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Correction Maths Concours Blanc

Le document est une correction de concours de mathématiques contenant plusieurs exercices indépendants. Il présente des démonstrations montrant la convergence de certaines séries.

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CORRECTION PREMIER CONCOURS BLANC AUX CONCOURS


(ISE MATHS & IFORD VOIE B)
MATHÉMATIQUES - JANVIER 2024 - DURÉE : 3H00
Calculatrices non programmables autorisées
Tous les exercices sont indépendants

SA
E N
Exercice no 1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . /3,5 pts

∑ 1
1. — La série

série :
∑ 𝑛1
𝜎(𝑛)2
2
est positive convergente donc, elle est commutativement convergente d’où la

est convergente.
* M
— Pour 𝑎 et 𝑏 positifs, 0 ⩽ 𝑎𝑏 ⩽ 2𝑎𝑏 ⩽ 𝑎2 + 𝑏2 donc, 0 ⩽

Or, les séries


∑ 1
et
∑ 1
y * 1
𝑛𝜎(𝑛)
1
⩽ 2 +
𝑛
1
𝜎(𝑛)2
pour 𝑛 > 0.

sont convergentes donc, d’après le critère de comparaison,

la série
∑ 1
𝑛𝜎(𝑛)
𝑛2 𝜎(𝑛)2
est convergente.
e m
2. — ln
1
1
= − ln cos
1
𝑛
= − ln
(
1 −
1
2
+
a
o
d
( ))
1
2
=
1
2
+ o
( )
1
𝑛2
.

c
cos 𝑛 2𝑛 𝑛 2𝑛
( )𝛼
( ( ))𝛼 ( )
Donc, ln
1
cos 1𝑛
=
A
1
2𝑛2
+ o
1
𝑛2
=
1
2𝛼 𝑛2𝛼
(1 + o(1)) 𝛼
=
1
2𝛼 𝑛2𝛼
+ o
(
1
2𝛼 𝑛2𝛼

)𝛼

SA 1
2𝛼 𝑛2𝛼
. Or, la série

1
∑ 1
2𝛼 𝑛2𝛼
est convergente si, et seulement si, 2𝛼 > 1. Donc,

ln
1
cos 1𝑛

EN converge si 𝛼 > .
2
— On a : ln(1 − 𝑥) = −𝑥 − 𝑥2 − 𝑥3 + O(𝑥4 ) en 0 donc, ln
( )
𝑛
𝑛−1
(
= ln 1 −
1
𝑛
)
1
=− − 2 −
𝑛 2𝑛
1

M
1 1
+O 4 .
3𝑛3 (𝑛 ) ( ( ))
𝑛 𝜋 𝜋 1
Donc, cos 𝜋𝑛2 ln = cos 𝜋𝑛 + + +O 2 .
𝑛−1 2 3𝑛 𝑛 ( )
𝜋
Or, pour 𝑥 réel et 𝑛 entier, cos(𝑥 + 𝑛𝜋) = (−1)𝑛 cos(𝑥) et cos 𝑥 + = − sin(𝑥) donc,
( ) ( ( )) 2
𝑛 𝜋 1
cos 𝜋𝑛2 ln = (−1)𝑛−1 sin +O 2 .
𝑛−1 3𝑛 𝑛
( ) (−1)𝑛−1 𝜋 ( )
𝑛 1
Comme sin(𝑥) = 𝑥 + O(𝑥) donc, cos 𝜋𝑛2 ln = +O 2 .
𝑛−1 3𝑛 𝑛
∑ 1 ∑ (1)
est convergente donc, d’après les relations de comparaison, O 2 est conver-
𝑛2 𝑛

1
( )
1
gente. La suite est décroissante et de limite nulle donc, d’après le critère spécial des
𝑛
∑ (−1)𝑛−1
séries alternées, est convergente.
𝑛
∑ ( )
𝑛
cos 𝜋𝑛2 ln
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On en déduit que la série : est convergente car combinaison linéaire


𝑛−1
de deux séries convergentes.
𝑛𝑛 | 𝑢𝑛+1 | ( )𝑛
3. — Posons : 𝑢𝑛 = 𝑛 alors : || |= 1+ 1 1

e
.
| |𝑎| |𝑎|
𝑎 𝑛! | 𝑛 |
𝑢 𝑛
∑ 𝑛𝑛
Si |𝑎| > e d’après la règle d’Alembert, converge absolument donc, elle est conver-
𝑎𝑛 𝑛!
gente.

