Étude géologique du plateau continental ivoirien
Étude géologique du plateau continental ivoirien
par
SOMlIAIRE
RESUI1E
JliITRODUC~IOlr
,l
l . '" C) Le Trou sans fond peut-il ~tre expliqué par un
creusement par des courants ordinaires?
D) Le Trou sans fond peut-il ~tre expliqué par des
écoulements en masse?
III - ETUDE DES CAROTTES
1
1
II1-l - Localisation des carottages
} II1-2 - Matériel utilisé
f
I1t-3 - Rendement du carottier
1II-4 - Choix des zones de carottages
1II-5 - Généralités sur la granulométrie
1II-6 - Méthodes d'analyse cbim:i.que des sédiments
II1-7 - Composition chimique des principaux minéraux constitutifs
de la vase
1II-8 - Analyse élémentaire de vases et de schistes séd.imentaires
11I-9 - Etude des caxottes prélevées sur l'isobathe -50 mètres
entre Grand-Bassao et Fresco
III-10 - Etude des carottes prélevées sur ltisobathe -60 mètres
entre Grand-Bassam et Fresco
IIt-ll - Etude des carottes prélevées sur l'isobathe -80 mètres
entre Grand-Bassam et F.resco
-3-
IV-l - Généralités
IV-2 - La glauconite
IV-3 - La berthiérine
IV-4 - 1-'Iode de gisetlent sur le plateau continental ivoirien
IV-5 - Analyses èbimiques de trois échantillons et comparaison
avec d'autres analyses
IV-6 - Etude aux R.X.
IV-7 - Conclusion
CONCLUSION GENERALE
BIBLIOGRAPHIE.
• .... It
.t., . ...j
'.
-4-
RES U 1'1 E
ABSTRACT
INTRODUCTION
l - INTRODUCTION A L'ETUDE
DU PLATEAU CONTINENTAL IVOIRIEN
.e
Les renseignements bath;vmétrlques dont nous disposons sont ~tàires
et se trouvent résumés dans la carte n Q4820 du Service IWdrographique de la marine.
Ce service a effectué des missions dans la région d'Abidjan en 1962-1964 et
1966 mais aucun document définitif n'a été encore publiéj" seules les minutes de
sonde nous ont été communiquées.
Une oarte du Trou sans ·'Zond a été dressée en 1948 lcrs du prejet d'usine
utilisant l'éner~e thermique des mers.
P.RANCUREL a dressé en 1965 une carte bat~étrique à des finS de recher-
ches ichtyologiques et faunistiques.
F.DUGAS, en 1968, a dressé une carte sédimento1ogique provisoire des fonds
de la moitié Est du plateau continentol ivoirien":
Des petits tra"!llux mineurs et locaux ont été réalisés par divers' auteUrs.
géologiques bien distinctes: sa moitié orientale est inst1l11ée sur le bas~in sédimen-
taire secondaire et tertiaire et sa moitié occidentale sur le socle ancien. A ees
deux régions géologiques correspondent deux types. de cate,: !J. l'Est, nous avons lme
côte basse borC..0û ~. . ù bG\llloS ot à l'OuvSt, '\.t:l;.: c8to rochouoe for:léo. c10 falcl.eee..
-7-
de larg9 à l'Est du Trou~ans, fond s'élargit en allant vers l'Est et atteint environ
j
16 milles à la frontière du. Ghana. Al' Ouest du Trou ian:::: fond le plateau est p :':l':"J
étroit et atteint 10 à 12 1!1i1le~ àe large. .. Les
. -profils
. bnthYI:l.étriques
'
qui sont con-
caves de Vridi à' Jack-Lahou' deviennent ~nsuite convexes jusqu'à l'Ouest de Gd-Lohou
(~I:lb~uchure du Niouniourou). Nous avons, ici aussi, une couverture vaseuse récente
qui peut reéouvrir le' plateau 'depuis les fonds de -300 jusqu'au rebord du piJ.teau.
. 'Elle atteint son extension ma:xir.1Un. en face de Grwd-Lahou. Elle ~st plus étroite et
se terntno'en pointe à l'Est. Cette couverture vaseuse doit ~tre en relation aves
. ..
le Bnndaoa. Les zones non recouvertes de vase sont sableuses ou vaso-sableuses et
~
sôuvent rocheuses entre -00 et -lOOn. L~s zones rooheuses foment la plupoXt du tenps
d~s lignes parallèles. au rivage pouvnnyatteindre 7 à Sn de lmuteur. Elles sont far-
I:lées de grès ceOU:.JJ-1..(;.t'B grossiers qui font penser à des sables de plage cinentés
Cette bande prend ~gnleoent naissance dans le sud de Petit Lahou. Elle est.vraise~
, -
blableoent la c'ontinuation . .. ~dù
de la bande ro.cheuse que l'on ,trouve à l'Ouest Tro~
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oons fond.
.,.. . . .
,',
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Les nesures géochronologiques 'oontrent que "l' Afrique constitue une soule
... • .... #'. ~ ~ , • • • ' .J' ," •
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1
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-9-
.,
Le substratum géologique de la C~te d' lvoi.re est conat!tué prinoipaJ.enent
de :roches gronitique~ s~ présentant, en 'larges bandes, orientées irossièretlent
SuÇi-Sud-Ouest Nord-Nord-Est, alternant avec des cha!nes schisteuses et arkosiques
,de ob. orientation, Dllis générnleoent beaucoup mina larges •
. ~s parties, ~taires doDinent l.a.rgesent dans la région Sud-Est du pays;
.' ai11eur~, les granites et granitogneiss sont les roches les plus répondues.-
Dans le Dassif IJOntagneux situé à l! Ouest et qui est le prol~t des
oe~tagnes de Guinée, la géologie se conplique un peu: on Y' rencontre divers types
de reches se présentant en petites chn1nes d l orientation quelconque. On y trouve
des granites mgnésiens et tout un cortège de roches -basiques non tlétanorphisées.
. 10. plupart des roches basiques-de C8te d'Ivoire font de petites lentilles ou
de petits ~ssifs
à llintérieur et en bordure des cha.1nes séd.i.IJentaires. Leur
répo.rGtion géographique est assez quelconque nnis la oojorité d l entre elles se
retrouvent' au Sud-Ouest, d.llns la région de Tabou-Sassondro., au centre, dans la
",région de Touoodi-Bouaké, au Sud-Est, dnns la région d l 1l;yOI!lé, à l'Est, dons celle
de Bondoukou et d.nns le Nord-Est, aux environs de Bouna.
b) Le Bassin Séc1i.I:lentaire
Le Bassin Secondaire-Tertiaire de C8te d'Ivoire est le plus occidental des
bassina c8tiers du golfe de Guinée. Il s'étend sur environ 400km de Fresco à
1 '.Ouest, jusqu'à.Ax:i.tl. au Ghn.na à l'Est. Sa superficie est de 1'ordre de 8000kib2
et sa largeur atteint 35kn au nax:i.nuo.
Il n'est probableoent quo l'une des franges c8tières d'un vaste bassin sous-
narin bordant la cate Atlantiqu;e de l'.Af':rique, depuis le SUd. Marocain jusqu'nu-
delà de 11 Angola.
Du type "bassin-ouv~rt", i l fait partie de "l' enduitu séditlentaire Iléso-
. .
zo5:que tertiaire et quaternaire du continent o:fricain.
- .
La partie terrestre du Bassin de Cate d'Ivoire n la fome dlun croissant
, '
... ...
"
'-
-10 -
Les
••
renseignem~nts gravimétriques et sismiq'q.e,s se reeo~ent ,pàur signaler
~ . • : . " : . • •• • • • , r \ o o . __ .:, l
ne pourrait s'agir que d'un enfoncement assez rap~de du fon9- (Ehinou). Les couches
,. ,
sédim~nt,ai;e~ 'doi~~t s'épai~;ir ~~~~z rapid~~~nt ,quand on va v~~s. î~~ '~o~s pro-
1 ._ •• , • • ". • L.
" '
bà'ssiD..
B) Stratigraphie (d'après J.R.nÉLTEIL &A.de SP~G1ER' i963') ,
, . ' ' • • ,'.' .... l, ~" •• '. _ • .-
Elle est connue grâce aux sondages de la Société Africaino des Pétroles•
• '" ". - "" '. r ·..... ' . .,... . . . .
L'histoire géologique du Bassin de CSte d'Ivoire débute par le dép6t, sur 10 socle
' . ~'. ' . ~ ~ • • • 1 . . . . " . : . .. .... .. : " . .'
A l'Ouest, ce1;t~
série repose sur le socle antéoambrien mais elle nia pas
., "(
c)-Cénocanien
Le Cénonnnien est vraisenblablenent représenté par une série plus ou ~ins
grossière de caractère nettenent régressif, conprise entre l'Albien et le Cré-
~ .... l: ..'
, d)-Sénonien - ~nien
I l est transgressif par rappo.rt aux couches 'sous-,jacentes sans que la
subsidence y reprenne pour autant le rythoe qu'elle avait à ~.'Albo-Aptien.
e)-Paléocène
La Paléocène est connu sous un faciès œn.n transgressif caràctérisé par
de noobreux foroJ:ùni.:fères. I l est bien développé dcils an partie Ouest du bas-
sin où il dessine une sorte de golfe dans lequel i l s'épaissit rapideoent et
dépasse 5000 nu droit de Grl:lI1d-Lahou sous un fnèiès argileux et g1a~conieux.
, "
r)-Eocène
LI Eocène n I est connu que d..'lIl8 la noitié Ouest du bnssin, sous une épaisse'tU'
de 4900 au IJl1XÏ.DUIJ. On Y distingue un Eooène inférieur, fo~ d'argiles sableuses
à petits banGS œlcaires, et 'lm Eocène noyen et supérieur,.. constitué d'argiles
glau.conieuses plus ou ooins sableuses.
g)-0ligocène
Son a.bsence dans le bassin conduit à supposer à eette époque, non seulec.ent
'lm ~t de la subsidence, mis encore un noUvenent probable de surélévation gé-
nérale a.oeoc:pagnée ~une érosion susoepti.ble- d1atteindre .les ..couches du ~rétacé
\ h)-Miocène
\ Il est cantonné aux environs d' Abidjan dans 'lm petit bassin réduit.,. dont ln
J dinensi ~n Est-Ouest excède à peine 35 m. Il a été traversé sur 6OÜIJ.
\
) ...
Ln base du rliocène repose en discordance sur le CénoIJaDien. On peut suppo-
ser que la. transgression niocène II eDprunté une zone érodée de 1lOligocène ou du
début du ~aocène. Il est probable que cette zone, encadrée par des fo.illes, ait
été- plus particullèrenent désignée à 11 érosion par le tectonique.
i)-Cont1nento1 temina.1
i l est essentiellenont fomé de dép8ts détritiques sablo-argileux
(~ER~N 1961). On ne peut l'ecollIl!dtre aucune stro.tigrnpnie; les forœt1ons sont
partout lenticulaires et 11 n'y 0. aucune cOl'Télation entre los couches rencontrées
dans divers sondages, n&1e rapprochés.
COM'looéra'Ii01!~tro:t<
....-.~~-- ...--......
~=-=~ ......- '" .. ': '::.
,~'. ' ::_~7':
-~_
près dtAbidjon.
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Sables ar@eux ..:':~'., '.. '''''~'.~' ;';
. ' Ils foroe~t la plus grancle
• .1' . '. .', ..' •
;Da§l~e.
.. • ~
des fomations1:,
..
Ln couleur vire
. . . . :;."'. 2-
du
, .. ' J~ '~.;:.."'I .1..
brun jaune à 1 t ocre ou o~oe au brun, rouge~tre suivnnt la concentration et• la ... _
JI \~,; ''''''''.~ ...... ""'-. ... ;,.: •• _ ~ •• _""",r;...,; .".~, ~".... ~14} ..>.J.~
On les trouve sous fome de lentilles' de ,coul~ur plus, oU; ooins barioléo
. .' 1"; ... ""~...'" ~. • .~.;. f':l .. ··.. .. ~ ,
et transportées sur de courtes distances avant dtêtre ressoudées en. dalles c\li~
f,' • 1 •
Tectonique
\
DI après BERTON, les oouvonents tectoniques dan~ 'la portie, actuolleoent
• _ .. ... • ., , " .. ~, ,. _ .' " ,........ j.. • - .'
visible du Contin~tal TerninoJ. ont été faibles depui.s, l t époque des dépôts et
lï.cl.t~s à quelques'coupures Nord-Sud (~a~e '..lby.et ~eb;)~ L'~~cMent
l..,., .
Daj~ur
ayant probablenant rejoué après les dép8.ts. du Co:p.tinental Temin.o.l. .
.' .' " . " " J.' • " . ..'
. Origin.e ~ . ~ .~." .... 4 ...... ".',. \ . 1~.~~<.".;' .._~ ,. .........r ..... 1 .. ~:·><ir
,.'. ,Le, BOURDIEC/. (1958) (lonne 1" hYPothèse, la. plus .synth~ti,que. Av:mt le
lIio-.Pliocène aurait régné un c1iDat du type tropical ll'uRi.de., f'avorisopt l'.épa-·
nouisseoent dtun couvert végétal dense et une forte . altération
... biochinique,
.,- du
. type f~rrall:~:çiqu~.~ Le socie dispara1t sous un 'épai~ tWl"téa~·:de'·.foriiations·oeub1es
•
-J5-
Ceux-ci seraient
'.
transportés
.
et ...reœniés par .un systèoe de rwJ.Sse·a~ "à réiuies très
.,
j)-Qunternaire
Les plus grandes étendues de Quatemnire se rencontrent 8'\.U' le cordon littoral.
IIi:7a.tteï.nt- COurntJIJeD.t une soixantaine de oètres.
Il se coopos.e:
-' dl une plage aotuelle .très reotiligne de ~"able roux (sabl~ fe~sé).
• h_ '-- ' ... .1 1 .. C _.;u' : ~: r:, . A~ J.r-: '1'; .JJ"2J:.J ShL:) ,_~ ~"'"
....... .; ;.:. '.' • • •" .... ,,:,,,.i..~ J ..l.. • •t .. l~~··"'.:"'!~J3. l;:r ... ·~
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ABIDJAN actid~nt
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NORD SUD
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+ + .. + + lhalwfg
+ + ' .. + + du Trou-
Sans- Fond
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<D Coupe pusant par Abidj..n . '.
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NORD SUD
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Fig 1
- 17-
1 • .;. . . ~
'.
-18 -
La. structure cht bassin profond dépeiul entièrenent de 10. con.bi noison de
failles et dtoxes'positifs transversaux. Ces a.xes~"·qui nhJ.ffect~nt 'guère' les sédi-
nen:ts de 10. zOne nord du bassin:, Sont liés à lti conat:(tution du soé1e et' sont dUs en
" portiCUlie:t' à des œ~sifs de granite et de 'gneiss. Il ne faut pns y Voir'l t effét de
véritables nouvenents dirigés de bas en haut onis plut8t les considérer conne des
zones nYant 10calenent, résisté à.' la' sùbsidenoe générale du, bassin. " '
Les failles du bassin profond, Est-Ouest, plus oü moins satellites'de
l s o.ccident najeur, ou obliques NE-SW et NW-SE sont vreïsenblablenent',liées /lU socle.
