MODULE 5
LE POTENTIEL ÉLECTRIQUE
Représentation du potentiel total pour deux charges de signes opposés
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5.1 POTENTIEL ÉLECTRIQUE
Dans ce module, nous allons étudier la notion de potentiel électrique, en faisant le parallèle avec des
notions vues en mécanique, afin de se doter d’une autre méthode (après celles vues dans les modules 3
et 4) permettant d’obtenir le champ électrique d’une distribution de charge quelconque.
A) Potentiel électrique
Nous avons vu dans le cours de mécanique que la force agissant entre deux objets ayant une certaine
masse était donnée par la loi de la gravitation universelle de Newton. Cette force étant conservative,
nous avons pu définir une énergie
potentielle gravitationnelle. En
électricité, la loi de Coulomb donnant
la force électrique entre deux charges
ponctuelles à la même forme, elle est
conservative et une énergie
potentielle électrique peut être
définie. À la figure 5.1 et dans le
tableau suivant, nous voyons très
clairement les similitudes : m devient
q et g devient E.
Figure 5.1 Représentation des similitudes entre le champ
gravitationnel et le champ électrique.
Mécanique Électricité
Force gravitationnelle Fg = GMm / r2 = mg FE = kQq / r2 = qE Force électrique
Champ gravitationnel g = GM / r2 E = kQ / r2 Champ électrique
Énergie potentielle Ug = mgy UE = qEy Énergie potentielle
gravitationnelle électrique
Potentiel gravitationnel Vg = Ug / m = gy VE = UE / q = Ey Potentiel électrique
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Le potentiel électrique est en fait de l’énergie potentielle électrique par unité de charge au même titre
que le potentiel gravitationnel est de l’énergie potentielle gravitationnelle par unité de masse.
VE = UE / q Potentiel électrique (5.1)
où : VE = potentiel électrique (scalaire) (J / C ou V (volt) )
UE = énergie potentielle électrique (scalaire) (J) (joule)
q = charge électrique (scalaire) (C) (coulomb)
L’avantage de définir un potentiel électrique est qu’il ne dépend que du champ électrique créé par les
charges sources et non de la charge d’essai q. De plus, il est souvent plus facile d’analyser une
situation physique à partir du potentiel électrique (scalaire) qu’à partir du champ électrique (vecteur).
B) Équipotentielles
Les équipotentielles sont des lignes qui joignent les points de même potentiel. Les lignes de champ
électrique sont perpendiculaires aux équipotentielles et sont orientées des potentiels élevés vers les
potentiels plus faibles. À partir des équipotentielles, il est donc possible d’obtenir le champ électrique.
Figure 5.2 Équipotentielles et lignes de champ pour deux charges positives.
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C) Potentiel électrique d’une charge ponctuelle
On sait que l’énergie potentielle électrique (voir le tableau au module 5.1 A) ) est UE = qEy = qEr (en
coordonnées sphériques). De plus, le champ électrique pour une charge ponctuelle (équation 3.2) est
égale à kQ / r2 . Combinant ces deux équations, nous obtenons UE = kqQ / r = q VE. Donc,
VE = k Q / r Potentiel électrique (charge ponctuelle) (5.2)
où : VE = potentiel électrique (scalaire) (V) (volt)
k = constante de la loi de Coulomb = 9,00 x 109 N⋅m2 / C2
Q = charge électrique (C) (coulomb)
r = distance radiale (m) (mètre)
À la figure 5.3, la distance radiale est mesurée
selon l’axe des x (r devient donc x). On peut y
voir la représentation des lignes de champ
électrique (radiales à la charge ponctuelle) ainsi
que les équipotentielles (concentriques à la
charge et perpendiculaire au champ électrique).
On remarque également le lien entre la position
d’un point de l’espace (sur l’axe des x ici) et le
potentiel électrique. Plus on s’éloigne de la
charge, plus le potentiel est faible (VE est
inversement proportionnelle à la position :
fonction 1/x).
