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La dissolution parlementaire : enjeux et limites

Le document traite du pouvoir de dissolution, qui permet au chef de l'État de mettre fin au mandat d'une assemblée avant son terme. Initialement conçu pour résoudre les crises politiques, le droit de dissolution est devenu une prérogative octroyée au pouvoir exécutif dans les régimes parlementaires afin d'assurer l'équilibre des pouvoirs.

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La dissolution parlementaire : enjeux et limites

Le document traite du pouvoir de dissolution, qui permet au chef de l'État de mettre fin au mandat d'une assemblée avant son terme. Initialement conçu pour résoudre les crises politiques, le droit de dissolution est devenu une prérogative octroyée au pouvoir exécutif dans les régimes parlementaires afin d'assurer l'équilibre des pouvoirs.

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Sur le fond, c’est plutôt bon. Vous avez compris le sujet.

Et vous ponctuez votre dissertation


d’exemples étrangers, ce qui est une bonne chose.
En revanche, votre devoir est grandement desservi par votre mauvaise orthographe ; qui
ralentit – voire bloque – la lecture.
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TD n°2 : La dissolution, une solution ?
Johanne LEMOIGNE
TD19

Jacques Chirac, président de la France (1995-2007), affirme le 14 juillet 1996 : «(...)


La dissolution a été faite pour trancher une crise politique. Il n'y a pas aujourd'hui, il n'y avait
pas au lendemain de mon élection, une crise politique. Donc la dissolution aurait été (...) une
sorte de 'combine' tout à fait contraire à l'esprit de nos institutions». La dissolution est donc
initialement un recours pour le gouvernement sous réserve d’un accord préalable un moyen
pour régenter une crise politique.
Le pouvoir de dissolution est apparu pour la première fois au Moyen Âge lorsque le
parlement était représenté sous la forme de “grand conseil”. Ce dernier réunissait l’ensemble
des classes sociales du royaume, le clergé, la noblesse et le peuple. Il avait pour but d’aider le
monarque, de le conseiller, ainsi que de créer de nouvelles lois.
Désormais, les démocraties modernes se caractérisent par l’existence d’une
Constitution. Elle définit les règles relatives à l’organisation et à la transmission du pouvoir
ainsi que les droits et libertés des citoyens. Plusieurs constitutions comportent à présent un
article sur “la dissolution”. Cette dernière peut être définie comme étant un acte par lequel le
chef de l’Etat peut mettre fin aux pouvoirs d'une assemblée avant le terme de son mandat.
Pour qu'elle ait un sens elle doit être appliquée dans un régime où les pouvoirs sont nettement
séparés. Elle est alors généralement adoptée au sein d’un régime parlementaire, régime
politique fondé sur la collaboration des pouvoirs entre le corps législatif (le Parlement) et le
corps exécutif (le gouvernement). En effet, le chef d’Etat, après avoir consulté le chef du
gouvernement, a la possibilité de dissoudre l’assemblée, c’est à dire une des chambres ou
bien les deux dans certains cas. Le droit de dissolution est présent dans la plupart des
constitutions parlementaires telle que en Allemagne, en Italie, en France ou encore au
Royaume Uni et bien d’autres.
A l’origine la dissolution était un moyen pour solutionner une crise politique, elle est
depuis devenue une véritable prérogative octroyée le plus souvent au pouvoir exécutif. Elle
passe alors d’une fonction théorique à une fonction régulatrice des pouvoirs publics entre eux
et vis à vis du peuple.

Cela amène à se demander si la dissolution ne heurte finalement pas les valeurs de la


constitution qui prônent la complémentarité des pouvoirs ou si au contraire elle permet le
rétablissement d’un équilibre des pouvoirs constitutionnels.

Problématique : La dissolution est-elle le, ou un des moyens, pour les gouvernements


parlementaires d’assurer leurs prérogatives ?

Il conviendra tout d'abord de montrer que l'utilisation du droit de dissolution fait


partie des prérogatives accordées au chef de l’Etat dans un régime de séparation souple des
Sur le fond, c’est plutôt bon. Vous avez compris le sujet. Et vous ponctuez votre dissertation
d’exemples étrangers, ce qui est une bonne chose.
En revanche, votre devoir est grandement desservi par votre mauvaise orthographe ; qui
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pouvoirs (I). Il s'agira ensuite d'insister sur le fait que ce droit n’est pas un moyen absolu (II),
il ne s’agit seulement que d’une des solutions prisent en compte par un gouvernement .