.. . . : . ~
.NéllIlI:lC>ins,
'.. ~ ."
11 existence de. failles
.., . dues
. /lU tassement
. - .
des sédinents
..
est . très probable " '
ninsi que ln presence d' /lccidents dus à des glisseoents tIlngentiels sous 11 effet de
.
_ t.
. ... •
la gr/lvité. La structure de la ooitié tuest du bassin est be/lucoup plus ca1I:le que
• . • ••• • - 1··..·'· ~ l' .., • , '.' , w': •1 ..
-celle de' ln ,partie Est, ce qui s'explique par ln presenoe, /lU Nord de' cette dern:t,ère,
d.' abondantes intrus:i,ons de roches éruptiveJ3 dans le soole, entrainnnt Une' préciispo- ..
sition à une tectonique plus casSllllte.
• ., '. J ' .:
qui . sont du
... . Nord" au Sud: ~. .. ' - , . . . . . , .
Le socle •. ~: • : .' , ~ •../_ t'." •.
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,'~ ...... o.
Pliocène Oontinéntal
.' , 'or. :... .1.- ',' ' .:.,.. :;. ..~, ,,' "", ~ . -,'
A l'est, les affieurOOents se présentent' sous la fome d'un ~and p1o.teo.Ù.
• " ~ . ,~ " f:, ' t -,~.:: ~",. ....' .. " :'...... :·~"1 r ... .r ..:.1... 0 , • '.... " • ' , ..
tabulaire d'une altitudo do 50 à 1000, entaillé par des vallées bien mrquées et
.' ~ f .... . .,l·C· .~·.·~·r '.''; -, ,,.. l ".' _ .. +" ": .... ~," •
,
.
A-l"oué~t,"o~' /l un'reli~f:'be~u~oup
• .., -, .., " ,.
plus DOU:
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~: cate No~ des _~~ p're-
... " • •• 1 ... • ., " , " ,
sente de prçfO~~Sllriaslld~S par' ci~s 'fal~s~s d!~ di~ine de oètres ,de hauteur•
., " ~ • A • ' '. li' •• "1 ....'.. -.04 " 0:, "\ '. 0 • ~ ~,., . '.1 .,. • , • t.. ,
,,
-19-
Les lagunes
Leur liaison aveo la tectonique est évidente. En oojeure partie, elles sont
orientées Est-Ouest et se -q:-ouvent à cheval sur l'accident œjeur du bassin. tetuc1-
lenent .tronçonnées par des coob1enents récents, elles foronient autrefois un ohape1et
continu.
Cependant d'autres lagunes orientées Nord-3ud ou Nord-Quest-Sud-Est sont
duesà.des accidents du socle.
se sont élaborés dons des conditions clil:Jatiques ano.logues à. celles qui ont régi la
fomation du Continentnl Tem:inal de la région Est et peuVent ~tre, ~ titre de pure
hypothèse, considérés C~IJI:J.e des' équivnle~ts lnté~uX. Nais la région' n'étant pas
subsidente, . ils n~ for.oent que' des plaoages Dince~ et discontinus qui n'ont été
oonservés que là où la cuirasse ferrugineuse qu:ï:.. les surp10l!lQe n'est pas déoontelée.
- 20-
Cette cuirnsse noule tme topographie de glacis d r accunulation très riince qui senble·
avoir été gauchie par de légères. ondulntions. A Grond-Bereby, elle couronne' le bord
du plateau à 15 ~ dans 11 intérieùr' vers 1000 d l n1. titude, puis on la reti'ouve 'en .
place sur la plage à 11 Ouest du vTarf. L'anse de Bereby correspond donc à tm eoDpaI'-
t1eIlts rectilignes, entre les caps, est d'un~ quinzaine' de lm. Chaque cap' déterrll.ne·
une anse vaguenent protégée des ho:u;Les du Sud-·Ouest Dnis ouverte au large du c6to èlù
Sud et surtout de l'Est et du Sud-Est o Le's caps sont généralcriémt abrupts et doni..TIont
le rivage dlune cinquantaine de o.ètres. Généralcnent ID. côte' qui borde'les segnants
orienté~ Ouest~Sud-OUest, Est-Nord-Est est noins escartée. Les collihesdu socle sont
souvent séparées par urie petite plaine littorale dont la: large"..U' exéède rarenent'
quelques centaines de nètres. Celle-ci est constituée pàr deux cordons littoraux
anciens datés par analogie avec le"littoral oriental: j.fun,' le plus élevé (3 à 6D. ' ,
au-dessus des hautes ners) dé l'Ouljien, l'autre '(0,5 k 20) du Dunkcrquien :.(mis ceui
devra 8tre révisé).' Les rivières q~ débouchent sur' cette ~ côté ~ont cài:oo.êt6risées -
par des rapides à faible distance du littoral, conséqu(~ce de la t~?dance tectolliqùe
positive de la région au plioquaternaire. Dans ·Îes· rég:Lons soulevées, les vo.JJ.ées,
relativenent étroit.es, sont creusées légèrei:lent-en-dessotis du niv~au actuel du fD.i'1:·'
- 21-
A) Le Relief
Le relief du pays est conpar~ble à celui d l une ancienne pénéplaine en pente
douce vers le sud, culninant à la frontière Nord vers 350 - 400Il et descendant à une
cinquantaine de nètres au contact 'des 'sab1es tertinires du sud.
"
•
-22-
Le tiers inférieur de la C8te d'Ivoire, soit une baq.de de 100. à 200 km,
- , . .... . - .'
a un relief peu accentué, largement ondulé
. et dont les sommets ne dépassent pas 20am,. .
Ces parties basses slallongent cependant assez loin vers le Nord en remontant les ..
' . .
vallées des quatres grandes rivières qui traversent le pays dans le sens Nord-Sud.
• ~ ... • A ,
Le relief du restant du pays s'étage ~ntre 200 et 400m avec quelques so~ts
. ~
• mai, juin, juillet, la plus petite vers octobre, novembre. La plus grande saison sèche,
quand elle est bien définie, s'étend de décembre à avril et la petit~ ne s'étale que
sur les mois d' aoftt et de septembre.
une seule saison centrée sur le, mois ... " d! aoo.t. Nous" avons "
un climat
"
chaud et humide
_. .
et
- 23-
c) La Végétation
On peut distinguer troms grandes uni tés:
D) Le Réseau h;y:drograEhique
Quatre fleuves principaux traversent le pays dans le sens Nord-Sud.
D'Ouest en Est nous rencontrons:
- Le Cavally
- Le Sassandra
- Le Bandama
- Le Comoé.
Leurs débits ne sont importants que pendant la saison des pluies. Ainsi.,
le débit du Bandama' à Tiassalé, f)Ù passe 97% des eaux du bassin, est, en période de ...-.
crue, de l37Sm3/seconde-et à l'étiage, de,20m3/seconde~ L'absence de charge solide
- 24 ~
in;tPortante daD3 les rivières qui coulent entre des "Qerges encombrées de vég?tamion,
entraîne une très faible érosion.
Seules les particules fines, transportées en suspension d~ les eaux·
superficielles, peuvent être entraînées vers le large. Les sé~~nts grossiers
actuels sont déposés à proximité des embouchures des fleuves'et étalés Rar la mer
près du littoral sans atteindre le large. Lorsqu'il existe des sédiments grossiers
sur la zone externe des plates-formes continentales, ce sont de~ dépdts anciens qui
se sont constitués dans des conditions différentes de celles d'aujourd'hui et en
général lors d'un ou plusieurs bas niveaux marins quaternaires (BERTHOrS 1965) •.
... • ~ 0" .: •
..- --..........--
....
G~ lahou.
Frnco
~.
- - - - Sous- courant
Direction de la houle
, ,
La présence fréquente d l une houle d'interférence rend diffic:Ue l' évalua-
tion des directions.
J 1 1 "
lDirections lHoule faible 1Houl,e moyen.r:e 1Houle forte
1..
1
1
=
1 1 j 1" 1
J S 1 13 1 16 1 9 1
1 1 1 1 1
1 S.S-W 1 14
1 16
1 9 1"
J S-W 1 1 16 ! 2 l
5
! ! ! r
Fréq1ièncè"' annuelle' en.. %
Lès' coupes 'de distribution verticale de 'la' cOEposante z0I1éÙ:Ef des coU!'ants
font apparaître un système de courants opposés: ' .
: a) Une couche supe~ficielle s'écoulant vers l'Est qui est ~ssqciée au
courant de Guinée. Ce dernier, qui' longe la côte africaine" est une cqntinuation du
contre-courant équatorial et "du courant des Canaries renforcé pendant:les mois d'été
par :la I!lOusson
.
qui so).lffle du Sud:-Ouest vers le c~ntinent
,
africain~
..... -: ....
" .... .. . ..Ii
, '
s ' affaiblit
pendant l'hiver et devient très irrégulier; son axe se déplace alors vers le Sud.
, . . ' . .'. . , ' ... ~ ~
sur le littoral. Il porte généralement à l'Est avec,une vitesse moyenne ,de 0,2.m/s,
son futensité'maximum se situe de mai à juillet. Il sry ajoute un, courant de marée
sinusoidal de vitesse maiîmœn 0,15 mis et dont le maximum vers l'Est a lieu lh30
après la pleine pero ' . ';
- 27 -
VARLET penSe que le facteur inclinaison de la' houle sur la côte est susèep-
tible d'expliquer en première approximation les variations que l'on a constatées dans
le transport .d.e~_ .sa,bles e,n' dit:férents points du golfe de Guinée. }fu.1 défini semble-
. '" " ~ ~. -~..' ,!: .: - ;.:' .~:;: .....:. .:.
t-il sur le~'côtes du L~béria, 'le .che~eoent prend ~e l'aopleur: à partir du Cap des
Palmes et atteint prob~biem~:rit son\nrodrium 'ent~e Ftes'co 'et Grand~Bassam. Au-delà il
doit
' . , ,
I=================r-=========
t
,) j\.. Portion de côte ! Angle de la c~ète 1
1 dl orientation constante ! ,de houle., avec la côte J
l ! ~
! Côte du Libéria ~~60.~ • • O • • • • • • O • • • O . . ! - 12Q !
! Cap d ~s p~"I-
~es 'Fr
a . ••••.••••••••• !
esco 4'6°_ !
J !
Fresco au Tro'u sans fond •••.:••••• '. ..;. .' ,. 32 2
Trou sans ,fond au Cap des Trois Pointes ~1 142 !
Cap des Trois Pointes à Lomé ••••••••• ; 439, !'.
l1 Lom'e à L'A"
agos- JUI:lO •••••••••••• ô ••• • •• 1• 270- !
1 Ajumo.- delta'du niger ••••••••••••••• • - 382
inversent le' sens du transport sur les côtes du Libéria d'où une explication des
observations, 'contradictoires. Les houles du Sud doivent donner lieu' à un transport
dirigé vers l" Ouest entre le Trou sans fond' et le Cap des Trois Pointés, d'où une
explication possible de 1" absence de transport au Cap des Trois Pointes. l'ms nous
verrons plus loin que, pour TRICART, i l n'y a pratiquement pas ,de- tr~port dans
la partie Ouest de la Côte d'Ivoire. Cependant, la construction de l'épi artificiel
de San-Pédro a montré qu'il existait tout de mêne un certain transport mais qu i il
était beaucoup plus faible que dans la partie orientale du littoral.
- 28-
.1) - Êm surface, une couche ~mogèIl;e d'eaux chaude~" (~luS dé' 24 2c) à
faible salinité (moins de 35 ~), d' épaisseur variable (20-30m) • ", "
. , ~. ,,' '. .
2) - ~ couche themoclj.ne, ~ù 'l~ t~p~r~tur~ passe
• . ' '. \ •• 1 • L
de' ~52~.' ..
à; l82c et
dont l'épaisseur et la position v~ient; 'elle assUre la transition avec les eaux
superficielles.
- 29-
.. '
3) -·.,me eau' que' i i 6h ·peut appeler subtropicale, que l on retrouve en
: , - . i· : .;.. ',.' . . ' ..
su;rface.• dans l a:tlantiqùe intertropiéal' occidental et central sous le nom dl eau
tropicale
' . r .
. ",' ,
. ' . ~ .
et qui plonge éh. penetrant dans 'le Golfe
.. ,'
.~ .P?nd, au maximuÎn de salinit~ (35;00 %0) que ijo~ obse~e donc juste sous la
thermoclme.
4) - au-dessous, issue du mélange de l'eau subtropicale et de l'eau
antarctiqué intermédiaire, l'eau .centrale sud-atlantique couvre la partie infé-
rieure du plateau continental. A pa.i:-tir de la thermocline le. gradient thermique
est faible. A 200m les températures sont de l'ordre de l4-l5 QC.
- g.e mai à juillet: les faibles salinités sont alors dues, du moins
pqur' une bo~e part, aux précipitations. locales alors abondantes.
- en novembre et'décembre: la couche dJeau chaude est alors très
_. ~paisse et atteint les 4Om. Les crues des fleuves locaux qui ont lieu à cette
.~poque de .~, année ne peuvent expliquer 1'ampleur du phénomène. Ces eaux super"':
ficielles seraient·essentiellement d'origine libérienne.
La direction géné~ale. des courçmts de surface es.t en effet d'Ouest
.. . .
~!1Est le long du littoral. ivoirien. Pendant ces deux périodes qu!on peut ap-
)1
.\Q~'o"\" \ th· . . i;' .,
p~1 er .s~'cl\t'.~es, la. e.mocllll.0 es tres\llëWq~e•
. ..,.- .' _. ; D' ~-a.t. ~ octobre, entre ces deux saïsons, un puissant "upwelling"
fait remonter l'eau subtropicale près de'la. surface. Cette eau couvre alors
l' es~ent,iel des fonds du p'récontinent. La thermocline disparaît. Ces eaux,
froides sont déjà relativement pauvres en oxygène. On observe, de plus, en sep-
~embre-octobre, un appauvrissement considérable de; cette teneur en oxygène
entre -10 et -30m.· Ce phénomène. se reproduit tous les ans et est la conséquence
probable
. ~
de la dégradation
~ . de la matière
. organique présentl? en:abondance dans
.l~s eaux à la suite dJune floraison phytoplanctonique importante liée à cette
" . " .. . ' .: . .'" . .
remontée d J~au:x: riches ~n ~els ?utritifs ... Ce~te: grande saison froide coïncide
avec l'hiver ,austral; la P8te d'Ivoire, cOll1De l'ensemble du golfe de Guinée,
~st .. climat de Ifhémisphèro ~'.
sous i'mfluence du .. . .
..
-30-
De
.
janvier
. . .
à mai,
'.
la .situation est moins. clai_ra•..Des
~ ~ .... ,
.phénolJènes d'ùpwel-
lings looaux se prod~~t qui ont intéressé .pendant
.. .
