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Étude géologique du plateau continental ivoirien

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L MARTIN

INTRODUCTION A L'ETUDE GEOLOGIQUE


DU PLATEAU CONTINENTAL IVOIRIEN
- PREMIERS RESULTATS-

Travail réalisé en collaboration


avec le Centre ORSTOM d'Adiopodoumé

Document scientifique provisoire


N° 034 - Avril 1969
REPlJBLIQUE DE COTE Dt IVOIRE OFFICE DE LA RECREIRCBE

!1INISTERE DE LA PRODUCTION lùf.LALE SCmTTIFIQUE & TECHNIQUE OUTRE-~:ER

CENTRE DE RECHERCHES OCE.A.NOGRAPmQUES

INTRODUCTION AL' ETUDE


JlJ PLATEAU CONTDlENTAL IVOIRIEN
-PRB:ŒRS RESULTATS-

par

Document Seientifique Provisom


N2 034 - Iars 1969
Tirage 150 Exemplaires
-1 ....

SOMlIAIRE

RESUI1E
JliITRODUC~IOlr

CHAPITRE: l - INTRODUCTION A L'ETUDE DU PLATEAU CONTINENTAL IVOIRIEN


I-l -'Historique des travaux effectués sur le plateau continental
1-2 - Données générales sur le plateau continental
1-3 - Aperçu géologique
A) Ln vieille plate-for.cJ.e
B) Le bassin sédimentaire
1-4 - Etude du bassin sédimentcire
A) Données de ln géophysique
B) Stratigraphie
C) Tectonique
D) l.furphologie actuelle
I-5 - Caractéristiques géoI!lOrphologiques du littoral
1-6 - Facteurs de la sédimentation actltelle sur le plateau
continental
A) Relief
B) Cli.nat
C) Végétation
D) Réseau hydxogrnphique
E) Régi.me de l'Atlantique
F) Processus morphodyrulJ::rl.ques
II - LE TROU SANS FDND .
II-l - Historique
1I-2 - Description
1I-3 - Log du forage Btl (Port-Bouët)
1I-4 - Généralités sur les canyons sous-marins
~'t
I~
-2-

II-5 - IW:Pothèses sur 11 origine des CllllYons


: 1 r

A) Les canyons sont d~s"rivières submergées


B) Les ca.:nyons ont été creusés par les cournnts
de turbidité
C) Les canyons ont été creucés par des courants
de fond (autres que les courants de turbidit~} .
D) Les canyons ont été ôreusés par des écoulements
en masse
E) -Durée du creuseoent des canyons
11-6 - Origine du Trou sans fond
A) Le Trou snns fond peut-il ~tre expliqué pax un
creusenent subllérien?

) B) Le Trou sans fond peut-il ~tre expliqué pax un


creuseJjlent par des courants de turbidité?

,l
l . '" C) Le Trou sans fond peut-il ~tre expliqué par un
creusement par des courants ordinaires?
D) Le Trou sans fond peut-il ~tre expliqué par des
écoulements en masse?
III - ETUDE DES CAROTTES
1
1
II1-l - Localisation des carottages
} II1-2 - Matériel utilisé
f
I1t-3 - Rendement du carottier
1II-4 - Choix des zones de carottages
1II-5 - Généralités sur la granulométrie
1II-6 - Méthodes d'analyse cbim:i.que des sédiments
II1-7 - Composition chimique des principaux minéraux constitutifs
de la vase
1II-8 - Analyse élémentaire de vases et de schistes séd.imentaires
11I-9 - Etude des caxottes prélevées sur l'isobathe -50 mètres
entre Grand-Bassao et Fresco
III-10 - Etude des carottes prélevées sur ltisobathe -60 mètres
entre Grand-Bassam et Fresco
IIt-ll - Etude des carottes prélevées sur l'isobathe -80 mètres
entre Grand-Bassam et F.resco
-3-

III-ll - Ages absolus


IIL-13 - Conclusion

IV - PROBWIE: DES GRANULES OVOIDES

IV-l - Généralités
IV-2 - La glauconite
IV-3 - La berthiérine
IV-4 - 1-'Iode de gisetlent sur le plateau continental ivoirien
IV-5 - Analyses èbimiques de trois échantillons et comparaison
avec d'autres analyses
IV-6 - Etude aux R.X.
IV-7 - Conclusion

CONCLUSION GENERALE

BIBLIOGRAPHIE.

• .... It

.t., . ...j

'.
-4-

RES U 1'1 E

Ce travail comprend en premier lieu des domées bibliographiques


sur la géologie et la morphologie du littoral ivoirien, sur le régime de
l'Atlantique et sur les conditions de sédimentation.
Nous abordons ensuite l'étude du Trou sans fond à partir d' 1.me
carte au 1/100.000 puis nous étudions les cinquante prenières carottes pré-
levées. Des datations au l4C ont pu @tre faites sur deUJ~ tourbes.
Dans une dernière partie, nous commençons l'é':;ude de granules
glauconieux, très abondants sur le plateau continental ~voirien.

ABSTRACT

In the first part of the study are given bibliogTaphical data


related to the Ivorian shoreline geology and morphology: the atlantic
ocean features and sediL~ental conditions.
The "Trou sans fond" is studied next from a 1,1100.000 scale map,
followed by an analysis of the fifty cores extracted first. Carbon 14 datings
have been made on two peats.
In the last part, the sudy of glauconite pellets which are ab1.mdant
on Ivorian continental shelf is approached.
-5-

INTRODUCTION

Le plateau continental ivoirien couvre environ 7000 lon2, sa largeur


variant de 9 à 16 milles. Jusqu'ici, i l n'a fait 1 1 0bjet d'aucune étude systé-
matique; seule une carte provisoire des fonds de sa partie Est a été dressée
en 1968 par F.DUGAS. Depuis juillet 1967 j'ai entrepris une étude systématique
par carattages de sa moitié Est.

La première partie de ce rapport comporte surtout un travail biblio-


grEtphique en vue de son étude géologique, sédimento1ogique et paléogéographique.
La deuxième partie donne les résultats des premiers carottages.
-6-

l - INTRODUCTION A L'ETUDE
DU PLATEAU CONTINENTAL IVOIRIEN

I-I. - Historique des travaux effectués sur le plateau eontin.ental,

.e
Les renseignements bath;vmétrlques dont nous disposons sont ~tàires
et se trouvent résumés dans la carte n Q4820 du Service IWdrographique de la marine.
Ce service a effectué des missions dans la région d'Abidjan en 1962-1964 et
1966 mais aucun document définitif n'a été encore publiéj" seules les minutes de
sonde nous ont été communiquées.
Une oarte du Trou sans ·'Zond a été dressée en 1948 lcrs du prejet d'usine
utilisant l'éner~e thermique des mers.
P.RANCUREL a dressé en 1965 une carte bat~étrique à des finS de recher-
ches ichtyologiques et faunistiques.
F.DUGAS, en 1968, a dressé une carte sédimento1ogique provisoire des fonds
de la moitié Est du plateau continentol ivoirien":
Des petits tra"!llux mineurs et locaux ont été réalisés par divers' auteUrs.

;r:-II - Données générales sur le plateau continental '

Le plateau continental ivoirien s'étend approx:i.m/).tivement entre ,les


méridiens BQ et 32 Ouest sur environ 300 milles mnr:i.J+s.
,
Il est situé sur deux régions
,

géologiques bien distinctes: sa moitié orientale est inst1l11ée sur le bas~in sédimen-
taire secondaire et tertiaire et sa moitié occidentale sur le socle ancien. A ees
deux régions géologiques correspondent deux types. de cate,: !J. l'Est, nous avons lme
côte basse borC..0û ~. . ù bG\llloS ot à l'OuvSt, '\.t:l;.: c8to rochouoe for:léo. c10 falcl.eee..
-7-

Un aooident topographique Il1llj,eur, le Trou's~ fond, entaille dans son


entier le plateau cont:i..n;ental en face ci 1 Abidjan. li' ne semble pas exister d'autres
vallées sous-marines d'une' telle ampleur. Toutefois, des vallées de moindre impor-
• • • • 1

tance prennent naissance sur le rebord du plateau continental et notamment en faoe


de Grand-Bnssnm o~, sur 1!Jisobathe-120m, nous avons lIDe échancrure de 2 milles de
large dont le fond se trouve à - 285m.
1E;ls lignes de so~de réalisées par RANCUREL ont été effectuées avec un
sondeur Kelvin Hugues 'qui dorme .lIDe certaine pénétration, ce qUi a permis de suivre
l'ennoyage des zones dures sous des sédiments de recouvrement. En partant du Trou
sans fond et en allant vers la frontière du Ghnna, les profils bathymétriques sont
convexes et formés pur des accumulations de vase fine qui recouvrent un fond dur.
r Nous ve~ons plus loin, grâce aux curottages, que ces fonds durs sont formés par du
G~le ou des. grès croqui1~i.crogrossie~s. A l'Est de Grand-Bnssam, les profils derien:"
nent plus. réguliers e~ à partir de - SOm des massifs gréseux portant des co~aux ap- ~',~
...'T?
paraissent. Nous avons donc, entre le Trou 'SaIl:J ,fond et Grand-Bnssam, une zone do
forte accumülation récente qui s'étend de - 30 à -4Om au rebord du plateau. Oelle-ci
l
1
t
1
doit ~tro düe aux apports du fleuve 09moé dont l'embouchure a divagué depuis 'le
Trou sans fond jusqu 1 à son emplacement actuel. Le plateau qui fai t e~~ron 12 milles
. , ,

de larg9 à l'Est du Trou~ans, fond s'élargit en allant vers l'Est et atteint environ
j
16 milles à la frontière du. Ghana. Al' Ouest du Trou ian:::: fond le plateau est p :':l':"J
étroit et atteint 10 à 12 1!1i1le~ àe large. .. Les
. -profils
. bnthYI:l.étriques
'
qui sont con-
caves de Vridi à' Jack-Lahou' deviennent ~nsuite convexes jusqu'à l'Ouest de Gd-Lohou
(~I:lb~uchure du Niouniourou). Nous avons, ici aussi, une couverture vaseuse récente
qui peut reéouvrir le' plateau 'depuis les fonds de -300 jusqu'au rebord du piJ.teau.
. 'Elle atteint son extension ma:xir.1Un. en face de Grwd-Lahou. Elle ~st plus étroite et
se terntno'en pointe à l'Est. Cette couverture vaseuse doit ~tre en relation aves
. ..
le Bnndaoa. Les zones non recouvertes de vase sont sableuses ou vaso-sableuses et
~

sôuvent rocheuses entre -00 et -lOOn. L~s zones rooheuses foment la plupoXt du tenps
d~s lignes parallèles. au rivage pouvnnyatteindre 7 à Sn de lmuteur. Elles sont far-
I:lées de grès ceOU:.JJ-1..(;.t'B grossiers qui font penser à des sables de plage cinentés

lors d'une ~~s~ion. /lr: j~ "VQ t ?- .


-8-

De- la rivière Niouniourou' juSqu'à l'Est de .Sns~drn, la zone de reoo~


vrenent est inte~opue. On la retrouve ensuite et elle se .poUrsuit jusqu'au qap
des Pa1I:les.' Elle ~ome une zone parallèle à: la' c8te depuis"les fonds de -35 à -40t1
jusqu'à l'isobathe -rom. Cette li.rJ:i.te infériëure es~ le plua souvent mil.rèrùée par
,des mnssifs rocheux. L'épnisseur des sédi.ments est plus faible' que 'dans ,la partie
ozi.entale ,et ne dépasse que rarement une dizaine de riJ.èt:!:'es. Aù-dèlà de Sassoridra,
pù le plateau est situé sur le socle; les roches,littorales progressent vers le
'~arge en fomant des avancées i:rrégulières jusqu'à -4~, -5~.
,Les fOI'l:l!ltions rocheusès du largè, iêi aussi, s ~ étendent en bandes poral-
l~les, au. bord du plateau. Un preDier rilignement se relève, par' 55-600 de fond. Il
prend naissance v~rs Grand-Lahou sous la couche de rec,ouvreoent ll ~t appllI'll1"j; à la
SurfllC:~ du sédiIJent au large d'a. Petit Lahou encore ~ntouré, de vase., Il' disparll!t, au
large de Uortality. Une seconde bonde rocheuse se suit le 'long q,e la·.liignedes 1000.
N - , '. ~ ~

Cette bande prend ~gnleoent naissance dans le sud de Petit Lahou. Elle est.vraise~
, -
blableoent la c'ontinuation . .. ~dù
de la bande ro.cheuse que l'on ,trouve à l'Ouest Tro~
"'
;"'1
oons fond.
.,.. . . .
,',

'.f ...

I-III - Aperçu géologique ~. " i ...


• '1 .. •

La Côte d'Ivoire est Qonstituée de deux grands cnsenbles:!"'· ..

a)' La" ricille :Plat~":foma"(dl'àpr~~ ÏAGnrI 1965) -." ...


r" • : r'. -.: ," .

Les nesures géochronologiques 'oontrent que "l' Afrique constitue une soule
... • .... #'. ~ ~ , • • • ' .J' ," •

, et oBna plate-fome ancienne oyant acquis son individualité ou précoobrien.


• ,F... " "1 • • 4 . , . ' .. , ' • • • 1 • ..... • .. , • ,J.:; ':. '
La Côte d' Ivoire appartient à ce don.'1ine rigide de plate-fome ancie~e.
; ~ liIl - " l " •

Son socle dote d'environ 2000 Dillions d'années. Sa couverture, pr~sque',cooplè-


'te~e~t ctispnrUe, ~'est ..~lÙs
0..
re;résenté;
4""
q~e
" : _ '
;dr 'de~ fo~ti~~ ~ec~n~~es
_, \' .. ~ • !..' • "...
~t .
tertiaires. En ce qui concerne la Côte d'Ivoire, ln dernière orogénie intéres-
'. •- .... " . .,'" ., ' . , :: - •• ' r"'" : ~.. ...: - ,
sant le socle est l'orogenie eburnéenne datée de 1800 à 2000 nillions d'annees
(&~D ï962). '" ' ., - "} ,':. ". ... ', ,. ,'. , • ::-.
. . ; -
L'érosion de la couverture a dénudé et entooé d'irmenses zones de socle
précoobrien qui affleurent oointennnt largeoent.
~ • J

/
/
1
~,
'" '

-9-

.,
Le substratum géologique de la C~te d' lvoi.re est conat!tué prinoipaJ.enent
de :roches gronitique~ s~ présentant, en 'larges bandes, orientées irossièretlent
SuÇi-Sud-Ouest Nord-Nord-Est, alternant avec des cha!nes schisteuses et arkosiques
,de ob. orientation, Dllis générnleoent beaucoup mina larges •
. ~s parties, ~taires doDinent l.a.rgesent dans la région Sud-Est du pays;
.' ai11eur~, les granites et granitogneiss sont les roches les plus répondues.-
Dans le Dassif IJOntagneux situé à l! Ouest et qui est le prol~t des
oe~tagnes de Guinée, la géologie se conplique un peu: on Y' rencontre divers types
de reches se présentant en petites chn1nes d l orientation quelconque. On y trouve
des granites mgnésiens et tout un cortège de roches -basiques non tlétanorphisées.
. 10. plupart des roches basiques-de C8te d'Ivoire font de petites lentilles ou
de petits ~ssifs
à llintérieur et en bordure des cha.1nes séd.i.IJentaires. Leur
répo.rGtion géographique est assez quelconque nnis la oojorité d l entre elles se
retrouvent' au Sud-Ouest, d.llns la région de Tabou-Sassondro., au centre, dans la
",région de Touoodi-Bouaké, au Sud-Est, dnns la région d l 1l;yOI!lé, à l'Est, dons celle
de Bondoukou et d.nns le Nord-Est, aux environs de Bouna.

b) Le Bassin Séc1i.I:lentaire
Le Bassin Secondaire-Tertiaire de C8te d'Ivoire est le plus occidental des
bassina c8tiers du golfe de Guinée. Il s'étend sur environ 400km de Fresco à
1 '.Ouest, jusqu'à.Ax:i.tl. au Ghn.na à l'Est. Sa superficie est de 1'ordre de 8000kib2
et sa largeur atteint 35kn au nax:i.nuo.
Il n'est probableoent quo l'une des franges c8tières d'un vaste bassin sous-
narin bordant la cate Atlantiqu;e de l'.Af':rique, depuis le SUd. Marocain jusqu'nu-
delà de 11 Angola.
Du type "bassin-ouv~rt", i l fait partie de "l' enduitu séditlentaire Iléso-
. .
zo5:que tertiaire et quaternaire du continent o:fricain.
- .
La partie terrestre du Bassin de Cate d'Ivoire n la fome dlun croissant
, '

allongé qui épouse un rentrant du Golfe de Guinée de part et dl autre, dlAbidjan•

... ...
"
'-
-10 -

I-IV .. Etude du basSin sédimentaire , '.'

A) Donriées de la 'géophysique (d'après:'MA.UGIS 1955)'

Les
••
renseignem~nts gravimétriques et sismiq'q.e,s se reeo~ent ,pàur signaler
~ . • : . " : . • •• • • • , r \ o o . __ .:, l

la présence dfun accident majeur parallèle ~ la,c8te. La profQndeur du socle dans


. ..-. '. • .: !,. • ..•. .. . . . .. , .} - " ••

la zone affaissée est de 5000m au moins. ,--. ' ...


,'. -, ...

L'accident, très brutal à Abidjan, ie s~rait, beaucoup moins, ailleurs où i l


.. ~ . .. . "". . . . .... :. . . ~ " .' .. ' "'

ne pourrait s'agir que d'un enfoncement assez rap~de du fon9- (Ehinou). Les couches

,. ,
sédim~nt,ai;e~ 'doi~~t s'épai~;ir ~~~~z rapid~~~nt ,quand on va v~~s. î~~ '~o~s pro-
1 ._ •• , • • ". • L.
" '

fondes du bassin et il est extM~t probable que le m.o~ent de subsidence


" .. ~.'1 .. . .
qui a présidé au dép8t des sédiments a été accompagné d'un mouvement de bascule.
• ~. 1 . ' \ ~ • _ ~.. 1 _ ..

Les résultats sont trop ~radiques pour


• . " ' 1 .,....
dire 's'il y
~": .' " '.
a des plis dans le
... '.. 11 ..... ;'.",

bà'ssiD..
B) Stratigraphie (d'après J.R.nÉLTEIL &A.de SP~G1ER' i963') ,
, . ' ' • • ,'.' .... l, ~" •• '. _ • .-

Elle est connue grâce aux sondages de la Société Africaino des Pétroles•
• '" ". - "" '. r ·..... ' . .,... . . . .

Les séries de C8te dllvoi~e ne sont pas très riches


. en. .faune; aussi -les limites ~

dl~t~s adoptée~'s~~t-elles ~ssentieliement fo~dées'~ llé'tud~'do~'fOrM~inifères


~t des ostracodes lo'~s~u'i1s sont présents et sm;- c611e '~es 'sPores' et' des pollens.
" • • • l , ' ' . • • .' . . . . , '",

L'histoire géologique du Bassin de CSte d'Ivoire débute par le dép6t, sur 10 socle
' . ~'. ' . ~ ~ • • • 1 . . . . " . : . .. .... .. : " . .'

antécambrien, d'une série continentale d l épaisseur variable r.eprésentant vraisem-


•• • • • .. .......: . .. • ..... " f '. .... - 1
blablement la base du crétacé e~ peu~-atre ~e 'sommet du Juràssique. -La première
trans~ssion mari~e a lieu à 11 Albf.en ou même à 11 AptiEID., ~e période de ~groe­
sion correspondant au Crétacé moyen~ Une tenda~o' à la b:-misgr~ksi~n'se manifeste
de no~eau dès' 'ie d~but du Crétacé ~périeur~ ' . .' . ", " '
Au d~but de 11 ère tertiaire, seuls des golfes relativement limités sub-
sistent en C6te d'Ivoire~ le bassin'~aléocè~e-éocèneoc~id~ntril"et'~~'petit golfe
marin qui s'installe au Miocène ~rès dIAbià.jân~ ' '" , ':'
"li -,.
. -

. ~)-Série continentale de base '. , . -


. _ . . .• "., . _ . t.. .... . .. t \.. ~y ., ,"

La ~ér;i.e mésozoique de C8te dt Ivoire débute par une formation continen-


• .. 1 •• ' • ... ' . . . . . r'
tale essentiellement constituée de sables,. de grès, de conglomérats et dl argiles
. . . ., ~.

versicolores avec quelques intercalations d'argiles noires.


. - :ç.:.::i

....-: '. ... -~ .


-11-

A l'Ouest, ce1;t~
série repose sur le socle antéoambrien mais elle nia pas
., "(

été atteinte par forage à l'Est.


Son épais~e~ dépasse 2000m. au 9-hana mais ~ue vers l'Ouest atteignant
472m à Adiadon•. ,
L'Age de cette série n'est pas connu aveo certi~e. L'~se palynole-
gique a pennis d'en faire l'équivalent continental des, séries marines de
l'Albo-Aptien du centre du bassin. L'équivalence. de la base de la série est
plus difficUe à établir, cependllll.t", la présence de fZIDJ.QBabondantes-";.e mol-
lusques et surtout d' ostracodes d'origine lacustre, à aff:i.nité crétacé basal-
jurassique supérieur, semblerait indiquer un âge plus ancien que l'Albo-Jiptien.
b)-Albo-Aptien
n repose en transgression et probablement en discordanee sur la série
continentale. Dans la zone médiane du bassin son épaisseur dépasse 2600m, elle
diminue vers l'Ouest et vers l'Est.
La partie inférieure::de la série est formée d'argiles feuilletées noires
à intercalations i-réseuses.
La partie supérieure, dont le faciès éVolue rapidemont dans le sens
latéral, conprend au'centre du Bassin surtout des grès, des marnes et des
argiles feuilletées. Des amraonites trouvées dans doux carottes de sondage ont
pernis de dater ces niveaux de l' Albien moyen à supérie~. La partie supérieure
de 1 ',A1bo-Aptien comprend égo.le~ent d~s faciès très grossiers i congloI?-érats à
éléments de socle séparés par des argiles ou encore argiles à blocs et galets
isolés de roches nétamorphiques ou ignées.
Les faunes récoltées ne permettent pas d'affirmer la présence d'Aptien à
la base de ·la série et donc de déteminer une li.IJite entre l'Aptien et l'Albien. ;
' . ,

L'Albo-Aptien narin de la partie médiane passe latéralenent vers l'Est et


vers l'Ouest à la série continentale de base.

c)-Cénocanien
Le Cénonnnien est vraisenblablenent représenté par une série plus ou ~ins
grossière de caractère nettenent régressif, conprise entre l'Albien et le Cré-
~ .... l: ..'

tacé supérieur datés par ~eUr nicrof~une.


-12-

La série est constituée en œjeure partie de conglol:!1ér~ts, de grès, de


. ...... - .
sables dlo:rigine sO'INent fluviatile et dlargiles sableusè~- avec des calcaires
gi-éseux plus ou moins dolOIJitiqu:e~' dans h '~e c~tm1e du bas~ Son
épaiàse"ur, :très régUlière, de 11 ordre de 600 à 7000., traduit ~ raientissetlènt
de la subsidence 'Par rapport à l' llbien.
GUERIN-VILLEAUBREIL D. découvert 'près de N" zida, drols ln zone peu profonde
du bassin, une OIJlJOnite probableoent cénooailienne.

, d)-Sénonien - ~nien
I l est transgressif par rappo.rt aux couches 'sous-,jacentes sans que la
subsidence y reprenne pour autant le rythoe qu'elle avait à ~.'Albo-Aptien.

Le Crétacé supérieur est essentiellenent ar~leux dans l'Ouest et devient


plus grossièrenent détritique au centre pour reprendre. à.l!extréIJi.~ orientale
du .bassin un: faciès de type épicontinental de calcaires zoogènes, de ~UDa.~helles,
de cal~aires gréseux et de sables.
Une éoerSion générale se produit à la fin du ItTaestrichtien.
Le Crétacé supérieur déborde égaleoent parfois au. Nord de l'accident
mjeur; on l'observe notament dans les sondages de N' zida, Locodjo, Eboco et
en nffleureoents à Eboiiul~

Auoun oritère paléontologique n'a jll!Jais cO~ï.rJ;:é l~ p~~ence du Turonien


dans le bassin de Cate d'Ivoire.

e)-Paléocène
La Paléocène est connu sous un faciès œn.n transgressif caràctérisé par
de noobreux foroJ:ùni.:fères. I l est bien développé dcils an partie Ouest du bas-
sin où il dessine une sorte de golfe dans lequel i l s'épaissit rapideoent et
dépasse 5000 nu droit de Grl:lI1d-Lahou sous un fnèiès argileux et g1a~conieux.
, "

Des glnuconites paléocènes


, .
sont visibles drols-les falaises:catières'de'Fresco.
A l'Est d'Àbidjatl, le Paléocène n'existe,. plus que sous fome de ténoîns
très peu épnis de sables, d'argiles glauconieuses et de calcaires' coquilliers,
ee~-ci affleurant à EJ:roco. ....,. . .....
-13-

r)-Eocène
LI Eocène n I est connu que d..'lIl8 la noitié Ouest du bnssin, sous une épaisse'tU'
de 4900 au IJl1XÏ.DUIJ. On Y distingue un Eooène inférieur, fo~ d'argiles sableuses
à petits banGS œlcaires, et 'lm Eocène noyen et supérieur,.. constitué d'argiles
glau.conieuses plus ou ooins sableuses.

g)-0ligocène
Son a.bsence dans le bassin conduit à supposer à eette époque, non seulec.ent
'lm ~t de la subsidence, mis encore un noUvenent probable de surélévation gé-
nérale a.oeoc:pagnée ~une érosion susoepti.ble- d1atteindre .les ..couches du ~rétacé

\ h)-Miocène
\ Il est cantonné aux environs d' Abidjan dans 'lm petit bassin réduit.,. dont ln
J dinensi ~n Est-Ouest excède à peine 35 m. Il a été traversé sur 6OÜIJ.
\
) ...
Ln base du rliocène repose en discordance sur le CénoIJaDien. On peut suppo-
ser que la. transgression niocène II eDprunté une zone érodée de 1lOligocène ou du
début du ~aocène. Il est probable que cette zone, encadrée par des fo.illes, ait
été- plus particullèrenent désignée à 11 érosion par le tectonique.

i)-Cont1nento1 temina.1
i l est essentiellenont fomé de dép8ts détritiques sablo-argileux
(~ER~N 1961). On ne peut l'ecollIl!dtre aucune stro.tigrnpnie; les forœt1ons sont
partout lenticulaires et 11 n'y 0. aucune cOl'Télation entre los couches rencontrées
dans divers sondages, n&1e rapprochés.

Les faciès les plus eourannent rencontrés sont:

COM'looéra'Ii01!~tro:t<
....-.~~-- ...--......
~=-=~ ......- '" .. ': '::.
,~'. ' ::_~7':
-~_

i l est conatitué de golets de quartz cmentés par des grains de quartz


et des oxydes de fer.

Lits de graviers non cmentés


DJl se retrouvent dans 10 sillon séparant le soole du tertiaire.
- 14-

.. Grès fe#rugineux ",' • h

Groins' de qlÎartz' ~eux enrob6s dans une pàtè' '~f~rrug:i.riètiSe.


Ce faoiès est typiqù~iies'''b~è~ê~-de Bi!igémuè.' . 'c:' ,.. • -.. "
~ 1..:,.....,. _"
Sables
" . '
,,
"
Les sables non argileux seIlb1ent
. ' . ''''~''
rares;
~
on en rencontre des lentilles
',J .' . , ,." " ";"". . . ' • .. 1 .:", • w

près dtAbidjon.
,.. ,,~ . ~. -'
Sables ar@eux ..:':~'., '.. '''''~'.~' ;';
. ' Ils foroe~t la plus grancle
• .1' . '. .', ..' •
;Da§l~e.
.. • ~
des fomations1:,
..
Ln couleur vire
. . . . :;."'. 2-
du
, .. ' J~ '~.;:.."'I .1..

brun jaune à 1 t ocre ou o~oe au brun, rouge~tre suivnnt la concentration et• la ... _
JI \~,; ''''''''.~ ...... ""'-. ... ;,.: •• _ ~ •• _""",r;...,; .".~, ~".... ~14} ..>.J.~

fome des oxydes de fer et aussi généralenent suivant le re1-~ef. . "

.Argiles. ... ~ ., '. : ) • • • o.

On les trouve sous fome de lentilles' de ,coul~ur plus, oU; ooins barioléo
. .' 1"; ... ""~...'" ~. • .~.;. f':l .. ··.. .. ~ ,

ou blanches ~ BERTON signale de noobreui' ai.f1e:ureoents. - Ém. bordur~.


... _). ...,
Sud da,la lagune ,

. à ,1 ~ Oue.fllt d t A;~idj~. " . '" ,':;: ,f ," • , • \ ',~~:

Fomations'ferrugineuses . . . . '. ," .··t'O·.· ~ .


, Cuirasses de nappe ou Dasses g:rnviUonna5.res plus 'ou ooins rèruiriiées
.". t.: :, .... P \ .." ~~ •• " • \.

et transportées sur de courtes distances avant dtêtre ressoudées en. dalles c\li~
f,' • 1 •

rassées grace au cment f~rrUginaux' et argileUx.


,1 .... •

Tectonique

\
DI après BERTON, les oouvonents tectoniques dan~ 'la portie, actuolleoent
• _ .. ... • ., , " .. ~, ,. _ .' " ,........ j.. • - .'

visible du Contin~tal TerninoJ. ont été faibles depui.s, l t époque des dépôts et
lï.cl.t~s à quelques'coupures Nord-Sud (~a~e '..lby.et ~eb;)~ L'~~cMent
l..,., .
Daj~ur
ayant probablenant rejoué après les dép8.ts. du Co:p.tinental Temin.o.l. .
.' .' " . " " J.' • " . ..'

. Origin.e ~ . ~ .~." .... 4 ...... ".',. \ . 1~.~~<.".;' .._~ ,. .........r ..... 1 .. ~:·><ir

,.'. ,Le, BOURDIEC/. (1958) (lonne 1" hYPothèse, la. plus .synth~ti,que. Av:mt le
lIio-.Pliocène aurait régné un c1iDat du type tropical ll'uRi.de., f'avorisopt l'.épa-·
nouisseoent dtun couvert végétal dense et une forte . altération
... biochinique,
.,- du
. type f~rrall:~:çiqu~.~ Le socie dispara1t sous un 'épai~ tWl"téa~·:de'·.foriiations·oeub1es

-J5-

Au Néogène, un changeoent cliDatique provoque l'ablation de ces débris.


. . . . . '

Ceux-ci seraient
'.
transportés
.
et ...reœniés par .un systèoe de rwJ.Sse·a~ "à réiuies très
.,

contrastés donnant à.oette f0I'l?lltion une


. .stratigraphie
.
1enticuJ,.aire et un faciès de "

nnppe d' épandage seni-orlde.


Le lit de ces rivières capricieuses divngant en saison hunide donne nais-
sance à u.n: lit Diheur de gravillons et sable grossier tondis que 11 argi.le se décante
dDIlS des dépressions inondées périodiqueo.ent.

j)-Qunternaire
Les plus grandes étendues de Quatemnire se rencontrent 8'\.U' le cordon littoral.
IIi:7a.tteï.nt- COurntJIJeD.t une soixantaine de oètres.
Il se coopos.e:
-' dl une plage aotuelle .très reotiligne de ~"able roux (sabl~ fe~sé).
• h_ '-- ' ... .1 1 .. C _.;u' : ~: r:, . A~ J.r-: '1'; .JJ"2J:.J ShL:) ,_~ ~"'"
....... .; ;.:. '.' • • •" .... ,,:,,,.i..~ J ..l.. • •t .. l~~··"'.:"'!~J3. l;:r ... ·~

- d l une plage oncie~e qui S I étend ~ 500 à 1()()()a. GuEIuN-VILLAUBRÉIL


(1962) Y a coopté jusqulà six levées successives. Les Mb1es sont déjà
un peu blanchis en surface.
- de p1a.teaux dont 11 altitude ne dépasse nulle part 200. Ceux-ci présentent
1, généralenent une c8te brusque de 2 à 30 de dénive~', à 11 approche du
lac, du t:Ja.récage ou du bras de la lagune qui' les séparent les" uns. des
autres. Le sable en surface est jaune et devient ocre, plus cohérent et
un peu argileux. en. profondeur.
- de zones oorécageuses, lacs intérie~s" ou bras de lagune.

Si ces zones sont exondées, elles présentent en surface do larges ploques


de sable coop1ètenent blanchi.
Ces zones'onrécageuses du cordon littoral sont à rapprocher des onrécages
tourbeux ou sableux que lIon trouve à.·1' enbouchure des petites rivières prenant leur
s6urc~ dans les sables tertiaires.
/
i Ces zones basses sont parnllèlés à la eSte, reliées ou non à ln lagune.
LE BOURDIEC (1958) rejette l'hypothèse selon laquelle des flèches successives de
sable auraient isolé des trainées de points bas. Si elle explique localenent ces
fornntions, elle est incapable d l expliquer leur liaison avec 'la lagune ni la profon-

....
ABIDJAN actid~nt
'\ 1 / majeur
NORD SUD
+ + +1'1'.1'1""
",
+ + + + + 1" l""
+ + + .... , GOlf'; d~ Guin~
+ + .. + + lhalwfg
+ + ' .. + + du Trou-
Sans- Fond
+ + + + +
,
+ + + + +
1
, 1
+
+
'i: ,
+ + + + + "
,1 + + + "
Sfdimfnts /
+ + + 1- + + 1",.

SOOO + + + +
o.uatt"rnair~s ,, +
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, TertiairK 1
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St"cond.. ir~s +
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+
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, .•
<D Coupe pusant par Abidj..n . '.

'.
~

NORD SUD
"
~
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+ + + 1), so, ~ 100


, 1S0km
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cv Coupe pass..nt à t' OUt"It d' Abidj~n
..

FERMETURE POSSIBLE EN MER DU BASSIN SEDIMENTAIRE

Fig 1
- 17-

deur du lac Bak:ré situé dans .


le proloi:lgenent d1tm ues , bra,s
. du Trou sons fond. Le lnc
Bnk::ré s'expliquerait
. .. . par tm' creusenent fluviatile .lié à la régressiçn Pré-Flandrienne.
. . ,.
De la nêne époque date 11 étalenent de natériaux proveJ;lLl.!lt
'" .. .
d1.tme érosion
'" ~.
accrue des
plateaux tertiaires. La traD.!'igression qui a suivi a été à l'origine du rennnienent
de ce nntériel rejet~ par ln ner et cheninant l~ long d~ littoral sous l'action des
vagues. Ln crête de la houle a déterrrlné le niveau des levées et l' enfoncenent pro-
gressif du socle explique. ln pente du plateau c8'té lagu,."'le.

