AIT DJIDA Fatima
AIT DJIDA Fatima
Département de Français
MÉMOIRE DE MAGISTER
Spécialité : Sciences du langage
Par
RÉSUMÉ
L’objectif de notre travail est d’analyser les erreurs commises par des apprenants
de 4ème année moyenne en ce qui concerne l’emploi du verbe. Nous inscrivant
dans une approche contrastive, nous tenterons de trouver des explications à ces
écarts qui peuvent être de différents types, allant du choix même de l’unité
lexicale et de son adéquation ou non au contexte, jusqu’à sa position dans la
phrase, en passant par sa morphologie qui, en dépit de son caractère
apparemment simple, constitue un écueil de taille pour la majorité.
ملخـــــــــــــــــص
ٌإ انهذف يٍ ًعهُا هزا هى تحٍهم األخطاء انتً ٌشتكبها عادة انًتعهى ًف انُست انشابعت يتىسط
ٍفًا ٌتعهق بتىٍظف انفعم .انًقاسبت
األجٍبت ،حٍث سُحاول
است ٍٍب انهغت األو و انهغت ُ
انًعتًذة ًف ًعهُا هزا هً يقاسبت انًق َ
ٌإجاد تفسٍشاث نتهك األخطاء اًنختهفت َاطالقا ٍي اخٍتاس اًنفشدة راتها ،وصىال إنى يحهها ًف تشكٍب
انًجهت،و يشوسا ًبىسفىنىٍج اتها انتً تشكم -،سغى بساطتها انظاهٌشت – صعىباث نكثٍش ٍي انًتعًٍٍه.
REMERCIEMENTS
RÉSUMÉ...........................................................................................................................2
REMERCIEMENTS.........................................................................................................4
INTRODUCTION.............................................................................................................7
CHAPITRE 1:
LE VERBE DANS LE SYSTÈME GRAMMATICAL FRANÇAIS.............................12
Approche sémantique................................................................................................12
Définition 12
Locution verbale........................................................................................................13
Les espèces de verbes................................................................................................13
Les constructions des verbes.....................................................................................14
Constructions transitives, intransitives, et attributives......................................................14
Approche morphologique..........................................................................................15
Les catégories morphologiques associées au verbe..........................................................16
[Link] La personne................................................................................................16
Le nombre 17
Mode, temps et aspect................................................................................18
Les modes du verbe...........................................................................................................18
Les temps du verbe..................................................................................20
Emploi des modes et des temps du verbe..................................................21
L’aspect verbal..................................................................................................................30
Les principaux aspects donnés par M. Grevisse...............................................................32
Les oppositions aspectuelles du français..............................................32
CHAPITRE 2 :
LE VERBE DANS LES STRUCTURES GRAMMATICALES ARABE ET
FRANÇAISE...................................................................................................................36
Approche syntaxique du verbe en français................................................................36
Place du verbe dans la phrase....................................................................................36
La phrase déclarative.........................................................................................................37
Le modèle canonique........................................................................................................37
L’inversion dans la phrase déclarative..................................................37
La phrase interrogative......................................................................................................38
L’interrogative totale.........................................................................................................38
[Link].2. L’interrogation partielle : ................................................................. ...
[Link]. La phrase exclamative ......................................................................... 39
[Link].1. Les structures exclamatives.................................................................41 ....
La structure grammaticale arabe....................................................................42
L’ordre des mots dans la phrase simple..................................................43
6
La phrase nominale........................................................................................43
La voix passive...............................................................................................43
L’accord du verbe...........................................................................................44
CHAPITRE 3:
MÉTHODOLOGIE.........................................................................................................46
Présentation du public.......................................................................................................46
Description et présentation du corpus...............................................................................47
Description47
Le corpus.......................................................................................................48
Démarche à suivre..................................................................................................54
CHAPITRE 4:
ANALYSE DES ERREURS...........................................................................................56
Inventaire des différentes déviations relevées chez les apprenants...................................56
Répartition des déviations......................................................................................56
Analyse quantitative...............................................................................................58
Apparition des déviations..................................................................................................58
Statistiques 59
Analyse qualitative.................................................................................................62
Commentaire........................................................................................................117
CONCLUSION.............................................................................................................119
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES......................................................................121
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INTRODUCTION
avoir pour objet plusieurs erreurs appartenant à des catégories différentes et ayant
des formes de manifestation extrêmement variées.
C’est pour ces raisons objectives que nous avons jugé nécessaire d’opter pour
l’étude d’un seul point de langue, à savoir le verbe, et de voir comment ce dernier
est employé par des apprenants dont le niveau de maîtrise du français pourrait
être considéré globalement comme intermédiaire, et ce, compte tenu des
différences individuelles.
Notre travail poursuit donc comme objectif l’analyse des erreurs des apprenants
de 4ème année moyenne en ce qui concerne l’emploi du verbe. Celles-ci peuvent
être de différents types allant du choix même de l’unité lexicale et de son
adéquation ou non au contexte, jusqu’à sa position dans la phrase, en passant par
sa morphologie qui, en dépit de son caractère apparemment simple, constitue un
écueil de taille pour la majorité.
En effet, le système grammatical français diffère en plusieurs aspects du système
arabe que les apprenants ont intériorisé, et ce, depuis le début d’apprentissage
étant donné que la première langue apprise et celle de tout l’enseignement étant
l’arabe classique. Le collégien ayant développé des reflexes grammaticaux a
tendance à les appliquer à toutes les autres situations rencontrées ultérieurement
même si celles-ci ne ressemblent en rien à la situation d’origine. Il en résulte un
emploi erroné du verbe sur les trois plans sus cités, chose qui affecte
négativement la production écrite aussi bien au niveau phrastique que textuel.
Pour bien analyser le phénomène, nous avons choisi de travailler sur un corpus
de productions écrites dont la consigne porte sur la rédaction d’un texte
argumentatif. Nous ne nous focaliserons bien entendu que sur les erreurs ayant
trait à l’emploi du verbe sachant que ce dernier demeure le pivot autour duquel
gravitent tous les éléments de la phrase.
Ainsi, cette analyse ne pouvant être menée indépendamment d’un certain nombre
de données linguistiques, avons- nous inscrit les deux premiers chapitres dans un
cadre purement théorique dans lequel nous aborderons le verbe dans les deux
systèmes grammaticaux français et arabe. Nous tenterons de dégager les
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ressemblances et les différences entre les deux conceptions du verbe dans l’un et
l’autre système.
La partie méthodologique sera consacrée à la présentation du public et du corpus,
ainsi qu’à l’exposé des outils d’analyse sur lesquels nous nous appuierons dans
notre examen du corpus qui constituera l’intégralité de notre partie pratique.
L’approche retenue dans ce mémoire est une approche descriptive en ce sens que
nous nous contenterons de faire l’inventaire des erreurs se rapportant au point de
langue choisi, de les catégoriser, puis de chercher à les interpréter en remontant
parfois aux activités cognitives possibles les ayant engendrées. Il n’est donc pas
dans notre intention d’apporter un quelconque remède à la situation, chose dont
pourraient s’occuper des didacticiens soucieux d’optimiser l’enseignement /
apprentissage du français en proposant des activités à même de pallier le
handicap constaté.
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CHAPITRE 1:
Approche sémantique
Définition
1. GREVISSE, M., Le bon usage, grammaire française avec des remarques sur la langue française
d’aujourd’hui, Duculot, Paris, 1980, p. 668
2. Idem.
3. MARTINET, A., Syntaxe générale, Armand Colin, Paris, 1985, p. 123
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Locution verbale.
C’est une réunion de mots qui exprime une idée unique et joue le rôle d’un
verbe. Elle se compose d’un verbe auquel se joint :
1- Un nom : avoir envie, donner lieu, savoir gré …
2- Un adjectif : avoir beau, se faire fort …
3- Un autre verbe : faire savoir, faire croire, ….
1. NIQUE, C., Initiation méthodique à la grammaire générative, Armand Colin, Paris, 1971, P.62
2. RIEGEL, M. et al., Grammaire méthodique du français,P.U.F. Collection Quadrige, Paris,2004,p.243
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GV construction Complémentation
+Ø
INT Pas de complément
Il récidivera
+ G.N.
TR DIR Complément direct
Il a lu la lettre
+ G.P.
TR IND Complément indirect
Il ressemble à son frère.
