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Révisions Hist 2020

Transféré par

Yacine Tamma
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Révisions Hist 2020

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Révision pour les élèves de la 3ème AS pour toutes les filières.

PROJET I : Informer ; Témoigner et Analyser un fait historique.


Fait = évènement. Historique = en relation avec l’histoire.
* On trouve dans ce projet, des documents en relation avec des événements historiques comme
Le 08 mai 1945,01 novembre 1954, 05 juillet 1962, les deux guerres mondiales…etc.
Aussi, on trouve des textes sur l’invention ou l’histoire de l’informatique, l’internet, la radio,
la TV, le téléphone, les moyens de transport, le football et le sport…
* Ces faits sont donnés sous forme de textes ou des dates organisées d’une manière Chronologique. (Voir
les 3 premiers documents du manuel scolaire)
* Dans les textes d’histoires, on peut trouver de l’objectivité. Mais, en introduisant des dires Ou des
témoignages des personnes qui ont vécu ces événements, on obtient de la subjectivité.
*Pour reconnaître la situation d’énonciation, il faut répondre sur les questions suivantes :
Qui parle (locuteur) ? A qui (S’adresse) t-il (interlocuteur) ? Où (le moment) ? Quand ?
* Le lexique utilisé est celui de : la guerre, la colonisation, la paix, la prison, les armes…
* Les temps utilisés dans ce type de textes sont :
 Le présent : Il a deux valeurs : narrative et de vérité générale.
 L’imparfait : Il est utilisé dans la description.
 Le passé simple : Il relie les actions passées successivement.
* Les articulateurs chronologiques dans l’expression de temps :
- Aujourd’hui, hier, la veille, alors, soudain, tout à coup, longtemps, parfois, pendant, dès lors, tout à l'heure, …
- Avant, avant de, avant que, en attendant que, jusqu’à, jusqu’à ce que (antériorité).
- Comme, quand, en même temps, tant que, à chaque fois que, au cours de (simultanéité).
- Après, après que, à partir de, aussitôt que, dès que, depuis que, une fois que (postériorité).
Les mots les plus utilisés dans les ducuments historiques :
Métropole ; capitale- agglomération Allié ; associé –partenaire Révolution : révolte : répression Triomphe :
victoire, Conquête Proclamation demande -Revendication Patrie : pays - Etat Peuple- nation –communauté-
Tuer- assassiner- égorger –pendre -massacrer –guillotiner -fusiller . mutiler victimes-blessés- torturés- Usurper
– voler- enlever avec force Mort : tué, décédé, cadavre Exécuté- réaliser- accomplir Armes : fusils- pistolet-
Indépendance : libération - autodétermination La résistance –la défense- lutte Animosité – violence- agressivité –
sauvagerie La rébellion –guerrier Déclenchement : début- commencement La paix : calme, sérénité Justice :
honnêteté, sincérité, loyauté. Discrimination : distinction- racisme Bourreaux : exécute, guillotineur. Garnisons. :
troupe armée, groupe Impitoyablement : sauvagement (sans pitié) Les massacres : carnage -hécatombe
Bataille : combat –conflit armée Accrochage, embuscade La tragédie : drame Guerre : conflit, combat
Colonialisme - colon –colonisateur – Combattants- soldats- el moudjahid Martyrs : victime, mort, tué pour une
cause Détenu –prisonnier –otage
Incarcérer- emprisonner-enfermer –arrêter
* La forme active / passive :
Les élèves révisaient leurs leçons.
Sujet Verbe (imparfait) COD

Les leçons étaient révisées par les élèves.


