Guide ORSAN pour ARS en Crise
Guide ORSAN pour ARS en Crise
Guide méthodologique
Aide à l’organisation
de l’offre de soins
Aide à l’organisation
de l’offre de soins
en situations sanitaires
exceptionnelles
2014
C
CAI Centre d’accueil et d’information du public
CESU Centre d'enseignement des soins d'urgence
CODAMUPS Comité départemental de l’aide médicale urgente,
de la permanence des soins et des transports sanitaires
COREB Coordination des urgences infectieuses et du risque épidémique
et biologique
CPOM Contrat pluriannuel d'objectif et de moyen
CSP Code de la santé publique
CRRA Centre de réception et de régulation des appels
D
DDRM Dossier départemental sur les risques majeurs naturels
et technologiques
DGARS Directeur général de l’agence régionale de santé
E
EPRUS Établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires
EMS Établissement médico-social
ES Établissement de santé
ESR Établissement de santé de référence
H -I
HIA Hôpital d’instruction des armées
InVS Institut de veille sanitaire
L-N
LABM Laboratoire de biologie médicale
NOVI Nombreuses victimes
NRBC Nucléaire radiologique biologique chimique
O
ORSAN Organisation de la réponse du système sanitaire
ORSEC Organisation de la sécurité civile
ORU Observatoire régional des urgences
P
PBE Plan blanc élargi
PCS Plan communal de sauvegarde
PSM Poste sanitaire mobile
PZM Plan zonal de mobilisation des ressources sanitaires
R
REB Risque épidémique et biologique
RPPS Répertoire partagé des professionnels de santé
ROR Répertoire opérationnel des ressources
S
Samu Service d'aide médicale urgente
SCMM Samu de coordination médicale maritime
SDACR Schéma départemental d’analyse et de couverture des risques
SDIS Service départemental d’incendie et de secours
Smur Service mobile d'urgence et de réanimation
SPRA Service de protection radiologique des armées
SROMS Schéma régional d’organisation médico-sociale
SROS Schéma régional d’organisation des soins
SRP Schéma régional de prévention
SSA Service de santé des armées
SSE Situation sanitaire exceptionnelle
SSSM Service de santé et de secours médical
SU Service d’urgence
T-U
TS Transporteur sanitaire
UA Urgence absolue
UR Urgence relative
URPS Union régionale des professionnels de santé
Sommaire
Présentation du guide 7
Principes de l’organisation de l’offre de soins en situation exceptionnelle 9
Cadre général 11
Le schéma ORSAN 14
Les plans de renfort 17
Le plan blanc élargi 17
Le plan zonal de mobilisation des ressources sanitaires 18
Méthodologie d’élaboration 31
La synthèse des risques et des effets à obtenir 33
La cartographie des risques 33
La définition des effets à obtenir 34
Annexes 67
Annexe 1 : Organisation de la gestion de crise 68
Annexe 2 : Samu de zone 69
Annexe 3 : Tableau de synthèse de typologie des risques
et des capacités de réponse 70
Présentation
du guide
7
Aide à l’organisation de l’offre de soins en situations sanitaires exceptionnelles Guide méthodologique
8
Principes
de l’organisation
de l’offre de soins
en situations
exceptionnelles
Principes de l’organisation de l’offre de soins
Cadre général
La réponse sanitaire aux situations exceptionnelles doit permettre d'optimiser la
prise en charge des patients lors d'événements graves et/ou inhabituels, et de
garantir la continuité et la qualité des soins, au bénéfice des blessés, malades ou
parturientes non directement impliqués dans l’événement, par la mobilisation au
plus juste des ressources nécessaires.
Le cadre général de planification présenté dans ce guide permet de répondre à
l’ensemble des demandes de planification opérationnelle des préfets quelle que
soit la nature de l’événement considéré. Il repose sur deux notions :
• la notion de « situation sanitaire exceptionnelle » (SSE), allant du quotidien à la
crise ayant un impact sanitaire de grande ampleur. Elle englobe toutes les
situations susceptibles d’engendrer une augmentation sensible de la demande
de soins ou de perturber l’organisation de l’offre de soins, qu’elles soient liées
notamment à une maladie infectieuse à potentiel épidémique, une catastrophe
naturelle, un accident technologique ou encore un acte malveillant. Cette notion
très large, intégrée au Code de la santé publique, a vocation à permettre le
développement d’un véritable continuum entre le fonctionnement « habituel » du
système de santé et la réponse opérationnelle aux crises de grande ampleur ;
• la notion d’« effets à obtenir », qui en terme de relation entre les préfectures et
les ARS opère le passage d’une logique de moyens recensés au niveau du
département à une logique de « conséquences sanitaires » d’un événement à
traiter, servant de base à la définition d’une organisation adaptée des soins.
L’objectif consiste à rechercher les approches les plus efficientes au sein de chaque
territoire, en prenant en compte les particularités et les ressources locales
disponibles dans le secteur libéral, pré-hospitalier, hospitalier et médico-social.
Il s’agit de privilégier l’adaptation des parcours de soins utilisés en routine par les
patients et de limiter le recours à des dispositifs d’exception aux seules situations
pour lesquelles le système de santé ne pourrait agir seul. De surcroît, il convient
de mettre en place une organisation cohérente du système de santé permettant
de formuler des réponses progressives, strictement adaptées aux besoins de la
population et à l‘ampleur de l'événement, associant l’ensemble des secteurs de
l’offre de soins, tout en restant compatible avec des impératifs éventuels de montée
en puissance.
Le renforcement de l’offre de soins du système de santé repose dans un premier
temps sur la mobilisation de ses ressources propres, puis, si besoin, sur celle des
autres moyens extérieurs.
On entend par ressources sanitaires, les moyens matériels ou humains relevant du
champ de compétence de l’ARS tels que les établissements de santé, les
professionnels libéraux, les établissements médicaux sociaux, la réserve sanitaire
11
Aide à l’organisation de l’offre de soins en situations sanitaires exceptionnelles Guide méthodologique
et les produits de santé détenus par l’EPRUS. Par extension, les ressources
extérieures sont celles ne relevant pas du champ de compétence de l’ARS (centres
médicaux des armées, hôpitaux d’instruction des armées, ambulanciers, services
d’incendie et de secours et leurs services médicaux, médecins du travail…).
Dans ce cadre, la planification de la réponse à une SSE s’articule autour :
• d’un socle d’organisation du système de santé en SSE. Il repose :
- d’une part sur le schéma de planification relatif à l’organisation du système de
santé en SSE, appelé schéma ORSAN, ayant pour objet de prédéfinir les parcours
de soins des patients à l’échelle régionale ou zonale et de prévoir l’organisation
de la montée en puissance coordonnée du système de santé. Il est construit sur
la base du schéma régional d’organisation des soins (SROS) et des scénarios
auxquels le système sanitaire peut être confronté,
- d’autre part sur la déclinaison de ce schéma au niveau des opérateurs de soins
dans les plans blancs des établissements de santé, les plans bleus des
établissements médico-sociaux, voire les contrats d’objectifs et de performance
des maisons pluridisciplinaires de santé ;
• des plans de renfort établis aux échelons d’intervention des préfets dans le cadre
de l’organisation gouvernementale de la gestion de crise :
- le plan blanc élargi au niveau départemental,
- le plan zonal de mobilisation des ressources sanitaires au niveau de la zone de
défense et de sécurité.
Ainsi, quelle que soit la situation exceptionnelle envisagée et ses conséquences
sanitaires, la réponse reposera a minima :
• sur les mesures prises au titre du schéma ORSAN, pour adapter les parcours de
soins des patients utilisés en routine et organiser la montée en puissance
coordonnée du système de santé ;
• et sur les plans d’opérateurs (plan blanc ou le plan bleu) concernés.
12
Plans nationaux
(Pandémie grippale, NRBC, Crise nucléaire, canicule…)
Dispositions générales
et spécifiques
13
Principes de l’organisation de l’offre de soins
Aide à l’organisation de l’offre de soins en situations sanitaires exceptionnelles Guide méthodologique
Le schéma ORSAN
Le schéma ORSAN est l’outil central de la planification de la réponse du système
de santé en SSE. En effet, il est destiné à identifier les adaptations à prévoir sur
l’organisation de l’offre de soins pour faire face aux situations pour lesquelles la
réponse implique la mobilisation des ressources sanitaires disponibles au niveau
territorial. Dans un objectif de cohérence avec l’organisation classique des soins,
ce schéma est ainsi élaboré à partir du projet régional de santé, notamment le
schéma régional d’organisation des soins (SROS) et le schéma régional
d’organisation médico-sociale (SROMS).
Il ne constitue donc pas un simple recensement de moyens à l’échelle régionale
mais a pour objet de planifier l’organisation de la montée en puissance progressive
et coordonnée du système de santé au cours d’événements exceptionnels.
Dans cette optique, il intègre les scénarios de situations susceptibles d’impacter
le système de santé et répond aux « effets à obtenir » exprimés par le préfet au
système de santé dans le cadre de la déclinaison ou de la mise en œuvre des plans
intersectoriels (pandémie grippale, terrorisme NRBC, gestion d’une crise nucléaire,
chikungunya/dengue, canicule…).
Ce schéma prédéfinit ainsi les parcours de soins des patients et les modalités de
leur coordination entre les différents intervenants du système de santé pour
répondre aux situations envisagées. En fonction des risques identifiés les parcours
de soins sont organisés suivant une logique régionale, ou zonale pour les prises
en charge spécifiques (traitement par exemple des maladies émergentes ou du
risque nucléaire, radiologique, chimique) nécessitant des moyens rares voire extra-
régionaux (laboratoires de sécurité biologique de niveau 3, capacités de réanimation,
de prise en charge de grands brûlés...).
