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Cours RCB14

Ce document définit les fonctions vectorielles de Leibniz, qui associent à chaque point de l'espace un vecteur dépendant de points pondérés. Il introduit la notion de système de points pondérés et décrit les propriétés des fonctions vectorielles de Leibniz constantes ou bijectives. Le document contient également des exemples et exercices d'application.

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Ce document définit les fonctions vectorielles de Leibniz, qui associent à chaque point de l'espace un vecteur dépendant de points pondérés. Il introduit la notion de système de points pondérés et décrit les propriétés des fonctions vectorielles de Leibniz constantes ou bijectives. Le document contient également des exemples et exercices d'application.

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FONCTIONS VECTORIELLES DE LEIBNIZ

Les objectifs
1- Objectifs généraux
L’objectif de cette leçon est de :
– Définir une fonction vectorielle de Leibniz
– Utiliser la fonction vectorielle de Leibniz pour définir le barycentre
– Utiliser la fonction vectorielle pour simplifier certains calculs barycentriques et
problème de ligne de niveau
2- Objectifs Spécifiques

– Reconnaitre si une fonction vectorielle est constante ou bijective


– Simplifier une fonction vectorielle de Leibniz en fonction de la somme des coéffi-
cients
– Utiliser la forme simplifié pour resoudre les problèmes de lieux de points.

Pre-requis
Pour aborder cette leçon, l’élève doit savoir :
– La notion de vecteur (Somme, construction, produit scalaire)
– La notion de bijection
– La notion de construction en géométrie.

1
Mémoire DIPES II Ahmat Djibrine c ENS 2014 Yaoundé
Introduction générale
En géométrie affine ou euclidien, les fonctions vectorielles sont des fonctions qui, à
des points associent des vecteurs. Ces fonctions sont très intimement liées à la notion
de barycentre qui permet d’en donner une forme simplifiée. Elles donnent une définition
formelle à la notion de barycentre.

2
Mémoire DIPES II Ahmat Djibrine c ENS 2014 Yaoundé
TABLE DES MATIÈRES TABLE DES MATIÈRES

Table des matières


1 Généralité 4
1.1 Point pondéré . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.2 Système de points pondérés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.3 Définitions et Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4

2 Applications 9
2.1 Existence du barycentre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.2 Coordonnées barycentrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
2.3 Lignes de niveau ou surfaces de niveau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2.3.1 Fonction scalaire de Leibniz . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2.3.2 Relation fonction vectorielle et scalaire de Leibniz . . . . . . . . . . 12
2.4 Etude des lignes de niveau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
n
αi M A2i . . . . . . . 15
P
2.4.1 Lignes de niveau de l’application g : M 7−→
i=1
MA
2.4.2 Lignes de niveau de l’application M 7−→ MB
. . . . . . . . . . . . . 18
2.4.3 Ligne de Niveau de M 7−→ kϕ(M )k . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.4.4 Ligne de niveau M 7→ g(M ) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21

3
Mémoire DIPES II Ahmat Djibrine c ENS 2014 Yaoundé
Généralité

1 Généralité
Dans toute la suite de notre travail E désigne le plan affine ou l’espace et V désigne le
plan vectoriel ou l’espace vectorielle associé à E.

1.1 Point pondéré


On appelle point pondéré de E tout couple (A, α) avec A ∈ E et α ∈ R.

1.2 Système de points pondérés


Soit n ∈ N∗ , A1 , A2 , . . . , An , n points de E, α1 , α2 , . . . , αn ∈ R{(A1 , α1 ), (A2 , α2 ), . . . , (An , αn )}
est appelé système de points pondérés.
Notation : On note (Ai , αi )1≤i≤n la système de points pondérés.

1.3 Définitions et Propriétés


Définition
1. (Fonctions vectorielles de Leibniz) :
Soit n ∈ N∗ et (Ai , αi )1≤i≤n un système de points pondérés. On appelle Fonction
vectorielle de Leibniz associé à ce système l’application qui à tout point M de E
n
P −−→
associe le vecteur ϕ(M ) = αi M Ai .
i=1
ϕ: E −→ V
Pn −−→
M 7−→ αi M A i
i=1

Exemple 1. Considérons le système de points pondérés (A, 2), (B, 1), (C, −2). Alors la
−−→ −−→ −−→
fonction de Leibniz associée à ce système est ϕ : M 7−→ 2M A + M B − 2M C.
Activité
1. On considère le fonction de Leibniz ϕ qui à tout réel M associe ϕ(M ) =
−−→ −−→ −−→
aM A + bM B + cM C, a, b, c ∈ R.
On suppose que a + b + c = 0.
1. Calculer ϕ(A), ϕ(B) et ϕ(C).
−→ −→
2. Justifier que ϕ(A) − ϕ(B) = (a + b + c)AB et ϕ(A) − ϕ(C) = (a + b + c)AC.
3. En déduire que ϕ(A) = ϕ(B) = ϕ(C).
4. Montrer que pour tout M de E, ϕ(M ) = →

u avec →

u est un vecteur constant qui ne
dépend pas de M .
Solution
1. On a :
−→ −→ −→ −→ −→
ϕ(A) = aAA + bAB + cAC = bAB + cAC
−→ −−→ −−→ −→ −−→
ϕ(B) = aBA + bBB + cBC = aBA + cBC
−→ −−→ −→ −→ −−→
ϕ(C) = aCA + bCB + cCC = aCA + bCB
4
Mémoire DIPES II Ahmat Djibrine c ENS 2014 Yaoundé
1.3 Définitions et Propriétés Généralité

−→
2. Justifions que ϕ(A) − ϕ(B) = (a + b + c)AB
−→ −→ −→ −−→
ϕ(A) − ϕ(B) = bAB + cAC − aBA − cBC
−→ −→ −→ −−→
= bAB + cAC + aAB + cCB
−→ −→ −−→
= (a + b)AB + c(AC + CB)
−→ −→
= (a + b)AB + cAB
−→
= (a + b + c)AB
−→
De même, ϕ(A) − ϕ(C) = (a + b + c)AC
3. Déduisons que ϕ(A) = ϕ(B) = ϕ(C)
On a :
−→
ϕ(A) − ϕ(B) =
(a + b + c)AB
−→
= [Link] car a + b + c = 0


= 0
Donc ϕ(A) = ϕ(B)


