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Cours305 2023-2024

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31/08/2023

Cours S5TC-HSE
Hygiène et Sécurité
S. ROSSIGNOL

1
31/08/2023

Nombre d’heure
Modalité
Intervenants
Objectif Contenu

élèves
Présentation du module et • Présentation du module
introduction aux règles • Présentation des règles à respecter au sein de l’Ecole
SR CM 1,5h Hygiène et Sécurité à • Les interventions d’urgence : les réflexes à avoir, les
personnes à contacter à l’Ecole
Cours
travers les mesures
applicables à l’Ecole • Elargissement aux règles générales applicables à l’extérieur de
l’Ecole = en visite, en stage
Présentation : 3 x 1,5 SR
3 x 1,5 BG
SR CM 1,5h Le risque chimique
• des sources de danger liées aux produits chimiques
• des sources d’information,
• des conséquences.
Présentation des notions : 3x 1,5 MLC
Les risques électron
SR CM 1,5h
matière • radioéléments
• Biologie
• Electromagnétisme
Présentation des notions :
BG CM 1,5h Environnement de travail
• conditions de travail (travail de nuit, pénibilité ..)
• risques associés à l’environnement de travail
Risque Transport Matières Présentation des principales règles qui encadrent le transport des
BG CM 1,5h
Dangereuses (TMD) matières dangereuses

Contexte réglementaire

Introduction à l’évaluation des risques - au document unique


Réglementation et
BG CM 1,5h
principes de la prévention
3 séances de TD
Présentation :

• des 9 principes généraux de prévention


• des équipements de protections collectives, individuels
Présentation du lien entre Sécurité et Environnement
1er séance : recherche du thème
• les sources et conséquences des principaux phénomènes 2nd séance : préparation
3ième séance : exposé par groupes
MLC CM 1,5h Risques industriels accidentels (incendie, explosion, émissions de
substances dangereuses)
• Modalités de maîtrise du risque industriel – les
Installations Classées pour la Protection de
l’Environnement (ICPE)
Mettre en situation les étudiants par groupe (4 étudiants)
Mise en pratique de
SR/BG TD 3h l’approche Hygiène et Faire une recherche biblio sur une thématique et en faire la
Sécurité restitution en TD

Conférence 1,5h

SR/BG EXAM Examen écrit individuel Evaluation en TD


3

Plan

• Présentation du module
Présentation du module et
• Présentation des règles à respecter au sein de l’Ecole
introduction aux règles
• Les interventions d’urgence : les réflexes à avoir, les
SR CM 1,5h Hygiène et Sécurité à
personnes à contacter à l’Ecole
travers les mesures
• Elargissement aux règles générales applicables à l’extérieur de
applicables à l’Ecole
l’Ecole = en visite, en stage
Présentation :
• des sources de danger liées aux produits chimiques
SR CM 1,5h Le risque chimique
• des sources d’information,
• des conséquences.
Présentation des notions :
• radioéléments
SR CM 1,5h Les risques électron matière
• Biologie
• Electromagnétisme

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Introduction aux règles HS / les mesures applicables

• Quelques informations

• Présentation des règles à respecter au sein de l’Ecole

• Les interventions d’urgence : les réflexes à avoir, les personnes à


contacter à l’Ecole

• Elargissement aux règles générales applicables à l’extérieur de l’Ecole, en


visite, en stage

Introduction à la prévention
La prévention des risques professionnels recouvre l'ensemble des
dispositions à mettre en œuvre pour préserver la santé et la sécurité des
salariés, améliorer les conditions de travail et tendre au bien-être au
travail.

Une démarche de prévention des risques professionnels se construit en


impliquant tous les acteurs concernés et en tenant compte des spécificités
de l’entreprise (taille, moyens mobilisables, organisation, sous-traitance,
co-traitance, intérim, filialisation, implantation géographique multiple,
présence de tiers externes comme du public ou des clients…).

Pour mettre en place une démarche de prévention, il est nécessaire de


s’appuyer sur les neuf grands principes généraux (L.4121-2 du Code du
travail ) qui régissent l’organisation de la prévention.

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Les 9 méthodes de prévention

Éviter les risques, c'est supprimer le danger ou l'exposition au danger.

Évaluer les risques, c'est apprécier l’exposition au danger et l’importance du


risque afin de prioriser les actions de prévention à mener.

Combattre les risques à la source, c'est intégrer la prévention le plus en amont


possible, notamment dès la conception des lieux de travail, des équipements ou
des modes opératoires.

Adapter le travail à l'Homme, en tenant compte des différences interindividuelles,


dans le but de réduire les effets du travail sur la santé.

Tenir compte de l'évolution de la technique, c'est adapter la prévention aux


évolutions techniques et organisationnelles.

Remplacer ce qui est dangereux par ce qui l’est moins, c’est éviter l’utilisation
de procédés ou de produits dangereux lorsqu’un même résultat peut être obtenu
avec une méthode présentant des dangers moindres.

Planifier la prévention en intégrant technique, organisation et conditions de


travail, relations sociales et environnement.

Donner la priorité aux mesures de protection collective et n'utiliser les


équipements de protection individuelle qu'en complément des protections
collectives si elles se révèlent insuffisantes.

Donner les instructions appropriées aux salariés, c’est former et informer les
salariés afin qu’ils connaissent les risques et les mesures de prévention.

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Comment alerter ?

Le message d’alerte doit contenir, entre autres, les informations suivantes :


l’identité de l’appelant et le numéro d’appel,
le lieu précis de l’accident, du malaise ou du sinistre,
les circonstances : type d’accident, existence éventuelle d’un risque de sur-
accident…
le nombre de victimes, l’état des victimes.

La personne qui transmet l’alerte ne doit raccrocher que sur ordre de son
correspondant.

Dans la mesure du possible, il convient d’envoyer une personne au devant des


secours afin de les guider au sein de l’entreprise.

