Mathématiques Appliquées : Équations et Fonctions
Mathématiques Appliquées : Équations et Fonctions
BEKADDOUR
Chapitre 0 Rappels mathématique
1- Résolution d'une équation différentielle linéaire d'ordre 1
Si on doit résoudre une équation différentielle linéaire d'ordre 1, y′(x)+a(x)y(x)=b(x), alors
on commence par chercher les solutions de l'équation homogène y′(x)+a(x)y(x)=0. Soit A une
primitive de la fonction a. Les solutions de l'équation homogène sont les fonctions x↦λe-A(x), λ une
constante réelle ou complexe. En particulier, si a est une fonction constante, les solutions de
l'équation homogène sont les fonctions x↦λe-ax.
y′(x)=λ′(x)y0(x)+λ(x)y′0(x)
et donc y′(x)+a(x)y(x)=λ(x)(y′0(x)+a(x)y0(x))+λ′(x)y0(x).
Tenant compte de y′0+ay0=0, y est solution de l'équation y′+ay=b si et seulement si λ′(x)y0(x)=b(x). On doit
alors trouver une primitive de b(x)/y0(x) pour trouver une solution particulière (voir cet exercice).
si l'équation caractéristique admet deux racines r1 et r2, alors les solutions de l'équation homogène
y′′+ay′+by=0 sont les fonctions x↦λer1x+μer2x avec λ,μ∈C.
si l'équation caractéristique admet une racine double r, alors les solutions de l'équation homogène
y′′+ay′+by=0 sont les fonctions x↦(λx+μ)erx avec λ,μ∈C.
si l'équation caractéristique admet deux racines complexes conjuguées, α±iβ, alors les solutions de
l'équation homogène sont les fonctions x↦λeαxcos(βx)+μeαxsin(βx).
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Présenté Par A.BEKADDOUR
Plus généralement, si f(x)=P(x)exp(λx), avec P un polynôme, on cherche une solution sous la forme
Q(x)exp(λx). Enfin, les solutions de l'équation y′′+ay′+by=f s'écrivent comme la somme de cette solution
particulière et des solutions de l'équation homogène.
2 - Séries de Fourier.
L'idée des séries de Fourier est la suivante. Etant donnée une fonction f 2T-périodique, peut-on l'écrire
𝑛𝜋𝑡 𝑛𝜋𝑡
comme somme de fonctions 2T-périodiques élémentaires, à savoir les fonctions cos( ) et sin( ).
𝑇 𝑇
Soit donc f une fonction 2T-périodique, intégrable sur [0,2T] (par exemple, continue par morceaux). On
appelle coefficients de Fourier exponentiels de f, les nombres complexes définis par :
Cn(f)= ∫ 𝑓(𝑡)𝑒 𝑑𝑡, n∈Z.
Les coefficients de Fourier trigonométriques sont eux définis par :
a0(f)= ∫ 𝑓(𝑡)𝑑𝑡,
an(f)= ∫ 𝑓(𝑡)cos ( )𝑑𝑡, n≥1
bn(f)= ∫ 𝑓(𝑡)sin ( )𝑑𝑡, n≥1.
Ces coefficients sont reliés par les formules, pour tout n∈IN*,
Cn= (an−ibn) et C-n= (an+ibn), d’où an= Cn + C-n et bn=i(Cn - C-n ).
ce qui, d'après les formules précédentes, peut encore s'exprimer avec les coefficients exponentiels :
𝑛𝜋𝑡
( )
∑ ∈𝕫 Cn (f)e 𝑇 .
3 – Transformée de Laplace.
Si f est une fonction (localement intégrable), définie sur R+, à valeurs dans ₵, on appelle transformée de Laplace de f
+∞
la fonction lf(z) = ∫0 𝑓(𝑡)𝑒−𝑧𝑡 𝑑𝑡, z=x+iy.
En général, la convergence de l'intégrale n'est pas assurée pour tout z∈₵. On appelle abscisse de convergence
absolue ou abscisse de sommabilité de la transformée de Laplace le réel
Éventuellement, on peut avoir σa(f)=±∞. On montre alors que, si Re(z)>σa(f), l'intégrale lf (z) converge
absolument. De plus, lf est alors une fonction holomorphe sur le demi-plan {z∈C: Re(z)>σa(f)}.
