p— 1 donc
B" > PP > (p— 1)?" > (p—1)}, et finalement (p— 1)! +1 < p™ et I’équation proposée n’a pas
de solution,
EXERCICE 12 (CRITERE DE FACTORISABILITE DES NOMBRES DE MERSENNE). a) Soit p
un nombre premier de la forme 4k +3 avec k € N*. Montrer que 20-)/? = (—1)#+!
{mod p).
b) On rappelle que les nombres de Mersenne sont les nombres de la forme M, = 2? — 1 ot
pest un nombre premier (voir l’exercice 4). Si p est un nombre premier de la forme 4k +3
(KE N*) et si 2p + 1 est premier, montrer que M, n’est pas premier.
Sobation, a) Posons
N=20-D/2 (3): = 0-Y/728 + 1
Lrastuce est de donner une autre expression de N modulo p. On écrit que
N= 20-Y2 2... -4-+-(p—1) (mod p),
ow encore
N= (2-4---(2k))- ((2k-+2)- (4k) - (4k +2)) (mod p).
Les congruences
2k4-2 = —(2k+1) (mod p)
tk +4
—(2k=1) (mod p)
4k 42 = Gaeds)16 I. Arithmétique, Groupes et Anneaux
entrainent
(2k + 2) -(2E44)- (AK) Ak + 2) = (IMR $1) (21) 3-1 (mod p)
done
N= (2-4---(2k))-(-1)**1((2k + 1)---3-1) (mod p),
dot
20-V/2(2k + 1)! =(-1)*t!(2k +1)! (mod p),
d’oi le résultat: car comme p est, premier et 2k +1 2p-+ 1 et Mp n’est pas preinier.
Remarque. En appliquant b) aux petits nombres premiers, on montre que M, n’est pas
premier pour p = 11, 23, 83, 131, 179, 191, 239, 251.
EXERCICE 13. Résoudre x? + 2%, avec (z,y,z) € (N*)°. (Indication : se ramener au
cas oit 2, y et 2 sont premiers entre eux, puis étudier leur parité,)
Solution. Quitte & tout diviser par pged(z, y, z), on peut: supposer x,y et z premiers entre eux
dans leur ensemble. On vérifie alors facilement que x,y et z sont. premiers entre eux deux & deux.
~ Etudions la parité de =,y et z. Tout. nombre impair N = 2n+ 1 vérifie N? = dn? +4n4+1=1
(mod 4). Done si z et y sont impairs, z* + y? = 2 (mod 4), donc z est pair et on aboutit a une
absurdité car 2? = 0 (mod 4). L'un des entiers x ou y est done pair, par exemple z. Comme z, y
et z sont premiers entre enx deux A deux, y et z sont impairs.
@) = (25%) (z49
a 2
(z et y étant impairs, +54 et #42 sont entiers). Ceci montre que 45% et #4% sont des carrés
dentiers. Si tel n’était pas le cas, la décomposition de (£)? en facteurs premiers entrainerait
Vexistence d’un nombre premier p divisant (254) et (244). L’entier p diviserait (25% + #4) = z
et (244 — 452) = y ce qui est impossible car yA z
= On écrit
~ Finalement, il existe (n,m) € N?, tel que 454 = n? et 44% = m?. On en déduit 2 = 2mn,
y =m? —n? et 2 = m? +n?, Réciproquement, ce triplet est solution. La solution du probléme
général est donc
(z,y) ou (y, 2) = (2kmn, k(m* —n?)); 2 = k(m? +n?) k EN*,(mn) €N4,m>n.
Remarque. Cet exercice est un cas particulier de P’équation 2" + y" = 2". Fermat énonga
en 1637 que pour tout entier n > 3, cette équation n’a pas de solution (x,y,z) € (Z*)*, et
affirmait qu'il en possédait une démonstration. On n’a malheureusement jamais retrouvé
la soi-disante prenve, et cette équation a fait objet de trés nombreuses recherches aux
cours des sicles suivants. On a longtemps séché, et le premier résultat vraiment significatif
date de 1983 et dit que pour tout n, cette équation n’a qu’un nombre fini de solutions
(ce résultat est une conséquence <’un théoréme de topologie algébrique du mathématicien
allemand Faltings; cette découverte lui value d’ailleurs la. médaille Fields). Une preuve
complate du théoréme de Fermat semble avoir été trouvée trés récemment (juin 1993) par
le mathématicien anglais Andrew WilesInutile de dire que la niveau de la preuve dépasse
largement celui des classes préparatoires.2. Groupes Ww
~ Pour ceux que la théorie des nombres intéresse, on ne peut que conseiller Pexcellent
ouvrage de Hardy et Wright : An Introduction to the Theory of Numbers.