Alarme visuelle ou sonore


Une alarme peut être déclenchée par l’intermédiaire de détecteurs ou
manuellement, notamment en cas d’incendie, d’accident sur un équipement de
travail dangereux, de dysfonctionnement ou de situation dangereuse
(dépassement de seuil d’exposition en radioprotection par exemple).

Visuelle ou sonore, elle a pour objectif, une évacuation des locaux ou une
intervention des secours.

Le choix et l’implantation de ces dispositifs d’alarme relèvent de la responsabilité


de l’employeur. L’ensemble du personnel doit être informé de la signification des
différentes alarmes.

En ce qui concerne la lutte contre l’incendie, l’implantation d’une alarme sonore


générale est régie par le Code du travail (articles R. 4227-34 à R. 4227-36).

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Signalétique et signalisation des moyens de secours


Obligatoire sur tous les lieux de travail, une partie de la signalétique et signalisation
de santé et de sécurité - outre les notions d’interdiction, d’obligation ou
d’avertissement - comporte plusieurs panneaux de sauvetage et de secours (arrêté
du 4 novembre 1993 modifié). Ils permettent de signaler : des sorties et issues de
secours, des directions à suivre pour l’évacuation des lieux de travail, la présence
d’un local de premier secours ou d’équipements de secours (civière, téléphone à
utiliser pour le sauvetage et les premiers secours, douche de sécurité, rinçage des
yeux).

Les panneaux de signalisation installés sur les lieux de travail à partir du 1er
janvier 2014 doivent être conformes à la norme NF EN ISO 7010 version avril 2013
Les panneaux installés avant le 1° janvier 2014 demeurent conformes s'ils
correspondent à l’ancienne norme NF X 08-003.

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Règles et consignes générales

I Organisation du travail

❑ L’organisation des laboratoires


Il doit faire l’objet d’études rigoureuses à l’occasion de toute modification et notamment lors de
l’aménagement de nouveaux locaux.

❑ Les manipulations dangereuses ne doivent pas être entreprises en dehors des heures normales
de travail.

❑ Lors de la mise en route de manipulations dangereuses, les manipulations dangereuses ne


doivent pas être entreprises en dehors des heures de travail, les collèges doivent être avertis.

13

❑ Les manipulations ne doivent être entreprises que sur des paillasses ou sous des sorbonnes
propres et préalablement dégagés.

❑ Il convient de ne pas multiplier les postes de gaz.


Un poste par laboratoire est souvent suffisant. Les organes de coupure des fluides (eau, gaz,
électricité), doivent être balisés accessibles facilement et régulièrement contrôlés.

❑ Les ventilations doivent être régulièrement vérifiées

❑ Les produits inflammables doivent être stockés dans des armoires métalliques, ventilées.

❑ La quantité totale de produits inflammables (solvants) stockée en laboratoire doit être limitée.

❑ Les produits inflammables ne doivent pas être manipulés à proximité d’une flamme ou d’un point
chaud

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❑ Eviter les stockages importants de solvants et de réactifs susceptibles de se décomposer


spontanément à température ambiante.

❑ Les produits corrosifs, toxiques ou inflammables, ne doivent pas être stockés à proximité des
manipulations

❑ Eviter les stockages prolongés au soleil.

❑ Des stockages particuliers doivent être aménagés pour les produits réagissant violemment avec
l’eau et pour les produits toxiques qui seront gardés sous clé.

❑ Les réfrigérateurs doivent être impérativement modifiés afin de reporter à l’extérieur les
thermostats et d’éliminer les lampes à incandescence à l’intérieur de l’enceinte.

15

❑ Eviter les stockages importants de solvants et de réactifs susceptibles de se décomposer


spontanément à température ambiante.

❑ Les produits corrosifs, toxiques ou inflammables, ne doivent pas être stockés à proximité des
manipulations

❑ Eviter les stockages prolongés au soleil.

❑ Des stockages particuliers doivent être aménagés pour les produits réagissant violemment avec
l’eau et pour les produits toxiques qui seront gardés sous clé.

❑ Les réfrigérateurs doivent être impérativement modifiés afin de reporter à l’extérieur les
thermostats et d’éliminer les lampes à incandescence à l’intérieur de l’enceinte.

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❑ Des inventaires doivent être régulièrement effectués au moins annuellement de tous les stocks
et produits et surtout dans les réfrigérateurs, congélateurs.
Des dégivrages doivent être effectués afin d’éviter la condensation sur les parties froides de
produits toxiques, inflammables ou instables.

❑ Ne jamais jeter à l’évier :


➢ Des produits réagissant violemment avec l’eau (métaux, alcalins, composés
organométalliques, hydrures, …)
➢ Des produits toxiques (phénols, cyanures, sels de certains métaux : mercure, plomb,
thallium, chrome, cadmium…)
➢ Des produits inflammables (solvants…)
➢ Des produits nauséabonds (mercaptans…)
➢ Des produits lacrymogènes (halogénures d’acyle…)
➢ Des produits difficilement biodégradables (dérivés polyhalogénés…)
❑ Par mesure d’hygiène :
➢ Ne jamais déjeuner ou consommer de boisson dans les laboratoires
➢ Ne pas fumer sur le lieu direct du travail

17

I Intervention d’Urgence

❑ Prendre connaissance de toutes les coordonnées utiles :


➢ Numéro d’appel d’urgence
➢ Secouriste
➢ Infirmerie et médecine du travail
➢ Agent chargé de la mise en œuvre des règles d’hygiène et de sécurité

❑ Participer aux séances de formation incendie et connaître la manipulation des extincteurs.