., .. . '.' " . .. . l'année d'observation,.
~. ~
lJeau
subtropioale début mai, ou leI? eaux de la thermocline en jan~e;r-féyrier•. Mais
. . . .' ". . '..
',' ~ . '. - .... .
d'une année à l'autre ils peuvent varier en force, d,e ~m.e q~ ).~ moment de lelÛ'
' " . : .' "~. ., . .
apparition n'est pas très bien fixé.
En conclusion, ~a i zon~ du plateau, au-dessous de 6Om, ~st. très staple
tout au long de l'année pour' ce qui es~ de~ conditio~ hyW:o~ogiques. Au-des~ de
60m l' instabilité augmente. au :fur et à mesure 9,11C""1 ~ on . .-:-.::l, ïrcl's ,laD. pcti-ts fOllds.
"'". .:
dérive littorale sableuse. très volumineuse qui a pu, COnI!l.6 nous 1 r avons vu,S~e
vertes jusqu'à leur pied par la végétation qui protège fort bien le sol. De._la
. . . , . ' ./ . .
sorte,.
. une pédogenèse a lieu sur les' falaises..mais elle reste embryonna.i.re du fait ~
~ue 7.a pente, très raide (40 et plus),. soUmet lès sols peu évolués et mi.nce~ à un
Q
glissement lent vers la mer. Des boulesG.:.nlt~rat~~n chimiq~è~ de~ Î:>ic;>cl3 'de' ~~sse
. . .. . .
suivent le . e sort et slacc:umulent au pied des céltes.~scarpées. Mais la lentëur
- 31-
de la pédogenèse fait que les volumes, Çl,e matériel fin sablO-argileux, que peut
seUle prendre en charge l~ dérive littorale, so~t faibles. Les cordons littoraux
ancï'ens' dunkerquien et ouljien qui bordent le rivage entre les falais'es 'rocheuses
boisées peuvent fournir davanta8'e de ;able mais leurs sapements ne se produisent
que de loin en loin. Ils semblent coïncider 'avec 'les wées' exceptionnSllési'!du
cycle de 18 ans et se sont produits au cours de llannée 1959. Entre telJps, i l y a
au contraire accumulation de rides sableuses au pied des cordons anciens qui, de
ce fait, cessËmt de fournir du sable à la dérive littorale. De plus, les fleuves
nt apportent que très peu de sable à cette côte. ,La région e~t encore largement
A" •.•. ; •• ~ : __ . . _ - - • • . • • • •
couverte de forets et 11 erosion reste presque dans les conditions naturelles et
fournit ~out des colloïdes. Cette "situation se modifiera avec:la mise en cul-
t
.·.
..
r.
tur~,.. ~s il faudra un certain nombre' d l ~ées"'pour que le matériel
l, ' ' . .
mis en mou-
.. 'veIitmt coÜll!late les bas fonds inondables et qulun transit régulier s'org8nise
r jusqu'à la côte. Seul le Sassandra, qui se trouve dans un secteur qui a connu
déjà des périodes sèches au quaternaire et qui draine des régions déboisées, ap-
porte dlassez grandes quantités de sable. Mais le Sassandra constitue'une e:x:cep-
tion.
La houle' dispose donc, sur le littoral occidental, d'un stock sableux:
. .
limité et se renouvelant mar. La majeure partie provient des cdlùons littoraUX
anciens qui ne sont sapés que lors des périodes de marées exceptionnelles et ne
peuvent souvent pas être rongés profondément à 'cause des rochers de leur' soubas-
sement.
trosion
'TI
10"
w
Echelle' 11 20.000
r. t·
.. '
- 33 ...
mer d'Azov. De plus, J;.es embouchures ne dénotent aucun transfert massif. Actuel-
lement ces embouchures sont à peu près fixées et celles qui migrent le font dans
des l:iJ:nites très étroites. Cette absence de migration systéœtique montre que
les transferts de sable sont faibles: sinon ils repousseraient rapidemènt les
embouchures des cours dt eau qui ne sont m@me pas capables de IJaintenir une com-
munication aérienne avec la mer en période d'étiage.
Les sables littoraux sont soumis essentiellement à des mouvements per-
pendiculaires au trait de côte. Suivant l'état de la mer, il y a alternance de
périodes de démaigrissement pendant lesquelles le profil transversal des plages
devient moins incliné et moins cambré et des périodes dl engraissement caracté-
risées par une évolution inverse. En période d'engraissement, il se forme des
rides~au profil très dissymétrique, avec une pente fortement cambrée vers le
.,
f large (15 à 25 Q) et une pente rectiligne vers l'intérieur. La r~ison de ces fortes
cambrures est d'ordre biologique. En effet ces plages sont caractérisées par une ,;
,'"
extraordinaire abondance d' o.nimaux fouisseurs qui ameublissent le snJ;!le en y
crénnt d'innombrables terriers et galeries. Lorsque se proçlui~ le jet de rive, une
grende partie de l'eau s' infiltre, le débit du jet de rive' diJÏùnue donc vers le
haut de la plage ce qui provoque l'abandon des grains de sable en suspension méca-
nique. Le retour de vague, très affaibli par cette intense percolation, est inca-
\
pàble d'en romener une bonne partie. Ces formes de profil de plage accentuent le
<Uferlement et rendent les rouleaux plus dangereux. En effet, le bas de plage a
une allure parabolique ce qui accélère le retour de vague. Celui-ci, en s'ajoutant
à l'effet de fre~ge du bas de la vague qui arrive, la fuit besculer plus tete
Ainsi, le sagle des petits fonds est aisément mis en suspension tourbil1onnoire
et pris en charge pour venir engraisser la haute plage. Ce profil particulier
contribue à g~ner la migration des sables et à renforcer les mouvements perpendi-
culaires au trait de c$te qui sont commandés par la configuration du littoral.
Cependant, la construction de l'épi de San-Pédro Il montré que les esti-
mations de TRICART é~llient trop pess~stes (fig.3). En effet, on peut estiIner le
vol~ du transpo~ annuel à 200.00Om3 par an; ce qui est faible par rappor:t au
transport qui se produi~ dans la partie orientale du littoral mais n'est tout de
m&le pas négligeable.
II - LE TROU SANS FOND .
TI-I - Historique
Le Trou sans fond est connu des géographes depuis très longtemps; on le
, '
trouve signalé pour la première fois dans la cârte dressée en 1846 par BELLIN,
ingénieur de la marine. Il figure ensuite dans de nombreuses cartes françuises,
anglaises et espagnoles. En 1941-42, 11 ingénie'Ùr n;Yarographe pr:inci;pal BREr·lOND a
fait une reconnuissance acoustique de la partie Nord' 'dè la, vallée souS-marinë. Une
étude de reèonnaï.ssance, en vue de i'installation dlune usine ùtilisimt '11 énergie
. ... .
thermique des mers, a été menée en 1948 et en 1949. Au cours de celle-ci, 720 son-
. '
dages au fil ont été effectués ainsi que iïes sondages' ultra-sonores. "Il a ~té éta-
bli une carte au l/lOOOOème pour" les ~ondages au fil et une c~rte à la m~me'
échelle pour les sondages ultra-sonores. Une carte'faisant la synthèse de ces deux
, ! _ ....
documents Il été dressée par llORSTOM.
Vingt carottages ont été e:ffectués dans la partie supérieure de la val-
lée. Le thalweg de la vallée soUs-marine est dur: sable, gravier ou argile. On nly
Il pas ref.evé d' arêtè rocheus~; un carottage, effec~é sur le flonè Est où la pente
est de 4QQ, a ramené une orgile bleu-vert très compacte alors 'qulon a~ait"pu
. ,,' . '. ,
s'attendre à trouver une formation rocheuse plus caractéristique.
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II-II - Description du Trou sans fond (carte' hors texte; fig.4 & 5)
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PROFIL' en LONG et COUPES TRANSVERSALES
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, DU TROU SANS- FON!? . L. MARTIN
Fi9~ 5 Cenlre dt Recherches OcrDn'9rD,hi~un
A&IDJAN
Profond eun 1 4 1lll1in., J. ALLE PO
\
. :. - 37-
"
NlilE-SSO. 'Le canyon conserve cette direction pendan~ environ 30kn puis redevient
NNO-SSE sur environ 7ku pour. reprendre enfin une direction :NNE-SSO. Ce trajet en
"batonooittc"senblerait indiquer que le tracé du canyon a été in:f-luencé par des
failles, et ceci d'autant plus, que ces directions coïncident avec celles d'acci-
'dents'nis en évidence dans la partie terrestre du bassin.
Dans les deux prroiers ldlonètres, la pente atteint en noyenne 12,5%;
ensuite, sur l~~, c'est-à-dire dans la partie creusée sur le plateau continental,
elle est ~e :Jfb ~s elle passe, sur 2,5kn, à 8% (ce qui correspond à ln déclivité
de la pente continentale); ensuite, elle redevient é~e à ~,(fi5.5). Dans la
branc~e principale, la pente, s.ur le flanc Est, est de 2JS~ et sur le flanc Ouest,
de 25%; dans l'axe, tout à fuit en tête de canyon, elle est de 19f&; dans la branche
. .
NO-SE, 'elle est de 2JS'~ sur les deux flancs et de 7, 55{; ,dans l'axe. Dans la pa.rli.-e
creusée sur le plateau continental, les profils ~ransVerâaux sont en V.
.
Au début le canyon e~t assez étroit (la partie encaissée fait environ
. ~
II-IV - ~néraIités sur les canyonS sous-marins (~ŒPARD & DILL 1966)
De nOI;l jours, l'origine des canyons n'est guè:,,'e plus claire qutaux premie~.:'s
stades
....
des 'investigations. Nous possédons suffisamment de données sur les têtes de
canyons pour définir les processus d'érosion qui s'y produisent, mais notre igno-
;~ce ~ les propriétés physiques et la distribution des sédim~nts dans les parties
plus profondes est un des principaux obstacles à leur connaissance. Aucune des hypo-
thèses actuelles ne semble capable d'exPliquer, à elle seule, tous les canyons ~cu~
maXills; cependant, les études déjà menées ont permis de faire un certain nombre de
constations:
- Les caDygns ont une pente continue. Les exceptions sont rares et ne sont
pas confirmées par de nouvelles études lorsqu'il s'agit dtétudes anciennes
- Les profils longitudinaux sont plus raides dans les têtes de canyons que
dans les parties inférieures .
-' Beaucoup de canyons ~t des profils transversaux en V avec un fond plat
étroit formé d'un remplissage de sédiment
- De nombreux 'canyons ont' des cours sinueux; ces sinuosités se poursuivent
dans les vallées qlÙ; leur font suite
-40-
~ Sur les parois il existe des preuves d1érosion telles que cannelures"
et trous d'organismes tronqués
- On a observé dans des canyons des .courants de l'ordre de 0,5 noeuds
- Des canyons qui reçoivent de grandes quantités de sédiments -ne se
J;'emplissent pas .' .<
- Le "bed rock" peut être à' nu dans certainS canyons. '.
~i nettement la prolongation sous la mer des vallées terrestres que, m~me KlŒlliŒIDT
"'. (1953)-, un fidèle défenseur du creusement p~<'les courants de turbidité, en con-
clut qu'ils sont de véritables vallées submergées. Il est logique de penser que
les canyons voisins ont la même origine et donc que les canyons du nord de la
Corse':et de"la Riviera italienne et française ànt· la m~lIe histoire puisqu'il n'y
a pas d~ ..oa~sure. topographique entre eux. De plus, ,le fend vaseux des t~tes de la
plupart' d~ ~es canyons semble indiquer qu'ils' sont en train de se remplir.
.. Il. existe :des preuves de submersion le lçng de nombreuses côtes. En ef-
fet, les forages pétroliers traversent fréquemment d'épaisses séries co~tinentales
ou ~rines d'eaux peu profondes qui se trouvent à plusieurs ~lliers cre' mètres
sous le niveau actuel de la mer.
Le fait q-q.e les, CÇlpyons soient aussi bien' dévelop:p~~ dans les roches
cristallines que dans les roches sédimentaires doit; indiquer que les canyons !3on~
... ~. :.,' ..... \,' ," ~ . ~. '.
dès va1léè~ ~ubnier~es ou alo~s, _que 1 J érosion sous-marïiië' e'st aussi forte da...TJ.8
. .' '.' '.
les rochës dures que l'érosion stibaérienne. v
- 42-
Un argument dlune valeur plus douteuse, mais qui" i>eut tout de même ~tre
retenu en faveur d'un 'creusement subâérlèn, est le fait 'que certaines t~tes de
oanyons sont situées directement à. la sortie'de vallées terrestres.
Toutefois, ceci peut également indiquer que les sédiments apportés par
les rivières ont seulement été utilisés par les agent sous-marins pour creuser
les canyons.
Le fait que certains affluents aient leur origine à plusieurs centaines
, '
Nalgré tout ces preuves dt érosion Inap.ne ne. doivent pas faire abandonner
complètement l':h;v;J?othès~ de la supmers~on ,de vallée::! terrestres. En effet, i l
existe de nombreuses preuves de l'enfoncement ,de la ,marge continentale 'et de plus,
.f • .
- 43-
.l~ configuration de ~mb~ panyons ne. semblent pas conforme avec oe que doit donner
l! érosion sous-marine. La forme arborescente du tracé de certAines vallées est sem-
blable à celle créée par le ruissellement de l'eau sur le sol. Le ruissellement af-
fecte la pente dans son ensemble alors que les courants chargés de sédiments semblent
~tre localisés.
ooule. Un tel type de courant, s'il existe, peut descendre un canyon 'sous-marin et
\ . 'transporter des sédioonts qui s'accuouleront au bas de la pente. Les vallées qui font
;
!
sui te aux canyons sont, dans de nonbreux endroits, bordées par des levées. Cela signi-
fie que des courants peuvent se répandre par-dessus les bords des chenaux. La décou-
verte de petits lits de sable bien classé, aussi bien sur les levées que dans le lit
œjeur, indique qu'il existe un courant capable de transporter des sables fins nu-
delà des lillites des chenaux. Le fait que les sables des canyons et des basses val-
lées soient grano-classés est en accord avec le grano-classenent des séQD~ents dépo-
sés par des courants de turbidité artificiels créés par K1ŒIDŒli~ dans des baes expéri-
nentaux. Cependant, il faut noter qu'un courant ordinaire dont la vitesse varie,
donne des grano-classenents seoblables.
La découverte que des canyons, et l~êne des dépressions faillées, étaient
dirigés vers le large alors qu'ils se trouvaient dans des zones où d~s gauchissenents
et des failles avaient développé des barrières et des bassins, nontre l'existence
d l un courant très actif capable d'éroder ces barrières et de reuplir ces bassins. De
nêne, les blocs anguleux trouvés dans des carottes prélevées dans l'axe de certains
canyons suggèrent' l'existence de courants périodiques. }fuis ces nênes blocs peuvent
égal~nent être tonbés des parois et avoir été transportés par des gliss~ents de
sédiments. Un autre argunent en faveur des courants de turbidité est l'existence de
gorges et de chenaux relativenent profonds'dans les basses vallées.
