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Memoire Estrella

Ce document traite de la protection du contribuable en matière de contrôle fiscal au Sénégal. Il présente le cadre théorique et la problématique, notamment les prérogatives de l'administration fiscale et les garanties accordées aux contribuables. L'objectif est d'analyser ces garanties face au contrôle fiscal.

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Memoire Estrella

Ce document traite de la protection du contribuable en matière de contrôle fiscal au Sénégal. Il présente le cadre théorique et la problématique, notamment les prérogatives de l'administration fiscale et les garanties accordées aux contribuables. L'objectif est d'analyser ces garanties face au contrôle fiscal.

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LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

INTRODUCTION

Tout en garantissant le droit de l'Etat de prélever l'impôt en vue de financer ses diverses
dépenses d'intérêt général, un «Etat de droit » doit, en principe, également « garantir les
droits du contribuable». Il s'agit d'ailleurs d'une garantie d'autant plus nécessaire que ce
dernier peut se trouver démuni face aux menaces de l'administration, dès lors que celle-ci a les
moyens de le priver du bonheur de disposer pleinement de ses biens.

En effet, le prélèvement de l'impôt en tant que « prestation pécuniaire requise des particuliers
par voie d'autorité, à titre définitif et sans contrepartie, en vue de la couverture des charges
publiques » est parfois perçu comme une « confiscation» ou une « atteinte au droit de
propriété ».

L'expression « Etat de droit », traduction de l'allemand Rechtsstaat, suppose selon le doyen


M. BACCOUCHE1, «La soumission de l'Etat, pourtant souverain, à un droit supra étatique
devant garantir le respect des droits fondamentaux», extraits de l'article «Droit
constitutionnel, souveraineté et supranationalité», Etudes Juridiques, n°11, 2004, p.10.

CHAABANE2: « Equité fiscale : les droits de l’Etat et l’Etat de droit», in Mélanges offerts
au doyen Abdelfattah AMOR, Tunis, C.P.U. 2005, p.322.

Cette définition est, selon Olivier NEGRIN : « prétendument empruntée à GASTON JEZE
et présentée comme la définition classique de l'impôt », alors qu'on la devrait - toujours selon
lui à la plume de Georges VEDEL qui a procédé « à la réécriture de la définition authentique
de GASTON JEZE » ; puisque la définition que l'on découvre sous la plume de Jèze est la
suivante :« On peut donc aujourd'hui définir l'impôt comme : une prestation de valeur
pécuniaire exigée des individus d'après des règles fixes, en vue de couvrir des dépenses
d'intérêt général, et uniquement à raison du fait que les individus qui doivent les payer sont
membres d'une communauté politique organisée », JEZE (Gaston): « Cours de finances
publiques», 1936-1937, Paris, L.G.D.J., 1937, p. 38) ; voir NEGRIN (Olivier) : « Une légende

1
Taieb Baccouche est titulaire de nombreux diplômes : un doctorat d'État en linguistique à la Sorbonne en1980,
une agrégation d'arabe en 1968, un DES en linguistique en 1966, précédés par d'autres diplômes en arabe, en littérature
française et en archéologie.
2
National School of Engineers of Sfax, University of Sfax Descriptor system, Robust Control, Fault Tolerent
Control,Asynchrone Machine, Renewable Energy

1
LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

fiscale : la définition de l'impôt de Gaston Jèze », Revue de droit public, 2008, n° 1, pp. 139-
151 et spécialement p.140.

Selon BELTRAME (Pierre) : « En intériorisant la contrainte fiscale, le contribuable s'isole


face au pouvoir fiscal qui cesse d'être l'émanation d'une volonté solidaire des citoyens afin
d'organiser au mieux la vie sociale, mais devient, un obscur Léviathan, une sorte de
puissance occulte et maléfique, à laquelle il faut faire le sacrifice rituel d'une part de ses
revenus sous peine de s'attirer des malédictions sans nombre », extraits de l'article « Le
consentement à l'impôt : devenir d'un grand principe », R.F.F.P., n°5 1, 1995, p. 88.

Or, le souci de consolider la réconciliation du « citoyen-contribuable » avec la fiscalité n'est


pas étranger au discours politique Sénégalais.

Toutefois, s'agissant de la protection du contribuable contre les prérogatives dont est investie
l'administration fiscale afin de garantir l'accomplissement du devoir fiscal. Ceci n'est pas sans
influer sur le rendement du système fiscal dans un Etat où le payement spontané de l'impôt
représente la part du lion dans les recettes fiscales.

Ainsi, « promouvoir le plus haut degré de civisme fiscal, c'est à dire l'accomplissement
volontaire des obligations fiscales par les contribuables »semble urgent.

Le contribuable, étant « toute personne astreinte au payement des contributions, impôts,


droits ou taxes, dont le recouvrement est autorisé par la loi », BARILARI (André) et
DRAPE (Robert) : « Lexique fiscal », Paris, Dalloz, 2eédition, 1992, p. 47.

Il importe à ce niveau de signaler que « la fiscalité joue un rôle important en tant


qu'instrument de financement du budget de l'Etat ».

Pour mener à bien cette étude, nous avons répartie ce travail en deux (2) parties :

- D’abord la première partie : le cadre théorique et méthodologique ;


- Et en fin une deuxième partie : le cadre organisationnel et analytique.

2
LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

PREMIERE PARTIE :
CADRE THEORIQUE ET
METHODOLOGIE

3
LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

CHAPITRE I : CADRE THEORIQUE

Le cadre théorique consiste à faire un bilan concernant les connaissances et les


informations de notre sujet de recherche. Ainsi dans cette perspective nous aurons
à présenter la problématique de notre sujet de recherche (section1), donner les
objectifs de recherche que nous poursuivons dans notre étude (section 2), poser
des hypothèses (section 3) et donner la pertinence du sujet (section 4).

SECTION 1 : PROBLEMATIQUE

L'Administration Fiscale a pour rôle de mobiliser les ressources fiscales qui sont
prévues par la Loi des Finances d'un Etat. Cette mobilisation se réalise par la mise
en exécution, par l'Administration Fiscale, des actes législatifs et réglementaires
régissant le prélèvement fiscal. Ces derniers, constituant la législation fiscale,
prévoit non seulement des prérogatives de l'administration fiscale mais aussi des
droits et des obligations fiscales pour les contribuables.

En outre, elle est aussi un organe technique d'assistance du pouvoir exécutif, le


Gouvernement, dans l'élaboration de la politique fiscale et des reformes
structurelles et législatives.

Par Administration Fiscale, nous faisons allusions au Fisc, le service des Impôts,
tel la Direction Générale des Impôts (DGI) au Sénégal. C'est un service du
Ministère ayant les finances dans ses attributions et est doté d'une autonomie
administrative et financière. Ce service n'est pas le seul pourvoyeur de recettes de
l'Etat, au niveau central, il y a aussi la Direction Générale des Douanes et Accises
(DGDA) et la Direction Générale des recettes administratives, domaniales,
judiciaires et de participation (DGRAD).

Le système fiscal Sénégalais est déclaratif, c'est-à-dire qu'il appartient au


contribuable de déclarer lui-même à l'administration la matière sur laquelle sera
prélevée l'impôt. Il s'agit donc d'une confession fiscale. Comme la confiance
n'exclut pas le contrôle, le législateur a attribué à l'administration le pouvoir de
contrôler les déclarations souscrites par les redevables afin de vérifier les éléments
justifiant l'établissement de l'impôt.

4
LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

Le contrôle apparaît donc comme la contrepartie du système déclaratif.


L'administration fiscale ne doit pas considérer ce qui a été déclaré comme absolu
car le contribuable minore de temps en temps les bases d'impositions.

Bien que l'administration fiscale dispose des prérogatives de contrôle, le


législateur a aussi prévu certaines dispositions fiscales qui assurent la protection
du redevable contre tout abus de droit de l'administration en matière de contrôle.

Cette protection, permettant de limiter tout excès ou débordement des agents de


l'administration fiscale, constitue une garantie que le législateur accorde aux
redevables.

C'est ainsi que dans le cadre de cette étude, nous nous proposons d'analyser les
garanties des contribuables face à la mise en oeuvre du contrôle fiscal par la
Direction Générale des impôts.

Voici donc les questions centrales qui caractérisent notre problématique:


- Est-ce que le contribuable fait l’objet de protection ?
- Comment se manifeste cette protection ?

SECTION 2 : LES OBJECTIFS DE RECHERCHE

A travers ce thème nous poursuivons des objectifs bien définis qui peuvent être
scindes en deux (2) parties : l’objectif général et les objectifs spécifiques.

1. L’OBJECTIF GENERAL

La politique fiscale du Sénégal s'articule autour d'un certain nombre de principes


et de repères qui puisent leur source des principes généraux de finances publiques.
Ces principes et repères se déclinent, toutefois, en actes administratifs et
réglementaires qui tiennent compte de la spécificité et des réalités socio-
économiques locales. Notre sujet de recherche permettra au lecteur de
comprendre les mécanismes d'exécution du contrôle fiscal par l'administration
ainsi que les droits et les obligations des contribuables en matière de contrôle.

5
LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

2. LES OBJECTIFS SPECIFIQUES

Pour atteindre l’objectif général de notre travail, nous allons poser des objectifs
spécifiques bien précis qui se dessinent de la manière suivante :

 faire connaitre les voies de recours permis pour donner la meilleure


information possible aussi bien aux professionnels qu’aux simples
contribuables ;
 rechercher quels sont les problèmes rencontres dans le processus de
conciliation entre l’administration fiscal et le contribuable ;
 Et en fin montrer les garanties du contribuable.