Dans ce cadre le schéma ORSAN comprend cinq volets dont :
• trois volets s’inscrivant dans une logique régionale :
- accueil massif de victimes non contaminées (ORSAN AMAVI),
- prise en charge de nombreux patients suite à un phénomène climatique (ORSAN
CLIM),
- gestion d’une épidémie ou pandémie sur le territoire national, pouvant
comprendre l’organisation d’une campagne de vaccination exceptionnelle par le
système de santé (ORSAN EPI-VAC) ;
• deux volets structurés suivant une logique zonale :
- prise en charge d’un risque biologique connu ou émergent (ORSAN BIO),
- prise en charge d’un risque NRC (ORSAN NRC).
Le schéma ORSAN s’intègre dans les plans de défense et de sécurité des préfets,
notamment sous la forme de fiches synthétiques départementales décrivant les
parcours de soins des patients dans le département concerné et recensant les
moyens sanitaires de couverture départementale.
14
Principes de l’organisation de l’offre de soins
Pour s’adapter à la nature de l’événement et aux besoins de la population, le
schéma ORSAN est décliné au niveau des opérateurs de soins : il s’agit pour les
structures de soins de tenir compte du rôle qui leur a été attribué au sein des volets
régionaux et zonaux et d’intégrer dans leur plan blanc, plan bleu ou contrat
d’objectifs et de moyens des maisons pluridisciplinaires de santé, le cas échéant,
les dispositions permettant leur mise en œuvre opérationnelle. Le rôle attribué à
l’établissement de santé dans les volets du schéma ORSAN fait également l’objet
d’une mention dans la fiche interface HAS/ARS établie dans le cadre de la
procédure de certification des établissements de santé.
Le schéma ORSAN comprend ainsi les éléments suivants :
• cinq volets (dont trois régionaux et deux zonaux) ;
• une identification des éventuels besoins de renfort zonaux et nationaux pouvant
s’avérer nécessaires au regard des scénarios de situations susceptibles d’être
rencontrées et des capacités de réponse existantes dans la région ;
• les modalités de retour au fonctionnement habituel du système de santé ;
• une synthèse des besoins de formation (recueillis auprès des réseaux régionaux
des CESU) et de leur priorisation, ayant vocation à intégrer le volet formation du
plan zonal de mobilisation des ressources sanitaires ;
• si des écarts entre l’organisation cible déterminée par l’ARS et les capacités des
opérateurs existent, le schéma ORSAN est complété par un document cadre
appelé « programme d’actions ». Ce document vise à mettre en perspective les
capacités détenues et les organisations ciblées afin d’envisager les actions
correctives à conduire et les réajustements à programmer pour développer les
capacités et modalités de réponse nécessaires. À ce titre, il fixe les objectifs à
atteindre et identifie les priorités d’actions ainsi que les étapes à franchir pour
y parvenir.
15
Aide à l’organisation de l’offre de soins en situations sanitaires exceptionnelles Guide méthodologique
Situations
Plans gouvernementaux
à traiter Spécificités
Cinétique Volets ORSAN et dispositif de réponse
(indépendantes de la situation
correspondants
ou simultanées)
Contaminés NRC Rapide ORSAN NRC - Plan gouvernemental NRBC
- Plan national
de réponse accident
nucléaire ou radiologique
majeur
- ORSEC
Rapide ORSAN BIO - Plan gouvernemental NRBC
Patients à risques - Plan national
spécifiques ORSAN EPI-VAC de lutte « pandémie
Contaminés BIO
(risques grippale »
émergents, - Plan anti-dissémination
épidémie ou Lente ORSAN BIO du chikungunya et de la
pandémie) ORSAN EPI-VAC dengue en métropole
- ORSEC
Le schéma ORSAN est arrêté par le directeur général de l’ARS après avis des préfets
de département, des comités départementaux de l’aide médicale urgente, de la
permanence des soins et des transports sanitaires (CODAMUPS) concernés et de
l’ARSZ. Il est révisé annuellement.
Il revient également à l’ARS de fournir, à la demande des préfets, une fiche
synthétique départementale du schéma ORSAN intégrant les volets ORSAN
16
Principes de l’organisation de l’offre de soins
correspondants pour établir le lien avec la déclinaison territoriale des plans nationaux
de défense et de sécurité.
Dans le cadre de l’organisation gouvernementale de gestion de crise3 , le directeur
général de l’ARS peut décider, en fonction de la situation, de mettre en œuvre tout
ou partie des mesures d’un (ou plusieurs) volet(s) ORSAN, le cas échéant à la
demande du ministre chargé de la santé ou du préfet. Aussi, leur mise en œuvre
peut être totale ou partielle, suivant la nature, l’étendue géographique et la gravité
de l’événement considéré. Dans tous les cas, le DGARS tient informé(s) le(s)
préfet(s) de département concerné(s), l’ARSZ et le ministre chargé de la santé de
la mise en œuvre de tout ou partie des mesures prises au titre du schéma ORSAN.
3 - Cf. Circulaire n° 5567/SG du 2 janvier 2012 relative à l’organisation gouvernementale pour la gestion des crises
majeures.
Cf. Instruction n° DGS/DUS/CORRUSS 2013/274 du 27 juin 2013 relative à l’organisation territoriale de la gestion
des situations sanitaires exceptionnelles.
17
Aide à l’organisation de l’offre de soins en situations sanitaires exceptionnelles Guide méthodologique
Il comprend notamment trois annexes élaborées selon les dispositions prévues dans
les différentes circulaires envisagées à cet effet (cf. modèles fournis en dernière
partie de ce guide) :
• annexe relative à l’organisation d’une campagne de vaccination exceptionnelle
dans des centres dédiés ;
• annexe relative à l’organisation d’une distribution de produits de santé en dehors
du circuit pharmaceutique ;
• annexe relative à l’évacuation d’un (ou plusieurs) établissement(s) de santé ou
médico-social, lorsque les moyens propres du système de santé sont dépassés.
18
Principes de l’organisation de l’offre de soins
• les modalités de mobilisation des moyens d’autres zones ou de l’État (stocks
stratégiques de produits de santé, réserve sanitaire) en renfort en cas de
dépassement des capacités de la zone ;
• le plan de formation et d’entraînement des acteurs de la santé au sein de la zone.
Les volets ORSAN structurés sur une maille zonale, c'est-à-dire les volets BIO et
NRC, s’articulent d’emblée avec le plan zonal de mobilisation pour permettre la
mobilisation des moyens zonaux et/ou nationaux nécessaires en renfort (capacités
de prise en charge rares : labos P3, lits de grands brûlés, PSM 2, produits de santé
des stocks nationaux…).
Le plan zonal de mobilisation est arrêté par le préfet de zone, après avis du comité
de défense de zone mentionné à l’article R.1311-25 du Code de la défense.
19
Aide à l’organisation de l’offre de soins en situations sanitaires exceptionnelles Guide méthodologique
à l’ORSEC pour la prise en charge préhospitalière des victimes sur le terrain, puis,
elle amorce l’ORSAN en introduisant les patients dans les filières de soins d’aval.
En effet, le système de santé participe à l’ORSEC par la prise en charge
préhospitaliere des urgences médicales, en collaboration avec les services
médicaux des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS). Le schéma
ORSAN constitue ainsi le prolongement, en aval, de la régulation des patients par
le Samu.
20
Rôle des acteurs
du système
de santé
Rôle des acteurs du système de santé
Afin de gérer une SSE, le système de santé doit répondre aux objectifs généraux
d’organisation suivants :
• anticiper les conséquences de l’événement en terme d’impact sur l’organisation
de la permanence et la continuité des soins ;
• assurer la prise en charge sanitaire des personnes ;
• éviter les perturbations de l’offre de soins, en réduisant notamment la vulnérabilité
des installations (alimentation en eau, électricité, approvisionnement…) ;
• s’assurer du fonctionnement optimal du système en mode dégradé pendant
l’événement ;
• permettre un retour à la normale dans les meilleurs délais.
Les éléments énoncés ci-dessous ont pour objet de mettre en lumière les principes
généraux d’organisation à préparer pour faire face aux différents scénarios de
situations sanitaires identifiées.
L’organisation prévue est définie selon un principe de réponse graduée permettant
l’adaptation des parcours de soins des patients en fonction de l’impact, de
l’ampleur et de la cinétique de l’événement.
La mobilisation des structures de médecine d’urgence s’accompagne de celle de
l’offre de soins d’aval dans les établissements de santé pour assurer l’accueil et
la prise en charge des patients. La mobilisation du secteur libéral et du secteur
médico-social facilite l’accueil et la prise en charge des patients dans les
établissements de santé.
23
Aide à l’organisation de l’offre de soins en situations sanitaires exceptionnelles Guide méthodologique
Pour élaborer le schéma ORSAN, il revient à l’ARS, le cas échéant en lien avec
l’ARSZ, de structurer la réflexion au niveau régional et zonal, en s’appuyant sur le
réseau des urgences et les instances collégiales existantes. Les conventions
ARS/ARSZ déterminent les modalités de conduite de ce projet. Également, la
construction du schéma ORSAN nécessite l’association de l’ensemble des
professionnels de santé concernés, dès la phase initiale de conception des volets.