∑ 𝑛𝑛
𝑛𝑛
Si |𝑎| < e alors, on sait que d’après Stirling : 𝑛 ∼
𝑎 𝑛!
( 𝑛√
𝑛𝑛
𝑎𝑛 𝑛 2𝜋𝑛 e𝑛
) = √
e𝑛
𝑎𝑛 2𝜋𝑛
⟶ +∞.

SA
Donc, la série
𝑛𝑛
Si 𝑎 = e, 𝑛 ∼ √
𝑎 𝑛!
𝑎𝑛 𝑛!
1
2𝜋𝑛
diverge grossièrement.

et puisque la série √
1
2𝜋𝑛
E N
est positive et divergente donc,
∑ 𝑛𝑛
𝑎𝑛 𝑛!
diverge.
Si 𝑎 = −e d’après Stirling, 𝑛 ∼ √
𝑛𝑛
e 𝑛!
(
1
2𝜋𝑛
⟶ 0. On a :
)
* M
𝑢𝑛+1
𝑢𝑛
(
=
1
e
(
1+
)
𝑛
)
1 𝑛
. Or, pour 𝑥 stric-
( )
tement positif, ln(1+𝑥) ⩽ 𝑥 donc, ln 1 +
On en déduit que la suite (𝑢∑
spécial des séries alternées,
y * 1
𝑛
1
⩽ donc, ln 1 +
𝑛
1 𝑛
𝑛
⩽ 1 i.e 1 +
𝑛 ) est décroissante (et de limite nulle). Donc, d’après le critère
𝑢𝑛 pour 𝑎 = −e est convergente.
1 𝑛
𝑛
⩽ e.

Par conséquent,
∑ 𝑛𝑛
𝑎𝑛 𝑛!
e m
converge si et seulement si |𝑎| ⩾ e ou 𝑎 = −e.

— Posons 𝑢𝑛 = 𝑎
(−1)𝑛
𝑛 + (−1)𝑛
.

a∑d
Si 𝑎 > 0, 𝛼
(−1)𝑛
𝑛 + (−1)𝑛
c
Si 𝑎 < 1, 𝑢𝑛 ⟶ 1 ≠ 0 donc,

= (
(−1)𝑛
𝑢𝑛 diverge grossièrement.
Si 𝑎 = 0 alors, la série n’est pas définie car pour tout 𝑛 ∈ ℕ impair, 𝑛𝛼 + (−1)𝑛 = 0.

A 𝑛
) =
(−1)𝑛
𝑛𝛼

1
𝑛2𝛼
+ o
(
1
𝑛2𝛼
)
. Donc,
𝑛𝛼 1 + (−1)

SA
𝛼
(−1)𝑛
𝑛 + (−1) 𝑛

(−1)𝑛
𝑛 𝛼
= −
𝑛
1
2𝛼
+ o
𝑛𝛼
(
𝑛
1
2𝛼
)
1
∼ − 2𝛼 . Or, la série

𝑛 (
∑ 1
𝑛2𝛼 )
est positive d’où,
∑ 1

ENd’après les relations de comparaison, les séries


de meme(nature.
1
)
(−1)𝑛
𝑛𝛼 + (−1)𝑛

(−1)𝑛
𝑛𝛼

La suite 𝛼 est décroissante de limite 0 donc, d’après le critère spécial des séries alternées,
et
𝑛2𝛼
sont

M la série
𝑛
∑ (−1)𝑛
𝑛𝛼
Or, pour 𝑛 > 0 : 𝛼
est convergente.
(−1)𝑛
− 𝛼
(
(−1)𝑛
− 𝛼
(−1)𝑛
)
=
(−1)𝑛
. Donc, les séries

(
(−1)𝑛 (−1)𝑛
− 𝛼
)