+ G.N. + G.P. Complément direct
Il confie son argent à la banque. Complément indirect
ADC
+ G.P1. + G.P2. Complément indirect
Il a parlé de notre projet à ses + Complément indirect
V
associés
+ G.N1. + G.P1. + G.N.2/G.P.2 Complément direct +
La ville lui a acheté son terrain Complément indirect
50000 francs + Complément direct
ATC
Il a traduit ce livre du latin en Complément direct +
plusieurs langues modernes. Complément indirect
+ Complément
Indirect
+ attribut
Attribut du sujet
La vie est brève
ATTR
+ G.N. + attribut Complément direct +
Il trouve le prix trop élevé. attribut du
complément.
Approche morphologique
Le verbe est un mot invariable qui se conjugue, c'est-à-dire qui est affecté par
plusieurs catégories morphologiques.
En effet, le verbe est la classe qui présente le nombre de formes différentes le
plus important. Il reçoit les marques spécifiques (les désinences) correspondant, sur le
plan de la signification, au nombre (comme le nom), à la personne, au temps et au mode
(qui peuvent également déterminer des variations du radical).
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La voix, le temps et l'aspect sont marqués par des auxiliaires qui précèdent le
radical verbal, pourvu d'une désinence de participe passé ou d'infinitif.
Le verbe connaît par ailleurs des variations de radical, plus importantes que le
nom. Certains verbes ont ainsi un radical unique alors que beaucoup de verbes, en
particulier les plus fréquents ont un radical qui prend différentes formes.
La personne:
La personne du verbe est déterminée par son sujet: la 3ème personne, quand le
syntagme nominal sujet (nom déterminé, nom propre, pronom autre que "je" ou " tu")
relève de la non-personne selon E. Benveniste du fait qu'elle ne participe pas à l'instance
de l'énonciation. C'est la personne dont on parle, qui peut être physiquement présente
sans être actant dans l'acte de communication.
La 1ère ou 2ème personne quand le syntagme nominal sujet entre dans la
relation de personne je/tu; autrement dit, quand on veut représenter les actants de la
communication.
En d'autres termes, on peut distinguer trois positions dans la catégorie de la
personne.
A- La première personne: C'est la personne qui parle: je (avec ses variantes
morphologiques" me "et" moi") désigne la personne qui dit "je" au moment où elle
énonce un discours dans lequel on retrouve "je".
B- La deuxième personne: C'est la personne à qui l'on parle. Représentée par "tu" (avec
ses variantes morphologiques " te" et "toi"), elle désigne la personne à qui "je" dit "tu"
au moment où "je" lui dit "tu".
"Je" et "tu" sont des embrayeurs: l'être qu'ils désignent ne peut être identifié que
par référence à l'instance de l'énonciation et à ses coordonnées spatio- temporelles.
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C- La troisième personne: C'est la personne dont on parle, même si, physiquement, elle
peut être présente, elle ne participe pas à l'instance de l'énonciation, elle en est absente
d'où le terme de "non-personne" donné par E. Benveniste visant la mise à l'écart de
l'acte d'énonciation.
A la différence de "je" et "tu", il (tout comme ses variantes morphologiques)
n'est pas un embrayeur dans la mesure où l'énoncé seul permet le référent.
Il est toutefois utile de préciser comme le signalent M. Arrivé et all. qu' "à
l'impératif, c'est en l'absence de sujet manifeste, la forme du verbe qui indique la (ou
les) personne(s) visée(s) par l'énonciation."1
Le nombre :
En français cette catégorie comporte deux termes : le singulier et le pluriel. Elle
affecte le nom et les éléments qui s’accordant avec lui. Le verbe tient son nombre de
son sujet avec lequel il s’accorde. Il connaît comme le nom, l’opposition du singulier et
du pluriel. Le nombre du verbe est marqué par la désinence (flexion) associée
éventuellement à la variation du radical.
Les catégories de la personne et du nombre sont «indissolublement» liées dans la
flexion du verbe. Une désinence indissociable marque généralement la personne et le
nombre : dans « aimons », – ons indique la première personne du pluriel. La désinence
peut s’accompagner d’une variation du radical du verbe (j’ai, tu as, il a, nous avons,
vous avez, ils ont).
Pour ce qui est de l’impératif, le sujet exprimé étant absent, c’est la désinence
seule qui marque la personne (écoute, écoutons, écoutez).
Les modes impersonnels (l’infinitif et participe) quant à eux, ne disposent pas de
flexion en nombre à la réserve du participe passé.
En effet celui-ci peut, selon les règles d’accord porter la marque du genre et celle
du nombre du sujet ou de l’objet.
Exemples : La dame est arrivée.
1. GREVISSE, M., Le bon usage, grammaire française avec des remarques sur la langue
française d’aujourd’hui, Duculot, Paris, 1980, p. 708
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communication institué par le locuteur entre lui et son interlocuteur (statut de la phrase) ou
l’attitude du sujet parlant à l’égard de ses propres énoncés. »1
Enfin, G. Mounin définit le mode comme « principe de classement des verbes
selon les diverses façons dont le locuteur peut concevoir et présenter le processus
exprimé par le verbe ».2
Les modes manifestent ainsi différentes manières d'envisager le procès. On
distingue cinq modes en français: l'indicatif, le subjonctif, l'impératif, l'infinitif et le
participe. Chacun de ces modes regroupe un certain nombre de formes verbales. Il faut
signaler ici que « le conditionnel, considéré traditionnellement comme un mode, est
intégré à l'indicatif en raison de ses caractéristiques formelles et sémantiques. »3
Les modes se différencient d'abord en fonction de leur capacité à présenter des
indications de personne et de temps. Ainsi, l'on distingue:
Ces modes non plus, ne peuvent pas situer le procès dans le temps. C'est le verbe
personnel dont ils dépendent ou le contexte qui assurent le repérage temporel. L'infinitif
et le participe sont également considérés comme des formes nominales du verbe: le
premier possède certaines propriétés du substantif, le second partage des
caractéristiques avec l'adjectif. Pour ce qui est du gérondif, il se rapproche, quant à lui,
de l'adverbe.
1. GREVISSE, M., Le bon usage, grammaire française avec des remarques sur la langue
française d’aujourd’hui, Duculot, Paris, 1980, p. 711
21
Il comporte cinq formes simples et cinq formes composées. Les unes exprimant
l’aspect inaccompli et les autres l’aspect inaccompli avec une indication de l’antériorité
par rapport à la forme simple correspondante.
Le présent
Il est considéré comme le plus employé des temps du verbe notamment à l’oral.
Dans le sens strict, le présent indique que le fait a lieu au moment même de la parole
c'est-à-dire qu’il est contemporain à l’acte d’énonciation.
Cependant, un énoncé comportant un verbe au présent peut aussi situer le procès dans
n’importe quelle époque passée ou future, et même dans toutes les époques (c’est le cas
de la valeur omnitemporelle).
Valeurs temporelles
1-Quand l’énoncé au présent est sans indications contraires, il indique un événement ou
un état contemporain à l’acte d’énonciation : c’est le présent momentané. Exemple : Il
est midi.
2-Le présent dit permanent ou intemporel couvre un espace de temps englobant le passé
et le futur. C’est la valeur omnitemporelle (ou panachronique) que l’on rencontre dans
les définitions ou les vérités générales. C’est également le temps des proverbes,
maximes et morales. Exemple : Les bons comptes font les bons amis.
3-Le présent d’habitude exprime l’aspect itératif quand l’énoncé est associée à un
complément de temps approprié. Exemple : Elle vient souvent chez moi.
3-Le présent peut exprimer un fait se rapportant à un passé récent ou à un futur proche.
4-Le présent historique ou de narration est employé pour exprimer ou évoquer des
événements passés réels ou fictifs. Il a une valeur stylistique qui consiste à rendre une
action passée immédiatement présente à l’imagination. Cette valeur a un effet
perlocutoire saisissant en faisant de l’auditeur le témoin historique de ces actions
passées.
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5-Le présent prophétique est rare. Il est employé pour évoquer des faits à venir quand il
s’agit de prévisions ou de prédictions. Il permet de vivre l’avenir au présent.
Le Passé composé
Le passé composé exprime l’aspect accompli et marque l’antériorité par rapport au
présent dont il est la forme composé symétrique.
Valeurs temporelles :
1-Il permet de présenter un fait accompli à un moment précis ou non du passé. Il
s’oppose ainsi au présent qui évoque un procès en cours de réalisation.
Exemples : Hier soir, j’ai lu une histoire amusante.
Il a apprécié ton travail.