S (passif) être à l’imp. + P.P C. d’agent
* Quand le sujet actif est le pronom indéfini (on), le c. d’agent s’efface à la forme passive.
Ex :
On a construit cette maison en 1973.Cette maison a été construite en 1973.
* La présence du COD dans la phrase active est obligatoire pour la transformation à la forme passive.
Ex : Les enfants jouent au ballon. Nous allons à la plage.
C.O.I C.C.L
Le COD est absent (verbe intransitif), la transformation est impossible.
La forme passive est employée pour mettre en évidence l’action et celui qui a subit cette action.
Forme Active : Forme Passive : Exemples :
Verbe au présent Etre au présent + P. passé du verbe Les leçons sont révisées
Verbe au passé composé Etre au passé composé + P.Passé Les leçons ont été révisées
Verbe à l’imparfait Etre à l’imparfait + P.P Les leçons étaient révisées
Verbe au plus-que-parfait Etre au p-q-p + P. Passé Les leçons avaient été révisées
Verbe au passé simple Etre au passé simple + P. Passé Les leçons furent révisées
Verbe au passé antérieur Etre au passé antérieur + P Passé. Les leçons eurent été révisées
Verbe au futur simple Etre au futur simple + P. Passé Les leçons seront révisées
Verbe au futur antérieur Etre au futur antérieur + P. Passé Les leçons auront été révisées
Verbe au conditionnel présent Etre au conditionnel présent + P. Passé Les leçons seraient révisées
* Le discours direct / indirect :
Il dit, dira, dirait : « J’ai corrigé les copies hier». Il dit qu’il a corrigé les copies la veille.
- Quand on passe du style direct au style indirect ; on remplace les (:) et les (« ») par que, on change aussi le pronom (je) par-il et
l’expression de temps (hier) par la veille.
Aussi les expressions : aujourd’hui, demain, la semaine prochaine, la semaine passée et ici par les expressions : ce jour-là, le
lendemain, une semaine après, une semaine avant et là-bas.
- Lorsque le verbe introducteur est au : présent, au futur simple et au conditionnel présent ; on ne fait aucun changement de temps du
verbe du message au style indirect.
- Lorsque le verbe introducteur est au passé composé, passé simple, passé antérieur, l’imparfait et le plus-que-parfait; on fait un
changement de temps du verbe du message au style indirect.
Il a dit, dit, eut dit, disait, avait dit : « J’ai corrigé les copies hier». Il a dit, dit, eut dit, disait, avait dit qu’il a corrigé les copies la veille.
Le verbe du message est :
- au présent Imparfait
- au passé composé Plus-que-parfait
- au futur simple Conditionnel présent
- au futur antérieur - Conditionnel passé

Les pronoms et adjectifs dans le message (DD) Au discours (style) indirect


Je/tu Il / elle
Nous / vous Ils/ elles
Nos /vos. Leurs
Mon /ton Son
Mes /tes Ses
Le mien / le tien Le sien
Notre / votre Leur
Moi/ toi………..ma/ ta Lui/elle………Sa