( 𝑛 + ) (−1)𝑛 𝑛 + (−1)𝛼 𝑛 𝑛𝛼 ( 𝑛𝛼 + )(−1)𝛼 𝑛


∑ (−1)𝑛 ∑ (−1)𝑛
et sont de meme nature. On en déduit que les séries :
𝑛𝛼 + (−1)𝑛 𝑛𝛼 + (−1)𝑛
∑ 1 ∑ 1
et sont de meme nature. Or, est une série de Rieman convergente si, et seule-
𝑛2𝛼 𝑛 2𝛼
1 ∑ (−1)𝑛 1
ment si, 𝑎 > donc, converge si, et seulement si 𝑎 > .
2 𝑛𝑎 + (−1)𝑛 2

2
Exercice no 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . /2,0 pts

𝑥2
1. Posons : 𝑓 (𝑥) = . La fonction 𝑓 est définie et continue sur [0, +∞[. Or, 𝑥2 ⩽ 𝑥2 + 1
(1 + 𝑥2 )2
∞ ∞
𝑥2 𝑥2
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1 𝑑𝑥
donc, pour 𝑥 positif : |𝑓 (𝑥)| ⩽ 2 2 = 4 = 2 . converge donc, 𝑓 (𝑥)𝑑𝑥 converge.
(𝑥 ) 𝑥 𝑥 ∫0 𝑥2 ∫0

𝜋
En posant 𝑥 = tan(𝜃), on trouve que : 𝑓 (𝑥)𝑑𝑥 = .
∫0 4
1 −2𝑥 1 1 4𝑥
2. On remarque que : 4 = 2 + + . Posonc : 𝑓 (𝑥) = 4 . La fonction 𝑓 est
𝑥 −1 𝑥 +1 𝑥−1 𝑥+1 𝑥 −1
définie et continue sur ]1, +∞[ donc sur [2, +∞[.

On a : 4
𝑥4
𝑥 −1
= 1+ 4
1
𝑥 −1
. Pour, 𝑥 ⩾ 2 on a : 𝑥4 ⩾ 24 = 16 ce qui implique que : 𝑥4 − 1 ⩾ 15
| 4𝑥 | SA
𝑥4
N
1 1 16 4
i.e 4 ⩽ donc, 4 ⩽ . Ainsi, || 4 | = 4𝑥 = 4𝑥 𝑥 ⩽
32 1
.
|
𝑥 − 1 15 𝑥 − 1 15 |𝑥 − 1| 𝑥 − 1 4 𝑥 𝑥 − 1 15 𝑥3
4 4

Or,
𝑑𝑥
∫1 𝑥3

converge donc,
∫2
𝑓 (𝑥)𝑑𝑥 converge.

E
On trouve que :

∫2
𝑓 (𝑥)𝑑𝑥 = ln .
5
3
* M
y *
Exercice no 3 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . /3,0 pts

Soient 𝑛 ⩾ 2 et 𝛼1 , ..., 𝛼𝑛 des nombres complexes distincts. On se propose de calculer le déterminant


suivant :

|
e
| 1
| 𝛼1
m 1 … … 1 |
𝛼𝑛 |
|

a
|
d
𝑉 (𝛼1 , ..., 𝛼𝑛 ) = || 𝛼12
| ⋮
𝛼2
𝛼22

… …
… …
|
𝛼𝑛2 ||
⋮ ||

Ac |
|𝛼 𝑛−1 𝛼 𝑛−1
| 1 2
… … 𝛼𝑛 ||

1. On trouve : 𝑉 (𝛼1 , 𝛼2 ) = 𝛼2 − 𝛼1 et 𝑉 (𝛼1 , 𝛼2 , 𝛼3 ) = (𝛼2 − 𝛼1 )(𝛼3 − 𝛼1 )(𝛼3 − 𝛼2 ).


𝑛−1

2. On pose : 𝑃 (𝑥) = 𝑉 (𝛼1 , 𝛼2 , ..., 𝛼𝑛−1 , 𝑥). Ainsi, si on développe ce déterminant par rapport à la

SA
dernière colonne, on trouve que 𝑃 est un polynome de degré au plus 𝑛 − 1, et de coefficient devant
𝑥𝑛−1 égal à 𝑉 (𝛼1 , ..., 𝛼𝑛−1 ).
3. On remarque que 𝛼1 , ..., 𝛼𝑛−1 sont 𝑛 − 1 racines distinctes de 𝑃 (puisque dans ce cas, le déterminant

N
comporte deux colonnes identiques). On en déduit donc, d’après la question précédente, que :

E
𝑉 (𝛼1 , 𝛼2 , ..., 𝛼𝑛−1 , 𝑥) = 𝑉 (𝛼1 , 𝛼2 , ..., 𝛼𝑛−1 )

𝑛−1
(𝑥 − 𝛼𝑖 ).

M
𝑖=1
4. On évalue la formule précédente en 𝑥 = 𝛼𝑛 . En s’aidant des deux premières questions, on démontre
par récurrence que : 𝑉 (𝛼1 , 𝛼2 , ..., 𝛼𝑛−1 ).
( ) ∏
5. La matrice 𝛼𝑗𝑖−1 a pour déterminant 𝑉 (𝛼1 , ..., 𝛼𝑛 ) = (𝛼𝑗 − 𝛼𝑖 ). Donc, elle est inver-
1⩽𝑖,𝑗⩽𝑛
1⩽𝑖<𝑗⩽𝑛

sible si, et seulement si, (𝛼𝑗 − 𝛼𝑖 ) ≠ 0 ; soit les 𝛼𝑖 sont deux à deux distincts.
1⩽𝑖<𝑗⩽𝑛

Exercice no 4 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . /4,5 pts

3
1. On définit une suite de fonctions 𝑓𝑛 ∶ [0, 1] ⟶ ℝ par 𝑓0 = 0 et, pour tout 𝑛 ∈ ℕ et pour tout
1( )
𝑥 ∈ 𝐼 = [0, 1] : 𝑓𝑛+1 (𝑥) = 𝑓𝑛 (𝑥) + 𝑥 − (𝑓𝑛 (𝑥)2 ) .
2
1
i. Soit 𝑥 ∈ 𝐼 et posons pour 𝑡 ∈ 𝐼, 𝜑(𝑡) = 𝑡 + (𝑥 − 𝑡) de sorte que 𝑓𝑛+1 (𝑥) = 𝜑(𝑓𝑛 (𝑥)) ; posons
2
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aussi 𝑢𝑛 = 𝑓𝑛 (𝑥). Etudions la suite : 𝑢𝑛+1 = 𝜑(𝑢𝑛 ) avec 𝑢0 = 0. On a : 𝜑′ (𝑡) = 1 − 𝑡 ⩾ 0


et donc, 𝜑 est croissante sur 𝐼. Or, 𝜑(𝐼) = [𝜑(0), 𝜑(1)] qui est inclus dans 𝐼. Ainsi, (𝑢𝑛 ) est
à valeurs dans 𝐼 et de plus, 𝑢1 ⩾ 𝑢0 et donc, la suite (𝑢𝑛 ) est croissante. Ainsi,
√ la suite est
majorée et croissante donc, converge vers 𝓁 solution de : 𝜑(𝓁) = 𝓁 soit : 𝓁 = 𝑥.
√ √
ii. La question précédente permet de déduire que :(𝑓𝑛 (𝑥) ⩽ ) 𝑥 donc, 0 ⩽ 𝑥 − 𝑓𝑛+1 (𝑥) =

√ (√ ) 𝑥
𝑥 − 𝑓𝑛 (𝑥) − (𝑥 − 𝑓𝑛 (𝑥)2 )∕2 ⩽ 𝑥 − 𝑓𝑛 (𝑥) 1− .


Et donc, par récurrence, on trouve que : 0 ⩽ 𝑥 − 𝑓𝑛 (𝑥) ⩽
2
(√
𝑥 − 𝑓0 (𝑥)
)
(
1−
√ )𝑛
𝑥
SA.


On en déduit que pour 𝑥 ∈ [0, 1] : 0 ⩽ 𝑥 − 𝑓𝑛 (𝑥) ⩽ 𝑔 𝑥 ⩽ 𝑔(𝑡𝑛 ) ⩽
2
E
2

N
iii. La fonction 𝑔 ∶ 𝑡 ⟼ 𝑡(1 − 𝑡∕2)𝑛 définie sur [0, 1] atteint son maximum en 𝑡𝑛 = 2∕(𝑛 + 1).
(√ )
. Ce qui

M
𝑛+1
prouve la convergence uniforme de la suite sur [0, 1].