2-Il présente des événements ordonnés dans le passé. Pour Benveniste, cité par
M. Riegel et al., il « établit un lien vivant entre l’événement passé et le présent où son
évocation trouve place. C’est le temps de celui qui relate en témoin, en participant ;
c’est donc aussi le temps que choisira quiconque veut faire retentir jusqu’à nous
l’événement rapporté et le rattacher à notre présent. »1
Exemple : J’ai passé un séjour formidable : j’ai visité des sites extraordinaires, j’ai fait
la connaissance de gens merveilleux et nous avons beaucoup parlé.
3-Il permet d’exprimer un fait sur le point d’être achevé, mais présenté comme déjà
accompli, il remplace ainsi le futur antérieur.
Exemple : Elle arrive, elle a terminé dans deux secondes.
4-Avec la conjonction « si », il exprime un fait futur dont l’accomplissement reste
incertain.
Exemple : Si tu n’as pas rendu le livre demain, tu seras exclu.
L’imparfait
Ce temps présente un fait passé en cours d’accomplissement, une action ou un état
dont ni le commencement ni la fin ne sont indiqués.
Valeurs temporelles
1-Permet de présenter, dans un récit, les circonstances, le décor d’un événement,
l’arrière plan, on parle alors d’imparfait descriptif.
Le plus-que-parfait
Forme composée correspondant à L’imparfait, il situe le procès par rapport à un
repère temporel passé.
Valeurs temporelles
1- Il marque l’antériorité par rapport à un repère passé. Dans une phrase complexe,
il apparait en corrélation avec un verbe à l’imparfait, au passé simple ou au passé
composé.
2- Avec la conjonction « si » il exprime une hypothèse faite dans le passé.
3- Dans une proposition indépendante exclamative, il exprime avec la conjonction
« si » le regret.
Le passé simple
Temps du passé par excellence, il est très employé à l’écrit. Le procès y est délimité dans
son déroulement. Sa durée est également délimitable.
Valeurs temporelles
1- Dans un récit, il sert à exprimer une succession de faits.
2- Il permet de rapporter des faits passés coupés du présent de l’énonciateur.
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Le passé antérieur
Il exprime un fait qui a précédé immédiatement ou à un moment précis un autre
fait passé.
Valeurs temporelles
1- Il marque un rapport d’antériorité/postériorité entre deux actions au passé dont l’une
est au passé simple.
2- Il exprime l’aspect accompli présentant globalement le procès passé.
Le futur simple
Il situe le procès dans l’avenir avec une probabilité de réalisation très grande.
Valeurs temporelles
1- Il exprime un fait à venir, proche ou lointain par rapport au présent. 2- Il
sert à formuler un ordre de façon moins sèche qu’à l’impératif.
3-Il s’emploie pour évoquer des faits postérieurs au moment évoqué dans un contexte
historique, c’est le futur d’anticipation (ou de perspective).
Le futur antérieur
Forme composée, le futur antérieur exprime l’aspect accompli du passé simple.
Valeurs temporelles
1- Il exprime l’achèvement d’une action dans l’avenir avec un complément de temps
approprié.
2- Il marque l’antériorité par rapport au futur simple.
3- Il exprime, au lieu du présent, un fait probable mais incertain.
Le conditionnel
La grammaire traditionnelle considérait le conditionnel comme un mode à part entière
qui indique un procès dont la réalisation est la conséquence d’une condition.
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Le subjonctif
Le subjonctif permet d’envisager le procès du verbe « dans une perspective ou une
dimension autre que celle de la réalité. C’est le mode du potentiel, du possible du
virtuel. Il exprime la subjectivité du sujet parlant ».1
Le subjonctif comprend quatre temps, deux formes simples : le présent et l’imparfait
et deux formes composées : le passé et le plus-que-parfait. Cependant, dans la langue
courante, deux temps seulement sont utilisés : le présent et le passé. Les deux autres ne
s’emploient plus qu’en langue écrite de registre soutenu et dans les textes littéraires.
Le subjonctif se rencontre essentiellement dans la proposition subordonnée bien qu’on
le trouve parfois dans des propositions indépendantes ou principales.
Valeurs temporelles
Dans la proposition indépendante et dans la principale, le subjonctif sert à exprimer :
1-Surtout à la 3ème personne, un ordre, une exhortation, une défense (sens impératif) :
Que chacun se taise.
2-Surtout à la 3ème personne, un souhait, un désir, un regret, une imprécation (sens
optatif) : Que Dieu vous entende.
3- Une concession : Que ses parents viennent, cela pourrait-il résoudre le
problème ?
Dans la proposition subordonnée, on rencontre le subjonctif:
A- Dans les propositions substantives où il s’emploie après :
1-Les verbes qui marquent la volonté, l’ordre, la défense, la prière, le désir.
2-Les verbes de sentiment.
3- Les verbes d’opinion et de perception quand le fait à exprimer est envisagé
simplement dans l’esprit du sujet.
4- Les verbes impersonnels et les locutions impersonnelles exprimant une
possibilité, une impossibilité, un doute, une négation, une nécessité.
1. SALINS, G.D., Grammaire pour l’enseignement / apprentissage du F.L.E., Didier /Hatier, Paris, 1996,
p. 187
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L’impératif
Ce mode, restreint en personnes comporte une forme simple l’impératif présent
et une forme composée, l’impératif passé.
Valeurs temporelles :
Selon la situation, l’impératif peut exprimer :
1-Un ordre, une prière, une suggestion, un conseil, ou une exhortation.
2-La défense dans une phrase négative.
3-Une hypothèse ou une condition au lieu d’une subordonnée par « si »
L’infinitif
L’infinitif est un mode impersonnel et intemporel. Il comporte une forme simple,
l’infinitif présent et une forme composée, l’infinitif passé.
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Emploi et valeurs
1- L’infinitif comme verbe : On le rencontre souvent dans la proposition
subordonnée. On peut cependant, l’avoir avec la valeur d’une forme personnelle
dans certaines propositions indépendantes comme :
-Les propositions interrogatives directes exprimant la délibération : Où aller ?
-Les propositions exclamatives ou interrogatives exprimant la surprise,
l’étonnement, l’indignation, le regret, le souhait : Moi, partir !
-Les propositions impératives, pour exprimer un ordre général et impersonnel.
Cet infinitif se rencontre notamment dans les proverbes, les recettes, etc : Bien
faire et laisser braire.
2- L’infinitif comme nom : En tant que forme nominale du verbe, « l’infinitif a
pu être employé comme un véritable nom et prendre l’article ». 1 Il peut ainsi,
tout comme le nom, être sujet, attribut, complément du verbe, etc.
Le participe et le gérondif
Le participe est, comme l’infinitif, un mode impersonnel du verbe. « C’est la
forme adjective du verbe : il participe de la nature du verbe et de celle de
l’adjectif ».2 On distingue le participe présent et le participe passé.
Le participe présent a des propriétés verbales (complément du verbe, négation
par ne…pas). Il peut exercer les fonctions de l’adjectif qualificatif.
Emploi du participe présent
Le participe présent peut exprimer avec la valeur d’une proposition subordonnée
circonstancielle :
1- Le temps (simultanéité) : Il m’a vu emportant mes livres.
2- La cause : Voulant avoir de bons résultats il se mit au travail.
3- L’opposition, la concession : Elle a lu la lettre sachant bien que c’était interdit.
1. GREVISSE, M., Le bon usage, grammaire française avec des remarques sur la langue française
d’aujourd’hui, Duculot, Paris, 1980, p. 861
2. GREVISSE, M., Le bon usage, grammaire française avec des remarques sur la langue française
d’aujourd’hui, Duculot, Paris, 1980, p. 894
30
Le participe passé possède des emplois verbaux dans les formes composées du
verbe, et des emplois adjectivaux.
Emploi du participe
passé 1-Valeurs verbales
-Il sert à former, avec les auxiliaires être ou avoir, les temps composés des
verbes.
-Il est associé à l’auxiliaire être pour former le passif des verbes transitifs.
2-Valeur adjectivale
Employé sans auxiliaire, le participe passé peut jouer le rôle d’un adjectif
qualificatif. Il correspond à une relative qui contient une forme comportant
l’auxiliaire être :
-Un temps composé actif formé avec être : Des touristes venus de tous les coins
du monde.
-Un temps simple passif d’un verbe transitif : Les personnes invitées.
Le gérondif
Le gérondif, forme adverbiale du verbe, exprime l’action tout en indiquant telle
ou telle circonstance relative à un autre verbe de la phrase .Il s’emploie,
obligatoirement, avec la préposition en.
