaissance distincte ? Il répond, La connaissance distincte et la connaissance confuse ne sont pas entre elles dans une
relation d'exclusion réciproque

DESCARTES: les principes de la philo:

Selon lui, une perception Claire est «celle qui est présente et manifeste à un esprit attentif » tandis qu’une perception
distincte: « celle qui est tellement précise et différente de toutes les autres , qu'elle ne comprend en soi que ce qui paraît
manifestement à celui qui la considère comme il faut .»

Une connaissance peut être claire sans être distincte, mais non l'inverse et il donne l’exemple de la sensation de douleur.

LEIBNIZ: discours metaphysique:

Il est suspicieux à l'égard de la règle d'évidence, insiste volontier sur cet enchevêtrement de la clarté et de la confusion. Il
dit que la connaissance est confuse.

Baumgarten est bien accordé à l'esprit de la pensée leibnizienne lorsqu'il associe l'esthétique à la connaissance sensible,
La confusion n'empêche pas la connaissance, il dit: «Celui qui pense une chose de façon confuse n’en discerne pas les
marques distinctives, néanmoins il se représente, ou encore les perçoit ».

Ces manifestations se traduiront par la suite dans les qsts du gout et celle du genie.

LE GOUT: ⭓La grande variété des Goûts autant que des opinions ⭓La beauté n'est pas une qualité qui se trouve dans les
choses elles-mêmes, elle n'existe que dans l'esprit qui les contemple et chaque esprit perçoit une beauté différente. Il se
peut même qu'une personne perçoive de la laideur là où une autre est sensible à la beauté.Chaque individu doit accepter
son propre sentiment sans prétendre régler ceux d'autrui.

LE GENIE:

Kant: "une disposition innée de l'esprit (ingenium) par le truchement de laquelle la nature donne à l'art ses règles"
Diderot Une profonde intensification de la spécificité et de l'irréductibilité subjective Soit Une transformation de la
conception de la subjectivité du cartésianisme Le génie rationnel se méfiant des passions est le contraire du génie
passionné

⭓Le génie n’est pas le talent exceptionnel mais l'intuition, l'inconscient ⭓déterminé par une capacité d'imagination
supérieure ⭓ Le génie passe au travers du sujet sans que celui-ci ne le maitrise rationnellement

L'homme moderne ≠ l'homme contemporain

LESTHETIQUE KANTIENNE:

avec l'émergence de la notion de goût l'esthétique de la sensibilité,centrée sur le concept de plaisir esthétique qui est un
plaisir libre et autonome, qui n'est déterminé ni par des mécanismes ou des intérêts sociaux, ni par des doctrines
théoriques, religieuses ou par des normes esthétiques. Conséquence du tournant moderne vers une subjectivité libre et
autonome Dont l'effectuation est située dans le plaisir esthétique.

Le jardin à la française vs le jardin à l'anglaise

⭓Jardin à la française: Le jardin à la française ou jardin classique est un type de jardin d'agrément créé au xviie siècle par
des architectes jardiniers dont le plus connu est André Le Nôtre. Les jardins à la française se distinguent par une
perspective ouverte : le jardin est conçu pour qu'on puisse le voir s'étendre au loin depuis le château ou palais. Son tracé
est géométrique, souvent symétrique, constitué de parterres, de bosquets et de bassins, jalonnés de statues et animés
par des jeux d'eau féeriques.

⭓Jardin à l’anglaise : Le jardin à l’anglaise est en complète opposition au style de jardin à la française très structuré, par
son agencement et ses formes irrégulières. Il en prend le contre-pied, aussi bien esthétiquement que symboliquement, en
se proclamant avant tout paysage et peinture. Par ce refus de la symétrie et donc des codes, il devint un symbole
d’émancipation vis-à-vis de la monarchie et de ses représentants, notamment sous la Révolution française, alors que
l’influence française prédominait jusque là.

BUT: faire apparaître la dimension d'oeuvre d'art", comme accomplissement d'une perfection formelle exceptionnelle -
nuancer une conception exagérément intentionnelle de la création artistique - concevoir la création esthétique en
continuité avec le beau naturel

l’influence de l’art et la nature sur la doctrine architecturale

Selon Joseph Addison il n y a aucune distinction entre art et nature

Le plus parfait de nos sens est la vue, l'esprit ne reçoit pas que ses idées mais conserve, modifie et combine ces images ne
toutes sortes de representation

Les plaisirs de l'imagination empruntent deux voies:

1) Des objets qui sont présents devant nous

2) De la pensées des objets visibles non présents

depuis la Renaissance, l'idée que le plaisir de l'imagination résulte de la vision de ce qui beau constituait le fondement de
toutes les doctrines artistiques,

Addison :

⭓ Les plaisirs de l'imagination résultent non seulement de la vision de ce qui est beau ,mais également de ce qui est grand
et singulier (La taille et la nouveauté). ⭓les degrés du goût avaient moins de rapport avec ce qui est objectif et tangible,
qu'avec la façon subjective dont les objets étaient perçus.
Il distingue deux plaisirs : 1. Les Plaisirs De l'imagination qui résultent de la contemplation d'objets ou lieux réels. 2. les
plaisirs dits secondaires qui découlent d’une action de l’esprit - l'intérêt d'une construction n’est pas qu’elle possède de
belles proportions ou les principes de perfection idéale mais de sa capacité à susciter des images dans l'esprit de
l'observateur. ⭓ L'association d'idées est la source de l'émotion du goût qui permet d 'expliquer toutes les émotions
esthétiques

Beauté ,sublime et pittoresque

la beauté

Avant 1750, la beauté c’est suivre vitruve (proportions) Après, idée rejetée par Edmund Burke, ni les proportions, ni
l'utilité ne définissent le beau.

E .Burke:

⭓ La beauté résultait de qualités telles que la petite taille, la régularité, la finesse

Alison:

⭓ Les proportions pouvait exprimer l'idée de la convenance

le sublime

⭓ En architecture, la seule caractéristique de la sublimité était l'obscurité (Burke) - Fonthill Abbey constitue la tentative la
plus impressionnante de tirer un parti architectural d'une émotion poétique comme la sublimité

Le pittoresque

⭓ Cette Notion résulte du goût des Anglais pour les paysages naturels ⭓ un agencement moins rigide des jardins et parcs
des privés: le jardin anglais; (simplicité et surprise)

Une nouvelle esthétique - La proscription la ligne droite ⭓ La ligne droite : transition entre l’intervention de l'architecte et
la nature.

Résumé Séance 9 TDP:

Courtesy of Manale Kaoukaya


L’esthétique romantique et la philosophie kantienne
L’architecture romantique s’est caractérisée par une réaction contre l’idéal (de
l’architecture classique y compris la symétrie, la rationalité et l’ordre). Elle cherche à évoquer un sens de
l’émotion de la nostalgie et de la nostalgie ; des sentiments intenses et mystiques qui repoussent toute morale.
Selon la philosophie kantienne, l'esprit humain a la capacité d'unifier diverses perceptions et expériences en
une connaissance cohérente et compréhensible. Dans cette doctrine,
l’architecture romantique a cherché à explorer des concepts tels que l’unité de l’expérience,
la relation avec la nature, et la diversité individuelle subjective.

Une nouvelle conscience : la conscience de l’histoire


Les événements qui se sont produits dans la moitié du 18eme siècle ont procuré la
naissance de la théorie de l’architecture moderne (selon P. Collins). Les événements:
1. Fondation de l’école des ponts et chaussées
2. Horace Walpole édifie la première construction néo gothique
3. Baumgarten introduisit le terme esthétique dans le champ philosophique
4. Entreprise du premier véritable recensement des ruines grecques par Stuart, Revett et Souflot en 1751
5. Ecriture de la première histoire moderne de l’architecture par Jean François Blondel
en 1752
6. Publication du premier ouvrage qui rationnalisait l’architecture en système de
construction par Marc-Antoine Laugié en 1753
Ces changements ont engendré des effets péjoratifs qui vont marquer l'histoire de
l’architecture: L’indécision des architectes dans le choix d’un élément architectural classique approprié et par
conséquent, l’abandon du vocabulaire classique dans la composition architecturale.

Donc, comment l’histoire a maçonné cette nouvelle architecture ?


Pendant les siècles précédents, la convenance de l’architecture de l’antiquité et classique a créé des
controverses. Ces derniers vont accorder une nouvelle importance à la diversité qui va être rejetée par les
architectes de la vieille école (ils justifient ce rejet par : la diversité n’est qu’une forme de recherche de
nouveautés). Mais puisque la société a connu un changement accéléré au niveau économique (diffusion de la
richesse, augmentation du nombre des banquiers et des commanditaires sous l’effet du capitalisme), les jeunes
architectes vont prouver la question de la diversité architecturale par l’influence de ces facteurs économiques.
Résultat: Emergence d’une nouvelle conscience baptisée ‘‘Conscience de l’histoire’’.
● Les grecs ne s’intéressaient pas à l’histoire car elle traitait des élements évolutifs.
● Les romains avaient une forte tradition mythologique et légendaire qui façonnait leur compréhension de
leur passé. L'histoire était perçue comme un continuum, reliant le passé, le présent et l'avenir.
● La renaissance a développé une pensée historique suivant des axes différents: les historiens
s’intéressaient aux écrivains classiques alors que les scientifiques fondaient leurs recherches sur les méthodes
classiques cartésiennes.
Comment cette nouvelle conscience va-t-elle influencer l’architecture?

L’ouvrage de Voltaire : Essai sur les mœurs (1756)


Cet ouvrage examine l’histoire des civilisations occidentales depuis l’antiquité jusqu’à
l'époque contemporaine.
Les changements à travers l’histoire étaient lents (changements graduels: évolution, changements abrupts:
révolution et relativité, ou changements dus à la volonté des hommes). Mais à partir de la 2ème moitié du
18eme siècle, l’architecture a commencé à accélérer le processus de changements en inventant des formes
révolutionnaires. Quelques architectes ont pensé que les changements dérivaient de la volonté individuelle à
évoquer une mutation: Révolution> Evolution.
Ces architectes, pour certains historiens, sont considérés les pionniers de l’architecture moderne. Ils
redonnaient un nouveau sens à l’architecture traditionnelle basée sur la trinité vitruvienne (Utilitas, firmitas,
venustas). Citons-les :
● John Soane: Architecte de maniériste, mais à une certaine limite car il était radical. Ses principes
architecturaux n’étaient associés à aucun courant; sa pensée révolutionnaire était accentuée dans le rejet de
l’usage discipliné des éléments architecturaux et architectoniques
antiques mais elle n’apportait aucun changement de règles. Selon
Godwin, sa doctrine était basée sur l’inversion des solutions habituelles.
● Etienne-Louis Boullée: niait la pensée vitruvienne et décrivait son
architecture en termes d’effets plastiques d’ombre et de la lumière; la
forme et la symétrie des volumes produisaient un effet sur la cause de la
lumière.
● Claude Nicolas Ledoux: Inspiré de Boullée, fondait son
architecture sur l’exploitation des effets produits par les formes cubiques
et sphériques. Il abordé la question urbaine à travers sa définition d’une
ville idéale (utopie); le plan de cette dernière
était dicté par l’activité exercée . Par la variété des activités, et par conséquent le choix des édifices, il
témoignait de la volonté d’intégrer ce travail dans le cadre d’une vie harmonieuse qui réponde à toutes les
aspirations humaines.

L’expression de la nature de l’activité à travers la forme, les volumes géométriques, les surfaces
nues, les lignes droites..etc donnait une symbolique à l’espace.

Dans la suite de l’ouvrage de Voltaire, il revient à l’histoire pour analyser le progrès historique et
culturel de l’humanité.

→ Il remet en question les croyances traditionnelles. Cette perspective va bouleverser


l’architecture car, pour la première fois, on commencera à critiquer la pensée vitruvienne.
→ La relativité et la redécouverte du moyen âge (HISTORICISME): Voltaire redonnait valeur à la période du moyen âge
car elle avait une grande influence sur la formation du caractère national des français
→ CONSTRUIRE SELON LA MORALE: sentiment contre la raison, “slogan” du mouvement romantique, a opposé le
mouvement classique pour faire parler l’architecture sensualiser , éblouir, étonner... etc
→ La question de morale a marqué l’architecture moderne. En effet, en devenant conscients de l’histoire de
l’architecture, les modernes commencèrent à prendre des décisions fondées sur des jugements moraux que leurs
prédécesseurs cessaient de prendre car ils ignoraient
l’histoire (faqidou chay2 la you3tih)
→ REVIVALISME: phénomène qui consister à imiter les styles du passé à partir de la fin du 18e siècle ( architecture
romaine par charlemagne au 9e siècle + La renaissance au 15e siècle + revivalisme du 19e siècle qui se distinguait du
revivalisme des périodes précédentes) Le revivalisme du 19e siècle était un phénomène intellectuel ( démocratisation de
la critique antique et une prise de conscience du terme STYLE )
→ ECLECTISME: équivalent à l’indifférentisme qui se manifestait dans la liberté de se tourner bers n’importe quel style
selon les circonstances.

Vous aimerez peut-être aussi