Marie L’amour n’est pas facile. Il ne l’a jamais été.
De toute façon, si tout était
toujours beau, alors on s’ennuierait vite, tu ne penses pas ? L’amour fait mal,
parfois. Pas tout le temps, mais des fois. L’amour nous rend heureux, parfois. Pas
tout le temps, mais souvent. Et quand l’amour nous échappe, alors c’est un mélange
de sentiments qui nous dévore. Entre culpabilité, colère et rancœur, comment se
retrouver ? Je pense que le pire n’est pas de perdre l’amour ; non, le pire c’est
de perdre la personne qui nous faisait vivre l’amour. L’amour c’est beau quand il
est partagé avec la bonne personne, mais quand la bonne personne s’en va, l’amour
nous semble destructeur. J’ai aimé t’aimer marie. Je pense qu’il n’y avait pas
meilleur sentiment que ça, t’aimer. Mais j’ai aussi aimé te perdre marie , non pas
parce que c’était agréable. C’était douloureux. Mais te perdre a fait naître des
sentiments qui m’étaient méconnaissables. C’est en te perdant que j’ai réalisé
combien un cœur pouvait porter le nom d’une seule personne. Le mien portait le
tien. C’est quand je me suis retournée et que tu n’étais plus là que j’ai réalisé
combien le manque pouvait s’apparenter à un océan vidé de son eau. Le néant. Une
profondeur sans fin. Une profondeur qui nous ronge. C’est quand je t’ai cherché que
j’ai compris que l’univers était comme un désert. Tu n’étais nulle part, comme si
tu n’avais jamais existé. Et c’est quand j’ai regretté que j’ai compris que,
qu’importe les efforts fournis, quand le temps a filé, il ne se rattrape pas. J’ai
aimé t’aimer, parce que c’était beau. C’était nous. T’aimer faisait naître la
beauté de tout l’univers. Mais j’ai aimé te perdre, parce que te perdre a fait
naître la beauté de mon cœur. Aujourd’hui, tu es avec quelqu’un d’autre , loin de
moi. Aujourd’hui, je pense encore à toi avec un cœur qui hurle combien tu lui
manques, mais aujourd’hui j’ai compris que, peu importe avec qui tu et Marie , mon
cœur continuera d’aimer la personne qu’il a perdu pour toujours. Et ça c’est beau.
C’est ça l’amour, continuer d’aimer ce qu’on ne peut retrouver.