Flambement de poutres élastiques périodiques
Flambement de poutres élastiques périodiques
Par :
Stanislas ANTCZAK
Auteur
Prénom Stanislas
Nom Antczak
Organisme d’accueil
Nom de l’organisme Laboratoire de tribologie et dynamique des systèmes (LTDS)
Localisation ENTPE, 3 rue Maurice Audin, 69120 Vaulx-en-Velin
Nom des tuteurs Claude Boutin et Antoine Rallu
Analyse du TFE
Titre (français) Flambement d’une poutre sur appuis élastiques périodiques
Titre (anglais) Buckling of a beam on periodic elastic supports
Résumé (français) L’étude du comportement au flambement d’une poutre continue, reliée
à intervalles réguliers à un bâti fixe par l’intermédiaire de liaisons élas-
tiques, est réalisée, à l’aide d’une méthode d’homogénéisation périodique
des milieux discrets, sous hypothèse de grande séparation d’échelles entre
la taille d’un volume élémentaire représentatif et une longueur macrosco-
pique caractéristique du flambement.
L’étude explore divers contrastes de rigidité entre les liaisons élastiques et
la raideur de flexion de la poutre, en envisageant une pseudo-périodicité
sur une, deux, trois ou quatre poutres élémentaires. La méthode fournit
la charge de flambement et la déformée associée à chaque mode prédit.
Une comparaison avec un calcul aux éléments finis, mis au point pour
l’occasion, est réalisée. Une discussion est menée sur les résultats fournis
ou non par la méthode, et sur les questions spécifiques de la prise en
compte des conditions aux limites et de la sélection du mode le plus
critique.
Résumé (anglais) The study of the buckling behaviour of a continuous beam, connected at
regular intervals to a fixed frame via elastic links, is carried out using a
periodic homogenization method for discrete media, under the assump-
tion of a large scale separation between the size of a representative ele-
mentary volume and a macroscopic characteristic buckling length.
The study explores various stiffness contrasts between the elastic connec-
tions and the bending stiffness of the beam, considering pseudo-
periodicity over one, two, three or four elementary beams. The method
provides the buckling load and deformation associated with each predic-
ted mode.
A comparison is made with a finite element calculation developed for
the purpose. A discussion is held on the results provided or not by the
method, and on the specific issues of taking into account boundary condi-
tions and selecting the most critical mode.
Mots-clés (français) Flambement, Homogénéisation périodique des milieux discrets, Poutre
suspendue
Mots-clés (anglais) Buckling, Periodic homogenization of discrete media, Suspended beam
Termes géographiques Vaulx-en-Velin, Rhône, France
Collation
Nombre de pages 130 pages
Nombre de pages d’annexes 67 pages d’annexes
Nombre de références 22 références bibliographiques
Table des matières
1 Introduction 5
1.1 Présentation du problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.2 Contexte scientifique de l’étude . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.3 Démarche du travail effectué . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2 Généralités 11
2.1 Position du problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
2.2 Étude d’une poutre élémentaire soumise au flambement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.3 Étude des nœuds . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
2.4 Approche énergétique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.5 Charges critiques de flambement local ou global . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
3 Homogénéisation périodique 25
3.1 Principe du développement asymptotique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
3.2 Déroulement général de la résolution . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
3.3 Pseudo-périodicité à une cellule . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
3.4 Pseudo-périodicité à deux cellules . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
3.5 Autres pseudo-périodicités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
4 Résultats 35
4.1 Modes critiques de flambement fournis par les éléments finis . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
4.2 Homogénéisation : pseudo-périodicité à une cellule . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
4.3 Charges critiques pour tous les modes étudiés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
4.4 Commentaires sur les résultats . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
4.5 Conclusions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
5 Discussions 51
5.1 La question des conditions aux limites . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
5.2 Discussions sur les règles de choix des modes de flambement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
6 Conclusion 59
6.1 Résultats . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59
6.2 Perspectives immédiates . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60
6.3 Développements ultérieurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
A Fonctions utilisées 63
A.1 Fonctions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
A.2 Dérivées : tracés et valeurs remarquables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
A.3 Dérivées secondes, troisièmes, quatrièmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
B Résolutions de référence 65
B.1 Résolution exacte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65
B.2 Résolution numérique aux éléments finis . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66
B.3 Adéquation des deux méthodes et contraintes techniques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68
B.4 Résolution exacte à deux poutres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71
B.5 Constatations physiques et commentaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73
3
4 TABLE DES MATIÈRES
Bibliographie 127
Chapitre 1
Introduction
Ce chapitre introductif présente le travail de stage réalisé. La première section définit le sujet traité, tout
d’abord en le replaçant dans le contexte plus général du flambement des structures réticulées, puis en décrivant
le cas traité et le contexte pratique dans lequel est réalisé ce travail.
Dans une deuxième section, le contexte scientifique du sujet est donné, à la fois pour les aspects relevant du
flambement et pour les aspects relevant des structures réticulées.
Ceci permet, dans une troisième partie, de préciser l’intérêt et l’originalité de l’approche du problème qui
sera menée dans ce travail, en dérivant la démarche employée, pour terminer par une présentation du plan de
ce rapport.
5
6 CHAPITRE 1. INTRODUCTION
variable), ou encore un mode mixte dissymétrique, où l’un des montants subit un flambement global et l’autre
un flambement distribué où l’on observe la modulation, à l’échelle macroscopique, du flambement de chaque
poutre élémentaire. Sur cette illustration, les barreaux de l’échelle sont infiniment rigides ; s’ils ne l’étaient pas,
la variété des modes de flambement serait encore enrichie.
Pour les ouvrages de génie civil et du bâtiment, les instabilités sont maîtrisées du point de vue ingénierie,
par l’utilisation de raidisseurs par exemple (l’Eurocode comporte des recommandations de dimensionnement
au flambement des ouvrages). Le flambement est normalement évité et les déformations restent petites. Le
dimensionnement de telles structures réticulées nécessite donc la connaissance des charges critiques au-delà
desquelles le flambement survient.
À plus faible échelle, le chargement de matériaux réticulés employés comme éléments de structures peut
engendrer des instabilités, sans garantie que les déformations restent petites. Il importe donc de bien connaître
le comportement au flambement de telles structures si l’on veut employer ces matériaux.
Une telle poutre sur appuis élastiques peut ainsi constituer une modélisation d’un des montants de la poutre-
échelle présentée en figure 1.1 : l’action des barreaux de l’échelle sur le montant est ici représentée par les ressorts
de différents types.
La périodicité d’une telle structure permet d’envisager son étude en utilisant les méthodes relevant de
l’homogénéisation périodique des milieux discrets, qui tirent parti de la périodicité de la structure pour en
extraire le comportement macroscopique. Une condition pour ce faire est qu’il y ait une grande séparation
d’échelle entre la taille du volume élémentaire représentatif constitué par une section de poutre entre deux
points d’appuis (consécutifs ou non), et la taille caractéristique de la grandeur liée au flambement évoluant
macroscopiquement, que l’on observe dans les cas des flambements global ou distribué modulé, comme vu
ci-dessus avec la poutre-échelle.
Étudier une telle structure vis-à-vis du flambement, cela signifie prédire au-delà de quelle charge de compres-
sion l’instabilité de flambement est sollicitée, et avec quelle cinématique. La méthode employée devra fournir
ces éléments de réponse. Elle devra également permettre l’étude systématique de la variabilité des résultats
vis-à-vis :
— du type de périodicité ou pseudo-périodicité envisagé (sur une, deux, trois cellules ou plus) ;
— des ordres grandeurs relatifs des différentes raideurs intervenant dans le problème : raideurs des ressorts
et raideur de flexion de la poutre.
Une validation des résultats obtenus est attendue, si besoin à l’aide de résolutions numériques.
1.2. CONTEXTE SCIENTIFIQUE DE L’ÉTUDE 7
Figure 1.3 – Quelques déformées modales des modes globaux d’une poutre-échelle aux extrémités encastrées,
figure extraite de [18].
structure avec les paramètres utilisés. Ces modes sont décrits par une charge critique de flambement et une
déformée modale.
Il s’agit alors de déterminer, parmi tous les modes fournis par le calcul homogénéisé pour un jeu donné de
paramètres, lequel a la charge critique de flambement la plus faible. Pour savoir si le calcul homogénéisé fournit
ainsi bel et bien le mode de flambement le plus probable de la structure, ou si au contraire il a manqué des
modes de flambement, on utilisera des solutions de référence, en l’occurrence données par un calcul aux éléments
finis mis au point pour l’occasion.
Comme dit plus haut, une fois la méthode d’homogénéisation périodique mise au point, une revue systéma-
tique du comportement au flambement du système étudié pour différents contrastes de paramètres (raideurs,
en l’occurrence) sera menée, de manière à circonscrire différents régimes possibles.
Les calculs sont effectués à la fois à la main et à l’aide du logiciel de calcul formel Mathematica. Les calculs
à la main servent dans un premier temps pour mettre au point la méthode et programmer les routines. Dans
un deuxième temps, l’utilisation presque exclusive de Mathematica permet de gagner beaucoup de temps par
une semi-automatisation du processus.
Les résultats obtenus sont présentés de manière synthétique dans le chapitre 4. Vu la grande quantité de
résultats obtenus, il n’est pas aisé d’en produire une synthèse qui soit lisible dans le format d’un rapport. C’est
ce qui est tenté, partiellement, dans ce chapitre, dans un premier temps. Dans un deuxième temps, un focus est
fait sur certaines observations consécutives aux résultats.
En cela, le chapitre de discussions 5 est intimement lié au chapitre de résultats. Il s’agit d’un détail porté sur
deux questions importantes soulevées par les résultats : la question de l’utilisation des conditions aux limites et
la question de la sélection du mode de flambement critique.
Enfin, la conclusion (chapitre 6) fait le bilan des résultats obtenus, à l’actif et au passif, et identifie des pistes
d’approfondissement.
L’annexe A montre l’étude des fonctions fi apparaissant tout au long de la résolution.
L’annexe B présente les solutions de référence utilisées. Tout d’abord, la solution analytique exacte consistant
à inverser le système d’équations ; cette méthode analytique implique des calculs assez lourds vu les expressions
manipulées, et ne sera utilisée que pour valider la deuxième méthode de résolution de référence : celle des
éléments finis. Un programme spécifique a été créé dans le cadre de ce stage. Après l’avoir validé sur une
structure à faible nombre de cellules, il a été utilisé pour évaluer les résultats obtenus par homogénéisation.
Une résolution exacte du problème à deux poutres est également menée. Des commentaires physiques sont faits
sur les résultats obtenus, présentés dans l’annexe C, qui montre une exploration systématique des déformées
obtenues par le calcul aux éléments finis.
En annexe D, on étudie analytiquement les cas où la périodicité est exacte, qu’il est bon d’avoir en tête pour
examiner les résultats obtenus par homogénéisation. Le travail est fait pour la périodicité à une cellule, pour
la périodicité à deux cellules (qui fait émerger les deux modes antipériodiques possibles), et ébauché pour la
périodicité à un nombre quelconque de cellules. Enfin, le problème périodique est repris en utilisant le formalisme
de Bloch.
L’annexe E détaille la mise en œuvre du procédé d’homogénéisation périodique pour plusieurs cas, dans le
but de faire apparaître les points principaux de la méthode, ses principales difficultés aussi.
Enfin, dans l’annexe F, le compte-rendu systématique des résultats obtenus par la méthode d’homogénéisa-
tion périodique est fait, pour les pseudo-périodicités à une ou à deux cellules.
Remerciements
Je remercie Antoine Rallu et Claude Boutin, qui m’ont accueilli en stage avant de m’accueillir en thèse. Tous
deux m’ont fait profiter de leurs conseils et de leurs apports au cours de ce stage.
Je remercie également Bruno Lombard non seulement d’avoir accepté de faire partie du jury de soutenance
de ce stage, en venant sur place, mais aussi d’avoir organisé les cours d’Udine auxquels j’ai assisté et qui m’ont
inspiré certaines réflexions utiles à ce stage.
Merci aussi à Denis Branque de présider le jury de soutenance.
La vie de laboratoire est faite d’interactions humaines ; à la fois les chercheurs permanents, le personnel
administratif et les camarades doctorants et stagiaires m’ont réservé un excellent accueil : qu’ils en soient ici
remerciés.
Chapitre 2
Généralités
2.1.2 Hypothèses
2.1.2.1 Hypothèses géométriques
La poutre considérée est supposée :
— de fibre moyenne rectiligne en l’absence de flambement ;
— de section et inertie uniformes.
Le problème est supposé plan, dans le plan où l’inertie de la poutre est la plus faible. Aucun mouvement
hors de ce plan n’est envisagé, ni la torsion de la poutre. Ainsi, seuls trois degrés de liberté sont considérés pour
un point quelconque de la fibre moyenne :
— déplacement longitudinal ;
— déplacement transversal ;
— rotation dans le plan.
La poutre est supposée obéir à l’hypothèse d’Euler-Bernoulli : les sections initialement planes et orthogonales
à la fibre moyenne restent, dans toute configuration déformée, planes et orthogonales à la fibre moyenne.
Les déformations envisagées seront supposées petites, ce qui autorise à linéariser bien des expressions.
11
12 CHAPITRE 2. GÉNÉRALITÉS
2.1.3 Paramétrage
2.1.3.1 Géométrie macroscopique
La figure 2.1 montre les paramètres relatifs à la poutre macroscopique :
— sa longueur entre appuis H ;
— l’aire S de sa section et son inertie I ;
— la distance ℓ entre deux nœuds successifs où sont fixées les liaisons élastiques, figurés en rouge.
La position sur la poutre est repérée par une abscisse dont l’axe coïncide avec la fibre moyenne au repos.
Comme il est nécessaire de distinguer entre échelle macroscopique et microscopique pour la suite de l’étude, on
note cette abscisse s lorsqu’elle concerne l’échelle microscopique, x lorsqu’elle concerne l’échelle macroscopique.
Des définitions plus précises seront données en temps utile.
ex
H
N N
ℓ S, I, E
k C k C
K K
— les efforts exercés sur la partie de la poutre située en deçà de A (pour des valeurs de s inférieures à
l’abscisse de A) sur la partie située au-delà de A : l’effort normal N, l’effort tranchant T et le moment
fléchissant M.
A′ θ(s)
T(s) M(s)
v(s)
A
N(s) u(s) s
B′
A′ θ(s)
v(s + ds)
v(s)
A
u(s) B u(s + ds) s
ds
−N(s + ds) B′
T(s)
M(s)
−T(s + ds)
A′ N(s) −M(s + ds)
A
B s
du
N = −E S (2.9)
ds
ds′ − ds
df = dS E (2.10)
ds
D’après la figure 2.6 montrant la tranche de poutre fléchie, la longueur de fibre moyenne est liée au rayon
de courbure r par ds = r dθ alors que la longueur de la fibre excentrée est ds′ = (r + y) dθ.
y ds′
ds
dθ
On en déduit ainsi
ds′ − ds dθ dθ
=y puis df = dS E y (2.11)
ds ds ds
Le moment élémentaire de cette force est donc
dθ
df y = dS E y 2 (2.12)
ds
Vu la définition de M donnée plus haut, cela donne, pour l’ensemble de la section, un couple
Z Z Z
dθ dθ
M = − df y = − dS E y 2 = −E y 2 dS (2.13)
S S ds ds S
ZZ
dv
Comme on a θ = d’une part, et en posant I = y 2 dS d’autre part, on obtient la relation moment-
ds S
courbure :
d2 v
M = −E I 2 (2.14)
ds
16 CHAPITRE 2. GÉNÉRALITÉS
d3 v dv
−E I 3
+T=N (2.16)
ds ds
dT
En dérivant ceci, compte tenu du fait que = 0, cela donne
ds
d4 v N d2 v
+ =0 (2.17)
ds4 E I ds2
Cette équation peut être rapprochée d’autres équations classiques :
— l’équation de la déformation transversale d’une poutre non comprimée soumise à une force transversale
linéique q :
d4 v q
4
= (2.18)
ds EI
— l’équation de la déformation dynamique d’une poutre non comprimée (de masse volumique ρ) :
∂4v ρ S ∂2v
+ =0 (2.19)
∂s4 E I ∂t2
qui devient en régime harmonique de pulsation ω :
∂4v ρ S 2
− ω v=0 (2.20)
∂s4 EI
Dans chaque cas on retrouve la dérivée quatrième spatiale du déplacement transversal. Mais les différences
entre ces équations montrent la spécificité du flambement relativement aux études dynamiques notamment, et
les précautions qu’il faut prendre en effectuant d’éventuelles analogies, concernant la modulation par exemple.
où l’on a posé r
ℓ N 4 E I γ2
γ= ou encore N= (2.24)
2 EI ℓ2
2.2. ÉTUDE D’UNE POUTRE ÉLÉMENTAIRE SOUMISE AU FLAMBEMENT 17
5
f1
f2
γ
-10
γ
Figure 2.7 – Fonctions fi en fonction de .
π
On infère ainsi que les valeurs faibles de γ correspondent à une poutre déformée avec les déplacements
transversaux aux extrémités des poutres élémentaires, v B et v E , variant peu entre deux poutres successives,
et les angles aux extrémités θB et θE faibles. Si l’on transfère ceci à la poutre macroscopique comprenant une
succession de poutres élémentaires, ceci décrit le flambement global de la poutre macroscopique.
π
2.2.9.2 γ=
2
π E I π2
La valeur γ = (pour laquelle f1 est nulle) correspond à N = , charge critique connue d’une poutre bi-
2 ℓ2
rotulée de longueur ℓ (les poutres élémentaires ici). Dans le système macroscopique, on s’attend donc à retrouver
cette valeur de γ pour des déformées où deux nœuds successifs ont presque le même déplacement transversal v,
mais des angles presque opposés (c’est ce que l’on nommera le mode antipériodique en angle). Si l’on écrit les
π
expressions des déformées en déplacement et angle, on peut obtenir avec γ = les moments d’extrémité :
2
π2
MB = E I 2 (v B − v E ) + ℓ θB + ℓ θE ME = −MB
et (2.29)
4 ℓ2
On le voit, si l’on impose v B = v E , on a bien MB = ME = 0 à condition que θB = −θE , ce qui traduit
l’antipériodicité en angle.
Cependant, c’est aussi la charge critique d’une poutre de longueur ℓ avec déplacements libres mais rota-
tions empêchées aux extrémités : c’est ce que l’on retrouvera dans la poutre macroscopique pour le mode dit
antipériodique en déplacement.
2.2.9.3 γ=π
4 E I π2
La valeur γ = π correspond à N = , charge critique d’une poutre bi-encastrée de longueur ℓ. En
ℓ2
γ = π, f2 est nulle et f3 et f4 sont infinies. Ceci est possible si θB = 0 et θE = 0. L’équation de la déformée
transversale se résume alors à
B E 1 2πs s
v(s) = (v − v ) sin − + vB
2π ℓ ℓ
(2.30)
B E 2πs
ℓ θ(s) = (v − v ) cos −1
ℓ
1 3
On remarque aussi que si θB = θE , la simplification de f3 (γ) + f4 (γ) en f2 (γ) élimine la divergence
2 2
et autorise une cinématique non nulle avec angles non nuls aux extrémités. On retrouvera ces modes à angle
constant dans le calcul par homogénéisation.
H
ℓ
nœuds 0 1 n−1 n n+1 np − 1 np
poutres 1 2 n−1 n n+1 np
Les déplacements et angles au nœud n sont notés un , vn et θn . Notons ici qu’il y a continuité des fonctions u,
v et θ au passage d’un nœud, malgré la présence des ressorts. En revanche, il n’y a pas continuité de la courbure
(dérivée seconde de v ou dérivée première de θ par rapport à s).
le moment en s = ℓ (au nœud n). En rassemblant les résultats ci-dessus, on peut écrire les efforts aux nœuds :
Nn = −K c (un − un−1 )
1 1
T = K f (γ ) (v − v ) + f (γ ) ℓ θ + f (γ ) ℓ θ
n f 1 n n−1 n 2 n n−1 2 n n
2 2
MB
n 1 1 1 (2.33)
= Kf f2 (γn ) (vn−1 − vn ) + f3 (γn ) ℓ θn−1 + f4 (γn ) ℓ θn
ℓ 2 3 6
E
Mn
1 1 1
= −Kf f2 (γn ) (vn−1 − vn ) + f4 (γn ) ℓ θn−1 + f3 (γn ) ℓ θn
ℓ 2 6 3
k
κ= Fn = −Kc κ un
Kc
K
Yn = −Kf ϕ vn
ϕ= ce qui donne (2.35)
Kf
Γn = −Kf χ ℓ θn
χ=
C
ℓ2 Kf ℓ
ME B
n − Mn+1 + Γn = 0 (2.40)
soit
1
(f2 (γn+1 ) vn+1 − [f2 (γn+1 ) − f2 (γn )] vn − f2 (γn ) vn−1 )
2
1
− (f4 (γn ) ℓ θn−1 − [f4 (γn ) + f4 (γn+1 )] ℓ θn + f4 (γn+1 ) ℓ θn+1 )
6
1
− [f2 (γn ) + f2 (γn+1 )] ℓ θn − χ ℓ θn = 0 (2.41)
2
et
" # " #
0 0 0 f2 (γ) f1 (γ) 0
B= C= D= 1 (2.43)
0 −f2 (γ) −f2 (γ) 0 0 − f4 (γ)
6
Alors, l’équilibre du nœud n peut s’écrire
1
B Un − C (Un+1 − Un−1 ) + D (Un−1 − 2 Un + Un+1 ) − R Un = 0 (2.44)
2
Pour calculer δH, écrivons qu’à une longueur infinitésimale dh le long de la poutre déformée correspond une
longueur longitudinale ds (projection sur l’axe de la poutre non déformée) telle que
ds 1 2 3
dh = soit dh = ds 1 + θ + o(θ ) (2.45)
cos θ 2
Si l’on néglige la compression de la poutre dans sa configuration déformée, on peut intégrer ce qui précède
sur toute la longueur de la poutre H. Comme h va de 0 à H et s va de 0 à H + δH, cela donne
Z H Z H+δH
1 H+δH
Z
1 2 3
ds θ2 + o(θ3 )
H= dh = ds 1 + θ + o(θ ) = H + δH + (2.46)
0 0 2 2 0
dv
ce qui donne, à l’ordre 3 en θ = et compte tenu du fait que δH ≪ H,
ds
Z 2
1 H dv
δH = − ds (2.47)
2 0 ds
Ainsi, l’énergie communiquée par N à la poutre lors du flambement est
Z H 2
1 dv
EN = N ds (2.48)
2 0 ds
La poutre une fois fléchie emmagasine de l’énergie, essentiellement de flexion. En négligeant l’énergie de
compression et l’énergie d’effort tranchant, approximation classique, l’énergie Ef de la poutre déformée s’écrit
np Z n ℓ 2 2
1 X d v
Ef = E I ds (2.49)
2 n=1 (n−1) ℓ
ds2
Dans l’égalité précédente l’écriture sous forme d’une somme sur chaque poutre élémentaire permet d’exclure
d2 v dv
les nœuds, où est discontinue. Notons que est continue aux nœuds, d’où l’écriture directement globale
ds2 ds
pour l’expression de EN .
1
Enfin, les ressorts emmagasinent de l’énergie. Le ressort de translation du nœud n emmagasine K vn 2 , le
2
1 2
ressort spiral du nœud n emmagasine C θn .
2
En écrivant Eϕ l’énergie emmagasinée par l’ensemble des ressorts de translation, Eχ l’énergie emmagasinée
par l’ensemble des ressorts de translation, la conservation de l’énergie s’écrit :
EN = Ef + Eϕ + Eχ (2.50)
soit
Z H 2 np Z n ℓ 2 2 np −1 np −1
1 dv 1 X d v 1 X
2 1 X 2
N ds = EI ds + K v n + C θn (2.51)
2 0 ds 2 n=1 (n−1) ℓ
ds2 2 n=1
2 n=1
4 E I γ2
Compte tenu du fait que N = et des définitions des raideurs adimensionnelles, ceci donne une égalité
ℓ2
de la forme
2 np Z 2 np −1 np −1
4 γ2 H nℓ
d2 v
Z
dv X 12 ϕ X 2 12 χ X 2
ds = ds + 3 vn + 3 (ℓ θn ) (2.52)
ℓ2 0 ds n=1 (n−1) ℓ ds2 ℓ n=1
ℓ n=1
Dans cette expression, les intégrales sont entièrement calculables en fonction de θn et vn à l’aide des ex-
pressions des ci apparaissant dans les équations des déformées. Ainsi, pour une valeur de γ et des paramètres
donnés, l’énergie est entièrement déterminée par les déplacements aux nœuds.
L’addition pour toutes les poutres élémentaires fait apparaître, pour deux poutres consécutives, des termes
de la forme (Tn − Tn+1 ) vn et (ME B
n − Mn+1 ) θn qui, compte tenu des équations d’équilibre d’un nœud, peuvent
2 2
se réécrire respectivement K vn et C θn .
Ainsi, on retrouve l’équation 2.52 obtenue par une autre méthode.
E I π2
N= (2.62)
LE 2
2.5. CHARGES CRITIQUES DE FLAMBEMENT LOCAL OU GLOBAL 23
π ℓ ℓ2
γ= et N= (2.63)
2 LE LE 2
La table 2.1 donne les valeurs des longueurs de flambement d’Euler LE , pour une poutre élémentaire de
longueur ℓ, en fonction des différentes conditions aux limites possibles.
Le
Conditions aux limites γ N
ℓ
π 1
Encastré-libre 2 = 0,785
4 4
π
Rotulé-rotulé 1 = 1,57 1
2
Encastré-rotulé 0,699 2,24 2,04
1
Encastré-encastré π = 3,14 4
2
Table 2.1 – Longueur de flambement d’Euler relative à la longueur de la poutre, et valeur de γ et de la charge
adimensionnelle N, pour différentes conditions aux limites.
Ces valeurs sont obtenues en résolvant le problème précédemment posé sur une poutre élémentaire. La valeur
γ = 2,24 est la plus petite solution de tan(2 γ) = 2 γ.
Notons que dans une perspective de périodicité ou pseudo-périodicité d’un système composé d’une succession
de poutres élémentaires, les conditions aux limites présentant une dissymétrie n’ont a priori pas d’utilisation
pratique.
Notons également que les deux conditions dissymétriques de ce tableau sont équivalentes à deux autres du
point de vue de la charge critique :
— la condition encastré-libre est équivalente à une situation où une extrémité est à rotation empêchée mais
déplacement libre, l’autre à déplacement empêché mais rotation libre ;
— la condition encastré-rotulé est équivalente à une situation où une extrémité est encastrée et l’autre est
à rotation empêchée mais déplacement libre.