2. Groupes
2.1. Généralités
DEFINITION 1. On appelle groupe un ensemble G muni dune loi interne « telle que
(i) La loi + est associative (i, ¢. pour tous z,y,z dans G, (z#y) +z
(ii) H existe un élément neutre e (i.e. pour tout z €G,z*e=e42= 2).
(iii) Tout élément a un symeétrique (i.¢. pour tout « € G, il existe y € G tel que
rey=yet=e).
Si la loi + est commutative, on parle de groupe commututif (ou abélien).
Remarque 1. ~ Le neutre « de (G,+) est unique.
~ Pour tout 2 € G, za un unique symétrique, souvent noté
DéFINITION 2. Soit (G,+) un groupe; on dit que H C G est un sous groupe de G si la
restriction de la loi + 4 H lui confére une structure de groupe.
Eremple 1. L’ensemble Z des entiers, muni de la loi d’addition, est un groupe. Pour tout
n€N, nZ est un sous groupe de (Z, +). Réciproquement, on peut démontrer que tous les
sous groupes de (Z, +) sont de la forme nZ avec n € N.
Dorénavant, la loi « d’un groupe sera notée multiplicativement (la notation additive est
réservée aux groupes abéliens).
PROPOSITION 1. Soit G un groupe et H C G. L’ensemble H est un sous groupe de G si
et seulement si H # @ et pour tout couple (x,y) € H ona zry-'€ H.
PROPOSITION 2. Une intersection de sous groupes d’un groupe G est un sous groupe de
G.
Remarque 2. Le résultat est faux dans le cas d’une réunion (voir l’exercice 2).
DérInitIon 3. Soit (G,-) un groupe. On appelle centre de G, noté Z(G), Vensemble des
déments de G commutant avec tous les éléments de G. Lensemble Z(G) est un sous
groupe de G.
Dérinttion 4. SiG est un groupe fini, Card(@) s’appelle Vordre de G.
TwéoriME 1 (LAGRANGE). Soit G un groupe fini. L’ordre de tout sous groupe H de G
divise Vordre de G.
Démonstration, La relations Ry ¢=> ry7} € H est une relation d’éqnivalence. Si on note # la
classe de 2 € G, on ad = He = {22,2 € H}. (En effet :y€ => yRe => yr eH =>
ye Hx)
Ponr tout = € G, Vapplication H —+ Hz y ++ yx est une bijection comme on le vérifie
facilement, done Card(Hr) = Card(H). Ainsi, les classes ont toutes Card(#) éléments, Les classes
éqnivalences formant une partition de G, on a done Card(@) = nCard(H) ot n = Card(G/R)
désigne le nombre de classes déqnivalence o18 I. Arithmétique, Groupes et Anneaux
Remarque 3. ~ Les classes de la relation d’équivalence définie dans la preuve du
théoréme sont appelées classes & droite suivant le sous groupe H (elles sont de la
forme Hz). On aurait tout aussi bien pu considérer la relation d’équivalence définie
par tRy <> z-'y € H, dont les classes sont de la forme rH et sont appelées
classes A gauche suivant H.
~ L’entier Card(G/) est appelé indice de H dans G, et noté [G : H]. On a
Card(G) = [G : H] x Card(H).
Sous groupes distingués.
DEFINITION 5. Soit G 1m groupe. Un sons groupe H de G est dit distingué (ou normal,
ou invariant) dans G si pour tout z € G, 2H = Hz.
Eremple 2. — Tout sous groupe d’un groupe abélien G est distingué dans G.
— Le centre Z(G) d’un groupe G est distingué dans G. Plus généralement, tout sous
groupe de Z(G) est un sous groupe distingné dans G.
Remarque 4. Lorsque H est un sous groupe distingué de G, on note parfois H < G. Il
faut prendre garde A cette notation qui n’est pas transitive. Autrement dit, si L dH et si
HAG, ilest faut Wécrire L4G.
Le résultat qui suit est parfois un moyen pratique de montrer qu’un sous groupe est
distingué.
PROPOSITION 3. Soit G un groupe. Un sous groupe H de G est distingué dans G si et
seulement si pour tout 2 € G, cHz"" CH.
Groupes quotient. Soit G un groupe. On recherche les relations d’équivalence R sur
G telles que G/R soit un groupe. Un moyen naturel de faire de G/R un groupe est de le
munir de la loi ¥ - 7 = (zy) (Ia notation F désigne la classe de l’élément 1). Encore faut-il
que (zy) ne dépende pas des représentants 7 et y des classes F et J, c’est-a-dire que si
2 Ra! et yRy’, on veut (ry) R(z’y/). Si tel est le cas, on dit que R est compatible avec la
structure de groupe.
