Devoir de Sciences Physiques N 1 Pour Le 13-09-2023 Probl' Eme N 1 - Mat Eriaux Pi Ezo Electriques
Devoir de Sciences Physiques N 1 Pour Le 13-09-2023 Probl' Eme N 1 - Mat Eriaux Pi Ezo Electriques
Problème à remettre à votre camarade prévu dans DMscope pour une correction
croisée, retour de la correction croisée le / au plus tard.
Informations sur l’amplificateur opérationnel ou Amplificateur Linéaire Intégré ALI :
i− = 0
b
- is 6= 0
ε=0 b
b +
V− i+ = 0
us
V+
b b b
L’amplificateur opérationnel est un amplificateur différentiel. Il est alimenté en ±15 V par rapport à la
masse. Cette alimentation est à l’origine de l’énergie demandée au niveau de la sortie. L’amplificateur opéra-
tionnel idéal présente de très fortes impédances d’entrée, les courants en entrée sont extrêmement faibles comme
pour le circuit multiplieur. On considère que i+ = i− = 0. L’amplificateur opérationnel présente deux types de
fonctionnement : le régime linéaire où la tension de sortie est reliée à la tension différentielle d’entrée ε par la loi
donnée ci-dessous et le régime non linéaire où la tension de sortie sature comme pour le multiplieur au niveau
des tensions ±15 V = ±Vsat . C’est cette alimentation qui permet de fournir de la puissance en sortie en assurant
un courant d’intensité is pouvant aller à des ordres de grandeurs de dizaines de milliampères. La relation entrée
différentielle - sortie du domaine linéaire est modélisée par une fonction passe-bas d’ordre 1 :
µ0
us = µ ε = ω ε
1+j
ω0
6 2
avec µ0 ≃ 10 et ω0 ≃ 10 rad · s . Ainsi en considérant, dans le cadre du modèle d’amplificateur opérationnel
−1
idéal, que le gain µ0 → ∞, on n’obtient une sortie bornée que si ε = 0. En fonctionnement non linéaire, on a
us = +Vsat lorsque ε > 0 et us = −Vsat lorsque ε < 0.
Les matériaux piézoélectriques ont la capacité de voir apparaı̂tre une différence de potentiel entre leurs faces
lorsqu’on exerce sur elles une contrainte (effet direct) mais également de pouvoir se déformer sous l’action d’une
différence de potentiel imposée (effet inverse), ce qui en fait des matériaux très intéressants sur le plan des
applications. On propose ici d’étudier différentes utilisations de ces matériaux.
A. Utilisation en capteur de forces
Les montages ci-après utilisent des amplificateurs linéaires intégrés (ALI) supposés idéaux et fonctionnant en
régime linéaire.
Mesure de l’intensité d’une force s’exerçant sur une lame piézoélectrique
On suppose qu’une force F~ régulièrement répartie est exercée sur la face de la lame, celle-ci entraı̂nant l’appa-
rition d’une tension Ve à ses bornes et de deux charges opposées +q et −q sur les faces de la lame. La charge q
est liée à Ve ainsi qu’à la force F~ exercée de sorte que q = CVe = KF où C, K et F représentent respectivement
une capacité, une constante de proportionnalité et l’intensité de la force F~ .
1. Après avoir rappelé le modèle de l’amplificateur linéaire intégré idéal, exprimer la tension Ve en fonction
de e1 , Vs et des différentes résistances (figure 2).
2. On donne : R1 = 10 kΩ, R2 = 6, 5 kΩ, R3 = 1, 0 kΩ et e1 = 100 mV. On mesure Vs = 6, 50 V, en déduire Ve .
3. Sachant que C = 8, 0 × 10−13 F et que K = 1, 0 × 10−12 C · N−1 , déterminer l’intensité de la force F~
s’exerçant sur la lame.
b b
+
R1 b b
b -
F~ b b b
b
R2
Lame Ve R3
Vs
Face fixe
b
b
e1
b b
b
Figure 2 – Mesure d’une force
Mesure de la fréquence d’une force excitatrice sinusoı̈dale s’exerçant sur une lame
On considère que la lame est soumise à une action mécanique variant sinusoı̈dalement dans le temps à la
fréquence f , fréquence que l’on se propose de déterminer à l’aide du montage de la figure 3.
b b
C2
b b
R1 R2
b b b
-
C1 b
Ve b +
Vs
b b
7. Comment peut-on vérifier expérimentalement que les deux signaux sont en opposition de phase ? Indiquer
quel matériel peut être utilisé pour cette opération et comment le relier au montage.