De même ϕ(A) − ϕ(C) = 0 . Donc ϕ(A) = ϕ(C)
Ainsi, ϕ(A) = ϕ(B) = ϕ(C)
4. Montrons que pour tout point M de E, ϕ(M ) = →

u avec →

u est un vecteur constant
qui ne dépend pas de M .
On a :
−−→ −−→ −−→
ϕ(M ) = aM A + b M B + c M C
−−→ −−→ −→ −−→ −→
= aM A + b(M A + AB) + c(M A + AC)
−→ −→ −−→
= (a + b)AB + c(AC + CB)
−−→ −→ −→
= (a + b + c)M A + bAB + cAC
−→ −→
= bAB + cAC car a + b + c = 0
−→ −→
Donc ϕ(M ) = bAB + cAC ne dépend pas de M .
Proposition
1. Soit (Ai , αi )1≤i≤n , n ∈ N∗ un système de n points pondérés.
n
P Pn −−→
Si = 0, alors la fonction vectorielle de Leibniz ϕ(M ) = M Ai est constante.
i=1 i=1

Preuve
1. Soit (Ai , αi )1≤i≤n , n ∈ N un système de n points pondérés et ϕ la
Pn
fonction vectorielle associée à ce système tel que = 0. Montrons que ϕ est
i=1
constante :
Soit Ω un point de E, montrons que pour tout point M de E, ϕ(M ) = ϕ(Ω).
En utilisant la relation de Chasles, on a :
On a :
n
P −−→ −−→
ϕ(M ) = αi (M Ω + ΩAi )
i=1 −−→ P
P n n − −→ n
P
= αi M Ω + ΩAi or =0
i=1 i=1 i=1
n −
P −→
Donc ϕ(M ) = ΩAi = ϕ(Ω). Ainsi, ϕ est constante.
i=1

5
Mémoire DIPES II Ahmat Djibrine c ENS 2014 Yaoundé
1.3 Définitions et Propriétés Généralité

Exemple 2. Considérons la fonction vectorielle ϕ associée au système de points pondérés


(A, 2), (B, 1), (C, −3)
−−→ −−→ −−→
ϕ : M 7−→ 2M A + M B − 3M C.
On a : 2 + 1 − 3 = 0 donc ϕ est constante.
En utilisant la relation de Chasles, on a :
−−→ −→ −−→ −→ −−→ −→
ϕ(M ) = 2(M A + AA) + (M A + AB) − 3(M A + AC)
−−→ −−→ −−→ −→ −→
= 2M A + (M A − 3M A) + (AB − 3AC)
−→ −→
ϕ(M ) = AB − 3AC
ϕ ne dépend pas de M donc ϕ est une constante.

Exercice d’application : On considère la fonction vectorielle de Leibniz ϕ : M 7−→


2−−→ −−→ −−→
k M A − k M B − 2M C, k ∈ R.
Déterminer les valeurs de k pour lesquelles ϕ est constante.
Solution
Déterminons les valeurs de k pour lesquelles ϕ est constante :
ϕ est constante si k 2 − k − 2 = 0 c’est-à-dire k = −1 ou k = 2.
Donc ϕ est constante pour k ∈ {−1, 2}.
Activité
2. On considère la fonction de Leibniz ϕ qui à tout point M associe ϕ(M ) =
−−→ −−→ −−→
aM A + bM B + cM C.
On suppose que a + b + c 6= 0.
−−→
1. Montrer que pour tout point M et N de E, ϕ(M ) − ϕ(N ) = (a + b + c)M N .
2. Justifier que si M 6= N , alors ϕ(M ) 6= ϕ(N ).
3. En déduire que ϕ est injective.
4. Montrer que pour tout vecteur →

u de V, il existe un unique point M de E tel que


ϕ(M ) = u .
5. En déduire que ϕ est surjective.
6. Déduire de 3) et 5) que ϕ est bijective.
Solution :
−−→
1. Montrons que pour tout point M et N de E, ϕ(M ) − ϕ(N ) = (a + b + c)M N . Soit
M, N deux points de E
On a :
−−→ −−→ −−→ −−→ −−→ −−→
ϕ(M ) − ϕ(N ) = aM A + b M B + c M C − aN A − b N B − c N C
−−→ −−→ −−→
= aM N + b M N + c M N
−−→
= (a + b + c)M N
2. Justifions que si M 6= N , alors ϕ(M ) 6= ϕ(N ).
−−→ → − −−→ → −
Si M 6= N alors M N 6= 0 et (a + b + c)M N 6= 0 car a + b + c 6= 0 par hypothèse.


Ainsi, on a ϕ(M ) − ϕ(N ) 6= 0 c’est-à-dire ϕ(M ) 6= ϕ(N ).
6
Mémoire DIPES II Ahmat Djibrine c ENS 2014 Yaoundé
1.3 Définitions et Propriétés Généralité

3. D’après la question précédente, si M 6= N , Alors ϕ(M ) 6= ϕ(N ).Ce qui prouve que
ϕ est injective.
4. Montrons que pour tout vecteur →

u de V, il existe un unique point M de E tel que
ϕ(M ) = →

u.
Soit O un point de E.
On a :
−−→ −−→ −−→ −
ϕ(M ) = →

u ⇔ aM A + bM B + cM C = → u
−−→ −→ −−→ −−→ −−→ −→
⇔ a(M O + OA) + b(M O + OB) + c(M O + OC) = → −
u
−−→ −→ −−→ −→ →

⇔ (a + b + c)M O = −(aOA + bOB + cOC) + u
−−→
⇔ (a + b + c)OM = (ϕ(O) − → −
u
−−→
ϕ(O) − →

 
1
⇔ OM = a+b+c u
−−→
ϕ(O) − →

 
1
Donc il suffit de prendre le point M tel que : OM = a+b+c u . De plus
cette définition du point M est unique.
5. D’après la question 4) pour tout vecteur →

u de V, il existe un unique point M de E


tel que ϕ(M ) = u . Ce qui montre que ϕ est surjective.
6. D’après 3) ϕ est injective et d’après 5) ϕ est surjective, donc ϕ est bijective.