- Quelque soit le temps du verbe introducteur, si le verbe du message est à l’impératif, il change au style
indirect : impératif De + infinitif ou Que + subjonctif. (Proposition complétive)
Ex :d’apporter (inf.) le cahier.
Il avait demandé : « Apporte le cahier » Il avait demandé qu’il apporte (subj.) le cahier.
Il demandait : « Est-ce que le facteur est passé ? » Il demandait si le facteur était passé.
- Il demande : « Est-ce que le facteur est passé ? » Il demande si le facteur est passé.
- Il a demandé : « Combien coûte le voyage ? » Il a demandé combien coûtait le voyage.
- Il demande : « Combien coûte le voyage ? » Il demande combien coûte le voyage.
Les valeurs du mode subjonctif
* Le souhait- L'ordre- La supposition-
*Dans la P. complétive lorsque la principale exprime:- La volonté- L'obligation-Un sentiment (préférence, étonnement, regret...)-
Jugement-Le doute.
*Dans la subordonnée circonstancielle- P.S.C de temps. (Après : avant que ; jusqu’à ce que ; en attendant que) -
P.S.C de but (Après :pour que -afin que/de peur que/de crainte que)
Remarque: Après ces verbes à construction particulière, on emploie le subjonctif…
Tenir à ce que, il faut que, il est possible que, il est nécessaire que, il est important que, il est souhaitable que…
Les valeurs du mode conditionnel
Il exprime: *un souhait- un désir- une demande formulée avec politesse - une action imaginaire
- un conseil formulé avec politesse-une information incertaine-Dans la subordonnée circonstancielle de condition, le conditionnel
présent exprime :-une action éventuelle (potentielle)- Condition réalisable-Résultat réalisable.
Remarque
On peut trouver des documents historiques sous forme d’écrits biographiques et autobiographiques.
La forme passive est employée pour mettre en évidence l’action et celui qui a subit cette action.
Forme Active : Forme Passive : Exemples :
Verbe au présent Etre au présent + P. passé du verbe Les leçons sont révisées
Verbe au passé composé Etre au passé composé + P.Passé Les leçons ont été révisées
Verbe à l’imparfait Etre à l’imparfait + P.P Les leçons étaient révisées
Verbe au plus-que-parfait Etre au p-q-p + P. Passé Les leçons avaient été révisées
Verbe au passé simple Etre au passé simple + P. Passé Les leçons furent révisées
Verbe au passé antérieur Etre au passé antérieur + P Passé. Les leçons eurent été révisées
Verbe au futur simple Etre au futur simple + P. Passé Les leçons seront révisées
Verbe au futur antérieur Etre au futur antérieur + P. Passé Les leçons auront été révisées
Verbe au conditionnel présent Etre au conditionnel présent + P. Passé Les leçons seraient révisées

Le discours rapporté ( direct / indirect) :


Il dit, dira, dirait : « J’ai corrigé les copies hier». Il dit qu’il a corrigé les copies la veille.
- Quand on passe du style direct au style indirect ; on remplace les (:) et les (« ») par que, on change aussi le pronom (je) par
il et l’expression de temps (hier) par la veille. Aussi les expressions : aujourd’hui, demain, la semaine prochaine, la
semaine passée et ici par les expressions : ce jour là, le lendemain, une semaine après, une semaine avant et là-bas.
- Lorsque le verbe introducteur est au : présent, au futur simple et au conditionnel présent ; on ne fait aucun changement de
temps du verbe du message au style indirect.
- Lorsque le verbe introducteur est au : passé composé, passé simple, passé antérieur, l’imparfait et le plus-que-parfait; on fait
un changement de temps du verbe du message au style indirect.
Il a dit, dit, eut dit, disait, avait dit : « J’ai corrigé les copies hier». Il a dit, dit, eut dit, disait, avait dit qu’il avait corrigé les
copies la veille.
Le verbe du message est :
- au présent - Imparfait - au passé composé Plus-que-parfait
- au futur simple Conditionnel présent - au futur antérieur - Conditionnel passé

