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ESSENTIA 3

Jacques Buschen • Nathalie Degosserie • Marie-Cécile Rondelet


e

Justine Schweininger • Philippe van Sull

RÉFÉRENTIEL
BIOLOGIE • CHIMIE • PHYSIQUE
Sciences générales et sciences de base
INTRODUCTION
Essentia est une collection destinée à l’apprentissage des sciences aux premier et deuxième degrés ayant pour
objectif de rendre l’élève ACTEUR de son apprentissage. Vous avez entre les mains le référentiel destiné à la
3e année du secondaire.

Les ouvrages de cette collection ont été développés en concordance avec les nouveaux référentiels de
compétences terminales et savoirs requis en sciences générales et sciences de base.

Essentia 3e année se compose de quatre supports :

• Un référentiel commun aux sciences générales et aux sciences de base ;


• Un cahier d’activités sciences générales ;
• Un cahier d’activités sciences de base ;
• Un Kit du prof, site internet protégé à destination de l’enseignant.

Afin de garantir la cohérence et la progression des apprentissages, cet ouvrage, tout comme le référentiel
de compétences, est découpé en unités d’acquis d’apprentissage (UAA), c’est-à-dire, en « un ensemble
cohérent d’acquis d’apprentissage susceptible d’être évalué* ». Chaque UAA visant la mise en place d’une ou
plusieurs compétences disciplinaires.

Ce référentiel s’adresse tant aux élèves de sciences de base qu’aux élèves des sciences générales.
Il propose les ressources suivantes :

Des synthèses de la
Des documents matière, intitulées les
(classés par matière : essentiels (classées
biologie, chimie et par matière : biologie,
physique) chimie et physique)
RESSOURCES

Des fiches outils Un lexique

Ces ressources seront ensuite exploitées différemment dans deux cahiers d’activités spécifiques :

• Un cahier pour les sciences générales


• Un cahier pour les sciences de base

Le tableau, ci-après, recense les différents savoirs et savoir-faire* qui vont être découverts et mobilisés par
l’élève au cours de la 3e année.

* D’après le Référentiel de Compétences terminales et savoirs requis, publié au Moniteur belge le 17/04/2014. 3
17

Biologie
17
1
UAA Nutrition et production
d’énergie chez les hétérotrophes

BIOLOGIE BIOLOGIE DOCUMENT 1

Composition et valeurs nutritionnelles Les principaux nutriments pour un


du hamburger
DOCUMENTS

double hamburger de 225 g :


Eau 129 g
Glucides 39 g
Protéines 26 g
Lipides 26 g
Pain Fibres 3g
Principales B3 – C – B5
vitamines
Potassium
Principaux sels Phosphore
minéraux Calcium
Quantité de sel 2g
Équivalent en sucre 8 morceaux

Tomate
Sauce

Salade

Fromage

Oignon Viande

BIOLOGIE DOCUMENT 2

Étiquettes de la composition du soda Coca


VIVANT ET NON-VIVANT
Chaque verre de 250 mL contient :
BOISSON RAFRAÎCHISSANTE AUX
EXTRAITS VÉGÉTAUX. INGRÉDIENTS : Suikers Vetten Lipides Natrium
kcal Sucres Lipides saturés Sodium
eau gazéifiée, sucre, colorant, caramel 105 27 g 0g 0g 0g
(E 150d), acidifiant : E338, extraits végétaux, 5%* 29%* 0%* 0%* 0%*
caféine, EMB : voir bouchon. Conditionné.
* apports de référence pour un adulte-type.
18
BIOLOGIE > UAA1

BIOLOGIE DOCUMENT 3

L’eau
a) Source
L’eau est présente dans tous les aliments sauf les aliments en poudre et séchés. Elle constitue un élément
essentiel de notre alimentation. BIOLOGIE

DOCUMENTS
90 %
Tableau reprenant le pourcentage d’eau
contenu dans quelques aliments

84 %

88 %

74 %

78 %

b) Rôle
L’eau a un rôle de solvant et, à ce titre, intervient dans le transport tant pour les nutriments destinés aux
cellules que pour les déchets et les toxines à éliminer. Elle constitue 65 à 70 % du corps humain.

BIOLOGIE DOCUMENT 4

Les glucides
a) Source
Les glucides (du grec « glukus » qui signifie doux) appelés aussi hydrates de
carbone, comprennent :
• les sucres simples – sucres à digestion rapide – présents dans tous les
aliments ayant un goût sucré (sauf les produits light qui contiennent des
substituts), dans certains féculents, dans les fruits et dans le lait.
• les sucres complexes – sucres à digestion lente –, comme l’amidon,
présents dans les féculents et les légumes.

b) Rôle
Les glucides sont entre autres des matériaux de production d’énergie.
Ce sont eux qui fournissent l’énergie nécessaire au bon fonctionnement de
l’organisme au fur et à mesure de ses besoins
en activité physique, mentale et au repos. Énergie libérée par les glucides dans l’organisme
1 g de glucides libère en moyenne une énergie de 16,7 kJ

19
BIOLOGIE > UAA1

En cas de non besoin ou si on en mange trop, les glucides se transforment dans l’organisme et sont stockés
sous forme de glycogène dans le foie et de graisse dans les tissus adipeux.

c) Modèle moléculaire
Ce sont des molécules comprenant des atomes de C, H et O. On distingue 3 groupes : les monosaccharides
BIOLOGIE
(comme le glucose, le fructose, le galactose), les disaccharides (comme le saccharose, le maltose, le lactose) et
les polysaccharides (comme l’amidon, le glycogène, la cellulose).

Les monosaccharides, sucres simples, les disaccharides, sucres binaires, sont à saveur sucrée alors que les
DOCUMENTS

polysaccharides, sucres complexes, sont sans saveur sucrée.