I. La dissolution comme prérogative du chef de l'État dans un régime de séparation


souple des pouvoirs
Au sein d’un régime parlementaire, le droit de dissolution est un pouvoir arbitraire
(1), il permet de solutionner des désaccords généralement politiques. C’est un
“instrument de stabilité” qui permet de conserver un certain équilibre au sein du
gouvernement (2).

1. Le droit de dissolution, un pouvoir discrétionnaire


- Pouvoir qui appartient généralement au président. Néanmoins dans
certains régimes, comme en Allemagne ou au Royaume-Uni, le droit
de dissolution n’appartient pas au pouvoir exécutif mais au pouvoir
législatif. = auto-dissolution (à préciser)
- droit de dissolution = prérogative du chef de l'État
- Droit qui apparaît dans plusieurs constitutions à travers le monde :
- article 68 de la Loi fondamentale de la République fédérale
d'Allemagne.
- article 50 de la Constitution. Afrique du sud
- l’article 12 de la Constitution française
- l’article 88 de la Constitution italienne
- l’article 64 de la Constitution néerlandaise
- ...
- Pouvoir qui permet de solutionner certains désaccords.
❖ Un outil pour solutionner des conflits
- trancher des conflits entre le chef de l’État et le parlement
- forme de discipline majoritaire avec poids sur l’assemblée
d’une menace constante d’élection anticipées.
exemple des Pays Bas « Chacune des Chambres peut être
dissoute par décret royal. » - Article 64(1) de la Constitution =
En cas de conflit en Conseil des ministres, le Parlement peut
être dissout pour former un nouveau gouvernement sur la base
de la seconde Chambre nouvellement élue

❖ Un outil pour résoudre les crises politiques ou sociales


- Objectif = Organiser nouvelles élections, permet au
Gouvernement de régler le conflit en laissant trancher les
citoyens à travers le vote.
exemple Pérou avec les députés de l’opposition qui s’opposent
à une dissolution parlementaire par le président Martin Vizcarra
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= crise politique et institutionnelle, Martin Vizcarra a annoncé
cette dissolution + appelé à des élections législatives anticipées,
fixées au 26 janvier 2020
exemple France dissolution par Général De Gaulle pour mettre
fin à la crise de Mai 68 ou encore en 1962 suite à la motion de
censure votée par l'Assemblée Nationale

❖ outil pour harmoniser la complémentarité des pouvoirs


- renforcer la majorité politique au Parlement ou de renforcer
celle existante.
exemple France, le président Mitterrand a dissout à 2 reprises
l'Assemblée Nationale, à chaque fois dans le but de constituer
une majorité à la suite de son élection

2. Un “instrument de stabilité” au sein d’un régime à séparation souple des


pouvoirs
- équilibre entre le Gouvernement et le Parlement : droit de motion de
censure accordé à la ou les chambre(s) parlementaire(s) en contrepartie
du droit de dissolution détenu généralement par le chef d'État. =
permet de renverser le Gouvernement.
- = équilibre organique
but : apporter une stabilité institutionnelle (variable en fonction du
cadre constitutionnel)
exemple de William Pitt au Royaume Uni = hostilité des Communes,
refuse de démissionner et demande à Georges III en 1784 la
dissolution des Communes
objectif : retrouver une certaine cohésion au sein du gouvernement
- régime parlementaire = distinction des fonctions de chef de l’Etat et
Chef du Gouvernement car séparation souple des pouvoirs. Donc
nécessité d’une harmonisation des rôles pour permettre le bon
fonctionnement d’un Etat
exemple : Royaume Uni = monarchie parlementaire chef d’Etat =
premier ministre (Boris Johnson) nommé par le monarque (la reine
Elizabeth II)
Le premier ministre prend les décisions = exerce les prérogatives au
nom de sa Majesté la Reine = coopération