Proposition
2. Soit (Ai , αi )1≤i≤n , n ∈ N∗ un système de n points pondérés.
n
P Pn −−→
Si = 0, alors la fonction vectorielle de Leibniz ϕ : M 7−→ αi M Ai est bijective.
i=1 i=1

Preuve
2. Nous allons montrer que ϕ est injective et surjective.
– Injection : Montrons que pour tout point M et N de E (M 6= N ) ⇒ ϕ(M ) 6= ϕ(N ).
Soient M, N deux points de E.
On a : n
P −−→ P n −−→
ϕ(M ) − ϕ(N ) = αi M Ai − αi N A i
i=1 i=1
Pn −−→ P n −−→
= αi M Ai + αi A i N
i=1 −−→i=1
 Pn
= αi M N
i=1
−−→ →
− P n −−→ →
− Pn
Si M 6= N alors M N 6= 0 et par la suite αi M N 6= 0 car αi 6= 0 par
i=1 i=1


hypothèse. Donc ϕ(M )−ϕ(N ) 6= 0 c’est-à-dire ϕ(M 6= ϕ(N )). Ainsi ϕ est injective.
– Surjection : Montrons que pour tout vecteur →−u de V, il existe un unique point M


de E tel que ϕ(M ) = u .
Soit O un point quelconque de E. On a :

7
Mémoire DIPES II Ahmat Djibrine c ENS 2014 Yaoundé
1.3 Définitions et Propriétés Généralité

n −−→ −
ϕ(M ) = →
− αi M A i = →
P
u ⇔ u
i=1
n −−→ −−→
αi (M O + OAi ) = →

P
⇔ u
i=1
n −−→ P n −−→ −
OAi = →
P
⇔ αi M O + u
i=1 i=1
n −−→ − P n −−→ −
αi M O = → OAi = →
P
⇔ u − u − ϕ(O)
i=1 i=1
n −−→
αi OM = ϕ(O) − → −
P
⇔ u
i=1
−−→ 1




⇔ OM = P n ϕ(O) − u
αi
i=1
−−→
ϕ(O) − →

 
1
Il suffit donc de prendre l’unique point M tel que OM = n
P u .
αi
i=1

Exemple 3. On considère A, B et C trois points distincts et non alignés de E.ϕ la fonction


−−→ −−→ −−→
vectorielle de Leibniz définie par : pour tout point M de E ϕ(M ) = M A + M B + 2M C.
1. Justifier que ϕ est bijective.
−→
2. Déterminer et construire le point MO tel que ϕ(MO ) = AB.
Solution
1. Justifions que ϕ est bijective.
On a : 1 + 1 + 2 = 4 6= 0 donc d’après la proposition 4, ϕ est bijective.
−→
2. Déterminons et construisons le point M0 tel que ϕ(MO ) = AB.
On a :
−→ −−−→ −−−→ −−−→ −→
ϕ(MO ) = AB ⇔ MO A + MO B + MO C = AB
−−−→ −−−→ −→ −−−→ −→ −→
⇔ MO A + (MO A + AB) + 2(MO A + AC) = AB
−−−→ −→ −→ −→
⇔ 4MO A + AB + 2AC = AB
−−−→ −→
⇔ 4MO A = −2AC
−−−→ −→
Donc AMO = 21 AC.
A
M0

Exercice
D d’application
u E :
On considère le rectangle ABCD et ϕk la fonction vectorielle de Leibniz qui à tout
−−→ −−→ −−→ −−→
point M de E associe le vecteur ϕk (M ) = k 2 M A − k M B + M C − 3M D k ∈ R.

1. Déterminer les valeurs de k pour lesquelles ϕk est constante et pour chaque valeur
de k déterminer le vecteur d’origine A représentant du vecteur ϕk (M )
2. Pour k ∈ R\{−1, 2}. Justifier que ϕk est bijective.


3. Pour k ∈ R\{−1, 2}. Justifier l’existence d’un unique point M0 tel que ϕ(M0 ) = 0 .
−−→
4. Déterminer en fonction de k le vecteur AM0 .
8
Mémoire DIPES II Ahmat Djibrine c ENS 2014 Yaoundé
Applications

Solution :
1. Déterminons les valeurs de k pour lesquelles ϕk est constante et pour chaque valeur
de k déterminons le vecteur d’origine A représentant du vecteur ϕk (M ) :
ϕk est constante si k 2 − k + 1 − 3 = 0
Donc ϕk est constante pour k = −1 ou k = 2.
On a :
−−→ −−→ −−→ −−→
ϕ−1 (M ) = M A + M B + M C − 3M D
−−→ −−→ −→ −−→ −→ −−→ −−→
= M A + (M A + AB) + (M A + AC) − 3(M A + AD)
−→ −→ −−→
= AB + AC − 3AD
Donc,
−−→ −−→ −−→ −−→
ϕ2 (M ) = 4M A − 2M B + M C − 3M D
−−→ −−→ −→ −−→ −→ −−→ −−→
= 4M A − 2(M A + AB) + (M A + AC) − 3(M A + AD)
−→ −→ −−→
= −2AB + AC − 3AD
2. Pour k ∈ R\{−1, 2}. Justifions que ϕk est bijective.
Pour k ∈ R\{−1, 2}, on a k 2 − k − 2 6= 0 donc d’après la proposition 2, ϕk est
bijective.
3. Pour k ∈ R\{−1, 2}. Justifions l’existence d’un unique point M0 tel que ϕ(M0 ) =


0 :


Pour k ∈ R\{−1, 2}, ϕk est bijective donc surjective et puisque 0 ∈ V alors il existe


un unique point M0 ∈ E tel que ϕ(M0 ) = 0
−−→
4. Déterminons en fonction de k le vecteur AM0 :

− −−→ −−−→ −−−→ −−−→ → −
ϕ(M ) = 0 ⇔ k 2 M0 A − k M0 B + M0 C − 3M0 D = 0
−−→ −−→ −→ −−→ −→ −−→ −−→ →

⇔ k 2 M0 A − k(M0 A + AB) + (M0 A + AC) − 3(M0 A + AD) = 0
−−→ −→ −→ −−→
⇔ (k 2 − k − 2)M0 A = k AB − AC + 3AD
−−→ 1
 −→ −→ −−→
⇔ AM0 = k2 −k−2 − k AB + AC − 3AD
Donc,

−−→ 1  −→ −→ −−→
AM0 = − k AB + AC − 3AD
k2 − k − 2

2 Applications

2.1 Existence du barycentre


Activité
3. .
On considère A, B et C trois points non alignés et ϕ la fonction vectorielle de Leibniz
−−→ −−→ −−→
définie par ϕ(M ) = 2M A + M B − M C, pour tout M ∈ E.