❑ Apprendre à ce servir des masques à gaz
❑ Conserver en permanence des adsorbants inertes pour collecter un produit renversé

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III Protections individuelles

1°) Protection des yeux


Les projections et les explosions sont le plus souvent imprévues, et parmi les accidents de
laboratoire, ceux touchant les yeux sont les plus fréquents et aussi les plus graves.
 Il faut impérativement porter en permanence des lunettes de protection lorsqu’on se
trouve à proximité d’une manipulation en cours, même si l’on ne manipule pas soi-même

Le port de lentilles de contact est à déconseiller au laboratoire.


Le choix individuel de lunettes de protection est important
En cas de manipulation présentant un risque important, il est recommandé d’opérer sous une
sorbonne avec un écran de protection en polycarbonate

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Types de protection

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2) Protection de la peau
Les produits caustiques (bromes, acides minéraux forts, bases fortes), les composes pénétrant
facilement à travers la peau (amines aromatiques, dérives nitres…) seront manipulés avec des gants
en latex souple et propres.
Suivant leur composition les gants peuvent être perméables à certains produits chimiques. Le choix
des gants est donc fonction des produits manipules.
 Laver soigneusement vos mains après manipulations :
➢ De produits toxiques (cyanures, arséniates..)
➢ De produits biologiquement actifs
➢ De produits allergisants
Pour les produits toxiques peu corrosifs, il est préférable d’utiliser des gants à usage unique.
Pour insérer un tube de verre, un thermomètre dans un bouchon, dégripper un robinet de
verre etc…, il faut se protéger les mains avec des gants spéciaux pour la manipulation du
verre.

21

Les risques peuvent être non seulement d’origine chimique mais aussi d’origine
• mécanique (coupure, choc...),
• électrique (contact direct, court-circuit...),
•thermique (projection de liquide chaud, rayonnement thermique intense...),
• liés aux rayonnements (ultraviolet, infrarouge, soudage, laser...).
Préserver du risque chimique demande de connaître l’ensemble des autres
paramètres propres au poste de travail.

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3)
2) Protection des voies respiratoires
Pour travailler sur des produits volatils, toxiques il est indispensable d’utiliser un masque de
protection respiratoire à cartouches

En cas de dégagement accidentel de vapeurs toxiques, évacuer les lieux et n’y revenir que muni
d’un masque respiratoire autonome.

 Il est indispensable de connaître l’emplacement de ces masques de protection et de savoir


les manipuler. Prévenez vos collègues en cas d’utilisation de produits volatils toxiques.

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Le demi-masque filtrant :

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Le demi-masque

L’ensemble

Le casque

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2) Protection du corps
4)
Porter toujours une blouse de coton (jamais de matières synthétiques) et la garder la plus propre
possible ; les contaminations par l’intermédiaire de vêtements souilles sont des risques non
négligeables.

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5) Protection des oreilles

l’ouïe est en danger à partir d’un niveau de 80 décibels durant une journée de
travail de 8 heures,
SONS AUDIBLES (PAR L'HOMME) ULTRASONS < 20 Hz 20 à 20 000 Hz
Dont les fréquences de la parole : 100 à 6 000 Hz

0 dB(A) = bruit le plus faible qu'une oreille (humaine) peut percevoir


50 dB(A) = niveau habituel de conversation
80 dB(A) = seuil de nocivité (pour une exposition de 8h/j)
120 dB(A) = bruit provoquant une sensation douloureuse

Le décibel est une unité définie comme dix fois le logarithme décimal du rapport entre deux puissances 28

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III Dispositifs d’aération

Les laboratoires doivent être toujours équipés de dispositifs d’aération efficaces de façon
à garantir la qualité de l’air ambiant. Les éléments essentiels pour assurer la sécurité
dans les laboratoires sont les dispositifs de ventilation.

En fait la ventilation est un des meilleurs moyens de protection de l’individu face aux
polluants :
- origine liée à la présence humaine
- origine liée aux polluants spécifiques.

La ventilation peut être divisée en deux types :


- La ventilation générale
- La ventilation locale
33

Le choix de la ventilation se fera en tenant compte :


- de la réglementation et des normes
- des valeurs limites (VLE)
- des valeurs moyennes d’exposition (VME)
- des limites d’explosivité ou d’inflammabilité
- du travail à effectuer
- des propriétés physico-chimiques
- du nombre de personnes qui travaillent

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17
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1°) La ventilation générale


elle permet le renouvellement de l’air de la pièce si :
R = le renouvellement de l’air de la pièce
D = le débit de l’air en m3 par heure R=D/V
3
V = volume du local en m

La ventilation générale ne permet pas d’éliminer entièrement les polluants mais les dilue. S’ils
doivent être éliminés, la ventilation locale viendra la compléter.

2) La ventilation locale ou ponctuelle


Elle permet un meilleur captage des polluants.
Un certain nombre de matériel est disponible :
- sorbonnes
- hottes
- tables aspirantes
- boites à gants
35

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18
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Le produit chimique
La réglementation sur la classification, l'emballage et l'étiquetage des produits
chimiques dangereux vise à assurer la protection des travailleurs, des
consommateurs et de l'environnement.
L'étiquetage est la première information fournie à l'utilisateur sur les dangers et
les précautions à prendre lors de leur utilisation.

Le règlement CLP a progressivement remplacé un système réglementaire


préexistant et l'a abrogé le 1er juin 2015. Ainsi, il s'est appliqué
obligatoirement aux substances depuis le 1er décembre 2010 et aux
mélanges depuis le 1er juin 2015

L’acronyme « CLP » signifie en anglais, « Classification, Labelling, Packaging »


c’est-à-dire « classification, étiquetage, emballage »
37

Le produit chimique
On peut néanmoins rencontrer, sur les lieux de travail ou à son domicile, des
étiquettes de danger répondant à un système préexistant.