,
-44-
inconpatible avec le fait qulun grand torrent dleau chargée de sédiIJents.ait descen-
du la pente (KINDLE "1931). Les cailloux, rapportés par lŒNDLE, sont en réalité dtts
.: aux apports des icebergs. TmRZAGHI (1956), pour sa part, pense que les tremblenen~s
de terre pourraient prodUire des iiquéfactio:n:s spontanées qui descendraIent· progres- ~.
siveoent l'es pentes come cela se'~produit parfois sur terre. HEEZEN' (-1963) objecta. ...
que les câbles cassés ~U;aient d'Û,'élans ce cas là, glisser le long de la 'pente~ De
plus, un ensenble de faits senble indiquer que les sédil1ent~ de la pente ne sont .pas
sujets à liquéfaction (MaRRE 1961)~ La possibilité que les ruptures des câbles soient
.. ' .... . '
dues à des glissenents successifs (SHEPARD 1954 et !~RE 1956) est égaleoent à con-
sidérer. La découverte d~s c.ette zon,~, par les chercheurs du "Lanont",' de laobeaux
de glissenent reposant sur la. pente, corobore cette idée.
Les calculs dt OOIDr Llontrelit qut avec' une épaisseur de lOb et une concentratiOn en'
~
,'
- 45-
sable fin de %, ,
les courants peuvent parcourir le canyon de I.e. Jolla avec des vi-
.., '.
Seripps n'ont généralenent développé que' des courant!'! de turbidité de courte durée.
Ces observations indiquent qu'il est dif'ficile de déclencher des courants de turbi-
dité sur des pentes où le sédiIJent s'est acCUI:IU1é lentenent. Cependant, moRE (1960)
a oontré que l'introduction brusque de séd:i.nent dans une dépression nllongée donriait,
en le canal i sant, les conditions nécessaires au dévelowenent dl un courant de turbi-
dité.
l'approfondissent.
Si les courants de turbidité étaient la cause mjeu:re du creusenent des
canyons qui entaillent, sur près de 10000, des roches relativeuant dures, ils
devraient avoir un pouvoir érosif mmparnble à cel14 des torrents et des rivières de
nontagne, ou alors, i l a fallu que l'érosion se produise durant une grElIlde partie des
tenps géologiques. Or les faits ne justifient ni l'une ni l'autre de ces suppositions.
Dt après GORSLINE et EIDIERY (1Q.59), les courants de turbidité qui approvisionnent en
sable le bassin aU large de la Californie· sont très peu fréquents; peut-~tre de
l'ordre de 1 tous les 400 ans. Si ces courants peu fréquents avaient produit, seuls,
ce creusenent, le processus aurait nécessité. une période beaucoup plus longue.
,;.
- 47-
'.,
..
que lion ne' sait pas coonent des sédir.lents stables peuvent ~tre Dis en suspension au
point de pouvoir sléco~er cOQme un fluide.
Selon une idée courunnent adoise, les seuls courants sur les fonds à grandes
profondeurs seraient des courants de turbidité. Or on a trouvé de nonbreux ripple-
narks à grandes profondeurs, là où i l ne pouvait y avoir de courants de tuxbidité.
En soucoupe plongeante, SHEPPARD (1965) a observé un courant de 0,4 noeud dans la
t~te du'canyon de La Jolla et il a photographié des ripple-rnarks. Il se~ble que des
.gradients de t'eD~rature ~t de salimté puissent produire des courants capables de
. transporter des sédiment~ sableux. HUJ3ERT (1964) est arrivé à la conclusion qu'une
grn:niie portie des sables profonds trouvés drois les carottes sont le ré sultat du
transport par ces courants ordinaires~ En effet, selon lui, les caracté~tiques des
sables et la structure des sédiments sont plus typiques de tels courants que de cou-
rants de turbidité.
- 48-
D) Les canyons ont été creusés par des écoUlenents en. masse
" . .
Presque tous les chercheurs qui ont étudié les oany~:sous-na$s pensent
':' ; ,
que les écouleoents en msse sur les pentes jouent un rôle important d...'lIlS le creu-
sement des canyons. Cepè~ant, dans le passé, seul H.STETSON: (1949)' en 0. fait 'l'og~nt
, ." - . ;. .....
principal du creusement.
Il semble que dans certaines têtes de canyons, des glissements de sédiments
puissent produire une érosion semblable 'à. celle d'un g1D.ci~r. Ii "existe é~ement des
preuves de glissements important~
à,.' plus grande profondeur. Une" aotion de ce genre
...
doit pouvoir éroder des roches dures telles que les granites et les grès.
" .
Les sédiments des fonds de canyons ne semblent. posséder aucune des pro-
priétés néœssnires à une liquéfaction' spontanée (DILL 19~4); il est donc .probable
que les t8tes de canyons se vident plus facilenent par des écoulenents lents,' d;es
glissements par gravité et des écoulements o~casionnels de sable, que par des coÙi-ants
da turbidité.
. Cependant,
. nous ne connnissons pas la valeur de l'éro~ion
~- ...
produite par ~
les glissements et les coulées de sable. ~lle ~?it c.epeU9-ont êt~ plu.s fo.ible qua
celle produite par les écoulements de me glo.ciaire que lion re:ncontre lorsque les
canyons sont pleins de séd.iments. . "
- 49- '-.
'"
Ces écoulements' combinés avec des glissements en tête de canyon peuvent,
. . .
par recul de celle-ci, entaille:: les formations holocènes. De même, ce mécanisme
peut expliquer des érosions là où i l est difficile d'admettre l'existence de cou-
rants de: turbidité.
~'incorporation de galets non classés au oilieu de sables classés et
dl argiles silteuses semblerait indiquer que les glissements en Llasse jouent un
r61e !Dportant dans la production de ce que l'on appelle des turbidites (NATLAND
et KUENEN 1951; GRO\lELL 1957; vlINTERER et DURHAIiI 1962; WH 1963).
Toutefois, si la nature du phénomène qui a apporté les galets est incer-
"taine, i l n'en deneure pas moins que cet agent transporteur est capable de pro-
dui:ro une érosion.
Cependant, les preuves d'écoulenents en msse dans les têtes de canyons 1
J, ,
1
peu profondes ne signifient pas qu'il en existe égalenent dans les parties plus
profondes. De plus, là où les glissenents sont dénontrés, les pentes sont de ..... ,
1
llordre de 20 à 30Q, or dans certains secteurs des parties basses des canyons les
1
pentes peuvent né pns dépasser lQ.
Il seoble possible que de tels glissements ou écoulements continus ~ien~
'1
creusé les canyons dans leur force actUelle. Il s'y est peut-être toutefois ajouté
des courants de turbidité. Une fois que le mouvement a débuté le long d'un plan de
. faiblesse, il suffit d'une faible énergie pour le maintenir, même su:r une pente .
très faible.
Certains défenseurs des courants de turbidité ont afi'irné que les canyons
sous-mrins avaient été creusés durant les régressions quatern..'lires alors que les
rivières coulaient sur les plateaux continentaux et apportment les sédiments n~
pas limitée aux. seules périodes glaciaires. Il serable oertoin qutji ex:i.st~ des ca-
nyons antépleistocènes et que d'autres se creusent actuellem.ent.
Conclusion
Si, comme nous l'avons vu, aucun agent de creusement ne peut" expliqÙ8r à" . ,
'.
lui seul tous les canyons, c' est peut-~tre qu'il ne faut pas ohercher,à appliquer
à tous les canyons une seule et m~~e théorie. Ainsi, un agent de creusenent pour-
ra expliquer un certain type de canyon alors qu'il ne sera pas valable pour un·
autre. En général les chercheurs ont basé leur théorie sur J,tétud,e, d'un type de :
canyon et 1 1 0nt généralisée à tous les canyons. n se_ peut également que plusieurs
agents agissent en m.êrJe teI!lps; et c'est justelilent la rencontre de ces diverses .
conditions en un même lieu qui entrafuera le creusement d!un canyon à un endroit
plutSt qutà un autre.
Le: Trou sans fond se serait· creusé d..."l.DB ces colcaires, et les eaux souterrDines,
. ~ées par les. failles du calcaire, déb<?ucher~ent latéralement dans ln vallée
et etIp~cheraient son comhlÈment par les vases. PRUNET explique oinsi le creuse-
ment . du Trou snns fond:
a) dép8t des calgaires sur le socle
b) à la suite d'un relèvement du sol, les fleuves Comoé, Agnéby et l!fé
se réunissent dans la vallée qui occupe actuellement le Trou sans
fond
c) le terrain plonge. En même temps les pluies, extrêmement violentes,
charrient des sables qui se déposent en cordon littoral devant
Abobo. LI Agnéby, la Bété, la Né et le Comoé deviennent indépendants,
le Comoé ainsi que la Bété et la Né étant déviés vers l'Est par le
cheminement des sables. Les anciennes vallées sont comblées par les
vases qui sont ,ensuite recouvertes de sable.
d) Le terrain émerge. Les eaux infiltrées sur le plateau d'Abobo se
jettent partout en mer. La fosse du Trou s:ms fond qui contient des
sables au niveau de la mer est nettoyée de ces sables et d'une par-
t:i:e des vases vers l' embouchure~ Le Banoo se fome, entame J,.e plnteuu
d'Abobo et foxee l'amorce de la vallée actuelle.
e) Le terrain plonge. Le cordon lagunaire se forme et retient la lagune.
Celle-ci se comble en partie de vase. Le T.;.'ou sans fond est comblé
par les sables nu passage du cordon littorn.l. Plus loin, les sorties
d'eaux douces, 'en charge dans les calcaires, ~pêchent le dépôt des
vases.
.. ..
celle de 1 t eau de mer, i l lui serait
.. difficile
.- de cheminer. sur- le fond du canyon.
~ ...
' ... -....
A) Le Trou ~- fo~d peut-il 3tre expliqué par 'un: èreus~ent subaérien?
rebord du plateau est dt environ lOOOm ce qui impliquerait une ré~ssion beaucoup
trop grande. Pour répondre à cette objection, SHEPARD a expliqué le creUsement en
deux 'étapes. Il y aurait d' abord un creusement subaérien puis un ennoiement, la
vallée étant mnintenue o~erte par des agents subaquo.tiqu~s. Nous avon~ vu que le
bassin sédimentaire i voiJ;'ien dans sa partie sl+d était caractérisé par une forte
'. .~
Son tracé ossez droit ne semble pas s'opposer à'un'eréusement par des
eourants de turbidité. De plus, il y a un fort transit de sable sur le littoml
qui peut fournir le matériel nécessaire ou déclenchement des courants de turbi-
dité, L'inégalité des transports à l'Ouest et à l'Est du Trou sans fond est une
conséquenoe du changement dtorientation de 10 côte à cet endroit là. En. effet, à
l'Ouest du Trou sans fond, 10 houle aborde la côte avec un angle supérieur de
l8Q30' à celui qu'elle fait sur la cate Est. Â cette différence d'inclinaison,
i
Si les courants de turbidité sont les seuls' ngents de creusement, i l
est. difficile d J expliquer comment ils ont pu creuser la partie du canyon qui se
trouve sur le plateau où 10 pente n'est que' de 0,4%. Cependant, on peut suppo-
'l
1
ser que le cnnyon 0. débuté sur le rebord du plntenu à une époque nù le niveau
de la mer était plus bas et que sa tête 0 reculé nu fur et à mesure que se pro-
duistiit la transgression. Jlms celn laisserait supposer un creusement rapide,
tout au moins pour la portie située sur le pla.teau continental. Ce recul a pu
~tre guidé par des failles comme le laisserait supposer son traeé en uba!onnette".
Il est évident que s'il existait déjà une vallée, le r8le des courants de turbi-
dité aurait été facilité, car ils n1auraient eu qu'à approfondir celle-ci; l'ap-
profondissement ayant pu également ~tré' fovorisé par la subsidence.
C) Le Trou sans fond peut-il être expliqué par des couronts ordinAires?
Nous ne possédons nucune donnée sur l'existence de tels ,courants dans
, ,
le Trou sans fond. Cependant, s'ils étnient seuls à ogir, on ne vo.it pas pourquoi
ils auraient creusé un canyon à cet endroit-là plutat qu'à un autre.
- 54-
n) Le Trou sans fond: peut-il être .expliqué par. des éooulemep.:s en masse?
Etant donné 1 télargissement du Trou sans fond qui passe de 1 à l2km dons
. . ,
la partie située sur le plateau continentaJ., 11 est oertain qu'il se produit des
glissements et des écoulements en' masse sur' les ~ôt~s' :et 'qu'il 0. donc pu égo.l~t
sIen produire en tête' de canYon. Nous avons également ~ q~~ les 400.000m? de 's~-
. .
ble qui tombent annuellement dans le canyon ne le bouchent pas; c'est donc qu'ils
o.pprovüÎionnent les 'courants dè ~bidité ou qu', ils ~'éc?~e~t ien~ement sur le
fond du canyon. De ,plus, ii' existe des pr~uves: d'~boulem~nts_en t~te de. ~any~ en
. . ~ ..... . .
effet, on connaît deux éboulements qui ont intéressé le rivage lui-m~m.el 1;0 lor',~
tobre 1905 et le 1er IJUd 1908. Ces antes ont été préservé~s de l'oubli car elles
virent l'engloutissement de deux wharfs, construits à des emplD.cem~ts c1ifférents
m..."Üs toujours devant le Trou sans fond.
, '
Conclusion:
On peut retenir un certain nopbre de faits concrets. Le Trou sons f'qnd
n'a pas dtnffluents et ne po~~ède pas un tracé arborescent. Ce dernier semble au
contraire régi par des failles. Donc le tracé du Trou sons fond ne fait pas o~&:.
se. l i existe dans 10. régioD; d~ Trou sans fond une forte subsidence ce qui est
favorable à l'hypothèse de l'origine mixte de SBEPARD.
Le plus vraisemblable est que plusieurs agents de creusement ont agi
ensemble.ou.les uns après les autres. Ainsi, on 'peut ~Poser q~'à l'origine il
y avait une vallée aérienne, elle-même régie pnX des failles,' qui 0. été élargie
et approfondie 'par des 'agents d', érosion SU:b~quatique, la "'idubsi.dence a.yànt pu
faciliter le creusement.
- 55-
-
- 5
_ Parti~ supérieure
---
-
rl.-~ Tu\)e - -
Avant Aprts
Fig, 6
- 57-
,
"
Fig 7
... 59-
triques qui peuvent ~tre d'origine empirique ou~' au contrâfrë~' relever de conceptions
théoriques quant à aa na~e mathématique des fondr.tons granulométriques.
tale du sédiment.
On distingue:
- La médiane (Md) qui est la dimension de partioJ1J.e telle que
ia masse totale des particules de dimensions inférieUres à
la médiane ~ep~~sente5Ofi. de -la masse totale du sédiment.
. .
- Le premier et troisième' qua.rtiles QJ. et Q),correspondant
respectivement aux: pourcentages ?5 ,et, 7CJfo., ,
- Les déciles, centiles etc•••
A partir des quartiles;. 9~ définit ,d '.af;lsez nombreux: indices de nature ab~-
• > • - -' • • . ' - "
traita.
Par exemple: ''','' ~t ...
l,..
. . " ..
'... • t. ~
- Indice d'asymétrie
est symétrique par rapport à la,médiane Nd. Une v?-léUr, supérieure à.l indique un'" '
étalement pl~ grand de la partie ,gro'ssière de, la ~ulo~tl1.e; une 'valeur in.t'é- °
~,J:ndice de triage
"
Selon TRASK on a:
,r '
y= (sr
./
<lx'
a) 'Indice d 1 évo1ution n
'j
N
VI
VI
o
.....
VI 8•
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"..,..~'-'-'
_._-,·_=U
" -'- ~.---.
..........
"..,..: û
·~i""
.""" Cil-
gL.. ----. :....-...;.+----l
-e
Cou~hes' éumulalives
1. = log ::x:
y = log a + log N + NX
b) ~ice de classement g
. .
Par définition g = log G
G = dM
dm
d 1-1 = dimension de la plus grande partici.ùe; dIJ. = diaension de la plus petite parti-
cule. S'il est délicat de calculer g p.our toute la co,urbe, i l est très faci+e. de, con-..
nattre les g partiels correspondant aux différentes fractions de la courbe.
•
ganique constitue plus de 99% de la totalité d1azote du séd.itlent, les teneurs obte-
nues par la Qéthode de Kjeldah1 peuvent ~tre considérées COmDe celles de llazote total.
•
-67-
2 heures. ~e :fa::: ~crri,que 'est réduit par la solution de chlorure stannsux',et dosé
vo1UIJétriquement par le bichroœte de potassiUIJ.
8) An,a;lyse "Triacide"
Le sédiment est mis en solution par l'attaque répétée par un mélange des
acides: .sulfurique, chlorh;vdrique et ni trique •
. ~ silice quartzeuse (résidtrl insoluble) et silice des silicates (soluble)
sont .déterminées gravimétriquement, après séparation par la soude.
Le ::fer est dosé vo1umétriquement par le bichromate de potassiUD, après
avoir été rédtdt à l'état feneux par le chlorure stanneux. De cette façon l''inter-
férence du titane est é1ininée, car il n'est pas réduit. LI excès de chlorure stanneux
est o:xydé par le chlorure mercurique.
L'alunine et le fer sont conp1exés à pH 2,5 par une solution titrée de
comp1exon III. L'excès 'de la solution de conp1exon III est ensuite 'déterDiné en
retour à pH 5 par une solution de zinc de titre connu. La teneur en alunine est cal-
culée par différence. Le Tita:ri.e est dosé c01or:i.métriquenent à 11 eau oxygénée en Di- 'i;
I
lieu' acide sul:furique. L ion ferrique ~nant est coop1exé par l'acide phosphorique.
~ une prise de séd.:i.Ilent, <:>n d~temine la "perte au feu" qui représente
1 r eau de constitution des oinéraux, la Iilatiè:r::e organique et le C02 éventuel des car-
t
bonates.
Calcul du rapport:
SiOz Si 02 % x ~1.o166 __ Si Û2
--
A12Û3
=
A12Ü'j % x 0, 0098 Al20.?
x 1~7
.::. - 68-
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[J) .~ ~
(
-
1) moyenne de 18 analyses; in Rankana et Sa.ha.ma 1950.
2) Plagioc~es; Roches acides; moyenne de 59 analyse:s in Rankana et SahaIJa 1950.
3) Kaolinit~ de Zettlitz Tchecoslovaquie ·'~-oXin 1953.
4) Îllitede Fithian (Iliinois) in i953. oriri
5). Nonmorillonite de MOntIJ.orillon iD. Orin 1953•.
.\ 6) 'Chlorlte de Brlnton Quarry (Perisylva:ni~) Orin 1953. '
.' - " . .
.,
- 69-
• Cl>
~ ~l
0>
r-l
~2
Si'02 57,05 58,10 1) Echantillon DOyen de 52 vases ferriques
Ti 02 1,27 0,65
(corrigées pourle sel et le 003 Ca).
2) Cooposition Doyenne des scllistes sédioentaires
Al2 03 17,22 15,40 de la lith9sphère. Debyser (1959)
Fe203 7,62 6,74
:r.1n 0 0,12 - Teneur en fer de d.i.:t:férentes roches (RANKANA 1950)
1 r.1g 2,17 2,44
0
C~ 0 2,04 3,1l
1 "
.l"- %
l Na2 0
K2 0
1,05
2,25
1,30
3,24
/
'r
La teneur en silice des vases est supérieure à, celle des I:Jinéraux argileux•
., Les vases ferriques contiennent en effet toujours du quartz en quantité variable •.
La teneur en alunine des vases narines se rapproche de celle des argiles
les moins [l,ilunineuses. Le rapport Si02 / Al2 03 traduit la présence systémtique de
quartz dans ces sédioents, le rapport pour les vases est de 3,31 c'es~e du
o@ne ordre de grandeur que celui des feldspaths (3,30 pour les orthroclases) et
. ' .
systétlatiquenent plus élevé que celui des argiles.
-
-70 -
Le fer est présent dans·un nombre' important de minéraux de la vase, sous forme d l ions
- ~", ~ =- .- .'''' - ........ :..#.... .. .. ~ :", .• - .~~~ • - ':': • ... ~ • ".- ....... . • :'"
bivalents et trivalents dans les ch10ri tes et les micas; oocasionnellement sous for-
~e de sidérite, et,:de fa.çon très c~nstante,' dans ~es suJ.~s.
a) La teneur en fer (6,86%, calculée en FeO) des Y~ses 'ma.rlnes est légè-
rement supérieure. à celle des autres roches.
b) Les ana.lyses montrent que la teneur en' sou.t're e~t. de 0,5%, ce qui, m&1e
traduit en monoaulfure et non pas en py:cite, ne constitue au.t9~a1 que 18% du fer
total du sédiment exprimé en FeO; plus de 00j& d~ fer de la ,.'vase ,. est donc combiné aux "
minéraux détritiques et non ,aux sul:f'ui.es. Une confirmation' de ceci est apportée par
la constance du rapport Fe2 03 /Ù2: '03' qui ~ntre llexistence d'tme ~lat1on. entre
rI .... r'
ces éléments.
. '.
Le Mg est' seuiement"'abondant dans la dolomite et les argiles du groupe des
ehlorites:'Trois
..,..
minéra~ contiennent ît~ssent~el du potassium du 'sé~t
. . : . , l' • • • ~ • ' 7 . • '; • .'. •
(2,25%
l' • • t
K20): ce sont les feldspaths ôrthose, les micas et les illites~ En ce qui c9ncer.ne
lès' ~cas'~t les"illites, le min0r~ peut ~b:e néofonné à partir de ~n~rillonite
• • ' . " , ' ., 01" •
par exemple~ par fiXation dlions Potassium ent.re les feuillets (GRIN & Jomm 1955)._
Le fer proviènt essentiellement d~s :illites et des chlorites et de' leur prod,;{t" .. .
1 . . . . . . • • • • •• ..
paths alcalins et des miéas et des illites, le sodium des plagiocla:'3es. " :
Silice: - Les teneurs élevées sont liées à la présence. de sable en' ~tité variable.
Alumine: - La variation de l',alumine est fonction de l':iio.i>ortance variable de la con-
cèntration du sabl'e liaÎ1s la vase. " l ;.
Fer;
...-..0:-
~ Les teneUrS'
, .
en fer sont e:x:pz?mées
-
en Fei 03 pour ~a~ili
' .
te; l~ comj;>anuson avec
l'alumine; 'oeoi n1implique pas que"cet élément se trouve à l,'état tri.val,ent dans le
dépat.
LI éieè~rova1ence du 'fer 'déPend de sa co~binaison avec 'l~s minéraux qui
conati tue~t ia ;ase: dans' les argiles,' i l peut ~tre tri, ~u biYaJ.~nt; àbsorbé à ie~
~ace, sa valence est déte~~e par ie potep.tiel 'et le pH du mili~~ .
.
).
-'T.L-
Carotte A 4
1) Descript:iEE, ,-,.,..
Carotte de 786cm prélevée à -.52m sur la radiale f.
',1
La. carotte, à 11 examen à 11 oeil nu, apparaît formée d l une vase homogène
grï.s-bleu. La fraction grossière (nous appelore?S' ~io;r;L'" i3T(Ja~è~,-,c.oJiLo_dcmj;,le
diamètre des grains est supérieur à 50 microns) est voisine de 8% au sommet, .q.éoro~t
ensuitE! et oscille entre l et ~. Elle est formée de foram:i..nifères, de débris de
. .
coquilles, de petits quartz, de lamelles de micas et.de sphérules de pyrite. Les
oolithes (nous appelerons oolith~s les granules ovoïdes. qu;e .. no~, déorivons dans le
ohapitre IV). sont rro:.es à très rares; par
...
contre il existe de très nomb~eux
.
granÙ:Les '
2) Granulométrie (fig.10)
\
-----r
FRESCO GRAND-L AHOU
• -----r
JACKVILLE TROU-SANSr
r
GRAND- BASSAM
· LONGITUDE
Nil RADIALE
N\lCAROTTE
R
5° 30'
Q
B32
p
5° 20'
0
B34
'-----,
N
5°10'
M
B38
L2
5° 01'
L,
B43
1
K2 J H
4° 31'
G
B25
F b .d 9 h
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800- aoo
cm
L.- ~ ~
cm
CAROTTES PRELEVEES sur L: ISOBATHE - SOm entre GRAND - BASSAM et FRESCO Fig 9
Variation de la Médiane
10, 20
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30 40f/
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1 3
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1 4
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,
composition chimiqu~ l!'n fonction dl!' la profondeur
Fig 11
-74 -
~.
Carotte B 10
1) Description
r'
CAROTTE B 10
cm
o .. '
,.; sable fin . sable
.'
CAROTTE B8
'~
.- ~-+-+--J~- AI2 03
. sable vaseux Résidu adde insoluble 4-\--\---lM-- Fe 2 03
100 :: O=+~1- Perte au feu
t--------------~----:~~-l-1ij
~'~ sable grossier
:.:: Sabll' grossier
-,'
vase sableuse
200 argile bariol~e
237
CAROTTE BI.
o SO 100'/0
sable fin
sabll'
. , .'
:'.: sable. grossfl'r I---------------..:---..------.:-=:-...........:............---r.....
100 ':'
.' Résidu adde insoluble
;: sable vaseux
11.3 ..
.
composition chimique en fonction de la profondeur.
Fig:12 ".
- 76-
Nous avons fait deux analyses dans le premiel: niveau de sable vaseux,. à.
00 et 167cm et une troisième dans le deuxième niveau à. 195cm. Le· quartz forme
environ 55% du sédiment dans le premier niveau et 63% dans le deuxième. La compo-
sition obimique de la carotte est i.n:fluencée par oette forte teneur en quartz. La.
plus forte teneur en fer du sommet (environ 8%) s' explique par la. présence de gra.ins. ~
de quartz recouverts dl~es de fer et par celle dtoolitlJ,es en plus grànda nombre
que dans le reste de la carotte. Les autres éléœnts ne p~sentent pas de variations' :
caractéristiques.
.. Carotte B 8
..
' ...
1) Description
- de 0 à 45cm: sable très fin jaune à gris clair, eomprenant 95% de fraG-
.' tion supérieure à 5Q-t.< • La teneur en eau est d'environ 25%. La fraotion
grossière est formée presqu'entièrement de petits quartz. Les oolithes
terreuses sont assez rares et les noires courantes. Les débris de
coquilles sont assez courants et les foraminifères rares.
- de 45 à ll8cm: sable vaseux gris fonoé assez grossier devenant de plus
en plus grossier vers le bas. La fraction grossière forme 78 à 8fJJ6 du
sédiment total. Elle est constituée. de nombreux quartz subémoussés dont
beauooup sont recouverts .d'oxyde ..de fer et de .petits quartz. Des
oolithes, surtout des noires, sont courantes et. deviennent même abon-
dantes dans le bas, les débris de éoquilles s'ont courants et le's fora-
minifères très rares.
-77-
'';'
- de 118 à l70cm: sable 'grossier roux devenant plus grossier et pluS 'vaseux
vers le bas. La: teneur 'en éàu varie de 15 à 2rJ{o et le pourcentage de frac-
tion grossière de 97 à 8~. Celle-ci est formée en grande majorité de
quartz subaziguleux à sUbémoussés et de petits quartz. Ln. majorité des
grains sont recouverts d'une couche d' oxyd!3 de fer. Dans c~rtàins niveaux,
nous pouv~ns avoir des quartz atteigimnt lb.:nm. Les oolithes, assez rares,
sont noires ou vert-foncé mais lisses. Dans le bas, apparaissent des
petits nodules de ÉP-"j.o. argileux ferrugineux; les débris de coquilles sont
rares et les foraminifères très rares.
- de 170 à lOOcm: vase sableuse beige. La fraction grossière forme 50% du
sédiment. Celle-ci est formée en majorité de quartz subémouasés dont 10
à 2Cf/o sont recouverts d'oxyde de fer. Les oolithes sont très râres. i l
n' y ll. ni débris de coquilles ni foraminifères.
- de l80cm au bas de la carotte, nous avons une !3-rgile bariolée qui se
compose de:
- argile gris-bleu
- argile rouge
- débris de·grès avec argile rouille
- argile gris-bleu
- argile jaune-verdâtre oxydée.
'Le sable .vaseux a à peu près la même c~mposition que celui de la carotte
mo. Dans le niveau d'argile bariolée du bas de la carotte, la teneur en quartz
varie de 64 à 7J!/o. Le !apport 8i02/ÂJ.20 3 reste voisin de' 3,5.
- L'absence de CaO est caractéristique de ce ni:veau, ce q-pi indique que nous
sOIl1I!1es peut-~tre en présence d'une formation continentale.
Le pourcentage en fer varie de 4,45% à .12,45% selon que nous sommes d<ms
...... un niveau d'argile ~bleu ou d<::..::lS u:: U.'L"TC'Cl'. 0.)::J."t's-..j.J.e rouge.
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-78-
C~tte B4
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1) Dèscription
Oàrotte
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de 143cm"pré1èv~e à ';5Om 'sUr ia radialê
, .
D. ""Du. sommet
.'
au bM de la
.
carotte nous avons la succession suivante:
Les deux analyses, effectuées dans le niveau de sable vaseux situé entre
.. -
9~ ~t 143cm, indiquen~ une. oomposition à.naJ.ogue à oelle du sable vaseux des carottes
, • • • <
B8 et B10. '
Carotte B 3
1) Description
Carotte B 25
2) Com~sition chimique
, (fig.13)·
l '
La teneur en quartz augmente du sommet au bas de la carotte et passe de
30 à 68,%. Tous les autres éiéments subissant le cont~oup de cette augmentation,
dicinuent du sommet au bas de·la carotte. .'
CAROTTE B 2S
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CAROTTE B 21
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Compo~ilion ehFmlqur en fonetion, de la profondeur, .
Fig: 13
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... 81-
CEI.1"Otte B 21
1) Description
Sauf au sOIlllilet où elle est 1111 peu plus forte, ln teneur en quartz est
assez constante et repré.sente environ 25% du sédiment total. Le rapport Si021Al2Û3
cro1t du sonrrnet au bas de la carotte et passe de 2,8 à 3,2. La présence d'oolithes
au sommet et au bas de ~ carotte est mnrquée par des teneurs en fer de 8 et 8,95%
qui sont plus fortes que dans le reste de la carotte. Les autres éléments n'indi-
quent pns de variations caractéristiques.
Carotte B 17
1) Description
Sur toute la hnuteur de la carotte nous avons une vase sableuse dont la
teneur en fraction grossière varie de 70 à 3Cf/o.
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CAROTTE B 17
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1) Description
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Carotte de 684cm prélevée à -5Qm sur la radiale Ll.
Carotte B 38
1) Description
Cnrotte de 498cm I!rélevée à -5Om sur la radiale.M. l:4_~otte est formée,
-84-
. SUr toute :;la hauteur, dlune vnse uniforme gris-vert àgrls-..:.b1eù; la: frnction gros- '
sière 'variè autour de 2%. Au sommet, les ~~ses oo'lithes so~t assez abondantes puis
elles deviennent très ~s et disparaissent. La frtictiori gross~~;r:~"~st souvent for-
mée de pet!tes oolithes dont l'abondance diLlinue' avec, 10 profondeur;' les foramini-
, , .
fères , et les débris de coquilles sont 'abondants à très aboi:J.d.rolts.
'
Les granules de
, ' ,
pyrite apparaissent dans le so~t de la carotte; ils sont très abondants de 240 à
320cm et restent ensuite abondants. . .
De 0 à 100cm, la teneur en eau décroN de 137 à 100% puis elle se main-
tient entre 95 et 100%.
Carotte B 34
1) Description
Carotte B 32
1) Descript!-on
- de 0 à 7om, nous avons tnl suble vuseux contenant 63% de fraction gro&-
sière. Celle-ci est formée de quartz subénoussés ·dont une partie est
recouverte dIoxyde. Il existe des quartz de diamètre supérieur à lmm
1
et quelques graviers; les oolithes qui sont couruntes, sont vertes
~ terreuses et noires. Les débris de ooquilles et les foraminifères sont
courants. Il existe des .ompbistéginos remaniées.
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- de 7. à 43cm, la carotte est fomée par de la tourbe.
TROU-SANS-FOND
GRAND -LAHOU GRAND- BASSAM
LONGITUDE
FRESCO
. N9 RADIALE ,~j~! a. o N L K J b h
B18 B20 828 A7
N9 CAROTTE ",82,9 831 835 837 B 15
LEGENDE
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CAROTTES PRELEVEES sur ~ ISOBATHE - 60m entre GRAND-BASSAM et' FRESCO : Fig 15'
-86-
JO"
Les carottes ont été prélevées avec un' tube de 5m à 11 exception de .AS ~t
A7 qui 1'ont été avec un tube de sm.
Pour les premières, les longueurs obtenues varient de quelques centimètres
à 500 centimètres. Les conditions de prélèvement restant ~es mêmes, la profondeur de
pénétration du carottier nous donne déjà une idée de 1a,J'}Btu.re du fond.
Carotte A7
. .
1) Description
Carotte de 795cm de longueur prélevée à -6Om sur la radiale 1i~ Al' oeil nu,
lIensemb1e de la carotte apparaît formé d'une vase fine homogène. Dans les 150 pre-
w, miers centimètre's, nous avons une v~se gris-vert assez fluide qui devient plus com-
pacte lorsque l'on s'enfonce. Dans la moitié inférieure de la carotte, apparaissent
des traces de réduction.
La fraction gross~ère est faible. De 0 à 150cm, elle est égale à environ
10% du poids du sédiment sec;' ensuite elle oscille autour de 21b. Elle est surtout
formée de for~fè~es, de pe~i~s quartz, de débris de coquilles, de lamelles de
micas et de sphérules de pyrite. Sur la carotte fra!che, oh note 11 existence de très
nombreux granules ovoi:des gris et mous qui ne résistent pas au tamisage sous l'eau
. (cf.chap. 4 ).
La teneur e~ eau est assez irrégulière de 0 à 450cm et varie de 80 à 1305~.
A 450CiIl, un décolleme:q.t Cift à un "COUp de piston" a entra.1né un dra~e pendant le
stockage de la carott~, ce ~ui explique la forte teneur en eau à c~t endroit. De
4500m au bas de la carotte, la teneur en eau décro:tt régulièrement de 110 à 7(Jf;.
2) Granulométrie (fig.16)
De 0 à 150cm, nous avons des courbes dont la plus grande partie est pa.ra~'
bo1ique; l'indice n variant de -0,4 à -0,9. La ~arti~ la plus gros.sière des courbes
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de 0,55 à 0,65. :j
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- de 150 à 270cm, la fraction fine devient plus :i,m~rtante; les courbes _ -,! ,_
sont logari.thmiques et restent lwPerboliques pour
la partie la plus ~s"'l
sière. La. médiane décro1t de 16 à 3,8/01 • Llindice d'asymé~e est plus r
grand que dans la partie supérieure de la carotte et varie de 0,8~ à 1. ;/
- de 270 à 450cm, la fraction gTOssière devient plus importante; la méd.i.anë
passant de 3,8 à 3~ • A 450cm, la courbe redevient parabolique,' n ~~t
égal à -0,6 et -0,7. L'indice dlasymétrie varle, comme dans le ~tit de
la caro,tte, de 0,55 à 0,65. , - - - -
- de 450 au bas de la carotte, la fraction fine redevient plus _importante
, et les courbes redeviennent logarithmiques. La médiane varie de 13,5 à
2,~ ; l'indice d'asymétrie est égal à 0,90.
plus que de 22,8%. De 150 à 450cm, elle va décrot;;re de 22 à 19% avec toutefois un
petit ma:rimum à 262cm. A 650cm, la teneur eri. quartz est 'de 25% puis elle déorott de
nouveau pour atteindre 22,6% au bas de la carotte.
La teneur en 5i02 soluble varie naturellement en sens inverse de la teneur
en quartz; elle passe de 19,5% au sommet de -la carotte à 28,4% à l50cm et se maintient
ensuite autour de 28% avec un ~ à 262cm. Ln teneur en A12 03 a la
~me variation; elle passe de 12% au sommet à 18,7% à l50cm et varie ensuite entre
18 et 2Cf/o.
Le Fe 03, inférieur
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à 7% de 0 à l35cm, est par la suite supérieur à 7}b~
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CAROTTE A7
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4) .Analyses di:ffractométriques.
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Dàns le reste de la carotte, le quartz est partout plus f'aible mais reste
toujours important. Ceci est en accord avec l'analyse, chimique. On a également de
la montInorillonite, de la kaolini te, un peu d' iUit(3 et de petites quantités de cal-
cite et de dolomite.
La répartition des minéraux argileux est approximativement la suivante:
Ces dosages ont été effectués à Bondy danS les iaboratoires' de r1.PmTA.
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- 93-
Carotte A5
1) Description
2) Granulométrie (fig.18)
Nous voyons S'L1J:' la figure que les courbes se groupent en deux fnmilles.
Nous pouvons ainsi diviser la carotte en deux parties.
- La première, qui va de 0 à 5OOcm.
4; La deuxième, qui va de 500 au bas de la carotte.
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CAROTTE B 28
CompMition chimiqu~ ~n fonction de (~ profond·!ur.
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- 95-
-, Al2 0; suit 1~ même variation, -sa teneur' étant en moyenne de 2ct/o aveo tm
m:in:l.mum a.&:.T'lf.,. ~~t.'Jde"! ~tta.
••• _ - 't
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Carotte B 14
..... Carotte de 489cm de longueur prélevée à -60m sur la radiale ü •
La carotte, sur toute sa longueur, est formée dlune vase homogène de
couleur grise à gris-bleu. Dans les deux tiers inférieurs apparaissent des traces
de réduction. La teneur en éléments grossiers est égal à 1%.
La teneur en eau oscille autour de 110%.
Carotte B 28
1) Description
Carotte de 504cm prélevée à -66m sur la radiale 11.
La carotte est identique à B 14. La teneur en eau est un peu plus forte
et oscille autour de IjQ%.
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liifluenc. d~ ta granulo'métrie sur la ':"eneur en eauCcarotte A 13)
Fig 21
-r:rT-
Carotte B 13
;1.) Description .
\: . Carotte de 418cm de longueur prélevée à -60m SUJ:' la radiale 'b oomme la
carotte précédente, mc~s le prélèvement a été effectué à 1,5 milles de la cate
tandis que la carotte B 28, elle, a été prélevée à 7 milles de la cate, car à ~et
endroit, en bordure du Trou sans fond, lIisobathe -60m est perpendicuJ.aire au ri-
vege.
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-99-
Dans les 150 premiers centir1è:bres, la composition chilJlique se rapproche de celle des
earottes précédentes. Dans le reste de la carotte, l'augmentation du quartz fait di-
minuer les pourcentages des autres éléments.
Carotte B 11
1
1) Description
Qarotte B9
1) Desc:!ption
Oarotte de 120cm de longueur prélevée à -64m sur la radiale B. Du sommet
au. bas de ],a carotte nous avons la succession suivante:
" de 0 à 6em, sable vaseux gris. La fraction grossière forme 75% du sédi-
ment total; elle est constituée par des petites oolithes terreuses
elaires, assez lisses et noires, par des moules internes de petits gas-
~éropodes et ~amellibranches. Les petits g.cains de quartz sont abondants;
:lyeé débris de coquilles et les fOn'.u:L.Jifèr.::o sont c01.~r.:'l1to. Los D2.~plrls
Mgines, usées et probablement remaniées, sont assez abondantes.
, .
.. de 6 à 85cm, vase sableuse gris-vert. La fraction grossière constitue de
~ à 68% du s~diment total. Sa èomposition est la m&1e que dans le niveau
supérieur. Les amphistégines remaniées sont toujours abondantes. La
teneur en eau, plus forte que dans le niveau précédent, oscille .entre
eo et 7CfÎo.
..
- 100-
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Dans les 85 premiers' centimètres, la ten~ur en quàrtz varie 'de 24 à' 2ajb.
Le rapport 5i02 / Al~. .o3 varie de 3,5 à 2,9. La teneu:r en cal~ium, assez forte, est
voisine de 15% à BOcm. Le fer décro1t légèrement et passe de 10,5%.à Ocm à 8,55% à
BOorr •
A 90cm nous avons une brusque augmentation de la teneur en quartz (~),
une diminut~on du fer (7%) et du calcium (5%). .
 115cm la teneur en quartz diminue (33%) et la teneur en calcium rede-
vient forte (20%).
Carotte JJ7
Carotte d'une quinzaine de centimètres prélevée' à -6lm sur la radiale C.
La pénétration du carottier a été très mauvaise car nous rencontI:Jns a;us~t6t le
niveau d l argile sableuse très compncte de la carotte B9~
Carotte B5
b
1) Description
. .
Carotte de 255cm prélevée à -63m, sur la radia.,le 1.2. Du sOIlD1et au bas de
la carotte nous avons la succession suivante:
Carottes A 10 et B2
1) Description d'A 10
Carotte de longueur indéterminée (partie supé~eure détruite) mais dl envi-
ron 280cm, prélevée à -6om sur la radiale E. Du sommet au bas de la carotte nous
avons la sucoession suivante:
- Cardium ringens
- Cymbium. porcinum
- Solen
- Divaricella gibba
- Leda bicuspidata
- Leda rostra
- Cardita lacunosa
- EchinocYa1!US Pusilus
- lhctra
- Telinn ostrigrisa
- Torinia molani
- Volvula incr:i.mi.nata
Carotte A9 bis
1) Description
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Fig: 21.
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Carotte B 26
1} Description
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éomposition . rhimique en fonction 'de la profondeur
Fig: 2S
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Carotte B 24
1) Description
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La ' teneur en eau décro!t de 120 à 100% du poids du sédiment sec •
I l ~ste de ~mbreux granules ovoïdes gris et mous qui ne résistent pns
au tamisage sous 11 euu.
Carotte B 22
1) Description
Carotte de '4S5cm de io~éur' p:releivée à :...E;oin sur la radio.le I.
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512 . . ,
A l'examen à l'oeil nu, la,carotte semble formée d'une vase homogène. La fraction
. grosf;lière, (le 14% au somm.e,~ de la carotte, oscUle de l à ~ de 20 à 200em; 'ensuite
elle augmente plus ou moins régulièrement pour fomier 45% du sédiment total au bas
de la carotte. La teneur en eau, qui dans les 200 premiers centimètres oscille entre
100 et llo%, diminue ensuite pour atteindre 6c:P/o dans le bas 'de la oarotte. DanS le
haut de la carotte, la f'raction grossière est surtout formée par des grosses et des
petites
, .
oolithes vertes te,rreuses. A partir de 20cm, les grosses oolithes deviennent
très rares; la fraction grossière est alors formée par des petites oolithes, des '
petits grains de quartz, de nombreux forvminifères et des débris de coquilles. A p~
tir de 200cm, le nombre des oolithes augmente et i l est très important de 240 à 350cm;
ensuite, leur nombre diminue jusqu1au bas de la carotte mais par contre, les petits
grains de quart~ devie:rment très abondants. Le nombre des foraminifères d.im.:i.nu.e tan-
. dis que celui. des débris de coquilles augmente. A partir de 420cm, nous avons des
fibres végétales associées à de nombreux piquants dl oursins.
Carotte B 20
1) Description
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Carotte B 18
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Composition ehimiqut en fonction de la profondeur.
Fig: 27
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-112 -
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La composition' chimique est à' peu près la même- que celle de la carotte
B20. On retrouve égaJ.ement une plus forte teneur en fer àu sommet de la carotte.
Carotte B 16
1) Description
Carotte B 15 , ,
1) Description
<Le reste de la carotte est formé· 'd'une vase fine dont· la' fraction gros-
sière ne dépasse pas 5%. Celle-ci est formée de petits quartz, de petites oolithes,
de micas et de foramin.i.fères assez nombreux.
A partir de 70cm, apparaissent des g'I'8D.ules de pyrite qui deviennent de
plus en plus nombreux. Des fibres végétales apparnissent à partir de 120cm.
Sur toute la hauteur de la carotte, là où les oolithes ne sont pas nom-
breusos, i l y a ungra.nd. nombre de granules ovoides gris et mous.
Carotte.B 41
Carotte B 39
1) Descrigtion
La carotte, dans son ensemble,. est famée d'une vase grise homogène. La
fraction grossière est très faible et ne forme que.l à 'è}& du sédiment total. Au' som-
met nous avons quelques grosses oolithes vertes terreuses, mois elles sont rapidement
très rares et disparaissent complètement à lOOcm. La. fraction grossière est formée de
- 114-'
. Carotte' B 37
"'1) ,Descriptio;n'
fères et les petites oolithes sont toujours nombreux, mais' i l y' à.' .
