Cours : TELEINFORMATIQUE ENSEIGNANT : M.
EKPINDI ARMAND
MODULE : TELEINFORMATIQUE
CHAPITRE I : NOTIONS DE BASE SUR LES RESAUX
INFORMATIQUES
Un réseau est un ensemble d’éléments interconnectés les uns avec les autres, en
vue de faire circuler des informations entre eux selon des règles biens définies. Le
type d’élément qui constitue le réseau le caractérise. Il existe plusieurs types de
réseaux dont :
Un réseau téléphonique qui permet de faire circuler la voix entre deux (2)
ou plusieurs postes de téléphone.
Un réseau électrique qui est un ensemble de production et de distribution
d’énergie électrique.
Le terme réseau n’est donc pas spécifique uniquement au réseau informatique.
Mais dans notre étude, lorsqu’on parlera de réseau, nous ferons référence au
réseau informatique.
I- TERMINOLOGIE
1- Informatique
L’informatique est la science qui permet le traitement automatique et rationnel
des données (informations) à l’aide d’une machine appelée ordinateur. Elle tient
son nom de la concaténation des mots : Information et Automatique.
INFORmation + autoMATIQUE = INFORMATIQUE
2- Ordinateur
L’ordinateur est une machine électrique et électronique capable d’exécuter des
programmes.
Exemple : Desktop (Ordinateur de bureau), Laptop (Ordinateur portable).
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3- Réseau informatique
Un réseau informatique est un ensemble d’ordinateurs reliés entre eux grâce à des
supports de transmission et échangeant des informations sous de données binaires.
Exemple : Réseau Local, WIFI, MAN.
4- Téléinformatique
La téléinformatique est la science qui permet de traiter l’information (donnée) à
distance aux moyens techniques de la télécommunication.
5- Télécommunication
La télécommunication est la science qui permet aux usagers de communiquer à
distance au travers d’équipements conçus à cet effet.
Exemple : Téléphonie, Télévision, Radio, Réseau Informatique
6- Télématique
La télématique est l’ensemble des services offerts par la téléinformatique. C’est
aussi l’ensemble des services informatiques fournis à travers un réseau de
télécommunication.
Exemple : Le courrier électronique, l’audioconférence, la visioconférence ou la
vidéoconférence, le télétexte
7- Nœuds
Les nœuds sont la rencontre et le traitement des données par un élément matériel.
C’est le point d’intersession d’un réseau où les différents terminaux
interconnectés s’échangent des données.
Exemple : Routeur, Commutateur, Serveur, Imprimante
8- Supports de transmission
C’est le canal utilisé pour la transmission des données. Ils sont les éléments
permettant de faire circuler les informations entre les équipements de
transmission. Il existe :
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- Des supports matériels : Ce sont les câbles (Paires Torsadées, Câble Coaxial,
Fibre Optique)
- Des supports immatériels : Ce sont les ondes.
On classe généralement ces supports en trois catégories, selon le type de grandeur
physique qu'ils permettent de faire circuler, donc de leur constitution physique :
- Les supports filaires permettent de faire circuler une grandeur électrique sur un
câble généralement métallique ;
- Les supports aériens désignent l'air ou le vide, ils permettent la circulation
d'ondes électromagnétiques ou radioélectriques diverses ;
- Les supports optiques permettent d'acheminer des informations sous forme
lumineuse.
8-1- Les câbles à paires torsadées
Les câbles à paires torsadées (twisted pair cables) sont des câbles constitués au
moins de deux brins de cuivres entrelacés en torsadé (le câble d’une paire
torsadée) et recouverts des isolants.
On distingue deux types de câbles à paires torsadées :
Les câbles STP
Les câbles UTP
Les câbles STP (shielded twisted pairs) sont des câbles blindés. Chaque paire est
protégée par une gaine blindée comme celle du câble coaxial. Théoriquement les
câbles STP peuvent transporter le signal jusqu’à environ 150m à 200m.
Les câbles UTP (Unshielded twisted pairs) sont des câbles non blindés, c'est à dire
aucune gaine de protection n’existe entre les paires des câbles. Théoriquement les
câbles UTP peuvent transporter le signal jusqu’à environ 100m.