Les pronoms et adjectifs dans le message (DD) Les pronoms et adjectifs dans le message (DD)
Je -------------------- Il Ton -----------------Mon
Moi ------------------- Lui Ta -------------------Ma /Sa
Mon ------------------ Son Notre ----------------Leur
Ma------------------- Sa Le notre ------------ Le leur
Le mien -------------Le sien Nous----------------- Ils
Mes-----------------Ses Vous-----------------Nous
Me/M’-------------Se /S’ Votre----------------Notre
Tu-------------------Je, il ,elle Le votre-------------Le notre
Tes ------------------Mes /ses
-Quelque soit le temps du verbe introducteur, si le verbe du message est à l’impératif, il change au style indirect : impératif
De + infinitif ou Que + subjonctif. (Proposition complétive)
Ex : d’apporter (inf.) le cahier.
Il avait demandé : « Apporte le cahier » Il avait demandé qu’il apporte (subj.) le cahier.
- Il demandait : « Est-ce que le facteur est passé ? » Il demandait si le facteur était passé.
- Il demande : « Est-ce que le facteur est passé ? » Il demande si le facteur est passé.
- Il a demandé : « Combien coûte le voyage ? » Il a demandé combien coûtait le voyage.
- Il demande : « Combien coûte le voyage ? » Il demande combien coûte le voyage.
- Quelque soit le temps du verbe introducteur, si le verbe du message est à l’impératif, il change au style
indirect : impératif De + infinitif ou Que + subjonctif. (Proposition complétive)
Les valeurs du mode subjonctif
* Le souhait - L'ordre- La supposition-
*Dans la P. complétive lorsque la principale exprime:- La volonté- L'obligation-Un sentiment (préférence, étonnement,
regret...)-Jugement-Le doute.
*Dans la subordonnée circonstancielle- P.S.C de temps.
(Après : avant que ; jusqu’à ce que ; en attendant que) - P.S.C de but (Après : pour que -afin que/de peur que/de
crainte que)
Remarque : Après ces verbes à construction particulière, on emploie le subjonctif…
Tenir à ce que, il faut que, il est possible que, il est nécessaire que, il est important que, il est souhaitable que…
Projet 1: Dans le cadre de la commémoration d’une journée historique, réaliser une recherche documentaire puis
faire la synthèse de l’information à mettre à la disposition des élèves dans la bibliothèque de l’établissement.
Objets d’étude : Textes et Documents d’Histoire
Séquence 01 : Informer d’un fait d’Histoire.
Un texte objectif qui informe sur un fait historique.
Le temps dominant est le passé simple ou composé et l’imparfait pour narrer des faits passés.
Les indicateurs de temps et de lieu : le 8er mai, l’année suivante, à 14 heure , avant que …
Les noms propres dans le texte –Amr - Othman –Ibn Nusair …
La visée communicative : Essentiellement informer

Séquence 2 : introduire un témoignage dans un fait d’Histoire


« témoigner » signifie dire la vérité sur ce qu'on a vu, entendu ou ressenti.
Les événements sont vécus puis racontés par l’auteur
L’auteur introduit des témoignages dans le but d’authentifier les faits rapportés. C’est-à-dire les rendre
plus crédibles (plus véridiques) et incontestables dans la mesure où les témoins sont eux qui ont assisté
réellement à ces événements. Il prend position par rapport à l’événement, de dénoncer une situation ou des
actes.
L’auteur marque sa présence dans le texte à l’aide des modalisateurs.

Les pronoms personnels, indice de l’énonciation : je, moi, nous, tu ; toi ; vous
Les réactions et les sentiments ‘je n’ai jamais oublié ’j’ai voulu revenir sur ces émotions ‘’
Les mots péjoratifs et mélioratifs. Mots exprimant l’opinion de l’auteur (heureusement, impitoyable,
cauchemar…)
Les modalités d’incertitude peut-être -probablement - Je ne suis pas sur que -Je doute que_ Le conditionnel
…après l’expression du doute, on met le verbe au subjonctif
Les modalités de certitude Certainement- sans aucun doute surement -Ça c’est sur- Il est certain que-
assurément…
Les modalités appréciatives : Il est dommage que, bien, admirable, …
 Un ordre chronologique (suite d’événements dans le temps)
 Temps du récit le passé simple ou composé et l’imparfait pour narrer des faits passés. Le présent de l’indicatif pour
rendre les événements (actions) plus vivants, pour actualiser les événements
 Le discours rapporté : des propos rapportés directement ou indirectement (style direct et style indirect
 La visée (le but) du texte est : raconter pour exprimer son point de vue.

Séquence 3 ; analyser et commenter un fait historique.