• des sources de danger liées aux produits chimiques


• des sources d’information

Omniprésents sur les lieux de travail, les produits chimiques passent parfois
encore inaperçus.
Pourtant de nombreux produits chimiques peuvent avoir des effets sur l’homme
et son environnement.
Repérer les produits, les mélanges ou les procédés chimiques dangereux et
connaître leurs effets, constituent une première étape avant la mise en œuvre
des moyens de prévention adaptés....
38

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Les produits chimiques sont présents dans tous les secteurs d’activité.

Ils sont : utilisés de façon délibérée en tant que substances (pures) ou plus
fréquemment en tant que mélanges :
synthèse industrielle, analyse en laboratoire, traitement de surface,
dépotage, dégraissage, nettoyage…
émis par une activité ou un procédé (combustion, dégradation…)
sous forme de poussières, fumées, vapeurs, gaz ou brouillards.

Les produits chimiques qui entrent en contact avec le corps humain (par les voies
respiratoires, la peau ou la bouche) peuvent perturber le fonctionnement de
l’organisme.
des intoxications aiguës, avec des effets plus ou moins graves,
des intoxications chroniques : le contact répété avec certains agents
chimiques, même à de faibles doses, peut alors porter atteinte aux poumons, aux
nerfs, au cerveau, aux reins…

Les produits chimiques sont, en outre, parfois à l’origine d’incendie et d’explosion


et peuvent avoir des répercussions au-delà de l’entreprise
39

15 catégories de danger des substances et


mélanges pour le système préexistant

explosibles
comburants
extrêmement inflammables
facilement inflammables
inflammables
très toxiques
toxiques
nocives
corrosifs
irritants
sensibilisants
cancérogènes
mutagènes
toxiques pour la reproduction
dangereuses pour l’environnement

40

20
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Le règlement CLP utilise une nouvelle terminologie.

Le terme de « substance » est conservé mais celui de « préparation » est


remplacé par « mélange ».
Le terme de « catégorie de danger » est remplacé par celui de « classe de
danger ».

Le règlement CLP définit 28 classes de danger :


16 classes de danger physique,
10 classes de danger pour la santé,
1 classe de danger pour l’environnement couvrant les dangers pour le milieu
aquatique.
Il définit également une classe de « danger supplémentaire », à savoir la classe
de danger « dangereux pour la couche d’ozone ».

41

Classes de danger physique Classes de danger pour la Classes


santé de
danger
pour
l’environ
nement
explosibles toxicité aiguë dangers
gaz inflammables
Classes de danger physique corrosion cutanée/irritation pour le
aérosols cutanée milieu
gaz comburants lésions oculaires graves/irritation aquatique
gaz sous pression oculaire dangereux
liquides inflammables sensibilisation respiratoire ou pour la
matières solides inflammables cutanée couche
substances et mélanges cancérogénicité d’ozone
autoréactifs toxicité pour la reproduction
liquides pyrophoriques toxicité spécifique pour certains
matières solides pyrophoriques organes cibles-exposition unique
substances et mélanges auto- toxicité spécifique pour certains
échauffants organes cibles-exposition répétée
substances et mélanges qui, au danger par aspiration…
contact de l’eau, dégagent des gaz
inflammables
….. 42

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Les fiches toxicologiques


Les fiches toxicologiques de l'INRS constituent une synthèse des informations

disponibles concernant les dangers liés à une substance ou à un groupe de substances.

Elles comportent en outre un rappel des textes réglementaires relatifs à la sécurité au

travail ainsi que des recommandations en matière de prévention technique et médicale.

43

44

22
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Les pictogrammes
•Le pictogramme corrosif : ce symbole de danger
signale des produits corrosifs pour les yeux, la
peau et/ou les métaux.
•Le pictogramme toxique : ce symbole de danger
signale des produits chimiques mortels à court
terme.
•Le pictogramme inflammable : ce symbole
identifie un danger d’incendie. Il signale des
produits inflammables mais pas seulement.
D’autres catégories de produits chimiques sont
concernées (les pyrophoriques, les auto-
échauffants, etc.)
•Le pictogramme comburant : les comburants
favorisent le départ de feu en présence d’un
combustible.
•Le pictogramme explosif
•Le pictogramme point d’exclamation : nocif,
irritant, danger pour la couche d’ozone
•Le pictogramme danger pour l’environnement :
ce symbole de danger signale un risque de
pollution.
•Le pictogramme danger pour la santé : effet sur
les organes cibles, effet CMR…
•Le pictogramme gaz sous pression

45

La réglementation sur la classification, l'emballage et l'étiquetage des


produits chimiques dangereux vise à assurer la protection des travailleurs,
des consommateurs et de l'environnement. L'étiquetage est la première
information fournie à l'utilisateur sur les dangers et les précautions à prendre
lors de leur utilisation.

La classification des produits chimiques (substances et mélanges de


substances) permet d’identifier les dangers qu’ils peuvent présenter du fait de leurs
propriétés physico-chimiques, de leurs effets sur la santé et sur l’environnement.
C’est à partir de sa classification qu’est définie l’étiquette du produit chimique.
L'étiquette constitue la première information, essentielle et concise, fournie à
l'utilisateur sur ces dangers et sur les précautions à prendre lors de
l'utilisation.

46

23
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L’étiquette
Le nom, l’adresse et le numéro de téléphone du (ou
des) fournisseur(s)
Dans le cas des mélanges : Le nom du produit chimique (nom
commercial) accompagné du nom de la (ou les) substance(s)
dangereuses(s) responsable(s) des dangers du produit final.
Dans le cas d’une substance : Le nom de la substance dangereuse.

Le(s) pictogramme(s) de danger.