Emploi et valeurs
Le gérondif peut assumer la fonction d’un complément circonstanciel de :
manière, de moyen, de cause, de temps, de condition ou d’opposition.
L’aspect verbal
Le procès exprimé par le verbe peut être envisagé de deux manières :
- le temps (chronologie), d’un point de vue externe, le procès est situé
chronologiquement dans l’une des trois époques citées plus haut (passé, présent
ou avenir) selon le rapport entre les deux repères temporels : point
d’énonciation, point de l’évènement
31
- L’aspect
Dans Le Bon Usage,M . Grevisse cite la définition suivante donnée par
[Link] : « L’aspect est une forme qui, dans le système même du verbe,
dénote une opposition transcendant toutes les autres oppositions du système et
capable ainsi de s’intégrer à chacun des termes entre lesquels se manquent les
dites oppositions »1
Considérant la tension du verbe, autrement dit « l’impression de mobilité
progressive qui en est inséparable », G. Guillaume distingue trois aspects :
1° un aspect tensif (représentés par les temps simples)
2° un aspect extensif représentés par les temps composés)
3° un aspect bi-extensif (représentés par les temps surcomposés)
[Link]évisse cite également la définition de Vendryes à propos de l’aspect :
« On appelle du nom d’aspect, la catégorie de la durée. Nos temps du français
expriment le moment où une action s’est accomplie, s’accomplit ou
s’accomplira, ils ne tiennent pas compte de la durée de l’accomplissement. C’est
portant là une notion importante et qui même dans certains verbes domine toute
autre considération de sens ».2
En somme, l’aspect du verbe, selon Grévisse « est le caractère de l’action
considérée dans son développement , l’angle particulier sous lequel le
déroulement ( le « procès » ) de cette action est envisagé , l’indication de la
phase à laquelle ce « procès » en est dans son déroulement ».3
Cette conception rejoint celle de [Link] pour qui « L’aspect désigne à
proprement parler une catégorie grammaticale différente des catégories du
temps, du mode et de la voix, et qui manifeste le point de vue sous lequel le
locuteur envisage l’action exprimée par le verbe : comme accomplie, c'est-à-dire
vue dans son achèvement, son résultat, ou comme inaccomplie, vue dans sa
durée, sa répétition ».4
1. GREVISSE, M., Le bon usage, grammaire française avec des remarques sur la langue française
d’aujourd’hui, Duculot, Paris, 1980, pp. 702, 703.
2. Idem.
3. Idem.
4 . MOUNIN, G., Dictionnaire de la linguistique, P.U.F., Quadrige, Paris, 2000, p. 41
32
Pour les premiers, le procès qu’ils expriment ne peut être prolongé tandis que
pour les seconds, le procès ne comporte pas de limitation intrinsèque.
Certains verbes peuvent toute fois être perfectifs ou imperfectifs selon leur
acception ou leur contexte.
Sécant / Non sécant.
Avec l’aspect sécant, l’intervalle de référence du procès est envisagé sans limite
finale
Le procès perçu suivant l’aspect non sécant est par contre enfermé dans des
limites. Une borne finale lui est assignée. Le passé simple manifeste l’aspect non
sécant. L’Imparfait exprime l’aspect sécant.
Inchoatif / Terminatif.
L’inchoatif saisit le procès immédiatement à son début, alors que le terminatif le
saisit juste avant sa limite finale. Ils s’expriment moyen de périphrases verbales
ou de semi – auxiliaires suivis de l’infinitif, introduit par deux prépositions
opposées : se mettre à indique l’aspect inchoatif alors que cesser de indique
l’aspect terminatif.
Semelfactif / Itératif
Un procès peut être unique (semelfactif du latin semel, « une fois ») ou se répéter
un certain nombre de fois, de manière discontinue ou régulière ( itératif )
L’aspect itératif est indiqué grâce aux compléments circonstanciels de temps :
souvent, parfois, rarement…
Certains verbes contiennent dans leur sens même l’idée d’une répétition de
l’action : répéter, sautiller….
Aspect progressif
Le développement progressif de l’action, à la fois continue et par degré peut être
soulignée grâce à un semi- auxiliaire associé aux verbes imperfectifs.
L’expression linguistique de l’aspect
Les aspects peuvent s’exprimer aussi bien par les temps ou verbes eux-mêmes
que par le moyen du lexique.
En effet, par la conjugaison on peut obtenir certains aspects. C’est le cas des
formes simples et composés qui marquent l’accompli et l’inaccompli ou du
34
couple imparfait /passé simple qui marque l’opposition entre les aspects sécant et
non sécant.
Les procédés de formation du vocabulaire peuvent constituer des séries
aspectuelles :
-Les préfixes comme re- (reconstituer) : aspect itératif.
-Les suffixes comme –iser (caraméliser) : aspect inchoatif.
-La forme pronominale, seule (se mourir) : aspect progressif
-Le sens du verbe lui-même peut opérer la distinction entre le perfectif et
l’imperfectif (sortir/marcher)
-Les semi-auxiliaires et les périphrases verbales expriment différents aspects :
inchoatif (commencer à) terminatif (finir de) progressif (être en train de, aller
+participe présent)
-Les compléments circonstanciels de temps (groupes prépositionnels) et
adverbes indiquent surtout l’aspect itératif (souvent)
[Link].2. La voix
La voix (ou diathèse) est une catégorie grammaticale associée au verbe et
à son auxiliaire et qui indique la relation grammaticale entre le verbe, le sujet ou
l’agent et l’objet.
Il s’agit en d’autres termes, de la forme que prend le verbe pour exprimer
le rôle du sujet dans l’action.
Elle se définit ainsi comme étant « la manière dont le verbe distribue les
rôles sémantiques de ses actants. »1
On distingue deux voix :
1- La voix active (ou l’actif) indiquant que le sujet fait l’action. Dans ce cas,
le sujet du verbe est l’agent d’une action qui s’exerce sur un objet, on parle alors
de phrase active. Exemple : L’élève a écrit cette phrase.
2- La voix passive (ou le passif) du latin, passivus, qui souffre, indiquant
que le sujet subit l’action. Dans ce cas, le sujet du verbe est en fait l’objet d’un
1. SALINS, G.D., Grammaire pour l’enseignement / apprentissage du F.L.E., Didier /Hatier, Paris, 1996,
p. 238
35
verbe actif dans une phrase sous-jacente. On parle alors de phrase passive.
Exemple : Cette phrase a été écrite par l’élève.
3- Si le sujet de la phrase est en même temps l’objet de l’action indiquée par
le verbe, certains grammairiens distinguent une troisième voix : la voie réfléchie,
ou moyenne, ou pronominale. Cependant, le terme de voix est officiellement
abandonné depuis 1975 pour celui de « tournure pronominale ». On considère
ainsi cette troisième voix comme un cas particulier de la voix active.
36
CHAPITRE 2 :
1. RIEGEL, M. et al., Grammaire méthodique du français,P.U.F. Collection Quadrige, Paris, 2004, p. 109
37
1. RIEGEL, M. et al., Grammaire méthodique du français,P.U.F. Collection Quadrige, Paris, 2004, p.p.
138, 139
38
Exemples :
« Lorsqu’ils sont détachés en tête de phrase, un adverbe de temps ou de lieu
(alors, bientôt, ensuite, enfin, parfois, ici là, dehors dedans, ailleurs), un
groupe complément circonstanciel, un complément d’objet indirect (surtout s’il
est locatif), ou un adjectif attribut permettent uniquement l’inversion nominale. »
Exemple : Enfin, vint le dernier candidat.
Martin Riegel et al. Signalent toutefois que : « Lorsque des verbes comme venir,
survenir, arriver, suivre, rester, etc …signalent l’existence ou le mode
d’existence du référent de leur sujet nominal(ou lorsqu’ils indiquent un
mouvement scénique), ce dernier peut également être postposé. »1
En plus de ces cas, nous avons deux autres facteurs qui favorisent
l’inversion dans les phrases assertives. Il s’agit de la tendance générale à placer
les sujets volumineux après le verbe et, de la possibilité de rapprocher de son
antécédent un complément anaphorique en le détachant en tête de phrase.
Si ces facteurs s’ajoutent à l’un ou à plusieurs des trois précédents,
l’inversion du sujet s’impose naturellement dans la langue soutenue.
