Étude des Substances de Bunium Mauritanicum
Étude des Substances de Bunium Mauritanicum
Contribution à l’é
l’étude des
es substances
bioactives et des activités biologiques de
l’espèceBunium
Bunium mauritanicum
Madame
adame Mahalli Saida née Karouche, maitre de conférences (B
B) à
l’université Larbi Ben M’hidi d’Oum El bouaghi qui m’a proposé cethème,
cet
pour avoir acceptée de diriger
dirigerce travail, pourtous
tous ses efforts, son savoir,
ses remarques et ses précieux conseils, guidée
guidée, orientée,en
en me laissant
une grande liberté, sa patience et sa confiance
confiance.. Je lui exprime ma
profonde gratitude pour l’aide, le soutien qu’il m’a apporté.
Toutes
tes les personnes que j’ai côtoyées au laboratoire de Biochimie,
Microbiologie, de
e l’université Larbi Ben M’hidi d’Oum el Bouaghi. En
particulier MonsieurGzainiaLakhdar
Lakhdar pour leur précieuse aide.
Remerciements
Dédicaces
Liste des figures
Liste des tableaux
Liste des symboles et des abréviations
Introduction Générale
Introduction………………………………………………………………………...… 1
Première partie : Etude Bibliographique
Chapitre I :
Introduction……………………………………………………………………..……. 3
Partie I : Buniummauritanicum……………………………………………...……. 3
I.1. Noms vernaculaires……………………………………………………...……….. 3
I.2. Répartition géographique……………………………………………..………… 3
I.3. Caractéristiques morphologiques………………………………..……………… 3
I.4. Classification…………………………………………………….……………….. 4
I.5. Usage traditionnel……………………………………………….……………….. 4
Partie II : Métabolismes secondaires……………………………….….……………. 5
II. 1. Le métabolisme secondaire et leurs métabolites………………..…………….. 5
II. 2. Classification des métabolites secondaires…………………………….……… 6
II. 2.1.Les composés phénoliques………………………………………….……… 6
A- Les phénols………………………………………………………….…….. 7
B- Les acides phénoliques…………………………………………….……... 7
C- Les flavonoïdes……………………………………………………….…… 8
D- Les tannins…………………………………………………………….…... 10
E- Les coumarines…………………………………………………………… 12
II. 2.2.Les alcaloïdes……………………………………………………………….. 13
II. 2.3.Les terpenoïdes………………………………………………………...…… 14
II. 2.4. Les lignanes et Les lignines…………………….…………………………….. 17
II. 2.5. Les saponines…………………………………………………….………… 19
II. 2.6. Les stilbènes………………………………………………………………… 19
ChapitreII : Stress oxydant
Introduction…………………………………………………………………….…….. 20
I. Stress oxydant…………………………………………………………….. 20
I.1. Définition de Stress oxydant………………………………………………… 20
I.2. Définition de radicaux libres……………………………………………... 21
I.3. Nature des radicaux libres……………………………………………….. 21
I.4.La production des radicaux………………………………………………….. 22
I.5.Différents types des radicaux libres…………………………..………………. 22
I.6.Le rôle des radicaux libres sur l’organisme…………………………………….. 23
I.7.Les conséquences moléculaires du stress oxydatif………………...………… 23
I.8.Dommages causés par les radicaux libres (les maladies)………………… 25
II. Les antioxydants…………………………………………………………………... 25
II.1. Définition des antioxydants……………………………………..………... 25
II.2. Mécanisme d’action…………………………………………………………. 26
II. 3. Types des antioxydants………………………………………….…….. 26
II. 4. Sources d’antioxydants………………………………………....………….. 27
II. 5. Méthode d'évaluation et de détermination de l’activité antioxydant……… 29
Deuxième partie : Étude expérimentale
Chapitre I : Matériel et méthodes
I .1. Matériel végétal………………………………………………………………….. 31
I. 2. Analyse qualitative………………………………………………………………. 32
I. 2.1. Extraction ……………………………………………………………………... 32
I. 2.2. Identification des huiles volatiles……………………………………………... 32
I. 2.3. Identification des stérols et triterpènes……………………………………..... 32
I. 2.4. Identification des flavones aglycones………………………………………… 32
I. 2.5. Identification des anthracenosides…………………………………………… 32
I. 2.6. Identification des coumarines………………………………………………… 32
I. 2.7. Identification des polyuronides……………………………………………….. 33
I. 2.8. Identification des tanins………………………………………………………. 33
I. 2.9. Identification des saponines…………………………………………………... 33
I. 2.10. Identification des alcaloïdes…………………………………………………. 33
I. 3. Analyse quantitative…………………………………………………………….. 33
I. 3. 1. Extraction……………………………………………………………….…….. 33
I. 3.1.1. Préparation de l’extrait méthanoïque ….……………………………..…… 33
I. 3. 2. Préparation de l’extrait total aqueux (ETA)………………………………... 36
I. 3. 3. Calcul du rendement………………………………………………………..… 36
I. 3.4. Dosage des polyphénols totaux des extraits………………………………..… 36
I. 3.5. Dosage des flavonoïdes…………………………………………….……..…… 37
I. 4. Activités biologiques…………………………………………………………….. 38
I. 4.1. Activité antioxydante………………………………………………………….. 39
4.1.1. Piégeage du radical libre par DPPH (2,2-diphenyl-1-picrylhydrazil)……… 39
II. 4.1.2. Réduction du fer : FRAP………………………………………………...… 39
I. 5. Activité antibactérienne……………………...………………..………………… 40
I. 5.1. Souches bactériennes …………………………………………….…………… 40
I. 5. 2. Les caractéristiques des souches bactériennes …………………...………… 41
I. 5. 3. Milieux de culture ………………………………………………….………… 41
I. 5. 4. Stérilisation du matériel …………………………………………………...… 41
I. 5. 5. Préparation des solutions ……………………………………………….…… 41
I. 5. 6. Préparation des suspensions ………………………………………………… 42
I. 5. 7. L’ensemencement …………………………………………………………..… 42
Analyse statistique …………………………………………………………………… 42
Chapitre II : Résultats et discussion
II. 1. Analyse qualitative ………………………………………………………..…… 43
II. 1.1. Screening phytochimique ……………………………………………….…… 43
II. 2. Analyse quantitative …………………………………………………………… 46
II. 2.1 Rendement d’extraction ……………………………………………………… 46
II. 2.2. Quantification des composés phénoliques…….…………………………..… 48
II. 2.2.1. Résultats de dosage des composés phénoliques ……………………..…… 48
II. 2.2.2. Résultats de dosage des flavonoïdes ……………………………….……… 49
II. 3. L’activité biologique …………………………………………………………… 51
II. 3.1. L’activité antioxydante ……………………………………………………… 51
II.3.2. Le pouvoir réducteur des composés phénoliques ………………………...… 56
II. 4 Activité antimicrobienne ……………………………………………………..… 60
Conclusion générale
Conclusion et perspectives …………………………………………………………... 64
Références bibliographiques
Annexes
Résumé
اﻟﻤﻠﺨﺺ
LISTE DES FIGURES
Figure Titre Page
Figure 1 Talghouda (anonyme 1) 4
Figure 2 Tubercule (Anonyme 2) 5
Figure 3 Le phénol simple (Ulrich et al., 2002) 7
Figure 4 Squelette de base des flavonoïdes (Farkas et al., 2004) 8
Figure 5 Les classes des flavonoïdes (Anonyme 4) 10
Figure 6 Structure chimique des acides gallique (A) et ellagique (B) 11
(Bruneton, 1999)
Figure 7 La structure générale des coumarines (Abderrazak et Joel, 12
2007)
Figure 8 Schéma représente les ensembles des alcaloïdes (Pelmont, 14
2008)
Figure 9 Unité d’isoprène (Donald et Judith, 2007) 15
Figure 10 Déséquilibre de balance oxydant/antioxydant (Bouldjadj, 20
2009)
Figure 11 Cause et source de Stress oxydant (anonyme 1) 21
Figure 12 Acide ascorbique (anonyme 1) 28
Figure 13 ẞ-carotène (Flora et al., 2008) 28
Figure 14 Bunium mauritanicum de la région Ain dis (W. Oum El 31
Bouaghi)
Figure 15 Localisation géographique de la zone d’étude (anonyme 1) 31
Figure 16 La poudre végétale 34
Figure 17 Protocole d’obtention d’extrait méthanoïque (Andualem et 35
al., 2014)
Figure 18 Méthode de lyophilisateur de type CHARIST 36
Figure 19 Réaction du Chlorure d’aluminium et les Flavonoïdes. 38
Figure 20 Rendement des extraits méthanoïque et aqueux de Bunium 47
mauritanicum
Figure 21 Courbe d’étalonnage de l’acide gallique 48
Figure 22 Teneur des polyphénols de l’extrait aqueux et méthanoïque 49
Figure 23 Droite d’étalonnage de la quercétine 50
Figure 24 Teneurs des flavonoïdes de l’extrait méthanoïque et aqueux 51
de la plante Bunium mauritanicum
Figure 25 Réaction d’un antioxydant avec le radical DPPH (Kouamé 51
et al., 2009)
Figure 26 Pourcentage d’inhibition de l’extrait MeOH et l’acide 52
ascorbique
Figure 27 Pourcentage d’inhibition de l’extrait aqueux et vitamine C 53
Figure 28 Pourcentage d’inhibition des deux extraits testés ainsi que 53
l’acide ascorbique
Figure 29 Histogramme comparatif de pourcentage d’inhibition des 54
deux extraits MeOH et aqueux
Figure 30 Valeur d’IC50 55
Figure 31 Réaction d’un antioxydant avec FRAP 56
Figure 32 Le pouvoir réducteur de l’acide ascorbique 57
Figure 33 Le pouvoir réducteur de l’extrait MeOH et aqueux de 57
Bunium mauritanicum
Figure 34 Le pouvoir réducteur d’acide ascorbique et des deux extraits 58
MeOH et aqueux de Bunium mauritanicum
Figure 35 Valeur d’EC50 60
Figure 36 Effet des deux extraits de Bunium mauritanicum sur les 60
différentes souches bactériennes testées.
Figure 37 Zones d'inhibition en (mm) des souches bactériennes testées 62
en fonction des concentrations d’extrait MeOH
Figure 38 Zones d'inhibition en (mm) des souches bactériennes testées 62
en fonction des concentrations d’extrait aqueux
Figure 39 Effet des deux extraits MeOH et aqueux de Bunium 63
mauritanicum sur les différentes souches bactériennes
testées
LISTE DES TABLEAUX
Tableau Titre Page
Tableau 1 Classification Botanique Bunium mauritanicum 4
Tableau 2 Les intérêts des alcaloïdes (Ulrich et al., 2002) 14
Tableau 3 Les classes des terpènes (Donald et Judith, 2007) 15
Tableau 4 Liste des principaux radicaux libres (Pourrut, 2008) 23
Tableau 5 Mode d’action de quelques antioxydants (Justine, 2005). 27
Tableau 6 Exemples d’antioxydants retrouvés dans les aliments. 29
Tableau 7 Résultats des tests phytochimiques sur les tubercules de 43
Bunium mauritanicum
Tableau 8 La couleur, l’aspect et le rendement des deux extraits 46
MeOH et aqueux de la plante Bunium mauritanicum
Tableau 9 Teneur en polyphénols d’extrait MeOH et aqueux de la 48
plante Bunium mauritanicum
Tableau 10 Teneur en flavonoïdes d’extrait MeOH et aqueux de la 50
plante Bunium mauritanicum
Tableau 11 Pourcentage d’inhibition des deux extraits de Bunium 52
mauritanicum et le standard
Tableau 12 Les valeurs d’IC50 des extraits MeOH et aqueux de 55
Bunium mauritanicum et de l’acide ascorbique
Tableau 13 Les valeurs d’EC50 des extraits MeOH et aqueux de 59
Bunium mauritanicum et de l’acide ascorbique
Tableau 14 Les diamètres des zones d’inhibitions mesurés en 61
fonctions des différentes souches bactériennes
Liste des symboles et des abréviations
DO : Densité Optique
E Aq : Extrait aqueux.
