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Stratégies argumentatives et rhétoriques

Le document présente différentes stratégies argumentatives et tactiques de combat rhétorique employées dans un texte de Olympe de Gouges. Il détaille également des questions posées pour analyser le texte de Gouges ainsi que des extraits du Discours sur l'origine de l'inégalité de Rousseau servant de comparaison.

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Stratégies argumentatives et rhétoriques

Le document présente différentes stratégies argumentatives et tactiques de combat rhétorique employées dans un texte de Olympe de Gouges. Il détaille également des questions posées pour analyser le texte de Gouges ainsi que des extraits du Discours sur l'origine de l'inégalité de Rousseau servant de comparaison.

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Stratégies argumentativesStratégies

argumentatives et tactiques de combat | et


tactiques de combat
Les mots soulignés sont définis dans le glossaire (► p. 177 à 179).
Comment servir une « si belle cause » (p. 27) ?
Déclarer et proposer Une déclaration solennelle Question 1 À partir de l'étude linéaire page 72,
montrez en quoi le préambule opère une rupture de ton par rapport à l'adresse faite aux hommes (►
p. 29 et 30). Commentez notamment le lexique (niveau de langue, champs
lexicaux dominants), la syntaxe et la ponctuation. Question 2 En vous aidant du glossaire, montrez
en quoi la Déclaration cherche à déployer une parole performative et relève du genre de la
harangue. Écrire la loi Question 1 Diriez‑vous que la Déclaration de Gouges est un
pastiche ? une parodie ? une réécriture ? une usurpation ? une
subversion ? Définissez chacun des termes et justifiez vos choix. Question 2 Synthétisez vos
propos en montrant d'une part l'originalité et la force rhétorique de cette Déclaration, d'autre part
l'audace qu'elle constitue. Reportez‑vous aux pages 57 à 61 pour nourrir
votre réflexion. Critiquer mais surtout proposer Question 1 Quelles propositions contiennent la
Déclaration et la « Forme du contrat social » (► p. 44 à p. 49) ?
Repérez‑en trois et montrez comment elles s'inscrivent dans un débat de société qui traverse
l'époque d'Olympe de Gouges. Question 2 Page 46 et page 47, quel verbe est répété
quatre fois ? Pourquoi cette insistance, selon vous ?
Impliquer et attaquer Une prise de parole adressée Question 1 « Homme, es‑tu
capable d'être juste ? » ; « Femme, réveille‑toi » :
relisez attentivement ces passages et aidez‑vous de l'étude linéaire page 74 pour
repérer le type d'adresse et les procédés de la modalisation à l'œuvre (questions oratoires, mode
verbal dominant, ponctuation expressive, lexique, etc.). Question 2 Lisez le texte de Rousseau.
Quelles ressemblances et quelles différences observez‑vous entre Rousseau et Gouges quant
à l'implication de leurs destinataires et l'exposition de leur projet ? C'est de l'homme que j'ai à
parler, et la question que j'examine m'apprend que je vais parler à des hommes ;- car
on n'en propose point de semblables quand on craint d'honorer la vérité. Je défendrai donc avec
confiance la cause de l'humanité devant les sages qui m'y invitentAvec cet essai, Rousseau répond à
un sujet de concours proposé par l'Académie de Dijon : « Quelle est l'origine de
l'inégalité parmi les hommes, et si elle est autorisée par la loi naturelle. »1, et je ne serai pas
mécontent de moi‑même si je me rends digne de mon sujet et de mes juges. Je conçois dans
l'espèce humaine deux sortes d'inégalités : l'une, que j'appelle naturelle ou physique, parce
qu'elle est établie par la nature, et qui consiste dans la différence des âges, de la santé, des forces du
corps et des qualités de l'esprit ou de l'âme ; l'autre qu'on peut appeler inégalité morale ou
politique parce qu'elle dépend d'une sorte de convention, et qu'elle est établie ou du moins autorisée
par le consentement des hommes. Celle‑ci consiste dans les différents privilèges dont
quelques‑uns jouissent au préjudice des autres, comme d'être plus riches, plus honorés, plus
puissants qu'eux, ou même de s'en faire obéir. [...] De quoi s'agit‑il donc précisément dans
ce discours ? De marquer dans le progrès des choses le moment où, le droit succédant à la
violence, la nature fut soumise à la loi ; d'expliquer par quel enchainement de prodiges le fort
put se résoudre à servir le faible, et le peuple à acheter un repos en idéeThéorique. 2 au prix d'une
félicité réelle. [...] Ô homme, de quelque contrée que tu sois, quelles que soient tes opinions,
