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Equa Diff Lineaire

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Exo7

Equations différentielles linéaires

Exercices de Jean-Louis Rouget. Retrouver aussi cette fiche sur [Link]

* très facile ** facile *** difficulté moyenne **** difficile ***** très difficile
I : Incontournable

Exercice 1 **
Résoudre sur R l’équation différentielle proposée :
1. y0 + y = 1
2. 2y0 − y = cos x
3. y0 − 2y = xe2x
4. y00 − 4y0 + 4y = e2x
5. y00 + 4y = cos(2x)
6. y00 + 2y0 + 2y = cos x ch x.
Correction H [005874]

Exercice 2 *** I
1. Soit α ∈ C tel que Re(α) > 0. Soit f : R → R de classe C1 sur R.
On suppose que quand x tend vers +∞, f 0 + α f tend vers ` ∈ C. Montrer que f (x) tend vers `
α quand x
tend vers +∞.
2. Soit f : R → C de classe C2 sur R telle que limx→+∞ ( f + f 0 + f 00 )(x) = 0. Montrer que limx→+∞ f (x) = 0.
3. Soient n ∈ N∗ et f : R → C de classe Cn sur R.
On note D l’opérateur de dérivation. Soit P un polynôme de degré n unitaire dont tous les zéros ont des
parties réelles strictement négatives. Montrer que limx→+∞ (P(D))( f )(x) = 0 ⇒ limx→+∞ f (x) = 0.
Correction H [005875]

Exercice 3 *** I
Soit f une application de classe C2 sur R à valeurs dans R telle que ∀x ∈ R, f (x) + f 00 (x) > 0. Montrer que
∀x ∈ R, f (x) + f (x + π) > 0.
Correction H [005876]

Exercice 4 *** I
Résoudre sur l’intervalle I proposé :
1. xy0 − 2y = 0 (I = R)
2. xy0 − y = 0 (I = R)
3. xy0 + y = 0 (I = R)
4. xy0 − 2y = x3 (I =]0, +∞[)
5. x2 y0 + 2xy = 1 (I = R)
6. 2x(1 − x)y0 + (1 − x)y = 1 (I =] − ∞, 0[, ]0, 1[, ]1, +∞[, ] − ∞, 1[, ]0, +∞[, R)

1
7. |x|y0 + (x − 1)y = x3 (I = R).
Correction H [005877]

Exercice 5 *** I
Cn
Déterminer le rayon de convergence puis calculer ∑+∞
n=0 (−1)
n−1 2n xn quand x appartient à l’intervalle ouvert
2n−1
(−1)n−1C2n
n
de convergence. En déduire la valeur de ∑+∞
n=0 (2n−1)4n .
Correction H [005878]

Exercice 6 **
Résoudre les systèmes suivants :
 0
x = 4x − 2y
1.
y0 = x + y
 0 1
x = x − y + cost  
2. 0 sur − π2 , π2
y = 2x − y
 0
x = 5x − 2y + et
3.
y0 = −x + 6y + t
 0
 x = 5x + y − z
4. y0 = 2x + 4y − 2z
 0
z = x−y+z
 0
 x = 2x + y
5. y0 = −x (trouver la solution telle que x(0) = 0, y(0) = 1 et z(0) = −1).
 0
z = x+y+z
Correction H [005879]

Exercice 7 **
Soit A ∈ Sn+ (R). Montrer que pour toute solution de X 0 = AX, la fonction t 7→ kX(t)k2 est croissante sur R.
Correction H [005880]

Exercice 8 **
Résoudre les systèmes :
 0
x = − 2t1 x + 2t12 y + 2t
1. sur ]0, +∞[
y0 = 21 x + 2t1 y + t 2
(t + 1)x0 = tx − y + 2t 2 − 1
 2
2.
(t 2 + 1)y0 = x + ty + 3t
sh(2t)x0 = ch(2t)x − y

3. sur ]0, +∞[ sachant qu’il existe une solution vérifiant xy = 1.
sh(2t)y0 = −x + ch(2t)y
Correction H [005881]

Exercice 9 *** I
Résoudre les équations différentielles suivantes :
1. (2x + 1)y00 + (4x − 2)y0 − 8y = 0 sur − 21 , +∞ puis sur R.
 

2. (x2 + x)y00 − 2xy0 + 2y = 0 sur ]0, +∞[.


3. 4xy00 − 2y0 + 9x2 y = 0 sur ]0, +∞[.
4. (1 + x)y00 − 2y0 + (1 − x)y = xe−x sur ] − 1, +∞[.
−2x
5. y00 + 4y0 + 4y = √e
x2 +1
.
6. 4xy00 + 2y0 − y = 0 sur ]0, +∞[.

2
Correction H [005882]

Exercice 10 **
Trouver les fonctions f dérivables sur R vérifiant ∀x ∈ R, f 0 (x) + f (−x) = ex .
Correction H [005883]

Exercice 11 ***
Trouver toutes les fonctions f dérivables sur ]0, +∞[ vérifiant ∀x > 0, f 0 (x) = f 3

16x .
Correction H [005884]

Exercice 12 *** I
R x+y
Trouver toutes les applications f : R → R, continues sur R telles que ∀(x, y) ∈ R2 , f (x) f (y) = x−y f (t) dt.
Correction H [005885]

Exercice 13 *** I
R +∞ e−tx
dt = 0+∞ sint
R
Montrer que ∀x > 0, 0 1+t 2 t+x dt.
Correction H [005886]

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exercices de maths sur
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3
Correction de l’exercice 1 N
Dans tout l’exercice, on note (E) l’équation différentielle considérée et (EH ) l’équation homogène associée.
1. Les solutions de (E) sur R forment un R-espace affine de direction l’espace des solutions de (EH ) sur R
qui est de dimension 1. La fonction x 7→ 1 est une solution de (E) sur R et la fonction x 7→ e−x est une
solution non nulle de (EH ) sur R. Donc

SR = {x 7→ 1 + λ e−x , λ ∈ R}.

2. Les solutions de (EH ) sur R sont les fonctions de la forme x 7→ λ ex/2 . Déterminons maintenant une
solution particulière de (E) sur R.
1ère solution. Il existe une solution particulière de (E) sur R de la forme x 7→ a cos x + b sin x, (a, b) ∈ R2 .
Soit f une telle fonction. Alors, pour tout réel x,
2 f 0 (x) − f (x) = 2(−a sin x + b cos x) − (a cos x + b sin x) = (−a + 2b) cos x + (−2a − b) sin x.
Par suite,


0 −a + 2b = 1
f solution de (E) sur R ⇐ ∀x ∈ R, 2 f (x) − f (x) = cos x ⇐
−2a − b = 0
1 2
⇐ a = − et b = .
5 5

SR = x 7→ 15 (− cos x + 2 sin x) + λ ex/2 , λ ∈ R .




2ème solution. Par la méthode de variation de la constante, il existe une solution particulière de (E) sur
R de la forme x 7→ λ (x)ex/2 où λ est une fonction dérivable sur R. Soit f une telle fonction.

 
0 x/2 1 x/2
f solution de (E) surR ⇐ ∀x ∈ R, 2 λ (x)e + λ (x)e − 2λ (x)ex/2 = cos(x)
2
1
⇐ ∀x ∈ R, λ 0 (x) = e−x/2 cos x.
2
Or,

1
!
e(− 2 +i)x
Z 
1 −x/2 1 1 1
Z
(− 12 +i)x
e cos x dx = Re e dx = Re +C = e−x/2 Re ((cos x + i sin x)(−1 − 2i)) +C
2 2 2 − 12 + i 5
1
= e−x/2 (− cos x + 2 sin x) +C.
5

Par suite, on peut prendre λ (x) = 15 e−x/2 (− cos x + 2 sin x) ce qui fournit la solution particulière f0 (x) =
1
5 (− cos x + 2 sin x).
3. Puisque les fonctions x 7→ −2 et x 7→ xe2x sont continues sur R, l’ensemble des solutions de (E) sur R
est un R-espace affine de dimension 1. Soit f une fonction dérivable sur R.

f solution de (E) sur R ⇔ ∀x ∈ R, f 0 (x) − 2 f (x) = xe2x ⇔ ∀x ∈ R, e−2x f 0 (x) − 2e−2x f (x) = x ⇔ ∀x ∈ R, (e−2x f )0 (x
x2
 2 
−2x x
⇔ ∃λ ∈ R/ ∀x ∈ R, e f (x) = + λ ⇔ ∃λ ∈ R/ ∀x ∈ R, f (x) = + λ e2x .
2 2
n  2  o
SR = x 7→ x2 + λ e2x , λ ∈ R .

4
4. L’équation caractéristique (Ec ) associée à l’équation homogène y00 − 4y0 + 4y = 0 est z2 − 4z + 4 = 0 et
admet z0 = 2 pour racine double. On sait que les solutions de (EH ) sur R sont les fonctions de la forme
x 7→ (λ x + µ)e2x , (λ , µ) ∈ R2 .
Puisque 2 est racine double de l’équation caractéristique, l’équation y00 − 4y0 + 4y = e2x admet une solu-
tion particulière f0 de la forme : ∀x ∈ R, f0 (x) = ax2 e2x , a ∈ R. La formule de L EIBNIZ fournit pour tout
réel x,
f000 (x) − 4 f00 (x) + 4 f0 (x) = a(4x2 + 8x + 2)e2x − 4a(2x2 + 2x)e2x + 4ax2 e2x = 2ae2x ,
et f0 est solution de (E) sur R si et seulement si a = 21 .
n  2  o
SR = x 7→ x2 + λ x + µ e2x , (λ , µ) ∈ R2 .

5. L’équation caractéristique (Ec ) associée à l’équation homogène y00 + 4y = 0 est z2 + 4 = 0 et admet deux
racines non réelles conjuguées z1 = 2i et z2 = z1 = −2i. On sait que les solutions de (EH ) sur R sont les
fonctions de la forme x 7→ λ cos(2x) + µ sin(2x), (λ , µ) ∈ R2 .
Une solution réelle de l’équation y00 + 4y = cos(2x) est la partie réelle d’une solution de l’équation y00 +
4y = e2ix . Puisque le nombre 2i est racine simple de (Ec ), cette dernière équation admet une solution de
la forme f1 : x 7→ axe2ix , a ∈ C. La formule de L EIBNIZ fournit pour tout réel x,
f100 (x) + 4 f1 (x) = a((−4x + 4i)e2ix + 4xe2ix ) = 4iae2ix .
et f1 est solution de y00 + 4y = e2ix si et seulement si a = 4i1 . On obtient f1 (x) = 4i1 xe2ix = 41 x(−i cos(2x) +
sin(2x)) ce qui fournit une solution particulière de (E) sur R : ∀x ∈ R, f0 (x) = 14 x sin(2x).

SR = x 7→ 14 x sin(2x) + λ cos(2x) + µ sin(2x), (λ , µ) ∈ R2 .




6. L’équation caractéristique (Ec ) associée à l’équation (EH ) est z2 + 2z + 2 = 0 et admet deux racines non
réelles conjuguées z1 = −1 + i et z2 = z1 = −1 − i. On sait que les solutions de (EH ) sur R sont les
fonctions de la forme x 7→ (λ cos(x) + µ sin(x))e−x , (λ , µ) ∈ R2 .
Pour tout réel x, cos(x) ch(x) = Re eix ch(x) = 21 Re e(1+i)x + e(−1+i)x . Notons (E1 ) l’équation y00 +
 

2y0 + 2y = e(1+i)x et (E2 ) l’équation y00 + 2y0 + 2y = e(−1+i)x . Si f1 est une solution de (E1 ) et f2 est une
solution de (E2 ) alors f0 = 12 Re( f1 + f2 ) est une solution de (E) sur R d’après le principe de superposition
des solutions.
• (E1 ) admet une solution particulière de la forme f1 : x 7→ ae(1+i)x , a ∈ C. Pour tout réel x,
f100 (x) + 2 f10 (x) + 2 f1 (x) = a((1 + i)2 + 2(1 + i) + 2)e(1+i)x = a(4 + 4i)e(1+i)x
1 1−i 1−i (1+i)x
et f1 est solution de (E1 ) sur R si et seulement si a = 4+4i = 8 . On obtient f1 (x) = 8 e .
• (E2 ) admet une solution particulière de la forme f2 : x 7→ axe(−1+i)x , a ∈ C. La formule de L EIBNIZ
fournit pour tout réel x,
f200 (x) + 2 f20 (x) + 2 f2 (x) = a(((−1 + i)2 x + 2(−1 + i)) + 2((−1 + i)x + 1) + 2x)e(−1+i)x = 2iae(−1+i)x
et f2 est solution de (E2 ) sur R si et seulement si a = 2i1 = − 2i . On obtient f2 (x) = − 2i e(−1+i)x .
• Une solution particulière f0 de (E) sur R est donc définie pour tout réel x par

1 − i (1+i)x i (−1+i)x
   
1 1 1 x i −x
f0 (x) = Re e − e = Re (1 − i)(cos(x) + i sin(x))e − (cos(x) + i sin(x))e
2 8 2 2 8 2
 
1 1 1
= (cos(x) + sin(x))ex + sin(x)e−x
2 8 2

SR = x 7→ 1 1
sin(x)e−x + (λ cos(x) + µ sin(x))e−x , (λ , µ) ∈ R2 .
 x
16 (cos(x) + sin(x))e + 4

5
Correction de l’exercice 2 N
1. Posons g = f 0 + α f . La fonction g est continue sur R et la fonction f est solution sur R de l’équation
différentielle y0 + αy = g. De plus, limx→+∞ g(x) = `. Ensuite,

f 0 + α f = g ⇒ ∀x ∈ R, eαx f 0 (x) + αeαx f (x) = eαx g(x) ⇒ ∀x ∈ R, (eαx f )0 (x) = eαx g(x)
Z x Z x
⇒ ∀x ∈ R, eαx f (x) = f (0) + eαt g(t) dt ⇒ ∀x ∈ R, f (x) = f (0)e−αx + e−αx eαt g(t) dt.
0 0
R x αt
Puisque Re(α) > 0 et que |e−αx | = e−Re(α)x , limx→+∞ f (0)e−αx = 0. Vérifions alors que limx→+∞ e−αx 0 e g(t) dt =
`
α sachant que limx→+∞ g(x) = `.
On suppose tout d’abord ` = 0. Soit ε > 0. Il existe A1 > 0 tel que ∀t > A1 , |g(t)| 6 ε2 . Pour x > A1 ,

Z x Z A1 Z x
−αx −Re(α)x −Re(α)x
e αt
e g(t) dt 6 e αt
e g(t) dt + e eRe(α)t |g(t)| dt
0 0 A1
Z A1 Z x
ε
6 e−Re(α)x eαt g(t) dt + e−Re(α)x eRe(α)t × dt
0 A1 2
Z A1
ε 
= e−Re(α)x eαt g(t) dt + 1 − e−Re(α)(x−A1 )
0 2
Z A1
ε
6 e−Re(α)x eαt g(t) dt + .
0 2
R A1 αt −Re(α)x A1 eαt g(t) dt <
Maintenant limx→+∞ e−Re(α)x
R
0 e g(t) dt = 0 et donc il existe A > A1 tel que ∀x > A, e 0
Pour x > A, on a |e−αx 0x eαt g(t) dt| < ε2 + ε2 = ε. On a ainsi montré que limx→+∞ f (x) = 0 = α` .
ε R
2.
On revient maintenant au cas général ` quelconque.

 0  
0 0 ` `
f +α f → ` ⇒ f +α f −` → 0 ⇒ f − +α f− → 0
x→+∞ x→+∞ α α x→+∞
` `
⇒ f− → 0⇒ f → .
α x→+∞ x→+∞ α

∀ f ∈ C1 (R, R), ∀α ∈ C tel que Re(α) > 0, limx→+∞ ( f 0 (x) + α f (x)) = ` ⇒ limx→+∞ f (x) = α` .

2. f 00 + f 0 + f = ( f 0 − j f )0 − j2 ( f 0 − j f ). D’après 1), comme Re(− j2 ) = Re(− j) = 1


2 > 0,
f 00 + f 0 + f → 0 ⇒ ( f 0 − j f )0 − j2 ( f 0 − j f ) → 0 ⇒ f 0 − j f → 0 ⇒ f → 0.
x→+∞ x→+∞ x→+∞ x→+∞

∀ f ∈ C2 (R, R), limx→+∞ ( f 00 (x) + f 0 (x) + f (x)) = 0 ⇒ limx→+∞ f (x) = 0.

3. Montrons le résultat par récurrence sur n.


• Pour n = 1, c’est le 1) dans le cas particulier ` = 0 (si P = X −α, P(D)( f ) = f 0 −α f avec Re(−α) > 0).
• Soit n ∈ N∗ . Supposons le résultat acquis pour n. Soit P un polynôme de degré n + 1 dont les racines
ont des parties réelles strictement négatives et tel que limx→+∞ (P(D))( f )(x) = 0. Soit α une racine de
P. P s’écrit P = (X − α)Q où Q est un polynôme dont les racines ont toutes une partie réelle strictement
négative. Puisque
P(D)( f ) = ((D − αId) ◦ (Q(D))( f ) = (Q(D)( f ))0 − α(Q(D)( f )) → 0,
+∞

6
on en déduit que Q(D)( f ) → 0 d’après le cas n = 1 puis que f → 0 par hypothèse de récurrence.
+∞ +∞
Le résultat est démontré par récurrence.

Correction de l’exercice 3 N
On pose g = f + f 00 . Par hypothèse, la fonction g est une application continue et positive sur R et de plus, la
fonction f est solution sur R de l’équation différentielle y00 +y = g sur R. Résolvons cette équation différentielle,
notée (E), sur R.
Les solutions de l’équation homogène associée sont les fonctions de la forme x 7→ λ cos x + µ sin x, (λ , µ) ∈ R2 .
D’après la méthode de variation des constantes, il existe une solution particulière de (E) sur R de la forme
f0 : x 7→ λ (x) cos(x) + µ(x) sin(x) où de plus les fonctions λ et µ sont solutions du système

λ 0 cos(x) + µ 0 sin(x) = 0

.
−λ 0 sin(x) + µ 0 cos(x) = g

Les formules de C RAMERR fournissent ∀x ∈ R, λ 0 (x) = −g(x) sin(x) et µ 0 (x) = g(x) cos(x). On peut alors
x Rx
prendre ∀x ∈ R, λ (x) = − 0 g(t) sin(t) dt et µ(x) = 0 g(t) cos(t) dt puis
Rx Rx Rx
∀x ∈ R, f0 (x) = − cos(x) 0 g(t) sin(t) dt + sin(x) 0 g(t) cos(t) dt = 0 g(t) sin(x − t) dt.

Ainsi, les solutions de (E) sur R sont les fonctions de la forme x 7→ λ cos(x) + µ sin(x) + 0x g(t) sin(x − t) dt,
R

(λ , µ) ∈ R2 . La fonction
Rx
f est l’une de ces solutions. Par suite, il existe (λ0 , µ0 ) ∈ R2 tel que ∀x ∈ R, f (x) =
λ0 cos(x) + µ0 sin(x) + 0 g(t) sin(x − t) dt et donc pour tout réel x,

Z x+π Z x Z x+π Z x
f (x) + f (x + π) = g(t) sin(x + π − t) dt + g(t) sin(x − t) dt = − g(t) sin(x − t) dt + g(t) sin(x − t) dt
0 0 0 0
Z x+π Z π
= g(t) sin(t − x) dt = g(u + x) sin(u) du > 0.
x 0

On a montré que si ∀x ∈ R, f (x) + f 00 (x) > 0, alors ∀x ∈ R, f (x) + f (x + π) > 0.

Correction de l’exercice 4 N
Dans tout l’exercice, on note (E) l’équation proposée et (EH ) l’équation homogène associée.
1. On note J l’un des deux intervalles ] − ∞, 0[ ou ]0, +∞[. Sur J, l’équation (E) s’écrit encore y0 − 2x y =
0. Comme la fonction x 7→ − 2x est continue sur J, les solutions de (E) sur J constituent un R-espace
vectoriel
 de dimension 1. Enfin, la fonction x 7→ x2 est une solution non nulle de (E) sur J et donc
SJ = x 7→ λ x2 , λ ∈ R .
 λ1 x2 si x > 0

2
Soit f une solution de (E) sur R. Nécessairement, ∃(λ1 , λ2 ) ∈ R / ∀x ∈ R, f (x) = 0 si x = 0 =
λ2 x2 si x < 0

λ1 x2 si x > 0

.
λ2 x2 si x < 0
Réciproquement, une telle fonction f est définie sur R, dérivable sur R∗ , solution de (E) sur R∗ et vérifie
encore l’équation (E) en 0 si de plus elle est dérivable en 0. Donc, une telle fonction est solution de (E)
sur R si et seulement si elle est dérivable en 0.
Il est géométriquement clair que f est dérivable en 0 pour tout choix de λ1 et λ2 et donc f est solution de
(E) sur R pour tout choix de λ1 et λ2 .

λ1 x2 si x > 0
  
SR = x 7→ 2
, (λ1 , λ2 ) ∈ R .
λ2 x2 si x < 0

7
On note que S2R est un R-espace
 vectoriel de dimension 2. En effet, pour toute solution f de (E) sur R,
x si x > 0 0 si x > 0
f (x) = λ1 + λ2 = λ1 f1 (x) + λ2 f2 (x). Donc SR = Vect( f1 , f2 ) avec ( f1 , f2 )
0 si x < 0 x2 si x < 0
clairement libre.
Un exemple de graphe de solution est donné à la page suivante.

−5 −4 −3 −2 −1 1 2 3 4
−1

−2

−3

−4

2. L’ensemble des solutions sur ] − ∞, 0[ ou ]0, +∞[ est {x 7→ λ x, λ ∈ R}.



λ1 x si x > 0
Soit f une solution de (E) sur R. Nécessairement, ∃(λ1 , λ2 ) ∈ R2 / ∀x ∈ R, f (x) = .
λ2 x si x < 0
Réciproquement, une telle fonction f est solution de l’équation (E) sur R si et seulement si elle est
dérivable en 0.
Il est géométriquement clair que f est dérivable en 0 si et seulement si λ1 = λ2 et donc

SR = {x 7→ λ x, λ ∈ R}.

Dans ce cas, SR est un R-espace vectoriel de dimension 1.


3. L’ensemble des solutions sur ] − ∞, 0[ ou ]0, +∞[ est {x 7→ λx , λ ∈ R}.

 λ1 x si x > 0
2
Soit f une solution de (E) sur R. Nécessairement, ∃(λ1 , λ2 ) ∈ R / ∀x ∈ R, f (x) = 0 si x = 0 .
λ2 x si x < 0

Réciproquement, une telle fonction f est solution de l’équation (E) sur R si et seulement si elle est
dérivable en 0.
Il est géométriquement clair que f est dérivable en 0 si et seulement si λ1 = λ2 = 0 et donc

SR = {0}.

Dans ce cas, SR est un R-espace vectoriel de dimension 0.


4. Soit f une fonction dérivable sur ]0, +∞[.

8
1 2
f solution de (E) sur J ⇔ ∀x ∈ J, x f 0 (x) − 2 f (x) = x3 ⇔ ∀x ∈ J, 2 f 0 (x) − 3 f (x) = 1
x x
 0
1 f (x) f (x)
⇔ ∀x ∈ J, 2
f (x) = 1 ⇔ ∃λ ∈ R/ ∀x ∈ J, 2 = x + λ ⇔ ∃λ ∈ R/ ∀x ∈ J, 2 = x +
x x x
⇔ ∃λ ∈ R/ ∀x ∈ J, f (x) = x3 + λ x2 .

S]0,+∞[ = {x 7→ x3 + λ x2 , λ ∈ R}.

5. Si f est une solution sur R de l’équation x2 y0 + 2xy = 1 alors 02 × f 0 (0) + 0 × f (0) = 1 ce qui est
impossible. Donc
SR = ∅.

6. • Résolution sur ] − ∞, 0[, ]0, 1[ et ]1, +∞[. Soit I l’un des trois intervalles ] − ∞, 0[, ]0, 1[ ou ]1, +∞[.
Sur I, l’équation (E) s’écrit encore y0 + 2x
1 1
y = 2x(1−x) 1
. Puisque les fonctions x 7→ 2x 1
et x 7→ 2x(1−x) sont
continues sur I, les solutions de (E) sur I constituent un R-espace affine de dimension 1. Soit f une
fonction dérivable sur I. Pour x ∈ I, on note ε le signe de x sur I.

1
1 1 1 1 1 e 2 ln(εx)
f solution de (E) sur I ⇔ ∀x ∈ I, f 0 (x) + f (x) = ⇔ ∀x ∈ I, e 2 ln(εx) f 0 (x) + e 2 ln(εx) f (x) =
2x 2x(1 − x) 2x 2x(1 − x)

√ εx √ ε
⇔ ∀x ∈ I, ( εx f )0 (x) = ⇔ ∀x ∈ I, ( εx f )0 (x) = √ .
2x(1 − x) 2 εx(1 − x)

Déterminons alors les primitives de la fonction x 7→ √ ε
2 εx(1−x)
sur I. En posant u = εx et donc x = εu2
puis du = 2εudu.
R
√ ε
R ε R 1
2 εx(1−x)
dx = 2u(1−εu2 )
2εu du = 1−εu2
du.

-Résolution sur ] − ∞, 0[.


R R 1 √
Dans ce cas, ε = −1 puis √ ε
2 εx(1−x)
dx = 1+u2
du = arctan(u) + λ = arctan( −x) + λ . Par suite,

√ √
f solution de (E) sur ] − ∞, 0[ ⇔ ∃λ ∈ R/ ∀x ∈] − ∞, 0[, −x f (x) = arctan( −x) + λ

arctan( −x) + λ
⇔ ∃λ ∈ R/ ∀x ∈] − ∞, 0[, f (x) = √ .
−x
n √ o
arctan(√ −x)+λ
S]−∞,0[ = x 7→ −x
, λ ∈R .

-Résolution sur ]0, 1[ et ]1, +∞[.  √ 


 1
ln √x+1
si x > 1
R
√ ε
R 1 2 x−1
Dans ce cas, ε = 1 puis 2 εx(1−x)
dx = 1−u2
du = √ + λ . Par suite,
 argth( x) si x ∈]0, 1[
-Résolution sur ]0, 1[ et ]1, +∞[.
( √  )
n √ o 1
ln √x+1 +λ
argth(√ x)+λ
S]0,1[ = x 7→ λ ∈ R et S]1,+∞[ =
2 x−1
x
, x 7→ √
x
, λ ∈R .

-Résolution sur ]0, +∞[ et sur R. Si f est une solution de (E) sur ]0, +∞[ ou sur R, alors 0 × f 0 (1) + 0 ×
f (1) = 1 ce qui
est impossible. Donc

9
S]0,+∞[ = ∅ et SR = ∅.

-Résolution sur ] − ∞, 1[. Si f est une solution de (E) sur ] −∞, 1[, alors il existe nécessairement (λ1 , λ2 ) ∈
R2 tel que
 arctan(√−x)+λ
√ si x < 0
−x


∀x ∈] − ∞, 1[, f (x) = 1 si x√= 0 . Réciproquement une telle fonction est solution si et
 argth(√ x)+λ

x
si 0 < x < 1
seulement
si elle est dérivable en 0.
Quand x tend vers 0 par valeurs inférieures,

√ 3

 
1 ( −x) 3 + 1 + 3x + o(x) = √λ−x + f (0) + 3x + o(x).

f (x) = −x λ1 + −x − 3 + o ( −x)
√ = √λ−x
1 1

et quand x tend vers 0 par valeurs supérieures,


 √ √ 3 √ 
f (x) = √1x λ2 + x + ( 3x) + o ( x)3 = λ2

x
+ 1 + 3x + o(x) = λ2

x
+ f (0) + 3x + o(x).

Par suite, f est dérivable à droite et à gauche en 0 si et seulement si λ1 = λ2 = 0 et dans ce cas, quand x
tend vers 0,
f (x) = f (0) + 3x + o(x) ce qui montre que f est dérivable en 0. En résumé, f est solution de (E) sur
] − ∞, 1[ si et
seulement si λ1 = λ2 = 0.
  √ 
arctan( −x)
  √ si x < 0 
−x

 
 

S]−∞,1[ = x 7→ 1 si x = 0 .
  √ 

  argth(

√ x)
si 0 < x < 1


x

7. Résolution de (E) sur ] − ∞, 0[ et sur ]0, +∞[. Soit I l’un des deux  intervalles ] − ∞, 0[ ou ]0, +∞[. On
note ε le signe de x sur I. Sur I, (E) s’écrit encore y 0 + ε 1 − 1 y = εx2 . Puisque les deux fonctions
x
x 7→ ε 1 − 1x et x 7→ εx2 sont continues sur I, les solutions de (E) sur I constituent un R-espace affine


de dimension 1. Soit f une fonction dérivable sur I.

 
0 1
f solution de (E) sur I ⇔ ∀x ∈ I, f (x) + ε 1 − f (x) = εx2
x
 
εx−ε ln(εx) 0 1 εx−ε ln(εx)
⇔ ∀x ∈ I, e f (x) + ε 1 − e f (x) = εx2 eεx−ε ln(εx)
x
0
⇔ ∀x ∈ I, (εx)−ε eεx f (x) = x−ε x2 eεx

• Si I =]0, +∞[, ε = 1 et

0
ex ex

f solution de (E) sur ]0, +∞[ ⇔ ∀x ∈]0, +∞[, f (x) = xex ⇔ ∃λ ∈ R/ ∀x ∈]0, +∞[, f (x) = (x − 1)ex + λ
x x
⇔ ∃λ ∈ R/ ∀x ∈]0, +∞[, f (x) = x2 − x + λ xe−x .

S]0,+∞[ = x 7→ x2 − x + λ xe−x , λ ∈ R .


• Si I =] − ∞, 0[, ε = −1 et

0 0
f solution de (E) sur ]0, +∞[ ⇔ ∀x ∈]0, +∞[, −xe−x f (x) = x3 e−x ⇔ ∀x ∈]0, +∞[, xe−x f (x) = −x3 e−x .

10
Or, −x3 e−x dx = x3 e−x − 3 x2 e−x dx = (x3 + 3x2 )e−x − 6 xe−x dx = (x3 + 3x2 + 6x + 6)e−x + λ et
R R R

donc

f solution de (E) sur ] − ∞, 0[ ⇔ ∃λ ∈ R/ ∀x ∈] − ∞, 0[, xe−x f (x) = (x3 + 3x2 + 6x + 6)e−x + λ


6 + λ ex
⇔ ∃λ ∈ R/ ∀x ∈] − ∞, 0[, f (x) = x2 + 3x + 6 + .
x
n x
o
S]0,+∞[ = x 7→ x2 + 3x + 6 + 6+λx e , λ ∈ R .

Résolution de (E)  sur R. Si f est une solution de (E) sur R, nécessairement il existe (λ1 , λ2 ) ∈ R2 tel que
2 −x
 x − x + λ1 xe si x > 0  2
x − x + λ1 xe−x si x > 0
∀x ∈ R, f (x) = 0 si x = 0 = x . Réciproquement,
 2 6+λ2 ex x2 + 3x + 6 + 6+λx 2 e si x < 0
x + 3x + 6 + x si x < 0
une telle fonction est solution sur R si et seulement si elle est dérivable en 0.
Quand x tend vers 0 par valeurs supérieures, f (x) = −x + o(x) + λ1 x(1 + o(1)) = (λ1 − 1)x + o(x). Par
suite, f est dérivable à droite en 0 pour tout choix de λ1 et fd0 (0) = λ1 − 1.
Quand x tend vers 0 par valeurs inférieures,

 2

6 + λ2 1 + x + x2 + o(x2 ) 6 + λ2

λ2

f (x) = 6 + 3x + o(x) + = + 6 + λ2 + 3 + x + o(x)
x x 2

Par suite, f est dérivable à gauche en 0 si et seulement si λ2 = −6. Dans ce cas, quand x tend vers 0 par
valeurs inférieures, f (x) = o(x) et fg0 (0) = 0. Maintenant, f est dérivable en 0 si et seulement si f est
dérivable à droite et à gauche en 0 et fd0 (0) = fg0 (0). Ceci équivaut à λ2 = −6 et λ1 = 1.

x2 − x + xe−x si x > 0
  
SR = x 7→ x) .
x2 + 3x + 6 + 6(1−e
x si x < 0

Correction de l’exercice 5 N
Cn
• Pour n ∈ N, posons an = (−1)n−1 2n−1
2n
. La suite (an )n∈N ne s’annule pas et pour n ∈ N,

an+1 (2n + 2)! n!2 2n − 1 (2n + 2)(2n + 1) 2n − 1 2(2n − 1)


=− × 2
× =− 2
× =− .
an (2n)! (n + 1)! 2n + 1 (n + 1) 2n + 1 n+1

an+1
Par suite, → 4 et d’après la règle de d’A LEMBERT, Ra = 41 . Pour x tel que la série converge, on pose
an n→+∞
n
C2n
f (x) = ∑+∞
n=0 (−1)n−1 2n−1 xn .
 1 1
• Soit x ∈ − 4 , 4 . Pour n ∈ N, on a (n + 1)an+1 + 4nan = 2an . Pour chaque n ∈ N, on multiplie les deux
membres de cette égalité par xn puis on somme sur n. On obtient ∑+∞ n +∞
n=0 (n + 1)an+1 x + 4x ∑n=1 nan x
n−1 =

2 ∑n=0 an xn ou encore (1 + 4x) f 0 (x) = 2 f (x). De plus f (0) = a0 = 1. Mais alors


+∞

   
1 1 1 1 1 2 1
∀x ∈ − , , (1 + 4x) f (x) = 2 f (x) ⇒ ∀x ∈ − , , e− 2 ln(1+4x) f 0 (x) −
0
e− 2 ln(1+4x) f (x) = 0
4 4 4 4 1 + 4x
   0  
1 1 f 1 1 f (x) f (0)
⇒ ∀x ∈ − , , √ (x) = 0 ⇒ ∀x ∈ − , , √ =√
4 4 1 + 4x 4 4 1 + 4x 1+0

 
1 1
⇒ ∀x ∈ − , , f (x) = 1 + 4x.
4 4

11
n
n C2n n

∀x ∈ − 14 , 41 , ∑+∞
 
n=0 (−1) 2n−1 x = 1 + 4x.

n
C2n
• Pour n ∈ N, posons un = (2n−1)4n . La suite u est strictement positive à partir du rang 1 et pour n > 1,

un+1 2(2n−1) 2n−1


un = 4(n+1) = 2n+2 < 1.

Ainsi, la suite u est décroissante à partir du rang 1. De plus, d’après la formule de S TIRLING,
2n √
(2n)! ( 2ne ) 4πn √1
un = ∼
n!2 (2n−1)4n n→+∞ n 2n
= 2 πn3/2
.
( e ) (2πn)(2n)4n

Par suite, un → 0. En résumé, la suite u est positive et décroissante à partir du rang 1 et limn→+∞ un = 0. On
n→+∞
Cn
en déduit que la série numérique de terme général (−1)n−1 (2n−1)4 2n
n = (−1)
n−1 u converge en vertu du critère
n
spécial aux séries alternées (théorème de L EIBNIZ).
• La fonction f est donc définie en 14 . Vérifions que f est continue en 41 .
n
C2n
Pour x ∈ 0, 14 et n ∈ N, posons fn (x) = an xn = (−1)n−1 2n−1 xn . Pour chaque x de 0, 14 , la suite ( fn (x))n∈N ne
   

s’annule pas et la suite ((−1)n−1 fn (x))n∈N est positive à partir du rang 1. Ensuite, pour n > 1 et x ∈ 0, 41 ,
 

fn+1 (x) an+1 2(2n − 1) 2(2n − 1) 1 4n − 2


= x= x6 × = <1
fn (x) an n+1 n+1 4 4n + 4

On en déduit que pour chaque x de 0, 14 , la suite numérique (| fn (x)|)n∈N décroît à partir


 
1
 du rang 1. D’après
une majoration classique du reste à l’ordre n d’une série alternée, pour n > 1 et x ∈ 0, 4

|an+1 |
∑+∞
k=n+1 f k (x) 6 | f n+1 (x)| = |an+1 |x
n+1 6
4n+1
= un+1 ,

et donc ∀n ∈ N, Sup ∑+∞


  1
k=n+1 f k (x) , x ∈ 0, 4 6 un+1 . Puisque la suite (un ) tend vers 0 quand n tend vers
uniformément vers f sur 0, 41 .
 
+∞, on a montré que la série de fonction de terme général fn , n ∈ N, converge
Puisque chaque fonction fn est continue sur 0, 14 , f est continue sur 0, 14 et en particulier en 41 .
 

Mais alors

1 √
r
n−1 n
+∞ (−1) C2n

∑n=0 (2n−1)4n = f 41 = lim1 f (x) = lim1 1 + 4x = 1 + 4 × = 2.

x→ 4 x→ 4 4
x< 14 x< 14

(−1)n−1C2n
n √
∑+∞
n=0 (2n−1)4n = 2.

Correction de l’exercice 6 N
 
4 −2
1. Posons A = .
1 1
 
1 2
χA = λ 2 − 5λ + 6 = (λ − 2)(λ − 3) puis A = PDP−1 où D = diag(2, 3) et P = .
1 1
   
x −1 x1
Posons X = puis X1 = P X = .
y y1

12
x0 = 4x − 2y

⇔ X 0 = AX ⇔ X 0 = PDP−1 X ⇔ P−1 X 0 = DP−1 X ⇔ (P−1 X)0 = D(P−1 X) ⇔ X10 = DX1
y0 = x + y
 0
x1 (t) = ae2t

x1 = 2x1
⇔ 0 ⇔ ∃(a, b) ∈ R/ ∀t ∈ R,
y1 = 3y1 y1 (t) = be3t
     2t 
x(t) 1 2 ae
⇔ ∃(a, b) ∈ R/ ∀t ∈ R, =
y(t) 1 1 be3t
  2t
ae + 2be3t
 
x(t)
⇔ ∃(a, b) ∈ R/ ∀t ∈ R, =
y(t) ae2t + be3t

 2t
ae + 2be3t
  
S = t 7→ 2
, (a, b) ∈ R .
ae2t + be3t

1
!
cost    
2. Puisque la fonction t 7→ est continue sur − π2 , π2 , les solutions réelles sur − π2 , π2 du système
0
proposé constituent un R-espace affine de dimension 2.
 
1 −1
Résolution du système homogène associé. Posons A = . χA = λ 2 + 1 = (λ − i)(λ + i)
2 −1
et
 en particulier
 A est diagonalisable dans C. Un vecteur propre de A associé
 à la
 valeur propre i est
1 1
et un vecteur propre de A associé à la valeur propre −i est . On sait alors que
1−i 1+i
les solutions
 complexes du système homogène associé sont les fonctions de la forme X : t 7→
 sur R 
1 1
aeit + be−it , (a, b) ∈ C2 .
1−i 1+i
Déterminons alors les solutions réelles du système homogène.

       
it 1 −it 1 −it 1 it 1
X réelle ⇔ ∀t ∈ R, ae + be = ae + be
1−i 1+i 1+i 1−i
⇔ b = a (car la famille de fonctions (eit , e−it ) est libre.)
 
1
Les solutions réelles sur R du système homogène sont les fonctions de la forme X : t 7 aeit
→ +
1−i
    
−it 1 1
ae = 2Re ae it , a ∈ C. En posant a = λ + iµ, (λ , µ) ∈ R2 ,
1+i 1−i
    
it 1 (λ + iµ)(cost + i sint)
2Re ae = 2Re =
1−i (λ + iµ)(1 − i)(cost + i sint)
 
λ cost − µ sint
2 .
λ (cost + sint) + µ(cost − sint)

Maintenant, le couple (λ , µ) décrit R2 si et seulement si le couple (2λ , 2µ) décrit R 2 et en renommant



cost
les constantes λ et µ, on obtient les solutions réelles du système homogène : t 7→ λ +
cost + sint
 
− sint
µ , (λ , µ) ∈ R2 .
cost − sint
Résolution du système. D’après la méthode de variation  de la constante,
 il existeune solution par-
cost − sint
ticulière du système de la forme t 7→ λ (t) + µ(t) où λ et µ sont
cost + sint cost − sint
 
 π π  π π 0 cost
deux fonctions dérivables sur − 2 , 2 telles que pour tout réel t de − 2 , 2 , λ (t) +
cost + sint

13
  1
!
− sint cost
µ 0 (t) = . Les formules de C RAMER fournissent λ 0 (t) = 1
− sint) =
cost (cost
cost − sint 0
sint
1 − cost et µ 0 (t) = − cost
1 sint
(cost + sint) = −1 − cost . On peut prendre λ (t) = t + ln(cost) et µ(t) =
−t + ln(cost) et on obtient la solution particulière
   
cost − sint
X(t) = (t + ln(cost)) + (−t + ln(cost)) =
cost + sint cost − sint
 
t(cost + sint) + ln(cost)(cost − sint)
. .
2t sint + 2 cost ln(cost)
   
t(cost + sint) + ln(cost)(cost − sint) + λ cost − µ sint
S]− π , π [ = t 7→ 2
, (λ , µ) ∈ R .
2 2 2t sint + 2 cost ln(cost) + λ (cost + sint) + µ(cost − sint)

et


3. Puisque la fonction t 7→ est continue sur R, les solutions sur R du système proposé constituent
t
un R-espace affine de dimension 2.
 
5 −2
Résolution du système homogène associé. Posons A = . χA = λ 2 − 11λ + 28 = (λ −
−1 6
 
t 1
4)(λ − 7). Un vecteur propre de A associé à la valeur propre 4 est et un vecteur propre de t A as-
1
 
1
socié à la valeur propre 7 est . Ces vecteurs fournissent des combinaisons linéaires intéressantes
−2
des équations :

x0 = 5x − 2y + et (x + y)0 = 4(x + y) + et + t
 

y0 = −x + 6y + t (x − 2y)0 = 7(x − 2y) + et − 2t
t 1
x(t) + y(t) = − e3 − 4t − 16 + λ e4t

2
⇔ ∃(λ , µ) ∈ R / ∀t ∈ R, t
x(t) − 2y(t) = − e6 + 2t7 + 492
+ µe7t
t 3t
x(t) = − 5e6 − 14 33
+ +2λ e4t + µe4t

− 392
⇔ ∃(λ , µ) ∈ R2 / ∀t ∈ R, t
e 15t 81
y(t) = − 6 28 − 784 + λ e4t − µe7t
 
5 1 −1
4. Posons A =  2 4 −2 .
1 −1 1

5−λ 1 −1
χA = 2 4−λ −2 = (5 − λ )(λ 2 − 5λ + 2) − 2(−λ ) + (−λ + 2) = −λ 3 + 10λ 2 − 26λ + 12
1 −1 1−λ
√ √
= −(λ − 6)(λ 2 − 4λ + 2) = −(λ − 6)(λ − 2 + 2)(λ − 2 − 2),

et en particulier A est diagonalisable dans R.



 −x + y − z = 0
(x, y, z) ∈ Ker(A − 6I) ⇔ 2x − 2y − 2z = 0 ⇔ z = 0 et x = y.
x − y − 5z = 0

Ker(A − 6I) est la droite vectorielle engendrée par le vecteur (1, 1, 0).

14
 √  √
√  (3 − 2)x√ +y−z = 0  z = (3 − √2)x + y √
(x, y, z) ∈ Ker(A − (2 + 2)I) ⇔ 2x + (2 − 2)y√ − 2z = 0 ⇔ 2x + (2 − 2)y
√ − 2((3 −
√ 2)x + y) = 0
x − y − (1 + 2)z = 0 x − y − (1 + 2)((3 − 2)x + y) = 0
 



 z = (3 −√ 2)x +√y 
z = (3 −√ 2)x + y
⇔ (−4√+ 2 2)x −√ 2y = 0 ⇔
y = (−2 2 + 2)x
−2 2x − (2 + 2)y = 0

 √
y = (−2 √ 2 + 2)x
⇔ .
z = (5 − 3 2)x
√ √ √
Ker(A − (2 + 2)I) est la droite vectorielle√ engendrée par le vecteur (1, 2 − 2 2, 5 − 3 2). Un calcul
conjugué
√ montre
√ alors que Ker(A − (2 − 2)I) est la droite vectorielle engendrée par le vecteur (1, 2 +
2 2, 5 + 3 2).
   
1 √ 1√
On sait alors que les solutions du système homogène t 7→ ae6t  1  + be(2+ 2)t  2 − 2√ 2  +
0 5 − 3 2)
 
√ 1 √
ce(2− 2)t  2 + 2√ 2 , (a, b, c) ∈ R3 .
5 + 3 2)
 
2 1 0 2−λ 1 0
5. Posons A =  −1 0 0 . χA = −1 −λ 0 = (1 − λ )(λ 2 − 2λ + 1) = (1 − λ )3 . Le théo-
1 1 1 1 1 1−λ
rème de C AYLEY-H AMILTON permet alors d’affirmer que (A − I)3 = 0.
On sait que les solutions du système X 0 = AX sont les fonctions de la forme t 7→ etA X0 où X0 ∈ M3,1 (R).
Or, pour t ∈ R,

etA = et(A−I) × etI (car les matrices t(A − I) et tI commutent)


! !
+∞ n 2 n
t n t t t n
= ∑ (A − I) × e I = e ∑ (A − I)
n=0 n! n=0 n!
      
1 0 0 1 1 0 2 1 1 0 1 1 0
t
= et  0 1 0  + t  −1 −1 0  +  −1 −1 0   −1 −1 0 
2
0 0 1 1 1 0 1 1 0 1 1 0
 
1+t t 0
t
=e −t 1 − t 0  .
t t 1
  
1+t t 0 a
7 etA X0 = et  −t 1 − t 0   b  =
Les solutions du système sont les fonctions de la forme t →
t t 1 c
(a + (a + b)t)et
 
 (b − (a + b)t)et , (a, b, c) ∈ R3 . Maintenant,
((a + b)t + c)et
    
x(0) 0  a=0
 y(0)  =  1  ⇔ b=1 .
z(0) −1 c = −1

tet
 

La solution cherchée est t 7→  (1 − t)et .


(t − 1)et

15
Correction de l’exercice 7 N
Soit A ∈ Sn+ (R). Pour t ∈ R, posons g(t) = kX(t)k22 = (X(t)|X(t)). La fonction g est dérivable sur R et pour
tout réel t

g0 (t) = 2 (X(t)|X 0 (t)) = 2 (X(t)|AX(t)) = 2t X(t)AX(t) > 0.



Ainsi, la fonction g est croissante sur R et il en est de même de la fonction g : t 7→ kX(t)k2 .

Correction de l’exercice 8 N
− 2t1 1 !  
2t 2 2t
1. Puisque les fonctions t 7→ et t 7→ sont continues sur ]0, +∞[, l’ensemble des
1 1 t2
2 2t
solutions sur ]0, +∞[ du système proposé est un R-espace affine de dimension 2.
Résolution du système homogène associé. Le couple de fonctions (x, y) = (1,t) est solution
 du système
 
1 0
homogène associé sur ]0, +∞[. Pour chaque réel strictement positif t, les deux vecteurs et
t 1
1 0
constituent une base de M2 (R) car = 1 6= 0. Cherchons alors les solutions du système homogène
t 1
     
1 0 α(t)
sous la forme t 7→ α(t) + β (t) = .
t 1 tα(t) + β (t)

α 0 = − 2t1 α + 2t12 (tα + β )


( (
x0 = − 2t1 x + 2t12 y α 0 = 2tβ2

⇔ ⇔
y0 = 21 x + 2t1 y tα 0 + α + β 0 = 12 α + 2t1 (tα + β ) tα 0 + β 0 = β
2t
(  0
α 0 = 2tβ2 β =0
⇔ β ⇔
β 0
2t + β = 2t
α 0 = 2tβ2

2 β (t) = λ
⇔ ∃(λ , µ) ∈ R / ∀t ∈]0, +∞[,
α 0 (t) = 2tλ2

β (t) = λ
⇔ ∃(λ , µ) ∈ R2 / ∀t ∈]0, +∞[,
α(t) = − 2tλ + µ
(
x(t) = − 2tλ + µ
2
⇔ ∃(λ , µ) ∈ R / ∀t ∈]0, +∞[,
y(t) = λ2 + µt

− 2t1 1
Maintenant, pour tout réel strictement positif t, w(t) = = −1 6= 0 et donc les deux fonctions
1
2 t
− 2t1
!  
1
t 7→ et t 7→ sont deux solutions indépendantes du système homogène sur ]0, +∞[. Les
1 t
2
− 2t1
!  
1
solutions sur ]0, +∞[ du système homogène sont les fonctions de la forme t 7→ λ +µ .
1 t
2
Recherche d’une solution particulière du système par la méthode de variations des constantes.
− 2t1
!  
1
Il existe une solution particulière du système de la forme t 7→ λ (t) + µ(t) où λ et µ
1 t
2
− 2t1
!
0
sont deux fonctions dérivables sur ]0, +∞[ telles que pour tout réel strictement positif t, λ (t) +
1
    2
1 2t 2t 1
µ 0 (t) = . Les formules de C RAMER fournissent λ 0 (t) = 1
= −t 2 et µ 0 (t) =
t t2 −1 t2 t

16
− 2t1 2t 3
1 3t 3t 2
−1 = 2. On peut prendre λ (t) = − t3 et µ(t) = 4 et on obtient la solution particulière
1
2 t2
− 2t1
!
11t 2 /12
   
t3 3t 2 1
X(t) = − 3 + =
1 4 t 7t 3 /12
2
  
11t 2

 12 − 2tλ + µ 
S]0,+∞[ = t 7→   , (λ , µ) ∈ R2 .
7t 3
+ λ2 + µt
 
12

!
t −1 2t 2 − 1
 
1 1
2. Puisque les fonctions t 7→ et t 7→
t 2 +1
sont continues sur R, l’ensemble
t 2 +1
1 t 3t
des solutions sur R du système proposé est un R-espace affine de dimension 2.
Résolution du système homogène associé. Les couples de fonctions X1 = (x, y) = (t, −1) et (x, y) =
t 1
(1,t) sont solutions du système homogène associé sur R. De plus, pour chaque réel t, w(t) = =
−1 t
t 2 +1 6= 0. Le couple de fonctions (X1 , X2 ) est donc un système fondamental de solutions sur R du système
homogène 0 = AX. Les fonctions solutions du système homogène X 0 = AX sont les fonctions de la forme
 X   
t 1
t 7→ λ +µ , (λ , µ) ∈ R2 .
−1 t
Recherche d’une solution particulière du système par la méthode de variation de la constante.
   
t 1
Il existe une solution particulière du système de la forme t 7→ λ (t) + µ(t) où λ et
−1 t
   
t 1
µ sont deux fonctions dérivables sur R telles que pour tout réel t, λ 0 (t) + µ 0 (t) =
−1 t
 2
(2t 2 − 1)/(t 2 + 1) 1

2t − 1 3 +2t
1
. Les formules de C RAMER fournissent λ 0 (t) = t 2 +1 1
= (t2t2 +1)2 =
t 2 +1 3t 3t/(t 2 + 1) t
t (2t 2 − 1)/(t 2 + 1) 2 −1
2t
et µ 0 (t) = t 2 +1
1
= (t5t2 +1) 1 2
2 . On peut déjà prendre λ (t) = 2 ln(t + 1). En-
t 2 +1 −1 3t/(t 2 + 1)
R 2 −1
suite, (t5t2 +1)
R 1 R 1
2 dt = 5 t 2 +1
dt − 6 (t 2 +1)2 dt puis

2
1
− t × (t 2−2t
t t
+ 2 t(t 2+1−1 t 1 1
R R R R R
t 2 +1
dt = t 2 +1 +1)2
dt = t 2 +1 +1)2
dt = t 2 +1 + 2 t 2 +1 dt − 2 (t 2 +1)2
dt,
 
1
dt = 21 t 2 +1
t
+ arctant +C. On peut prendre µ(t) = t 22t+1 − 3 arctant.
R
et donc (t 2 +1)2
( ! )
ln(1 + t 2 ) + t 22t+1 − 3 arctant + λt + µ
t
SR = t 7→ 2
2 , (λ , µ) ∈ R2 .
− 2t ln(1 + t 2 ) + t 22t+1 − 3t arctant − λ + µt

sh(2t)x0 = ch(2t)x − 1x sh(2t)x0 = ch(2t)x − 1x


 
1
3. Si de plus y = x , le système s’écrit
0 ou encore .
− sh(2t) xx2 = −x + ch(2t) 1x sh(2t)x0 = x3 − ch(2t)x
On obtient x3 − ch(2t)x = ch(2t)x − 1x ou encore x4 − 2 ch(2t)x2 + 1 = 0. Ensuite,

x4 − 2 ch(2t)x2 + 1 = (x2 − ch(2t))2 − sh2 (2t) = (x2 − e2t )(x2 − e−2t ) = (x − et )(x + et )(x − e−t )(x + e−t ).
Ainsi, nécessairement (x, y) ∈ {(et , e−t ), (e−t , et ), (−et , −e−t ), (−e−t , et )}. Réciproquement, si (x, y) =
(et , e−t ),
ch(2t)x − y = 12 (e3t + e−t ) − e−t = 12 (e3t − e−t ) = 12 (e2t − e−2t )et = sh(2t)et = sh(2t)x0
et
−x + ch(2t)y = −et + 21 (et + e−3t ) = 12 (−et + e−3t ) = − 21 (e2t − e−2t )e−t = − sh(2t)e−t = sh(2t)y0 .
Donc le couple X1 = (x, y) = (et , e−t ) est une solution non nulle du système. De même, si (x, y) = (e−t , et ),

17
ch(2t)x − y = 12 (et + e−3t ) − et = 21 (−et − e−3t ) = − 21 (e2t − e−2t )e−t = − sh(2t)e−t = sh(2t)x0
et
−x + ch(2t)y = −e−t + 21 (e3t + e−t ) = 12 (e3t − e−t ) = 21 (e2t − e−2t )et = sh(2t)et = sh(2t)y0 .

et e−t
Donc le couple X2 = (x, y) = (e−t , et ) est une solution non nulle du système. Enfin, w(t) = =
e−t et
e2t − e−2t = 2 sh(2t) 6= 0 et le couple (X1 , X2 ) est un système fondamental de solutions sur ]0, +∞[.

λ et + µe−t
   
S]0,+∞[ = t 7→ , (λ , µ) ∈ R 2 .
λ e−t + µet

Correction de l’exercice 9 N
1. Sur I = − 12 , +∞ , (E) s’écrit y00 + 2x+1
4x−2 0 8
y = 0. Puisque les deux fonctions x 7→ 4x−2 8
 
y − 2x+1 2x+1 et x 7→ − 2x+1
sont continues sur I, les solutions de (E) sur I forment unR-espace vectoriel de dimension 2.
Recherche d’une solution polynomiale non nulle de (E). Soit P un éventuel polynôme non nul solution
de (E). On note n son degré. Le polynôme Q = (2X + 1)P00 + (4X − 2)P0 − 8P est de degré au plus n.
De plus, le coefficient de X n dans Q est (4n − 8)dom(P). Si P est solution de (E), on a nécessairement
(4n − 8)dom(P) = 0 et donc n = 2.
Posons alors P = aX 2 + bX + c.
(2X + 1)P00 + (4X − 2)P0 − 8P = (2X + 1)(2a) + (4X − 2)(2aX + b) − 8(aX 2 + bX + c) =
−4bX + 2a − 2b − 8c
Par suite, P est solution de (E) sur I si et seulement si −4b = 2a − 2b − 8c = 0 ce qui équivaut à b = 0 et
a = 4c. La fonction f1 : x 7→ 4x2 + 1 est donc une solution non nulle de (E) sur I.
Recherche d’une solution particulière de la forme fα : x 7→ eαx , α ∈ C.
(2x + 1)(eαx )00 + (4x − 2)(eαx )0 − 8eαx = α 2 (2x +1) + α(4x − 2) − 8 eαx =


2α(α + 2)x + α 2 − 2α − 8 eαx


Par suite, fα est solution de (E) sur I si et seulement si 2α(α + 2) = α 2 − 2α − 8 = 0 ce qui équivaut à
α = −2. Ainsi, la fonction f2 : x 7→ e−2x est solution de (E) sur I.
 1 
Résolutionde (E) sur − 2 , +∞ . Vérifions que le couple ( f1 , f2 ) est un système fondamental de solution
de (E) sur − 21 , +∞ . Pour x > − 12 ,


4x2 + 1 e−2x
w(x) = = (−8x2 − 8x − 2)e−2x = −2(2x + 1)2 e−2x 6= 0.
8x −2e−2x

Donc le couple ( f1 , f2 ) est un système fondamental de solution de (E) sur − 21 , +∞ et


 

S]− 1 ,+∞[ = x 7→ λ (4x2 + 1) + µe−2x , (λ , µ) ∈ R2 .



2

Résolution de (E) sur R. On a aussi S]−∞,− 1 [ = x 7→ λ (4x2 + 1) + µe−2x , (λ , µ) ∈ R2 . Soit f une so-

2
λ1 (4x2 + 1) + µ1 e−2x si x 6
(
4
lution de (E) sur R. Nécessairement, il existe (λ1 , λ2 , µ1 , µ2 ) ∈ R tel que ∀x ∈ R, f (x) =
λ2 (4x2 + 1) + µ2 e−2x si x >
1
(par continuité à gauche en − 2 ).
f ainsi définie est deux fois dérivables sur −∞, − 21 et sur − 12 , +∞ , solution de (E) sur chacun de ces
   

deux intervalles et vérifie encore (E) en x = − 12 si de plus f est deux fois dérivable en − 21 .
En résumé, f est solution de (E) sur R si et seulement si f est deux fois dérivables en − 12 .
f est déjà deux fois dérivable à droite et à gauche en − 12 . De plus, en posant h = x + 21 ou encore
x = − 12 + h, on obtient quand x tend vers − 21 par valeurs inférieures

18
f (x) = λ1 (2 − 4h + 4h2 ) + µ1 ee−2h = (2λ1 + eµ1 ) + (−4λ1 − 2eµ1 )h + (4λ1 + 2eµ1 )h2 + o(h2 ),
et de même quand x tend vers − 12 par valeurs supérieures, f (x) = (2λ2 +eµ2 )+(−4λ2 −2eµ2 )h+(4λ2 +
2eµ2 )h2 + o(h2 ). Par suite, f est deux fois dérivable en − 12 si et seulement si 2λ1 + eµ1 = 2λ2 + eµ2 ou
encore µ2 = 2e (λ1 + λ2 ) + µ1 .
a(4x2 + 1) + be−2x si x 6 − 21
(
Ainsi, les solutions de (E) sur R sont les fonctions de la forme x 7→ ,
c(4x2 + 1) + 2e (a + c) − b e−2x si x > − 12


(a, b, c) ∈ R3 . Ainsi, l’espace des solutions


( 2 sur R est 1de dimension 3et une base de cet espace est par
4x + 1 si x 6 − 2 e−2x si x 6 − 12
exemple ( f1 , f2 , f3 ) où f1 : x 7→ , f2 : x 7→ et f3 : x 7→
2 −2x
e si x > − 1 −e−2x si x > − 21
e 2
0 si x 6 − 12

.
4x2 + 1 + 2e e−2x si x > − 21
2. Sur I =]0, +∞[, l’équation (E) s’écrit y00 − x+1
2 0 2
y + x(x+1) 2
y = 0. Puisque les deux fonctions x 7→ − x+1 et
2
x 7→ x(x+1) sont continues sur I, les solutions de (E) sur I forment un R-espace vectoriel de dimension 2.
La fonction f1 : x 7→ x est solution de (E) sur I. Posons alors y = f1 z. Puisque la fonction f1 ne s’annule
pas sur I, la fonction y est deux fois dérivables sur I si et seulement si la fonction z est deux fois dérivables
sur I. De plus, d’après la formule de L EIBNIZ,

(x2 + x)y00 − 2y0 + 2y = (x2 + x)( f100 z + 2 f10 z0 + f1 z00 ) − 2x( f10 z + f1 z0 ) + 2 f1 z
= (x2 + x) f1 z00 + (2(x2 + x) f10 − 2x f1 )z0 + ((x2 + x) f100 − 2 f10 + 2 f1 )z
= (x3 + x2 )z00 + 2xz0 .

Par suite,

y solution de (E) sur I ⇔ ∀x ∈ I, (x3 + x2 )z00 (x) + 2xz0 (x) = 0


2  0
⇔ ∀x ∈ I, z00 (x) + z0 (x) = 0 ⇔ ∀x ∈ I, e2 ln |x|−2 ln |x+1| z0 (x) = 0
x(x + 1)
x+1 2
   
0 2 1
⇔ ∃λ ∈ R/ ∀x ∈ I, z (x) = λ ⇔ ∃(λ , µ) ∈ R / ∀x ∈ I, z(x) = λ x + 2 ln |x| − +
x x
⇔ ∃(λ , µ) ∈ R2 / ∀x ∈ I, y(x) = λ (x2 + 2x ln |x| − 1) + µx.

3. Cherchons les solutions développables en série entière. Soit f (x) = ∑+∞


n=0 an xn une série entière dont le
rayon R est supposé à priori strictement positif. Pour x ∈] − R, R[,

+∞ +∞ +∞
4x f 00 (x) − 2 f 0 (x) + 9x2 f (x) = 4x ∑ n(n − 1)an xn−2 − 2 ∑ nan xn−1 + 9x2 ∑ an xn
n=2 n=1 n=0
+∞ +∞ +∞
= 4 ∑ n(n − 1)an xn−1 − 2 ∑ nan xn−1 + 9 ∑ an xn+2
n=1 n=1 n=0
+∞ +∞ +∞ +∞
= ∑ 2n(2n − 3)an xn−1 + 9 ∑ an xn+2 = ∑ 2n(2n − 3)an xn−1 + 9 ∑ an−3 xn−1
n=1 n=0 n=1 n=3
+∞
= −a1 + 4a2 x + ∑ (2n(2n − 3)an + 9an−3 )xn−1
n=3

Par suite, f est solution de (E) sur ] − R, R[ si et seulement si a1 = a2 = 0 et ∀n > 3, 2n(2n − 3)an +
9an−3 = 0 ce qui s’écrit encore
9
a1 = a2 = 0 et ∀n > 3, an = − 2n(2n−3) an−3 .

19
9
Les conditions a1 = 0 et ∀n > 3, an = − 2n(2n−3) an−3 sont équivalentes à ∀p ∈ N, a3p+1 = 0 et les condi-
9
tions a2 = 0 et ∀n > 3, an = − 2n(2n−3) an−3 sont équivalentes à ∀p ∈ N, a3p+2 = 0.
Enfin les conditions ∀p ∈ N∗ , a3p = − 6p(6p−3)
9 1
a3p−3 = − 2p(2p−1) a3(p−1) sont équivalentes pour p > 1 à
1 1 1 (−1) p
a3p = − 2p(2p−1) × − (2p−2)(2p−3) × . . . × − 2×1 a0 = (2p)! a0 .

En résumé, sous l’hypothèse R > 0, f est solution de (E) sur ] − R, R[ si et seulement si ∀x ∈] − R, R[,
(−1) p 3p
f (x) = ∑+∞
p=0 (2p)! x .
p
Réciproquement, puisque pour tout réel x, limx→+∞ (−1)
(2p)! x
3p = 0 d’après un théorème de croissances

comparées, R = +∞ pour tout choix de a0 ce qui valide les calculs précédents sur R.
n
(−1) 3n
Les solutions de (E) développables en série entière sont les fonctions de la forme x 7→ λ ∑+∞ n=0 (2n)! x ,
x ∈ R. Ensuite, pour x > 0,
(−1)n 3n +∞ (−1)n 3/2 2n
∑+∞ ) = cos x3/2 .

n=0 (2n)! x = ∑n=0 (2n)! (x

Donc la fonction x 7→ cos x3/2 est une solution de (E) sur ]0, +∞[. La forme de cette solution nous invite


à changer de variable en posant t = x3/2 . Plus précisément, pour x > 0, posons y(x) = z(x3/2 ) = z(t).
Puisque l’application ϕ : x 7→ x3/2 est un C2 -difféomorphisme de ]0, +∞[ sur lui-même, la fonction y est
deux fois dérivables sur ]0, +∞[ si et seulement si la fonction est deux fois dérivable sur ]0, +∞[.
Pour x > 0, on a y(x) = z(x3/2 ) puis y0 (x) = 23 x1/2 z0 (x3/2 ) puis y00 (x) = 34 x−1/2 z0 (x3/2 ) + 49 xz00 (x3/2 ) et
donc

   
00 0 2 3 −1/2 0 3/2 9 00 3/2 3 1/2 0 3/2
4xy (x) − 2y (x) + 9x y(x) = 4x x z (x ) + xz (x ) − 2 x z (x ) + 9x2 z(x3/2 )
4 4 2
= 9x2 (z00 (x3/2 ) + z(x3/2 )).

Par suite,

y solution de (E) sur ]0, +∞[ ⇔ ∀x > 0, 9x2 (z00 (x3/2 ) + z(x3/2 )) = 0 ⇔ ∀t > 0, z00 (t) + z(t) = 0
⇔ ∃(λ , µ) ∈ R2 / ∀t > 0, z(t) = λ cost + µ sint
⇔ ∃(λ , µ) ∈ R2 / ∀x > 0, y(x) = λ cos(x3/2 ) + µ sin(x3/2 ).

S]0,+∞[ = x 7→ λ cos(x3/2 ) + µ sin(x3/2 ), (λ , µ) ∈ R2 .




2 −x
4. Puisque les fonctions x 7→ − 1+x , x 7→ 1−x xe
1+x et x 7→ 1+x sont continues sur ] − 1, +∞[, les solutions de (E)
sur ] − 1, +∞[ constituent un R-espace affine de dimension 2.
Résolution de l’équation homogène.
La fonction f1 : x 7→ ex est solution sur ] − 1, +∞[ de l’équation (1 + x)y00 − 2y0 + (1 − x)y = 0. Posons
alors y = f1 z. Puisque la fonction f1 ne s’annule pas sur ] − 1, +∞[, la fonction y est deux fois dérivable
sur ] − 1, +∞[ si et seulement si la fonction z est deux fois dérivable sur ] − 1, +∞[. De plus, la formule
de L EIBNIZ permet d’écrire pour x > −1

(1 + x)y00 (x) − 2y0 (x) + (1 − x)y(x) = (1 + x)( f100 z(x) + 2 f10 (x)z0 (x) + f1 (x)z00 (x)) − 2( f10 (x)z(x) + f1 (x)z0 (x))
+ (1 − x) f1 (x)z(x)
= (1 + x) f1 (x)z00 (x) + (2(1 + x) f10 (x) − 2 f1 (x))z0 (x) = ((1 + x)z00 (x) + 2xz0 (x))ex .

Par suite,

20
 
2
y solution de (EH ) sur ] − 1, +∞[ ⇔ ∀x > −1, (1 + x)z00 (x) + 2xz0 (x) = 0 ⇔ ∀x > −1, z00 (x) + 2 − z0 (x) = 0
1+x
 
2x−2 ln(1+x) 00 2
⇔ ∀x > −1, e z (x) + 2 − e2x−2 ln(1+x) z0 (x) = 0
1+x
0
e2x

⇔ ∀x > −1, z (x) = 0 ⇔ ∃λ ∈ R/ ∀x > −1, z0 (x) = λ (x + 1)2 e−2x .
0
(x + 1)2

Maintenant

1 1 1 1
Z Z Z
(x + 1)2 e−2x dx = − (x + 1)2 e−2x + (x + 1)e−2x dx = − (x + 1)2 e−2x − (x + 1)e−2x + e−2x dx
2 2 2 2
   2 
1 1 1 −2x x 3x 5 −2x 1
2
= − (x + 1) − (x + 1) − e +C = − − − e +C = − (2x2 + 6x + 5)e−2x +
2 2 4 4 2 4 4

On en déduit que

y solution de (EH ) sur ] − 1, +∞[ ⇔ ∃λ ∈ R/ ∀x > −1, z0 (x) = λ (x + 1)2 e−2x


λ
⇔ ∃(λ , µ) ∈ R2 / ∀x > −1, z(x) = − (2x2 + 6x + 5)e−2x + µ
4
λ
⇔ ∃(λ , µ) ∈ R2 / ∀x > −1, y(x) = − (2x2 + 6x + 5)e−x + µex .
4

Maintenant, λ décrit R si et seulement si − λ4 décrit R et en renommant la constante λ , les solutions de


(EH ) sur ] − 1, +∞[ sont les fonctions de la forme x 7→ λ (2x2 + 6x + 5)e−x + µex , (λ , µ) ∈ R2 .
Recherche d’une solution particulière de (E). Au vu du second membre, on peut chercher une solution
particulière de la forme f0 : x 7→ (ax + b)e−x , (a, b) ∈ R2 .

(1 + x)((ax + b)e−x )00 − 2((ax + b)e−x )0 + (1 − x)(ax + b)e−x = ((1 + x)((ax + b) − 2a) − 2(−(ax + b) + a)
+ (1 − x)(ax + b))e−x
= (2bx + (4b − 4a))e−x .

Par suite, f0 est solution de (E) sur ] − 1, +∞[ si et seulement si 2b = 1 et 4b − 4a = 0 ce qui équivaut à
a = b = 12 . Une solution de (E) sur ] − 1, +∞[ est x 7→ x+1 −x
2 e .

S]−1,+∞[ = x 7→ λ (2x2 + 6x + 5)e−x + µex + x+1 −x 2



2 e , (λ , µ) ∈ R .

−2x
5. Puisque la fonction x 7→ √ex2 +1 est continue sur R, les solutions de (E) sur R constituent un R-espace
affine de dimension 2.
L’équation caractéristique de l’équation homogène est z2 + 4z + 4 = 0. Puisque cette équation admet
−2 pour racine double, les solutions de l’équation homogène associée sont les fonctions de la forme
x 7→ λ e−2x + µxe−2x , (λ , µ) ∈ R2 .
D’après la méthode de variation de la constante, il existe une solution particulière de (E) sur R de la
forme x 7→ λ (x)e−2x + µ(x)xe−2x où λ et µ sont deux fonctions dérivables sur R telles que
(
λ 0 (x)e−2x + µ 0 (x)xe−2x = 0
−2x .
−2λ 0 (x)e−2x + µ 0 (x)(−2x + 1)e−2x = √ex2 +1

21
0 xe−2x
Les formules de C RAMER fournissent λ 0 (x) = 1
e−2x = − √xx2 +1 et
e−4x √
x2 +1
(−2x + 1)e−2x
e−2x 0 √
µ 0 (x) = e−4x
1
−2x e −2x = √ 1 . On peut prendre λ (x) = − x2 + 1 et µ(x) = argsh(x) =
−2e √
x2 +1 
2
x +1
 √  √  √ 
ln x + x2 + 1 puis f0 (x) = − x2 + 1 + x ln x + x2 + 1 e−2x .
n   √  √  o
SR = x 7→ λ + µx + − x2 + 1 + x ln x + x2 + 1 e−2x , (λ , µ) ∈ R2 .

Correction de l’exercice 10 N
Soit f une éventuelle solution. f est dérivable sur R et pour tout réel x, f 0 (x) = − f (−x) + ex . On en déduit que
f 0 est dérivable sur R ou encore que f est deux fois dérivable sur R. En dérivant l’égalité initiale, on obtient
pour tout réel x

f 00 (x) = f 0 (−x) + ex = − f (x) + e−x + ex ,

et donc f est solution sur R de l’équation différentielle y00 + y = 2 ch(x). Par suite, il existe (λ , µ) ∈ R2 tel que
∀x ∈ R, f (x) = ch(x) + λ cos(x) + µ sin(x).
Réciproquement, soit f une telle fonction. f est dérivable sur R et pour tout réel x,

f 0 (x) + f (−x) = (sh(x) − λ sin(x) + µ cos(x)) + (ch(x) + λ cos(x) − µ sin(x)) = ex + (λ + µ)(cos(x) − sin(x)),

et f est solution si et seulement si λ + µ = 0.


Les fonctions solutions sont les fonctions de la forme x 7→ ch(x) + λ (cos(x) − sin(x)), λ ∈ R.

Correction de l’exercice 11 N
Soit f une éventuelle solution. f est dérivable sur ]0, +∞[ et pour tout réel x > 0, f 0 (x) = f 16x
3

. On en déduit
que f 0 est dérivable sur ]0, +∞[ ou encore que f est deux fois dérivable sur ]0, +∞[. En dérivant l’égalité initiale,
on obtient pour tout réel x
 
3/16
f 00 (x) = − 16x
3 0 3 3 3

2 f 16x = − 16x2
f (3/16)/x = − 16x2 f (x),

et donc f est solution sur R de l’équation différentielle x2 y00 + 16


3
y = 0 (E). Les solutions de (E) sur ]0, +∞[
constituent un R-espace vectoriel de dimension 2. Cherchons une solution particulière de (E) sur ]0, +∞[ de la
forme gα : x 7→ xα , α ∈ R.

3 α 3
fα solution de (E) sur ]0, +∞[ ⇔ ∀x > 0, x2 α(α − 1)xα−2 + x = 0 ⇔ α2 − α + =0
16 16
1 3
⇔α = ou α = .
4 4

Les deux fonctions f1 : x 7→ x1/4 et f2 : x 7→ x3/4 sont solutions de (E) sur ]0, +∞[. Le wronskien de ces
x1/4 x3/4
solutions est w(x) = 1 −3/4 3 −1/4 = 21 6= 0 et donc ( f1 , f2 ) est un système fondamental de solutions de
4x 4x
(E) sur ]0, +∞[. Ainsi, si f est solution du problème, nécessairement ∃(λ1 , λ2 ) ∈ R2 tel que ∀x > 0, f (x) =
λ1 x1/4 + λ2 x3/4 .
Réciproquement, soit f une telle fonction.
 31/4 λ −1/4 33/4 λ −3/4
Pour tout réel x > 0, f 0 (x) = λ41 x−3/4 + 3λ4 2 x−1/4 et f 16x
3
= 2 1x + 8 2x . Donc

22
λ1 −3/4 3λ2 −1/4 31/4 λ1 −1/4 33/4 λ2 −3/4
f solution ⇔ ∀x > 0, x + x = x + x
4 4 2 8
λ1 −3/4 3λ2 −1/4 31/4 λ1 −1/4 33/4 λ2 −3/4
⇔ ∀x > 0, x + x = x + x
4 4 2 8
λ1 1/4 3λ2 3/4 31/4 λ1 3/4 33/4 λ2 1/4
⇔ ∀x > 0, x + x = x + x (après multiplication par x)
4 4 2 8
λ1 33/4 λ2 3λ2 31/4 λ1 2
⇔ = et = ⇔ λ2 = 3/4 λ1 .
4 8 4 2 3
 3/4 
Les fonctions solutions sont les fonctions de la forme x 7→ λ x1/4 + 2 3x .

Correction de l’exercice 12 N
La fonction nulle est solution. Dorénavant, f est une éventuelle solution non nulle. Il existe donc x0 ∈ R tel que
f (x0 ) 6= 0. R +0
• L’égalité f (x0 ) f (0)
Ry
= xx00−0 f (t) dt = 0 fournit f (0) = 0.
• Pour tout réel y, −y f (t) dt = f (0) f (y) = 0. Maintenant, la fonction f est continue sur R et donc la fonction
Ry
y 7→ −y f (t) dt est de classe C1 sur R. En dérivant, on obtient pour tout réel y, f (y) + f (−y) = 0 et donc f est
impaire. R +y R +y
• Pour tout réel y, on a alors f (y) = f (x10 ) xx00−y f (t) dt. Puisque f est continue sur R, la fonction x 7→ f (x10 ) xx00−y f (t) dt
1 R x0 +y
est de classe C1 sur R et il en est de même de f . Mais alors la fonction x 7→ f (x0 ) x0 −y f (t) dt est de classe C2
sur R et il en est de même de f .

f est de classe C2 sur R.


x+y
f (t) dt, on obtient pour tout (x, y) ∈ R2 , f 0 (x) f (y) =
R
• En dérivant à y fixé ou x fixé l’égalité f (x) f (y) = x−y
0
f (x + y) − f (x − y) et f (x) f (y) = f (x + y) + f (x − y). En dérivant la première égalité à y fixé et la deuxième à
x fixé, on obtient pour tout (x, y) ∈ R2 , f 00 (x) f (y) = f 0 (x + y) − f 0 (x − y) = f (x) f 00 (y). En particulier, pour tout
00 (x )
réel x, f 00 (x) f (x0 ) − f (x) f 00 (x0 ) = 0 ou encore f 00 (x) − k f (x) = 0 où f = f f (x 0
0
.

f est solution d’une équation différentielle du type y00 − ky = 0.

• f est donc de l’un des types suivants : x 7→ λ cos(ωx) + µ sin(ωx), (λ , µ) ∈ R2 et ω > 0 ou x 7→ ax + b,


(a, b) ∈ R2 ou x 7→ λ ch(ωx) + µ sh(ωx), (λ , µ) ∈ R2 et ω > 0 (suivant que k > 0, k = 0 ou k < 0). De plus, f
étant impaire, f est nécessairement de l’un des types suivants :

x 7→ λ sin(ωx), λ ∈ R∗ et ω > 0 ou x 7→ ax, a ∈ R∗ ou x 7→ λ sh(ωx), λ ∈ R et ω > 0.

Réciproquement, R x+y
- si ∀x ∈ R, f (x) = ax, a ∈ R∗ alors f (x) f (y) = a2 xy et x−y f (t) dt = 2a ((x + y)2 − (x − y)2 ) = 2axy. Donc f
est solution si
et seulement si a = 2. On obtient la fonction solution x 7→ 2x.
-R si ∀x ∈ R, f (x) = λ sin(ωx), λ ∈ R∗ et ω > 0, alors f (x) f (y) = λ 2 sin(ωx) sin(ωy) et
x+y 2λ
x−y f (t) dt = ω (cos(ω(x − y)) − cos(ω(x + y))) = ω sin(ωx) sin(ωy). Donc f est solution si et seulement si
λ

λ = ω2 .
On obtient les fonctions solutions x 7→ ω2 sin(ωx), ω > 0.
-R si ∀x ∈ R, f (x) = λ sh(ωx), λ ∈ R∗ et ω > 0, alors f (x) f (y) = λ 2 sh(ωx) sh(ωy) et
x+y 2λ
x−y f (t) dt = ω (ch(ω(x + y)) − ch(ω(x − y))) = ω sh(ωx) sh(ωy). Donc f est solution si et seulement si
λ

λ = ω2 .
On obtient les fonctions solutions x 7→ ω2 sh(ωx), ω > 0.

Correction de l’exercice 13 N

23
R +∞ e−tx e−tx
Existence de F(x) = 0 1+t 2
dt. Soit x > 0. La fonction t 7→ 1+t 2 dt est continue sur [0, +∞[ et est dominée
1 e−tx
par t2
quand t tend vers +∞. Donc la fonction t 7→ 1+t 2
dt est intégrable sur [0, +∞[. On en déduit que

F est définie sur ]0, +∞[.

Dérivées de F. Soient a > 0 puis Φ : [a, +∞[×[0, +∞[ → R .


e−tx
(x,t) 7→ 1+t 2

• Pour tout réel x ∈ [a, +∞[, la fonction t 7→ Φ(x,t) est continue et intégrable sur [0, +∞[.
• La fonction Φ admet sur [a, +∞[×[0, +∞[ des dérivées partielles d’ordre 1 et 2 par rapport à sa première
variable x et pour tout (x,t) ∈ [a, +∞[×[0, +∞[
−tx ∂ 2Φ t 2 e−tx
∂Φ
∂ x (x,t) = − te
1+t 2
et ∂ x2
(x,t) = 1+t 2
.

De plus
∂ 2Φ
- pour tout x ∈ [a, +∞[, les fonctions t 7→ ∂Φ
∂ x (x,t)
∂ x2
et t 7→
(x,t) sont continues par morceaux sur [0, +∞[.
∂ 2Φ
- pour tout t ∈ [0, +∞[, les fonctions x 7→ et x 7→ ∂ x2 (x,t) sont continues sur [0, +∞[.
∂Φ
∂ x (x,t)
te−ta 2 2 e−ta
- pour tout (x,t) ∈ [a, +∞[×[0, +∞[, ∂ x (x,t) 6 1+t 2 = ϕ1 (t) et ∂∂ xΦ2 (x,t) 6 t1+t
∂Φ
2 = ϕ2 (t) où les fonctions

ϕ1 et ϕ2 sont continues par morceaux et intégrables sur [0, +∞[ car sont dominées en +∞ par t12 .
D’après le théorème de dérivation des intégrales à paramètres (théorème de L EIBNIZ), F est deux fois dérivable
sur [a, +∞[ et les dérivées de F s’obtiennent par dérivation sous le signe somme. Ceci étant vrai pour tout réel
2 e−tx R +∞ t 2 e−tx
a > 0, F est deux fois dérivable sur ]0, +∞[ et pour x > 0, F 00 (x) = 0+∞ ∂∂ xF2 1+t
R
2 dt = 0 1+t 2
dt.
R +∞ t 2 e−tx
∀x > 0, F 00 (x) = 0 1+t 2
dt.
R +∞ −tx +∞
Equation différentielle vérifiée par F. Pour x > 0, F 00 (x) + F(x) = dt = − 1x e−tx 0 = 1x .

0 e

∀x > 0, F 00 (x) + F(x) = 1x .

Existence de G(x) = 0+∞ sint l’existence de a+∞ sinu u du et a+∞ cosu u du.
R R R
t+x dt. Soit a > 0. Montrons
Soit A > a. Une intégration par parties fournit a u du = − cosa a + cosA A − aA cos
R A sin u u
du. Puisque cosA A 6 A1 , on a
R
u2
cos A cos u 1 cos u
limA→+∞ A = 0. D’autre part, puisque ∀u > a, u2 6 u2 , la fonction u 7→ u2 est intégrable sur [a, +∞[ et
en particulier, aA cos
R u R A sin u
u2 du a une limite quand A tend vers +∞. On en déduit que aR u du a une limite quand A
R +∞ sin u +∞ cos u
tend vers +∞ ou encore que l’intégrale a u du converge en +∞. De même, a u du converge en +∞.
Mais alors, pour x > 0,
R +∞ sin u R +∞ cos u R +∞ sin(u−x) R +∞ sint
cos x x u du − sin x x u du = x u du = 0 t+x dt = G(x) existe.

G est définie sur ]0, +∞[.

Equation différentielle vérifiée par G. Puisque la fonction u 7→ sinu u est continue sur ]0, +∞[, la fonction
x 7→ x+∞ sinu u du = 1+∞ sinu u du − 1x sinu u du est de classe C1 sur ]0, +∞[. De même, la fonction x 7→ x+∞ cosu u du
R R R R

est de classe C1 sur ]0, +∞[ puis G est de classe C1 sur ]0, +∞[. De plus, pour tout réel x > 0,
R +∞ sin u R +∞ cos u R +∞ sin u R +∞ cos u
G0 (x) = − sin x x u du − cos xxsin x − cos x x u du + cos xxsin x = − sin x x u du − cos x x u du,

puis en redérivant
R +∞ sin u 2 R +∞ cos u 2x
G00 (x) = − cos x x u du + sinx x + sin x x u du + cosx = −G(x) + 1x .

∀x > 0, G00 (x) + G(x) = 1x .

24
Limites de F et G en +∞. Puisque 1+∞ sinu u du et 1+∞ cosu u du sont deux intégrales convergentes, limx→+∞ x+∞ sinu u du =
R R R

limx→+∞ x+∞ cosu u du = 0. Puisque les fonctions sinus et cosinus sont bornées sur R. On en déduit que limx→+∞ G(x) =
R

0.
e−tx
Pour tout réel x > 0, |F(x)| = 0+∞ 1+t
R +∞ −tx
e dt = 1x et donc limx→+∞ F(x) = 0.
R
2 dt 6 0

limx→+∞ F(x) = limx→+∞ G(x) = 0.

Egalité de F et G. D’après ce qui précède, (F − G)00 + (F − G) = 0 et donc il existe p (λ , µ) ∈ R2 tel que pour
tout x > 0, F(x) − G(x) = λ cos x + µ sin x. Si (λ , µ) 6= (0, 0), alors λ cos x + µ sin x = λ 2 + µ 2 cos(x − x0 ) ne
tend pas vers 0 quand x tend vers +∞. Puisque limx→+∞ F(x) − G(x) = 0, on a nécessairement λ = µ = 0 et
donc F − G = 0. On a montré que
R +∞ e−tx
dt = 0+∞ sint
R
∀x > 0, 0 1+t 2 t+x dt.

R +∞ sint
Remarque. On peut montrer que l’égalité persiste quand x = 0 (par continuité) et on obtient 0 t dt = π2 .

25

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