C) Tectonique (d1après DELTEIL & De SPENGLER '1966)

Le bassin sédinentaire constitue un golfe étroit installé dons une zone de


schistes métatlOrphiques "birriI:rl.ens" encadrée par le. prooontoire de gneiss du Libéria
à. l'Ouest et par le onssif cristallin du Ghana oéridional à l'Est. Au Nord du Bassin,
le ]irrioien est parcouru. par des intrusillns Nord-Est--Sud-Ouest de roches éruptives,
tels le gramte de la Doyenne vallée de ln Conoé et 10. grnnodiorite de ln basse ]ia.
Le prolongeœnt de ces llXes vers le Sud dans le bassin sédiDentaire coincide avec
des axes positi,fs trnnsversaux.
Nous avons vu que le bassin est divisé en deux par Un grnnd accident. Il
s'agit d'une faille, d'un rejet de plusieurs Dilliers de nètres et de pcndnge sud.,
coupent obliquenent les llXes tectoniques du socle, dont l'influence sur l'accident
se traduit tout nu plus par des saillants vers le Sud.
Sous les séd.iDents
. .de la partie Nord, la surface pénéplanée du socle pré-
sente un très faible pendage vers le Sud. Ln photogéologie a pernis de nettre en
évidence dans le Miocène continental une tectonique de fai'Ues certainenent liée à
celle du socle. Ln direction principale des fractures est N.NVl - S.SEJ, nais on note
en bordure du bnssin des failles très récentes de direction NE-SV1.
Le b~sin
• •
profond se présente come un m.ono-cJ:ti::na:!1. de
• l
p~ndnge sud, d'un
plongenent DOYen de quelques degrés à 30 degrés, butant contre 11 accident nnjeur.
Cependant d 1 nprès une coupe siSDiq"ue réalisée lors de ln cnnpngIle du eharcot, i l
seoblernit que le bassin se ferne nu large (fig.l).

1 • .;. . . ~
'.
-18 -

La. structure cht bassin profond dépeiul entièrenent de 10. con.bi noison de
failles et dtoxes'positifs transversaux. Ces a.xes~"·qui nhJ.ffect~nt 'guère' les sédi-
nen:ts de 10. zOne nord du bassin:, Sont liés à lti conat:(tution du soé1e et' sont dUs en
" portiCUlie:t' à des œ~sifs de granite et de 'gneiss. Il ne faut pns y Voir'l t effét de
véritables nouvenents dirigés de bas en haut onis plut8t les considérer conne des
zones nYant 10calenent, résisté à.' la' sùbsidenoe générale du, bassin. " '
Les failles du bassin profond, Est-Ouest, plus oü moins satellites'de
l s o.ccident najeur, ou obliques NE-SW et NW-SE sont vreïsenblablenent',liées /lU socle.
.. . . : . ~

.NéllIlI:lC>ins,
'.. ~ ."
11 existence de. failles
.., . dues
. /lU tassement
. - .
des sédinents
..
est . très probable " '

ninsi que ln presence d' /lccidents dus à des glisseoents tIlngentiels sous 11 effet de
.
_ t.
. ... •

la gr/lvité. La structure de la ooitié tuest du bassin est be/lucoup plus ca1I:le que
• . • ••• • - 1··..·'· ~ l' .., • , '.' , w': •1 ..

-celle de' ln ,partie Est, ce qui s'explique par ln presenoe, /lU Nord de' cette dern:t,ère,
d.' abondantes intrus:i,ons de roches éruptiveJ3 dans le soole, entrainnnt Une' préciispo- ..
sition à une tectonique plus casSllllte.
• ., '. J ' .:

D) l'1orpho1ogie /lctue1le "


Elle conporte plusieurs bondes distinctes allongées,clons le sens Est-Ouest;.
• .'" ".1'." .... '..... '.. é ." • • .••• • J. •

qui . sont du
... . Nord" au Sud: ~. .. ' - , . . . . . , .
Le socle •. ~: • : .' , ~ •../_ t'." •.

Sn DOrplJ,ologie' est différente' Suivant 'qùe 1 i on a Offoirè' nUx schistes~ du


BirrMen ou au Oristallin.' Sui,- les' schistes on,:'a une tôpoltraphie' DOlle et peu accen-
tuée. Le Cristallin, àu contraire,'- a 'un. relief plùs' vigoureux'" ,". c' ,"

. , "
. .
., .~.) .. ~ ,
• ~,. '~," • • 1 ,;
0
,'~ ...... o.
Pliocène Oontinéntal
.' , 'or. :... .1.- ',' ' .:.,.. :;. ..~, ,,' "", ~ . -,'
A l'est, les affieurOOents se présentent' sous la fome d'un ~and p1o.teo.Ù.
• " ~ . ,~ " f:, ' t -,~.:: ~",. ....' .. " :'...... :·~"1 r ... .r ..:.1... 0 , • '.... " • ' , ..

tabulaire d'une altitudo do 50 à 1000, entaillé par des vallées bien mrquées et
.' ~ f .... . .,l·C· .~·.·~·r '.''; -, ,,.. l ".' _ .. +" ": .... ~," •

couvert d'épaisses forGts. f ~

,
.
A-l"oué~t,"o~' /l un'reli~f:'be~u~oup
• .., -, .., " ,.
plus DOU:
f..' 0
~: cate No~ des _~~ p're-
... " • •• 1 ... • ., " , " ,

sente de prçfO~~Sllriaslld~S par' ci~s 'fal~s~s d!~ di~ine de oètres ,de hauteur•
., " ~ • A • ' '. li' •• "1 ....'.. -.04 " 0:, "\ '. 0 • ~ ~,., . '.1 .,. • , • t.. ,

~ ." # o ".... • ,': • • ~. 0 .. ", ' ...' . , . ' ""

,,
-19-

Les lagunes
Leur liaison aveo la tectonique est évidente. En oojeure partie, elles sont
orientées Est-Ouest et se -q:-ouvent à cheval sur l'accident œjeur du bassin. tetuc1-
lenent .tronçonnées par des coob1enents récents, elles foronient autrefois un ohape1et
continu.
Cependant d'autres lagunes orientées Nord-3ud ou Nord-Quest-Sud-Est sont
duesà.des accidents du socle.

'Le cordon littoral


Il est for.oé par une sucoession d'anciens cordons littoraux parallèles au
rivaga actuel.

I-V - Caractéristiques géooorphologiques générnles du littoral Cd' ap~s TRICART 1962)

Le littoral de la Cete dllvoiro peut· se diviser en deuX grandes parties~

- La 1ère portie sr étend de la frontière du Ghnnll. à Fresco


- La 2èDe va de Fresco à la frontière du Libéria.

La cete Est, plate et sableuse, est installée sur un ooopnrtioent affaissé,


tandis que la cete Ouest, élevée et coupée de pointes rocheuses, cOITespond à un' bord
d l un bloc soulevé.
La cete oocidentnle de la C6te d'Ivoire est constituée par un.1ittoral
élevé, fomé par les séries nétonorpbiques du socle précllDbrien•. L'intérieur e.st un
plateau disséqué en collines qui .dérivent du déoa:ntè1eoent plioqun.teI'Illlire d'une
surface d'érosion jalonnée par des 100beaux de . cuirasses ferrugineuses
.. qui reposent
par endroits sur des grès grossiers ferrugineux, et oêne sur des. lits de graviers 'et
petita gnlets qunrtzeux 0Il1 roulés.,je~ dépôts,. qui dénotent des 'épen~s seni-arides,
. '

se sont élaborés dons des conditions clil:Jatiques ano.logues à. celles qui ont régi la
fomation du Continentnl Tem:inal de la région Est et peuVent ~tre, ~ titre de pure
hypothèse, considérés C~IJI:J.e des' équivnle~ts lnté~uX. Nais la région' n'étant pas
subsidente, . ils n~ for.oent que' des plaoages Dince~ et discontinus qui n'ont été
oonservés que là où la cuirasse ferrugineuse qu:ï:.. les surp10l!lQe n'est pas déoontelée.
- 20-

Cette cuirnsse noule tme topographie de glacis d r accunulation très riince qui senble·
avoir été gauchie par de légères. ondulntions. A Grond-Bereby, elle couronne' le bord
du plateau à 15 ~ dans 11 intérieùr' vers 1000 d l n1. titude, puis on la reti'ouve 'en .
place sur la plage à 11 Ouest du vTarf. L'anse de Bereby correspond donc à tm eoDpaI'-

tinent nffo.isé, postérieur à la forno.tiàn de la cuirasse. Ces déforoations tec30-·


niques ont'f~cilité le dénantèleoent~ La cuirasse en place ne persiste que sur cer-
taines collines D.1longées dlallure tabulaire; ailleurs elle a disparu et tm'Dodèlé
de dissection tropicale hunide s'est developpé' dans le socle. Il seoble que des jeux
, . .
de blocs aient dénivelé récelJD.ent cette topographie. En certains endroits les' colli":'
nes sont plus basses et les vallées larges qui les séparent sont noyées en vastes ,
estuaires et narécages. Ailleurs, les collines sont plus élevées et séparées par des
vallées plus étroites et noins :ooréco.geuses. ,.' . ,
Ces caractéristiques du nodelé
"
de dissection se .
répercutent
"
directenent
sur les aspects norphologiques du littoral. ~ effet, le littoral,c~upe. ces diverses"
unités et présente un dessin en échelons avec tme succoss~on de tronçons rec-tiJ.ignes
" .... , . ....
orientés OUest-Sud-Ouest et Est-Nord-Est séparés par dos caps de décrochenent vers
le sUd. A chaque déé'roch~rient la côte est décalée de'l ou::~2 kIr. La 'lo~cUr des sec-·
., ,

t1eIlts rectilignes, entre les caps, est d'un~ quinzaine' de lm. Chaque cap' déterrll.ne·
une anse vaguenent protégée des ho:u;Les du Sud-·Ouest Dnis ouverte au large du c6to èlù
Sud et surtout de l'Est et du Sud-Est o Le's caps sont généralcriémt abrupts et doni..TIont
le rivage dlune cinquantaine de o.ètres. Généralcnent ID. côte' qui borde'les segnants
orienté~ Ouest~Sud-OUest, Est-Nord-Est est noins escartée. Les collihesdu socle sont

souvent séparées par urie petite plaine littorale dont la: large"..U' exéède rarenent'
quelques centaines de nètres. Celle-ci est constituée pàr deux cordons littoraux
anciens datés par analogie avec le"littoral oriental: j.fun,' le plus élevé (3 à 6D. ' ,
au-dessus des hautes ners) dé l'Ouljien, l'autre '(0,5 k 20) du Dunkcrquien :.(mis ceui
devra 8tre révisé).' Les rivières q~ débouchent sur' cette ~ côté ~ont cài:oo.êt6risées -
par des rapides à faible distance du littoral, conséqu(~ce de la t~?dance tectolliqùe
positive de la région au plioquaternaire. Dans ·Îes· rég:Lons soulevées, les vo.JJ.ées,
relativenent étroit.es, sont creusées légèrei:lent-en-dessotis du niv~au actuel du fD.i'1:·'
- 21-

de la r~gression préflandrienne. Elles sont ennoyées en ] inans dont la profondeur est


de l'ordre de 10 à 15n~ CeUx-ci sont femés vers la Der par un cordon dunkerquien ou
ouljien qui a rejeté les cours d'eau vers l'Ouest contre une colline rooheuse attei-
grumt le littoral. Ces lioans sont obstrués en période d'étiage par un bouchon sa-
bleux qui crève plus ou mins lors des crues. La plage n'est donc pas interronpue
sauf' à San-Pedro et Grand.-Béreby. Dans les régions nffaissées, les collines sont
séparées par d l aop1es bas-fonds occupés en partie par des 1:1rmns passant à des nan-
gTOves et des oorécages. Ces dépressions aop1:libies sont égalenent femées du c8té de
la ner par des cordons littoraux pléistocènes et par des bouchons sableux d'étiage.
Les différenëes entre le littorol orientoJ. et le littoral occidentoJ. de la
Cate d l Ivoire sont donc les suivantes:
) - Absence, à l'Ouest, de lagunes et sur la c8te, d'affleurenents des

l fornations détritiques du continental tûrninaJ.. Ceci résulte du fait que


les failles bordant le socle af'ricain passent, à l'Ouest, au large de la
cSte et à l'Est, à l'intérieur des terres conne nous l'avons vu plus .h...,4it a

- Existence, à l'Ouest, d 1 affleurenents du socle le long nêne du lit-


toral sous la fome de caps et de collines venant directenent au contact
de la ner et de secteurs rectilignes qui sont une autre conséquence de
cette ~e tectonique régionale.

- A l'Ouest, nous avons un tracé en Gche10ns du littoral qui recoupe


les vallées, tandis qu'à l'Est, nous avons un tracé rectiligne. Ceci est
égalenent dl1 à la tectonique. Ce tracé ne donne que des baies 1argenent
ouvertes enconbrées d'écueils et ne laisse place à des estuaires que tout
à fait exceptionne11enent.

I-VI - Facteurs de la sédinentation actuelle sur le 'plateau continental

A) Le Relief
Le relief du pays est conpar~ble à celui d l une ancienne pénéplaine en pente
douce vers le sud, culninant à la frontière Nord vers 350 - 400Il et descendant à une
cinquantaine de nètres au contact 'des 'sab1es tertinires du sud.
"

-22-

Le tiers inférieur de la C8te d'Ivoire, soit une baq.de de 100. à 200 km,
- , . .... . - .'
a un relief peu accentué, largement ondulé
. et dont les sommets ne dépassent pas 20am,. .
Ces parties basses slallongent cependant assez loin vers le Nord en remontant les ..
' . .
vallées des quatres grandes rivières qui traversent le pays dans le sens Nord-Sud.
• ~ ... • A ,

Le relief du restant du pays s'étage ~ntre 200 et 400m avec quelques so~ts
. ~

compris entre 500 et 700m disséminés un peu p~out.

La seule région qui mérite le qualificatif de montagneuse es.t celle de r-Tan,


située à l'Ouest à la frontière de Guinée. Dans ....
cette région
....,.:
nous avons une cb.a1ne...,
' .
dépassant légèrement 1000m, slétendant au Nord de Nan et de panané et. se poursuivant
vers l'Ouest en Guinée où elle contin~ à s'élever. La plupart des hauts, reliefs de
la C8te d'Ivoire sont constitués soit d'inselbergs gr~tiq~s. soit de massifs de
roChes basiques généralement cuirassés ayant résisté à l'érosion.
Ce relief mou et peu accentué fournira peu de matériel à la sédimentation.
.... B) Le Climat
Entre les parallèles 5Q et 8Q Nord on a un climat de type ~éen forestier.
Entre les parallèles 8Q et 11Q Nord on a un climat de type Soudano-guinéen.

a)-Le climat guinéen forestier se caractérise par ~e tempé~~e moy~nne , .


annuelle comprise entre 24,5 Q et 27,2 Q dans les régions de basses altitudes et par des
amplitudes thermiques toujours faibles.
Les précipitations atteignent 2000mm au Sud et l200mm au Nord à la limite du
. '.
climat Soudano-gu.inéen. On peut différencier deux saisons humides: la plus grande en
• • 1 .. •

• mai, juin, juillet, la plus petite vers octobre, novembre. La plus grande saison sèche,
quand elle est bien définie, s'étend de décembre à avril et la petit~ ne s'étale que
sur les mois d' aoftt et de septembre.

b)-Le climat Soudano-guinéen se caractérise par une température annuelle


moyenne comprise entre 24,5Q et 28,2 Q ~vec amplitude'thermique faible. ,Les précipita-
tions atteignent dans la partie Nord-Ouest l700mm et dans la partie Nord-Est lloonnno
~

La saison sèche Si étale


- sur
.
4 à 5 mois: novembre à février
. ou mars. Plus on se rap-
proche de la frontière Nord . du'" territoire, plus ,la saison des pluies.'
se concentre
,
en
...

une seule saison centrée sur le, mois ... " d! aoo.t. Nous" avons "
un climat
"
chaud et humide
_. .
et
- 23-

les actions chimiques et bio-chimiques' entraînent une t=ès grosse altération de


toutes les roches, mais le couvert iY,'égétal s' oppose en :?artie à l'évaouation des
produits de cette altération.

c) La Végétation
On peut distinguer troms grandes uni tés:

a)-Les formations littoralès:


Le long des Soo km de côte, on rencontre une mince bande composée d'espèces
plus ou moins halophiles: herbes psammophiles avec stolons le long des plages et
mangroves sur sols plats tourbeux et situés au niveau des marées hautes. Ces forêts
de ma.ngroves remontent un peu vers 1'intérieur en suivant les vallées plus ou moins
marécageuses des grandes rivières et s'éteignent à l'endroit où l'action des marées
n'est plus sensible.

b)-Les formations forestières s'étendent parallèlement à la côte sur


110000 km2 c'est-à-dire sur environ 1/3 de la superficie de la Côte d!Ivoire.
\,-
,':"1
c)-Les Savanes et For@ts claires s'étendent ~xr 200.000 km2 dans la partie
Nord du pays.
Nous ~vons vu que le couvert végétal. du Sud dG la C8te d'Ivoire va s'op-
poser à llérosion; en effet le ruissellement est faible même sur les plus fortes
pentes.

D) Le Réseau h;y:drograEhique
Quatre fleuves principaux traversent le pays dans le sens Nord-Sud.
D'Ouest en Est nous rencontrons:

- Le Cavally
- Le Sassandra
- Le Bandama
- Le Comoé.
Leurs débits ne sont importants que pendant la saison des pluies. Ainsi.,
le débit du Bandama' à Tiassalé, f)Ù passe 97% des eaux du bassin, est, en période de ...-.
crue, de l37Sm3/seconde-et à l'étiage, de,20m3/seconde~ L'absence de charge solide
- 24 ~

in;tPortante daD3 les rivières qui coulent entre des "Qerges encombrées de vég?tamion,
entraîne une très faible érosion.
Seules les particules fines, transportées en suspension d~ les eaux·
superficielles, peuvent être entraînées vers le large. Les sé~~nts grossiers
actuels sont déposés à proximité des embouchures des fleuves'et étalés Rar la mer
près du littoral sans atteindre le large. Lorsqu'il existe des sédiments grossiers
sur la zone externe des plates-formes continentales, ce sont de~ dépdts anciens qui
se sont constitués dans des conditions différentes de celles d'aujourd'hui et en
général lors d'un ou plusieurs bas niveaux marins quaternaires (BERTHOrS 1965) •.

E) Le Régime de l'Atlantique (diaprès VARLET)


1) La marée:
Elle est semi-diurne à forte irrégularité journalière dont le marnage ,
. . .
dépasse rarement 1,3m en vive-eau et peut descendre jusqu'à 6,4m en morte-eau. La
or marée est sensiblement en phase sur la côte .du golfe de Guinéé d'où la faiblesse
"
des courants de marée.
"-
,.
2) - Fertes barres (rouleaux) et "raz de marée"
La région du golfe de Guinée située dans la zone des calmes équatoriaùx'
n'est pratiquement jamais parcourue par des dépressions importantes; les grains
orageux qui on y observe souvent nt ont qu'une action né~l~gea?l.e ~'! le iii';eâu de- la
mer. Sans ~tre exceptionnels, les séismes sont relativ~ent rares et.faibles~ Ce"que
les observations anciennes appellent "raz de marée" ni est s<?uyentqùtuné très forte
barre coincidant éventuellement avec des vents assez forts pour provoquer une avancée
de la mer sur la c~te.

3) - La houle (étude faite à Port-Bouët)


VARLET a distingué:
Houle faible: hauteur de crète à creux 0,8 à lm
Houle moyenne: hauteur de crète à creux entre 0,8 à 1111. et 1,8 à 2m
Houle forte: hauteur. <le crète à: creux supérieure à 1,8 à 2m•

... • ~ 0" .: •
..- --..........--
....

G~ lahou.
Frnco

~.

----__<<__ courant . sup~rficiel

- - - - Sous- courant

Cartt de reparrition d~s courants sur le plateau continmtall voir.ièn


D.' apr~s Lt'masson et R t'b~rt
Fig 2
- 26-

Direction de la houle
, ,
La présence fréquente d l une houle d'interférence rend diffic:Ue l' évalua-
tion des directions.

J 1 1 "
lDirections lHoule faible 1Houl,e moyen.r:e 1Houle forte
1..
1
1
=
1 1 j 1" 1
J S 1 13 1 16 1 9 1
1 1 1 1 1
1 S.S-W 1 14
1 16
1 9 1"
J S-W 1 1 16 ! 2 l
5
! ! ! r
Fréq1ièncè"' annuelle' en.. %

4) - Les courants (d'a;grès LEMASSON &: REIBERT 1968.1 ,fig. ~ :

Lès' coupes 'de distribution verticale de 'la' cOEposante z0I1éÙ:Ef des coU!'ants
font apparaître un système de courants opposés: ' .
: a) Une couche supe~ficielle s'écoulant vers l'Est qui est ~ssqciée au
courant de Guinée. Ce dernier, qui' longe la côte africaine" est une cqntinuation du
contre-courant équatorial et "du courant des Canaries renforcé pendant:les mois d'été
par :la I!lOusson
.
qui so).lffle du Sud:-Ouest vers le c~ntinent
,
africain~
..... -: ....
" .... .. . ..Ii
, '
s ' affaiblit
pendant l'hiver et devient très irrégulier; son axe se déplace alors vers le Sud.
, . . ' . .'. . , ' ... ~ ~

b) Sous cette couche (quand elle existe, c"est-à-di·re de Ta'Qou à Grand-


Bas'sam) ~ un contre-courant de direction Ouest. Il est séparé du courant s\1perficiel
par une zorie de transition rapide où le vecteur courant tourne de 180 Q ,: ce 'qui' se
, .
traduit par urie ligne de transport zonal" nufu. Seul le courant côtier a une influence
. '

sur le littoral. Il porte généralement à l'Est avec,une vitesse moyenne ,de 0,2.m/s,
son futensité'maximum se situe de mai à juillet. Il sry ajoute un, courant de marée
sinusoidal de vitesse maiîmœn 0,15 mis et dont le maximum vers l'Est a lieu lh30
après la pleine pero ' . ';
- 27 -

5) - ChendheÏ:J.en;t ;'des ,sables le, lohg de ia. ~côte ' '.,

VARLET penSe que le facteur inclinaison de la' houle sur la côte est susèep-
tible d'expliquer en première approximation les variations que l'on a constatées dans
le transport .d.e~_ .sa,bles e,n' dit:férents points du golfe de Guinée. }fu.1 défini semble-
. '" " ~ ~. -~..' ,!: .: - ;.:' .~:;: .....:. .:.
t-il sur le~'côtes du L~béria, 'le .che~eoent prend ~e l'aopleur: à partir du Cap des
Palmes et atteint prob~biem~:rit son\nrodrium 'ent~e Ftes'co 'et Grand~Bassam. Au-delà il
doit
' . , ,

diminu~r'puisqu'il:est nul au Cap! des Trois


'
,

PO~ltes. Le cycle recommence ensuite,


cheminement, très ,faible: à Takoradi, ,sen~ib~e 4éjà à Sekondi et liaportant d'Accra
jusqu'à Lagps.

I=================r-=========
t
,) j\.. Portion de côte ! Angle de la c~ète 1
1 dl orientation constante ! ,de houle., avec la côte J
l ! ~
! Côte du Libéria ~~60.~ • • O • • • • • • O • • • O . . ! - 12Q !
! Cap d ~s p~"I-
~es 'Fr
a . ••••.••••••••• !
esco 4'6°_ !
J !
Fresco au Tro'u sans fond •••.:••••• '. ..;. .' ,. 32 2
Trou sans ,fond au Cap des Trois Pointes ~1 142 !
Cap des Trois Pointes à Lomé ••••••••• ; 439, !'.
l1 Lom'e à L'A"
agos- JUI:lO •••••••••••• ô ••• • •• 1• 270- !
1 Ajumo.- delta'du niger ••••••••••••••• • - 382

La houle est s~pposée venir 'uniforn.ément du Sud-Sud-Ouest. Il y a un bon


accord entre l'importance et le sens du 'transport et l'angle de ,la houle avec le
rivage. La réalité est cependant beaucoup plus complexe, ne serait-ce qu'~,n raison
des directions variables de houle.' On' remarquera que les houles du Sud-Ouest
, ,

inversent le' sens du transport sur les côtes du Libéria d'où une explication des
observations, 'contradictoires. Les houles du Sud doivent donner lieu' à un transport
dirigé vers l" Ouest entre le Trou sans fond' et le Cap des Trois Pointés, d'où une
explication possible de 1" absence de transport au Cap des Trois Pointes. l'ms nous
verrons plus loin que, pour TRICART, i l n'y a pratiquement pas ,de- tr~port dans
la partie Ouest de la Côte d'Ivoire. Cependant, la construction de l'épi artificiel
de San-Pédro a montré qu'il existait tout de mêne un certain transport mais qu i il
était beaucoup plus faible que dans la partie orientale du littoral.
- 28-

6) - Ac'tion de la houle sur le fond'


.
Les fonds sont fréquerntlent remanié~ jusq~' à une profondem. q.e-5m.; cette
profondeUr est aussi celle où déferlent les fortes ho~es. ~e' basant sur le. fait
expérimental que la mise en suspension du sable commence un peu avant 'le déferlement,
PELNARD-CONSIDERE donne la cote de -7m comme limite inférieure de la zone où la houle
peut entra.1ner directement le sable!,
Plus bers s'éténd la zone où la houle ,ni~git plus que 'pOlU' désagréger le-
sabiê 'ét"rendre possible l'entraînene:nt par le courant côtier.

7) - Volume des ohemine~


A l'Ouest du Trou sans fond une éstina~ion de7~0 à 8OO.0oom3 pa.ra1t rai-
sonnablè; les transports à l'Est du Trou sans.fon~ pa~sent alors à 300 à 400.000m3,
oar l? évaluation des dépôts annuels dans le Trou' sâns fond (400. OOOm3), basée sur ..
une période' de trente ans, doit être 'correcte. :!-'Iais i l. faùt bien voU:
'
que l' iJaéga-
lité des transports ,à l'Ouest'et ,à l'Est du Tr~u 'sans rorid est:un~ simple consé-
quence du changement d'orientation" de :la:éôte' etqué le Trou sans fond, jusqu'à:"
l'ouverture du <n1mIl de Vridi"; né fonctionnéit'pas 'comne une trappe ~ ·'sédiment.

8) - gydrologie' d~' plateau contin~ntai iv~irlen


-
(cl.'après.ies. Travaux du C.R.O. d'Abidjan).
Contrairement aux àutres 'mers tropicales -qui ont de faib:J.es "~a.ri.atiohs :
thermiques"les eaux néritiques de Côte d'Ivoire p~sen~ent ~es diifér~nces de
l'ordre de 102 au,cQurs d'une année. Salinité et teneur en oxygène sont aussi très
variables. Ces écarts sont l'indice. de variati9ns saisonnières notables liées à. des
mouvements importants des masses d' eau.
En zone intertr?picale, la situation typique des eaux, sur, le ,plateau' "'C
continenta~ telle qu'elle se présente toute l'année en baie de ~iafra'et devant le
Libéria est celle-ci:

.1) - Êm surface, une couche ~mogèIl;e d'eaux chaude~" (~luS dé' 24 2c) à
faible salinité (moins de 35 ~), d' épaisseur variable (20-30m) • ", "
. , ~. ,,' '. .
2) - ~ couche themoclj.ne, ~ù 'l~ t~p~r~tur~ passe
• . ' '. \ •• 1 • L
de' ~52~.' ..
à; l82c et
dont l'épaisseur et la position v~ient; 'elle assUre la transition avec les eaux
superficielles.
- 29-

.. '
3) -·.,me eau' que' i i 6h ·peut appeler subtropicale, que l on retrouve en
: , - . i· : .;.. ',.' . . ' ..
su;rface.• dans l a:tlantiqùe intertropiéal' occidental et central sous le nom dl eau
tropicale
' . r .
. ",' ,
. ' . ~ .
et qui plonge éh. penetrant dans 'le Golfe
.. ,'

de Guinee. Cette eau corres-


. . '

.~ .P?nd, au maximuÎn de salinit~ (35;00 %0) que ijo~ obse~e donc juste sous la
thermoclme.
4) - au-dessous, issue du mélange de l'eau subtropicale et de l'eau
antarctiqué intermédiaire, l'eau .centrale sud-atlantique couvre la partie infé-
rieure du plateau continental. A pa.i:-tir de la thermocline le. gradient thermique
est faible. A 200m les températures sont de l'ordre de l4-l5 QC.

En CSte d'Ivoire ce schéma est réalisé:

- g.e mai à juillet: les faibles salinités sont alors dues, du moins
pqur' une bo~e part, aux précipitations. locales alors abondantes.
- en novembre et'décembre: la couche dJeau chaude est alors très
_. ~paisse et atteint les 4Om. Les crues des fleuves locaux qui ont lieu à cette
.~poque de .~, année ne peuvent expliquer 1'ampleur du phénomène. Ces eaux super"':
ficielles seraient·essentiellement d'origine libérienne.
La direction géné~ale. des courçmts de surface es.t en effet d'Ouest
.. . .
~!1Est le long du littoral. ivoirien. Pendant ces deux périodes qu!on peut ap-
)1
.\Q~'o"\" \ th· . . i;' .,
p~1 er .s~'cl\t'.~es, la. e.mocllll.0 es tres\llëWq~e•
. ..,.- .' _. ; D' ~-a.t. ~ octobre, entre ces deux saïsons, un puissant "upwelling"
fait remonter l'eau subtropicale près de'la. surface. Cette eau couvre alors
l' es~ent,iel des fonds du p'récontinent. La thermocline disparaît. Ces eaux,
froides sont déjà relativement pauvres en oxygène. On observe, de plus, en sep-
~embre-octobre, un appauvrissement considérable de; cette teneur en oxygène
entre -10 et -30m.· Ce phénomène. se reproduit tous les ans et est la conséquence
probable
. ~
de la dégradation
~ . de la matière
. organique présentl? en:abondance dans
.l~s eaux à la suite dJune floraison phytoplanctonique importante liée à cette
" . " .. . ' .: . .'" . .
remontée d J~au:x: riches ~n ~els ?utritifs ... Ce~te: grande saison froide coïncide
avec l'hiver ,austral; la P8te d'Ivoire, cOll1De l'ensemble du golfe de Guinée,
~st .. climat de Ifhémisphèro ~'.
sous i'mfluence du .. . .
..
-30-

De
.
janvier
. . .
à mai,
'.
la .situation est moins. clai_ra•..Des
~ ~ .... ,
.phénolJènes d'ùpwel-
lings looaux se prod~~t qui ont intéressé .pendant
.. .
., .. . '.' " . .. . l'année d'observation,.
~. ~
lJeau
subtropioale début mai, ou leI? eaux de la thermocline en jan~e;r-féyrier•. Mais
. . . .' ". . '..
',' ~ . '. - .... .
d'une année à l'autre ils peuvent varier en force, d,e ~m.e q~ ).~ moment de lelÛ'
' " . : .' "~. ., . .
apparition n'est pas très bien fixé.
En conclusion, ~a i zon~ du plateau, au-dessous de 6Om, ~st. très staple
tout au long de l'année pour' ce qui es~ de~ conditio~ hyW:o~ogiques. Au-des~ de
60m l' instabilité augmente. au :fur et à mesure 9,11C""1 ~ on . .-:-.::l, ïrcl's ,laD. pcti-ts fOllds.
"'". .:

F) - Processus morphodynamique . (d 1 api-è~ TRICAl1T 1962)

Les oaractéristiques océanographiques que. nous avons vu plus haut,. font


que to~t le littoral de la CSte d'Ivoire est un littoral à forte énergie soumis à
des actions IaOI,"Phodynamiques intenses. Nous allons voir sur quel matériel s' exerce

.. ce potentiel morphodynamique élevé •


Dans la partie Est, ~ dispose des grandes masses de sable provenant' des

~o:rma~?nS d~ continental t.e~ et des apports considérables des netives'lors


des périodes sèches quaternaires.
,
Ces apports avaient é+-é stockés dans les
. cordons
littoraux Oulji.en et Dunkerquien qui sont très développés. Ceci se traduit par une
. /

dérive littorale sableuse. très volumineuse qui a pu, COnI!l.6 nous 1 r avons vu,S~e

évaluée à l' opcasion du percement du Canal de Vridi. Ce:::"tainas personnes en ont


Mtivement conclu qu'il en était de même dans la partie Ouest de la CSte d'Ivoire,
mais il n'en est rien comme le démontre pour deux raisons TRICART.

a) Sur le littoral Ouest, les masses de sable sont relativement faibles


. ;

du fait de s~s caractéristiques géomorpholo~ques et de son évolution paléoclïina-


tique quaternaire. Les falaises formées par le socle'et qui atteignent
. .
les plages
. .
en. de nombreux
.' .
points, ne
.'
libèrent
. que peu de matériel.
. . . . recou-
En effet elles sont ~

vertes jusqu'à leur pied par la végétation qui protège fort bien le sol. De._la
. . . , . ' ./ . .
sorte,.
. une pédogenèse a lieu sur les' falaises..mais elle reste embryonna.i.re du fait ~

~ue 7.a pente, très raide (40 et plus),. soUmet lès sols peu évolués et mi.nce~ à un
Q

glissement lent vers la mer. Des boulesG.:.nlt~rat~~n chimiq~è~ de~ Î:>ic;>cl3 'de' ~~sse
. . .. . .
suivent le . e sort et slacc:umulent au pied des céltes.~scarpées. Mais la lentëur
- 31-

de la pédogenèse fait que les volumes, Çl,e matériel fin sablO-argileux, que peut
seUle prendre en charge l~ dérive littorale, so~t faibles. Les cordons littoraux
ancï'ens' dunkerquien et ouljien qui bordent le rivage entre les falais'es 'rocheuses
boisées peuvent fournir davanta8'e de ;able mais leurs sapements ne se produisent
que de loin en loin. Ils semblent coïncider 'avec 'les wées' exceptionnSllési'!du
cycle de 18 ans et se sont produits au cours de llannée 1959. Entre telJps, i l y a
au contraire accumulation de rides sableuses au pied des cordons anciens qui, de
ce fait, cessËmt de fournir du sable à la dérive littorale. De plus, les fleuves
nt apportent que très peu de sable à cette côte. ,La région e~t encore largement
A" •.•. ; •• ~ : __ . . _ - - • • . • • • •
couverte de forets et 11 erosion reste presque dans les conditions naturelles et
fournit ~out des colloïdes. Cette "situation se modifiera avec:la mise en cul-
t
.·.
..

r.
tur~,.. ~s il faudra un certain nombre' d l ~ées"'pour que le matériel
l, ' ' . .
mis en mou-
.. 'veIitmt coÜll!late les bas fonds inondables et qulun transit régulier s'org8nise
r jusqu'à la côte. Seul le Sassandra, qui se trouve dans un secteur qui a connu
déjà des périodes sèches au quaternaire et qui draine des régions déboisées, ap-
porte dlassez grandes quantités de sable. Mais le Sassandra constitue'une e:x:cep-
tion.
La houle' dispose donc, sur le littoral occidental, d'un stock sableux:
. .
limité et se renouvelant mar. La majeure partie provient des cdlùons littoraUX
anciens qui ne sont sapés que lors des périodes de marées exceptionnelles et ne
peuvent souvent pas être rongés profondément à 'cause des rochers de leur' soubas-
sement.

'b) Le modelé du rivage est défavorable à un transfert littoral massif.


Dans les anses les mieux: protégées, le déferlement ne ~e produit pas ei'le sable
n'est pas pris en charge sauf pendant les quelques jours où souffle un harmnttan
,,
Suffisamment violent pour déclencher des houle~ d·IEst. Il i a donc interruption
de la dérive littorale drols les anses les meUx' protégées'" Il 'semble que lIon se
trouve en une sorte d l état stationnaire ne permettélllt las urié' dérlve résultante
inportante, sinon, les pointes rocheuses qui te~inent chaque sèc~eur de la côte
se;r-aient le point de départ dlune flèche sableuse teridant à fermer la rade foraine
',qui leur fâit sUite à'llEst, suiv~t le schéma tYPe é'tabli par les Russes pour la
,

trosion

'TI
10"
w

Blocage du -transit littoral par l' tpi


utificifl dt San pédro.

Echelle' 11 20.000

r. t·
.. '
- 33 ...

mer d'Azov. De plus, J;.es embouchures ne dénotent aucun transfert massif. Actuel-
lement ces embouchures sont à peu près fixées et celles qui migrent le font dans
des l:iJ:nites très étroites. Cette absence de migration systéœtique montre que
les transferts de sable sont faibles: sinon ils repousseraient rapidemènt les
embouchures des cours dt eau qui ne sont m@me pas capables de IJaintenir une com-
munication aérienne avec la mer en période d'étiage.
Les sables littoraux sont soumis essentiellement à des mouvements per-
pendiculaires au trait de côte. Suivant l'état de la mer, il y a alternance de
périodes de démaigrissement pendant lesquelles le profil transversal des plages
devient moins incliné et moins cambré et des périodes dl engraissement caracté-
risées par une évolution inverse. En période d'engraissement, il se forme des
rides~au profil très dissymétrique, avec une pente fortement cambrée vers le
.,
f large (15 à 25 Q) et une pente rectiligne vers l'intérieur. La r~ison de ces fortes
cambrures est d'ordre biologique. En effet ces plages sont caractérisées par une ,;
,'"
extraordinaire abondance d' o.nimaux fouisseurs qui ameublissent le snJ;!le en y
crénnt d'innombrables terriers et galeries. Lorsque se proçlui~ le jet de rive, une
grende partie de l'eau s' infiltre, le débit du jet de rive' diJÏùnue donc vers le
haut de la plage ce qui provoque l'abandon des grains de sable en suspension méca-
nique. Le retour de vague, très affaibli par cette intense percolation, est inca-
\
pàble d'en romener une bonne partie. Ces formes de profil de plage accentuent le
<Uferlement et rendent les rouleaux plus dangereux. En effet, le bas de plage a
une allure parabolique ce qui accélère le retour de vague. Celui-ci, en s'ajoutant
à l'effet de fre~ge du bas de la vague qui arrive, la fuit besculer plus tete
Ainsi, le sagle des petits fonds est aisément mis en suspension tourbil1onnoire
et pris en charge pour venir engraisser la haute plage. Ce profil particulier
contribue à g~ner la migration des sables et à renforcer les mouvements perpendi-
culaires au trait de c$te qui sont commandés par la configuration du littoral.
Cependant, la construction de l'épi de San-Pédro Il montré que les esti-
mations de TRICART é~llient trop pess~stes (fig.3). En effet, on peut estiIner le
vol~ du transpo~ annuel à 200.00Om3 par an; ce qui est faible par rappor:t au
transport qui se produi~ dans la partie orientale du littoral mais n'est tout de
m&le pas négligeable.
II - LE TROU SANS FOND .

TI-I - Historique

Le Trou sans fond est connu des géographes depuis très longtemps; on le
, '

trouve signalé pour la première fois dans la cârte dressée en 1846 par BELLIN,
ingénieur de la marine. Il figure ensuite dans de nombreuses cartes françuises,
anglaises et espagnoles. En 1941-42, 11 ingénie'Ùr n;Yarographe pr:inci;pal BREr·lOND a
fait une reconnuissance acoustique de la partie Nord' 'dè la, vallée souS-marinë. Une
étude de reèonnaï.ssance, en vue de i'installation dlune usine ùtilisimt '11 énergie
. ... .
thermique des mers, a été menée en 1948 et en 1949. Au cours de celle-ci, 720 son-
. '
dages au fil ont été effectués ainsi que iïes sondages' ultra-sonores. "Il a ~té éta-
bli une carte au l/lOOOOème pour" les ~ondages au fil et une c~rte à la m~me'
échelle pour les sondages ultra-sonores. Une carte'faisant la synthèse de ces deux
, ! _ ....
documents Il été dressée par llORSTOM.
Vingt carottages ont été e:ffectués dans la partie supérieure de la val-
lée. Le thalweg de la vallée soUs-marine est dur: sable, gravier ou argile. On nly
Il pas ref.evé d' arêtè rocheus~; un carottage, effec~é sur le flonè Est où la pente
est de 4QQ, a ramené une orgile bleu-vert très compacte alors 'qulon a~ait"pu
. ,,' . '. ,
s'attendre à trouver une formation rocheuse plus caractéristique.
, • of

En 1962-1964 et 1966 le Service Hydrographique 'de la Dfarine a 'effectué


des levées dons la région dl.A,bidjan et notamment au-dessUs 'dû Trou sa:ns :fond. A
partir des minutes de sonde, j 1 ai pu dresser deux cartes du Trou sans fond: lIune
au 1/25000èm.e, l' autre au l/lOOOOOème' (carte jo:inte).
Une seule hypothèse sur l'origine du Trou sans fond a été émise en 1938
par PRUNET.

II-II - Description du Trou sans fond (carte' hors texte; fig.4 & 5)

Il débute au ras de la cete 'dans ~es fon~s de lÛIil et se poursuit sur


. environ 30 inilles j~squ' aux
fonds de 2000m. Il entro;iJ.e. prof~nd~t 'le ~lateau
." - . '
continental sur toute sa largeur. Au niveaù de la rtip'ture de ?en~e en~ pla~~au
, ....... , . '"'. . .
CARTE BA THYMETRIGUE DU TROU SANS_FOND
',lJ;

5 °05t-------+:::~~

12
20

4°40NL- ....L ...J... ---l---------'

ND 69 OOS

. D' op l'' c? S Il?S minutes' du servICe hydl"'ogl"'ophiquro". Mission: 62 _6~_65


..... :" . . . Fig. '4 .. ~ '. • L. MARTIN

On.in. J.ALLEPO· Centre de Rrehèrchn OcéDnDgrDphi~u.s


A~IOJAN
ABIDJAN
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PROFIL' en LONG et COUPES TRANSVERSALES
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, DU TROU SANS- FON!? . L. MARTIN
Fi9~ 5 Cenlre dt Recherches OcrDn'9rD,hi~un
A&IDJAN
Profond eun 1 4 1lll1in., J. ALLE PO

\
. :. - 37-

"

et pente continentale, c' est-à,-dire


,
à :-llOn, sc.. profondêU.r est de 10000. Sa tête
est fo:l:'Oée ~e deux branches: une principale de direction :NNEJ.2.sso, et une plus
petite ,de direction NO-SE•. Il est intéressant de noter que le cannl de Vridi, ou-
vert en 1950, débouche dans.cette branche et que les sables ~Jis en muveD.ent par
le transit littoral s'y écoulent ce qui évite son obstruction. Après 2,5ku, il se
produit un changenent de direction, l'axe étu canyon deveIk'Ult NO-SE; 2, 5kn plus
loin, un nouveau chongenent se produit, l'axe du canyon redevenant à peu près
, ~

NlilE-SSO. 'Le canyon conserve cette direction pendan~ environ 30kn puis redevient
NNO-SSE sur environ 7ku pour. reprendre enfin une direction :NNE-SSO. Ce trajet en
"batonooittc"senblerait indiquer que le tracé du canyon a été in:f-luencé par des
failles, et ceci d'autant plus, que ces directions coïncident avec celles d'acci-
'dents'nis en évidence dans la partie terrestre du bassin.
Dans les deux prroiers ldlonètres, la pente atteint en noyenne 12,5%;
ensuite, sur l~~, c'est-à-dire dans la partie creusée sur le plateau continental,
elle est ~e :Jfb ~s elle passe, sur 2,5kn, à 8% (ce qui correspond à ln déclivité
de la pente continentale); ensuite, elle redevient é~e à ~,(fi5.5). Dans la
branc~e principale, la pente, s.ur le flanc Est, est de 2JS~ et sur le flanc Ouest,
de 25%; dans l'axe, tout à fuit en tête de canyon, elle est de 19f&; dans la branche

. .
NO-SE, 'elle est de 2JS'~ sur les deux flancs et de 7, 55{; ,dans l'axe. Dans la pa.rli.-e
creusée sur le plateau continental, les profils ~ransVerâaux sont en V.
.
Au début le canyon e~t assez étroit (la partie encaissée fait environ
. ~

llm de largeur) mis i l s'élargit rapidenent en allant vers le large et sur le


rebord ,du plateau continental i l atteint environ l2loJ. de large. Les flancs Est et
Ouest sont en général assez synétrlques, le flanc Est étant toutefois un peu plus
haut .
. d'une quarantaine' de oètres; sur une douzaiD.e de kilonètres leur pente est de
30 à 35%.
, ;
Au fur et à nesure
. que la vallée s'élargit, la pente des flancs décro!t
pour atteindre 3,~ vers 17000 de profondeur. Nulle part on ne rencontre de parois
1 • ._ .;

vertiiales, ce qui est logique puisque, au uoins


'
·dans sa partie supérieure, le
.
canyon est creusé dans des 'argiles sableusés oiocènes qui ont été traversées sur
600u' par le forage pétrolier de Port-Bo~t.
.'
1
r":'
- 38-

II-III - Log du forage BU (Port-Bouët)

Ce forage, exécuté de septembre 1958 à septembre 1959 par la Société


Africainè des Pétroles, a été poussé jusqu'à -3938m. Si tué lm peu à l'Est du
Trou sons fond, i l nous fournit de précieux renseignements pour l'établissement
de la stratigraphie du canyon.,
Il recoupe successivement:
- de 0 à 7lm, le Quaternaire, formé de sables grossiers
- de 7l à 123m, le Miopliocène, formé de sables fins à niveau'-ll~eW13:

- de 123 à 706m, le ~liocène marinj. formé d'argiles plactiques grises


à verdptres très peu sableuses
- de 706 à 757m, le Sénonien, formé d 1 ~les peu sableuses à nombreux
débris de coquilles .
- de 757 à 1037m le Turonien qui 00 mprend
plusieurs horizons:
. ,

• de 757 à 835m, nous avons une alternance de bancs calcaires .


gréseux à grès calcareux avec des niveaux d'argiles -grises à
vertes peu sableuses
• de 835 à 876m, nous avons des argiles sableuses grises avec de
nombreuses intercalations de sables à grès peu calcaires peu
consolidés, des sables argileux gris à verd§.tres aVec interca-'
lations de sables à grès peu calcaires .,
• de 876 à 1037m, nous avons des sables à grès fins peu consolidés
avec de très rares niveaux argileux
- de 1037 à 140Sm, le CénoIlk'1IÙ.en qui est fonné:
. -
• de 1037 à 124&, par lm conglomérat de sables fins à lilOyens à
galets de quartz (0,5 à 8cm) peu cimentés passant localement à
lm conglomérat quartzitique

• de 1248 à 140Sm, par des sables à grès calcaires peu consolidés


et par des argiles sableuses verdatres à grises passant localement
à des argiles gypseuses blanches
- de 1408 à 3938m, l'Albo-Aptien qui comprend les horizons suivants:
• de 1408 à 15OOm, 'argiles grises à noires silteuses, feuilletées,
micacées très fossilifères
'1
• de 1500 à 1666m, argiles silteuses à ~tercalations de calcaires

L • de 1666 à 1945m, alternance de grès calcaires, d f argiles feuil-


1 letées silteuses grises et de sables consolidés
- 39-

• de 1945 ~ 20SOm, marrie~ et_ar~e~.no~re~ ~ ,~onites et ,nombreuSes


interca~ations de grès à ciment calcaire très développé, ou de cal-
caires gréseux
• de 2080' à 238Om, sables consolidés et gJ;'ès souvent ligniteux, nom-
breuses intercalations d'argiles feuilletées grises à noires.
De 2186 à 2l96m, nous avons une intercalation à galets de socle
• de 2380 à 269Om, argiles silteusês grises à noires plus ou moins
indurées avec de nombreuses intercalations de grès feldspathiques
à sables ligniteux et de rares niveaux de dolonie brunâtre
• de 2690, à 300Om, grès peu calcaires aV'3C de rares niveaux d'argiles
grises puis des silts argileux avec de;3 intercalations de bancs de
grès fins: à moyens, peu calcaires
• de 3000 à 3938m, argiles silteuses feuilletées grises à noires
passant localement à 'des silts argileu~, avec intercalation ryth-
mique de bancs de grès fins feldspathiques passant parfois à de
fines arkoses. Débris ligniteux et asp:18.ltiques surtout dans les
argiles silteuses. '

II-IV - ~néraIités sur les canyonS sous-marins (~ŒPARD & DILL 1966)

De nOI;l jours, l'origine des canyons n'est guè:,,'e plus claire qutaux premie~.:'s

stades
....
des 'investigations. Nous possédons suffisamment de données sur les têtes de
canyons pour définir les processus d'érosion qui s'y produisent, mais notre igno-
;~ce ~ les propriétés physiques et la distribution des sédim~nts dans les parties
plus profondes est un des principaux obstacles à leur connaissance. Aucune des hypo-
thèses actuelles ne semble capable d'exPliquer, à elle seule, tous les canyons ~cu~­
maXills; cependant, les études déjà menées ont permis de faire un certain nombre de
constations:

- Les caDygns ont une pente continue. Les exceptions sont rares et ne sont
pas confirmées par de nouvelles études lorsqu'il s'agit dtétudes anciennes
- Les profils longitudinaux sont plus raides dans les têtes de canyons que
dans les parties inférieures .
-' Beaucoup de canyons ~t des profils transversaux en V avec un fond plat
étroit formé d'un remplissage de sédiment
- De nombreux 'canyons ont' des cours sinueux; ces sinuosités se poursuivent
dans les vallées qlÙ; leur font suite
-40-

~ En'géné~al les affluents se rencontrent'côUrammerit'près des têtes de


,canyons;' cependant, il, peut arn.ver qu'ils d~butént en eaux plus pro-
fondes loin de la ligne de rivage actuellë'· '
- Certains canyons peuvent; soit se terminer àu' changement, de pente du
talus continental; soit 'se Poursuivre 'par tine'vallée creusée dans 'les
sédiments de ce dernier
- On trouve en général de grosses accumulations'dè sédiments à leur dé-
bouché
- On rencon.tre des canyons aussi bien dans des roches sédimenta.ii:-es que
dans des roches éruptives - .
. .
, - Les canyons existent aussi bien ~ le~ côtes tectomquement stables
que sur les côtes tectoniquement instables
- Mise à part la c6te Ouest de ,la Corse, les. canyons ne semblent pas
être plus abondants sur les côtes profondément enoaissées que sur. les
autres .
- Certains canyons sont placés loin de rivières terrestres et d'autres
ne semblent avoir aucune connexion ave'c un drainage teITestre
- La répétition de sondages-dàns plusieurs t~tes de èanyons a montré
des changements de profondeur .;.
, , ç~

- Dans les têtes de canYons sableuses, seuls, des ~coulements lents,


des glissements, des coulées de sable et le transport par des courants
autres que les courants de turbidité ont été observés. Il n'y"a auçu.ne
preuve concrète de l'existence dès courants de turbidité dans 'les ~êtes
de canyons sableus'es .•ù pourtant de nombrèusès observations' ont -été" .
effectuées ..
- On a des preuves du transport de sable et d' organismes littoraux vera'
le bas des cany0!ls. On a également renc~ntré des graviers, . d~s . 'f:rag- .
ments de roches .et des. blocs assez volum.ineux .. ~

~ Sur les parois il existe des preuves d1érosion telles que cannelures"
et trous d'organismes tronqués
- On a observé dans des canyons des .courants de l'ordre de 0,5 noeuds
- Des canyons qui reçoivent de grandes quantités de sédiments -ne se
J;'emplissent pas .' .<
- Le "bed rock" peut être à' nu dans certainS canyons. '.

II-V - gypothèses sur Ir orlg:i.n,e des cagv:ons (SHEP.ARD & DILL)


~ . . .:. '

De très nombreuses bypothèsés ont été fOz;muJ.ées pour ~x:piiquer la for-


mation des canyons sOUSo-"marins. Il fut· un temps où chaque .géologue célèbre avaii;
- 41-

sa propre théorie. ,Cependant, il semble raisormable de laisser de caté celles qui


ont été très .cri. tiquées et non défendues.' Par ex. l' hypothèse de JOENSON (1939)
. .
d'un creusement par des sources sous-marines n'a jamais été basé~ sur des faits
concrets; celle d'un' creusezœnt par des 'tsounamis, suggéré~ par BUCHER (1940),
nt était basée ni sur une étudé sérieuse des canyons ni sur celle des tsounamis.
L'explication des canyons par des failles (LAVlSON 1893 & WEGENER 1924) peut pa-
ra!tre plus intéressante, mais le système arborescent des affluents, les axes
sinueux et la difficulté de faire correspondre les canyons avec des axes struc-
turaux du continent,' font que cette hypothèse ne peut consntuer une explioation
générale.
Nous allons voir plus en détail les théories qui ont le plus retenu
l'attention des chercheurs.

A) Les canyons sont des rivières submergées


Le fait qu 1 il y ait de nombreux traits co~ entre les yallées ,teI'-
resh-es et les vallées sous-marines a fait penser que ces dernières résultaient
de la submersion de rivières subaériennes. creusées à une époque où les terres
.. étaient émergées. Ainsi, les canyons de la cate" Ouest de la Corse semblent ~tre

~i nettement la prolongation sous la mer des vallées terrestres que, m~me KlŒlliŒIDT
"'. (1953)-, un fidèle défenseur du creusement p~<'les courants de turbidité, en con-
clut qu'ils sont de véritables vallées submergées. Il est logique de penser que
les canyons voisins ont la même origine et donc que les canyons du nord de la
Corse':et de"la Riviera italienne et française ànt· la m~lIe histoire puisqu'il n'y
a pas d~ ..oa~sure. topographique entre eux. De plus, ,le fend vaseux des t~tes de la
plupart' d~ ~es canyons semble indiquer qu'ils' sont en train de se remplir.
.. Il. existe :des preuves de submersion le lçng de nombreuses côtes. En ef-
fet, les forages pétroliers traversent fréquemment d'épaisses séries co~tinentales

ou ~rines d'eaux peu profondes qui se trouvent à plusieurs ~lliers cre' mètres
sous le niveau actuel de la mer.
Le fait q-q.e les, CÇlpyons soient aussi bien' dévelop:p~~ dans les roches
cristallines que dans les roches sédimentaires doit; indiquer que les canyons !3on~
... ~. :.,' ..... \,' ," ~ . ~. '.
dès va1léè~ ~ubnier~es ou alo~s, _que 1 J érosion sous-marïiië' e'st aussi forte da...TJ.8
. .' '.' '.
les rochës dures que l'érosion stibaérienne. v
- 42-

Un argument dlune valeur plus douteuse, mais qui" i>eut tout de même ~tre
retenu en faveur d'un 'creusement subâérlèn, est le fait 'que certaines t~tes de
oanyons sont situées directement à. la sortie'de vallées terrestres.
Toutefois, ceci peut également indiquer que les sédiments apportés par
les rivières ont seulement été utilisés par les agent sous-marins pour creuser
les canyons.
Le fait que certains affluents aient leur origine à plusieurs centaines
, '

de mètres de profondeur peut ~tre un argument en faveur de la submersion car dans


ee cas, on ne peut invoquer l'apport de séd.:Unents par les courants côtiers pour
expliquer leur creusement.

- Objections au creusement subaérien


On a longtemps cru que la profondeûr moyenne atteinte par les canyons
était Çie 3000m. Les ca.n;yons ayant une dist.ribution univerl?elle,_il était diffi-
eile dl admettre une tel,le immersion de toutes les côtes. En rénlïté, les canyons .
..

atteignent rarement 3000m de profondeur et il semble qu'au contraire la profondeur


moyenne soit de 2l00m et m@me de l800m dans les régions sondées avec précision.
Ces derniers chiffres ne sont pas très éloignés des valeurs de subsidence ,indiquées
par les forages côtiers.
D'un autre côté, il eriste un hiatus entre les vallées terrestres- et
marines. Il semble que le profil concave typique des canyons avec des pa.r1iies plus
raides en eaux peu profondes soit une indication d'ajustement dU,profil"~u niveau

actuel, ou à un niveau voisin de l'actuel. Ceci ne réfute pas un creusement subaé-


rien primaire mais montre qu'une érosion sous-marine quelconque a refaçonné ces
vallées.
Un argument convaincant contre la seule érosion subaérien..'1ë osi; la :décou-
verte de parois de canyons contenant des trous de pholades tronqu~s. L1 érosion dans
le canyon de La Jolla de séd.:Unents,lagunaïres datés, ..mont:r;-e qu'un creusement actif
s'y est développé durant les 8000 dernières année~.

Nalgré tout ces preuves dt érosion Inap.ne ne. doivent pas faire abandonner
complètement l':h;v;J?othès~ de la supmers~on ,de vallée::! terrestres. En effet, i l
existe de nombreuses preuves de l'enfoncement ,de la ,marge continentale 'et de plus,
.f • .
- 43-

.l~ configuration de ~mb~ panyons ne. semblent pas conforme avec oe que doit donner
l! érosion sous-marine. La forme arborescente du tracé de certAines vallées est sem-
blable à celle créée par le ruissellement de l'eau sur le sol. Le ruissellement af-
fecte la pente dans son ensemble alors que les courants chargés de sédiments semblent
~tre localisés.

B) Les canyons ont été creusés par des courants d~ turbidité

Nous supposerons que les courants de turbidité résultent de l t aocUIl1tÙation


de sédiment.s sur une pente jusqu'à oe que la masse, ainsi formée, devienne instable
et glisse en entratnant la mise en suspension des sédiments. En descendant la pente,
cette masse liquide peut s 1 autonourrir" par érosion du matériel sur lequel elle
,
Il

ooule. Un tel type de courant, s'il existe, peut descendre un canyon 'sous-marin et
\ . 'transporter des sédioonts qui s'accuouleront au bas de la pente. Les vallées qui font

;
!
sui te aux canyons sont, dans de nonbreux endroits, bordées par des levées. Cela signi-
fie que des courants peuvent se répandre par-dessus les bords des chenaux. La décou-
verte de petits lits de sable bien classé, aussi bien sur les levées que dans le lit
œjeur, indique qu'il existe un courant capable de transporter des sables fins nu-
delà des lillites des chenaux. Le fait que les sables des canyons et des basses val-
lées soient grano-classés est en accord avec le grano-classenent des séQD~ents dépo-
sés par des courants de turbidité artificiels créés par K1ŒIDŒli~ dans des baes expéri-
nentaux. Cependant, il faut noter qu'un courant ordinaire dont la vitesse varie,
donne des grano-classenents seoblables.
La découverte que des canyons, et l~êne des dépressions faillées, étaient
dirigés vers le large alors qu'ils se trouvaient dans des zones où d~s gauchissenents
et des failles avaient développé des barrières et des bassins, nontre l'existence
d l un courant très actif capable d'éroder ces barrières et de reuplir ces bassins. De
nêne, les blocs anguleux trouvés dans des carottes prélevées dans l'axe de certains
canyons suggèrent' l'existence de courants périodiques. }fuis ces nênes blocs peuvent
égal~nent être tonbés des parois et avoir été transportés par des gliss~ents de
sédiments. Un autre argunent en faveur des courants de turbidité est l'existence de
gorges et de chenaux relativenent profonds'dans les basses vallées.
,
-44-

a) .Arœments de valeur contéstablé relatifs auX èourants de turbidité

Treublement de terre du lIGeorge-bank"


La vi t~sse de ~5 ~euds que cer:tains auteurs ont at..t rioo.ée au courant de
turbidité engendré par ce treobleuent de terre, aurait été un arguLlent con:va.icant·
en faveur de l'érosion par des' courants de turbidité, nais malheureusem~t son au-
thenticité laisse beaucoup à désirer. En effet, de nouVeauX c~~s f~its par
··,'·5'HEP.ARD ont ranené ·10. vitesse théorique possible de 55 à 15 noeuds. De plus, il est
très possible que les'câbles aient été cassés successive~ent par d'autres' phénooènes
qul'IID courant de turbidité. Les carottes, prélevées par le "Laobnt GéologicaJ. Obser-
vatoryll dans la zone où la vite'sse est supposée être la plus. grande, uontrent que de
telles vitesses ne s'y sont pas développées. En il est inconcevable'que ce'effe~, "
grand torrent ait pu descendre la pente sans déplacer 11 épaisse couche d l argile sil- .....
teuse què Iton trouve au sœ:JJ:let de la plupart de ces carottes. De n@ne, 'le œtéH.el '.
recueilli par les compagnies aussit8t après la rupture des!câbles est tout à'fait .~

inconpatible avec le fait qulun grand torrent dleau chargée de sédiIJents.ait descen-
du la pente (KINDLE "1931). Les cailloux, rapportés par lŒNDLE, sont en réalité dtts
.: aux apports des icebergs. TmRZAGHI (1956), pour sa part, pense que les tremblenen~s
de terre pourraient prodUire des iiquéfactio:n:s spontanées qui descendraIent· progres- ~.
siveoent l'es pentes come cela se'~produit parfois sur terre. HEEZEN' (-1963) objecta. ...
que les câbles cassés ~U;aient d'Û,'élans ce cas là, glisser le long de la 'pente~ De
plus, un ensenble de faits senble indiquer que les sédil1ent~ de la pente ne sont .pas
sujets à liquéfaction (MaRRE 1961)~ La possibilité que les ruptures des câbles soient
.. ' .... . '

dues à des glissenents successifs (SHEPARD 1954 et !~RE 1956) est égaleoent à con-
sidérer. La découverte d~s c.ette zon,~, par les chercheurs du "Lanont",' de laobeaux
de glissenent reposant sur la. pente, corobore cette idée.

Estination théorique de la.·vitesse .' '.,


"::'.'; ·<Les ë·stimat1ons··fa.'ites pal' HURLEY (1960) et n~1AN (1963) :montrent qulen
~ , . - ... . ~ ..
théorie des sédiments' en suspension peuvent engéndrér des courants dè turbidité
• .. \.. .." • " " - <li :.. • • ,

atteignant de grandes vitesses a la fois dans les canyons et les'basses vallees.


• .. ... ," ' . • • d • - • ~ " . '

Les calculs dt OOIDr Llontrelit qut avec' une épaisseur de lOb et une concentratiOn en'
~
,'
- 45-

sable fin de %, ,
les courants peuvent parcourir le canyon de I.e. Jolla avec des vi-
.., '.

tesses variant de 0,26 à 26 noeuds. Il est cependant difficile de comprendre GOmment


le sable, forteoent tassé et stable qui se trouve dans les t~tes de'canyons sur une
pente de 30 2 , peut être nis. en suspension quand il se trouve sur une peJ;lte de 102.

,graviers et fragnents de roches des axes de canyons


Jusqu 1 à 1 1 emploi de carottiers de large section, tout senblait indiquer
que les courants de turbidité possédaient de faibles vitesses. En effet, on obtonoit
rareoent dans les carottes autre chose que du sable fin; ~ne les graviers et les
fragaents de roches décrits par ERICSON (1961) dans les eanyons de la cete Est
. ,étaient incorporés à des séd.ir:J.ents argileux ce qui laissait plutet supposer un trans-
port par des coulées de boue que par des courants de turbidité. Les fragnents de
roches à cassures fratches, trouvés dans des carottes de la basse Californie, peuvent
.signifier qulune érosion puissante SI est produite sur les roches du fond; uais il se
. peut égaJ.eIlent que ces fraguents soient tonbés des parois et aient été transportés
plus tard.
Toutes les études récentes ont donné des carottes contenant du sable et
des cailloux dans le bas.
, Il est difficile de voir cament des courants de turbidité
PE!'Nent produ;ire une telle disposition car on s l attendr:J.1t p1ut8t à trouver des
cailloux sur le fond. En fait, il slagit peut~tre dlun autre type de coulée de
sé~ents qui transporterait des cailloux et produirait ce que lion appelle des
turbidites.

Les courants de turbidité et les pente~ unies


KUENEN (1950), NATLAND et l\ITDDLETON ont créé des courants de turbidité dans
des bacs expérimentaux. Cependant, les expériences de décharge exécutées par
BUFFINGTON (1961) sur les fortes pentes de la tête du canyon de La Jolla nt ont pas
produit de cour13Ilts de turbidité sur des pentes relativeoent unies ~gré l,a forte
inclinaison et les différents mélanges du matériel utilisé. Des c~nstaiï:.1.t1mm sœibla-
bles ont été ·faites par les nombreux plongeurs qui ont essayé de déclencher des cou-
rants de turbidité sur de fortes pentes. De . e , les sédinents ms en J:louvement par
la soucoupe plongeante sur les parois et le fond des canyons de La Jolla et.de la
-46-

Seripps n'ont généralenent développé que' des courant!'! de turbidité de courte durée.
Ces observations indiquent qu'il est dif'ficile de déclencher des courants de turbi-
dité sur des pentes où le sédiIJent s'est acCUI:IU1é lentenent. Cependant, moRE (1960)
a oontré que l'introduction brusque de séd:i.nent dans une dépression nllongée donriait,
en le canal i sant, les conditions nécessaires au dévelowenent dl un courant de turbi-
dité.

'0) Argunents contre l' hypothèse du creusenent des canyons


~ar les courants de turbidité

Si les courants de turbidité étaient la seule cause du creusement des


canyons, il devrait y en avoir des preuves très nettes; or nous allons voir que l'on
peut tlettre en doute beaucoup des argunents qui setlblaient, au pretlier abord, favo-
rables aux courants de turbidité.
D'après les expériences de BUFFINGTON, nous avons vu que si on déclenche -
sur une pente unie Un courant de turbidité, il se di~sipé trè~ rapidetient. Par':crmtœo; .:
..
si une dépression existe déjà sur la pente, le courant de turbidité en étant cana-
lisé, aura plus de chance de continuer jusqu'au bas de la pente. En se basant sur ces
observations, on voit que les courants de turbidité ne sont"'pas' la cause prerJi.ère du '..
creusenent Dais perpétuent 'lme vallée déjà existante, même si, par ln suite, ils --

l'approfondissent.
Si les courants de turbidité étaient la cause mjeu:re du creusenent des
canyons qui entaillent, sur près de 10000, des roches relativeuant dures, ils
devraient avoir un pouvoir érosif mmparnble à cel14 des torrents et des rivières de
nontagne, ou alors, i l a fallu que l'érosion se produise durant une grElIlde partie des
tenps géologiques. Or les faits ne justifient ni l'une ni l'autre de ces suppositions.
Dt après GORSLINE et EIDIERY (1Q.59), les courants de turbidité qui approvisionnent en
sable le bassin aU large de la Californie· sont très peu fréquents; peut-~tre de
l'ordre de 1 tous les 400 ans. Si ces courants peu fréquents avaient produit, seuls,
ce creusenent, le processus aurait nécessité. une période beaucoup plus longue.
,;.
- 47-

'.,

.Les foro;1jnjfèrea benthiques de faibles profondeurs qui sont très fragiles


et que Iton trouve dans les lits de sable sont habituellenent bien préservés; on y
trouve ~e des espèces arénaoées qui auraient facilenent été détruites par un cou-
rant dense très turbulent.
Si les vallées étaient dues à des courants de turbidité, les canyons de-
vrnient descendre la pente plus ou 410ms en ligne droite et ne devraient avoir que
peu d'afflu~nts ir.lportants. Les affluents des canyons de la Riviera française sont
un sérieux obstacle à la théôrie du creuseraent par des courants de turbidité. De
plus, nous avons vu que certains affluents débutent à des profondeurs ïnportnntes où
:i.,l ne peut y avoir l'approvisionneraent sédinentnire nécessaire au déclenchement des
courants de turbidité.
\ HUBERT (1964) a raontré que les sables caractéristiques des vollées sous-
) narines profondes de la cBte Est des Etats-Unis ressenblaient rarenent aux séditlents
qui sont caractéristiques des turbidites. Il net en doute le fait que les sables
\
profonds aient été transportés par des courants de turbidité.
.. .
Un des principaux obstacles ~ l'hypothèse des courants de turbidité est

..
que lion ne' sait pas coonent des sédir.lents stables peuvent ~tre Dis en suspension au
point de pouvoir sléco~er cOQme un fluide.

c) Les canyons ont été creusés


autres que les courants de

Selon une idée courunnent adoise, les seuls courants sur les fonds à grandes
profondeurs seraient des courants de turbidité. Or on a trouvé de nonbreux ripple-
narks à grandes profondeurs, là où i l ne pouvait y avoir de courants de tuxbidité.
En soucoupe plongeante, SHEPPARD (1965) a observé un courant de 0,4 noeud dans la
t~te du'canyon de La Jolla et il a photographié des ripple-rnarks. Il se~ble que des
.gradients de t'eD~rature ~t de salimté puissent produire des courants capables de
. transporter des sédiment~ sableux. HUJ3ERT (1964) est arrivé à la conclusion qu'une
grn:niie portie des sables profonds trouvés drois les carottes sont le ré sultat du
transport par ces courants ordinaires~ En effet, selon lui, les caracté~tiques des
sables et la structure des sédiments sont plus typiques de tels courants que de cou-
rants de turbidité.
- 48-

Ln possibilité que.1es courants de fonds ordinnires puissen~ creuser les


canYons ou à la rigueur construire les deIttis sous-mrins et gorder' ouvertes les
basses vallées ne doit pns ~tré négligée. Les reœrques d'HÙl3ERT sont favorables' à
cettel::rypothèse. Les courrolts ordinaires n'impliquent pas ,l'.accumu1.litiori d'ùne ..
grosse qULmtité de sédiments et sa mse en suspension ultérieure. De m&1e, un cou-
rant de turbidité sl~tera à la base de la pente alors qulun courant ordi.naï.re, .;.
ne dépendant pas de celle-ci, pourra persister. De plus, l'érosion pnI' ce type de
courant peut expliquer l'existence des affluents' qui débutent à une grande profon- '!'
deur. Cependrolt, il est difficile dlavoir une différence de densité suffisante p~

engendrer un tel type de courant sur toute la longueur du canyon, surtout SI i l a


une pente raide. Les couronts de turbidité, par contre, ne rencontrent pas cet ob~
tacle. Il est égo.lement difficile d l expliquer poUrquoi des courants "'ord:iiuù.res
creuserclent fréquermnent des cllIlYgns dons 11 nxe de vallées terrestres.

D) Les canyons ont été creusés par des écoUlenents en. masse
" . .
Presque tous les chercheurs qui ont étudié les oany~:sous-na$s pensent
':' ; ,
que les écouleoents en msse sur les pentes jouent un rôle important d...'lIlS le creu-
sement des canyons. Cepè~ant, dans le passé, seul H.STETSON: (1949)' en 0. fait 'l'og~nt
, ." - . ;. .....
principal du creusement.
Il semble que dans certaines têtes de canyons, des glissements de sédiments
puissent produire une érosion semblable 'à. celle d'un g1D.ci~r. Ii "existe é~ement des
preuves de glissements important~
à,.' plus grande profondeur. Une" aotion de ce genre
...
doit pouvoir éroder des roches dures telles que les granites et les grès.
" .
Les sédiments des fonds de canyons ne semblent. posséder aucune des pro-
priétés néœssnires à une liquéfaction' spontanée (DILL 19~4); il est donc .probable
que les t8tes de canyons se vident plus facilenent par des écoulenents lents,' d;es
glissements par gravité et des écoulements o~casionnels de sable, que par des coÙi-ants
da turbidité.
. Cependant,
. nous ne connnissons pas la valeur de l'éro~ion
~- ...
produite par ~

les glissements et les coulées de sable. ~lle ~?it c.epeU9-ont êt~ plu.s fo.ible qua
celle produite par les écoulements de me glo.ciaire que lion re:ncontre lorsque les
canyons sont pleins de séd.iments. . "
- 49- '-.

'"
Ces écoulements' combinés avec des glissements en tête de canyon peuvent,
. . .
par recul de celle-ci, entaille:: les formations holocènes. De même, ce mécanisme
peut expliquer des érosions là où i l est difficile d'admettre l'existence de cou-
rants de: turbidité.
~'incorporation de galets non classés au oilieu de sables classés et
dl argiles silteuses semblerait indiquer que les glissements en Llasse jouent un
r61e !Dportant dans la production de ce que l'on appelle des turbidites (NATLAND
et KUENEN 1951; GRO\lELL 1957; vlINTERER et DURHAIiI 1962; WH 1963).
Toutefois, si la nature du phénomène qui a apporté les galets est incer-
"taine, i l n'en deneure pas moins que cet agent transporteur est capable de pro-
dui:ro une érosion.
Cependant, les preuves d'écoulenents en msse dans les têtes de canyons 1

J, ,
1
peu profondes ne signifient pas qu'il en existe égalenent dans les parties plus
profondes. De plus, là où les glissenents sont dénontrés, les pentes sont de ..... ,
1

llordre de 20 à 30Q, or dans certains secteurs des parties basses des canyons les
1
pentes peuvent né pns dépasser lQ.
Il seoble possible que de tels glissements ou écoulements continus ~ien~
'1
creusé les canyons dans leur force actUelle. Il s'y est peut-être toutefois ajouté
des courants de turbidité. Une fois que le mouvement a débuté le long d'un plan de
. faiblesse, il suffit d'une faible énergie pour le maintenir, même su:r une pente .
très faible.

Arguments contre l'hypothèse du creusenent


des canyons par des écoulenents en masse

?ifalgré tous les arguEents en faveur des glissenents et des mouvenents en


masse, il semble évident que d'autres agents d'érosion sous-narine agissent. Les
points suivants seoblent favorables à une origine Dixte.
1) Les canyons SOUS-Darins ont en général une forme plus découpée que
les vallées de glissenent qui existent sur terre. Il en est de mên.e
des vallées sous-marines pour lesquelles le glissenent semble être
11 explication l~ plus probable.
2) Si on a des glissements en uasse, les couches que lIon trouve dans le
bas des canyons devraient être plus pertubées que ce que nous DOntrent
:.fi<
-50-

les carottes prélevées. De plus, la succesoion de'lits de sable et dl~


gUe silteuse est difficile à concilier avec .des glissements de terrain.
Cepend.t.mt~ on peut admettre qu'il y a eu raI:Janiement ultérieur l'or des
couronts locaux. ..
3) Si les tlOuveIilents en nasse étaient l'agent principal du -cre'USeIilent, ,on
devrait trouver les stades inteméd.iaires entre les vallées s' ~tant
en cours de pente et celles qui vont jusqu'aù"b8s de la'p~te, or ceci
nIa jamais été observé.

E) Durée du creuse~ent des canyons

Certains défenseurs des courants de turbidité ont afi'irné que les canyons
sous-mrins avaient été creusés durant les régressions quatern..'lires alors que les
rivières coulaient sur les plateaux continentaux et apportment les sédiments n~

cessaires à l'alimentation des courants de turbidité. liais dans oe cas là le creu-


sement aurait nécessité b,eaucoup plus de sédï.nJ.ents. De plus, il faut noter qu'ae-
tuellenent certains canyons reçoivent des sédiments et que leur.. érosion
.
n'est dono
• r.

pas limitée aux. seules périodes glaciaires. Il serable oertoin qutji ex:i.st~ des ca-
nyons antépleistocènes et que d'autres se creusent actuellem.ent.

Conclusion
Si, comme nous l'avons vu, aucun agent de creusement ne peut" expliqÙ8r à" . ,
'.
lui seul tous les canyons, c' est peut-~tre qu'il ne faut pas ohercher,à appliquer
à tous les canyons une seule et m~~e théorie. Ainsi, un agent de creusenent pour-
ra expliquer un certain type de canyon alors qu'il ne sera pas valable pour un·
autre. En général les chercheurs ont basé leur théorie sur J,tétud,e, d'un type de :
canyon et 1 1 0nt généralisée à tous les canyons. n se_ peut également que plusieurs
agents agissent en m.êrJe teI!lps; et c'est justelilent la rencontre de ces diverses .
conditions en un même lieu qui entrafuera le creusement d!un canyon à un endroit
plutSt qutà un autre.

II-VI - Origine du Trou sans fond


La seule hypothèse sur l'origine du Trou sans fond a été .formw.ée par
PRUNET en 1938. Celui-ci suppose que 'les calcaires trouvés 'sous les sables d.nns
les forages aquifères dlAbidjan se'prolongent' sous le plateau".'<?ontinental.
-51-

Le: Trou sans fond se serait· creusé d..."l.DB ces colcaires, et les eaux souterrDines,
. ~ées par les. failles du calcaire, déb<?ucher~ent latéralement dans ln vallée
et etIp~cheraient son comhlÈment par les vases. PRUNET explique oinsi le creuse-
ment . du Trou snns fond:
a) dép8t des calgaires sur le socle
b) à la suite d'un relèvement du sol, les fleuves Comoé, Agnéby et l!fé
se réunissent dans la vallée qui occupe actuellement le Trou sans
fond
c) le terrain plonge. En même temps les pluies, extrêmement violentes,
charrient des sables qui se déposent en cordon littoral devant
Abobo. LI Agnéby, la Bété, la Né et le Comoé deviennent indépendants,
le Comoé ainsi que la Bété et la Né étant déviés vers l'Est par le
cheminement des sables. Les anciennes vallées sont comblées par les
vases qui sont ,ensuite recouvertes de sable.
d) Le terrain émerge. Les eaux infiltrées sur le plateau d'Abobo se
jettent partout en mer. La fosse du Trou s:ms fond qui contient des
sables au niveau de la mer est nettoyée de ces sables et d'une par-
t:i:e des vases vers l' embouchure~ Le Banoo se fome, entame J,.e plnteuu
d'Abobo et foxee l'amorce de la vallée actuelle.
e) Le terrain plonge. Le cordon lagunaire se forme et retient la lagune.
Celle-ci se comble en partie de vase. Le T.;.'ou sans fond est comblé
par les sables nu passage du cordon littorn.l. Plus loin, les sorties
d'eaux douces, 'en charge dans les calcaires, ~pêchent le dépôt des
vases.

Qunnd PRUNET a formulé son hypothèse, il ignorait l'existence de l' ao-


cident majeur et ne connoiss3it pas la stratigraphie réelle du bassin. Au Sud de
, .
l'accident majeur, les calcaires ne se trouvent plus sous les sables. Il semble-
rnit que le Trou sans fond soit en fait creusé dans un petit bassin tliocène fomé
d'une argile sableuse compncte.
Les preoiers dragages effectués dnns le Trou sans fond ont confirmé ce
fni t. En effet, i l a été. ramené une argile finement sableuse très dure: et perfo-
rée :Par des pholades; nulle part il n'a été trouvé de calcaires. La présence de oes
derniers avait été déduite de la raideur de ~a ~ente des flancs et de l'exi~tence
de coraux qui ne se fixent que sur un substratum solide. Or nous venons de voir
que l'argile
.
qui 'fo~
, '
les parois du canyon es~ très .dure.
. Il ne peut donc y
avoir de venues d'eau douce; de plus, celle-ci ~t une densité plus faible que
-52-

.. ..
celle de 1 t eau de mer, i l lui serait
.. difficile
.- de cheminer. sur- le fond du canyon.
~ ...
' ... -....
A) Le Trou ~- fo~d peut-il 3tre expliqué par 'un: èreus~ent subaérien?

'Bien que le Trou sans fond ne se trouve pas actuellement au débouché


dlune rivière, nous avons vu que l'on pouvait le rllttac~r à un ancien cours du
comoé, de l J Agnéby et de la Né. La profondeur anormnle de la lagune en face du
Trou .sans fond. (25m) oinsi que celle du lac Bakré (17m), llexistenc~ de la baie du
Banco qui est 1ncontcata~lement une vallée submergée, .et .les ·traces .de régressions
, .
que lion trouve jusque sur le rebord du plateau continental, semblent ~tre favo-
rables à 11 existence dlune ancienne vollée, aujourd'hui en partie lJl.O.squée par les
sables quaternaires.
On peut donc supposer que la par~ie du canyon creusée sur"le . plateau
représente une anc:i,enne VDJ.lée. Mais la profondeur du Trou sans fond à 1 J aplomb du
. '

rebord du plateau est dt environ lOOOm ce qui impliquerait une ré~ssion beaucoup
trop grande. Pour répondre à cette objection, SHEPARD a expliqué le creUsement en
deux 'étapes. Il y aurait d' abord un creusement subaérien puis un ennoiement, la
vallée étant mnintenue o~erte par des agents subaquo.tiqu~s. Nous avon~ vu que le
bassin sédimentaire i voiJ;'ien dans sa partie sl+d était caractérisé par une forte
'. .~

subsidence ce qui est en faveur de la théorie de l'origine mixte de SHEPARD. Pour


expliquer la dénivellation existant entre la t~te et le bas du canyon,' il faut
supposer que la subsidence. n'~st pas uniforme. I l faudrait qui elle soit faible en
tgte de canyon, t~s forte sur le rebord du plateau et faible dnns le ba.s du ca';;_'
nyon ou alors que là, la sédimentation y soit plus faible.
Dans le cas du Trou sans fond, on ne peut invoquer en fnveur dlun creu-
sement subo.érien un traoé arborescent; en effet i l ne comporte "pas. dl affluents et
nous avons vu qu I il ava.it un tracé en "baïonnette" qui fmsait penser .à un guidage
par failles.
En conclusient i l peut y avoir à 11 origine .du Troù sans fond une nncienne
. .
vallée terrestre, cette dernière étnnt peut-être tributuirede failles meïs,'même
la subsidenoe certaine du bassin ne peut expliquè'r'complètement le creusement du
eanyon. ". -" <. ,. •• '
,\='
-53-

B) Le Trou sons fond peut"!i1 ~tre expliqué ,


par un creusement par des courants de turbidité?

Son tracé ossez droit ne semble pas s'opposer à'un'eréusement par des
eourants de turbidité. De plus, il y a un fort transit de sable sur le littoml
qui peut fournir le matériel nécessaire ou déclenchement des courants de turbi-
dité, L'inégalité des transports à l'Ouest et à l'Est du Trou sans fond est une
conséquenoe du changement dtorientation de 10 côte à cet endroit là. En. effet, à
l'Ouest du Trou sans fond, 10 houle aborde la côte avec un angle supérieur de
l8Q30' à celui qu'elle fait sur la cate Est. Â cette différence d'inclinaison,

, - correspond une différence de 400,OOam.3 dans le cheininement, le transit passant


d1enVll:c>n 800.000m3 à l'Ouest à environ 400.000m3 à PEst. Le Trou sans fond,
pla.cé là fortuitement ou non, ntintervient que pour absorber ces dépats; ce
1 n! est pas lui qui est la cause de la variation du .volume du cheminement mis
1
1 par contre, les dép8ts de sable sont peut-être une des couses du creusement du

i
Si les courants de turbidité sont les seuls' ngents de creusement, i l
est. difficile d J expliquer comment ils ont pu creuser la partie du canyon qui se
trouve sur le plateau où 10 pente n'est que' de 0,4%. Cependant, on peut suppo-
'l
1

ser que le cnnyon 0. débuté sur le rebord du plntenu à une époque nù le niveau
de la mer était plus bas et que sa tête 0 reculé nu fur et à mesure que se pro-
duistiit la transgression. Jlms celn laisserait supposer un creusement rapide,
tout au moins pour la portie située sur le pla.teau continental. Ce recul a pu
~tre guidé par des failles comme le laisserait supposer son traeé en uba!onnette".
Il est évident que s'il existait déjà une vallée, le r8le des courants de turbi-
dité aurait été facilité, car ils n1auraient eu qu'à approfondir celle-ci; l'ap-
profondissement ayant pu également ~tré' fovorisé par la subsidence.

C) Le Trou sans fond peut-il être expliqué par des couronts ordinAires?
Nous ne possédons nucune donnée sur l'existence de tels ,courants dans
, ,

le Trou sans fond. Cependant, s'ils étnient seuls à ogir, on ne vo.it pas pourquoi
ils auraient creusé un canyon à cet endroit-là plutat qu'à un autre.
- 54-

n) Le Trou sans fond: peut-il être .expliqué par. des éooulemep.:s en masse?

Etant donné 1 télargissement du Trou sans fond qui passe de 1 à l2km dons
. . ,

la partie située sur le plateau continentaJ., 11 est oertain qu'il se produit des
glissements et des écoulements en' masse sur' les ~ôt~s' :et 'qu'il 0. donc pu égo.l~t
sIen produire en tête' de canYon. Nous avons également ~ q~~ les 400.000m? de 's~-
. .
ble qui tombent annuellement dans le canyon ne le bouchent pas; c'est donc qu'ils
o.pprovüÎionnent les 'courants dè ~bidité ou qu', ils ~'éc?~e~t ien~ement sur le
fond du canyon. De ,plus, ii' existe des pr~uves: d'~boulem~nts_en t~te de. ~any~ en
. . ~ ..... . .
effet, on connaît deux éboulements qui ont intéressé le rivage lui-m~m.el 1;0 lor',~

tobre 1905 et le 1er IJUd 1908. Ces antes ont été préservé~s de l'oubli car elles
virent l'engloutissement de deux wharfs, construits à des emplD.cem~ts c1ifférents
m..."Üs toujours devant le Trou sans fond.
, '

On peut imaginer qu'un' premier glissement provoqué par un 'jeu de failles


, i
se soit produit sur le rebord du plateau continental et que, par reculs successifs,
, - .
la t~te du ca.nyon ait traversé tout le 'plateau continentaJ.. Au :f'u:r et à mesure du
recul de la tête, l'écoulement des sé<ÜJIlents' auraient pu approfondir l~ canyon et
1 t allonger vers le large. L,e canyon se creuserait àinsi a.àns deux directions à la
fois et s'enfoncerait sur place.

Conclusion:
On peut retenir un certain nopbre de faits concrets. Le Trou sons f'qnd
n'a pas dtnffluents et ne po~~ède pas un tracé arborescent. Ce dernier semble au
contraire régi par des failles. Donc le tracé du Trou sons fond ne fait pas o~&:.

tacle à un creusement par des couronts de turbidité. ou par .des glissements en ~

se. l i existe dans 10. régioD; d~ Trou sans fond une forte subsidence ce qui est
favorable à l'hypothèse de l'origine mixte de SBEPARD.
Le plus vraisemblable est que plusieurs agents de creusement ont agi
ensemble.ou.les uns après les autres. Ainsi, on 'peut ~Poser q~'à l'origine il
y avait une vallée aérienne, elle-même régie pnX des failles,' qui 0. été élargie
et approfondie 'par des 'agents d', érosion SU:b~quatique, la "'idubsi.dence a.yànt pu
faciliter le creusement.
- 55-

III - El'UDE DES- CAROTTES

111-1 - Localisation des carottages


Le littoral ivoirien entre Assinie et Fresco étant bas et ne possédant
que peu de points caractéristiques, il est difficile de déterminer ln position
du bateau, dtautant plus que l~ visibilité est souvent muvnise. Aussi, les pré-
lèvements s'effectuent-ils en.général sur des radiales Nord-Sud en fonction de
la profondeur relevée au sondeur. Des prélèvements superficiels en vue d'établir
~
une carte sédimentologique des fonds ayant déjà été effectués selon ce sYstème,
nous avons prélevé les carottes sur les mêmes radiales.

- Position des radiales à l'Ouest du Trou sans fond -

A 4 Q02' vI Ouest du cnnal de Vridi


B 4Q 05' w
C 4Q09' w
D 4Q15'7W
E 4 Q20'5W Est de Jackville
G 4Q31' W
H 4Q36 , W
l 4Q41' W
J 4Q 46' W
KI 4Q51' W
K2 4Q56' \0[
LI 5QOl ' W Grand-Lnhou
L2 5Q05 J vI
M 5Q IO' W
N 5Q15' W
o 5Q20' W
P 5Q 25 J \'1
Q 5Q30' W
R 5Q35 ' WFresco
Modification de "alnmb'ag~ de la partie sup~ri~ur~ et du tube du carottier

-
- 5
_ Parti~ supérieure
---
-

rl.-~ Tu\)e - -

Avant Aprts

Fig, 6
- 57-

- Position des radiales à l'Est du Trou sans fond -


b 3Q56 1 5 vi
d 3Q53'5 w
a 32 51 vi
f 3Q49' 5 lof
g 3Q47 1 5 w
h 32 45 1 5 W
hl 3~43' W
i 3Q40 1 W
i' 32 37'5 w
j 3235' vI
k 3Q30' vI
1 32 25' vI
m 3Q20' W
n 3215' \'1
0 3Q10' vI

III-II - Matériel utilisé

A notre lUrlvée, le CBO possédnit un carottier à piston ICullenberg. Son


armement sur le pont du navire s'étnnt avéré assez difficile du fait qua les con-
nexions des différents éléments se fnï.saient par vis, nous avons supprimé le long
file:tnge réunissant le tube à la partie supérieure du carottier et 1 t avons rem-
placé par un système d' embottement et de fi.xntion par quatre vis pénétrant dnns
une gorge améno.gée dans le manchon porte-tube (fig.6).
D'autre part, le "Reine Pokou" n'ayant pas été conçu pour effectuer des
carottages, la Inise à l'eau et l'embarquement du carottier se fnisant à 1 r aide du
00 m8.t de" chnrge avant, ln longueur mn.x:i.munÎ odes carottes ntétait que 3m. Pour pouvoir
prélever des carottes d'une plus grande tnille il fnllnit pouvoir amener le carot-
. tier parallèlement au p0:r:tt; pour cela, le carottier étant os:uspendu par une de ses
extrémités au mat de charge avo.nt, il était nécessaire de tirer l'autre extrémité
depuis l'arrière du bateau. ;'
Nous avons muni le tube du carottier d'un collier coulissant auquel il
est possible de fixer un cllble. Pour ln mise à l'eau, le carottier est levé au-
dessus du pont par les cables fixés à ses deux extrémités et omené parallèlement
au bord, puis on laisse filer le câble OJ:Tière ce qui amène le cn:rottier à ln
vertic~e.
MISE A L' EAU ET EMBARQ.UEMENT DU CAROTTIER

,
"

Fig 7
... 59-

On renx>nte alors le collier coulissant et on le fixe au sOJ::lDet du carottier.


Pour l'enbnrquenent,: ~ ~ffectue 10. mnnoeuvre inverse: on attache un câble au collier
et on le laisse descèndre nu bas du carottier, puis en ngiss3Ilt sur le câble arrière,
on aIaène le carottier poxallèleLlent au bord et on le repose sur le pont (fig.7).
Après ces Elodifications nous avons pu prélever des carottes de Sn de lon-
gueur et une fois 11 équipage rodé le rendement a été assez bon (18 'cnrottages effec-
tués dD.IlS une journée).
Il seoble difficile de dépasser Sn de longue~1 car la ~~oeuvre serait alors
entravée par les potences de chnlut.

III-III ... Rendenent du carottier


Dnns les fonds vaseux ou vaso-sableux, le rendenent a été DD.X:Ï.!JLUJ.; pm'
contre, dons les fonds sableux, ~a pénétration et lç. récupération fUrent po.r:fois
faibles ou nulles. Le sable n'étnnt retenu par le systène de fermeture actuel que
Si il a une bonne cohésion, nous avons eu des carottages totalement :i.IJproductifs alors
qu1il y avait tout de mb eu une cennine pénétration.

III-IV - Choix des zopes de carottages


Nous avons décidé, dans un premier stade, de faire des carottap"'8s dl explo-
ration avec un tube de 5m dans les zones qui en surface étaient vaseuses ou sablo-
vaseuses et, dans un deuxième stade, de faire des carottages de Sm dans les zones ou
le rendem~nt avait été maximum.. les carottages suivants se faisant en fonction de
ces premiers résultats.
Pour des raisons matérielles, le Trou sans fond n'a pas été abordé. Nous
avons cependant co~encé à prélever quelques carottes dans la partie supérieure du
canyon.

III-V - Généralités sur la granulométrie


La granulométrie dlune roche dépend des conditions de sa genèse; c'est
donc une caractéristique importante de cette roche. La plupart des recherches de
sédimentologie impliquent l'étude granulométrique comParative de nombreux échantil-
lons, étude qui 'se fait difficilement à partir du seul aspect des courbes. Aussi
a.-i;-on été amené à définir des facteurs de distribution ou des indices granulomé-
\
-60-

triques qui peuvent ~tre d'origine empirique ou~' au contrâfrë~' relever de conceptions
théoriques quant à aa na~e mathématique des fondr.tons granulométriques.

1) Facteurs de distribution et iIidioËls em,piriques

Les plus utilisés se rattachent à la notion de fractile définie par la di-


.: ." .- .~
mansion de particule telle que la masse totale des particules de ~jme~sions plus p~

tites ou plus grandes représente une fraction, un pourcentage donné de la masse t~

tale du sédiment.

On distingue:
- La médiane (Md) qui est la dimension de partioJ1J.e telle que
ia masse totale des particules de dimensions inférieUres à
la médiane ~ep~~sente5Ofi. de -la masse totale du sédiment.
. .
- Le premier et troisième' qua.rtiles QJ. et Q),correspondant
respectivement aux: pourcentages ?5 ,et, 7CJfo., ,
- Les déciles, centiles etc•••
A partir des quartiles;. 9~ définit ,d '.af;lsez nombreux: indices de nature ab~-
• > • - -' • • . ' - "

traita.
Par exemple: ''','' ~t ...

~ Indice d'acuité "" ..


.1;.
A = log Q3 - log Ql
2
n'sé mesure directement sur l'axe d~s 'absciss~s'èri prenant'~mme ~té i~
module de l'échelle logaritbmique ,ùtilisée.· , or • • • ..~., •

l,..
. . " ..
'... • t. ~

- Indice d'asymétrie

As =log Q3- 1ogQl l


log Md _ log Ql Z 2" ..
_. . . . ~... : .. . •• t

~t indice est égal à:l iorsqu~ la: distribution.~ulométrique 'en ~og x


..... • . " 1 1 ~. • ~ .

est symétrique par rapport à la,médiane Nd. Une v?-léUr, supérieure à.l indique un'" '
étalement pl~ grand de la partie ,gro'ssière de, la ~ulo~tl1.e; une 'valeur in.t'é- °

rièure à l, un étalement plUs 'grand de la partiê'· fine de la granulométrie.'


• • .... • 1
'; "
" 1 ..- ~ '.l'" ..
.. 61-

~,J:ndice de triage

"

Selon TRASK on a:

1 LSo Ll,5 Sédiment très bien classé


1,5 L Sa L 2,5 Sédiment bien classé
3 L So L 4 Sédiment faiblement classé
4 L Sa Sédiment très mal classé

2) Indices liés à une inteI);>rétation mathématique


de la distribution granulométrique
1-

La distribution granÙ10métrique des sédiments détritiques dépend le plus


souvent d actions hydrodynamiqueo .A.RIVIERE siest demandé si, de' ce fait, il ne
'
'semit pas possible de prévoir à priori, à. partir de considérations théOriques, les
fonnes possibles des "fonctions granulométriques".
Il ressort de ses travaux que les fonctiQns auxquelles coITespondent les
courbes cumulatives sont susceptibles dlune expression analytique connnuna générale.

,r '
y= (sr
./
<lx'

; n, étant un nombre quelconque entier fractionnaire positif ou né~tif. A.RIVIERE a


1.• ainsi défini des indices caractéristiques du milieu de sédimentation et indépendanfs
des unités adoptées et de la portion relative du stock coITespondant à chaque domaine
graIlulométrique.

a) 'Indice d 1 évo1ution n

• n, est l' exposant de x dans 11 expression générale analytique des fonctions


: ' • ,." I~
, .. gra.nulometr:tqu~s. y.. = .J ax:q d.:x:

4a courbe',de f:rtéquence cOITespondante est une fonction dérivée yl=-N ax n


si on utilise des coordonnées arithmétiques pour la dérivée. Si on tr~orm.e cette

'j
N
VI
VI
o
.....
VI 8•

/
/

/,
.f;
.-'\,

/ r
/ /
/'

1 d...~
/',V
J;::' /,/'Co
'J /'
I~ /'/'
l'e; /' /'
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i51------~-----------------_f_.....:l"-:-.....,,,~-___1r_-----1
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.""" Cil-
gL.. ----. :....-...;.+----l

-e

Cou~hes' éumulalives

- - - - - Courbes dérivées bilagorithmiques permettant de calculer l'indice n.


Fig. 8
fonction dérivée en utilisant des coordonnées bilogarithmiques, on effectue un chan-
gement de 'coordonnées du type:

1. = log ::x:
y = log a + log N + NX

Dans le domaine considéré la représentation de Y est tme droite de·pente n;


cette pente peut @tre considérée comme une nouvelle définition de l'indioe d'évolu-
tion. La construction est valable sous la réserve que les modules des échelles loga-
rithmiques des abscisses et des coordonnées soient les ~s.

RIVIERE a démontré que Y=log P - log x à un facteur constant près, en a~

pelant P la pente de la c01.1J:':1;le cumulative semi-logarithmique habituelle. i l sien suit


un mode de construction graphique simple de la dérivée de la courbe de fréquence
(fig.8).
- On détermine graphiquement en cbaque point la pente de la courbe cUIlIl.l1a;-
tive. Son log se mesure sur l'échelle m~e des abscisses.
- log x est l'abscisse du point correspondant de l'axe des abscisses )i
mesuré à partir d'une origine, en principe quelconque, mais qu'il est
commode de choisir au début d'tm module, au voisinage des abscisses cor-
respondant aux grains les plus gros de la distribution étudiée.
- Le transformé m de chaque po~t l·i de la courSe s'obtient en portant en
valeur absoJ:ue et en signe, la différence des distances graphiques cor-
respondant à log P et à log x sur une droite parallèle à l'axe des coor-
données et passant par M.
- Comme seule la pente de la courbe obtenue, égale à l'indice d'évolution,
est à prendre en'considération, toutes variations sur les conventions
d'origine et dlunité aboutissent à un résultat identique, la courbe
transformée se déplaçant pa.ra.J..lèlement à elle-m&1e.
:. .
Lorsque cet indice est constant dans une certaine partie du domaine granu-
lométrique, la courbe de fréquence est une droite et ia fonction granulométrique est
n+l
de la forme J
y = X +b pour n r"" 1
y=axlogx+b pOUl.' n=l

La plupart des courbes de fréquence en coordonnées bilogarithmiques se


présentent comme une succession de segments de droïte correspondant chacun à une
fraction du domaine granulométrique, partie dans iaquelle la granulométrie est
-64-

exprimable par une fonction de la fo:rme


. indiquée... Les segments de droite sont séparés
.,.
par des zones étroites souvent de très forte courbure soUlignant les mari ma VTais et
éventuellement, dans le cas de grarlu1.otlétries plu:riIJodales, les ninima vrais de la
dérivée f' (x) de la fonct~on granuloaétrique.

b) ~ice de classement g
. .
Par définition g = log G
G = dM
dm
d 1-1 = dimension de la plus grande partici.ùe; dIJ. = diaension de la plus petite parti-
cule. S'il est délicat de calculer g p.our toute la co,urbe, i l est très faci+e. de, con-..
nattre les g partiels correspondant aux différentes fractions de la courbe.

0) Indice de faciès Ng.

Ng peut 3tre connu en superposant les courbes cunulatives obtenues après


réc.luction aux courges canoniques.
Dans notre cas, cOmQe N = n + ~, et c~nnaiss~t N et G onpo~a calculer
Ng. L'application de cette méthode aux sédir:lents a pernis à A.RIVIERE de définir
plusieurs faciès suivant la valeur de n.
On distingue:
- le faciès linéaire (Il;:::o), caractérisant des sédiments très peu évolués
d'altération et de désagrégation.
- le faciès para:bolique (-1 L m L 0), cooprenant les séd.iœnts en oours
d'évolution par transport, la sédimentation se faisant par excès de
chargea
- le faciès logaritbDique (Il;:::l), comprenant les séd1nents dont .1' évolu~~on
'Par transport est poussée par sui te de la diminution de la compétence du
milieu transporteur. C'est le faciès li.rrlte de 1'évolution par ~ransport.
Au-delà, l'. évolution ne correspondra pluà, sans é~!j1ent du faciès
logarithmique, qu'à une diLlinution ~.es dimens~ons des particules.
- J.e faciès pyPer~li9ue (n <-1), caract~risan~ ~ dép6t par décantation,
en milieu calme, d'lm matériel à Ifétat déflocuJ.é.
- 65-

III-VI - Méthodes d'analyse. ch.:i.wique des séd.i.i:1ents

Se sont celles 'du laboratoire de chinie des sols d'Adïopodounéo


, "
.
1) Dosage du carbone organique
Le carbone organique est transformé (oxydé) en gaz carbonique par une quan-
tité de solution de bichromate de potassium. Le bichromate de'potassiuu en excès est
titré par une solution de sel de Nohr. L'oxydation à froid n'étant pas totale, les
résultats doivent ~tre @ll1tiplïés par un facteur de correction théorique. Pour le
déterminer, on fait un dosage à blanc dans les nêoes conditions. Si pour 10 cc de
bichromte de potassiutl N, le noobre de cc de la solution de sel de ~1ohr est n, le
coefficient correctif sera lOin.
Pour les sédiuents marins, ce dosage ne doit pas être valable car i l y a
iriterférence des chlorures ce qui entraîne des valeurs beaucoup. trop fortes en carbone.

2) Dosage de l'azote organique


L'azote des matières organiques azotées est Dinéralisé au moyen de l'acide
sulfurique ooncentré en présence dl un catalyseur et transfomé en amnbniaque. LI am-
moniaque ainsi obtenue, fixée par llacide sulfurique sous forme de sulfate dtamoonium,
est déplacée par la lessive de soude et entrainée par la vapeur d'eau dans une solu-
tion d'acide borique. Le dosage est effectué par volumétrie. Du. fait que 1'azote OI'-

ganique constitue plus de 99% de la totalité d1azote du séd.itlent, les teneurs obte-
nues par la Qéthode de Kjeldah1 peuvent ~tre considérées COmDe celles de llazote total.

3) DéterriUlation des bases totales


La totalité des bases (C~, Mg, K et Na) est ex~aite par llacide nitrique
à ébullition pendant 5 heures. Les bases totales sont dosées par la spectrophoto-
métrie de flarme.
Les hydroxydes et phosphates gênants pour le dosage par spectrophotométrle
de flaIJme, sont 'séparés par la filtration. répété~, après avoÏ:!'·.é~é précipités par
l'aDIilonïaque.

4) posage du phosphore total


Le phosphore total est extrait par l'acide mtrique à ébullition pendant
~66 ...

5 ~l3ures, ~t dosé color:i.métriqW3t1eIi~par ,la :r:édu;ction du' pho,s_pho~lybdate.d (àmJ;J.oniuo


en Dilieu d'acide sulfurique.

5) Methode d'extraction et dosase des différentes


.tomes d I oxydes de fer, d' al~e et de 'silic~
, , ,

~) F~r, a;L~e"'et silice facilom~~t déPlà2~b~~~ ','


Les hydroxydes de fer, d! alUJ:Ji.ne et de silice facileE1entdéplaçables sont
extraits par une solution d'acétate dl&lDOniUI:l.l~ taoponné à pH'4,O. Le's dosages sont
effectués par les n~thodes coloriDétriques'classiques, après'destruction des Datières
organiqùes et de la solution d'extraction.

bl Fer, alUDine et silice ~rphes


.
Les hydroxydes amorph~s du fer ~t
de 11 alUtline sont.erlraits par. la. s~~u-
, . , .'
tion d f a~ chlorhydrique 8 N. Les oxydes amorphes de' siUce et d' al~e sont, ex-
t;r-aits par la solution de soud~ O,05N à ohaud.
Les dosages sont effectués ,par les méthodes,- oolor:î.métriques olassiques,

après destruotion de ,l'excès de solution d,' extractièn. i',


. ..
o} Dosages des dif.férentes forme!' du fer, de l'alUIJine et de la s.iliee
J.!
. . t

Le fer, l'alUDine et la silice sont dosés colorim~triqueoent. Le- fer, par


la tléthode à la 1, lO-phénanthroline, llalUEl:ine par l'ériochroLle cyanine-R et la·
silice par le cODplexe silicolybdique.

6)Dosage du fer libre (méthode de B.C.DEB).

Le fer Ubr~ est extrait par unèsoluti~n'd l hyd:rosulfite de soude au bain-


Darie à 40 2 C, en présence de la solution mixte de tartrate et d'acétate de sodiun
qui sert à taDponner le nilieu.
Le fer extrait est ensuite dosé' eolor:i.nétriquenènt à llorthophénantrollne '.
après réduction P?-Z' le chlor}xvdrate dl hya.J:.oxy1a.In:ine. '

7) Dosaœ. ~u f~r total


.
Le fer est extraif par l'acide chlorh;1driqùs conoentré à éMUtion pendant
.,


-67-

2 heures. ~e :fa::: ~crri,que 'est réduit par la solution de chlorure stannsux',et dosé
vo1UIJétriquement par le bichroœte de potassiUIJ.

8) An,a;lyse "Triacide"

Le sédiment est mis en solution par l'attaque répétée par un mélange des
acides: .sulfurique, chlorh;vdrique et ni trique •
. ~ silice quartzeuse (résidtrl insoluble) et silice des silicates (soluble)
sont .déterminées gravimétriquement, après séparation par la soude.
Le ::fer est dosé vo1umétriquement par le bichromate de potassiUD, après
avoir été rédtdt à l'état feneux par le chlorure stanneux. De cette façon l''inter-
férence du titane est é1ininée, car il n'est pas réduit. LI excès de chlorure stanneux
est o:xydé par le chlorure mercurique.
L'alunine et le fer sont conp1exés à pH 2,5 par une solution titrée de
comp1exon III. L'excès 'de la solution de conp1exon III est ensuite 'déterDiné en
retour à pH 5 par une solution de zinc de titre connu. La teneur en alunine est cal-
culée par différence. Le Tita:ri.e est dosé c01or:i.métriquenent à 11 eau oxygénée en Di- 'i;

I
lieu' acide sul:furique. L ion ferrique ~nant est coop1exé par l'acide phosphorique.
~ une prise de séd.:i.Ilent, <:>n d~temine la "perte au feu" qui représente
1 r eau de constitution des oinéraux, la Iilatiè:r::e organique et le C02 éventuel des car-
t
bonates.

Calcul du rapport:

SiOz Si 02 % x ~1.o166 __ Si Û2
--
A12Û3
=
A12Ü'j % x 0, 0098 Al20.?
x 1~7
.::. - 68-

III-VII - Composition chioique des .principaux oinéraux constitutifs de'la vase.'


- . '. .. . ~.

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06 0'cl 8 -! rd
'ri .
[J) .~ ~

8i02 64,13 64,6 46,9 51,22 3i,141 29,frl , 1 1.


AlZJ,. 19,40 21,46 37,4 25,~1 19,76 14,48
,
1
,- -
1
!,
FE3203 - - 0,65 ' 4;59 0,83 5,52 , ,
Fe 0 - - - 1,70 - 1,95 - - 62 ' 46,6 63,G
MgO :
- - 0,27 2,84 3,22 33,06 - 21,8 - -
-
, - 1

:T Ca ,0 . 1,00 2,51 0,.29 ' 0,16 1,62 56 30,4 - . -


, IC2 0 11,71 1,12 0,84 6,09 ' 0',11 - - - " - - - ...-'
!
Na20 2,68 9,22 ,0,44 0,17 0,04 --, - - .. - . -, .-
.- -
"

Ti 02 - 0,18 0,53 -_. - - - -


002 - - - - .
- 44 47,8 38 - -
S - - - . - , . - - - - - 53,4 3~,4
"

(
-
1) moyenne de 18 analyses; in Rankana et Sa.ha.ma 1950.
2) Plagioc~es; Roches acides; moyenne de 59 analyse:s in Rankana et SahaIJa 1950.
3) Kaolinit~ de Zettlitz Tchecoslovaquie ·'~-oXin 1953.
4) Îllitede Fithian (Iliinois) in i953. oriri
5). Nonmorillonite de MOntIJ.orillon iD. Orin 1953•.
.\ 6) 'Chlorlte de Brlnton Quarry (Perisylva:ni~) Orin 1953. '
.' - " . .
.,
- 69-

.. III-VIII - .Anal ·se élénentaire de .vases' ét' Schistes "


sédJ.tientaires . CLARIŒ & CALHOUN l 24 •

• Cl>

~ ~l
0>
r-l

~2
Si'02 57,05 58,10 1) Echantillon DOyen de 52 vases ferriques
Ti 02 1,27 0,65
(corrigées pourle sel et le 003 Ca).
2) Cooposition Doyenne des scllistes sédioentaires
Al2 03 17,22 15,40 de la lith9sphère. Debyser (1959)
Fe203 7,62 6,74
:r.1n 0 0,12 - Teneur en fer de d.i.:t:férentes roches (RANKANA 1950)
1 r.1g 2,17 2,44
0
C~ 0 2,04 3,1l
1 "

.l"- %
l Na2 0
K2 0
1,05
2,25
1,30
3,24
/
'r

- Roches ignées .1II • • • • • • aOClG.a • • • • • • • 6,67


H2 0 7,17 5,00
002 .. 2,63
- Pby11ite (moyenne de 11 éch.) .... 6,16

P2· 05 - Shales (l!lOyenne de 52 éch.) ••• 0 • III 6,07


0,21 0,17
- Vases terrigènes (ooyenne de· 52 éCho) 6,86
003 - 0,64
CI 0,00 -
Total = 98,17 99,42
-..
. L'exa.oen de ces tableaux conduit à faire différentes remarques:

La teneur en silice des vases est supérieure à, celle des I:Jinéraux argileux•
., Les vases ferriques contiennent en effet toujours du quartz en quantité variable •.
La teneur en alunine des vases narines se rapproche de celle des argiles
les moins [l,ilunineuses. Le rapport Si02 / Al2 03 traduit la présence systémtique de
quartz dans ces sédioents, le rapport pour les vases est de 3,31 c'es~e du
o@ne ordre de grandeur que celui des feldspaths (3,30 pour les orthroclases) et
. ' .
systétlatiquenent plus élevé que celui des argiles.
-
-70 -

Le fer est présent dans·un nombre' important de minéraux de la vase, sous forme d l ions
- ~", ~ =- .- .'''' - ........ :..#.... .. .. ~ :", .• - .~~~ • - ':': • ... ~ • ".- ....... . • :'"

bivalents et trivalents dans les ch10ri tes et les micas; oocasionnellement sous for-
~e de sidérite, et,:de fa.çon très c~nstante,' dans ~es suJ.~s.

a) La teneur en fer (6,86%, calculée en FeO) des Y~ses 'ma.rlnes est légè-
rement supérieure. à celle des autres roches.

b) Les ana.lyses montrent que la teneur en' sou.t're e~t. de 0,5%, ce qui, m&1e
traduit en monoaulfure et non pas en py:cite, ne constitue au.t9~a1 que 18% du fer
total du sédiment exprimé en FeO; plus de 00j& d~ fer de la ,.'vase ,. est donc combiné aux "

minéraux détritiques et non ,aux sul:f'ui.es. Une confirmation' de ceci est apportée par
la constance du rapport Fe2 03 /Ù2: '03' qui ~ntre llexistence d'tme ~lat1on. entre
rI .... r'
ces éléments.
. '.
Le Mg est' seuiement"'abondant dans la dolomite et les argiles du groupe des
ehlorites:'Trois
..,..
minéra~ contiennent ît~ssent~el du potassium du 'sé~t
. . : . , l' • • • ~ • ' 7 . • '; • .'. •
(2,25%
l' • • t

K20): ce sont les feldspaths ôrthose, les micas et les illites~ En ce qui c9ncer.ne
lès' ~cas'~t les"illites, le min0r~ peut ~b:e néofonné à partir de ~n~rillonite
• • ' . " , ' ., 01" •

par exemple~ par fiXation dlions Potassium ent.re les feuillets (GRIN & Jomm 1955)._
Le fer proviènt essentiellement d~s :illites et des chlorites et de' leur prod,;{t" .. .
1 . . . . . . • • • • •• ..

d~altération, le magnésium des chlorites et de la dolo~te, le potassium q.es felds-


, . . '" .' "., , . "

paths alcalins et des miéas et des illites, le sodium des plagiocla:'3es. " :

Silice: - Les teneurs élevées sont liées à la présence. de sable en' ~tité variable.
Alumine: - La variation de l',alumine est fonction de l':iio.i>ortance variable de la con-
cèntration du sabl'e liaÎ1s la vase. " l ;.

Fer;
...-..0:-
~ Les teneUrS'
, .
en fer sont e:x:pz?mées
-
en Fei 03 pour ~a~ili
' .
te; l~ comj;>anuson avec
l'alumine; 'oeoi n1implique pas que"cet élément se trouve à l,'état tri.val,ent dans le
dépat.
LI éieè~rova1ence du 'fer 'déPend de sa co~binaison avec 'l~s minéraux qui
conati tue~t ia ;ase: dans' les argiles,' i l peut ~tre tri, ~u biYaJ.~nt; àbsorbé à ie~
~ace, sa valence est déte~~e par ie potep.tiel 'et le pH du mili~~ .
.
).
-'T.L-

Les oarotte~ o~t éti prélevées avec ~ tube de Sm ~ 11 exéeption ·de A 4 et


B 43 qui l'ont été avec un tube de Sm•.
Les conditions de prélèvement restant les m&1es, la profondeur de péné- .
tration nous ,donne une indication sur la nature du fond.

Carotte A 4

1) Descript:iEE, ,-,.,..
Carotte de 786cm prélevée à -.52m sur la radiale f.
',1

La. carotte, à 11 examen à 11 oeil nu, apparaît formée d l une vase homogène
grï.s-bleu. La fraction grossière (nous appelore?S' ~io;r;L'" i3T(Ja~è~,-,c.oJiLo_dcmj;,le
diamètre des grains est supérieur à 50 microns) est voisine de 8% au sommet, .q.éoro~t
ensuitE! et oscille entre l et ~. Elle est formée de foram:i..nifères, de débris de
. .
coquilles, de petits quartz, de lamelles de micas et.de sphérules de pyrite. Les
oolithes (nous appelerons oolith~s les granules ovoïdes. qu;e .. no~, déorivons dans le
ohapitre IV). sont rro:.es à très rares; par
...
contre il existe de très nomb~eux
.
granÙ:Les '

ovoïdes gris et mo1,lS.


, , .
Là teneur en eau osoille autour de 100 à, ~ saU! vers 4000m où ~ petit
"ooup ,de piston" a entraîné des perturbations assez importantes.

2) Granulométrie (fig.10)

Si nous examinons la variation de la médiane. en fonetion d~ la profondeur,


nous voyons qulelle décroît de 7,aCrau sommet à 'l,&~ à 150om, qu'elle :r:este voisine
de ), ~ 'de 200' à 350cm, qu i elle varie de 8 à 11,"~ de 400 à 550om, qu i elle est voisine
de 5,~, de 600 à 700cm, et qu'elle est égale à 12,5;.1. dans la bas.
Les courbes, légèrement paraboliques au sonnnet, de la carotte, deviennent
• • 4 • •

ensuite logarithmiques puis redeviennent légèrement


,. . . de 500 à 600cm' et
parabolique.s
de noUV'eau logarthmiques; dans le bas de la carotte, la courbe est francheIllBl?-t loga-
rithmique; llindice n est égal a-o,5 et -0,7.
~~---~- - - -

\
-----r
FRESCO GRAND-L AHOU

• -----r
JACKVILLE TROU-SANSr
r
GRAND- BASSAM

· LONGITUDE
Nil RADIALE
N\lCAROTTE
R
5° 30'
Q
B32
p
5° 20'
0
B34

'-----,
N
5°10'
M
B38
L2
5° 01'
L,
B43
1
K2 J H
4° 31'
G
B25
F b .d 9 h
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600-
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tourbe -.;::::
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700- 700

argiLe barioLée

800- aoo
cm
L.- ~ ~

cm

CAROTTES PRELEVEES sur L: ISOBATHE - SOm entre GRAND - BASSAM et FRESCO Fig 9
Variation de la Médiane
10, 20
. 1
30 40f/

/ 2

1 3

.. .
1 4
7S
. '.,
."..' .!
. 200
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300
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,
composition chimiqu~ l!'n fonction dl!' la profondeur
Fig 11
-74 -
~.

3) ~Composit1on chimique (fig.l;J.)

La teneur en quartz, égale à 27, 2(Jfb au sommet de la carotte, décroit jus-


/-. qu J à 15,7SJb à 150cm; ezÏsu1te, elle cro1t pour atteindre 24-% à 550cm, tombe, à 21,6% à
600em et se maintie~t entre 24 et ~5% jUsqu1au bas de ~ ~tte. ,La teneur en
quartz varie dans le ~~me sens que la médiane. 14 S102 soluble varie en sens inverse'
de 24 à 30%. Il en est de m&1e de l'Al2 03. Le rapport Si02lÀ12 03, assez constant,
varie de 2,4 à 2,6. Le Fe2' 03 est :i.n:f'érieur à 7% ~s les _p.arties où la médiane est
la plus élevée et supérieur à 7% dans les autres.
Le Ti02 varie de 0,75 à J%i les teneurs les plus fo'rtes se trouvent" au bas
de la carotte. Le Ca 0, assez irrégulier, est plus fort dans la partie supérieure de
'> la carotte. Le ItTg varie de 1,20 à z% et le K2l0 de 0,2 à 0,4%. La perte au feu varie
de 12 à 13% et l'azote de l,50 à 1,1Û%~'iles valeurs les plus fortes se trouvunt au
sommet de la carotte.

Carotte B 10

1) Description

Carotte de 20700 prélevée à -54m.Sur la radiâlé A)


Du somm~t au basp,e la carotte nous avons la succession suivante:
- de 0 à 75cm: . sable fin gris noir composé de 95% de fraction supérieure
à 50)1.. La teneur en eau est à peu près constante, égale à 25%. ,La frac-
./ tion grossière est formée en grande majorité de petits quartz. Les grosses
oolithes sont très rares au sommet, par c'ontre les petites 0011 thes sont
courantes; leur nombre augmente au fur' et à mesure que l'on slenfonce
et à 75cm les oolithes no:tres sont courantes. Les. débris de coquilles
sont courants et les foraminifères rares.
. '

- de 75 à 174cm: sable vaseux (80% de fraction' g:rOssière). La teneur en


eau ~ugmente et varie de 40 à 50%. La fraction grossière est formée de
grains de quartz subémoussés dont une grande'partie est. recouvèrte
dlo~de de fer et de petits quartz qui sont encore abondants. Les oolithes
vertes ~.sont courantes et les noires abondantes; i l existe éga-
lement de nombreuses petites oolithes. Les débris de coquilles sont
courants .et les foraminifères très rares. .

r'
CAROTTE B 10

cm
o .. '
,.; sable fin . sable
.'

100 sable vas~ux R~sidu acid~ insolubl~

:'. sabl~ moy~n


.207 .:. sabl~ vaseux

CAROTTE B8

cmo '..;". o \' ;0 100'/.


'.,
sable fin Sable fin
.
'h'

'~

.- ~-+-+--J~- AI2 03
. sable vaseux Résidu adde insoluble 4-\--\---lM-- Fe 2 03
100 :: O=+~1- Perte au feu
t--------------~----:~~-l-1ij
~'~ sable grossier
:.:: Sabll' grossier
-,'

vase sableuse
200 argile bariol~e

237

CAROTTE BI.
o SO 100'/0

sable fin
sabll'
. , .'
:'.: sable. grossfl'r I---------------..:---..------.:-=:-...........:............---r.....
100 ':'
.' Résidu adde insoluble
;: sable vaseux
11.3 ..
.
composition chimique en fonction de la profondeur.
Fig:12 ".
- 76-

.. Be 174 à l84cm: sable gris jaune moyen. 1a fraction grossière, qui


forme 98% du sédiment, a la. même e6mpoàition ·que dalU;! le niVêaÙ pré-
oédent mais nous notons l'apparition d1amphistégines usées ei; proba-
blement remaniées. La teneur en eau retombe à 2f:f/o.
- de 184 à 204cm: sable vaseux. La fraction grossière est d l environ 85%.
- de 204 à 207cm: sable moyen.

2) .Q!'!JlROsition chimique (fig.12)

Nous avons fait deux analyses dans le premiel: niveau de sable vaseux,. à.
00 et 167cm et une troisième dans le deuxième niveau à. 195cm. Le· quartz forme
environ 55% du sédiment dans le premier niveau et 63% dans le deuxième. La compo-
sition obimique de la carotte est i.n:fluencée par oette forte teneur en quartz. La.
plus forte teneur en fer du sommet (environ 8%) s' explique par la. présence de gra.ins. ~
de quartz recouverts dl~es de fer et par celle dtoolitlJ,es en plus grànda nombre
que dans le reste de la carotte. Les autres éléœnts ne p~sentent pas de variations' :
caractéristiques.

.. Carotte B 8
..
' ...
1) Description

Carotte de 237cm de longueur prélevée à -5lm sur la radiale C. ~.'.

Du sommet au bas de la earotte nous avons la succession suivante:

- de 0 à 45cm: sable très fin jaune à gris clair, eomprenant 95% de fraG-
.' tion supérieure à 5Q-t.< • La teneur en eau est d'environ 25%. La fraotion
grossière est formée presqu'entièrement de petits quartz. Les oolithes
terreuses sont assez rares et les noires courantes. Les débris de
coquilles sont assez courants et les foraminifères rares.
- de 45 à ll8cm: sable vaseux gris fonoé assez grossier devenant de plus
en plus grossier vers le bas. La fraction grossière forme 78 à 8fJJ6 du
sédiment total. Elle est constituée. de nombreux quartz subémoussés dont
beauooup sont recouverts .d'oxyde ..de fer et de .petits quartz. Des
oolithes, surtout des noires, sont courantes et. deviennent même abon-
dantes dans le bas, les débris de éoquilles s'ont courants et le's fora-
minifères très rares.
-77-

'';'

- de 118 à l70cm: sable 'grossier roux devenant plus grossier et pluS 'vaseux
vers le bas. La: teneur 'en éàu varie de 15 à 2rJ{o et le pourcentage de frac-
tion grossière de 97 à 8~. Celle-ci est formée en grande majorité de
quartz subaziguleux à sUbémoussés et de petits quartz. Ln. majorité des
grains sont recouverts d'une couche d' oxyd!3 de fer. Dans c~rtàins niveaux,
nous pouv~ns avoir des quartz atteigimnt lb.:nm. Les oolithes, assez rares,
sont noires ou vert-foncé mais lisses. Dans le bas, apparaissent des
petits nodules de ÉP-"j.o. argileux ferrugineux; les débris de coquilles sont
rares et les foraminifères très rares.
- de 170 à lOOcm: vase sableuse beige. La fraction grossière forme 50% du
sédiment. Celle-ci est formée en majorité de quartz subémouasés dont 10
à 2Cf/o sont recouverts d'oxyde de fer. Les oolithes sont très râres. i l
n' y ll. ni débris de coquilles ni foraminifères.
- de l80cm au bas de la carotte, nous avons une !3-rgile bariolée qui se
compose de:
- argile gris-bleu
- argile rouge
- débris de·grès avec argile rouille
- argile gris-bleu
- argile jaune-verdâtre oxydée.

La fraction grossière qui varie de 15 à 50% est surtout formée de petits


q1l<.1.rtz; il y a tout de m~me un certain nombre de quartz subéinoussés. Les oolithes
sont ·très ·rares et quand il y eh a, elles sont noires. Il n'y a ni débris de
coquilles ni foramiilifères.

'Le sable .vaseux a à peu près la même c~mposition que celui de la carotte
mo. Dans le niveau d'argile bariolée du bas de la carotte, la teneur en quartz
varie de 64 à 7J!/o. Le !apport 8i02/ÂJ.20 3 reste voisin de' 3,5.
- L'absence de CaO est caractéristique de ce ni:veau, ce q-pi indique que nous
sOIl1I!1es peut-~tre en présence d'une formation continentale.
Le pourcentage en fer varie de 4,45% à .12,45% selon que nous sommes d<ms
...... un niveau d'argile ~bleu ou d<::..::lS u:: U.'L"TC'Cl'. 0.)::J."t's-..j.J.e rouge.
'" '-

-78-

C~tte B4
" "

1) Dèscription

Oàrotte
.
de 143cm"pré1èv~e à ';5Om 'sUr ia radialê
, .
D. ""Du. sommet
.'
au bM de la
.
carotte nous avons la succession suivante:

- de 0 à 70om: sable fin gris; la fraction grossière" forine'\ie 95 à 9E% du


sédiment. Elle,est constituée de quartz trèscf~ et de petites oolithes
lisses de couleur ve~jaunatre clair ou verl-b1ive. Les foramini fères
pélagiques' sont assèz abondants, ~is 'leur' nombre diminUe vers le bas.
Les débris de coquilles sont courants~ . , . .;.., ...
"
- de 70 à 93cm: le sable devient plus grossier et nous avons souvent des
quartz subémoussés dont beaucoup sont recouVert~ ,9.' o:x;yde" de fer. Les
foraminifères sont beaucoup plus rElres et le nombre des ~olithes diminue.
- de 93 à l43cm: sable vase~ gÎ-is. La teneur en eau ~ugmente et passe de
20 à 30%. La fraction grossière, qui forme de 80 à 85% du sédiment total,
"-- est constituée -des mêmes éléments que dans la partie p:reeédente, toute-
f~?-.s, le nombre des oolithes augmente. ' .' . , .. _ .

2) Composition ohi.miq~ (fig.12) ~-

Les deux analyses, effectuées dans le niveau de sable vaseux situé entre
.. -

9~ ~t 143cm, indiquen~ une. oomposition à.naJ.ogue à oelle du sable vaseux des carottes
, • • • <

B8 et B10. '

Carotte B 3

1) Description

Carotte de l40cm prélevée à -5Om sur la re:diale E." Du sommet au bas de la


~tte nous avons la successio~,'Suivante:
Les oolithes sont courantes; ,elles sont en général lisses et de couleur
vert-clairj quelques unes sont noires •. Les ~ébris d~ coquill~s sont rares et, les .
foraminifères très rares. A partir de 4Ocm, le .nombre des oolithes diminue; le sable
prend une couleur p~us claire.
-79 -

- de 110 à 125cm: sable vaseux gris.' La teneur en ea'\J. passe de 20 à 30'


.et 40%; la fraction grossière forme 85% du sédiment total. Elle a la
. e composition qu'au-dessus; seul, le nombre docoolithes qui sont
en général noires augmente •
... de. 125. à 140cm: sable vaseux beige. n·a, la même composition que le
, sable vaseuX gris.

Une seule anàlyse Il 'été effectuée,dans le sable vaseux du bas de la


carotte. La teneur en quartz (68%) y est légèrement plus forte que dans les
carottes préoédentes.

Carotte B 25

Carotte de 403cm prélevée à -5Om sur la radiale G.

Du. sommet au bas de la carotte nous avons la succession suiv.a.n.te~

- de 0 ~ 50cm: vase gri~vert gronuleuse. La fraction grossière décro~t


de 4}16 au sommet à lSCtb à 40cm.: elle est formée en gr[lJlde partie dl o-
, olithes vertes terreuses et de quartz très fins. Il existe quelques
quartz subanguleux, quelque~ débris de coquilles et de très raxos
foraminifères.
- de 50 à 240cm: vnse sableuse. Ln frnction grossière augmente assez
régulièrement de 15 à 7fJfo. La teneur en eau varle én sens inverse et
décrott plus ou moins régulièrenent de 110 à 40%. La frnction gros-
sière 0. ln même composition qu'au-dessus; les q~~z subémoussés sont
toutefois plus nombreux. On 0. un sable à deux fro.etions. imo fjJll:1'ot
une plus grossière. '
- de 240 à 400cIll$ sable vaseux. Ln teneur en eau reste à peu près cons-
tante; la frnction grossière passe de 75 à 85,%. Les quartz subo.nguleux
sont plus o.bondnnts;un qucrt des grnins est recouvert dioxyde. Les
grosses oolithes disparaissent presqu'entièrement, bl ne reste que les
petites. Les débris de coquilles sont couronts et les fornminifères
sont toujours trèo rares.

2) Com~sition chimique
, (fig.13)·
l '
La teneur en quartz augmente du sommet au bas de la carotte et passe de
30 à 68,%. Tous les autres éiéments subissant le cont~oup de cette augmentation,
dicinuent du sommet au bas de·la carotte. .'
CAROTTE B 2S
50

CAROTTE B 21

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Compo~ilion ehFmlqur en fonetion, de la profondeur, .
Fig: 13
' .
... 81-

CEI.1"Otte B 21

1) Description

Clll'Otte de 507cm prélevée à -52m sur la ro.di.ale l.

Du sommet ou bas de la carotte nous avons la succession suiVD.nte:

- de 0 à 25cm: vase gris-vert granuleuse. La f'raction grossière, qui


constitue 15 à 2~~ du sédiment total, est presqu'entièrement formée
d'oolithes vertes terreuses. Les débris de coquilles et les quartz
fins sont assez cournnts, les foraminifères sont rufles.
- de 25 à 450cm: vase fine. Ln frnction grossière, au début égnle à 5%,
tombe rc.pidement aux alentours de 1 à 2%; elle augmente de nouveau
vers le bas. Elle est surtout formée de débris de coquilles, de petits
quartz, de petites oolithes et de foraminifères. Les grosses oolithes,
assez abondontes au début, sont ensuite très rures puis redeviennent
abondantes. Il f~ut noter l'existence de fibres végétales.
- de 440cm au bas de la carotte: vase sableuse. Ln fractièm grossières
passe de 5 à 24%. Elle est constituée en majorité d'oolithes vertes
terreuses, de patis quartz et les débris de coquilles sont plus abon-
dants. Les fibres végétales disparaissent.

2) COI!lEQsition chimigpe (fig.13)

Sauf au sOIlllilet où elle est 1111 peu plus forte, ln teneur en quartz est
assez constante et repré.sente environ 25% du sédiment total. Le rapport Si021Al2Û3
cro1t du sonrrnet au bas de la carotte et passe de 2,8 à 3,2. La présence d'oolithes
au sommet et au bas de ~ carotte est mnrquée par des teneurs en fer de 8 et 8,95%
qui sont plus fortes que dans le reste de la carotte. Les autres éléments n'indi-
quent pns de variations caractéristiques.

Carotte B 17

1) Description

Carotte de 504cm de longueur prélevée à -51m sur la radiale KI.

Sur toute la hnuteur de la carotte nous avons une vase sableuse dont la
teneur en fraction grossière varie de 70 à 3Cf/o.
.. '

CAROTTE B 17
cm o 50
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"

Composition t'himiqu. en fonction de ta profondeur.


Fig: 14
- 83-

... - d~ 0 à. 30C?~:..les. oolithes. terre~es sont très abondantes et les noires


rares; le rèste de la fraction gross~ère est formé de petits quartz et
de petites oolithes. Les débris de coquilles sont courants et les fora-
-'
minifères sont rares.
- de 3q à 504cm: le nombre des grosses oolithes diminue pour presque dis-
paro$tre; par contre, les fibres végétales apparaissent.. Les micas,
présents sur toute la œuteur de la carotte, deviennent courants dro1s
le bas.

2) Composition chimique (fig.14)

Elle est assez homogène sur toute la hauteur de la carotte. La teneur en


qunrtz est plus forte que dans la carotte B 21; elle est en général supérieure à
5~. Le rapport Si02/ Al203 reste voisin de 3. L'assez forte teneur ·en fer du. som-
,l, met (9,50%) est due à la présence de nombreuses oolithes.
.\,
':. Carotte B 43
:~

1) Description

.:!,
Carotte de 684cm prélevée à -5Qm sur la radiale Ll.

- de 0 à 4Ocp, nous avons une vase granuleuse gris-vert. 10. fraetion


grossière décrott de Z7 à. 3%. Les oolithes vertes terreuses sont 001.1.-
r~tes et les petites très abondantes; les débris de coquilles sont
abondants, les foro.minifères, les petits quartz et les micas courants.
La teneur en eau cro1t de 63 à 7810. .
- de 40 à 360crn: la fractiQn grossière varie de 2 à 3%; les GTOsses
oolithes deviennent rotes à très rares. A partir de 10000, les gra-
fj
1
nules de pyrite deviennent courants pour ~tre abondc'Ults à très abon-
dants de 200 à 340cm. La teneur en eau oscille entre 00 et 90%.
- de 360cm au bas de la carotte, la fraction grossière cro1t pour attetn.
clre 8% à 570cm; ensuite elle décro1t et se maintient autour de 4 à 5%.
Sa composition reste la mEb:nej seul le nombre des granules de pyrite
décrott. De 420 à 460cm, un "coup de piston" pertube la répartition de
la teneur en eau.

Carotte B 38

1) Description
Cnrotte de 498cm I!rélevée à -5Om sur la radiale.M. l:4_~otte est formée,
-84-

. SUr toute :;la hauteur, dlune vnse uniforme gris-vert àgrls-..:.b1eù; la: frnction gros- '
sière 'variè autour de 2%. Au sommet, les ~~ses oo'lithes so~t assez abondantes puis
elles deviennent très ~s et disparaissent. La frtictiori gross~~;r:~"~st souvent for-
mée de pet!tes oolithes dont l'abondance diLlinue' avec, 10 profondeur;' les foramini-
, , .
fères , et les débris de coquilles sont 'abondants à très aboi:J.d.rolts.
'
Les granules de
, ' ,

pyrite apparaissent dans le so~t de la carotte; ils sont très abondants de 240 à
320cm et restent ensuite abondants. . .
De 0 à 100cm, la teneur en eau décroN de 137 à 100% puis elle se main-
tient entre 95 et 100%.
Carotte B 34

1) Description

Carotte de 155cm de longueur prélevée à -50m sur la. radiale o. Du soIJI:let


au bas de la. carotte, nous avo~ la succession suivante:

- de 0 à 10cm: vase sableuse grise contenont 56% de fraction supérieure


à 50;'l'et dont la teheur en eau est de 105%. La fraction grossière es'~
formée de petits quartz, d'oolithes vertes terreuses et de très rares
noires, de fornminifères et de débris de coquilles.
- de 10 à 30cm: sable fin dont la teneur en' eau est de 25 à 3(Jj6 et dont
la fraction grossiè~e est supéri~ à 95%. Celle-ci ~st formée pres-
qu'entièrement de petits quartz; les oolithes'et les débris de coquil-
les sont très rores. '
- de 30 à 45cm: sable fin vaseux conte~t de e~ à e7% de' fraction gros-
sière. Celle-ci est formée de quartz subémoussés et de ~ès nombreux
petits quartz; les oolithes, les débris de coquill~s e~ les foramini-
fères sont très rares. La teneur en eau e;t de 5orb.
- de 45 à l?5cm: vase sableuse conten.ont 6~ dG fraction grossière. Les
quartz subémoussés sont abondants, les petita très abondants et les
quartz oxydés courants. Au début, les oolithes terreuses sont abon-
dantes et deviennent ensuite plus rares et les débris de.coquil1es sont
courants. Ln teneur en eau est de 7(J}b.
- de 65 à 125cm, la fraction grossière augmente et varie de 6e à 75%. Les
quartz subéIilOussés deviennent plus abondants ains{ que les quartz su-
périeurs à lmm; par contre le nombre des pet"itsquartz d.ir:J.:i.nue. Les
oolithes disparnissent ou deviennent très rnrês~ D..US i l faut noter
l' a.pparition d' aIixphistégines' remaniéè·s. La teneur en ea~ est de 30 à 45%.
- 85-

- de 125 à 140era, la fraction grossière est moins importantel 62%, mais


elle .garde
, la ~me composition•.
- de 140cm au bas. de la carotte: sable moyen conterumt 93% de fraction
grossière. La. oomposition, de celle-ci reste la m&!.e que dnns les ni-
veaux supérieurs. La teneur en eau est de 27%.

Carotte B 32

1) Descript!-on

Ct.'U'Otte de 43cm de longueur prélevée à -SOL! sur ln rudiale l'.

- de 0 à 7om, nous avons tnl suble vuseux contenant 63% de fraction gro&-
sière. Celle-ci est formée de quartz subénoussés ·dont une partie est
recouverte dIoxyde. Il existe des quartz de diamètre supérieur à lmm
1
et quelques graviers; les oolithes qui sont couruntes, sont vertes
~ terreuses et noires. Les débris de ooquilles et les foraminifères sont
courants. Il existe des .ompbistéginos remaniées.
.;y
- de 7. à 43cm, la carotte est fomée par de la tourbe.
TROU-SANS-FOND
GRAND -LAHOU GRAND- BASSAM

LONGITUDE
FRESCO

sT'' 5° ~' 5°20' so 15'


1
soo~' 4° 51' "°46' 3° 56'5 3'4 S'S
. '

. N9 RADIALE ,~j~! a. o N L K J b h
B18 B20 828 A7
N9 CAROTTE ",82,9 831 835 837 B 15

LEGENDE

o 5 50 75 100%

200
vase fine 200;-:

." vase sableu se i:.J-_ 300-


\ 1;- 300
\
vase oolithique m-----:....),\
\
\
"

h, f-----,,.-- \
sable vaseuX j,:,:';:.1-_ _
"DO- " 00
:': ,\
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:::. 0
sable. fin, :~ i---':U'\~"~-Il
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i: 600
600-
lit cQql,lil~i ~r
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CAROTTES PRELEVEES sur ~ ISOBATHE - 60m entre GRAND-BASSAM et' FRESCO : Fig 15'
-86-

III-X .. ETUDE DES CAROTTES PRELEVEES SUR L'ISOBATHE -6om


ENTRE GRAND-BASSAM ET FRESCO. (fig. 15)

JO"

Les carottes ont été prélevées avec un' tube de 5m à 11 exception de .AS ~t
A7 qui 1'ont été avec un tube de sm.
Pour les premières, les longueurs obtenues varient de quelques centimètres
à 500 centimètres. Les conditions de prélèvement restant ~es mêmes, la profondeur de
pénétration du carottier nous donne déjà une idée de 1a,J'}Btu.re du fond.

Carotte A7
. .

1) Description

Carotte de 795cm de longueur prélevée à -6Om sur la radiale 1i~ Al' oeil nu,
lIensemb1e de la carotte apparaît formé d'une vase fine homogène. Dans les 150 pre-

w, miers centimètre's, nous avons une v~se gris-vert assez fluide qui devient plus com-
pacte lorsque l'on s'enfonce. Dans la moitié inférieure de la carotte, apparaissent
des traces de réduction.
La fraction gross~ère est faible. De 0 à 150cm, elle est égale à environ
10% du poids du sédiment sec;' ensuite elle oscille autour de 21b. Elle est surtout
formée de for~fè~es, de pe~i~s quartz, de débris de coquilles, de lamelles de
micas et de sphérules de pyrite. Sur la carotte fra!che, oh note 11 existence de très
nombreux granules ovoi:des gris et mous qui ne résistent pas au tamisage sous l'eau
. (cf.chap. 4 ).
La teneur e~ eau est assez irrégulière de 0 à 450cm et varie de 80 à 1305~.
A 450CiIl, un décolleme:q.t Cift à un "COUp de piston" a entra.1né un dra~e pendant le
stockage de la carott~, ce ~ui explique la forte teneur en eau à c~t endroit. De
4500m au bas de la carotte, la teneur en eau décro:tt régulièrement de 110 à 7(Jf;.

2) Granulométrie (fig.16)
De 0 à 150cm, nous avons des courbes dont la plus grande partie est pa.ra~'

bo1ique; l'indice n variant de -0,4 à -0,9. La ~arti~ la plus gros.sière des courbes
--- ~
-
100 t;
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30 401'

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de 0,55 à 0,65. :j
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- de 150 à 270cm, la fraction fine devient plus :i,m~rtante; les courbes _ -,! ,_
sont logari.thmiques et restent lwPerboliques pour
la partie la plus ~s"'l
sière. La. médiane décro1t de 16 à 3,8/01 • Llindice d'asymé~e est plus r
grand que dans la partie supérieure de la carotte et varie de 0,8~ à 1. ;/
- de 270 à 450cm, la fraction gTOssière devient plus importante; la méd.i.anë
passant de 3,8 à 3~ • A 450cm, la courbe redevient parabolique,' n ~~t
égal à -0,6 et -0,7. L'indice dlasymétrie varle, comme dans le ~tit de
la caro,tte, de 0,55 à 0,65. , - - - -
- de 450 au bas de la carotte, la fraction fine redevient plus _importante
, et les courbes redeviennent logarithmiques. La médiane varie de 13,5 à
2,~ ; l'indice d'asymétrie est égal à 0,90.

A 270 et 650cm, ,les courbes sont presqu'entièrement logarithmiques.

3) Comnsition chimique (fig.17)

De 0 à 135cm la teneur en quartz décrott


. de 39 à 31%. A l50cm elle n i est
,

plus que de 22,8%. De 150 à 450cm, elle va décrot;;re de 22 à 19% avec toutefois un
petit ma:rimum à 262cm. A 650cm, la teneur eri. quartz est 'de 25% puis elle déorott de
nouveau pour atteindre 22,6% au bas de la carotte.
La teneur en 5i02 soluble varie naturellement en sens inverse de la teneur
en quartz; elle passe de 19,5% au sommet de -la carotte à 28,4% à l50cm et se maintient
ensuite autour de 28% avec un ~ à 262cm. Ln teneur en A12 03 a la
~me variation; elle passe de 12% au sommet à 18,7% à l50cm et varie ensuite entre
18 et 2Cf/o.
Le Fe 03, inférieur
,
à 7% de 0 à l35cm, est par la suite supérieur à 7}b~

- Le Ca 0, supérieur à 55~ de 0 à l35cm, varie ensuite entre 3 et 4% avec


minimum de 1,7% au bas de la carotte.
- Le Mg 0 ne présente pas de variations caractéristiques; i l oscille entre
1,2 et ,Z1o. Il en est de m&te pour le IC20 qui oscille entre 0,20 et 0,45%.
- Le P2 05 'est plus fort da.IÏs le sommet de la carotte que dans le bas; i l
en est de même pour'l'Azote qui décro1t 'du sommet au bas de la carotte.

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Fig 1,-
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4) .Analyses di:ffractométriques.
, 4 ~ , ...... • "

Dé 0 à l50cm le quartz est dominant. La fraction argileuse est. ,f'ormée de


montIDori.J+onite, de kaolinite et d'.tUl peu, d 1 il1ite. l i existe égal~ent de petites
quantités,de calcite et de dolomite. '
l ,

Dàns le reste de la carotte, le quartz est partout plus f'aible mais reste
toujours important. Ceci est en accord avec l'analyse, chimique. On a également de
la montInorillonite, de la kaolini te, un peu d' iUit(3 et de petites quantités de cal-
cite et de dolomite.
La répartition des minéraux argileux est approximativement la suivante:

Montmorlllonite ••• .':' 45 à 55%


Kaolinite ••••••.••••' 35 à' 45%
Illite •••••••••••••• 5 à 10%

5) Eléments traces en p.p.m. dans matière sèche.


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Ces dosages ont été effectués à Bondy danS les iaboratoires' de r1.PmTA.

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83 Il
84 32 17 Il
84 420 245 650
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Il 82 410 240 660
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84 48 24 li
84 420 247 240
790 820 16 li li 82 li 82 ' 33, 16
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composition chimiqul' l'n fonction dl'.· la profondl'ur


Fig 19

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- 93-

Carotte A5

1) Description

~. Carotte de 700cm prélevée à -60m sur la radiale ~4

La carotte, à l'examen à l'oeil nu, appara1t formée dlune vase homogène


gris-verl à gris-bleu, assez fluide au sommet et devient plus compacte ensuite.
La fraction grossière, égale à ep.viron 10% dans les cinquante premiars
centimètres varie ensuite autour de zfo. Elle a la même composition que dans la ca-
rotte précédente. Nous avons également de très nombreux granules ovoides gris et
mous. La teneur en eau reste supérieure à 100% sur toute la l1auteur de la carotte.

2) Granulométrie (fig.18)
Nous voyons S'L1J:' la figure que les courbes se groupent en deux fnmilles.
Nous pouvons ainsi diviser la carotte en deux parties.
- La première, qui va de 0 à 5OOcm.
4; La deuxième, qui va de 500 au bas de la carotte.

'i De 0 à 500cm, la médiane décro~t assez régulièrement de 35 à 24j! • La


partie inférieure des courbes, légèrement parabolique au sommet de la carotte,.
devient logarithmique ensuite. Le coefficient d'asymétrie reste voisin de 0,6.
De 500 au bas de la carotte, la médiane reste voisine de 5JJ • Les courbes
présentent de plus grandes parties logarithmiques. L t indice d r asymétrie est voisin
de 1.

3) Composition chimique (fig.19)


Le quartz décrott de 0 à 400cm. et passe de 25,7 à l6,JS6. Ceci est en ac-
cord. avec la décroissance de la médiane dans le m&n.e tronçon de carotte. Ensuite,
la teneur en quartz augmente pour atteindre 22,5% au bas de la carotte. Ici nous
n'avons pas la même variation de la médiane, mais qela peut correspondre au fait
que les quartz devierment de plus en plus fins tout en devenant, en pourcentage,
plus importants.
Dans son ensemble la carotte est assez homogène. La Si 02 soluble oscille
autour de 2gfo avec des ,valeurs plus faibles au sommet et au bas de la carotte.
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CAROTTE B 28
CompMition chimiqu~ ~n fonction de (~ profond·!ur.
fig: 20
- 95-

-, Al2 0; suit 1~ même variation, -sa teneur' étant en moyenne de 2ct/o aveo tm
m:in:l.mum a.&:.T'lf.,. ~~t.'Jde"! ~tta.
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Le rapport:SiQ2l'A12 0; varie entre 2,4,et 2,5.


La teneur en Fe2 0; reste voisine de 7%
Ti 02 varie de 0,6 à :I% d'une façen irrégulière.
Le Ca 0 est plus important au sommet de la carotte où il est supérieur à
5%; ensuite i l reste voisin de 3%. '
Le Mg 0 varie' de l,50 à 2,50%.
Le K2 0, de 0,20 à 0,45%.
L'azote varie de 0,11 à 0,14%.

Carotte B 14
..... Carotte de 489cm de longueur prélevée à -60m sur la radiale ü •
La carotte, sur toute sa longueur, est formée dlune vase homogène de
couleur grise à gris-bleu. Dans les deux tiers inférieurs apparaissent des traces
de réduction. La teneur en éléments grossiers est égal à 1%.
La teneur en eau oscille autour de 110%.

2) Composition chimique (fig.20)


Carotte de composition assez homogène; toutefois, on peut noter une
légère diminution de la teneur en quartz qui passe de 19,7% au sommet à 14,40% au
bas de la carotte. Le rapport Si02 / A12 03 varie peu (de 2,6 à 2,8).
La composition chi.):nique est à peu près la même que p~ A7 et AS; seule
la teneur en quartz est un peu plus faible.

Carotte B 28
1) Description
Carotte de 504cm prélevée à -66m sur la radiale 11.
La carotte est identique à B 14. La teneur en eau est un peu plus forte
et oscille autour de IjQ%.

2) Composition chimique (fig.20)


Elle est identique à ôe11e de B·14.
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liifluenc. d~ ta granulo'métrie sur la ':"eneur en eauCcarotte A 13)
Fig 21
-r:rT-

Carotte B 13
;1.) Description .
\: . Carotte de 418cm de longueur prélevée à -60m SUJ:' la radiale 'b oomme la
carotte précédente, mc~s le prélèvement a été effectué à 1,5 milles de la cate
tandis que la carotte B 28, elle, a été prélevée à 7 milles de la cate, car à ~et
endroit, en bordure du Trou sans fond, lIisobathe -60m est perpendicuJ.aire au ri-
vege.

- de 0 à lOOcm, nous avons une vase f:ine qui comprend de 8 à 10% de


fraction grossière. Celle-ci est surtout formée de petits grains de
quartz et d' oolithes en majorité vertes terreuses; les noires sont
assez rares. Les débris de coquilles sont courants et les foramini-
fères sont rares. La teneur en eau est voisine de 120%.
- de 100 à 340cm, la fraction grossière cro1t plus ou moins régulièrement
. de 10 à roto. Sa composition est~ la même que dans le niveau supérieur.
Les gi-a:Îlls de quartz deviennent cependant plus gros au fur et à 'mesure
que l'on s'enfonce. Les quartz subémoussés sont courants à partir de
l30cm et les quartz supérieurs à J.mm, à partir de 240cm. La teneur en
eau décro1t assez régulièrement de 130 à 40%.
- de 340 à 418cm, nous avons un sable f:in blanc devenant plus grossier
" dans le bas où nous avons deux nodules d' algues calcaires encrofttantes
de 4 à 5em. La fractièn grossière, qui forme de 95 à ggfo du sédiment
total, est surtout constituée de petits gra:ins de quartz (dans le bas
de la carotte apparaissent des grains subémoussés et des grains supé-
rieurs à lmm). Le reste de la fraction est formé d'oolithes terreuses
et noires, de débris de coquilles et de fornm;nifères. La teneur en eau
est dt environ 3()}&.

Cette carotte est une parfaite illustration de l'influence de la granu-


lométrie SUJ:' la teneur en eau. On peut voir que la pourcentage de teneur en eau
varie ou sens inverse de celui de la fraction grossière (fig. 21) • Ceci se remarque
dans de nombreuses carottes.

2) Composition c~que (fig.22)


Nous avons effectué six analyses dans la partie de la carotte formée de
vase et de vase sableuse.
·.De 0 à 150cm, la teneur en quartz varie peu et, forme de 10 à 12% du sédi-
ment total; eilsùitey eUè' augmentè régulièrement pour atteindre 51% à 320cm.
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Composition chimique .n fonction dt 'la': profondtur


Fig 22

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Dans les 150 premiers centir1è:bres, la composition chilJlique se rapproche de celle des
earottes précédentes. Dans le reste de la carotte, l'augmentation du quartz fait di-
minuer les pourcentages des autres éléments.
Carotte B 11
1

1) Description

Carotte de 1990m de longueur prélevée à -60m sur la radiale A. Du sommet


au bas de la carotte nous avons ln succession suivante:

- de 0 à 3Ocm, sable vaseux moyen gris foncé. La fraction grossière, qui


forme de 78 à 85% du sédiment total, est conatituée de grains de quartz
~bémoussés dont la moitié est recouverte dIoxyde de fer, de petits
grs'n e de quartz, d'oolithes vertes terreuses et noires, de débris de
coquilles et de rares fora.min:ifères. La teneur en eau varie de 30 à 35%.
- de 30 à 199cm, sable fin devenant plus grossier dans le bas de la carotte.
ta fraction grossière représente de 95 à 9gfo du sédiment total. De 30 à
120cm, leE! grains de quartz sont petits; ensuite nous avons des grains
sqbémoussés et des petits grains. Les oolithes deviennent rares à très
rares ainsi que les foraminifères. Il appara1t quelques .apb6-riUes. d.e
pyrite. La teneur en eau décroU de 35 à 2CfÎo. Entre 180 et 190cm, nous
avons une petite lentille de sable vaseux dont la composition est la
~ que dans le haut de la carotte.

Qarotte B9
1) Desc:!ption
Oarotte de 120cm de longueur prélevée à -64m sur la radiale B. Du sommet
au. bas de ],a carotte nous avons la succession suivante:

" de 0 à 6em, sable vaseux gris. La fraction grossière forme 75% du sédi-
ment total; elle est constituée par des petites oolithes terreuses
elaires, assez lisses et noires, par des moules internes de petits gas-
~éropodes et ~amellibranches. Les petits g.cains de quartz sont abondants;
:lyeé débris de coquilles et les fOn'.u:L.Jifèr.::o sont c01.~r.:'l1to. Los D2.~plrls­
Mgines, usées et probablement remaniées, sont assez abondantes.
, .
.. de 6 à 85cm, vase sableuse gris-vert. La fraction grossière constitue de
~ à 68% du s~diment total. Sa èomposition est la m&1e que dans le niveau
supérieur. Les amphistégines remaniées sont toujours abondantes. La
teneur en eau, plus forte que dans le niveau précédent, oscille .entre
eo et 7CfÎo.
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- de 85 à 88cm, nous avons deux nodules gréseux e:ncro'O.tés de plusieurs


" ,.... ".
oentimetres de diametre. _. ' - " ."
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- de 88 à l2Ocm,' argile sableuse très oompacté' (ia penétration du oarat:..


tier a été stoppée par ce niveau compact). La teneur en eau passe de
7Cf/o à 3Cf/o du poids de sédiment sec. La fraction grossière' constitùé ..
enviren 4Cf/o du séd.iIllent total. Elle est formée ~ grande partie par des
petits grains de quartz et de toutes petites ool"ithes noires. Les
débris de ooquilles sont assez couré:'.llts et les foraminifères très rares.

2) Composition chimique (fig.22)

Dans les 85 premiers' centimètres, la ten~ur en quàrtz varie 'de 24 à' 2ajb.
Le rapport 5i02 / Al~. .o3 varie de 3,5 à 2,9. La teneu:r en cal~ium, assez forte, est
voisine de 15% à BOcm. Le fer décro1t légèrement et passe de 10,5%.à Ocm à 8,55% à
BOorr •
A 90cm nous avons une brusque augmentation de la teneur en quartz (~),
une diminut~on du fer (7%) et du calcium (5%). .
 115cm la teneur en quartz diminue (33%) et la teneur en calcium rede-
vient forte (20%).

Carotte JJ7
Carotte d'une quinzaine de centimètres prélevée' à -6lm sur la radiale C.
La pénétration du carottier a été très mauvaise car nous rencontI:Jns a;us~t6t le
niveau d l argile sableuse très compncte de la carotte B9~

Carotte B5
b

1) Description
. .
Carotte de 255cm prélevée à -63m, sur la radia.,le 1.2. Du sOIlD1et au bas de
la carotte nous avons la succession suivante:

- de 0 à'130cm, sable vaseux conte~t de 70 'à 83% ~à.e· fi.~ëtion grossière.


Celle-ci est formée par de petits grailis ,de quartz et des grains subé-
moussés dont une partie est recouvértepar de i'o~e de fer~ Les ooli-
thes sont assez rares,' elles sont vert-olivë' lissés,' terreuses ou noires.
Les débris de coqui:lles et les foraniinifères sont rares. La. teneur en
eau décr01t de 65 à 35%.
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- de 130 à 1960m, sable grossier légèrement vaseux. 1ll. fi'action grossière


forme de' 88 à 95% du ,sédiment totaL. Elle est conat!tuée en grande par-
tie de gratns de quartz subémoussés, de. petits et d'assez gros grains
de quartz. Les oolithes sont très rores, les débris de coqullles et les
foraminifères
.:
absents. .La teneur
.. en . .de 2(f/o•
eau est
- de 196 à 250cm, tourbes aveo fibres de bois et empreintes de feuilles.
La teneur en eau atteint 200%. . .'
- de 250 à 260om, sable grossier graveleux, les grains de gravier pouvant
a.tteindre 15mm. de diamètre. .

2) Composition ohJf!mique (fig.23)

De 0 à 130om, la teneur en quartz a:ugmente et passe de 48 à 65%. Le rap-


port Si02 / Al2 03 varie de 3 à 3,4. De 130 à 196cm, le quartz forme de 81 à 84% du
sédiment total. Le rapport.Si02 / &2 03 reste à peu près égal à oe qu'il .était
dans le nivea.u supérieur (3,3).
Les a.utres éléments diminuent en fonction de cette augmentati9n du quartz.
De'UlB le niveau de tourbe, la teneur en quart~ est a.ssez forte au début (39%) puis
se stabilise autour de 17/0.' La teneur en fer, assez faible au début, devient très
importante (32%) dans le bas. Cette forte teneur doit ~tre due à la présence de
sulfures de fer. Lê carbone orgunique forme jusqu'à 16% du sédiment total. '.

Carottes A 10 et B2

1) Description d'A 10
Carotte de longueur indéterminée (partie supé~eure détruite) mais dl envi-
ron 280cm, prélevée à -6om sur la radiale E. Du sommet au bas de la carotte nous
avons la sucoession suivante:

- de 0 à 90cm, sable fin vaseux. La fraction grossière constitue 85% du


sédiment total. Elle est formée par des petits grains de quartz très
abondants et des gro:i.ns 'de quartz subémo\îasés. Les grosses ,oC'lithes
sont rares et sont en général' noires; par ~ont~ les petites sont cou-
rantes. Les gros débris de coquilles et les foraminifères sont rares.
-103 -
,\

- de 90 à,195cm, ;:Jable vaseux .plus .grossier. La. fraction grOssière oons-


t:l.tue de 80 à 85% du, sédiment total.' Elle a à peu près ,la même coriIpo-
sition que dans le niveau précédent mois au fur' et à mesure que lion
stenfonce, les grains deviennent plus gros et les oolithes plus rares.
A partir 'de l40cm, apparmssent des amphïstégines :remaniées.
- de 195 à 205cm, passée coquillière contenant les espèces littorales
suivantes:

- Cardium ringens
- Cymbium. porcinum
- Solen
- Divaricella gibba
- Leda bicuspidata
- Leda rostra
- Cardita lacunosa
- EchinocYa1!US Pusilus
- lhctra
- Telinn ostrigrisa
- Torinia molani
- Volvula incr:i.mi.nata

- de 195 à 260cm, sable vaseux à gros grains. La fraction grossière cons-


titue plus de 90% du séd.i.r!J.ent total. Elle ést 'surtout formée par des
grains de quartz subémoussés blancs (il n'y a plus de grains recouverts
d'oxyde de fer) et par des petits grains de quartz. Les grosses oolithes
sont très rares et les petites courantes. Les débris de coquilles sont
assez courants et les foraminifères très rares.
- de 260c~ au bas de la carotte, lit de tourbe contenant un gravier de
l5mm de long et 6I!llIl de large.

Carotte A9 bis

1) Description

Carotte de 390cm prélevée à -6Om sur la radiale F. Du. sommet aU bac"'~ul~a

carotte nous avons la succession suivante:

- de 0 à 20cm, vase granuleuse verte. La fraction grossière, de 22% au


sommet, décrott jusqu'à 716 à 20cm. ,Le fort pourcÊmtage du sommet est
dÜ à ln pre:sence il' oolithes vertes terreuses. .
- de 20 à 60cm, vase fine gris-vert. La fraction grossière est à peu près
égale à 5% du poids de sédiment total. Elle est fomée en grande partie
par des peUts grains de quartz. Le reste de la fraction grossière est
formé par des quartz subémoussés, des oolithes terreuses, des foramini-
fères et des débris de èoquilles. La teneur en eau varie de 100 à 110%.
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Fig: 21.
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- 'de 60 à )oobm,. vase sableuse. Le pourcentage de fraction grossière


augmente régulièrement et atteint 6a{o à :300cm. Les gm:1ns de quartz
subéIi1Oussés,,:sOI{t plus abondants mais la ~jorité de la fraction grossière
reste formée··d~ petits grains de quartz." A partir de 60cm apparaissent
des' sphéru1~'s;' de pyrite dont le nombre augmente avec la profondeur. La
a
teneur en 'éau décro1t plus ou moins régulièrement de 100 4O~b.
- de 300 à 390cm, sable vaseux à gros grains.: La fraction grossière cons-
titue 0Cf/0 du sédiment total. Sa compositiot}. est à peu près lu m~me que
précédemment; seuls les grains de quartz deviennent plus gros.

La teneur en eau oscille autour de 30%


2) Composition chir:d.~ (fig.24)

La ta'l1eur en quartz, assez constante dana les 100 premiers centimètres,


augmente ensuite assez régulièrement et forme, au bas de la carotte, 68,% du sédiment.
Le rapport Si02 / .Al2 03 vnrie entre 2,7 et 3. En général, les a.utres éléments va-
rient en sens inverse du quartz.

Carotte B 26

1} Description

Carotte de 492cm prélevée à -62m sur la radiale G.

A l'examen à 11 oeil nu, la carotte semble asses homogène, mais si on exa-


mine le pourcentage de fraction grossière, on voit que celui-ci, qui de 0 à 200cm
varie de l à Y/o avec un maxioum de 2% à 180cm, augmente ensuite assez régulièrement
pour a.tte~dre 567& au bas de la carotte. La teneur en eau varie en sens inverse de
la fraction grossière, elle décrott de 120 à 50%.

- de 0 à 250cm, les grosses oolithes sont assez rares; la fraction gros-


sière est essentiellement formée de petits grains de quartz, de petites
oolithes, de foraminifères et de débris de coquilles. A 180cm la frac-
tion grossière est plus importante; elle est formée pour moitié d'ooli-
thes vertes terreuses et pour moitié de petits grains de qunrtz. .
- de 250cm au bas de la carotte, la fraction quartzeuse augmente réguliè-
rement. La taille des gro.ins augmente également, mais ln llllJjorité de la
fraction reste formée par des petits grains. Le nombre des grosses
oolithes reste assez faible. Les foraminifères et les débris de coquilles
sont courants.
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éomposition . rhimique en fonction 'de la profondeur
Fig: 2S
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2) ,.Composition chiJnique (fig.24)


:.
De ° à 300qm~ la: carotte a une compos~tion chimique assez homogène. La
teneur en quartz ne dépasse pas 20%. Le rapport Si0 2 / Al2 03 varie de 2,8 à 3,4.
Ensuite, le poureent~ du qUartz augmente régulièrement et i l atteint 45% au bas
de la carotte.

Carotte B 24
1) Description

Carotte de 504cm de longueur prélevée à -6Om sur la radiale H. Al' exn-


men à 11 oeil nu, la carotte appara.1t formée d'une vase homogène.
La fraction grossière, d'environ 5% dans les d:ix premiers centimètres,
oseille entre l et ~ jusqulà 360cm; ensuite elle cro1t pour atteindre 5% à 440cm
et reste a1o:r;z:: oon:Jta:i:Ite.
Au sommet, la fraction ~ssière est surtout formée dloolithes veries
terreuses; ensuite, elles diSParaissent presqu'entièrement et il ne subsiste que
des petits quartz, des petites oolithes, des foraminifères et des débris de coquilles.
A partir de 360cm, les oolithes ~ppa:roissant.

p. n i y a pns de quartz moyens.

.
La ' teneur en eau décro!t de 120 à 100% du poids du sédiment sec •
I l ~ste de ~mbreux granules ovoïdes gris et mous qui ne résistent pns
au tamisage sous 11 euu.

2) Composition chimique (fig.25)


Carotte de composition très homogène; toutefois,'la teneur en quartz est
légèrement plus faible dnns le bas de la carotte ris partout, elle est inférieure
à 20%. Le rapport Si02/ Al2 03 varie peu (de 3 à 3,1).
Cette carotte est très voisine, au point de vue composition, des carottes
B7-B5-B 14 et B" ?8~

Carotte B 22
1) Description
Carotte de '4S5cm de io~éur' p:releivée à :...E;oin sur la radio.le I.
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Composition chimique en fonction de la profondeur.


Fig: 26
.. 109 -

A l'examen à l'oeil nu, la,carotte semble formée d'une vase homogène. La fraction
. grosf;lière, (le 14% au somm.e,~ de la carotte, oscUle de l à ~ de 20 à 200em; 'ensuite
elle augmente plus ou moins régulièrement pour fomier 45% du sédiment total au bas
de la carotte. La teneur en eau, qui dans les 200 premiers centimètres oscille entre
100 et llo%, diminue ensuite pour atteindre 6c:P/o dans le bas 'de la oarotte. DanS le
haut de la carotte, la f'raction grossière est surtout formée par des grosses et des
petites
, .
oolithes vertes te,rreuses. A partir de 20cm, les grosses oolithes deviennent
très rares; la fraction grossière est alors formée par des petites oolithes, des '
petits grains de quartz, de nombreux forvminifères et des débris de coquilles. A p~
tir de 200cm, le nombre des oolithes augmente et i l est très important de 240 à 350cm;
ensuite, leur nombre diminue jusqu1au bas de la carotte mais par contre, les petits
grains de quart~ devie:rment très abondants. Le nombre des foraminifères d.im.:i.nu.e tan-
. dis que celui. des débris de coquilles augmente. A partir de 420cm, nous avons des
fibres végétales associées à de nombreux piquants dl oursins.

2) COIlposition chimique (fig.26)

La teneur en quartz, suivant la même variation que la fraotion grossière,


augmente dmrs le bas de la carotte. Le fer suit les variations du nombre des oolithes;
ainsi, nous avons la teneur la plus forte à 300cm (9%) là où les oolithes sont'lOB
pl~ nombreuses. Le rapport 5i02 / .Al2 03 varie peu (de 2,7 à 3,1).

Carotte B 20

1) Description

Carotte .de 518cm. prélevée à -6Om sur la radiale J. Du sonnnet au bas de la


carotte nous avons:

- de 0 à 95cm, vase ~anuleuse gris-vert assez fluide. La fraction gros-


sière qui constitue environ 40% du sédiment total, est formée presqu'en-
tièrement par de grosses oolithes dont les 2/3 sont vertes terreuses et
'il3 noires, le reste de la fraotion étant fonné par des petits grains de
quartz, des débris de coquilles et d'assez rares foraminifères.

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- de 95 à 450cm, ·,VllSe très légè:rement sableuse. :t.a. fiaotion grossière


forme en moyenne 10% du s~diment tota), nvec un lIlaXÎ.LIUIll de 20%. à 240cm
, et un autre dé 25% à 380cm. Lès grosses oolithes sont très rares' et
ont disparu. à partir de 200om. La :(rapt:î,on grossière- est alors .formée
par des peUt's grains de quart~, des lamelles de :micas et pa.:r: de rares
petites oolïthès, foraininifères et débris de coquilles.' A partir de
95cm, les fibres végétales sont assez coUI'antes.
- de 450 à Si8cc., vase sableuse oolithique. Le pourcentage de fraction
grossière n~ente de 10 à 46%. Les grosses oolithes redevierment
abondantes et le reste de la fraction garde la même compos:ï:tien. Aux
niveaux 305, 345, 435, 400 et SOOco, se trouvent des nodules d'argile
quartzeuse.

2)' Composition ehirni9.ue (fig.26)


. .
Carotte de oO@pOsition assez homogène; toutefois, la teneur en quartz
est un peu plus faible- au sommet (3JS&) que dans le' reste de la carotte. 'Le' ~a~port ~ ~:
Si02 / A12 03 reste voisin de 3. L'assez forte teneur en fer, du sbIllI:lé't (10,50%) f.'
est due à la présence d'oolithes.

Carotte B 18
. ,

Carotte de 5l2em de longueur prélevée à -6Om Sur la radiale K. Dans les


premiers eentimètres, nous aVOns une vase grLlnulèuse. La fr~ction ~ssièrè cons- ::' ...
titue 45% du sédinent tOtal. Elle est surtout fomée vertes' terr~uses,
d' oolithes
. ..
le reste étant constitué. de petits grains de quartz, dé' débris de coqt iJJ.ès et de 1

rares foram:ini.fères et micas.


, ,

Ensuite, ié' poUrcentage de fraction grossière diminue pour atteindre 15%


à SOcm et oscille alorS, ~entre 10 et 2afo. Le nombre d~ grossès oolithes diminue et
elles displ:l.1'aissent à 'partir de 250cm.· La fraction grossière est alors en grande
portie fom:é~'pnr des petits grains de quartz. Les fibres végétales se rencontrent
sur toute la haute-q,r . de la carotte, mais elles rsont
' .
toutefçis
, ,
moins ~bondantes au
sommet et au baa. .'
. , . ''. .. ,. ~ ... r •

:'Après avoir diminué


.... de 100 à 7éY!o da.ns les 6Q premiers
-" ~ ... - .... centimètres,
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la.
teneur en euu ~scil1e uutou:r de 7afo jusqu'à 4OOCI:l, ensuite elle ~sto~.&gcl~.:.à_ . \
f::I:f/o jusqu1 au bas de ln· carotte.
CAROTTE B 16
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Composition ehimiqut en fonction de la profondeur.
Fig: 27
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2) Composition chimique (fig.26) , ,

La composition' chimique est à' peu près la même- que celle de la carotte
B20. On retrouve égaJ.ement une plus forte teneur en fer àu sommet de la carotte.

Carotte B 16

1) Description

Carotte de 504cm prélevée à -6lm sur l~ rodiale K2.


Au sommet de la carotte nous avons une' vase ve;rte granuleuse dont 10.
fraction grossière, qui constitue 39% du sédiment totnl, est en grnnde partie
eonstituée par des oolithes vertes terreuses. Le reste de la fraction e~t formé
par des petits grains de quartz, des petites oolithes, des forarnjnjfères, des'
micas et des débris de coquilles.
Ensuite, nous avons une vase grise assez Wlifom.e dont la teneur en '
fraction grossière oscille autour de 10%. A 30cm, les oolithes nt en conatituent
plus que 10%. A partir de 60cm, leur nombre diminue .en~o!Eil et cit1e:s di~para:i:ssent
pratiquement à pnrtir de: 200cm.
A 60om, apparaissent 4es fibres, végétales associées à des piquants
d'oursins dont le nombre augmente avec la profondeur. A 400 et 450cm no~ avons
des nodules argileux quartzeux.

2) Composition chimique '(fig.27)


La composition chimique est identique à celle de B 18 et B20. 'T~utefois,
la teneur en quartz est légèrement plus faible.

Carotte B 15 , ,
1) Description

Carotte de 530cm de longUeur prélevée à -60l!l sur la radiale Ll.


Dans les 25 preriers èentimètres, ~ous a;~~ 'une vase gris-verl
, :granu-
~~~ dont la fraction grossière (2Q%) est constituée à gq% d'oolithès vertes
te~eu~es•. Le r~ste' ~e la fraction" est formé par d!3s,petits grains de CJ.~z, des
fo~ères, des débri~ d~' coquilles et" des' Lrl.cas... " : ..::
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<Le reste de la carotte est formé· 'd'une vase fine dont· la' fraction gros-
sière ne dépasse pas 5%. Celle-ci est formée de petits quartz, de petites oolithes,
de micas et de foramin.i.fères assez nombreux.
A partir de 70cm, apparaissent des g'I'8D.ules de pyrite qui deviennent de
plus en plus nombreux. Des fibres végétales apparnissent à partir de 120cm.
Sur toute la hauteur de la carotte, là où les oolithes ne sont pas nom-
breusos, i l y a ungra.nd. nombre de granules ovoides gris et mous.

2) Composition chilnique (fig.27)

Composition assez homogène; toutefois la teneur ep. quartz est un.peu


plus forte au sOIilI!let et au bas de la carotte. Le rapport 5i02 /.~2 0;3 .varie peu
(de 2,7 à 3). La teneur en fer diminue légèrement du sOIIIlJet au bas de la carotte'
(6, ~ à 5,95%). Les autres éléments ne présentent pas de variations. cnrnctéristiques.

Carotte.B 41

Carotte de 422cm prélevée à -60m sur la radiale IQ.


LI ensemble de la carotte est formé par une vase ht)mogène grise. Des odeurs
et des traces de réduction,apparàissent dans le bas.
Sauf au sommet où elle est -'égale à 107&, la fraction grossière est très
faible et ne dépasse pas zia. Le plus fort pourcentage' 'du so~et est d'ft à 10. présence
d'oolithes vertes terreuses. Sur toute la .bnuteur de l~ c~tt~. IJ,O].lS avons des gra-
nules ovoide!3 gris et mous.
Hormis un IJaXÏJJIUI;l de 125%' à 140cm, la teneur en eau est assez coiltante et
. varie entre 100 et 110%. . .
\ .
',l.

Carotte B 39

1) Descrigtion

Cnrotte de 50Scm de longueur prélevée à -6Om. sur la radiale M~

La carotte, dans son ensemble,. est famée d'une vase grise homogène. La
fraction grossière est très faible et ne forme que.l à 'è}& du sédiment total. Au' som-
met nous avons quelques grosses oolithes vertes terreuses, mois elles sont rapidement
très rares et disparaissent complètement à lOOcm. La. fraction grossière est formée de
- 114-'

foraminifères, de débr;ts ,de coquilles, de petites ·oouth.es,.:.d.e g:rnniD.es de pyrite


et de micns. Ces demiers ne sopot prés~nts ~e dans la JIl?~tié. supérieure de la·
carotte... On
. note également. la présence
,' de nombreux. granules .ovoi:des gris
. -et mous.
La teneur en eau e,st î.:tTégulière et peu significative.
< •

. Carotte' B 37

"'1) ,Descriptio;n'

Carotte de 490cm de longueur prélèvée il. -6~ sUr la rMiàle. N,;


. . .. '. .
- de 0 à 200cm, la fraction grossi~J:ié est très faible: 1 à. '40. Elïe. èst
presqu 1 entièrement formée de fohun.ùp:fè:res~, de petitès '00;8.thas et de
rares pe~ts grains de quartz. La teneur en e9-U oscf.:!:1e. ,qutoUr dé iiô
et'12o%.
'.. (.

- de 200 à 320cm, la fraction grossière' passe de :5 à <Jfo. Les :forainirii-


• ~ • , .. t

fères et les petites oolithes sont toujours nombreux, mais' i l y' à.' .
également de grosses oolith.es teITeuses et noires et des qti.a:rtz .~
moussés. _
- de 320 à 490cm, le pourcentage de fraction grossière augmente assez
,. régulièrement pour atteindre 7a% au bas de la caiotte. Les grà.ins de "
quartz sont de plus en plus àbond.mlts et de ,plus en plus 'gros. Le
r ~', i . nombre dès oolithes vertes teITeuses diminue tanaisque ·celui des
noires augmente. Le nombre de' foraminifères diminue.

Carotte B 35

1) Description
" .
Carotte de 22cm de longueu:r prélevée à -6Qm sur la radialè o.
, - de O· à 'l8cm, nous avons une vase sable'\lSe grise c'ontanant de 55 ~ 65%
de fraction"grossière. Celle-ci est surtout fOI'!l1ée de gra.:i.m! -de qUartz
subémoussés, de petits grains .de quartz et ,de .dél;>:r:-is de .coq1;rllleà. ~~
grosses oolithes (en général noires) et les forà.minifères· sont
. - ~' , • . ~." • • -~ 4''''' •
rarel!l. ~ "

- de 18 à 2ocm, nous avons J,me arg:j.l~ barioléE?~


. . ;'.. ~. '. .
- de 20 à 22cm, nous avons un sable va/ileux. La' fraèti6zi -gr6ssi~re forme
8~ du sédiment total et est constitu6ë des'mâWàs éïéments que dans ie,
niveau supérieÜr•. 'Là pén~tratio~ d~ ·ca.ro·t:tiè;r; a 6~6è pius gT~de mais' .
le sable nia pas été ~etenu par l~ olapet.
"

"
-:- us -

Carotte B·3:3 ','


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. ~ . ' .
' ..
~. \:
Carotte de 52cm prélevée à -6Om sur la. radiale l'.
La c~tte est' formée d'un' sable vaseux. La t'rection grossière, qui cons....
titue 75% du sédiment dans 'les quarDnte preIiliers centimètres, est égale à 85% dans
le bas de la co.rotte. Elle est formée en grnnde partie de grains de quartz subé-
moussés et de petits grains de quartz. Les oolithes noires sont âssëz·courantes.
Les foraminifères et les débris de eoquilles sont rares.

Carotte B 31

Carotte d'une quinzaine de cm ~e longueur prélevée à -600 sur la rad.icl.e Q.


Elle est formée d'un sable vaseux qui a la mêrJe composition que d.c.'lIlS la
earotte p;réeédente.

Carotte B 29

Carotte de 320cm de longueur prélevée à -601:1 sur la radiale· R.

- de 0 à 19501:1, nous avons un sable vaseux qui deviep.t. de p;Lus en plus


grossier pour être un véritable gravier dans le bas. La fraction gros-
sière passe de 76 à 95% du séd.:ï.nent total. Les foraminifères sont plus
abon~ts dans le sable vaseux ooyen; dans le gravier ils sont très
rores.
- de 195cm au bas de la carotte, nous avons de la tourbe.

..
,

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,1
'.,

..... 117 -

lIT-XI - ETUDE DES CAROTTES PRELEVEES SOR L' lSOBATEE -8Om.


. ,:ENTRE GRAND-BASSAM ET FRESCO. (fig. 28)

Les carottes ont été prélevées avec 'lm tube de 5m à l'exception de A8, AE,
10 et B42, prélevées avec un tube de Sm.

Carotte A8

1) Description

>\. Carotte de 797cm prélevée à -8Om sur la radiale 11-


Al' exanen à l'oeil nu, la carotte appara1t fomée dt une vase homogène
gris-vert à g:ris-bleu. La fraction grossière, supérieure à lor~ dc'Uls les 50 premers
~ centmètres, varie ensuite de 1 à 3%. Elle est formée de foraminifères, de petits
p'-'-:g:rcins de quartz, de lamelles de mcas, de débris de coquilles et de sph~rt4e!,! """d""'§'--- _
pyrite qui peUvent ~tre très abondantes dans le ban de la carotte. Les oolithes so::;.b
rares à très ra'lÏ:es: par contre, on note la présence de très nombreux granules
ovoides g:ris et mous· q\lÏ ne résistent pas au tanisage sous 1 t eau.
La teneur en eau nt est pns significative et oscille entre 90 et :J.2<!fi; on
peut toutefois noter une diminution dans le bas de la carotte.

2) G-:-2-"1ulonétrle (fig.2;)
i
Les courbes granulométriques permettent de définir deux zones:
La première va de 0 à lOOcIrl.; les courbes sont, dans leur plus g:rande
partie, paraboliques; l1indice n varie de -0,4 à -0,6 et la médiane est voisine
"'\ de 30ft
Dans la deuxième zone; les courbes sont, dans leur plus grande partie,
logarithmiques.; La médiane varie de 5 à 2}1 et l'indice d'asymétrie est voisin de 1.

3) Composition chimique (fig.30)

L'analyse chimique met en évidence les deux zones définies par la granu-
lométxie. Dans 10. première, le quartz fome environ 30% du sédiment, la Si02 solu-
ble 20,5%, 11.Al2 03 13,5%, le Fe203 5,50%. Dans le reste de la carotte, le quartz
-----r
GRANlLAHOU JACKVILLE TROU- SANS-FOND GRAND - BASSAM

LONGITUDE
N° RADIALE R
5° 30'
Q P
5° 20',
o N
5°10'
M L
2

L
1
or
K
2

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sr
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4° 41'
1 H
4° 31'
G F
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4° 02'
A b d
3°49'5
f
3°47'5
9
3°45'5
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N° CAROTTE 830 836 B40 842 819 823 B27 81 B6 B12 A3 A6 A8
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CAROTTES PRELEVEES sur L'ISOBATHE _ SOm entre GRAND - BASSAM et FRESCO Fig 28
CAROTTE AS ' ..

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Composition chimiqu~ tn fonetion dt l<1 profondrur.


.. Fig 30
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varie de 21 à le;& aveè.. , ••un:


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petit maximum. de 24,6;:%t' à 700cm. La Si02 soluble oscille
, " ' " ' , .."

, entre 27,50 et 3àJ& et'..i~ fer entre 6,50 et 7,,95%~> "


Le rapport S~02 1 Al2 03' 'varie ~r~s ,p.sU' sur ~oute la hauteur de la. carotte:
,
.' de 2,55 à 2,75.
Les autres éléI:lents sont assez constants;
. le Ti02. varie de 0,8 à 1%, le
K2 0 de 0,35 à 0,44%, l~ :Mg 0 de 1,,50 à l, if/o; le Ca 9, essentiellenent d'O. à des

.
. 7 à 3%; il est plus :fort au sOEDet de la carotte. La
apports organiques, varie q.e
perte au feu varie de 10,5 à 14%, sa variation se faisant, en moyenne, en sens
inverse de celle du quartz. L'azote varie de 1,4~~au soooet de la carotte à 0,86%0
au bas de la carotte.
, .
3) Analyses diffro.ctométriques·
"

De 0 à lOOco, le quartz est domnnnt. La fro.ction argileuse est formée de


. '

montmorillonite, de kaolinite et d,'un peu dtillite. n existe également de petites


quantités de calcite et de dolomite.

Dana le res~è'de la carotte, le quartz est partout plus faible mais reste
toujours ~rtant. On a. é,gaJ.ement de ln montmorillonite, 9-e la kaolinite, un peu
! d'illite et des traces de calcite et de dolomite.

La répartition des minéraux argileux est approx:ilDativement la suivante:

MOntmorilloIdte •••••••• 45 à 55%


Kaolinite
-1'"
•••••••••••••• 35 à 45%
~

nlite ••••.•••• '......... 5 à l~


\

, 4) Eléments traces en p.p.m. dans matière sèche.

Ces dosages ont été réal:i.sés à BONDY duns les laboratoires de r·i.PINTA.

1- _ .. ;-.1

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Variation de la Médiane
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CARO'TTE A6

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composition chimiqu~ ~n fonction d~ la profond~ur


Fig 32
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100 BQ <8 80 ,16 80 400 240 ~..OQ
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240 " 64 " 80
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335 405
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40 " 65
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380 40 " " " 240
410 490 24 " " 66 " 82 41 17-
" 65 420 '320 240
430 490 24
n
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" " 82 '41l 17 Il 82 420 420 240
500 500 25 " Il 83 r 41 17 " 83 425,240 240
600 650 24 " Il
64- " 82 41 17 '11
82 410 , 410 240
68 fi
700 510 85
66 .
Il
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n, " 85 ·43 17 85 425 425 250
793 870 " 67 Il
84- 25 17
" 84- 420 420 254

Carotte A6

1) Description

Carotte de 619cm prélevée à -SOm sur la radiale ~,

Lo. carotte est foI'Illée dans son ensemble par une vase homogène gris-vert à .
gris-b1eu. La fraction grossière,' qui est très faible (i à ~), a la même 90nposition
que dans la. carotte A8.
10. teneur en eau oscille entre 90 et 100% avec lm ma:x::i.mun de 120;& 'à 24Oco.
Dans cette carotte, il existe également de nombreux grnnules ovoïdes gris et mous.

2) Granulométrie (fig.31)

Au point de vue· grnnuloLlétrique cette carotte_est très holJOgène. Les cou:r-


bes sont toutes à peu près semblables et sont, dans leur plus grande partie, 10ga-
", rithmiques. Les médinnes restent très voisines et varient de 1 à 1,~.

3) Composition chinique (fig.32)


Au point de vue composition chi..tJi.que cette carotte est éga1enent très homo-
gène. Le quartz vurie de 18 à 22%, la 8i02 soluble de 29,5 à 30,5%, 1'.A12 03 de 19 à
20%, le Fe2 03 de 7 ~ 7,50%; le rapport 8i02 / .A12 03 varie de 2,5 à 2,6 Les autres
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CAROTTE Am
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'1., 10 11 100V
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-,124 -

éléments sont également- très stables; Ti02 reste voisin -de 1%; le Ca 0, égal à '5}~
au sommet de la C?arotte, varie ensuite autour de 2%; le' Mg ° reste voisin de 1,50%,
le K20 de 0,4%.
La perte au feu, -voisine de 13% au sommet 'de ta carotte, varie ensuite
entre 11,5 et 1.2%. L'azote, supérieure à J.foo au sommet de la' carotte, reste ensuite
voisine de 0,9}&0. Le P2 05 varie entre 0,40 et 0,50'/01),

Carotte A:3

1) Description

Carotte de 790cm prélevée à -76m sur la radiale -r.


La carotte est formée dans son ensemble par une vase homogène gris-vert
à grls-bleu. Elle est assez fluide en surface et devient plus compà:be vers le bas.
La teneur en eau est assez il:Tégulière de ° à 450cm tout en étant toujours supé- .
rieure à 100%; ensuite, elle est à peu près constante et égale à 11CY}&.

, La fraction ~ssière, égale à environ r.J}b dans les 100 premiers centi-
mètres, varie ensuite entre 1 et ~; elle a la même composition que dans les carot-
tes AS et A6. I~i aussi, nous p.vona de nC'.mbreu~ ~es ov~dG."J gris et mous.

2) Granulométrie (fig.33)

Nous pouvons définir deux familles de courbes:

- à 5cm, 60cm et l60cm, nous avons des courbes paraboliques; 11 indice n


'~\, variant de -0,5 à-o,S~ La médiane est, voisine de y.~ .
- dans le reste de la carotte, nous avons des courbes logaritbmiques et
......

l'"
:"
la médiane varie de 2 à :r~ .
3) Composition chimique (fig.34)
De ° à 60cm la teneur en quartz est de 24%; dans le reste de la carotte
elle varie de 15 à 20%.

La 8ï02 soluble, égale à 26% au sommet, varie ensuite de 29 à 30%.


Al2 03' égale à 16% au sommet, varie ensuite entre 18 et 2afo. Le Fe203 varie de ..
.. ' .\
6,20 à 8,20% avec les teneurs les plus fortes dans le bas de la carotte. Il en est" '
CAROTTE A 3

cm
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o 10 20 30 40 50 60 70 80. 90 100 "D

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composition chimiqu~ .n fonction d~ la profond~ur,

Fig 3'
- 126-

de ~me du Ti02 qui varie q.e 0,64 à 0,97%. Le CaO .est vo:Îlsin de 5% au sommet de la
carotte et varie ensuite entre :3 et 4%. Le Mg varie
.. °
de. .à
1,7 2%. Le X20, très
.
constant, varie eÙtre 0,41 et 0,47%. Le 1'205, supérieur à 1% (1,59% au sommet) de
oà 160cm, ~ste ensuite' voisin d~ 0,5%. ':' .
La perte au feu varie de 12,5 à 14,4%. L'azote varie de 1,44rOQ
. au soDl)Ilet "

à l, 1~ au bas de la carotte.

Carotte B 12

Carotte de 117cm prélevée à -83m sur la radia1~ A.


Du sommet au bas de la carotte nous avons la succession suivante:

- de ° à 6cm, sable fin jaune à gris clair. La fraction grossière, qui


forme 95% du sédiment, est consti,tuée par des petits quartz; Les gros-
ses oolithes sont rares mais par contre les pentes sont 'assez nom-
breuses. Les débris de coquilles sont assez abondants et les foramini-
fères rares. -
- de 6 à 15cm, vase sableuse grise. La fraction grossière,' qui :fQrme 50%
du sédiment, change d1aspect. Les grains de quartz sont pIUs gros, les
quartz a:ubémoussés sont abondants. Les grossès oolithes sont assez abon-
tantes; les plus noml:œeuses sont terreuses, les autre sont noires.
- de 15 à 51cm, sable jaune à gris clair. La fraction grossière forme 95 à
9~ du sédiment. El+e est surto~t constituée de petits quartz, les
grains étant toutefois plus gros qui au sormne1; de la carotte. Les grosses
oolithes sont rares et les petites abondantes. Il y a de très nombreux
petits débris de coquilles,. La tene~ en ea~ oscille entre 20 ~t 40%.
- de 51 à 84cm, vase sableuse. La fraction grossière constitue de 50, à 7CJfo
du sédiment total; sa composition est la m~me que de 6 à 15.,cm; cependant,
des amphistégines et des quinquélocu1ines, lisses, usées et surement
remaniées, apparaissent. .
- de 84 à 89cm, ~able jaune à gris clair. La. fraotion grossière constitue
98% du sédiment total; elle a la même composition que ,de 15.à 51cm.
- de 93 à 114cm, vase sableuse ayant la même 'oomposition que de 51 à 84cm.
- La pourcentage t1.o i'mction ~oDf..)ipre.a.~t~ et .V"'...rle de 60 ~ ·7~.
'. .. . ~ , .
- dans ie bas de la carotte nous avons un sa1il.e vaseux.
- 327-

Carotte B6

1) DescriEtioP
Carotte de 720m prélevée à -83m de profondeur sur la radial~ C. La tot&oo
lité de la oarotte est formée d'une vase contenant de gros nodules formés soit
d'algues encraO.tantès soit dé grès; ri existe également de nombreux coraJJiaires
- de 0 à 20cm, la majorité des nodules est formée par des' encrofttements.
- de 20 à 40om, nous avons en majorité des formations gréseuses rappelant
les "poupées du loess"; elles ne sont pas encroQtées.
- de 40 à 72em; nous avons les deux sortes de nodules. Certains présentent,
sur leur pourtour, des ci..mentations de gros grains de quartE. et de déb:ris
de eoquilles.

'/ .
Carotte Bl

1) Desoription
Carotte de 130cm de longu~ur p:relevée à -OOm sur la radiale E.,
Du sdnnnet au bas de la oarotte nous avons la composition suivante:

- de 0 à 4Ocm, sable coquillier vaseux. La fraction grossière, qui forme


- environ 75% du sédiment, ,est surtout formée de débris de coquilles. Les
oolith~s noires et les petites oolithès sont courantes ainsi que les
" foraminifères ·pélagiques. Il existè d'assez' nombreuses amphisté.{;;Ï.nes et
) autres gros foraminifères remaniés~ Les quartz subémoussés sont assez
rares èt les petits courants; certains, grains sont recouverts d'oxyde
de fer. On trouve également des cora 11i aires, des morceaux de grès et
d l encro-o.tement.
- de '40 à 45cm, nous avons trois gros nodules: deux sont formés par des
'algues encro-a.tantes, le troisième est formé par du grès avec un début
dt encro-o.tement. .
- de 45 à 50cm, sable coquillier grossier légèrement vaseux. La fraction
grossière forme 9~ du sédiment; elle a la même composition que prée&-
'\" dennnent;' seul.cm les grosses oolithes sont très rares.
- de 50 à 55cm, nouveaux nodules d'algues calcaires enoro-o.tantes de 4 à
5em de diamètre •
.. de 55 à 70cm, sable vaseux beige. La fraction grossière formë 76 à 84~~
du sédiment total, s~ composition reste la même.
CAROTTE B 19
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S01

C o'mposition chimique ~n fonction de la profondeur,


Fig: 3S
- 129-

,,_ de 70 à 1300lIl, sable coquillier vaseux. Les oolithes disparaissent.


Les éléments deviennent plus gt'cissiers; la fraction grossière est
souvent formée de débris de coquilles usés et roulés. De nombreux
foraminifères semblent être remaniés et beaucoup sont :recouverts d'un
enduit luisant. 'Le pourcentage des grains de quartz d.i.m1Ilue; on ob-
serve quelques quartz subémoussés, les petits quartz sont é~ment
assez rares.

Il existe deux niveaux de nodules d'algues- calcaires enc~tantes:

à 115 ct à 130cm.

2) C.omposition chimique (fig.35)

Cette carotte est caractérisée par sa forte teneur en calcium; la plus


.,' grande partie de celui-ci est fournie par le COjCa des débris coqullliers. De 0
à 8Ocm., le poureentage de calcium reste voisin de 20%, puis i l augmente pour at-
teindre 36% dans le bas de la c.a.rotte. Le :rapport 3i02 / Al2 03 est assez peu
..
const.::nt et varie de 2 à Il. Le. diminution de la teneur en fer du sommet au bas
de la carotte est due à la dimi.nution et à la disparition des oolithes.

Carotte B 27

1) Description

Carotte de 40em de longueur prélevée à -8lm sur la radiale G.

- de 0 à 31cm, nous avons une vase sableuse. La fraction grossière


forme 60% du sédiment total. Elle est constituée par de nombreuses
oolithes terreuses mais assez lisses; il en existe d1autres, plus
foncées, sans ~tre toutefois noires. Les quartz, subémoussés, sont
assez nombreux; les t sont recouverts d'oxyde de fer. Il existe éga-
lement 'des petits quartz, des débris de coquilles et des foramini-
fères. A 20cm, le nombre des oolithes diminue mais il augmente de
nouveau à 30cm; des amphistégines usées apparaissent à 20cm.
- de 3l.à 40cm, nous avons un grès coquillier qui contient des oolithes,
des amphistégines et des quartz subémoussés oxydés. Il est donc vrai-
semblable, que les quartz, les oolithes et les amphistégines qui
forment la fraction grossière de la vase sableuse, proviennent de la
désagrégation de ce grès.
.-
-JJO~

:~

Carotte B 22

1) Descriptièn;
-
Carotte de 18cm prélevée à...som sur ia radiale I.

La carotte est formée dlune vase contenant des morcea'IU: d'encraftteinent,


des eoralliaires et des morceaux de grès coquilliers. Ces grès contiennent, comme
dans la carotte précédente, des quartz subémoussés, des oolithes et desaniphïsté-
g.ines. La partie la plus fine de la fraction grossière es~ presqu'entièrement
formée d'oolithes luisantes qui sont de deux couleUrs: j~une-verd!tre et vert plus
foncé. Le reste de la fraction grossière est constitué par des fora.m:i.ni:fères, des
débris de co~uilles et des grains de quartz•

. Carotte B 19

1) Description

Carotte de 507cm prélevée à -Slm sur la radiale KI.

- de 0 à 25em, nous avons une vase gris-vert granuleuse. La fraction


grossière, qui constitue 50% du sédiment, est 'présqu' entièrement
formée d'oolithes vertes terreuses; i l en existe-également un certain
nombre plus f~ncées sans ~tre toutefois noires. Le reste de la frac-
tion est formé par des petits grains de quartz, des petites oolithes,
des foramiirlfères et des débris de coquille~. '
- de 25 à 50cm, .le pourcentage de la fraction grossière décroît mais les
oolithes en constituent toujours la ma:jeûr partie; les 'premiers gra-
nules de pyrite apparaissent. "
. "

- de 50 à 4sOcpl, nous, àvons wie v~se 'fine assez 'homogène. La fraction


grossière ,ne constitue que quelques pource~ts du sédiment total. Le
nombre des oolithes diminue pour dispar~t~ presque complètement à
330cm; la fraction gTossière est alor~ fo~e de petits grains de
quartz~ de petites oolithes, de foraminifères et de granules de pyrite.
Il existe des débris de coquilles'et dé no~breux piquants.
- de 450cm au bas, d~ la carotte~ J10US ,avon:~ un~' vase sableuse noire,
La fraction gTossière ~ugnente' Pour atteindre 42% au bas de la carotte.
Elle est surtout'fo~ée de petits quartz.et de petites oolithes, les
grosses oolithes étant rares. Les fornminifères et les débris de co-
-
, quilles sont courants; les granules de ~te et les fibres végétales
deviennent rares à très rares.
-131-

2) Composition chimique (fig.35) . ~ . ..


~ .

La présence 'd l oo1ithes au sommet de la carotte entra1ne une assez forte


teneur en fer (12,65%), mais à 100cm celui-ci ne représente plus que 6,55% du sé-
diment et à 4OOcm, 5,25%. 'La teneur en fer croît de nouveau dnns le bas de la ca-
rotte (7,25%).
La teneur en quartz, assez constante dans les 400 premiers centimètres,
"augmente ensuite pour former 46% du sédiment dans le, bas de la carotte.

Carotte B 42

i) Desbription

Carotte de OOOcm de longueur prélevée à -SOm sur la radiale L1.

- de 0 à 100cm, nous avons une vase gris-vert granuleuse. La fraction


grossière, qui constitue 49% du sédiment au sommet, déoroît pour at-
teindre 3% à 100cm. Elle est formée presqu.' entièrement d' oolithes
vertes terreuses. Les foraminifères et les débris de coquilles sont
rares. Au fur et à mesure que l'on s'enfonce, le nombre des grosses
oolithes dir:ùnue mais par contre, celui des petites et des foramini-
fères augmente. A partir de: 80cm apparaissent d'assez nombreux petits
grains de quartz.
- de 100cm au bas de la carotte, la fraction grossière reste égale à 1
ou ~. Les grosses oolithes, sont très rares; i l en est de mêne des
petites oolithes et des petits grains de quartz. A partir de l80cm,
la fraction grossière est presqu 1 entièrement formée de foraminifères
et de sphérules de pyrite; de très nombreux for~ères sont pyri-
tisés; les débris de coquilles demeurent courants.

Carotte B 40

1)' Description

Carotte de 495c!!1 de longueur prélevée à -BOm sur la radiale m.


Au sorrunet, la fractio~ grossière forme '6% du sédiment; ensuite, elle
oscille entre 1 et Z/o. Au sommet, les oolithes vertes teneuses sont abondantes;
ensuite, la fraction grdssi~re est entièrement formée de petites oolithes, de
foraminifères et de débris de coquilles. Les granules de pyrite, qui apparaissent
.
, .
à partir de 60cm, sont très abondants de 240 à 300cm et diminuent ensuite réguli~-
- 132-

rement. Les lamelles de micas, très ab;ndant~s"aU:so~ët"de'la carotte, diminuent


régulièrement pour devenir très ra:tes à 'partir de 200cm•.

Carotte B 36
1 .. ,

1) Description ,Ol"

Carotte de 200m de longueUr prélevée à -8Om sur la radiale, 0 ~

La carotte est formée dlun sable vaseux. Au sommet, la f'raction grossière,


qui oonstitue 7~ du sédiment, est surtout forméc de petits grains de quartz; les
grains suhémoussés sont assez rares. Les oolithes ter.re~es ~t,noires. les petites
oolithes et les débris de coquilles sont courants. Les foraminifères sont.assez
rares. Dans le bas, les grains de quartz sont plus gros et on a même des grains de .
graviers. Le reste de la fraction grossière garde la même composition. ./

Carotte B 30

n n i y a pEi.S eu de prélèvement lllt.'Ùs i l y avait des traces de sable sur le


nez du carottier. Il y a dft y avoir pénétration mais le sédimlmt ni a pas été retenu
par le clapet de fermeture du carottier.

rn-XlI-Ages absolus (Les datations ont été effeotuées a GIF sur YVETTE
par 1-iadame G. DELIBRIAS).

Des lits de 'tourbes ont été trouvés dans les carottes E5, AlO et B29.
Ces trois carottes ont été prélevées à -60m dans des zones où la sédimentation ac-
tue11e est faible. BS et AlO ont été prélevées dans la région de JaCkvi11~ et B29
dans belle de Fresco. . . . ..

Deux datations .au"14C ont été faites sur les tourbes 'de B5 et· AlO et ont
donné les ~es suivant~:

23000 + 1000 ans B.P. pour E5


11900 + 250 ans B.P. pour.AJ.O •

.
'

o
- 133-

~u premier examen, on peut penser que les .tourbes des carottes B5 et AlO,
distantes de 5 milles et prélevées à la même profondeur, font partie dtune ~e

formation. Si cela était, l'âge de B5 ayant été con:fimé par une seconde mesure, il
faudrait admettre que no ait subi un rajeunissement artificiel•. Il' est possible
qutune pollution se soit produite au cours du découpage de.la carotte. En effet,
celle-ci est contenue dans une chemise en matière plastique qui. est. sciée suivant
deux génératrices au moment de llouverture; il est donc possible que des copeaux
aient alors été incluS à la tourbe. Il arrive que cela se produise pour les vases,
mais là ~ourbe étant un sédiment beaucoup plus compact, cette éventualité est peu
probable. De' même, le niveau de tourbe de AlO se trouvant dans le bas de la carotte,
il a pu, bien que cela paraisse peu probable, y avoir pollution par la graisse du
pas de vis du nez du carottier. On ne peut donc écarter toute éventualité de pol-
lution, mais, même si celle-ci a existé, est-elle suffisante pour expliquer une
telle différence d1âge? Il semble plus logique de chercher une ~utre explication.
D'après ce que l'on cormait du quaternaire à terre, il est très probable
que l'on a a:f'f~ non à un banc continu mais à des lentilles de tourbe; i l est
donc p~ssible
que les tourbes B5 et AlO n appartiennent pas à la même formation.
'
Elles se sont sOrement formées au cours de la même régression mais pas forcément
en m&1e temps.
Examinons la carotte B5. Sous le lit de tourbe, nous avons un niveau
graveleux contenant une coquille de cardita, des débris d'autres coquilles, des
. _. .
foraminifères et des'c?prolites minéralisés d organismes limnivores. Nous sommes
'
donc en présence dtune formation marine sOrement littorale vtle la taille des
éléments. Sur cette formation littorale nous avons le lit de tourbe. A~ moment du
dép8t de celle-ci la mer ne devait pas être très éloignée. La tourbe est recouverte
par un sable grossier ne contenant ni débris de coquilles, ni foraminifères, ni
coprolites. Il est donc possible que ce sable ne soit pas marin. Les débris de
coquilles réapparaissent plus ha~t dans la carotte. On peut donc supposer que la
tourbe st est déposée au moment de ],a régression.
EJœm;nons la carotte AlO. Nous ne possédons pas le sédiment qui se
trouve ~ la tourbe, mais le sable, situé juste au-dessus, contient contrairement
à B5, de nombreux débris de coquilles et des foram:inifères. Nous avons donc affaire
'.

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-es
• 90
8Px1000

chronodiagl'tlmme (d' aprr., H. Faur~ ft P. EtO,uard 1967)

A : Courbe de la variation moy~nne . du niveau' marin relatin au contine.nt·' '-',


ouest africain. . .... _ , '.
B: Courbe du c;hang~ment relatif du niveau de l~, mer du Nord (S:J~g~~ma' -.
1966), . ' .'; , .. "'
c: courbe moy~nne du nlnau 'de la m~r( Shepard' 1964 '. curray 19615).
E : Courbe eustatique hypothétiqu~ et provisoire . calcul~e, pour un mouvement·
po~itif épirogeniqu! moyen d~ O. 5~m pour 1000 a~~ d~ la r~gion considt='*,

Fig 36

..
~ '

.
... 135-

à uné formation marine; Nous trouvons dl ailleurs, 50cm au-dessus de la tourbe, un


lit ooquillier typique d'une formation de plage contenant exclusivement des formes
littorales (et même une lagunaire). l'ialheureusement ces coquilles n I étaient pas
assez abondantes pour permettre une datation au 140. IJ. semble donc que le dépôt
de la tourbe soit juste antérieur à la transgression.
Examinons les données que nous avons sur le quaternaire récent et notam-
ment au Sénégal (FAURE - ELOUARD 1967) •

- entre 31000 et 32000 ans B.P. (Inchirien sup.), le niveau de la mer


se trouvait à quelques mètres au-dessus du niveau actuel
_ Entre 31000 et 20000 ans B.P. (Régression Post-Inchirierme), une chute
très rapide du niveau de la mer s'est produite. Des coquilles littorales
draguées à -49m ont été datées au Sénégal de 25000 ans. Le niveau mi-
nimum de la régression serait de -110 à -120m et aurait été atteint
entre 17000 et 20000 ans B.P.
- Entre cette date et 5500 B.P. se produit la transgression pré-Nouak-
chottienne
- Entre 5500 ans et 1700 ans B.P. le niveau de la mer serait situé à un
niveau supérieur à 11 actuel de 1 ou 2m
- Entre 1700 ans et l'actuel, abaissement du niveau pour se raccorder
'au zéro actuel.

En fonction de .ces données, on peut reconstituer ainsi l' histoire du


dép6t de oes deux tourbes: B5, datée de 23000 ± 1000 ans B.P se serait déposée
juste après le passage de la mer au niveau -6Om lors de la régression Post-Inchi-
ri;enne~ /ù.0, datée de 11900 .±. 250 ans B.P se serait déposée juste avant le passage
~e la mer par ce m~me niveau de -6Om lors de la transgr€ssion Pré-Nouakchottienne.
Nous avons vu que le nive~u minimal de la régression (-no à -12Q-w.) aUJ.'ait été
atteint entre 20000 et 17000 ans. Il existe sur le platr.au continental ivoirien
des :formations littorales vers -90, -100 et -HOm et not"s avons pu draguer des
oo~ux morts. Ceux-ci pourront peut-être faire Il objet c? 'une datation et si le
schéma ci-dessus est juste, leur âge devrait être de l7C{)(l à 20000 ans B.P.
Si on examine le chronodiagramme (fig.36) drecsé par II.FAURE et
P.ELOU.ARD, on constate que 11 âge de 23000 ans BeP :L"Yldique l.ll1e profondeur de la mer
de -6Om lors de 'la régression Post-Inchirierme et qu.e 1 t âge de 12000 ans BeP

\
r

-,
'"!,'
-136 -

;,.

indique une profondeur de -6Om. lors de la transgression Pré-Nouakchottienne •. DoJ:.:l~


ceci semblerait confirmer les résultats que nous avons.

nI-XIII-Coneluaion

L'étude des carottes prélevées entre Grand-Bassam et Fresco sur les


isobathes -50, -60 et -SOm pe:r:met de définir quatre zones de sédimentafion. D'Est
en Ouest nous pouvons distinguer:

1) De Grand-Bassam au Trou sans fond, une zone vaseuse où la s~dimenta,..


tion actuelle est assez forte. Dans cette région, le rendement du carottier a été
maximum et ce n'est que la longueur du tube qui a limité la taille des carottes.
Dans toute cette zone les carottes sont assez homogènes au point de vue
~ . composition
ohimique et la fraction grossière ne représente que quelques pourcents du poids du
!
sédiment sec. Il faut cependant noter que les sédiments prélevés en surface avec un
"Shipek" sur les radiales g et h, contiennent de nombreuses oolithes. L'absence de
celles-ci· au sommet des carottes s'explique par la difficulté de prélever, avec un
carottier, la couche de surface. Les oolithes vertes ne forment donc qu'une couche
très mince; on trouve cependant dans les carottes des granules gris de même forme
mais qui ne résistent pas au tamisage sous l'eau. Nous verrons plus loin qu'il s'a-
gi t de "pelotes fécales" non ininéralisées, et que les granules verts que l'on
trouve dans certaines carottes en dérivent. ~"

Les profils ~ath;ymétriques perpendiculaires au rivage sont, à partir de :.


-40m, assez plats et m~me convexes (fig.37) et on peut voir apparaNre, sur certains
enregistrements, un fond plus dur sous la couche de vase. Ce fond. dur est fomé' par
un sable moyen à grossier qui doit recouvrir tout le plateau continental. On trouVe
dans la carotte B 13 un sable IilOyen surmonté d'une vase sableuse et d'une vase fine,
ce qui confirme cette hypothèse. Ceci se vérifiera dans d1âutres carottes. '
Cette zone vaseuse doilt être due aux apports du fleuve Comoé' dont '1 1 am":':"
bouehure a, à une époque récente, divagué du Trou sans fond" à son emplacementàctùel.
De plus, i l ne faut pas négliger 1 t existence du sous-courant qui peut entra!ner
vers l'Ouest les particules fines. .....,.
10 15 millK
O~------------~L--_-----

100 120m
m profil _,uivant la radiale é&. zone 1

10 15 miltn
O~-------'-------""""----_----I

~ 1~m
m profil suivant la radiale A- zone 2

10 15 millu
'0

100 120m
m profil suivant la radiale L - zone 3
~

10 15 miU~
0r===:::::::~:--_L-- __ ----I

100 120m
m profil suivant la radiale R - zone 4

5 10 '15 milln

100 -- -- - -------,® <D


m compar~i'on profil 1 ~t profil 2

Fig 31
-]38 -


2) Du Trou sans fond à Jackville, une zone où la sédimentation actuelle
est pratiquement inexistante.
La pénétration du carottier a souvent été mauvaise car le fond, a.-50
et -6Om, est formé de sable et à -8Oril, de débris COCFiilliers et 4e grès~ Les pro-
fils bathymétriques sont concaves (fig. 37) • Nous avons Vu qut:Î.J.·. exi~t~t des for-
mations continentales à faible profondeur dans les carottes 'de cette région; il
