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Mathématiques Appliquées : Équations et Fonctions

Ce document présente des notions mathématiques fondamentales telles que la résolution d'équations différentielles, les séries de Fourier, la transformée de Laplace et le calcul intégral. Il introduit également des fonctions spéciales comme la fonction gamma, la fonction bêta et les séries entières pour les fonctions sinus et cosinus.

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Mathématiques Appliquées : Équations et Fonctions

Ce document présente des notions mathématiques fondamentales telles que la résolution d'équations différentielles, les séries de Fourier, la transformée de Laplace et le calcul intégral. Il introduit également des fonctions spéciales comme la fonction gamma, la fonction bêta et les séries entières pour les fonctions sinus et cosinus.

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Présenté Par A.

BEKADDOUR
Chapitre 0 Rappels mathématique
1- Résolution d'une équation différentielle linéaire d'ordre 1
Si on doit résoudre une équation différentielle linéaire d'ordre 1, y′(x)+a(x)y(x)=b(x), alors

 on commence par chercher les solutions de l'équation homogène y′(x)+a(x)y(x)=0. Soit A une
primitive de la fonction a. Les solutions de l'équation homogène sont les fonctions x↦λe-A(x), λ une
constante réelle ou complexe. En particulier, si a est une fonction constante, les solutions de
l'équation homogène sont les fonctions x↦λe-ax.

 on cherche alors une solution particulière de l'équation y′(x)+a(x)y(x)=b(x),

1. soit en cherchant une solution évidente (voir cet exercice);


2. soit, si a est une constante, en cherchant une solution du même type que b (un polynôme si b est un
polynôme,...) (voir cet exercice);
3. soit en utilisant la méthode de variation de la constante : on cherche une solution sous la forme
y(x)=λ(x)y0(x), où y0 est une solution de l'équation homogène. On a alors

y′(x)=λ′(x)y0(x)+λ(x)y′0(x)

et donc y′(x)+a(x)y(x)=λ(x)(y′0(x)+a(x)y0(x))+λ′(x)y0(x).

Tenant compte de y′0+ay0=0, y est solution de l'équation y′+ay=b si et seulement si λ′(x)y0(x)=b(x). On doit
alors trouver une primitive de b(x)/y0(x) pour trouver une solution particulière (voir cet exercice).

Résolution d'une équation différentielle linéaire d'ordre 2 à coefficients


constants :
Si on doit résoudre une équation différentielle linéaire d'ordre 2 à coefficients constants, y′′(x)+ay′(x)+by(x)=f(x),
alors on commence par rechercher les solutions de l'équation homogène : y′′+ay′+by=0. Pour cela, on introduit
l'équation caractéristique r2+ar+b=0. La résolution de l'équation homogène dépend alors de si l'on se place sur R
ou sur C :

 Résolution de l'équation homogène, cas complexe :

 si l'équation caractéristique admet deux racines r1 et r2, alors les solutions de l'équation homogène
y′′+ay′+by=0 sont les fonctions x↦λer1x+μer2x avec λ,μ∈C.
 si l'équation caractéristique admet une racine double r, alors les solutions de l'équation homogène
y′′+ay′+by=0 sont les fonctions x↦(λx+μ)erx avec λ,μ∈C.
 si l'équation caractéristique admet deux racines complexes conjuguées, α±iβ, alors les solutions de
l'équation homogène sont les fonctions x↦λeαxcos(βx)+μeαxsin(βx).

On cherche ensuite une solution particulière :

1
Présenté Par A.BEKADDOUR
Plus généralement, si f(x)=P(x)exp(λx), avec P un polynôme, on cherche une solution sous la forme
Q(x)exp(λx). Enfin, les solutions de l'équation y′′+ay′+by=f s'écrivent comme la somme de cette solution
particulière et des solutions de l'équation homogène.