8. Déterminer la fréquence de la contrainte s’exerçant sur la lame. Calculer sa valeur numérique sachant que
R2 = 1, 0 × 102 kΩ, C1 = 50 nF, C2 = 5, 0 nF et qu’il a fallu régler R1 à 10 kΩ de manière à ce que les deux
signaux soient en opposition de phase.
La masse m se déplace horizontalement et sans frottement solide sur un support lié à la voiture. Le ressort a
pour constante de raideur k et pour longueur à vide L0 . L’amortisseur exerce une force de frottement fluide
sur la masse, son expression étant f~ = −αV~ où V ~ représente la vitesse de la masse dans le référentiel lié à la
voiture. Le vecteur unitaire de l’axe des x, orienté dans le sens des x positifs, est noté ~ux . Le référentiel lié à la
voiture est animé de l’accélération ~a = −a~ux par rapport au référentiel terrestre considéré quant à lui comme
galiléen.
9. Effectuer le bilan des différentes forces s’exerçant sur la masse m. Pour tenir compte du caractère non galiléen
du référentiel lié à la voiture, on admet que, dans l’application du principe fondamental de la Dynamique dans
le référentiel lié à la voiture, il est nécessaire d’introduire une force supplémentaire, nommée force d’inertie
d’entraı̂nement, d’expression ma~ux .
10. En appliquant le principe fondamental de la dynamique dans le référentiel lié à la voiture, montrer que
l’équation différentielle du mouvement en X(t) = x(t) − L0 peut être mise sous la forme :
d2 X ω0 dX
+ + ω02 X = a
dt2 Q dt
en exprimant Q et ω0 en fonction de m, k et α.
Résolution
On suppose que la phase de freinage commence à t = 0 et on note t0 l’instant correspondant à l’arrêt complet
de la voiture. On suppose qu’avant la phase de freinage, le ressort a une longueur égale à L0 . On s’intéresse au
cas où le facteur de qualité Q est égal à 1/2.
Lors d’une variation de vitesse de la voiture, la masse mobile, soumise à la force d’inertie d’entraı̂nement, va plus
ou moins comprimer le cristal entraı̂nant l’apparition d’une différence de potentiel entre ses deux faces. Le pro-
blème est de différencier un freinage brutal d’un choc. On va considérer deux cas avec l’hypothèse simplificatrice
consistant à considérer que l’accélération de la voiture reste constante jusqu’à son arrêt complet.
Figure 5 – Voiture
15. Déterminer, dans les deux cas précédents, la valeur numérique de l’intensité de la force d’inertie d’entraı̂-
nement.
16. Déterminer, dans les deux cas précédents, la valeur numérique de la différence de potentiel qui apparait
aux bornes du cristal de quartz. La différence vous semble-t-elle décelable ?
17. Les variations de la tension aux bornes de la lame sont analogues à celles de X(t) obtenues à la question
12, le facteur de qualité étant égal à 1/2. Justifier le choix de ce coefficient et préciser quel serait le problème si
le régime permanent n’était pas atteint entre t = 0 et t0 .
Détecteur de tension
On dispose d’un amplificateur linéaire intégré (alimenté en +15 V/ − 15 V), d’une diode électroluminescente
(LED) et d’une résistance Rd . La LED a une tension à ses bornes égale à Ud = 1, 9 V lorsqu’elle éclaire et la
puissance maximale qu’elle peut dissiper est égale à Pmax = 100 mW. On supposera de plus que sa résistance
interne est négligeable. Elle est symbolisée comme indiqué à la figure 6.
i
b b
u Ud u
b
-
b b
b
b + Rd
i
u
Ve Piézo
b
18. Le montage de la figure 6 permet de faire briller la LED lorsque la tension aux bornes du quartz devient
supérieure à une valeur limite, cette dernière permettant de différencier le cas d’un freinage brusque d’un
choc. Commenter le montage proposé et proposer une valeur de la résistance Rd qui permet d’assurer le bon
fonctionnement de l’allumage de la LED.
C. Microgénérateur piézoélectrique
Un élément piézoélectrique est collé à une poutre, qui se met en mouvement sous l’effet de vibrations extérieures,
voir la figure 7. L’élément piézoélectrique transforme l’énergie récupérée en énergie électrique, ce qui constitue
une source autonome de puissance.
Support
O
Figure 7 – Microgénérateur piézoélectrique
On appelle F~E la force excitatrice ambiante, supposée sinusoı̈dale : F~E = FE ~ez = F0 cos ωt~ez . On travaille dans
un référentiel terrestre. On se place en régime sinusoı̈dal forcé.