écoute : voici ton histoire, telle que j'ai cru la lire, non dans les livres de tes semblables, qui
sont menteurs, mais dans la nature, qui ne ment jamais. Tout ce qui sera d'elle sera vrai ; il
n'y aura de faux que ce que j'y aurai mêlé du mien sans le vouloir. Les temps dont je vais parler sont
bien éloignés : combien tu as changé de ce que tu étaisPar rapport à ce que tu étais (à
l'origine de l'humanité).3 ! C'est, pour ainsi dire, la vie de ton espèce que je te vais décrire
d'après les qualités que tu as reçues, que ton éducation et tes habitudes ont pu dépraver, mais
qu'elles n'ont pu détruire. Jean‑Jacques Rousseau,Discours sur l'origine et les fondements de
l'inégalité parmi les hommes, Préambule de la Première partie, 1755 1. Avec cet essai, Rousseau
répond à un sujet de concours proposé par l'Académie de Dijon : « Quelle est l'origine
de l'inégalité parmi les hommes, et si elle est autorisée par la loi naturelle. » 2. Théorique. 3.
Par rapport à ce que tu étais (à l'origine de l'humanité). Des attaques ad hominem ? Question
1 Pages 29-30 et pages 45-46, repérez à qui s'adresse Olympe de Gouges Question 2 Quel type de
vocabulaire est employé pour décrire ses adversaires ? Question 3 Comment met‑elle
au jour les contradictions de ses détracteurs ?
Convaincre et persuader Raisonner pour convaincre Question 1 En vous aidant du glossaire,
montrez quels types d'arguments sont employés aux pages 35 à 37 puis de la
page 47 à la page 49. Question 2 Gouges emploie‑t‑elle à
chaque fois le même type de raisonnement pour chercher à convaincre ? Émouvoir pour
persuader Question 1 À quels endroits du texte l'autrice recourt‑elle à la tonalité
pathétique ? Question 2 Comment donne‑t‑elle à voir l'injustice subie par les
femmes ? Question 3 Adopte‑t‑elle la même stratégie pour défendre le statut
des hommes de couleur ? Expliquez. Question 4 Lisez le texte de Diderot. Dans quelle
mesure déploie‑t‑il une persuasion semblable à celle dont se sert Gouges ?
Écoutez le discours d'une Indienne des rives de l'OrénoqueFleuve d'Amérique du Sud.1 ; et
écoutez‑le, si vous le pouvez, sans en être ému. Le missionnairePrêtre envoyé en mission. 2
jésuite, Gumilla, lui reprochait d'avoir fait mourir une fille dont elle était accouchéeDont elle avait
accouché.3, en lui coupant le nombril trop court : « Plût à Dieu, Père, lui
dit‑elle, plût à Dieu qu'au moment où ma mère me mit au monde, elle eût eu assez d'amour
et de compassion, pour épargner à son enfant tout ce que j'ai enduré et tout ce que j'endurerai
jusqu'à la fin de mes jours ! Si ma mère m'eût étouffée en naissant, je serais morte ;
mais je n'aurais pas senti la mort, et j'aurais échappé à la plus malheureuse des conditions. Combien
j'ai souffert ! et qui sait ce qui me reste à souffrir jusqu'à ce que je meure ?
Représente‑toi bien, Père, les peines qui sont réservées à une Indienne parmi ces Indiens. Ils
nous accompagnent dans les champs avec leur arc et leurs flèches. Nous y allons, nous, chargées
d'un enfant qui pend à nos mamelles, et d'un autre que nous portons dans une corbeille. Ils vont tuer
un oiseau, ou prendre un poisson. Nous bêchons la terre, nous ; et après avoir supporté toute
la fatigue de la culture, nous supportons toute celle de la moisson. Denis Diderot, Sur les femmes,
1772 1. Fleuve d'Amérique du Sud. 2. Prêtre envoyé en mission. 3. Dont elle avait accouché.
Oratrice, autrice et combattante
Une narratrice Question 1 a) En quoi la dernière partie de l'œuvre
relève‑t‑elle de l'anecdote ? b) Quelle expression l'autrice
emploie‑t‑elle pour qualifier cet ajout ? Jugez‑vous cela
surprenant ? Justifiez votre réponse. Question 2 En quoi cette anecdote est‑elle
un récit plaisant ? Justifiez en relevant des éléments précis, que vous analyserez. Question
3 a) Pourquoi l'autrice s'est‑elle autorisée ce récit, selon vous ?
b) Quelle image donne‑t‑il d'elle‑même ? Question
4 Dans quelle mesure ce récit sert‑il l'argumentation déployée par l'autrice dans
l'ensemble de l'œuvre ?
Une oratrice Question 1 À partir de vos lectures linéaires et en relisant le début de chaque
partie de l'œuvre, identifiez les différents procédés d'écriture relevant de l'oralité. Dans quelle
mesure cette œuvre s'inscrit‑elle dans la tradition rhétorique du discours ? Question
2 a) À quels endroits de l'œuvre le terme « énergie » est‑il
employé ? Pourquoi, selon vous ? b) Lisez la définition de ce terme proposée
dans le glossaire (p. 178). En quoi est‑elle pertinente pour désigner aussi le style
d'Olympe de Gouges ? Question 3Texte‑écho 1 • Quels points