2 - Séries de Fourier.
L'idée des séries de Fourier est la suivante. Etant donnée une fonction f 2T-périodique, peut-on l'écrire
𝑛𝜋𝑡 𝑛𝜋𝑡
comme somme de fonctions 2T-périodiques élémentaires, à savoir les fonctions cos( ) et sin( ).
𝑇 𝑇
Soit donc f une fonction 2T-périodique, intégrable sur [0,2T] (par exemple, continue par morceaux). On
appelle coefficients de Fourier exponentiels de f, les nombres complexes définis par :
Cn(f)= ∫ 𝑓(𝑡)𝑒 𝑑𝑡, n∈Z.
Les coefficients de Fourier trigonométriques sont eux définis par :
a0(f)= ∫ 𝑓(𝑡)𝑑𝑡,
an(f)= ∫ 𝑓(𝑡)cos ( )𝑑𝑡, n≥1
bn(f)= ∫ 𝑓(𝑡)sin ( )𝑑𝑡, n≥1.

Ces coefficients sont reliés par les formules, pour tout n∈IN*,
Cn= (an−ibn) et C-n= (an+ibn), d’où an= Cn + C-n et bn=i(Cn - C-n ).

La série de Fourier de f est alors définie par :


𝑛𝜋𝑡 𝑛𝜋𝑡
a0(f) + ∑ ( an (f)cos( ) + bn (f)sin( ))
𝑇 𝑇

ce qui, d'après les formules précédentes, peut encore s'exprimer avec les coefficients exponentiels :
𝑛𝜋𝑡
( )
∑ ∈𝕫 Cn (f)e 𝑇 .

3 – Transformée de Laplace.

Si f est une fonction (localement intégrable), définie sur R+, à valeurs dans ₵, on appelle transformée de Laplace de f
+∞
la fonction lf(z) = ∫0 𝑓(𝑡)𝑒−𝑧𝑡 𝑑𝑡, z=x+iy.

En général, la convergence de l'intégrale n'est pas assurée pour tout z∈₵. On appelle abscisse de convergence
absolue ou abscisse de sommabilité de la transformée de Laplace le réel

σa(f) = inf {σ ∈ R: lf (σ) converge absolument}.

Éventuellement, on peut avoir σa(f)=±∞. On montre alors que, si Re(z)>σa(f), l'intégrale lf (z) converge
absolument. De plus, lf est alors une fonction holomorphe sur le demi-plan {z∈C: Re(z)>σa(f)}.

Transformées de Laplace usuelles :

2
Présenté Par A.BEKADDOUR

Règles de calcul : Soit f (resp. g) une fonction, F (resp. G) sa transformée de Laplace, d'abscisse de
convergence σ (resp. σ’)

4 – Calcul intégral.

Intégration par parties

3
Présenté Par A.BEKADDOUR
Il arrive que l’on ait à intégrer un produit de fonctions. Le produit de primitives n’est pas une primitive du
produit. Plus précisément, pour deux fonctions u et v dérivables, on a : (uv)′=u′v+uv′ On en déduit la
formule d’intégration par parties : Soit u et v deux fonctions de classe C1 sur [a, b]. On a :

𝑢 (𝑥)𝑣 (𝑥)𝑑𝑥 = [𝑢𝑣] − 𝑢′(𝑥)𝑣 (𝑥)𝑑𝑥

Changement de variable

Soit f une fonction continue . Soit aussi u une fonction de classe C1 (c'est-à-dire dérivable et dont la dérivée
est continue) sur l’intervalle [a, b] dont l'image par u est contenue dans le domaine de définition de f
On a:

( )

𝑓(𝑢(𝑡))𝑢 (𝑡)𝑑𝑡 = 𝑓(𝑥)𝑑𝑥


( )

Comment étudier une intégrale impropre?

Dans toute la suite, on considère une fonction f continue par morceaux sur un intervalle [a,b[, avec
éventuellement b=+∞. On cherche à donner une signification à ∫ 𝑓(𝑡)𝑑𝑡

Définitions

On dit que ∫ 𝑓(𝑡)𝑑𝑡converge si la fonction x↦∫ 𝑓(𝑡)𝑑𝑡 admet une limite lorsque x tend vers b. On
note alors cette limite par∫ 𝑓(𝑡)𝑑𝑡. On dit que la fonction f est intégrable sur I si∫ |𝑓(𝑡)|𝑑𝑡converge.

Intégrales de référence - les intégrales de Riemann

Il faut absolument savoir sans aucune hésitation que :

∫ ∝ 𝑑𝑡 converge ⟺ α > 1.

∫ ∝ 𝑑𝑡 converge ⟺ α <1.

En particulier, est un cas limite (divergent) aussi bien en zéro qu'en +∞ . Et il faut faire attention à ce que les
conditions en 0 et en +∞ sont contraires.