également de grosses oolith.es teITeuses et noires et des qti.a:rtz .~
moussés. _
- de 320 à 490cm, le pourcentage de fraction grossière augmente assez
,. régulièrement pour atteindre 7a% au bas de la caiotte. Les grà.ins de "
quartz sont de plus en plus àbond.mlts et de ,plus en plus 'gros. Le
r ~', i . nombre dès oolithes vertes teITeuses diminue tanaisque ·celui des
noires augmente. Le nombre de' foraminifères diminue.
Carotte B 35
1) Description
" .
Carotte de 22cm de longueu:r prélevée à -6Qm sur la radialè o.
, - de O· à 'l8cm, nous avons une vase sable'\lSe grise c'ontanant de 55 ~ 65%
de fraction"grossière. Celle-ci est surtout fOI'!l1ée de gra.:i.m! -de qUartz
subémoussés, de petits grains .de quartz et ,de .dél;>:r:-is de .coq1;rllleà. ~~
grosses oolithes (en général noires) et les forà.minifères· sont
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Carotte de 52cm prélevée à -6Om sur la. radiale l'.
La c~tte est' formée d'un' sable vaseux. La t'rection grossière, qui cons....
titue 75% du sédiment dans 'les quarDnte preIiliers centimètres, est égale à 85% dans
le bas de la co.rotte. Elle est formée en grnnde partie de grains de quartz subé-
moussés et de petits grains de quartz. Les oolithes noires sont âssëz·courantes.
Les foraminifères et les débris de eoquilles sont rares.
Carotte B 31
Carotte B 29
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Les carottes ont été prélevées avec 'lm tube de 5m à l'exception de A8, AE,
10 et B42, prélevées avec un tube de Sm.
Carotte A8
1) Description
2) G-:-2-"1ulonétrle (fig.2;)
i
Les courbes granulométriques permettent de définir deux zones:
La première va de 0 à lOOcIrl.; les courbes sont, dans leur plus g:rande
partie, paraboliques; l1indice n varie de -0,4 à -0,6 et la médiane est voisine
"'\ de 30ft
Dans la deuxième zone; les courbes sont, dans leur plus grande partie,
logarithmiques.; La médiane varie de 5 à 2}1 et l'indice d'asymétrie est voisin de 1.
L'analyse chimique met en évidence les deux zones définies par la granu-
lométxie. Dans 10. première, le quartz fome environ 30% du sédiment, la Si02 solu-
ble 20,5%, 11.Al2 03 13,5%, le Fe203 5,50%. Dans le reste de la carotte, le quartz
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GRANlLAHOU JACKVILLE TROU- SANS-FOND GRAND - BASSAM
LONGITUDE
N° RADIALE R
5° 30'
Q P
5° 20',
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M L
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L
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N° CAROTTE 830 836 B40 842 819 823 B27 81 B6 B12 A3 A6 A8
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CAROTTES PRELEVEES sur L'ISOBATHE _ SOm entre GRAND - BASSAM et FRESCO Fig 28
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. 7 à 3%; il est plus :fort au sOEDet de la carotte. La
apports organiques, varie q.e
perte au feu varie de 10,5 à 14%, sa variation se faisant, en moyenne, en sens
inverse de celle du quartz. L'azote varie de 1,4~~au soooet de la carotte à 0,86%0
au bas de la carotte.
, .
3) Analyses diffro.ctométriques·
"
Dana le res~è'de la carotte, le quartz est partout plus faible mais reste
toujours ~rtant. On a. é,gaJ.ement de ln montmorillonite, 9-e la kaolinite, un peu
! d'illite et des traces de calcite et de dolomite.
Ces dosages ont été réal:i.sés à BONDY duns les laboratoires de r·i.PINTA.
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Variation de la Médiane
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600 650 24 " Il
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82 410 , 410 240
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700 510 85
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793 870 " 67 Il
84- 25 17
" 84- 420 420 254
Carotte A6
1) Description
Lo. carotte est foI'Illée dans son ensemble par une vase homogène gris-vert à .
gris-b1eu. La fraction grossière,' qui est très faible (i à ~), a la même 90nposition
que dans la. carotte A8.
10. teneur en eau oscille entre 90 et 100% avec lm ma:x::i.mun de 120;& 'à 24Oco.
Dans cette carotte, il existe également de nombreux grnnules ovoïdes gris et mous.
2) Granulométrie (fig.31)
100 0
10 20 30~ .40
1
] 2,
CAROTTE Am
100
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-,124 -
éléments sont également- très stables; Ti02 reste voisin -de 1%; le Ca 0, égal à '5}~
au sommet de la C?arotte, varie ensuite autour de 2%; le' Mg ° reste voisin de 1,50%,
le K20 de 0,4%.
La perte au feu, -voisine de 13% au sommet 'de ta carotte, varie ensuite
entre 11,5 et 1.2%. L'azote, supérieure à J.foo au sommet de la' carotte, reste ensuite
voisine de 0,9}&0. Le P2 05 varie entre 0,40 et 0,50'/01),
Carotte A:3
1) Description
, La fraction ~ssière, égale à environ r.J}b dans les 100 premiers centi-
mètres, varie ensuite entre 1 et ~; elle a la même composition que dans les carot-
tes AS et A6. I~i aussi, nous p.vona de nC'.mbreu~ ~es ov~dG."J gris et mous.
2) Granulométrie (fig.33)
l'"
:"
la médiane varie de 2 à :r~ .
3) Composition chimique (fig.34)
De ° à 60cm la teneur en quartz est de 24%; dans le reste de la carotte
elle varie de 15 à 20%.
cm
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o 10 20 30 40 50 60 70 80. 90 100 "D
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800
Fig 3'
- 126-
de ~me du Ti02 qui varie q.e 0,64 à 0,97%. Le CaO .est vo:Îlsin de 5% au sommet de la
carotte et varie ensuite entre :3 et 4%. Le Mg varie
.. °
de. .à
1,7 2%. Le X20, très
.
constant, varie eÙtre 0,41 et 0,47%. Le 1'205, supérieur à 1% (1,59% au sommet) de
oà 160cm, ~ste ensuite' voisin d~ 0,5%. ':' .
La perte au feu varie de 12,5 à 14,4%. L'azote varie de 1,44rOQ
. au soDl)Ilet "
à l, 1~ au bas de la carotte.
Carotte B 12
Carotte B6
1) DescriEtioP
Carotte de 720m prélevée à -83m de profondeur sur la radial~ C. La tot&oo
lité de la oarotte est formée d'une vase contenant de gros nodules formés soit
d'algues encraO.tantès soit dé grès; ri existe également de nombreux coraJJiaires
- de 0 à 20cm, la majorité des nodules est formée par des' encrofttements.
- de 20 à 40om, nous avons en majorité des formations gréseuses rappelant
les "poupées du loess"; elles ne sont pas encroQtées.
- de 40 à 72em; nous avons les deux sortes de nodules. Certains présentent,
sur leur pourtour, des ci..mentations de gros grains de quartE. et de déb:ris
de eoquilles.
'/ .
Carotte Bl
1) Desoription
Carotte de 130cm de longu~ur p:relevée à -OOm sur la radiale E.,
Du sdnnnet au bas de la oarotte nous avons la composition suivante:
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CI
;. g.
S01
à 115 ct à 130cm.
Carotte B 27
1) Description
:~
Carotte B 22
1) Descriptièn;
-
Carotte de 18cm prélevée à...som sur ia radiale I.
. Carotte B 19
1) Description
Carotte B 42
i) Desbription
Carotte B 40
1)' Description
Carotte B 36
1 .. ,
1) Description ,Ol"
Carotte B 30
rn-XlI-Ages absolus (Les datations ont été effeotuées a GIF sur YVETTE
par 1-iadame G. DELIBRIAS).
Des lits de 'tourbes ont été trouvés dans les carottes E5, AlO et B29.
Ces trois carottes ont été prélevées à -60m dans des zones où la sédimentation ac-
tue11e est faible. BS et AlO ont été prélevées dans la région de JaCkvi11~ et B29
dans belle de Fresco. . . . ..
Deux datations .au"14C ont été faites sur les tourbes 'de B5 et· AlO et ont
donné les ~es suivant~:
.
'
o
- 133-
~u premier examen, on peut penser que les .tourbes des carottes B5 et AlO,
distantes de 5 milles et prélevées à la même profondeur, font partie dtune ~e
formation. Si cela était, l'âge de B5 ayant été con:fimé par une seconde mesure, il
faudrait admettre que no ait subi un rajeunissement artificiel•. Il' est possible
qutune pollution se soit produite au cours du découpage de.la carotte. En effet,
celle-ci est contenue dans une chemise en matière plastique qui. est. sciée suivant
deux génératrices au moment de llouverture; il est donc possible que des copeaux
aient alors été incluS à la tourbe. Il arrive que cela se produise pour les vases,
mais là ~ourbe étant un sédiment beaucoup plus compact, cette éventualité est peu
probable. De' même, le niveau de tourbe de AlO se trouvant dans le bas de la carotte,
il a pu, bien que cela paraisse peu probable, y avoir pollution par la graisse du
pas de vis du nez du carottier. On ne peut donc écarter toute éventualité de pol-
lution, mais, même si celle-ci a existé, est-elle suffisante pour expliquer une
telle différence d1âge? Il semble plus logique de chercher une ~utre explication.
D'après ce que l'on cormait du quaternaire à terre, il est très probable
que l'on a a:f'f~ non à un banc continu mais à des lentilles de tourbe; i l est
donc p~ssible
que les tourbes B5 et AlO n appartiennent pas à la même formation.
'
Elles se sont sOrement formées au cours de la même régression mais pas forcément
en m&1e temps.
Examinons la carotte B5. Sous le lit de tourbe, nous avons un niveau
graveleux contenant une coquille de cardita, des débris d'autres coquilles, des
. _. .
foraminifères et des'c?prolites minéralisés d organismes limnivores. Nous sommes
'
donc en présence dtune formation marine sOrement littorale vtle la taille des
éléments. Sur cette formation littorale nous avons le lit de tourbe. A~ moment du
dép8t de celle-ci la mer ne devait pas être très éloignée. La tourbe est recouverte
par un sable grossier ne contenant ni débris de coquilles, ni foraminifères, ni
coprolites. Il est donc possible que ce sable ne soit pas marin. Les débris de
coquilles réapparaissent plus ha~t dans la carotte. On peut donc supposer que la
tourbe st est déposée au moment de ],a régression.
EJœm;nons la carotte AlO. Nous ne possédons pas le sédiment qui se
trouve ~ la tourbe, mais le sable, situé juste au-dessus, contient contrairement
à B5, de nombreux débris de coquilles et des foram:inifères. Nous avons donc affaire
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Fig 36
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\
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-136 -
;,.
nI-XIII-Coneluaion
100 120m
m profil _,uivant la radiale é&. zone 1
10 15 miltn
O~-------'-------""""----_----I
~ 1~m
m profil suivant la radiale A- zone 2
10 15 millu
'0
•
100 120m
m profil suivant la radiale L - zone 3
~
10 15 miU~
0r===:::::::~:--_L-- __ ----I
100 120m
m profil suivant la radiale R - zone 4
5 10 '15 milln
Fig 31
-]38 -
•
2) Du Trou sans fond à Jackville, une zone où la sédimentation actuelle
est pratiquement inexistante.
La pénétration du carottier a souvent été mauvaise car le fond, a.-50
et -6Om, est formé de sable et à -8Oril, de débris COCFiilliers et 4e grès~ Les pro-
fils bathymétriques sont concaves (fig. 37) • Nous avons Vu qut:Î.J.·. exi~t~t des for-
mations continentales à faible profondeur dans les carottes 'de cette région; il
ne s'est donc pratiquement pas déposé de sédiment de~uis la dernière transgression.
a pas enfoncement dans la zone n21 mais Suré1évâtion du fond. Les régions vaseuses
• A • • .' ~ .. . • , . ,. .. •
semblent donc b~en ,. zones d .ae~tJ.on
etre des 1
.'
Sùr ,ml S\1btratum sableux
, _. qui
affleure dans les autres zones. ',
.
,..
-139 -
.... '...
TV-I'- Généralit~s
parfois très abondants dans certains sédiments marins. Des études récentes aux
Rayons X et des ~iyses c~<iues,o~t conduit à ré~ser cet U:Sage. Les caractères
minéralogiques différents de 'certains de ces ,gr~ ont été reconnus par BURST (1958)
w~w. (1957)'HOIOO (1960) PORRENGA (~965-~6-67) et GIRESSE (1965-66). Pour éviter
les confusions, NILLOT a proposé de distinguer:
,
'!.
- 140-
Les grains des cinq dernières catégories ne sont pas détruits par tamisage
sous l'eau.
On peut considérer les grains ovoïdes comme les déjections d'organismes
ièuisseurs et limnivores cOI:lpte tenu de leur ressemblance en grandeur et en forme avec
des déjections fra1ches. On a trouvé en Côte d 1 Ivoire de tels granules frais dans-des
pOlychètes, des échiuriens et des gastéropodes. Les anglo-saxons leur ont dOImé le
nom de IIfaecal-pellets" et GIRESS parle de "pelotes-fécales ll •
Le mode de gisement des pelotes fécales et des remplissages de tests ne
lnisse pas de doute sur le caractère authigène des constituants minéraux.'
i l est vraisemblable, que ces "pelotes fécales" o~t contenu du matériel
argileux consollIlilé puis rejeté par l'animal et agglutiné par de la matière organique.
lm débu.t, le matériel pratiquement inaltéré est probablement représenté par les gra-
nules gris et mous trouvés dans certaines carottes. Le composition chimique des
pelotes grises et de la matrice argileuse est à peu près la même; seule la matière
organique est plus importante dans les pelotes.
S'il y a assez d'oxygène dans l'eau de mer, ia matière organique est
oxydée et disparatt dés "pelotes", luissant le matériel argileux détritique inchangé
sous la forme de pelotes grises et molles. S'il Y a moins d1oxygène, localement
.
environnement réducteur peut être maintenu dans ,lequel des transformations pourront
.
'lm.
se faire.
Le potentiel Rédox doit jouer un rôle'icportant; cette,supposition est
basée sur la présence d'une grande quantité de fer dans les pelo~es. ce qui indique
une mobilisation et une concentration vers le stade réduit. En relation avec le
potentiel Rédox, dans le micro-environnement des "pelotes", la qU<:.'lD.tité totale de
1
,;
TYPES DE GLAUCONIE
...:: .
~
CD
10A 7 10
14Â ..
\ 1
CD Ordonné
® Detordonné
® Interstratifié
BURST 1958
- 142-
,'." .
"
Ii ressort; des étUdes' f8.i.tes 'au Nigéri~ par PORREl.ifGA que les Il pelotes Il
grises ~et les remplissaies sont fomés' de matériel argileux détritique tandis que
les granules verts et brunS' sont principÈù.ement formés ;de 'glaucordte, de berthié-
~e et de goethite. "
IV;..II - La glauCQnite ,
12 Type ordonné
22 type désordonné
32 type interstratif'ié
42 type formé dl un mélange de minéraux.