La mention d’avertissement (DANGER ou ATTENTION)
Les mentions de danger HXXX et EUHXXX.
Les conseils de prudence PXXX.
La quantité nominale du produit chimique dans
l’emballage si ce dernier est mis à disposition du grand
public, sauf si cette quantité est précisée ailleurs sur
l’emballage.
Une section réservée aux informations supplémentaires,
s’il y a lieu.
L’étiquette doit être rédigée dans la ou les langues
officielles du ou des États membres dans lequel ou
[Link]
lesquels la substance ou le mélange sont mis sur le
marché, sauf si le ou les État(s) membre(s) concerné(s) en
dispose(nt) autrement. Il est possible de produire des
étiquettes multilingues sous certaines conditions.

47

I Identification

1) Formule chimique

Elle est présente systématiquement sous une forme semi-développée.

2) Synonyme

Pour le nom principal, la priorité est donnée au nom chimique établi d’après les règles de l’UICPA
(Union internationale de chimie pure et appliquée) ou au nom courant en usage dans l’industrie. Les
principaux synonymes sont indiqués.

3) Numéro CAS

Devant la complexité de la nomenclature chimique (un même produit possédant en général plusieurs noms),
on a imaginé d'attribuer un numéro à chaque entité chimique. Ce numéro est attribué par les Chemical
Abstracts Services, producteur de la base de données du même nom ; il permet d’identifier les espèces
chimiques sans aucune ambiguïté.

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Le numéro CAS est composé de 3 séquences du type XXX-XX-X.

⚫ la première séquence comporte de 2 à 6 chiffres


⚫ la deuxième en possède toujours 2
⚫ la troisième séquence comprend un seul chiffre représentant la clé de contrôle de la séquence.

Numéro CAS, CAS Registry ?... Qu'est-ce que c'est ?


En 1965, une société, l'ACS - American Chemical Society - , a initié l'édition d'un
énorme "livre-répertoire" des substances chimiques et organiques, le CAS
Registry. Ce super-annuaire chimique répertorie :
•toutes les substances chimiques (organiques et synthétiques)
•dont tous les polymères,
•dont toutes les séquences biologiques identifiées,
•dont tous les alliages.

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50

25
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4 Numéro EINECS ou ELINCS

Ces numéros d'identification à 7 chiffres, de la forme XXX-XXX-X, se rapportent à la réglementation


européenne. Ils doivent figurer sur l’emballage des substances dangereuses (numéro CE).

L'EINECS (European inventory of existing commercial chemical substances) est l'inventaire des
substances chimiques commercialisées sur le marché européen entre le 1 er janvier 1971 et le 18
septembre 1981.

L'ELINCS (European list of notified chemical substances) est la liste des substances chimiques
introduites sur le marché européen après le 18 septembre 1981 (donc après la clôture de l'EINECS)
et notifiées conformément à la directive 67/548/CEE.

Ces deux listes sont publiées par la Commission Européenne.

51

5 Numéro INDEX

Ce numéro, de la forme XXX-XXX-XX-X, permet de retrouver les substances dans la réglementation


européenne relative à la classification, l’emballage et l’étiquetage des substances dangereuses.

Il est attribué aux substances dangereuses inscrites sur la liste de l'annexe I de la directive
67/548/CEE modifiée (soit, pour l’application en France, l’annexe I de l’arrêté du 20 avril 1994
modifié).

6 Etiquette

L'étiquetage est la première information, essentielle et concise, fournie à l'utilisateur sur les
dangers et les précautions à prendre lors de l'utilisation du produit.

L’étiquette figurant sur certaines fiches donne l’étiquetage obligatoire pour les substances
dangereuses

qui ont fait l’objet, à la date de publication de la fiche

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Même s’il possède la dernière édition de la fiche toxicologique, il appartient au lecteur de vérifier la
validité de cette information car l’étiquetage a pu être modifié ou la substance inscrite pour la
première fois sur la liste depuis la date de publication de la fiche.

L’absence d’étiquette en première page ne signifie pas que la substance est dépourvue de danger :

• l’étiquetage réglementaire ne vise que les substances les plus dangereuses répondant aux
critères de danger définis dans la réglementation ; par ailleurs il est basé sur les données
scientifiques disponibles au moment de son établissement et celles-ci peuvent évoluer ;

la liste de la directive 67/548/CEE modifiée n’est pas exhaustive ; les substances dangereuses qui n’y
figurent pas encore doivent être étiquetées par le responsable de la mise sur le marché, sur la base des
données existantes sur les propriétés de ces substances.

53

II Caractéristiques

1 Utilisation

Cette rubrique renseigne sur les principales utilisations et sources d’exposition.

2 Propriétés physiques

Après un court descriptif de l’état physique et de l'aspect du produit, ses principales caractéristiques
physiques sont fournies:

• Seuil olfactif

La plus basse concentration permettant de percevoir l’odeur du produit dans l’air, à considérer
comme une valeur approximative.

Elle correspond en général à la concentration pour laquelle la moitié des membres d'un jury d’experts
perçoivent l’odeur.

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• Solubilité

Capacité du produit à se dissoudre dans l’eau ou une autre substance.

Elle peut s’exprimer par un pourcentage ou par un terme qualitatif comme : insoluble, très
soluble, miscible.

• Masse molaire

Masse d'une mole d'un composé donné, c'est-à-dire de 6,02 1023 molécules (nombre
d'Avogadro).

• Point de fusion

Température à laquelle le produit passe de l'état solide à l'état liquide, cette valeur étant à peu près
indépendante de la pression.

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• Point d'ébullition
Température à laquelle le produit passe de l'état de liquide à l'état de vapeur, cette valeur
étant très dépendante de la pression.
• Densité
Rapport de la masse d'un volume de produit à la masse du même volume d'eau. D204 indique
que les températures du produit et de l’eau sont respectivement de 20 °C et 4 °C.

• Densité de vapeur
Rapport de la masse d'un volume de vapeur du produit à la masse du même volume d'air.

