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loi organique relative aux lois de finances EXPOSE DES MOTIFS La loi organique n°2011-15 du 8 juillet 2011 relative aux lois de finances (LOLF) a internalisé dans le droit positif sénégalais ta directive communautaire n° 06/CM/2009 du 26 juin 2009 relative aux lois de finances. A exception de la mise en ceuvre de la déconcentration de rordonnancement des dépenses, de la comptabilité patrimoniale en droits constatés et des programmes budgétaires, prévue en janvier 2020, les dispositions de fa LOLF sont effectives depuis 2013. Les réformes majeures de cette loi organique devaient entrer en vigueur au Ler janvier 2017 mais la loi organique n°2016-34 du 23 décembre 2016 en a reporté la date d'application au Jer janvier 2020. Ce report résultait de la décision que les ministres des finances des pays de 'Union ont prise en novembre 2016, au regard des résultats trés mitigés de 'évaluation conduite par fa Commission de 'UEMOA sur état de la transposition et de la mise en application des directives communautaires. Le ministre chargé des finances a ainsi mis & profit ce délai de trois ans pour compléter le cadre légal et réglementaire des finances publiques de |’Etat, concernant. notamment les modalités de fixation des programmes et des dotations, les attributions et les conditions de nomination de leurs respansables, ainsi que les régles relatives 4 la préparation et a l'exécution du budget de lEtat. En outre, le décret n°2012-673 du 04 juillet 2012 portant nomenclature budgétaire de I'Etat a été modifié pour apporter des améliorations sur les classifications économiques des recettes et des dépenses ct assurer leur cohérence avec le plan comptable de Etat. Le présent projet de loi organique a pour objet d’abroger et de remplacer la loi organique n® 2011-15 du 08 juillet 2011 relative aux lois des finances, modifiée par la loi organique n°2016-34 du 23 décembre 2016, et d'apporter les dernigres améliorations nécessaires permettant son application au Ler janvier 2020. Ces modifications s’accompagnent en outre d'une série de décrets et d’arrétés d'application en vue de préciser certaines notions de la loi organique, concernant notamment les régles afférentes a la gestion budgétaire de IEtat et au rdle de ses acteurs, a la comptabilité générale et patrimoniale, au contréle interne et de gestion, fa déconcentration de Yordonnancement, etc, Le présent projet de loi organique comporte neufs titres : - le titre I qui présente les dispositions générales ; le titre TI qui définit le domaine et la classification des lois de finances ; - lettre II qui fixe le contenu des lois de finances ; - le titre IV qui définit le format de présentation des lois de finances ; fe titre V qui traite du cadrage macraéconomique des lois de finances ; le titre VI qui détermine la procédure d’élaboration et de vote des lois de finances ; - Ie titre VII qui définit les régles fondamentales de mise en oeuvre des budgets publics ; - le titre VIII qui énonce tes contréles exercés par I'Assemblée nationale et la Cour des Comptes sur les finances publiques ; = te titre IX qui énonce les dispositions transitoires et finales. Telle est l'économie du présent projet de loi organique. REPUBLIQUE DU SENEGAL Un Peuple-Un But-Une Foi Loi organique n° 2020-07 abrogeant et remplagant la loi organique n°2011-15 du 08 juillet 2011 relative aux lols de finances, modifiée par la loi organique n°2016-34 du 23 décembre 2016 L’Assembiée nationale a adopté, en sa séance du lundi 03 février 2020 ; Le Conseil constitutionnel a déclaré conforme & la Constitution, par sa Décision n°1/C 20 du 24 février 2020 ; Le Président de la République promulgue la loi organique dont la teneur suit : TITRE PREMIER. - Dispositions générales Article premier. — La présente loi organique fixe les régles relatives au contenu, & la présentation, a |’élaboration, 8 adoption, a ’exécution et au contrdle des lois de finances. Elle détermine les conditions dans lesquelles est arrétée la politique budgétaire 4 moyen terme pour les finances publiques de |'Etat et des autres organismes publics. Elle énonce les principes relatifs 8 Vexécution des budgets publics et 8 la comptabilité publique et aux responsabilités des agents publics intervenant dans la gestion des finances publiques. Article 2.- Les modalités d’application des dispositions de la présente loi organique sont définies dans des textes subséquents, notamment : - le décret portant réglement général sur la comptabilité publique ; ~ le décret relatif a la gestion budgétaire de I’Etat ; ~ le décret portant nomenclature budgétaire de l'Etat ; ~ le décret portant plan comptable de l'état ; - le décret portant tableau des opérations financiéres de Etat. TITRE II.