SECTION 3 : HYPOTHESES DE LA RECHERCHE

Dans le cadre de cette étude, nous nous sommes fixes les hypothèses suivantes :

- les contribuables maitrisent les voies et mécanismes des recours permises


par l’administration fiscale ;
- les contribuables rencontrant des problèmes dans le processus de
conciliation avec l’administration fiscale ;
- les garanties des contribuables mise en place au Sénégal ne sont pas bien
exploitées par les contribuables.

SECTION 4 : REVUE DE LA LITTERATURE


Cette partie est consacrée d'une part à la clarification des concepts clés de notre étude
et d’autre part à l'inventaire des travaux et recherches antérieures relatives à ce thème.

1. Approche définitionnelle :

Pour une compréhension aisée de notre travail, nous avons jugé nécessaire de
définir les concepts suivants :

6
LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

- Contrôle Fiscal :

« La désignation avec exactitude de la notion qui eut le mérite de donner


naissance au contrôle fiscal est assez difficile.
Cependant, on trouve des lois commerciales et des rapports comptables à NINIVE
BABYLONE vers 300 ans avant Jésus Christ. L'expert était alors le « SCRIBE »
qui notait sur les tablettes et les transactions importantes et les légalisaient en les
faisant, suivre de sa signature ».3

Au temps de pharaons, la grande question était de contrôler les récoltes du fait


qu'elles étaient la principale matière imposable. Des surintendants aux grains
étaient chargés de cette mission et ils étaient comblés d'honneurs quand ils
parvenaient à présenter des comptes favorables au souverain. Ces experts de
l'époque notaient les entrées et les sorties de grains que leur signalaient des
crieurs.

Ces experts, élevés spécialement dans des temples, étaient considérés comme
dignes d'occuper les plus hautes charges de l'Etat.
Athènes posséda, plus de 300 ans avant Jésus Christ, une institution des finances
publiques - la cour des légistes - qui avait été pour vérifier des comptes des
receveurs publics et traduire éventuellement en justice les fonctionnaires
indélicats.

A Rome, sous les empereurs, le contrôle des finances publiques est confié
successivement aux consuls, aux censeurs puis enfin aux questeurs. Ceux - ci
furent au cinquième siècle, de véritables Ministres de Finances, chargés
d'examiner les comptes des provinces et de surveiller le trésor public. L'ensemble
des comptes était soumis ensuite à l'approbation au Senat.

A la fin du moyen âge, l'Italie renforça le moyen de contrôle de ses finances.


A Londres, le contrôle de finances était également renforcé au 13° siècle. En
dehors de ce contrôle, il existait une vérification sérieuse conçue dans le sens
actuel du mot. Elle était dévalue soit à des Juges ou Barons, soit à des
fonctionnaires de la Couronne.
En France, à la fin du 17 ème siècle, sous Colbert, il existait à la cours des comptes
de Paris un expert chargé de la vérification de tous les comptes et calculs.

3
Jules BAUDE : contrôle et expertise comptables. Editions comptables, commerciales et financières
7
LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

Le contrôle était fait sur la comptabilité tenue par deux personnes et ce procédé
répandu dans presque tous le pays de l'Europe, était devenu un moyen efficace
pour s'assurer de la sincérité des comptes tenus par les diverses personnes
chargées pour cette tâche.

- L’impôt :

« L'impôt est une prestation pécuniaire requise des particuliers par voie d'autorité
à titre définitif et sans contrepartie, en vue de la couverture des charges
publique»4

L'impôt est normalement un prestataire en argent. par ailleurs, il se distingue des


autre prestations ou services que les membres de la collectivité doivent à l'Etat ou
aux autres collectivités publiques (anciennes corvées, service militaire,
réquisitions....)

Le versement de l'impôt ne comporte aucune contrepartie directe : il n'y a aucune


corrélation directe entre les sommes versées par le contribuable et la quantité ou la
nature des services consommer par lui.

Selon les classiques « l'impôt doit être simple, juste et peut couteux».5

L'INSEE6 le définit comme le versement obligatoire et sans contrepartie aux


administrations publiques et aux institutions européennes. Il sert principalement à
financer les dépenses publiques, et constitue également un moyen de régulation de
l'activité économique

Le prélèvement ou retenue à la source est un mode de recouvrement de


l'impôt, consistant à faire prélever son montant par un tiers payeur, le plus souvent
l'employeur ou le banquier, au moment du versement au contribuable des revenus
sur lesquels porte l'impôt

CHAPITREII : LE CADRE METHODOLOGIQUE

4
Gaston JEZE
5
Adam Smith
6
L'Institut national de la statistique et des études économiques collecte, produit, analyse et diffuse des informations
sur l'économie et la société françaises.
8
LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

Pour réaliser cette étude, il nous a plu de recourir aux méthodes de travail à
savoir : la méthode juridique et la méthode sociologique.

La méthode juridique nous a permis de comprendre la portée des instruments


juridiques relatifs à l'objet sous examen.
Cette méthode a été complétée utilement par la méthode sociologique laquelle
repose sur l'étude des faits sociaux qui entrent en relation avec le phénomène
observé. Elle nous permet de comprendre les illustrations évoquées en tant que
faits sociaux, leurs appréhensions et leurs intégrations dans l'évolution de la
société, particulièrement la société fiscale sénégalais.

SECTION 1 : LE CADRE DE L’ETUDE

La réalisation de ce travail se fait au Sénégal particulièrement à Dakar.


Bénéficiant d’une stabilité politique, le Sénégal offre aux secteurs économiques
un climat propice aux échanges commerciaux. C’est dans ce contexte que nous
allonsprésenter l’institution qu’est charge de recouvrir au nom de l’Etat, l’impôt.
Autrement dit, nous allons présenter la DGID.

1. PRESENTATION DU CADRE DE L’ETUDE

« La Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID) assure aujourd’hui


près de 66% des recettes fiscales du budget de l’Etat. Cette nouvelle dimension
est l’aboutissement d’un long processus. En effet, une telle place cristallise
l’effort soutenu de plusieurs générations d’hommes et de femmes qui, au fil des
ans, ont contribué à bâtir une administration qui se veut de plus en plus moderne.
La place actuelle de la DGID doit donc se mesurer non seulement à ses
performances budgétaires du moment, mais également aux mutations profondes
qu’elle a subies depuis des décennies. Ainsi, tout au long des années, la DGID
aura particulièrement profité de leaderships qui, en plus d’impulser, d’éclairer et
d’orienter les réformes des structures utiles à chaque transformation historique,
ont assuré la sauvegarde puis la pérennisation des acquis. Pour rappel, en 1957,
Monsieur Alioune Dembel SOW était « Directeur des Impôts pour la
Circonscription de Dakar et Dépendances ». La fonction a depuis lors évolué et
changé de dénomination, englobant de nouvelles compétences et responsabilités
9
LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

pour devenir « Directeur général des Impôts et des Domaines ». En 55 années


d’histoire, de 1957 à 2012, onze (11) dirigeants se sont succédés à la tête de
l’administration fiscale et domaniale. A tour de rôle, chacun aura marqué cette
institution de son empreinte, de son trait de caractère et de son style de
management. Chaque directeur général aura, dans des contextes différents, posé
un jalon dans le processus du développement économique et financier de notre
pays. »7.

SECTION 2 : DELIMITATION DU CHAMP DE L’ETUDE

Nous avons délimité notre champ d`étude à l’analyse des dispositions régissant le
contrôle fiscal du contribuable afin analyse s’il y a une protection juridique
amenant le contribuable à prévaloir leurs droits et obligations, ainsi que sentir
protégée lors du contrôle fiscal mené par le fisc.

SECTION 3 : TECHNIQUE D’INVESTIGATION

Tout travail scientifique exige l'usage d'une démarche méthodologique qui puisse
permettre au chercheur de collecter, d'interpréter et d'analyser les données qu'il
aura à recueillir.

1. Sources secondaires

La recherche documentaire a été l'outil essentiel de collecte des données depuis le


choix du thème jusqu'à la rédaction du mémoire. Elle a concerné non seulement
les documents spécifiques, mais aussi les documents théoriques et techniques sur
la fiscalité.

Elle nous a permis d'obtenir certaines données en consultant divers documents


auxquels nous avons eu accès tant dans les bibliothèques de la place et celles en
ligne.
2. Sources primaires

7
Amadou BA, ancien Directeur Général de l’impôt et Domaine du Sénégal
10
LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

Les sources primaires sont celles qui ont permis de générer des données nouvelles
et originales au cours de l'étude. Son but est de compléter les données secondaires
en vue d'atteindre les objectifs assignés à l'étude.

2.1. Etude Qualitative


2.2. Etude Quantitative

SECTION 4 : JUSTIFICATION DU CHOIX DU SUJET

C’est ainsi que le thème choisi pour notre mémoire revêt tout à la fois un intérêt
intellectuel que professionnel. Il est aussi bien un sujet pour les personnes
curieuses et désireuses d’en savoir un peu plus sur la protection du contribuable
en matière de contrôle fiscal, car le Sénégal est un pays avec des ambitions très
pertinentes comme le plan Sénégal émergent (PSE).

Le sujet est aussi pratique, car il constitue un outil de référence pour les
contribuables, victimes des abus de l'administration fiscale dans l'exécution du
contrôle, pour faire prévaloir leurs droits.