Figure 5.3 Potentiel électrique d’une charge
ponctuelle : schéma (équipotentielles et champ
électrique) et fonction potentiel VE = kQ/x .
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D) Potentiel électrique d’un système de charges ponctuelles
VE = Σ k Qi / ri Potentiel électrique (plusieurs charges ponctuelles) (5.3)
où : VE = potentiel électrique (scalaire) (V) (volt)
k = constante de la loi de Coulomb = 9,00 x 109 N⋅m2 / C2
Qi = charge électrique de la particule i (C) (coulomb)
ri = distance entre la particule i et le point de l’espace pour lequel on cherche le potentiel (m)
Figure 5.4 Potentiel électrique d’un système composé de deux charges ponctuelles
positives en fonction de la position x.
Notez qu’à la figure 5.4, les lignes pointillées représentent le potentiel électrique de chacune des
charges prises individuellement, alors que la ligne en trait plein est le potentiel électrique total (addition
des deux courbes individuelles).
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Exemple 5.1 : Trois charges ponctuelles occupent les sommets d’un
triangle isocèle (q = 5 μC) tel qu’illustré.
Déterminez le potentiel électrique au milieu de sa
base.
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E) Potentiel électrique d’une distribution continue de charge
Le potentiel électrique d’une distribution continue de charge peut se calculer en prenant compte de la
contribution de chacun des éléments de charge infinitésimale dq (l’intégrale constituant la somme d’un
nombre infini de particules élémentaires).
VE = k ∫ dq / r Potentiel électrique (distribution continue de charge) (5.4)
où : VE = potentiel électrique (scalaire) (V) (volt)
k = constante de la loi de Coulomb = 9,00 x 109 N⋅m2 / C2
dq = élément de charge électrique (C) (coulomb)
r = distance entre dq et le point de l’espace pour lequel on cherche le potentiel (m) (mètre)
Notez cependant que cette équation ne convient généralement pas lorsque la distribution de charge est
infinie. En posant V=0 à l’infini, on obtient des valeurs indéterminées de potentiel près de la
distribution de charge. Nous utiliserons donc l’équation 5.5 pour calculer la différence de potentiel
électrique autour de n’importe quel type d’objet chargé (infini ou non, ponctuelle ou non). Il faut par
contre connaître le champ électrique produit par l’objet (à l’aide du théorème de Gauss ou d’une autre
méthode) pour pouvoir utiliser cette équation. Nous verrons au module 5.2 d’où elle provient.
VB – VA = - ∫AE⋅ds
B
Différence de potentiel électrique (5.5)
où : VB = potentiel électrique au point B (scalaire) (V) (volt)
VA = potentiel électrique au point A (scalaire) (V) (volt)
E = champ électrique (vecteur) (N/C)
ds = élément de déplacement (vecteur) (m) (mètre)
L’équation 5.5 nous donne donc la différence de potentiel entre deux points de l’espace environnant un
objet chargé quelconque dont le champ électrique est connu.
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Exemple 5.2 : Déterminez la différence de potentiel entre les points PA ( 1 ; 2 ; 3 ) et PB ( 2 ; 4 ; 6 )
d’un espace où règne le champ électrique suivant : E = ( 4x2yz i + 2xy2z j - y3 k )
N/C.
VB – VA = - ∫AE⋅ds
B
VB – VA = - ∫A ( 4x2yz ; 2xy2z ; - y3 ) ⋅ ( dx ; dy ; dz )
B
VB – VA = - ∫A ( 4x2yz dx + 2xy2z dy - y3 dz )
B
Application du produit scalaire.
VB – VA = - 4yz ∫A x2 dx 2xz ∫A y2 dy ∫A
B B B
- + y3 dz Distribution de l’intégrale sur chacun
des termes.
VB – VA = - 4yzx3/3 ⎮A 2xzy3/3 ⎮A y3 z ⎮A
B B B
- + Application des règles d’intégration
et substitution des valeurs de x, y et z
pour chacun des points considérés
(ligne suivante).