2. On considère la série de fonctions :
𝑛⩾1
𝑢𝑛 (𝑥), où 𝑢𝑛 (𝑥) ∶= (−1)𝑛 2

*
𝑛
𝑛
+
*
|𝑥|
.


𝑛

y
i. Un raisonnement par récurrence permet de répondre à la question en posant : 𝐴𝑛 ∶=

Il suffit de montrer la propriété suivante : (𝑛 ) : ||𝐴𝑛 || = (−1)𝑛 𝐴𝑛 et ||𝐴𝑛 || ⩽ 𝑎𝑛 .


m
𝑘=0
(−1)𝑘 𝑎𝑘 .

ii. Etudier la fonction : 𝑔𝑥 ∶ 𝑦 ⟼ 2

de 𝑦
𝑦 + |𝑥|

(𝑥 fixé et 𝑦 ⩾ 0).

voit
E c 𝑛
a
La fonction 𝑔𝑥 est croissante entre 0 et |𝑥|, puis décroissante entre |𝑥| et l’infini. On
(√donc)que 𝑢𝑛 (𝑥) = (−1) 𝑔𝑥 (𝑛), où la suite (𝑔𝑛 (𝑛))𝑛 est décroissante
|𝑥| +1. Le théorème sur les suites alternées montre que

à partir du rang 𝑛 =
𝑢𝑛 (𝑥) converge simplement.

A
Pour établir la convergence uniforme, on montre que le reste 𝑅𝑁 (𝑥) ∶=


(−1)𝑛
𝑛

SA tend uniformément vers la fonction nulle sur ℝ lorsque 𝑁 tend vers plus l’infini.

1
𝑛=𝑁 𝑛2 + |𝑥|

EN On abouti alors au résultat suivant : sup ||𝑅𝑁 (𝑥)|| ⩽

forme de la série
∑ 𝑥∈ℝ
𝑢𝑛 sur ℝ. Enfin, la série
ment : en fait, la série numérique

∑ 𝑁
; ce qui entraine la convergence uni-

𝑢𝑛 ne converge pas uniformément absolu-


|𝑢𝑛 (𝑥)| ne converge pour aucune valeur de 𝑥.
| |

M
3. On considère la série de fonctions :

𝑛⩾1
𝑓𝑛 où 𝑓𝑛 (𝑥) ∶=
𝑥
𝑛(1 + 𝑛2 𝑥)
, 𝑥 ⩾ 0.

1
i. On a : 𝑓𝑛′ (𝑥) = . La fonction 𝑓𝑛 est donc croissante sur ℝ+ , et son sup est sa
𝑛(1 + 𝑛2 𝑥)2
1 ∑
limite lorsque 𝑥 ⟶ ∞. On a : sup ||𝑓𝑛 (𝑥)|| = 3 . On voit que : 𝑓𝑛 est normalement
+
𝑥∈ℝ 𝑛
convergente sur ℝ+ . Chaque fonction 𝑓𝑛 étant continue, la somme somme 𝑆 est définie et
continue sur ℝ+ .

4
1 1 ∑ ′
ii. Soit 𝑎 > 0, pour tout 𝑥 ⩾ 𝑎, ||𝑓𝑛′ (𝑥)|| ⩽ 2 5 . 𝑓𝑛 est normalement convergente sur tout
𝑎 𝑛
intervalle de la forme [𝑎, ∞[. Le théorème sur les séries de fonctions continument dérivables
∑∞
montre que la somme 𝑆 est continument dérivable sur ℝ+ et que : 𝑆 ′ (𝑥) = 𝑓𝑛′ (𝑥).
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𝑛=1

𝑆(𝑥) − 𝑆(0)1 ∑

𝑑𝑡 1 𝑑𝑢
∞ ∞
Dérivabilité de 𝑆 en 0 : = ⩾ =
𝑥𝑛(1 + 𝑛 2 𝑥) ∫1 𝑡(1 + 𝑡2 𝑥) 2 ∫𝑥 𝑢(1 + 𝑢)
𝑛=1

𝑑𝑢 𝑥
où l’on a effectué le changement de variable 𝑢 = 𝑡2 𝑥. Or, = − ln ⟶∞
∫𝑥 𝑢(1 + 𝑢) 1+𝑥
lorsque 𝑥 tend vers 0+ . On en déduit donc que la somme 𝑆 n’est pas dérivable en zéro à
droite.

iii. lim 𝑆(𝑥) = 𝜁(3), i.e lim


𝑥→∞

1∑ 1

𝑥→∞
∑∞

𝑛=1
𝑥
2
𝑛(1 + 𝑛 𝑥)
=
∑∞

𝑛=1
1
𝑛 3
. En effet,
∑∞

𝑛=1
𝑥
𝑛(1 + 𝑛2 𝑥)
− 𝜁 (3) =

SA

𝑥 𝑛=1 𝑛5 + 𝑛3
𝑥
.

Cette dernière série est positive, convergente et de somme majorée par 𝜁 (5). Ceci prouve que
E N
la limite !

* M
Exercice no 5 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . /5,5 pts

y *
Pour tout 𝑛 ∈ ℕ, on pose 𝐸 = ℝ𝑛 [𝑋] l’ensemble des polynomes de degré inférieur ou égal à 𝑛. On
considère l’application qui à tout polynome 𝑃 de 𝐸 = ℝ𝑛 [𝑋] associe le polynome 𝑓 (𝑃 ) = 𝑃 ′′ − 4𝑋𝑃 ′ .
1. La linéarité vient de la linéarité de la dérivation et 𝑑 o 𝑓 (𝑃 ) ⩽ 𝑑 o 𝑃 .

m
2. Pour 𝑘 = 0, ..., 𝑛 : 𝑓 (𝑋 𝑘 ) = 𝑘(𝑘 − 1)𝑋 𝑘−2 − 4𝑘𝑋 𝑘 . Donc, 𝑓 (1) = 0 et 𝑓 (𝑋) = −4𝑋.

e
⎛0 0 2
⎜0 −4 0
0 … …
6 ⋱
⎜⋮ 0 −8 0 ⋱ ⋱
0 ⎞
⋮ ⎟
⋮ ⎟⎟
a d

𝐴𝑛 = ⎜⋮ ⋮
⎜⋮ ⋮
⎜⋮ ⋮
⎜0 0
0 ⋱ ⋱ ⋱

Ac 0 ⎟ (matrice triangulaire)
⋮ ⋱ ⋱ ⋱ 𝑛(𝑛 − 1)⎟
⋮ ⋱ ⋱ 0 ⎟
⎝ 0 … … 0 −4𝑛 ⎟⎠

3.
4. SA
𝑓 a (𝑛 + 1) valeurs propres distinctes 𝜆𝑘 = −4𝑘 pour 𝑘 = 0, ..., 𝑛.
Comparer les coefficients dominants de 𝑓 (𝑃 ) et de 𝜆𝑃 .
5.
6.
7. EN
Utiliser la dimension du sous-espace propre associé à 𝜆 = −4𝑛.
𝐻0 = 1 et 𝐻1 = 𝑋.
En dérivant la relation : 𝑓 (𝐻𝑛 ) = −4𝑛𝐻𝑛 , on la compare aisément à 𝑓 (𝐻𝑛′ ).

M 8. Utiliser la dimension d sous-espace propre associé à 𝜆 = −4(𝑛 − 1) et comparer les coefficients


dominants et remplacer 𝐻𝑛′ et 𝐻𝑛′′ dans la relation 𝑓 (𝐻𝑛 ) = −4𝑛𝐻𝑛 .
1
9. 𝐻2 = 𝑋 2 − et 𝐻3 = 𝑋 3 − 𝑋.
3
4 4
Exercice no 6 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . /1,5 pt

Considérons 𝑆 un supplémentaire de l’image de 𝑓 . Alors, un inverse à gauche de 𝑓 (notons le 𝑔) est


complètement déterminé sur Im(𝑓 ). On a nécessairement 𝑔(𝑓 (𝑥)) = 𝑥. En revanche, sur 𝑆, on n’a pas
de contrait=ntes sur 𝑔. Comme 𝑆 n’est pas réduit à {0}, il y a une infinité d’applications linéaires de 𝑆
dans 𝐸. Donc, en particulier une infinité d’inverses à gauche.

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