 Intérêt pour le contribuable :

Compte tenu de la réforme fiscale, qui a conduit à des modifications du CGI,


toutes les idées réunies permettront aux contribuables d’actualiser leurs charges
fiscales, savoir leurs avantages et d’éviter les risques fiscaux qui pourraient
entrainer de lourdes conséquences dans l’économie du contribuable.

 Intérêt pour l’administration :

Pour l’administration fiscale, ce travail lui permettra à travers nos


recommandations de cherche des moyens adéquats pour faire face aux limites qui
se posent pour la protection du contribuable en droit fiscal.

SECTION 5 : DIFFICULTES RENCONTREES

La réalisation d'un travail scientifique n'est pas chose facile que l'on le croit. Elle
nécessite la mobilisation de beaucoup d'énergies. Si l'on ne s'arme pas du courage,

11
LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

de la patience, de la tolérance et de la persévérance l'on peut toutefois se mettre à


côté et se débarrasser de son thème de recherche.

Le thème de ce travail n'est pas directement consacré par un ouvrage spécifique. Il


a fallu avoir une connaissance sur la fiscalité pour sélectionner certains ouvrages.
Plus encore, ce travail est tellement théorique et à la fois pratique. De ce fait,
certaines données ne nous ont pas été livrées vu la lourdeur et la confidentialité
que revêtent quelques dossiers.

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LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

DEUXIEME PARTIE :
CADRE ORGANISATIONNEL ET ANALYTIQUE

13
LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

CHAPITRE I: CADRE ORGANISATIONNEL

SECTION 1: LES MOYENS DE CONTROLE FISCAL

L’administration fiscale utilise plusieurs moyens de contrôle fiscal parmi lesquels


nous avons les moyens de contrôle généraux paragraphe (I) d’une part, et d’autre
part les moyens de contrôle spécifique paragraphe (II)

1. LES MOYENS DE CONTROLE GENERAUX

1.1. Les demandes de renseignement

Elles sont prévues à l’article 569 du Code Général des Impôts sénégalais (CGI).

Les demandes de renseignements sont les demandes qui permettent à


l'administration fiscale d'obtenir des informations auprès des contribuables ou des
tiers. Elles peuvent être formulées d'une manière verbale ou écrite. Si le
contribuable garde le silence à une demande verbale, l’administration fiscale doit
envoyer une demande à nouveau par écrit mais celle-ci doit respecter certaines
conditions : indiquer les points sur lesquels les renseignements sont demandés,
assigner au contribuable un délai de 20 jours à compter de la date de réception de
la demande, indiquer au contribuable les sanctions applicables en cas de défaut de
réponse ou de réponse insuffisante.
Le droit de renseignements peut porter sur tous éléments relatifs à la situation
fiscale du contribuable. A titre d'exemple, l'administration fiscale peut se
renseigner sur la réalisation d'une opération ou d'un marché non déclarés, sur le
patrimoine du contribuable ou sur les éléments de son train de vie.

14
LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

A. Les demandes d’éclaircissement

S’agissant des demandes d'éclaircissement, elles sont plus précises que les
demandes de renseignements. En vue de l’établissement de l’impôt sur le revenu,
l'administration fiscale demande au contribuable de rendre plus claire une
information qui est en sa possession. C'est pourquoi ces demandes sont
étroitement liées aux déclarations.
Des éclaircissements peuvent être demandés sur tous les points de la déclaration,
chaque fois que celle-ci paraît obscure, aussi bien quant à la forme que quant au
fond. L'administration exige ainsi que le contribuable expose de façons plus
compréhensibles tel ou tel fait sans avoir à apporter de preuves. Lorsque que le
contribuable a répondu de façon insuffisante aux demandes d’éclaircissement,
l’administration lui adresse une mise en demeure en vue de compléter sa réponse
dans les délais qui ne peuvent excéder 15 jours en complément des réponses
qu’elle souhaite.

C. Les demandes de justification

A la différence de la demande d'éclaircissements, qui ne procure généralement


que des renseignements incertains pouvant seulement servir à orienter les
recherches, la demande de justification appelle des renseignements précis et
directement utilisables.

Contrairement aux éclaircissements, les justifications exigent du contribuable, non


pas de vagues explications, mais un commencement de preuve. C'est pourquoi les
simples explications qui ne sont assorties d'aucun commencement de justifications
ou de précisions suffisantes équivalent par leurs généralités et leur imprécision à
des refus de réponse.
Le Fisc peut également demander des justifications lorsqu’il réunit des éléments
permettant d’établir que le contribuable peut avoir des revenus plus importants
que ce qu’il a déclaré. Tout comme les demandes d’éclaircissement lorsque que le
contribuable a répondu de façon insuffisante aux demandes de justification,
l’administration lui adresse une mise en demeure en vue de compléter sa réponse
dans les délais qui ne peuvent excéder 15 jours en complément des réponses
qu’elle souhaite.
15
LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

II. LES MOYENS DE CONTROLE SPECIFIQUE

Pour constater les obligations fiscales du contribuable dans le cadre du système


déclaratif, l'administration tient de la loi deux prérogatives de contrôle : le pouvoir
d'investigation et le pouvoir de vérification.

Par ailleurs, le droit pour le contribuable d'être informé constitue une garantie
essentielle des droits de la défensei
L'information est souvent une condition préalable à l'application effective d'autres
garanties offertes par la loi, notamment quand l'administration est amenée à
exercer son droit de contrôle à l'encontre du contribuable.
Ce droit à l'information implique alors que le contribuable soit préalablement
averti des mesures qui le concernent.

Toutefois, cette obligation d'informer le contribuable mise à la charge de


l'administration ne se pose pas toujours, lorsque les mesures diligentées ne sont
pas de nature à influer immédiatement sur les intérêts propres du contribuable.
Tel est notamment le cas, lorsque l'administration exerce son droit de
communication en vue de recueillir des informations supplémentaires sur la
situation fiscale du contribuable vérifié, du moins tant qu'elle n'oppose pas ces
informations au contribuable lui-même.

En outre, le non-respect de l'obligation d'information du contribuable trouve


encore à s'expliquer, particulièrement dans les cas où l'administration est amenée à
exercer certaines procédures d'investigation considérées comme contraignantes,
où l'information du contribuable ôterait tout intérêt à la procédure mise en œuvre.

C'est le cas du contrôle dit « inopiné», qui a pour but d'effectuer des constatations
purement matérielles.
Ce type de contrôle a vocation à s'appliquer en particulier aux contribuables
astreints à la tenue d'une comptabilité.

Ainsi, l'administration a désormais la possibilité d'engager à l'encontre de cette


catégorie de contribuables le contrôle « inopiné » qui doit toutefois se limiter à la

16
LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

constatation matérielle des éléments physiques de l'exploitation, de l'existence et


de l'état des documents comptables.
Hormis ces situations particulières qui justifient donc l'absence d'information
préalable du contribuable, ce dernier doit en principe être avisé avant le début
d'une opération de contrôle ou la mise en œuvre d'une procédure à son encontre
Ce principe est d'application générale malgré l'absence de procédure
contradictoire, y compris dans les hypothèses, où les droits de la défense sont
réduits à leur plus simple expression.
Nous allons d’abord parler des droits de communication (A), ensuite nous
aborderons les droits de visite ou de sourci (B) et enfin les droits d’enquête
reconnu par l’Administration Fiscale à l’exercice de sa mission (C).

A. Les droits de communication.

Le droit de communication est prévu aux articles 571 à 575 du CGI, et il peut être
défini comme le droit qui autorise l'administration à obtenir la communication de
tous les documents détenus par le contribuable et les tiers afin de pouvoir réunir
les éléments nécessaires pour la vérification du contribuable. Partant de cette
définition on distingue donc l’exercice du droit de communication à l’égard des
tiers (1) et l’exercice du droit de communication à l’égard des contribuables (2).

1. L’exercice du droit de communication à l’égard des tiers

Les tiers peuvent être les entreprises et autres personnes morales du secteur privé
et les personnes physiques tels que : les entreprises privées, les sociétés, quelle
que soit leur forme, les banques et établissements assimilés, les assureurs, les
représentants, courtiers, intermédiaires. Toutefois, l’administration fiscale peut
aussi exercer son droit de communication auprès des personnes morales ou
physique du secteur public à savoir : les officiers publics et ministériels, les
administrations publiques et assimilées, les entreprises, établissements ou
organismes soumis au contrôle de l'autorité administrative.

En outre, toute personne ou institution doit faire connaître au fisc la moindre


information susceptible de faire présumer une fraude ou un manquement
quelconque permettant d’éluder tout impôt, c’est d’ailleurs dans ce sens que
17
LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

l’article 574 du CGI se prononce en disposant :« En aucun cas une entreprise


privée, une administration de l’Etat ou autres collectivités publiques, une
entreprise concédée ou contrôlée par ces collectivités publiques, un
établissement ou un organisme quelconque soumis au contrôle de l’autorité
administrative, ne peut opposer le secret professionnel aux agents de
l’administration des impôts, des domaines et du cadastre qui, dans l’exercice de
leur missions leur demandent communication de documents, livres, registres et
informations qu’ils détiennent. » Le CGI sénégalais semble muet sur la question
de la limitation de l’exercice du droit de communication de l’administration
fiscale auprès des tiers. Il prévoit dans les dispositions de l’article 604 seulement
que l’administration fiscale est tenu de préserver le secret professionnel, c’est-à-
dire qu’elle n’est pas fondée à divulguer au public les informations que des tiers
lui auraient communiqué dans l’exercice de ses fonctions. Cependant ce respect
du secret professionnel n’est pas opposable au juge d’instruction saisi par
l’administration contre un contribuable.
Par ailleurs, l’article susmentionné prévoit que l’administration fiscale sénégalaise
ne peut opposer le secret professionnel dans le cadre d’échanges d’informations
entre elle et des Etats avec lesquels ils existent des conventions fiscales
d’assistance mutuelles.