MeOH : Méthanol
Nh4OH :Ammoniaque
R : Rendement
RL : Radicaux libres.
UV : Ultra-violet
Vit C : vitamine C
Introduction Générale
Introduction Générale
Introduction Générale :
Depuis l’aube des temps, l’homme a toujours été intéressé par la nature qui l’entourait (Biri,
2003). Il a utilisé diverses sources trouvées dans son environnement afin de traiter et soigner
toutes sortes de maladies (Lee, 2004) ainsi que pour leur alimentation (Sato et al.,
2001).Selon l’organisation mondiale de la santé (OMS) en 2008, plus de 80% de la population
mondiale repose sur la médecine traditionnelle pour leurs besoins de soins de santé primaires
(Khoudali et al., 2014).
L’Algérie recèle d’un patrimoine végétal important par sa richesse et sa diversité dans
lesrégions côtières, les massifs montagneux, les hauts-plateaux, la steppe et les oasis
sahariennes, on y trouve plus de 3000 espèces végétales. Parmi ces ressources naturelles les
plantesaromatiques et médicinales occupent une large place et jouent un grand rôle dans
l’économienationale. Elles sont utilisées dans différents domaines : industrie alimentaire,
conserverie,pharmaceutique, et phytothérapie (Duraffourd et al., 1997). Dans ce contexte, le
choix de notre plante s’est basé sur leur utilisation fréquente dans nos traditions usages, afin
de revaloriser et redécouvrir notre patrimoine national.Talghouda (Bunium Mauritanicum).
Cette ombellifère est très commune dans les moissons du Tell, elle est pourvue d'un
volumineux tubercule amylacé que les indigènes récoltent les années de disette. Ces
tubercules séchés et légèrement torrifiés donnent une farine alimentaire. Le tubercule frais
contient un produit essentiel âcre provoquant des accidents intestinaux et nerveux (Trabut,
1906).
Les métabolites secondaires sont des composants essentiels assurent le bien-être des plantes et
des hommes et jouent un rôle des antioxydants ; qu’ils sont bénéfiques à la santé humaine en
neutralisant les dommages cellulaires causés par les radicaux libres et les molécules de
dioxygène ou de peroxyde (Benbrook, 2005).En particulier, les composés phénoliques
peuvent être isolés facilement à partir d’un tissu végétal parextraction avec des solvants
organiques (Vermerris et Nicholson, 2006).
Les propriétés antioxydantes des principes actifs des extraits provenant de diversessources
végétales continuent à avoir un très grand intérêt comme supplément en
médecinecomplémentaire. La plupart de ces extraits contiennent des polyphénols qui sont
d’ailleurs deplus en plus utilisés en thérapeutique (Mohammedi, 2013).
1
Introduction Générale
L’objectif de cette étude estla mise en évidence des composésphytochimiques, d’estimer la
teneur en composés phénoliques de Bunium mauritanicum obtenus dans les tubercules et
d’évaluer leurs pouvoir antibactérien et antioxydant.
• Dans la première partie et en premier chapitre, renferme des données scientifiques sur
Bunium mauritanicum, sa répartition et son utilisation traditionnelle.La deuxième partie
de ce chapitredonne un aperçu sur les métabolites secondaires.
Le deuxième chapitre comporte un rappel sur le stress oxydant, les radicaux libres, les
antioxydants etles conséquences moléculaires du stress oxydatif.
Les résultats obtenus ; les rendements, les composants trouvés, les teneurs des composés
phénoliques et l’étude de l’activité antioxydante et antibactérienne ; ainsi que leurs
discussions sont exposées dans le deuxième chapitre de cette partie.
En fin, nous finirons par une conclusion générale sur l’ensemble de cette étude ainsi
quelquesperspectives.
2
Etude Bibliographique
Chapitre I
Buniummauritanicum
Métabolisme secondaire
Chapitre I : Etude bibliographique
Introduction :
Les êtres vivants sont des systèmes ouverts qui échangent de la matière et de l’énergie avec
leur environnement. A partir d’eau et de sels minéraux, de carbone, d’azote et d’une source
d’énergie, certains organismes sont capables de réaliser la synthèse des substances organiques
(glucides, lipides, protéines, …) qui les constituent ; ce sont les organismes autotrophes quand
l’énergie est la lumière.
Les plantes sont des organismes autotrophes qui utilisent l’énergie de la lumière pour
synthétiser leurs substances organiques directement à partir d’éléments minéraux. Elles sont
également autotrophes au carbone, à l’azote et au soufre (Jean-François, Morot-Gaudry,
2012).
Depuis des milliers d'années, l'homme a utilisé les plantes trouvées dans la nature, pour traiter
et soigner des maladies (Sanago, 2006).
Talghouda est une plante des milieux ruraux dans toutes les régions du Tell en Algérie. Elle
évoque pour certains une source alimentairemais pour d’autre, un symbole de misère qui
rappelle la famine durant la 2ème guerre mondialeet la période de révolution
nationale(Boumediou et Addoun, 2017).
La bunium est une plante annuelle avec une tige dressée, robuste pouvant atteindre la hauteur
de 50 à 80 cm. Les feuilles sont linéaires. Fleurs ombellifères assez larges (5 à 7 cm) de
couleur blanche.
‘‘Talghouda’’ une ancienne source alimentaire et une culture adaptée aux régions
montagneuses(Boumediou et Addoun, 2017).
3
Chapitre I : Etude bibliographique
Elle appartient à la famille des Apiacées. Son tubercule/rhizome amylacé est récolté pour
extraire une farine alimentaire. Ce tubercule est encore d’usage dans les soins (Benkhalifa et
al., 2016).
(Dugast, 1894) analysa un échantillon sur les hauteurs de l’Arbâa (Blida) puis en la
comparant à la pomme de terre, Talghouda semble moins riche en amidon mais avectaux de
matières grasses et de matières azotées. Elle ne peut être consommé qu’une fois sécher et pilé
sous forme de farine.
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Apiales
Famille Apiaceae
Genre Bunium
Espèce Bunium mauritanicum
I.5. Usage traditionnel :
4
Chapitre I : Etude bibliographique
Une ancienne source alimentaire et elle intéresse certains cueilleurs pour son usage
thérapeutique. Elle possède un trésor à creuser pour le traitement du goitre et le
disfonctionnement de la Thyroïde (Boumediou etAddoun, 2017).
De nos jours, elle intéresse certains cueilleurs herboristes pour son usage thérapeutique. Par
contre, elle cache une qualité nutritive et peut avoir un double intérêt pour sa
valorisation(Boumediou et Addoun,2017).
Le métabolisme secondaire par l’ensemble des réactions par des voies métaboliques produit
des composés spécifiques, qui n’ont pas de fonction apparente et vitale pour l’organisme que
les produits mais qui ont un rôle écologique (Bille, 2007).
Ils sont des produits terminaux ou de déchet de métabolisme primaire, soit des substances
de réserve sujettes à une mobilisation réorientée. Ils sont considérés comme étant l’expression
d’une spécialisation des cellules, initiée par le processus de différenciation au cours du
développement de la plante, ils trouvent leur origine dans des produits du métabolisme
primaires. Ils peuvent être divisés principalement en 3grandes familles : Des composés
phénoliques, des terpènes et des alcaloïdes qui s’accumulent dans les plantes en petites
quantités parfois dans des cellules spécialisées (Abderrazak et Joël, 2007).
5
Chapitre I : Etude bibliographique
On peut classer les métabolites secondaires en trois grands groupesselon leur structure : les
composés phénoliques, les alcaloïdes et les terpènes. Chacune de ces classes renferme une très
grande diversité de composés qui possèdent une très large gamme d'activités en biologie
humaine (Krief, 2003).
Les composés phénoliques sont des métabolites secondaires végétaux. Ils peuvent être définis
comme des molécules indirectement essentielles à la vie des plantes (d’où la dénomination de
métabolites secondaires)(Urquiaga et Leighton, 2000).
Sont un groupe de nombreux composés carbones cyclique dont la structure ne contient pas
d’azote (Richard et al., 2012) et se sont des substances qui possèdent un cycle aromatique
(Noyau phénolique) en C6 avec au moins une fonction hydroxyle (Ulrich et al., 2002).La
structure des composés phénoliques naturels varie depuis les molécules simples (acides
phénoliques simples) vers les molécules les plus hautement polymérisées (tanins condensés)
(Macheix et al., 2005). Avec plus de 8000 structures phénoliques identifiées (Urquiaga et
Leighton, 2000).
Ils sont facilement oxydables formant des entités radicalaires pouvant conduire à des
couleurs foncés (Pelmont, 2008). Ils se caractérisent par une fonction ester, éther ou
hétéroside (Macheix et al., 2005).
Les composés phénoliques participent activement aux interactions de la plante avec son
environnement en jouant soit le rôle des signaux de reconnaissance entre les plantes, entre les
plantes et les symbioses, ou bien lui permettant de résister aux diverses agressions vis-à-vis
des organismes pathogènes. Ils participent de manière très efficace à la tolérance des végétaux
à des stress variés, donc ces composés jouent un rôle essentiel dans l'équilibre et l’adaptation
de la plante au sein de son milieu naturel (Macheix et al., 2005).
6
Chapitre I : Etude bibliographique
méthylation…etc.) ; enfin par les liaisons possibles de ces molécules de base avec d’autre
molécules (glucides, lipides, protéines…etc
protéines…etc.)(Bruneton, 1993).
A- Les phénols :
Les phénols sont des substances possédant un cycle aromatique avec au moins une fonction
hydroxyle(Ulrich et al., 2002).
Les substances phénoliques jouent un rôle important dans la protection des végétaux
contre les champignons pathogènes ((Ulrich et al., 2002).
7
Chapitre I : Etude bibliographique
B-1- Définition :
es acides phénoliques pour des dérivés de benzoïque et acide cinnamique, représentent une
Les
famille de composés végétaux importants, ils peuvent être libres mais sont très souvent sous
forme conjuguée (Jean et al., 2012)).
Les
es acides hydroxybenzoïques sont dérivés de l’acide benzoïque et ont une formule de base
C6-C1 et sont présent sous forme d’esters ou de glucosides (Jean et al., 2012)
Les acides hydroxycinnaniques sont dérivés de l’acide cinnamique grâce à des substitutions
au niveau du cycle aromatique, généralement ils ont une structure de base de type C6-C3 et
souvent sous forme combinée avec des molécules organiques
organiques(Jean et al., 2012).
C- Les flavonoïdes :
Le nom flavonoïde proviendrait du terme flavedo, désignant la couche externe des écorces
d'orange (Piquemal, 2008),, cependant d'autres auteurs supposaient que le terme flavonoïde a
été plutôt prêté du flavus ; (flavus=jaune) ((Karaali et al., 2004 ; Maleśev, Kuntić,, 2007).
2007
C-1- Définition :
Les flavonoïdes sont constitués d'un grand groupe de composés polyphénoliques ayant une
structure benzo-γ-pyrone
pyrone et de façon ubiquitaire dans les végétaux ((Kumar et Pandey,
Pandey 2013).
Ils sont des pigments incolores ou colorés largement répondus dans le règne végétal, avec
plus de 4000 structures (Marouf
Marouf et Reynaud, 2007),
), ils ont une origine biosynthèse
commune, possédant le même squelette de base ((Bruneton, 1999)) à quinze atomes de
carbone
arbone constitué de deux unités aromatiques ((Jamali, 2010).
8
Chapitre I : Etude bibliographique
Ils sont découverts dans les années 1930 par le prix Nobel Albert Szent-Gyorgyi
(Fleischhauer, 2012), désignés sous le nom de vitamine P, en raison de leur efficacité à
normaliser la perméabilité des vaisseaux sanguins, cette dénomination fut abandonnée
lorsqu'on se rendit compte que ces substances ne correspondaient pas à la définition officielle
des vitamines, il devient clair que ces substances appartiennent aux flavonoïdes (Nijveldt et
al., 2001).