Proposition. Soit ∈ IR et soit ∈ ]+∞]. Soit et deux fonctions continues par morceaux sur [[
telles que les intégrales impropres ∫ 𝑓(𝑡)𝑑𝑡 et ∫ 𝑔(𝑡)𝑑𝑡, soient convergentes.
Si ≥  sur [[ alors ∫ 𝑓(𝑡)𝑑𝑡 ≥ ∫ 𝑔(𝑡)𝑑𝑡
4
Présenté Par A.BEKADDOUR

Chapitre I Fonctions Spéciales

I - Les fonctions Euleriennes


La fonction gamma

𝛤(𝑥) = 𝑒 𝑡 𝑑𝑡

1- 𝛤 est défini pour x > 0 (domaine de convergence)


2- Propriétés
i- x > 0, 𝛤(𝑥 + 1) = 𝑥𝛤 (𝑥)
ii- x > 0, n∈ IN, 𝛤(𝑥 + 𝑛 + 1) = 𝑥(𝑥 + 1) … (𝑥 + 𝑛)𝛤(𝑥)
iii-

𝛤 = 2∫ 𝑒 𝑑𝑢 = √𝜋 intégrale de Gauss

( )!√
iv- 𝛤 𝑛+ =
!
v-

𝛤 ( ) (𝑥) = 𝑡 𝑒 (log 𝑡) 𝑑𝑡

𝜀 (𝑥) → 0
vi- 𝛤(𝑥 + 1) = ( ) √2𝜋𝑥(1 + 𝜀(𝑥)),
𝑥 → +∞
La fonction Beta

𝛽 (𝑝, 𝑞 ) = 𝑢 (1 − 𝑢) 𝑑𝑢

1- 𝛽 est défini pour p > 0 et q > 0 (domaine de convergence)


2- Propriétés
i- 𝛽 (𝑝, 𝑞 ) = 𝛽 (𝑞, 𝑝)
ii-

5
Présenté Par A.BEKADDOUR

𝑢
𝛽(𝑝, 𝑞 ) = 𝑑𝑢
(1 + 𝑢)
( ) ( )
iii- 𝛽 (𝑝, 𝑞 ) = ( )
iv- Si 𝑝 ∉ 𝕫 𝛽 (𝑝, 1 − 𝑝) = 𝛤(𝑝)𝛤(1 − 𝑝) =
( )

II- Les fonctions en séries entières :


( 𝟏)𝒏
1. 𝒔𝒊𝒏(𝒙) = ∑𝒏 𝟎 (𝟐𝒏 𝟏)! 𝒙
𝟐𝒏 𝟏
x∈IR
( 𝟏) 𝒏
2. 𝒄𝒐𝒔(𝒙) = ∑𝒏 𝟎 (𝟐𝒏)! 𝒙𝟐𝒏 x∈IR
𝟏
3. 𝒆𝒙 = ∑𝒏 𝟎 𝒙𝒏
𝒏!
x∈IR
𝟏
4. 𝒔𝒉(𝒙) = ∑𝒏 𝟎 (𝟐𝒏
𝟏)!
𝒙𝟐𝒏 𝟏 x∈IR
𝟏
5. 𝒄𝒉(𝒙) = ∑𝒏 𝟎 (𝟐𝒏)! 𝒙𝟐𝒏 x∈IR
𝟏
6. 𝒍𝒐𝒈(𝟏 − 𝒙) = − ∑𝒏 𝟎 𝒙𝒏 𝟏 ∀ |x| <1
𝒏 𝟏
( 𝟏)𝒏 𝟏 𝒏 𝟏
7. 𝒍𝒐𝒈(𝟏 + 𝒙) = − ∑𝒏 𝟎 𝒙
𝒏 𝟏
( 𝟏) 𝒏
8. 𝑨𝒓𝒄𝒕𝒈(𝒙) = ∑𝒏 𝟎
𝟐𝒏 𝟏
𝒙𝟐𝒏 𝟏 ∀ |x| <1
∝(∝ 𝟏)…(∝ 𝒏 𝟏)
9. (𝟏 + 𝒙)∝ = ∑𝒏 𝟎 𝒏!
𝒙𝒏 ∀ |x| <1

