Antoni Gaudi
Antoni Gaudi
Biographie
Signature
Quoi qu'il en soit, Gaudí avait une grande estime pour sa terre natale, ce qui apparaît dans un méditerranéisme
qui a influencé durablement son architecture : Gaudí disait que les peuples méditerranéens ont un sens inné de
l'art et du dessin, qu'ils sont créatifs et originaux, tandis que les peuples nordiques sont plus techniques et
répétitifs.
Selon lui, « Nous, nous possédons l'image. L'imagination vient des spectres. L'imagination est le propre des gens
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du Nord. L'image est le propre du Méditerranéen. Oreste sait où il va, tandis qu'Hamlet erre parmi les doutes » .
Entre 1875 et 1878, il effectua son service militaire dans l'Infanterie à Barcelone, à un poste d'administration
militaire. Il fut la majeure partie du temps exempté de service pour raisons de santé, ce qui lui permit de
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poursuivre ses études. Grâce à cela, il n'eut pas à combattre pendant la Troisième guerre carliste .
1876 fut marquée par deux événements tristes : la mort de sa mère, à 57 ans, et celle de son frère Francesc, 25 ans,
médecin tout juste diplômé, qui n'exerça jamais.
Gaudí suivit les cours d'architecture de l'école de la Llotja et ceux de l'École provinciale d'architecture de
Barcelone, dont il sortit diplômé en 1878. À côté des matières d'architecture, il assista à des cours de français et
suivit quelques cours d'histoire, d'économie, de philosophie et d'esthétique. Son dossier universitaire est moyen ;
Gaudí se préoccupait plus de ses propres centres d'intérêt que des matières officielles. Elies Rogent, Directeur de
l'École d'Architecture de Barcelone, dit, lors de la remise de diplôme :
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« Nous avons accordé le diplôme à un fou ou à un génie. Le temps nous le dira » .
Pour payer ses études, Gaudí travailla comme dessinateur pour divers architectes et constructeurs, comme
Leandre Serrallach (es), Joan Martorell, Emili Sala i Cortés, Francisco de Paula del Villar y Lozano ou Josep
Fontseré. Peut-être est-ce pour cette raison qu'en recevant son diplôme, Gaudí fit ce commentaire à son ami le
sculpteur Llorenç Matamala :
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« Llorenç, il paraît que maintenant je suis architecte » . Il travailla dès ses débuts avec l'architecte Josep
Fontseré sur le projet du parc de la Ciutadella. Sa carrière commenca vraiment en 1883, avec le début de
l'édification de la Casa Vicens.
Jeune architecte, il est d'abord inspiré par Eugène Viollet-le-Duc mais bien vite, il rompt avec le style néogothique
et se fait remarquer par son originalité et sa fantaisie. Dès ses premiers projets, il fait cohabiter architecture et
mobilier. Inscrit dans la mouvance de l'Art nouveau alors en vogue en Europe, il deviendra rapidement le porte-
étendard du modernisme, qui en est la variante catalane. Les principales caractéristiques de ce courant sont
l'inspiration dans les formes, la géométrie et les couleurs de la nature.
Également, l'architecture de Gaudi inspirera l'architecte autrichien Friedensreich Hundertwasser dans son
utilisation de nombreuses couleurs, de courbes et de murs « en vague ».
Ses premiers projets furent des lampadaires pour la Place Royale de Barcelone, un projet jamais réalisé de Kiosko
Girossi, et le bâtiment de la Coopérative ouvrière de Mataró. Avec sa première commande importante, la Casa
Vicens, Gaudí commença à connaître une certaine renommée, et il reçut des commandes d'envergure toujours
croissante. À l'Exposition universelle de 1878 à Paris, il exposa une vitrine réalisée pour la ganterie Comella. La
conception moderniste de cette œuvre, à la fois fonctionnelle et esthétique, impressionna le riche industriel
catalan Eusebi Güell qui, après l'exposition, prit contact avec l'architecte et lui passa commande de divers projets
qu'il envisageait. Ce fut le début d'une longue amitié et d'un fructueux mécénat qui donna naissance à quelques-
unes des œuvres majeures de Gaudí : les Caves Güell, les Pavillons Guëll, le palais Güell, le parc Güell, et la crypte
de la Colonia Güell. Dans le même temps, Gaudi entrait en contact avec le marquis de Comillas, beau-père du
comte Güell, pour qui il réalisa le Capricho de Comillas.
En 1883, il accepta de prendre en charge la suite d'une œuvre récemment commencée : le Temple expiatoire de la
Sainte Famille (Sagrada Família). C'est l'architecte Francesco de P. del Villar qui avait entamé ce monument
dans un style gothique. Gaudí modifia totalement le projet initial et en fit son œuvre majeure, connue et admirée
dans le monde entier. Cette œuvre était financée par des dons privés. La construction s'avéra problématique,
interrompue notamment en 1914 par manque de moyens financiers. De son vivant ne seront réalisés que le chœur
et la façade du bras sud du transept (la tour San Barnabé et la façade de la Nativité). Ce monument inachevé est,
au début du e siècle, toujours en travaux, grâce aux dons de particuliers ; ces dernières années ont vu des
avancées considérables dans sa construction. Située, à l'époque, au milieu des champs, elle est aujourd'hui
entourée par la ville.
Cependant, Gaudí s'était mis à
recevoir de plus en plus de
commandes pour lesquelles,
devant travailler sur plusieurs
ouvrages à la fois, il avait dû
s'entourer d'une vaste équipe de
professionnels dans tous les
domaines liés à la construction ;
dans son cabinet devaient se
former de nombreux architectes
qui, avec le temps, atteindraient
une certaine renommée, comme
Josep Maria Jujol, Joan Rubió,
Cèsar Martinell (es), Francesc
Folguera et Josep Francesc
Ràfols.
Au début du e siècle, Gaudí menait de front de nombreux projets, dans lesquels son
changement de style devenait manifeste, un style toujours plus personnel et inspiré
Saint Philippe Néri
par la nature. En 1900, il reçut de la Municipalité de Barcelone le prix du meilleur
consacrant la sainte messe,
immeuble de l'année pour la Casa Calvet. En 1901, il décore la demeure d'Isabel
23 par Joan Llimona i
Güell, fille d'Eusebi Güell . Pendant la première décennie du siècle, il s'occupa de
Bruguera, a la physionomie
projets comme la Casa Figueras, plus connue sous le nom de Bellesguard, comme le
de Gaudí ; église San Felip
parc Güell, projet de lotissement qui échoua, et comme la restauration de la Neri, Barcelone.
cathédrale de Santa Maria de Palma de Majorque, pour laquelle il fit plusieurs
déplacements dans l'île. Entre 1904 et 1910, il construisit la Casa Batlló et la Casa
Milà, deux de ses œuvres les plus emblématiques.
La renommée de Gaudí allait croissant. Ainsi, en 1902, le peintre Joan Llimona choisit la physionomie de Gaudí
pour représenter Saint Philippe Néri dans les peintures du transept de l'église San Felip Neri de Barcelone. Cette
année-là, Gaudí fonda, avec Joan Santaló, fils de son ami le Dr Dantaló, une société de ferronnerie qui n'eut pas de
succès.
Depuis son installation à Barcelone, Gaudí avait changé souvent de domicile. Durant
sa période estudiantine, il logea dans des pensions, généralement dans la zone du
Barrio Gótico ; au début de sa carrière, il passa par plusieurs appartements de
location dans la zone de l'Eixample. Enfin, en 1906, il s'installa dans le parc Güell,
dans une maison dont il était propriétaire et qui avait été construite par son assistant
Francesc Berenguer comme maison témoin du lotissement : c'est aujourd'hui la Casa-
Museu Gaudí. Il y vécut jusqu'en 1925 avec son père (décédé en 1906 à 93 ans) et sa
nièce Rosa Egea Gaudí (décédée en 1912 à 36 ans). Il passa les derniers mois de sa vie
dans l'atelier de la Sagrada Família.
En 1908 Gaudí conçut un projet d'hôtel gratte-ciel à New York, l'Hôtel Attraction,
commandé par deux entrepreneurs américains dont les noms sont inconnus. Il aurait
eu une hauteur de 360 mètres, ce qui en aurait fait le plus grand building du monde
La Casa Museu Gaudí, (ce chiffre ne sera effectivement dépassé que par l'Empire State Building en 1931).
dans le parc Güell, où vécut L'hôtel se serait organisé autour d'une section centrale parabolique plus grande,
Gaudí. surmontée d'une étoile, et flanquée de tours secondaires contenant musées, galeries
d'art et salles de concert, le tout avec des formes similaires à la Casa Milà. À
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l'intérieur, il aurait eu cinq grandes chambres, chacune dédiée à un continent .
L'un des événements qui marquèrent profondément Gaudí fut la Semaine tragique de 1909. Gaudí resta alors
enfermé dans sa maison du parc Güell. En raison de l'ambiance anticléricale et des attentats contre les églises et
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couvents, il craignit pour l'intégrité de la Sagrada Família – qui heureusement, ne subit aucun dommage .
En 1910 eut lieu au Grand Palais, à Paris, le Salon annuel de la Société des Beaux-Arts de France. Gaudí y
présenta, à la demande du comte Güell, une série de photos, plans et maquettes de plâtre de plusieurs de ses
œuvres. Bien qu'il participât hors concours, il reçut de très bonnes critiques de la part de la presse française. On
put voir une bonne partie de cette exposition l'année suivante au Salon National d'Architecture à Madrid, dans le
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Pavillon municipal des Expositions du Parc du Retiro .
Pendant qu'avait lieu l'Exposition de Paris, Gaudí fit un séjour de repos à Vic, en Catalogne, où il dessina deux
lampadaires de basalte et fer forgé pour la Plaça Major de Vic, à l'occasion du centenaire de Jaume Balmes.
L'année suivante, il se vit également obligé de passer quelque temps à Puigcerdà, à cause de la fièvre de Malte
(brucellose). Au cours de cette période de repos, il conçut la façade de la Passion de la Sagrada Família. Étant
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donné la gravité de son état, il rédigea le 9 juin un testament devant le notaire Ramon Cantó i Figueres ; par
chance, il put se rétablir complètement.
Les années 1910 furent difficiles pour Gaudí, qui connut plusieurs malheurs :
mort de sa nièce Rosa en 1912 ; décès en 1914 de son principal collaborateur,
Francesc Berenguer ; quasi-paralysie en 1915 du chantier de la Sagrada
Família du fait de la crise économique ; mort en 1916 de son ami Josep Torras
i Bages ; interruption en 1917 du chantier de la Colonia Güell ; mort en 1918 de
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son ami et mécène Eusebi Güell . Peut-être pour toutes ces raisons, et parce
qu'il était très croyant, Gaudi, à partir de 1915, se consacra entièrement à la
Sagrada Família, se réfugiant dans son travail. Il confia à ses collaborateurs :
Gaudí fait visiter le chantier de la
« Mes grands amis sont morts. Je n'ai ni famille, ni client, ni fortune,
29 Sagrada Família au nonce Ragonesi
ni rien. Donc, je peux me livrer entièrement au Temple »
(1915) ; Ragonesi le qualifie à cette
occasion de « Dante de
Les dernières années de sa vie furent effectivement totalement consacrées à la
l'architecture ».
« Cathédrale des pauvres » (son nom populaire) pour laquelle il alla même
jusqu'à demander l'aumône pour pouvoir en continuer les travaux. Il n'avait
que peu d'autres activités, presque toutes liées à la religion : en 1916, il
participa à un cours de chant grégorien, donné par le moine bénédictin Gregori M. Sunyol au Palais de la musique
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catalane .
Gaudí a voué entièrement sa vie à sa profession et il est toujours resté célibataire. Apparemment, il n'a été attiré
qu'une fois par une femme, Josefa Moreu, institutrice de la Coopérative de Mataró, vers 1884, mais ce ne fut pas
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réciproque . Gaudí se réfugia donc dans une profonde religiosité dans laquelle il trouvait une grande sérénité
spirituelle. On a souvent dépeint un Gaudí sauvage et antipathique, aux réponses brusques et aux manières
arrogantes, mais ceux qui l'ont fréquenté de près l'ont décrit comme une personne affable et courtoise, à la
conversation agréable, et fidèle à ses amis. Parmi eux figurent surtout ses mécènes, Eusebi Güell et l'évêque de
Vic, Josep Torras i Bages, de même que les écrivains Joan Maragall et Jacint Verdaguer, le docteur Pere Santaló,
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et quelques-uns de ses plus fidèles collaborateurs comme Francesc Berenguer et Llorenç Matamala .
Gaudí n'a pratiquement pas laissé d'écrit, sinon les rapports techniques sur ses
ouvrages requis par les instances officielles, quelques lettres à des amis
(principalement à Joan Maragall) et quelques articles de journal. Il reste quelques-
unes de ses phrases, recueillies par certains de ses assistants et disciples, surtout
Josep Francesc Ràfols, Joan Bergos, Cèsar Martinell et Isidre Puig i Boada. Le seul
Gaudí à la procession écrit laissé par Gaudí est celui connu sous le nom de Manuscrit de Reus (1873-1878),
Corpus Christi, 11 juin sorte de journal intime d'étudiant où il consignait diverses impressions sur
1924. l'architecture et la décoration, y exposant ses idées sur le sujet. On y note surtout des
analyses sur le temple chrétien et la maison ancienne, un texte sur l'ornementation,
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ainsi qu'un mémoire sur une écritoire .
Gaudí s'est toujours affirmé comme un partisan du catalanisme, bien qu'il n'ait jamais voulu s'engager en
politique. Quelques hommes politiques comme Francesc Cambó ou Enric Prat de la Riba lui proposèrent de se
présenter à la députation, mais il déclina leur offre. Malgré cela, il eut quelques altercations avec la police : en
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1920, il fut frappé par celle-ci lors d'un tumulte à l'occasion des Jeux Floraux ; le 11 septembre 1924, jour de la
fête nationale de la Catalogne, au cours d'une manifestation contre l'interdiction de l'usage du catalan édictée par
la dictature de Miguel Primo de Rivera, il fut arrêté par la Garde Civile, fit un bref séjour au cachot, dont il sortit
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moyennant une caution de 50 pesetas .
Décès
« Antonius Gaudí Cornet. Reusensis. Annos natus LXXIV, vitæ exemplaris vir, mirabilis operis
hujus, templi auctor, pie obiit Barcinone die X Junii MCMXXVI, hinc cineres tantis hominis,
resurrectionem mortuorum expectant. R.(equiescat) I.(n) P.(ace) »
c'est-à-dire : « Antoine Gaudí Cornet. Originaire de Reus. Né il y a 74 ans, homme à la vie exemplaire, auteur de
l'œuvre admirable qu'est ce temple, mort pieusement à Barcelone le 10 juin 1926, ici les cendres d'un si grand
homme attendent la résurrection des morts. Qu'il repose en paix ».
Déclaré Serviteur de Dieu par l'Église catholique, son procès en béatification est en cours.
George Orwell, de passage à Barcelone durant la guerre d'Espagne, fut également très critique à l'égard de
l'architecture moderniste.
La figure de Gaudí commença à être revendiquée dans les années 1950, d'abord par Salvador Dalí, puis par
l'architecte Josep Lluís Sert. En 1956 fut organisée une rétrospective au salon du Tinell à Barcelone, suivie en 1957
de sa première grande exposition internationale, au MOMA de New York. Puis, dans les années 1950 et 1960, les
études de critiques internationaux comme George Collins, Nikolaus Pevsner et Robert Pane donnèrent une grande
diffusion à son œuvre, tandis que sur sa terre natale, il était revendiqué par Alexandre Cirici, Juan Eduardo Cirlot
et Oriol Bohigas. Il faut également noter le grand succès de Gaudí au Japon, où les études réalisées par Kenji Imai
et Tokutoshi Torii sont particulièrement remarquables. Depuis lors, la reconnaissance de Gaudí est allée croissant,
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aboutissant en 1984 à l'inscription de plusieurs de ses œuvres au patrimoine mondial de l'UNESCO .
En 1952, année du centenaire de sa naissance, fut fondée l'Association des Amis de Gaudí, afin de faire connaître
et de conserver son héritage. En 1956 fut créée la Chaire Gaudí à l'Université polytechnique de Catalogne, dans le
but également d'approfondir l'étude de l'œuvre gaudinienne et de participer à sa conservation ; en 1987, le roi
Juan Carlos Ier lui octroya le titre de Chaire royale Gaudí. En 1976, pour le cinquantième anniversaire de sa mort,
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le ministère des Affaires étrangères organisa une exposition sur Gaudí qui fit le tour du monde .
Gaudí étant d'une religiosité profonde et ayant mené une vie ascétique, sa béatification a été proposée, et le
processus a été initié en 1998 par l'archevêque de Barcelone, Ricard Maria Carles. En l'An 2000, le début du
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processus fut autorisé par le Vatican . À l'occasion du 150e anniversaire de sa naissance, en 2002, on célébra
l'Année internationale Gaudí, avec une multitude d'actes officiels, concerts, spectacles, conférences, publications,
etc. Entre autres événements, le 24 septembre de cette année-là, fut donnée la première représentation de la
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comédie musicale Gaudí, œuvre de Jordi Galceram, Esteve Miralles et Albert Guinovart . En 2008, furent
institués en son honneur les Prix Gaudí : décernés par l'Académie du cinéma catalan, ils distinguent les meilleures
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productions cinématographiques catalanes de l'année .
Style
Pendant ses études, Gaudí avait eu l'occasion de contempler la collection de photographies que possédait l'école
d'architecture. Portant sur l'Égypte, l'Inde, l'art persan, maya, chinois et japonais, de même que sur les
monuments islamiques espagnols, elles le marquèrent profondément et inspirèrent nombre de ses œuvres. De la
même façon, il étudia avec soin le livre Plans, elevations, sections and details of the Alhambra, de Owen Jones,
ouvrage qui appartenait à la bibliothèque de l'École (Gijs van Hensbergen, Antoni Gaudí, p. 114). Aux arts nasride
et mudéjar, il emprunta de nombreuses solutions structurales et ornementales qu'il appliqua à ses œuvres, avec
des variantes et une certaine liberté de style. Un aspect marquant que Gaudí emprunte aux arts islamiques est
celui de l'espace indéfini, la conception de l'espace sans limites structurées ; un espace qui acquiert un sens
séquentiel, fragmenté, à travers des petites cloisons ou des ouvertures translucides, qui créent la séparation sans
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les barrières compactes qui délimiteraient un espace uniformément fermé .
Mais le style qui influença le plus Gaudí fut l'art gothique qui, à la fin du e siècle,
« L'art gothique est imparfait ; il n'en est qu'à la moitié de la solution ; c'est
le style du compas, de la formule de la répétition industrielle. Sa stabilité se
fonde sur l'étaiement permanent par les contreforts ; c'est un corps
défectueux qui se soutient par des béquilles. (…) La preuve que les œuvres
gothiques sont d'une plastique déficiente, c'est qu'elles produisent la plus
grande émotion quand elles sont mutilées, couvertes de lierre, et illuminées La croix à quatre branches,
par la lune » un des éléments
47 typiquement gaudiniens.
— Antoni Gaudí
Après ces influences initiales, Gaudí aboutit au « Modernisme catalan », variante catalane de l'Art nouveau, dans
sa période de plein épanouissement, dans les années charnières entre le e et le e siècle. À ses débuts, le
Modernisme catalan trouvait son inspiration dans l'architecture historiciste, car pour les artistes modernistes, le
retour au passé était une réaction contre les formes industrielles imposées par les nouveaux progrès
technologiques produits par la révolution industrielle. L'utilisation des styles du passé prétendait représenter une
régénération morale qui permettait à la nouvelle classe dirigeante, la bourgeoisie, de s'identifier avec des valeurs
qu'elle reconnaissait comme ses racines culturelles. Ainsi, la résurgence de la culture catalane, dans la deuxième
moitié du e siècle (la Renaixença) conduisit à adopter les formes gothiques comme « style national » de la
Le Modernisme catalan se caractérisait par un langage anticlassique hérité du romantisme, avec une tendance à
un certain lyrisme et subjectivisme ; par un lien revendiqué de l'architecture avec les arts appliqués et les
professions artistiques, qui créent un style particulièrement ornemental ; par l'utilisation de nouveaux matériaux
qui crée un langage constructif mixte, riche en contrastes et qui recherche l'effet plastique de l'ensemble ; et enfin
par un fort sentiment d'optimisme et de foi dans le progrès, qui produisait un art exalté et emphatique, reflet du
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climat de prospérité du moment, surtout dans la classe bourgeoise .
L'étude de la nature se traduit par l'emploi de formes géométriques réglées comme le Voûte d'hyperboloïdes de la
paraboloïde hyperbolique, l'hyperboloïde, l'hélicoïde et le conoïde, qui reflètent Sagrada Família.
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exactement les formes que Gaudí rencontre dans la nature . Les surfaces réglées
sont des formes générées par une droite nommée génératrice, lorsqu'elle se déplace
sur une ou plusieurs lignes nommées directrices. Gaudí les a trouvées en abondance dans la nature, par exemple
dans les joncs, les roseaux, les os. Il disait qu'il n'existe pas de meilleure structure que celle d'un tronc d'arbre ou
d'un squelette humain. Ces formes sont à la fois fonctionnelles et esthétiques, et Gaudí les emploie très
savamment, sachant adapter le langage de la nature aux formes structurales de l'architecture. Gaudí assimilait la
forme hélicoïde au mouvement, et la forme hyperboloïde à la lumière. Au sujet des surfaces réglées, il disait :
« Les paraboloïdes, hyperboloïdes et hélicoïdes, variant constamment l'incidence de la lumière, ont une richesse
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de nuances qui leur est propre, qui rend l'ornementation, et même le modelage superflus . »
Cette nouvelle technique de construction permet à Gaudí de réaliser son plus grand dessein architectonique,
perfectionner et dépasser le style gothique : les voûtes d'hyperboles ont leur centre là où les voûtes gothiques
avaient leur clef, sauf que l'hyperboloïde permet de créer une ouverture dans cet espace, un vide qui laisse passer
la lumière naturelle. Ainsi, à l'intersection des voûtes, là où les structures gothiques avaient les nervures,
l'hyperboloïde permet désormais l'ouverture de petites baies, que Gaudí utilise pour donner la sensation d'un ciel
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étoilé .
Cette vision organique de l'architecture est complétée chez Gaudí par une vision spatiale singulière, qui lui
permettait de concevoir ses projets architecturaux sous une forme tridimensionnelle, contrairement à la bi-
dimensionnalité du dessin sur plan de l'architecture traditionnelle. Gaudí disait qu'il avait acquis ce sens spécial
quand il était enfant, en regardant les dessins que faisait son père pour les chaudrons et les alambics qu'il
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fabriquait . En raison de cette conception spatiale, Gaudí a toujours préféré travailler sur des moulages et des
maquettes, allant parfois jusqu'à improviser sur le terrain à mesure que l'œuvre avançait. Réticent à dessiner des
plans, il a, en de rares occasions, réalisé des croquis de ses œuvres, mais seulement quand les instances officielles
le réclamaient.
L'une de ses nombreuses innovations sur le terrain technique est l'utilisation d'une maquette pour le calcul de
structures : pour l'église de la Colonia Güell, il avait construit dans un abri près du chantier une maquette à
grande échelle (1:10), de quatre mètres de haut, où il avait installé un montage de ficelles, d'où pendaient des
petits sacs remplis de plombs de chasse. Sur un plateau de bois fixé au toit, il avait dessiné le plan de l'église et,
aux points de soutien de l'édifice (colonnes, intersections de murs), il avait accroché les ficelles (pour les
funiculaires) avec les sacs de plombs (pour les charges) : ainsi suspendues, elles donnaient la courbe caténaire
résultante, arcs et voûtes. Il en avait fait une photographie qui, une fois inversée, donnait la structure des colonnes
et arcs que Gaudí cherchait. Sur ces photographies, Gaudí peignait, à la gouache ou
au pastel, le contour déjà défini de l'église, notant jusqu'au dernier détail de l'édifice,
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tant architectonique que stylistique ou décoratif .
La position de Gaudí dans l'histoire de l'architecture est celle d'un grand génie
créateur qui, en s'inspirant de la nature, a créé un style propre, d'une grande
perfection technique, et en même temps très soucieux de la valeur esthétique, un style
marqué par sa forte personnalité. Ses innovations structurales supposent, dans une
certaine mesure, le dépassement des styles antérieurs, depuis le dorique jusqu'au
baroque, en passant par le gothique, principale source d'inspiration de l'architecte.
On pourrait considérer qu'elles représentent l'aboutissement des styles classiques,
que Gaudí réinterprète et perfectionne. Ainsi Gaudí dépasse l'historicisme et
l'éclectisme de sa génération, mais sans parvenir à une connexion avec les autres
courants de l'architecture du e siècle. Avec ses postulats rationalistes dérivés de Maquette polyfuniculaire
l'École du Bauhaus, l'architecture du e siècle représente une évolution antithétique pour l'église de la Colonia
de celle initiée par Gaudí, ce qui engendre le mépris et l'incompréhension initiale Güell, musée de la Sagrada
note 2
envers l'œuvre de l'architecte moderniste. Família .
L'artiste/artisan catalan est tombé dans l'oubli au début du e siècle également pour
une autre raison : bien que ses œuvres aient été exécutées par de nombreux assistants et disciples, Gaudí n'a pas
créé d'école propre, car il ne s'est jamais consacré à l'enseignement et n'a pratiquement pas laissé d'écrit. Certains
de ses collaborateurs ont suivi ses traces de près, surtout Francesc Berenguer et Josep Maria Jujol ; d'autres
comme Cèsar Martinell, Francesc Folguera et Josep Francesc Ràfols, ont évolué vers le noucentisme, s'écartant du
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sillage du maître . Malgré cela, on peut percevoir une certaine influence du créateur de la Sagrada Família chez
certains architectes modernistes – ou qui ont participé au Modernisme – qui n'ont pas eu de contact direct avec
Gaudí, comme Josep Maria Pericas (Casa Alòs, Ripoll), Bernardí Martorell (cimetière de Olius) ou Lluís
Muncunill (Masía Freixa, Terrassa).
Malgré tout, Gaudí a laissé une profonde empreinte dans l'architecture du e siècle : des architectes comme Le
Corbusier se sont déclarés admirateurs de l'œuvre de l'architecte catalan, et d'autres comme Pier Luigi Nervi,
Friedensreich Hundertwasser, Oscar Niemeyer, Félix Candela, Eduardo Torroja ou Santiago Calatrava restent
débiteurs du style inauguré par Gaudí. Frei Otto a employé les formes gaudiniennes dans le Stade olympique de
Munich. Au Japon, l'œuvre de Kenji Imai est d'une évidente influence gaudinienne, comme on peut l'apprécier
dans le Mémorial aux 26 martyrs du Japon à Nagasaki (Prix National d'Architecture du Japon en 1962), où l'on
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remarque l'emploi du célèbre « trencadis » de l'architecte de Reus . D'un autre côté, le travail d'enseignement et
de recherche mené par les critiques d'art depuis les années 1950 a rendu à l'artiste l'importance qu'il méritait dans
l'architecture du e siècle.
Conception et artisanat
Gaudí a également été un novateur dans le domaine des techniques artisanales, La passion du Christ, statue
inventant de nouvelles solutions techniques et décoratives avec les matériaux qu'il ajoutée après la mort de
utilisait, comme sa conception des placages de céramique faits de morceaux cassés Gaudí, la Sagrada Família.
(trencadís), dans des combinaisons originales et fantaisistes. Pour la restauration de
la cathédrale de Majorque, il a inventé une nouvelle technique pour le vitrail, qui
consistait à juxtaposer trois verres des trois couleurs primaires – avec parfois un verre neutre –, en variant
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l'épaisseur du cristal pour pouvoir graduer l'intensité de la lumière .
De même, il a lui-même conçu de nombreuses sculptures de la Sagrada Familia en appliquant une curieuse
méthode de travail qu'il avait imaginée : en premier lieu, il se livrait à une étude anatomique approfondie de la
silhouette, en se concentrant sur les articulations – pour cela, il a étudié minutieusement la structure du squelette
humain. Parfois, il se servait de poupées de fils de fer pour tester la posture adéquate pour la silhouette à sculpter.
Dans un deuxième temps, il réalisait des photographies des modèles, en utilisant un système de miroirs qui
fournissaient de nombreuses perspectives. Ensuite, il réalisait des moulages en plâtre des silhouettes, de
personnes comme d'animaux (un jour, il dut même hisser un âne pour le voir se mouvoir). À partir de ces
modèles, il modifiait les proportions, de façon à obtenir une vision parfaite de la silhouette, en fonction de sa
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situation dans l'église (d'autant plus grandes qu'elles étaient élevées). En dernier lieu, il sculptait la pierre .
Bonaventura Conill i Montobbio, architecte, 1876–1946, est l'initiateur du modernisme à Lloret de Mar. Il étudia à
l'École d'Architecture de Barcelone et fut un disciple d'Antoni Gaudí.
D'autres collaborateurs ont travaillé sur la Sagrada Família : Francesc Berenguer, Josep Francesc Ràfols, Cèsar
Martinell, Joan Bergos, Francesc Folguera, Josep Canaleta et Joan Rubió. D'abord apprenti sur ce chantier, Joan
Matamala i Flotas acheva le statuaire de la façade de la Nativité de la basilique. Ce fut également lui qui mit au
jour le projet inachevé de l'Hôtel Attraction.
Galerie d'images
Marché de l'art
Les pièces de mobilier et objets d'art décoratif réalisés par Gaudí sont Détail de façade de la Casa Batlló.
extrêmement rares sur le marché de l'art.
Le 25 mai 2011, Sotheby's vend à Paris, pour 385 000 euros, un banc à
deux places provenant de l'église de la Colònia Güell (vers 1890) : record mondial pour un siège de l'artiste
aux enchères.
Le 27 novembre 2007, un des paravents de la Casa Milà de Gaudí dit la Pedrera est vendu chez Christie's
pour la somme de 1 385 000 dollars américains.
En 2002, le musée d'Orsay acquiert un ensemble de Gaudí d'une collection privée à Paris pour deux
millions d'euros.