[
VB – VA = - 4(4)(6)(2)3/3 - 4(2)(3)(1)3/3 ] - [2(2)(6)(4) /3 - 2(1)(3)(2) /3] + [(4) (6) - (2) (3)]
3 3 3 3
[
VB – VA = - 256 - 8 ] - [512 - 16] + [384 - 24 ]
VB – VA = - 384 V
F) Potentiel électrique d’un conducteur à l’équilibre électrostatique
Étant donné que le champ électrique est nul à l’intérieur d’un conducteur à l’équilibre électrostatique
(voir module 4.1) ( E = 0 ), il n’y a pas de variation de potentiel à l’intérieur de celui-ci ( VB – VA = - ∫A
B
E⋅ds ). Le potentiel à l’intérieur du conducteur est donc constant et égal à la valeur du potentiel à la
surface du conducteur.
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5.2 CONSERVATION DE L’ÉNERGIE
Dans cette section, nous allons utiliser les mêmes notions d’énergie vue en mécanique, mais cette fois-
ci en considérant les forces électriques. Les problèmes se feront donc de la même manière
qu’auparavant, mais en tenant compte d’une force supplémentaire (la force électrique).
Équations applicables en mécanique et en électricité
Théorème de l’énergie cinétique Wnet = ΔK
Conservation de l’énergie Wext = ΔU + ΔK
WF = ∫ F⋅ds
Travail fait par une force
Travail-énergie de forces conservatives Wc = - ΔU
Énergie potentielle gravitationnelle Ug = mgy
Énergie potentielle électrique UE = qVE
Énergie cinétique K = m v2 / 2
Quantité de mouvement P = mv
Notez qu’on peut utiliser le théorème de l’énergie cinétique aussi bien que l’équation de la
conservation de l’énergie, puisque les deux équations sont équivalentes.
Wnet = ΔK
Wext + WFé + Wg = ΔK Le travail extérieur est l’équivalent du travail fait par les
forces non conservatives. Le travail fait par une force
conservative est égal au signe contraire de la variation
d’énergie potentielle. Le travail fait par gravité peut
être négligé, puisque la force gravitationnelle est très
petite comparativement à la force électrique pour des
particules élémentaires (protons, électrons).
Wext - ΔU + 0 = ΔK
Wext = ΔU + ΔK Conservation de l’énergie (5.6)
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À l’équation précédente, si une particule se déplace à vitesse constante (ΔK= 0), Wext = ΔU = qΔV = q
(VB – VA). Si la particule n’est soumise à aucune force extérieure (0 = ΔU + ΔK), alors ΔK = - ΔU = -
q (VB – VA). Ces deux situations constituent des cas particuliers qui peuvent être solutionnés à partir
de l’équation générale (équation 5.6). C’est donc cette équation qui devra être utilisée et non celles
particulières présentées ici et dans votre Benson.
Notez également que l’équation 5.5 provient simplement de la définition même du travail vu en
mécanique.
WF = ∫ F⋅ds Le travail est une force fois le déplacement.
- ΔUE = q ∫ E⋅ds Le travail fait par une force conservative est égal au
signe contraire de la variation d’énergie potentielle. La
force électrique est une force conservative et est égale à
qE.
- q ΔVE = q ∫ E⋅ds
VB – VA = - ∫AE⋅ds
B
Un système de charges ponctuelles (voir module 5.1 D)) peut aussi être analysé selon son énergie
potentielle électrique. L’énergie potentielle électrique d’un système de particules chargées correspond
au travail extérieur qu’il faut fournir pour amener chacune des charges de l’infini (Uinfini = 0 J) jusqu’à
une distance r l’une de l’autre, et ce, sans variation d’énergie cinétique (à vitesse constante). On se
rappelle ici que de l’énergie potentielle est de l’énergie associée à une position par rapport à un
référentiel déterminé. Dans le cas de l’énergie potentielle électrique, on fixe généralement le
référentiel à l’infini pour une énergie nulle.