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Présenté Par A.BEKADDOUR
Règles de calcul : Soit f (resp. g) une fonction, F (resp. G) sa transformée de Laplace, d'abscisse de
convergence σ (resp. σ’)
4 – Calcul intégral.
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Présenté Par A.BEKADDOUR
Il arrive que l’on ait à intégrer un produit de fonctions. Le produit de primitives n’est pas une primitive du
produit. Plus précisément, pour deux fonctions u et v dérivables, on a : (uv)′=u′v+uv′ On en déduit la
formule d’intégration par parties : Soit u et v deux fonctions de classe C1 sur [a, b]. On a :
Changement de variable
Soit f une fonction continue . Soit aussi u une fonction de classe C1 (c'est-à-dire dérivable et dont la dérivée
est continue) sur l’intervalle [a, b] dont l'image par u est contenue dans le domaine de définition de f
On a:
( )
Dans toute la suite, on considère une fonction f continue par morceaux sur un intervalle [a,b[, avec
éventuellement b=+∞. On cherche à donner une signification à ∫ 𝑓(𝑡)𝑑𝑡
Définitions
On dit que ∫ 𝑓(𝑡)𝑑𝑡converge si la fonction x↦∫ 𝑓(𝑡)𝑑𝑡 admet une limite lorsque x tend vers b. On
note alors cette limite par∫ 𝑓(𝑡)𝑑𝑡. On dit que la fonction f est intégrable sur I si∫ |𝑓(𝑡)|𝑑𝑡converge.
∫ ∝ 𝑑𝑡 converge ⟺ α > 1.
∫ ∝ 𝑑𝑡 converge ⟺ α <1.
En particulier, est un cas limite (divergent) aussi bien en zéro qu'en +∞ . Et il faut faire attention à ce que les
conditions en 0 et en +∞ sont contraires.
Proposition. Soit ∈ IR et soit ∈ ]+∞]. Soit et deux fonctions continues par morceaux sur [[
telles que les intégrales impropres ∫ 𝑓(𝑡)𝑑𝑡 et ∫ 𝑔(𝑡)𝑑𝑡, soient convergentes.
Si ≥ sur [[ alors ∫ 𝑓(𝑡)𝑑𝑡 ≥ ∫ 𝑔(𝑡)𝑑𝑡
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𝛤(𝑥) = 𝑒 𝑡 𝑑𝑡
𝛤 = 2∫ 𝑒 𝑑𝑢 = √𝜋 intégrale de Gauss
( )!√
iv- 𝛤 𝑛+ =
!
v-
𝛤 ( ) (𝑥) = 𝑡 𝑒 (log 𝑡) 𝑑𝑡
𝜀 (𝑥) → 0
vi- 𝛤(𝑥 + 1) = ( ) √2𝜋𝑥(1 + 𝜀(𝑥)),
𝑥 → +∞
La fonction Beta
𝛽 (𝑝, 𝑞 ) = 𝑢 (1 − 𝑢) 𝑑𝑢
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𝑢
𝛽(𝑝, 𝑞 ) = 𝑑𝑢
(1 + 𝑢)
( ) ( )
iii- 𝛽 (𝑝, 𝑞 ) = ( )
iv- Si 𝑝 ∉ 𝕫 𝛽 (𝑝, 1 − 𝑝) = 𝛤(𝑝)𝛤(1 − 𝑝) =
( )
1
𝐿 (𝑥) = ((𝑋 − 1) )( )
2 𝑛!
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2
〈 𝐿𝑛 , 𝐿𝑛 〉 =
2𝑛 + 1
Par ailleurs, 𝐿 est solution de l'équation différentielle de Legendre :
V- Polynômes de Hermite :
Les polynômes de Hermite sont les polynômes Hn définis pour n≥0 par :
( )
𝐻 (𝑥) = (−1) 𝑒 ℎ (𝑥) 𝑎𝑣𝑒𝑐 ℎ (𝑥) = 𝑒
Les polynômes de Hermite forment une famille orthogonale pour le produit scalaire
2
〈𝑓, 𝑔〉 = 𝑓 (𝑡 )𝑔(𝑡 )𝑒−𝑡 𝑑𝑡
et on a de plus
〈𝐻𝑛 , 𝐻𝑛 〉 = √𝜋2 𝑛!