Le tableau et les représentations suivantes donnent d’autres renseignements pour les modéliser.

monosaccharides disaccharides polysaccharides

1 cycle de représentation 2 cycles de représentation un grand nombre de cycles


pentagonale ou hexagonale pentagonale ou hexagonale de représentation hexagonale

Ribose Glucose Fructose Amidon Glycogène Cellulose


Saccharose Maltose Lactose
(5C dont 4 en cycle) (6C dont 5 en cycle) (6C dont 4 en cycle) (végétal) (animal) (végétal)

Glucose Glucose Glucose


C5H10O5 C6H12O6 C6H12O6 + + + n. glucoses
Fructose Glucose Galactose

1. Structures plus détaillées du glucose et du fructose


C

C C

C C
C C
C
C C C C

2. Structures plus détaillées du saccharose, du maltose, du lactose

3. Structure d’une partie de la molécule d’amidon

20
BIOLOGIE > UAA1

BIOLOGIE DOCUMENT 5

Les lipides
a) Source
Les lipides (du grec « lipos » qui signifie gras) peuvent être d’origine animale
ou végétale. Ils sont présents dans toutes les matières grasses. On en trouve BIOLOGIE

également dans beaucoup d’aliments où ils sont peu visibles (viandes, poissons,
charcuteries, biscuits, plats préparés…).

DOCUMENTS
b) Rôle
Les lipides sont des matériaux de construction puisqu’ils sont notamment
les constituants principaux des membranes cellulaires. Ils sont facilement
stockés par l’organisme et constituent entre autres une réserve énergétique.
Certains lipides rentrent dans la fabrication de
certaines molécules fonctionnelles complexes Énergie libérée par les lipides dans l’organisme
comme les hormones.
1 g de lipides libère en moyenne une énergie de 37,7 kJ
c) Modèle moléculaire
Ce sont des molécules comprenant des atomes de C, H et O. À une extrémité, ces atomes s’organisent en un
groupement carboxyle (COOH). Dans les lipides, on distingue les acides gras, les stérols (comme le cholestérol),
les phospholipides (lipides des membranes cellulaires) et les triglycérides (graisses et huiles courantes).

Les acides gras sont des composants des phospholipides et des triglycérides. Ils sont de 3 sortes :

1. les acides gras saturés (présents dans l’huile de palme notamment) qui ne comportent que des liaisons
chimiques simples
2. les acides gras monoinsaturés (présents dans l’huile d’olive notamment) qui comportent une double liaison
C=C
3. les polyinsaturés (présents dans l’huile de soja, de tournesol, de colza notamment) qui comportent plusieurs
doubles liaisons chimiques C=C.

Les représentations suivantes te donnent d’autres renseignements pour les modéliser.

Acides gras (seuls)


Saturés Insaturés

Les acides gras s‘associent avec


Liaison
un glycérol pour former des gly-
cérides (la structure ci-contre
H O
représente un acide gras accro-
H C OH
HO ché au glycérol).

OH Il existe aussi les diglycérides


Acide gras (2 acides gras liés à un glycérol)
(acide palmitique)
H C OH et triglycérides (3 acides gras liés
H à un glycérol).
Glycérol

21
BIOLOGIE > UAA1

BIOLOGIE DOCUMENT 6

Les protides
a) Source
Les protéines (du grec « prôtos » qui signifie premier) sont présentes dans la
BIOLOGIE plupart des aliments, mais plus particulièrement :

• dans tout ce qui est d’origine animale,


DOCUMENTS

• dans certains fruits secs (amandes, noix, noisettes…),


• dans les plantes appelées légumineuses (haricots, pois, lentilles, pois
chiches…).

b) Rôle
Les protides sont des matériaux de construction : ils assurent la croissance du corps ainsi que le
renouvellement et l’entretien des tissus de l’organisme (par exemple, la peau pèle et se renouvelle sans cesse,
les globules rouges du sang se renouvellent
tous les 120 jours). Ils jouent aussi un rôle Énergie libérée par les protides dans l’organisme
fonctionnel : échanges, enzymes, et un rôle
1 g de protides libère en moyenne une énergie de 16,7 kJ
énergétique faible en cas de carence grave.

c) Modèle moléculaire
On distingue trois groupes : les protéines, les peptides et les acides aminés. Les protéines sont composées d’un
ou plusieurs polypeptides, lesquels sont des peptides enroulés selon une structure bien définie. Les peptides
sont des molécules formées par plusieurs acides aminés liés entre eux. Les protéines sont donc de grosses
molécules formées par plus de 100 acides aminés liés entre eux. Il existe 20 sortes d’acides aminés (comme
la glycine, l’alanine, la valine, l’isoleucine). C’est la combinaison de ces acides aminés qui détermine le type de
protéine.

Les représentations suivantes te donnent d’autres renseignements pour les modéliser.

glycine (GLY) alanine (ALA) valine (VALI) isoleucine (ILE)

Acides aminés

Acides aminés

Liaisons
Peptide

Polypeptides

Structure d’une partie de peptide Protéines


22
BIOLOGIE > UAA1

BIOLOGIE DOCUMENT 7

Les vitamines
a) Source
Les vitamines sont présentes en très petite quantité dans tous les aliments. Elles sont classées en deux catégories :
• les vitamines hydrosolubles (solubles dans l’eau), BIOLOGIE

• les vitamines liposolubles (solubles dans les lipides).

DOCUMENTS
Les principales vitamines sont reprises ci-après.

→ Où trouver ces vitamines ?


→ Avitaminose

Vitamines
B1 ou antibéribérique A ou de croissance
- Levure, noix, noisettes, - Laitages, fromages, œufs,
légumes secs poissons
- Viande porc, œufs de poisson, - Carottes, maïs, abricots
charcuterie (contiennent de la carotène
qui se transforme en
- Béribéri : atteinte nerveuse, vitamine A)
paralysie puis mort
- Croissance ralentie
- Troubles de la vision
- Mauvaise résistance aux
infections

B2 ou antiarriboflavinose D ou antirachitique
- Levure, soja, lait, farines - Laitages, beurre, poissons