Certains flavonoïdes jouent un rôle important dans la formation des nodules chez les espèces
qui sont en symbiose avec Rhizobium. Des composés du groupe des isoflavonoïdes
fonctionnent comme phytoalexines. Ces dernières, principalement chez les légumineuses, sont
synthétisées comme défense contre le stress (Gerhadd, 1988),dont certains ont très grande
importance biologique et technologique (Macheix et al., 2005).
Les flavonoïdes s'accumulent généralement dans les cellules épidermiques, les organes
végétaux tels que : les fleurs, feuilles, tiges, racines, graines (Sakihama, 2002), et dans les
fruits et les légumes (Richard, 2012), ils viennent s’accumuler dans les vacuoles (Heller et
al., 2004).Ils assurent plusieurs fonctions telles que la pigmentation des fleurs, des fruits et
des graines. La protection contre les UV et la défense contre les phytopathogènes. Ils jouent
un rôle dans la fertilité des plantes et la germination des pollens et agissent en tant que
molécules de signalisation dans l’interaction plante-microbe (Olsen et al., 2010).
Tous les flavonoïdes sont classés selon les substituants rencontrées sur les différents cycles et
le degré de l'anneau C de saturation. (Jamali, 2010 ; Ghedira, 2005), on distingue :
9
Chapitre I : Etude bibliographique
La propriété des flavonoïdes la mieux décrite est leur activité antioxydante et leur capacité à
piéger les radicaux libres : radicaux hydroxyles (OH’), anions superoxydes (O2-) et radicaux
peroxylipidiques. Ils inactivent et stabilisent les radicaux libres grâce à leur groupement
hydroxyle (C3. OH) fortement réactif (Ghedira, 2005).
D- Les tannins :
D-1- Définition :
Les tanins sont des composés phénoliques hydrosolubles ((Bruneton, 2009), aussi, ils sont des
substances polyphénoliques de structures variées, les tanins comme tous les polyphénols, sont
des composes non azotés présentant des cycles aromatiques greffés d’un ou plusieurs
fonctions hydroxyles libre ou non (Bruneton, 1997)et
et ils peuvent se combiner avec des
protéines pur leurs stables. (Sylvain
Sylvain etMelissa, 2011).
Les tanins sont très répandus dans le règne végétal (Catier et Roux, 2007),, ils peuvent exister
dans divers organes dans les feuilles, les brindilles
brindilles, les fleurs, les fruits et l'écorce des arbres
10
Chapitre I : Etude bibliographique
(Woodward etReed, 1989). Ces derniers peuvent être classésen deux groupes selon leur
structure et la voie de leur synthèse ((Jarrigeet al., 1995) :
Les tanins hydrolysables ou acides tanniques sont des polymères de gallique ou de son produit
de condensation ; l’acide éllagique. Ils ont un poids moléculaire plus faible et précipitent
préci
beaucoup moins les protéines que les tanins condensés. Ils sont divis
divisés
és en éllagitannins et
gallotanins libèrent par hydrolyse acide, hydrolyse basique, à l’eau chaude ou par action
enzymatique de l’acide (Collin, Crouzet, 2011
2011)
Figure 6 : Structure chimique des acides gallique (A) et éllagique (B) ((Bruneton,
Bruneton, 1999)
1999
11
Chapitre I : Etude bibliographique
E- Les coumarines :
E-1- Définition :
La coumarine est également le point de départ d’une famille de composés, qui se forment par
une substitution sur un cycle aromatique, analogue à celle des dérivés de l’acide
cinnamique(Cowan, 1999).Ils
Ils tirent leur nom de « coumarou », le nom vernaculaire de la
fève tonka (Dipteryxodoratawilld. Fabaceae), à partir duquel cee coumarine a été isolée
en1820. Elles sont distribuées dans que
quelques familles du règne végétal (Bruneton,
Bruneton, 1999).
1999
Les coumarines se trouvent dans la nature soit à l’état libre ou bien combiné avec des sucres.
Elles sont responsabless de l’odeur caractéristiques du foin
foin(Cowan,
Cowan, 1999).
1999 L’odeur
caractéristique de certaines espèces végétales provient de la coumarine. Cette odeur n’apparaît
toutefois qu’à après la dessiccation ou la destructio
destruction des tissus. (Gerhard, 1988).
Selon (Wichth et Robert, 2003)) la prénylation du noyau benzénique des coumarines aboutit
à la formation de coumarines simples et les coumarines condensées.
12
Chapitre I : Etude bibliographique
a- Classification :
Ø Les alcaloïdes vrais : il s’agit seulement du règne végétal, ils existent à l’état de sels
et sont dérivés d’acides aminés, notamment ceux qui comportent au moins un cycle
d’azote y est présent au sein d’un hétérocycle, par exemple : la strychnine dérivée du
tryptophane.
Ø Les proto-alcaloïdes : possèdent leur azote n’est pas inclus dans un système
hétérocycle, ils sont élaborés à partir des acides aminés et sont sous forme d’amine ou
de nitrile, par exemple : l’éphédrine et la colchicine dérivent de la phénylalanine.
Ø Pseudo -alcaloïdes : ne dérivent pas d’un acide aminé. Par exemple : la caféine, la
théobromine sont des dérivés méthyles d’une purine et la xanthine (la majorité des
acides terpéniques).
13
Chapitre I : Etude bibliographique
Les alcaloïdes jouent plusieurs rôles selon leurs compositions (Ulrich et al., 2002)
Certains alcaloïdes comme les bétalaïnes ont un rôle de pigmentation et la plupart ont un le
rôle de défense grâce à leur toxicités (Meyer et al., 2004).
Quelques alcaloïdes jouent le rôle des régulateurs de croissance et ils sont considérés
comme un stock des réserves pour le nitrogène (Pelmont, 2008).
Les terpènes constituent le plus grand ensemble de métabolites secondaires des végétaux
notamment les plantes supérieures, on connait environ 20 000 terpènes, tous construit à partir
d’une notif de base isoprène C5H8 (2-Méthylbuta-1,3-diène) (Pelmont, 2008). Ils sont des
hydrocarbures naturels de structure cyclique Leur particularité structurale la plus important est
la présence dans leur squelette d’unité isopréniques à 5 atomes de carbone (C5H8).
(Hernandez–Ochoa, 2005).
14
Chapitre I : Etude bibliographique
Leur grande diversité trouve son origine dans le nombre d’unités de base qui composent la
chaine, ainsi que dans les divers modes d’assemblage (Hopkins, 2003).
L’union de deux unités d’isoprènes se fait à partir du carbone N°1 (entête) et carbone N°4
(queue) de l’autre unité d’isoprène ((Donald et Judith, 2007).
b- Définition des terpènoïdes : Sont des terpènes avec une ou plusieurs fonctions
chimiques (alcool, aldéhydes, cétone, acide, etc.) ((Hernandez–Ochoa,
Ochoa, 2005).
2005
c- Les classes des terpènoïdes
des :
• Monoterpènes :ces
ces composés constituent la plus grande partie des huiles essentielles,
c’est leur point d’ébullition peu élevé qui détermine le caractère volatil de ces
composés.
15
Chapitre I : Etude bibliographique
Les stéroïdes sont considérés comme des anti-tumeurs, anti-virus, et laxatives, et aussi comme
un insecticide (Pelmont, 2008).
16
Chapitre I : Etude bibliographique
a- Les lignines : sont parfois traités avec les métabolites secondaires, fait qu’elles
sont souvent rattachées au métabolites primaire, et ce sont des substances non
glucidiques de haut poids moléculaire, résultant de la polymérisation d’unités
phényl-propane dont les trois monomères : les alcools conéfylique, p-
hydroxycinnamique et synapylique, ces trois polymères sont varient selon les
grands groupes végétaux gymnospermes ou angiospermes, il existe aussi des
différences entre monocotylédones et dicotylédones (Reynaud, 2011).En se
déposant au niveau des parois cellulaires secondaires, leur confèrent une
hauterésistance à la traction et à la pression, grâce à leur propre élasticité. Ce sont
par conséquent les parois des cellules des vaisseaux conducteurs qui sont
préférentiellement pourvues de dépôts de lignine. La proportion de cette dernière
dans la composition des parois cellulaires atteint 20-35%(Gerhadd,1988).
Selon (Robert et Roland,1989) les parois lignifiées ont donc une organisation ternaire
constituée de :
Mais dans les organismes ligneux cette différenciation pariétale prend une grande extension
avec développement du bois (Robert et Roland, 1989).
b- La biosynthèse des lignines est très mal connue, elle présente certainement de
nombreuses variantes. Tous au plus peut-on imaginer que les maillons du type C6-
C3 (un cycle à 6 carbones avec une chaine à 3 carbones) se synthétisent par la voie
de l’acide shikimique puis à l’acide préphénique et enfin à l’acide
phénylpyruvique (Heller, 1969).
c- Les fonctions des lignines :
17
Chapitre I : Etude bibliographique
§ Des fonctions de soutien grâce aux propriétés mécaniques et à la résistance des parois
renforcé (Robert et Roland, 1989).
§ Des fonctions de conduction favorisées l’hydrophobie du réseau de lignine qui
canalise les fuites et facilité le transport d’eau et des sels minéraux et matières
organique (Robert et Roland, 1989).
§ Des fonctions de rigidité et la résistance des parois végétales (Reynaud, 2011).
d- Les lignanes :sont une classe importante de métabolites largement représentés
dans le règne végétal (Abderrazak et Joël, 2007), ils sont des dimères d’unités
phényl-propane (C6-C3) associées par le carbone central de leur chaine aliphatique
latérale (carbone β) (Marouf et Reynaud, 2007), Selon des modes variés qui
dépendent du type de liaison d’où une grande diversité de ces produits chez les
plantes (Pelmont, 2008). On les obtient par condensation de deux unités phényl-
propanoïdes des composés réunis par une liaison carbone- carbone (Guignard,
2000).
e- La biosynthèse est réalisée par dimérisation radicalaire de monolignols : le
couplage seraitstéréospécifique, sous contrôle enzymatique,ce qui explique que les
lignanes sont optiquement actif à la différence des lignines (Guignard, 2000).
f- L’intérêt des lignanes et leur dérivé synthétique est augmenté à cause de potentiel
des applications sur la chimiothérapie de cancer et les autres divers effets
pharmacologiques (Guignard, 2000). D’après (Pelmont, 2008) les fonctions des
lignanes sont :
- Les lignanes semblent être fréquemment dissuasifs contre les parasites et herbivores.
Ces métabolites secondaires des plantes sont très répondus. Ce sont des composés tensio-
actifs, qui forment des solutions colloïdales et font apparaître de la mousse comme les savons
(en latin, sapo signifie savon) ; ce sont des glycosides terpéniques. Une hydrolyse acide ou
enzymatique les décomposés en sucres et en un aglycone. Selon que le groupe génine est un
triterpène ou un stérol, on a affaire aux saponines triterpènes ou aux saponines
stéroïdes(Gerhadd,1988).
Ils jouent le rôle anti-inflammatoire, antibactérien, anti cancéreux, antalgique. Et aussi dans le
domaine cosmétique : les savons, les champoings…etc. (Abderrazak et Joel, 2007)
18
Chapitre I : Etude bibliographique
19
Chapitre II
Stress oxydant
Chapitre II : Stress oxydant
Introduction :
Radicaux libres, espèces oxygénées activées (EOA), stress oxydant et antioxydants sont
devenus des termes familiers tant dans le monde médical que dans le grand public. Au début
des années2000, ces notions n’étaient généralement évoquées que dans les congrès
scientifiques.
Mais ces dernières années, l’industrie pharmaceutique, les laboratoires d’analyses médicales
et la presse grand public ont massivement diffusé des inform
informations
ations relatives aux antioxydants,
sans parfois l’esprit critique nécessaire ((Defraigneet Pincemail, 2008).