8-2- Les câbles coaxiaux
Le câble coaxial ou ligne coaxiale désigne une ligne de transmission ou liaison
asymétrique, utilisée en basses ou hautes fréquences, composée d'un câble à deux
conducteurs (central et extérieur), dont le conducteur externe assure le plus
souvent le blindage.
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Le câble coaxial est composé d’un fil de cuivre entouré successivement d’une
gaine d’isolation, d’un blindage métallique et d’une gaine extérieure.
La gaine permet de protéger le câble de l'environnement extérieur. Elle est
habituellement en caoutchouc.
Le blindage (enveloppe métallique) entourant les câbles permet de protéger
les données transmises sur le support des parasites (autrement appelés bruit)
pouvant causer une distorsion des données.
L'isolant entourant la partie centrale est constitué d'un matériau diélectrique
permettant d'éviter tout contact avec le blindage, provoquant des interactions
électriques (court-circuit).
L'âme, accomplissant la tâche de transport des données, est généralement
composée d'un seul brin en cuivre ou de plusieurs brins torsadés.
On distingue deux types de câbles coaxiaux :
les câbles coaxiaux fins
les câbles coaxiaux épais
Le câble coaxial fin mesure environ 6mm de diamètre. Il est en mesure de
transporter le signal à une distance de 185m avant que le signal soit atténué.
Le câble coaxial épais mesure environ 12mm de diamètre. Il est en mesure de
transporter le signal à une distance de 500m avant que le signal soit atténué.
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8-3- les câbles à fibre optique
Une fibre optique est un fil en verre ou en plastique très fin. Elle comprend un
cœur dans lequel se propage la lumière émise par une diode électro lumineuse ou
une source laser et une gaine optique dont l’indice de réfraction garantit que le
signal lumineux reste dans la fibre. La protection du support de l’environnement
extérieur est assurée par une enveloppe protectrice.
Fig : fibre optique
On distingue deux sortes des fibres optiques :
les fibres multimodes
les fibres monomodes
Les fibres multimodes ou MMF (Multi Mode Fiber) ont été les premières fibres
optiques sur le marché. Le cœur de la fibre optique multimode est assez
volumineux, ce qui lui permet de transporter plusieurs trajets (plusieurs modes)
simultanément.
La fibre monomode ou SMF (Single Mode Fiber) a un cœur si fin. Elle ne peut
transporter le signal qu’en un seul trajet. Elle permet de transporter le signal à une
distance beaucoup plus longue (50 fois plus) que celle de la fibre multimode. Elle
est utilisée dans des réseaux à long distance.
8-4- Faisceaux hertziens
Les faisceaux hertziens reposent sur l’utilisation de fréquences très élevées (de 2
GHz à 15 GHz et jusqu’à 40 GHz) et de faisceaux directifs produits par des
antennes directionnelles émettant dans une direction donnée. La propagation des
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ondes est limitée à l’horizon optique ; la transmission se fait entre des stations
placées en hauteur, par exemple au sommet d’une colline, pour éviter les obstacles
dus aux constructions. Les faisceaux hertziens s’utilisent pour la transmission par
satellite, pour celle des chaînes de télévision ou pour constituer des artères de
transmission longues distances dans les réseaux téléphoniques.
8-5- Ondes radioélectriques
Les ondes radioélectriques correspondent à des fréquences comprises entre 10
kHz et 2 GHz. Un émetteur diffuse ces ondes captées par des récepteurs dispersés
géographiquement. Contrairement aux faisceaux hertziens, il n’est pas nécessaire
d’avoir une visibilité directe entre émetteur et récepteur, car celui-ci utilise
l’ensemble des ondes réfléchies et diffractées. En revanche, la qualité de la
transmission est moindre car les interférences sont nombreuses et la puissance
d’émission est beaucoup plus faible.
Remarque
L’attribution des bandes de fréquences varie selon les pays et fait l’objet d’accords
internationaux.
9- Ressources informatiques
C’est l’ensemble des éléments matériels et logiciels qui peuvent être partagés ou
mis à la disposition d’un ou plusieurs utilisateurs.
Exemple : les supports de stockage (clé USB, HDD, CD/DVD), Imprimante,
Programme de gestion.
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II- Les techniques de transmission en téléinformatique
II-1 La diffusion
C’est le broadcast network, réseau avec un seul canal de communication que
toutes les machines du réseau partagent.