Vitamines liposolubles
complètes gras, œufs, levure
Vitamines hydrosolubles

- Viande, poisson - Peut être synthétisée


- Légumes au niveau de la peau en
- Lésion des lèvres, présence du soleil
des gencives, de la langue, - Rachitisme chez les enfants
de la peau - Décalcification des os chez
- Mauvaise utilisation des les adultes
glucides par l’organisme
- Inflammation des muqueuses
E ou antioxydant
- Huiles végétales, viandes
B3 ou niacine grasses
- Levure, céréales, œufs - Légumes verts, germes
- Viande (foie de veau), poisson de céréales
- Œufs, beurre, lait
- Pellagre : lésions cutanées
et intestinales - Diminution de la fécondité
- Troubles neurologiques - Risque d’arthérosclérose
et de lésions membranaires

C ou anti-infectieuse K ou antihémorragique
- Fruits, légumes - Légumes verts, maïs
- Œufs, viande
- Scorbut : chute des dents,
hémorragies, anémie - Mauvaise coagulation
- Pas de résistance aux du sang
infections

b) Rôle
Les vitamines sont absolument indispensables au bon fonctionnement de l’organisme. Elles agissent dans
l’organisme vivant à très faible dose. Comme l’organisme est incapable d’élaborer la plupart d’entre elles, il faut
donc les trouver dans l’alimentation. Chaque type de vitamine a un rôle bien défini.
23
87

Chimie
87
1
UAA Constitution
et classification de la matière

CHIMIE CHIMIE DOCUMENT 1


De quoi est constituée la matière ?
DOCUMENTS

Amedeo Avogadro, chimiste italien de la fin du


XVIIe siècle, baptisa « molécule », du latin moles
(masse), la plus petite partie d’un corps. Par ce
mot, il voulait indiquer que la masse et la taille
d’une molécule sont très petites : il en faut mille
sept cent milliards de milliards pour former une
simple goutte d’eau.

Pour imaginer la taille d’une molécule, armez-vous de patience et apprenez à diviser


par mille…

Considérez Vous obtenez la taille


la hauteur de l’Atomium. d’un téléphone portable.
10 cm = 100 000 µm

Divisez encore
Divisez

par mille
par mille

102 m C’est la dimension Vous obtenez


du virus de la grippe l’épaisseur d’une aile de
(0,1 µm = 100 nm). papillon (100 µm).

Et …
vous aurez la taille Divisez Divisez
approximative encore encore
d’une molécule par cent par mille
(1 nm).

Signification des symboles :


μm : micromètre (millième partie du millimètre = 10-6 m = millionième partie du mètre)
nm : nanomètre (millième partie du micromètre = 10-9 m = milliardième partie du mètre)

Voir F0
4

88
CHIMIE > UAA1

La taille de la molécule, unité constitutive de


la matière, est très petite, ce qui constitue une
barrière à l’observation. En 2014, le prix Nobel
de chimie a été attribué à Eric Betzig, Stefan
Hell et William Moermer, qui ont développé de
nouvelles techniques de microscopie optique CHIMIE
permettant d’observer des molécules du monde
vivant. C’est ce qu’on appelle la nanoscopie ou
microscopie monomoléculaire : elle permet de

DOCUMENTS
visualiser des objets de l’ordre d’une dizaine de
nanomètres.

Aujourd’hui, on définit la molécule


comme étant la plus petite entité
d’un corps pur qui puisse exister Photographie de gauche (microscopie de fluorescence à haute
à l’état individuel. résolution) : ne permet pas de distinguer les détails de la structure
d’une cellule osseuse cancéreuse.
Photographie de droite (microscopie 2CLM) : il est possible de
localiser 70 000 molécules de type histone et 5 000 protéines de
chromatine.

CHIMIE DOCUMENT 2

Qu’est-ce qu’un modèle ?

Un modèle scientifique est une représentation élaborée, progressivement, à partir d’observations indirectes
et d’hypothèses vérifiées. Il doit permettre d’expliquer les propriétés observées et de prévoir d’autres propriétés non
encore observées.

Un modèle scientifique a pour but de rendre compréhensibles les connaissances disponibles. Il est en évolution
permanente, puisque, dans une démarche scientifique, de nouvelles découvertes sont susceptibles de le remettre en
question. De cette manière, un modèle s’affine.

Voici quelques exemples de modèles :

• L’homme de Néandertal
Personne n’a jamais vu un néandertalien, qui a vécu sur la Terre il y a
environ 40 000 ans. Et pourtant le corps et le visage de l’Homme de Spy,
un des derniers hommes de Néandertal, ont été reconstitués. Comment
les anthropologues ont-ils élaboré l’image de celui-ci ? À partir de ses
ossements, ils ont construit le modèle de l’homme de Spy.
L’homme de Néandertal, Reconstitution en 2009 au Centre Courrier à Annecy.

• Le naufrage du Titanic
La reconstitution du naufrage du Titanic n’a pu être portée à l’écran que grâce
aux récits des survivants, récits pas toujours cohérents compte tenu de l’état
des témoins au moment du drame, ainsi que, des années plus tard, à l’analyse
de l’épave.
Extrait du film américain, Titanic, de James Cameron, 1997.

89
CHIMIE > UAA1

• La physiologie et l’anatomie humaine


C’est grâce aux observations successives de médecins, en commençant par André
Vésale, que, petit à petit, la médecine progresse vers une connaissance de plus en
plus précise du fonctionnement des organes. Chaque modèle est régulièrement
remplacé ou complété par un autre, plus performant, grâce aux progrès de la
CHIMIE
technologie permettant d’aller voir, dans l’organisme vivant, les organes.
De humani corporis fabrica, Andreas Vesalius, 1543.
• Le modèle moléculaire
DOCUMENTS

Pour comprendre un phénomène, les chimistes se trouvent souvent devant la nécessité de se représenter les
molécules, dont la petite taille rend l’observation difficile ou impossible. La molécule pourrait, par exemple, être
représentée par les modèles suivants :

Des couleurs et des formes différentes sont utilisées dans le cas où un corps est constitué de plusieurs sortes
de molécules.

CHIMIE DOCUMENT 3
La notion de concentration

Dans la vie de tous les jours, le mot « concentration » revient régulièrement :


Concentration Concentration Concentration
d’alcool dans le sang, de polluants dans l’air, de motards,

… il prend donc une signification différente en fonction des moments, des lieux…

Intéressons-nous au sens qu’il prend en chimie par des exemples.