- DU DOMAINE ET DE LA CLASSIFICATION DES LOIS DE FINANCES Article 3.- Les lois de finances déterminent la nature, le montant et I’affectation des ressources et des charges de |’Etat ainsi que l’équilibre budgétaire et financier qui en résulte, compte tenu de la situation et des objectifs macro-économiques de I’Etat et des obligations du Pacte de convergence, de stabilité, de croissance et de solidarité des Etats membres de I'UEMOA. Les dispositions relatives & I’assiette, au taux et aux modalités de recouvrement des impositions de toute nature, qu’elles soient pergues par I'Etat ou affectées & d'autres organismes publics, sont du domaine de Ia loi. Article 4.- Aucune recette ne peut étre liquidée ou encaissée, aucune dépense publique ne peut étre engagée ou payée si elle n’a été au préalable autorisée par une loi de finances. Toutefois, conformément aux alinéas 3 et 4 de article 5, des recettes non prévues par une loi de finances initiale peuvent étre liquidées ou encalssées & condition d’étre autorisées par un décret et régularisées dans la plus prochaine loi de finances. Lorsque des dispositions d’ordre législatif ou réglementaire doivent entrainer des charges nouvelles, ou des pertes de ressources, aucun projet de loi ne peut étre voté, aucun acte réglementaire ou conventionnel ne peut étre signé tant que ces charges ou 1 pertes de ressources n’ont pas été prévues, évaluées et soumises l’avis conforme du Ministre chargé des Finances. Article 5. - Ont le caractére de lois de finances : la loi de finances de année ; les lois de finances rectificatives ; ta loi de réglement. La loi de finances de l'année prévoit et autorise, pour chaque année civile, l'ensemble des ressources et des charges de |Etat. Les lois de finances rectificatives modifient, en cours d’année, les dispositions de fa loi de finances de l'année. La loi de réglement constate les résultats financiers de chaque année civile et rend compte de I'exécution du budget ainsi que de l'utilisation des crédits. TITRE III. - DU CONTENU DES LOIS DE FINANCES. Chapitre premier. - Des ressources et des charges de I’Etat Article 6. - Les ressources et les charges de I’Etat sont constituées de recettes et de dépenses budgétaires ainsi que de ressources et de charges de trésorerie. Article 7. - La loi de finances de l'année contient le budget de l’Etat pour l’année civile. Le budget décrit les recettes et les dépenses budgétaires autorisées par la loi de finances. Section premiere. - Des recettes et des dépenses budgétaires de I’Etat Article 8. - Les recettes budgétaires de "Etat comprennent : les impéts, les taxes ainsi que le produit des amendes ; les rémunérations des services rendus et les redevances ; les fonds de concours, dons et legs ; - les revenus des domaines, des participations financiéres et la part de I'Etat dans les bénéfices des entreprises publiques ; - les remboursements des préts et avances ; les retenues et cotisations sociales établies 4 son profit ; - _ les produits divers. Article 9. - L'autorisation de percevoir les impéts est annuelle. Le rendement des impéts dont le produit est affecté a I’Etat est évalué par les lois de finances. Les taxes parafiscales percues dans un intérét économique ou social au profit d'une personne morale de droit public ou privé autre que Etat, les collectivités territoriales et leurs établissements publics administratifs, sont établies par décret pris sur le rapport du Ministre chargé des Finances et du Ministre concerné. La perception de ces taxes au-delé du 31 décembre de l'année de leur établissement est autorisée chaque année par une loi de finances. Article 10, - La rémunération des servites rendus par I'Etat ne peut étre établie et pergue que si elle est instituée par décret pris sur rapport conjoint du Ministre chargé des Finances et du Ministre concerné. Le produit des amendes, des rémunérations pour services rendus, les revenus du domaine et des participations financiéres, la part de [Etat dans les bénéfices des entreprises publiques et le montant des produits divers sont prévus et évalués par la loi de finances de l’anné Article 11. - Les dépenses budgétaires de l'Etat comprennent : - les dépenses ordinaires ; - les dépenses en capital. Les dépenses ordinaires sont constitudes : - des dépenses de personnel ; - des charges financiéres de la dette ; - des dépenses d’acquisition de biens et services ; - des dépenses de transfert courant ; - des dépenses en atténuation de recettes. Les dépenses en capital comprennent : - les dépenses dinvestissement exécutées par !Etat ; - les dépenses de transfert