2. L’exercice du droit de communication auprès du contribuable

Concernant le droit de communication à l'égard du contribuable, il s'agit d'une


prérogative en vertu de laquelle le fisc exige du contribuable la production de
documents ou de pièces permettant le contrôle de sa situation fiscale. A cet effet,
l’administration fiscale peut exercer son droit de communication sur place c’est-à-
dire dans les locaux professionnels du contribuable. D’ailleurs à ce propos,
l’article 571 du CGI sénégalais prévoit : « Lorsque l’administration entend
exercer son droit de communication sur place, elle est tenue d’adresser un avis de
passage sur lequel elle précise la nature des documents qui doivent être mis à sa
disposition. » Toutefois, il poursuit : « Le droit de communication ne peut
s’exercer sur place que durant les jours ouvrables et pendant les heures de service.
»

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LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

En outre, l'administration fiscale peut demander aux personnes physiques, dans le


cadre de la vérification de leur situation fiscale, des états détaillés de leur
patrimoine et des éléments de leur train de vie. Cela implique que le contribuable
doit communiquer, à toute réquisition des agents de l'administration fiscale à ceux
habilités, ses quittances, documents et factures relatifs au paiement des impôts
dont il est redevable ou justifiant l'accomplissement de ses obligations fiscales ».
Alors, au regard de la largesse de ce droit, la question qui se pose est celle de
savoir jusqu’où l’administration peut-elle étendre son droit de communication sur
le contribuable ? Le CGI étant muet sur la question, il semblerait qu’il ne soit pas
prévu de limites à ce moyens dont l’administration ne peut se priver.
Par ailleurs, sur la question de l’étendue du droit de la communication exercé par
le fisc,en France, il apparaît que ce droit de communication n’est pas absolu, c’est
d’ailleurs ce que le Conseil d’Etat avait rappelé en s’inspirant du principe figurant
dans le code de procédure fiscale qui prévoit que le droit de communication
trouve ses limites lorsqu’il touche à l’essence même du secret, c’est-à-dire la
nature de la prestation. Dès lors la nature des prestations fournies ne peut faire
l’objet de demandes de renseignements de la part de l’administration des impôts
lorsque le contribuable est membre d’une profession non commerciale soumise au
secret professionnel.
Certes, l’administration fiscale dispose de moyens d’investigations considérables
pour atteindre l’objectif voulu par le législateur, mais il reste que ceux-ci ne sont
que quelques-uns de ses pouvoirs en la matière. En effet il apparaît que
l’utilisation de ces moyens peut constituer autant de préliminaires à l’exercice de
techniques d’investigations spécifiques du fisc que des moyens utilisables par les
agents titulaires de ces pouvoirs.

L'administration supporte une obligation d'informer le contribuable de l'origine et


de la teneur des renseignements obtenus par son droit de communication, afin de
lui permettre de les contester dans le respect du contradictoire.
La notion de contradictoire doit ici être entendue dans un sens restrictif, dans la
mesure où l'administration peut très bien mettre en œuvre son droit de
communication sans en informer le contribuable et donc sans engager la moindre
discussion contradictoire avec lui.

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LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

Mais, si l'administration n'a pas l'obligation d'engager un débat contradictoire avec


la personne soumise au droit de communication dans les conditions évoquées, elle
ne peut en revanche utiliser les informations obtenues à l'encontre du
contribuable.
Ceci implique que le contribuable soit suffisamment informé de la nature et de la
teneur des renseignements recueillis et qu'il soit à même d'en demander la
communication et de les contester.
Il apparaît ainsi que l'information du contribuable est obligatoire et doit être
formalisée dans la notification de redressement dans le cadre de la procédure
contradictoire.
La notification de redressement constate alors les conditions d'obtention des
renseignements recueillis, en précisant notamment la procédure d'investigation
ayant permis de les obtenir et l'identité du tiers auprès duquel cette procédure a été
diligentée.
Du reste, le pouvoir de communication permet à l'administration de recouper les
renseignements recueillis et donc de contrôler les déclarations du contribuable
soumis à contrôle fiscal.
Précisons ici que le renseignement susceptible d'être utilisé par l'administration
peut concerner notamment un taux de marge commerciale du secteur d'activité où
opère le contribuable, que celle-ci va lui opposer pour asseoir le redressement
fiscal dans le cadre d'une procédure de reconstitution du chiffre d'affaires.

L'administration supporte une obligation d'informer le contribuable


de l'origine et de la teneur des renseignements obtenus par son droit
de communication, afin de lui permettre de les contester dans le
respect du contradictoire.
La notion de contradictoire doit ici être entendue dans un sens
restrictif, dans la mesure où l'administration peut très bien mettre en
œuvre son droit de communication sans en informer le contribuable
et donc sans engager la moindre discussion contradictoire avec lui.
Mais, si l'administration n'a pas l'obligation d'engager un débat
contradictoire avec la personne soumise au droit de communication
dans les conditions évoquées, elle ne peut en revanche utiliser les
informations obtenues à l'encontre du contribuable.

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LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

Ceci implique que le contribuable soit suffisamment informé de la


nature et de la teneur des renseignements recueillis et qu'il soit à
même d'en demander la communication et de les contester.
Il apparaît ainsi que l'information du contribuable est obligatoire et
doit être formalisée dans la notification de redressement dans le
cadre de la procédure contradictoire.
La notification de redressement constate alors les conditions
d'obtention des renseignements recueillis, en précisant notamment la
procédure d'investigation ayant permis de les obtenir et l'identité du
tiers auprès duquel cette procédure a été diligentée.
Du reste, le pouvoir de communication permet à l'administration de
recouper les renseignements recueillis et donc de contrôler les
déclarations du contribuable soumis à contrôle fiscal.
Précisons ici que le renseignement susceptible d'être utilisé par
l'administration peut concerner notamment un taux de marge
commerciale du secteur d'activité où opère le contribuable, que
celle-ci va lui opposer pour asseoir le redressement fiscal dans le
cadre d'une procédure de reconstitution du chiffre d'affaires.

B. Les droits de visite


Le droit de visite et de saisie est prévu à l’article 576 du CGI et il est, sans doute,
l'une des prérogatives les plus exorbitantes qui ait été consentie à l'administration
fiscale. Ce droit a pour objet, l'exercice de vérifications matérielles sur place ou la
constatation de délits. Dès lors, les agents des impôts et des domaines assermentés
peuvent procéder à des visites en tous lieux, même privés, où les pièces
(documents, objets ou marchandises se rapportant à ces infractions ainsi que les
biens et avoirs en provenant directement ou indirectement) sont susceptibles d'être
détenus et procéder à leur saisie, quel qu'en soit le support. Toutefois, chaque
visite doit être autorisée par une ordonnance du Président du Tribunal régional
dans le ressort duquel sont situés les locaux à visiter. Le juge désigne également
l'officier de police judiciaire chargé d'assister à ces opérations et de le tenir
informé de leur déroulement.

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LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

Aussi, la visite ne peut être commencée avant six heures ni après vingt et une
heures. Toutefois, dans les lieux ouverts au public, elle peut également être
effectuée pendant les heures d'ouverture de l'établissement. Elle est opérée en
présence de l'occupant des lieux ou de son représentant ; en cas d'impossibilité,
l'officier de police judiciaire requiert deux témoins choisis en dehors des
personnes relevant de son autorité ou de celle de l'administration des Impôts.
C. Les droits d’enquête
Le droit d’enquête est prévu par l’article 577 du CGI sénégalais. Il permet à
l’administration fiscale de rechercher les manquements aux règles de facturation
auxquelles sont soumis les contribuables. Il s’agit d’un dispositif destiné à faciliter
le contrôle d’un impôt susceptible de faire l’objet d’une fraude importante. Dans
ce cadre les agents des impôts assermentés tels que les contrôleurs et les
inspecteurs des impôts peuvent avoir accès durant les heures d’activité
professionnelle du contribuable aux locaux à usage professionnel ainsi qu’aux
terrains et entrepôts. Ils ont également accès aux moyens de transport et leur
chargement.
Lors de la première intervention ou convocation au titre du droit d’enquête prévu
à l’article susmentionné, un avis d’enquête est remis à l’assujetti ou à son
représentant lorsqu’il s’agit d’une personne morale. En leur absence, l’avis est
remis à la personne qui reçoit les enquêteurs.

SECTION II. LES FORMES DE CONTROLE FISCAL.

Afin d'assurer l'efficacité du système déclaratif, l'administration fiscale bénéficie


d'une prérogative spéciale. En effet, eut égard à l’importance de sa mission entre
autre celle de la protection des intérêts de l’Etat en terme d’impositions, la loi
confère au Fisc des pouvoirs. Ces pouvoirs sont mis en exergue sous forme de
techniques d’investigations particulières auprès du contribuable. Il s’agit
notamment de mécanismes visant à vérifier la sincérité et l’exactitude des
déclarations fiscales des contribuables. A cet effet, l’administration fiscale a le
pouvoir de vérifier la comptabilité du contribuable (paragraphe I), mais également
de procéder à un examen contradictoire de la situation fiscale personnelle de
celui-ci (paragraphe II).