I. Stress oxydant :
I.1.Définition
Définition de Stress oxydant :
Le stress oxydant est un déséquilibre entre les systèmes oxydants et les capacités
antioxydantes d’un organisme, d’une cellule ou d’un compartiment cellulaire (Barouki,
(
2006).
). Ce déséquilibre induit non seulement par une production excessive de radicaux libres
libre
mais par une diminution des défenses antioxydantes ((Baudin, 2006)) mais aussi à l’apparition
de dégât cellulaire irréversible (Haleng
Haleng et al.,2007).
Plusieurs initiateurs de processus transmis par les radicaux libres (RL) comme la
peroxydation lipidique, ladestruction oxydative des protéines et de l’ADN, les dommages
cellulaires…, sont aujourd’hui bienconnus. Parmi ces initiateurs, citons les RL, les métaux de
transition, les polluants, lesmédicaments, les produits aliment
alimentaires,
aires, les radiations, voire même
le champ magnétique. Ilsproduisent tous des radicaux libres, comme le superoxyde (O2●-),
erhydroxyle et le monoxyde d’azote (NO●) (Vergely et Rochette,
l’hydroxyle (●OH), lePerhydroxyle
2003).
20
Chapitre II : Stress oxydant
Un radical libre est une espèce chimique (atome ou molécule) qui a pour particularité de
porter un électron célibataire (ou non apparie) (Laverve et al., 2001; Favier, 1997)
Elles tendent à réagir avec de nombreux composés situés à proximité de leur site de
génération (Hokyem et al., 2012)
Les RL présentent un paradoxe en ce qui concerne leur fonction biologique : d’une part,ils
préviennent la maladie par l’implication du système immunitaire, médiation de lasignalisation
cellulaire et jouant un rôle essentiel dans l’apoptose. D’autre part, ils peuventendommager
d’importantes macromolécules dans les cellules et peuvent intervenir dans lacancérogénèse et
les maladies cardiovasculaires (Vergely et Rochette, 2003)
21
Chapitre II : Stress oxydant
Les espèces libres non oxygènes sont des produits de réactions de certaines molécules avec
(ERO). Ils peuvent à leur tour réagir avec d’autres molécules et être à l’origine de la
multiplication des réactions d’oxydations et de la propagation des dommages oxydatifs.
Nous citerons, par exemple, les acides gras peroxydés résultent de l’action des
espècesoxygénées sur les membranes biologique (Bouhadjra, 2011).
v La première source de radicaux libres est tout à fait normale et naturelle. Elle est
produite par l’activité même que déploient nos cellules pour nous apporter de
l’énergie.
Chaque fois que nos cellules utilisent de l’oxygène, des radicaux libres se forment et ils sont
aussi produits aux cours des inflammations du stress chronique (Causse, 2005).
Parmi toutes les espèces réactives oxygénées (ERO), on distingue un ensemble restreint
decescomposés qui jouent un rôle particulier en physiologie et que nous appelons les
radicauxprimaires à savoir : l’anion superoxyde (O2•-), le radical hydroxyle (OH•), le
22
Chapitre II : Stress oxydant
monoxyde d'azote (NO•), le radicalperoxyle (ROO•-) et le radical alkoxyle (RO•). Les autres
radicaux libres, ditsradicaux secondaires telles que l’oxygène singulier (1O2), le peroxyde
d’hydrogène (H2O2) et lenitroperoxyde (ONOOH), se forment par réaction de ces radicaux
primaires sur les composésbiochimiques de la cellule (Favier, 2003).
Radical Formule
Anion superoxydes O2
Peroxyde d’hydrogéne H2O2
Hydroxyle OH*
Peroxyle ROO*
Hydroperoxydes ROOH
Aloxyles RO*
Oxygène singulet 1/2O2
Oxyde nitrique NO*
Les RL ne sont pas uniquement les méchants, ils sont aussi indispensables à la bonne
marchede l’organisme, ils entrent par exemple dans les processus de production d’énergie et
permettent également de lutter contre les bactéries ou les virus (Causse, 2005).
Ils participent à de nombreuses fonctions de l’organisme. Les globules blancs les utilisent
pour l’élimination des bactéries et les virus aussi sont utiliser pour éliminer les cellules
anciennes ou défectueuses de petites structures cellulaires. Les peroxysomes nous protègent
de la toxicité de l’alcool ou métabolisent les graisses en produisant en retour un radical libre
(Causse, 2005).
Les entités oxydantes étant très réactives, elles réagissent avec les premières
moléculesqu'ellesrencontrent. Elles ont comme cibles les lipides, les acides nucléiques, les
protéineset les sucres (Beckmanet al., 1998).
23
Chapitre II : Stress oxydant
Les cibles des ROS sont principalement les acides gras polyinsaturés, en raison de
laprésencedenombreuses doubles liaisons, comme l'acide linolénique ou
l'acideeicosapentaénoïque. Les réactions radicalaires sont à l'origine de la peroxydation
lipidiquequi se traduit in vitro par le rancissement. Le mécanisme radicalaire comporte trois
étapes ;l’initiation, la propagation et la terminaison (Halliwell et al., 1989).
Les dommages engendrés par le stress oxydant au niveau de l’ADN sont de cinq types àsavoir
l’oxydation des bases, la formation de sites abasiques, la formation d’adduits intracaténaires,
la formation des cassures des brins et des pontages ADN-protéines (Cadet etal., 2002).
Au niveau de l’ADN, la guanine est très sensible à l’oxydation. Des bases modifiées telles
que la 8-oxoguanine, 8-nitroguanine et 8-oxoadénine peuvent entraîner des coupuresd’ADN
ou des mésappariements ayant pour conséquence des mutations. Les attaquesradicalaires
peuvent avoir lieu au niveau de la liaison entre le désoxyribose et les basespuriques et
pyrimidiques formant un site abasique ou attaquer directement le désoxyribosegénérant des
coupures de chaîne simple brin (Favier, 2003).
Les protéines présentes au niveau de l’ADN comme les histones ou les enzymes
deréplication, sont la cible également des entités radicalaires entraînant la formationd’adduits
ou de pontage (Favier, 2003).
Les protéines subissent des modifications au cours du stress oxydant, soit sous l'actiondes
radicaux libres oxygénés, soit en présence de métaux de transition (Stadtman,1993). Il
s'ensuit plusieurs types de modifications tel que la fragmentation de la protéine,l’oxydation
des chaînes latérales des acides aminés et/ou la formation de liaisons croiséesentre deux
protéines (Bonnefont- Rousselot et al., 2001).
24
Chapitre II : Stress oxydant
Tous les acides aminés peuvent être oxydés, les protéines constituées de ces acides
aminésoxydés peuvent l’être de façon irréversible. En effet, l’attaque des radicaux sur
lesfonctions thiols (SH) des cystéines conduit à la formation de ponts disulfures (S-
S)modifiant la structure de la protéine qui peut entraîner des modifications
fonctionnellescomme la non-reconnaissance d’un récepteur par un ligand ou encore une perte
d’activitéenzymatique. Ces modifications peuvent conduire à la perte de la fonction ou de
l’activitéde la protéine (Dean et al., 1997) et il en résulte que les protéines modifiées
deviennentplus sensibles à l’action des protéases et sont donc éliminées par le protéasome
(Levine,2002). Parmi ces modifications fonctionnelles on note l’inactivation des
enzymesmitochondriales retentissant ainsi sur la capacité respiratoire cellulaire ou
encorel’inactivation des protéines membranaires affectant le transport ionique.
Le stress oxydatif joue un rôle central dans le développement des maladies humaines. Les
espèces réactives de l'oxygène (ERO) sont impliquées dans la croissance, la différenciation, la
progression et la mort de la cellule. Ils peuvent réagir avec les lipides membranaires, les
acides nucléiques, les protéines, les enzymes et d'autres petites molécules. De faibles
concentrations d’ERO jouent un rôle indispensable dans la signalisation intracellulaire et la
défense contre les pathogènes, tandis que de plus grandes quantités d’ERO jouent un rôle
dans le nombre de maladies humaines telles que l'arthrite, le cancer, le diabète,
l'athérosclérose, l'ischémie. (Rajendran et al., 2014).
Pour se protéger des effets délétères des EOA l’organisme dispose d’un ensemble complexe
dedéfenses antioxydants (Haleng et al., 2007).
Un antioxydant peut être défini comme toute substance qui est capable de ralentir ou d’inhiber
le phénomène d’oxydation. Cette définition peut être élargie. Le terme "antioxydant" englobe
25
Chapitre II : Stress oxydant
ainsi toutes les substances qui protègent les systèmes biologiques contre les effets délétères
potentiels des processus ou réactions qui engendrent une oxydation excessive (Manallah,
2012). Les systèmes de défense antioxydants piègent et minimiser la formation d'ERO, mais
ils ne sont pas efficaces 100% (Haliwell, 2001).
En tant qu’additif alimentaire, un antioxydant est unemolécule qui protège les aliments contre
les réactions d’oxydations qui accélèrent leurvieillissement. Ceci est dû essentiellement à
l’oxygène de l’air, la lumière, les traces de métauxet éventuellement certains
enzymes(Haliwell, 2001).
Lorsque l’on parle d’activité antioxydante, on distingue deux sortes selon le niveau de
leuraction : une activité primaire et une activité préventive (indirecte). Les composés qui ont
uneactivité primaire qui sont interrompus dans la chaîne autocatalytique de l’oxydation
(Multon,2002). En revanche, les composés qui ont une activité préventive sont capables de
retarder l’oxydation par des mécanismes indirects tels que la complexation des ions
métalliques ou la réduction d’oxygène… etc. (Madhavi et al., 1996).
Les mécanismes d’action des antioxydants sont divers, incluant le captage de l’oxygène
singulier, la désactivation des radicaux par réaction d’addition covalente, la réduction de
radicaux ou de peroxydes (Favier, 2006), la chélation des métaux de transition (Dowel et
al.,2007).
Selon leur mode d’action, les antioxydants sont classés en deux catégories (Justine, 2005),
comme le montre le tableau 4.
26
Chapitre II : Stress oxydant
Il y-a des antioxydants naturels (synthétisés dans l’organisme comme les enzymes dans la
plante, et des antioxydants amenés par l’alimentation exemple de vitamine C, E (α-
tocophérol), les caroténoïdes, les phénols et polyphénols … ou les antioxydants synthétiques
(Vergely etRochette, 2003).
Dans l’industrie alimentaire, les antioxydants synthétiques sont utilisés pour empêcher
lesaliments gras de rancir et pour protéger les vitamines liposolubles (A, D, E et K)
contrel’oxydation. Les esters d’acides galliques, le butylhydroxytoluene et le
butylhydroxyanisole,appartiennent à cette catégorie. Les vitamines Cet E ont également des
propriétés antioxydants etont l’avantage d’augmenter la valeur nutritive des aliments
(Maamri, 2008). Ils sontgénéralement préparés en laboratoire, et principalement à partir de
composants chimiques. Dansl’industrie alimentaire, l’ajout d’antioxydants naturels dans les
aliments est une techniquecomplètement nouvelle.
27
Chapitre II : Stress oxydant
Plusieurs substances peuvent agir en tant qu’antioxydants in vivo ont été proposé.
Ellesincluent le béta carotène, l’albumine, l’acide urique, les œstrogènes,, les polyamines,
lesflavonoïdes, l’acide ascorbique, les composés phénoliques, la vitam
vitamine E …etc.
… Elles
peuventstabiliser les membranes en diminuant leur perméabilité et elles ont également une
capacité delier les acides gras libres.
