2020/2021 TP2 d’OPU-PC
Coagulation – Floculation
𝑻𝑨𝒁𝑰 𝑴𝒂𝒏𝒂𝒍
Trinôme : 𝑳𝑨𝑺𝑴𝑰 𝒀𝒐𝒖𝒔𝒓𝒂
𝑳𝑶𝑼𝑵𝑰𝑺 𝑴𝒂𝒔𝒔𝒚𝒍𝒊𝒂
2eme Génie d’Environnement
ECOLE NATIONALE POLYTECHNIQUE
I. But De TP
Mise en évidence de la contribution d’un coagulant dans la décantation et
comparaison entre l’efficacité de deux coagulants.
II. Partie Théorique
1) Les Définitions
o La coagulation
Elle est l’ensemble des phénomènes physico-chimiques amenant une
suspension stable ou « sol » de particules de très
petite taille en solution - les colloïdes- à se séparer
en deux phases distinctes.
La coagulation lors du traitement de
l'eau consiste en un processus de déstabilisation par
neutralisation de la charge. Une fois neutralisées, les
particules ne se repoussent plus et peuvent être
rassemblées.
La coagulation est nécessaire pour
l'élimination des matières colloïdales en suspension
dans les eaux usées.
o La floculation
Elle est l'ensemble des phénomènes physico-
chimiques menant à l'agrégation de particules
stabilisées pour former des flocons ou « flocs ». Ce
phénomène est réversible, c'est à dire que l'on peut casser ces agrégats
o La coagulation-floculation
Elle est un procédé de traitement physico-chimique d'épuration de l'eau, utilisé pour
le traitement de potabilisation ou le traitement d'eau usée. Son principe repose sur la
difficulté qu'ont certaines particules à se décanter naturellement : les colloïdes.
2) Le Principe
Dans ce TP nous allons nous focaliser spécialement sur la coagulation, nous aurons
donc besoin d’en savoir un peu plus :
i. Structure des colloïdes
Dans une eau de surface, les colloïdes portent des charges négatives situées à leur
surface. Ces charges négatives attirent les ions positifs en
solution dans l'eau. Ceux-ci sont étroitement collés au
colloïde et forment la couche liée ou de STERN, qui attire
à son tour des anions accompagnés d'une faible quantité
des cations : c'est la couche diffuse ou de GOUY. Il y a
donc formation d'une double couche ionique, l'une
accompagnant la particule lors de ces déplacements,
l'autre se déplaçant indépendamment ou avec un certain
retard. Il existe entre ces deux couches un potentiel
électrostatique ou de NERNST, qui varie en fonction de la distance par rapport à la
surface du colloïde.
Dans la couche liée, le potentiel de NERNST décroît linéairement car les cations
constitutifs sont empilés uniformément.
En revanche, dans la couche de GOUY,
le potentiel électrostatique varie de
manière non linéaire, étant donné que la
répartition ionique résulte d'un mélange
aléatoire de cations et d'anions. La
valeur du potentiel à la surface de la
couche de NERNST est appelé potentiel
zêta. Les colloïdes étant chargés
négativement, ce potentiel est négatif.
Dans les eaux naturelles, sa valeur varie
de -30 à -35 mV. Les particules de
potentiel zêta négatif se repoussent très
fortement. C'est pourquoi, les colloïdes
sont très stables et inhibent toute agglomération.
ii. Les Coagulants
Produit chimique ou organique destiné à favoriser la coagulation des matières
colloïdales en suspension dans une eau.
Les principaux coagulants utilisés pour déstabiliser les particules et produire des
flocs sont :
o le sulfate d'aluminium Al2(SO4)3, 18 H2O
o l'aluminate de sodium NaAlO2
o le chlorure ferrique FeCl3, 6 H2O
o le sulfate ferrique Fe2(SO4)3, 9 H2O
o le sulfate ferreux FeSO4, 7 H2O.
L'efficacité de ces coagulants est directement liée à la valence des cations utilisés.
Ainsi un ion divalent est-il jusqu'à 200 fois plus efficace et un trivalent jusqu'à 10000
fois plus efficace qu'un monovalent. Les doses de coagulant à mettre en œuvre
peuvent donc varier d'un facteur 100 ! On a longtemps pensé que les sels libéraient
des ions Al3+ et Fe3+ qui neutralisaient la force de répulsion entre les particules
colloïdales et favorisaient ainsi la coagulation. On sait maintenant que les
mécanismes qui entrent en jeu sont plus complexes et que les produits d'hydrolyse
des sels d'aluminium et de fer sont des coagulants plus efficaces que les ions eux-
mêmes. 6 La mise en solution d'un coagulant se déroule en deux étapes. Prenons
l'exemple du sulfate d'aluminium :
L'étape 1 : est une phase d'hydrolyse. Des intermédiaires polychargés positifs
se forment. Ils sont très efficaces pour neutraliser la charge des colloïdes. Il s'agit de
la véritable forme coagulante qui déstabilise les particules chargées négativement.