III- La Fonction hypergéométrique


Soit a, b, c des réels qui ne sont pas des entiers négatifs. La fonction hypergéométrique de Gauss associée est la
fonction définie par :

𝛤(𝑎 + 𝑛)𝛤(𝑏 + 𝑛)𝛤(𝑐 ) 𝒙𝒏


𝑦(𝑎, 𝑏, 𝑐, 𝑥) =
𝛤 (𝑎)𝛤(𝑏)𝛤(𝑐 + 𝑛) 𝑛!
𝒏≥𝟎

Cette fonction est notamment solution de l'équation différentielle suivante :

, x(1-x) y′′(x) + [c-(a+b+1)x] y′(x) – ab y(x) = 0


Les fonctions hypergéométriques ont été introduites par Gauss lorsqu'il dut résoudre l'équation différentielle
précédente.

IV- Polynômes de Legendre.


Les polynômes de Legendre sont les polynômes définis par :

1
𝐿 (𝑥) = ((𝑋 − 1) )( )
2 𝑛!

Les polynômes de Legendre sont orthogonaux pour le produit scalaire

6
Présenté Par A.BEKADDOUR

〈𝑃, 𝑄〉 = 𝑃(𝑡 )𝑄(𝑡 )𝑑𝑡

mais toutefois pas orthonormaux car

2
〈 𝐿𝑛 , 𝐿𝑛 〉 =
2𝑛 + 1
Par ailleurs, 𝐿 est solution de l'équation différentielle de Legendre :

, (1-x2)y′′(x) - 2x y′(x) + n(n+1) y(x) = 0

C'est la seule solution définie au voisinage de 0

V- Polynômes de Hermite :
Les polynômes de Hermite sont les polynômes Hn définis pour n≥0 par :

( )
𝐻 (𝑥) = (−1) 𝑒 ℎ (𝑥) 𝑎𝑣𝑒𝑐 ℎ (𝑥) = 𝑒

Les polynômes de Hermite forment une famille orthogonale pour le produit scalaire

2
〈𝑓, 𝑔〉 = 𝑓 (𝑡 )𝑔(𝑡 )𝑒−𝑡 𝑑𝑡

et on a de plus
〈𝐻𝑛 , 𝐻𝑛 〉 = √𝜋2 𝑛!

Par ailleurs, 𝐻 est solution de l'équation différentielle suivante, dite équation de Laguerre :

, x y′′(x) + (1- x) y′(x) + n y(x) = 0

VI- Polynômes de Jacobi


Les polynômes de Jacobi sont les polynômes orthogonaux pour le produit scalaire

〈𝑃, 𝑄〉 = (1 − 𝑡 ) (1 + 𝑡 ) 𝑃(𝑡 )𝑄(𝑡 )𝑑𝑡

avec α,β>−1. Pour tout n ∈IN, le polynôme de Jacobi d'indice n est donné par la formule

1 (−1) 𝑑
𝑃 (𝑥) = (1 − 𝑥)𝛼 (1 + 𝑥)𝛽 (1 − 𝑥 )
2 𝑛! (1 − 𝑥)𝛼 (1 + 𝑥)𝛽 𝑑 𝑥

Le polynôme 𝑃 est solution de l'équation différentielle :

(1−x2) y′′(x) +((β−α)−(α+β+2)x) y′(x) +n(n+α+β+1) y(x) =0


7
Présenté Par A.BEKADDOUR
Pour α=β=0, on trouve les polynômes de Legendre, pour α=β=−1/2 les polynômes de Tchebychev, pour α=β, les
polynômes de Gegenbauer.

VI-Equation et fonctions de Bessel


On appelle équation de Bessel l'équation différentielle :

x2 y′′(x) + x y′(x) +( x2− ν2) y(x) =0

où ν est un réel positif. Lorsqu'on cherche à résoudre cette équation différentielle, on pose y(x)=x ν g(x) et on
cherche les solutions de sorte que g soit développable en séries entières. On voit alors apparaître la fonction
suivante :

𝑥 ν (−1)𝑛 𝒙𝟐𝒏
𝐽ν (𝑥) =
2 2 𝑛! 𝛤(𝑛 + ν + 1)
𝒏≥𝟎

La fonction 𝐽ν , qui est solution de l'équation de Bessel, s'appelle fonction de Bessel d'ordre ν. On définit aussi :

𝑥 −ν (−1)𝑛 𝒙𝟐𝒏
𝐽−ν (𝑥) =
2 2 𝑛! 𝛤(𝑛 + ν + 1)
𝒏≥𝟎

Lorsque ν n'est pas entier, (𝐽ν , 𝐽−ν ) forme un système fondamental de solutions.