Wext = ΔU + ΔK
Wext = ΔU + 0 Si la vitesse constante, alors ΔK = 0 J.
Wext = UB - UA UA est fixée à 0 J à l’infini.
Wext = UB D’où la définition énoncée plus haut.
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Considérons une charge ponctuelle positive créant un potentiel électrique V = kQ/r à une distance r
d’elle-même. Pour approcher une autre charge positive de l’infini à vitesse constante jusqu’à la
distance r de la première charge positive, il faut fournir un travail positif (force extérieure dans le même
sens que le déplacement) de manière à vaincre la répulsion existante entre les deux charges.
Par contre, pour approcher une charge négative dans les mêmes conditions, il faut fournir un travail
négatif, puisque cette fois-ci, la force extérieure est dans le sens contraire au déplacement (il faut
vaincre l’attraction entre la charge + et – et ainsi permettre à la particule négative d’effectuer le trajet à
vitesse constante).
Puisque U = qV (énergie potentielle d’une charge q à un potentiel V créé par une autre charge (Q)) et
que V = kQ/r, l’énergie potentielle de deux particules chargées à une distance r l’une de l’autre est U =
kqQ/r. Pour un système de particules, nous obtenons l’équation suivante :
UE = Σ Ui j = Σ k qi qj / ri j Énergie potentielle d’un système
de plusieurs charges (5.7)
où : UE = énergie potentiel électrique (scalaire) (J) (joule)
k = constante de la loi de Coulomb = 9,00 x 109 N⋅m2 / C2
qi = charge électrique de la particule i (C) ( i < j pour éviter de compter deux fois la même paire
de charges puisque Uij = Uji )
qj = charge électrique de la particule j (C) (coulomb)
ri j = distance entre la particule i et la particule j (m) (mètre)
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Exemple 5.3 : Trois charges ponctuelles occupent les sommets
d’un triangle isocèle (q = 5 μC) tel qu’illustré.
Déterminez l’énergie potentielle électrique de ce
système.
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Exemple 5.4 : Déterminez le travail extérieur nécessaire pour déplacer un électron d’un point PA ( 1 ; 1
; 1 ) nm au point PB ( 2 ; 2 ; 2 ) nm dans l’espace entourant une charge ponctuelle
positive (proton), placée à l’origine du système d’axes, en le faisant accélérer de l’état
de repos jusqu’à 4 x 106 m/s.
Wext = ΔU + ΔK Conservation de l’énergie
ΔU = qéΔV = qé(VB - VA) = - qé ∫A E⋅ds
B
qé = charge de l’électron = - 1,602 x 10-19 C
ΔU = - qé ∫A ( kqp/r2 ; 0 ; 0 ) ⋅ ( dr ; R dθ; R sinθ dϕ )
B
E et ds exprimés en coordonnées sphériques
qp = charge du proton = 1,602 x 10-19 C
ΔU = - kqéqp ∫A r -2 dr
B
Application du produit scalaire
⎮A
B
ΔU = - kqéqp (- r -1) Application de l’intégrale
ΔU = kqéqp ( rB-1 - rA-1 )
ΔU = ( 9,0 x 109 )( - 1,602 x 10-19 )( 1,602 x 10-19 ) ( (3,464 x 10-9 )-1 - (1,732 x 10-9 )-1 )
ΔU = 6,67 x 10-20 J
rA = ( xA2 + yA2 + zA2 )1/2 = ( 12 + 12 + 12 )1/2 = 1,732 nm
rB = ( xB2 + yB2 + zB2 )1/2 = ( 22 + 22 + 22 )1/2 = 3,464 nm
ΔK = m (vf2 – vi2) / 2
ΔK = (9,11 x 10-31 ) ( (4 x 106 )2 – (0)2 ) / 2
ΔK = 7,29 x 10-18 J
Wext = ΔU + ΔK Conservation de l’énergie
Wext = 6,67 x 10-20 + 7,29 x 10-18
Wext = 7,35 x 10-18 J
Note : Le champ électrique d’une charge ponctuelle étant connu, nous avons pu procéder au calcul de
la différence de potentiel avec l’équation 5.5. Ceci a été réalisé pour montrer comment appliquer cette
équation, ainsi que l’avantage d’utiliser les coordonnées sphériques lorsque la situation si prête. Nous
aurions évidemment pu utiliser directement le potentiel d’une charge ponctuelle puisqu’il est connu (
VB - VA = kqp ( rB-1 - rA-1 ) ).