en capital. Article 12. - Les lois de finances répartissent les crédits budgétaires qu’elles ouvrent entre les différents ministéres et institutions constitutionnelles. A Vintérieur des ministéres, ces crédits sont décomposés en programmes, sous réserve des dispositions de l'article 14 de la présente loi organique. Les crédits budgétaires alloués aux institutions constitutionnelles sont regroupés en dotations, lorsqu’ils sont directement destinés 4 l'exercice de leurs missions constitutionnelles. Toutefois, ils sont répartis en programme, lorsqu‘lls concourent a la réalisation d'une politique publique Un programme regroupe les crédits destinés 4 mettre en ceuvre une action ou un ensemble cohérent d'actions représentatif d'une politique publique clairement définie dans une perspective de moyen terme. Chaque programme est assorti d’objectifs précis, arrétés en fonction de finalités d'intérét général et des résultats attendus. Ces résultats, mesurés notamment par des indicateurs de performance, font l'objet dévaluations réguiiéres et donnent lieu 4 un rapport de performance élaboré en fin d’exercice par les ministéres et institutions constitutionnelles concernés. Un programme peut regrouper, tout ou partie des crédits d'une direction, d'un service, d'un ensemble de directions ou de services d’un méme ministére. Les crédits de chaque programme ou dotation sont décomposés selon leur nature en crédits de personne! ; - _ biens et services ; - investissement ; - _ transferts courants ; - transferts en capital. Les crédits de personnel sont assortis, par ministére et institution constitutionnelle, de plafonds d’autorisation d’emplois rémunérés par I'Etat. Les crédits sont spécialisés par programme ou dotation. Article 13. - Les responsables de programme sont nommés par arrété du Ministre ou décision du Président c‘institution constitutionnelle dont ils relevent. Uacte de nomination précise, le cas échéant, les conditions dans lesquelles les compétences d’ordonnateur leur sont déléguées, ainsi que les modalités de gestion du programme. Sur la base des objectifs généraux fixés par le Ministre ou le Président diinstitution constitutionnelle, ie responsable de programme détermine les objectifs spécifiques, affecte les moyens et contréle les résultats des services chargés de la mise en ceuvre du programme. Il s‘assure du respect des dispositifs de contréle interne et de contréle de gestion. Les modalités de mise en ceuvre des contréles budgétaires et comptables prévus par la présente loi organique ainsi que par le décret portant réglement général sur la comptabilité publique tiennent compte tant de la qualité et de efficacité du contréle interne que du contréle de gestion pour chaque programme. Sans préjudice de leurs missions de contréle et de verification de la régularité des opérations financiéres, les corps et organes de contréle, notamment la Cour des Comptes, contrélent les résultats des programmes et en évaluent efficacité, l'économie et lefficience. Article 14. - Les crédits budgétaires non répartis en programme sont répartis en dotations. Chaque dotation regroupe un ensemble de crédits globalisés destinés & couvrir des dépenses spécifiques auxquelles ne peuvent étre directement associés des objectifs de politiques publiques ou des critéres de performance. Font l'objet de dotations : les crédits destinés aux institutions constitutionnelles qui couvrent les dépenses de personnel, de biens et services, de transfert et d’investissement directement nécessaires a lexercice de leurs fonctions constitutionnelles ; les crédits globaux pour des dépenses accidentelles et imprévisibles ; les crédits destinés aux charges communes ; les crédits destinés & couvrir les défauts de remboursement ou appels en garantie intervenus sur les comptes d'avances, de préts, davals, et de garanties ; les charges financiéres de la dette de I'Etat. Article 15. - Les crécits répartis en programe ou en dotation et décomposés par nature conformément aux dispositions des articles 12 et 14 de la présente loi organique constituent des plafonds de dépense qui s‘imposent dans lexécution de la loi de finances aux ordonnateurs ainsi qu’aux comptables Toutefois, a lintérieur d'un méme programme ou dotation, les ordonnateurs peuvent, en cours d’exécution, modifier fa nature des crédits pour les utiliser, sis sont libres d'emploi dans les cas ci-aprés : - des crédits de personnel, pour majorer les crédits de biens et services, de transfert ou d’investissement ; - des crédits de biens et services et de transfert, pour majorer les crédits Giinvestissement. Ces modifications sont décidées par arrété du Ministre ou décision du Président