Le déplacement vertical du centre d’inertie de la poutre peut être modélisé par l’équation mécanique :
d2 z dz
M 2
+α + kz = FE
dt dt
d2 z
19. Que représente le terme M ?
dt2
dz
20. Indiquer à quel type de forces correspondent −kz et −α . Expliquer qualitativement quelles caractéris-
dt
tiques de la poutre sont modélisées par ces forces.
21. On pose z(t) = ℜ(Z m exp iωt). Exprimer Z m , amplitude complexe de la vibration mécanique suivant l’axe
vertical Oz.
p
Dans toute la suite de cette partie, on se place à la pulsation ω0 = k/M .
22. Décrire, à cette pulsation, le mouvement du centre d’inertie de la poutre.
23. Déduire de ce qui précède l’expression de la vitesse de déplacement vertical vz du centre d’inertie de la
poutre en fonction de F0 , α, ω0 et du temps.
La partie électrique du dispositif peut être modélisée de la façon suivante : une source de courant d’intensité
βvz est disposée en parallèle avec un condensateur de capacité C0 et une résistance d’utilisation R, voir la
figure 8. Soit V la tension aux bornes de R. On veut montrer que la puissance moyenne récupérée par le dipôle
d’utilisation est proportionnelle au carré de F0 .
b
βvz
R V
C0
b
Formulaire :
— Une grandeur physique u(t) oscillant à la pulsation ω peut être caractérisée par son amplitude complexe
u définie par :
ainsi, la moyenne et l’écart quadratique moyen de cette variable aléatoire sont donnés par :
Z +∞ Z +∞
2
hxi = xρ(x)dx et h∆x i = (x − hxi)2 ρ(x)dx
−∞ −∞
δi(t) = 0
1 T
Z
la moyenne temporelle étant définie par δi(t) = lim δi(t)dt. On omettra volontairement le symbol X
T →+∞ T 0
lorsque la grandeur considérée X (courant ou tension) est constante.
Expérimentalement, il est nécessaire d’amplifier les fluctuations de courant pour pouvoir les mesurer. Pour
des raisons techniques, il est préférable d’imposer au fil mésoscopique un courant constant I et de mesurer
les fluctuations de tension à ses bornes. On propose le montage de la figure 9. La source de courant I et
l’amplificateur opérationnel sont supposés idéaux. Le voltmètre branché en sortie de l’amplificateur est en mode
de fonction AC permettant de mesurer la variance ∆s2 = s2 (t)−(s(t))2 de la tension s(t) appliquée à ses bornes.
C2
b b
R2
b b
b b b
-
b
C1 R1
b +
b
b
I δi(t)
e(t) b
V s(t)
R
b
b
b b b
Figure 9 – Dispositif expérimental utilisé pour la mesure des fluctuations du courant δi(t) générées par le fil
mésoscopique. Le fil mésoscopique (rectangle en pointillés) peut être représenté par l’association en parallèle
d’une résistance R et d’une source de courant δi.
1. Donner les hypothèses associées au caractère idéal de la source de courant et de l’amplificateur idéal.
2. Justifier que l’amplificateur opérationnel fonctionne, a priori, en régime linéaire. On supposera par la suite
ce régime atteint.
s(ω)
3. Montrer que la fonction de transfert en notation complexe H(ω) = est de la forme :
e(ω)
g
H(ω) =
1 + ωjω
c1
1 + ωjω
c2
où l’on exprimera g et les pulsations de coupures en fonction de R1 , R2 , C1 et C2 . Quelle est la nature du filtre
qui lui est associé ?
4. On suppose ωc1 ≪ ωc2 . Quelle condition portant sur |g|, C1 et C2 cela implique-t-il ?
5. Montrer que sous l’hypothèse ωc1 ≪ ωc2 , le gain maximal du filtre est |g|.
6. Tracer l’allure du diagramme de Bode représentant le gain en décibel GdB = 10 log |H|2 en fonction de
log ω.
On considère maintenant les fluctuations de courant δi(t) sur un intervalle de temps [0, T ] et on suppose le
temps T long devant tous les temps caractéristiques du problème. δi(t) peut alors être décomposée en une série
de Fourier de coefficients complexes (in )n∈Z :
+∞
X 2π
δi(t) = in exp(jωn t) avec ωn = n
n=−∞
T
l’amplitude complexe δi s’exprime alors simplement par δi(ωn ) = in . De manière équivalente, les tensions e(t)
et s(t) peuvent être décomposées en série de Fourier de coefficients (en )n∈Z et (sn )n∈Z .
7. Exprimer en notation complexe e(ω) en fonction de I(ω), δi(ω), R, R1 , C1 et ω. I(ω) est la représentation
complexe du courant I.
8. Que vaut I(ω) quand ω parcourt l’ensemble des (ωn )n∈Z ?
9. Justifier que in=0 = 0.
10. En déduire une relation entre en , in , R, R1 , C1 et ωn pour n 6= 0.
11. Comment doit-on choisir la résistance R1 par rapport à R pour que les coefficients en soient indépendants
du montage amplificateur ? On ordonnera simplement les résistances à l’aide du signe ≫ signifiant très grand
Sii
pour n 6= 0 |in |2 = (1)
2T
où Sii est une constante appelée densité spectrale de bruit.
14. Déduire de ce qui précède que la variance ∆s2 des fluctuations de tension mesurées est donnée par :
8 b
b
b
b
6 b
108 ∆s2 ( V2 )
4 b
b
2
b
b b
b b b
b
b b
0 20 40 60 80
I( µA)
Figure 10 – Fluctuations de tension ∆s2 mesurées par le dispositif expérimental représenté à la figure 9
en fonction du courant I traversant le fil mésoscopique. Les mesures sont effectuées dans un environnement
cryogénique à la température T0 = 0, 3 K.
17. Déduire des résultats expérimentaux de la figure 10 la valuer numérique du facteur de Fano F pour les
fluctuations du courant dans le fil métallique considéré. On donne le gain |g| = 1 000 et la bande passante
∆f = 70 kHz de l’amplificateur ainsi que la résistance R = 329 Ω du fil métallique.
18. Quel aurait été l’effet de l’absence de la capacité C1 sur le régime de l’amplificateur opérationnel ? Justifier
votre réponse.
B. Modèle de Drude
Le transport du courant électrique dans un métal est assuré par les électrons de conduction de masse me et de
charge −e. On suppose que ces électrons peuvent subir des collisions avec les atomes du réseau cristallin, des
impuretés ou des défauts éventuels. Ces collisions sont telles que :
— la probabilité par unité de temps pour qu’un électron subisse une collision est constante et égale à 1/τe ,
— la vitesse V~n (0) de l’électron juste après le nème choc est de direction totalement aléatoire de sorte que
N
1 X~
la moyenne sur un grand nombre N de collisions est nulle Vn (0) = ~0 pour N ≫ 1.
N n=1
19. En considérant eux instants infiniment proches, montrer que la probabilité P (t) pour qu’un électron n’ait
subi aucune collision au cours des t secondes qui suivent la dernière collision satisfait à une équation différentielle
du premier ordre.
20. En déduire l’expression de la probabilité P (t).
21. La densité de probabilité ρ(t) associée à la durée entre deux chocs successifs est alors simplement reliée à
Z +∞
1 t
P (t) par P (t) = ρ(t′ )dt′ . Montrer que ρ(t) = exp − .
t τ e τ e
On applique une tension U aux bornes du fil métallique de longueur L et de section s. Cela a pour effet de créer
~ = E~ex supposé uniforme à l’intérieur du métal, voir la figure 11.
au sein du matériau un champ électrique E
+ ~n (0)
V
s
+ +
~
E
électron +
b
~n−1 (t)
V
+ +
+ + impuretés
b b b
0 x L
U
b b
Figure 11 – Modèle de Drude. Les électrons (−) soumis au champ électrique E ~ subissent des collisions sur
des impuretés (+) supposées immobiles. Le fil mésoscopique est modélisé par un parallélépipède de longueur L
et de section s.
22. Déterminer la vitesse V~n (t) d’un électron entre les collisions n et n + 1 en fonction, entre autres, de la
vitesse initiale V~n (0).
~n i de la vitesse d’un électron au moment du (n+1)ème choc.
23. Déduire de ce qui précède la valeur moyenne hV
Montrer qu’elle est indépendante de n. hi représente la moyenne statistique associée à la densité de probabilité
~n (0).
ρ(t) et à la statistique de V
24. Montrer que le vecteur densité de courant ~je obéit à la loi d’Ohm ~je = σ E ~ où σ est la conductivité du
métal que l’on exprimera en fonction de e, me , τe et de la densité d’électrons ne supposée uniforme.
25. En déduire la résistance R du fil en fonction de L, s, e, me , ne et τe .
26. En admettant que chaque atome d’or du fil mésoscopique fournit un électron de conduction, évaluer la
densité d’électrons ne en utilisant les données numériques fournies au début d’énoncé.
27. Le fil mésoscopique de résistance R = 329 Ω peut être assimilé à un parallélépipède de longueur L = 910 nm
et de section s = 160 nm × 15 nm. En déduire le temps de relaxation τe .