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Pouvoir et déchéance dans Kourouma

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SOMMAIRE

INTRODUCTION (l’auteur et son œuvre)

I-LE POUVOIR COLONIAL

II-LE POUVOIR POST COLONIAL

III-LE POUVOIR DE LA FEMME

IV-LA MALINKINISATION DU FRANCAIS

V-CONCLUSION
II-POUVOIR POST COLONIAL

La société Malinké connait une profonde crise en


milieu rural et urbain entrainant la dégradation du tissu
social. Dans la nouvelle société naissante, c'est une
impression d'agressivité et de violence dû à la misère
qui domine à l'aube des indépendances.
Les indépendances ont supprimé certaines structures
traditionnelles et beaucoup ne se retrouvent plus,
incapables de s'insérer dans de nouveaux cadres
auxquelles ils ne comprennent rien parce qu'ils ne sont
pas prêts à les affronter.
Les indépendances ont d'abord entrainer la
déchéance sociale et physique de Fama Doumbouya
(personnage principale) dernier et légitime descendant
des princes Doumbouya du HORODOUGOU, totem
PANTHERE, déchu moralement et physiquement
devenant une personne quelconque << il fallait
bousculer, menacer, injurier pour marcher >> page 11,
lui qui autrefois avait le monopole de préférer l'or a l'or
<< lui Fama, né dans l'or, le manger, l'honneur et les
femmes! Eduquer pour préférer l'or a l'or, pour choisir
le manger parmi d'autres, et coucher sa favorite parmi
cent épouses! >> Page 12 est devenu un charognard
désirant les restes pour sa pitance quotidienne
subissant les injures et le déshonneur de ceux dont il
était le souverain avant les indépendances << un prince
Doumbouya! Totem panthère faisait bande avec les
hyènes. Ah! Les soleils des indépendances! >> Page 11
De plus l'inégalité sociale règne, les soleils des
indépendances représentent non seulement une
société en pleine mutation mais qui se dégrade au
contact des temps modernes, les uns s'enrichissant sur
le dos des autres.
Fama incarne la déchéance de l'Afrique causé par la
politique au lendemain des indépendances.
I-LE POUVOIR COLONIAL

La période coloniale est une période peu fameuse.


Dans cette période les colonisateurs ont établir de
force leurs pouvoirs sur les différents Etats colonisés
dans le but de les civilisés, de réduire les terres
Africains en territoires colonisés par les blancs et ainsi
asseoir leurs dominations et leurs pouvoirs, leurs
pouvoirs, leurs religions et imposer leurs traditions et
leurs cultures aux africains. Cependant cette période
n’est pas présente comme telle dans l’œuvre car à
cette époque quelques africains sont restés des agents
de l’administration ils agissaient comme des soldats,
des chasseurs ou des interprètes et FAMA le
personnage principale, un prince, plus précisément le
prince du HORODOUGOU vivait dans l’opulence et
jouissait des différents avantages de la richesse et de la
royauté. L’auteur le montre par cet extrait, il dit : « Lui
Fama, né dans l’or, le manger, l’honneur et les
femmes ! Eduqué, pour préférer l’or à l’or, pour choisir
le manger parmi d’autres, et coucher sa favorite parmi
cent épouses »
Il met en relief la situation financière de FAMA qui
vivait dans la l’aisance à cette époque malgré le pouvoir
dominateur sur le peuple.
Il montre ainsi que malgré un pouvoir de domination et
d’impérialisme qui s’exerçait les colonisateurs sur le
peuple, la vie était accessible, la population arrivait à se
mouvoir. Certes c’était des privilégiés mais la vie en
générale était meilleur que celle après la
décolonisation qui pour eux était la libération et la
naissance d’une nouvelle ère plus guai.
INTRODUCTION

*BIOGRAPHIE DE L’AUTEUR
Ahmadou Kourouma est né en 1927 en Côte d’Ivoire et
mort en 2003 à Lyon. Étudiant, ses activités politiques
lui valent d’être enrôlé de force dans le corps
expéditionnaire français en Indochine. Après les
indépendances, son opposition au régime de parti
unique de Houphouët Boigny l’éloigne à nouveau de
son pays. Il est devenu l’un des écrivains les plus
renommés du continent africain depuis Les Soleils des
indépendances (1970), jusqu’à la consécration par le
prix du Livre Inter en 1999 pour En attendant le vote
des bêtes sauvages et le prix Renaudot 2000 pour Allah
n’est pas obligé. Enfin, le Grand Prix Jean Giono, pour
l’ensemble de son œuvre, lui a été décerné en 2000.