diinstitution constitutionnelle concerné, Il en informe le Ministre chargé des Finances. Article 16. - Le budget général de |'Etat, les budgets annexes et les comptes spéciaux du Trésor sont présentés selon les classifications administrative, par programme, fonctionnelle et économique de la nomenctature budgétaire de l'etat. La nomenclature budgétaire de |’Etat est construite dans le respect des articles 8, 11, 12, 14 et 15 de la présente loi organique. Article 17. - Les crédits ouverts par les lois de finances sont constitués d’autorisations d’engagement et de crédits de paiement applicables aux dépenses d'investissement & compter de 2020 et aux autres catégories de dépenses 3 partir de 2021, dans les conditions fixées par décret. Article 18. - Les autorisations d’engagement constituent fa limite supérieure des dépenses pouvant étre juridiquement engagées au cours de I’exercice. Pour les dépenses de personnel, I'autorisation d’engagement couvre ie montant global des crédits ouverts par la loi de finances. Pour les dépenses d’acquisition de biens et services, de transferts ou diinvestissement directement exécutées par |’Etat, l'autorisation d’engagement couvre une unite indivisible formant un ensemble cohérent et de nature a étre mise en ceuvre sans dépense complémentaire. Pour les contrats de partenariats publics-privés, par lesquels I'Etat confie a un tiers le financement, a réalisation, la maintenance ou exploitation _d’opérations dinvestissements d’intérét public, les autorisations d’engagement couvrent, dés l'année ou les contrats sont conclus, la totalité de I’engagement juridique. Article 19. - Les crédits de paiement constituent la limite supérieure des dépenses pouvant étre ordonnancées ou payées au cours de I’exercice. Article 20. - Toutes les autorisations d’engagement et tous les crédits de paiement ainsi que les plafonds d’autorisation d’emplois rémunérés par I’Etat sont limitatifs. Sauf dispositions spéciales d’une loi de finances prévoyant un engagement par anticipation sur les crédits de année suivante, les dépenses sur crédits limitatifs ne peuvent étre engagées et ordonnancées que dans la limite des crédits ouverts. Par exception aux dispositions de !’alinéa premier du présent article, les crédits relatifs aux charges financiéres de la dette et aux frais d’actes et de contentieux sont évaluatifs. Ces crédits évaluatifs s‘imputent, au besoin, au-dela de la dotation qui les concerne. ‘Avant la cléture de la gestion, les dépassements éventuels font objet d’un abondement de crédits 4 due concurrence. Les dépassements de crédits évaluatifs font objet de proposition d’owverture de crédits dans la plus prochaine loi de finances. Article 21. - Des transferts et des virements de crédits peuvent, en cours dexercice, modifier la répartition des crédits budgétaires entre programmes. Les transferts de crédits peuvent modifier la répartition des crédits budgétaires entre programmes de ministéres distincts dans la mesure ou lemploi des crédits ainsi transférés, pour un objet déterming, correspond a des actions du programme dorigine. Les transferts de crédits sont autorisés par décret, sur rapport conjoint du Ministre chargé des Finances et des Ministres concernés. Les virements de crédits modifient la répartition des crédits budgétaires entre programmes d’un méme ministre ou d'une méme institution constitutionnelle. Sils ne changent pas la nature de la dépense selon les catégories définies a l'alinéa 7 de article 12 de la présente loi organique, ils sont pris par arrété conjoint du Ministre chargé des Finances et de ordonnateur principal concerné. Dans le cas contraire, ils sont autorisés par décret sur rapport conjoint du Ministre chargé des Finances et de lordonnateur principal concerné. Le montant annuel cumulé des virements et transferts affectant un programme ne peut dépasser dix pour cent (10 %) des crédits votés de ce programme, sauf nécessité impérieuse. A Yexception des crédits globaux pour des dépenses accidentelles et imprévisibles, aucun transfert ni virement ne peut étre opéré entre une dotation et un programme. Article 22. - La répartition par programme ou dotations des crédits globaux pour des dépenses accidentelles et imprévisibles se fait par arrété du Ministre chargé des Finances. ‘Aucune dépense ne peut étre directement imputée sur ces crédits globaux. Article 23. - En cas d'urgence ou de nécessité impérieuse d'intérét national, des crédits supplémentaires peuvent étre ouverts par décret d’avances. L’Assemblée nationale est immédiatement informée et les crédits ouverts sont ratifiés par la plus prochaine loi de finances.

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