• Tension de vapeur

Pression partielle d'un composé volatil en présence de sa forme liquide, paramètre très dépendant de la
température. Les fiches indiquent généralement la tension de vapeur du produit à trois températures
différentes.
Pression à une température donnée à laquelle la phase solide ou liquide est en équilibre thermodynamique avec la phase vapeur

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• Indice d'évaporation

Mesure de la volatilité d'un solvant. Il s'agit d'une grandeur empirique donnant le rapport de la
durée d’évaporation du solvant à celle d'un solvant de référence, en général l’oxyde de diéthyle.
On parle également de taux d'évaporation.

• Point d'éclair

Température minimale à laquelle il faut porter un liquide pour que les vapeurs qui s'en dégagent, mélangées
avec l'air, s'enflamment en présence d'une étincelle. En général, les fiches indiquent le point d’éclair mesuré
en coupelle fermée. Les valeurs publiées par différents auteurs peuvent varier sensiblement selon la
méthode expérimentale utilisée.

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• Température d'auto-inflammation

Température minimale à laquelle une vapeur ou un gaz, en proportion convenable avec l’air,
s'enflamme spontanément, c'est-à-dire sans contact avec une étincelle. On définit également la
température d’auto-inflammation d’un solide comme la température minimale à laquelle
l’inflammation spontanée se produit. Les valeurs données sont approximatives et peuvent varier
sensiblement selon les conditions de détermination.

• Limites d'explosivité

Valeurs des concentrations d'un gaz ou des vapeurs d'un liquide inflammable, exprimées en
concentration volumique dans l'air, entre lesquelles le mélange est explosible en présence d'une
source d'ignition.

Pour les poussières de matières combustibles, on définit également la concentration minimale explosive dans
l’air au-dessous de laquelle l’explosion ne se produit pas. Les concentrations minimales des poussières ne sont
pas connues avec autant de précision que celles des gaz.

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3 Propriétés chimiques
Seules les propriétés chimiques essentielles pour la sécurité lors du stockage et de la manipulation
du produit sont reportées:

• les incompatibilités chimiques traitent


- des composés susceptibles de réagir violemment avec le produit considéré
- des produits dangereux qui peuvent se former ;

elles indiquent également les associations susceptibles de créer un danger potentiel (par
exemple association oxydant/matières combustibles) ;

• l’action corrosive sur certains matériaux, quand elle est connue ;

• la stabilité du produit en présence d'agents tels que


- air, eau, chaleur, lumière est indiquée
- les produits de dégradation quand ils sont connus.

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4 Récipients de stockage
Cette rubrique indique, quand l’information est disponible, les matériaux généralement utilisés dans
l’industrie pour le stockage du produit dans de bonnes conditions de sécurité.

5 Méthodes de détection et de détermination dans l'air


La démarche d'identification des produits et de détermination des concentrations dans l’atmosphère des lieux
de travail constitue une étape déterminante dans l'évaluation du risque et la mise en place de mesures de
prévention. Cette rubrique indique les méthodes de prélèvement et les appareils de prélèvement, ainsi que les
méthodes physico-chimiques d'analyse.

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III Risques

Risques d’incendie

Cette rubrique de la fiche résume les informations sur l'inflammabilité du produit et cite les agents
extincteurs préconisés en cas d’incendie.

Le choix des agents extincteurs se fera en fonction du type de feu :

• Classe A : feux de matériaux solides


• Classe B : feux de liquides ou de solides liquéfiables
• Classe C : feux de gaz
• Classe D : feux de métaux

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Le triangle du feu
Pour qu’il y ait combustion, il faut la présence simultanée de trois éléments :
triangle du feu.

Energie
Energie : elle active les molécules du combustible et
du comburant et rend la réaction de combustion
possible
➔ c’est une énergie thermique

Combustible Comburant

Combustible : ou substance inflammable : c’est un produit qui a la propriété


de se combiner à l’oxygène pour conduire à une réaction de combustion.
Par exemple : H2, CO2, NH3, H2S, HCN, CS : CO2 + H2O après combustion

Comburant : c’est une substance qui apporte de l’oxygène libre (air) ou


combiné (peroxydes, acides et sels oxydants)

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Classes classe A classe B classe C classe D

Signalétique

Feux de liquides /
Dénomination Feux de solides Feux de gaz Feux de métaux
solides liquéfiables
Hydrocarbures,
Magnésium,
Bois, papier, huiles, alcools, Butane, propane,
Combustible sodium,
carton, tissus… peintures, méthane
aluminium…
plastiques…
Gaz carbonique
(CO2) Extinction réservée
aux spécialistes
Eau + additif
Agent Eau + additif Poudre BC avec du matériel
Mousse
extincteur adapté (poudre
Poudre BC spéciale, sable
sec...)
Mousse
Poudres
Poudres Poudres
polyvalentes
polyvalentes ABC polyvalentes ABC
ABC

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➢ L'eau : l'agent le plus utilisé

 action directe en étouffant le foyer

 indirecte en refroidissant les matériaux en combustion.

➔ utilisée sous forme : pulvérisée, mais également en "jet plein" ou en "jet bâton"

elle convient bien aux feux de classe A et à certains feux de classe B. On adjoint souvent à l'eau
des additifs afin d'accroître son pouvoir extincteur, ce qui la rend efficace contre les feux de classe
B.

➢ Les poudres :

 étouffement et/ou par inhibition, ce qui les rend plus efficaces dans les milieux clos.

➔ On distingue les poudres :

- BC, efficaces sur les feux de classe B et C

- les poudres ABC, dites polyvalentes, efficaces sur les trois premières classes de feux.

- certaines poudres agissent sur les feux de classe D.

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➢ Les gaz inertes :

 favorisent l'extinction en diminuant la teneur en oxygène de l'atmosphère.

 étouffement

 refroidissement.