28
Chapitre II : Stress oxydant
29
Chapitre II : Stress oxydant
Le DPPH est généralement le substrat le plus utilisé pour l’évaluation rapide et directe de
l’activité antioxydante en raison de sa stabilité en forme radical libre et la simplicité de
l’analyse (Kholkhal et al., 2013), et est un radical libre très stable à l’état cristallin et en
solution, de coloration violette (Hellali, 2011). Et accepte un électron ou un radical de devenir
une molécule diamagnétique stable hydrogène qui a été largement utilisé pour étudier
piégeage des radicales activités (Pan et al., 2010). Ils agissent en transférant un atome
d’hydrogène ce qui conduit à la disparition du DPPH au cours de la réaction et à un
changement de coloration dans la solution initiale (Hellali, 2011). L’avancement de la
réaction est suivi par spectrophotométrie à 517nm. Plus un composé à la facilité de céder son
atome d’hydrogène, plus celui-ci est jugé efficace comme antioxydant. Le pourcentage du
DPPH restant est proportionnel à la concentration de l’antioxydant (Hellali, 2011).
Le test ORAC est l’une des méthodes les plus appropriées pour évaluer la capacité
antioxydante in vitrodes produits alimentaires, car il utilise une source des radicaux
pertinentes biologique et est la seule méthode qui combine à la fois, le temps d'inhibition et le
degré d'inhibition en une seule quantité (Chunyang et al., 2013).
La méthode ORAC est basée sur l'inhibition des radicaux peroxyle (Ronald et al., 2009). Test
ORAC a été adapté à mesurer lipophile ainsi que des antioxydants hydrophiles des
suspensions aqueuses telles que des micelles, des membranes liposomiques, de faibles
lipoprotéines de basse densité (LDL) ou de plasma. Il est essentiel pour cinétique (Niki,2010).
30
Chapitre II : Stress oxydant
II. 5. D. TRAP :
La méthode de TRAP est utilisée pour les mesures de la capacité antioxydante in vivo dans le
sérum oule plasma, car il mesure l’antioxydants enzymatiques tels que le glutathion, l'acide
ascorbique (Badarinath et al., 2010).
31
Étude expérimentale
Chapitre I
Matériel et méthodes
Chapitre I Matériel et Méthodes
I. 1. Matériel végétal :
Le matériel végétal est constitué ddestubercules (tige sous terraine), il s’agit de la plante
Bunium mauritanicumqui a été récolté au mois de décembre 2018 de la régionAin
Ain dis (Ain
babouche- Oum El Bouaghi ; Est d’Algérie). Après la récolte, les
es tubercules
sontnettoyés,séchés à l’ombre dans un endroit sec
sec, aéré et à températureambiante pendant 2
mois. Puis le matériel végétal a été broyé sous forme de farine à l’aide d’un broyeur
électrique. Le broyat obtenu a été stocké à température ambiante,dans un endroit sec et à
l’abri de l’humidité et de la lumière jusqu’à la réalisation des extractions.
31
Chapitre I Matériel et Méthodes
I. 2. Analyse qualitative :
Les techniques de détection utilisables pour un screening des substances actives doivent être
rapides, simples, reproductibles et sensibles afin de mettre en œuvre qu’une faible quantité de
matière végétale. Ces méthodes sont donc limitées à la détection de quelques groupes
chimiques. Elles n’ont d’ailleurs qu’une valeur indicative, et une confirmation ultérieure par
des méthodes plus précises et plus sélectives est indispensable (Wagner etBladt, 2001).
I. 2.1Extraction :
Selon (Zellagui et al., 2012) et avec quelque modification, 24g de plante séchée en poudre a
été extraite avec n-hexane (pendant 24 h), ce dernier a été combinés, filtrés et concentrés
jusqu'à 40 ml. Le produit végétal sec restant était extrait par trois fois avec le méthanol
pendant 20 à 40 minutes. Le résidu de produit végétal était alors extrait avec de l'eau chaude
pendant 20 minutes.
32
Chapitre I Matériel et Méthodes
I. 2.7. Mise en évidence des polyuronides :
2 ml de l’extrait ont été ajoutés goutte à goutte dans un tube à essai, ou 10 ml d’acétone ont
déjà été placés. L’observation d’un précipité indique la présence des polyuronides.
I. 2.8. Mise en évidence des tanins :
1 ml d’extrait aqueux a été dilué avec 2ml d’eau, on ajoute 3 gouttes de solution diluée de
chlorure ferrique. L'apparition d'un bleu-noir ou couleur verdâtre indique la présence de
tanins.
I. 2.9. Mise en évidence des saponines :
A 1 ml de l'extrait aqueux, on a ajouté quelques volumes d'eau distillée dans un tube à essai.
La solution a été agitée vigoureusement et l’apparition d’une mousse persistante stable
pendant 2 min témoigne la présence des saponines (Sabri et al., 2012).
I. 2.10. Mise en évidence des alcaloïdes :
A 5 mg de poudre végétale, on a ajouté une quantité d’HCl 1%. Et mettre en bain-marie à 50
°C pendant 15 à 20 min. ensuite le filtrat est divisé sur deux tubes :
Pour tube 1 : on ajoute quelque goutte de réactif de Dragondroff
Pour tube 2 : on ajoute NaCO3 puis l’addition de chloroforme ensuite, enlever la phase
aqueuse et l’ajout des gouttes de réactif de Dragondroff.
L’apparition d’une précipitation indique la présence des alcaloïdes (1986, )اﻟﺸﺤﺎت.
I. 3. Analyse quantitative :
I. 3. 1. Extraction :
L’extraction est une étape très importante avant l’analyse quantitative et qualitative
proprement dite. Elle est choisie en fonction des composées phytochimiques à étudier.
I. 3.1.1. Préparation de l’extrait méthanoïque :
L’extraction des polyphénols a été réalisée selon le protocole de (Thiaw et al., 2015).
33
Chapitre I Matériel et Méthodes
34
Chapitre I Matériel et Méthodes
La masse de poudre végétale
M= 100 g
Macération dans
le Méthanol 80%
pendant 48 heures
Obtention
Mélange hétérogène
Filtration
Evaporation au
Séchage
35
Chapitre I Matériel et Méthodes
I. 3. 2.. Préparation de l’extrait total aqueux (ETA) :
La préparation de cet extrait a été faite selon laméthode décrite par (Khettaf et al., 2016),
2016 100g de
poudre végétale des tubercules
es sont macérées dans 10
1000 ml d’eau distillée pendant 15 à 20 minutes
sous agitation magnétique. La solution est laissée reposer sur la plaque chauffante pendant 15 minutes.
Le mélange est d’abords filtré sur une gaz
gaze et ensuite sur papier filtre.
Après la filtration, l’extrait récupéré
éré est soumis à une centrifugation, et est divisé dans des
boites de pétri en verre et soumis à congélation ; la solution obtenue est lyophilisée en
utilisant un lyophilisateur pour obtenir une poudre d’une couleur marron clair(Khettaf
Khettaf et al.,
2016).
Où :
R : est le rendement en pourcentage
Mext : est la masse de l’extrait après évaporation du solvant en mg
M éch : est la masse sèche de l’échantillon végétal en mg ((Mahmoudi et al., 2012))
I. 3.4. Dosage des polyphénols totaux des extraits :
Le dosage des polyphénols totaux a été effectué par le réactif colorimétrique Folin-Ciocalteu
Folin
selon la méthode citée par (Singleton
Singleton et Ross, 1965
1965).
36
Chapitre I Matériel et Méthodes
I. 3.4.1. Principe :
L’ensemble des composée phénoliques est oxydé par le réactif de Folin-Ciocalteu. Ce dernier,
est de couleur jaune, constitué par un mélange d’acide phosphotungstique (H3PW12O40) et
l’acide phosphomolybdique (H3PMO12O40) qui sont réduit lors de l’oxydation des phénols en
mélange d’oxyde bleus de tungstène et de molybdène (Ribéreau-Gayon, 1968). La
coloration bleue produite est proportionnelle au taux de composés phénoliques, et possède
une absorbance maximale à environ 765 nm (Ojeil et al., 2010).
La réaction d’oxydation est accélérée en milieu alcalin (dans notre cas, par un ajout de
carbonate de sodium) et pour réaliser les courbes de calibration, l’acide gallique est souvent
pris comme références (Collin et al., 2011).
I. 3.4.2. Mode opératoire :
Un volume de 200μl de chaque extrait (méthanoïque ou aqueux) ou de dilution a été mélangé
à 1ml de Folin-Ciocalteu (dilué 10%). Les solutions ont été mélangées et incubées pendant 4
minutes. Après l’incubation, 800μl de la solution de carbonate de sodium (Na2CO3 à 7,5%)
est ajoutée. Le mélange final est secoué puis incubé pendant 2h dans l’obscurité à température
ambiante. Ainsi, l’absorbance de la couleur bleue résultante est mesurée à λ max=765 nm
avec un spectrophotomètre de type Optizin 3220 UV-Vis. Les expériences sont répétées 2 fois
et sont rapportés à un courbe étalon et exprimés en équivalent d’acide gallique.
Le blanc est préparé de la même façon sauf que l’extrait est remplacé par le solvant.
I. 3.4.3. Expression des résultats :
La concentration des polyphénols totaux est calculée à partir de l’équation de régression de la
gamme d’étalonnage, établie avec le standard étalon, exprimée en microgrammes équivalent
d’acide gallique par milligramme d’extrait (μg EAG /mg)
I. 3.5. Dosage des flavonoïdes :
La méthode de trichlorure d’aluminium (AlCl3) cité par (Djeridane et al., 2006) ainsi que
(Boudiaf, 2006) est utilisée pour quantifier les flavonoïdes dans nos extraits.
La raison principale pour laquelle on a choisi cette classe de polyphénols, réside dans le fait
que les flavonoïdes constituent la classe polyphénoliques la plus importante (Gomez-
Caravaca et al., 2006).
I. 3.5.1. Principe :
Les flavonoïdes possèdent un groupement hydroxyle (OH) libre, en position 5 qui est
susceptible de donner avec le groupement CO, un complexe coloré avec le chlorure
d’aluminium.
37
Chapitre I Matériel et Méthodes
Après l’ajout de la solution de chlorure d’aluminium (AlCl3), une couleur jaunâtre se forme.
Cette coloration
ion est due à la formation du complexe entre le chlorure d’aluminium et les
flavonoïdes ; ceci se traduit par le fait que le métal (Al) a perdu deux électrons pour s’unir à
deux oxygènes de la molécule phénolique agissant comme donneurs d’électrons (Ribéreau-
(
Gayon, 1968).
). La formule du complexe entre le chlorure d’Aluminium et un composé
phénolique O-hydroxy carbonylé est présentée comme suite :
Le trichlorure d’aluminium (AlCl3) entraine la formation d’un complexe jaune avec les
flavonoïdes. Ce dernier présente une absorption maximale à 430 nm dont l’intensité est
proportionnelle à la quantité des flavonoïdes présente dans l’échantillon.
I. 3.5.2. Mode opératoire :
1 ml de chaque
que échantillon ou de dilution ainsi que du standard (préparée dans le méthanol)
sont ajoutés à 1 ml de la solution d’AlCl3 (2 % dissous au méthanol). Après dix minutes
d’incubation à l’obscurité, l’absorbance a été mesurée au λ max = 430 nm. Les expériences
exp
sont répétées 2 fois.
Le blanc est préparé de la même façon sauf que l’extrait est remplacé par le solvant.
solvant
38
Chapitre I Matériel et Méthodes
I. 4. Activités biologiques :
I. 4.1. Activité antioxydante :
I. 4.1.1. Piégeage du radical libre par DPPH (2,2-diphenyl-1-picrylhydrazil) :
Afin d’étudier l’activité anti-radicalaire de nos extraits, nous avons utilisé la méthode basée
sur le DPPH, selon le protocole de Masuda et al., (1999).
La méthode 2,2-diphényl-1-picrylhydrazyl (DPPH) est un test standard utilisé pour évaluer les
propriétés antioxydantes. Elle est basée sur la mesure de la capacité des antioxydants à piéger
le radical 2,2-diphenyl-1-picrylhydrazil (DPPH). Ce dernier est un radical stable soluble dans
le méthanol ou éthanol qui présente une absorption caractéristique à 517 nm qui lui confère
une coloration violette, cette couleur passe du violet au jaune lorsque le DPPH est réduit en
diphenypicrylhydrazine par un capteur de radicaux libres, dont l’intensité de la couleur est
inversement proportionnelle à la capacité des antioxydants présents dans le milieu (Sanchez-
Moreno, 2002;Maataouiet al.,2006). Ce changement de couleur est suivi par
spectrophotomètre.