1. Justifier l’existence d’un unique point M0 tel que ϕ(M ) = 0 .
2. Déterminer et construire M0 .
9
Mémoire DIPES II Ahmat Djibrine c ENS 2014 Yaoundé
2.1 Existence du barycentre Applications

Solution :


1. Justifions l’existence d’un unique point M0 tel que ϕ(M ) = 0 .


On a : 2 + 1 − 1 = 2 6= 0 donc ϕ est bijective et puisque 0 ∈ V, il existe un unique


point M0 tel que ϕ(M ) = 0 .
2. Déterminons M0

− −−→ −−−→ −−−→ → −
ϕ(M ) = 0 ⇔ 2M0 A + M0 B − M0 C = 0
−−→ −−→ −→ −−→ −→ →

⇔ 2M0 A + (M0 A + AB) − (M0 A + AC) = 0
−−→ −→ −→
⇔ 2M0 A = −AB + AC
Donc,

−−→ 1 −→ −→ −−→ 1 −−→


AM0 = AB − AC AM0 = CB
2 2

Construction de M0 .
A M0

C B

u
DéfinitionD E
2. Soit (Ai , αi )1≤i≤n un système de points pondérés. Soit ϕ la fonction
n
P
vectorielle de Leibniz associée à ce système pondéré (Ai , αi )1≤i≤n tel que αi 6= 0.
i=1
On appelle Barycentre des points A1 , A2 , . . . , An affectés des coefficients respectifs
n
P −−→ → −
α1 , α2 , . . . , αn , l’unique points G de E tel que ϕ(G) = αi M A i = 0 .
i=1
Notation :
A1 A2 ... An
On note G = bar(A1 , α1 ), (A2 , α2 ), . . . , (An , αn ) ou encore G = bar
α1 α2 ... αn
−→ −−→ −→ →

Exemple 4. L’unique point G vérifiant GA + 2GB + 3GC = 0 est le barycentre des
points (A, 1), (B, 2), (C, 3).

Remarques
1. Lorsque tous les coefficients α1 , α2 , . . . , αn sont nuls et égaux, on dit que G est
l’isobarycentre des points A1 , A2 , . . . , An .
2. L’isobarycentre de deux points A et B est le milieu de [AB].
3. L’isobarycentre de trois points non alignés A, B et C est le centre de gravité du
triangle ABC.

10
Mémoire DIPES II Ahmat Djibrine c ENS 2014 Yaoundé
2.2 Coordonnées barycentrique Applications

2.2 Coordonnées barycentrique


Activité
4. .

− → −
Soit (O, i , j ) un repère du plan. (Ai , αi )1≤i≤n un système de points pondérés. ϕ : M 7−→
Pn −−→
αi M Ai la fonction vectorielle de Leibniz associée au système de points. G le barycentre
i=1
du système de point (Ai , αi )1≤i≤n .
Pn −→
1) Montrer que ϕ(O) = ( αi )OG
i=1

− → −
2) En déduire les coordonnées du point G dans le repère (O, i , j ).
Solution
n
P −→
1) Montrons que ϕ(O) = ( αi )OG.
i=1
On a :
n
X −−→
ϕ(O) = αi OAi
i=1
n
X −→ −−→
= αi (OG + GAi )
i=1
n n n
X −→ X −−→ X −−→ →

= ( αi )OG + αi GAi or αi GAi = ϕ(G) = 0
i=1 i=1 i=1
n
P −→
Donc ϕ(O) = ( αi )OG.
i=1

− → −
2) Déduisons les coordonnées du point G dans le repère (O, i , j ).
Pn −→
D’après ce qui précède, ϕ(O) = ( αi )OG.
i=1
−→ 1 1
Pn −−→
Donc OG = n
P ϕ(O) = n
P ( αi OAi ).
( αi ) ( αi ) i=1
i=1 i=1
n
P n
P
α i xi α i yi
i=1 i=1
Donc xG = Pn et yG = Pn où xi et yi sont les coordonnées de Ai dans le
αi αi
i=1 i=1

− → −
repère (O, i , j ).
Proposition →
− → −
3. Soit (O, i , j ) un repère du plan. (Ai , αi )1≤i≤n un système de points
pondérés ; G = bar{(A1 , α1 ), (A2 , α2 ), · · · , (An , αn )} ; xi et yi les coordonnées de Ai dans

− → −
le repère (O, i , j ).
Les coordonnées xG et yG du point G sont données par
n
P n
P
α i xi αi y i
i=1 i=1
xG = Pn , yG = Pn
αi αi
i=1 i=1
! ! !

− → − 1 −2 3
Exemple 5. Soit (O, i , j ) un repère orthonormé. A , B et C .
2 3 4
G = bar{(A, 2), (B, 3), (C, 2)}.
11
Mémoire DIPES II Ahmat Djibrine c ENS 2014 Yaoundé
2.3 Lignes de niveau ou surfaces de niveau Applications


− → −
Déterminer les coordonnées du point G dans le repère (O, i , j ).
Solution
Déterminons les coordonnées du point G.
2×1+3×(−2)−2×3
On a : xG = = − 10 et yG = 2×2+3×3−2×4
= 53 .
!2+3−2 3 2+3−2
10
−3
Donc G 5
.
3

Remarques
1) La formule du calcul des coordonnées du barycentre est valable aussi dans un repère

− →− → −
(O, i , j , k ) de l’espace.
2) Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé, l’affixe zG du point G est
donnée par :
n
P
αi zi
i=1
zG = Pn où zi est l’affixe du point Ai .
αi
i=1

2.3 Lignes de niveau ou surfaces de niveau


2.3.1 Fonction scalaire de Leibniz
Définition
3. Fonction scalaire de Leibniz
Soit (Ai , αi )1≤i≤n un système de points pondérés. On appelle fonction scalaire de Leibniz
associé au système (Ai , αi )1≤i≤n , l’application g : E −→ R qui à tout point M de E associe
n
αi M A2i .
P
g(M ) =
i=1

2.3.2 Relation fonction vectorielle et scalaire de Leibniz


Activité
5. .
On considère la fonction scalaire de Leibniz qui à tout M ∈ E associe g(M ) = M A2 +
M B 2 − 2M C 2 et la fonction vectorielle de Leibniz ϕ qui à tout M associe ϕ(M ) =
−−→ −−→ −−→
M A + M B − 2M C.
1) Justifier que ϕ est constante. On pose ϕ(M ) = →

u
2) Soit N un point quelconque de E. En utilisant la relation de Chasles, montrer que
−−→ −
g(M ) = g(N ) + 2M N · →
u
Solution

1) Justifions que ϕ est constante.