On montre que les relations xy-! € H, ol H est un sous groupe distingué de G (dans ce cas,
les classes 4 gauche suivant H coincident avec les classes & droite suivant H). Muni de la
loi quotient définie plus haut, ensemble quotient G/R est alors un groupe appelé groupe
quotient et noté G/H. Si G est fini, on a Card(G) = Card(G/H) + Card(H).
Exemple 3. Si n est un entier naturel non nul, nZ est un sous groupe du groupe additif
(Z, +). Ce dernier étant commutatif, on est méme assuré du fait que nZ est un sous groupe
distingué de Z. Ainsi, on pent définir le groupe quotient Z/nZ (défini tel quel, Z/nZ ne
posséde qu'une structure additive; la structure d’anneau de Z/nZ n'est introduite que
lorsque l'on parle d’annean quotient — voir l’exemple 3 de la partie 3.2).
Morphismes de groupes. Dans ce paragraphe, G et G’ désigne deux groupes, dont
les éléments neutres sont notés respectivement ¢ et ¢’.
DEFINITION 6. Soit y : G — G’ une application. On dit que y est un morphisme de
groupes si pour tous x,y € G, oxy) = o(x)py).
— Si yest bijective, on dit que y est un isomorphisme de groupes; si de plus G’
on dit que ¢ est un automorphisme du groupe G.
— L’ensemble g"({c’}) est appelé noyau de y et noté Ker y. Le morphisme ¢ est
injectif si et seulement si Ker y = {¢}.
PROPOSITION 4. Soit p: G > G! un morphisme de groupes, H et H! deux sous groupes
de G, G'. Alors2. Groupes 19
— oH) est un sous groupe de G", distingué si H est distingué dans G et si y est
surjectif.
— o°#(H’) est un sous groupe de G, distingué dans G si H’ est distingué dans G’.
En particulier, {e'} étant distingué dans G’, Ker p = g-*({e'}) est distingué dans G. De
plus, le groupe quotient G/ Ker y est isomorphe a y(G).
Remarque 5. Ce dernier résultat est important. En particulier, sig : G —> G’ est un
morphisme surjectif, le groupe G’ est isomorphe & G/ Ker y. Cet isomorphisme est souvent
utilisé lors de la résolution dun exercice on d’un probléme sur les groupes.
Groupe des automorphismes intérieurs.
Dérinirion 7. Soit G un groupe. Pour tout a € G, application p,:G—>G 2 ara
est un automorphisme de G. L’ensemble A = {,,4 € G}, muni de la loi de composition,
est un groupe (on a d’ailleurs 2, 095 = Yas), appelé groupe des automorphismes intérieurs
deG.
2.2, Génération d’un groupe
Dans toute cette partie, G désigne un groupe, dont l’élément neutre est noté e.
DéFINITION 8. Soit A C G. Iexiste un plus petit sous groupe H de G contenant A, qui est
Tensemble des éléments de G qui s’écrivent comme le produit d’éléments de A et d’inverses
daéments de A. On Pappelle sous groupe engendré par A et on note H =< A>. Lorsque
A= {z,..., tn} est fini, on note aussi H =< 2),...,2, >.
Ezemple 4. Pour tout a € G, < a >= {a™,m € Z}. Si denx éléments a et b de G
commutent, alors < a,b >= {a™b", (m,n) € Z?}.
DEFINITION 9. — Un groupe G est dit monogeéne s’il existe a € G tel que G =< a >.
Si de plus G est fini, on dit que @ est cyclique.
— Un groupe G est dit de type fini s°il existe un nombre fini d’éléments a,... ,a, de
G tels que G =< aj,...,d, >. Un tel n-uplet (a),...,d,) est appelé systéme de
générateurs de G.
Remarque 6. ~ Tout groupe monogene est abélien.
~ Pour tout entier naturel non nul n, (Z/nZ, +) est un groupe cyclique. De plus, tout
groupe cyclique & n éléments est isomorphe & (Z/nZ, +).
DEFINITION 10. Un élément a de G est dit d’ordre p € N° si < a > est fini d’ordre
p. L'ordre de a est aussi le plus petit entier naturel non nul p tel que a? = e, et on a
= {e,a,...,@-}.
TatorbMe 2. SiG est fini d’ordre n, alors Vordre de tout élément de G divise n. En
particulier, tout élément a de G vérifie a" = e.