Ces deux équivalents auront leur importance pour interpréter les cas extrêmes.
E I π2 π
N= soit γ= ξ ou N = ξ2 (2.64)
H2 2
En revanche, pour des raideurs élevées, on s’attend à ce que le flambement ne soit pas global, mais que l’on
observe le flambement d’une poutre élémentaire de longueur ℓ, dont la charge critique dépend des conditions
aux limites. On pourra se référer aux valeurs de la table 2.1.
Quoi qu’il en soit, on voit que pour un processus d’homogénéisation comme on va le réaliser, c’est-à-dire
un processus cherchant à donner les caractéristiques physiques du milieu discret avec ressorts du point de vue
macroscopique, le comportement au flambement fera intervenir ces valeurs critiques de γ, N ou LE .
24 CHAPITRE 2. GÉNÉRALITÉS
Chapitre 3
Homogénéisation périodique
25
26 CHAPITRE 3. HOMOGÉNÉISATION PÉRIODIQUE
Le paramètre γ pilote donc le flambement car il définit la charge critique. Son développement s’écrit
La valeur de γ à l’ordre dominant, γ (0) , est fondamentale pour évaluer la localité du flambement : si γ (0) = 0,
le flambement est global, comme on l’a dit au paragraphe 2.2.9.1.
Les fonctions de γ sont développées autour de γ (0) , selon
1 1
f (γ) = f (γ (0) ) + (γ − γ (0) ) f ′ (γ (0) ) + (γ − γ (0) )2 f ′′ (γ (0) ) + (γ − γ (0) )3 f ′′′ (γ (0) ) + o((γ − γ (0) )3 ) (3.4)
2 6
Cela donne, en y injectant le développement 3.3 :
f (γ) =f (γ (0) )
+ ε γ (1) f ′ (γ (0) )
1 2
+ ε2 γ (2) f ′ (γ (0) ) + γ (1) f ′′ (γ (0) )
2
3 (3) ′ (0) (1) (2) ′′ (0) 1 (1) 3 ′′′ (0)
+ ε γ f (γ ) + γ γ f (γ ) + γ f (γ ) + o(ε3 )
6
VER à m = 2 cellules
cellule
Une contrainte dans ce choix est que la poutre macroscopique doit contenir un nombre suffisant de VER
(typiquement, cinq est un strict minimum) pour que l’homogénéisation ait un sens, ce qui est d’autant plus le
cas que ε est petit. Ainsi, pour un VER à m cellules, la séparation d’échelle impose non seulement que ε ≪ 1,
mℓ
mais aussi m ε = ≪ 1.
L
D’un VER à son voisin, les grandeurs cinématiques seront supposées lentement variables, ce qui autorise un
développement de Taylor. Au sein même d’un VER, aucune supposition de ce genre n’est faite, et on peut au
contraire voir apparaître, par exemple, pour les VER contenant un nombre pair de poutres élémentaires, des
régimes où deux nœuds consécutifs sont en opposition de déplacement ou d’inclinaison.
On désignera par la suite ce choix de nombre de poutres élémentaires par VER par l’expression de pseudo-
périodicité à m cellules, ou par abus simplement périodicité à m cellules.
En particulier, on a aussi
1 2 2 2 3
gn+m − gn−m = m ε L 2 ∂x g(x) + m ε L ∂x g(x) + o(ε4 ) (3.7)
3
et
1 4 2 4 4
gn−m − 2 gn + gn+m = m2 ε2 L2 ∂x2 g(x) + m ε L ∂x g(x) + o(ε4 ) (3.8)
12
3.2.3 Écriture des équations aux différents ordres et propagation des conditions
Il faut ensuite écrire le développement asymptotique des équations d’équilibre dans leur version continue
compte tenu du nombre de poutres élémentaires choisi pour le volume élémentaire représentatif.
On examine les différents ordres ainsi obtenus, dans l’ordre croissant, chaque ordre fournissant une ou
plusieurs conditions permettant de réécrire les équations, éventuellement à ce même ordre pour obtenir d’autres
expressions des autres conditions, en tout cas aux ordres suivants. Ces conditions peuvent être des conditions
sur la charge de flambement (γ et ses différents ordres) ou sur les grandeurs cinématiques ; elles peuvent faire
intervenir les raideurs des ressorts.
où g est une variable cinématique à un ordre dominant (déplacement à l’ordre 0 ou angle à l’ordre −1). L’un
des paramètres a, b ou c peut être nul. Ils peuvent s’exprimer en fonction des raideurs ϕ et χ des ressorts, en
fonction de ℓ, en fonction de γ (0) par l’intermédiaire des fonctions fi et en fonction d’un ordre supérieur de γ.
Cette équation différentielle suffit à décrire le comportement du système global. Il faut néanmoins en faire la
résolution, compte tenu de conditions aux limites d’extrémité pour la structure macroscopique, pour connaître
la charge critique de flambement et la cinématique de flambement correspondante.
Dans le cas très fréquent où a = 0, ceci pose la question du nombre d’équations, car l’équation différentielle est
d’ordre deux alors que les conditions aux limites s’écrivent sous forme de quatre équations. Ce point important
sera discuté en section 5.1.
L’application des conditions aux limites conduit à une solution pour la grandeur cinématique concernée.
Cette solution est écrite à une amplitude arbitraire près. Toutes les autres grandeurs cinématiques sont soit
nulles, soit exprimées en fonction de cette amplitude arbitraire.
priori relatif.
Considérer les solutions avec q négatif et chercher la plus petite valeur de charge, donc de γ, tout en gardant
γ positif, reviendrait à choisir une valeur négative de q de sorte que γ (0) +q |α| ℓ ⩾ 0 mais γ (0) +(q −1) |α| ℓ < 0.
Ceci revient à dire que γ (0) et γ̂ (1) ont des valeurs quasi-identiques, ce qui est contradictoire avec la séparation
d’échelle.
On choisit donc, dans ce cas, de ne pas tenir compte de la possibilité que q soit négatif. Avec q seulement
positif, choisir la plus petite valeur de charge revient alors à choisir q = 1 et γ = γ (0) + |α| ℓ.
Cette règle sera systématiquement appliquée, mais on verra dans la section 5.2 qu’elle mérite d’être sérieu-
sement remise en question.
Cette équation fait apparaître des combinaisons discrètes qui, par passage au continu, vont conduire à des
dérivées macroscopiques première et seconde en x à l’ordre dominant. Si l’on pose les opérateurs D1 et D2 tels
que :
D1 Un = 1 (Un+1 − Un−1 )
2 (3.11)
D U =U
− 2U + U
2 n n−1 n n+1
En introduisant U(x) tel que U(n ℓ) = Un , cette équation donne avec le passage au continu ci-dessus,
notamment compte tenu des égalités 3.7 et 3.8 avec m = 1 :
2 2
2 L 3 2 2 2 2 L 4
B − C ε L ∂x + ε ∂ + Dε L ∂x + ε ∂ U + o(ε4 ) = R U (3.13)
6 x 12 x
B0 U(0)
+ε B0 U(1) + γ (1) B1 U(0) − L C0 ∂x U(0)
2 (2) (1) (1) (2) 1 (1) 2 (0) (1) (1) (0) 2 2 (0)
+ε B0 U + γ B1 U + γ B1 + γ B2 U − L C0 ∂x U − γ L C1 ∂x U + L D0 ∂x U
2
(3) (2) 1 (1) 2 (1) 1 (1) 3
3 (1)
+ε B0 U + γ B1 U + γ B1 + γ (2) (3)
B2 U + γ B1 + γ γ B2 + γ (1) (2)
B3 U(0)
2 6
L2 3 (0)
(1) (1) 1 (1) 2
− L C0 ∂x U + ∂ U (1)
− L γ C1 ∂x U − L γ C1 + γ (2)
C2 ∂x U(1)
6 x 2
2 2 (1) 2 (1) 2 (0)
+ L D0 ∂ x U + L γ D1 ∂ x U
(4) (3) 1 (1) 2 (2) 1 (1) 3
4 (1)
+ε B0 U + γ B1 U + γ B1 + γ (2) (3)
B2 U + γ B1 + γ γ B2 + γ (1) (2)
B3 U(1)
2 6
1 (2) 2 1 (1) 2 (2) 1 (1) 4
+ γ B1 +(4)
γ +γ γ (1) (3)
B2 + γ γ B3 + γ B4 U(0)
2 2 24
L2 3 (1) L2 3 (0)
(3) (1) (2)
− L C0 ∂x U + ∂ U − L γ C1 ∂ x U + ∂ U
6 x 6 x
1 (1) 2 (1) 1 (1) 3
(2)
− L γ C1 + γ (3)
C2 ∂x U − L γ C1 + γ γ C2 + γ (1) (2)
C3 ∂x U(0)
2 6
L2 4 (0)
2 2 (2) 2 (1) 2 (1) 2 (2) 1 (1) 2 2 (0)
+ L D0 ∂x U + ∂ U + L γ ∂x U + L γ D1 + γ D2 ∂x U
12 x 2
+O(ε4 )
Les matrices utilisées ci-dessus sont ainsi définies : B0 = B(γ (0) ), B1 = B′ (γ (0) ), B2 = B′′ (γ (0) ), etc.,
c’est-à-dire :
" # " # " #
0 0 0 0 0 0
B0 = B1 = B2 = ... (3.14)
0 −f2 (γ (0) ) 0 −f2′ (γ (0) ) 0 −f2′′ (γ (0) )
" # " #
0 f2 (γ (0) ) 0 f2′ (γ (0) )
C0 = (0)
C1 = ′ (0)
... (3.15)
−f2 (γ ) 0 −f2 (γ ) 0
f1 (γ (0) ) 0 f1′ (γ (0) ) 0
D0 = 1 D1 = 1 ... (3.16)
0 − f4 (γ (0) ) 0 − f4′ (γ (0) )
6 6
30 CHAPITRE 3. HOMOGÉNÉISATION PÉRIODIQUE
1 1
Yn = (U2 n + U2 n+1 ) et Zn = (U2 n − U2 n+1 ) (3.19)
2 2
Pour l’élément à double-cellule numéro n, Yn pilote les modes où les deux nœuds sont en phase (c’est-à-dire
que si Zn = 0, on retrouve les modes avec périodicité à une cellule, déjà vus) et à l’inverse Zn pilote les modes
où les deux nœuds sont en opposition de phase, c’est-à-dire que si Yn = 0 on doit trouver des modes spécifiques.
L’introduction de Yn et Zn dans les deux équations d’équilibre ci-dessus, et l’écriture de la demi-somme et
de la demi-différence de ces deux équations, donnent les deux équations ci-après :
1 1
B Yn − C (Yn+1 − Yn−1 ) + D Yn−1 − 2 Yn + Yn+1
4 2
1 1
− C (Zn+1 − Zn−1 ) + D Zn−1 − 2 Zn + Zn+1 = R Yn
4 2
(3.20)
1 1
B − 4 D Zn + C (Zn+1 − Zn−1 ) − D Zn−1 − 2 Zn + Zn+1
4 2
1 1
+ C (Yn+1 − Yn−1 ) − D Yn−1 − 2 Yn + Yn+1 = R Zn
4 2
On voit ici l’intérêt du changement de variable : à l’ordre dominant, les équations en Y et Z seront découplées.
3.5. AUTRES PSEUDO-PÉRIODICITÉS 31
Comme précédemment on passe du discret au continu en posant Y(x) et Z(x) tels que Y(2 n ℓ) = Yn et
Z(2 n ℓ) = Zn . Il vient ensuite par exemple Yn+1 = Y(x + 2 ℓ), qui subit un développement de Taylor. Les
équations d’équilibre ainsi passées du discret au continu deviennent alors :
2 ℓ3 3
B Y − C ℓ ∂x Y + ∂ Y + D 2 ℓ2 ∂x2 Y
3 x
4 ℓ3 3
2 2
−C ℓ ∂x Z + D 2 ℓ ∂x Z + ∂ Z + o(ℓ3 )
= RY
3 x
(3.22)
2 ℓ3 3
∂x Z − D 2 ℓ2 ∂x2 Z
B − 4 D Z + C ℓ ∂x Z +
3
4 ℓ3 3
+C ℓ2 ∂x2 Y − D 2 ℓ ∂x Y + ∂x Y + o(ℓ3 ) = RZ
3
(0)
B0 Y(0) = RY
ε0 (0) (3.23)
B0 − 4 D0 Z(0)
= RZ
(1)
B0 Y(1) + γ (1) B1 Y(0) − L C0 ∂x Y(0) + 2 L D0 ∂x Z(0) = RY
ε1 (3.24)
(1)
B0 − 4 D0 Z(1) + γ (1) B1 − 4 D1 Z(0) + L C0 ∂x Z(0) − 2 L D0 ∂x Y(0)
= RZ
1 (1) 2
(2) (1)
(1)
B0 Y + γ B1 Y + γ B1 + γ (2)
B2 Y(0)
2
−L C0 ∂x Y(1) − L γ (1) C1 ∂x Y(0) + 2 L2 D0 ∂x2 Y(0)
(2)
−L2 C0 ∂x2 Z(0) + 2 L D0 ∂x Z(1) + 2 L γ (1) D1 ∂x Z(0) = RY
ε2
B − 4 D Z (2)
+ γ (1)
B − 4 D (1) (3.25)
0 0 1 1 Z
1
(1) 2
(2)
− − Z(0)
+ γ B 1 4 D 1 + γ B 2 4 D 2
2
+L C0 ∂x Z(1) + L γ (1) C1 ∂x Z(0) − 2 L2 D0 ∂x2 Z(0)
(2)
+L2 C0 ∂x2 Y(0) − 2 L D0 ∂x Y(1) − 2 L γ (1) D1 ∂x Y(0) = RZ
1
Yn = (U3 n + U3 n+1 + U3 n+2 )
3
1
Sn = (2 U3 n − U3 n+1 − U3 n+2 ) (3.26)
3
1
Tn = √ (U3 n+1 − U3 n+2 )
3
En plus des opérateurs différentiels discrets écrits en 3.11, on introduit un autre opérateur de degré un, D̃1
tel que pour tout vecteur Xn défini au nœud n :
1 h 1 1 1 1
i
B Y n − C D 1 − D D 2 Y n + − C + D D̃1 − C − D D 2 Sn
3 12 2 6 2
1 1
√
+ C + D D̃1 Tn−1 = R Yn
2 3 2
√
h i 3 1 h i
B − 3 D Sn − D Tn + C D1 − D D2 Sn (3.28)
2 3
1 2 1 1 1
+ − C + D D̃1 + C + D D2 Y n + √ C + D D̃1 Tn−1 = R Sn
6 3 2 3 2
√
3 1 1
h i
C Sn + √
B − 3 D Tn + C − D D̃1 (Yn + Sn ) = R Tn
2 3 2
On constate que si, à l’ordre dominant, l’équation en Yn est découplée des deux autres, ce n’est pas le cas
des équations en Sn et Tn . On appellera par la suite les modes correspondants mode double ou mode couplé.
1
Yn = (U4 n + U4 n+1 + U4 n+2 + U4 n+3 )
4
1
Zn = 4 (U4 n − U4 n+1 + U4 n+2 − U4 n+3 )
1 (3.29)
Sn = (U4 n − U4 n+2 )
2
1
Tn = 2 (U4 n+1 − U4 n+3 )
3.5. AUTRES PSEUDO-PÉRIODICITÉS 33
Résultats
Ce chapitre présente de manière synthétique les résultats obtenus (en commençant par les solutions de
références fournies par le calcul aux éléments finis), de manière à illustrer tant les divers aspects de la méthode
employée que le comportement physique du système étudié.
On rappelle que les raideurs adimensionnelles sont définies par les relations 2.35. On utilisera le rapport ξ
entre longueur d’une poutre élémentaire et longueur de la poutre macroscopique :
ℓ 1
ξ= = (4.1)
H np
On utilisera également la charge critique réduite N, charge critique divisée par la charge critique de flambe-
ment d’Euler d’une poutre microscopique bi-rotulée :
N ℓ2
N= (4.2)
E I π2
4 2
On a également N = γ . Ainsi, N vaut 1 pour le flambement d’une poutre élémentaire bi-rotulée, 4
π2
pour le flambement d’une poutre élémentaire bi-encastrée, ξ 2 pour le flambement de la poutre macroscopique
bi-rotulée.
35
36 CHAPITRE 4. RÉSULTATS
10
0,5
0,1
0,01
0 ϕ
0 0,01 0,1 1 10
Figure 4.1 – Résultats des calculs aux éléments finis : déformées en translation des premiers modes prévus
pour différents contrastes de raideurs.
χ
10 0,779 0,831 1,098 1,622 2,226
1 0,725 0,792 1,055 1,549 2,079
0,5 0,675 0,756 1,007 1,502 1,975
0,1 0,465 0,623 0,865 1,385 1,719
0,01 0,246 0,474 0,765 1,315 1,593
0 0,196 0,450 0,750 1,305 1,577 ϕ
0 0,01 0,1 1 10
Figure 4.2 – Charges critiques adimensionnelles γ des premiers modes prévus par éléments finis.
-0.3
-0.3
Figure 4.3 – Résultats des calculs aux éléments finis : modes 1 et 2 pour deux cas.
0.25
0.3
0.20
0.2
0.1 x 0.15
0.0 0.10
2 4 6 8
-0.1 l 0.05 x
-0.2 0.00
2 4 6 8
-0.3
l
Éléments finis — np=8 ϕ=0.01 χ=0.11
Mode 1 — γ=0.633635 Éléments finis — np=8 ϕ=0.01 χ=0.11
déplacement v Mode 2 — γ=0.634636
x déplacement v
0.00 0.3
2 4 6 8
-0.05 l 0.2
-0.10 0.1 x
-0.15 0.0
2 4 6 8
-0.20 -0.1 l
-0.25 -0.2
-0.3
-0.30
Figure 4.4 – Résultats des calculs aux éléments finis : modes 1 et 2 pour deux cas à ϕ = 0,01.
38 CHAPITRE 4. RÉSULTATS
χ
couche limite de flambement couche limite de flambement
poutres élémentaires extrêmes poutres élémentaires extrêmes
v libre+θ nul – rotulées encastrées – rotulées
π π
10 γ = 0,779 ≃ ... γ = 2,226 ≃
4 2 × 0,699
.. ..
. .
ϕ
0 10
Figure 4.5 – Résumé schématique des significations des charges limites de flambement.
4.2.1 Équations
La figure 4.6 présente une synthèse des équations obtenues pour la pseudo-périodicité à une cellule. À chaque
fois, l’équation différentielle régissant la variable cinématique dominante est donnée (avec un facteur 1 devant la
dérivée d’ordre le plus élevé de l’équation), puis l’expression de γ (0) et la relation liant les variables cinématiques.
On a aussi noté γ s , valeur de γ aux ordres supérieurs, pour faire apparaître une forme compacte dans l’équation
différentielle (et donc, parfois, γ s = γ (0) ).
Par souci de simplification, lorsqu’il est écrit fi ou fi′ seul, il faut lire fi (γ (0) ) ou fi′ (γ (0) ).
On n’a donné ici d’expressions que pour les solutions modulées (cases blanches et jaunes). Les cases grisées
sont les situations pour lesquelles il n’émerge aucune cinématique pour une pseudo-périodicité à une cellule. Les
cases jaunes et les cases pourpres sont celles pour lesquelles existe une possibilité de cinématique à θ uniforme.
Trois courbes de déformées transversales, typiques des modes de flambement rencontrés, sont présentées pour
fixer les idées. Elles sont obtenues avec résolution des équations différentielles avec deux appuis extrêmes rotulés
(à noter qu’une correction sur la prise en compte des conditions aux limites changera l’allure de la déformée
pour le cas ϕ = 0, χ = O(ε−1 ), comme on le verra en section 5.1.2).
v
v
v0
v0
1.0
0.8 0.2
0.6 0.1
x
0.4
0.2 2 4 6 8 10 l
x -0.1
2 4 6 8 10 12 l -0.2
χ
24 χ 24 ϕ 1
∂x4 v + (γ − γ s ) ∂x2 v = O(ε) ∂x2 v + v = O(ε) 24 ϕ 1
ℓ2 π ℓ2 π 3 γ − γ s ∂x2 v + v = O(ε)
π π π π π ℓ2 π 3 γ − γ (0)
γs = − + γs = − π
2 6χ 18 χ2 2 6χ γ (0) =
π π
O(ε−2 )
γ (0) = γ (0) = 2
24 χ 24 ϕ 1 24 ϕ 1
∂x4 v + (γ − γ s ) ∂x2 v = O(ε) ∂x2 v + ∂x2 v +
ℓ2 π
v = O(ε) v = O(ε)
ℓ2 π 3 γ − γ s ℓ2 π 3 γ − γ s
π π π π(π 2 π π π π π
+ + +
− 12)
γs = γs = − γs = −
2 6χ 18 χ2 2 6χ
−
2 6χ 18χ2 648 χ3
π π
O(ε−1 )
π
γ (0)
= γ (0) = γ (0) =
2 2 2
f2 f2 f2
θ= θ= ∂x v + O(ε2 ) θ= ∂x v + O(ε2 )
χ χ
∂x v + O(ε2 )
χ
F G
∂x4 v +
R S S
(γ − γ (0) ) ∂x2 v + 4 v = O(ε)
12 (γ − γ (0) ) ℓ2 ℓ ϕ f2 2
∂x4 v + Q ∂x2 v = O(ε) ∂x2 θ + ∂x2 θ + ∂x2 θ +
ℓ2
(γ − γ (0) ) θ = O(ε) (γ − γ (0) ) θ = O(ε) (γ − γ (0) ) θ = O(ε)
f2 2 f1′ + f1 (f1 − 2 f2 ) f2′
∂x2 v − v = O(ε) ℓ2 ℓ2 ℓ2
où F = 12
ℓ2 (γ − γ (0) ) D
2
f2 f1′
+ f1 (f1 − 2 f2 ) f2′ f1 (−3 f2 2 + 2 f1 f4 ) 6 f2′ ϕ 6 f2′ 6 f2′
où Q = où R = où S = où S =
f1 (−3 f2 2 + 2 f1 f4 ) 12 ϕ f2 2 où D = f2 2 f1′ + f1 2 f2′ − 2f1 f2 f2′
6 f2 2 + ϕ f 4 f4 f4
G=
O(1)
γ (0) tan γ (0) = 3 χ f1 (−3 f2 2 + 2 f1 f4 ) γ (0) tan γ (0) = 3 χ f2 (γ (0) ) = −χ f2 (γ (0) ) = −χ f2 (γ (0) ) = −χ
f2 γ (0) tan γ (0) = 3 χ f2 f2 f2 f2
θ= θ= ∂x v + O(ε)
χ + f2
∂x v + O(ε)
f2 χ + f2 v = −ℓ
ϕ
∂x (ℓ θ) + O(ε2 ) v = −ℓ
ϕ
∂x (ℓ θ) + O(ε3 ) v = −ℓ
ϕ
∂x (ℓ θ) + O(ε4 )
θ= ∂x v + O(ε)
χ + f2
O(ε)
4 (γ 2 − 3 χ) 2 4 (γ 2 − 3 χ) 2 12 ϕ
∂x4 v + ∂x v = O(ε) ∂x4 v + ∂x v + 4 v = O(ε)
ℓ2 ℓ2 ℓ
O(ε2 ) γ (0) = 0 γ (0) = 0
θ = ∂x v + O(ε) θ = ∂x v + O(ε)
4.2. HOMOGÉNÉISATION : PSEUDO-PÉRIODICITÉ À UNE CELLULE
4 γ2 4 γ2 2 12 ϕ
∂x4 v + ∂x2 v = O(ε) ∂x4 v + ∂ v + 4 v = O(ε)
ℓ2 ℓ2 x ℓ
0 γ (0) = 0 γ (0) = 0
θ = ∂x v + O(ε) θ = ∂x v + O(ε)
ϕ
0 O(ε4 ) O(ε3 ) O(ε2 ) O(ε1 ) O(1) O(ε−1 ) O(ε−2 )
v
mode modulé seul
v0
1.0 mode modulé ET mode à θ constant
0.8
0.6 mode à θ constant seul
0.4
0.2
aucune cinématique de flambement
x
2 4 6 8 10 l
des différents ordres de grandeur des raideurs des ressorts. Les trois déformées présentées sont obtenues avec
Figure 4.6 – Synthèse des équations obtenues pour les modes pseudo-périodiques à une cellule, en fonction
39
40 CHAPITRE 4. RÉSULTATS
B 2 C
A ∂x4 w + 2
(γ − γ s 2 ) ∂x2 w + 4 w = O(ε) (4.3)
ℓ ℓ
où w désigne v ou θ, et où A, B et C sont des fonctions de γ (0) , χ et ϕ, de sorte que tous les termes de l’équation
différentielle sont du même ordre de grandeur.
En effet, on peut écrire γ 2 − γ s 2 = (γ − γ s ) (γ + γ s ). Or, γ = γ s + O(εα ), où l’ordre α est au moins égal à 1
vu la définition de γ s . Donc on peut écrire γ 2 − γ s 2 = (γ − γ s ) (2 γ s + O(εα )), ce qui permet bien d’écrire toutes
les équations sous la forme ci-dessus même quand c’est γ − γ s qui apparaît.
Au sein d’une même colonne (ϕ constant) ou d’une même ligne (χ constant), on peut observer comment
est faite la prise en compte des variations de l’autre raideur. Par exemple, en partant de la case ϕ = O(ε4 ),
χ = O(1) où γ (0) est solution de γ (0) tan γ (0) = −3 χ :
π
— si l’on raidit les ressorts spiraux (χ augmente) sans changer ϕ, alors γ (0) = , plus petite solution de
2
γ (0) tan γ (0) → +∞ ; or comme alors f1 (γ (0) ) = 0 les dénominateurs des facteurs F et G s’annulent, ce
qui revient à éliminer le terme en ∂x4 v, et l’on retrouve les équations de la case au-dessus ;
— au contraire si on assouplit les ressorts spiraux (χ diminue) sans changer ϕ, alors γ (0) = 0, solution de
γ (0) tan γ (0) → 0 et l’on voit apparaître l’équation de la case du dessous ;
— si l’on raidit les ressorts transversaux (ϕ augmente) sans changer χ, alors facteur G du le terme en v
grandit mais pas le terme en ∂x4 v, ce qui donne l’équation présente en case de droite ;
— au contraire si l’on assouplit les ressorts transversaux (ϕ diminue) sans changer χ, alors le terme G
disparaît de l’équation différentielle, ce qui élimine le terme en v et donne l’équation en case de gauche.