1 + 1 − 2 = 0, donc ϕ est constante. Posons ϕ(M ) = →

u.

12
Mémoire DIPES II Ahmat Djibrine c ENS 2014 Yaoundé
2.3 Lignes de niveau ou surfaces de niveau Applications

−−→ −
2) Soit N ∈ E, montrons que g(M ) = g(N ) + 2M N · →
u.

−−→ −−→ −−→ −−→ −−→ −−→


g(M ) = (M N + N A)2 + (M N + N B)2 − 2(M N + N C)2
−−→ −−→ −−→ −−→
= N A2 + N B 2 + N C 2 + 2M N · (N A + N B − 2N C)
−−→
= g(N ) + 2M N · ϕ(N )
−−→ −
g(M ) = g(N ) + 2M N · →
u

Proposition
4. Soit (Ai , αi )1≤i≤n un système de points pondérées,
ϕ : E −→ V g : E −→ R
n −−→ et n
αi M A2i
P P
M 7−→ αi M A i M 7−→
i=1 i=1
les fonctions vectorielles et scalaires respectivement de Leibniz.
Pn −−→
Si αi = 0, alors ϕ est constante et pour tout N ∈ E, g(M ) = g(N ) + 2M N · ϕ(N ).
i=1
−−→ −
En posant ϕ(N ) = → −u , g(M ) = g(N ) + 2M N · → u.

Preuve n
P −−→
3. Soit ϕ et g définies par pour tout M ∈ E, ϕ(M ) = αi M Ai et g(M ) =
i=1
n n
αi M A2i
P P
tel que αi = 0.
i=1 i=1
Soit N ∈ E. En utlisant la relation de Chasles, on a :
n
X −−→ −−→
g(M ) = αi (M N + N Ai )2
i=1
n
X −−→ −−→
= αi (M N 2 + N A2i + 2M N · N Ai )
i=1
n n n
X
2
X −−→ X −−→
= ( αi )M N + αi N A2i + 2M N · αi N A i
i=1 i=1 i=1
n n
X −−→ X −−→
= αi N A2i + 2M N · αi N A i
i=1 i=1
−−→
= g(N ) + 2M N · ϕ(N )
−−→ −
En posant varphi(N ) = →

u , on a : g(M ) = g(N ) + 2M N · →
u.

Activité
6. .
On considère la fonction scalaire de Liebniz qui à tout M ∈ E associe g(M ) = M A2 +
−−→ −−→
M B 2 + 2M C 2 et la fonction vectorielle ϕ qui à tout M ∈ E associe ϕ(M ) = M A + M B +
−−→
2M C.


1) Justifier qu’il existe un unique G ∈ E tel que ϕ(G) = 0 .
2) En utilisant la relation de Chasles et le point G, montrer que g(M ) = g(G) + 4M G2
Solution

13
Mémoire DIPES II Ahmat Djibrine c ENS 2014 Yaoundé
2.4 Etude des lignes de niveau Applications



1) Justifions qu’il existe un unique G ∈ E tel que ϕ(G) = 0 .


1 + 1 + 2 = 4, donc il existe un unique G ∈ E tel que ϕ(G) = 0 .
2) montrons que g(M ) = g(G) + 4M G2 . On a :
−−→ −→ −−→ −−→ −−→ −→
g(M ) = (M G + GA)2 + (M G + GB)2 + 2(M G + GC)2
−−→ −→ −−→ −→
= GA2 + GB 2 + 2GC 2 + 4M G2 + 2M G · (GA + GB + 2GC)
−→ −−→ −→ → −
= g(G) + 4M G2 car GA + GB + 2GC = 0

Donc g(M ) = g(G) + 4M G2 .


Proposition
5. Soit (Ai , αi )1≤i≤n un système de points pondérées,
ϕ : E −→ V g : E −→ R
n −−→ et n
αi M A2i
P P
M 7−→ αi M A i M 7−→
i=1 i=1
les fonctions vectorielles et scalaires respectivement de Leibniz.
Pn →

Si αi 6= 0, alors il existe un unique G ∈ E tel que ϕ(G) = 0 et g(M ) = g(G) +
i=1
n
αi M G2
P
i=1

Preuve n
P −−→
4. Soit ϕ et g définies par : pour tout M ∈ E, ϕ(M ) = αi M Ai et g(M ) =
i=1
n n
αi M A2i
P P
tel que αi 6= 0.
i=1 i=1
n
αi M G2 . On a :
P
Montrons que g(M ) = g(G) +
i=1
n
X −−→ −−→
g(M ) = αi (M G + GAi )2
i=1
n
X −−→ −−→
= αi (M G2 + GA2i + 2M G · GAi )
i=1
n n n
X X −−→ X −−→
= αi M G2 + αi GA2i + 2M G · αi GAi
i=1 i=1 i=1
n
X −−→
= g(G) + αi M G2 + 2M G · ϕ(G)
i=1
n
X →

= g(G) + αi M G 2 car ϕ(G) = 0
i=1

2.4 Etude des lignes de niveau


Définition
4. Soit k ∈ R et g une fonction scalaire de Leibniz du plan P dans R ou
de l’espace E dans R.
1) On appelle ligne de niveau k de g, l’ensemble (Ek ) des points M de P tels que :
g(M ) = k.
14
Mémoire DIPES II Ahmat Djibrine c ENS 2014 Yaoundé
2.4 Etude des lignes de niveau Applications

2) On appelle surface de niveau k de g, l’ensemble (Sk ) des points M de P tels que :


g(M ) = k.

n
αi M A2i
P
2.4.1 Lignes de niveau de l’application g : M 7−→
i=1

Activité
7. .
Soit k ∈ R, (Ai , αi )1≤i≤n un système de n points pondérées, g une fonction scalaire de
n
αi M A2i . On se propose d’étudier la
P
Leibniz qui à tout point M ∈ P associe g(M ) =
i=1
n
P
ligne de niveau (Ek ) de l’application g définie par g(M ) = k avec αi 6= 0.
i=1

Solution
n n
αi 6= 0, d’après la proposition 2, g(M ) = g(G)+ αi M G2 où G = bar{(A1 , α1 ), · · · (An , αn )}.
P P
Puisque
i=1 i=1
On a :
n
X
g(M ) = k ⇔ g(G) + αi M G 2 = k
i=1
k − g(G)
⇔ M G2 = n
P
αi
i=1

k−g(G)
Posons ρ = n
P
αi
i=1
– Si ρ < 0 alors (Ek ) = ∅
– Si ρ = 0 alors (Ek ) = {G}

– Si ρ > 0 alors (Ek ) est le cercle de centre G et de rayon ρ.