communs relevez‑vous entre cet extrait et l'œuvre étudiée (thème principal, arguments,
procédés utilisés) ? Question 4 Rédigez un paragraphe récapitulatif d'une dizaine de lignes
mettant en évidence le fait que l'autrice déploie une parole éloquente (p. 177).
Une écrivaine au travail Question 1 a) Dans quelle partie du texte se situe
l'autoportrait de Gouges en écrivaine ? b) Quelles actions sont précisément
décrites ? Est‑ce ainsi que vous vous représentez en premier lieu le travail d'un
écrivain ? Question 2 Pourquoi l'autrice a‑t‑elle fait ce choix selon
vous ? Justifiez votre réponse en faisant un lien avec le contexte révolutionnaire.
Bilan Rédigez une synthèse en employant les expressions‑clés contenues dans ce nuage de
mots. Vous pouvez les reformuler. plume mise en scène de
soi tonalités publication femme de lettres porte‑parole des
femmes écrits variés théâtralisation femme dans son
époque narration tribune éloquence
Texte-écho 1 Ô ! femmes, approchez et venez m'entendre. Que votre curiosité, dirigée une
fois sur des objets utiles, contemple les avantages que vous avait donnés la nature et que la société
vous a ravisVolés.1. Venez apprendre comment, nées compagnes de l'homme, vous êtes devenues
son esclave ; comment, tombées dans cet état abject, vous êtes parvenues à vous y plaire, à le
regarder comme votre état naturel ; comment enfin, dégradées de plus en plus par votre
longue habitude de l'esclavage, vous en avez préféré les vices avilissantsDégradants, humiliants.2,
mais commodes, aux vertus plus pénibles d'un être libre et respectable. Si ce tableau fidèlement
tracé vous laisse de sang‑froid, si vous pouvez le considérer sans émotion, retournez à vos
occupations futiles. Le mal est sans remède, les vices se sont changés en mœursCette phrase est une
citation partielle du philosophe latin Sénèque : « Le mal est sans remède quand les
vices se sont changés en mœurs » (Lettres à Lucilius, lettre XXXIX).3. Mais si au récit
de vos malheurs et de vos pertes, vous rougissez de honte et de colère, si des larmes d'indignation
s'échappent de vos yeux, si vous brûlez du noble désir de ressaisir vos avantages, de rentrer dans la
plénitude de votre être, ne vous laissez plus abuser par de trompeuses promesses, n'attendez point
les secours des hommes auteurs de vos maux : ils n'ont ni la volonté ni la puissance de les
finir. Et comment pourraient‑ils former des femmes devant lesquelles ils seraient forcés de
rougir ? Apprenez qu'on ne sort de l'esclavage que par une grande révolution. Cette
révolution est‑elle possible ? C'est à vous seules à le dire puisqu'elle dépend de votre
courage. Choderlos de Laclos Des Femmes et de leur éducation, 1783 1. Volés.
2. Dégradants, humiliants. 3. Cette phrase est une citation partielle du philosophe latin
Sénèque : « Le mal est sans remède quand les vices se sont changés en mœurs »
(Lettres à Lucilius, lettre XXXIX).
Écrire pour agir ? Parole véhémente, parole agissante
Combattre, mais jusqu'à quel point ? Question 1 À quel endroit de l'œuvre Olympe de
Gouges condamne‑t‑elle précisément la violence ? Expliquez le contexte de
ses réflexions. Question 2 Texte‑écho 2 • Montrez en quoi le
combat mené par l'autrice s'appuie sur le sens figuré du verbe « combattre ». Question
3 Lisez la réfutation qu'adresse Toussaint Louverture à Vienot‑Vaublanc, page 108.
Dans quelle mesure sa condamnation rejoint‑elle la posture modérée d'Olympe de
Gouges ?
Texte-écho 2
Olympe de Gouges, Zamore et Mirza, préface à l'édition de 1792
C'est à vous, actuellement, esclaves, hommes de couleur, à qui je vais parler ; j'ai peut-être des
droits incontestables pour blâmer votre férocité : en imitant les tyrans, vous les justifiez. La plupart
de vos maitres étaient humains et bienfaisants et dans votre aveugle rage vous ne distinguez pas les
victimes innocentes de vos persécuteurs. Les hommes n'étaient pas nés pour les fers et vous prouvez
qu'ils sont nécessaires. [...] Quelle cruauté ! quelle inhumanité ! Ah ! combien vous faites gémir
ceux qui voulaient vous préparer, par des moyens tempérés, un sort plus doux, un sort plus digne
d'envie que tous ces avantages illusoires avec lesquels vous ont égarés les auteurs de calamités de la
France et de l'Amérique. La tyrannie vous suivra, comme le crime s'est attaché à ces hommes
pervers. Rien ne pourra vous accorder entre vous. Redoutez ma prédiction, vous savez si elle est
fondée sur des bases vraies et solides. C'est d'après la raison, d'après la justice divine, que je
prononce mes oracles. Je ne me rétracte point : j'abhorre vos tyrans, vos cruautés me font horreur.