La réaction peut être résumée sous la forme de l’équation :
DPPH + AHDPPH-H + A+
Où AH est un composé capable de céder un hydrogène au radical DPPH pour le transformer
au DPPH-H.
Du point de vue méthodologique, le test au radical libre DPPH est recommandé pour des
composés contenant les groupes SH, NH et OH (Salah et al., 1995).
Mode opératoire :
Le protocole expérimental utilisé est celui de Brand-williams et al., (1995). La solution du
DPPH est préparée par solubilisation de 4 mg de DPPH dans 100 ml de méthanol.
39
Chapitre I Matériel et Méthodes
I. 5. Activité antibactérienne :
Le but de cette étude est l’évaluation de l’activité antibactérienne des extraits MeOH et
aqueux de notre plante sur les souches:Escherichia coli, Pseudomonas aeruginosa et
Staphylococcus aureus.
L’activité antibactérienne a été effectuée dans le laboratoire pédagogique de microbiologie.
Les souches utilisées pour déceler l’activité antibactérienne des extraits MeOH et aqueux de
40
Chapitre I Matériel et Méthodes
Bunium mauritanicum sont des souches de références proviennent du laboratoire de
bactériologie, Etablissement Public Hospitalier, Ain Fakroune- Oum El Bouaghi.
I. 5.1. Souches bactériennes :
- Trois souchesde références obtenues de l’American Type Culture Collection (ATCC), il
s’agit de : Escherichia coli (ATCC25922),Pseudomonas aeruginosa(ATCC 27853),
Staphylococcus aureus (ATCC 25923).
I.5.2 Les caractéristiques des souches bactériennes :
Escherichia coli : est un bacile à Gram négatif(Patrick et al., 1988), de forme non
sporulée, de type anaérobie facultative, généralement mobile grâce aux flagelles, sa
longueur varie de 2 à 6 µm, alors que sa largeur est de 1,1 à 1,5 µm (Steven et al.,
2004). Responsablesd’infections intestinales (Kaper et al., 2004) ainsi extra-
intestinales (Anderson et al., 2004, Mokady et al., 2005, Smith et al., 2007, Wiles
et al., 2008).
Pseudomonas aeruginosa: bacille pyocyanique appartient à la famille des
Pseudomonaceae à Gram négatif non fermentant, aérobie strict, non sporulé, mobile
grâce à un flagelle monotriche polaire (plaez et martuorue, 2009). Elle induit
facilement des infections systémiques chez les immunodéprimés (Eyquemet al.,
2000).
Staphylococcus aureus : est une cocciàGram positif. Ils poussent facilement sur les
milieux de culture usuels qui sont généralement de couleur blanche ou jaune doré
(Hermans et al., 2010) Ce type de bactéries sont immobiles, asporulés,
habituellement sans capsule. De nombreuses souches de Staphylococcus aureus
produisent un pigment jaune doré (Patrick et al., 1988), qui colonise la peau
d’environ 30 % de la population, S. aureus peut être responsable d’infections sévères,
en particulier de la peau et des tissus mous (NNIS, 2004). Elle est la cause de
méningite, ostéomyélite et la diarrhée (Steven et al., 2004).
41
Chapitre I Matériel et Méthodes
- Les tubes à essai utilisés dans la préparation des solutions bactériennes ont été stérilisés au
four pasteur à 90°C pendant 1 h 30 min.
I. 5.5. Préparation des solutions :
Les extraits ont été repris avec le Dimethylsulfoxide (DMSO). Une série de concentration de
l’ordre de 8 mg/ml, 24 mg/ml pour l’extrait aqueux, 4 mg/ml, et 16 mg/ml pour l’extrait
méthanoïque est réalisée.
I.5.6. Préparation des suspensions :
A l’aide d’une anse de platine, prendre une colonie de chaque culture et mettre dans 10 ml
d’eau physiologiques stérile (NaCl 0.9%) et agiter bien, puis en comparaison avec la solution
0.5 Mc Farland (DO = 0.08 – 0.1 à 625 nm) de façon à obtenir une turbidité voisine à celle de
MC Farland (106UFC/ml).
I.5.7. L’ensemencement :
ü Couler aseptiquement le milieu de culture gélosé MH en surfusion dans des boites de
pétri et chaque boite reçus environ 15-20ml, devant le bec benzène. Laisser refroidir et
solidifier sur la paillasse.
ü A l’aide d’un écouvillon, ensemencer chaque suspension de culture bactérienne, qu’est
préparé.L’ensemencement est réalisé par écouvillonnage sur boites de Pétri, un
écouvillon est trempé dans la suspension bactérienne, puis essorer en pressant sur la
paroi interne du tube. L’écouvillon est frotté sur la totalité de la surface de la gélose
Muller-Hinton.
L’opération est répétée trois fois en tournant la boite de 60° à chaque fois dont le but d’avoir
une distribution égale de l’inoculum. L’ensemencement est fini en passant l’écouvillon une
dernière fois sur toute la surface de la gélose.
ü Des disques stériles de papier Wattman ont été déposés stérilement à l’aide d’une
pince stérile sur la surface du milieu puis à l’aide d’une micropipette on dépose sur
chaque disque 20µl d’extrait de différentes solutions d’extraits à des concentrations
différentes(Djenane et al.,2012). Les boites sont ensuite incubées pendant 24h à 37°
C.Après l’incubation l’effet des extraits se traduit par l’apparition autour de disque
d’une zone circulaire transparente correspondant à l’absence de la croissance. Plus le
diamètre de cette zone est grand plus la souche est sensible (Choi et al., 2006).
ü La lecture se fait par la mesure de diamètre de la zone d’inhibition autour de chaque
disque à l’aide d’une règle en mm.
Les résultats sont exprimés par le diamètre de la zone d’inhibition.
42
Chapitre I Matériel et Méthodes
Analyse statistique :
- Les résultats des tests effectués in vitro : dosage quantitatif des polyphénols ainsi que les
flavonoïdes sont exprimés en moyenne ± écart type en utilisant le programme Excel 2016.
43
Chapitre II
Résultats et discussion
Chapitre II : Résultats et discussion
II. 1. Analyse qualitative :
Avant d’étudier la partie souterraine deBuniummauritanicum, nous avons procédé à des tests
phytochimiques
chimiques afin d’avoir une idée globale sur les différents métabolites secondaires
présents dans notre plante.
43
Chapitre II : Résultats et discussion
44
Chapitre II : Résultats et discussion
Les résultats expérimentaux des tests phytochimiques réalisés sur la partie souterraine de la
plante Buniummauritanicumde la région d’Ain babouche, montrent :
ü La présence de l’huile volatile a été confirmée par une forte odeur distincte.
ü La présence des tanins est confirmée par le développement d’une coloration vert d’âtre
lors de l’ajout des gouttes de solution diluée de chlorure ferrique à l’extrait.
ü La présence des alcaloïdes est confirmée par une précipitation blanche lors de
l’addition du réactif de Dragondroff.
ü La présence des stérols et triterpènes est confirmée par l’apparition d’un anneau rouge
brunâtre à l’interphase (la zone de contact des deux liquides).
ü La présence des saponines est confirmée par la présence d’une mousse persistante,
stable et visible (0.3 cm).
Concernant les résultats négatifs :
ü Notre plante ne contient pas des flavones aglycones, qui sont confirmée par l’absence
de la couleur rouge-orange.
ü Ainsi que les coumarines et les anthracenosides qui sont confirmée successivement
par l’absence d’une fluorescence sous UV, l’absence de la couleur rouge après l’ajout
de l’ammoniac à l’extrait (réaction de Bortraegen).
45
Chapitre II : Résultats et discussion
ü En fin, Au vu des résultats obtenus, ce tableau fait ressortir que les tubercules de
Buniummauritanicum renferment des huiles volatiles, stérols et triterpènes, des
saponines, des tanins et des alcaloïdes. Cette plante est toutefois dépourvue de
flavones aglycones, des anthracenosides et des coumarines.
La détermination des taux de rendement des extraits nous a permis de rapporter nos résultats
de dosage à la matière végétale. La couleur, l’aspect ainsi que le rendement d’extrait sont
représentés dans le tableau ci-dessous.
Bunium
Mauritanicum
Aqueux Poudre Maron 100 6.79
claire
46
Chapitre II : Résultats et discussion
Les
es résultats obtenus lors de cette étude montrent que le rendement de l'extrait méthanoïque
représente7.81 % sachant que l’extraction a été réalisée par le Méthanol à 80%, et 6.79 %
pour l’extraction aqueuse par apport à 100g de la matière végétale sèche, rendu en poudre.
Les rendements sont différés en fonction des solvants utilisés. On note que, le rendement de
l’extrait méthanoïque est important par rapport à celui de l’extrait aqueux. En effet, les
solvants alcooliques sont capables d’augmenter la perméabilité des parois cellulaires en
facilitant l’extraction d’un ou plus grand nombre de molécules polaires, de moyenne et de
faible polarité (Sied et al., 2014).
Nos résultats concordent avec ceux de (Gabrieli et al., 2005)) qui ont observé que le solvant le
plus efficace pour extraire les polyphénols à partir d’une plante est le méthanol (80%)
(80 suivie
par l'eau. Ainsi (Quy Diem Do et al., 2014),
), confirment que l’utilisation combinée de l'eau et
du solvant organique peut faciliter l'extraction des substances chimiques qui sont solubles
dans l'eau et / ou dans le solvant organique.
La comparaison entre les rendement
rendements obtenus apparait clairement dans la figure suivante :
8
7,8
7,6
rendement %
7,4
7,2
7
6,8
6,6
6,4
6,2
MeOH Aqueux
Extraits
La différence entre les rendements des extraits de même plante capablement revenu à
plusieurs facteurs : l’origine de la plante, le choix d’appareillage, le temps d’extraction, la
nature des solvants, le rapport quantité de solvant
solvant- échantillon vont influer sur la qualité et
l’efficacité de l’extraction (Etcheber
Etcheber et al., 1985).
). Ainsi que la présence de substances
interférentes (Stalikas, 2005).
). Donc la technique d’extraction est une étape très importante
47
Chapitre II : Résultats et discussion
dans l’isolement et la récupération des composés phytochimiques existants dans le matériel
végétal (Quy Diem Do et al., 2014).
Les polyphénols totaux ont été déterminés par la méthode de Folin-Ciocalteu ; l'une des
méthodes les plus anciennes conçue. En utilisant comme standard l'acide gallique, dont sa
courbe d'étalonnage est représentée dans la (figure 21). L’absorbance a été mesuré à 765 nm,
les teneurs en polyphénols sont exprimées en μg EAG/mg d'extrait.
48
Chapitre II : Résultats et discussion
Les valeurs représentent la moyenne de 3 mesures± écart type
Les résultats obtenus durant cette étude indiquent que la teneur en polyphénols totaux
d’extrait méthanoïque est de l’ordre de89,442 ± 5,951µg EAG/mg d’extrait et 22,365 ± 8,547
µg EAG/mg d’extrait aqueux.
En effet, la concentration la plus élevée est enregistrée pour la fraction méthanoïque des
tubercules de Buniummauritanicum.
100
89,442
90
80
Teneur en polyphénols
70
60
50
40 extrait Méthanoique
Extraits
Le dosage des flavonoïdes est réalisé selon la méthode de trichlorure d’aluminium (AlCl3) en
utilisant commestandard la quercétine.La quantité en flavonoïdes pour chaque extrait
estexprimée en microgrammes équivalent de la quercétine parmilligramme d’extrait (µg
EQ/mg), et déterminée à partir de la courbe d’étalonnage dont leur équation est de type : Y =
0.0299x+0.0979sachant queR2= 0,9746 (Figure 23).