➔ le dioxyde de carbone, l'azote, l'argon, etc

➢ Les hydrocarbures halogénés (halons) :

 par inhibition contre un début d'incendie, beaucoup plus rapidement que le dioxyde de
carbone ; on les utilise contre les feux de classe B et C.

➢ Le sable : très utile contre les feux de flaque

 étouffement

 comme il est sec, on peut également l'utiliser sur du métal en combustion.

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Autres risques dans les laboratoires

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Sources d’exposition

source d’électricité + champs électriques et magnétiques = secteurs


d’activités
l’exposition reste très inférieure aux limites réglementaires.

Lignes d’alimentation de grosses installations (électrolyse industrielle, fours


de verrerie…)

Secteur des radiocommunication ou des télécommunication.

Antennes d’émission de télédiffusion ou de radiodiffusion / Radars.

Certaines machines, du fait de leur utilisation particulière du courant ou de


la tension, vont être particulièrement exposantes (Presse à souder à haute
fréquence,
Chauffage par induction).

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I Risques liés aux rayonnements non ionisants

1) Les rayonnements non ionisants

ondes électromagnétiques
une onde électromagnétique résulte de l’association d’un champ électrique et d’un champ
magnétique
classification des rayonnements électromagnétiques
le spectre des rayonnements électromagnétiques s’étend des rayonnements gamma aux
ondes radio de grande longueur d’onde.

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Selon les effets des rayonnements électromagnétiques sur la matière vivante il est classique de
distinguer :
 1. les rayonnements ionisants (rayons X) dont l’énergie est suffisante pour ioniser les
atomes et les molécules
2. Les rayonnements non ionisants (rayons ultraviolets, visibles et infrarouge), dont
l’énergie moindre est incapable d’engendrer une ionisation.

Les rayonnements non ionisants ont une énergie < à 13.6 eV. Cette énergie est suffisamment
faible pour provoquer l’ionisation d’une molécule d’eau.
- Les ondes radio électromagnétiques (ondes radio, TV, micro-ondes)
- Ondes photo électromagnétiques (infrarouge, UV-visible)

Exemples de domaines d’application des rayonnements électromagnétiques :


- Spectroscopie ultraviolette et visible
- Spectroscopie infrarouge
- La résonance magnétique nucléaire
- La résonance paramagnétique électronique
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Présence du champ électrique et du champ magnétique : exemple d’une lampe

Lampe éteinte branchée sur la prise de courant : présence d’un champ électrique seul
Lampe allumée : présence d’un champ électrique et d’un champ magnétique

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2) Les rayonnements ultraviolets

Propriétés des radiations ultraviolettes


Les radiations ultraviolettes sont des radiations électromagnétiques ayant une longueur d’onde
comprise entre 40000nm et 400nm
Elles sont subdivise en trois régions :
- ultraviolet proche (A) de 315 à 400 nm
- ultraviolet lointain (B) de 280 à 315 nm
- ultraviolet extrême (C) de 100 à 280 nm

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risques d’exposition
- stérilisation en milieu micro biologique
- détection des composés par fluorescence X
- photochimie
- photocopieuses

effets biologiques
➔ le pouvoir de pénétration des UV est très faible
 Tandis que les infrarouges ont un effet plutôt immédiat (brûlure thermique) les
ultraviolets ont un effet différé avec un temps de latence plus ou moins long.
- Effets sur la peau (cancer, érythème cutané)
- Effets sur les yeux (effet pour  < 310nm)
Mesures de protection
Les locaux utilisant des sources d’ultraviolet doivent être balises et être munis
d’une ventilation efficace afin d’éviter l’accumulation d’ozone et d’oxydes d’azote.

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3 Les champs magnétiques

Effets biologiques des champs magnétiques


Les champs magnétiques, mêmes très intenses ne sont pas mutagènes, mais des effets
promoteurs sont possibles.
Des personnes en contact avec des champs magnétiques intenses semblent présenter une
incidence légèrement plus élevée de certains cancers.

Risques d’exposition et de prévention.


 - ne pas approcher dans un rayon de 3 mètres autour d’un aimant supraconducteur
(de 2.3 à 14 teslas) tout objet métallique magnétique (en fer en nickel..)
- les personnes ayant un pace-maker ne doivent pas être en contact avec un champ
magnétique.
Il faut aussi faire attention aux risques thermiques, électriques….

73

4 Utilisation des radiofréquences

Domaine des radiofréquences


Les radiofréquences comprennent les fréquences situées entre 10kHz à 300GH et se subdivisent-
en :
- les ondes radiofréquences proprement dites de 10kHz à 300MHz ( écrans de
visualisation)
- les hyperfréquences 300MHz (micro-ondes).

La bande allouée aux utilisations scientifiques est de 2450 MHz.

Effets biologiques
- effet thermogène (apparition d’une cataracte)
- effet de reproduction
- effet neurovégétatif

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5 Utilisation des ultrasons

Les ultrasons sont des vibrations acoustiques de fréquence trop élevée pour être perçues par
l’oreille humaine (100kHz). Ils ont des propriétés analogues à celles des sons.

Domaine d’utilisation
Les ultrasons sont utilises en chimie :
i. dans diverses synthèses pour accélérer certaines réactions
ii. source de chaleur
iii. pour laver la vaisselle

effets biologiques
Les effets sont rattacher aux effets thermiques mécaniques et de cavitation

prévention
le bac à ultrasons sera placé dans un emplacement protégé et balisé.

75

Santé et sécurité au travail : qui fait quoi ?

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Santé et sécurité au travail : qui fait quoi ?

Activités : ensemble de tâches ou séquences de travail


organisées dans un but précis.

Attributions : objectifs, tâches ou fonctions assignés à une


personne ou un poste.

Compétence : capacité à maîtriser des situations


professionnelles, fondée généralement sur des savoirs, savoir-
faire et savoir-être.

Emploi : unité élémentaire de l'organisation regroupant un


ensemble de tâches et d'activités qui requière des compétences
identifiées.