Par ailleurs, 𝐻 est solution de l'équation différentielle suivante, dite équation de Laguerre :
avec α,β>−1. Pour tout n ∈IN, le polynôme de Jacobi d'indice n est donné par la formule
1 (−1) 𝑑
𝑃 (𝑥) = (1 − 𝑥)𝛼 (1 + 𝑥)𝛽 (1 − 𝑥 )
2 𝑛! (1 − 𝑥)𝛼 (1 + 𝑥)𝛽 𝑑 𝑥
où ν est un réel positif. Lorsqu'on cherche à résoudre cette équation différentielle, on pose y(x)=x ν g(x) et on
cherche les solutions de sorte que g soit développable en séries entières. On voit alors apparaître la fonction
suivante :
𝑥 ν (−1)𝑛 𝒙𝟐𝒏
𝐽ν (𝑥) =
2 2 𝑛! 𝛤(𝑛 + ν + 1)
𝒏≥𝟎
La fonction 𝐽ν , qui est solution de l'équation de Bessel, s'appelle fonction de Bessel d'ordre ν. On définit aussi :
𝑥 −ν (−1)𝑛 𝒙𝟐𝒏
𝐽−ν (𝑥) =
2 2 𝑛! 𝛤(𝑛 + ν + 1)
𝒏≥𝟎
Lorsque ν n'est pas entier, (𝐽ν , 𝐽−ν ) forme un système fondamental de solutions.
la fonction de Neumann :
cos (𝜋ν)𝐽ν (x) − 𝐽−ν (x)
𝑁ν (𝑥) =
sin (𝜋ν)
Les fonctions de Bessel jouent un rôle important en physique mathématique, où elles interviennent dans des
problèmes de conduction de la chaleur, d'électromagnétisme et de diffraction. Elles possèdent certaines analogies
avec les fonctions trigonométriques, comme leur caractère oscillant.
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Une équation aux dérivées partielles (EDP) est une relation de la forme
𝜕𝑢 𝜕𝑢 𝜕𝑢 𝜕∝𝑢
𝐹 𝑥, 𝑢,
, ,… ,… ∝ = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥
portant sur une fonction inconnue u des variables (𝑥 , 𝑥 , … … . 𝑥 ) appartenant à un ouvert de IRd, à
valeurs dans IKN, IK = IR ou ₵. Lorsque 𝛼 = (𝛼1 , 𝛼21 , … … . 𝛼𝑑 ) ∈ INd, on note par
et F est une fonction donnée, à valeurs dans IK (EDP scalaire). Un système d'EDP est la donnée de plusieurs
EDP scalaires (F à valeurs dans IKM).
Quelques exemples tirés de la physique, de la chimie, de la dynamique des populations, des maths. . .
et l'équation de Poisson, 𝛥𝑢 = 𝑓
où f est un terme « source », ou de « forçage", donné. L'inconnue u est à valeurs scalaires. L'opérateur 𝛥
= ∑ 𝜕𝑥𝑗 2 est le Laplacien (qui s'applique coordonnée par coordonnée à
𝑢 = 𝑢(𝑥 , 𝑥 , … … . 𝑥 )∈IKN )
Un exemple d'équation de Poisson est celle vérifiée par le potentiel électrostatique :-
Un autre exemple est l'équation de la chaleur en régime stationnaire vérifiée par la température :
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En mécanique des fluides, l'écoulement bidimentionnel d'un fluide parfait (c.a.d. non visqueux) et
irrotationnel autour d'un obstacle peut être décrit par un potentiel de vitesse Φ tel que : 𝑣 = ∇Ф. Si
l'écoulement est de plus incompressible, la divergence de la vitesse est nulle et on obtient l'équation de
Laplace.
L'équation de la chaleur
Soit un domaine à bord . Soit T (x, t) le champ de température sur ce domaine. En l'absence des
[1]
sources thermiques dans le domaine, l'équation de la chaleur s'écrit :
où Δ est l'opérateur Laplacien, D est le cœfficient de diffusivité thermique et P une éventuelle production
volumique de chaleur propre. Pour que le problème soit mathématiquement bien posé, il faut généralement
spécifier :
L'équation de Schrödinger
L'équation de Schrödinger, conçue par le physicien autrichien Erwin Schrödinger en 1925, est une équation
principale en physique quantique non-relativiste. Elle décrit l'évolution dans le temps d'une particule massive non-
relativiste, et remplit ainsi le même rôle que la relation principale de la dynamique en mécanique classique.
Une fois établi le parallèle entre l'optique et la mécanique hamiltonienne - i. e. la partie non-triviale du
raisonnement -, la fin de la dérivation est assez élémentaire. En effet, l'équation d'onde satisfaite par
l'amplitude spatiale d'une onde monochromatique de pulsation ω fixée dans un milieu d'indice n lentement
variable s'écrit :
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Dans ce qui suit, le champ électrique est représenté par 𝐄 et le champ magnétique par 𝐁.
Un corps ou une particule chargée électriquement constitue une concentration de charges électriques de même
signe. Il en résulte l’apparition d’un champ électrique partout autour.
Équation de Maxwell-Thomson 𝛁𝐁 = 𝟎
« La divergence du champ magnétique est nulle. »
Ici, il n’y a pas divergence du champ magnétique : les lignes de champ sortent d’un pôle pour aller dans
l’autre.
Cette loi traduit le fait simple qu’il n’existe pas de monopôle magnétique. Un monopôle « sud » ou « nord » d’un
aimant n’existe pas, alors qu’il existe des monopôles électriques, comme l’électron, négatif, ou le proton, positif.
𝛛𝐁
Équation de Maxwell-Faraday 𝛁𝐱𝐄 =
𝛛𝐭
« Le rotationnel du champ électrique est proportionnel à la variation du champ magnétique au cours du temps. »
Ce que cela veut dire, c’est que c’est la variation du champ magnétique qui produit un champ électrique et non le
champ magnétique tout seul.
𝛛𝐄
Équation de Maxwell-Ampère 𝛁𝐱𝐁 = 𝝁𝟎 𝐉 + 𝝁𝟎 𝜺𝟎
𝛛𝐭
« Le rotationnel du champ magnétique est la somme de sa dépendance à la variation du champ électrique au cours
du temps et d’un courant électrique fixe. »
On appelle équation des ondes, également appelée L'équation de d'Alembert ; l'équation aux dérivées partielles
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𝛛𝟐 𝐮
= 𝐜𝟐 ∆𝐮
𝛛𝐭𝟐
où u est une fonction définie sur IRn xIR, les n premières coordonnées étant les coordonnées d'espace et la dernière
le temps. Δu est le laplacien de u par rapport aux coordonnées d'espace, c'est-à-dire
𝐧
𝛛𝟐 𝐮
∆𝐮 =
𝛛𝐱𝐣 𝟐
𝐣 𝟏
Le réel c est la constante de vitesse de propagation de l'onde. Par exemple, pour le son, c vaut environ 343m⋅s−1.
Les équations de Navier-Stokes sont un système d'équations aux dérivées partielles non linéaires qui
décrivent le mouvement des fluides dans un milieu continu. Ces équations sont :
𝛛 𝐮𝐢 𝛛 𝐮𝐢 𝛛 𝐩
+ ∑𝐧𝐣=𝟏 𝐮𝐣 = 𝛎∆𝐮𝐢 − + 𝐟𝐢 (𝐱, 𝐭) (1)
𝛛𝐭 𝛛𝐱𝐣 𝛛𝐱𝐢
𝛛 𝐮𝐢
∇𝑢 = ∑𝐧𝐣 𝟏 𝛛𝐱 =𝟎 (2)
𝐢
u(x,0)=u0(x) (3)
où :
L'équation (1) est simplement l'expression de la loi de Newton pour un fluide soumis à une force externe
et aux forces issues de la pression et des frottements.
L'équation (2) signifie que le fluide est incompressible. L'équation (3) est la condition initiale.
Ces équations aux dérivées partielles sont extrêmement difficiles à résoudre dans l'espace (pour n=3 ).
Ainsi, même si f est nul, on ne sait pas s'il existe pour toute donnée initiale u0 des fonctions
solutions (p,u) définies pout tout t>0 qui sont de classe C ∞ et telles que l'énergie soit bornée, c'est-à-dire
C'est un problème si difficile à résoudre et si important (car ses équations gouvernent l'écoulement de l'eau dans un
tuyau, les courants océaniques, les mouvements de l'air dans l'atmosphère) qu'il a été choisi en l'an 2000 par l'institut
Clay comme l'un des sept problèmes du millénaire. Sa résolution vaut 1 million de dollars...
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L’´equation de Laplace
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Exemple 1-1
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Exemple 1-2
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