On introduit parfois d'autres solutions de l'équation de Bessel :

 la fonction de Neumann :
cos (𝜋ν)𝐽ν (x) − 𝐽−ν (x)
𝑁ν (𝑥) =
sin (𝜋ν)

 les fonctions de Hankel :


( )
𝐻ν (x) = 𝐽ν (x) + 𝑖𝑁ν (𝑥) ; 𝐻ν ( ) (x) = 𝐽ν (x) − 𝑖𝑁ν (𝑥)

Les fonctions de Bessel jouent un rôle important en physique mathématique, où elles interviennent dans des
problèmes de conduction de la chaleur, d'électromagnétisme et de diffraction. Elles possèdent certaines analogies
avec les fonctions trigonométriques, comme leur caractère oscillant.

8
Présenté Par A.BEKADDOUR

Chapitre II Système physique et équations


aux dérivées partielles
I- Introduction

Une équation aux dérivées partielles (EDP) est une relation de la forme
𝜕𝑢 𝜕𝑢 𝜕𝑢 𝜕∝𝑢
𝐹 𝑥, 𝑢,
, ,… ,… ∝ = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥
portant sur une fonction inconnue u des variables (𝑥 , 𝑥 , … … . 𝑥 ) appartenant à un ouvert de IRd, à
valeurs dans IKN, IK = IR ou ₵. Lorsque 𝛼 = (𝛼1 , 𝛼21 , … … . 𝛼𝑑 ) ∈ INd, on note par

et F est une fonction donnée, à valeurs dans IK (EDP scalaire). Un système d'EDP est la donnée de plusieurs
EDP scalaires (F à valeurs dans IKM).

Quelques exemples tirés de la physique, de la chimie, de la dynamique des populations, des maths. . .

II- Différent modèles mathématiques pour des problèmes physiques


L'équation de Laplace,
𝛥𝑢 = 0

et l'équation de Poisson, 𝛥𝑢 = 𝑓
où f est un terme « source », ou de « forçage", donné. L'inconnue u est à valeurs scalaires. L'opérateur 𝛥
= ∑ 𝜕𝑥𝑗 2 est le Laplacien (qui s'applique coordonnée par coordonnée à
𝑢 = 𝑢(𝑥 , 𝑥 , … … . 𝑥 )∈IKN )
Un exemple d'équation de Poisson est celle vérifiée par le potentiel électrostatique :-

où ρ est la densité volumique de charge électrique et ε la permittivité électrique du milieu.

Un autre exemple est l'équation de la chaleur en régime stationnaire vérifiée par la température :

où σ(x,y) est la source thermique et λ la conductivité thermique.

9
Présenté Par A.BEKADDOUR
En mécanique des fluides, l'écoulement bidimentionnel d'un fluide parfait (c.a.d. non visqueux) et
irrotationnel autour d'un obstacle peut être décrit par un potentiel de vitesse Φ tel que : 𝑣 = ∇Ф. Si
l'écoulement est de plus incompressible, la divergence de la vitesse est nulle et on obtient l'équation de
Laplace.

L'équation de la chaleur

En mathématiques et en physique théorique, l'équation de la chaleur est une équation aux


dérivées partielles parabolique, introduite originellement en 1811 par Fourier pour décrire le
phénomène physique de conduction thermique.

Soit un domaine à bord . Soit T (x, t) le champ de température sur ce domaine. En l'absence des
[1]
sources thermiques dans le domaine, l'équation de la chaleur s'écrit :

ce qui est bien l'équation de la chaleur.

En posant (cœfficient de diffusion).

où Δ est l'opérateur Laplacien, D est le cœfficient de diffusivité thermique et P une éventuelle production
volumique de chaleur propre. Pour que le problème soit mathématiquement bien posé, il faut généralement
spécifier :

1. une condition initiale : ;


2. une condition aux limites sur le bord du domaine, par exemple :
o Dirichlet : ;

o ou Neumann : , où est le vecteur


normal unitaire au point x.