Propriété n
P
1. Soit (Ai , αi )1≤i≤n un système de n points pondérées tel que αi 6= 0 ;
i=1
n
αi M A2i ;
P
g une fonction scalaire de Leibniz qui à tout point M ∈ P associe g(M ) =
i=1
k ∈ R.
n
αi M A2i est soit ∅, soit {G} ou soit un cercle de
P
La ligne de niveau k de g : M 7−→
i=1
centre G.

Exemple 6. ABC est un triangle isocèle en A tel que AB = AC = 3cm, BC = 2cm et


I est milieu de [BC]. On donne G = bar{(A, −1), (B, 1), (C, 1)} et g : M 7−→ −M A2 +
M B2 + M C 2.
−→ −

1) Montrer que AG = 2AI.
2) Déterminer et construire l’ensemble (E) des points M du plan tel que g(M ) = 2.
Solution

15
Mémoire DIPES II Ahmat Djibrine c ENS 2014 Yaoundé
2.4 Etude des lignes de niveau Applications

B I C

−→ −

1) Montrons que AG = 2AI.

G = bar{(A, −1), (B, 1), (C, 1)} ⇔ ϕ(G) = 0


−→ −−→ −→ → −
⇔ −GA + GB + GC = 0
−→ −→ −→ −→ −→ →

⇔ −GA + (GA + AB) + (GA + AC) = 0
−→ −→ −→ −→ −→ − → −→
⇔ GA = −(AB + AC) = −(AI + IB + AI + IC)
−→ −→
⇔ AG = 2AI
−→ −→
Donc AG = 2AI.
2) Déterminons et construisons l’ensemble (E) des points M du plan tel que g(M ) = 2.
On sait que g(M ) = g(G) + M G2 .
g(M ) = 2 ⇔ g(G) + M G2 = 2 ⇔ M G2 = 2 − g(G) = 2 + GA2 − GB 2 − GC 2 .
√ √
Or AG = 2AI = 2 9 − 1 = 4 2 et BG = CG = 3
D’où M G2 = 2 + 32 − 9 − 9 = 16. Donc (E) est le cercle de centre G et de rayon 4.

Activité
8. .
Soit k ∈ R, (Ai , αi )1≤i≤n un système de n points pondérées, g une fonction scalaire de
n
αi M A2i . On se propose d’étudier la
P
Leibniz qui à tout point M ∈ P associe g(M ) =
i=1
n
P
ligne de niveau (Ek ) de l’application g définie par g(M ) = k avec αi = 0.
i=1

Solution
n
P −−→
Puisque αi = 0, alors d’après la proposition 1, g(M ) = g(N ) + 2M N · ϕ(N ) pour
i=1
tout point N ∈ E avec ϕ la fonction vectorielle de Leibniz associée au système des points
n
P
(Ai , αi )1≤i≤n . Or ϕ est constante car αi = 0.
i=1

16
Mémoire DIPES II Ahmat Djibrine c ENS 2014 Yaoundé
2.4 Etude des lignes de niveau Applications

Posons ϕ(N ) = →

u , on a donc :
−−→ −
g(M ) = k ⇔ g(N ) + 2M N · → u =k
−−→ →
⇔ 2M N · − u = k − g(N )
n
αi N A2i
P
−k +
−−→ →
⇔ NM · − u = i=1
= k0
2


– Si →

u = 0 , alors on peut avoir deux cas :
• Si k 0 = 0 alors l’ensemble solution est le plan tout entier i.e (Ek ) = P
• Si k 0 6= 0 alors (Ek ) = ∅


– Si →
−u 6= 0 , on considère la droite (D) de repère (N, →

u ) et le point P tel que
−−→ →
NP = − u.
−−→ −
Soit H le projeté orthogonal de M sur (D). On a donc N M · →
u = NH × NP .
Ainsi on a : g(M ) = k ⇔ N H × N P = k 0 . M appartient donc à la droite perpendi-
culaire à (D) en H.

Propriété n
P
2. Soit (Ai , αi )1≤i≤n un système de n points pondérées tel que αi = 0 ;
i=1
n
αi M A2i ;
P
g une fonction scalaire de Leibniz qui à tout point M ∈ P associe g(M ) =
i=1
k ∈ R.
n
αi M A2i est :
P
La ligne de niveau k de g : M 7−→
i=1


– ∅ ou P si →−u = 0
– Une droite de vecteur normale → −u si →

u 6= 0 avec →

u = ϕ(M ) un représentant de la
fonction vectorielle de Leibniz.

Exemple 7. ABC est un triangle isocèle en A tel que AB = AC = 3cm, BC = 2cm


et I est milieu de [BC].ϕ et g les fonctions définies pour tout M ∈ E par ϕ(M ) =
−−→ −−→ −−→
−2M A + M B + M C et g(M ) = −2M A2 + M B 2 + M C 2 .
Déterminer et construire l’ensemble (E) des points M du plan tel que g(M ) = 20.

Solution
−−→
Puisque −2 + 1 + 1 = 0 alors ϕ est constante. On a : g(M ) = g(N ) + 2M N · ϕ(N ) pour
tout N ∈ E.

17
Mémoire DIPES II Ahmat Djibrine c ENS 2014 Yaoundé
2.4 Etude des lignes de niveau Applications

−−→
En particulier pour N = A on a g(M ) = g(A) + 2M A · ϕ(A).
−−→
g(M ) = 20 ⇔ g(A) + 2M A · ϕ(A) = 20
−−→ −→ −→
⇔ AB 2 + AC 2 + 2M A · (AB + AC) = 20
−−→ − → −→ − → −→
⇔ AB 2 + AC 2 + 2M A · (AI + IB + AI + IC) = 20
−−→ − →
⇔ AB 2 + AC 2 + 2M A · 2AI = 20
−−→ − →
⇔ 4M A · AI = 20 − AB 2 − AC 2
−−→ − → AB 2 + AC 2 − 20 16 + 16 − 20
⇔ AM · AI = = =3
4 4
−−→ − →
⇔ AM · AI = 3
⇔ AH × AI = 3 √
3 55
⇔ AH = AI =
AI 2

6 55
⇔ AH =
55
avec H projeté orthogonal de M sur (AI).