La phrase interrogative
Ce type de phrase est associé à un acte d’interrogation ou de
questionnement. L’interrogation utilise des moyens morphosyntaxiques et
syntaxiques variés selon les registres de langue et suivant le code utilisé : oral ou
écrit. On distingue aussi l’interrogation totale et l’interrogation partielle.
L’interrogative totale :
C’est celle qui porte sur l’ensemble de la phrase et appelle une réponse
globale : Oui ou Non. Elle est exprimée ou marquée par une intonation suivant
une courbe ascendante. Cette intonation correspond au point d’interrogation à
l’écrit.
Il existe diverses structures interrogatives :
1. RIEGEL, M. et al., Grammaire méthodique du français,P.U.F. Collection Quadrige, Paris, 2004, p.p.
138, 139
39
L’interrogation partielle :
Son intonation diffère de celle de l’interrogation totale : « La courbe est
descendante, après une attaque sur une note élevée qui met en valeur le terme
interrogatif placé en tête de phrase. » 1 Elle s’exprime par le moyen de pronoms,
de déterminants ou d’adverbes interrogatifs qui peuvent être associés à
l’inversion du sujet ou renforcés par est-ce que.
La phrase exclamative
Comparée aux autres types de phrases, la phrase exclamative exprime
l’affectivité du locuteur à l’égard du contenu de son énoncé. Elle est tantôt
rapprochée à la phrase déclarative tantôt à la phrase interrogative.
En effet, pour A. Culioli, « elle est proche de la phrase assertive avec
quelque chose de plus. »1
La structure syntaxique ne change pas nécessairement. L’exclamation est
marquée par l’intonation.
Exemple : Ces enfants sont merveilleux !
On peut également rapprocher la phrase exclamative à la phrase interrogative,
ayant en commun, l’inversion du sujet et l’emploi de mots interrogatifs ou
exclamatifs.
1. CULIOLI. A., cité par RIEGEL, M. et al., Grammaire méthodique du français,P.U.F. Collection
Quadrige, Paris, 2004, p.p. 401
42
GN – GV Exemple : Tu travailles !
-Exclamation avec phrase incomplète
La phrase exclamative peut avoir un caractère incomplet à l’écrit même si à
l’oral, la situation de communication facilite l’interprétation de l’énoncé.
Exemples : Il était si gentil !
S’il pleuvait !
Ils étaient d’une beauté !
On peut observer le même rôle concernant la situation de communication orale
pour les phrases nominales utilisées avec l’exclamation.
Il en ressort qu’en règle générale, dans la phrase simple arabe, le verbe se place
avant le sujet et ce à l’opposition de la grammaire française dont la phrase
canonique répond à la structure :(cc)-sujet-(cc)-verbe-complément(s)/attribut-
(cc).
La phrase nominale
Dans le système grammatical arabe, la phrase nominale est formée par le
rapprochement de deux éléments : le sujet appelé en arabe « mubtada » et
l’attribut appelé « khabar » sans que ces deux éléments soient liés l’un à l’autre
à l’aide d’un verbe.
La différence est claire ici entre l’arabe et le français. En effet, la présence d’un
verbe d’état reliant le sujet à l’attribut est obligatoire en langue française.
La voix passive
Le passif marque en arabe une action réalisée par un sujet non désigné. Si l’on
exprime le nom de la personne ou de l’objet sur lequel retombe l’action
accomplie par un tiers non désigné, cette personne ou cet objet ne prennent qu’en
apparence la place du sujet.
L’accord du verbe
L’accord du verbe avec son sujet, en arabe, varie selon qu’il s’agisse des 1 ère et
2ème pers. ou des 3ème pers. Ainsi, pour les 1ère et 2ème pers. l’arabe fait accorder le
verbe en tenant compte seulement du genre et du nombre des personnes qui
parlent ou à qui l’on parle.
Cependant, pour ce qui est des 3ème pers, l’arabe fait accorder le verbe en tenant
compte non seulement du genre et du nombre, mais encore de la place du sujet
extérieur avant ou après le verbe.
A une époque ancienne, l’arabe connaissait seulement la construction,
verbe+sujet, où le verbe restait toujours à la 3ème pers. du masculin singulier.
La langue arabe, à toutes les époques, a conservé en grande partie cette syntaxe.
A côté de cette construction, on rencontre cependant une autre : sujet+verbe
dans laquelle le verbe s’accorde comme un attribut.
Cette dernière construction n’est, cependant pas très utilisée par l’arabe quand il
est libre de son choix.
45
46
CHAPITRE 3
MÉTHODOLOGIE
Présentation du public.
Le public auquel nous nous intéresserons est composé d'élèves de 4ème
année moyenne. Ces derniers ont derrière eux six années d'apprentissage du
français. Néanmoins, il est important de faire remarquer que suite à la réforme
engagée par le Ministère de l'Education Nationale, ces apprenants se sont
retrouvés en mi-chemin entre deux systèmes dans la mesure où ils ont suivi un
enseignement fondamental durant tout le cursus primaire, avant d'arriver au
collège où les réformes avaient été déjà entamées.
Description
Notre corpus sera composé essentiellement de productions écrites des
apprenants lesquels auront à rédiger un texte argumentatif en répondant à la
consigne suivante :
Le corpus
Apprenant Production
La violence dans les stades est une phénomène dangereuse et
retourne nocifs à les suporteurs surtous quand il y’a un match
official.
01 D’abord, après le match il ? des bagarres contre l’adversaire, plus
de blessées.
Ensuite, le bruit dans les stades, ex : le jeter des pierres.
De plus manquer l’esprit sportif.
Dans tous les stades, ?? beaucoup de sportifs à cause de aimer les
matchs.
02
On remarque les jeunes bagarrer et lancer des pierres. Ils
n’acceptent pas perdu le match.
La violence est un mot qu’ils aime beaucoup les jeunes des stades.
03 A cause de ce phénomène, détruire les stades, blesser les enfants
et les jeunes.
La violence ? dangereuse dans les stades. D’abord il y’a beaucoup
de supporteurs nerveux ils attaquer l’adversaire, ils casser les
04 chaises.
Enfin les victimes comme les morts et les blessés comptent des
dizaines.
La violence pratique par les joueurs dans les stades est un
phénomène grave.
D’abord, les joueurs play football sans esprit sportif.
Ensuite les deux équipes faires des dégâts
05
Enfin de match le public qui n’est pas convaincre par la résultat il
est fait des bagarres.
En conclusion il faut que arrêter les joueurs cette violence.
Ils sort dans les rues et casse tout ce qu’il y’a devant. Ils frapper les
gens et exploser des voitures et vol les magasins.
De nos jours, on remarque que la violence dans les stades cause des
dégâts horribles.
D’abord elle donnait une mauvaise image sur la région et même le
pays. Ensuite elle a provoqué la destruction d’automobile et de
magasins. Enfin, dans chaque dispute il y aura des victimes (morts
27
blessés).
Pour conclure, il est important de savoir que le sport un moyen de
passer un bon moment de jeu et qu’on devoie avoir un esprit
sportif.
même l’arbitre.
Démarche à suivre
Ayant pris comme objet d’analyse uniquement les productions écrites
d’apprenants, notre travail consistera donc à :
- Classer ces dernières selon les types d’erreurs (absence de verbes, construction,
conjugaison)
- Interpréter les erreurs selon qu’elles seront dues aux interférences ou à la non-
maîtrise de la règle préalablement étudiée.
55
56
CHAPITRE 4
Nous avons adopté l’ordre alphabétique suivant pour répertorier les écarts relevés
dans les productions écrites des apprenants. C’est ce même ordre qui va
apparaître tout au long de notre analyse.
a- Absence du verbe.
b- Absence du verbe d’état en présence d’un adjectif.
c-Verbe placé avant le sujet.
d-Verbe à l’infinitif employé à la place d’un nom.
e-Nom employé à la place d’un verbe.
f- Emploi d’un verbe en anglais.
g- Verbe à l’infinitif en présence d’un sujet.
h- Deux verbes successifs tous les deux conjugués.
i-Emploi d’un auxiliaire avec un verbe à l’infinitif.
j-Emploi d’un auxiliaire au lieu d’un autre.
k-Emploi d’un participe passé au lieu d’un verbe à l’infinitif.
l-Emploi d’un participe passé au lieu d’un verbe conjugué.
m-Emploi d’un verbe conjugué au lieu d’un participe passé.
n-Emploi d’un infinitif au lieu d’un participe passé.
o- Emploi d’un verbe conjugué au lieu d’un infinitif.
p- Emploi de la forme nom pronominale au lieu de la forme pronominale.
q-Temps de conjugaison non approprié.
r- Désinence incorrecte.
s- Absence de l’accord sujet/verbe.