Un événement historique se déroule dans un contexte national et international et dans des conditions particulières.
Il a donc, tant au plan national qu’international, des causes et des conséquences que l’analyse met en évidence. Par
les explications qu’il fournit et les témoignages qu’il exploite, l’historien fait valoir son point de vue sur le fait ou
l’événement. Dans la narration, s’insère alors l’argumentation
Les verbes de changement : augmenter, diminuer, réduire, baisser, régresser …
Les mots les plus utilisés dans le texte historique :
Métropole ; capitale- agglomération Allié ; associé –partenaire Révolution : révolte : répression
Triomphe : victoire, Conquête Proclamation demande -Revendication Patrie : pays-
Peuple- nation –communauté- Tuer- assassiner- égorger -pendre-assassinat-meurtre
victimes-blessés- torturés- Epouvanté – souffrant Mort : tué, décédé, cadavre Exécuté-
réaliser- accomplir Indépendance : libération Armes : fusils- pistolet-
La résistance –la défense- lutte Animosité – violence- agressivité – sauvagerie
La rébellion –guerrier Déclenchement : début- commencement La paix : calme, sérénité
Justice : honnêteté, sincérité, loyauté. Discrimination : distinction- racisme Bourreaux : exécute, guillotineur.
Garnisons. : troupe armée, groupe Impitoyablement : sauvagement (sans pitié) Les massacres : carnage -hécatombe
Bataille : combat Accrochage, embuscade La tragédie : drame
Guerre : conflit, combat Colonialisme - colon –colonisateur – Combattants- soldats- el moudjahid
Martyrs : victime, mort, tué pour une cause Détenu –prisonnier –otage Incarcérer-emprisonner-enfermer
La transformation passive
Lorsque le sujet fait l'action on dit que la phrase est à la voix active
Lorsque le sujet subit l'action on dit que la phrase est à la voix passive
Lors de la transformation passive :
a) Le COD prend la place du sujet (Il devient sujet passif) et celui-ci prend la place du COD (Il devient
complément d’agent).
b) L’auxiliaire « être » est employé. C’est celui-ci qui prend la marque du temps (il est conjugué au temps du
verbe de la phrase à la forme active).
c) Le plus souvent, le complément d'agent (qui désigne celui qui agit) est introduit par la préposition : par.
d) Les compléments circonstanciels (cc) ne sont pas concernés par la transformation passive.
Pour revenir à la forme active, on doit :
a) procéder à une permutation : le sujet reprend sa place ainsi que le COD.
b) supprimer l’auxiliaire “être” et la préposition “par”.
c) transformer le participe passé en verbe qui sera conjugué au temps de l’auxiliaire ”être”
La transformation du discours ( du style direct au style indirect )
1- La ponctuation :Les deux points ( : )et les guillemets «»seront remplacés par un mot de liaison : que – de – si’
2- Les temps des verbes :Si le verbe introducteur est au passé :
Style direct Style indirect

 Présent  Imparfait
 Passé composé  Plus-que-parfait
 Futur  Conditionnel
 Impératif  Infinitif - Subjonctif
Style direct Style indirect
 Aujourd’hui  Ce jour là
 Demain  Le lendemain
 Hier  La veille
 La semaine passée  La semaine précédente
 La semaine prochaine  La semaine suivante