Par ailleurs, l’ARS doit ainsi veiller à respecter les éléments de cadrage suivants :
• les orientations stratégiques définies dans les plans gouvernementaux de défense
et de sécurité (pandémie grippale, NRBC, canicule…) ;
• les orientations fixées par le préfet, coordonnateur de la gestion de crise, sous
forme d’effets à obtenir par le système de santé ;
• l’organisation de l’offre de soins définie dans le PRS et l’organisation de la
permanence des soins ;
• l’articulation avec les autres dispositifs de planification territoriaux, notamment
le dispositif ORSEC dont le schéma ORSAN est complémentaire.
24
Rôle des acteurs du système de santé
Dans ce cadre ils veillent à actualiser les dispositions de leur plan blanc et de leur
plan de continuité d’activité.
25
Aide à l’organisation de l’offre de soins en situations sanitaires exceptionnelles Guide méthodologique
26
Rôle des acteurs du système de santé
Les professionnels libéraux
Les praticiens libéraux (y compris les praticiens salariés des centres de santé)
constituent le premier maillon du parcours de santé des patients. Leur association
à la préparation et à la réponse aux SSE constitue donc un facteur clé pour
l’acceptation des décisions publiques par la population.
Par exemple, au cours d’une apparition différée de cas d’une pathologie progressive
et potentiellement épidémique de nature infectieuse ou en relation avec une
exposition à un agent NRBC (situation 6 du plan gouvernemental NRBC), la réponse
sanitaire reposera, en grande partie, sur une gestion en médecine libérale pour
l’identification des cas et leur prise en charge médicale, afin de favoriser
l’hospitalisation des formes compliquées ou graves.
Dans ce cadre, notamment par le biais d’une contractualisation préalable avec
l’ARS, les professionnels de santé libéraux peuvent par exemple être amenés à
participer à des campagnes de vaccination exceptionnelle, au suivi de patients
hospitalisés à domicile dans le cadre de situations nécessitant de conserver des
lits disponibles, à la réalisation d’analyses biologiques, à l’information de la
population, ou encore à participer au dispositif de veille sanitaire.
Par ailleurs, afin d’organiser la réponse du secteur libéral et sensibiliser les
professionnels, l’ARS peut s’appuyer sur :
• les unions régionales des professionnels de santé (URPS) ;
• les équipes pluridisciplinaires de proximité, comme les pôles de santé ou toute
autre structure de regroupement de professionnels de santé ;
• un réseau de médecins correspondants qu’elles auront constitué à une échelle
pertinente compte tenu de ses différents territoires de santé.
L’ARS pourrait ainsi confier à ces partenaires un rôle d’appui technique et
d’animation des professionnels de santé libéraux, notamment pour :
• participer à la préparation et la mise en œuvre de la réponse sanitaire, sous la
responsabilité de l’ARS ;
• sensibiliser et inciter les professionnels de santé à participer à ces actions ;
• diffuser une culture commune sur les risques émergents et la gestion de crise
entre les citoyens, les professionnels de santé, les décideurs et l’ensemble des
acteurs concernés ;
• renforcer la régulation des soins ambulatoires au sein du centre de réception et
de régulation des appels (CRRA) du Samu.
Ces missions pourraient être contractualisées et, dans le cas des équipes
pluridisciplinaires de proximité, être intégrées dans leur projet de santé.
Par ailleurs, l’ARS veille à relayer l’action de l’EPRUS notamment pour inciter les
professionnels de santé libéraux à intégrer la réserve sanitaire.
27
Aide à l’organisation de l’offre de soins en situations sanitaires exceptionnelles Guide méthodologique
La réserve sanitaire
La mobilisation des réservistes sanitaires, en particulier des professionnels de
santé remplaçants, retraités, non exerçants et des étudiants, relève d’une
autorisation du ministère chargé de la santé et d’une mise en œuvre par son
opérateur l’EPRUS selon les doctrines de mobilisation en vigueur5. Elle peut être
sollicitée auprès du ministre chargé de la santé par :
• l’ARS et l’ARS de zone dans le cas d’un événement ne dépassant pas le champ
sanitaire ;
• le préfet, si la situation ou l’événement dépasse le seul cadre sanitaire et
nécessite une gestion par l’autorité préfectorale. Dans ce cadre, la réserve peut
alors être sollicitée à la demande du préfet dans le cadre du PBE et du PZM.
Différentes missions peuvent être identifiées dans ce cadre :
• appui des structures d’urgence (augmentation des capacités de régulation
médicale…) ;
5 - Cadre d’emploi de la réserve sanitaire disponible sur le site du ministère en charge de la santé.
28
Rôle des acteurs du système de santé
• renfort des structures de soins (établissements de santé, établissements médico-
sociaux, cabinets libéraux…) ;
• accueil et prise en charge sanitaire de voyageurs (ports, aéroports) ou de rapatriés
(ressortissants français, étrangers) ;
• campagne de vaccination exceptionnelle (épidémie, pandémie) ;
• dispositif sanitaire exceptionnel dans le cadre d’un phénomène climatique
exceptionnel (canicule, grand froid…).
29
Aide à l’organisation de l’offre de soins en situations sanitaires exceptionnelles Guide méthodologique
30
Méthodologie
d’élaboration
Méthodologie d’élaboration
La démarche proposée s’appuie sur trois étapes :
• synthèse des risques et des effets à obtenir ;
• prise en compte des ressources sanitaires ;
• élaboration des volets ORSAN et des annexes du PBE.
33
Aide à l’organisation de l’offre de soins en situations sanitaires exceptionnelles Guide méthodologique
ORSAN BIO
Dans le cadre de maladies émergentes transmissibles, sauf éléments spécifiques
fournis par l’InVS en fonction des modélisations réalisées ou des données
épidémiologiques disponibles, il est préconisé par la société de pathologie
infectieuse de langue française (SPILF) d’envisager le besoin d’avoir à détecter
précocement et à prendre en charge simultanément quatre à cinq cas hautement
infectieux par région. Cette organisation de base doit ensuite pouvoir être adaptée
à la prise en charge de plusieurs dizaines de cas, avant un basculement vers le
volet ORSAN EPI-VAC.
Pour le terrorisme biologique, à défaut d’orientations ultérieures précises
transmises par les préfets, il convient de considérer, pour une agglomération
prioritaire, la possibilité d’avoir à traiter :
•pour une maladie à transmission interhumaine : 200 cas index avec
potentiellement 2 000 personnes à prendre en charge simultanément dans le
système de santé ;
• pour une maladie non transmissible : 15 000 personnes potentiellement
exposées à prendre en compte pour organiser, le cas échant, une action de
prophylaxie collective.
ORSAN-EPIVAC
Sur la base des données liées aux épidémies/pandémies de grippe passées, l’InVS
est en mesure de fournir aux différentes CIRE des modèles simples de scénarios
épidémiques adaptés à leur région et leur permettant de définir l’impact potentiel
d’une épidémie/pandémie à gérer. Pour les régions concernées, ces travaux peuvent
également être adaptés aux maladies comme la dengue ou le chikungunya.
34
Au fur et à mesure du développement des connaissances, notamment dans le
Méthodologie d’élaboration
domaine de la modélisation des maladies infectieuses, ces modèles et les
hypothèses qui les sous-tendent seront affinés et mis à la disposition des ARS.
ORSAN-NRC
Pour le risque d’accident nucléaire, les effets à obtenir sont à établir sur la base
des orientations des préfets au regard de la déclinaison du plan gouvernemental
accident nucléaire ou radiologique majeur. En tout état de cause, il s’agira
principalement de prendre en charge quelques personnes irradiées et un grand
nombre de personnes potentiellement exposées dans des centres d’accueil et
d’information du public (CAI).
Pour le risque terroriste, à défaut d’orientations ultérieures précises définies soit
au niveau national soit par les préfets, il convient de considérer, pour une
agglomération prioritaire, la possibilité d’avoir à prendre en charge par le système
de santé :
• pour le risque chimique : 1 000 personnes potentiellement exposées ;
• pour le risque radiologique (scénario contamination/bombe sale) : 2 000 à 3 000
personnes potentiellement exposées ;
• pour le risque radiologique (scénario irradiation/source orpheline) : 1 000
personnes potentiellement irradiées sur plusieurs semaines.
ORSAN AMAVI
Pour les accidents et les catastrophes, les plans particuliers d’intervention (PPI)
identifiant les risques particuliers liés à l’existence ou au fonctionnement
d’installations dont l’emprise est localisée ou fixe, comprennent une étude de
dangers qui, d’une part, expose les dangers que peut présenter l’installation en
cas d’accident, et d’autre part, justifie les mesures propres à en réduire la
probabilité d’occurrence et les effets. Une cartographie doit également être inclue.
Ces éléments doivent permettre aux services préfectoraux de déterminer, au moins
potentiellement, le nombre de personnes susceptibles d’être touchées par la
matérialisation des différents aléas. Ces effets peuvent par ailleurs être actualisés
au regard des derniers évènements survenus localement ou dans des territoires
similaires.
Au final, et sauf si les analyses réalisées localement permettent de déterminer un
ratio spécifique, il est proposé de retenir le critère de 25 % d’UA (urgences absolues)
et 75 % d’UR (urgences relatives) pour établir le dimensionnement des personnes
à prendre en charge au regard des études de danger et les analyses des risques
conduites localement.
ORSAN-CLIM
À défaut d’analyse disponible ou d’orientation spécifique, le dimensionnement de
la réponse à ce type d’événement peut se baser, au niveau de chaque région, sur
les effets constatés des épisodes climatiques passés.
35
Aide à l’organisation de l’offre de soins en situations sanitaires exceptionnelles Guide méthodologique
Une fois la synthèse des risques et des effets à obtenir effectuée, il convient de
réaliser un état des lieux des capacités d’offre de soins.