On remarque que pour tous ces modes à pseudo-périodicité à une cellule, la valeur de γ (0) (ou de γ s ) est
déterminée par la raideur des ressorts spiraux χ. La raideur des ressorts transversaux intervient, elle, dans les
coefficients de l’équation différentielle pilotant la modulation ou dans les relations entre variables cinématiques.
Cette observation est propre aux modes à une cellule, ce ne sera pas le cas pour les modes à plus d’une cellule.
L’absence de flambement possible en pseudo-périodicité à une cellule, pour les ressorts raides (portion en
haut à droite du tableau) s’interprète comme une rigidité excessive donnée à la poutre macroscopique par les
ressorts, qui interdit d’envisager le flambement en pseudo-périodicité à une cellule. Nous n’avons en revanche
pas spécialement d’explication physique à donner au fait qu’aucun mode modulé n’émerge, en régime de pseudo-
périodicité à une cellule, pour certaines autres valeurs des ordres de grandeurs des raideurs, comme χ = O(ε),
ϕ = O(ε2 ) ou ϕ = O(ε).
6 1 cellule
2 cellules : antipériodique déplacement
5
2 cellules : antipériodique angle
2 cellules : antipériodique
4
3 cellules
3
4 cellules
Éléments finis
2
-2 -1 0 1 2
log(χ)
Figure 4.7 – Bilan pour tous les modes étudiés, sans ressorts transversaux (ϕ = 0), lorsque la raideur χ des
ressorts spiraux varie. Comparaison avec les résultats des calculs aux éléments finis.
v0
1.0
0.8
0.6
0.4
0.2 x
2 4 6 8 10 12 l
lθ
v0
0.4
0.2
x
2 4 6 8 10 12 l
-0.2
-0.4
Figure 4.8 – Déformées en déplacement (en haut) et rotation (en bas) pour ϕ = 0, χ = 10, np = 24, avec
pseudo-périodicité à une cellule.
4.3. CHARGES CRITIQUES POUR TOUS LES MODES ÉTUDIÉS 43
1 cellule
3
2 cellules : antipériodique déplacement
2 cellules : antipériodique angle
2 cellules : antipériodique
2 3 cellules
4 cellules
Éléments finis
-2 -1 0 1 2
log(ϕ)
Figure 4.9 – Bilan pour tous les modes étudiés, sans ressorts spiraux (χ = 0), lorsque la raideur ϕ des ressorts
transversaux varie. Comparaison avec les résultats des calculs aux éléments finis.
Le mode pseudo-périodique à une cellule qui apparaît pour toute valeur de ϕ est un mode où l’angle aux
nœuds est uniforme et le déplacement nul. La charge critique est N = 4, ce qui correspond au deuxième mode
pour une poutre élémentaire bi-rotulée, comme l’explique la déformée visible en figure 4.10.
v
v0
0.15
0.10
0.05 x
-0.05 2 4 6 8 10 12 l
-0.10
-0.15
Figure 4.10 – Déformée en déplacement pour ϕ = 0, χ = 0, np = 12, avec pseudo-périodicité à une cellule.
La forte discontinuité observée dans la courbe du mode à quatre cellules est certainement due au fait que γ
n’est calculé qu’à l’ordre ε pour ϕ = O(1).
Pour ϕ = O(1) ou ϕ = O(ε), le premier mode de flambement prédit par éléments finis est celui des modes
spécifiques à trois cellules ou quatre cellules, et l’on devine que si le calcul de pseudo-périodicité à cinq cellules
ou plus avait été fait, l’enveloppe des courbes correspondantes reproduirait l’allure de la courbe aux éléments
finis. À l’extrémité gauche, pour les deux types de ressorts infiniment souples, on doit retrouver le flambement
de la poutre macroscopique à une arche de sinus, donc de périodicité 2 H, ou 2 np cellules (avec N = ξ 2 ).
On constate que le mode à deux cellules antipériodique en angle coïncide, pour les grandes raideurs ϕ, avec
π
la prédiction aux éléments finis (les deux courbes sont indiscernables sur le graphique), avec γ = ou N = 1,
2
charge de flambement d’une poutre élémentaire bi-rotulée. Cependant, si l’on est plus précis on constate qu’il
y a en réalité deux modes superposés :
π
— le mode où ν (−1) est uniforme, avec périodicité parfaite (voir figure 4.11, en haut), pour lequel γ =
2
exactement ;
— le mode où ν (−1) est modulé en amplitude (figure 4.11, en bas), pour lequel
π π3 ξ2 π5 ξ2
γ= + − + o(ξ 2 ) (4.4)
2 8 24 ϕ
44 CHAPITRE 4. RÉSULTATS
ϕ=10, χ=0
v
lθ0
0.3
0.2
0.1 x
-0.1 5 10 15 20 l
-0.2
-0.3
ϕ=10, χ=0
v
lθ0
0.3
0.2
0.1 x
-0.1 5 10 15 20 l
-0.2
-0.3
Figure 4.11 – Déformées en déplacement ϕ = 10, χ = 0, np = 24, avec pseudo-périodicité à deux cellules : le
mode exactement antipériodique (en haut) et le mode modulé (en bas).
Quoi qu’il en soit, la prédiction du premier mode de flambement par la méthode utilisée est possible.
avec b déterminé à l’aide des conditions aux limites, indépendant de χ, très voisin de π, en l’occurrence un
π3 ξ3
développement limité montre que b = π + + o(ξ 3 ) (ceci étant réalisé avec la prise en compte des conditions
15
aux limites conformément à la solution émergeant dans la discussion que l’on verra en section 5.1).
Le déplacement d’un nœud n pouvant s’écrire sous la forme vn = a1 sin(b n ξ) + a2 cos(b n ξ) + a3 n ξ + a4 , on
comprend que la déformée fournie par le calcul par homogénéisation est indépendante de χ pour ce qui concerne
les valeurs aux nœuds et ne diffère pas, aux nœuds, de l’arche de sinus obtenue pour χ = 0.
En résumé, le calcul par homogénéisation ne peut prédire correctement à la fois la valeur de la charge critique
et l’allure de la déformée que si χ ne dépasse guère 10−2 . Au-delà, l’écart est sensible. Ceci a été vérifié avec
ϕ = 0, ce qui correspond à un flambement global, mais est vérifiable aussi pour d’autres valeurs de ϕ, dans les
cas où le flambement est distribué.
4.4. COMMENTAIRES SUR LES RÉSULTATS 45
6 6
5 5
4 4
3 3
2 2
1 1
-2 -1 0 1 2
log(χ) -2 -1 0 1 2
log(ϕ)
1 cellule
2 cellules : antipériodique déplacement
2 cellules : antipériodique angle
Figure 4.12 – Bilan pour tous les modes étudiés, avec ϕ = O(1), lorsque χ varie (à gauche) et avec χ = O(1)
lorsque ϕ varie (à droite). Comparaison avec les résultats des calculs aux éléments finis.
ϕ=0 np =24
N
0.06
0.05
0.04 Homogénéisation
0.02
0.01
Figure 4.13 – Valeurs de γ du mode 1 calculée par éléments finis, et valeurs de γ (à l’ordre ε4 près) fournies
par le calcul par homogénéisation (mode pseudo-périodique à une cellule), pour ϕ = 0 en fonction de χ = O(ε2 ).
46 CHAPITRE 4. RÉSULTATS
χ=0.01
χ=0.02
χ=0.05
χ=0.1
χ=0.5
Figure 4.14 – Déformées en déplacement pour plusieurs valeurs de χ = O(ε2 ), obtenues par calcul aux éléments
finis.
inclinaison θ inclinaison θ
Figure 4.15 – Déformées en déplacement et angle pour χ = 0, ϕ = 10, np = 24 : comparaison entre le premier
mode donné par le calcul aux éléments finis (à gauche) et le calcul homogénéisé à ν constant (à droite).
Il existe un mode de γ très proche, antipériodique en angle également, modulé en amplitude, prédit à la
fois par les éléments finis (c’est le deuxième mode) et le calcul par homogénéisation. La figure 4.16 montre les
déformées correspondantes.
Pour ces deux cas, la prédiction est très bonne à la fois pour les valeurs des charges critiques et l’allure des
déformées.
inclinaison θ inclinaison θ
Figure 4.16 – Déformées en déplacement et angle pour χ = 0, ϕ = 10, np = 24 : comparaison entre le deuxième
mode donné par le calcul aux éléments finis (à gauche) et le calcul homogénéisé à ν modulé (à droite).
critique. À droite, les déformées obtenues par le calcul par homogénéisation, avec une pseudo-périodicité bien
choisie.
Dans les quatre cas l’accord des valeurs de γ est bon et l’allure des déformées paraît convenable (avec des
différences sensibles au voisinage des extrémités toutefois).
On le voit, la détermination du mode de flambement le plus critique paraît toujours possible dans le cas
χ = 0, dans le cas ϕ = O(1), pour peu que l’on parvienne à sélectionner le bon cas de pseudo-périodicité et
la bonne valeur de q. Nous extrapolons ceci aux cas, non étudiés, où ϕ est encore plus faible, et où les modes
de flambement les plus critiques ont une pseudo-périodicité à nombre de cellules plus élevée (par exemple pour
ϕ = 0,1 le calcul aux éléments finis montre un premier mode de périodicité sur six cellules).
Les valeurs de ϕ ont été choisies pour illustrer le caractère délicat de la sélection du type de pseudo-périodicité
à utiliser dans le calcul par homogénéisation, pour sélectionner le mode qui est effectivement celui de plus faible
charge critique.
Rappelons que dans le processus de calcul par homogénéisation, pour ces modes à pseudo-périodicité sur
trois ou quatre cellules, une étape consiste à résoudre une équation différentielle d’ordre deux sur une variable
cinématique, ce qui, compte tenu des conditions aux limites, conduit à une condition de quantification de mode.
Pour fixer les idées, écrivons que cette condition de quantification conduit à une expression de γ̂ (1) sous la forme
γ̂ (1) = q π ξ g1 (γ (0) ), avec q ∈ Z∗ a priori.
On discutera dans la section 5.2 que le raisonnement consistant à rechercher la plus faible charge critique,
donc le plus faible γ, conduirait à éliminer comme non physiques les cas où γ̂ (1) est une fonction décroissante
de q, ainsi que les cas où γ̂ (1) est une fonction croissante de q mais où q peut être négatif. Ce raisonnement
conduirait donc à choisir d’écrire γ̂ (1) = q π ξ g1 (γ (0) ) avec q ∈ N∗ , et alors la plus petite charge critique serait
obtenue pour q = 1. Or, on verra que ceci conduit à éliminer des modes de flambement pourtant effectivement
obtenus par éléments finis.
Ici, ce point est particulièrement crucial. En effet, voici comment ont été obtenues les déformées issues du
calcul par homogénéisation, et correspondant aux premiers modes prédits par éléments finis, pour la figure 4.17 :
— pour ϕ = 2, on a sélectionné la pseudo-périodicité à trois cellules, en dérogeant à la règle de la croissance
de γ̂ (1) en l’ordre du mode, et en choisissant le mode q = −1 ;
— pour ϕ = 0,86, on a sélectionné la pseudo-périodicité à trois cellules, avec cette fois q = −2 ;
— pour ϕ = 0,85, c’est la pseudo-périodicité à quatre cellules, avec de même q = −2 ;
— pour ϕ = 0,8, c’est la pseudo-périodicité à quatre cellules, avec q = −1 ;
— pour ϕ = 0,6, c’est la pseudo-périodicité à quatre cellules, pour le mode à angle constant.
La détermination du mode le plus critique est donc certes possible, mais avec la difficulté qu’il faut pouvoir
choisir le régime de pseudo-périodicité adéquat ET la valeur de q adéquate. Ceci rend difficile, par conséquent,
de prédire analytiquement, pour une valeur de ϕ donné, quelle pseudo-périodicité il faut choisir. En effet, si l’on
avait su que q = 1 quoi qu’il arrive pour le mode de plus petite charge critique pour une pseudo-périodicité
donnée, il suffisait de comparer les fonctions donnant γ et de sélectionner, pour la valeur de ϕ donnée, la pseudo-
périodicité qui donne la plus petite valeur de γ. Mais si q varie de sorte que γ̂ (1) peut diminuer a priori autant
que l’on veut la valeur de γ (0) , ce moyen de sélection est impossible.
Tout au plus peut-on avoir une approximation du basculement entre les régimes en recherchant l’égalité des
48 CHAPITRE 4. RÉSULTATS
charges critiques à l’ordre supérieur. Par exemple ici, γ (0) est donné par les équations suivantes :
3 f2 (γ (0) )2
ϕ = −3 f1 (γ (0) ) +
pour la pseudo-périodicité à trois cellules
4 f2 (γ (0) ) − 2 f4 (γ (0) )
(4.6)
3 f2 (γ (0) )2
ϕ = −2 f1 (γ (0) ) +
pour la pseudo-périodicité à quatre cellules
3 f2 (γ (0) ) − f4 (γ (0) )
L’égalité des deux valeurs de γ (0) s’obtient pour ϕ = 0,91. C’est très voisin de la transition observée, entre
ϕ = 0,86 et ϕ = 0,85.
4.5 Conclusions
Les illustrations de comparaisons faites ci-avant paraissent toutes aller dans le sens des conclusions suivantes.
Discussions
Ce chapitre discute des deux principales questions qui soulèvent des difficultés dans l’emploi de la méthode
d’homogénéisation périodique : la question de la prise en compte des conditions aux limites et les questions
relatives au choix des correctifs au paramètre de charge de flambement γ, et donc du numéro du mode.
inclinaison θ inclinaison θ
Figure 5.1 – Déformées pour ϕ = 0, χ = 1, np = 24, par éléments finis (à gauche) et homogénéisation avec
périodicité à une cellule, avec conditions aux limites naïves (à droite).
On constate un bon accord dans la valeur de la charge critique, mais l’allure des déformées diffère en cela que
les poutres extrêmes ont bel et bien leurs extrémités rotulées en rotation libre dans les déformées aux éléments
finis, pas dans le cas du calcul homogénéisé.
51
52 CHAPITRE 5. DISCUSSIONS
5.1.2 Conditions aux limites plus réalistes dans le cas des équations d’ordre quatre
Pour faire en sorte que les conditions aux limites de libre rotation soit bien prises en compte, il faut résoudre
l’équation différentielle vérifiée par la cinématique en utilisant les conditions aux limites de moments nuls. En
pratique, pour le cas χ = O(1), ϕ = 0, on a :
f2 (γ (0) ) γ (0)
avec γ (0) donné par γ (0) tan γ (0) = 3 χ et où on a noté δ = = et où β fait intervenir γ̂ (2)
χ + f2 (γ (0) ) tan γ (0)
et des fonctions de γ (0) . On peut alors écrire
1 1 1
f2 (γ (0) ) (v (0) (0) − v (0) (ℓ)) + f3 (γ (0) ) ℓ θ(0) (0) + f4 (γ (0) ) ℓ θ(0) (ℓ) = 0
2 3 6
(5.3)
− 1 f2 (γ (0) ) (v (0) (H − ℓ) − v (0) (H)) − 1 f4 (γ (0) ) ℓ θ(0) (H − ℓ) − 1 f3 (γ (0) ) ℓ θ(0) (H) = 0
2 6 3
puis traduire ces deux équations, ainsi que v (0) (0) = 0 et v (0) (H) = 0, en système sur a1 , a2 , a3 et a4 , sous la
forme M(β) [ai ].
déterminant
0.002
βH
-0.002
-0.004
βH
Figure 5.2 – Déterminant de M en fonction de , pour χ = 1, ϕ = 0 et np = 24.
π
π
La figure 5.2 montre l’allure du déterminant de M en fonction de β. On remarque que la valeur β = n’est
H
pas donnée par ce calcul, alors que c’est celle que l’on a retenue en utilisant la méthode initiale de calcul des
conditions aux limites. C’est cohérent avec la périodicité complète sur la cellule macroscopique observée sur la
déformée obtenue par calcul aux éléments finis.
Il faut ensuite chercher la plus petite racine en β de det M ; la plus petite parce qu’en l’occurrence cela
donnera la plus petite valeur de γ̂ (2) vu le lien entre β et γ̂ (2) , et ainsi connaître γ à l’ordre ε2 . En l’occurrence,
2π
on trouve une valeur de β proche de qui, comme on l’a dit, divise par deux la longueur d’onde de la
H
modulation, modifiant ainsi très fortement l’allure de la déformée. Mais comme cela ne change que γ̂ (2) et pas
γ (0) , la valeur de γ est très peu affectée.
Le noyau du système avec cette valeur de β donne une répartition des amplitudes ai , ce qui permet d’avoir
à une amplitude près l’expression de v (0) et ℓ θ(0) aux nœuds, et ainsi de tracer les déformées.
La figure 5.3 a été réalisée de cette manière. La valeur de γ obtenue est 1,198 à l’ordre ε2 , ce qui est toujours
très proche de la valeur obtenue par éléments finis. Cet accord des valeurs de γ est normal, comme on l’a dit,
étant donné que la différence entre les deux prises en compte des conditions aux limites agit sur γ (2) , donc
modifie peu γ.
On constate que l’allure des déformées est à présent pleinement conforme aux résultats obtenus par le calcul
aux éléments finis. Des essais menés dans d’autres cas présentent également ce bon accord.
Cette manière de procéder paraît donc satisfaisante. Elle est automatisable, mais nécessite une résolution
numérique pour la détermination de β. Elle convient donc pour les cas où l’équation différentielle est d’ordre
quatre. En l’occurrence, c’est le cas des situations où il n’y a pas de ressorts de translation (ϕ = 0).
5.1. LA QUESTION DES CONDITIONS AUX LIMITES 53
inclinaison θ inclinaison θ
Figure 5.3 – Déformées pour ϕ = 0, χ = 1, np = 24, par éléments finis (à gauche) et homogénéisation avec
périodicité à une cellule avec prise en compte des conditions aux limites réalistes (à droite).
Une première idée a été de corriger uniquement la déformée des poutres extrêmes sans affecter les dépla-
cements des nœuds intérieurs. Il s’agit juste d’additionner aux déformées obtenues par le calcul homogénéisé
des équations des déformées en angle et déplacement pour les poutres extrêmes, obtenues en appliquant les
conditions aux limites suivantes :
— déplacements transversaux nuls aux nœuds extrêmes et au nœud adjacent ;
— inclinaison nulle au nœud adjacent ;
— moment d’extrémité opposé au moment d’extrémité résultant du calcul homogénéisé, de sorte que le
moment total soit nul.
La figure 5.4 montre le résultat obtenu par cette tentative.
v lθ
v0 v0
0.35
0.5
0.30
0.4
0.25
0.3 0.20
0.15
0.2
0.10
0.1
0.05
x x
0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 l 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 l
Figure 5.4 – Déformées pour ϕ = 0, χ = 1, np = 12, en déplacement (à gauche) et en angle (à droite), montrant
une extrémité avec correction ; la courbe bleue est la déformée obtenue par homogénéisation, la courbe grise la
déformée après correction.
Il y a effectivement correction du moment d’extrémité. Cette correction arbitraire paraît toujours applicable.
54 CHAPITRE 5. DISCUSSIONS
Une autre idée est de superposer, toujours arbitrairement, à la déformée obtenue par le calcul homogénéisé,
une déformée où la barre macroscopique, sans effort normal mais munie de ses ressorts, est fléchie par des
moments d’extrémités opposés à ceux créés par le calcul homogénéisé avec effort normal.
Les équations matricielles régissant le problème aux nœuds sont connues, puisqu’il s’agit des équations du
problème avec effort normal, dans le cas où celui-ci est nul (γ = 0). On a réalisé cela dans le cas ϕ = 2, χ = 1,
np = 12 de la figure E.10. La figure 5.5, à droite, montre le résultat obtenu (avec γ = 2,46 à l’ordre ε2 ), mise
en regard de la figure correspondante obtenue par calcul aux éléments finis (à gauche), en l’occurrence il s’agit
du mode 12.
v
l θ0
-0.1
2 4 6 8 10 12
l
-0.2 Non corrigé Correction Corrigé
-0.3
θ
inclinaison θ
0.4 θ0
0.2 3
x 2
0.0
2 4 6 8 10 12
l 1 x
-0.2
2 4 6 8 10 12 l
-0.4
-1
-2
-3
Figure 5.5 – À gauche : déformées du mode 12 calculé par éléments finis avec ϕ = 2, χ = 1 et np = 12. À
droite : déformées en déplacement (en haut) et rotation (en bas) pour ϕ = 2, χ = 1, np = 12, avec pseudo-
périodicité à deux cellules, mode antipériodique en angle, avec ou non prise en compte de la correction du
moment d’extrémité.
La correction du moment d’extrémité est bien réalisée. Néanmoins l’allure obtenue ne correspond pas à celle
calculée par éléments finis, qui est bien antipériodique en angle sur deux cellules, avec déplacements aux nœuds
quasi-nuls, et avec une valeur de γ conforme.
La comparaison des deux déformées laisse penser qu’une modulation de l’angle par un sinus au lieu d’un
cosinus serait plus adéquate. Nous proposons à la section 5.1.4 une idée pour la faire émerger.
Cette opération de correction est réalisable sans difficultés. Mais elle ne corrige pas les allures des déformées
au point de les rendre ressemblantes aux prédictions faites par éléments finis, d’une part. Et d’autre part, comme
la précédente tentative de correction, elle est arbitraire.
5.1.3.3 Écriture des conditions aux limites sur plusieurs ordres du développement
Une autre idée, empruntée à [20], consisterait à écrire les conditions aux limites non seulement sur l’ordre
dominant des déplacements, mais sur une superposition de deux ordres. En effet, chaque ordre du développement
asymptotique apporte une équation différentielle d’ordre deux sur une variable cinématique. Si l’on écrit le
déplacement transversal, par exemple, comme la somme v (0) + ε v (1) , où v (0) et v (1) vérifient tous deux une
équation d’ordre deux, donc dépendent de deux constantes, cela fait quatre constantes pour les quatre conditions
aux limites, ce qui pourrait lever le problème.
Cependant, ceci s’avère une impasse dans tous les cas où le problème présente la même forme à tout ordre.
Pour expliquer cela, prenons l’exemple de la pseudo-périodicité à une cellule, avec τC = 0 et τK = 0. Le
calcul donne v (0) = 0 et l’inclinaison à l’ordre dominant ℓ θ̂(−1) qui vérifie une équation différentielle d’ordre
deux de la forme ∂x2 ℓ θ̂(−1) + β 2 ℓ θ̂(−1) = 0.
Le calcul montre aussi que ℓ θ(0) vérifie la même équation différentielle et que l’on a des relations de la forme
v̂ = −α ∂x ℓ θ̂(−1) et v̂ (2) = −α ∂x ℓ θ(0) donnant les ordres supérieurs des déplacements transversaux.
(1)
Alors, on peut certes poser ℓ θ̂(−1) = A sin β x + B cos β x et ℓ θ(0) = C sin β x + D cos β x, si l’écriture des
conditions aux limites se fait sur v = v̂ (1) + v̂ (2) et sur ℓ θ = ℓ θ̂(−1) + ℓ θ(0) , on voit que les constantes intervenant
sont A + C et B + D, soit deux constantes et non quatre, ce qui ramène au problème initial.
Cette idée paraît donc inopérante, du fait que le problème se présente de la même manière tout ordre.
5.2. DISCUSSIONS SUR LES RÈGLES DE CHOIX DES MODES DE FLAMBEMENT 55
5.1.4 Un essai fructueux de correction dans le cas des équations d’ordre deux
On reprend le cas du paragraphe précédent, en lui appliquant la correction utilisée pour le cas des équations
d’ordre quatre à la section 5.1.2. En l’occurrence, l’équation différentielle régissant le mode antipériodique en
angle pour le cas ϕ = 2, χ = 1, est
∂x2 (ℓ ν̂ (−1) ) + β 2 ℓ ν̂ (−1) = 0 (5.4)
Il s’agit ici de faire comme si cette équation était en réalité d’ordre quatre :
et de lui appliquer, comme on l’a fait à la section 5.1.2, les conditions aux limites permettant la nullité des
moments d’extrémités. La figure 5.6, à droite, montre le résultat ainsi obtenu (avec γ = 2,47 à l’ordre ε2 ).
v
Éléments finis — np=12 ϕ=2 χ=1
l θ0
Mode 10 — γ=2.48423 0.6
déplacement v 0.4
0.3 0.2 x
0.2
0.1 2 4 6 8 10 12 l
x -0.2
0.0
-0.1
2 4 6 8 10 12
l -0.4
-0.2 -0.6
-0.3 θ
inclinaison θ θ0
0.4
1.5
0.2 1.0
x 0.5 x
0.0
2 4 6 8 10 12
l
-0.2
-0.5 2 4 6 8 10 12 l
-0.4 -1.0
-1.5
Figure 5.6 – À gauche : déformées du mode 12 calculé par éléments finis avec ϕ = 2, χ = 1 et np = 12. À
droite : déformées en déplacement (en haut) et rotation (en bas) pour ϕ = 2, χ = 1, np = 12, avec pseudo-
périodicité à deux cellule, mode antipériodique en angle, correction du moment d’extrémité selon la méthode
utilisée pour les équations d’ordre quatre.
On le voit, l’allure des déformées est vraiment semblable aux allures obtenues par éléments finis visibles en
figure 5.6, à gauche, avec une valeur de γ très proche. La différence la plus visible est au voisinage des extrémités.
Rappelons que les déformées ne sont tracées qu’avec les variables cinématiques à l’ordre dominant, ce qui peut
expliquer les différences visibles lorsque les déplacements à l’ordre dominant sont faibles.
Ce processus paraît corriger l’allure des déformées dans les cas similaires à celui-ci, mais faute d’argument
supplémentaire il semble artificiel vu que les solutions d’une équation différentielle d’ordre quatre ne sont pas
les solutions d’une équation différentielle d’ordre deux.
π
La résolution par homogénéisation donne γ (0) = , puis γ (1) = 0, puis une équation différentielle d’ordre
2
deux en ν̂ (−1) , angle du vecteur cinématique antipériodique à deux cellules Z à l’ordre dominant :
24 γ̂ (2) ϕ
∂x2 ν̂ (−1) − ν̂ (−1) = 0 (5.6)
π (π 2 − 3 ϕ) ℓ2
La résolution de cette équation compte tenu des deux conditions aux limites de nullité de v en x = 0 et
x = H donne γ̂ (2) sous la forme
π3 π2 − 3 ϕ q2 ξ2
γ̂ (2) = − (5.7)
24 ϕ
ℓ
On a noté q le numéro du mode de quantification (q ∈ N∗ ) et ξ = . On voit que γ̂ (2) , donc γ à l’ordre
H
π2
ε2 , n’est une fonction croissante de q que lorsque ϕ ⩾ = 3,29. Il faudrait en conclure que ce mode serait à
3
éliminer dès lors que ϕ est en dessous de cette valeur.