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LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

I. La vérification de comptabilité

De prime à bord, dans le cadre d’une vérification de comptabilité l'administration


fiscale est appelée principalement à examiner si la comptabilité est régulière,
complète, profonde et sincère. Les agents habilités peuvent procéder à l'examen
de la comptabilité, qu'elle soit manuelle ou sur ordinateur. Cette vérification peut
aussi se fonder sur les présomptions de fait ou de droit, et peut porter sur une ou
plusieurs années dans la limite de la prescription. Elle peut également concerner
un ou plusieurs impôts et taxes. De plus, Toute vérification de comptabilité doit
être précédée par l'envoi d'un avis de vérification. Or cet avis doit mentionner : les
années soumises à vérification
(ainsi, en principe, que les impôts, droits et taxes vérifiés) et que le contribuable a
la faculté se faire assister par un conseil de son choix au cours de la vérification
(un avocat fiscaliste ou votre expert-comptable, par exemple).

En outre, Sauf demande expresse du contribuable, elle se déroule dans les locaux
de l’entreprise.
Un dialogue constructif doit s’instaurer, ponctué de points d’étape réguliers ; le
vérificateur a une démarche transparente et pédagogique à l’égard du contribuable
qui est associé à l’ensemble des opérations. En contrepartie, ce dernier doit mettre
à la disposition du vérificateur tous les documents nécessaires au contrôle (livres
comptables, factures, relevés de comptes bancaires, contrats).

Enfin, en vertu des dispositions de l’article 582 du CGI, les agents habilités à
pratiquer cette vérification de comptabilité sont les agents des impôts et domaines
qui ont le grade de contrôleur. Toutefois, une vérification de comptabilité ne peut
être engagée sans que le contribuable en ait été informé par l’envoi (en
recommandé, avec avis de réception) ou la remise en mains propres d’un avis de
vérification. Ce dernier doit être accompagné de la charte des droits et obligations
du contribuable vérifié. En plus cet avis doit respecter certaines conditions.
Aussi, un certain délai doit être laissé entrer la réception de l’avis de vérification

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LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

et la première intervention du vérificateur dans l’entreprise (en pratique 15 jours


le plus souvent).

Pour mieux comprendre la procédure de la vérification de comptabilité nous


allons voir les restrictions de la vérification de comptabilité (A), d’une part et
d’autre part les garanties du contribuable soumis à une procédure de vérification
de comptabilité (B).

A- Les restrictions de la vérification de comptabilité

La vérification de comptabilité étant une technique qui nécessite une certaine


attention de l’administration fiscale, une question se soulève : Pendant combien de
temps le vérificateur reste-il dans l’entreprise ? En effet, cette question revêt un
attrait particulier dans la mesure où la vérification de la comptabilité n’a pas pour
objectif d’arrêter l’activité de l’entreprise. Cette dernière pourrait être gênée quant
à la présence des vérificateurs, non pas par crainte de découverte d’un
manquement criard dans les obligations fiscales, mais par exemple pour
l’indisponibilité d’un secteur dans les locaux professionnel, du fait de
l’occupation des agents de l’administration fiscale.

En France Globalement, 98 % des contrôles des PME et 88 % des contrôles des


grandes entreprises ont une durée inférieure à 9 mois. A noter que, sauf
exceptions, pour les petites entreprises, la durée légale d’intervention est limitée à
3 mois.

C’est pour cela que l’administration, chaque fois qu’elle le peut, procède à des
contrôles ciblés (soit sur un impôt, soit sur un exercice, soit sur un point
particulier) ; elle limite ainsi le temps de présence du vérificateur dans
l’entreprise. Ce qui a le mérite de lui faire gagner du temps, et de l’efficacité dans
ses recherches.

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LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

C'est une des caractéristiques essentielles de la vérification de comptabilité : vous


devez avoir la possibilité d'un débat oral et contradictoire avec le vérificateur,
sous peine d'irrégularité de la procédure.

B- les garanties du contribuable soumis à une procédure de vérification de


comptabilité
Le droit pour le contribuable d'être informé constitue une garantie essentielle des
droits de la défense dans le contexte d'une procédure de contrôle diligentée par
l'administration.

L'information est souvent une condition préalable à l'application effective d'autres


garanties offertes par la loi.

Ainsi, cette information se concrétise en présence d'une vérification de


comptabilité par la remise d'un avis de vérification au contribuable vérifié.

Elle se traduit aussi par la mention faite au contribuable qu'il dispose de la faculté
de se faire assister d'un conseil de son choix et par la notification formelle des
résultats du contrôle.

Les garanties ainsi instituées interviennent s'agissant des vérifications de


comptabilité avant la vérification, pendant son déroulement et après son
achèvement.

Nous nous proposons ici d'examiner successivement les garanties du contribuable


préalables à la mise en œuvre de la vérification, celles à respecter pendant son
déroulement et enfin celles liées son achèvement.
Par ailleurs, en de manière exceptionnelle, l’administration fiscale peut procéder à
une vérification inopinée. Néanmoins, celle-ci est strictement encadrée par la loi.
Cette procédure se justifie par la nécessité de procéder à des constatations
matérielles immédiates, par exemple, l’examen du stock.

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LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

II. La vérification de la situation personnelle

L’examen de la situation fiscale personnelle du contribuable (ESFP) se fait selon


une certaine procédure quasiment similaire à la vérification de comptabilité du
contribuable (A), mais elle admet quelques garanties pour celui-ci (B)

A. La procédure d’ESFP

De prime abord, l’administration fiscale définit l’examen de situation fiscale


personnelle comme l’ensemble des opérations ayant pour but de vérifier la
sincérité des déclarations du revenu global au titre de l’impôt sur le revenu. C’est
ainsi que le code général des impôts prévoit en son article 583 que : «
l’administration des impôts peut procéder à l’examen contradictoire de
l’ensemble de la situation personnelle des personnes physiques au regard de
l’impôt sur le revenu, qu’elles aient ou non leur domicile fiscal au Sénégal,
lorsqu’elles y ont des obligations au titre de cet impôt ». A l’occasion de cette
vérification, les agents des Impôts et des Domaines habilités, peuvent contrôler la
cohérence entre d'une part, les sommes et valeurs déclarées par les assujettis, et
d'autre part, leur situation patrimoniale, la situation de trésorerie et les éléments du
train de vie des membres du foyer fiscal.
Cet examen de l’ensemble de la situation fiscale se matérialise dans le cadre d’une
vérification de l'ensemble des documents expliquant les encaissements et
décaissements du contribuable (relevés de comptes, etc.).
Elle peut notamment contrôler les « comptes mixtes », à la fois privés et
professionnels, utilisés par le contribuable, sans que ce contrôle soit assimilé à une
vérification de comptabilité de l'entreprise, et peut effectuer un redressement sur
les bénéfices professionnels du contribuable si la vérification des comptes mixtes
fait apparaître une insuffisance de déclaration due à une activité occulte.
Il est donc formellement déconseillé d'utiliser ce type de comptes : mieux vaut
séparer nettement activité professionnelle et vie privée...
Le contrôle s'effectue au service des impôts ou, sur sa demande, au domicile du
contribuable.

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LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

Le contribuable victime d'un ESFP bénéficie de garanties spécifiques, dont la


violation entraîne l'annulation de la procédure et du redressement.

B. Garanties du contribuable, limites à l’ESFP

La mise en œuvre de l'ESFP doit être précédée d'un avis de vérification.


Cet avis doit mentionner les années contrôlées. Il doit aussi rappeler au
contribuable qu'il peut se faire assister par un conseil. L'avis doit aussi préciser le
nom du supérieur hiérarchique direct du vérificateur.
Aucun délai légal n'est exigé mais l'administration recommande à ses agents
d'envoyer l'avis de vérification au moins quinze jours avant le début du contrôle
(en France).

Avant le début du contrôle, le contribuable doit recevoir la « charte des droits et


obligations du contribuable vérifié » qui résume les règles du contrôle. Article 901
du CGI précise en effet que :
« Avant l’engagement d’une des vérifications prévues aux articles 903 et 904,
l’Administration doit remettre au contribuable, sous peine de nullité de la
procédure, la charte des droits et obligations du contribuable vérifié ; les
dispositions contenues dans la charte sont opposables à l’Administration.

A la lumière des dispositions de l’article 589 du CGI Sénégalais, la durée totale


d'un ESFP ne peut dépasser un an, à compter du jour de la première convocation
du contribuable tel que prévu dans l’avis de vérification.
Cette durée est portée à deux ans (France) mais à un an au Sénégal en cas de
découverte d'une activité occulte.
Elle est également portée à un an quand l'administration a été contrainte, pendant
le contrôle, de demander des renseignements à l'autorité judiciaire dans le cadre
du droit de communication.
Elle est également prorogée des délais nécessaires à l'administration pour obtenir
les relevés de compte lorsque le contribuable n'a pu les produire dans un délai
requis à compter de la demande de l'administration, ou encore des délais
nécessaires pour recevoir des renseignements de source étrangère.

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LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

L'administration doit communiquer les résultats de l'ESFP au contribuable même


si la vérification ne débouche sur aucun redressement.
L'administration peut parfois changer son interprétation de la loi fiscale (ce qu'on
appelle un « changements de doctrine »). Le contribuable ne peut pas, dans ce cas,
subir un redressement s'il respectait la doctrine administrative auparavant en
vigueur.
Tout contribuable peut aussi interroger l'administration sur un aspect de sa
situation fiscale personnelle. L'administration est alors engagée par la réponse
écrite qui lui est communiquée et ne peut donc modifier sa position dans le cadre
d'un ESFP postérieur.