À titre d’exemple
• en cas d’accident provocant de nombreuses victimes, il s’agira d’évaluer avec
les établissements de santé l’augmentation des capacités d’accueil en réani-
mation adulte et pédiatrique par réorganisation interne de l’établissement, ou
encore, il s’agira de veiller à ce que le Samu dispose d’une organisation visant
à renforcer ses moyens de régulation ;
• en cas de risque biologique émergent, il s’agira d’estimer avec les laboratoires,
et en lien avec l’ARSZ, les possibilités d’augmentation de leurs capacités d’ana-
lyse. Il s’agira également d’évaluer, en lien avec les URPS, les possibilités de mo-
bilisation renforcée des médecins libéraux en cas d’installation de l’épidémie.
Pour effectuer cette évaluation des capacités d’offre de soins adaptées, l’ARS peut
s’appuyer, si besoin, sur les Samu de sa région.
Par ailleurs, au cours d’une SSE, la vigilance doit être renforcée pour que la montée
en puissance de l’offre de soins et la coordination des établissements, assurée
sous l’égide de l’ARS, garantisse un juste équilibre entre les disponibilités en lits
et les besoins. Il est donc souhaitable qu’une cartographie opérationnelle des
capacités du système de santé soit réalisée en temps réel. Pour cela, l’ARS dispose
notamment : des fichiers des professionnels de santé, des serveurs informatiques
36
relatifs aux disponibilités des lits, des données issues des répertoires opérationnels
Méthodologie d’élaboration
des ressources (ROR) lorsqu’elles sont dynamiques et, le cas échéant, des
observatoires régionaux des urgences (ORU) pour assurer un suivi des disponibilités
en lits hospitaliers d’aval (par discipline) et des décès survenus dans les
établissements.
Il est également important de tenir compte des indicateurs fournis par le secteur
libéral via les URPS, tel que l’indicateur d’activité des maisons de santé
pluridisciplinaires, qui peuvent être pertinents en situation de tension. En outre,
l’ARS bénéficie de la remontée informatisée de l’activité des services d’urgence
à partir notamment des indicateurs sanitaires suivants :
• nombre de passages aux urgences toutes causes confondues (tous âges, et
pour les classes d’âge 15-44 ans et 75 ans et plus) ;
• passages aux urgences tous âges par cause.
Les objectifs de ce processus sont, d’une part d’avoir une image synthétique de
l’état de l’offre de soins dans la région, et d’autre part de mettre en évidence les
phénomènes de tension.
L’arrêté 24 juillet 20137 décrit les principes de remontées des informations issues
des structures des urgences. Ce dispositif sera actualisé prochainement pour tenir
compte notamment du système d’information sur l’aide médicale urgente.
L’enjeu réside donc autant dans la constitution d'un recensement en amont de
l’offre de soins que dans la mise à jour des listes et annuaires. Cette mise à jour
est un élément essentiel de l'opérationnalité de la réponse. Aussi, les différentes
capacités répertoriées n'ont pas vocation à être mobilisées de manière
systématique. Elles doivent l'être de manière raisonnée, adaptée à l'ampleur de
la situation, à son caractère évolutif ou non, et à la typologie des patients, en prenant
en compte notamment les spécificités liées aux enfants et aux personnes âgées.
En définitive, afin de déterminer les modalités de réponse qui serviront à développer
l’ossature du schéma ORSAN et des plans blancs élargis départementaux, les
risques et les effets à obtenir répertoriés sont confrontés aux capacités d’offre de
soins régionales. Ce travail peut être présenté sous la forme d’un tableau de
synthèse de typologie des risques et des capacités de réponse en annexe 3. L’objectif
est de disposer d’une vision globale et d’un outil partagé par l’ARS, les préfets et
les acteurs du système de santé.
7 - Arrêté du 24 juillet 2013 relatif au recueil et au traitement des données d'activité médicale produites
par les établissements de santé publics ou privés ayant une activité de médecine d’urgence et à la transmission
d'informations issues de ce traitement dans les conditions définies à l'article L.6113-8 du Code de la santé
publique et dans un but de veille et de sécurité sanitaires.
37
Aide à l’organisation de l’offre de soins en situations sanitaires exceptionnelles Guide méthodologique
38
L’élaboration des volets du schéma
Méthodologie d’élaboration
ORSAN
Une fois le tableau de synthèse de typologie des risques et des capacités de
réponse préparé, les volets du schéma ORSAN sont élaborés pour définir les
modalités d’adaptation, voire les options de renforcement de l’offre de soins en
situation exceptionnelle.
L’élaboration des trois volets régionaux (AMAVI, EPI-VAC, et CLIM) et des deux volets
zonaux (NRC et BIO) est obligatoire.
Les modèles de volets disponibles au chapitre V ont pour objet de fournir un cadre
commun pour permettre aux ARS d’élaborer leurs propres volets. Ils ont donc
vocation à être détaillés et adaptés au regard des contingences locales, en lien
avec les partenaires offreurs de soins.
Dans ce cadre, les mesures et les procédures permettant d’articuler la prise en
charge des patients entre les différents acteurs et de mobiliser les ressources y
sont déclinées de manière opérationnelle (renforcement de certaines filières de
soins à privilégier selon le contexte, adaptation des moyens de régulation,
structuration des différents niveaux de réponse, organisation spécifique vis-à-vis
des besoins médico-sociaux…).
Plus précisément, les volets doivent faire l’objet d’une réflexion concernant :
• la nature de l'événement, sa fréquence prévisible et les conséquences à traiter :
mécanisme, gravité, cinétique, durée ;
• la typologie des patients à prendre en charge : dominante médicale ou chirurgicale,
pédiatrique, gériatrique, prises en charge adaptée (ex. décontamination) ;
• l'alerte et le circuit de l'information ;
• le rôle des différents acteurs, les missions spécifiques qui seront confiées aux
professionnels libéraux ou aux différents établissements (catégorisation
établissements de santé définie avec les Samu sur des critères d'aptitude,
d’activités et de plateaux techniques) ;
• l’état des moyens et ressources sanitaires nécessaires et disponibles ;
• les outils à mobiliser…
Par ailleurs, en fonction des ressources sanitaires régionales et des situations
susceptibles d’être rencontrées, les volets identifient les besoins sanitaires
susceptibles d’être demandés en renfort à l’échelon zonal et/ou national
(réservistes, stocks de produits de santé), dont la répartition et les modalités de
mobilisation sont définies dans le plan zonal de mobilisation des ressources
sanitaires.
39
Aide à l’organisation de l’offre de soins en situations sanitaires exceptionnelles Guide méthodologique
40
L’évaluation et le retour
Méthodologie d’élaboration
d’expérience
L’évaluation est une étape essentielle dans le processus d’amélioration de la
préparation de la réponse aux SSE. Elle s’appuie sur les exercices et les
entraînements organisés, notamment par les préfectures, sur le retour d’expérience
et les réajustements qui en découlent.
Les retours d’expérience à partir des exercices réalisés et des situations
exceptionnelles survenues doivent donner lieu à un processus continu
d’amélioration associant, dans la mesure du possible, l’ensemble des services
concernés.
41
Les modèles
de réponse aux
situations sanitaires
exceptionnelles
Modèles de réponse aux situations sanitaires
ORSAN BIO
Objectifs et enjeux
L’objectif recherché est de retarder l’introduction d’un agent infectieux potentiellement
émergent ou la propagation d’une maladie épidémique sur le territoire en limitant les
transmissions interhumaines.
Cet objectif consiste ainsi à contrôler la diffusion d’agents à risques épidémiques connus
ou émergents à travers la prise en charge de quelques cas atteints de pathologies
hautement contagieuses et/ou graves (H5N1, H7N9, SRAS, fièvres hémorragiques virales,
tuberculoses MDR ou XDR…) ou liées à des agents du bioterrorisme à potentiel
épidémique (variole, peste pulmonaire).
Ce volet contribue également au volet B de la déclinaison territoriale du plan gouver-
nemental NRBC pour ce qui concerne la prise en charge médicale des victimes.
Il s’agit, en réponse à la détection d’une menace à l’étranger ou sur le territoire national,
d’enrayer rapidement un risque épidémique ou de ralentir son introduction sur le territoire
(ex. « stratégie de freinage » décrite dans le plan gouvernemental pandémie grippale)
en :
• identifiant rapidement les cas et leurs contacts selon une procédure préétablie
permettant le tri et la confirmation diagnostique ;
• mettant en œuvre les mesures de prise en charge médicale éventuelles pour les
personnes malades et les sujets contacts ou co-exposés.
Méthodologie
L’apparition d’un risque épidémique connu ou émergent nécessite une surveillance
renforcée et le cas échéant une prise en charge spécifique des premiers cas, en liaison
étroite avec les dispositifs de veille et de sécurité sanitaires.
45
Aide à l’organisation de l’offre de soins en situations sanitaires exceptionnelles Guide méthodologique
La prise en charge et le suivi de patients hautement contagieux et/ou grave doit être
organisée d’emblée dans une logique zonale, compte tenu du besoin de recourir à
des plateaux techniques spécialisés, notamment pédiatrique.
Dans ce cadre, la réponse sanitaire doit être élaborée en lien étroit avec les ARS de zone.