ne s'est donc pratiquement pas déposé de sédiment de~uis la dernière transgression.

3) De Jaekvi11é à HOuest de Grand-Labou, uné zone ~Ù la sédimentation


actuelle redevient importante. A~ deme e~émi tés' de cette ~gi:on (ea:rottes' A9
et B37) nous voyons le sable dispara!tre sous une oouche de vase de plus en plus
ép?isse.' En face et à l'Ouest de Grand-Lahou. nous avons Une zoné Bna10gue à celle
de Grand-Bassam. La couche d' oolithes'vertes doit toutefoi~' être pltls Ol'aisse' car
,
elle existe au sommet de plusieurs earottes•.Les P:r?:fUs bathymétriques sont de
1
...
nouveau oonvexes et on distingue sous la oouche de vase une .'couohe
. "'- plus dure
r
l,
(fig.37). éette zone de sédimentation .actuelle est. probabiement
... - d~e aux apports
r du Bandama.

4) De l'Ouest de Grnnd.-Lahou à. Fresca,. une zone eù la sédïmentat10n ac-


tuelle est pratiq~t ine:x:4lta,nte. Nous avons ie mêÏne' genre de carottes que dans
.' '4·.... ....
la zone n 2 2. Nous retrouvons d'ailleurs de la tourbe à ..GOIn, et, à -50m; elle se
trouve en haut de la carotte. Nous retrouvons également, vers -90m, les bancs, de
grès qui étaient masqués ~,la région d~ Grarid~~U p~ la vase •. Les prof~ls
batbym.étrlques (fig.37) ont une pente régulière.
On aurai t pu penser que les régions vaseuses étaient des zones de subo.
sidence, or si on examine les profils bathymétriques, (fig.37) C?n constate qu'il
n'en est rie~. La comparcison des profils 1 et' 2' mont;e/?u':c~~traire,' qu J i1 n'y
. . , ._. ~ • '. - r •.

a pas enfoncement dans la zone n21 mais Suré1évâtion du fond. Les régions vaseuses
• A • • .' ~ .. . • , . ,. .. •
semblent donc b~en ,. zones d .ae~tJ.on
etre des 1
.'
Sùr ,ml S\1btratum sableux
, _. qui
affleure dans les autres zones. ',

.
,..
-139 -

.->-, ',TV ,-~.PROB1EME D~, GRANULES.,OVOIDES

.... '...

TV-I'- Généralit~s

Les géologues. de terrain ont traditionnellem.ent employé le mot de glau-


coni~ pour déorire des grains argileux verdâtres riches en fer qui peuvent ~tre

parfois très abondants dans certains sédiments marins. Des études récentes aux
Rayons X et des ~iyses c~<iues,o~t conduit à ré~ser cet U:Sage. Les caractères
minéralogiques différents de 'certains de ces ,gr~ ont été reconnus par BURST (1958)
w~w. (1957)'HOIOO (1960) PORRENGA (~965-~6-67) et GIRESSE (1965-66). Pour éviter
les confusions, NILLOT a proposé de distinguer:

- Le terme de glauconie~ utile aux géologues. Il désignera les produits


ver:h3 ~grains, en tra1nées ou en accordéon sans que l'étude minéra-
logique soit encore faite et que 1'on puisse précil::cr. Ce serait un, nom
de faciès. .
- Le terme de glauèonito,défini par les minéralogistes, correspondrait au
minéral feITique, hom6otype de l'Illite.
. .,
- Le terme de' g,lauconitHeutile aux pétrographes, désignerait une roche
dont le minéral cardinal et dominant serait la glauconite.

Des iran{ues de ce genre, que LENEUF (1962) a appelé IIpeudo-~olithesll, cons-


tituent de 0 à 99% de,la fraction supérieure à 50 microns des sédimen~s prélevés,
soit superficiellement soit en profondeur avec un carottier sur le plateau continen-
tal ivoirien. Ils se présentent sous une variété de couleurs et des degrés d'indu-
ration allant du gris mou au vert brun et dur. Nous pouvons en distinguer 6 catégories:
, .
- lQ Grains ovoïdes gris et mous ne résistant pas au tamisage sous l'eau
- 2Q Grains ovoïdes gris à vert-elair bien arrondis avec une surface
rugueuse; teITeuse.
Q
- 3 Grains' ovoïdes vert-sombre à no~'··o.vec une surface extérieure très
polio. " '.
Q
- 4 Grains ovoïdes marrons avec une surface extérieure polie.
"

,
'!.
- 140-

- ~ Grains ovoïdes vert-brun, vert moyen·à vert-sombre moins réguliers, avec


de profonde craquelures à travers une surface généralement polie.
~ 6Q ~fuules internes de foraminifères, gastéropodes et autres petites coquilles.

Les grains des cinq dernières catégories ne sont pas détruits par tamisage
sous l'eau.
On peut considérer les grains ovoïdes comme les déjections d'organismes
ièuisseurs et limnivores cOI:lpte tenu de leur ressemblance en grandeur et en forme avec
des déjections fra1ches. On a trouvé en Côte d 1 Ivoire de tels granules frais dans-des
pOlychètes, des échiuriens et des gastéropodes. Les anglo-saxons leur ont dOImé le
nom de IIfaecal-pellets" et GIRESS parle de "pelotes-fécales ll •
Le mode de gisement des pelotes fécales et des remplissages de tests ne
lnisse pas de doute sur le caractère authigène des constituants minéraux.'
i l est vraisemblable, que ces "pelotes fécales" o~t contenu du matériel
argileux consollIlilé puis rejeté par l'animal et agglutiné par de la matière organique.
lm débu.t, le matériel pratiquement inaltéré est probablement représenté par les gra-
nules gris et mous trouvés dans certaines carottes. Le composition chimique des
pelotes grises et de la matrice argileuse est à peu près la même; seule la matière
organique est plus importante dans les pelotes.
S'il y a assez d'oxygène dans l'eau de mer, ia matière organique est
oxydée et disparatt dés "pelotes", luissant le matériel argileux détritique inchangé
sous la forme de pelotes grises et molles. S'il Y a moins d1oxygène, localement
.
environnement réducteur peut être maintenu dans ,lequel des transformations pourront
.
'lm.

se faire.
Le potentiel Rédox doit jouer un rôle'icportant; cette,supposition est
basée sur la présence d'une grande quantité de fer dans les pelo~es. ce qui indique
une mobilisation et une concentration vers le stade réduit. En relation avec le
potentiel Rédox, dans le micro-environnement des "pelotes", la qU<:.'lD.tité totale de
1

matière organique et la pem.éabilité du mat'érieldes "pelotes" et du sédiment dans


lequel elles se trouvent sont également· importantes.

,;
TYPES DE GLAUCONIE

...:: .

~
CD

10A 7 10
14Â ..
\ 1

CD Ordonné

® Detordonné

® Interstratifié

(f) Melang~ de minéraux

BURST 1958
- 142-
,'." .
"

Ii ressort; des étUdes' f8.i.tes 'au Nigéri~ par PORREl.ifGA que les Il pelotes Il
grises ~et les remplissaies sont fomés' de matériel argileux détritique tandis que
les granules verts et brunS' sont principÈù.ement formés ;de 'glaucordte, de berthié-
~e et de goethite. "

IV;..II - La glauCQnite ,

'BURST (1958), sur la ba~e d 1~tudes


aux rayons X et en. comparnnt
. ...'
les te-
'/ neu.rs, en potassium, a classé les glauconites en qÙn~ typ~s (fig. 35)),: "

12 Type ordonné
22 type désordonné
32 type interstratif'ié
42 type formé dl un mélange de minéraux.

En accord avec HOWER (1960), i l a défini le type ordonné come étant


formé 'pre'squ'~nti~~einent d'un matériel 'micacé conteÏum~"moins de 10% de feuillets
gonflants. Le type désordonn~ contient environ 10 à '2Cf/o d1argiles gc;nflantes,
tandis que le type interstratifié a plus de 2C/fo de matériel' gonflant. Cependant,
HOvnrrR a décrit, des glauconites avec plus de 40% de feuillets gonflants.
, L~s 'diffiàctoi.r~es deglauconttes non 'traité~s ont Un pic basal (001)
allant dlun peu plus de 10 l.à 15 A. Après glYCOlàtiô~, le ~téri~i ~"15. gonfle
à environ 17 Â et se contra~te après chauffage à 200Q pendant ~e heure ce qui
indique la présence d'un matériel très gonflant. Le matériel avec écart réticu-
4~ •• ' ~~ i. . ' ~•
.' laire,d'environ.. 10 A change ,très peu après glycolation ~ chauffage, comme s'il
'. ... '. ~ . . ' . -'
était formé dlun matériel mcacé. Des impuretés, telles que de la kaolinite, de
la chlorite, du quartz, des feldspaths et ~e ~q.cQlcite, ,sont égaleme~t présentes
sur certains diffractograrnmes de glauconite.
"~'I :". ;. •" . , ' :t. L • • •

" " "L~" pot~ssi~ est ~, ~omposant ess~ntiel g.~s l1li~as donc les glauconites
-, qui ont le ~lus fort pourcentage dé fe~et; mèacés ont éiaJ.~oent la plus forte
teneur en potassium (BURST 1958). Lâ' teneur eÏlpotassi~, peut varier de 2 à 7fb du
poids sec.
TOLER et HOvlER (1959) pensent
,.
que l'indice de réfraction des glauconites
. 'croU avec la diminution du 'poUrcentage de feuillets gonflants; i l varie dlenviron
. '
.;,.
-143 -

~
.'

....1;58 à environ 1,64. La dureté. et. le .poids


~. . spécifique des
-
grains les plus gonf'lants
sont égalem~t plus·faibles que ce~ des glauco~te~ les plus mieaoées •
. Il eriste, dlune façon assez surprenante, une relation entre la couleur~

la teneur en potassi~, èt llécart réticulaire des glauconites. Les tons clairs et


les couleurs jmmâtres caractérisent les variétés les plus gon:flantes. ~~:T (lm)
pense que les couleurs des glauconites sont en relation ave.o le. rapporl Fe3 /Fe2.
Les grains olive-clair, qui sçmt relativement riches en feuillets gonf1mlts,
ont des. rapports d l environ 9, tandis que les grains verts et yert-bleUÉttre ont un
. "'"
rapport voisin de 5. Le fer, dans les glauoonites gonflantes, est donc plus c:xydé
que dans les types micacés.
Les groins de glauconites, dans les échantillons "ù ils sont abondants,
sont les plus nopbreux dans la fraction sableuse conprise entre 62 et 500 microns.
Ceci correspond appro:x::i.mn.tivenent à la grandeur des particulEis qui sont le plus
"1"'\'\'\ C\.,...
facilement remuées par 11 aetion des vagues et des courants (~r l~,'" Il est
vrmsemblnble que les graimJ de glauconite d'un diaIJètre voisin de 200 Biorons ont
été sélectivenent concentrés.
,-
. Limites physiques de la fomation de la glauconite (d1après CLOUD)

1. - Extension stratig:raphique
Du Cambrien à l'actuel.

2. - Zone actuelle de distribution


65 Q Sud à 80Q Nord au large de la plupart des cl3tes océaniques,
souvent sur la pente continentale.

3. - Salinité
On rencontre seulellent la glnuconite dons des eaux de sal.inité nor-
IJale. On ne la rencontre pas dans les dépôts de lacs salés ou dl eau
d(;>uce. Cependant el~~' peut se fomer théoriqu.eo.ent dans les eaux
riches en po~assiUD des lacs salés.

4. - O~génation

. Sa fornation nêcessite au moins des conditions légèreLlent réductrices.


Des conditions. anaérobies saisonnières, cycliques, intermittentes ou '
. locales peuvent donner une fo~tion de glauconite 'saison01ère,
. cyclique, intermittente ou locale.
-144 -

,
5. - Quantité de matière organique des sédinents du ~<i~~',""

Sa .fornation el;l1i facilitée par la présenèe de'matière or~~ en


décomposition cô qui donne des conditions réductrices.

6. - Profondeur.

Elle est rare dans les sédiments formés au-dessous de 1000 br~ses
et au-dessus de 5 brasses; elle est peu commune au-dessus de 10
brasses et au~dessous de 400 brasses. Sa formation est favorisée
dans la partie supérieure de l'intervalle de 10 à 400 brasses.

7. - Te!JIPérat1.lre.
Elle seJ:lble admettre une tolérance assez gronde mais sa formation
n i est pas favorisée par des eaUx" chaudes" Bien que sa répartition
géographique aille du front polaire aux :régions tropicales, la
glauconite tropicale semble assez profonde pour
~tre ràccoi:'d.ée ..f
facilemént aux eaux: plus 'f'roides au-desso~ de 30 brasses et '
principalement au-dessous de 130 brasses.
'. ,

8. - Turbulence.
Pas de besoin absolu bien què 11 mi troUV8 des preuves de turbu-
lence dans +es sédinents associés~ Cepenà.ant, une turbulence con-
tinua serait incotIpatible avec la conclu,sion (4).
, ." . ~ -. . . • L ..
v

9. - Matériaux sources •
. : Minéraux: micacés ou boues du fond de haute teneur, en fer.

• 10. - TaUx'de sédimentati~~.


~ 6 ...

Probableflent faible" Il doit êtrë jùSte ~ssez f;rt pour fournir


les éléments nécessaires. La formation est'favoTiSée sur les
plateaux: continentaux, les hauts-fonds et Ites banqs au large des
..
côtes cristallines manquant de 'grandes ri~~res.
'

11. - ~édiments et restes organiques associés.


On', la
trouve principalement da.ns: les sédiJ!lents détritiques cal-
cùires téls
.
que les grès,calcaires.
, ' .Elle. -.est,
rare'dans
.' .
les roches ~
argileuses pures, ~és'gres quartzeux: purs~ou les'carbonates de '
précipi~ation chimique. Elle est raDe 9u absente des lits qui
contiennent des àlgues, des coraux ou des bryozoatres et si elle
y est présente, elle est probablemènt renâniée. .
." . "

..~ • J
", ...
-145 -

.,
IV-III - La. Berthiérine(Chainosite des anglo-saxons)
. .
La berthiérine est le I!l:inéral principEJ.l de nombreux minerais de fer
oolithiques anciens: [TAYLOR (1949), BHATTACIIA'ÈcrA (1959),' r.n:LLOT (1964)]. Dans ces
roches, la berthiérine se présente sous une forme ovoïde qui, en lame mince, montre
un certain nonbre de cercles concentriques entourrolt un grain de quartz ou d'tm.
autre tû.néral. Elle se rencontre également sans ces cercles en inclusions Dinérales,
sous forme de boulettes et parfois comrae constituant de la natrice. Elle apparaît
égaleDent dans les porasdu squelette de restes d'échinoderme.
Certains aspects structuraux et des parties de diffractograones resemblent
à ceux de la kaolinite ou de la cllorite. BUJ3ENICEK (1960) et d'autres auteurs
pensent que la berthiérine du type kaolinite peut se changer en type cllorite. Cette
:Qypothèse est basée sur le fait que la berthiérine du type cblQrite domine dans les
roches sédimentaires qui sont considérées comne étant dans un stade de diagenèse
avancé.
BRINDLEY (1951-1961), CAILLERD et BENIN (1963) ont donné les détails de
sa structure et sa composition ch:i.I!li.que. La berthiérine a été synthétisée en labo-
ratoire à ba:Js'e température r(CATTJtERE et al. (1953-1955-1962) CAILLERE et HEN:rn
(1960)J mais dans les sédime~ts réc~nts, la présence de berthiérine n'a été men-
tionnée que réce~t. Elle a été décrite par PORRENGA (1965-1966) dans les sédi-
ments marins peu profonds de l'Orenoque et du Delta du Niger et des plateaux con~
tinentaux de Sarawak, du Gabon (GIRESSE 1965), de Guinée (Von GAERTNER et SCHELIJWm
1965) et dans les sédiments marins du détroit de Malaoca entre la ~~sie et ~tra
(ICELLER 1966). Plusieurs hypothèses concernant son origine ont été données et de
nombreux auteurs arrivent à la conclusion que la berthïérine s'est formée synsédi-
mentairenent ou dans un prem.er stade de diagenèse dans le sédinent. LI.environneBent
le plus probable .semble ~tre un environnement m..'l.rin peu profond p:r.àà d'un cantinent
qui a pu fo~r le fer nécessaire (sol latéritique); jusqu'à présent, on a seulenent
trouvé la berthiérine dans les environneoonts marins peu profonds sous les tropiques;
ceci peut" indiquer que ~la tetlpéro:~e chaude ( 20 2 ) de 11 eau du fond est essentielle
pour sa for.oation (PORRENGA 1967). L'intersection de la therDOcline avec ae fond 1

tl...'l.I'que la frontière
G
extrême de la présence de berthiérine et il seo.ble' que sa pré-
senoe ooIncide remarqunble%.!1en:t ,bien avec 10. zPt:le Ot; la masse,.. 9. e~u ~périe~ est
'
en contq.ct avec le fond.. Il . est ~ais~blable
,
..
que
.
,
11 eau plus chaude est un
. ' . des fac-
teurs , qui . a causé IJemrironnement
. " ,favorable
. à la -
~
fomntion
. "
de berthiérine,
..... ; . alors
. ~. ",

que 11
,
eau t'roide à plus grrome. profondeur peut être un des facteurs favorable à'la
fonnation de la glauconite.
Il est certain que la berthiérine, comme la glauconite, débute sous la
forme ~e pelotes fécales qui sont dues aux·déjections dlo~go.nismes fouisseur~ ou
limnivores.
L'observation, en plaque mince, de berthiérine ~ctuelle ne montre paS' de
, .
couches concentriques conn:ne on en trouve dans les berthiérines ElP-ciennes', excepté
pour la couche extérieure de goethite.
La berthiérine contient du fer ferreux; mnis i l entre dnn~ la mer davàn-
toge de fer sous forme ferrique. Celui-ci est souvent présent en pellicules sùr'· .....
les grains de quartz et autres grains minéraux et conme constituant des minéra~ .
... . -. .
argileux (en Côte dllvoire, cornne au Nigério., la quantité de fer conten1J.e d.ro1s 'la
fraction argileuse est de 6 à 7%). Si le fer ferrique est réduit par 'la œttô~
organique prél:!ent$3
....
dans les pelotes fécales.dans
. la
.
couche de surface du sédi-
OU

ment, quelques uns des ions ferriques peuvent devenir mobiles et être' utilisés
comme fer feJ:Teux pour la formation de la berthiérine·. Les pelotes fécalès irises
contie~ent à peu près la même quantité de fer que' la. matrice argileuse détritique
dans laquelle on les rencontre, alors que la te~eU;1''e~ fer d~ la bertÎiiérin~ est
beaucoup plus grande. Il y a donc, du.rant la berthiérlDisation, une augmentation
•• - • . ' • •• 1 •• • ." •

considérable de'la teneur en fer. La formation de la berthiérine; d8ns les remplis-


1 ' ' -- .

sages de foraminifères et autres organism:es,' se produit selon un schéma identique.


Dans ce, cas aussi, la matière organique est présente dans les tests.qui empêchent
., .
cette matière organique de s ~ o:xyder aussi rapidement que dEins 11 environnement marin
oxydant. Puisque la quantité d 1 ~xygène diminue généraleIll,erii, à l' :i.ntéri~ur du ~édi­
ment lui-m3me, le potentiel Rédox peut, baisser assez pour permettre la foreation
.. i .. '" •.

de la berthiérinej,aussi, sa formation nlest~elle pas .synsédimentBire.maïs post-sé-


dimentaire dans un premier ~tade qe diagenèse du sédiment. ,Si la' quantité de mà-
tière organique n'est pas suffisante pour Ill,ai.ntenfr .!XC: enviro~ement ~du~teur';' . ' ,
r
- 147-

la berthiérlne peut ~treoxydée en gO~th:tte~Iri.verSemÈmt, 'le matériel oxydé peut


sê ret:t'ansformer en berthiérinè "si les conclitiohs' de pH èt Eh sont favorables.
Von GAESTNER et 'SCBELIJIlAN' (1965) et SCHELLHAN (1966), admettent que la berthiérine
qui ils trouvent sUr queiques dépôts 'de plage de Guinée a partiellenent re~placé la
goethite. La transformation de berthiérine à partir de la ch10rite, comne cela a
été observé par POBRENGA dans des échantillons du plateau continental de SARAvl.AK,
. .
senble égaleDent se réaliser dans un environnement localenent réducteur. Puisque
les structures de la ch10rite et de la 'Qerthiérine, aussi bien que leur cOr:IpOsition
chinique, sont presque senblables, on nia pas à envisager de changements radicaux
a.lors que de tels chnngeIJents seraient cependant nécessaires pour transfomer la
biotite en berthiérine.

Il nlest pas surprenant que dans la littérature la berthiérine ait sou-


vent été décrite COQDe de la glauconite; particulièrenent si les ana.lyses aux R.X.
et chimi~es nlont pas été faites.

- Ln berthiérine, minéral vert terreux est difficile OU


impossible à différencier visuellement de la glauconite '
- La berthiérine, comme la glo.uconite, est souvent présente
dans les restes de foraninifères et autres organismes
- La berthiérine, comme la glauconite, se rencontre en pelotes
fécales cïnéralisées.

IV-IV - llJode de gisement de ces granules sur le plateau continental ivoirien.

On les trouve en surface et en profondeur dans les sédiraents vaseux


ou sableux actuels. Ils peuvent constituer plus de 9~/o de la fraction grossière
qui, elle-mêI:le, peut' représenter plus de 7% du sédirlent total. Dans les zones très
vaseuses, on a' souveÏ1t .en surface des ooli'~hes vertes' terreuses très abondantes
mais, très rapidenent, on ne trouve plus que des granules ovoïdes gris et mous' qui
ont la m~ne fome extérieure et dont la composition est la nêtle que celle de la
matrice qui les contient. On rencontre également des ?olithes dures dans les grès
coquilliers qui affleurent entre ~80 Gt -lOOD sur une' grande partie du plateau con-
tinental et dans des nodules de calcaires r:m:r.neux trouvés dnns certaines carottes.
.. -

n :f~ut noter également, qu~ de~ ca.:t.c~ires. glauconioux po.léoçènes, contenant


des granules' verts à':~eu P~s'.·identiqUeS'affleure~t"à hesco; pour 'BERTHOIS et
LE CALVEZ (1966). les granules verts que lIon trouve dans les sédiments du plateau
continental proviennent de ces fomations c&1caires qui ·affleureftdeilt Sur le plateau
continental. Hais pour le IUOrlent, on nIa pas tro~~ .4e .. "t~l,~ af~eureJj1ents.calc~esj

peu-t;...8tre sont-ils msqués par le produit de leur altêration? .-


Pour d1au.tres auteurs (GmSSE au Gabon et ~RRENGA au Nigéria.) les gr.a-
. .
nules seraient actuels et en place. Il est évident que les granules gris et mous'.
. . ".
que lion trouve dans les oarottes prélevées dans les ~ones'tr~s vaseuses sont, en'
. .
.
place et conteopora:ins du dépôt du séditlent. Hais nous avons ,vu que nouS pouvions
'

trouver.. dans une même carotte, des granules durs èt des ,granules mous. Or. si. on:'
a.d.met~ ce qui est vraisemblable, que les granules verts et durs' ~ont le ré sultat';
de la transfornation des granules gris et nous, i l faut, soit admettre que les
conditions ph;ysico-chiJ:llqÙes ont varié au cours du dépôt, '.sa i t cidmettre que les
oolithes que lion trouve au somnet de ces carottes ne sont pas en place~ De plus,
si l'on admet, ce qui est également vraisemblable, que ces granules sont irdtia.-
lement des déjections d'organismes limnivores, ceux que l'on trouve parfois en \~
, ;
grand. nombre dans les sables, ~E;l peuvent être en place~ Il est donc également pos- ,"

sible que lës granules verts que lion trouve ,dans lés vases ne soient pas en place.
D'après les études déjà effectuées, il'semble que'la transformation des
granules gris et mous en granules verts minéralisés :i.mJ?li~ue ,~ ~aible taux de.
sédiI!lentation, On peut donc supposer, si les granules que lIon trouve au sOl!lIJ.et
des carottes dans les zones très vaseus~s sont en~place, que le tauX de sédimen-
tation li. varié ~ qn'iLœt.. p:w:tl1fa1b:LO: 'C.'Ctuellement.

,- .': ~ .,'. . ~

.. - ....
.-
- 149-

IV-V - 4naJyses 'chiDigues de trois échantillons de granules ovoïdes


du plateau. continentaJ. ivoirien et-copparaison avec p!,,-utre.s analyses.
, '

1 2 3
.,
810 2 42,95 46,03' '28,24 1: Granules ovoïdes vert-jaUIilltre à surface
ÂJ.2 03 li, 16 11,67 9,64 rugueuse prélevés à -loOm en face de
Fe2 03 30,80 27,15 . 42,30 Grand-Lahou.
Ti 02 0,88 0,90 0,98
Ca 0 0,64 0,55 1,62 2: Granules identiques prélevés à -12cim en
r'Jg 0 4,06 4,50 6,70 face de Grand-Bassam.
K2 0 2,13 2,12 0,19
Na2 0 0,38 0,74 0,21 3: Petits granules bruns avec une surfo.ee
P. F.· 8,23 7,72 li, 57 extérieure polie prélevés à - 30m en face
de Grand-'Bnssatll. .

Les deux premiers échantillons ont une composition chimique à peu près
identique ce qui n'est pas le cas pour le n Q3 où la teneur en fer est:plus importante
et la ~eneur en potassium beaucoup plus faible.

Composition chimique de divers échantillons de glauconite.

A B C

Si0 2 46,90 54,64: 49,95 A: Sable' vert récent d' ".Agu1hD.sbo.nk" près
ÂJ.2 03 4,06 5,78 14,04 d'Agulhas en Afrique du Sud (mlULTImwsra
Fe2 03 30,69 22,73 20,17 1955). .
Ti 02
Ca 0 0,20
- -
1,68
0,65' .
1,46 B: Glauconite récente de la baie Amori au.
~'1g 0 0,70 2,93 2,38 Japon (SliiULTImvlsra 1954).
K2 0 6,12 5,34 2,62
Na2 0 1,28 1,23 0,21 C: "Proto" glauconite du delta du Niger
P. F. 9,25 6,53 8,36 (PORRENGA 1967).

,
.~

-150 -

Composition chimi'~ed~divers échantillons de berthiérfne.


. .... ~ ....

A 1 B 1 . C .' 1 D

' Si0 2 30,07 52 24 ~,4 .


Al2 03 17,26 8 6 16,,4
,-
Fe2 03 41,27 20 40 16,7
Ti 02 0,12 0,4
Ca 0 0,5
Mg 0 1,69 8,4 11 12
K2 0 0,16 0,5 2
Na2 0 0,44 0,3
P. F. 9,01 ll,4 12,5
~
A: Berthiérine du jurassÏJ;lue moyen de chamosentzè -' Suisse - (DEVERrir -1945)
B: Berthiérine actuelle du delta du Niger (PORRENGA 1967)
~
C.: Berthiérine actuelle du pla.teau continental du Gabon' (GIRESSE 1964).
.' . ': . ,
D: Berthiérine actuelle du plateau continental de Guinée ,. .~.

(Von GAERTNER et SCBELLMAN 1965).


. .
c.o.m~si tion chi.tlique de granules bruns des plateaux continentaux
du Nigéria et de la Côte d'Ivoire.

Nigéria C$te d'Ivoire .. .

22,68 Si 02 28,24
. .
.
9,14 A1203 9,64
46,82 Fe2 03 42,30 '.
1 Fe 0 - . .. .
1,98 Ca 0 1,62
2,92 . Mg 0 : 6,70
0,24 Na20 0,21
0,58 K2 0 0,19
0,79 Ti. 02 0,98
ri 0,11 Mn 0 -
- 2,64 P2 05 -
12,15 P. F. 11,57
1

-151- '\1

La composition.; ch,imique des ~chantillons l et 2 du plateçru. continental


• , .• • " ,.,. 1 •, " •

ivoirien se rapproche de 'celle 'de l'échitiitlliân' de 'proto':giauconite du délto. du


Niger. Ln, teneur en potassium :peut varier dans ~es, €ilauconites de 2 à 7%. Les
échantillons 1 et'2 cont~ennent 2,12 et 2,~ de po~ssium alors que la proto-
glauconite du Nigérla, ~e PORRENGA'rattache aü 'tYPé 3 dé BURST, en contient 2,6%.
: ..
, chimique de 11 échnnti110n 3, contennnt des
Par contre, ln cOI!lp'osition
granules bruns, est très proche de celle des granules bruns de goethite décrits
par PORREl:WA au Nigéria et GIRESSE au Gabon. Sa composition chimique se rapproche
également de celle de la berthiérine du jurassique moyen suisse (A). Il est donc
probnble que la couche brune est formée par de la goethite et que le centre, de
couleur verte, est formé de berthiér±ne.

Dl-VI - Etude aux: Rayons X.

Les analyses ont.été effectuées ,à Orsay par le,lo.boratoire de sédimen-


tologie du professeur A.RIVIERE•
.
Echantillon nQl:
Granules verts prélevés à -1000 en face de Grand-La.hou.
LI étude sur agrégats orientés, après él i ni Dntion des oxydes de fer
libres par le traiteIaent -Nehra.-Jackson, donne les résultats suivants:

brut 1-igC1 2 I-1gC12 + glyc ICCI D130 à 490 2 C mn


Il,79 À 14,24 Â 15,30 l 12,66 l ,Q,,9.3. Â
7,16 7,12 '12,'98 7,14 4,93
3,56 3,55 9,91 3,56 3,32
3,32 3,32 7,14 3,33

Ce qui laisse supposer:

1) interstratifié vermiculite-?hlorit,e
2) très peu ou pas d' i11ite' vraie
3) berthiérine.
- 152-

. La struoWe. vermiCÙlitique est iJ;rpliquée par le non gonflement, à la


~oérïne. Elle s~roit'. liée' à'la perO~~tion
.
p~iel1e
.
du
. ' .
fer e~ ~ouche ootQ~dr1que.
Ihma17se thermique différentiel~e indique la,présence d'Uh peu de goethite 'et s~
gère 'Ul'i.e structure beidellltique (déficit en couche tétraedrique).

Echantillon nQ2:
Granules verts prélevés à -120m en face de Grand-:eassam.
Nous obtenons les écarts suivants:

-MgC12 +. glyc. ' ' mo à 490 2 C . li 61


brut

12,07 A
~12'
14,44 A 15,30 1
Kèl,

12,66 1 9,93 l
-
7,14 7,12 12,98 7,14 4,93
3,56 9,56 9,91 3,56 3,32
3,32 3,32 7,14 3,33

Il est très voisin de l' éc~tillon nQ1, nais les ?ropo~: seraient
un peu différentes' (peut-3tre y a-t-il déjà un peu plus de feuillets cbloritÙléo dons
l'interstratifié).

Echantillon n Q3:
Granules bruns prélevés à -3Om en face de Grand-Bassam.
Nous obtenons les écarts suivants:

brot I-1gC12 MgC12 + glyc. Km ~ à 530 2 Q li Ci.


13,50 ! 14,65 1 14,65 î 14,05 î 9,83 î
9,96 .9,96 10,06 9,96
7,14 7,12 7,14 7,16 3,31
4,91 4,91 3,55 3,55
3,55
3,33 3,32 3,33

La persistance de la raie·à 14,6 i lors du trai~ement K~ montre une


tendance des feuillets vermiculitiques de ltinters~rat~ié à se stabiliser en
feuillets ohlonteux
.
(chlotite
. ' .
fragile). Il y.
1"
aurait
..
une glauoonite' i11itique vraie
fixée à 10 î et de ln berthiértn:e. . .
-153 -
j
L'il1ite stable et la chlorite, plus abondante dana l'interstratifié,
témoi@J;eraient d'une diagénèse plus avancé••
L'analyse thernique différentielle indique la présence de goethïte.
Cel1&-ei serait plus abondante que dans les échantillons nQl et n Q2.

Echantillon nQ4:
Granules vert-foncé prélevés à -60t1 dans la cnrotte B5.
Nous obtenons les écarts suivonts:

, brut MgC12 MgC12 + glyc. Km lh30 à 490 QC He.t


l)

12,21 À 14,65,1, 14,65 1 12,66 l 9,93 .L.l.•


7,17 7,14 7,16 7,14 4,23
4,24 4,23 4,24
3,57 3,57 3,55 3,32
3,33 3,33 3,33 1

L'action cIe IWI montre' dans l' interstratifié une évolution de ln strue-
.
1

:ture vermiculitique vers la chlorite beaucoup mo'ins accentuée que dans l' échantil-
lon n Q3. Il n'y a pas d'illite stable.
Ces granules vert-foncé sont très proches des granules ye:r~s dos échan-
tillons nQl et n Q2.

Conclusion.
"Les granules prélevés à faible profondeur
. .devant
. Grcmd-Bo.sSDm. .senblent
être formés, comme au Gabon et au Nigéria, d'une couche bJ."UIle de goethite enfer-
D..1Ilt ,un noyau de couleur verte formé d'un mélwge de berthiérlne, d 1 il1ite
(ou glauconite) et d'un interstratifié chlorite-vermiculite. Les feuillets vermi-
culitiques de l'interstratifié ont tendance à se stabiliser en feuillets ch10riteux
(chlorite frngile).
Les grElIlul~s verts, qui au point de vue composition chimique se rappro-
chent des proto-glauconites décrites par' PORRENGA au Nigéria, sont formés par un
mélange de berthiérine',et d'un interstratifié chlorite-Vermiculite. On peut les
rattache.r aux g~uconites du type 3 de' BURST. Au Gabon, GIRESSE a donné une
composition identique.
-
.. '.'
~ . ~ 154-

Conclusion générale.

Installé sur deux régio~ gé~logiq~es bien distinctes (à l'Ouest le socle


'. ~cien, à l'Est le bassin sédimentaire), le plateau contirienta1 ivoiriem s'étand
sur ~nviron '300 milles d~ lon~e~ et 12 à .18 mill~s de ~geur~ Le littorai-peut
se diviser' én cieux parties: la c8te Est, plate et sab1etis~, instai1ée s~ un campaI'--
, ~. - • .. +, .. 0"'1-, ' ..

timênt affaissé, et la c8te Ouest, élevée et coupée de p6Ïniès ~?he~es, correàpon-


dsnt au bord d'un bloc soulevé. . .
Le relief du pays est comparable à celui d'une ancie~e p~n~p1aine
" .
en .
J?e~te douce vers le Sud, . cu1mina.nt ~ la front~ère Nord vers ~5Ô à 400m ~t· ~escenciant
" ". ~ , '. . . . -~
à une cinquantaine de mètres au 'contact des sables tertia:i,res du Sud. Ce're1ief ~
, --" .
fournira peu . de matériel à la sédimentation. Le climat est chaud ét humidè ,fums ),e ~.

Sud;' aussi 'les actions chimiques et biochimiques entra!nep:tio'!.eties une t~s fort~
~t~r~ti;n. J,rais
••
les formations forestières qui couv.rent le
. . , '
Sud cie la
'.'_ .' '..
68t~ ~'Ivoire .JO'

s'opposent à '
l'évacuation
.
du produit de cette altération . par J.es çaurs..dteau qui ne. ,-
~
tra.nspo~ent que des collo5:des et des p~ticules. f';i.n~s.•
.... Le littoral de la C8te d'Ivoire est un littorGl
,.' - '. .
à -forte
.
énergie
," . soumis
. "'" .à ',.-'" '\

des actions morphodynamiques intenses. En surface, i l existe un courant qui porte


•• .,.. .:. . . . . . ' 4 • • • ... : ' ~ 1 - •

.vers l'Est mp;i.s


.'.~.
il !3xiste également un soua-courant
.
' . '
de sens contraire.
. .. " , La d6rive . : : . ~

1J:ttor~~l:,.~ès importante, se fait vers l'Est; el1.e .est de l';o~ de ~,.~3 à


ï'Ouest ~. ~tl sana fond et de 200.00Om~ dans la région de S~-Pédro'... :''-'''' '
U~ ·~c.cident tOPOgTa:Î?hiqu~ ~jliUI', le Trou s~ fond; èntail1~ i~ pia~e~.
continental dans son entier. Ce canyon ne possède pas un tracé arborescent, mais a,'
au contrai,re, un tracé en "baïonnette" dont les directioM comcià~nt ave~ celles'·
d' accidents IDis en évidence dans la partie terrestre du bassin. Il peut y avoir à
, .
l' ori.g:tne du Trou sana fond. une ancienne vallée te:rJ:>estre~' cette dernière étant
:psùWtre tributaire de failles. Un changement d r orientation de 'la. c8te, face au'
Trou sana
. fond, f~ t passer le transit littoral de 8OO~oo0m3
.
à 400.~; i l existe
done le matériel néeessaire à:l'alimentation d'éventuels courants de turbidité •. '
Nous avons égalemént des preuves d' éboulèments impOrtants en Mte de canyon.
Le plus vraisemblable est que plusieurs 'agents de creusement ont agi ensemble ou 1
.;. '". '" ~ ,".( .
les uns après les autres. Ainsi, on peut supposer qu'à l'origine' 'il y avait lÎné . ',' .
-155 -

vallée aérienne, elle-même :J:'é~e par ,~~s failles et qui a été élargie et àppro-
fondie par des agents d'érosion subaquatiques, la: subsidence ayant pu faciliter'
le creusement.
. .:. ,
L1étude des. carottes prélevées entre Grand-Bassam et Fresco sur les
isobathes -50~' -60 et-8Ôm permet de définir quatre .zones de sédimentation:
deux zones où la sédimentation actuelle est vaseuse et sOrement assez importante,
et deux zones où la sédimentation actuelle est ~existante. Il ne semble pas que
les régions vaseuses soient des zones plus subsidentes que les autres car la
vase vient en surélevation sur un fond UIÙformément sableux.
D'après les datations au l4C de deux tourbes, on peut reconstituer 1.me

partie de l'histoire récente du plateau continental. La mer est passée par le


niveau -6Om, i l Y a 23.000 ±. 1.000 ans lors de la régression Post-Inchirienne.
Elle est repapsée par ce même niveau il y a 11.900 .:!:. 250 ans lors de ~ D ­
sion Pré-Nouakchottienne. Le niveau minimal de la régression se situer'ait vers
-lOOm.
Nous rencontrons sur le plateau continental ivoirien des granules
).
f ovoides bruns 'et verts qui semblent être des déjections d'animaux fouisseurs
minéralisées. Les grElIlules bruns sont formés dl une couche de goethite qui en-
toure un noyau' de couleur verte formé d l lm mélanie de berthiérine, dt ilUte
(glaueonite) et d'un interstratifié vermiculite-chlorite. Les granules verts
sont formés dl un mélange de berthiériene et d l un interstratifié vermiculite-
ciüorite. On peut les rattacher aux glau.c~nîtes du type 3 de BURST.

J ,-

;.

\

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Stations oôtières
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Obsorvat~ons Océanograph~ques e.xéc~tées en 1967~


II.- Bathythermogrammes.
1

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Etude préliminaire dos protéinos du Cristallin do·deux,cspèces'de


Sardinclles - (Sardinella aurita C.V.,Sardinella.eba C•.V.).
029 - BARON, J.-C. - Octobre 1968
Etude préliminaire sur 10 sang de doux espèces de Sardinelle!3
030 - TROADEC, J.-P. - Novombre ~968
Le regimo alimentaire de doux'ospèces ~e Sciaenidae ouest-africains
(Pseudotolithus senega~cnsis V. et Pseùdot~lit,hus t~~s B~.)~.
031 - BARRO; M~ Novembre 1968 .
Première estimation sur la croissance des Braohydenterus .JI.uri tus
(Val. 1834) en Côte d' Ivoir e
032 - Camp,agne guinée'I du.'IIJoan Charoot" -Résultats d'observations
fasoicule I. BathythGJ:'mogrammes
faàoicule II. Courants (à para!tre)
fascicule III.Stations hyfu.ologiques (à para~·tre)
fasoicule IV. PhYtoplancton (à para!-h-e)'
fasoicule V ~ Atlas ( ~ para!tre)
'033- JI}... - BOUILLON, P.. - liors 1969
TR(;10)::;0, J. P... - BARRO,
Pôche au chaiut sur la 'radiale do Grand...:Ess :;Iam.
/

034 MARTIN, L. M~s 1969


Introduction à l'étude géologiquo du plateau dontinontal ivoirieri-
Premiers résultats

035 - REYSSAC, J. Mars 1969


Mesures de 'la production primaire par la méthode du 14C au large de
la Côte d'Ivoire

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CARTE BATHYMETRIQUE DU TROU, SANS_FOND.


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