Cependant, la figure 5.7 montre que le calcul aux éléments finis trouve bien, parmi les modes de flambement
possibles, ce mode antipériodique en angle, et pour une valeur de γ très proche, alors même que ϕ = 1, qui n’est
π2
pas supérieur à la limite de .
3
Éléments finis — np=24 ϕ=1 χ=0 Homogénéisation périodique — np=24 ϕ=1 χ=0
Mode 15 — γ=1.5622 2 cellules, mode ν — γ=1.55539
déplacement v déplacement v
0.15 0.3
0.10 0.2
0.05 x 0.1 x
0.00
5 10 15 20 5 10 15 20
-0.05 l -0.1 l
-0.10 -0.2
-0.3
-0.15
Figure 5.7 – Comparaison des déformées en déplacement transversal pour np = 24, ϕ = 1, χ = 0 : à droite la
résolution en homogénéisation périodique à deux cellules, mode antipériodique en angle, à gauche la résolution
aux éléments finis (mode 15).
Ceci tend à remettre en question ce processus de sélection du mode. Voilà pourquoi on a tracé, sur la figure
4.9 la portion correspondante en pointillés. Cependant, nous n’avons pas fait ces tracés pointillés pour chaque
cas concerné pour ne pas alourdir les figures et faute d’avoir fait une étude systématique.
3 f2 (γ (0) )2
− − 2 f1 (γ (0) ) = ϕ (5.8)
f4 (γ (0) ) − 3 f2 (γ (0) )
π
Ceci correspond à γ (0) fonction croissante de ϕ, comprise entre et 0,715 π. La suite du processus donne
4
γ̂ (1) dont nous ne donnons pas l’expression ici, mais qui est de la forme :
On a noté g1 une fonction de γ (0) s’exprimant à partir des fonctions fi , q le numéro du mode de quantification
ℓ
(q ∈ N∗ ) et ξ = . Le tracé de la fonction g1 dans la gamme où varie γ (0) montre que cette fonction change de
H
signe. Si l’on veut que γ̂ (1) soit une fonction croissante de q, de manière à pouvoir sélectionner le mode avec la
règle énoncée ci-dessus, on est donc conduit à choisir le signe plus ou moins selon le signe de g1 , autrement dit
à écrire
γ̂ (1) = q π ξ g1 (γ (0) ) (5.10)
La figure 5.8 montre les déformées en déplacement transversal pour le calcul aux éléments finis et pour
le calcul par homogénéisation, avec ϕ = 2, χ = 0 et np = 24. On constate une bonne adéquation entre les
deux déformées. À noter : la déformée par homogénéisation présentée ici est obtenue pour γ calculé sans la
valeur absolue pour γ̂ (1) , mais on aurait pu présenter la déformée obtenue avec la valeur absolue : les deux sont
absolument indiscernables à l’œil.
Éléments finis — np=24 ϕ=2 χ=0 Homogénéisation périodique — np=nP ϕ=2 χ=0
Mode 12 — γ=1.60828 4 cellules — γ=1.59411
déplacement v déplacement v
0.15 1.0
0.10
0.05 x 0.5
x
0.00
5 10 15 20
l
5 10 15 20
-0.05
l -0.5
-0.10
-0.15 -1.0
Figure 5.8 – Comparaison des déformées en déplacement transversal pour np = 24, ϕ = 2, χ = 0 : à gauche
la résolution aux éléments finis (mode 12), à droite haut la résolution en homogénéisation périodique à quatre
cellules.
Cependant, la valeur de γ à l’ordre ε obtenue sans la valeur absolue semble plus conforme à la valeur obtenue
par le calcul aux éléments finis, comme le montre la table 5.1.
Table 5.1 – Valeurs de γ à l’ordre ε dans le cas pseudo-périodique à quatre cellules, pour np = 24, ϕ = 2,
χ = 0 : comparaison de trois manières de calculer.
Ceci semble plaider une fois de plus en faveur d’une remise en question de la manière de choisir les modes
ou d’éliminer les possibilités avec la règle énoncée ci-dessus. Toutefois, notons que pour la pseudo-périodicité à
quatre cellules, nous ne sommes pas parvenus à calculer γ̂ (2) , qui apporterait peut-être une correction.
Ce problème du choix de γ̂ (1) est particulièrement important lorsqu’il s’agit de déterminer le mode de plus
petite charge critique possible, comme vu aux sections 4.4.2 et 4.4.3.
58 CHAPITRE 5. DISCUSSIONS
Chapitre 6
Conclusion
L’étude du flambement d’une poutre continue sur appuis périodiques modélisés par des liaisons élastiques
a été réalisée. L’approche du problème a consisté à utiliser l’homogénéisation périodique des milieux discrets,
méthode amplement employée dans le cadre dynamique et adaptée ici à la détermination, pour les différents
modes de flambement possibles, de la charge et de la déformée modale associées. Une comparaison avec des
calculs aux éléments finis a été faite, utilisant un programme réalisé pour l’occasion.
L’étude a exploré divers contrastes de raideurs entre les différents éléments, ainsi que divers régimes de
pseudo-périodicité à une, deux, trois ou quatre cellules.
Ce chapitre de conclusion reprend les quelques résultats, positifs ou négatifs, émergeant de l’étude réalisée,
et identifie des pistes d’améliorations ou de recherches ultérieures.
6.1 Résultats
En résumé, la méthode d’homogénéisation périodique utilisée est capable de prédire correctement (c’est-à-
dire conformément aux résultats des calculs aux éléments finis réalisés) à la fois leurs charges de flambement et
leurs déformées, à quatre principales conditions.
59
60 CHAPITRE 6. CONCLUSION
Néanmoins, dans l’optique d’utiliser les résultats obtenus ici pour circonscrire l’étude d’une poutre-échelle,
la modélisation complète de l’action d’un barreau de l’échelle sur le montant de l’échelle implique la prise en
compte des ressorts longitudinaux.
Pour aller encore plus loin dans la modélisation de la poutre-échelle, il faudrait appliquer la même méthode
à une poutre non pas sur appuis élastiques, mais liée périodiquement à d’autres poutres elles-mêmes liées à un
bâti.
Fonctions utilisées
A.1 Fonctions
A.1.1 Définitions, tracés, valeurs remarquables
γ3 γ f1 f2 f3 f4
f (γ) =
1
3 (tan γ − γ) 0 1 1 1 1
π2 π2 π2
γ 2 tan γ π
0
f2 (γ) = 3 (tan γ − γ)
2 12 16 8
(A.1) π2
γ 2γ π − 0 ∞ ∞
f (γ) = 1 −
3 3
4 (tan γ − γ)
tan 2 γ
∞
γ 2γ 1,430 π
f4 (γ) = −1
2 (tan γ − γ) sin 2 γ
fi
10
5
f1
f2
γ
-10
A.1.2 Relations
f2 (γ) tan γ γ2
2 f3 (γ) + f4 (γ) = 3 f2 (γ) = f2 (γ) − f1 (γ) =
f1 (γ) γ 3
1 γ 3 1 2 γ
−f4 (γ) + 2 f2 (γ) − f1 (γ) = γ+ f4 (γ) − f3 (γ) = −
2 6 tan γ 3 3 3 tan γ
63
64 ANNEXE A. FONCTIONS UTILISÉES
1,430 π ∞
fi '
5
-15
Résolutions de référence
Dans l’objectif de disposer de valeurs de référence pour les charges critiques de flambement et de formes de
référence pour les déformées, deux résolutions sont ici mises en œuvre :
— la résolution dite exacte, qui consiste à inverser le problème matriciel créé par l’ensemble des équations
2.44 d’équilibre des nœuds et les conditions aux limites ;
— une résolution numérique aux éléments finis.
Les résultats des deux méthodes sont comparés pour discuter de leur validité et de leur efficacité.
À titre accessoire, la présentation des résultats analytiques obtenus dans le cas le plus simple de deux poutres
élémentaires (donc un seul nœud avec ressorts) est donnée.
On se place ici dans le cas sans ressorts longitudinaux.
Cette section présente le principe de résolution exacte ; les résultats obtenus seront présentés ultérieurement
en parallèle des résultats obtenus avec le calcul aux éléments finis.
B.1.1 Principe
On dispose de l’équation 2.44 traduisant l’équilibre à un nœud interne pourvu de ressorts, donc valable pour
n allant de 1 à np − 1.
On dispose également de quatre conditions aux limites, à savoir :
— nullité du déplacement transversal aux nœuds extrêmes, donc v0 = 0 et vnp = 0 ;
— liberté de rotation des nœuds extrêmes, donc MB E
1 = 0 et Mnp = 0, que l’on peut traduire en termes de v
et θ à l’aide des expressions des efforts aux nœuds donnés en équation 2.33 (avec γ uniforme).
L’ensemble de ces équations constitue un système homogène de 2 np + 2 équations (deux fois le nombre total
de nœuds). La solution nulle est toujours possible : alors aucun nœud ne se déplace transversalement ni ne
tourne, il n’y a pas de flambement et la poutre reste droite. Si le déterminant du système est nul, il existe des
solutions où les déplacements et angles aux nœuds ne sont pas nuls : ce sont les situations de flambement.
On cherche donc les valeurs de γ racines du déterminant du système, qui donnent les charges critiques de
flambement. Pour chacune de ces valeurs, le noyau du système donne une répartition possible des valeurs des
déplacements et angles aux nœuds, donc décrit le mode de flambement associé à cette charge critique, puisqu’on
peut alors tracer la déformée de la poutre sur toute sa longueur.
Dans le cadre de cette étude, la plus petite valeur de charge critique, et le premier mode de flambement qui
lui est associé, sont les données recherchées. Lors de la mise en œuvre, on tracera cependant plusieurs modes,
qui seront utiles par la suite vu que la méthode d’homogénéisation périodique qui sera employée ne garantit pas
a priori de trouver le premier mode.
65
66 ANNEXE B. RÉSOLUTIONS DE RÉFÉRENCE
" #
vn
où l’on a toujours Un = et où l’on a posé les matrices rectangulaires suivantes :
ℓ θn
1 0 0 0 0 0
a0 = (B.2)
1 1 1 1
f2 (γ) f3 (γ) − f2 (γ) f4 (γ) 0 0
2 3 2 6
0 0 0 0 1 0
anp = (B.3)
1 1 1 1
0 0 − f2 (γ) − f4 (γ) f2 (γ) − f3 (γ)
2 6 2 3
et, pour n ∈ J1; np − 1K,
1 1
f1 (γ) f2 (γ) −ϕ − 2 f1 (γ) 0 f1 (γ) − f2 (γ)
2 2
an = (B.4)
1 1 1 1 1
− f2 (γ) − f4 (γ) 0 −χ − f2 (γ) − f4 (γ) f2 (γ) − f4 (γ)
2 6 3 2 6
La résolution consiste donc à chercher les racines en γ de det A, donnant les charges critiques, et le noyau
de A correspondant à chaque racine, donnant les déplacements aux nœuds du mode de flambement associé.
qui permettent de reconstruire angle et déplacement de l’élément fini de poutre compris entre le nœud i et le
nœud j :
vij (a) = vi ΦB E B E
v (a) + vj Φv (a) + e θi Φθ (a) + e θj Φθ (a)
(B.6)
′ E′ B′ E′
e θij (a) = vi ΦBv (a) + vj Φv (a) + e θi Φθ (a) + e θj Φθ (a)
La matrice de rigidité élémentaire d’un élément fini de poutre, sans tenir compte du flambement peut alors
être construite. La relation entre efforts aux nœuds et déplacements des nœuds s’écrit, en tenant compte de la
présence de la compression longitudinale susceptible d’engendrer le flambement,
fi
Γ
i 12 6 −12 6 36 3 −36 3 vi
e EI
6 4 −6 2 N e2 3 4 −3 −1 e θi
= 3 − (B.7)
e −12 −6 −6 30 E I −36 −3 36 −3
f
j
12 vj
6 2 −6 4 3 −1 −3 4 e θj
Γj
e
Dans cette relation, fi et Γi sont les efforts extérieurs (respectivement force et moment) subis par le nœud i.
En procédant à l’assemblage pour obtenir l’équation concernant tous les nœuds de la poutre macroscopique,
il faut ajouter dans la matrice de rigidité globale, seulement pour les nœuds concernés, les actions des ressorts.
Celles-ci s’écrivant, on l’a vu,
12 E I 12 E I
fi,ressort = − ϕ vi et Γi,ressort = − χ θi (B.8)
ℓ3 ℓ
12 E I 12 E I
il faut rajouter, sur la diagonale aux nœuds concernés, 3
ϕ pour v et χ pour e θ. Comme en pratique
ℓ ℓ
EI 12 ϕ 12 χ
on met 3 en facteur, cela introduit des termes diagonaux égaux à 3 et seulement aux nœuds où il y
e p p
a les ressorts.
Moyennant quoi, après assemblage et ajout des ressorts, le problème à résoudre se met sous la forme
N e2
Ke − Kn U = F (B.9)
EI
où Ke est la matrice de rigidité globale contenant les termes de flexion seule et les termes dus aux ressorts, Kn
la matrice de rigidité globale contenant les termes dus à la présence de la force de compression, et U le vecteur
des déplacements aux nœuds comme précédemment (mais pour tous les nœuds, pas seulement pour ceux qui
sont liés aux ressorts), et F le vecteur des efforts extérieurs, ayant toutes ses composantes nulle sauf la première
et l’avant-dernière (force aux extrémités). Comme le déplacement est imposé nul aux extrémités (première et
avant-dernière ligne de U nulles), ceci se réduit à un problème aux valeurs propres généralisé : on résout en λ
l’équation
det K∗e − λ K∗n = 0 (B.10)
où K∗e et K∗n sont obtenues à partir de Ke et Kn en leur retirant premières et avant-dernières lignes et colonnes,
et où la valeur propre λ est liée à la compression N, donc à γ, par
N e2 4 γ2
λ= ou λ= (B.11)
EI p2
DetA
0.04
1.50 1.55 1.60 1.65 1.70 1.75 1.80 1.85 1.90
0.03
0.02
0.01
0.00 γ
1.5 2.0 2.5 3.0
-0.01
La figure B.2 montre les déformées en déplacement pour les deux premiers modes de ce même cas. Les
valeurs de γ correspondantes diffèrent de seulement 2,4 × 10−5 . La difficulté de Mathematica dans ce cas vient
du calcul du noyau de la matrice pour ces racines. Il n’est possible qu’en augmentant la précision demandée (en
l’occurrence, il faut plus de 100 chiffres de précision...).
γ=1.54568652
v
0.30
0.25
0.20
0.15
0.10
0.05
x
2 4 6 8 l
-0.05
γ=1.5457237
v
0.3
0.2
0.1
x
2 4 6 8 l
-0.1
-0.2
-0.3
Figure B.2 – Déformées en déplacement des deux premiers modes du cas np = 8, ϕ = 1, χ = 1 obtenus par
résolution exacte.
B.3. ADÉQUATION DES DEUX MÉTHODES ET CONTRAINTES TECHNIQUES 69
On comprend aisément pourquoi ces deux modes ont la même charge critique : la poutre étant peu inclinée
en son centre, avec un déplacement faible, dans le premier mode, le deuxième peut être obtenu à partir du
premier en prenant le symétrique d’une moitié de la poutre macroscopique. Cette circonstance se rencontre très
souvent : les deux premiers modes sont souvent des modes présentant cette symétrie avec des charges critiques
très proches.
Ce n’est pas toujours le cas : dans cette même situation, la figure B.3 montre deux déformées d’allures assez
différentes pour les modes 3 et 4 du même cas, qui ont aussi des γ identiques à 7,7 × 10−4 près. Les deux figures
ne présentent pas entre elles la relation de symétrie sur une demi-poutre macroscopique que l’on a identifiée sur
les deux premiers modes.
γ=1.73916094
v
0.4
0.2
x
2 4 6 8 l
-0.2
-0.4
-0.6
γ=1.74049183
v
0.4
0.2
x
2 4 6 8 l
-0.2
-0.4
Figure B.3 – Déformées en déplacement des modes 3 et 4 du cas np = 8, ϕ = 1, χ = 1 obtenus par résolution
exacte.
En outre, le tracé de det A en fonction de γ sous Mathematica présente, sans que cela soit expliqué, une allure
incorrecte pour les faibles valeurs de γ, typiquement sous γ = 0,5. Lorsque les premières racines recherchées
sont loin au-delà de cette gamme, comme c’est le cas dans la figure B.1, cela ne pose pas de problème. Mais
si les premiers modes de flambement sont obtenus pour de faibles valeurs de γ, dans le cas de raideurs faibles,
cela empêche leur détermination.
Pour illustrer cela, on a tracé le graphe de la figure B.4, obtenue pour np = 8 avec des raideurs nulles pour
les deux types de ressorts. Alors on devrait retrouver comme premier mode de flambement la charge critique
E I π2 π
de flambement d’Euler d’une poutre de longueur np ℓ, c’est-à-dire , ce qui correspond à γ = , soit
(np ℓ)2 2 np
γ = 0,196 pour np = 8. La figure montre que le tracé chaotique au-dessous de γ = 0,3 empêche de trouver cette
valeur ; la première valeur que l’on peut déterminer est γ = 0,393 qui est la charge critique du deuxième mode
de flambement.
DetA
0.000020
0.000015
0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
0.000010
5 × 10-6
0.000000 γ
0.5 1.0 1.5 2.0
Ce problème est mentionné pour mémoire, mais sera sans incidence sur la suite. En effet l’objet de ce travail
n’est pas in fine d’utiliser la résolution exacte, mais d’utiliser celle-ci pour valider la résolution aux éléments
finis qui elle-même servira à effectuer une comparaison avec l’homogénéisation périodique. Voilà pourquoi on
n’a pas spécialement cherché à comprendre ou résoudre ce problème.
Table B.1 – Écart relatif des valeurs de γ pour les premiers modes calculés entre la résolution exacte et la
résolution aux éléments finis, en fonction du nombre d’éléments finis de poutre par poutre élémentaire, avec
np = 8, ϕ = 1, χ = 1.
0.3
0.2
0.1
x
l
2 4 6 8
-0.1
0.3
0.2
0.1
x
l
2 4 6 8
Figure B.5 – Déformée en déplacement pour le premier mode calculé par résolution exacte et résolution aux
éléments finis, et différence des deux, en fonction du nombre d’éléments finis de poutre par poutre élémentaire,
avec np = 8, ϕ = 1, χ = 1. En haut : un élément fini par poutre élémentaire. En bas : deux.
B.4. RÉSOLUTION EXACTE À DEUX POUTRES 71
On voit sur cet exemple que la résolution aux éléments finis peut se faire avec une précision satisfaisante avec
deux éléments finis par poutre élémentaire. C’est à la fois très satisfaisant à l’œil pour l’allure de la déformée
et numériquement pour la valeur de la charge critique. Dans la suite c’est ce que nous utiliserons.
Il faut noter que l’écart entre les deux solutions est d’autant plus élevé que la poutre est déformée, donc que
le numéro d’ordre du mode de flambement recherché est élevé. La figure B.6 montre les déformées de la même
manière que précédemment, mais pour le douzième mode de flambement. L’écart entre les deux solutions est à
présent élevé. Il en va de même pour la charge critique de ce mode de flambement, pour laquelle il y a un écart
relatif de 1,3% (contre 0,18% pour le premier mode).
0.2
x
l
2 4 6 8
-0.2
-0.4
Figure B.6 – Déformée en déplacement pour le douzième mode calculé par résolution exacte et résolution aux
éléments finis, et différence des deux, avec np = 8, ϕ = 1, χ = 1 et deux éléments finis par poutre élémentaire.
Les tracés de ces fonctions est donné en figure B.7. On voit que le mode piloté par ϕ est toujours à une
charge critique plus faible que le mode piloté par χ, quel que soit le numéro du mode, si ϕ et χ ont des valeurs
proches, et d’autant plus que leurs ordres de grandeur sont faibles, c’est-à-dire que les ressorts sont souples.
10
2
γ
π
0.5 1.0 1.5 2.0
-2
ϕ χ
Figure B.7 – Situation à deux poutres : fonctions donnant γ pour chaque mode.
π π
Le premier mode piloté par ϕ correspond à γ entre et 0,714 π : pour les faibles valeurs de ϕ, on a γ = ,
4 4
E I π2
ce qui fait une charge critique : c’est bien la charge critique de flambement d’Euler d’une poutre unique
(2 ℓ)2
bi-rotulée de longueur 2 ℓ.
π
Le premier mode piloté par χ, quant à lui, correspond à γ entre et 0,714 π : pour les faibles valeurs de χ,
2
π E I π2
on a γ = , donc une charge critique , charge critique de flambement d’Euler d’une poutre bi-rotulée de
2 ℓ2
longueur ℓ. Il est également normal de retrouver cette valeur, vu que ce mode impose que le nœud central ne se
déplace pas, donc les deux poutres élémentaires de longueur ℓ flambent selon le flambement d’Euler.
Pour une valeur de χ donnée, on voit qu’il faut que ϕ soit bien plus élevée pour que le mode à plus faible
charge critique soit le mode piloté par χ. Sinon, c’est le mode piloté par ϕ, donc pour lequel le nœud central
n’est pas incliné, qui survient en premier.
B.4.2 Énergie
La relation 2.51 permet de calculer la répartition de l’énergie dans le système en fonction de γ. Ici, pour
chaque mode, on peut donc, pour des valeurs de ϕ et χ variables, déterminer quelle proportion de l’énergie
totale est emmagasinée par le ressort de translation ou le ressort spiral (étant entendu que dans le mode piloté
par ϕ, le ressort spiral n’emmagasine rien vu que l’inclinaison du nœud central est nulle, et vice-versa pour le
mode piloté par χ).
La figure B.8 montre ces courbes. Les abscisses sont en échelles logarithmiques. Attention au fait que les
ordonnées ne sont pas identiques. Dans le mode piloté par le ressort de translation, l’énergie maximale emma-
gasinée par le ressort est voisine de 65%, alors qu’elle n’est que de 19% pour le ressort spiral dans le mode piloté
par χ, et pour une raideur adimensionnelle bien plus faible. On constate ainsi que les fonctionnements des deux
modes sont différents.
Ec Ek
En En
0.20 0.7
0.6
0.15 0.5
0.4
0.10
0.3
0.05 0.2
0.1
logχ logϕ
-3 -2 -1 0 1 2 3 -3 -2 -1 0 1 2 3
Figure B.8 – Proportion de l’énergie totale emmagasinée par le ressort : à gauche, par le ressort de translation
transversale pour le mode piloté par ϕ, à droite, par le ressort spiral pour le mode piloté par χ. L’abscisse est
en échelle logarithmique.
B.5. CONSTATATIONS PHYSIQUES ET COMMENTAIRES 73
B.4.3 Déformées
Les équations des déformées en déplacement sont :
— pour le mode piloté par le ressort de translation,
s s
pour s ∈ [0; ℓ], v(s) = v0 sin 2 γ − 2 γ cos(2 γ)
ℓ ℓ
(B.14)
2ℓ − s 2ℓ − s
pours ∈ [ℓ,2 ℓ], v(s) = v0 sin 2 γ − 2γ cos(2 γ)
ℓ ℓ
— pour le mode piloté par le ressort spiral,
s s
pour s ∈ [0; ℓ], v(s) = v0 sin 2 γ − sin(2 γ)
ℓ ℓ
(B.15)
2ℓ − s 2ℓ − s
pours ∈ [ℓ,2 ℓ], v(s) = v0 − sin 2 γ + sin(2 γ)
ℓ ℓ
Pour différentes valeurs de ϕ et χ, on donne en figure B.9 les déformées en déplacement et inclinaison pour
chacun des modes. Les courbes en noir sont obtenues pour les valeurs de ϕ et χ correspondant au maximum
d’énergie emmagasinée par le ressort.
v
v0 v
3.5 v0
2
ϕ=5 χ=2
1.0
ϕ=20 -1 χ=20
0.5
x
0.0
l
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 -2
lθ lθ
v0 v0
6
6
ϕ=0.05 χ=0.05
4
4
ϕ=0.7 χ=0.2
2
2
x
ϕ=1.64493 χ=0.565871
0
l
0.5 1.0 1.5 2.0 x
ϕ=5 0
l
χ=2
-2 0.5 1.0 1.5 2.0
ϕ=20 χ=20
-4 -2
-6
-4
Figure B.9 – Déformées en déplacement et inclinaison pour les deux modes. En haut : les déplacements ; en
bas : les inclinaisons. À gauche : mode piloté par le ressort de translation ; à droite : mode piloté par le ressort
spiral.
Le mode piloté par le ressort de translation montre une symétrie en déplacement (et donc une antisymétrie en
inclinaison). Le mode piloté par le ressort spiral montre une antisymétrie en déplacement (et donc une symétrie
en inclinaison). Cette dualité se retrouvera dans tous les modes à deux cellules, où l’on observera la possibilité
d’une pseudo-périodicité en déplacement, les rotations des nœuds étant faibles, ou alors une pseudo-périodicité
en inclinaison, les déplacements des nœuds étant faibles.
On constate sur la figure B.7 que pour des valeurs élevées de ϕ et χ, la valeur de la charge critique des
deux modes est presque la même (γ = 0,714 π, solution de tan(2 γ) = 2 γ, qui est la charge critique du mode de
flambement d’une poutre élémentaire encastrée d’un côté, rotulée de l’autre). Ceci se retrouve sur la figure B.9 :
en effet pour le mode piloté par ϕ, si ϕ est grande, à la fois le déplacement et l’inclinaison sont nulles ou presque
au nœud central (donc c’est bien un encastrement) ; il en va de même pour le mode piloté par χ. On retrouve
alors des déformées quasi-identiques pour les deux modes, si l’on prend soin de prendre le symétrique d’une
seule des deux poutres. C’est ce qu’on avait constaté pour des situations où la poutre macroscopique contient
davantage de poutres élémentaires.
résultats compte tenu des précautions mentionnées plus haut. Ces constatations seront utiles pour envisager
l’homogénéisation du problème.