L'équation de Schrödinger

L'équation de Schrödinger, conçue par le physicien autrichien Erwin Schrödinger en 1925, est une équation
principale en physique quantique non-relativiste. Elle décrit l'évolution dans le temps d'une particule massive non-
relativiste, et remplit ainsi le même rôle que la relation principale de la dynamique en mécanique classique.

Une fois établi le parallèle entre l'optique et la mécanique hamiltonienne - i. e. la partie non-triviale du
raisonnement -, la fin de la dérivation est assez élémentaire. En effet, l'équation d'onde satisfaite par
l'amplitude spatiale d'une onde monochromatique de pulsation ω fixée dans un milieu d'indice n lentement
variable s'écrit :

d'où l'équation de Schrödinger stationnaire :

10
Présenté Par A.BEKADDOUR

En introduisant le quantum d'action , on la met sous la forme habituelle :

Les équations de Maxwell


Les équations de Maxwell modélisent mathématiquement les interactions entre charges électriques, courants
électriques, champs électriques et champs magnétiques. Dit simplement, elles décrivent les phénomènes
électriques, magnétiques et lumineux.

Dans ce qui suit, le champ électrique est représenté par 𝐄 et le champ magnétique par 𝐁.

Équation de Maxwell-Gauss 𝛁𝐄 = 𝝆/𝜺𝟎


« La divergence du champ électrique est proportionnelle à la distribution de charges électriques. »

Un corps ou une particule chargée électriquement constitue une concentration de charges électriques de même
signe. Il en résulte l’apparition d’un champ électrique partout autour.

Équation de Maxwell-Thomson 𝛁𝐁 = 𝟎
« La divergence du champ magnétique est nulle. »

Ici, il n’y a pas divergence du champ magnétique : les lignes de champ sortent d’un pôle pour aller dans
l’autre.

Cette loi traduit le fait simple qu’il n’existe pas de monopôle magnétique. Un monopôle « sud » ou « nord » d’un
aimant n’existe pas, alors qu’il existe des monopôles électriques, comme l’électron, négatif, ou le proton, positif.

𝛛𝐁
Équation de Maxwell-Faraday 𝛁𝐱𝐄 =
𝛛𝐭
« Le rotationnel du champ électrique est proportionnel à la variation du champ magnétique au cours du temps. »

Ce que cela veut dire, c’est que c’est la variation du champ magnétique qui produit un champ électrique et non le
champ magnétique tout seul.

𝛛𝐄
Équation de Maxwell-Ampère 𝛁𝐱𝐁 = 𝝁𝟎 𝐉 + 𝝁𝟎 𝜺𝟎
𝛛𝐭
« Le rotationnel du champ magnétique est la somme de sa dépendance à la variation du champ électrique au cours
du temps et d’un courant électrique fixe. »

Elles traduisent la conversion de la composante magnétique d’une onde électromagnétique en sa composante


électrique et vice-versa, alternativement. Une onde électromagnétique peut donc se propager sans autre support
qu’elle même.

L'équation des Ondes

On appelle équation des ondes, également appelée L'équation de d'Alembert ; l'équation aux dérivées partielles

11
Présenté Par A.BEKADDOUR
𝛛𝟐 𝐮
= 𝐜𝟐 ∆𝐮
𝛛𝐭𝟐

où u est une fonction définie sur IRn xIR, les n premières coordonnées étant les coordonnées d'espace et la dernière
le temps. Δu est le laplacien de u par rapport aux coordonnées d'espace, c'est-à-dire
𝐧
𝛛𝟐 𝐮
∆𝐮 =
𝛛𝐱𝐣 𝟐
𝐣 𝟏

Le réel c est la constante de vitesse de propagation de l'onde. Par exemple, pour le son, c vaut environ 343m⋅s−1.