Ah ! si mes conseils vont jusqu'à vous, si vous en reconnaissez tout l'avantage, j'ose croire qu'ils
calmeront vos esprits indomptés et vous ramèneront à une concorde indispensable au bien de la
colonie et à vos propres intérêts. Ces intérêts ne consistent que dans l'ordre social, vos droits [ne
consistent que] dans la sagesse de la loi ; cette loi reconnait tous les hommes frères ; cette loi
auguste que la cupidité avait plongée dans le chaos est enfin sortie des ténèbres. [...]

Se faire entendre
Si l'amour-propre l'emporte sur la raison, Messieurs, vous allez condamner cet écrit.
[Mais si l'auteur1] a employé le ton impératif de son sexe, c'est qu'il a senti qu'aux
grands maux, il fallait apposer les grands remèdes.
Olympe de Gouges, Le Cri du sage, par une femme, mai 1789.

1. Ici Gouges parle d'elle à la troisième personne et au masculin.


Question 1
a) Quel sens donnez-vous au mot « publier » ?

b) Quel est son sens étymologique ?

c) Pour Olympe de Gouges, pourquoi est-il si important de publier ?

Question 2
Olympe de Gouges est considérée comme la première femme à se servir d'affiches pour exprimer
ses idées. Que révèle cette pratique, selon vous ?

Question 3
Après avoir consulté le prolongement artistique et culturel (►
p. 166-167
), montrez comment cette pratique initiée par Gouges se poursuit et se transforme à travers les
époques. Créez une fiche de synthèse ou une carte mentale.

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