Le vinaigre est formé d'acide acétique dilué, qui lui donne son
goût acide et son odeur piquante. L’acide acétique pur est, quant
à lui, très corrosif ; ses vapeurs peuvent provoquer des brûlures
importantes aux voies respiratoires.

La bière, le vin, le cognac sont des boissons alcoolisées, elles


contiennent toutes un alcool particulier, l’éthanol, à des
concentrations très différentes. L’alcool vendu en pharmacie
comme désinfectant est une solution aqueuse contenant 70 %
en volume d’éthanol.

90
CHIMIE > UAA1

Acide phosphorique = E338

Les boissons de type « cola » contiennent de


l’acide phosphorique (code alimentaire E338) CHIMIE
dont la concentration maximale est limitée à
0,60 g/L.

DOCUMENTS
Acide chlorhydrique

L’esprit de sel est une solution d’acide chlorhy-


drique dans l’eau, car à pression et température
ambiante l’acide chlorhydrique pur est un gaz…

Eau

Cu SO4 Sulfate
Sulfate de cuivre
de cuivre

Toutes les substances liquides dont il vient d'être question


sont des mélanges homogènes qu'on appelle des
solutions.

Une solution est constituée d'un solvant, liquide


dans lequel se trouve(nt) dissou(te)s une ou plusieurs
substances que l'on appelle le(s) soluté(s). Quand le
solvant est de l'eau, ce qui est souvent le cas, on parle aussi
de solution aqueuse.

solvant + soluté = solution de sulfate Évidemment les quantités dissoutes varient… d'où la
de cuivre nécessité de caractériser la solution par sa concentration.

91
CHIMIE > UAA1

CHIMIE DOCUMENT 4
La concentration en sels de divers types d’eau

Les océans couvrent environ 97 pourcents de la surface des eaux sur notre
planète. Leur profondeur moyenne est de 3 800 m. Ils sont constitués de masses
CHIMIE d’eau animées de courants et habités par une faune et une flore propres. Leur
eau contient en moyenne 3,7 % de substances dissoutes sous forme de sels.

Les eaux dites « douces » occupent environ 3 pourcents de la surface des


DOCUMENTS

eaux de la Terre. Elles comprennent les eaux stagnantes, les cours d’eau et
également les nappes phréatiques.

Les mares, les étangs et les lacs sont trois aspects de l’eau stagnante de surface. Ce sont des milieux plutôt
fermés. La qualité de leur eau est influencée par la lumière et par la température.

Une partie des eaux de ruissellement se rassemblent en ruisseaux, rivières et fleuves. Au fil des siècles, l’eau
a elle-même tracé son cours en creusant son lit dans le sol. En général, le cours est rapide près de la source,
moyen en aval et lent près de l’embouchure. La teneur en dioxygène et le taux de pollution sont très variables
d’un endroit à un autre. Les eaux de ruissellement entrainent avec elles de la boue et des cailloux.

L’eau de pluie contenant des poussières et des substances présentes dans l’air s’infiltre (on dit « percole ») à
travers les couches de terre et alimente ainsi les nappes phréatiques, sources d’eau potable.

Parmi les eaux potables, on distingue :

• L’eau de distribution. Desservant les habitations, sa composition en sels minéraux varie d’une région à
l’autre. Limpide, sans odeur ni saveur désagréable, elle doit respecter des normes de composition chimique
et bactériologique. Pour cela, elle peut subir différents traitements (chloration, filtration) ;
• L’eau de source. Délivrée en bouteilles, elle est protégée de toute pollution et doit être propre à la
consommation sans autre traitement que la sédimentation des matières en suspension ; elle contient
parfois – naturellement ou par adjonction – du dioxyde de carbone ;
• L’eau minérale naturelle. C’est une eau de source caractérisée par une composition constante en sels
minéraux et dotée de propriétés favorables à la santé.

Concentration en sels de quelques eaux :

Types Concentration Types Concentration


d’eau en sels d’eau en sels
eau
eau
< 0,5 g/L de la mer 37 g/L
de source
Méditerranée

eau
eau
5 g/L de la mer 275 g/L
d’un fleuve
Morte

eau
de la mer 20 g/L
Baltique

92
CHIMIE > UAA1

CHIMIE DOCUMENT 5

Les marais salants de Guérande

Tous les jours, lors des marées, la mer monte et descend dans le canal : l’étier. Tous les quinze jours ou tous les
mois, lors des grandes marées, le paludier ouvre la trappe et fait entrer l’eau de mer dans un grand bassin : la
vasière. CHIMIE

La vasière a trois fonctions :


• réservoir pour stocker l’eau de mer ;

DOCUMENTS
• bassin de décantation (les algues, le sable tombent au fond du bassin) ;
• bain de chauffe (l’eau de mer s’échauffe sous l’effet du soleil et s’évapore, ce qui augmente la concentration
en sels).

L’eau passe ensuite par un labyrinthe constitué par des avancées de terre qui l’obligent à parcourir un long
chemin, au cours duquel elle poursuit son évaporation sous l’action du soleil et du vent. De plus en plus salée,
cette eau, très fortement concentrée en sel, devient de la saumure.

Enfin, la couche d’eau n’est plus que de deux centimètres quand elle arrive dans les œillets. Elle est alors arrivée
à saturation et le sel devient visible et solide : il se transforme en cristaux de sel. Le paludier peut alors récolter
ceux-ci à l’aide d’un râteau prévu à cet effet.

À partir d’un document du musée des Marais salants, Presqu’île de Guérande, Batz-sur-Mer (Loire-Atlantique).

La grande étendue des marais salants à Guérande.

Gros sel et sel plus fin


des marais.