49
Chapitre II : Résultats et discussion
Figure 23 :Droite
Droite d’étalonnage de la quercétine.
Le tableau ci-dessous
dessous représente les résultats de dosage des flavonoïdes :
Les résultats obtenus dans la présente étude, montre des teneurs en flavonoïdesde
de l’ordre de
4,031± 0,141 μg EQ/mg d’extrait méthanoïques et 0,832 ±0,158μg
μg EQ/mg d’extrait
aqueux,une teneur en flavonoïdestrès
très faible par rapport à celle de l’extrait méthanoïque.
méthanoïque
50
Chapitre II : Résultats et discussion
métabolites secondaires peut fluctuer entre les différents organes de la plante (Bano et al.,
2003 ;Falleh et al., 2008 ; Ksouri et al., 2008).
4,5
4
3,5
Teneur en flavonoides
3
2,5
2 extrait MeOH
1,5 Extrait aqueux
1
0,5
0
1
Extraits
L’activité antiradicalaire est très importante et nécessaire pour la lutte contre les radicaux
libres dans le domaine alimentaire et dans les systèmes biologiques. La méthode du radical de
DPPH, utilisée dans la présente étude, est une procédure commune dans laquelle l’activité
antioxydante de l’échantillon étudié est estimée par le degré de décoloration de la solution de
DPPH. Ce chromogène violet est facile à utiliser, a une grande sensibilité, permet l’analyse
rapide de l’activité antioxydante d’un grand nombre d’échantillons (Gulçin et al., 2006).
Figure 25 : Réaction d’un antioxydant avec le radical DPPH (Kouamé et al., 2009)
51
Chapitre II : Résultats et discussion
Nos résultats sont exprimés en tant que pourcentage de l’activité anti-radicalaire. L’évaluation
de l’activité antioxydante des extraits bruts de la plante Buniummauritanicum ont été fait en
comparaison avec l’acide ascorbique (le standard antioxydant) puisqu’elle représente le
meilleur antioxydant.
Les résultats d’activité anti-radicalaire de chaque extrait testé sont présents dans le tableau ci-
dessous :
120
Pourcentage d'inhibition %
100
80
60
40
20
0
0,4 0,29 0,22 0,18
Histogramme comparatifs illustrés dans la figure 26, montre que le pourcentage d’inhibition
de l’extrait MeOH des tubercules de Buniummauritanicum(75.407%, 39.402%, 20.516%,
16.847%) est inférieur à celui de l’acide ascorbique (97.554%, 97.418%, 97.282%,
91.440%) pour toutes les concentrations respectivement (0.4, 0.29, 0.22, 0.18 mg/ml).
52
Chapitre II : Résultats et discussion
120
Pourcentage d'inhibition %
100
80
60
40
20
0
0,4 0,29 0,22 0,18
Concentration (mg / ml)
Histogramme comparatifs illustrés dans la figure 27, montre que le pourcentage d’inhibition
de l’extrait aqueux des tubercules de B mauritanicum (18.885 %, 17.391 %, 14.809 %, 12.5
%) est significativement très inférieur à celui de l’acide ascorbique (97.554%, 97.418%,
97.282%, 91.440%) pour toutes les concentrations respectivement (0.4, 0.29, 0.22, 0.18
mg/ml).
120
100
pourcentage d'inhibition %
80
60 E. MeOH (%)
40 E. Aqueux (%)
Acide ascorbique (%)
20
0
0 1 2 3 4 5
concentration (mg/ml)
Figure 28 :Pourcentage d’inhibition des deux extraits testés ainsi que l’acide ascorbique
Comme figurant dans le tableau ci-dessus, la plus haute activité des extraits étudiés des
tubercules de Buniummauritanicumde piéger le radical DPPH était enregistrée
pourl’extraitMeOH avec despourcentages de l’ordre de (75.407%, 39.402%, 20.516%,
53
Chapitre II : Résultats et discussion
16.847%) suivi par l’extrait aqueux avec des pourcentages de (18.885 %, 17.391 %, 14.809
%, 12.5 %). Ces pourcentages restentsignificativementinférieurs à ceux du standard
(97.554%, 97.418%, 97.282%, 91.440%) pour toutes les concentrations respectivement (0.4,
0.29, 0.22, 0.18 mg/ml).
Donc, nos résultats révèlent que l’extrait MeOH possède une activité antioxydante
considérable mais elle est moins efficace par rapport à l’acide ascorbique pour toutes les
concentrations utilisées.
80
Pourcentage d'inhibition %
70
60
50
40
30
20
10
0
0,4 0,29 0,22 0,18
On peut dire que l’extrait méthanoïque a présenté une forte activité antioxydante avec un
pourcentage de l’ordre de 75.407 %, suivi par l’extrait aqueux avec un pourcentage
d’inhibition de l’ordre de 18.885 %. Le pourcentage d’inhibition d’acide ascorbique est
supérieur à celui des extraits avec 97.554 %.
54
Chapitre II : Résultats et discussion
antioxydant/DPPH, type de solvants, pH) et le profil phénolique en particulier (Molyneux,
2000 ; Bouzid et al., 2011 ; Gresele et al., 2011).
D’après le tableau 12, l’extrait aqueux des tubercules représente l’extrait le plus actif avec un
IC50 de l’ordre de0.14mg/ml puis l’extraitméthanoïque avec 0.26mg/ml. Le standard (l’acide
ascorbique) avec IC50 de 0.08mg/mlprésente la meilleure activité antioxydante.
0,3
0,25
IC50 (mg / ml)
0,2
0,15
0,1
0,05
0
extrait MeOH extrait aqueux Acide ascorbique
Extraits
55
Chapitre II : Résultats et discussion
Diverses études ont déterminé expérimentalement les capacités des extraits naturels à piéger
les radicaux libres. Cette activité dépend d’un certain nombre de paramètres : la dose, la
structure, les substituants et le degré de polymérisation de la molécule.
Les piégeurs les plus
lus efficaces du radical libre DPPH sont ceux possédant les valeurs IC50 les
plus basses. Tous les deux extraits de notre plante
planteBuniummauritanicum ont montré une
activité modérée de piéger les radicaux libres DPPH.
56
Chapitre II : Résultats et discussion
4
3,5
3
DO à 700 nm 2,5
2
1,5
Acide ascorbique
1
0,5
0
0 C1 = C2= C3= C4= C5= C6=
0,01 0,03 0,05 0,1 0,2 0,3
Concentration (mg)
2,5
2
DO à 700 nm
1,5
0,5
0
0 C1 = 0,01 C2= 0,03 C3= 0,05 C4= 0,1 C5= 0,2 C6= 0,3
Concentration (mg)
57
Chapitre II : Résultats et discussion
4
3,5
3
DO à 700 nm
2,5
2
1,5
1
0,5
0
0 C1 = 0,01 C2= 0,03 C3= 0,05 C4= 0,1 C5= 0,2 C6= 0,3
Concentration (mg)
Figure 34 : Le pouvoir réducteur d’acide ascorbique et des deux extraits MeOH et aqueux de
Buniummauritanicum
Ainsi nous avons constaté que la capacité réductrice est proportionnelle à l’augmentation de
la concentrationsoit pour la vitamine C ou pour les extraits méthanoïque et aqueux de
Buniummauritanicumétudié.
En générale, le potentiel réducteur des extraits végétaux est dû à la présence de molécules
capables de donner des électrons qui peuvent réagir avec les radicaux libres et les convertir en
produits stables, parmi lesquelles les polyphénols (Ferreira et al., 2007). Si nous comparons
avec nos résultats, nous pouvons dire que les extraitsméthanoïque et aqueux de
Buniummauritanicumprésente une faible présence des molécules responsable au pouvoir
réducteur.
58
Chapitre II : Résultats et discussion
Ce pouvoir est mesuré comparativement à l’acide ascorbique (antioxydant standard).
D’après le tableau, l’extrait aqueuxdes tubercules représente l’extrait le plus actif avec un
EC50 de l’ordre de 0.018mg/ml puis l’extrait méthanoïque avec 0.048 mg/ml. Ce pouvoir
réducteur reste supérieur à celui du standard (l’acide ascorbique) avec EC50 de 0.009 mg/ml.
Les valeurs d’EC50 obtenus dans ce test montrent que les extraits aqueux et méthanoïque des
tubercules de Buniummauritanicumpossèdent de faibles capacités réductrices, ceci est dû à la
faible teneur en flavonoïdes dans les tubercules étudiés. Cette catégorie de composés actifs
sont signalés dans plusieurs recherches comme les meilleurs antioxydants. Les acides
phénoliques et les diterpènes phénoliques peuvent être aussi impliqués dans cette activité
(Prosper-Cabral et al., 2007). Néanmoins, la variabilité structurale de ces mêmes
flavonoïdes affecte de façon non négligeable cette activité (Marfak, 2003) et à titre indicatif,
les composés les plus actifs sont ceux qui combinent les trois critères suivants :
59
Chapitre II : Résultats et discussion
0,05
0,045
0,04
EC50 (mg/ ml) 0,035
0,03
0,025
0,02
0,015
0,01
0,005
0
extrait MeOH extrait aqueux Acide ascorbique
Extraits et standard
Figure 36 : Effet des deux extraits de Bunium mauritanicum sur les différentes souches
bactériennes testées.
60
Chapitre II : Résultats et discussion
Le tableau ci-dessous représente les résultats de l’activité antibactériennedes deux
concentrations 8 mg/ml et 24 mg/ml de l’extraitaqueux et 4 mg/ml et 16 mg/ml de l’extrait
MeOH issus de notre plante Bunium mauritanicum sur différents germes donne des diamètres
qui varient en fonction de la souche testée.
Tableau 14 : Les diamètres des zones d’inhibitions mesurés en fonctions des différentes
souches bactériennes
Les résultats révèlent des réponses variables en fonction des souches testées et de la
concentration de l’extrait étudié.
Le tableau 14 montre que les deux extraits ont réagi positivement sur les deux souches de
référence :Staphylococcus aureus (ATCC 25923) à Gram positif et Pseudomonas aeruginosa
(ATCC 27853) à Gram négatif. Ce qui confirme que les tubercules de la plante Bunium
mauritanicum est douée de propriétés antibactériennes. Ces dernières possèdent des zones
d’inhibition de diamètresqui varient entre 8 et 12mm pour les concentrations 4, 16mg/ml
d’extrait méthanoïque et entre 7, 15mm pour les concentrations 8, 24mg/ml d’extrait aqueux.
Par contre, la souche de référenceEscherichia Coli (ATCC 25922) se révèle résistante pour
toutes les concentrationsdes deux extraits étudiés.
Les figures ci- dessous représentent les zones d’inhibition (en mm) des souches bactériennes
testées en fonction des deux concentrations des extraits testés.
61
Chapitre II : Résultats et discussion
4 mg/ml 16 mg/ml
16
14
12
10
8
6
4
2
0
Eschirichia Coli Staphylococcus Pseudomonas
aureus aeroginosa
8 mg/ ml 24 mg/ml
A partir des résultats obtenus lors de cette étude, il apparait que l’extrait aqueux est plus
efficace que l’extrait méthanoïque sur les différente
différentess souches bactériennes testées. On trouve
que l’activité antibactérienne variée selon les trois facteurs suivants :
62
Chapitre II : Résultats et discussion
Ainsi que la concentration de l’extrait utilisée.