Comme tout système fiscal, la fiscalité Sénégalaise repose sur les grands principes
fiscaux classiques, garantissant en apparence un certain degré de sécurité
juridique. Mais, dépassé ce stade des illusions, la réalité est autrement plus
douloureuse pour le contribuable; en effet, on parle plus d'insécurité que de
sécurité, tous ces principes dont la proclamation est rituelle, leurs pratique est
cependant irréelle, d'où la nécessité d'étudier notre sujet sous un autre angle; celui
du cadre analytique.

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LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

CHAPITRE II : CADRE ANALYTIQUE


Il est de fait que le contribuable, en exerçant son devoir, doit être à l'abri de tout
arbitraire fiscal. En l'occurrence, le législateur consacre le principe de légalité
fiscale, en vertu duquel, seule la loi a la compétence d'instituer les impôts et de
fixer les différents régimes juridiques d'imposition, en d'autre termes " l'instance
parlementaire a l'exclusivité d'instituer les prélèvements fiscaux et déterminer
leurs régimes".
Dans le cadre analytique, nous aborderons de l’existence d’une protection au
profit du contribuable (Section Ière), d’une part et d’autre part nous allons
procéderà l’appréciation de l’existence d’une protection au profit du contribuable
lors du contrôle fiscale, (Section IIème).

SECTION I : L’EXISTENCE D’UNE PROTECTION AU


PROFIT DU CONTRIBUABLE

Dans l’existence d’une protection au contribuable, il s’agit d’importantes marges


de manœuvre qui sera accordées à l’administration en matière de contrôle,
d’investigations et de motivation des redressements fiscaux. Mais les
contribuables doivent respecter leurs droits. Dans cette logique nous allons voir
les fondementsde la protection du contribuable (paragraphe I) d’une part avant de
procéder sur les manifestations de la protection du contribuable dans le contrôle
fiscal (paragraphe II).

I. Les fondements de la protection du contribuable

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LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

Dans cette première partie nous allons voir d’une part sur les fondements légaux
de la protection (A) d’une part et d’autre part les fondements judiciaires de la
protection (B).

A. les fondements légaux de la protection

Le respect de la loi fiscale est l’un des actes civiques essentiels. Ce sont les
services publics, rendus possibles par l’impôt, qui incarnent le mieux les valeurs
de la République.
Le législateur a cherché aussi à définir, certes de façon graduelle, des garanties de
procédure d’imposition destinées à protéger les droits du contribuable.
Ainsi, son action a consisté à délimiter les prérogatives administratives de
contrôle, notamment en précisant les pouvoirs qui les concrétisent et en organisant
leur mise en œuvre sur le plan procédural. Par ailleurs, il faut constater qu’en
matière fiscale, les erreurs commises par les agents vérificateurs au cours de la
procédure d’imposition sont susceptibles de conduire à une décharge des
impositions supplémentaires, si le juge estime que l’irrégularité est substantielle.

B. les fondements judiciaires de la protection

Le respect du principe de légalité fiscale nécessite la mise en œuvre d'un


mécanisme de contrôle approprié. " L'effectivité du principe de légalité est
extrêmement variable d'un pays à l'autre, elle dépend de l'existence d'un contrôle
effectif de la constitutionnalité des lois".
L’effectivité de ce contrôle dépend certes du rôle et des attributions dont confère
la législation à l’organe compétant. Dans ce sens le législateur attribue au conseil
constitutionnel la compétence de contrôler tous les projets de lois.
Cependant, si le contribuable bénéficie d'une plus grande protection juridique de
nos jours, elle reste encore parcellaire. Si l'on étudie les quatre droits
fondamentaux qui constituent le cœur des droits du contribuable (droit au respect
de la vie privée, droit de propriété, droit à un juge et droit à un débat
contradictoire), on relève de nombreuses exceptions au droit privé, à la procédure
civile et à la procédure pénale, souvent justifiées par l'intérêt général.

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LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

II. Les manifestations de la protection


Afin d'assurer l'application correcte de la loi fiscale et de lutter contre la fraude,
l'administration dispose d'un large pouvoir de contrôle qui se concrétise d’abord
par la protection avant le contrôle fiscal (A), qui pourra être suivi par la protection
durant le contrôle fiscal (B) et qui finira par la protection après le contrôle fiscal
(C).
A. La protection avant le contrôle fiscal
Avant le déroulement proprement dit des opérations d’inspection dans les locaux
du contribuable, il est prévu un certain nombre de mesures telles que la remise de
l’avis de vérification (ou de vérification de la situation fiscale d’ensemble) ou
l’avis de passage (en cas de contrôle ponctuel) qui comportent la possibilité pour
le contribuable de se faire assister par le conseil de son choix.
A cet avis de vérification ou de passage doit être associé la charte du contribuable
qui résume les droits et obligations du contribuable ainsi que les principales règles
applicables en matière de contrôle fiscal.

B. La protection durant le contrôle fiscal


Durant le contrôle fiscal, la protection du contribuable se manifeste également à
travers des mesures qui visent à limiter la durée dudit contrôle dans le temps. A
cet effet, les opérations sont limitées à une période maximale de 3 mois sauf
circonstances exceptionnelles.
Par contre, les opérations de vérification de la situation fiscale personnelle
d’ensemble ne doivent pas excéder 1 an entre la date de remise de l’avis de
vérification et la date de remise de la notification de redressement ou de l’avis
d’absence de redressement.
Très souvent il arrive que le contrôleur suscite au cours des opérations
d’inspection sur place qu’il effectue, un débat oral et contradictoire qui vise à
obtenir des corrections ou des arrangements amiables avec l’Administration afin
d’éviter dans la poursuite du contrôle, un contentieux qui n’est pas toujours
profitable au contribuable.

C. La protection après le contrôle fiscal

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LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

Prévu la limitation du droit de reprise (ou droit de contrôle) jusqu’à la fin de la


quatrième année.
Il ne peut être procédé à un redressement par suite d’un effet rétroactif de la loi
sur les opérations du contribuable déjà vérifié ou encore par suite d’interprétation
ultérieure de la loi. A cet effet, le législateur du CGI protège le contribuable
contre les changements de doctrine.
Ces protections découlent d’une psychologie comportementale mise sur pieds par
l’Etat dans le but de rassurer le contribuable qui a toujours perçu le rôle régulateur
de l’Administration sous forme de sanction.

SECTION II : APPRECIATION DE LA PROTECTION

L’appréciation de la protection du contribuable est essentielle dans le dispositif


visant à assurer la sécurité juridique des contribuables. Elle constitue pour ces
derniers une protection efficace puisque l’administration ne peut rehausser le
revenu imposable d’un contribuable qui a appliqué la loi selon l’interprétation
qu’elle en avait retenue dans ses instructions et circulaire. Nous allons voir d’une
part les limites de la protection du contribuable (paragraphe I) et d’autre part une
protection à améliorer (paragraphe II)

I. Les limites de la protection du contribuable


Les limites légales de la protection imposées au juge de l'impôt, qu'il s'est pourtant
de longue date employé à maîtriser, restent encore largement par celui-ci au
détriment des contribuables.
En outre, le fisc ne répugne pas à envoyer les redressements au contribuable au
dernier moment, à la limite de la prescription, celle-ci étant « le délai à
l`expiration duquel l'administration perd le droit de réclamer à un contribuable
une dette fiscale, elle est aussi le délai à l'expiration duquel, le contribuable se
libère d'une dette fiscale qui ne lui a pas été réclamée par l'administration pendant
ce délai ». Ces relances ont pour effet d'interrompre la prescription. Ainsi, de
nouveaux délais commencent à courir. Cette prorogation du délai de prescription
donne un délai supplémentaire aux agents du fisc pour qu'ils passent au peigne fin
le dossier du contribuable. Ceci est loin de sécuriser le contribuable.

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LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

Cependant, ces propos doivent être nuancés ; la longévité des délais n'est pas à
sens unique. Tant que les délais courent, le contribuable bénéficie du droit de
réparer ses erreurs, inexactitudes et omissions en matière de déclarations. En effet,
en matière fiscale, les délais de reprise permettent non seulement à
l'administration fiscale mais également au contribuable, de procéder à des
rectifications.

A. Les limites temporaires


Dans un système déclaratif, le contrôle fiscal est indispensable pour
l'accomplissement du devoir fiscal. A cet effet, la loi accorde à l'administration
fiscale un délai de reprise lui ouvrant la possibilité d'exercer son contrôle sur une
période allant de 4 ans, en cas de dépôt de déclaration, jusqu'à 10 ans en cas de
défaut. A priori, il semble que le législateur fait bénéficier les contribuables qui se
plient de bonne foi à leurs obligations fiscales d'un délai plus court. Or, il ne faut
pas perdre de vue la multiplicité des évènements à même d'allonger ces délais. Il
s'agit essentiellement des actes interruptifs de prescription.
L'interruption a pour effet de faire courir un nouveau délai, d'une même durée,
que celui interrompu. La prescription est interrompue par la survenance d'un des
évènements limitativement énumérés par la loi.