Nous pouvons répartir les différentes déviations relevées en trois classes selon
qu’elles soient d’ordre syntaxique, sémantique ou morphologique.
57
Analyse quantitative
29 a g-k-q-s
30 a g-q
31 g-k-q
32 c g
33 s
34 a-c l-q-s
35 j-k-l-s
36 k-l-q-s
37 c l-q-s
38 a s
39 a s
40 d s-q
Statistiques
62
de la nominalisation, utilise le verbe non
conjugué auquel il ajoute un déterminant
d- Verbe à l’infinitif
pour l’utiliser à la place du groupe nominal.
employé à la place
du nom. g- L’apprenant opte pour l’infinitif, cela
pourrait s’expliquer par l’absence de
g-Emploi d’un verbe maîtrise du temps de conjugaison adéquat
à l’infinitif en pour ce cas précis.
présence d’un sujet.
63
en nom, recourt à l’emploi du verbe non
conjugué à la place du nom.
La violence est un mot qu’ils aime beaucoup les c- Verbe placé avant c- Le verbe est placé avant le sujet. Nous
jeunes des stades. A cause de ce phénomène, le sujet. avons là un cas particulier, celui d’une
03 phrase où le verbe est transitif direct. Le
détruire les stades, blesser les enfants et les
jeunes. C.O.D. est avant le verbe (cas où dans le
système grammatical arabe, le verbe doit,
64
impérativement, précéder le sujet.
65
g-Emploi d’un attester de la réalisation de l’action
verbe à l’infinitif en abstraction faite au temps.
présence d’un sujet.
66
g- Dans la deuxième phrase, les deux
verbes sont à l’infinitif, l’apprenant pourrait
g-Emploi d’un verbe
être soit en difficulté de choisir le temps
à l’infinitif en
convenable ou ne maîtriserait pas les
présence d’un sujet.
terminaisons relatives aux deux verbes en
question.
67
m- Emploi d’un m- L’apprenant utilise le présent de
verbe conjugué au l’indicatif au lieu du participe passé en
lieu du participe dépit de l’emploi du passif dont l’apprenant
passé semble connaitre la structure il pourrait
s’agir de la non maîtrise des règles de
formation et d’accord du participe passé.
La violence pratique par les joueurs dans les stades
est un phénomène grave.
D’abord, les joueurs play football sans esprit f- Ici, au lieu du verbe « pratiquer » qu’il
sportif. f- Emploi d’un connait, l’apprenant emploie « play » un
05 verbe en anglais. verbe en anglais très utilisé dans la vie de
Ensuite les deux équipes faires des dégâts
tous les jours ( play-station- fair-play ……)
Enfin de match le public qui n’est pas convaincre cela pourrait être un signe de déficit ou de
par le résultat il est fait des bagarres. En richesse lexicale.
conclusion il faut que arrêter les joueurs cette
g-L’apprenant méconnait le temps de
violence.
conjugaison adéquat mais également la
désinence convenable. L’ajout du « s » au
verbe « faire »à l’infinitif atteste que
g- Emploi d’un
l’apprenant réalise la nécessité de l’accord
verbe à l’infinitif en
du verbe avec son sujet pluriel mais n’en
présence d’un sujet.
maitrise pas le moyen.
68
n- L’emploi de l’infinitif au lieu du
participe passé du verbe en présence de
n- Emploi de
l’auxiliaire être serait du au fait que
l’infinitif à la place
l’apprenant ignore les règles de formation
du participe passé.
et d’accord du participe passé.
69
subordonnée complétive dont le verbe
devrait être conjugué au subjonctif.
70
l- L’apprenant emploie un participe passé
au lieu de conjuguer le verbe correspondant
l- Emploi d’un
au temps convenable. Cela pourrait être le
participe passé au
signe d’une méconnaissance des différentes
lieu d’un verbe
valeurs et désinences du français.
conjugué.
71
q- Le choix du plus que parfait serait le
résultat de la non maîtrise des différentes
q- Temps de
valeurs temporelles du français.
conjugaison non
approprié
Au monde de football on connait des mauvais s-Absence d’accord s-L’absence de l’accord , erreur qui apparait
phénomènes dans les stades. sujet /verbe. à trois reprises chez l’apprenant serait liée
à la non maîtrise soit des valeurs
08 Quand les supporteurs trouve leur équipe perdante temporelles du français soit de la règle
ils jeter des pierres. Ils sort dans les rues et casse d’accord sujet/verbe .
tout ce qu’il y’a devant. Ils frapper les gens et
exploser des voitures et vol les magasins.
72
g- Emploi de g-L’emploi de verbes à l’infinitif en dépit
l’infinitif en de la présence du pronom personnel sujet
présence d’un sujet. pourrait témoigner de la non maitrise des
différentes valeurs et/ou désinences des
temps du français.
73
s- Absence d’accord s-L’absence de l’accord dans la 1ère phrase
sujet/verbe. serait le résultat d’une non maitrise de la
règle déjà enseignée à savoir l’accord
sujet/verbe.
74
q- temps de q-L’apprenant emploie le futur simple qui
conjugaison non ne convient guère dans ce cas. Ce choix
approprié. serait le résultat d’une non maîtrise des
valeurs et désinences des temps du français.
75
a- Absence du a- L’absence du verbe serait due au fait
verbe. qu’en langue arabe, il est possible
d’exprimer un état par le moyen de la
phrase nominale.
i- Emploi d’un
i- Cet emploi renseignerait sur une non
la violence dans les stades ? un phénomène grave auxiliaire avec un
maîtrise des temps du français (valeurs et
lorsque les joueurs sont jouer ils sont frapper par infinitif.
désinences)
les supporters.
76
participe passé. l’auxiliaire être et de la préposition « par »
et ce à deux reprises.
77
lieu d’un verbe désinences des temps du français pour
conjugué. choisir.
78
présence d’un sujet. maitrise pas les valeurs et désinences
relatives aux différents temps du français.
Dans plusieurs stades de l’Algérie, la violence ne a- absence du verbe. a- Au niveau de la 2ème phrase, l’apprenant
cesse pas et c’est un phénomène grave. n’utilise pas de verbe tout en laissant un
12 espace, cela pourrait être la marque d’un
La violence cause des blessés qui... dans un état
déficit lexical. Il est conscient de la
grave et fait des opérations.
nécessité d’un verbe à ce niveau mais
79
Aussi elle fait des dégâts pour les deux équipes. n’arrive pas à trouver le mot convenable.
C’est pour ça il faut évité cette situation.
Dans tous les pays du monde, la violence ? b- Absence d’un b-L’apprenant n’emploie pas de verbe
présente. verbe d’état en d’état pour relier le nom qualifié à l’adjectif
13 présence d’adjectif. qualificatif. Cela pourrait être du au fait
La violence dans les stades c’est une chose pas bien
qu’en langue arabe, il est possible
pour les joueurs .Elle provoque des dégâts. Quand
d’exprimer un état par la phrase nominale
la violence ? absente le stade vivre en paix.
80
seule.
La violence dans les stades a beaucoup de g- Emploi de g- Au niveau de la 3ème phrase, les deux
conséquence négatives. D’abord elle donne une l’infinitif en verbes sont à l’infinitif, ceci pourrait être le
14 présence d’un sujet. résultat de la non maîtrise des valeurs et
mauvaise image sur le sport en général.
désinences des différents temps du français
De plus l’équipe punir et ne pas jouer dans son ou des règles régissant l’emploi de
81
stade. Perdre le droit le public de voir le match. l’infinitif.
Ensuite, il y’a des gens qui cassaient les tribunes,
les voitures.
g-Emploi de g-L’apprenant emploie de nouveau un
Enfin la violence provoque des guerres entre les
l’infinitif en verbe à l’infinitif en présence d’un sujet.
régions ou les pays.
présence d’un sujet. Cela pourrait être le signe d’une absence de
maitrise des valeurs et désinences des
différents temps du français.
82
a- Absence du a- L’absence du verbe pourrait être le
verbe. résultat de l’influence de la langue arabe où
la phrase nominale seule peut exprimer
l’état.
83
qu’il s’agit là de la structure correspondant
à celle d’une phrase à la voix passive en
langue arabe.
84
a- Absence du a- Au niveau de la première phrase,
verbe. l’absence du verbe pourrait s’expliquer par
le fait qu’en langue arabe cela n’est pas
nécessaire dans la mesure où la phrase
nominale peut, à elle seule, exprimer l’état.