" " "L~" pot~ssi~ est ~, ~omposant ess~ntiel g.~s l1li~as donc les glauconites
-, qui ont le ~lus fort pourcentage dé fe~et; mèacés ont éiaJ.~oent la plus forte
teneur en potassium (BURST 1958). Lâ' teneur eÏlpotassi~, peut varier de 2 à 7fb du
poids sec.
TOLER et HOvlER (1959) pensent
,.
que l'indice de réfraction des glauconites
. 'croU avec la diminution du 'poUrcentage de feuillets gonflants; i l varie dlenviron
. '
.;,.
-143 -
~
.'
1. - Extension stratig:raphique
Du Cambrien à l'actuel.
3. - Salinité
On rencontre seulellent la glnuconite dons des eaux de sal.inité nor-
IJale. On ne la rencontre pas dans les dépôts de lacs salés ou dl eau
d(;>uce. Cependant el~~' peut se fomer théoriqu.eo.ent dans les eaux
riches en po~assiUD des lacs salés.
4. - O~génation
,
5. - Quantité de matière organique des sédinents du ~<i~~',""
6. - Profondeur.
Elle est rare dans les sédiments formés au-dessous de 1000 br~ses
et au-dessus de 5 brasses; elle est peu commune au-dessus de 10
brasses et au~dessous de 400 brasses. Sa formation est favorisée
dans la partie supérieure de l'intervalle de 10 à 400 brasses.
7. - Te!JIPérat1.lre.
Elle seJ:lble admettre une tolérance assez gronde mais sa formation
n i est pas favorisée par des eaUx" chaudes" Bien que sa répartition
géographique aille du front polaire aux :régions tropicales, la
glauconite tropicale semble assez profonde pour
~tre ràccoi:'d.ée ..f
facilemént aux eaux: plus 'f'roides au-desso~ de 30 brasses et '
principalement au-dessous de 130 brasses.
'. ,
8. - Turbulence.
Pas de besoin absolu bien què 11 mi troUV8 des preuves de turbu-
lence dans +es sédinents associés~ Cepenà.ant, une turbulence con-
tinua serait incotIpatible avec la conclu,sion (4).
, ." . ~ -. . . • L ..
v
9. - Matériaux sources •
. : Minéraux: micacés ou boues du fond de haute teneur, en fer.
..~ • J
", ...
-145 -
.,
IV-III - La. Berthiérine(Chainosite des anglo-saxons)
. .
La berthiérine est le I!l:inéral principEJ.l de nombreux minerais de fer
oolithiques anciens: [TAYLOR (1949), BHATTACIIA'ÈcrA (1959),' r.n:LLOT (1964)]. Dans ces
roches, la berthiérine se présente sous une forme ovoïde qui, en lame mince, montre
un certain nonbre de cercles concentriques entourrolt un grain de quartz ou d'tm.
autre tû.néral. Elle se rencontre également sans ces cercles en inclusions Dinérales,
sous forme de boulettes et parfois comrae constituant de la natrice. Elle apparaît
égaleDent dans les porasdu squelette de restes d'échinoderme.
Certains aspects structuraux et des parties de diffractograones resemblent
à ceux de la kaolinite ou de la cllorite. BUJ3ENICEK (1960) et d'autres auteurs
pensent que la berthiérine du type kaolinite peut se changer en type cllorite. Cette
:Qypothèse est basée sur le fait que la berthiérine du type cblQrite domine dans les
roches sédimentaires qui sont considérées comne étant dans un stade de diagenèse
avancé.
BRINDLEY (1951-1961), CAILLERD et BENIN (1963) ont donné les détails de
sa structure et sa composition ch:i.I!li.que. La berthiérine a été synthétisée en labo-
ratoire à ba:Js'e température r(CATTJtERE et al. (1953-1955-1962) CAILLERE et HEN:rn
(1960)J mais dans les sédime~ts réc~nts, la présence de berthiérine n'a été men-
tionnée que réce~t. Elle a été décrite par PORRENGA (1965-1966) dans les sédi-
ments marins peu profonds de l'Orenoque et du Delta du Niger et des plateaux con~
tinentaux de Sarawak, du Gabon (GIRESSE 1965), de Guinée (Von GAERTNER et SCHELIJWm
1965) et dans les sédiments marins du détroit de Malaoca entre la ~~sie et ~tra
(ICELLER 1966). Plusieurs hypothèses concernant son origine ont été données et de
nombreux auteurs arrivent à la conclusion que la berthïérine s'est formée synsédi-
mentairenent ou dans un prem.er stade de diagenèse dans le sédinent. LI.environneBent
le plus probable .semble ~tre un environnement m..'l.rin peu profond p:r.àà d'un cantinent
qui a pu fo~r le fer nécessaire (sol latéritique); jusqu'à présent, on a seulenent
trouvé la berthiérine dans les environneoonts marins peu profonds sous les tropiques;
ceci peut" indiquer que ~la tetlpéro:~e chaude ( 20 2 ) de 11 eau du fond est essentielle
pour sa for.oation (PORRENGA 1967). L'intersection de la therDOcline avec ae fond 1
tl...'l.I'que la frontière
G
extrême de la présence de berthiérine et il seo.ble' que sa pré-
senoe ooIncide remarqunble%.!1en:t ,bien avec 10. zPt:le Ot; la masse,.. 9. e~u ~périe~ est
'
en contq.ct avec le fond.. Il . est ~ais~blable
,
..
que
.
,
11 eau plus chaude est un
. ' . des fac-
teurs , qui . a causé IJemrironnement
. " ,favorable
. à la -
~
fomntion
. "
de berthiérine,
..... ; . alors
. ~. ",
que 11
,
eau t'roide à plus grrome. profondeur peut être un des facteurs favorable à'la
fonnation de la glauconite.
Il est certain que la berthiérine, comme la glauconite, débute sous la
forme ~e pelotes fécales qui sont dues aux·déjections dlo~go.nismes fouisseur~ ou
limnivores.
L'observation, en plaque mince, de berthiérine ~ctuelle ne montre paS' de
, .
couches concentriques conn:ne on en trouve dans les berthiérines ElP-ciennes', excepté
pour la couche extérieure de goethite.
La berthiérine contient du fer ferreux; mnis i l entre dnn~ la mer davàn-
toge de fer sous forme ferrique. Celui-ci est souvent présent en pellicules sùr'· .....
les grains de quartz et autres grains minéraux et conme constituant des minéra~ .
... . -. .
argileux (en Côte dllvoire, cornne au Nigério., la quantité de fer conten1J.e d.ro1s 'la
fraction argileuse est de 6 à 7%). Si le fer ferrique est réduit par 'la œttô~
organique prél:!ent$3
....
dans les pelotes fécales.dans
. la
.
couche de surface du sédi-
OU
ment, quelques uns des ions ferriques peuvent devenir mobiles et être' utilisés
comme fer feJ:Teux pour la formation de la berthiérine·. Les pelotes fécalès irises
contie~ent à peu près la même quantité de fer que' la. matrice argileuse détritique
dans laquelle on les rencontre, alors que la te~eU;1''e~ fer d~ la bertÎiiérin~ est
beaucoup plus grande. Il y a donc, du.rant la berthiérlDisation, une augmentation
•• - • . ' • •• 1 •• • ." •
trouver.. dans une même carotte, des granules durs èt des ,granules mous. Or. si. on:'
a.d.met~ ce qui est vraisemblable, que les granules verts et durs' ~ont le ré sultat';
de la transfornation des granules gris et nous, i l faut, soit admettre que les
conditions ph;ysico-chiJ:llqÙes ont varié au cours du dépôt, '.sa i t cidmettre que les
oolithes que lion trouve au somnet de ces carottes ne sont pas en place~ De plus,
si l'on admet, ce qui est également vraisemblable, que ces granules sont irdtia.-
lement des déjections d'organismes limnivores, ceux que l'on trouve parfois en \~
, ;
grand. nombre dans les sables, ~E;l peuvent être en place~ Il est donc également pos- ,"
sible que lës granules verts que lion trouve ,dans lés vases ne soient pas en place.
D'après les études déjà effectuées, il'semble que'la transformation des
granules gris et mous en granules verts minéralisés :i.mJ?li~ue ,~ ~aible taux de.
sédiI!lentation, On peut donc supposer, si les granules que lIon trouve au sOl!lIJ.et
des carottes dans les zones très vaseus~s sont en~place, que le tauX de sédimen-
tation li. varié ~ qn'iLœt.. p:w:tl1fa1b:LO: 'C.'Ctuellement.
,- .': ~ .,'. . ~
.. - ....
.-
- 149-
1 2 3
.,
810 2 42,95 46,03' '28,24 1: Granules ovoïdes vert-jaUIilltre à surface
ÂJ.2 03 li, 16 11,67 9,64 rugueuse prélevés à -loOm en face de
Fe2 03 30,80 27,15 . 42,30 Grand-Lahou.
Ti 02 0,88 0,90 0,98
Ca 0 0,64 0,55 1,62 2: Granules identiques prélevés à -12cim en
r'Jg 0 4,06 4,50 6,70 face de Grand-Bassam.
K2 0 2,13 2,12 0,19
Na2 0 0,38 0,74 0,21 3: Petits granules bruns avec une surfo.ee
P. F.· 8,23 7,72 li, 57 extérieure polie prélevés à - 30m en face
de Grand-'Bnssatll. .
Les deux premiers échantillons ont une composition chimique à peu près
identique ce qui n'est pas le cas pour le n Q3 où la teneur en fer est:plus importante
et la ~eneur en potassium beaucoup plus faible.
A B C
Si0 2 46,90 54,64: 49,95 A: Sable' vert récent d' ".Agu1hD.sbo.nk" près
ÂJ.2 03 4,06 5,78 14,04 d'Agulhas en Afrique du Sud (mlULTImwsra
Fe2 03 30,69 22,73 20,17 1955). .
Ti 02
Ca 0 0,20
- -
1,68
0,65' .
1,46 B: Glauconite récente de la baie Amori au.
~'1g 0 0,70 2,93 2,38 Japon (SliiULTImvlsra 1954).
K2 0 6,12 5,34 2,62
Na2 0 1,28 1,23 0,21 C: "Proto" glauconite du delta du Niger
P. F. 9,25 6,53 8,36 (PORRENGA 1967).
,
.~
-150 -
A 1 B 1 . C .' 1 D
22,68 Si 02 28,24
. .
.
9,14 A1203 9,64
46,82 Fe2 03 42,30 '.
1 Fe 0 - . .. .
1,98 Ca 0 1,62
2,92 . Mg 0 : 6,70
0,24 Na20 0,21
0,58 K2 0 0,19
0,79 Ti. 02 0,98
ri 0,11 Mn 0 -
- 2,64 P2 05 -
12,15 P. F. 11,57
1
-151- '\1
1) interstratifié vermiculite-?hlorit,e
2) très peu ou pas d' i11ite' vraie
3) berthiérine.
- 152-
Echantillon nQ2:
Granules verts prélevés à -120m en face de Grand-:eassam.
Nous obtenons les écarts suivants:
12,07 A
~12'
14,44 A 15,30 1
Kèl,
12,66 1 9,93 l
-
7,14 7,12 12,98 7,14 4,93
3,56 9,56 9,91 3,56 3,32
3,32 3,32 7,14 3,33
Il est très voisin de l' éc~tillon nQ1, nais les ?ropo~: seraient
un peu différentes' (peut-3tre y a-t-il déjà un peu plus de feuillets cbloritÙléo dons
l'interstratifié).
Echantillon n Q3:
Granules bruns prélevés à -3Om en face de Grand-Bassam.
Nous obtenons les écarts suivants:
Echantillon nQ4:
Granules vert-foncé prélevés à -60t1 dans la cnrotte B5.
Nous obtenons les écarts suivonts:
L'action cIe IWI montre' dans l' interstratifié une évolution de ln strue-
.
1
:ture vermiculitique vers la chlorite beaucoup mo'ins accentuée que dans l' échantil-
lon n Q3. Il n'y a pas d'illite stable.
Ces granules vert-foncé sont très proches des granules ye:r~s dos échan-
tillons nQl et n Q2.
Conclusion.
"Les granules prélevés à faible profondeur
. .devant
. Grcmd-Bo.sSDm. .senblent
être formés, comme au Gabon et au Nigéria, d'une couche bJ."UIle de goethite enfer-
D..1Ilt ,un noyau de couleur verte formé d'un mélwge de berthiérlne, d 1 il1ite
(ou glauconite) et d'un interstratifié chlorite-vermiculite. Les feuillets vermi-
culitiques de l'interstratifié ont tendance à se stabiliser en feuillets ch10riteux
(chlorite frngile).
Les grElIlul~s verts, qui au point de vue composition chimique se rappro-
chent des proto-glauconites décrites par' PORRENGA au Nigéria, sont formés par un
mélange de berthiérine',et d'un interstratifié chlorite-Vermiculite. On peut les
rattache.r aux g~uconites du type 3 de' BURST. Au Gabon, GIRESSE a donné une
composition identique.
-
.. '.'
~ . ~ 154-
Conclusion générale.
Sud;' aussi 'les actions chimiques et biochimiques entra!nep:tio'!.eties une t~s fort~
~t~r~ti;n. J,rais
••
les formations forestières qui couv.rent le
. . , '
Sud cie la
'.'_ .' '..
68t~ ~'Ivoire .JO'
s'opposent à '
l'évacuation
.
du produit de cette altération . par J.es çaurs..dteau qui ne. ,-
~
tra.nspo~ent que des collo5:des et des p~ticules. f';i.n~s.•
.... Le littoral de la C8te d'Ivoire est un littorGl
,.' - '. .
à -forte
.
énergie
," . soumis
. "'" .à ',.-'" '\
vallée aérienne, elle-même :J:'é~e par ,~~s failles et qui a été élargie et àppro-
fondie par des agents d'érosion subaquatiques, la: subsidence ayant pu faciliter'
le creusement.
. .:. ,
L1étude des. carottes prélevées entre Grand-Bassam et Fresco sur les
isobathes -50~' -60 et-8Ôm permet de définir quatre .zones de sédimentation:
deux zones où la sédimentation actuelle est vaseuse et sOrement assez importante,
et deux zones où la sédimentation actuelle est ~existante. Il ne semble pas que
les régions vaseuses soient des zones plus subsidentes que les autres car la
vase vient en surélevation sur un fond UIÙformément sableux.
D'après les datations au l4C de deux tourbes, on peut reconstituer 1.me
J ,-
;.
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D'après les rnlnutes du ser'vlce hydr'ogr'lophique Missions 62._64,_65
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L ecart d~s courb~sde nlveou ~st d':?
cl'? a à 120 m
L. MAHTIN
10 mêtr~s
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50 mètr'Ç:s dç,. 1~)0 à 2000 ff)
Cl? ntre dt2 R \?ch~r c hç.s Oc~anographiqulê's.
Ech·e Ilia. l' '100 000
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