77

Santé et sécurité au travail : qui fait quoi ?

Fonction : ensemble des missions et responsabilités attribuées à


une personne.

Poste : ensemble des tâches concrètes définies dans le cadre


d'une structure à un moment donné.

Responsabilité : au sens juridique, la responsabilité de la santé-


sécurité est au tant la responsabilité pénale que civile du chef
d'entreprise ou de l'employeur.

Rôle : ce qui doit être assuré par une personne pour la réalisation
d'une tâche.

Tâche : séquence élémentaire de travail constituée d'un


enchaînement d'opérations contribuant à l’activité
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Santé et sécurité au travail : qui fait quoi ?

Comment préparer la démarche ?

Il s'agit d'une méthode visant à clarifier les


rôles et fonctions en matière de santé et
sécurité dans l'entreprise.

L'important est d'établir, sans ambiguïté,
qui a un rôle à jouer par rapport à
chaque activité d'un point de vue de la
prévention.

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Santé et sécurité au travail : qui fait quoi ?

Comment préparer la démarche ?

Il s'agit d'une méthode visant à clarifier les rôles et


fonctions en matière de santé et sécurité dans
l'entreprise.

L'important est d'établir, sans ambiguïté, qui a un rôle
à jouer par rapport à chaque activité d'un point de vue
de la prévention.

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31/08/2023

Santé et sécurité au travail : qui fait quoi ?

Réunir les parties intéressées

Faire un état des lieux

Intégrer la prévention dans


toutes les fonctions de l’entreprise

Cette recherche de consensus


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sera large et progressive

Santé et sécurité au travail : qui fait quoi ?

Les conditions de réussite :


• Faire que la définition des responsabilités procède d'un dialogue.
• Favoriser confiance et transparence.
• Vérifier les incohérences entre les définitions de fonction existantes.
• Faire un état des lieux le plus proche du fonctionnement réel de l'entreprise.
• Mener la réalisation et les actualisations dans un délai réaliste.

Les écueils à éviter :


• Établir les responsabilités en dehors des intéressés.
• Choisir des rôles ou attributions imprécis.
• Choisir des rôles et attributions qui n'ont pas été approuvés par les intéressés.
• Imposer une typologie des rôles et attributions a priori.
• Oublier
82
des fonctions dans l'entreprise, notamment les fonctions supports

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Valeurs essentielles et bonnes pratiques de prévention

Trois valeurs essentielles

La personne

la transparence

le dialogue social
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Valeurs essentielles et bonnes pratiques de prévention

La personne :

Préserver la santé et la sécurité et améliorer les conditions de


travail

➔ respect des bonnes pratiques et sécurité au


travail

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Valeurs essentielles et bonnes pratiques de prévention

La transparence : confiance réciproque

La clarté de l’objectif visé :

➔Amélioration santé, de la sécurité et de conditions de


travail

L’engagement et l’exemplarité :

➔Les valeurs de l’entreprise

La prise en compte de la réalité des situations de travail & la


communication sur la santé :

➔ La santé et la sécurité sont l’affaire de tous


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Valeurs essentielles et bonnes pratiques de prévention

Le dialogue social :

Impliquer les salariés


➔ créer les conditions de leur participation

Impliquer les instances représentatives du personnel


➔ CHST

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Valeurs essentielles et bonnes pratiques de prévention

Huit bonnes pratiques de prévention

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Valeurs essentielles et bonnes pratiques de prévention

1 : Intégrer la gestion de la santé et de la sécurité


au travail dans toutes les fonctions de
l'entreprise
➔la politique de maîtrise des risques ne doit pas
être occultée par la maîtrise des coûts et des objectifs de
production.

2 : Harmoniser la politique de la santé et de la


sécurité avec les autres politiques de l'entreprise
➔ les salariés doivent mettre en œuvre des
processus cohérents et intégrés au niveau de leurs
activités.
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Valeurs essentielles et bonnes pratiques de prévention

3 : Développer l'autonomie de l'entreprise en


matière de prévention
➔ Dans tous les cas, les formations adaptées aux
besoins spécifiques de l'entreprise doivent être prévues,
renouvelées et actualisées aussi souvent que nécessaire.

4 : Favoriser une approche pluridisciplinaire


➔ la gestion de la santé et de la sécurité au travail
est au carrefour de nombreuses disciplines dont la mise
en œuvre est nécessaire pour mettre en évidence les
risques et trouver des solutions.

89

Valeurs essentielles et bonnes pratiques de prévention

5 : Faire de l'identification et de l'évaluation a


priori des risques un élément majeur de la
politique santé et sécurité au travail
➔ Cette évaluation part de la réalité des activités de
travail, de leur perception par les opérateurs et s'appuie
sur les connaissances disponibles à un moment donné.
6 : Intégrer la prévention dès la conception des
lieux, des équipements, des postes et des méthodes
de travail
➔ L'amélioration des conditions de travail
s'accompagne souvent de gains de productivité, de qualité,
de moindres dysfonctionnements ou de facilitation des
opérations
90 de maintenance.
.

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Valeurs essentielles et bonnes pratiques de prévention

7 : Analyser les accidents du travail et les maladies


professionnelles en remontant aux causes les plus
en amont
➔ La mise en place d'outils de mesure, d'une part des
facteurs influençant la santé et la sécurité au travail et,
d'autre part, des résultats obtenus en termes d'accidents, de
maladies professionnelles et de conditions de travail est à la
base même d'une bonne gestion des risques. .
8 : Améliorer la politique de maîtrise des risques et
faire évoluer les valeurs de base de l'entreprise
équipements, des postes et des méthodes de travail
➔ C'est une forme d'apprentissage plus évoluée qui
consiste à changer sa façon d'apprendre. II s'agit d'apprendre
à apprendre.
91
.

46

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