6 55
(E) est donc la droite perpendiculaire à (AI) passant par H tel que AH = 55
.

(E)

B I C

MA
2.4.2 Lignes de niveau de l’application M 7−→ MB

Activité
9. .
Soit A et B deux points distincts du plan P, M un point de P distinct de B et k un
MA
nombre réel. f : M 7−→ MB
une application.
On se propose de déterminer l’ensemble (Ek ) des points M du plan tel que f (M ) = k.
1) Etudier les cas k < 0 et k = 0
2) Déterminer le cas k = 1
3) On suppose k ∈ R+ \ {0, 1}. Montrer que f (M ) = k ⇔ g(M ) = 0 où g : M 7−→
M A2 − k 2 M B 2 .
4) Déterminer l’ensemble (Ek ) pour k ∈ R+ \ {0, 1}.
Solution
18
Mémoire DIPES II Ahmat Djibrine c ENS 2014 Yaoundé
2.4 Etude des lignes de niveau Applications

1) Etudions la ligne de niveau k pour k < 0 et k = 0.


MA
– Si k < 0, MB
= k n’a pas de solution donc (Ek ) = ∅
MA
– Si k = 0, MB
= 0 ⇔ M A = 0 ⇔ M = A. Donc (E0 ) = {A}.
2) Déterminons E1
MA
f (M ) = 1 ⇔ MB
= 1 ⇔ M A = M B. Donc M appartient à la médiatrice du
segment [AB].
3) On suppose que k ∈ R+ \ {0, 1}.
Montrons que f (M ) = k ⇔ g(M ) = 0.
On a :
MA M A2
f (M ) = k ⇔ =k⇔ = k2
MB M B2
⇔ M A2 − k 2 M B 2 = 0
⇔ g(M ) = 0 o g : M 7−→ M A2 − k 2 M B 2 .

4) Déterminons l’ensemble (Ek ) pour k ∈ R+ \ {0, 1}.


On a : k ∈ R+ \ {0, 1} alors 1 − k 2 6= 0. Posons G = bar{(A, 1), (B, −k 2 )}
g(M ) = 0 ⇔ M A2 − k 2 M B 2 = 0
⇔ M G2 − k 2 M G2 + GA2 − k 2 GB 2 = 0
⇔ (1 − k 2 )M G2 = k 2 GB 2 − GA2
k 2 GB 2 − GA2
⇔ M G2 =
1 − k2
D’autre part,


G = bar{(A, 1), (B, −k 2 )} ⇔ ϕ(G) = 0
−→ −−→ →−
⇔ GA − k 2 GB = 0
−→ k 2 −→
⇔ AG = 2 AB
k −1
−→ k 2 −→
⇔ GA = AB
1 − k2
−−→ 1 −→
De même, GB = 1−k 2 AB.

D’où on a    
AB 2 k4 AB 2
k2 (1−k2 )2
− (1−k2 )2
g(M ) = 0 ⇔ M G2 =
1 − k2
k 2 AB 2
⇔ M G2 =
(1 − k 2 )2
 k 2
⇔ M G2 = · AB 2
1 − k2
 2
k
Posons ρ = 1−k 2 · AB 2 , ρ > 0.

(Ek ) est donc le cercle de centre G et de rayon ρ.
Propriété
3. Soit A et B deux points distincts du plan P, M un point de P distinct
de B et k un nombre réel.
19
Mémoire DIPES II Ahmat Djibrine c ENS 2014 Yaoundé
2.4 Etude des lignes de niveau Applications

MA
La ligne de niveau k de l’application f : M 7−→ MB
est soit l’ensemble vide, soit le point
A, soit la médiatrice de [AB], soit le cercle de centre G = bar{(A, 1), (B, −k 2 )} de rayon
√ 
k
 2
ρ où ρ = 1−k 2 · AB 2 .

Exemple 8. On considère A et B deux points du plan tel que AB = 3cm.


Déterminer et construire l’ensemble (E) des points M du plan tel que :
MA MA MA
a) MB
= −2, b) MB
= 0, c) MB
= 2.
Solution
MA
a) MB
= −2 n’a pas de solution donc (E) = ∅.
MA
b) MB
= 0 ⇔ M A = 0 ⇔ M = A. Donc (E) = {A}.
MA √
c) MB
= 2, (E) est le cercle de centre G = bar{(A, 1), (B, −4)} et de rayon ρ où
2 2
ρ = ( −3 ) · AB 2 = 4.

A B G

2.4.3 Ligne de Niveau de M 7−→ kϕ(M )k


n −−→
P
Dans cette partie, ϕ : M 7−→ M Ai
i=1

Activité
10. .
Soit (Ai , αi )1≤i≤n un système de points pondérés du plan. ϕ la fonction de Leibniz associée
à ce système, k ∈ R.
Déterminer et construire l’ensemble (Ek ) vérifiant kϕ(M )k = k.
Solution :
– Si k < 0 alors (Ek ) = ∅
– Si k ≥ 0
n
1er cas :
P
6= 0 alors il existe un point unique G = bar{(Ai , αi )1≤i≤n }.
i=1
n
P −−→ −−→ k
On a : kϕ(M )k = k ⇔ k αi M Gk = k ⇔ kM Gk = P
n .
i=1
| αi |
i=1
– Si k = 0 alors M = G donc E0 {G}.
k
– Si k > 0 alors (Ek ) est le cercle de centre G et de rayon ρ = P
n .
| αi |
i=1

20
Mémoire DIPES II Ahmat Djibrine c ENS 2014 Yaoundé
2.4 Etude des lignes de niveau Applications

n
2e cas : = 0 alors ϕ est constante et égale à un vecteur →

P
u indépendant de M .
i=1
On a donc kϕ(M )k = k ⇔ k→

uk=k
– Si cette dernière égalité est vraie alors (Ek ) = P.
– Si cette dernière égalité est fausse alors (Ek ) = ∅.

Proposition
6. Soit (Ai , αi )1≤i≤n un système de points pondérés du plan. ϕ : M 7−→
n −−→
P
M Ai , la fonction de Leibniz associée à ce système, k ∈ R.
i=1
L’ensemble des points M du plan tel que kϕ(M )k = k est soit ∅, {G}, un cercle de
centre G ou le plan P.

