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Financement des Importations en Algérie

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INSTRUCTION N°03-91 DU 21 AVRIL 1991 RELATIVE

AUX CONDITIONS ET REGLES DE FINANCEMENT


DES OPERATIONS D’IMPORTATION

La présente instruction a pour objet de préciser les conditions et règles de financement


des opérations d’importation dans le cadre du libre accès au commerce extérieur par les
opérateurs algériens publics et privés.

Article 1er : A compter du 1er avril 1991, toute personne physique ou morale,
régulièrement immatriculée au registre de commerce peut, sans aucun accord ni
autorisation préalable, procéder par l’intermédiaire exclusif d’une banque intermédiaire
agréé, à l’importation de toutes marchandises qui ne font pas l’objet de prohibition ou de
restriction conformément à la législation et à la réglementation en vigueur.

Les importations ainsi libérées sont soumises à une domiciliation préalable auprès d’une
banque intermédiaire agréé, sur la base d’un contrat commercial et/ou d’une facture
proforma, conformément à l’article 8 ci-après.

En fonction de son appréciation de la surface financière de l’importateur, la banque


domiciliataire peut exiger de ce dernier qu’une provision totale ou partielle en dinars soit
constituée préalablement à l’engagement d’importation.

Les importations de services ne sont pas concernées par les dispositions de la présente
instruction et demeurent par conséquent régies par les textes réglementaires en cours de
validité.

Article 2 : Les concessionnaires et grossistes agréés par le Conseil de la Monnaie et du


Crédit sont admis, en tant qu’entreprises de droit algérien, aux règles d’importation et de
financement édictées par la présente instruction.

Les articles 2, 5, 6, 10 et 11 du règlement n°90-04 sont par conséquent abrogés.

Article 3 : Le paiement des importations s’opère exclusivement par l’intermédiaire de la


banque intermédiaire agréé domiciliataire de l’opération, qui transférera les devises
nécessaires au paiement au moment de l’exigibilité. La banque prélève sur le compte de
l’importateur les dinars algériens correspondant à la contre-valeur des devises
transférées.

Le cours de change de la devise de paiement à appliquer à l’importateur sera le cours


officiel des devises (cours vente) quotidiennement coté par la Banque d’Algérie.

Article 4 : Nonobstant, l’article 3 ci-dessus, il est laissé aux importateurs qui disposent
de ressources en devises logés dans des comptes auprès des banques intermédiaires
agréés, la possibilité de procéder au paiement de leurs importations par prélèvement sur
leurs comptes devises précités.

Les opérations réalisées par le débit des comptes devises ne sont pas soumises aux
conditions de financement fixées dans les articles 5, 6 et 7 ci-après. Aussi, les transferts
pour paiement au comptant sont exécutés par les banques sur instruction des
importateurs titulaires des dits comptes sans nécessiter aucun examen ou accord
préalable du sous-comité des emprunts extérieurs.

Par contre, les importations payées sur comptes devises demeurent, au même titre que
les importations couvertes en dinars, soumises à l’obligation de la domiciliation préalable.
Article 5 : Les importateurs devront s’astreindre, en accord avec la banque
domiciliataire, à trouver et mobiliser les financements extérieurs adaptés à la nature et
au volume des biens à importer, selon la ligne indicative précisée aux articles 6 et 7 ci-
après.

Les financements sont arrangés et montés par l’intermédiaire des banques intermédiaires
agréés.

Article 6 :

6.1 - Dans le souci d’éviter les surcoûts induits par un recours trop fréquent aux crédits
extérieurs, pour des montants modiques, il est décidé que sauf cas d’imputation sur des
lignes gouvernementales ou multilatérales existantes, et sauf cas particulier sanctionné
par une décision du sous-comité des emprunts extérieurs, les importations d’un montant
inférieur ou égal à 2 millions de dollars US ne doivent pas faire l’objet d’une recherche de
financement spécifique.

6.2 - De telles opérations, pour être éligibles au financement commercial ou contractuel


courant autre que ceux décrits aux points 6.1 et 6.3 (C.A.D. crédits fournisseurs ou
crédits financiers) doivent autant que faire se peut, faire l’objet d’un regroupement ou
groupage de commandes de sorte que le montant servant d’assiette au crédit soit
supérieur au montant plancher précité.

6.3 - Ces dispositions ne s’appliquent pas aux importations de biens d’équipements d’une
valeur inférieure ou égale à 2 millions de dollars US et bénéficiant des crédits officiels à
l’exportation des pays fournisseurs.