B. Les limites spéciales

Le délai de prescription prévu à l’article 950 ci-dessus est porté à dix (10) ans
pour:
 Les contribuables qui n’ont pas souscrit une déclaration d’existence
conformément à l’article du Présent code ;
 Toute omission ou insuffisance d’imposition révélée par une instance devant les
tribunaux ;
 Tout impôt, droit, taxe ou redevance facturé, collecté ou retenu et non reversé;

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LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

 Toute manœuvre, dissimulation ou mauvaise foi dans la déclaration, le paiement,


ou le reversement de tous impôts, droits, taxes ou redevances dus ; (Article 76 du
CGI).

Lorsque l'administration a, dans le délai initial de reprise, demandé à l'autorité


compétente d'un autre état des renseignements concernant soit les relations d'un
contribuable qui entrent dans les prévisions de l’article (17) du présent code avec
une entreprise établie dans cet Etat, soit les biens, les omissions ou insuffisances
d'imposition y afférentes peuvent être réparées, même si le délai initial de reprise
est écoulé, jusqu'à la fin de la quatrième année qui suit celle de la réponse à la
demande (Article 77 du CGI).

PARAGRAPHE II. UNE PROTECTION A AMELIORER


L’effort constant de l’amélioration de la protection du contribuable s’est traduit
par la valorisation des garanties du contribuable face à l’administration fiscale(A),
la modernisation et la responsabilisation des services fiscaux(B), ainsi que par un
renforcement de la sécurité juridique du contribuable(C).

A. La valorisation des garanties du contribuable face à l’administration fiscale

La valorisation des garanties du contribuable face à l’administration fiscale


apparaît tant au stade du contrôle qu’au stade du contentieux fiscal. Au-delà de la
reformulation des garanties de la charte du contribuable vérifié, divers dispositifs,
systématisés par la nouvelle charte du contribuable, ont été mis en place en vue de
parfaire les garanties du contribuable face à l’administration fiscale au stade du
contrôle fiscal.
D’abord, la technique de « la relance amiable du contribuable. Ainsi en cas de
discordance entre les éléments portés sur la déclaration et les éléments transmis à
l’administration par les employeurs, les caisses de retraites et les banques, le
contribuable encourt l’envoi d’un simple courrier de relance amiable. Ensuite, la
technique du contrôle sur demande.
Nouvel outil de dialogue avec l’administration fiscale, cette technique permet aux
petites et moyennes entreprises d’être fixées sur leur situation fiscale en

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LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

provoquant à leur demande une intervention del’administration fiscale pour


examiner et clarifier un point précis.
Cette technique vise ainsi la sécurisation du contribuable quant àl’exacte
application de la loi fiscale et permet une régularisationrapide en cas d’erreur.
Enfin, dans le cas d’un contrôle sur demande et dans tousles autres cas, tout
contribuable de bonne foi qui ne conteste pas laprésence d’erreurs relevées au
cours d’une vérification decomptabilité, peut prétendre avant la clôture du
contrôle à la procédurede la régularisation spontanée.
Par ailleurs, on constate une érosion des singularités procédurales au stade du
contentieux. La principale intervention du législateur consiste dans le
renforcement des mesures d’attente en faveur du contribuable. Le contribuable
peut ainsi, obtenir, en fournissant des garanties suffisantes, un sursis de paiement
ou introduire un référé suspension accompagné d’une réclamation quant au fond.
Ces mécanismes permettent au contribuable, qui conteste son imposition, d’en
différer le paiement, jusqu’à ce que la juridiction de première instance ait statué.
Dans le même ordre d’idées, en vue de rétablir l’égalité des armes entre
l’administration et le contribuable, le Conseil d’Etat a admis que les parties
puissent faire valoir tout moyen nouveau, n’impliquant pas l’application des
pièces justificatives ou de circonstances de fait qu’elles auraient dû produire ou
exposer dans leur demande préalable.

B. La modernisation et la responsabilisation des services de l’administration


fiscale

Outre l’évolution procédurale, toute l’administration fiscale semble évoluer. Cette


évolution passe inévitablement par deux axes à savoir l’amélioration des relations
avec le contribuable (1), ainsi que le recul de la franchise de la responsabilité des
services fiscaux (2).

1. L’amélioration des relations avec l’usager- contribuable

35
LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

Le Conseil des impôts observait déjà que « l’amélioration de la qualité des


relations entre l’administration fiscale et le contribuable passe désormais bien
d’avantage par la modernisation déjà engagée des comportements administratifs
que par une nouvelle modification des textes en vigueur. Cette modernisation des
comportements administratifs requiert plusieurs bouleversements « structurels »
dans l’organisation interne de l’administration ainsi que dans le comportement des
agents. Les contribuables ne sont pas dans leur grande majorité, des fraudeurs et il
convient d’en tenir compte dans les procédures fiscales et autres démarches à leur
égard. Forts de cette attitude, les mouvements de la simplification administrative
ont tous visé le renforcement du « centré usager ». Il s’agit d’accorder une place
plus grande au contribuable dans la gestion de l’impôt et à développer la qualité
des rapports avec les usagers, faciliter l’acceptation de l’impôt, développer le
civisme fiscal et mettre en évidence la notion du « contribuable partenaire ».
L’administration fiscale aurait été profondément changée et serait devenue une
administration de service de référence. Ce changement serait notamment
perceptible dans son organisation interne et ses modalités de fonctionnement, dans
son état d’esprit, ses missions. Il s’agirait de bâtir « une relation de confiance
entre les contribuables et l’administration fiscale » qui répond « aux souhaits des
usagers contribuables en matière d’organisation et de fonctionnement de
l’administration ».

2-La limitation de la franchise de la responsabilité des services de


l’administration fiscale

En avançant tant l’adage « le roi ne peut mal faire » et tant les « difficultés
inhérentes aux services assurés par le fisc », l’administration fiscale s’est
longtemps tenue pour irresponsable de ses fautes. Cependant, par petites touches
successives, non seulement mis des limites à l’irresponsabilité du fisc mais, tend
également à aligner le régime de la responsabilité de l’administration fiscale sur le
régime de droit commun. La haute juridiction administrative a d’abord, reconnu la
responsabilité du fisc en se basant sur le concept de la faute lourde, elle en a élargi
le champ d’application, ensuite, pour tendre vers un régime de droit commun
aménagé.

36
LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

C. Le renforcement de la sécurité juridique du contribuable

L’amélioration des rapports avec l’administration suppose également un effort de


parfaire la sécurité juridique du contribuable. Cette garantie passe par deux
impératifs : la simplification de la norme fiscale (1) et la contractualisation de la
relation avec le contribuable (2).

1-L’émergence du principe de l’intelligibilité de la norme fiscale


La simplification des dispositions fiscales constitue un élément essentiel dans
l’amélioration de la relation avec l’administration fiscale. La norme fiscale étant
toujours ressentie comme complexe et inintelligible. Or, cette complexité alimente
des difficultés particulières. Le Conseil constitutionnel français semble amorcer
une solution en érigeant au rang d’objectifs à valeurs constitutionnelles, le
principe « d’intelligibilité de la norme ». En ce faisant, il met en place « des
garanties proches du principe de lasécurité juridique qui constitue, selon lui, un
souci à prendre en compte par le législateur ».La règle de droit doit être, pourrait-
ondire- consubstantiellement intelligible, à défaut, l’arbitraire n’est guère éloigner.

2-La contractualisation des relations administration-contribuable

La collaboration entre l’administration fiscale et le contribuable trouve son essor


dans la contractualisation de leur relation. Deux manifestations caractérisent cette
contractualisation : d’abord, la technique de transaction et ensuite, la technique du
rescrit fiscal.
La transaction peut être définie comme étant « une convention par laquelle les
parties mettent fin à une contestation moyennant concessions réciproques ». En
vertu de cette convention, le contribuable s’engage à admettre la solution fiscale
retenue par l’administration. L’administration de son coté, doit consentir à une
atténuation des pénalités. En raison de ce caractère conventionnel, la transaction
ne peut porter que sur les montants qui ne présentent pas un caractère définitif,
c'est-à-dire qui ne sont pas devenus insusceptibles de contestation par voie
contentieuse. Cette technique peut, néanmoins, emporter de graves conséquences
pour le contribuable. En effet, lorsqu’elle devient définitive, la transaction fait
obstacle à l’engagement d’une procédure contentieuse qui aurait pour but de
remettre en cause les pénalités alors même que l’illégalité de l’imposition serait
37
LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

établie. Certains auteurs vont même jusqu’à considérer que cette technique porte
atteinte au principe de la légalité de l’impôt puisqu’en acceptant la réduction des
pénalités, le contribuable peut se voir contraint d’acquitter une imposition
principale illégale.

RECOMMANDATIONS

Notre travail nous a permis de détecter certains axes d’amélioration qu’il nous
faut résoudre à l’aide des actions correctives. C’est pourquoi, nous avons proposés
quelques recommandations.
Pour ce faire il faut que l’Etat du Sénégal fasse :

- La réforme fiscale, une vieille préoccupation des fondateurs de l'économie


politique, revêt de nos jours une importance nouvelle. L'augmentation
tendancielle des prélèvements obligatoires au cours de ces dernières décennies,
surtout dans les pays en voie de développement comme le Sénégal, a entraîné des
problèmes de niveaux de structure de la fiscalité et l'inadaptation des systèmes
fiscaux à l'environnement économique et social. Des réformes fiscales sont donc
nécessaires pour adapter ces systèmes fiscaux aux exigences d'une fiscalité de
développement. Toutefois, ces réformes doivent tenir en compte d'une part des
contraintes qui existent et d'autre part des objectifs multiples de nature
économique, sociale ou financière que l'on cherche à atteindre en modifiant les
systèmes fiscaux.

- Un bon système fiscal doit éviter autant que possible la complexité, il doit offrir
une certaine stabilité aux utilisateurs afin de préserver leur sécurité fiscale.
Ce principe suppose alors que les textes fiscaux soient facilement
compréhensibles même par les non spécialistes et que chaque contribuable est en
38
LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

mesure d'acquérir l'information sur ses obligations et droits et prévoir ainsi le


montant de l'impôt à payer, afin d'en tenir compte dans ses décisions
économiques.

- Garantir aux contribuables un degré suffisant de stabilité, c'est ainsi que la


revendication en matière de sécurité fiscale concerne la stabilité de la norme.
Cette exigence est légitime : la stabilité de l'environnement législatif et
réglementaire est un élément important pour le bon développement des activités
économiques.

CONCLUSION

Le droit fiscal ne peut être considéré comme une science fondamentale. Il relève
de procédés techniques plus empiriques que théoriques. A cet effet, il faut
entendre que les textes fiscaux sont inaltérables, et seule la loi peut procéder à ses
changements.
Dans le système fiscale sénégalais, une remise en question peut s’imposer
lorsque de nombres de contribuables préfèrent frauder au risque de subir un
redressement ou une constatation des erreurs qui de toute façon peut générer un
coût fiscal moindre que le respect des obligations déclaratives et de paiements des
impôts dus. Ce système doit créer le moins de distorsion financière possible dans
le choix de l’allocation de ses ressources par les contribuables afin de ne pas
fausser leurs décisions économiques.
Un contrôle fiscal est une conséquence normale du système déclaratif, alors gérer
le contrôle fiscal dans ses diverses phases constitue une bonne attitude vis à vis du
risque. Un chef d’entreprise doit constamment se préparer et prendre des mesures
préventives pour affronter un contrôle fiscal. Le contribuable doit se comporter
avec courtoisie et vigilance, se faire assister par un conseil de son choix et s’attirer
les bonnes grâces de l’administration fiscale.

39
LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

Outre ces attitudes comportementales pouvant conduire à un accord entre les


parties, le contribuable a intérêt à négocier avec l’inspecteur des impôts avant la
taxation d’office pour éviter tout contentieux.
La lutte contre la fraude fiscale est un objectif noble. Elles’est transformée en un
devoir puisqu’elle fait l’objet des conventionsinternationales. Mais pour être
effective, cette lutte passe inévitablementpar la réaffirmation de la légalité fiscale
qui, dans un Etat démocratique,
se traduit par le monopole législatif de l’édiction de la norme et par lasoumission
inconditionnelle de l’administration à la loi et à l’arbitrage d’une justice
réellement indépendante.
Il va sans dire que la fraude fiscale est fonction du relâchementadministratif et de
l’arbitraire fiscal. Lorsque le contribuable bénéficie degaranties réelles et lorsque
l’Etat fait preuve de fermeté à l’égard desfraudeurs, le contribuable acceptera plus
facilement d’accomplir sondevoir fiscal. Les conditions de travail des agents du
fisc (les moyensmatériels et humains ainsi que les traitements relativement
corrects desagents) constituent la condition sans laquelle le contrôle fiscal
resteratâtonnant et d’une faible emprise. Sa rentabilité aussi. En revanche,
l’absence de garanties suffisantes ouvre la voie à des pratiquesparticulièrement
graves qui, conjuguées avec les amnisties à répétition,incitent à une plus grande
fraude. Le tout au détriment de l’Etat qui estnotre bien commun.

40
LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

OUVRAGES
- Mamadou NGOM, Précis de Fiscalité Sénégalaise, Edition 2014/2015, Presses
Universitaires du Sahel, Dakar, 440p.
- Ange Constantin MANCABOU, Gestion Fiscale et Comptable de l’entreprise
Edition-2013/2014 ; 389p.
- Maurice COZIAN ET Florence DEBOISSY, Précis de fiscalité des entreprises
2014/2015, 38e édition, LexisNexis, Paris, 963p.
- Intervention critique de la fiscalité sénégalaise en vue de sa modernisation de
Mme Jacqueline Ferrie.
ARTICLES
- Fiscalité et Compétitivité: recherche d'un élargissement de l'assiette rapport 2005 ;
- CGID (code général des impôts et domaines) : les reformes de 2004.
MEMOIRES
- SokhnaMbaye (2008) Fiscalité et Dépenses publiques au Sénégal, UGB ;
LEGISLATIONS
- La constitution de 2001 ;
- La loi de 2012, 2015 (23mars 2015) ;
- La loi de 2004 et 2006.
WEBOGRAPHIE
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41
LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

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TABLE DES MATIERES

DEDICACE
…………………………………………………………………………............... I
REMERCIEMENTS
……………………………………………………………………….....II
SIGLES ET
ABREVIATION…………………………………………………………...……III
AVANT –
PROPOS……………………………………………………………………….....I
V
SOMMAIRE………………………………………………………………………
…………..V
INTRODUCTION…………………………………………………………………
…………..1
PREMIERE PARTIE : CADRE THEORIQUE ET
METHODOLOGIQUE……………5
Chapitre I: CADRE
THEORIQUE……………………………………………………………6
Section 1:
PROBLEMATIQUE……………………………………………………………….
6
Section 2: LES OBJECTIFS DE
RECHERCHE……………………………………………...7
1- L’Objectif
Général………………………………………………………………………….7

42
LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

2-Les Objectifs
Spécifiques ………………………………………………………………….7
Section 3: HYPOTHESES DE LA
RECHERCHE……………………………………….......7
Section 4: PERTINENCE DU
SUJET………………………………………………………..8
Chapitre II : CADRE
METHODOLOGIQUE………………………………………………...9
Section 1: LE CADRE DE
L’ETUDE………………………………………………………...9
1-Présentation du
Sénégal…………………………………………………………………..….9
2-Historique du système fiscal
sénégalais…………………………………………………....11
Section 2: DELIMITATION DU CHAMP DE
L’ETUDE………………………………….14
Section 3: TECHNIQUE
D’INVESTIGATION…………………………………………….14
1- sources
secondaires…………………………………………………………………..14
2- sources
primaires……………………………………………………………………..14
Section 4: DIFFICULTES
RENCONTREES………………………………………………..14
DEUXIEME PARTIE : Cadre Conceptuel et
Analytique………………………………..15
Chapitre I: CADRE
CONCEPTUEL………………………………………………….…….16
Section I :LES MOYENNES DE CONTROLE
FISCAL…………………………………..16
Paragraphe I: Les moyens de contrôle
généraux…………………………………………….16

43
LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

A- les demandes de renseignement……………………………………………………


16
B- les demandes d’éclaircissement……………………………………………………
17
C- les demandes de justification………………………………………………………
17
Paragraphe II : Les moyens de contrôle
spécifique…………………………………………..18
A- les droits de communication…………………………………………………….…
19
1. l’exercice du droit de communication à l’égard des
tiers………………………...19
2. l’exercice du droit de communication auprès du
contribuable…………………...20
B- les droits de visite………………………………………………………………..…
23
C- les droits
d’enquête………………………………………………………………....24
Section II : LES FORMES DE CONTROLE
FISCAL………………………………………24
Paragraphe I: La vérification de comptabilité
……………………………………………….25
A- les restrictions de la vérification de
comptabilité……………………………………..26
B-les garanties du contribuable soumis à une procédure de vérification de
comptabilité..26
Paragraphe II : La vérification de la situation
personnelle………………………………...…27
A- la procédure
d’ESFP…………………….....................................................................27
B- garanties du contribuable, limites à
l’ESFP…………………………………………..28

44
LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

Chapitre II : CADRE
ANALYTIQUE…………………………………………………….....30
Section I: L’EXISTENCE D’UNE PROTECTION AU PROFIT DU
CONTRIBUABLE....30
Paragraphe I: Les fondements de protection du
contribuable…………………………….….30
A- les fondements légaux de la
protection……………………………………………….30
B- les fondements judiciaires de la
protection…………………………………………...31
Paragraphe II : Les manifestations de la
protection…………………………………………..31
A- la protection avant le contrôle fiscal……………………………………………….
…31
B- la protection durant le contrôle
fiscal…………………………………………………32
C- la protection après le contrôle
fiscal……………………………………………….....32
Section II : L’APPRECIATION DE LA
PROTECTION…………………………………….32
Paragraphe I: Les limites de la protection du
contribuable…………………………………..33
A- les limites
temporaires………………………………………………………………..33
B- les limites
spéciales…………………………………………………………………..34
Paragraphe II : Une protection à
améliorer…………………………………………………..34
A- la valorisation des garanties du contribuable face à l’administration
fiscale…………34
B- la modernisation et la responsabilisation des services de l’administration
fiscale…...35

45
LA PROTECTION DU CONTRIBUABLE EN MATIERE DE CONTROLE FISCAL 2015

1. l’amélioration des relations avec l’usager-


contribuable………………………....36
2. la limitation de la franchise de la responsabilité des services de l’administration
fiscal………………………………………………………………………………
36
C- le renforcement de la sécurité juridique du
contribuable……………………………..37
1. l’émergence du principe de l’intelligibilité de la norme
fiscale…………………..37
2. la contractualisation des relations administration-
contribuable………………….37
RECOMMANDATION…………………………………………………………
…………..39
CONCLUSION
……………………………………………………………………………..40
BIBLIOGRAPHIE………………………………………………………………
………….42
TABLE DES
MATIERES…………………………………………………………………..43

46
i
La sécurité juridique du contribuable face à l’exécution du contrôle fiscal

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