Les ESR, via leur cellule opérationnelle zonale, pourront à ce titre être utilement mobilisés
pour organiser, optimiser et standardiser la prise en charge des patients suspects d’un
portage ou d’une infection par un agent infectieux à potentiel épidémique. Par ailleurs,
les CCLIN (centres de coordination de la lutte contre les infections nosocomiales et
associées aux soins) et ARLIN (antennes régionales de lutte contre les infections
nosocomiales) peuvent être amenés à apporter leur expertise s’agissant de la
prévention de la dissémination de l’agent infectieux dans l’organisation des soins. Enfin,
la Coordination des urgences infectieuses et du risque épidémique et biologique
(COREB) sera chargée de l’animation nationale des cellules zonales et veillera
notamment à la diffusion des procédures de prise en charge des patients.
Afin de diriger les patients suspects vers les établissements de santé les mieux adaptés
en tenant compte des critères cliniques et épidémiologiques (définition de cas) et des
besoins de prise en charge spécifiques, il s’agit de mettre en place une ou des filières
de prise en charge spécialisées adultes et enfants pour des patients hautement
pathogènes, selon les orientations suivantes :
• les établissements de première ligne : tous les établissements disposant d’un service
d’accueil des urgences et d’un service d’infectiologie susceptibles de mettre en place
un accueil et une prise en charge dédiés et de s’intégrer dans une filière d’analyse
(prélèvement – transport – laboratoire de biologie de référence de la région ou de la
zone) ;
• les établissements de recours : les établissements ciblés en fonction de :
- leur plateau technique en infectiologie (chambres ventilées avec sas, chambres à
pression négatives...),
- leur unité de réanimation, de pédiatrie,
- leur laboratoire en capacité de manipuler des agents biologiques selon les
dispositions précisées ci-dessous.
46
Modèles de réponse aux situations sanitaires
Dans la mesure du possible, il est souhaitable que ces établissements de santé soient
en mesure d’accueillir en permanence des patients suspects. En outre, les filières de
soins mises en place pourront notamment être structurées autour de l’ESR qui peut
constituer un appui aux établissements de santé impliqués, tant pour une aide à la prise
en charge que pour la régulation des patients par l’intermédiaire du Samu de zone en
liaison avec le Samu territorialement concerné.
Des circuits de prise en charge et des sites d’hospitalisation appropriés doivent être
définis dans le cadre des plans blancs de chaque établissement de santé intégrant
notamment les mesures d’isolement adaptées (chambres à un lit, chambres à pression
négative) et, le cas échéant, les mesures de désinfection ou de décontamination de
la chambre.
Il conviendra également de veiller à une bonne articulation opérationnelle entre les
Samu et les ARS au sein de la zone de défense et de sécurité, notamment pour
l’investigation autour des patients suspects (recherche et suivi des personnes contacts).
Dans cet objectif, une harmonisation zonale des outils mis en place (ex. ROR) pourrait
utilement être recherchée.
Une filière d’analyse biologique des prélèvements hautement infectieux est mise en
place autour de laboratoires territoriaux de référence répondant aux capacités suivantes
:
• réalisation des diagnostics de confirmation biologique par des méthodes de biologie
moléculaire (PCR) ;
• infrastructure de sécurité biologique de niveau 3, à défaut infrastructures de sécurité
biologique de niveau 2 et pouvant mettre en œuvre des procédures de type 3
(protection des personnels et gestion des déchets notamment) ;
• réception 24h/24 des prélèvements biologiques à analyser et rendu des analyses 7j/7,
à défaut 6j/7 avec la possibilité en fonction des besoins de passer à un fonctionnement
7j/7.
Il s’agira de privilégier les laboratoires de biologie dont le plateau technique est implanté
dans le même établissement de santé que les services hospitaliers qui seront identifiés
pour prendre en charge les patients suspects. En effet les prélèvements biologiques
doivent être réalisés préférentiellement dans les services spécialisés de prise en charge
sauf si ces derniers ne peuvent être différés pour la réalisation de diagnostic d’exclusion.
Enfin il convient de mettre en place un dispositif robuste d’information des professionnels
de santé libéraux afin d’être en mesure de leur communiquer des éléments sur la
situation sanitaire, de leur faire parvenir les recommandations sur les modalités de prise
en charge de leurs patientèle et les filières de soins à privilégier. Il s’agit notamment de
préparer une mobilisation du secteur libéral pour la prise en charge des patients en
cas d’installation de l’épidémie sur le territoire (cf. « ORSAN EPI-VAC »).
e Une estimation du nombre de cas pouvant être régulés, transportés, accueillis et pris
en charge simultanément par les structures de médecine d’urgence (Samu, Smur, SAU)
lors de SSE devra être réalisée. Idéalement, cette estimation prend en compte les acteurs
47
Aide à l’organisation de l’offre de soins en situations sanitaires exceptionnelles Guide méthodologique
Nombre de lits en chambre d’isolement à pression négative dans les structures adultes
et pédiatriques.
Nombre de lits de surveillance continue et de réanimation : adulte ; pédiatrique ;
e Il convient d’estimer le nombre de tests PCR pouvant être réalisés en une semaine :
en routine et en SSE, ainsi que le nombre moyen d’échantillons pouvant être prélevés,
transférés et analysés en une semaine : en routine et en SSE.
Références documentaires
• Plan national de prévention et de lutte « Pandémie grippale ».
• Plan gouvernemental NRBC et outils spécifiques associés (plan variole, plan PCT, plan
toxines).
48
Modèles de réponse aux situations sanitaires
ORSAN EPI-VAC
Objectifs et enjeux
Il s’agit en priorité de réduire l’impact sanitaire d’un agent infectieux qui circule
activement sur le territoire, dès lors que de nombreux cas sont atteints.
Ce volet prévoit ainsi une prise en charge médicale des cas par les praticiens libéraux
et une prise en charge hospitalière réservée aux patients présentant des critères de
gravité ou d’isolement. Il prépare également l’organisation d’une campagne de
vaccination exceptionnelle par la médecine libérale et les établissements de santé.
Il peut ou non être précédé du volet ORSAN BIO, selon la situation épidémiologique, la
localisation géographique du foyer épidémique et les caractéristiques de l’agent
infectieux. Par exemple, lorsque la circulation de l’agent infectieux est active au sein de
la population, l’étape de freinage telle que décrite dans le volet ORSAN BIO peut s’avérer
inutile et l’atténuation est alors mise en œuvre immédiatement.
En effet, il s’agit ici de permettre le renforcement de la surveillance réalisée par les
professionnels de santé libéraux et d’organiser la gestion d’une épidémie, hyper-
endémie ou pandémie selon les deux situations suivantes :
• épidémie liée à un agent infectieux déjà identifié (ex. chikungunya, dengue…) ;
• circulation active d’un agent infectieux émergent sur le territoire (ex. pandémie
grippale liée à un nouveau variant de virus grippal…), les mesures planifiées au sein
de ce volet peuvent être mises en œuvre à la suite de celles du volet ORSAN BIO.
Méthodogie
L’apparition d’un risque épidémique nécessite en premier lieu la mise en place d’une
surveillance renforcée, associée à une prise en charge des patients par les médecins
libéraux.
La surveillance sanitaire repose ici sur une surveillance populationnelle coordonnée
par l’InVS permettant la remontée d’indicateurs non exhaustifs (réseaux sentinelles,
passages aux urgences hospitalières, données mortalité…) et sur le suivi des formes
49
Aide à l’organisation de l’offre de soins en situations sanitaires exceptionnelles Guide méthodologique
50
Modèles de réponse aux situations sanitaires
En outre les patients les plus graves sont pris en charge dans des établissements de
santé dotés d’un service spécialisé, après régulation du Samu, selon l’organisation
définie dans le volet ORSAN BIO.
De la même façon, les établissements médico-sociaux doivent avoir identifié des
modalités de réponse intégrant les aspects liés à la réalisation de diagnostics
biologiques (prélèvements et envois à un laboratoire de biologie médicale ou le cas
échéant au laboratoire de référence de la région).
Il conviendra in fine de veiller à une bonne articulation du secteur libéral et hospitalier
par l’opérationnalité, voire le renforcement des Samu.
Pour ce qui la concerne, la méthodologie consistant à organiser une campagne de
vaccination par la médecine libérale et les établissements de santé est définie dans le
guide Préparation d’une campagne de vaccination exceptionnelle.
Offre préhospitalière
Nombre de Samu, de Smur (dont Smur pédiatrique et polyvalent adulte/enfant) et de
SAU.
Nombre d’équipes Smur et nombre de vecteurs associés (hélicos, ambulances…).
e Une estimation du nombre de cas pouvant être régulés, transportés, accueillis et pris
en charge simultanément par les structures de médecine d’urgence (Samu, Smur, SAU)
lors de SSE devra être réalisée. Idéalement, cette estimation prend en compte les acteurs
concourant à l’aide médicale urgente (transports sanitaires, SDIS, SSSM…).
Offre hospitalière
Nombre moyen de vaccinations pouvant être réalisées en une semaine par les
Offre médico-sociale
Nombre d’établissements médico-sociaux en mesure de réaliser des prélèvements et
de les transférer en direction des laboratoires hospitaliers.
8 - Centres de vaccination, centres de prévention ou de dépistage réalisant des vaccinations, services de protection
maternelle et infantile, services de santé au travail, services de promotion de la santé en milieu scolaire, services
universitaires de médecine préventive et de promotion de la santé, centre médicaux des armées…
51
Aide à l’organisation de l’offre de soins en situations sanitaires exceptionnelles Guide méthodologique
Références documentaires
• Plan national de prévention et de lutte « Pandémie grippale ».
• Guide Préparation d’une campagne de vaccination exceptionnelle.
• Guide relatif aux modalités de mise en œuvre du plan anti-dissémination du
chikungunya et de la dengue en métropole.