La violence ? un grand problème dans les stades f- L’apprenant emploie un verbe à l’infinitif
f- Emploi de
algériens. malgré la présence d’un sujet. Cela
l’infinitif en
On peut dire que la violence provoquer des morts. présence d’un sujet. pourrait n être le résultat d’une non maîtrise
16 Les spectateurs fait des bagarres dans les tribunes et des valeurs et désinences des temps du
ces bagarres fait des dégâts matériels et humains. français.
85
phrase pourrait s’expliquer par le fait qu’en
langue arabe la présence de verbe pour
relier l’adjectif au nom qualifié n’est
nullement indispensable.
86
g- emploi de g- L’apprenant emploie un verbe à
l’infinitif en l’infinitif en dépit de la présence d’un sujet.
présence d’un sujet. Cela pourrait être du à une incapacité à
choisir le temps convenable pour non
maîtrise des valeurs et désinences des
temps du français.
La violence ? un phénomène négatif dans les stades. a- Absence du a- L’absence du verbe au niveau de la
La violence détruire les tribunes. Elle provoque verbe. première phrase pourrait avoir comme
18 des bagarres après le match et des dégâts matériels explication l’absence du verbe dans la
et humains comme les hommes qui attaque les phrase simple en langue arabe où la phrase
voitures et les magasins. minimale peut exprimer un état.
87
Elle nous donne une mauvaise image sur les joueurs
et le pays. Il faut donc l’éviter la violence dans les g- Emploi d’un g- L’ emploi par l’apprenant de l’infinitif
stades. infinitif en présence malgré la présence d’un sujet pourrait être
d’un sujet. le signe de la non maîtrise des valeurs et
désinences des différents temps du français.
La violence dans les stades est un grand problème. q-Temps de q-L’apprenant emploie un temps composé
19 D’abord lorsque les joueurs sont joué ils frapper conjugaison non qu’il ne maitrise nullement et qui, de plus,
par les supporteurs. Ensuite s’ils font la violence, ils approprié ne convient pas à la situation. Cela pourrait
88
suspendré le stade et jouer sans supporteurs. Enfin, être du à la non maitrise des valeurs et
lorsqu’ils fait tout ça ils blessé et ne jouer pas désinences des différents temps du français.
pendant quelque temps. A la fin, il ne faut pas fait
la violence.
g-L’apprenant emploie ici un verbe à
g-Emploi de
l’infinitif alors que le sujet est présent. Il
l’infinitif en
s’agit là d’une phrase passive dont
présence du sujet.
l’apprenant ne maitriserait pas parfaitement
les mécanismes. Il pourrait également
souffrir de lacunes relatives aux valeurs et
désinences des temps du français.
89
convenable à choisir ou de la morphologie
du verbe en question d‘autant plus que la
même erreur est répétée à deux reprises .
g-Emploi de
l’infinitif en
présence du sujet s-L’apprenant emploie une forme verbale
propre à la 3ème personne du singulier alors
que le sujet est au pluriel. Ce serait le
résultat de la non maitrise des règles
d’accord sujet/verbe. On pourrait
également l’expliquer par le fait qu’en
s-Absence de langue arabe, le masculin singulier et le
l’accord sujet /verbe masculin pluriel ont la même désinence.
90
q-L’apprenant emploie le présent de
l’indicatif qui ne convient guère pour cette
phrase introduite par l’expression « il ne
l- Emploi du faut pas ».On pourrait expliquer cela par la
participe passé à la non maîtrise des différents modes et temps
place du verbe du français en particulier la tournure
conjugué. infinitive.
q- Temps de
conjugaison non
approprié.
La violence est un phénomène dangereux surtout a- Absence du verbe a- L’absence du verbe aurait pour cause le
dans les stades. D’abord elle ?la cause des fait qu’en langue arabe, il est possible
problèmes entre les régions. En outre elle causait d’exprimer l’action ou l’état par le biais
20
des matchs à huis clos. Enfin elle provoquer des d’une phrase nominale.
dégâts humains et matériels. En conclusion, il faut
arrête toute violence.
91
q- L’apprenant emploie l’imparfait de
l’indicatif, un temps non approprié au
q- Temps de
contexte. Cela serait du à une non maîtrise
conjugaison non
des valeurs et des règles régissant le choix
approprié.
des différents temps de conjugaison.
92
a- Absence du a- L’absence du verbe au niveau de la 1ère
verbe. phrase pourrait s’expliquer par le fait qu’en
langue arabe, la phrase nominale peut
exprimer l’état.
93
désinences au lieu du futur simple que le
contexte exige vu la présence de
q-Temps de
l’expression de la condition. On pourrait
conjugaison non
expliquer cela par la non maîtrise des
approprié.
règles relatives à l’emploi de la conjonction
« si ».
94
q-L’apprenant emploie le passé composé
qui ne convient pas à la situation. Cela
q-Temps de
proviendrait du fait qu’il ne maîtrise pas les
conjugaison non valeurs et désinences du français.
approprié.
95
j- Emploi d’un j- L’emploi de l’auxiliaire « être » à la
auxiliaire à la place place de l’auxiliaire « avoir » serait du à la
d’un autre. non maîtrise des règles régissant le choix de
l’auxiliaire dans les temps composés. Cela
pourrait également provenir d’une
interférence à la langue arabe dont l’énoncé
correspondant exigerait cet emploi.
La violence est un phénomène remarqué dans les
maisons les rues et surtout dans les stades. D’une
part quand une équipe gagne un match les q- Le temps choisi par l’élève ne convient
supporteurs de l’équipe qui est perdu exprime leur pas au contexte. Cela serait du à la non
23
colère par la violence ; d’autre part certaines maîtrise des valeurs et désinences des
q- Temps de
personnes se blessaient surtout qui essaie de stoppé différents temps du français.
conjugaison non
cela. En conclusion, il faut arrêter la violence
approprié.
n’importe où.
s-L’ absence d’accord dans ce cas serait
l’effet d’une interférence de la langue arabe
où le masculin (singulier ou pluriel)
s- Absence présentent la même désinence.
d’accord :
sujet/verbe.
k- Au lieu d’employer le verbe à l’infinitif,
96
l’apprenant emploie le participe passé
correspondant. Ce serait là une non maîtrise
de la règle exigeant l’emploi d’un infinitif
k- Participe passé après une préposition.
employé à la place
d’un infinitif.
97
approprié.
98
verbe. d’exprimer l’état sans recourir à l’emploi
du verbe.
99
s-L’absence d’accord pourrait s’expliquer
par la non maîtrise de la règle relative à
s-Absence
l’accord sujet/verbe ou à une
d’accord :
méconnaissance des désinences des verbes
sujet/verbe.
du 1er groupe au présent de l’indicatif.
De nos jours, on remarque que la violence dans les q- Temps de q-Au niveau de la 2ème phrase et de la 3ème,
stades cause des dégâts horribles. D’abord elle conjugaison non l’apprenant emploie deux temps
donnait une mauvaise image sur la région et même approprié. (imparfait, passé composé et futur
le pays. Ensuite elle a provoqué la destruction simple) non convenables au contexte. Cela
27 d’automobile et de magasins. Enfin, dans chaque serait l’effet de la non maîtrise des
dispute il y aura des victimes (morts blessés). Pour différentes valeurs et désinences des temps
conclure, il est important de savoir que le sport ? un du français.
moyen de passer un bon moment de jeu et qu’on
devoie avoir un esprit sportif.
a- Cette absence pourrait s’expliquer par le
100
fait qu’en langue arabe, cela n’est
indispensable dans la mesure où la phrase
a- Absence du
nominale exprime l’état.
verbe.
101
l- Emploi du différents temps de la conjugaison ( Valeurs
participe passé à la d’emploi et désinences.)
place d’un verbe
conjugué.
g-En dépit de la présence d’un sujet,
l’apprenant emploie un verbe à l’infinitif.
g- Emploi d’un Cette erreur pourrait s’expliquer par une
verbe à l’infinitif en absence de maîtrise des valeurs et
présence d’un sujet. désinences des temps du français.
La violence ?un phénomène qui touchent nos a- Absence du a- On pourrait expliquer cette absence par
sociétés surtout dans les stades. D’abord verbe. le fait qu’en langue arabe, la présence du
elle ?danger pour les joueurs qui ne pouvoir pas verbe n’est pas toujours indispensable dans
29 ce cas où la constatation d’un fait ne l’exige
joué avec le public. Ensuite, elle fait plusieurs
dégâts humains et matériels. En conclusion, nous pas.
souhaitons que la violence a cessé.