THéOREME 3. Soit a un élément de G d’ordre p. On a equivalence (at = e) <=> (p|q)-
THEOREME 4. Si ordre de G est un nombre premier, le groupe G est cyclique, engendré
par tout élément différent de l’élément neutre.
PROPOSITION 5. SiG est cyelique d’ordre n, G =< a >, alors
(=G) => (kAn=1).
Démonstration. Comme G =< a >, l’assertion < a* >= G est équivalente a V'existence d'un
entier v tel que at” = a, Ceci s’écrit. aussi a*”-! = e, ou encore n | (kv — 1), c'est-a-dire 3u,v €
Z| kv—1= un, ce qui équivant d’aprés le théoréme de Bezout & k An o20 I. Arithmétique, Groupes et Anneaux
2.3. Groupe symétrique
DEFINITION 11. Pour tout entier naturel n non nul, on note S,, le groupe des permutations
de {1,...,n} (muni de la loi de composition). Le groupe S, est appelé groupe symétrique
indice n. Sis € Sy, on note s = (441) 48) ss)
Remarque 7. On a Card(S,) = n!.
DEFINITION 12. On appelle transposition sur i, j la permutation notée 7;,; permutant
éléments i et j :
n
=
1
nse (i
Tuéorime 5. Tout élément de S, se décompose en produit de transpositions.
i-1l i itd vs G-2 j f+)
i-1 j i+t j-1 i j+l
DEFINITION 13. Sis € S, et a € {1,...,n}, on appelle orbite de a suivant s ensemble
O,(a) = {s*(a),k € Z}.
DEFINITION 14. Soit 7 € S,. On dit que 7 est un cycle si parmi les O,(a), 1 < a 2 et
a@€ {l,...,n} tels que
0,(a) = {a,7(a),-..,9° (a)} et We ¢ O,(a), (2)
Liorbite O,(a) est appelé support cu cycle, son cardinal la longueur du cycle, et on note
7 = (a, 7(4),--- 7" "(a)).
Exemple 5. ~ Une transposition est un cycle de longueur 2.
— Dans So, = (1,3,5) = (33244) est un cycle de support {1, 3,5} et de longueur 3.
- Lélément s = (3734) de Sq n'est pas un cycle (cleux orbites, {1,2} et {3,4}).
Remarque 8. — Des cycles & supports disjoints commutent.
— Vordre d’un cycle dans le groupe S,, est sa longueur.
THEOREME 6. Toute permutation s # Id se décompose de maniére unique & Vordre prés
en un produit de cycles de supports deux d deur disjoints.
Exemple 6. ~ (3734) = (1,2) (3,4) = (3,4): (1,2).
~ (2881547) = (1,2,6,4) - (3,5) = (3,5): (1,2, 6,4).
Signature d’une permutation.
DEFINITION 15. Soit s € S,. On appelle signature de s le produit
s(j) — 97
ays YE =.
isicign 9
On a e(s) € {-1,1}. Si e(s) = 1 (resp. €(s)
PROPOSITION 6. Sis et t sont deux éléments de S, alors e(st) = e(s)e(t).
1), 8 est dite paire (resp. impaire).
Remarque 9. — Une transposition est de signature —1.
— La proposition précédente exprime le fait que € : S, —» {—1,1} est un morphisme
de groupe. L’ensemible A, = ¢~!({1}) = Kere est un sous groupe distingué de S,,
indice 2 : on a Card(A,,) = n!/2 et A, s'appelle le groupe alterné d’indice n.
Proposition 7. La signature d’un eyele de longueur p est (~1)-?.
Démonstration. Soit » = (ay,42,--- ,dp) wn cycle de longueur p. Le eycle s peut se décomposer
sous Ja forme « = (a, 4p) (a1, p-1) ++ (a1 da) + (a1, 42), est le produit de p—1 transpositions.
Une transposition étant de signature —1, on en déduit le résultat. o2. Groupes 21
2.4. Groupe opérant sur un ensemble
Dans cette partie, G désigne un groupe dont ’élément neutre est noté e, X un ensemble
quelconque.
DEFINITION 16. On dit que G opére sur X s°il existe une application
GxXX (8,2) 8-2
telle que
(i) V(s,t) € G2,We EX, s-(t-2) = (st)-2
(ii) Vee X, er =e.
(Remarquer l’analogie avec un espace vectoriel sur un corps K.)
Ezemple 7. _~ Le groupe G opére sur lui méme par l’application
GxGaG (2) sx.
— Le groupe des permutations $' d'un ensemble X opére sur X par application
SxX4X — (s,2)4 (2).