52
Modèles de réponse aux situations sanitaires
ORSAN NRC
Objectifs et enjeux
En fonction des événements pouvant survenir, des filières de soins spécialisées pour la
prise en charge des patients doivent être préalablement identifiées par l’ARS et leurs
capacités de montée en puissance formalisées.
La survenue d’un événement provoquant de nombreux patients (ou victimes) dans un
contexte NRC (exposition brutale à un agent NRC, situations 3 voire 4 du plan
gouvernemental NRBC) impose des dispositions particulières à envisager dans la
préparation de la réponse sanitaire, conformément aux modalités prévues dans le plan
national de réponse accident nucléaire ou radiologique [Link] un contexte NRC
impose une logique zonale en ce qui concerne la prise en charge des patients, en
s’appuyant sur l’expertise réalisée par l’ESR.
En outre, il s’agit d’assurer la prise en charge des personnes exposées en établissement
de santé, et leur décontamination, le cas échéant, en limitant au maximum le risque
de transfert de contamination. Les mesures de décontaminations hospitalières des
patients sont mises en œuvre, en cas de nécessité, par les établissements de santé dans
le cadre des dispositions de la note technique de cadrage relative à la décontamination
hospitalière validée par le CNP le 4 mai 2012 (visa CNP 2012-124) et suivant les modalités
prévues dans le plan blanc.
Il s’agit également d’assurer la protection des personnels notamment ceux des Smur
et des établissements de santé (équipements de protection individuels, mise en place
de circuits distincts pour les patients potentiellement contaminés par exemple) ainsi
que des effecteurs mobilisés par le Samu.
Méthodologie
De façon générale, les professionnels de santé libéraux assurent la prise en charge et
le suivi des personnes exposées asymptomatiques, notamment le suivi des éventuels
traitements prophylactiques mis en œuvre. Ces professionnels de santé disposent des
informations nécessaires diffusées par les autorités sanitaires à cet effet.
Dans certaines circonstances (accident nucléaire ou radiologique, accident chimique),
des populations impliquées, potentiellement exposées, peuvent être regroupées dans
des centres d’accueil et d’information du public (CAI), selon les modalités définies dans
les guides prévus à cet effet. La mise en œuvre de ces centres peut nécessiter la
présence de professionnels de santé pour assurer, en cas de nécessité, la prise en charge
médicale et médico-psychologique des personnes regroupées.
La prise en charge des patients (ou victimes) symptomatiques est constituée dans une
logique zonale. Les ESR sont ainsi chargés de proposer à l’ARS de zone une organisation
de la prise en charge médicale des patients et des examens complémentaires liés aux
pathologies radiologiques ou toxicologiques par les établissements de santé de la zone.
Les patients sont principalement pris en charge dans les établissements de santé dans
les circonstances suivantes :
• victimes symptomatiques, le plus souvent régulées par le Samu, le cas échéant selon
les dispositions des circulaires interministérielles n° 700 et 800, et dont la prise en charge
est assurée par les services de soins dédiés des établissements de santé préalablement
identifiés ;
• personnes exposées (asymptomatiques) se présentant directement dans un
établissement de santé.
53
Aide à l’organisation de l’offre de soins en situations sanitaires exceptionnelles Guide méthodologique
de SAU.
Nombre d’équipes Smur et nombre de vecteurs associés (hélicos, ambulances…).
e Une estimation du nombre de victimes (UA et UR) pouvant être régulées, transportées,
accueillies et prises en charge simultanément par les structures de médecine d’urgence
(Samu, Smur, SAU) lors de SSE devra être réalisée. Idéalement, cette estimation prend
en compte les acteurs concourant à l’aide médicale urgente (transports sanitaires,
SDIS, SSSM…).
Offre hospitalière
Nombre d’unités de décontamination hospitalière en conformité avec le cahier des
54
Modèles de réponse aux situations sanitaires
Nombre de lits de grands brûlés (adultes et pédiatriques) et nombre de coopérations
sanitaires transfrontalières permettant la prise en charge de grands brûlés.
e Il s’agit de recenser les capacités de prise en charge en routine et les capacités
supplémentaires pouvant être mobilisées en SSE.
Offre libérale
Nombre de professionnels de santé libéraux en mesure d’assurer le suivi des personnes
Références documentaires
• Circulaire n° 700/SGDN/PSE/PPS du 7 novembre 2008 relative à la doctrine nationale
d’emploi des moyens de secours et de soins face à une action terroriste mettant en
œuvre des matières chimiques.
• Circulaire n° 800/SGDSN/PSE/PPS du 18 février 2011 relative à la doctrine nationale
d’emploi des moyens de secours et de soins face à une action terroriste mettant en
œuvre des matières radioactives.
• Note technique de cadrage relative à la décontamination hospitalière validée par le
CNP le 4 mai 2012 (visa CNP 2012-124).
• Plan national de réponse accident nucléaire ou radiologique majeur.
• Plan gouvernemental NRBC.
55
Aide à l’organisation de l’offre de soins en situations sanitaires exceptionnelles Guide méthodologique
ORSAN AMAVI
Objectifs et enjeux
L’objectif consiste à définir l’organisation des soins en réponse à un événement
entraînant la prise en charge de nombreuses victimes (accident collectif de circulation,
explosion, incendie, accident technologique, naturel…).
La finalité est de disposer d'une organisation régionale du système de santé, élaborée
notamment à partir du SROS, en capacité d’assurer la prise en charge médico-
chirurgicale et médico-psychologique des victimes tout en assurant la continuité des
autres activités.
Méthodologie
La survenue d’un nombre important de victimes dans un territoire va impacter l’offre
de soins. Il s’agit, dans la grande majorité des cas, d’un événement à cinétique rapide,
qui va imposer au système de santé de s’adapter en urgence à la demande de soins,
tout en continuant à assurer, dans la mesure du possible, ses missions habituelles.
La réponse à cette SSE repose d’une part sur la mise en œuvre du dispositif ORSEC-Novi
pour porter secours aux personnes sur le terrain, et d’autre part sur la mise en œuvre
des modalités planifiées au sein de ce volet ORSAN AMAVI afin de participer à
l’organisation de la prise en charge des victimes et d’organiser les soins médico-
chirurgicaux dans les établissements de santé.
L’articulation opérationnelle entre les mesures prises au titre du dispositif ORSEC et du
schéma ORSAN est assurée par le Samu.
56
Titre Modèles de réponse aux situations sani-
- les capacités d’hébergement immédiates et celles pouvant l’être avec un délai
précisé,
- les moyens de transport pouvant être mis à disposition (véhicules et chauffeurs).
Par ailleurs, les établissements de santé doivent intégrer dans leur plan blanc l’éventualité
d’un accueil important de victimes non régulées et s’organiser en conséquence en
prévoyant notamment les circuits d’accueil et les espaces de prise en charge. Le plan
blanc doit aussi envisager des dispositions visant à réorganiser rapidement son offre
de soins (libération de lits, mobilisation de lits d’aval…).
Les professionnels libéraux sont a priori peu impactés par ce type de SSE. Toutefois, ils
sont susceptibles d’apporter un soutien à la mobilisation des établissements de santé
en limitant les hospitalisations de leur patientèle aux seules urgences qui ne peuvent
être différées. Les autres professionnels de santé libéraux (infirmiers, masseurs-kinési-
thérapeutes…) peuvent également contribuer à la prise en charge et au maintien
des résidents à domicile ou en institution. Dans ce cadre, il convient qu’un dispositif
approprié soit mis en œuvre pour permette d’informer les praticiens libéraux du déclen-
chement du plan blanc de tel ou tel établissement de santé.
Les médecins correspondants du Samu, qui sont dans la majorité des cas des praticiens
libéraux, sont mobilisés dans le cadre de l’aide médicale urgente.
Le secteur médico-social, bien que non directement concerné par cette situation doit,
dans la mesure du possible, d’une part limiter le recours, pour leurs résidents, aux
établissements de santé impactés par la prise en charge des victimes et d’autre part
faciliter l’accueil des patients adressés par les établissements de santé afin de libérer
des lits d’hospitalisation.
SAU.
Nombre d’équipes Smur et nombre de vecteurs associés.
e Une estimation du nombre de victimes (UA et UR) pouvant être régulées, transportées,
accueillies et prises en charge simultanément par les structures de médecine d’urgence
(Samu, Smur, SAU) lors de SSE devra être réalisée. Idéalement, cette estimation prend
en compte les acteurs concourant à l’aide médicale urgente (transports sanitaires,
SDIS, SSSM…).
Offre hospitalière
Nombre d’établissements disposant d’unités de :
• surveillance continue et de réanimation : adulte, pédiatrique et/ou pédiatrique
spécialisée ;
• chirurgie orthopédiques et traumatologiques ;
• chirurgie viscérale ;
• neurochirurgie et de neurotraumatologie.
57
Aide à l’organisation de l’offre de soins en situations sanitaires exceptionnelles Guide méthodologique
Références documentaires
• Circulaire DHOS/O1/2007/65 du 13 février 2007 relative à la prise en charge des
urgences
58
Modèles de réponse aux situations sanitaires
ORSAN CLIM
Objectifs et enjeux
Il s’agit de faire face aux conséquences de l’exposition de la population à un
phénomène climatique (canicule, grand froid) tout en assurant la continuité de la prise
en charge des autres patients.
L’objectif est de garantir à la population impactée la qualité et la sécurité d’une prise
en charge adaptée afin de ne pas compromettre les missions du système de santé
dans son ensemble.