102
s-L’apprenant emploie la terminaison de la
3ème personne du pluriel alors que le sujet
s-Absence
est au singulier. On pourrait expliquer cela
d’accord :
par la non maîtrise de la règle d’accord
sujet/verbe.
sujet/verbe ou la méconnaissance des
désinences du présent de l’indicatif.
103
q- L’apprenant emploie le passé composé
qui ne convient pas à ce cas précis où nous
avons une complétive introduite par un
verbe exprimant le souhait. Cela
proviendrait du fait qu’il ne maîtrise pas les
q- Temps de valeurs temporelles de la conjugaison
conjugaison non française.
approprié.
104
g- Emploi du verbe présence d’un sujet. Ce serait là le résultat
à l’infinitif en de la non maîtrise des valeurs temporelles
présence du sujet. et/ou des désinences des temps du français.
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présence d’un sujet. valeurs temporelles du français.
106
g- Emploi de pourrait expliquer cette erreur par la non
l’infinitif en maîtrise des règles d’emploi de l’infinitif ou
présence d’un sujet. des valeurs et désinences temporelles du
français.
La violence dans les stades est devenue un s- L’absence s- Cette absence pourrait s’expliquer par
phénomène habituel dans notre société et ne cesse d’accord : une méconnaissance de la morphologie du
de prendre de l’ampleur. D’abord c’est une sujet/verbe verbe en question qui est irrégulier ou par le
expression d’agressivité des joueurs. Elle provoque fait qu’en langue arabe, la 3ème personne
33 des dégâts humains et matériels comme les blessés présente la même désinence au singulier
et la destruction de biens publics. Il ne faut donc pas comme au pluriel.
rester passif devant ces actes de violence dans les
stades. Les jeunes doit l’éviter pour l’évolution du
sport dans notre pays
Le phénomène de la violence devenu grave. Elle l- emploi du l- Cet emploi serait le résultat de la non
causait des dégâts dans les stades. Fait les jeunes participe passé à la maîtrise des différentes valeurs et
34 des bagarres qui laissait beaucoup de morts et de place d’un verbe désinences des temps du français.
blessés. Enfin la violence dans les stades ? pas bien, conjugué.
arrêté.
107
q- Temps de
conjugaison non
q- L’apprenant serait en difficulté de choisir
approprié.
le temps convenable, ne maîtrisant pas les
valeurs et désinences temporelles du
français, il emploie l’imparfait de l’indicatif
qui ne convient pas au contexte.
108
désinence.
a- Absence du
verbe. l-L’apprenant emploie un participe passé au
lieu de conjuguer le verbe correspondant à
l’impératif présent qui convient à la
situation. On pourrait expliquer cela par la
non maîtrise des différentes valeurs et
l- Emploi d’un désinences des temps du français.
participe passé à la
109
place d’un verbe
conjugué.
110
s-Absence de méconnaissance des désinences du présent
l’accord : de l’indicatif ou d’une interférence de
sujet/verbe l’arabe où le singulier et le pluriel ont la
même marque.
111
l’infinitif.
112
approprié.
La violence est une phénomène dangers qui c- verbe placé avant c- Cet emploi pourrait s’expliquer par le fait
retourne à la vie par des conséquences dramatiques. le sujet. qu’en langue arabe l’usage veut que l’ordre
D’abord la violence dans les stades par exemple des éléments dans la phrase simple soit la
frappe les supporters l’arbitre de match et lance succession : v+s+complément direct
37 +complément prépositionnel ou
des choses des pierres et des disputes au milieu de
les joueurs. Enfin, la violence ne menacés pas circonstanciel.
seulement les stades mais elle est dans toutes les
places où on ne savait pas la loi.
s-L’apprenant applique la marque de la 3ème
113
personne du singulier aux verbes de la 2ème
phrase alors que leur sujet est pluriel .On
s-Absence de
pourrait expliquer cela par la
l’accord :
méconnaissance des désinences du présent
sujet/verbe.
ou par une interférence de l’arabe dont le
singulier et le pluriel ont la même marque.
l- Emploi d’un
participe passé au
lieu d’un verbe q- Ceci résulterait de la non maîtrise des
conjugué valeurs ou des désinences de l’imparfait
que l’apprenant emploie ou des autre temps
q- Temps de du français.
conjugaison non
approprié
114
s- Absence de s- L’absence d’accord au niveau de la 1ère
l’accord : sujet / phrase serait l’effet de la non maîtrise des
verbe. règles d’accord sujet / verbe ou des
La violence c’est une chose que nous trouve dans désinences relatives au temps utilisé.
tout le monde en maison et dans l’école et en les
stades. D’abord, la violence dans les stades est un
38
phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur. a- On pourrait expliquer cette absence par
Ensuite elle… ? mauvaise image dans tous les a- Absence du verbe le fait qu’en langue arabe la phrase
clubs et bagarres. nominale seule suffit pour exprimer un
état.
115
d- Verbe employé à d- L’apprenant emploie un verbe à
la place d’un nom. l’infinitif auquel il ajoute un déterminant
(article indéfini) à la place d’un nom. Cela
serait du au fait qu’il ne maîtrise pas les
procédés de nominalisation à base verbale.
La violence dans les stades est un phénomène dans s-L’absence de l’accord pourrait être du au
l’Algérie il y a beaucoup d’accidents surtout la fait que l’apprenant ne maîtrise pas les
violence dans les stades. D’abord, elle cause des s-Absence de désinences du présent de l’indicatif ou à
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morts et une perdre l’argent. Ensuite, les l’accord : l’interférence de l’arabe dont le singulier et
spectateurs fait une bagarre dans les tribunes et sujet/verbe. le pluriel ont la même marque.
cette bagarre a fait des dégâts humains et matériels.
116
117
Commentaire
Au-delà de l’observation des faits, il serait plus intéressant de montrer dans quelles
situations ces déviations apparaissent-elles.
Pour cela, nous revenons à la nature même du texte produit par les apprenants. A
travers la lecture des productions, nous constatons un discours qui a tendance à être
moralisateur. Dans le corpus, nous pouvons également relever la présence de deux
mouvements énonciatifs :
D’une part, un mouvement descriptif qui présente ce qui se passe, qui décrit les
manifestations de la violence. D’autre part, un mouvement normatif où l’on énonce
des prescriptions pour éviter, résorber cette violence.
Qu’en est-il pour la nature des verbes employés dans l’un et l’autre des deux
mouvements ?
Cependant, pour rendre compte d’actions, c’est plutôt l’emploi de l’infinitif qui
caractérise les productions. Nous entendons par infinitif aussi bien l’emploi de verbes
non conjugués en présence de sujets que l’emploi de l’infinitif à la place du nom.
Ainsi sur 121 verbes exprimant des actions et présentant des déviations, 43 sont des
verbes à l’infinitif soit un taux de 34,95%.
*Une tendance à des énoncés moralisateurs avec usage de la négation quand il s’agit
d’interdiction (comportement à éviter).
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Dans ce cas nous avons l’emploi fréquent de la structure « il ne faut pas » que les
apprenants ne maîtrisent pas dans la mesure où l’on remarque l’absence de l’infinitif
après. Nous avons également la structure « il faut que +ne » non maîtrisée également
du fait que les apprenants n’usent pas du subjonctif indispensable dans ce cas de
figure.
*Une tendance à des énoncés moralisateurs avec usage de l’impératif d’un coté, et des
structures « il faut, il faut que ».Dans ce cas aussi nous relevons l’absence de
l’infinitif et du subjonctif.
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CONCLUSION
L’objectif que nous nous sommes fixé à travers cette étude était de montrer
que les erreurs commises par les apprenants en ce qui concerne l’emploi du verbe sont
dues essentiellement à l’influence de la première langue apprise 1 (la langue source) sur
la langue étrangère (la langue cible).
Cependant, l’analyse des productions écrite nous a permis de déceler chez les
apprenants des erreurs qui, même si elles sont classées sous le terme générique
d’interférences ne sont marquées, pour la plupart, qu’indirectement de l’empreinte de
la langue maternelle.
1. Rappelons que dans le contexte algérien, c’est l’arabe classique qui est la première langue apprise à l’école,
alors que la langue maternelle des Algériens est soit l’arabe dialectal soit le berbère.
120
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES