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Suite de Fibonacci et théorème de Beatty

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Problèmes Corrigés Prof. Mamouni


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Simulation DS 2
Nombres Réels

Problème – Suite de Fibonacci et théorème de Beatty


On note Ω l’ensemble des suites réelles (un ) vérifiant la relation de récurrence
∀ n ∈ N, un+2 = un+1 + un .
La suite de Fibonacci (Fn )n∈N est l’élément de Ω tel que F0 = 0 et F1 = 1 (on admet qu’un élément de Ω est
entièrement déterminé par ses deux premiers termes).
Soit X un ensemble. On dit que deux parties A et B de X en forment une partition si X est réunion disjointe
de A et de B, i.e. A ∩ B = ∅ et A ∪ B = X.
Soit a ∈]1, +∞[. On note
Ea = {bnac, n ∈ N∗ }.
Dans la seconde partie de ce problème, on cherche à montrer le théorème de Beatty : soit a, b ∈]1, +∞[. Les
assertions suivantes sont équivalentes :
1. Ea et Eb forment une partition de N∗ .
2. a et b sont irrationnels, et a1 + 1b = 1.

Partie A – Sur la suite de Fibonacci

A.1 Soit λ, µ ∈ R, u, v ∈ Ω, w = λu + µv. Montrer que w ∈ Ω.


A.2 Déterminer les deux réels φ et ψ, où φ > ψ, tels que les suites (φn )n∈N et (ψ n )n∈N appartiennent à Ω.
A.3 Montrer qu’il existe des réels a et b tels que, pour tout n ∈ N :
Fn = a φn + b ψ n ,
et déterminer ces réels.  
A.4 Donner un équivalent simple de Fn . En déduire que FFn+1
n
converge, et déterminer sa limite.
n∈N∗

Partie B – Théorème de Beatty


Soit a, b ∈]1, +∞[.
B.1 Pour tout m ∈ N∗ , on note
fa (m) = Card ({p ∈ Ea , p 6 m}) .

a Établir, pour tout m ∈ N∗ :


m+1 m+1
− 1 6 fa (m) < .
a a
Que dire de la première inégalité dans le cas où a est irrationnel ?
b En déduire que la suite fam (m)

converge, et déterminer sa limite.
m∈N
B.2 On suppose dans cette question que Ea et Eb forment une partition de N∗ .
a Montrer que : a1 + 1b = 1.
b Montrer que ab est irrationnel. En déduire que a et b le sont aussi.
B.3 On suppose ici a et b irrationnels, et a1 + 1b = 1.
a Montrer que Ea ∩ Eb = ∅.
b Soit m ∈ N∗ . Établir :
m − 1 < fa (m) + fb (m) < m + 1.
En déduire que Ea ∪ Eb = N∗ .
B.4 Montrer que Eφ et Eφ2 forment une partition de N∗ .

1
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Corrigé de devoir non surveillé


Problème – Suite de Fibonacci et théorème de Beatty

Partie A – Sur la suite de Fibonacci

A.1 Soit n ∈ N. On a

wn+2 = λun+2 + µvn+2


= λ(un+1 + un ) + µ(vn+1 + vn )
= (λun+1 + µvn+1 ) + (λun + µvn )
= wn+1 + wn ,

donc w ∈ Ω.
A.2 Soit a un réel. La suite (an ) appartient à Ω si et seulement si pour tout n ∈ N,

an+2 = an+1 + an ,

1± 5
si et seulement si a2 = a + 1, si et seulement si a est racine de X 2 − X − 1, i.e. a = 2 .
√ √
Les deux réels cherchés sont donc φ = 1+2 5 et ψ = 1−2 5 .
A.3 On peut trouver des réels a et b tels que

a+b=0 et aφ + bψ = 1.

En effet, ce système étant de Cramer (car ψ − φ 6= 0), il admet une unique solution. Un calcul simple donne
a = √15 (= −b).
Les suites de termes généraux Fn et √15 (φn − ψ n ) appartiennent à Ω, et coı̈ncident aux deux premiers rangs :
elles sont égales par le résultat admis.
φn
A.4 On a 0 < ψ < 1 < φ, donc ψ n = o(φn ), de sorte que Fn ∼ √ 5
.
Fn+1
Dès lors, Fn ∼ φ, donc (Fn+1 /Fn ) converge vers φ.

Partie B – Théorème de Beatty

B.1
a Observons que n 7→ bnac est injective, car pour tout n ∈ N∗ , (n + 1)a − na = a > 1.
Soit m ∈ N∗ . fa (m) est donc le nombre d’entiers naturels non nuls p tels que bpac 6 m, c’est-à-dire le plus
grand entier tel que l’on ait cette inégalité.
Or, pour p ∈ N, bpac 6 m si et seulement si pa < m + 1, si et seulement si p < m+1 a . Comme fa (m) est le
plus grand entier vérifiant ceci, on a fa (m) < m+1
a et fa (m) + 1 > m+1
a , d’où le résultat.
Dans le cas où a irrationnel, il ne peut pas y avoir égalité : la première inégalité
 eststricte.
b D’après la question précédente, fa (m) = a + O(1) ∼ a , donc la suite fam
m m (m)
converge vers a1 .
m∈N∗
B.2
a Par hypothèse, pour tout m ∈ N∗ , fa (m) + fb (m) = m, d’où, en divisant par m, puis en passant à la
limite à l’aide de B.1.b : a1 + 1b = 1.
b Supposons ab rationnel : il existe donc des entiers naturels non nuls p et q tels que pa = qb. On a alors
bpac = bqbc ∈ Ea ∩ Eb = ∅, c’est absurde.
a
b est donc bien irrationnel. Si a ou b était rationnel alors a et b le seraient (grâce à la question précédente),
donc a/b le serait également : a et b sont irrationnels.
B.3
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a Supposons avoir deux entiers p, q ∈ N∗ tels que bpac = bqbc. Notons k cet entier. On a donc pa, qb ∈
[k, k + 1[, puis p ∈ [k/a, (k + 1)/a[ et q ∈ [k/b, (k + 1)/b[, et même, puisque a et b sont irrationnels, p ∈
]k/a, (k + 1)/a[ et q ∈]k/b, (k + 1)/b[, ce qui conduit enfin à l’absurdité p + q ∈]k, k + 1[.
On a bien Ea ∩ Eb = ∅.
Remarque : on pouvait aussi montrer ce résultat en observant que fa (k − 1) + fb (k − 1) > ka − 1 + kb − 1 = k − 2,
donc fa (k − 1) + fb (k − 1) > k − 1, puis, comme k ∈ Ea ∩ Eb ,

fa (k) + fb (k) = 2 + fa (k − 1) + fb (k − 1) > k + 1,

ce qui contredit l’inégalité de droite de B.1.a.


b Comme a et b sont irrationnels, on a, en vertu de B.1.a :
m+1 m+1 m+1 m+1
− 1 < fa (m) < et − 1 < fb (m) < ,
a a b b
puis, en sommant (et sachant que 1/a + 1/b = 1) :

m − 1 < fa (m) + fb (m) < m + 1.

Comme fa (m) + fb (m) est entier, fa (m) + fb (m) = m. Ea et Eb étant disjoints, {p ∈ Ea , p 6 m} et {p ∈ Eb , p 6


m} sont disjoints, et la somme de leur cardinaux vaut m : on a donc

{p ∈ Ea , p 6 m} ∪ {p ∈ Eb , p 6 m} = [[1, m]].

Ceci valant pour tout m ∈ N∗ , on a bien Ea ∪ Eb = N∗ .


1
B.4 φ et φ2 sont des irrationnels supérieurs à 1 tels que φ + φ12 = 1 (car φ2 = φ + 1) : le théorème de Beatty
s’applique, Eφ et Eφ2 forment bien une partition de N∗ .

i
F
nn

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