6.4 - La solvabilité des importateurs opérant dans le cadre de cette instruction est, avec
la compétence technique en matière de commerce, la principale condition d’exercice tant
pour compte propre que pour l’approvisionnement du marché. Aussi les banques sont
tenues de s’assurer que la situation financière ou la forme et le niveau d’activité des
importateurs sont suffisantes ou adéquates pour leur permettre de couvrir ou de garantir
les engagements de ces derniers. Par conséquent et conformément à l’article 1, les
banques peuvent exiger, selon leur appréciation propre du risque, que des provisions
partielles ou totales soient constituées en dinars préalablement à l’engagement
d’opérations d’importation.

Aucun importateur ne peut se prévaloir, par conséquent, de la liberté d’accès au


commerce extérieur d’importation, pour exiger ou prétendre obtenir indûment de la part
d’une ou plusieurs banques un financement ou une couverture ou une garantie de
solvabilité ou de bonne fin.

Article 7 :

7.1 - Les importations (biens courants, biens alimentaires et industriels de


consommation, matières premières et semi produits, biens d’équipement) seront
financées obligatoirement, et en priorité par imputation sur les lignes de crédits
gouvernementales et multilatérales.

7.2 - Au cas où une telle imputation s’avérerait impossible pour cause d’inéligibilité du
produit concerné ou pour manque de disponibilité sur la ligne de crédit sollicitée, les
crédits les plus appropriés seront mis en place par les banques et seront assortis des
durées suivantes :
- supérieure à 18 mois pour les biens industriels de consommation, les matières
premières et les semi-produits,
- supérieure à trois ans pour les matériels et biens d’équipement.

Les banques intermédiaires agréés s’attacheront, dans toute la mesure du possible, à en


améliorer les termes.

Les importations qui ne seront pas couvertes par un financement seront, dans la limite
du montant planché fixé au point 6.1 ci-dessus, soumises aux conditions du règlement
n°90-07 relatives à l’application d’une commission bancaire et aux textes subséquents.

En ce qui concerne les biens de consommation courante non éligibles de par leur nature à
un financement classique, les banques et leurs clients importateurs doivent en tout état
de cause rechercher et négocier des différés de paiement commerciaux à court terme.

7.3 - Toute opération d’importation présentant des caractéristiques de financement


différentes de celles fixées par la présente instruction doit faire l’objet de présentation au
sous-comité des emprunts extérieurs pour examen et sanction, à l’exclusion des
opérations imputées sur comptes devises.

Article 8 : A compter de la date d’entrée en vigueur de la présente instruction, toute les


importations doivent répondre aux conditions de transfert pour paiement indiquées aux
articles 3 et 4 ci-dessus, à l’exclusion de toute autre forme de paiement.

En conséquent, la domiciliation bancaire préalable est obligatoire. Elle servira aux


formalités de dédouanement pour toute importation, à l’exception des importations sous-
régime douanier suspensif, des échantillons et dons, des colis postaux et des
importations en contre remboursement éventuellement, des marchandises reçues dans le
cadre de la garantie, des importations soumises à taxation forfaitaire, des importations
d’une valeur inférieure à 30.000 (trente mille dinars).

Concernant les importations en cours et réalisées sans domiciliation, la Direction


Générale des Douanes est seule habilitée à fixer la période transitoire pouvant permettre
aux achats déjà effectués ou engagés, d’être admis à l’importation et à la mise à la
consommation en Algérie.

Article 9 : Les importations d’or et de métaux précieux ainsi que de pierres précieuses
ne bénéficient pas des dispositions de l’article 3 ci-dessus.

Les importateurs de ces matières, à l’exception de la Banque d’Algérie, et l’AGENOR


agissant pour le compte direct et exclusif de l’Etat, doivent payer leurs importations par
prélèvements sur leurs comptes devises ouverts auprès des banques algériennes.

Article 10 : Toutes les instructions et dispositions précédentes en matière d’autorisation


préalable d’importation et de contrôle de change à priori relatifs aux opérations de
commerce extérieur, notamment celles relatives aux budgets devises et aux plans de
financement, ainsi que les articles 2, 5, 6, 7, 10 et 11 du règlement n°90-04, sont
abrogés.

Article 11 : La présente instruction est applicable à compter du 1er avril 1991.

Le Gouverneur
Abderrahmane Roustoumi HADJ NACER

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