Hommages
(10185) Gaudi, astéroïde
Notes et références
(es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Antoni
Gaudí ([Link] » (voir la liste des auteurs ([Link]
[Link]/wiki/Antoni_Gaud%C3%AD?action=history)).
Notes
1. Il y a une polémique sur le lieu de sa naissance.
2. Le modèle funiculaire de la Sagrada Familia a été perdu lors de l’incendie de la crypte de la basilique durant la
guerre civile espagnole. L'église non réalisée de la Colonie Guell devait servir de « brouillon » à Gaudi. Voir
les articles correspondants.
Références
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29/08/2008 sur [Link]
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le 03/08/2008, sur [Link]
4. Joan Castellar-Gassol, Gaudí, la vida d'un visionari, p. 13.
5. Presque jusqu'à la fin de 1915, Gaudí nota dans tous ses documents Reus comme lieu de naissance, mais à
partir de cette date, il se déclara fils de Riudoms. Le motif pourrait être le dépit ressenti lors du rejet de son
projet de restauration du sanctuaire de la Miséricorde de Reus. Joan Bassegoda i Nonell, El gran Gaudí,
p. 552
6. Ana María Férrin, Gaudí, de piedra y fuego, p. 61.
7. Joan Bassegoda, El gran Gaudí, p. 26.
8. Joan Bergos, Gaudí, l'home i l'obra, p. 31
9. Gijs van Hensbergen, Antoni Gaudí, p. 36
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11. [History of Vegetarianism - Antoni Gaudí (1852-1926)].
12. Gijs van Hensbergen, Antoni Gaudí, p. 162.
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43. "El Musical de Gaudí", sur [Link] consulté le 03/08/2008
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47. Carlos Flores, Les lliçons de Gaudí, p. 89
48. Francesc Fontbona, El vanguardismo de un tradictionalista, sur [Link]
/bmm58_qc42.htm, consulté le 03/08/2008
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51. Joan Bassegoda, Gaudí, o espacio, luz y equilibrio, p.266
52. Isidre Puig i Boada, El pensament de Gaudí, p. 238
53. Jorge Wagensberg, Apunts sobre la intuïció científica de Gaudí, in Gaudí 2002, Miscellània, p. 168.
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60. Oriol Pibernat, Diseño, entre el legado y la invención de la tradición, sur [Link]
/b_mm/ebmm58/[Link], consulté le 03/08/2008
61. Ana Maria Férrin, Gaudí, la huella del genio, p. 74
62. Joan Bossegoda, El Gran Gaudí, p. 12.
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65. Comité du patrimoine mondial, huitième session ordinaire, Décision 08COM IX.A ([Link]
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66. Comité du patrimoine mondial, vingt-neuvième session, Décision 29 COM 8B.47 ([Link]
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67. Ricardo Regàs, Antoni Gaudi, Dosde arte Ediciones, 2011, p. 10
Voir aussi
Sur les autres projets Wikimedia :
Antoni Gaudí ([Link]
[Link]/wiki/Category:Antoni_Gaud%C3%A
D?uselang=fr), sur Wikimedia Commons
Bibliographie
Isidre Puig Boada (éd.), Antoni Gaudi : paroles et écrits, 2002, éditions L'Harmattan.
Philippe Thiébaut, Gaudi, bâtisseur visionnaire, Gallimard, 2001, coll. « Découvertes ».
Juan José Lahuerta, Gaudi, album cientifico, éditions Triangle Postals. Ouvrage en espagnol, en anglais et
en français, recueil de cartes postales sur les ouvrages de Gaudi
Xavier Guell, Guia Gaudí, 2002, Editorial Gustavo Gili, Barcelona. Photos du mobilier créé par Gaudí, en
anglais, en français et en espagnol.
Jean-Claude Caillette, Antonin Gaudi - un architecte de génie, l'Harmattan, 2011
Articles connexes
Friedensreich Hundertwasser (1928-2000), architecte viennois dont les réalisations organiques et
fantaisistes ont pu être rapprochées de l'œuvre de Gaudí.
Le Musée du Modernisme catalan, situé rue Balmes, dans le quartier de l'Eixample, à Barcelone.
Liens externes
Le Gaudí Centre ([Link]
Sur l'œuvre de Gaudí ([Link] Gaudidesigner site
Gaudí et Art nouveau en Catalogne ([Link]
Visite virtuelle de la Crypte de la Colonia Güell ([Link]