Les mois de septembre et d’octobre 1954 furent consacrés à d’intenses préparatifs. Les membres du CRUA (1) faisaient le point de la
situation, l’examen des moyens matériels et humains, la répartition des tâches et les principes d’organisation ultimes.
En ce qui concerne justement l’appel contenu dans la proclamation du 1er novembre, la mission du tirage de celle-ci fut confiée au
comité de Kabylie qui présentait toutes les assurances du point de vue de son niveau d’organisation, de la discipline des hommes et de
l’ancienneté de ses membres.
Avant la fin du mois d’octobre, Ali Zamoum, membre du comité, domicilié au village d’Ighil Imoula, est appelé au village d’Ighil
Boulkadi, dans la région de Boghni, où il rencontre Ouamrane qui lui remet deux feuillets dactylographiés, élaborés par les responsables du
CRUA avec instruction ferme : « Rien ne doit filtrer avant le jour J ».
Ali Zamoum raconte : « Quelques jours avant la réunion, j’avais reçu de Krim Belkacem un texte que je devais reproduire en plusieurs
milliers d’exemplaires. A Tizi Ouzou, je reçus un journaliste Laïchaoui Mohamed, envoyé par l’organisation, chargé d’imprimer ce
document à la ronéo. Je l’ai emmené de nuit jusqu’à notre village, à la maison de Benramdane Omar qui était un militant sûr. Là, je lui
montrai le texte qu’il fallait taper sur stencils. Il se rendit compte alors du contenu des deux pages qu’il était venu reproduire. C’était la
proclamation au peuple algérien, aux militants de la cause nationale, qui portait une date 1er novembre 1954. A la lumière d’une lampe à
pétrole, Laïchaoui tapa les stencils puis nous allâmes chez Idir Rabah pour tirer à la ronéo, car chez lui, il y avait l’électricité. Par ailleurs, il
était difficile de tourner la ronéo sans faire du bruit qui risquait d’être entendu aux alentours.
Or la pièce où se trouvait la ronéo se situait au-dessus d’une boutique et pour couvrir ce bruit, nous avons demandé à quelques militants
de veiller tard dans la boutique, de faire le plus de chahut possible et de surveiller les tournées du garde-champêtre. Toute la nuit, nous
imprimions la proclamation au-dessus de leurs têtes. Ils ignoraient que nous étions en train d’imprimer la naissance du FLN. Dans la nuit
du 31 octobre, plusieurs hommes quittèrent le village emportant couffins et cabas... contenant les tracts pour être distribués dans toutes les
régions du pays et même au-delà des frontières».
Par cette proclamation, le FLN expose à l’opinion publique les raisons et les motivations qui ont amené les militants au déclenchement de
la lutte armée, énonçant les objectifs, les moyens de lutte et les conditions d’un cessez-le feu.
Ferhat et Rabah Zamoum, Frère et neveu de Ali Zamoum,
El Watan, Spécial Guerre de libération nationale, Dimanche 31 octobre 2004, p. 5
(1) CRUA: Comité Révolutionnaire pour l’Unité et l’Action.
QUESTIONS
I. Compréhension de l’écrit : (14 pts.)
1) L’auteur de ce texte est un: a- Journaliste b- Témoin c- Romancier. Recopiez la bonne réponse puis justifiez-la.
2) « ... chargé d’imprimer ce document à la ronéo ». De quel document s’agit-il ? Que contient-il ?
3) Relevez du texte quatre (04) mots ou expressions qui renvoient au mot « impression ».
4) Le comité de Kabylie fut chargé du tirage de ce document. Pour quelles raisons ?
5) En vous aidant du texte, complétez le tableau suivant :
Dates Faits (phrases nominales)
-
Mois de septembre et d’octobre 1954 ………………………………..
-
Avant la fin du mois d’octobre 1954 ………………………………..
- La nuit du 31 octobre 1954 ………………………………..
6) « L’impression de la proclamation devait rester secrète ». Relevez une phrase qui exprime la même idée.
7) « Nous avons demandé à quelques militants de veiller tard dans la boutique, de faire le plus de chahut possible et de surveiller les
tournées du garde-champêtre ».
Réécrivez la phrase ci-dessus en la commençant ainsi :
Nous avons demandé à quelques militants : « .................................................................. »
8) A quoi renvoient les pronoms soulignés dans les phrases suivantes ?
- « ... la mission du tirage de celle-ci fut confiée ... » (2ème §) « Ils ignoraient que nous étions... » (5ème §)
9) Dans ce texte, l’auteur veut :
- Dénoncer l’atrocité du colonisateur
- Informer d’un fait d’histoire • Commenter un fait d’histoire
- Rapporter un témoignage. Recopiez les deux bonnes réponses.
10) La distribution des tracts s’est faite secrètement dans toutes les régions du pays.
Selon vous, pourquoi cette discrétion ? Formulez votre réponse en deux ou trois phrases.
Production écrite : (06 pts.)
Traitez l’un des deux sujets au choix :
1) Le texte que vous venez de lire vous a particulièrement intéressé et vous tenez à informer vos camarades de son contenu.
Rédigez le compte rendu objectif de ce texte.
2) Dans le cadre de la commémoration du 1 novembre 1954, votre lycée accueille un témoin du déclenchement de la révolution
nationale. Rapportez en une quinzaine de lignes, cet événement en introduisant les propos de ce témoin et en mettant en valeur le
sacrifice et l’engagement du peuple algérien. Votre récit paraîtra dans la page « Histoire » du journal de votre lycée.
Les Renseignements généraux et les services secrets français établis en Algérie ont‐ils été surpris par la flambée révolutionnaire
du 1er novembre 54 ? Ou s'attendaient Ils,de leur point de vue, à des actions « terroristes » ?
Selon Ben Youcef Ben Khedda, la Police des Renseignements généraux n'aurait pas subodoré les préparatifs qui allaient aboutir
au déclenchement des attentats du 1er novembre. Trop contents de voir le MTLD se déchirer en factions rivales, entre messalistes et centra
listes, les services secrets français n'auraient rien vu venir. Dans son essai sur « Les origines du 1er novembre 1954 », l'ancien président du
GPRA écrit : « Pendant que les journaux français parlaient de règlement de comptes entre clans du MTLD, le CRUA menait ses préparatifs
dans le plus grand secret. »
Les services de police se frottaient les mains devant le spectacle décevant des zizanies* qui minaient le Parti. Mais ils ne
se doutaient guère que le conflit ouvert qui se déroulait sous leurs yeux constituait l'écran opaque derrière lequel s'affairaient les gens du C
RUA ». De son côté, l'historien Pierre Miquel (1930‐ 2007) note qu'« aucun des projets du CRUA n'avait transpiré. Les hommes avaient
bien gardé le secret».
La réalité est, on le sait aujourd'hui, sensiblement différente. Ferhat Abbas était mieux informé, qui écrit: « la préparation des
événements du 1er novembre n'a pas échappé comme on pourrait le croire aux autorités françaises ». Les Renseignements
généraux « avaient flairé dès le début de l'année 1954 que l'O.S. décapitée en 1950 se reconstituait ».
En outre, les documents, les écrits des protagonistes notamment, montrent que la police française opérant en Algérie, savait
beaucoup de choses, bien que les hommes du CRUA, en militants aguerris, aient été fort discrets sur leurs projets, sur
les objectifs visés, sur les dates et les heures des opérations projetées.
Par Omar Merzoug, le Quotidien d’Oran, 1er novembre 2017