L'étape 2 : permet la formation du précipité d'Al(OH)3. Cette réaction dépend
de l'agitation du milieu. Ce précipité est l'élément qui assure la coalescence des
colloïdes déstabilisés : c'est la forme floculante.
III. Partie expérimentale
1) Mode Opératoire
On prépare 250 ml de solution mère de un coagulant (FeCl3 )
On numérote nos 5 béchers et on leur effectue la pesée à vide
On met 800 ml d’eau dans chaque bécher
On ajoute 1,5g d’amidon et de choux (CaCO3) à une concentration massique
de 2,5g/l
On place les béchers sur le banc éclairé et y introduire
les tiges d’agitation
On injecte notre coagulent de façon à obtenir des
concentrations massiques en coagulent qui varient entre 0 et
80mg/l
Après 30 seconde d’agitation au vitesse (100tr/min)
on injecte l’adjuvant de floculation s’il y a lieu
On laisse sous agitation pour 2min-3min pour
distribuer la matière partout la solution et on ajoute
aluminium
On réduit la vitesse d’agitation à 40tr/min pendant
20min
Remarque : la réduction de l’agitation pour les molécules seront bien reporté
sinon elles n’approchent pas à cause de la force d’agitation
Après l’éteint de l’agitation on laisse décantait pendant quelque minute
On va relever la majorité de l’eau de bécher
Le reste On mettre l’étuve à température 105°C pendant une nuit (24h)
On pesé la masse séchée.
2) Les Résultats
i. la masse nécessaire de CaCO3 à mettre dans chaque bécher
20 mg 1L
mCaCO3 800 mL
800 ×20
mCaCO3 = mCaCO3 = 16 mg
1000
ii. Le volume nécessaire de coagulent à mettre dans chaque bécher
C= 20mg/L
V=800mL
Pour :
[FeCl3] = 5 g/L ( le coagulant )
[Link] = C.V
C .V 1,16×10−3
𝑉𝑐𝑜𝑎 = =
Ccoa 5
𝑉1Coa = 3,2𝑚𝑙
Pour :
[FeCl3] = 10 g/L ( le coagulant )
𝑉2Coa = 6,4𝑚𝑙
…EXT
iii. La quantité de la boue décantée + La masse de coagulant
Avec la pesée des béchers à vide ainsi que avant et après incubation ;
m(décantée) = masse après incubation (mtotale ) - masse du bécher vide (mvide)
m(coagulant ) = masse (i-boue) –masse (1-boue)
« le tube 1 représente la masse décantée sans coagulent . »
On résume les résultats dans le tableau suivant :
N°= Becher 1 2 3 4 5
C(mg/L) 0 20 40 60 80
Vcoagulant 0 3,2 6,4 9,6 12,8
(mL)
mvide (g) 103,09 117,75 121,36 116,49 120,15
mtotale (g) 104,029 118,93 122,84 117,97 121,6
mdécantée (g) 0,94 1,18 1,48 1,48 1,45
mcoagulant (g) 0 0,24 0,54 0,54 0,51
Remarque
Masse de la boue formée :
m = (mtotale – mvide ).(1- )
: c’est la contribution moyenne du coagulant dans la boue ,
𝑑𝑚
∑
𝑚𝑐𝑜𝑎𝑔𝑢𝑙𝑎𝑛𝑡
Tel que 𝜀 =
4
avec dm = m( coagulant après incubation )- m(bécher vide )
« c’est la dernier partie dans TP mais on n’a pas fait donc je suppose que 0 ;
m(boue formée ) m(décantée ) . »
iv. La courbe de masse des particules colloïdales en fonction de C :
mcoagulant = f(C)
0,6
0,5
mcoagulant (g)
0,4
0,3
0,2
0,1
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90
C(mg/L)
Commentaire :
On remarque l’augmentation de la masse coagulant avec l’augmentation de la
concentration du coagulent de façon linéaire jusqu’à obtenir la phase stationnaire à
partir de C=40mg/L ; Ceci approuve que la concentration optimale pour une bonne
décantation c’est 40 mg/L pour une concentration de 2,5 g/L de choux et d’amidon.
Conclusion
Après ces essais nous ont permis de
déterminer la concentration nécessaire en
coagulent qui donne les résultats les plus
optimaux.
Ainsi on peut déduire que Le Coagulent
FeCl3 est efficace pour la décantation des
eaux synthétiques ; Tel qu’il provoque le
phénomène de Coagulation qui rend les
particules qui ne décantent pas plus
lourdes augmentant ainsi son poids, ainsi
que sa vitesse de chute.