transition : Malgré un principe devenu une prérogative octroyé au chef de l’Etat


supposé permettre un équilibre gouvernemental, il en résulte une concentration pratique des
pouvoirs exécutif et législatif au sein d'une même majorité. Le droit de dissolution n’est pas
un moyen absolu puisqu’il connaît certaines limites.
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II. Le droit de dissolution : un moyen non absolu
Souvent qualifié “d’arme”, le droit de dissolution n’est pas sans risque (1), il présente
certaines limites. Si le droit de dissolution est un moyen durable pour le gouvernement pour
assurer ses prérogatives, il n’est pas le seul (2).
1. Une arme à risques
- crainte du caractère arbitraire de ce pouvoir par les citoyens
- l’incertitude de la dissolution de confort : consiste à avancer date des
élections législatives, en vue pour le Gouvernement, d'y obtenir de
meilleurs résultats.
Exemple : France, sous la Cinquième République, Jacques Chirac en
1997 a procédé à ce genre de dissolution = échec qui a conduit le
Président à perdre sa majorité à l'Assemblée Nationale
- usage abusif de la dissolution
exemple de Mac Mahon (président monarchiste français) contre la
chambre républicaine en 1877 = considérée comme portant atteinte à la
souveraineté nationale
- moyen de pression fort sur les chambres
- dissoudre = risque de cohabitation pour un Etat

2. Une solution parmi d’autres


- mise en place de la simultanéité des élections présidentielles et
législatives comme en France (à la suite de l'instauration du
quinquennat présidentiel, en 2000) = discordance entre majorité
présidentielle et parlementaire peu probable. Rend la dissolution inutile
- mise en place de référendum et/ou référendum d’initiative partagée
(RIP) = les citoyens peuvent prendre l’initiative d’une proposition de
loi, qui devra ensuite recevoir le soutien des parlementaires
- mise en place de révisions constitutionnelles motivées par l'évolution
de la société. but : corriger des imperfections,ou modifier des règles de
fonctionnement du régime
exemple actuel de l’Algérie : Un référendum constitutionnel a lieu le
1er novembre 2020 afin de permettre à la population algérienne de se
prononcer sur une révision de la constitution.
- utilisation en France de l’article 49.3 de la constitution de 1958. =
possibilité de faire passer une loi sans l’obtention de la majorité des
votes de l’Assemblée. Contourne les désaccords possibles.
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Bibliographie :

Paul Traoré, “Droit de dissolution et motion de censure dans la constitution du 25 février


1992” : Le corollaire ?, 23 avril 2019.

Roig Charles. Dissolution automatique et réforme constitutionnelle. In: Revue française de


science politique, 14ᵉ année, n°3, 1964. pp. 459-479

Michel VERPEAUX, Les applications possibles de la théorie de la séparation des pouvoirs,


2014 - UNJF

Parodi Jean-Luc. Proportionnalisation périodique, cohabitation, atomisation partisane : un


triple défi pour le régime semi-présidentiel de la Cinquième République. In: Revue française
de science politique, 47ᵉ année, n°3-4, 1997. pp. 292-312.

Cabanis André, Martin Michel Louis, « Chapitre 2. La norme constante : la dissolution


comme prérogative du chef de l'État », dans : , La dissolution parlementaire à la française.
sous la direction de Martin Michel Louis, Cabanis André. Paris, Presses de Sciences Po, «
Académique », 2001, p. 55-107

Christelle de Gaudemont, 49-3 et motion de censure, Code constitutionnel et des droits


fondamentaux, Dalloz, 2020

Amanda Chaparro, Crise politique majeure au Pérou entre le président et le Congrès


fujimoriste, article Le Monde, 02 octobre 2019
Sur le fond, c’est plutôt bon. Vous avez compris le sujet. Et vous ponctuez votre dissertation
d’exemples étrangers, ce qui est une bonne chose.
En revanche, votre devoir est grandement desservi par votre mauvaise orthographe ; qui
ralentit – voire bloque – la lecture.
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Cabanis André, Martin Michel Louis, « Chapitre 3. L'élément dominant : la dissolution
comme issue à une crise », dans : , La dissolution parlementaire à la française. sous la
direction de Martin Michel Louis, Cabanis André. Paris, Presses de Sciences Po, «
Académique », 2001, p. 109-164.

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