*zizanies : désaccords, divisions…


Questions :
I/Compréhension de l’écrit : (12pts)
1. L’auteur évoque un fait important lié au déclenchement de la guerre de libération nationale. Lequel ? (1pt)

2."La police des Renseignements généraux n'aurait pas subodoré les préparatifs qui allaient aboutir au déclenchement des attentats du 1
er novembre".
-Relevez dans le deuxième paragraphe deux expressions qui renvoient à " n'aurait pas subodoré les préparatifs". (1pt)
3.
"La réalité est, on le sait aujourd'hui, sensiblement différente." De quelle réalité parle l’auteur ? Justifiez votre réponse en relevant le p
assage qui le montre. (1pt)
4. Classez les mots et expressions suivants : Ferhat Abbas / Ben Youcef Ben Khedda / aucun de projets / n’avait transpiré /
renseignements avaient flairé / Pierre Miquel / documents des protagonistes.
Selon qu’ils renvoient à : (3pts)
Préparation secrète : …….. / ……… / ……….
Préparation connue : …….. / ……… / ……….
5. "Les services de police se frottaient les mains devant le spectacle décevant des zizanies." L’expression soulignée veut dire : (1pt)
a. Avaient connu les circonstances du spectacle.
b. Avaient frappé les mains devant le spectacle.
c. S’étaient amusés devant ce spectacle.
6. Complétez ce qui suit en relevant les évènements qui marquent chaque date. (1pt)
Le début de l’année 1954 : …………………………………………………………………………………………………………
1950 : …………………………………………………………………………………………………………………………………………
7.Ferhat Abbas était mieux informé, qui écrit : « la préparation des événements du 1er novembre n'a paséchappé comme on pourrait le c
roire aux autorités françaises ». (1.5pt)
-Réécrivez le passage ci‐dessus en commençant par Ferhat Abbas était mieux informé, qui écrit que …..
8. "À quels éléments du texte renvoient les mots "leur" et "leurs" dans les phrases ci‐dessous : (1pt)
"s’attendaient- ils de leur point de vue… ?" (1er paragraphe)
"se déroulaient sous leurs yeux…" (3ème paragraphe)
9. Proposez un titre au texte. (0.5pt)
10. "Pendant que les journaux français parlaient de règlement de comptes entre clans du MTLD, le CRUA
menait ses préparatifs dans le plus grand secret."
-Expliquez, en deux ou trois lignes, l’emploi de cette expression par l’auteur. (1pt)
II/ Production écrite : (8pts)
Sujet 2 : A l’occasion de la célébration du 63ème anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale, votre lycée organise
un concours pour le meilleur texte sur la « révolution algérienne ».
-Rédigez un texte d’une centaine de mots (dizaine de lignes) où vous introduisez un témoignage de l’un de vos proches
concernant la révolution algérienne.

Le 19 Mars, fête de la Victoire


Consacrée fête nationale de la Victoire en Algérie, le 19 Mars 1962 signait la fin d’une guerre de libération gagnée à la force des
armes et de la détermination des millions d’Algériens, qui ont souffert, pendant plus d'un siècle, des affres de l'ordre colonial avec un lourd
tribut fait de martyrs innombrables, de milliers de veuves et d’orphelins, de centaines de milliers de prisonniers, de détenus et d’invalides,
ainsi que de destruction de milliers de villages et de hameaux.
L'annonce officielle du cessez-le-feu, conclu le 18 mars à Evian, a été ainsi accueillie avec une immense et incommensurable joie par
les moudjahidine des maquis de l’Armée de libération nationale (ALN) et par l’ensemble du peuple algérien, qui venait de retrouver sa
liberté et sa souveraineté.
Avant d'aboutir au paraphe des Accords d’Evian, signés le 18 mars 1962 consacrant l’indépendance du pays, la délégation algérienne
avait rejeté tout au long de ces négociations «toutes les propositions présentées par la France hypothéquant la souveraineté nationale après
l’indépendance», témoignait feu* Rédha Malek, porte-parole de la délégation du Gouvernement provisoire de la république algérienne
(GPRA), dirigée par Karim Belkacem.
Les négociations d’Evian, qui avaient débuté le 20 mai 1961 et suspendues à plusieurs reprises, ont été marquées par l’obstination de
la partie française qui avançait trois propositions rejetées par la délégation algérienne. Ces propositions concernaient le maintien du Sahara
algérien et la base navale de Mers El-Kébir (Oran) sous domination française, et la question du million de Français établis en Algérie.
Mais devant les propositions françaises, la délégation algérienne avait campé sur sa position au sujet du Sahara qu'elle était déterminée
à défendre coûte que coûte, avant de convenir avec la délégation française du maintien des investissements français au Sahara pendant
une durée de trois ans, notamment après la découverte de pétrole.
Article de presse publié dans le site : http://www.radioalgerie.dz, 18/03/2018.

Feu : Mort depuis peu.


QUESTIONS
I- Compréhension de l’écrit :(14points)

1- En quelle occasion ce texte a été écrit ? Répondez en relevant une phrase du premier paragraphe ? (2pts)
2- Classez les expressions suivantes dans le tableau :
De martyrs innombrables/affres de l'ordre colonial / La force des armes / hypothéquant la souveraineté nationale. (2pts)

Les Algériens Les Français


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