Exemple 9. (Exercice 21 page 51 CIAM)


Soit ABCD un carré.
1. Construire le barycentre G des points pondérés (A, 2), (B, −1) et (C, 1).
−−→ −−→
2. Déterminer et construire l’ensemble des points M du plan tels que : k2M A − M B +
−−→ −→
M Ck = kABk.
Solution :
1. Construisons le barycentre G des points pondérés (A, 2), (B, −1) et (C, 1). On a :

− −→ −−→ −→ → − −→ −−→
ϕ(G) = 0 ⇔ 2GA − GB + GC = 0 ⇔ AG = 21 CB.

A B

D C

−−→ −−→ −−→


2. Déterminons l’ensemble des points M du plan tels que : k2M A − M B + M Ck =
−→ −−→ −→ −−→ −→
kABk ⇔ k2M Gk = kABk ⇔ kM Gk = kABk 2
.
−→
kABk
Donc l’ensemble des points M est le cercle de centre G et de rayon 2
.

2.4.4 Ligne de niveau M 7→ g(M )


−−→
\ −−→
Dans cette partie, g(M ) = M es(M A, M B)

21
Mémoire DIPES II Ahmat Djibrine c ENS 2014 Yaoundé
2.4 Etude des lignes de niveau Applications

Activité
11. .
Soit A et B deux points distincts du plan. M un point de la droite (AB) distinct de A et
de B.
−−→
\ −−→
Déterminer en fonction de la position de M M es(M A, M B)
Solution
−−→
\ −−→
– Si M ∈ [AB] et distinct de A et B,M es(M A, M B) = π
M
A B

−−→
\ −−→
– Si M ∈
/ [AB], M es(M A, M B) = 0
M

A B

Propriété
4. Soit A et B deux points distincts du plan. L’ensemble des points M du
−−→
\ −−→
plan tels que M es(M A, M B) = 0 est la droite (AB) privée du segment [AB].
C D
A B

Propriété
5. Soit A et B deux points distinct du plan. L’ensemble des points M du
−−→
\ −−→
plan tels que M es(M A, M B) = π est le segment [AB] privé des points A et B.
C D
A B

Activité
12. .
Soit A et B deux points distincts du plan. α un nombre réel appartenant à ] − π, 0[∪]0, π[.
−−→
\ −−→
On se propose de déterminer l’ensemble des points M tels que M es(M A, M B) = α.
Solution
−→
\ −→
Soit P un point tel que M es(AP , AB) = α̂ et O le point d’intersection de la médiane
de [AB] et de la perpendiculaire à (AP ) en A.C le cercle de centre O passant par A et B.

O
B

−−→
\ −−→
Tous les points M situés à l’arc coloré vérifie M es(M A, M B) = α̂.

22
Mémoire DIPES II Ahmat Djibrine c ENS 2014 Yaoundé
2.4 Etude des lignes de niveau Applications

Propriété
6. Soit A et B deux points distincts du plan. α un nombre réel élément
−→
\ −−→
de ] − π, 0[∪]0, π[ ; O le point de la médiane de [AB] tel que M es(OA, OB) = 2α. (C) le
cercle de centre O passant par A et B.
−−→
\ −−→
L’ensemble des points M du plan tels que M es(M A, M B) = α est l’un des deux arcs,
privés des points A et B définis sur C par la corde [AB].

Exemple 10. Soit A et B deux points du plan. Déterminer et construire l’ensemble des
points M du plan tel que
−−→
\ −−→ π
a) M es(M A, M B) =
6
−−→
\ −−→ π
b) M es(M A, M B) =
2
−−→
\ −−→ 2π
c) M es(M A, M B) =
3
mettre trois figure ici ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

Exercice 1. N˚23 page 51 CIAM


Soit ABC un triangle tel que AB = 7, BC = 4 et AC = 5. On désigne par I le milieu
du segment [BC].
1. En utilisant le théorème de médiane, calculer AI.
2. Déterminer et construire l’ensemble (E) des points M du plan tels que 2M A2 −
M B 2 − M C 2 = 58 (On pourra développer 2M A2 − M B 2 − M C 2 = 58 par rapport
à I).
3. On désigne par D le barycentre des points pondérés (A, −1), (B, 1), (C, 1).
(a) Quelle est la nature du quadrilatère ABCD.
(b) Déterminer et construire l’ensemble (Γ) des points M du plan tels que 2M A2 −
M B 2 − M C 2 = 25.
Solution
1. Calculons AI en utilisant le théorème de la médiane.

C D

A B

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2.4 Etude des lignes de niveau Applications

BC 2
2 AB 2 + AC 2 −
BC
2AI 2 + = AB 2 + AC 2 donc AI 2 = 2 = 49 + 25 − 8 = 33.
2 √ 2 2
Donc AI = 33
2. Déterminons et construisons l’ensemble (Γ) des points M du plan tels que 2M A2 −
M B 2 − M C 2 = 58.
On a :
−−→ − → −−→ −→ −−→ −→
2M A2 − M B 2 − M C 2 = 58 ⇔ 2(M I + IA) − (M I + IB) − (M I + IC) = 58
−−→ −→ −→ −→
⇔ 2IA2 − IB 2 − IC 2 + 2M I.(2IA − IB − IC) = 58
−−→ −

⇔ 2IA2 − IB 2 − IC 2 + 4M I.2IA = 58
−−→ −→ → −
⇔ IM .IA = 0
(E) est donc la partie perpendiculaire à (AI) passant par I.
3. On désigne par D le barycentre des points pondérés (A, −1), (B, 1), (C, 1).
(a) Nature du quadrilatère ABCD.
−−→ −−→ −−→ →
− −−→ −→ −→
On a, −DA + DB + DC = 0 ⇔ AD = AB + AC. ABCD est u parallélo-
gramme.
(b) Déterminons et construisons l’ensemble (Γ) des points M du plan tels que
2M A2 − M B 2 − M C 2 = 25.
D’après a) D = bar{(A, 1), (B, −1), (C, −1)}
On a : −M D2 + DA2 − DB 2 − DC 2 = 25
D’où
M D2 = DA2 − DB 2 − DC 2 − 25
= (2AI)2 − AC 2 − AB 2
= 4AI 2 − AB 2 − AC 2 − 25
= 4 × 33 − 49 − 25 − 25
= 33

Donc Γ est le cercle de centre D et de rayon 33

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