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5.3 DÉTERMINATION DU CHAMP ÉLECTRIQUE À PARTIR DU POTENTIEL
Le principe de cette méthode est relativement simple et est basé sur le fait qu’un potentiel électrique est
facilement mesurable. Expérimentalement parlant, une série de mesures du potentiel électrique est
prise de façon à couvrir l’ensemble de l’espace que l’on souhaite étudier. À partir de ces mesures, on
détermine l’équation du potentiel en fonction de la position (courbe de tendance). Une fois l’équation
obtenue, on dérive partiellement cette équation et on obtient l’équation du champ électrique en fonction
de la position. En théorie, la même procédure peut être appliquée pour obtenir le champ électrique, si
nous disposons de la relation théorique du potentiel en fonction de la position.
Appliquer une dérivée partielle sur une équation est relativement simple lorsque l’on sait déjà dériver.
Il s’agit en fait de dériver par rapport à une variable comme à l’habitude, mais en considérant toutes les
autres variables de l’équation constantes. Le symbole de la dérivée partielle est ∂ au lieu de d. À ce
stade-ci, il serait bon de revoir les règles de dérivation pour les principales fonctions (xn , 1/x , eax , ln|x|
, sin (x) , cos (x) , tan (x) ) (voir annexe C du Benson).
D’après la relation (vue précédemment) dV = - E⋅ds = - ( Ex dx + Ey dy + Ez dz ) (application du
produit scalaire), nous obtenons Ex = - (dV/dx) pour y et z constantes (pas de variations dy et dz dans
l’équation précédente si y et z sont constantes). La même procédure s’applique pour les autres
composantes du champ et on obtient avec la notation de dérivée partielle, la relation suivante entre le
champ électrique et le potentiel électrique.
E = - ∂V/∂x i - ∂V/∂y j - ∂V/∂z k Champ électrique à partir du potentiel (5.8)
où : E = champ électrique (vectoriel) (N/C)
- ∂V/∂x = Ex = composante en x du champ électrique (N/C)
- ∂V/∂y = Ey = composante en y du champ électrique (N/C)
- ∂V/∂z = Ez = composante en z du champ électrique (N/C)
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Exemple 5.5 : Déterminez le champ électrique associé à la fonction potentiel V(x, y, z) = 4 x2z3 –
3x3yz + 2xy au point P (1 ; 2 ; 3).
Ex = - ∂V/∂x = - [ 8xz3 – 9x2yz + 2y ] = - [ 8(1)(3)3 – 9(1)2(2)(3) + 2(2) ] = - 166 N/C
Ey = - ∂V/∂y = - [ 0 – 3x3z + 2x ] = - [ 0 – 3(1)3(3) + 2(1) ] = + 7 N/C
Ez = - ∂V/∂z = - [ 12x2z2 – 3x3y + 0 ] = - [ 12(1)2(3)2 – 3(1)3(2) + 0 ] = - 102 N/C
E = ( -166 ; 7 ; -102 ) N/C = ( -166 i + 7 j - 102 k) N/C
Note : Pour résoudre ce problème, il s’agit de dériver partiellement la fonction potentiel pour obtenir
les composantes du champ en fonction de la position. Ensuite, on remplace simplement les
variables x, y et z par leur valeur au point de l’espace demandé.
La dérivée partielle ∂V/∂y comporte un terme nul, puisque la dérivée d’une constante est nulle.
Le premier terme de la fonction potentiel dépend uniquement de x et z (qui sont considérés
constantes lorsque l’on dérive par rapport à y). La même remarque s’applique pour le cas de Ez.
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