Fig 1 : Exemple de réseau de diffusion
II-2 Point à point
La liaison point à point est une ligne de transmission qui relie directement un
terminal à l’ordinateur central qui contrôle la liaison. Si tous les terminaux du
système téléinformatique sont raccordés au serveur par ce type de liaison, il en
résulte un réseau point à point, comme l’illustre la figure 2.
Fig 2 : Exemple de réseau point à point
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II-3 Liaison multipoint
Elle est caractérisée par la connexion de terminaux en plusieurs points différents
d’une même ligne, comme le montre la figure 3.
Fig 3 : Exemple de système à liaison multipoint
L’avantage de cette seconde configuration est qu’elle permet à une seule ligne de
transmission de desservir plusieurs terminaux, au moyen d’une interface unique
avec l’ordinateur central.
III- L’ordinateur en téléinformatique
Un réseau téléinformatique est composé de nœuds qui constituent des unités de
traitement de l'information. Ces unités de traitement échangent de l'information
par l'intermédiaire des liens qui relient les nœuds et qui sont des canaux de
transmission. En pratique, les nœuds peuvent être des ordinateurs. Un réseau
d'ordinateurs (network computer) est par conséquent un ensemble d'ordinateurs,
géographiquement dispersés, reliés entre eux par un ou plusieurs liens afin de
permettre les échanges d'informations.
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Fig 4 : Exemple de réseau d’ordinateurs
IV- Les éléments constituant un système téléinformatique
Un système téléinformatique dans le cas le plus simple est un ensemble composé
de deux ETTD (Equipement Terminal de Traitement de Donnés) qui peut jouer à
la fois le rôle d’émetteur (source) et de récepteur (collecteur) et d’une voie ou
d’un canal de transmission pour échanger des informations sous forme de signaux
électriques ou Optiques. Dans un tel système pour effectuer un échange correct,
il faut tenir compte d’un certain nombre de problèmes lié à la communication que
sont :
- La détection et la correction des erreurs de transmissions
- La structuration des échanges afin que les correspondants puissent se
comprendre.
- La composition des messages échangés
L’ensemble des règles de dialogue est appelé protocole et leur mise en œuvre est
appelée procédure. Pour adapter un signal à un support de transmission il nous
faut un ETCD (Equipement de Terminal de Circuit de Données) qui est relié à
l’ETTD par une jonction.
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Fig 5 : Système téléinformatique
V- Equipements complémentaires en téléinformatique
Lors de la communication entre deux terminaux, différents équipements peuvent
être utilisés:
Contrôleur de communication: Tout terminal a besoin d'un contrôleur de
communication pour communiquer. Ceci peut être intégré dans le terminal
et la communication se fait à partir d'un port d'Entrée/Sortie du terminal.
Les fonctions assurées par le contrôleur sont :
- La gestion des liaisons.
- Le contrôle des erreurs. Si on détecte une erreur, on demande de renvoyer
le message.
- La conversion de code EBCDIC en ASCII.
Adaptateur de signal: Le signal issu du terminal peut ne pas être adapté
au support de transmission. Une adaptation physique est nécessaire. Ceci
peut être intégré au contrôleur (ex. Ethernet, RNIS...) ou externe (ex.
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Modem). Le Modem contient actuellement des fonctionnalités de contrôle
de communication ;
Amplificateur : Il sert à amplifier le signal. Associé à d'autres équipements
de correction du signal, il est utilisé dans les réseaux analogiques ;
Répéteur : Il sert à répéter le signal. Il peut répéter le signal sur une ligne
de sortie ou sur plusieurs lignes de sortie (ex. HUB) ;
Multiplexeur: Le partage d'un support de transmission est effectué grâce à
un multiplexeur ;
Concentrateur: Comme le multiplexeur, il sert à partager un support de
transmission mais sa mise en œuvre était différente à l'origine.
Actuellement les différents équipements se rejoignent ;
Commutateur: C'est un équipement relai servant à router l'information à
l'intérieur d'un même réseau ;
Passerelle: Elle sert à relier plusieurs réseaux entre eux. Sous ce terme
générique, on trouve les ponts et les routeurs.