Figure 39 :Effet
ffet des deux extraits MeOH et aqueux de Bunium mauritanicum sur les
différentes souches bactériennes testées
A partir des résultats obtenus lors de cette étude, il apparait que la variation de l’activité
antimicrobiennee des extraits explique les variations de leurs compositions chimiques. Nos
extraits de Bunium mauritanicum ont été trouvé contenir une quantité de flavonoïdes faible,
faible
alors que dans la littérature, l’activité antibactérienne des extraits de plantes est due,
du à la
présence de ce type de composés chimiques actifs dans leur composition. On peut dire que
Le mécanisme des effets antimicrobiens des polyphénols est sans doute très complexe,
comple peut
être expliquée par le mécanisme de toxicité vis
vis-à-vis des microorganismes
ismes qui se fait soit par
des interactions non spécifiques telles que l'établissement des ponts hydrogènes avec les
protéines des parois cellulaires ou les enzymes, la chélation des ions métalliques, inhibition
du métabolisme bactérien, la séquestration ddee substances nécessaires à la croissance des
bactéries (Karou et al., 2005).
63
Conclusion
Général
Conclusion Général
Perspective :
Ø Cherche si d’autres organes de cette plante sont utilisés en Algérie ou ailleurs pour
élargir le champ de sa valorisation.
Ø Faire une identification totale des molécules bioactives existants dans toutes les
partiesdeBunium mauritanicum par des différentes méthodes physico- chimiques.
Ø Une étude quantitative plus approfondie pour déterminer la teneurd’autres composés
majoritaires.
Ø Ce travail peut être compléter par l’élargissement de l’activité antibactérienne a
d’autre souches cliniques.
Ø Déterminer de nouvelles substances bioactives naturelles pourront répondre
auxdifférents problèmes de la santé et d’être un alternatif des
médicamentssynthétiques.
64
Liste
des Références
Liste des références
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Extrait aqueux
Annexes
Extrait MeOH
Extrait Aqueux
Annexes
Extraits
xtraits aqueux et méthanoïque, des deux concentrations (8 mg/ml, 24 mg/ml de l’extrait
aqueux) et (4 mg/ml, 16 mg/ml de l’extrait MeOH) issus de notre plante + DMSO
Bunium mauritanicum c’est l’une des plusieurs plantes qui ayant à travers l’histoire une
réputation dans le domaine médicale et une ancienne source alimentaire et une culture adaptée
aux régions montagneuses. Dans ce contexte, le présent travail estporté à évaluer l’activité
antioxydante etantibactérienne des extraits des tubercules de cette plante,provenant de la région
d’Ain Babouche de la wilaya d'Oum El Bouaghi.Le rendement de l’extraction par le méthanol est
supérieur (7.81 %)à celui de l’extraction aqueuse (6.79 %). L’analysequantitative des phénols
totaux, a révélé que la concentration la plus élevée est enregistrée pour la fraction méthanoïque
des tubercules (89.442 ± 5.951μg EAG/mg versus 22,365 ± 8,547 μg EAG/mg d’extrait aqueux).
Ainsi, la teneur en flavonoïde est 4,031± 0,141 μg EQ/mg d’extrait MeOH versus 0,832±0,158
μg EQ/mg d’extrait aqueux. Par ailleurs,l’extrait aqueux des tubercules représente le pouvoir
antioxydant le plus important avec un IC50 de 0.14mg/ml versus 0.26mg/ml
d’extraitméthanoïque. Alors que, les deux extraits des tuberculespossèdent de faibles capacités
réductrices par rapport au standard avec des EC50 égale à 0.048 mg/ml pour l’extrait MeOH,
0.018 mg/ml pour l’extrait aqueux et0.009 mg/ml pour l’acide ascorbique. L'activité
antibactérienne a été également testé sur trois souches de références :Escherichia Coli (ATCC
25922), Staphylococcus aureus (ATCC 25923) et Pseudomonas aeroginosa (ATCC 27853),
selon la méthode de diffusion de disque a révélé que les extraits méthanoïque et aqueux de
Bunium mauritanicum ont réagi positivement au moins sur une des souches bactériennesétudiée.
Dans l’ensemble, les résultats obtenus sont prometteurs et ouvrent de nouvelles perspectives
dans le domaine des applications naturelles.
Buniummauritanicumاﻟﺘﻠﻐﻮدة ھﻲ واﺣﺪة ﻣﻦ اﻟﻌﺪﯾﺪ ﻣﻦ اﻟﻨﺒﺎﺗﺎت اﻟﺘﻲ ﻟﮭﺎ ﺗﺎرﯾﺦ طﺒﻲ وﻣﺼﺪر ﻗﺪﯾﻤﻠﻠﻐﺬاء
وﻣﺤﺼﻮل ﺻﺪﯾﻖ ﻟﻠﺠﺒﺎل.ﻓﻲ ھﺬا اﻟﺴﯿﺎق ،ﯾﺘﻢ ﺗﻨﻔﯿﺬ اﻟﻌﻤﻞ اﻟﺤﺎﻟﻲ ﻟﺘﻘﯿﯿﻢ اﻟﻨﺸﺎط اﻟﻤﻀﺎد ﻟﻸﻛﺴﺪة واﻟﻤﻀﺎد
ﻟﻠﺒﻜﺘﯿﺮﯾﺎ ﻟﻤﺴﺘﺨﻠﺼﺎت اﻟﺪرﻧﺎت ﻣﻦ ھﺬا اﻟﻨﺒﺎت ،اﻟﺘﯿﺘﻢ ﺣﺼﺎدھﺎ ﻣﻦ ﻣﻨﻄﻘﺔ ﻋﯿﻦ ﺑﺎﺑﻮش ﺑﻮﻻﯾﺔ أم اﻟﺒﻮاﻗﻲ.
ﻣﺮدود اﻻﺳﺘﺨﻼص ﺑﺎﻟﻤﯿﺜﺎﻧﻮل أﻛﺒﺮ ) (٪ 7.80ﻣﻦ ﻣﺮدود اﻻﺳﺘﺨﻼص اﻟﻤﺎﺋﻲ ) .(٪6.79واظﮭﺮ ﻛﺸﻒ
اﻟﺘﺤﻠﯿﻞ اﻟﻜﻤﻲ ﻟﻠﻔﯿﻨﻮل اﻟﻜﻠﻲ أن أﻋﻠﻰ ﺗﺮﻛﯿﺰ ﺗﻢ ﺗﺴﺠﯿﻠﮫ ﻓﻲ اﻟﻤﺴﺘﺨﻠﺺ اﻟﻤﯿﺜﺎﻧﻮﻟﻲ ﻣﻦ اﻟﺪرﻧﺎت 89،442
5.951±ﻣﯿﻜﺮوﻏﺮام ﻣﻜﺎﻓﺊ ﻟﺤﻤﺾ اﻟﻐﺎﻟﯿﻚ /ﻣﻎ ﻣﻘﺎﺑﻞ 8،547 ± 22،365ﻣﯿﻜﺮوﻏﺮام ﻟﺤﻤﺾ اﻟﻐﺎﻟﯿﻚ /ﻣﻎ
ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔﻟﻤﺴﺘﺨﻠﺺ اﻟﻤﺎﺋﻲ .وﺑﺎﻟﺘﺎﻟﻲ ،ﻓﺈن ﻣﺤﺘﻮى اﻟﻔﻼﻓﻮﻧﻮﯾﺪات ھﻮ 0.141 ± 4.031ﻣﯿﻜﺮوﻏﺮام ﻣﻜﺎﻓﺊ
ﻟﺤﻤﺾ اﻟﻜﺎرﺳﯿﺘﯿﻦ /ﻣﻎ ﻣﻨﺎﻟﻤﺴﺘﺨﻠﺺ اﻟﻤﯿﺜﺎﻧﻮﻟﻲ ﻣﻘﺎﺑﻞ 0.158 ± 0.832ﻣﯿﻜﺮوﻏﺮام ﻣﻜﺎﻓﺊ ﻟﺤﻤﺾ
اﻟﻜﺎرﺳﺘﯿﻦ /ﻣﻎ ﻣﻦ اﻟﻤﺴﺘﺨﻠﺺ اﻟﻤﺎﺋﻲ .ﺑﺎﻹﺿﺎﻓﺔ إﻟ ﺬﻟﻚ ،ﯾﻤﺜﻞ اﻟﻤﺴﺘﺨﻠﺺ اﻟﻤﺎﺋﻲ ﻟﻠﺪرﻧﺎت أھﻢ ﻗﻮة ﻣﻀﺎدة
ﻟﻸﻛﺴﺪة ﻣﻊ IC50ﺑﻘﯿﻤﺔ 0.14ﻣﻎ /ﻣﻠﻤﻘﺎﺑﻞ 0.26ﻣﻎ /ﻣﻠﻤﻦ اﻟﻤﺴﺘﺨﻠﺺ اﻟﻤﯿﺜﺎﻧﻮﻟﻲ .ﻓﻲ ﺣﯿﻦ أن ﻣﺴﺘﺨﻠﺼﻲ
اﻟﺪرﻧﺎت ﯾﺘﻤﺘﻌﺎن ﺑﻘﺪرة ارﺟﺎﻋﯿﺔ ﻣﻨﺨﻔﻀﺔ ﺣﯿﺚ ﻗﺪرت ﻗﯿﻢ اﻟﺘﺮاﻛﯿﺰ اﻟﻔﻌﺎﻟﺔ ب 0.048ﻣﻎ /ﻣﻠﻠﻤﺴﺘﺨﻠﺺ
اﻟﻤﯿﺜﺎﻧﻮﻟﻲ 0.018 ،ﻣﻎ /ﻣﻠﻠﻠﻤﺴﺘﺨﻠﺺ اﻟﻤﺎﺋﻲ و 0.009ﻣﻎ /ﻣﻠﻠﺤﻤﺾ اﻻﺳﻜﻮرﺑﯿﻚ.
ﺗﻢ اﺧﺘﺒﺎر اﻟﻨﺸﺎط اﻟﻤﻀﺎد ﻟﻠﺒﻜﺘﯿﺮﯾﺎ أﯾﻀًﺎ ﻋﻠﻰ ﺛﻼث ﺳﻼﻻت ﺑﻜﺘﯿﺮﯾﺔEscherichia coli (ATCC :
) Staphylococcus aureus (ATCC 25923)،25922و Pseudomonas aeroginosa (ATCC
) ، 27853وﻓﻘًﺎ ﻟﻄﺮﯾﻘﺔﻧﺸﺮ اﻟﻘﺮص اﻟﺘﻲ ﻛﺸﻔﺖ أن اﻟﻤﺴﺘﺨﻠﺼﺎت اﻟﻤﯿﺜﺎﻧﻮﻟﯿﺔواﻟﻤﺎﺋﯿﺔ ﺗﻔﺎﻋﻠﺒﺸﻜﻞ إﯾﺠﺎﺑﻲ ﻋﻠﻰ
اﻷﻗﻞ ﻋﻠﻰ واﺣﺪةﻣﻦ اﻟﺴﻼﻻت اﻟﺒﻜﺘﯿﺮﯾﺔ اﻟﺘﻲ ﺗﻤﺖ دراﺳﺘﮭﺎ .ﻋﻤﻮﻣﺎ ،ﻓﺈن اﻟﻨﺘﺎﺋﺞ اﻟﺘﻲ ﺗﻢ اﻟﺤﺼﻮل ﻋﻠﯿﮭﺎ ھﻲ
واﻋﺪة وﺗﻔﺘﺢ آﻓﺎق ﺟﺪﯾﺪة ﻓﻲ ﻣﺠﺎل اﻟﺘﻄﺒﯿﻘﺎت اﻟﻄﺒﯿﻌﯿﺔ.
اﻟﻜﻠﻤﺎت اﻟﻤﻔﺘﺎﺣﯿﺔ Bunium mauritanicum :اﻟﻔﺤﺺ اﻟﻜﯿﻤﯿﺎﺋﻲ اﻟﻨﺒﺎﺗﻲ ،اﻟﻤﺮﻛﺒﺎت اﻟﻔﯿﻨﻮﻟﯿﺔ ،
اﻟﻔﻼﻓﻮﻧﻮﯾﺪات ،اﻟﻨﺸﺎط اﻟﻤﻀﺎد ﻟﻸﻛﺴﺪة ،اﻟﻨﺸﺎط اﻟﻤﻀﺎد ﻟﻠﺒﻜﺘﯿﺮﯾﺎ.