L’étude du système a été faite pour np = 8 avec la méthode des éléments finis, à deux éléments finis de
poutre par poutre élémentaire, en balayant les valeurs de ϕ et χ à différents ordres de grandeur. Cette faible
valeur de np permet que les calculs soient faits rapidement et permet de vérifier les résultats des calculs aux
éléments finis par comparaison avec la résolution exacte.
L’ensemble des courbes est donné en annexe C.
On s’attend évidemment à ce que le flambement soit global pour les faibles valeurs de raideurs, c’est-à-dire
que l’on retrouve le flambement d’Euler d’une poutre de longueur np ℓ sur deux appuis rotulés, soit une charge
E I π2 π
critique N = , ou encore γ = dont la valeur est γ = 0,196 pour np = 8.
(np ℓ)2 2 np
B.5.1 Observations
En observant les courbes de l’annexe C, on constate que les résultats sont conformes aux attentes ci-dessus.
π
On constate que γ, pour le mode à 8 arches quand ϕ est élevé, est très voisin de , ce qui correspond à
2
des poutres élémentaires en flambement comme si elles étaient en double appui rotulé, ce qui est cohérent avec
le fait que la rotation de chaque nœud est libre, même si la poutre macroscopique est continue, vu que χ = 0.
Pour ce mode, les ressorts de translation ne sont pas actionnés et l’énergie est entièrement répartie en énergie
de flexion des poutres élémentaires.
B.5.1.4 Augmentation de la raideur des ressorts spiraux pour des ressorts transversaux donnés
Pour une valeur de ϕ donnée, lorsque χ augmente, l’allure de la déformée change progressivement, dans le
sens où les arches de flambement, bien réparties et d’amplitudes comparables lorsque χ est faible, s’écrasent
progressivement au centre de la poutre macroscopique, pour ne conserver, pour les grandes valeurs de χ, que
les poutres élémentaires extrêmes flambées et concentrant toute l’énergie.
Pour les valeurs de ϕ élevées, cette transition paraît progressive, sans saut de régime pour une valeur de χ
précise. Pour les valeurs de ϕ faibles, on constate un saut de régime, comme le montrent les figures placées en
annexe C.9, où ϕ = 0,01 et χ passe de 0,107 à 0,108 : on observe le passage de deux arches à une seule sur la
déformée, et les graphes énergétiques montrent une sollicitation des ressorts de translation bien plus élevée dans
le deuxième cas.
B.5. CONSTATATIONS PHYSIQUES ET COMMENTAIRES 75
B.5.2 Conclusions
On observe sur ce panorama l’ensemble des situations de flambement possible :
— flambement global de la poutre macroscopique pour les raideurs faibles ;
— flambement local distribué pour les raideurs des ressorts spiraux faibles ;
— flambement localisé aux poutres extrêmes pour des raideurs de ressorts spiraux élevées.
Les calculs par homogénéisation devront idéalement prévoir ces cas. Cependant, l’homogénéisation périodique
paraît a priori peu adaptée pour prévoir des cas où le flambement est localisé aux poutres extrêmes. On s’attend
donc à ce que ces prévisions soient opérantes pour les faibles valeurs de raideurs des ressorts spiraux, mais moins
pour les valeurs élevées.
76 ANNEXE B. RÉSOLUTIONS DE RÉFÉRENCE
Annexe C
Cette annexe donne sans commentaire les graphiques de résultats des calculs aux éléments finis, avec deux
éléments finis de poutre par poutre élémentaire. À chaque fois sont présentés la déformée en déplacement
transversal, la déformée en inclinaison et la répartition de l’énergie totale. Les paramètres employés sont en
en-tête des graphiques. Le numéro du mode (souvent 1) et la valeur de γ sont donnés.
Arbitrairement les résultats sont classés par ordre croissant de la raideur adimensionnelle des ressorts de
translation, ϕ, puis par ordre croissant de la raideur adimensionnelle χ des ressorts spiraux. On présente éga-
lement en section C.8 les courbes avec χ = 0 (ressorts spiraux absents) dans l’ordre croissant de ϕ, et un cas
particulier en section C.9.
Le choix a été fait de considérer np = 8 poutres élémentaires pour la poutre macroscopique, pour faciliter la
lecture des graphiques, permettre la comparaison avec les résultats obtenus par résolution exacte et limiter le
temps de calcul sous Mathematica.
Les ressorts de translation sont qualifiés de très souples (ϕ = 0,01), souples (ϕ = 0,1), de raideur moyenne
(ϕ = 1), raides (ϕ = 10), très raides (ϕ = 100).
Les amplitudes des déplacements sont à regarder comme arbitraires, en particulier du point de vue de leur
signe. Nous ne donnons ici que le premier mode fourni par le calcul numérique, étant entendu qu’il est souvent
double, avec antisymétrie sur une moitié de poutre macroscopique et deux valeurs de γ tellement proches que
les deux modes peuvent être inversés du fait de l’approximation du calcul.
inclinaison θ
0.06
0.04
0.02
x
0.00
-0.02
2 4 6 8
l
-0.04
-0.06
0.20
0.15
0.10
0.05
x
0.00
0 2 4 6 8
l
77
78 ANNEXE C. RÉSULTATS DES CALCULS AUX ÉLÉMENTS FINIS
Éléments finis — np=8 ϕ=0 χ=0.01 Éléments finis — np=8 ϕ=0 χ=0.05
inclinaison θ inclinaison θ
0.06
0.05
0.04
0.02
x x
0.00
0.00
2 4 6 8
l
2 4 6 8
l
-0.02
-0.04 -0.05
-0.06
0.10 0.04
0.08 0.03
0.06
0.02
0.04
0.02 0.01
x x
0.00 0.00
0 2 4 6 8
l 0 2 4 6 8
l
0.20 0.20
0.15 0.15
0.10 0.10
0.05
x 0.05
0.00 x
2 4 6 8
l 0.00
inclinaison θ
2 4 6 8
l
0.10 inclinaison θ
0.15
0.05 0.10
x 0.05
x
0.00
2 4 6 8
l 0.00
2 4 6 8
l
-0.05 -0.05
-0.10
-0.10 -0.15
proportion de l'énergie totale proportion de l'énergie totale
Poutre Ressort de translation Ressort de rotation Poutre Ressort de translation Ressort de rotation
0.12
0.35
0.10 0.30
0.08 0.25
0.06 0.20
0.15
0.04
0.10
0.02
x 0.05
x
0.00 0.00
0 2 4 6 8
l 0 2 4 6 8
l
Éléments finis — np=8 ϕ=0 χ=1 Éléments finis — np=8 ϕ=0 χ=10
0.05
x x
0.0
0.00
2 4 6 8
l
2 4 6 8
l
-0.05
-0.1
-0.10
-0.15 -0.2
0.3
0.3
0.2
0.2
0.1 0.1
x x
0.0 0.0
0 2 4 6 8
l 0 2 4 6 8
l
C.3. RESSORTS DE TRANSLATION TRÈS SOUPLES 79
Éléments finis — np=8 ϕ=0.01 χ=0 Éléments finis — np=8 ϕ=0.01 χ=0.01
Mode 1 — γ=0.450384 Mode 1 — γ=0.47427
déplacement v déplacement v
0.3 0.3
0.2 0.2
0.1 0.1
x x
0.0 0.0
-0.1
2 4 6 8
l -0.1
2 4 6 8
l
-0.2 -0.2
-0.3 -0.3
inclinaison θ inclinaison θ
0.10 0.10
0.05 0.05
x x
0.00 0.00
2 4 6 8
l 2 4 6 8
l
-0.05 -0.05
-0.10 -0.10
0.10 0.10
0.05 0.05
x x
0.00 0.00
0 2 4 6 8
l 0 2 4 6 8
l
0.1 0.15
x
0.0 0.10
-0.1
2 4 6 8
l
0.05
-0.2 x
0.00
-0.3 2 4 6 8
l
inclinaison θ inclinaison θ
0.10 0.15
0.10
0.05
x 0.05
x
0.00
2 4 6 8
l 0.00
2 4 6 8
l
-0.05 -0.05
-0.10 -0.10
-0.15
-0.15
0.06 0.20
0.15
0.04
0.10
0.02
0.05
x x
0.00 0.00
0 2 4 6 8
l 0 2 4 6 8
l
Éléments finis — np=8 ϕ=0.01 χ=1 Éléments finis — np=8 ϕ=0.01 χ=10
Mode 1 — γ=0.791755 Mode 1 — γ=0.831356
déplacement v déplacement v
x 0.25
0.00
2 4 6 8
l
-0.05 0.20
-0.10 0.15
-0.15 0.10
-0.20 0.05
-0.25
x
0.00
2 4 6 8
l
inclinaison θ inclinaison θ
0.2
0.2
0.1
0.1
x x
0.0 0.0
2 4 6 8
l 2 4 6 8
l
-0.1 -0.1
-0.2 -0.2
0.4
0.3
0.3
0.2
0.2
0.1
0.1
x x
0.0 0.0
0 2 4 6 8
l 0 2 4 6 8
l
80 ANNEXE C. RÉSULTATS DES CALCULS AUX ÉLÉMENTS FINIS
Éléments finis — np=8 ϕ=0.1 χ=0 Éléments finis — np=8 ϕ=0.1 χ=0.01
inclinaison θ inclinaison θ
0.2
0.15
0.10 0.1
0.05
x x
0.00 0.0
-0.05
2 4 6 8
l
2 4 6 8
l
-0.10 -0.1
-0.15
-0.2
Éléments finis — np=8 ϕ=0.1 χ=0.1 Éléments finis — np=8 ϕ=0.1 χ=0.5
Mode 1 — γ=0.864737 Mode 1 — γ=1.00748
déplacement v déplacement v
0.3 0.3
0.2 0.2
0.1
0.1 x
x 0.0
0.0 2 4 6 8
l
2 4 6 8
l -0.1
-0.1 -0.2
-0.2 -0.3
inclinaison θ inclinaison θ
0.10
0.2
0.05
x
0.1 0.00
x -0.05
2 4 6 8
l
0.0
2 4 6 8
l -0.10
-0.15
-0.1
-0.20
-0.2 -0.25
0.08
0.15
0.06
0.10
0.04
0.05
0.02
x x
0.00 0.00
0 2 4 6 8
l 0 2 4 6 8
l
Éléments finis — np=8 ϕ=0.1 χ=1 Éléments finis — np=8 ϕ=0.1 χ=10
Mode 1 — γ=1.05543 Mode 1 — γ=1.09805
déplacement v déplacement v
x
0.00 0.30
-0.05
2 4 6 8
l
0.25
-0.10
0.20
-0.15
0.15
-0.20
0.10
-0.25
0.05
-0.30 x
0.00
-0.35 2 4 6 8
l
inclinaison θ inclinaison θ
0.3
0.2 0.2
0.1 0.1
x x
0.0 0.0
2 4 6 8
l 2 4 6 8
l
-0.1
-0.1
-0.2
-0.2
-0.3
0.20 0.20
0.15 0.15
0.10 0.10
0.05 0.05
x x
0.00 0.00
0 2 4 6 8
l 0 2 4 6 8
l
C.5. RESSORTS DE TRANSLATION DE RAIDEUR MOYENNE 81
Éléments finis — np=8 ϕ=1 χ=0 Éléments finis — np=8 ϕ=1 χ=0.01
inclinaison θ inclinaison θ
0.3
0.2 0.2
0.1 0.1
x x
0.0 0.0
2 4 6 8
l
2 4 6 8
l
-0.1
-0.1
-0.2
-0.2
-0.3
Éléments finis — np=8 ϕ=1 χ=0.1 Éléments finis — np=8 ϕ=1 χ=0.5
Mode 1 — γ=1.3846 Mode 1 — γ=1.50199
déplacement v déplacement v
0.3
0.3
0.2
0.2
0.1
x 0.1
0.0
2 4 6 8
l x
0.0
-0.1 2 4 6 8
l
-0.1
-0.2
inclinaison θ inclinaison θ
0.4
0.3
0.2 0.2
0.1
x x
0.0
0.0
2 4 6 8
l
2 4 6 8
l
-0.1
-0.2
-0.2
-0.3 -0.4
Éléments finis — np=8 ϕ=1 χ=1 Éléments finis — np=8 ϕ=1 χ=10
Mode 1 — γ=1.54859 Mode 1 — γ=1.62154
déplacement v déplacement v
0.3
0.3
0.2
0.1
x 0.2
0.0
-0.1
2 4 6 8
l 0.1
-0.2
-0.3
x
0.0
2 4 6 8
l
inclinaison θ inclinaison θ
0.4 0.4
0.3
0.2 0.2
0.1
x x
0.0
0.0
2 4 6 8
l
2 4 6 8
l
-0.1
-0.2
-0.2
-0.3 -0.4
proportion de l'énergie totale proportion de l'énergie totale
Poutre Ressort de translation Ressort de rotation Poutre Ressort de translation Ressort de rotation
0.20
0.20
0.15
0.15
0.10
0.10
0.05 0.05
x x
0.00 0.00
0 2 4 6 8
l 0 2 4 6 8
l
82 ANNEXE C. RÉSULTATS DES CALCULS AUX ÉLÉMENTS FINIS
Éléments finis — np=8 ϕ=10 χ=0 Éléments finis — np=8 ϕ=10 χ=0.01
Mode 1 — γ=1.57669 Mode 1 — γ=1.59327
déplacement v déplacement v
0.2
0.2
0.1
0.1
x x
0.0
0.0
2 4 6 8
l 2 4 6 8
l
-0.1 -0.1
-0.2 -0.2
inclinaison θ inclinaison θ
0.3 0.3
0.2 0.2
0.1 0.1
x x
0.0 0.0
-0.1
2 4 6 8
l 2 4 6 8
l
-0.1
-0.2 -0.2
-0.3 -0.3
0.12 0.12
0.10 0.10
0.08 0.08
0.06 0.06
0.04 0.04
0.02 0.02
x x
0.00 0.00
0 2 4 6 8
l 0 2 4 6 8
l
Éléments finis — np=8 ϕ=10 χ=0.1 Éléments finis — np=8 ϕ=10 χ=0.5
Mode 1 — γ=1.71932 Mode 1 — γ=1.97479
déplacement v déplacement v
0.3
0.2
0.2
0.1 0.1
x x
0.0 0.0
2 4 6 8
l -0.1
2 4 6 8
l
-0.1
-0.2
-0.2 -0.3
inclinaison θ inclinaison θ
0.4 0.4
0.3
0.2
0.2
x
0.1 0.0
x 2 4 6 8
l
0.0
-0.1
2 4 6 8
l -0.2
-0.2 -0.4
-0.3
-0.6
0.05 0.10
0.05
x x
0.00 0.00
0 2 4 6 8
l 0 2 4 6 8
l
-0.3 -0.30
inclinaison θ inclinaison θ
0.6 0.6
0.4 0.4
0.2
0.2
x x
0.0
0.0
2 4 6 8
l -0.2
2 4 6 8
l
-0.2
-0.4
-0.4
-0.6
-0.6
0.2
0.2
0.1 0.1
x x
0.0 0.0
0 2 4 6 8
l 0 2 4 6 8
l
C.7. RESSORTS DE TRANSLATION TRÈS RAIDES 83
Éléments finis — np=8 ϕ=100 χ=0 Éléments finis — np=8 ϕ=100 χ=0.01
Mode 1 — γ=1.57669 Mode 1 — γ=1.59329
déplacement v déplacement v
0.2 0.2
0.1 0.1
x x
0.0 0.0
2 4 6 8
l 2 4 6 8
l
-0.1 -0.1
-0.2 -0.2
inclinaison θ inclinaison θ
0.3 0.3
0.2 0.2
0.1 0.1
x x
0.0 0.0
-0.1
2 4 6 8
l -0.1
2 4 6 8
l
-0.2 -0.2
-0.3 -0.3
Éléments finis — np=8 ϕ=100 χ=0.1 Éléments finis — np=8 ϕ=100 χ=0.5
Mode 1 — γ=1.7216 Mode 1 — γ=1.9959
déplacement v déplacement v
0.3
0.2
0.2
0.1
0.1
x x
0.0 0.0
2 4 6 8
l -0.1
2 4 6 8
l
-0.1
-0.2
-0.2 -0.3
inclinaison θ inclinaison θ
0.4
0.3
0.2 0.2
0.1
x x
0.0
0.0
2 4 6 8
l
2 4 6 8
l
-0.1 -0.2
-0.2
-0.4
-0.3
-0.4 -0.6
Éléments finis — np=8 ϕ=100 χ=1 Éléments finis — np=8 ϕ=100 χ=10
Mode 1 — γ=2.10511 Mode 1 — γ=2.2529
déplacement v déplacement v
0.3
0.3
0.2
0.2
0.1
0.1
x x
0.0 0.0
2 4 6 8
l -0.1
2 4 6 8
l
-0.1
-0.2 -0.2
-0.3 -0.3
inclinaison θ inclinaison θ
0.6 0.4
0.2
0.4
x
0.0
0.2
x
2 4 6 8
l
-0.2
0.0
2 4 6 8
l -0.4
-0.2
-0.6
-0.4
0.4
0.3
0.3
0.2
0.2
0.1
0.1
x x
0.0 0.0
0 2 4 6 8
l 0 2 4 6 8
l
84 ANNEXE C. RÉSULTATS DES CALCULS AUX ÉLÉMENTS FINIS
0.2
-0.10
0.1
-0.15 x
0.0
-0.20
-0.1
2 4 6 8
l
-0.25
-0.30 -0.2
-0.35 -0.3
inclinaison θ inclinaison θ
0.06
0.10
0.04
0.02 0.05
x x
0.00
0.00
-0.02
2 4 6 8
l 2 4 6 8
l
-0.05
-0.04
-0.06 -0.10
0.15 0.10
0.10
0.05
0.05
x x
0.00 0.00
0 2 4 6 8
l 0 2 4 6 8
l
Éléments finis — np=8 ϕ=0.1 χ=0 Éléments finis — np=8 ϕ=1 χ=0
Mode 1 — γ=0.750165 Mode 1 — γ=1.30487
déplacement v déplacement v
0.3
0.2
0.2
0.1 0.1
x x
0.0 0.0
-0.1
2 4 6 8
l 2 4 6 8
l
-0.1
-0.2
-0.2
-0.3
inclinaison θ inclinaison θ
0.15 0.2
0.10
0.1
0.05
x x
0.00 0.0
-0.05
2 4 6 8
l 2 4 6 8
l
-0.1
-0.10
-0.2
-0.15
Éléments finis — np=8 ϕ=10 χ=0 Éléments finis — np=8 ϕ=100 χ=0
Mode 1 — γ=1.57669 Mode 1 — γ=1.57669
déplacement v déplacement v
0.2
0.2
0.1
0.1
x x
0.0
2 4 6 8
l 0.0
2 4 6 8
l
-0.1
-0.1
-0.2
-0.2
inclinaison θ inclinaison θ
0.3
0.3
0.2
0.2
0.1
x 0.1
x
0.0
-0.1
2 4 6 8
l 0.0
2 4 6 8
l
-0.1
-0.2
-0.2
-0.3
-0.3
proportion de l'énergie totale proportion de l'énergie totale
Poutre Ressort de translation Ressort de rotation Poutre Ressort de translation Ressort de rotation
0.14
0.12
0.12
0.10
0.10
0.08
0.08
0.06 0.06
0.04 0.04
0.02 0.02
x x
0.00 0.00
0 2 4 6 8
l 0 2 4 6 8
l
C.9. UN CAS DE TRANSITION 85
0.3 0.25
0.2 0.20
0.1
x 0.15
0.0
-0.1
2 4 6 8
l 0.10
0.05
-0.2 x
0.00
-0.3 2 4 6 8
l
inclinaison θ inclinaison θ
0.15 0.10
0.10
0.05
0.05 x
x 0.00
0.00 2 4 6 8
l
2 4 6 8
l -0.05
-0.05
-0.10 -0.10
0.10 0.10
0.08 0.08
0.06 0.06
0.04 0.04
0.02 0.02
x x
0.00 0.00
0 2 4 6 8
l 0 2 4 6 8
l
86 ANNEXE C. RÉSULTATS DES CALCULS AUX ÉLÉMENTS FINIS
Annexe D
L’objectif de cette étude étant la compréhension des mécanismes de flambement d’une structure périodique,
elle implique nécessairement le caractère borné du milieu et donc des conditions aux limites d’extrémités.
Cependant, il est utile, pour la compréhension des modes de flambement que l’on voit émerger dans les
différentes méthodes de résolution du problème, de rechercher les solutions à périodicité exacte.
Ce chapitre aborde cette recherche pour différentes tailles du volume élémentaire représentatif, c’est-à-dire
pour différentes longueurs de périodicité spatiale : à une poutre élémentaire (une cellule), à deux cellules, à un
nombre m de cellules quelconque.
Dans un deuxième temps, l’étude est reprise en utilisant le formalisme des ondes de Bloch.
L’étude est faite en l’absence de ressorts longitudinaux.
D.1.2 Déformées
La déformée d’une poutre avec v E = v B = 0 et θE = θB = θ0 s’écrit alors
3 f2 (γ) ℓ θ0 2γ s 2γ s 2s
v(s) = cos − cot γ sin + − 1 (D.2)
2 γ2 ℓ ℓ ℓ
ou encore, pour des valeurs de γ telles que f2 (γ) = −χ,
3 χ ℓ θ0 2s 1 2s
v(s) = 1− − sin γ 1 − (D.3)
2 γ2 ℓ sin γ ℓ
La figure D.1 montre les allures des trois premiers modes, en déplacement et rotation, tracées sur la longueur
de trois poutres, pour une valeur χ = 1. Plus χ est élevé, plus les ressorts de rotation aux nœuds sont raides
relativement aux poutres élémentaires, plus le point singulier observable sur θ(s) est marqué.
87
88 ANNEXE D. SOLUTIONS À PÉRIODICITÉ EXACTE
v
lθ 0
0.2
γ=1.19 π
0.1
s
γ=2.13 π
-0.1
0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 l
γ=3.09 π
-0.2
θ0
1.0
γ=1.19 π
0.5
s γ=2.13 π
0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 l
-0.5 γ=3.09 π
-1.0
-1.5
Figure D.1 – Modes exactement périodiques : allure des déformées en déplacement (au-dessus) et en rotation
(en dessous) pour les trois premières solutions de f2 (γ) = −χ, avec χ = 1.
Ceci redonne les deux conditions ϕ = 0 ou f2 (γ) + χ = 0 obtenues pour les modes périodiques à une cellule.
Et ceci fournit également deux autres conditions.
6 vB
B 2γ s ϕ 1 2γ s s
v(s) = v + f2 (γ) cos −1 + sin +2 (D.6)
2 γ2 ℓ 4 γ ℓ ℓ
La figure D.2 montre les allures des trois premiers modes, en déplacement et rotation, tracées sur la longueur
de trois poutres, pour une valeur ϕ = 1. Plus ϕ est élevé, plus les ressorts de compression transversale aux nœuds
sont raides relativement aux poutres élémentaires, plus la dissymétrie des tracés au sein de chaque poutre est
visible (elle ne l’est presque pas avec ϕ = 1).
v
v0
1.0 γ=0.56 π
0.5
s
γ=1.50 π
l
0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 γ=2.50 π
-0.5
-1.0
lθ
v0
15 γ=0.56 π
10
5 γ=1.50 π
s
Figure D.2 – Modes exactement périodiques sur deux cellules : allure des déformées en déplacement (au-dessus)
et en rotation (en dessous) pour les trois premières solutions de 4 f1 (γ) = −ϕ, avec ϕ = 1.
v
lθ 0
0.6
γ=0.78 π
0.4
0.2
s
γ=1.67 π
0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 l
-0.2 γ=2.61 π
-0.4
-0.6
θ
θ0
1.5 γ=0.78 π
1.0
0.5
s
γ=1.67 π
-0.5 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 l
γ=2.61 π
-1.0
-1.5
Figure D.3 – Modes exactement périodiques sur deux cellules : allure des déformées en déplacement (au-dessus)
2
et en rotation (en dessous) pour les trois premières solutions de f2 (γ) − f4 (γ) + χ = 0, avec χ = 1.
3
transversalement et tournent en opposition de phase. On a alors pour une poutre élémentaire donnée
ℓ θB
3χ 2γ s γ 2γ s
v(s) = 2 − cos − 1 + sin (D.7)
γ 2 ℓ 2 ℓ
La figure D.3 montre les allures des trois premiers modes, en déplacement et rotation, tracées sur la longueur
de trois poutres, pour une valeur χ = 1. On constate la même chose sur l’influence de χ que pour le mode
périodique sur une cellule.
D.2.4 Bilan
Cette étude des modes exactement périodiques sur deux cellules élémentaires montre que le mode de flam-
bement présentant une périodicité à deux cellules et survenant pour la valeur de γ la plus petite, donc pour
la charge critique la plus faible, est le mode antipériodique en déplacement, où un nœud se déplace transver-
salement en opposition de phase avec ses voisins. Notons que ceci est incompatible avec des situations où les
nœuds extrêmes de la poutre macroscopique seraient empêchés en déplacement transversal (appuis rotulés par
exemple).
π E I π2
Le plus petit γ est voisin de si ϕ est petit, ce qui correspond à une charge critique N = : c’est la
2 ℓ2
charge critique d’Euler pour le premier mode de flambement d’une poutre élémentaire bi-rotulée.
La figure D.4 montre, pour différentes valeurs de χ ou ϕ (en échelle logarithmique), comment évoluent
les trois critères vus, donnant les modes strictement périodique sur une cellule ou sur deux cellules. L’aspect
discontinu des courbes pour les grandes valeurs de l’abscisse est dû à la difficulté de Mathematica à faire la
résolution numérique des équations donnant γ. L’ordonnée est la charge critique réduite N, c’est-à-dire la charge
90 ANNEXE D. SOLUTIONS À PÉRIODICITÉ EXACTE
critique N calculée à partir des valeurs minimales de γ vérifiant les critères énoncés, ramenée à la charge critique
de flambement d’Euler d’une poutre élémentaire bi-rotulée.
log(ϕ ou χ)
-2 -1 0 1 2
Figure D.4 – Modes exactement périodiques sur deux cellules : charges critiques réduites en fonction des
raideurs pour les différents modes.
On constate évidemment ce que l’on a déjà vu pour les faibles valeurs des raideurs des ressorts : la périodicité
imposée sur une seule cellule correspond à N = 4 (poutre élémentaire bi-encastrée) et la périodicité imposée
sur deux cellules correspond à N = 1 (poutre élémentaire bi-rotulée). On constate également qu’en fonction des
valeurs de χ ou ϕ, le mode antipériodique qui survient pour la charge critique la plus faible n’est pas le même.
En revanche, le mode périodique à une cellule ne survient jamais en premier vu que pour une même valeur de
χ le mode antipériodique en θ survient toujours avant.
Am U n,m = 0 (D.8)
Avm A×
m
Am = (D.10)
T
A×
m Aθm
avec
1 1
Avm = −f1 (γ) Jm − ϕ Im Aθm = f4 (γ) Jm − (f2 (γ) + χ) Im A×
m = f2 (γ) Km (D.11)
6 2
D.3. PÉRIODICITÉ À UN NOMBRE QUELCONQUE DE CELLULES 91
2 −1 0 ··· 0 −1 0 −1 0 ··· 0 1
.. ..
−1
2 −1 . 0 0
1
0 −1 . 0 0
.. .. .. .. .. .. .. ..
0 −1 . . . . 0 1 . . . .
Jm = . Km = . (D.12)
.. .. .. .. .. ..
. .
. . . . −1 0 . . . . −1 0
.. ..
. .
0 0 −1 2 −1 0 0 1 0 −1
−1 0 ··· 0 −1 2 −1 0 ··· 0 1 0
Un processus possible pour connaître les charges critiques et les allures des modes correspondants dans le cas
d’une périodicité à m cellules élémentaires consiste à chercher les racines du déterminant de Am , qui donnent des
expressions implicites de γ avec ϕ et χ comme paramètres. Les vecteurs des noyaux associés permettent, eux, de
connaître les répartitions des déplacements et rotations aux nœuds d’une période spatiale, ce qui permet ensuite
de tracer la déformée le long de la poutre macroscopique. Ce procédé paraît toutefois difficile à systématiser.
Le déterminant de A3 s’écrit
1
ϕ (f2 (γ) + χ) 6 f1 (γ) (f4 (γ) − 2 (f2 (γ) + χ)) − 4 ϕ (f2 (γ) + χ) + 2 ϕ f4 (γ) + 3 f2 (γ)2 2 (D.14)
det A3 = −
16
On reconnaît les deux possibilités de nullité ϕ = 0 et f2 (γ) + χ = 0 qui sont les solutions pour la périodicité
exacte à une seule période, et que l’on retrouvera toujours. On voit également apparaître une troisième possibilité
de nullité du déterminant :
6 f1 (γ) (f4 (γ) − 2 (f2 (γ) + χ)) − 4 ϕ (f2 (γ) + χ) + 2 ϕ f4 (γ) + 3 f2 (γ)2 = 0 (D.15)
qui est une solution double à laquelle sont associés deux vecteurs du noyau :
−g3 (ϕ,χ) g3 (ϕ,χ)
2 g3 (ϕ,χ) g3 (ϕ,χ)
−g3 (ϕ,χ) −2 g3 (ϕ,χ)
et (D.16)
−1
−1
0 1
1 0
où la fonction g3 (ϕ,χ) n’a pas d’expression que l’on peut expliciter ici et est obtenue par résolution de l’équation
D.15.
La forme de ces vecteurs permet de retrouver la forme des modes de déformation au sein d’une période :
2π
on retrouve en l’occurrence des valeurs proportionnelles aux cosinus de k (k = 1,2,3) pour les déplacements
3
2π
transversaux v, et aux sinus de k pour les angles.
3
modes de la périodicité à deux cellules, le mode double de la périodicité à trois cellules, et un mode double
supplémentaire.
À chaque fois, il s’agit de savoir, pour les valeurs de ϕ et χ données, lequel donne lieu au flambement en
premier, donc lequel a la plus petite valeur de γ. Il est impossible de répondre ici à cette question de manière
générale vu les allures des expressions des déterminants.
π
Cependant, on peut vérifier numériquement que pour tout m, si ϕ = 0 et χ = 0, la valeur γ = est une
m
solution de det Am = 0. Et vu que pour chaque m, les modes des diviseurs de m sont inclus dans les modes
π
possibles pour m, on infère que la plus petite valeur de γ est lorsqu’on recherche un mode à périodicité sur
m
m cellules.
À partir de là, étant donnée une poutre macroscopique d’une longueur donnée, contenant un nombre de
poutres élémentaires np , il paraît logique d’imaginer que le flambement global se fait, pour la plus petite charge
critique possible, lorsque la périodicité est sur m = 2 np cellules : en effet le flambement global sans ressorts
est une arche de sinus sur np cellules, donc deux arches sur 2 np cellules. On retrouve ainsi la charge critique
π π
de flambement global d’une poutre de longueur np ℓ, car γ = = correspond bien à la charge critique
m 2 np
E I π2
N= .
(np ℓ)2
Ce cas particulier n’est pas sans importance pour la suite. On verra que, lors des processus d’homogénéisation
périodique, dès lors que les ressorts sont assez souples (en l’occurrence ϕ et χ tous deux un ordre de grandeur en
dessous de 1), la détermination de γ à l’ordre dominant se fait, une fois fixé le nombre m de cellules sur lequel
π
on cherche la pseudo-périodicité, en déterminant la plus petite racine de det Am = 0, donc donne comme
m
valeur de γ à l’ordre dominant.
La suite de la recherche dans le processus de développement asymptotique donne des correcteurs à cette
valeur dominante de γ. Or, si m est élevé, la valeur dominante de γ varie peu de m à m + 1, éventuellement
moins que les correcteurs déterminés aux ordres supérieurs. Voilà pourquoi on ne peut pas a priori conclure que
pour une longueur de poutre donnée (ou pour np donné), dès lors que ϕ et χ sont assez faibles, c’est le mode
de flambement global à une arche de sinus qui a la plus faible charge critique. Ceci est cohérent du reste avec
ce que l’on a observé dans les résolutions numériques par éléments finis.
Un = U0 e i n kγ ℓ (D.17)
soit
2 f1 (γ) (cos kγ ℓ − 1) − ϕ i f2 (γ) sin kγ ℓ
U0 = 0 (D.19)
1
i f2 (γ) sin kγ ℓ −f2 (γ) − f4 (γ) (cos kγ ℓ − 1) − χ
3
Il n’y a des solutions U0 non nulles que si le déterminant de la matrice multipliant U0 est nul, soit
1 2
(2 f1 (γ) (cos kγ ℓ − 1) − ϕ) −f2 (γ) − f4 (γ) (cos kγ ℓ − 1) − χ − (f2 (γ) sin kγ ℓ) = 0 (D.20)
3
Cette dernière équation donne kγ en fonction de γ et est l’analogue d’une relation de dispersion.
D.4. FORMALISME DE BLOCH 93
On peut construire une matrice de passage permettant un changement de variable, avec les vecteurs colonnes
q
[e i j 2 π m ] où j est le numéro de ligne, q le numéro de colonne, avec les parties réelles occupant une colonne et
les parties imaginaires, lorsqu’elles existent, une autre colonne. On explicitera ci-après sur des exemples à quoi
servent ces matrices dans le contexte d’une étude avec un volume élémentaire représentatif à m cellules.
On retrouve les deux possibilités déjà vues ϕ = 0 et f2 (γ) = −χ. La première impose θ0 = 0, c’est le mode
à périodicité sur une cellule avec déplacement constant d’une poutre droite, non intéressant et non compatible
avec des conditions aux limites sauf pour v0 = 0. La deuxième possibilité impose v0 = 0, mais θ0 constant peut
être non nul : c’est le mode périodique à une cellule déjà décrit.
Les vecteurs Yn et Zn sont des vecteurs contenant un déplacement transversal et un angle multiplié par ℓ.
L’inversion de cette relation s’écrit
" # " #
Yn 1 2I I2 U 2 n
= (D.26)
Zn 2 I2 −I2 U2 n+1
Ceci montre la signification du changement de variable. Si Zn = 0, à la fois U2n et U2 n+1 sont égaux à Yn :
cela décrit la périodicité à une cellule. Si Yn = 0, on a U2 n = Zn et U2 n+1 = −Zn : cela décrit la périodicité à
deux cellules.
Ce changement de variable de (U2 n ,U2 n+1 ) vers (Yn ,Zn ) sera utilisé dans la méthode d’homogénéisation
périodique, pour obtenir des équations découplées à l’ordre dominant.
94 ANNEXE D. SOLUTIONS À PÉRIODICITÉ EXACTE
Ici, ni le déplacement ni l’inclinaison n’est identiquement nul à tout nœud. Le changement de variable suivant
pourra être utilisé (avec 02 matrice nulle 2 × 2) :
I2 I2 02
√
U3 n Yn
1 3
I2
U3 n+1 =
− I2 I2 Sn (D.28)
2 2
U3 n+2
√
Tn
1 3
I2 − I2 − I2
2 2
dont l’inversion est
I2 I2 I2
Yn U3 n
1
2 I2 −I2 −I2
Sn = U3 n+1 (D.29)
3 √ √
Tn 02 3 I2 − 3 I2 U3 n+2
Ici Yn décrit comme précédemment la périodicité à une cellule. Les deux autres variables décrivent la
périodicité distribuée sur trois cellules.
L’objectif de ce chapitre est de montrer de manière détaillée l’utilisation du processus décrit au chapitre
précédent, sur quelques exemples, choisis de manière à faire émerger plusieurs situations typiques.
Ce détail ne sera pas fait pour l’ensemble des cas étudiés. L’ensemble des résultats est présenté dans l’annexe
F de manière systématique, dans le chapitre 4 de manière synthétique.
On choisira dans chaque cas des conditions aux limites d’appui rotulé aux deux extrémités de la structure,
en x = 0 et x = H, à savoir qu’à tout ordre :
— le déplacement est empêché, donc v(0) = v(H) = 0 ;
— la rotation est libre ; on admettra ici que ceci s’écrit ∂x2 v(0) = ∂x2 v(H) = 0 (ceci n’est en réalité valable
que dans le cas des régimes à flambement global, mais cette question sera discutée par ailleurs).
Tous ces exemples sont sans ressorts longitudinaux. On présente d’abord le processus avec une recherche
de pseudo-périodicité à une cellule, sur différents cas. Puis on illustre divers cas de pseudo-périodicité à deux
cellules. Enfin, on donne un exemple à trois cellules, sachant que le processus est le même pour quatre cellules
ou plus.
95
96 ANNEXE E. MISE EN ŒUVRE DE L’HOMOGÉNÉISATION
Comme on en a fait la remarque précédemment, on voit qu’il s’écrit de la même manière que l’ordre précédent
et qu’il implique de même la nullité des grandeurs cinématiques. Il en va de même à tous les ordres, donc aucun
flambement ne survient avec ces valeurs de paramètres.
Deuxième possibilité : θ(−1) fonction affine de x, non nulle. Alors la deuxième égalité n’est satisfaite que si
(2)
γ = 0. En outre, la nullité des moments d’extrémité ne peut être assurée que si θ(−1) n’est pas seulement
affine, mais constante. Il s’agit d’un mode à angle uniforme, avec γ = π.
Ceci implique que ∂x2 v (0) = 0, donc v (0) = 0, et θ(0) = 0. Les ordres suivants entraînent également la nullité
des grandeurs cinématiques à tout ordre.
Conclusion de la première possibilité : seule la cinématique à θ uniforme aux nœuds émerge dans ce
cas.
2
La deuxième de ces équations donne θ(1) = ∂x v (1) . La première peut se réécrire γ (0) ∂x2 v (0) = 0 vu les
expressions de f1 et f2 .
La deuxième équation donne θ(3) = ∂x v (3) et la première fournit une équation différentielle d’ordre quatre,
dont la solution générale s’écrit
x x x
v (0) (x) = a1 sin 2 γ̂ (1) + a2 cos 2 γ̂ (1) + a3 + a4 (E.9)
ℓ ℓ ℓ
Les conditions aux limites de double appui rotulé à l’ordre dominant (v (0) = 0 en x = 0 et x = H et
∂x2 v (0)
= 0 en x = 0 et x = H) impliquent a2 = 0, a3 = 0, a4 = 0 d’une part, et d’autre part a1 = 0, qui est la
solution triviale où tout est nul, ou alors
(1) H qπℓ
sin 2 γ̂ =0 soit γ̂ (1) = (E.10)
ℓ 2H
Si l’on cherche la plus faible valeur de γ̂ (1) , donnant la charge critique de flambement, on est conduit à
πℓ
éliminer la possibilité que q soit négatif, puis choisir q = 1 et alors γ̂ (1) = .
2H
E.2. CAS SANS RESSORT DE TRANSLATION... 97
E.1.4 Bilan
On a donc obtenu le déplacement et l’angle aux nœuds, non seulement à l’ordre dominant mais, compte tenu
de la factorisation évoquée ci-dessus, à tout ordre, pour le premier mode de flambement (q = 1) :
πx π πx
v(x) = v0 sin et θ(x) = v0 cos (E.12)
H H H
La charge critique de flambement est
4 E I (1) 2 E I π2
N= γ̂ = (E.13)
ℓ2 H2
Ces résultats sont bien ceux de la poutre unique de longueur H en double appui rotulé : c’est bien ce que
l’on cherchait à retrouver et que la méthode donne exactement pour peu qu’on la pousse à un ordre infini. On
obtient évidemment la déformée dont l’allure est donnée en figure E.1.
v
v0
1.0
0.8
0.6
0.4
0.2 x
2 4 6 8 10 l
lθ
v0
0.3
0.2
0.1 x
2 4 6 8 10 l
-0.1
-0.2
-0.3
H
Figure E.1 – Allure de la déformée de la poutre macroscopique pour χ = 0, ϕ = 0 et = 11 ; en haut le
ℓ
déplacement transversal v, en bas l’angle θ.
La solution f2 (γ (0) ) = −χ donne, à l’ordre suivant, soit la nullité de ∂x2 θ(−1) et de v (0) (et alors, le problème
se présentant de la même manière à tous ordres, on en déduit que ceci conduit uniquement à la solution triviale
où tout est nul), soit le mode à θ uniforme.
Pour chercher un mode modulé, on étudie donc f2 (γ (0) ) ̸= −χ et donc θ(−1) = 0. Dans ces conditions, l’ordre
1
ε conduit à
f2 (γ (0) )
θ(0) (x) = ∂x v (0) (x) (E.16)
χ + f2 (γ (0) )
On n’a plus, du fait de la présence des ressorts de rotation, le lien simple θ(0) = ∂x v (0) .
Ensuite, l’ordre ε2 donne
f2 (γ (0) )2
(0) 2 (0)
f1 (γ ) − χ + f (γ (0) ) ∂x v (x) = 0
2
(E.17)
f2 (γ (0) ) f2′ (γ (0) )
θ(1) (x) = ∂ v (1)
(x) + γ (1)
∂x v (0) (x)
x
χ + f2 (γ (0) ) (χ + f2 (γ (0) ))2
La première de ces équations pourrait donner ∂x2 v (0) = 0, mais alors on aurait v (0) = 0 et le problème,
identique à tout ordre, conduirait à une solution identiquement nulle à tout ordre. On recherche donc les
solutions où v (0) ̸= 0, ce qui implique une équation d’inconnue γ (0) :
f2 (γ (0) )2
f1 (γ (0) ) − =0 soit γ (0) tan γ (0) = 3 χ (E.18)
χ + f2 (γ (0) )
La valeur de γ (0) donnant la charge critique sera la plus petite des solutions de cette équation. La figure E.2
montre la résolution numérique de cette équation.
γ 0
π
0.5
0.4
0.3
0.2
0.1
0.0 χ
1 2 3 4 5 6
Comme précédemment, on cherche autre chose que la possibilité v (0) = 0 où tout est nul. On peut montrer
graphiquement que la fonction de γ (0) apparaissant en facteur ici n’est pas nulle pour les valeurs de γ (0) vérifiant
E.18. Ceci impose donc γ (1) = 0.
En reportant ceci dans le système d’équations, on obtient finalement à l’ordre ε4 une équation différentielle
en v (0) :
f2 (γ (0) )2 ′ (0)
f (γ ) + (f1 (γ (0) ) − 2 f2 (γ (0) )) f2′ (γ (0) )
4 (0) 12 γ (2)
f1 (γ (0) ) 1
∂x v + ∂x2 v (0) = 0 (E.20)
L2 2 f1 (γ (0) ) f4 (γ (0) ) − 3 f2 (γ (0) )2
Ceci peut aussi s’écrire
4 γ (2) sin2 γ (0)
∂x4 v (0) + (0)
tan γ + ∂x2 v (0) = 0 (E.21)
L2 γ (0)
E.2. CAS SANS RESSORT DE TRANSLATION... 99
Ceci est de la forme ∂x4 v (0) + β 2 ∂x2 v (0) = 0, avec β 2 positif si γ (2) positif vu que l’on a par ailleurs
γ tan γ (0) = 3 χ > 0.
(0)
En appliquant les conditions aux limites comme dans le cas R = 0 (à savoir v (0) (0) = v (0) (H) = 0 et
qπ
∂x2 v (0) (0) = ∂x2 v (0) (H) = 0), on obtient v (0) = v0 sin β x avec β = , où l’entier non nul q doit être choisi égal
H
à 1 pour obtenir la plus petite valeur de charge critique de flambement, vu que γ (2) est positif. On obtient donc
2
π2 ℓ 1
γ̂ (2) = (E.22)
4 H sin2 γ (0)
tan γ (0) +
γ (0)
E I π2
On remarque bien qu’à la limite, pour γ (0) → 0, cette charge critique tend vers , charge critique de
H2
flambement d’une poutre de longueur H en double appui rotulé, et ce même si cette expression n’est censée être
π
valide que pour χ = O(ε0 ). Et à l’inverse, plus χ est élevée, plus γ (0) se rapproche de et donc N se rapproche
2
E I π2
de , charge critique de flambement d’une poutre de longueur ℓ en double appui rotulé.
ℓ2
πx
On obtient donc ici à l’ordre dominant un déplacement v (0) (x) = v0 sin et un angle
H
2
(0) f2 (γ (0) ) (0) γ (0) π πx γ (0) π πx
θ (x) = (0)
∂x v (x) = (0)
v 0 cos = v0 cos (E.25)
χ + f2 (γ ) tan γ H H 3 χ H H
H
La figure E.3 montre le tracé de la déformée à l’ordre dominant ainsi obtenue pour χ = 1 et = 24 : courbe
ℓ
du haut, le déplacement transversal ; courbe du bas, l’angle.
v
v0
1.0
0.8
0.6
0.4
0.2 x
5 10 15 20 l
lθ
v0
0.15
0.10
0.05 x
-0.05 5 10 15 20 l
-0.10
-0.15
H
Figure E.3 – Allure de la déformée de la poutre macroscopique pour χ = 1 et = 24 ; en haut le déplacement
ℓ
transversal v, en bas l’angle θ.
Au début de cette étude on a mis de côté f2 (γ (0) ) = −χ qui donnait des champs cinématiques nuls à tous les
ordres. On se rappelle que c’était l’équation donnant γ pour la recherche de périodicité exacte à une cellule. Mais
on est ici dans le cas où ϕ = 0, pour lequel la périodicité exacte permettait a priori des valeurs de déplacement
non nulles en dehors du cas où f2 (γ (0) ) = −χ ; ces solutions non nulles étaient ensuite anéanties par l’imposition
des conditions aux limites. Il s’agit donc ici d’un mode de flambement non prévu par l’étude en périodicité
exacte. On constate du reste sur la figure E.4 que la valeur de γ (0) prévue ici est systématiquement plus faible
que la valeur prévue par l’équation donnée pour la périodicité exacte.
100 ANNEXE E. MISE EN ŒUVRE DE L’HOMOGÉNÉISATION
γ (0)
1.4
1.2
1.0
γ (0) tanγ(0) =3χ
0.8
f2 (γ (0) )=-χ
0.6
0.4
0.2
0.0 χ
0 1 2 3 4 5 6
Figure E.4 – Valeurs de γ (0) , plus petites solutions de γ (0) tan γ (0) = 3 χ (en bleu) ou de f2 (γ (0) ) = −χ (en
rouge).
On remarque en outre un problème grâce aux tracés de la figure E.3 : la condition de libre rotation aux
limites n’est pas appliquée correctement. On voit bien que les deux poutres élémentaires extrêmes ne sont pas
à un extremum de θ en leurs extrémités rotulées. Cela vient du fait que l’on a appliqué la condition de libre
rotation en écrivant que θ atteint un extremum relativement à sa variable x, et non à la coordonnée locale
microscopique s. Il y a là un défaut de la méthode qui est discuté par ailleurs.
E.3 Cas avec les deux types de ressorts de raideurs du même ordre
de grandeur que la raideur de flexion de la poutre
Avec τK = 0 et τC = 0, on a
" # " # " # " #
ϕ v (0) ϕ v (1) 2 ϕ v (2) 3 ϕ v (3)
RU = +ε +ε +ε + O(ε3 ) (E.26)
χ L θ(−1) χ L θ(0) χ L θ(1) χ L θ(2)
L’ordre ε0 donne
ϕ v (0) (x) = 0 et (χ + f2 (γ (0) )) θ(−1) = 0 (E.27)
Ceci impose v (0) = 0 et, si l’on évite la solution triviale θ(−1) = 0 où tout est nul à tous ordres, impose une
valeur de γ (0) donnée par f2 (γ (0) ) = −χ (qui est, rappelons-le, la solution donnée pour la périodicité simple
exacte). On peut voir l’allure de γ (0) (χ) sur la courbe rouge de la figure E.4.
L’ordre ε2 donne
χ
v (1) (x) = L2 ∂x θ(−1) (x) et γ (1) f2′ (γ (0) ) θ(−1) (x) = 0 (E.28)
ϕ
La possibilité γ (1) ̸= 0 entraîne des champs cinématiques nuls à tout ordre. Si l’on met de côté cette
possibilité, on retient γ (1) = 0 et l’ordre ε2 donne l’équation différentielle en θ(−1) suivante :
3.0
2.5
2.0
1.5
1.0
0.5
ϕ
2 4 6 8 10
Dans ces zones, on peut choisir q = 1 pour décrire le mode de flambement. Les équations de la déformée
macroscopique sont alors de la forme, pour le déplacement et l’angle à l’ordre dominant :
χ ℓ2 πx πx
v̂ (1) = π θ0 sin et θ(−1) = θ0 cos (E.31)
ϕ H H H
Les allures des déformées en déplacement et angle sont données par la figure E.6.
v
v0
0.2
0.1
x
2 4 6 8 10 l
-0.1
-0.2
θ
θ0
1.5
1.0
0.5 x
-0.5 2 4 6 8 10 l
-1.0
-1.5
H
Figure E.6 – Déformée de la poutre macroscopique pour χ = 1, ϕ = 4 et = 11 : en haut le déplacement
ℓ
transversal v, en bas l’angle θ.
√
3ϕ ϕ 3
γ (0) = , q ∈ N∗ γ̂ (1) = 0 γ̂ (2) = 2 γ (0) +
qπξ 8 γ (0) tan γ (0)
2
4 γ (0)
ϕ 3
ϕ = O(ε2 ) χ=0 N= + 1 + (0) + O(ε2 )
π2 π2 γ tan γ (0)
3ϕ
∂x4 v (0) + 2 2 ∂x v
2 (0)
=0 θ̂(−1) = 0 θ(0) = ∂x v (0)
γ (0) ℓ
Si f2 (γ (0) ) = 0 et θ̂(−1) ̸= 0, la plus petite valeur de γ (0) est π. Le système s’écrit, à l’ordre suivant,
simplement γ̂ (1) θ̂(−1) = 0. On choisit donc γ̂ (1) = 0, ce qui donne à l’ordre suivant le système
π 2 2 2 (0)
− ℓ ∂x v − ϕ v (0) = 0
3 (E.32)
ℓ f4 (π) ∂x2 θ̂(−1) − π γ̂ (2) θ̂(−1)
= 0
6 3
La première équation donne une équation différentielle sur v (0) , mais dont la périodicité spatiale est fixée.
Ce cas n’est donc pas compatible avec des conditions aux limites de manière générale. Ceci impose v (0) = 0.
De la deuxième équation, sachant que f4 (π) est infini, on déduit que ∂x2 θ̂(−1) = 0 et γ̂ (2) = 0. Les ordres
supérieurs, ensuite, se présentent tous de la même manière et donnent à chaque fois γ̂ (i) = 0, ∂x2 θ̂(i) = 0 et
v (i) = 0.
La prise en compte des conditions aux limites impose finalement qu’en plus d’être affine, θ soit uniforme.
On obtient donc ici un mode où les nœuds présentent tous la même inclinaison et ne sont pas déplacés trans-
versalement. Dans ce cas où γ = π exactement, la déformée d’une poutre élémentaire entre s = 0 et s = ℓ est
ℓ θ0 2πs
simplement de la forme v(s) = sin , où θ0 est l’angle constant de la poutre à chaque nœud.
2π ℓ
Pour rappel, Y pilote les modes où deux nœuds consécutifs sont en pseudo-phase et Z les modes où ils sont
en pseudo-opposition de phase. On retrouve les champs cinématiques réels aux nœuds par U = Y + Z aux nœuds
pairs, ou par U = Y − Z aux nœuds impairs.
On utilisera comme précédemment des conditions aux limites macroscopiques de double appui rotulé pour
fixer les idées. On part aussi du principe qu’il y a un nombre pair de nœuds pour appliquer les conditions aux
limites.
E.5. PSEUDO-PÉRIODICITÉ À DEUX CELLULES 103
E.5.1 Cas ϕ = 0, τC = 1
On se rappelle que ce cas ne donne rien d’autre que le mode à angle uniforme dans le cas de la pseudo-
périodicité sur une cellule. En pseudo-périodicité à deux cellules, l’ordre ε0 s’écrit :
(0) (−1)
f2 (γ ) µ̂
(x) = 0
(0) (0) (E.34)
f1 (γ ) z (x) = 0
(0) (0) (−1)
(3 f2 (γ ) − 2 f4 (γ )) ν̂ (x) = 0
La possibilité f2 (γ (0) ) = 0 est celle qui ne donne, en pseudo-périodicité à une cellule, que le mode à angle
uniforme. En revanche, dans ce cas à pseudo-périodicité sur deux cellules, une cinématique non nulle est possible
π
si γ (0) est tel que f1 (γ (0) ) = 0 ou 3 f2 (γ (0) ) − 2 f4 (γ (0) ) = 0 : dans les deux cas les solutions sont γ (0) = + q π
2
π
avec q ∈ N. Choisissons γ (0) = , plus petite valeur donnant la charge critique la plus faible.
2
π
L’ordre ε1 s’écrit, compte tenu du fait que γ (0) = et avec µ(−1) = 0,
2
2 µ − 2 ∂x y (0) + ℓ ∂x ν̂ (−1) = 0
(0)
2 π γ̂ (1) z (0) + ℓ2 ∂x ν̂ (−1) = 0 (E.35)
−2 (π γ̂ (1) − 6 χ) ν̂ (−1) + π 2 ∂ z (0) = 0
x
La première équation donne µ(0) . Pour les suivantes, il faut envisager trois cas possibles selon les valeurs de
(1)
γ̂ .
6χ
E.5.1.2 Cas γ̂ (1) = : mode à ν uniforme
π
6χ
Si γ̂ (1) = , alors z (0) = 0 et ∂x ν̂ (−1) = 0, donc ν̂ (−1) est indépendant de x, autrement dit deux nœuds
π
successifs sont inclinés avec des angles opposés et ne sont pas déplacés transversalement. Les ordres successifs
π
donnent effectivement un angle ν uniforme et des déplacements nuls, ainsi que µ, avec γ voisin de avec une
2
correction positive :
π 6 χ 72 χ2 72 (−24 + π 2 ) χ3
γ= + − 3
− (E.36)
2 π π π5
Ce mode est compatible avec des conditions aux limites de déplacements transversaux nuls aux nœuds
extrêmes, ainsi qu’avec des conditions aux limites de moment nul.
E.5.2 Cas τC = 0, τK = 0
L’ordre ε0 de l’équilibre s’écrit ainsi :
ϕ y (0) (x) = 0
(χ + f (γ (0) )) µ(−1) (x) = 0
2
(E.37)
(ϕ + 4 f1 (γ (0) )) z (0) (x) = 0
(3 (χ + f2 (γ (0) )) − 2 f4 (γ (0) )) ν (−1) (x) = 0
Ceci donne trois possibilités de détermination de γ (0) qui rappellent les conditions obtenues dans l’étude de
la périodicité exacte sur deux cellules :
104 ANNEXE E. MISE EN ŒUVRE DE L’HOMOGÉNÉISATION
r 2
(0) π (1) 3χ 9 χ2 π2 ξ2 (2) 6 γ̂ (1) χ
γ = γ̂ = + + γ̂ =
2 π π2 4 3 π χ − π 2 γ (1)
r
2 2 2
12 χ 4 9χ π ξ
ϕ=0 χ = O(ε) N=1+ 2 + + + O(ε)
π π π2 4
4 γ̂ (1)
2 (0) (1) 6χ
∂x z + 2 γ̂ − z (0) = 0 (idem en ν̂ (−1) ) y (0) = 0
ℓ π
π2 ℓ π2
µ̂(−1) = 0 ν̂ (−1) = ∂ x z (0)
∂ 2 (1)
x ŷ = − ∂x z (0)
2 (π γ̂ (1) − 6 χ) 2 H2
π
Table E.2 – Résultats pour le cas ϕ = 0, τC = 1, avec γ (0) = : mode antipériodique.
2
v0
5
x
2 4 6 8 10 12 l
-5
lθ
v0
20
10 x
2 4 6 8 10 12 l
-10
-20
H
Figure E.7 – Allure de la déformée de la poutre macroscopique pour τC = 1, ϕ = 0 et = 12, avec χ = 0,5,
ℓ
pour le mode antipériodique ; en haut le déplacement transversal v, en bas l’angle θ.
E.5. PSEUDO-PÉRIODICITÉ À DEUX CELLULES 105
— la condition f2 (γ (0) ) = −χ, qui correspond à la condition de périodicité exacte sur une cellule ;
ϕ
— la condition f1 (γ (0) ) = − , qui correspond à la condition d’antipériodicité exacte sur deux cellules, avec
4
l’angle nul aux nœuds ;
2
— la condition − f4 (γ (0) ) + f2 (γ (0) ) = −χ, qui correspond à la condition d’antipériodicité exacte sur deux
3
cellules, avec le déplacement nul aux nœuds.
L’étude à suivre doit permettre de retrouver cela. On exclut ici la possibilité ϕ = 0, ce qui implique que
y (0) (x) = 0 : le déplacement aux nœuds des modes périodiques est nécessairement nul à l’ordre ε0 . Voici les
résultats obtenus pour les modes modulés.
π2 ξ2 f2 (γ (0) )2 f4 (γ (0) )
(0) (1) (2)
f2 (γ ) = −χ γ̂ = 0 γ̂ = ′ (0) +
f2 (γ ) ϕ 6
4 (0) 2 8 ξ 2 γ (0) f2 (γ (0) )2 f4 (γ (0) )
ϕ = O(1) χ = O(1) N= 2γ + ′ (0) +
π f2 (γ ) ϕ 6
γ̂ (2) f2′ (γ (0) )
∂x2 µ̂(−1) + µ̂(−1) = 0
ℓ2 1 (0) 2
1 (0)
f2 (γ ) + f4 (γ )
ϕ 6
y (0) = 0 z (0) = 0 ẑ (1) = 0 ν̂ (−1) = 0
χ 2 χ ℓ
ŷ (1) = ℓ ∂x µ(−1) ẑ (2) = − ℓ3 ∂x2 µ(−1) ν̂ (0) = − ∂x ν (−1)
ϕ 2ϕ 2
On rappelle qu’il y a dans ce cas une restriction sur les valeurs de ϕ et χ permettant d’écrire γ (2) sous cette
forme (voir la figure E.5).
La figure E.8 montre l’allure de la déformée, pour le déplacement transversal et l’angle.
v
lθ0
0.2
0.1
x
2 4 6 8 10 12 l
-0.1
-0.2
θ
θ0
1.5
1.0
0.5 x
-0.5 2 4 6 8 10 12 l
-1.0
-1.5
H
Figure E.8 – Allure de la déformée de la poutre macroscopique pour τC = 0, τK = 0 et = 12, avec χ = 1 et
ℓ
ϕ = 2, pour le mode pseudo-périodique sur une cellule ; en haut le déplacement transversal v, en bas l’angle θ.
ϕ
E.5.2.2 Cas où f1 (γ (0) ) = − : mode pseudo-périodique sur deux cellules, antipériodique interne,
4
piloté par le déplacement aux nœuds
La table E.4 donne les résultats obtenus. On obtient les champs cinématiques physiques aux ordres non nuls
dominants :
— aux nœuds pairs, v (0) = z (0) et θ(0) = ν (0) ;
— aux nœuds impairs, v (0) = −z (0) et θ(0) = −ν (0) ;
106 ANNEXE E. MISE EN ŒUVRE DE L’HOMOGÉNÉISATION
ϕ
f1 (γ (0) ) = − γ̂ (1) = 0
4
π2 ξ2 3 f2 (γ (0) )2
γ̂ (2) = f1 (γ (0) ) + γ̂ (3) = 0
4 f1′ (γ (0) ) 3 f2 (γ (0) ) − 2 f4 (γ (0) )
ξ 2 γ (0) 3 f2 (γ (0) )2
4 (0) 2
ϕ = O(1) χ = O(1) N= 2
γ + ′ (0) f1 (γ (0) ) +
π f1 (γ ) 3 f2 (γ (0) ) − 2 f4 (γ (0) )
4 γ̂ (2) f1′ (γ (0) )
∂x2 z (0) + z (0) = 0
ℓ2 3 f 2 (γ (0) 2
)
f1 (γ (0) ) +
3 f2 (γ (0) ) − 2 f4 (γ (0) )
ℓ
y (0) = 0 µ̂(−1) = 0 µ̂(0) = 0 ν̂ (−1) = 0 ŷ (1) = − ∂x z (0)
2
3 ℓ f2 (γ (0) )2
µ̂(1) = ∂ 2 z (0)
2 (χ + f2 (γ (0) ))(3 f2 (γ (0) ) − 2 f4 (γ (0) )) x
3 f2 (γ (0) )
ν (0) = − ∂x z (0)
3 f2 (γ (0) ) − 2 f4 (γ (0) )
ϕ
Table E.4 – Résultats pour le cas τK = 0, τC = 0, avec f1 (γ (0) ) = − : mode antipériodique en déplacement.
4
Aucune condition ici ne vient restreindre les valeurs de χ et ϕ, vu que γ̂ (2) est positive quelle que soit la
valeur de ϕ permettant d’obtenir γ (0) .
La figure E.9 montre les allures de la déformée pour le déplacement transversal et l’angle.
v
v0
1.0
0.5
x
2 4 6 8 10 12 l
-0.5
-1.0
lθ
v0
3
2
1 x
-1 2 4 6 8 10 12 l
-2
-3
H
Figure E.9 – Allure de la déformée de la poutre macroscopique pour τC = 0, τK = 0 et = 12, avec χ = 1 et
ℓ
ϕ = 2, pour le mode antipériodique en déplacement ; en haut le déplacement transversal v, en bas l’angle θ.
2
E.5.2.3 Cas où − f4 (γ (0) ) + f2 (γ (0) ) = −χ : mode pseudo-périodique sur deux cellules, antipério-
3
dique interne, piloté par l’angle aux nœuds
La table E.5 donne les résultats obtenus. On obtient les champs cinématiques physiques aux ordres non nuls
dominants :
— aux nœuds pairs, v (1) = z (1) et θ(−1) = ν (−1) ;
— aux nœuds impairs, v (1) = −z (1) et θ(−1) = −ν (−1) ;
La figure E.10 montre les allures de la déformée pour le déplacement transversal et l’angle.
De la même manière que pour le cas périodique à une cellule, il est nécessaire que γ (2) soit positif pour que
l’on puisse choisir le plus petit mode de flambement. Ceci impose des valeurs interdites pour ϕ et χ, en blanc
sur la figure E.11. Il est en outre nécessaire que γ (2) reste du même ordre de grandeur que γ (0) , ou que γ̂ (2)
reste O(ε2 ) γ (0) .
E.5. PSEUDO-PÉRIODICITÉ À DEUX CELLULES 107
2
− f4 (γ (0) ) + f2 (γ (0) ) = −χ γ̂ (1) = 0
3
−6 f2 (γ (0) )2 + (ϕ + 4 f1 (γ (0) ))f4 (γ (0) )
γ̂ (2) = π 2 ξ 2 γ̂ (3) = 0
(−6 f2′ (γ (0) ) + 4 f4′ (γ (0) ))(ϕ + 4 f1 (γ (0) ))
2
Table E.5 – Résultats pour le cas τK = 0, τC = 0, avec − f4 (γ (0) ) + f2 (γ (0) ) = −χ : mode antipériodique en
3
angle.
lθ0
0.5
x
2 4 6 8 10 12 l
-0.5
θ0
2
1
x
2 4 6 8 10 12 l
-1
-2
H
Figure E.10 – Allure de la déformée de la poutre macroscopique pour τC = 0, τK = 0 et = 12, avec χ = 1
ℓ
et ϕ = 2, pour le mode antipériodique en angle ; en haut le déplacement transversal v, en bas l’angle θ.
ϕ
2 4 6 8 10
E.6.1 Initialisation
On notera
" # " # " #
(i) y (i) (x) (i) z (i) (x) (i) t(i) (x)
Y (x) = S (x) = T (x) = (E.38)
L µ(i−1) (x) L ν (i−1) (x) L τ (i−1) (x)
(On réutilise ici z plutôt que s pour éviter la confusion avec l’abscisse locale.)
À l’ordre dominant, si l’on ne se préoccupe pas du mode pseudo-périodique sur une cellule, on a Y(0) = 0,
ainsi que le système suivant :
√
(0) (0) 3
−(ϕ + 3 f1 (γ )) z − f2 (γ (0) ) ℓ τ̂ (−1) = 0
2
√
3 1
f2 (γ ) t + −f2 (γ ) + f4 (γ ) ℓ ν̂ (−1) =
(0) (0) (0) (0)
0
2 2
√ (E.39)
(0) (0) 3
−(ϕ + 3 f1 (γ )) t + f2 (γ (0) ) ℓ ν̂ (−1) = 0
2
√
3 1
f2 (γ (0) ) z (0) + −f2 (γ (0) ) + f4 (γ (0) ) ℓ τ̂ (−1) =
−
0
2 2
On voit que ces équations sont deux à deux couplées. Pour la suite, on peut a priori choisir de conserver le
couple de variables cinématiques que l’on veut. On peut par exemple conserver les déplacements z (0) et t(0) et
exprimer les angles en fonction des déplacements :
2 ϕ + 3 f1 (γ (0) )
ℓ τ̂ (−1) = −δ z (0) et ℓ ν̂ (−1) = δ t(0) en notant δ=√ (E.40)
3 f2 (γ (0) )
Alors, il ne reste plus que deux équations de la forme g(γ (0) ,ϕ) z (0) = 0, celle en t(0) étant identique.
Pour éviter la cinématique nulle, on est donc conduit à chercher γ (0) telle que g(γ (0) ,ϕ) = 0, en l’occurrence
3 f2 (γ (0) )2
−3 f1 (γ (0) ) + =ϕ (E.41)
4 f2 (γ (0) ) − 2 f4 (γ (0) )
π
Selon les valeurs de ϕ, la plus petite valeur de γ (0) donnée par cette équation varie entre et 0,614 π.
3
Le développement à l’ordre ε donne six équations impliquant l’ordre suivant des variables cinématiques, avec
γ (0) à présent connu (mais sans expression analytique). On peut par exemple remplacer ϕ par la fonction de
γ (0) écrite ci-dessus, puis remplacer ν (0) et τ (0) par leurs expressions données par les équations correspondantes.
γ̂ (1)2 (0)
∂x2 z (0) + z =0 (E.43)
ℓ2 α2
L’application des conditions aux limites se fait sur z (0) comme précédemment sur v (0) en supposant pour
fixer les idées que la poutre macroscopique comporte un nombre de cellules multiple de trois, ce qui fait que
l’on a v (0) = z (0) aux deux nœuds extrêmes puisque y (0) = 0. Ainsi, z (0) (0) = 0 et z (0) (H) = 0 conduisent à
qπx
l’expression z (0) (x) = v0 sin avec la condition de quantification
H
γ̂ (1) = ± q π ξ α (E.44)
E.6. PSEUDO-PÉRIODICITÉ À TROIS CELLULES 109
ℓ
On a noté q le numéro du mode (q ∈ N∗ ) et ξ = .
H
Constatant que selon les valeurs de ϕ, α peut être positive ou négative, on est conduit en appliquant la
règle de choix du mode à prendre la valeur absolue de cette expression pour γ (1) (ce choix sera discuté). Et on
sélectionne alors q = 1 pour le mode de flambement à plus petite charge critique.
Connaissant z (0) (x), on connaît les trois autres variables cinématiques à l’ordre dominant :
πx πx πx
t(0) (x) = σα v0 cos ℓ ν̂ (−1) (x) = σα δ v0 cos ℓ τ̂ (−1) (x) = −δ v0 sin (E.45)
H H H
(On a noté σα le signe de α). Ceci permet de connaître à l’ordre dominant les variables cinématiques réelles
aux nœuds, en distinguant leur multiplicité (rappelons que Y(0) = 0) :
(0) (0)
v3 n = z3 n = v0 sin(3 n π ξ)
(−1) (−1)
ℓ θ̂3 n = ℓ ν̂3 n = σα δ v0 cos(3 n π ξ)
√ √
(0) 1 (0) 3 (0) 1 3
v3 n+1 = − z3 n+1 + t3 n+1 = − v0 sin((3 n + 1) π ξ) + σα v0 cos((3 n + 1) π ξ)
2 2 2 2
√ √ (E.46)
(−1) 1 (−1) 3 (−1) 1 3
ℓ θ̂ 3 n+1 = − ℓ ν̂3 n+1 + ℓ τ̂3 n+1 = − σ α δ v0 cos((3 n + 1) π ξ) − δ v0 sin((3 n + 1) π ξ)
2 2 2 2
√ √
1 (0) 3 (0) 1 3
(0)
v3 n+2 = − 2 z3 n+2 − 2 t3 n+2 = − 2 v0 sin((3 n + 2) π ξ) − 2 σα v0 cos((3 n + 2) π ξ)
√ √
ℓ θ̂(−1) = − 1 ℓ ν̂ (−1) − 3 ℓ τ̂ (−1) = − 1 σ δ v cos((3 n + 2) π ξ) + 3 δ v sin((3 n + 2) π ξ)
3 n+2 α 0 0
2 3 n+2 2 3 n+2
2 2
Ceci permet de tracer les déformées, voir un exemple en figure E.12 (pour lequel γ = 1,34 à l’ordre ε).
Les fonctions sinus et cosinus tracées en pointillés gris permettent de matérialiser la pseudo-périodicité à trois
cellules, qui ne saute pas aux yeux sans cela.
ϕ=1, χ=0
v
v0
1.0
0.5
x
5 10 15 20 l
-0.5
-1.0
ϕ=1, χ=0
lθ
v0
2
1 x
5 10 15 20 l
-1
-2
Figure E.12 – Déformées en déplacement (en haut) et rotation (en bas) pour ϕ = 1, χ = 0, np = 24, avec
périodicité à trois cellules, pour le mode double modulé.
en fonction d’un paramètre t0 , les déplacements aux nœuds ; la figure E.13 montre les déformées, obtenues avec
γ = 1,318. (0)
v3 n = 0 (−1) (−1)
ℓ θ̂3 n = ℓ ν̂3 n = δ t0
√ √
(0) 3 (0) 3
(−1) 1 (−1) 1
v3 n+1 = t3 n+1 = t0 ℓ θ̂3 n+1 = − ℓ ν̂3 n+1 = − δ t0 (E.47)
2 2 2 2
√ √
ℓ θ̂(−1) = − 1 ℓ ν̂ (−1) = − 1 δ t
v (0) = − 3 t(0) = − 3 t0
3 n+2 0
3 n+2
2 3 n+2
2 2 3 n+2 2
ϕ=1, χ=0
v
v0
1.0
0.5
x
5 10 15 20 l
-0.5
-1.0
ϕ=1, χ=0
lθ
v0
2
1
x
5 10 15 20 l
-1
-2
Figure E.13 – Déformées en déplacement (en haut) et rotation (en bas) pour ϕ = 1, χ = 0, np = 24, avec
périodicité à trois cellules, pour le mode constant.
0.10
0.05 x
0.00
5 10 15 20
-0.05 l
-0.10
-0.15
0.10
0.05 x
0.00
5 10 15 20
-0.05 l
-0.10
-0.15
0.10
0.05 x
0.00
5 10 15 20
-0.05 l
-0.10
-0.15
Figure E.14 – Trois modes présentant une pseudo-périodicité sur trois cellules obtenus par éléments finis (avec
ϕ = 1, χ = 0, np = 24).
ϕ=1, χ=0
v
v0
1.0
0.5
x
5 10 15 20 l
-0.5
-1.0
ϕ=1, χ=0
lθ
v0
2
1 x
5 10 15 20 l
-1
-2
Figure E.15 – Déformées en déplacement (en haut) et rotation (en bas) pour ϕ = 1, χ = 0, np = 24, avec
périodicité à trois cellules, pour le mode double modulé, avec γ̂ (1) = −π ξ |α|.
112 ANNEXE E. MISE EN ŒUVRE DE L’HOMOGÉNÉISATION
Annexe F
Résultats analytiques
Cette annexe donne les résultats analytiques des calculs homogénéisés pour les cas traités : expressions des
variables cinématiques aux ordres les plus élevés, expressions des différents ordres de la charge critique γ, pour
les différents cas de pseudo-périodicité calculés. Les informations manquantes n’ont pas été calculées ; les cas
n’aboutissant qu’à la cinématique nulle sont mentionnés.
F.1 Notations
Pour rappel, ℓ est la longueur d’une poutre élémentaire, H = np ℓ est la longueur de la poutre macroscopique,
ℓ 1
ξ= = est leur quotient, q est le numéro du mode de quantification, appartenant a priori à N∗ .
H np
Pour alléger les expressions, on écrira f1 , f2 , f4 tout court au lieu de f1 (γ (0) ), f2 (γ (0) ), f4 (γ (0) ), et de même
pour les dérivées.
F.2 Résultats
ϕ=0 χ=0
Pseudo-périodicité à une cellule
2
4 γ̂ (1) 2 (0)
θ̂(−1) = 0 θ(0) = ∂x v (0) ∂x4 v (0) + ∂x v = 0
ℓ2
qπξ
γ (0) = 0 γ̂ (1) =
γ̂ (2) = 0
2
Mode avec θ uniforme et v nulle aux nœuds : γ = π
Pseudo-périodicité à deux cellules, mode double
π ℓ
y (0) = 0 µ̂(−1) = 0 ν̂ (−1) = ∂x z (0) ou z (0) = − ∂x (ℓ ν̂ (−1) )
2 γ̂ (1) 2 π γ̂ (1)
2 2
4 γ̂ (1) (0) 4 γ̂ (1)
∂x2 z (0) + z = 0 ou ∂ 2
x (ℓ ν̂ (−1)
) + ℓ ν̂ (−1) = 0
ℓ2 ℓ2
π qπξ
γ (0) = γ̂ (1) = γ̂ (2) = 0
2 2
113
114 ANNEXE F. RÉSULTATS ANALYTIQUES
ϕ=0 χ = O(ε2 )
Pseudo-périodicité à une cellule
2
4 (γ̂ (1) − 3 χ) 2 (0)
θ̂(−1) = 0 θ(0) = ∂x v (0) ∂x4 v (0) + ∂x v = 0
ℓ2
1p 2 2 2
γ (0) = 0 γ̂ (1) = q π ξ + 12 χ γ̂ (2) = 0
2
3 χ 18 χ2
Mode avec θ uniforme et v nulle aux nœuds : γ = π + − + o(χ2 )
π π3
Pseudo-périodicité à deux cellules, mode double
π ℓ
y (0) = 0 µ̂(−1) = 0 ν̂ (−1) = ∂x z (0) ou z (0) = − ∂x (ℓ ν̂ (−1) )
2 γ̂ (1) 2 π γ̂ (1)
2 2
4 γ̂ (1) (0) 4 γ̂ (1)
∂x2 z (0) +z = 0 ou ∂x
2
(ℓ ν̂ (−1)
) + ℓ ν̂ (−1) = 0
ℓ2 ℓ2
π qπξ 3χ
γ (0) = γ̂ (1) = γ̂ (2) =
2 2 π
π 6 χ 72 χ2
Mode avec ν uniforme et v nulle aux nœuds : γ = + − + o(χ2 )
2 π π3
ϕ=0 χ = O(ε)
Pseudo-périodicité à une cellule
3 χ 18 χ2
Mode avec θ uniforme et v nulle aux nœuds : γ = π + − + o(χ2 )
π π3
Pseudo-périodicité à deux cellules, mode double
π2 ℓ
y (0) = 0 µ̂(−1) = 0 ν̂ (−1) = ∂x z (0) ou z (0) = − ∂x (ℓ ν̂ (−1) )
2 (π γ̂ (1)
− 6 χ) 2 π γ̂ (1)
(1)
2 (0) 4 γ̂ (1) 6χ
∂x z + 2 γ̂ − z (0) = 0 idem en ℓ ν̂ (−1)
ℓ π
r 2
π 3χ q2 π2 ξ2 9 χ2 6 γ̂ (1) χ
γ (0) = (1)
γ̂ = + + 2 γ̂ (2) =
2 π 4 π 3 π χ − π 2 γ̂ (1)
π 6 χ 72 χ2
Mode avec ν uniforme et v nulle aux nœuds : γ = + − + o(χ2 )
2 π π3
F.2. RÉSULTATS 115
ϕ=0 χ = O(1)
Pseudo-périodicité à une cellule
f2
θ̂(−1) = 0 θ(0) = ∂x v (0)
χ + f2
12 γ̂ (2) f2 2 f1′ + f1 (f1 − 2 f2 ) f2′ 2 (0)
∂x4 v (0) + ∂x v = 0
ℓ2 f1 (−3 f2 2 + 2 f1 f4 )
q 2 π 2 ξ 2 f1 (−3 f2 2 + 2 f1 f4 )
γ (0) tan γ (0) = 3 χ γ̂ (1) = 0 γ̂ (2) =
12 f2 2 f1′ + f1 (f1 − 2 f2 ) f2′
3 χ 18 χ2
Mode avec θ uniforme et v nulle aux nœuds : γ = π + − + o(χ2 )
π π3
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en déplacement
y (0) = 0 µ̂(−1) = 0 ν̂ (−1) = 0
24 γ̂ (2) χ (0)
∂x2 z (0) − z =0
ℓ2 π
π q2 π3 ξ2
γ (0) = γ̂ (1) = 0 γ̂ (2) = − décroissante ? ? ?
2 24 χ
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en angle
y (0) = 0 µ̂(−1) = 0 z (0) = 0
4 γ̂ (2) f1 (3 f2′ − 2f4′ )
∂x2 (ℓ ν̂ (−1) ) + (ℓ ν̂ (−1) ) = 0
ℓ2 3 f2 2 − 2 f1 f4
2 3 f2 2 − 2 f1 f4
f2 (γ (0) ) − f4 (γ (0) ) = −χ γ̂ (1) = 0 γ̂ (2) = q 2 π 2 ξ 2
3 4 f1 (3 f2′ − 2 f4′ )
ϕ=0 χ = O(ε−1 )
Pseudo-périodicité à une cellule
f2
θ̂(−1) = 0 θ(0) = 0 θ̂(1) = ∂x v (0)
χ
12 π − π 3 + 648 γ̂ (3) χ3 2 (0)
∂x4 v (0) + ∂x v = 0
27 ℓ2 π χ2
π π π π (π 2 − 12) q 2 π 3 ξ 2
γ (0) = γ̂ (1) = − γ̂ (2) = γ̂ (3) = +
2 6χ 18 χ2 648 χ3 24 χ
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en déplacement
y (0) = 0 µ̂(−1) = 0 ν̂ (−1) = 0 µ(0) = 0 ν (0) = 0
24 γ̂ (3) χ (0)
∂x2 z (0) − z =0
ℓ2 π
π q2 π3 ξ2
γ (0) = γ̂ (1) = 0 γ̂ (2) =??? γ̂ (3) = − décroissante ? ? ?
2 24 χ
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en angle
N’apparaît pas
116 ANNEXE F. RÉSULTATS ANALYTIQUES
ϕ=0 χ = O(ε−2 )
Pseudo-périodicité à une cellule
f2
θ̂(−1) = 0 θ(0) = 0 θ̂(1) = 0 θ̂(2) = ∂x v (0)
χ
4 (18 γ̂ (4) χ2 − π) 2 (0)
∂x4 v (0) + ∂x v = 0
3 ℓ2 π χ
π π π q2 π3 ξ2
γ (0) = γ̂ (1) = 0 γ̂ (2) = − γ̂ (3) = 0 γ̂ (4) = +
2 6χ 18 χ2 24 χ
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en déplacement
Cas non traité
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en angle
Cas non traité
ϕ = O(ε4 ) χ=0
Pseudo-périodicité à une cellule
2
4 γ̂ (1) 2 (0) 12 ϕ (0)
θ̂(−1) = 0 θ(0) = ∂x v (0) ∂x4 v (0) + ∂x v + 4 v = 0
ℓ2 ℓ
s
qπξ 12 ϕ
γ (0) = 0 γ̂ (1) = 1+ γ̂ (2) = 0 γ̂ (3) = 0
2 q4 π4 ξ4
Mode avec θ uniforme et v nulle aux nœuds : γ = π
Pseudo-périodicité à deux cellules, mode double
π ℓ
y (0) = 0 µ̂(−1) = 0 ν̂ (−1) = ∂x z (0) ou z (0) = − ∂x (ℓ ν̂ (−1) )
2 γ̂ (1) 2 π γ̂ (1)
2
4 γ̂ (1) (0)
∂x2 z (0) + z = 0 idem en ℓ ν̂ (−1)
ℓ2
π qπξ
γ (0) = γ̂ (1) = γ̂ (2) = 0
2 2
ϕ = O(ε4 ) χ = O(ε4 )
Pseudo-périodicité à une cellule
2
4 γ̂ (1) 2 (0) 12 ϕ (0)
θ̂(−1) = 0 θ(0) = ∂x v (0) ∂x4 v (0) + ∂x v + 4 v = 0
ℓ2 ℓ
s
qπξ 12 ϕ 3χ
γ (0) = 0 (1)
γ̂ = 1+ 4 4 4 γ̂ (2) = 0 γ̂ (3) =
2 q π ξ 2 γ̂ (1)
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en déplacement
Cas non traité
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en angle
Cas non traité
F.2. RÉSULTATS 117
ϕ = O(ε4 ) χ = O(ε3 )
Pseudo-périodicité à une cellule
2
4 γ̂ (1) 2 (0) 12 ϕ (0)
θ̂(−1) = 0 θ(0) = ∂x v (0) ∂x4 v (0) + ∂x v + 4 v = 0
ℓ2 ℓ
s
qπξ 12 ϕ 3χ
γ (0) = 0 γ̂ (1) = 1+ 4 4 4 γ̂ (2) =
2 q π ξ 2 γ̂ (1)
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en déplacement
Cas non traité
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en angle
Cas non traité
ϕ = O(ε4 ) χ = O(ε2 )
Pseudo-périodicité à une cellule
2
4 (γ̂ (1) − 3 χ) 2 (0) 12 ϕ (0)
θ̂(−1) = 0 θ(0) = ∂x v (0) ∂x4 v (0) + ∂x v + 4 v = 0
ℓ2 ℓ
γ (0) = 0
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en déplacement
Cas non traité
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en angle
Cas non traité
ϕ = O(ε4 ) χ = O(ε)
Pseudo-périodicité à une cellule
Cinématique nulle à tous ordres
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en déplacement
Cas non traité
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en angle
Cas non traité
ϕ = O(ε4 ) χ = O(1)
Pseudo-périodicité à une cellule
f2
θ̂(−1) = 0 θ(0) = ∂x v (0)
χ + f2
12 γ̂ (2) 2 ′ ′ 12 ϕ f2 2 (0)
f1 (−3 f2 2 + 2 f1 f4 ) ∂x4 v (0) + (f 2 f 1 + f 1 (f 1 − 2 f 2 ) f 2 ) ∂x
2 (0)
v + v =0
ℓ2 ℓ4
γ (0) tan γ (0) = 3 χ
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en déplacement
Cas non traité
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en angle
Cas non traité
118 ANNEXE F. RÉSULTATS ANALYTIQUES
ϕ = O(ε4 ) χ = O(ε−1 )
Pseudo-périodicité à une cellule
f2
θ̂(−1) = 0 θ(0) = 0 θ(1) = ∂x v (0)
χ
432 ϕ χ2
∂x2 v (0) + v (0) = 0
ℓ2 π3 (18 γ̂ (2) χ2 − π)
π π π 24 ϕ
γ (0) = γ̂ (1) = − γ̂ (2) = + 5 2 2
2 6χ 18 χ2 π q ξ
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en déplacement
Cas non traité
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en angle
Cas non traité
ϕ = O(ε4 ) χ = O(ε−2 )
Pseudo-périodicité à une cellule
f2
θ̂(−1) = 0 θ(0) = 0 θ̂(1) = 0 θ(2) = ∂x v (0)
χ
144 ϕ χ
∂x2 v (0) + v (0) = 0
ℓ2 π 3 (6 γ̂ (2) χ + π)
π π 24 ϕ
γ (0) = γ̂ (1) = 0 γ̂ (2) = − + γ̂ (3) = 0
2 6 χ π5 q2 ξ2
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en déplacement
Cas non traité
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en angle
Cas non traité
ϕ = O(ε3 ) χ=0
Pseudo-périodicité à une cellule
Mode avec θ uniforme et v nulle aux nœuds : γ = π
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en déplacement
Cas non traité
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en angle
Cas non traité
ϕ = O(ε3 ) χ = O(ε4 )
Pseudo-périodicité à une cellule
Cinématique nulle à tous ordres
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en déplacement
Cas non traité
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en angle
Cas non traité
F.2. RÉSULTATS 119
ϕ = O(ε3 ) χ = O(ε3 )
Pseudo-périodicité à une cellule
Cinématique nulle à tous ordres
Pseudo-périodicité à deux cellules, mode double
π ℓ
y (0) = 0 µ̂(−1) = 0 ν̂ (−1) = ∂x z (0) ou z (0) = − ∂x (ℓ ν̂ (−1) )
2 γ̂ (1) 2 π γ̂ (1)
2
4 γ̂ (1) (0)
∂x2 z (0) + z = 0 idem en ℓ ν̂ (−1)
ℓ2
π qπξ
γ (0) = γ̂ (1) = γ̂ (2) = 0
2 2
ϕ = O(ε3 ) χ = O(1)
Pseudo-périodicité à une cellule
f2
θ̂(−1) = 0 θ(0) = ∂x v (0)
χ + f2
ϕ f2 2
∂x2 v (0) + v (0) = 0
ℓ2 γ̂ (1) 2 f2 2 2
f1′ + f1 f2′ − 2 f1 f2 f2′
γ (0) tan γ (0) = 3 χ
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en déplacement
y (0) = 0 µ̂(−1) = 0 ν̂ (−1) = 0
24 γ̂ (2) χ (0)
∂x2 z (0) − z =0
ℓ2 π
π q2 π3 ξ2
γ (0) = γ̂ (1) = 0 γ̂ (2) = − décroissante ? ? ?
2 24 χ
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en angle
y (0) = 0 µ̂(−1) = 0 z (0) = 0
4 γ̂ (2) f1 (3 f2′ − 2f4′ )
∂x2 (ℓ ν̂ (−1) ) + (ℓ ν̂ (−1) ) = 0
ℓ2 3 f2 2 − 2 f1 f4
2 3 f2 2 − 2 f1 f4
f2 (γ (0) ) − f4 (γ (0) ) = −χ γ̂ (1) = 0 γ̂ (2) = q 2 π 2 ξ 2
3 4 f1 (3 f2′ − 2 f4′ )
ϕ = O(ε2 ) χ=0
Pseudo-périodicité à une cellule
Mode avec θ uniforme et v nulle aux nœuds : γ = π
Pseudo-périodicité à deux cellules, mode double
π ℓ
y (0) = 0 µ̂(−1) = 0 ν̂ (−1) = ∂x z (0) ou z (0) = − ∂x (ℓ ν̂ (−1) )
2 γ̂ (1) 2 π γ̂ (1)
2
4 γ̂ (1) (0)
∂x2 z (0) + z = 0 idem en ℓ ν̂ (−1)
ℓ2
π qπξ 3ϕ
γ (0) = γ̂ (1) = γ̂ (2) = 3
2 2 π
π
Mode avec ν uniforme et v nulle aux nœuds : γ =
2
120 ANNEXE F. RÉSULTATS ANALYTIQUES
ϕ = O(ε2 ) χ = O(ε2 )
Pseudo-périodicité à une cellule
Cinématique nulle à tous ordres
Pseudo-périodicité à deux cellules, mode double
π ℓ
y (0) = 0 µ̂(−1) = 0 ν̂ (−1) = ∂x z (0) ou z (0) = − ∂x (ℓ ν̂ (−1) )
2 γ̂ (1) 2 π γ̂ (1)
2
4 γ̂ (1) (0)
+ ∂x2 z (0) z = 0 idem en ℓ ν̂ (−1)
ℓ2
π qπξ 3 (ϕ + π 2 χ)
γ (0) = γ̂ (1) = γ̂ (2) =
2 2 π3
π 6 χ 72 χ2
Mode avec ν uniforme et v nulle aux nœuds : γ = + − + o(χ2 )
2 π π3
ϕ = O(ε2 ) χ = O(ε)
Pseudo-périodicité à une cellule
Cas non traité
Pseudo-périodicité à deux cellules, mode double
π2 ℓ
y (0) = 0 µ̂(−1) = 0 ν̂ (−1) = ∂x z (0) ou z (0) = − ∂x (ℓ ν̂ (−1) )
2 (π γ̂ (1) − 6 χ) 2 π γ̂ (1)
4 γ̂ (1)
6χ
∂x2 z (0) + 2 γ̂ (1) − z (0) = 0 idem en ℓ ν̂ (−1)
ℓ π
2 (1) 2 (1)
3 2 π γ̂ χ − π γ̂ ϕ + 6ϕ χ
r
2 2 2 2
π 3χ q π ξ 9χ
γ (0) = γ̂ (1) = + + 2 γ̂ (2) = −
2 π 4 π π 3 (π γ̂ (1) − 3χ)
π 6 χ 72 χ2
Mode avec ν uniforme et v nulle aux nœuds : γ = + − + o(χ2 )
2 π π3
ϕ = O(ε2 ) χ = O(1)
Pseudo-périodicité à une cellule
[−1]
Mode avec θ uniforme et v nulle aux nœuds : γ = f2 (−χ)
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en déplacement
y (0) = 0 µ̂(−1) = 0 ν̂ (−1) = 0
24 (π 3 γ̂ (2) − 6 ϕ) χ (0)
∂x2 z (0) − z =0
ℓ2 π 4
π q2 π3 ξ2 6ϕ
γ (0) = γ̂ (1) = 0 γ̂ (2) = − + 3 décroissante ? ? ?
2 24 χ π
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en angle
y (0) = 0 µ̂(−1) = 0 z (0) = 0
4 γ̂ (2) f1 (3 f2′ − 2f4′ )
∂x2 (ℓ ν̂ (−1) ) + (ℓ ν̂ (−1) ) = 0
ℓ2 3 f2 2 − 2 f1 f4
2 3 f2 2 − 2 f1 f4
f2 (γ (0) ) − f4 (γ (0) ) = −χ γ̂ (1) = 0 γ̂ (2) = q 2 π 2 ξ 2
3 4 f1 (3 f2′ − 2 f4′ )
F.2. RÉSULTATS 121
ϕ = O(ε2 ) χ = O(ε−1 )
Pseudo-périodicité à une cellule
Cas non traité
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en déplacement
y (0) = 0 µ̂(−1) = 0 ν̂ (−1) = 0
24 (π 3 γ̂ (2) − 6 ϕ) χ (0)
∂x2 z (0) − z =0
ℓ2 π 4
π q2 π3 ξ2 6ϕ
γ (0) = γ̂ (1) = 0 γ̂ (2) = − + 3 décroissante ? ? ?
2 24 χ π
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en angle
N’apparaît pas
ϕ = O(ε) χ=0
Pseudo-périodicité à une cellule
Mode avec θ uniforme et v nulle aux nœuds : γ = π
Pseudo-périodicité à deux cellules, mode double
π ℓ π2
y (0) = 0 µ̂(−1) = 0 ν̂ (−1) = (1)
∂x z (0) ou z (0) = − ∂x (ℓ ν̂ (−1) )
2 γ̂ 2 (π γ̂ (1) − 6 ϕ)
3
4 γ̂ (1)
6ϕ
∂x2 z (0) + 2 γ̂ (1) − 3 z (0) = 0 idem en ℓ ν̂ (−1)
ℓ π
r
π 3ϕ q2 π2 ξ2 9 ϕ2 9 γ̂ (1) ϕ (ϕ − 2 π γ̂ (1) )
γ (0) = γ̂ (1) = 3 + + 6 γ̂ (2) =
2 π 4 π π 5 γ̂ (1) − 3 π 2 ϕ
π
Mode avec ν uniforme et v nulle aux nœuds : γ =
2
ϕ = O(ε) χ = O(ε)
Pseudo-périodicité à une cellule
Cinématique nulle à tous ordres
Pseudo-périodicité à deux cellules, mode double
y (0) = 0 µ̂(−1) = 0
π2 ℓ π2
ν̂ (−1) = ∂x z (0) ou z (0) = − ∂x (ℓ ν̂ (−1) )
2 (π γ̂ (1)− 6 χ) 2 (π 3 γ̂ (1) − 6 ϕ)
2 (0) 4 (1) 6χ 6ϕ
∂x z + 2 γ̂ − (1)
γ̂ − 3 z (0) = 0 idem en ℓ ν̂ (−1)
ℓ π π
s
q2 π2 ξ2
(0) π (1) 3χ 3ϕ ϕ χ
γ = γ̂ = + 3 + +9 −
2 π π 4 π3 π
2
9 π γ̂ (1) ϕ (ϕ − 2 π γ̂ (1) ) − 6 χ π 4 γ̂ (1) − 24 π γ̂ (1) ϕ + 9 ϕ2
γ̂ (2) =
π 6 γ̂ (1) − 3 π 3 ϕ − 3 π 5 χ
π 6 χ 72 χ2
Mode avec ν uniforme et v nulle aux nœuds : γ = + − + o(χ2 )
2 π π3
122 ANNEXE F. RÉSULTATS ANALYTIQUES
ϕ = O(ε) χ = O(1)
Pseudo-périodicité à une cellule
[−1]
Mode avec θ uniforme et v nulle aux nœuds : γ = f2 (−χ)
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en déplacement
y (0) = 0 µ̂(−1) = 0 ν̂ (−1) = 0
24 (π 7 γ̂ (2) + 216 ϕ2 − 18 π 2 ϕ2 ) χ (0)
∂x2 z (0) − z =0
ℓ2 π 8
π 6ϕ q2 π3 ξ2 18 ϕ2 (π 2 − 12)
γ (0) = γ̂ (1) = 3 γ̂ (2) = − + décroissante ? ? ?
2 π 24 χ π7
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en angle
y (0) = 0 µ̂(−1) = 0 z (0) = 0
4 γ̂ (2) f1 (3 f2′ − 2f4′ )
∂x2 (ℓ ν̂ (−1) ) + (ℓ ν̂ (−1) ) = 0
ℓ2 3 f2 2 − 2 f1 f4
2 3 f2 2 − 2 f1 f4
f2 (γ (0) ) − f4 (γ (0) ) = −χ γ̂ (1) = 0 γ̂ (2) = q 2 π 2 ξ 2
3 4 f1 (3 f2′ − 2 f4′ )
ϕ = O(ε) χ = O(ε−1 )
Pseudo-périodicité à une cellule
Cinématique nulle à tous ordres
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en déplacement
Cas non traité
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en angle
Cas non traité
ϕ = O(ε) χ = O(ε−2 )
Pseudo-périodicité à une cellule
Cinématique nulle à tous ordres
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en déplacement
Cas non traité
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en angle
Cas non traité
F.2. RÉSULTATS 123
ϕ = O(1) χ=0
Pseudo-périodicité à une cellule
Mode avec θ uniforme et v nulle aux nœuds : γ = π
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en déplacement
y (0) = 0 µ̂(−1) = 0 ν̂ (−1) = 0
4 γ̂ (2) f1′ (−3 f2 + 2 f4 )
∂x2 z (0) + 2
z (0) = 0
ℓ 3 f2 (f1 + f2 ) − 2 f1 f4
q 2 π 2 ξ 2 3 f1 f2 + 3 f2 2 − 2 f1 f4
4 f1 (γ (0) ) = −ϕ γ̂ (1) = 0 γ̂ (2) =
4 f1′ (3 f2 − 2 f4 )
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en angle
y (0) = 0 µ̂(−1) = 0 z (0) = 0
24 γ̂ (2) ϕ
∂x2 (ℓ ν̂ (−1) ) − (ℓ ν̂ (−1) ) = 0
ℓ2 π (π 2 − 3 ϕ)
π π2 − 3 ϕ
γ (0) = γ̂ (1) = 0 γ̂ (2) = −q 2 π 3 ξ 2 décroissante ? ?
2 24 ϕ
ϕ = O(1) χ = O(ε2 )
Pseudo-périodicité à une cellule
3 χ 18 χ2
Mode avec θ uniforme et v nulle aux nœuds : γ = π + − + o(χ3 )
π π3
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en déplacement
y (0) = 0 µ̂(−1) = 0 ν̂ (−1) = 0
4 γ̂ (2) f1′ (3 f2 − 2 f4 )
∂x2 z (0) + z (0) = 0
ℓ2 3 f1 f2 + 3 f2 2 − 2 f1 f4
q 2 π 2 ξ 2 3 f1 f2 + 3 f2 2 − 2 f1 f4
4 f1 (γ (0) ) = −ϕ γ̂ (1) = 0 γ̂ (2) = restriction
4 f1′ (3 f2 − 2 f4 )
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en angle
y (0) = 0 z (0) = 0 µ̂(−1) = 0
24 ϕ (π γ̂ (2) − 6 χ) (−1)
∂x2 (ℓ ν̂ (−1) ) + ℓ ν̂ =0
ℓ2 π 2 (3 ϕ − π 2 )
π 6χ 3 ϕ − π2
γ (0) = γ̂ (1) = 0 γ̂ (2) = + q2 π3 ξ2 restriction
2 π 24 ϕ
124 ANNEXE F. RÉSULTATS ANALYTIQUES
ϕ = O(1) χ = O(ε)
Pseudo-périodicité à une cellule
3 χ 18 χ2
Mode avec θ uniforme et v nulle aux nœuds : γ = π + − + o(χ3 )
π π3
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en déplacement
y (0) = 0 µ̂(−1) = 0 ν̂ (−1) = 0
4 γ̂ (2) f1′ (3 f2 − 2 f4 )
∂x2 z (0) + z (0) = 0
ℓ 2
3 f1 f2 + 3 f2 2 − 2 f1 f4
q 2 π 2 ξ 2 3 f1 f2 + 3 f2 2 − 2 f1 f4
4 f1 (γ (0) ) = −ϕ γ̂ (1) = 0 γ̂ (2) = restriction
4 f1′ (3 f2 − 2 f4 )
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en angle
y (0) = 0 z (0) = 0 µ̂(−1) = 0
24 ϕ (π 3 γ̂ (2) + 72 χ2 ) (−1)
∂x2 (ℓ ν̂ (−1) ) + ℓ ν̂ =0
ℓ2 π 4 (3 ϕ − π 2 )
π 6χ 72 χ2 2 3 2 3ϕ − π
2
γ (0) = γ̂ (1) = γ̂ (2) = − + q π ξ restriction
2 π π3 + 24 ϕ
ϕ = O(1) χ = O(1)
Pseudo-périodicité à une cellule
f2
v (0) = 0 v (1) = −ℓ ∂x (ℓ θ̂(−1) )
ϕ
6 γ̂ (2) f2′ ϕ
∂x2 (ℓ θ̂(−1) ) + ℓ θ̂(−1) = 0
ℓ2 6 f2 2 + ϕ f4
6 f2 2 + ϕ f4
f2 (γ (0) ) = −χ γ̂ (1) = 0 γ̂ (2) = q 2 π 2 ξ 2 γ̂ (3) = 0
6 ϕ f2′
[−1]
Mode avec θ uniforme et v nulle aux nœuds : γ = f2 (−χ)
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en déplacement
y (0) = 0 µ̂(−1) = 0 ν̂ (−1) = 0
4 γ̂ (2) f1′ (3 χ + 3 f2 − 2 f4 )
∂x2 z (0) + z (0) = 0
ℓ 2
3 ϕ f1 3 f1 f2 + 3 f2 2 − 2 f1 f4
q 2 π 2 ξ 2 3 χ f1 3 f1 f2 + 3 f2 2 − 2 f1 f4
4 f1 (γ (0) ) = −ϕ γ̂ (1) = 0 γ̂ (2) = restriction
4 f1′ (3 χ 3 f2 − 2 f4 )
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en angle
y (0) = 0 z (0) = 0 µ̂(−1) = 0
2 γ̂ (2) (ϕ + 4 f1 ) (3 f2′ − 2 f4′ ) (−1)
∂x2 (ℓ ν̂ (−1) ) + ℓ ν̂ =0
ℓ2 6 f2 2 − f4 (ϕ + 4 f1 )
2 6 f2 2 − f4 (ϕ + 4 f1 )
−f2 (γ (0) ) + f4 (γ (0) ) = χ γ̂ (1) = 0 γ̂ (2) = q 2 π 2 ξ 2 restriction
3 2 (ϕ + 4 f1 ) (3 f2′ − 2 f4′ )
F.2. RÉSULTATS 125
ϕ = O(1) χ = O(ε−1 )
Pseudo-périodicité à une cellule
Cinématique nulle à tous ordres
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en déplacement
y (0) = 0 µ̂(−1) = 0 ν̂ (−1) = 0
4 γ̂ (2) f1′ (0)
∂x2 z (0) + z =0
ℓ2 f1
q 2 π 2 ξ 2 f1 q 2 π 2 ξ 2 f2 2
4 f1 (γ (0) ) = −ϕ γ̂ (1) = 0 γ̂ (2) = γ̂ (3) =
4 f1′ 4 χ f1′
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en angle
Cinématique nulle à tous ordres
ϕ = O(1) χ = O(ε−2 )
Pseudo-périodicité à une cellule
Cinématique nulle à tous ordres
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en déplacement
y (0) = 0 µ̂(−1) = 0 ν̂ (−1) = 0
4 γ̂ (2) f1′ (0)
∂x2 z (0) + z =0
ℓ2 f1
q 2 π 2 ξ 2 f1
4 f1 (γ (0) ) = −ϕ γ̂ (1) = 0 γ̂ (2) = γ̂ (3) = 0
4 f1′
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en angle
Cinématique nulle à tous ordres
ϕ = O(ε−1 ) χ=0
Pseudo-périodicité à une cellule
Mode avec θ uniforme et v nulle aux nœuds : γ = π
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en déplacement
Cinématique nulle à tous ordres
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en angle
y (0) = 0 z (0) = 0 µ̂(−1) = 0
8 γ̂ (2) (−1)
∂x2 (ℓ ν̂ (−1) ) + ℓ ν̂ =0
ℓ2 π
π q2 π3 ξ2 q2 π5 ξ2
γ (0) = γ̂ (1) = 0 γ̂ (2) = γ̂ (3) = −
2 8 24 ϕ
126 ANNEXE F. RÉSULTATS ANALYTIQUES
ϕ = O(ε−1 ) χ = O(1)
Pseudo-périodicité à une cellule
f2
v (0) = 0 v̂ (1) = 0 v (2) = −ℓ ∂x (ℓ θ̂(−1) )
ϕ
6 γ̂ (2) f2′
∂x2 (ℓ θ̂(−1) ) + ℓ θ̂(−1) = 0
ℓ2 f4
f4 f2 2
f2 (γ (0) ) = −χ γ̂ (1) = 0 γ̂ (2) = q 2 π 2 ξ 2 γ̂ (3) = q 2 π 2 ξ 2
6 f2′ ϕ f2′
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en déplacement
Cinématique nulle à tous ordres
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en angle
y (0) = 0 z (0) = 0 µ̂(−1) = 0
2 γ̂ (2) 3 f2′ − 2 f4′
∂x2 (ℓ ν̂ (−1) ) − ℓ ν̂ (−1) = 0
ℓ2 f4
2
−f2 (γ (0) ) + f4 (γ (0) ) = χ γ̂ (1) = 0
3
f4 3 f2 2
γ̂ (2) = −q 2 π 2 ξ 2 γ̂ (3)
= q 2 2 2
π ξ
2 (3 f2′ − 2 f4′ ) ϕ(3 f2′ − 2f4′ )
ϕ = O(ε−1 ) χ = O(ε−1 )
Pseudo-périodicité à une cellule
Cinématique nulle à tous ordres
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en déplacement
Cinématique nulle à tous ordres
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en angle
Cinématique nulle à tous ordres
ϕ = O(ε−2 ) χ=0
Pseudo-périodicité à une cellule
Mode avec θ uniforme et v nulle aux nœuds : γ = π
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en déplacement
Cinématique nulle à tous ordres
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en angle
y (0) = 0 z (0) = 0 µ̂(−1) = 0
8 γ̂ (2) (−1)
∂x2 (ℓ ν̂ (−1) ) + ℓ ν̂ =0
ℓ2 π
π q2 π3 ξ2 q2 π5 ξ2 20 − 3 π 2
γ (0) = γ̂ (1) = 0 γ̂ (2) = γ̂ (3) = 0 γ̂ (4) = − + q4 π5 ξ4
2 8 24 ϕ 384
F.2. RÉSULTATS 127
ϕ = O(ε−2 ) χ = O(1)
Pseudo-périodicité à une cellule
f2
v (0) = 0 v̂ (1) = 0 v̂ (2) = 0 v (3) = −ℓ ∂x (ℓ θ̂(−1) )
ϕ
6 γ̂ (2) f2′
∂x2 (ℓ θ̂(−1) ) + ℓ θ̂(−1) = 0
ℓ2 f4
f4
f2 (γ (0) ) = −χ γ̂ (1) =0 γ̂ (2) = q 2 π 2 ξ 2 γ̂ (3) = 0
6 f2′
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en déplacement
Cinématique nulle à tous ordres
Pseudo-périodicité à deux cellules, antipériodique en angle
y (0) = 0 z (0) = 0 µ̂(−1) = 0
2 γ̂ (2) 3 f2′ − 2 f4′
∂x2 (ℓ ν̂ (−1) ) − ℓ ν̂ (−1) = 0
ℓ2 f4
2 f4
−f2 (γ (0) ) + f4 (γ (0) ) = χ γ̂ (1) = 0 γ̂ (2) = −q 2 π 2 ξ 2 γ̂ (3) = 0
3 2 (3 f2′ − 2 f4′ )
128 ANNEXE F. RÉSULTATS ANALYTIQUES
Bibliographie
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