*L’OEUVRE
"Les Soleils des Indépendances", premier roman
d'Ahmadou Kourouma, relate l'histoire d'un prince
déchu au moment de l'indépendance.
III-LE POUVOIR DE LA FEMME

Dans le roman, nous remarquons que lors de la période


coloniale, où régnais la tradition et la religion, la femme
se devait d’être soumise à son mari, elle se devait
d’être pieuse et ne devait en aucun cas transgressé les
lois de la tradition et les écritures saintes. Salimata lors
de cette période était une femme soumise qui
respectait les écritures, les traditions y compris la
barbarie de l’excision à laquelle elle et toutes les filles
de cette époque étaient obligées d’y passer. Elle faisait
ses prières quotidiennement en un mot, elle était une
femme exemplaire. Cependant, ils nous ai aussi permit
de constater dans ce roman que la femme qui était
autrefois retenue captif par la tradition, à la venue des
soleils des indépendances se retrouve avec une
certaine liberté. En effet, lorsque Fama fut arrêter et
qu’elles eurent apprirent cela (ses femmes) elles se
dépêchèrent de trouver des remplaçant ce qui n’aurait
jamais pu avoir lieu avant les soleils des
indépendances.
Prenons, le cas de Salimata, elle est retourné vers
Abdoulaye le marabout qui avait essayé d’abuser d’elle
auparavant et qu’elle avait poignardé parce qu’elle
s’était rappelé des douleurs de l’excision, du viol…
Cela se perçoit clairement dans cette partie de l’ouvre
« Salimata retourna consulter Abdoulaye, le
marabout qu’elle avait poignardé avec le couteau
rouge de sang du coq sacrifié. Abdoulaye ne la crispait
plus, ne piatàpàoà plus tiécoura. Et mariam, sa
deuxième épouse s’est donné à un chauffeur de taxi. »
« Et Mariam ? comme elle était encore broussarde,
donc sans grand discernement, elle s’approprié ce
qu’elle avait sous la main : le chauffeur de la rue qui la
transporta à la gare. »
IV-LA MALINKINISATION DU FRANCAIS

Les romans de Kourouma se caractérisent par un


certain nombre de spécificités qui montrent
l'appropriation de la langue française. En effet dans
l'écriture de Kourouma, nous retrouvons des stéréotypes
linguistiques à surcharge culturelle africaine, et plus
précisément malinké. Ce romancier, iconoclaste et
révolutionnaire, affirme malinkiser le français, parce qu'il
ne lui permet pas de dire sa réalité. Pour ce romancier,
un personnage malinké ne saurait s'exprimer dans un
français classique. La transposition du malinké en
français est nécessaire pour créer un effet de réel. Ce
sont les paroles du personnage qui véhiculent ses
valeurs, son système de pensée, sa vision du monde.
V-CONCLUSION

Au terme de notre analyse, nous retenons que le


pouvoir dans les Soleils des indépendances d’Ahmadou
Kourouma traite de deux principaux pouvoir à savoir le
pouvoir précolonial et le pouvoir post colonial et ces
différents pouvoirs renferment des sous pouvoirs à
l’instar du pouvoir de la femme le pouvoir traditionnel
et le pouvoir linguistique. Pour notre part Ahmadou
Kourouma met l’accent sur ce fait pour inciter le peuple
et les dirigeants africains à une prise de conscience sur
la mauvaise gouvernance.
En ce qui concerne l’œuvre il est toujours d’actualité
car nous assistons à la mauvaise gouvernance dans les
sociétés africaines qui sont alimentées par des coups
d’Etat.

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