En réalité, les différents équipements que nous trouvons sur le marché combinent
différentes fonctionnalités décrites dans les équipements susmentionnés. C'est
pourquoi, il vaut mieux parler de fonctions d'amplification, de modulation, de
multiplexage, de commutation, de routage…
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CHAPITRE II : LA TRANSMISSION DE DONNEES
I- LA DONNEE
1- Définition
La donnée est le signal contenant l’information à transmettre sur le support de
transmission.
2- La Transmission
La transmission consiste à faire véhiculer la donnée d’un point A vers un point B
au moyen d’un support qui peut être matériel ou immatériel.
Lorsque ce support est matériel (câble), on parle alors de réseau filaire
(réseau avec fil).
Lorsque le support est immatériel (l’aire), on parle alors de réseau sans fil.
II- NOTION SUR LA THEORIE DES SIGNAUX
1- Définition d’un signal
Un signal est une représentation d’une information sur le support de transmission.
2- Les différents types de signaux (analogiques – numériques)
On rencontre généralement deux (2) types de signaux, à savoir :
- Les signaux analogiques
- Les signaux numériques
a- Le signal analogique
C’est un signal ayant ses grandeurs physiques variant de manière continue au
cours du temps. La symbolisation fréquemment utilisée pour sa représentation est
la forme sinusoïdale.
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Le signal analogique étant un signal continue variant en fonction du temps et qui
est idéalisée par la fonction sinus, admettre signal a trois paramètres essentiels qui
sont : l’amplitude, la fréquence et le déphasage.
b- Le signal numérique ou binaire ou digital
C’est un signal qui a ses grandeurs physiques ayant un nombre fini de valeur
connue dans le temps.
3- Notion de filtre
Plusieurs signaux sont susceptibles de se retrouver sur un même support de
transmission. Pour avoir accès à un signal précis, il faut pouvoir le sélectionner
parmi plusieurs. Pour cela, il faut utiliser des filtres. Les filtres sont des dispositifs
qui permettent de faire la sélection d’un signal parmi plusieurs selon un paramètre
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fixé. Dans notre cas, le paramètre à considérer sera la fréquence. Il existe trois (3)
types de filtre :
- Le filtre passe-bas
- Le filtre passe-haut
- Le filtre passe-bande
a- Le filtre passe-bas
Ce filtre est un dispositif permettant de sélectionner tous les signaux qui ont une
fréquence inferieure à une fréquence de référence appelée fréquence de
coupure (FC). Les signaux ayant une fréquence supérieure à cette fréquence de
coupure sont fortement atténués (perturbés).
b- Le filtre passe-haut
Ce filtre est un dispositif permettant de sélectionner tous les signaux qui ont une
fréquence supérieure à une fréquence de référence appelée fréquence de
coupure (FC). Les signaux ayant une fréquence inférieure à cette fréquence de
coupure sont fortement atténués.
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c- Le filtre passe-bande
Ce filtre est un dispositif ayant deux fréquences de coupures :
· Une fréquence de coupure basse (FCB)
· Une fréquence de coupure haute (FCH)
Il laisse passer tous les signaux qui ont une fréquence comprise entre une
fréquence de coupure basse (FCB) et une fréquence de coupure haute (FCH).
Dans la réalité, les filtres utilisés en technologies sont des filtres passe-bandes.
La différence entre la fréquence de coupure basse FCB et la fréquence de coupure
haute FCH notée W est appelée Bande passante et s’exprime en Hertz (Hz).
W = FCH – FCB
La bande passante est donc la bande de fréquence c’est-à-dire l’intervalle des
signaux pouvant être transmis sans atténuation. Hors de cette bande, le signal est
fortement perturbé.
Exemple :
En téléphonie analogie, la bande de fréquence part de 300Hz à 3400Hz soit une
bande passante de : W = FCH - FCB avec FCH = 300Hz et FCB = 3400Hz.
On a W =3400Hz - 300Hz D’où W = 3100Hz
4- Notion de Valence, de Rapidité de modulation et de Débit binaire
a- La valence
Le signale de donnée représente physiquement les informations constituées d’une
suite d’éléments binaire (0 et 1). Pour constituer ce signal, il faut faire
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correspondre à chaque symbole binaire ou groupe de symbole binaire un ou
plusieurs états significatifs caractérisés par une tension et leur attribuer une
période d’horloge fixe.
L’Instant significatif : C’est l’instant où se produit la transition.
La Transition : Le passage d’un état significatif à un autre.
Le Temps élémentaire ou moment élémentaire : C’est le temps pendant
lequel une ou plusieurs caractéristiques du signal vont être significatives.
C’est aussi la durée entre deux (2) transitions successives.
La Valence d’un signal: Elle représente le nombre d’états significatifs :
- Lorsque le signal a deux (2) significatifs, on parle de Signal bivalent
(V=2).
- Lorsque le signal a plus de deux (2) états significatifs, on parle de
Signal multivalent (V > 2).
Soient n, le nombre de bits utilisé pour coder un état significatif et V, le nombre
d’états significatifs. On a :
NB : La valence est une puissance de deux (2).
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Exemple 1 : V = 2n
Signal Bivalent : V=21 =2 avec n=1 bit
Signal Quadrivalent : V=22 = 4 avec n= 2bits
Signal Octovalent : V=23=8 avec n= 3bits
Signal Hexadécivalent : V=24=16 avec n= 4bits
Exemple 2 : Soit à représenter un signal quadrivalent avec la suite binaire de 8
bits suivante : 1000110101010111.
Le signal étant quadrivalent, on a V= 4= 22 avec n= 2bits.
Représentation
b- La rapidité de modulation
La rapidité de modulation est le nombre de moments élémentaires qu’il sera
possible de transmettre en une seconde. Elle est caractérisée par la durée d’un état
significatif et s’est exprimée en Bauds (Bd).
Soit R, la rapidité de modulation et Te, le temps élémentaire.
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On a :
Nyquist a montré que la Rapidité de modulation est liée à la Bande Passante, par
la relation suivante :
c- Le débit binaire
Le Débit binaire D est le nombre de bits émis en une (1) seconde sur un support
de transmission. Il est caractérisé par la valence et la durée de l’état significatif :
c’est le nombre de bits circulant en un temps donné.
Soit t, le temps mis pour la transmission d’un (1) bit.
Lorsqu’il y a n bits par état significatif, et comme le temps de maintien de l’état
significatif est Te, alors :
5- Capacité d’un support de transmission
Un support de transmission a un nombre de bits déterminé qu’il peut transmettre
en même temps. La capacité théorique d’un support de transmission est le nombre
de bits maximum que le support peut transmettre à la fois. Cette capacité est liée
à la rapidité de modulation par la relation :
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Dans la réalité, la plus part des supports sont sujets à des perturbations d’origine
diverses. L’ensemble des perturbations est appelé bruit.
Pour quantifier cette perturbation sur le signal de donnée, l’on définit le rapport
puissance du signal de données sur la puissance du signal du bruit.
ou
S : Puissance (Valeur) du signal de données
B : Puissance (Valeur) du signal du bruit.
Cette relation influence sur la capacité théorique qui devient :
Un support sera de bonne qualité si S>>B
Le bruit est un ensemble de perturbation caractérise par une puissance. Son
importance se mesure grâce au rapport Signal sur Bruit par la relation suivante :
Le rapport Signal sur Bruit est une grandeur
sans unité.
A : L’affaiblissement engendré par le rapport Signal sur Bruit et s’exprime en
déciBel (dB).
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III- LES SENS DE TRANSMISSIONS DE DONNEES
Lorsque l’échange a lieu dans une seule direction, on parle de liaison simplex,
chaque ETCD ne remplit qu’une fonction, il est émetteur ou récepteur. Si les
ETCD peuvent, alternativement, remplir les fonctions d’émetteur et récepteur, la
liaison est dite : liaison à l’alternat ou half duplex. Le temps mis par les ETCD
pour le passage d’une fonction à l’autre et pour leur synchronisation est appelé
temps de retournement de l’ETCD (jusque 1/3 de seconde). Lorsque l’échange
peut s’effectuer en même dans les deux sens, sur des voies distinctes (4 fils) ou
sur la même voie (multiplexage fréquentiel, ou annulation d’écho), la liaison est
appelée bidirectionnelle intégrale ou full duplex.
IV- CLASSIFICATION DES MODES DE TRANSMISSION
1- Les formes de transmission
Il existe deux formes de transmission : les transmissions parallèle et série.
1.1- Liaison parallèle
On désigne par liaison parallèle la transmission simultanée de N bits. Ces bits
sont envoyés simultanément sur N voies différentes (une voie étant par exemple
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un fil, un câble ou tout autre support physique). La liaison parallèle des
ordinateurs de type PC nécessite généralement 10 fils.
1.2- Liaison série
Dans une liaison en série, les données sont envoyées bit par bit sur la voie de
transmission. Toutefois, étant donné que la plupart des processeurs traitent les
informations de façon parallèle, il s'agit de transformer des données arrivant de
façon parallèle en données en série au niveau de l'émetteur, et inversement au
niveau du récepteur.
Ces opérations sont réalisées grâce à un contrôleur de communication (la plupart
du temps une puce UART, Universal Asynchronous Receiver Transmitter). Le
contrôleur de communication fonctionne de la façon suivante :
La transformation parallèle-série se fait grâce à un registre de décalage. Le
registre de décalage permet, grâce à une horloge, de décaler le registre
(l'ensemble des données présentes en parallèle) d'une position à gauche, puis
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d'émettre le bit de poids fort (celui le plus à gauche) et ainsi de suite :
La transformation série-parallèle se fait quasiment de la même façon grâce
au registre de décalage. Le registre de décalage permet de décaler le
registre d'une position à gauche à chaque réception d'un bit, puis d'émettre la
totalité du registre en parallèle lorsque celui-ci est plein et ainsi de suite :
2- Les modes de transmission
Etant donné les problèmes que pose la liaison de type parallèle, c'est la liaison
série qui est la plus utilisée. Toutefois, puisqu'un seul fil transporte l'information,
il existe un problème de synchronisation entre l'émetteur et le récepteur, c'est-à-
dire que le récepteur ne peut pas a priori distinguer les caractères (ou même de
manière plus générale les séquences de bits) car les bits sont
envoyés successivement. Il existe donc deux types de transmission permettant de
remédier à ce problème :
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La liaison asynchrone, dans laquelle chaque caractère est émis de façon
Irrégulière dans le temps (par exemple un utilisateur envoyant en temps réel
des caractères saisis au clavier). Ainsi, imaginons qu'un seul bit soit
transmis pendant une longue période de silence... le récepteur ne pourrait
savoir s'il s'agit de 00010000, ou 10000000 ou encore 00000100... Afin de
remédier à ce problème, chaque caractère est précédé d'une information
indiquant le début de la transmission du caractère (l'information de début
d'émission est appelée bit START) et terminé par l'envoi d'une
information de fin de transmission (appelée bit STOP, il peut
éventuellement y avoir plusieurs bits STOP).
La liaison synchrone, dans laquelle émetteur et récepteur sont cadencés à
la même horloge. Le récepteur reçoit de façon continue (même lorsque
aucun bit n'est transmis) les informations au rythme où l'émetteur les
envoie. C'est pourquoi il est nécessaire qu'émetteur et récepteur soient
cadencés à la même vitesse. De plus, des informations supplémentaires sont
insérées afin de garantir l'absence d'erreurs lors de la transmission.
Lors d'une transmission synchrone, les bits sont envoyés de façon successive sans
séparation entre chaque caractère, il est donc nécessaire d'insérer des éléments de
synchronisation, on parle alors de synchronisation au niveau caractère.
Le principal inconvénient de la transmission synchrone est la reconnaissance des
informations au niveau du récepteur, car il peut exister des différences entre les
horloges de l'émetteur et du récepteur. C'est pourquoi chaque envoi de données
doit se faire sur une période assez longue pour que le récepteur la distingue. Ainsi,
la vitesse de transmission ne peut pas être très élevée dans une liaison synchrone.
3- Comparaison des modes de transmission
Supposons qu’on a un bloc de données de 1500 octets à transmettre. L’efficacité
d’un mode de transmission est mesurée par le nombre de bits utiles transmis sur
le nombre de bits réellement émis. L’efficacité noté ‘ Eff ‘ est donnée par la
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relation suivante : Eff = Nombre de bits de données / nombre de bits transmis.
L’efficacité dans le mode synchrone correspond :
1500 𝑋 8
Eff = =1
1500 𝑋 8
En mode asynchrone, il faut à chaque octet ajouter 1 bit de START et 2 bits de
STOP, soit 11 bits pour 8 utiles. L’efficacité dans ces conditions est :
1500 𝑋 8
Eff = = 0,7
1500 𝑋 11
Conclusion : la redondance due aux bits START et STOP ajouté pour chaque
octet dans la transmission asynchrone, ne permet pas d’atteindre une grande
capacité de transmission, et son utilisation est limitée pour les systèmes de
transmission à bas débit. Par contre le mode synchrone permet des débits plus
importants que le mode asynchrone. Les réseaux informatiques dépendent de la
transmission synchrone.
V- METHODES DE TRANSMISSION
Le signal pour être transmis doit être adapté au support. Selon la nature du signal,
on utilisera des codes spécifiés pour optimiser la transmission. Il y a deux
principales méthodes de transmission selon les deux natures d’un signal qui sont :
La transmission en bande de base
La transmission large bande
1- Transmission bande de base ou Transmission numérique
Si la totalité des fréquences dont est composé le signal à transmettre se trouve
dans la bande passante du support de transmission, on peut appliquer ce signal
directement sur la ligne.
a- Codage NRZ (Non Return to Zero)
Principe : très proche du codage binaire de base, il code un 1 par +V, un 0 par –V
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Toutefois les longues séries de bits identiques (0 ou 1) provoquent un signal sans
transition pendant une longue période de temps, ce qui peut engendrer une perte
de synchronisation.
b- Codage NRZI (Non Return to Zero Inverted)
Utilisation : Fast Ethernet (100BaseFX), FDDI
Principe : on produit une transition du signal pour chaque 1, pas de transition pour
les 0.
Avec le codage NRZI, on voit que la transmission de longues séries de 0 provoque
un signal sans transition sur une longue période.
c- Codage MLT3 (Multi Level Transmit 3)
Utilisation : Fast Ethernet (100BaseTX, 100BaseT4), ATM,
Principe : Dans ce codage, seuls les 1 font changer le signal d’état. Les 0 sont
codés en conservant la valeur précédemment transmise. Les 1 sont codés
successivement sur trois états : +V, 0 et –V.
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Les longues séquences de 0 peuvent entraîner une perte ou un déphasage de
l’horloge du récepteur.
d- Codage 2B1Q (Two-Binary, One-Quaternary)
Utilisation : RNIS/ISDN, HDSL
Principe : Le code 2B1Q fait correspondre à un groupe de deux éléments un
créneau de tension dit symbole quaternaire pouvant endosser quatre valeurs
différentes suivant la table ci-dessous :
Les données sont donc transmises à deux fois la fréquence du signal.
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e- Codage Manchester
Utilisation : Ethernet 10Base5, 10Base2, 10BaseT, 10BaseFL
Principe : dans le codage Manchester, l’idée de base est de provoquer une
transition du signal pour chaque bit transmis. Un 1 est représenté par le passage
de +V à –V, un 0 est représenté par le passage de -V à +V.
La synchronisation des échanges entre émetteur et récepteur est toujours assurée,
même lors de l’envoi de longues séries de 0 ou de 1. Par ailleurs, un bit 0 ou 1
étant caractérisé par une transition du signal et non par un état comme dans les
autres codages, il est très peu sensible aux erreurs de transmission. La présence
de parasites peut endommager le signal et le rendre incompréhensible par le
récepteur, mais ne peut pas transformer accidentellement un 0 en 1 ou
inversement.
f- Codage Manchester différentiel
Utilisation : Token Ring
Principe : c’est la présence ou l’absence de transition au début de l’intervalle du
signal d’horloge qui réalise le codage. Un 1 est codé par la transition dans le sens
inverse de la précédente au milieu de l’intervalle, un 0 est codé par une transition
dans le même sens que la précédente au début de l’intervalle.
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A noter la présence de deux symboles particuliers : J et K. Ils sont codés par +V
et –V sur toute la durée d’un cycle d’horloge. Ils ont pour but de marquer le début
et la fin d’une trame.
Le codage présente le même inconvénient que le codage Manchester : nécessite
une fréquence égale à celle du débit utile. Il présente par contre un avantage : ce
sont les transitions du signal et non pas ses états qui représentent les bits transmis,
il est donc insensible aux inversions de fils dans le câblage.
g- Codage bipolaire ou AMI (Alternate Mark Inversion)
Utilisation : Lignes DS1/T1
Principe : Les 0 sont représentés par des potentiels nuls, les 1 par +V et –V en
alternance.
Ici encore, il peut y avoir de longues séquences sans potentiel et donc perte de
synchronisation.
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2- Transmission d'un signal par Modulation
Si la totalité ou partie des fréquences dont est composé le signal à transmettre se
trouvent en dehors de la bande passante du support de transmission, il faut
préalablement le transformer par un procédé nommé modulation.
Elle consiste à transformer (modifier) le signal numérique en un signal
analogique. Cette transformation (Numérique en Analogique) est aussi appelé
modulation.
Exemple
Sur une liaison téléphonique dont la bande passante a une largeur de 3 100 Hz et
un rapport S/B correspondant à 32 dB (valeurs courantes), on obtient :
• 10 log10S/B = 32, donc log10S/B = 3,2 soit S/B = 1 585;
•CapMax = 3 100 × log2 (1 + 1 585) ;
Comme log2 (1 + 1 585) = ln(1586)/ln(2)= 10,63,
CapMax = 3 100 × 10,63 = 33 000 bit/s.
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EXERCICES
EXERCICE 1 :
Définir les expressions suivantes :
1) bande passante
2) valence
3) Rapidité de modulation
4) Débit binaire
5) Capacité d’une ligne
EXERCICE 2 :
Calculer le débit binaire d’un signal bivalent avec une durée T=0,1s.
EXERCICE 3 :
Soit un canal sans bruit de 4 kHz. Quel est le débit possible pour un signal binaire?
EXERCICE 4 :
La voix peut être transmise en un train de bits de 64 Kbits/s. Combien de minutes
de signal vocal peut-on mémoriser sur un disque dur de 20 M octets ?
EXERCICE 5 :
Quelle est la capacité du canal d’une imprimante ayant pour largeur de bande 300
Hz et un ratio signal-au-bruit de 3 dB ?
EXERCICE 6 :
Quel débit binaire maximum peut-on obtenir avec un signal numérique envoyé
sur un canal de 3 kHz dont le rapport signal sur bruit est de 20dB?
EXERCICE 7 :
Quelle est la valeur du rapport signal sur bruit nécessaire pour transmettre le débit
de 100 Mbit/s sur une ligne offrant une bande passante de 20 MHz?
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EXERCICE 8 :
Calculez la capacité d’une ligne dont la bande passante est dans l’intervalle 100-
275 KHz et pour un rapport signal sur bruit évalué à 17 dB (affaiblissement)
EXERCICE 9 :
1) Expliquez le codage NRZ (Non Retour à Zéro) et le NRZI (Non Retour Zéro
Inverse)
2) Représentez le signal binaire suivant 10101010 en NRZ et en NRZI
EXERCICE 10 :
1) Expliquez le codage de Manchester et Manchester différentiel (par soustraction
successives et puis par le standard).
2) Représentez le signal binaire suivant en Manchester puis en Manchester
différentiel (soustractions successives puis en standard) 11001010
EXERCICE 11 :
Les canaux de télévision ont une bande passante de 6 MHz. Quel est le débit
binaire praticable pour une transmission à 4 états ? Supposez que les canaux sont
exempts d’erreurs.
EXERCICE 12 :
1. Quel rapport doit-on avoir entre la puissance du signal et celle du bruit pour
disposer d'une passante à10db ?
2. Même question avec 3 dB ? 40 dB ? 37 dB ?
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EXERCICE 13 :
Dans l’étude préalable à l'installation d'un réseau, on souhaite que la puissance du
signal émis soit 2000 fois supérieure à celle du bruit.
1. Quelle est en décibel la puissance associée à la bande passante du support à
installer ?
2. Même question avec les rapports suivants (entre signal et bruit) : 500 ? 100
000?
3. Quelle conclusion en tirez-vous en ce qui concerne la relation entre A et S/B ?
EXERCICE 11 :
1. Proposez un codage possible pour les données correspondant à la suite binaire
001011010010, sachant que la rapidité de modulation disponible sur le support
est de 1200bauds, et que l’on désire avoir une liaison numérique de débit
2400bits/s.
2. Représentez le signal binaire 01000010100001 selon les codages NRZ,
Manchester, Manchester Différentiel.
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