Œillets
93
127

Physique
127
1
UAA
Électricité

PHYSIQUE PHYSIQUE DOCUMENT 1

Électrisation par frottement


DOCUMENTS

Au Ve siècle av. J.-C., Thalès de Milet est le premier à donner une


description de phénomènes électrostatiques qu’il a découverts
en Égypte. Il rapporte qu’un bâton d’ambre (résine fossile jaune
dorée secrétée par des conifères) frottée avec une peau de chat
a la propriété d’attirer certains corps légers (poussière, petits
morceaux de tissu…). On dit dans ce cas que le bâton est
électrisé par frottement. Ambre

Un corps électrisé par frottement attire des objets légers car il acquiert une certaine quantité d’électricité lors
du frottement. Cette quantité d’électricité est appelée charge électrique (q) et s’exprime en coulomb (C).

Il faut ensuite attendre le XVIIe siècle pour découvrir que d’autres substances frottées ont les mêmes propriétés.

PHYSIQUE DOCUMENT 2
La manette d’une console de jeux vidéo

Même si les consoles de jeux ont bien évolué au cours du temps, leurs
constituants restent les mêmes : un microprocesseur, une mémoire vive,
une carte graphique et des périphériques de contrôle (les manettes).

La fonction de la manette est de traduire les actions de l’utilisateur en


un signal électrique qui est transmis à la console et interprété par celle-
ci pour induire une action sur l’écran.

En réalité, une manette est composée de plusieurs circuits électriques. Chaque circuit est alimenté par un
générateur (ex. : la batterie pour les manettes sans fil) qui transmet le signal électrique à un récepteur (ex. :
moteur provoquant la vibration de la manette) grâce à la présence de fils conducteurs les reliant.

Bouton

Module de commande
Fils conducteurs
Moteur

Batterie

128
PHYSIQUE > UAA1

En général, les circuits électriques sont ouverts et attendent que l’utilisateur appuie sur un bouton pour être
fermés et permettre le passage du signal électrique. En effet, les boutons sont des interrupteurs qui, lorsqu’ils
ne sont pas pressés, sont ouverts et empêchent le passage du signal électrique. Lorsque le joueur appuie sur
un bouton, il ferme l’interrupteur et permet le passage du signal électrique qui est transmis à la console. C’est
ainsi que le joueur voit son personnage avancer ou sauter par exemple.
PHYSIQUE

PHYSIQUE DOCUMENT 3

DOCUMENTS
Notion de courant électrique

Après les premières observations faites par Thalès de Milet en manipulant un bâton d’ambre, les scientifiques
continuent à se pencher sur les phénomènes électrostatiques.

Pour les comprendre, Charles François de Cisternay du Fay (1698-1739) propose l’existence de deux types
d’électricité, la vitreuse et la résineuse puisqu’il a constaté que certains objets frottés s’attirent alors que d’autres
se repoussent.

Plus tard, Alessandro Volta (1745-1827) se base sur une découverte de Luigi Galvani (médecin italien, 1737-
1798) pour fabriquer la pile voltaïque. Lorsqu’il relie avec un conducteur les parties supérieure et inférieure de
la pile, il remarque l’apparition d’un flux d’électricité. A cette époque, on appelle ce flux « courant galvanique »
en l’honneur de Galvani. C’est à Benjamin Franklin (1706-1790) que l’on doit le nom de « courant électrique ».

Pour qu’un composant électrique fonctionne, le courant électrique doit pouvoir y entrer et en ressortir. On
appelle bornes les parties d’un composant qui laissent entrer ou sortir le courant. Les composants les plus
simples possèdent deux bornes et sont appelés des dipôles.

Autrefois, les scientifiques ne connaissaient pas la nature du courant électrique et ont été amenés à choisir
arbitrairement un sens du courant. C’est ainsi qu’ils ont posé le sens conventionnel du courant comme allant
de la borne positive vers la borne négative du générateur, à travers le circuit.

Aujourd’hui, on sait que le courant électrique est un déplacement ordonné des électrons libres* des
conducteurs, dans le même sens, à travers un circuit électrique.

Ainsi, dans un circuit électrique simple fermé, le sens de déplacement des électrons est opposé au sens
conventionnel du courant :

Sens conventionnel du courant

Sens de déplacement des électrons

* électrons situés sur les dernières couches, qui nécessitent une énergie moindre pour être arrachés.

129
PHYSIQUE > UAA1

PHYSIQUE DOCUMENT 4

Le générateur électrique

• Le générateur électrique est un dispositif qui permet de transformer une forme d’énergie en énergie
électrique. Il fournit donc de l’énergie électrique nécessaire pour créer un courant, c’est-à-dire pour
PHYSIQUE provoquer le déplacement ordonné des électrons. C’est en quelque sorte une pompe à électrons.

• Il existe une multitude de générateurs, comme par exemple :


DOCUMENTS

Batterie d'ordinateur portable Piles Dynamo de vélo


+ -
• Le symbole normalisé d’un générateur est :

PHYSIQUE DOCUMENT 5

Le récepteur électrique

• Le récepteur électrique est un dispositif qui reçoit l’énergie électrique et la transforme en une ou plusieurs
autres formes d’énergie comme de l’énergie thermique, lumineuse, magnétique, chimique, mécanique…
À l’opposé du générateur, le récepteur consomme de l’énergie électrique.

• Il existe une multitude de récepteurs qui, lorsqu’ils sont parcourus par un courant électrique, permettent
d’observer les effets de celui-ci :

Effet luminescent Effet magnétique

Effet thermique, Effet chimique


appelé effet Joule

• Voici les symboles normalisés de quelques récepteurs particuliers :

Lampe LED

M Moteur Récepteur thermique

130
PHYSIQUE > UAA1

PHYSIQUE DOCUMENT 6

Les fils conducteurs et l’interrupteur

1. Les fils conducteurs

• Un conducteur (comme un métal par exemple) est constitué d’atomes dont les noyaux sont pratiquement PHYSIQUE
fixes, mais dont certains électrons sont libres de se déplacer dans des directions aléatoires (schéma a).
Lorsqu’il est connecté à un générateur, qui provoque un déplacement ordonné des électrons les plus
proches de lui, les mouvements des électrons libres du conducteur vont s’ordonner de proche en proche et

DOCUMENTS
ils vont tous se déplacer dans le même sens (schéma b). On dit qu’un courant continu est créé.

Schéma a Schéma b

+ - Sens conventionnel + -
du courant

Noyau Électron Noyau Électron


- +
+ + +
+ +
- + - - + - -
-
+ + + + + + + +
- - - - - - -
- -
+ - + + - + + + + +
- - - -
- + - - - -
Métal très + + + Métal très + + + +
- -
grossi grossi

Les fils conducteurs permettent donc aux électrons libres de se déplacer à travers le
circuit, d’une borne à l’autre du générateur.

Ce sont généralement des fils de cuivre et ils sont toujours entourés par un isolant,
généralement une gaine plastique. Dans de très anciennes installations, les câbles
étaient entourés de tissu de coton.

• Ils servent de fils de connexion et leur symbole normalisé est :

2. L’interrupteur

• L’interrupteur permet de fermer ou d’ouvrir le circuit. Lorsque l’interrupteur est


en position « on », il ferme le circuit qui peut alors être parcouru par un courant
électrique. Lorsqu’il est en position « off », il ouvre le circuit et le courant ne peut plus
circuler.

Lorsque l’interrupteur est fermé, on pourrait comparer le mouvement des électrons


aux wagons d’un train en mouvement.

• Il a donc deux symboles normalisés :

Interrupteur ouvert

Interrupteur fermé

131
171

À l’essentiel
171
BIOLOGIE > UAA1 > MODULES 1 ET 2
1
UAA
Nutrition et transfert d’énergie
chez les êtres vivants (SB)
Nutrition et production d’énergie
chez les hétérotrophes (SG)
BIOLOGIE

MODULE 1 : LES COMPOSANTS DE L’ALIMENTATION

1. La composition des aliments

La plupart de nos aliments sont des aliments composés c'est-à-dire des mélanges de plusieurs substances.

D’après la composition chimique des aliments, on distingue différentes catégories :


• Les substances minérales comme l’eau et les sels minéraux ;
• Les substances organiques comme les glucides, les lipides et les protides, les vitamines ;
À L’ESSENTIEL

Certains aliments contiennent des fibres et des additifs alimentaires.

Aliments simples

Substances minérales Substances organiques Autres constituants

Eau Sels Glucides Lipides Protides Vitamines Fibres Additifs


minéraux alimentaires

MODULE 2 : LA DIGESTION DES ALIMENTS ET L’ABSORPTION DES NUTRIMENTS

2. La digestion
2.1. L’appareil digestif
L’appareil digestif de l’homme est constitué d’une succession d’organes cavitaires formant un tube digestif
auquel sont annexées des glandes dont les secrétions agissent sur les aliments en déversant leurs sucs digestifs
contenant des enzymes.

Les glandes digestives Les sucs digestifs Les enzymes


Les glandes salivaires La salive L’amylase
Les glandes gastriques Le suc gastrique La protéase
Le foie La bile -
Le pancréas Le suc pancréatique L’amylase, la maltase, la protéase,
la peptidase, la lipase
Les glandes intestinales Le suc intestinal L’amylase, la maltase, la protéase,
la peptidase, la lipase
(la saccharase, la lactase)
172
BIOLOGIE > UAA1 > MODULE 2

Schéma de l’appareil digestif de l'être humain :

BIOLOGIE

Glandes salivaires

Dents Pharynx
Langue

À L’ESSENTIEL
Œsophage

Foie
Estomac
Vésicule biliaire Glandes gastriques

Canal pancréatique
Canal cholédoque Pancréas
Duodenum

Côlon transverse
Côlon

Côlon ascendant
Côlon descendant Suite de l'intestin
grêle
Glandes intestinales

Cæcum
Appendice

Rectum

Anus

glandes digestives

173
BIOLOGIE > UAA1 > MODULE 2

2.2. But de la digestion


La digestion sert à transformer les aliments ingérés en nutriments. Sous l’action mécanique (mastication,
péristaltisme …) et chimique (action des sucs digestifs…), une simplification moléculaire des aliments s’opère : les
macromolécules des lipides, protides, glucides sont fractionnées en molécules plus petites aboutissant à la formation
des nutriments.
BIOLOGIE
2.3. Les enzymes
Les enzymes digestives sont des protéines qui catalysent les réactions chimiques. Ainsi, par exemple,
en présence de l’amylase salivaire, l’amidon est scindé en petites molécules de maltose.
Cette enzyme est spécifique car elle n’agit que sur l’amidon, dans des conditions de milieu bien précises de
température et d'acidité. Les autres enzymes digestives fabriquées par nos glandes digestives ont toutes des
propriétés comparables.

2.4. Les transformations au cours de la digestion


• La digestion des glucides :
À L’ESSENTIEL

Amidon maltose glucose


Amylase Maltase (intestin grêle)
(bouche → intestin grêle)

Saccharose glucose + fructose


Saccharase (intestin grêle)

Lactose glucose + galactose


Lactase (intestin grêle)

• La digestion des lipides :

Lipides Glycérol + acides gras


Lipase (intestin grêle)

La bile émulsionne les lipides au niveau du duodénum.

• La digestion des protides :

Protéines peptides acides aminés


Protéase (estomac, intestin grêle) Peptidase (intestin grêle)

L’eau, les sels minéraux, les vitamines et les additifs alimentaires ne sont pas digérés.

174
BIOLOGIE > UAA1 > MODULE 2

3. L’absorption des nutriments

Les nutriments franchissent la paroi intestinale pour gagner l’intérieur de l’organisme. Cette absorption est
facilitée par :

• la vaste surface de contact des villosités intestinales ;


BIOLOGIE
• la faible épaisseur de la paroi intestinale ;
• une irrigation sanguine importante.

L’eau, les sels minéraux, les monosaccharides, les acides aminés, les vitamines, le glycérol sont absorbés par les
cellules intestinales et transférés dans le sang. Les acides gras sont transférés dans la lymphe.

Les matières non digérées comme les fibres ne sont pas absorbées par l’intestin grêle et se dirigent vers le
côlon. Elles constituent les excréments. À mesure que ces déchets progressent dans le côlon, une partie de
l’eau est absorbée par l'organisme.

À L’ESSENTIEL
4. Rôles des nutriments

Les besoins de l’organisme doivent être satisfaits grâce à l’alimentation.

Les nutriments issus des aliments remplissent 3 rôles :

• Ils fournissent de l’énergie par la respiration cellulaire ;


• Ils jouent un rôle plastique en formant et réparant les tissus ;
• Ils rentrent dans la composition des molécules assurant les fonctions vitales (rôle fonctionnel).

Beaucoup de nutriments ont plusieurs rôles.

Nutriments Rôles
les glucides rôle énergétique, rôle plastique
les lipides rôle énergétique, rôle plastique, rôle fonctionnel
les protides rôle fonctionnel, rôle énergétique faible, rôle plastique
l’eau rôle fonctionnel, rôle plastique
les sels minéraux rôle essentiellement fonctionnel
les vitamines rôle fonctionnel

5. Le déplacement et les transformations des nutriments.


Les muscles reçoivent du glucose, du fructose et des acides aminés.
Les cellules adipeuses reçoivent les acides gras qu’ils mettent en réserve puis, selon les besoins, les renvoient
au foie (pour les transformer en glucose).
Le foie emmagasine le glucose ou le renvoie dans le sang en cas de besoin.
Enfin, toutes les cellules reçoivent du glucose, du fructose, des acides gras et des acides aminés nécessaires à
leur fonctionnement et leur construction.
175
Vaisseaux sanguins Toutes cellules

on
ati
Stockage

orm
(glycogène)

nsf
BIOLOGIE > UAA1 > MODULE 3 Toutes cellules

Tra
on
Tra

ati
Stockage

orm
(glycogène)

nsf
Toutes cellules

Tra
Muscles Foie
Transformation
Stockage
(glycogène)
Produits de digestion Intestin
Fructose Acides
Muscles Acides aminés
Foie Cellules adipeuses
Déchets Transformation
Glucose

Transit
Fructose Acides gras
Muscles Foie Acides aminés Cellules adipeuses
Vaisseaux
Glucose
lymphatiques

Fructose
Vaisseaux sanguins Acides gras
Acides aminés
Glucose
BIOLOGIE

on
ati
orm
nsf
Toutes cellules

Tra
Stockage
(glycogène)

Transformation

Muscles Foie Cellules adipeuses

Fructose Acides gras


Acides aminés

MODULE 3 : LES RÈGLES DE DIÉTÉTIQUE ET LA SANTÉ


Glucose
À L’ESSENTIEL

1. Les besoins de l’organisme

Les aliments que nous absorbons doivent apporter l’énergie et toutes les matières indispensables aux diverses
activités de l’organisme.

La ration alimentaire quotidienne doit être :

• quantitativement suffisante pour fournir les besoins énergétiques de l’organisme ;


• qualitativement équilibrée pour permettre à l’organisme de fonctionner correctement.

La pyramide alimentaire peut servir d’outil de référence. Elle est une représentation qui permet de repérer les
familles d’aliments ainsi que les proportions indispensables chaque jour.

Les besoins alimentaires varient en fonction de l’âge, du sexe et de l’activité physique.

2. Les règles de diététique

L’alimentation équilibrée est une source quasi inépuisable de débats et de recherches. Les théories sont
nombreuses et parfois opposées.

Voici quelques règles de diététique de base :

1. Diversifier les aliments


2. Respecter les proportions entre les lipides, les glucides et les protides
3. Ne pas sauter de repas et respecter les heures
4. Manger à sa faim durant les repas
5. Éviter de grignoter entre les repas
6. Prendre le temps de manger
7. Boire en suffisance
8. Consommer au moins 5 fruits et légumes par jour
9. Éviter de manger trop d’aliments sucrés
À cela s'ajoute la pratique d'une activité régulière.
176
233

Fiches outils
233
RAPPORT DE LABORATOIRE 3

Le rapport de laboratoire sert à présenter les résultats expérimentaux


ou d’observations obtenus lors d’une séance de laboratoire. Voici la
1. Titre
structure à respecter pour son élaboration.
2. But
3. Matériel
4. Mode opératoire
5. Observations/
Résultats
6. Interprétation
7. Conclusion

1. Titre

Rapport de laboratoire
Décrire en une seule phrase, mais avec le plus de précision possible, l’objet
du laboratoire.

Exemple : « Identification du gaz produit par la levure de boulanger lors de la fermentation alcoolique »

2. But
Préciser en une ou deux phrases ce que l’on cherche à montrer lors de la
réalisation de ce laboratoire.
3
Exemple : Vérifier que le gaz dégagé lors de la fermentation alcoolique de la levure de boulanger est du

FICHES OUTILS
dioxyde de carbone.

3. Matériel
Établir la liste complète du matériel nécessaire pour réaliser l’expérience
(appareils de mesures, verrerie…) ainsi que celle des substances (réactifs
chimiques, organismes étudiés…) utilisées.

Si le matériel est déjà répertorié sur les documents fournis par ton professeur, il est
inutile de le recopier. Par contre, toute modification doit impérativement être signalée.

Exemple :
• Liste présente sur les documents fournis
a) Matériel b) Substances
• 2 ballons à fond plat de 250 mL • Eau
• 2 bouchons percés • Sucre (saccharose)
• 2 tubes souples en plastique • Levure de boulanger (Saccharomyces
• 2 tubes à essais cerevisiae) fraîche
• Portoir pour tubes à essais • Eau de chaux
• Cuillère
• Thermomètre
• Plaque chauffante
• Microscope
• Lame porte-objet
• Lamelle couvre-objet
• Modifications éventuelles à signaler
L’expérience a été réalisée avec de la levure de boulanger (Saccharomyces cerevisiae) déshydratée.

239
4. Mode
opératoire Décrire clairement les différentes étapes de la manipulation de manière
chronologique. Toutes les conditions expérimentales doivent être
mentionnées (quantités utilisées, température, temps d’incubation ou
d’observation…)

Au besoin, réaliser un schéma annoté illustrant le montage à effectuer.

En général, le mode opératoire est détaillé sur les documents fournis par ton professeur,
il est donc inutile de le recopier. À toi d’y ajouter les précisions supplémentaires ou
modifications nécessaires.