L'équation de la mécanique des fluides

Les équations de Navier-Stokes sont un système d'équations aux dérivées partielles non linéaires qui
décrivent le mouvement des fluides dans un milieu continu. Ces équations sont :

𝛛 𝐮𝐢 𝛛 𝐮𝐢 𝛛 𝐩
+ ∑𝐧𝐣=𝟏 𝐮𝐣 = 𝛎∆𝐮𝐢 − + 𝐟𝐢 (𝐱, 𝐭) (1)
𝛛𝐭 𝛛𝐱𝐣 𝛛𝐱𝐢

𝛛 𝐮𝐢
∇𝑢 = ∑𝐧𝐣 𝟏 𝛛𝐱 =𝟎 (2)
𝐢

u(x,0)=u0(x) (3)

où :

 u(x,t) est la vitesse en x∈ IRn à l'instant t>0;


 p(x,t) est la pression en x∈ IRn à l'instant t>0;
 ν est le coefficient de viscosité du fluide;
 les fi(x,t) sont les composantes d'une force extérieure (par exemple, la gravité) appliquée au fluide.
 u0 est une fonction C∞ de divergence nulle.

L'équation (1) est simplement l'expression de la loi de Newton pour un fluide soumis à une force externe
et aux forces issues de la pression et des frottements.
L'équation (2) signifie que le fluide est incompressible. L'équation (3) est la condition initiale.

Ces équations aux dérivées partielles sont extrêmement difficiles à résoudre dans l'espace (pour n=3 ).
Ainsi, même si f est nul, on ne sait pas s'il existe pour toute donnée initiale u0 des fonctions
solutions (p,u) définies pout tout t>0 qui sont de classe C ∞ et telles que l'énergie soit bornée, c'est-à-dire

|𝑢(𝑥, 𝑡)| ≤ 𝐶 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑡 > 0

C'est un problème si difficile à résoudre et si important (car ses équations gouvernent l'écoulement de l'eau dans un
tuyau, les courants océaniques, les mouvements de l'air dans l'atmosphère) qu'il a été choisi en l'an 2000 par l'institut
Clay comme l'un des sept problèmes du millénaire. Sa résolution vaut 1 million de dollars...

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Présenté Par A.BEKADDOUR

Chapitre III Séparations des variables


L’´equation de la chaleur
Commençons par le cas d’une variable spatiale. L’équation à résoudre est
𝛛 𝐮 𝛛𝟐 𝐮
=𝐜
𝛛𝐭 𝛛𝐱𝟐
Où c > 0, pour x ∈(0, L) et 0Les conditions imposées sur les extrémités sont souvent de la forme
(0) = 0 ou bien 𝜕(0) = 0 ou encore 𝜕(0) = (0),
() = 0 ou bien 𝜕() = 0 ou encore 𝜕() = −(),
où a >0 est aussi une constante physique. Considérons un exemple typique.
 
𝛛 𝐮 𝛛𝟐 𝐮
=𝐜 pour 0 < x < L et t > 0 (1)
𝛛𝐭 𝛛𝐱𝟐
u(0) = 0 ou bien 𝜕() = 0 pour t > 0 (2)
u(x,o) = φ(x) 0 < x < L (3)

où φ: [0] → R est la distribution initiale de température, supposée connue.


Il serait raisonnable de supposer que φ respecte les conditions imposées aux extrémités de la barre.
Elles sont des conditions de compatibilité :
φ (0) = (L) = 0 (4)
La méthode peut être présentée en deux étapes:

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Présenté Par A.BEKADDOUR

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Présenté Par A.BEKADDOUR

L’´equation de Laplace

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Présenté Par A.BEKADDOUR

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Présenté Par A.BEKADDOUR

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Présenté Par A.BEKADDOUR

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Présenté Par A.BEKADDOUR

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Présenté Par A.BEKADDOUR

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Présenté Par A.BEKADDOUR

Chapitre IV Problème de Sturm-Liouville


Approximations de valeurs et fonctions propres

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Présenté Par A.BEKADDOUR

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Présenté Par A.BEKADDOUR

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Présenté Par A.BEKADDOUR

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Présenté Par A.BEKADDOUR

Chapitre IV Méthodes des Caractéristiques


I EDPs du premier ordre
1-1 EDPs quasi linéaire du premier ordre

Exemple 1-1

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Présenté Par A.BEKADDOUR

Exemple 1-2

1-2 EDPs du premier ordre non linéaire


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Présenté Par A.BEKADDOUR

II Equations aux dérivées partielles du second ordre.


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Présenté Par A.BEKADDOUR
1- Classification des équations

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Présenté Par A.BEKADDOUR

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Présenté Par A.BEKADDOUR

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Présenté Par A.BEKADDOUR

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Présenté Par A.BEKADDOUR

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