Aussi, il s’agit d’optimiser l’organisation de l’offre de soins pour prévenir les conséquences
sanitaires et sociales, directes et indirectes, liées aux phénomènes climatiques
(intoxications au monoxyde de carbone, hypothermie, hyperthermie, traumatismes dus
aux chutes, déshydratation…).
L’enjeu principal est de réduire le nombre d’hospitalisations non justifiées, et de faciliter
les sorties (et donc d’optimiser la disponibilité des lits) pour permettre une prise en
charge médico-sociale des patients dans les meilleures conditions possibles.
Méthodologie
Les événements climatiques sont en général annoncés quelques jours avant leur
survenue et ont une cinétique lente. Toutefois, ils sont susceptibles de durer sur des
périodes de temps relativement longues, de quelques jours à plusieurs semaines.
Les personnes âgées et les jeunes enfants constituent des populations à risque qu’il
convient de prendre en compte.
Les mesures de gestion de l’événement dont il est question doivent être mises en œuvre
de façon continue et graduée, selon l'analyse de la situation :
• renforcement de la surveillance sanitaire associée à une prise en charge des patients
dans le secteur libéral. Dans ce cadre, l’InVS met en place une surveillance
épidémiologique populationnelle et assure la remontée d’indicateurs dont l’analyse
peut renseigner la nature des effets rencontrés, leur sévérité, et apporter des précisions
pouvant contribuer à une optimisation de l’organisation des soins ;
• prise en charge des patients graves par les établissements de santé en mobilisant les
établissements de santé de première ligne et de recours, voire de repli si cela est
nécessaire.
Sous l’égide de l’ARS une vigilance renforcée est mise en place pour que la coordination
des établissements, surtout pendant les périodes de congés, garantisse un équilibre
entre disponibilité des lits et besoins de santé.
Les critères d’attribution du rôle dévolu à chaque établissement de santé correspondent
à ceux énoncés dans le volet ORSAN AMAVI. La programmation des capacités
d’hospitalisation et de leur adaptation en fonction des fluctuations saisonnières fait
l’objet de la part des DGARS d'une réflexion anticipée et coordonnée au niveau régional.
Une attention particulière est ainsi portée sur l’adaptation des capacités
d’hospitalisation dans les unités de soins intensifs et de surveillance continue, dans les
services de réanimation adulte, pédiatrique et néo-natale et en service de médecine
polyvalente. Il est également recommandé de veiller aux capacités d’hospitalisation
en court séjour gériatrique et en soins de suite et de réadaptation.
59
Aide à l’organisation de l’offre de soins en situations sanitaires exceptionnelles Guide méthodologique
L’établissement de santé dispose d’indicateurs sur la gestion des lits par spécialité,
analyse son activité et ajuste les mesures à mettre en œuvre, en articulation avec la
cellule de veille de l’établissement, en vue de garantir la qualité des soins et d’anticiper
les phénomènes de tension.
Il est essentiel d’assurer la fluidité de l’aval des urgences. À ce titre, les établissements
de santé sièges d’un service d’urgence, assurent la mise en œuvre du dispositif
« établissement de santé en tension ». Par ailleurs, la formalisation des relations entre
les services d’urgence et les autres services hospitaliers, par le réseau des urgences
est un facteur déterminant pour une bonne gestion des flux de patients et de leur
prise en charge. Dans ce cadre, les DGARS veilleront à l’utilisation des fiches de
dysfonctionnement.
D’autre part, l’ARS doit s’assurer de l’effectivité de la permanence des soins en médecine
libérale, notamment pendant les périodes de congés des médecins libéraux et de
fermeture de cabinets médicaux. En cas de survenue d’un événement climatique
risquant d’interrompre l’organisation habituelle de la permanence des soins, il est
recommandé que des solutions soient étudiées au sein des CODAMUPS (comité
départemental de l'aide médicale urgente et de la permanence des soins) et de
travailler en lien avec les conseils départementaux de l'ordre des médecins afin que la
réponse aux demandes de soins non programmées puisse être assurée. Pour que la
sectorisation soit adaptée à la demande de la population et à l’offre de soins, il s’agit
de renforcer la permanence des soins en médecine libérale.
Enfin, l’ARS intervient pour faciliter la signature des conventions non encore conclues
entre les établissements médico-sociaux et les établissements de santé. Dans le cas où
un certain nombre de patients, seuls, âgés, voire handicapés, nécessitent une prise en
charge sociale adaptée, elle veille, en lien avec les conseils généraux, à la mobilisation
des établissements médico-sociaux, et plus particulièrement les établissements
d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) par activation des
mesures prévues dans leur « plan bleu ».
et de SAU.
e Il s’agit d’estimer le nombre de patients pouvant être régulés, transportés, accueillis
et pris en charge simultanément par ces structures de médecine d’urgence lors de SSE.
Idéalement, cette estimation prend en compte les acteurs concourant à l’aide médicale
urgente (transports sanitaires, SDIS, SSSM…).
Offre hospitalière
Nombre d’établissements disposant d’un service de gériatrie en mesure de dispenser
des soins de suite et de réadaptation et nombre de lits au sein de ces services.
Nombre de lits de surveillance continue et de réanimation : adulte, pédiatrique et/ou
pédiatrique spécialisée.
e Il s’agit de recenser les capacités de prise en charge en routine et les capacités
supplémentaires pouvant être mobilisées en SSE.
60
Modèles de réponse aux situations sanitaires
Offre médico-sociale
Nombre d’établissements médicaux-sociaux spécialisés dans l’hébergement pour
Références documentaires
• Plan national canicule.
• Guide national relatif à la prévention et à la gestion des impacts sanitaires et sociaux
liés aux vagues de froid.
61
Aide à l’organisation de l’offre de soins en situations sanitaires exceptionnelles Guide méthodologique
Objectifs et enjeux
La finalité est de disposer d'une organisation du système de santé en capacité de faire
face aux conséquences d’une évacuation, notamment pour assurer la continuité de
prise en charge des patients.
Méthodologie
L’évacuation d’établissements de santé ou d’établissement médico-sociaux peut être
liée à des événements à cinétique lente ou rapide. Le principe général est que
l’évacuation complexe et longue d’un établissement de santé ou médico-social ne
doit être décidée qu’en dernier recours, lorsqu’il n’existe plus d’alternative ni de
possibilités de maintien d’un fonctionnement, même dégradé, sur site.
Le transfert des patients et résidents vers les structures adaptées doit avoir été, au
préalable, planifié, en lien avec le Samu. Dans ce cadre, les critères d’identification des
établissements de première ligne, de recours et de repli correspondent à ceux précisés
dans le volet ORSAN AMAVI.
D’une part, les patients évacués nécessitant une hospitalisation ou une prise en charge
spécialisée doivent être transférés vers les services concernés (réanimation, grands
brûlés…). D’autre part, les patients évacués dont l’hospitalisation n’est pas nécessaire
doivent être suivis par les professionnels de santé du secteur libéral, dans le cadre d’une
prise en charge à domicile.
À la demande de l’ARS, les médecins libéraux peuvent également être mobilisés pour
assurer la prise en charge ambulatoire des patients orientés vers leur domicile après
régulation par le Samu. Dans ce cadre, un médecin régulateur libéral pourra être
positionné au Samu pour faciliter la mise en œuvre de cette mesure.
Les transporteurs sanitaires privés sont mobilisés par le Samu et, en cas de nécessité
dans le cadre d’une réquisition par le préfet, en complémentarité des Smur et véhicules
des SDIS médicalisés ou non. Ils peuvent être sollicités pour :
• participer à l’évacuation des patients vers les établissements de santé ou médico-
sociaux identifiés ;
• assurer les transports secondaires de ces établissements ;
• prendre en charge la sortie des patients, dès lors qu’elle s’impose pour libérer des lits
dans l’établissement.
Un correspondant privilégié devra alors être désigné pour les contacts avec l’ARS, et,
en tant que de besoin, un coordinateur ambulancier sera positionné au Samu.
En cas de nécessité, des centres de regroupement des évacués (CRE), adossés à un
établissement de santé et/ou colocalisés avec un centre de regroupement des moyens
(CRM) pourront être identifiés au préalable pour accueillir, avant leur transfert vers des
structures plus adaptées, la majorité des patients et résidents des établissements
auxquels ils on été appariés.
62
Modèles de réponse aux situations sanitaires
Les centres de regroupement des moyens (CRM) où sont regroupés la totalité des
transports sanitaires dédiés à l’évacuation de l’établissement, y compris les renforts qui
y seront éventuellement envoyés, doivent être prédéterminés dans chaque territoire de
santé. Chaque établissement est apparié à un seul CRM. Néanmoins, il convient d’éviter
les transits par les CRE en privilégiant le transport direct vers les établissements de
destination finale.
Références documentaires
• Guide méthodologique « évacuations massives ».
63
Aide à l’organisation de l’offre de soins en situations sanitaires exceptionnelles Guide méthodologique
Objectifs et enjeux
Cette annexe du plan blanc élargi consiste à organiser une campagne de vaccination
dans des centres dédiés selon les deux situations suivantes :
• lorsque l’organisation préparée dans le volet ORSAN EPI-VAC ne permet pas de
répondre à elle seule à la situation sanitaire ;
• lorsque l’événement concerné constitue un trouble majeur à l’ordre public.
Méthodologie
Les éléments d’orientation sont définis dans le guide Préparation d’une campagne de
vaccination exceptionnelle.
Références documentaires
• Guide Préparation d’une campagne de vaccination exceptionnelle.
64
Modèles de réponse aux situations sanitaires
Annexe du PBE - Distribution de produits de santé en dehors
du circuit pharmaceutique
Objectifs et enjeux
Cette annexe du plan blanc élargi prévoit la mobilisation de circuits de distribution
exceptionnelle de produits de santé en dehors du circuit pharmaceutique, lors de
situations sanitaires exceptionnelles dont la cinétique et l’ampleur le justifient.
Il s’agit de pré-identifier des sites de distribution à la population au niveau des communes
et des sites de rupture de charge au sein du département pour les alimenter et prendre
en compte les contraintes logistiques, ainsi que les dispositions propres à la gestion de
ces produits.
Méthodologie
Les éléments d’orientation sont définis dans le guide méthodologique relatif à la
préparation d’une distribution exceptionnelle de produits de santé.
Références documentaires
• Guide méthodologique Préparation d’une distribution exceptionnelle de produits de
santé.
65
Annexes
9 - Les modalités d’intervention d’un Smur vers un pays frontalier sont à envisager dans le cadre des conventions
transfrontalières entre le pays concerné et la France.
10 - Cf. Instruction interministérielle du 4 novembre 2013 relative à la coordination et à l’optimisation des moyens
aériens en cas de crise localisée sur le territoire national.
69
TABLEAU DE SYNTHÈSE DETYPOLOGIE
DES RISQUES ET DES CAPACITÉS DE RÉPONSE
annexe 3
Risque biologique Apparition de cas Anticipation possible 4 à 5 cas hautement Système de santé très
émergent (H5N1, H7N9, dispersés à prendre de plusieurs jours à infectieux à prendre en sollicité compte tenu
SRAS,fièvre en charge dans les semaines. charge. du besoin
hémorragique virales, services de maladies de limiter/freiner
maladie infectieuse infectieuses et la transmission
transmissible tropicales. et d’acquérir des
de personne connaissances pour
à personne…). adapter l’organisation
de la prise en charge.
Épidémie (par exemple Un grand nombre Anticipation possible de Cf. données fournies par Déstabilisé par
de type respiratoire) ou de patients à prendre plusieurs jours à l’InVS. le nombre de patients
pandémie grippale liée en charge, couplé, semaines, événement à prendre en charge, et
à un nouveau variant le cas échéant, à une long (plus de 8 N.B. : Pour le terrorisme amplifié par
de virus grippal campagne semaines) et progressif biologique, pour une l’incapacité prévisible
(ex. : maladie vectorielle de vaccination avec un pic de 2 à maladie à transmission de certains soignants
de type chikungunya, exceptionnelle 4 semaines. interhumaine : touchés par l’épidémie.
dengue…). à organiser. 200 cas index avec
potentiellement
N.B. : est pris en compte 2 000 personnes
ici le terrorisme à prendre en charge
biologique. simultanément.
Pour une maladie non
transmissible :
15 000 personnes
potentiellement
exposées pour
organiser une action
de prophylaxie
collective.
70
Tableau de synthèse de typologie
Estimation
Partie du système de santé Rôle des acteurs
des capacités d’offre Plans de renfort
principalement engagée du système de santé
de soins renforcées
Établissements de santé, et Établissements de santé Rôle des établissements En tant que de besoin,
plus spécifiquement disposant de XX lits en de santé : prise en charge mobilisation de
les services des urgences chambre stérile existants des cas suspects, mise en ressources extérieures,
Annexe 3
et les services spécialisés et en mesure de mobiliser œuvre de mesures notamment moyens
(pédiatrie, maladies XX lits supplémentaires en d’isolement. de transports en
infectieuses et tropicales, SSE. Rôle des professionnels urgence d’échantillons
réanimation, pneumologie…). de santé libéraux : biologiques.
Établissements de santé détection et orientation
Laboratoires hospitaliers. disposant d’un service des cas, suivi Lien avec le niveau
de pédiatrie doté de XX lits des recommandations zonal et national pour
en chambre d’isolement sanitaires et préparation renforts (moyens
à pression négative et en d’une éventuelle tactiques et
mesure de mobiliser XX lits mobilisation renforcée. stratégiques, réserve
supplémentaires en SSE. sanitaire).
71
Aide à l’organisation de l’offre de soins en situations sanitaires exceptionnelles Guide méthodologique
Accident Beaucoup de poly- Préparation possible Cf. orientations des Déstabilisé voire
technologique traumatologie, de mais pas d’anticipation préfets au regard de la dépassé par le nombre
(catastrophe brûlés, nombreuses UA sauf alerte des services déclinaison du plan de victimes à prendre
industrielle…) ou acte et UR, contamination de renseignement. gouvernemental en charge, voies
de malveillance des victimes + un grand Cinétique rapide, phase accident nucléaire ou d’accès limitées,
impliquant des agents nombre de personnes aigüe de quelques radiologique majeur. établissements plus ou
NRC. potentiellement heures. moins opérationnels.
impliquées à prendre N.B. : Pour le risque
en charge dans le terroriste. Pour le risque
système de santé (suivi, chimique : 1 000
prise en charge...). personnes
potentiellement
exposées.
Pour le risque
radiologique :
2 000 à 3 000 personnes
potentiellement
exposées.
Pour le risque
radiologique :
1 000 personnes
potentiellement
irradiées sur plusieurs
semaines.
Accident avec Beaucoup de poly- Rapide : pas Cf. Plans particuliers Déstabilisé voire
nombreuses victimes traumatologie, d’anticipation possible, d’intervention (PPI) dépassé par le nombre
non contaminées nombreuses UA et UR, événement rapide – (avec un ratio de 25 % de victimes à prendre
(accident de transport urgences quelques heures à UA et 75 % UR). en charge, voies
de personnes, psychologiques, quelques jours en aigu, d’accès limitées,
catastrophe naturelle, nombreux décédés. plus long pour le post- établissements plus ou
séisme…). crise. moins opérationnels.
72
Tableau de synthèse de typologie
Estimation
Partie du système de santé Rôle des acteurs
des capacités d’offre Plans de renfort
principalement engagée du système de santé
de soins renforcées
ESR, hôpitaux, services Établissements de santé Rôle des établissements En tant que de besoin,
d’accueil des urgences, unités disposant de XX lits de de santé : mise en place montée en puissance
de soins spécialisées grands brûlés adultes et de mesures visant à en lien avec le niveau
(réanimation, pédiatriques et en mesure protéger le personnel zonal et national pour
neurotraumatologie, services de mobiliser XX lits et les établissements renforts (EPRUS, stocks
de prise en charge des grands supplémentaires en SSE. (équipements de tactiques et
Annexe 3
brûlés, services protection dédiés, définition stratégiques, réserve
d’hématologie…). de circuits spécialisés pour sanitaire), voire,
les victimes potentiellement mobilisation de
contaminées). ressources extérieures.
Prise en charge des
victimes symptomatiques.
Rôle des professionnels
de santé libéraux : prise en
charge des victimes
asymptomatiques et des
personnes exposées.
Hôpitaux, services des Adaptation de l’offre de lits Rôle des établissements En tant que de besoin,
urgences pour prise en charge de réanimation permettant de santé : régulation, montée en puissance
des victimes (traumatologie, de mobiliser XX % de lits en organisation prise en en lien avec le niveau
chirurgie orthopédique, plus en SSE. charge victimes, libération zonal et national pour
réanimation, brûlés…). de lits, pilotage des renforts (EPRUS, stocks
transferts. tactiques et
Rôle des professionnels stratégiques, réserve
de santé libéraux : appui sanitaire), voire,
aux services d’urgences, mobilisation de
prise en charge des petites ressources extérieures.
pathologies.
Rôle des établissements
médico-sociaux : accueil
de patients venant
des établissements saturés
par les cas urgents.
73
Aide à l’organisation de l’offre de soins en situations sanitaires exceptionnelles Guide méthodologique
Phénomène climatique Besoin de prendre en Anticipation possible de Se référer aux épisodes Nécessité de prévenir
(canicule, grand froid). charge les patients quelques jours. climatiques passés. les conséquences
isolés nécessitant des directes et indirectes
soins et les patients en tant sociales que
rupture thérapeutique. sanitaires (ex. : manque
Prise en compte des de personnels…).
populations à risque
(personnes âgées et
jeunes enfants).
74
Tableau de synthèse de typologie
Estimation
Partie du système de santé Rôle des acteurs
des capacités d’offre Plans de renfort
principalement engagée du système de santé
de soins renforcées
Médecine libérale et EHPAD pouvant prendre en Rôle des établissements En tant que de besoin,
établissements médico- charge XX patients de santé : prise en charge montée en puissance
sociaux. simultanément pendant des patients présentant des en lien avec le niveau
Afflux au service des urgences. une semaine en situation signes de gravité. Gestion zonal et national pour
habituelle et XX en plus en de l’aval des urgences et renforts (EPRUS, stocks
SSE. adaptation des capacités tactiques et
Annexe 3
d’hospitalisation dans les stratégiques, réserve
services spécialisés sanitaire), voire,
(réanimation, gériatrie…). mobilisation de
Gestion anticipée des ressources extérieures.
relèves.
Rôle des professionnels
de santé libéraux : appui
à l’identification des
personnes isolées. Accueil
et prise en charge des
patients âgés, isolés,
handicapés nécessitant
une prise en charge sociale
adaptée.
Rôle des établissements
médico-sociaux : accueil
de proximité de patients
isolés.
75
Conception et coordination
Ministère des Affaires sociales,de la Santé et des Droits des femmes
Direction générale de la santé (DGS)
Guide méthodologique
Aide à l’organisation
de l’offre de soins