Si le laboratoire comporte de nombreuses étapes, on peut également


Rapport de laboratoire

l’illustrer à l’aide d’un schéma, synthèse visuelle des manipulations.

Exemple :

1. Cultures de la levure de boulanger (Saccharomyces cerevisiae)

• Faire tiédir (température de ± 40 °C) environ 200 mL d’eau dans un ballon à fond plat de 250 mL.
• Ajouter deux cuillères à soupe rase de sucre.
• Diviser la préparation en deux et ajouter, dans l’une d’entre elles, une pincée de levure de boulanger.
3 • L’autre préparation servira de témoin.
• Placer les deux préparations à température ambiante pendant 20 à 30 minutes.
• Réaliser, pour chaque solution, le dispositif expérimental schématisé.
• Noter les observations (dégagement d’un gaz et aspect de l’eau de chaux).
FICHES OUTILS

2. Plan des manipulations

Dispositif expérimental Dispositif témoin

Tube souple
en plastique
Bouchon percé

Tube en verre
Tube à essai

Eau de chaux
Portoir
Solution sucrée Solution sucrée
contenant la levure
30 min 30 min
à température ambiante à température ambiante

240
5. Observations/
Résultats Présenter les observations et/ou résultats, sous forme de tableau chaque fois
que cela est possible.

Les observations peuvent être consignées de manière :

- qualitative : observations réalisées uniquement avec les organes des sens.


- quantitative : valeurs chiffrées obtenues à l’aide d’appareils de mesure.

Tous les résultats doivent être consignés de façon honnête, y compris ceux qui
peuvent apparaître aberrants.

Traiter ces données si nécessaire (calculs et graphiques).

Rapport de laboratoire
Les calculs à appliquer sur les données seront illustrés en détaillant un exemple.

Exemple d’observations qualitatives :

Culture de levure de boulanger (Saccharomyces cerevisiae)

Dégagement Test à l’eau


Dispositif
d’un gaz de chaux
3

Témoin NON Eau de chaux limpide (incolore)

FICHES OUTILS
Expérimental OUI Eau de chaux trouble (blanchâtre)

Exemple d’observations quantitatives :

Dans une autre séance de laboratoire, on peut demander de mesurer le volume de dioxyde de carbone en
fonction du temps et de construire ensuite le graphique.

Dans ce cas, les données seront présentées dans un tableau reprenant pour chaque temps, le volume
mesuré de CO2.

Temps (min) Volume de CO2 dégagé (mL)

0 0,0

5 0,0

10 0,5

15 1,0

20 3,5

25 8,5

30 13,0

241
Les résultats des observations seront également présentés dans un graphique.

Volume de CO2 produit par la culture de levure en fonction du temps


Volume de CO2
produit (mL)
13

12

11

10

6
Rapport de laboratoire

0
5 10 15 20 25 30 Temps (min)

3
6. Interprétation
Analyser de manière rigoureuse et critique les observations et/ou résultats
FICHES OUTILS

Interprétation et fiabilité des résultats, erreurs expérimentales, proposition d’une


explication en cas de résultats aberrants…

Exemple pour les observations qualitatives :

- Dans le dispositif expérimental, l’eau de chaux se trouble car la levure a produit du dioxyde de carbone

Exemple pour les observations quantitatives :

- La production de CO2 par la culture de la levure n’est pas immédiate et augmente avec le temps mais
pas de manière proportionnelle
OU
- L’incertitude expérimentale sur les volumes mesurés est importante. En effet, l’imprécision est de
0,5 mL.

7. Conclusion
Synthétiser les résultats obtenus et conclure, en se référant à l’interprétation
et au but poursuivi.

Exemple :

Le gaz dégagé lors de la fermentation alcoolique de la levure de boulanger (Saccharomyces cerevisiae) est
du dioxyde de carbone.
Remarque :
Comme pour tout travail écrit : le soin, l’orthographe et la qualité de la syntaxe seront pris en compte dans l’évaluation du rapport de
laboratoire.
242
862

Lexique
268
Vous trouverez, ci-après, le lexique concernant les trois matières abordées en sciences en 3e année de
l’enseignement secondaire général.

Les mots repris dans le lexique ci-dessous, sont accompagnés d’une petite boule de couleur précisant à
quelle matière le mot défini se rapporte :
• la biologie
• la chimie
• la physique

A • absorption passage des nutriments au travers des parois du tube digestif et des
capillaires en contact étroit l’un avec l’autre

• acide aminé molécule de base constituant les peptides

• acide gras molécule de base constituant les lipides

• additif alimentaire produit ajouté d’un aliment pour « améliorer » sa conservation, sa


texture, son gout ou son aspect

• aire (A ou S) grandeur qui mesure l’étendue d’une surface, superficie. Son


unité SI est le mètre carré (m²).

• aliment substance consommée par un être vivant à des fins énergétique,


fonctionnelle ou de construction

• ampère (A) unité SI d’intensité de courant électrique, unité fondamentale du


Système International d’unités

• amylase enzyme qui assure la transformation de l’amidon en maltose

• anion ion négatif

• anode électrode positive du dispositif d’une électrolyse

• appareil ensemble d’organes liés à une fonction. Il est aussi appelé « système ».

•• atome la plus petite particule indivisible constitutive de la molécule, qui se


conserve au cours d’une transformation chimique LEXIQUE
• autotrophe être vivant capable de fabriquer sa propre matière organique à partir
de matière minérale grâce à l’énergie solaire

B • bactérie micro-organisme unicellulaire caractérisé par l’absence d’un noyau et


d’organites cellulaires

• bile liquide jaune verdâtre produit par le foie et émulsionnant les graisses

• biocénose ensemble des êtres vivants qui font partie d’un écosystème

• biodiversité richesse liée au nombre d’espèces différentes dans un milieu de vie

• biomasse masse totale issue des êtres vivants, dans un milieu donné. Elle
s’exprime par la masse de matière sèche produite par m2 s’il s’agit d’un
milieu terrestre ou par m3 s’il s’agit d’un milieu aquatique.
269

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