Equivalence d’intransitivité. Dans ce paragraphe, G est un groupe opérant sur un
ensemble X.
DéFINITION 17. La relation sur X définie par
eTy = AEG, y=see
est une relation d’équivalence, appelée relation d’intransitivité. La classe d’équivalence
d'un élément z de X est Gz = {s-2, s € G}, on Pappelle classe d’intransitivité (ou orbite,
ou trajectoire) de x.
DériniTION 18. Le stubilisateur un élément # de X est Je sous ensemble de G défini par
S,={s€G, s-n=x}.
PROPOSITION 8. Pour tout élément x de X, 5, est un sous groupe de G.
nest pas vide car ¢ € Sz. Par ailleurs, pour tout sf € Gon a
#,d’ot st“! € S,.0
Démonstration, L’ensemble S,
=2done2=t-)-(t-2)= 07? -2, Ainsi, (st7!)-2 = 8-("? +2) =
THéOREME 7. SiG est fini, pour tout x € X on a Card(G) = Card(Gz) - Card(S,).
Démonstration, On fixe x. Soit R la relation d’équivalence sur G définie par: s Ret <=> s-x=
t-2.Ona sRyt <=> (t7's)-r= 2 <> ts ES; <=> 8 €1t5,. Les classes d’équivalences
sont donc de la forme t5,, t € G, ce qni montre qu’elles sont tontes de cardinal Card(Sz). Il y
a antant de classes d’équivalences que de valeurs prises par sz, z € G, c’est-a-dire qu'il y a
Card(Gz) classes d’équivalence, Done Card(() = Card(Gz) - Card(S:). a
CoROLLAIRE 1 (EQUATION AUX CLASSES). Si X est fini, si G est fini, si @ désigne une
partie de X contenant exactement un représentant de chacune des classes d’intransitivité,
ona
5 Card(G)
Card(X) = Yo Card(G,) Gary"
#60 2022 I. Arithmétique, Groupes et Anneaux
Application aux automorphismes intérieurs.
THEOREME 8. Soit G un groupe fini. Il existe une famille finie de sous groupes stricts de
G (i.e. J {e} et $ G) (Hi)ser telle que
mea Card(G)
Card(G) = Card(2(G)) + y Card(H)
on Z(G) désigne le centre du groupe G.
Démonstration. Faisons opérer G sur Ini mame par les antomorphismes intérieurs : G x G@ +
G, (8,2) gs(x) = sxe"). Siz € GonaG, = {szs7!, s € G} et Sp = {8 EG, 5:
ce cas, S, est aussi appelé centralisatenr on normalisateur de x). D’aprés le corollaire précédent il
existe © CG tel que
serarcy =. SO Lard(@)
Carel) = Ye Gard) US)
Or S,=G@ <> WEG, sr=rs <> 2 € Z(G). En notant O = @ \ Z(G), on a done
ee Card@) _ Card(@)
Card(@)= Garde) Fard(Se) + 2 card(s) = AO) +X Taras)’
doit le théoréme car les (Sz)xeo" constituent une famille finie de sous groupes stricts de G (ce sont.
déja des sons groupes d’aprés la proposition 6, différents de G car x ¢ Z(G), différents de {e} car
{e,2} CG) a
Remarque 10. Ce dernier résultat est tres puissant car il permet d’avoir des renseignements
sur Card(Z(G@)) connaissant a priori la forme des ordres des sous groupes de G (voir
Vexercice 10 et les problémes 7,9). Cependant, cette formule n’est pas ati programme de
mathématiques spéciales et il faut au besoin savoir la redémontrer.
2.5. Exercices
EXERCICE 1. Soit G un groupe quelconque, soient :r, y € G. On suppose que zy est d’ordre
fini p dans G. Montrer que yz est également fini ordre p.
Solution. Si z et y commutent, c’est bien sir évident, Plagons nous maintenant dans le cas général.
On commence par remarquer que pour tout n €N*,
(ay)" = (zu) ---(2y) = (y2)---(2)y = 2(yr)"~1y.
wn terines n=l termes
Ainsi, en désignant par ¢ I’élément nentre de G, on a
(ay) =e <> a(yr) ty se > ys(ys)"y =y <> (ys) =e
ce qui pronve que les ordres de xy et de yx sont identiques.
EXERCICE 2. Soient G un groupe et Hy, Hy deux sous groupes de G.
a) On suppose que H U H, est un sous groupe de G. Montrer que Hy C Hz on Hy C Hy.
b) Si les ordres de H, et H, sout finis et premiers entre eux, que dire de H; Hz ?