3. Apprendre à construire des inférences, à bien comprendre l'implicite d'un texte.
Séance 10 : - Repérer les connecteurs de temps, de cause et de conséquence.
- Remettre les paragraphes d'un texte narratif dans l'ordre en s'appuyant sur ces connecteurs.
- Comprendre les relations logiques entre les paragraphes d'un texte et l'utilité des connecteurs.
Objectifs Déroulement consigne Matériel Durée
Annoncer l’objectif Présentation de l’objectif de la séance 5 mn
Objectif de la séquence :
On va apprendre à construire des inférences pour bien comprendre les
informations implicites d'un texte.
Objectif de la séance du jour :
Nous allons retrouver les bons connecteurs pour obtenir un texte logique et
cohérent. Ensuite, nous apprendrons à remettre un texte dans l'ordre, grâce
au film que vous vous êtes fait du texte et grâce aux connecteurs.
25 mn
Comprendre le texte, Etape 1 - Lecture et compréhension du texte Texte 1
construire une représentation
mentale et identifier les L'enseignant distribue le texte et donne la consigne suivante : « Vous allez
connecteurs construire un film du récit dans votre tête, comme vous avez appris dans les
premières séances. Vous le raconterez ensuite à un camarade ou à la classe
en le mimant en mettant bien en évidence les gestes, attitudes et sentiments
du personnage qui sont implicites .Cela vous permettra de retenir les
informations essentielles et de mettre en évidence les différentes étapes du
texte »
L'enseignant lit le texte en mettant l'intonation pour mettre en évidence le
suspense de cette histoire.
Cela permettra aussi aux élèves de bénéficier d'une lecture fluide et correcte
pour ce texte assez dense au niveau du vocabulaire.
Les élèves entourent le vocabulaire non compris qui sera expliqué tout de
suite.
Puis les élèves racontent ce texte et entourent ensuite tous les connecteurs,
mots indiquant le temps, la cause et liant les évènements entre eux.
Exemples : soudain, alors enfin ...
Travail par deux puis en collectif au tableau avec le stylet.
Objectifs Déroulement consigne Matériel Durée
Utiliser les connecteurs à Etape 2 - Remise en ordre des connecteurs Texte 2 20 mn
bon escient
L'enseignant demande de cacher le premier texte, distribue le texte à
trous et donne la consigne suivante : "Vous avez plusieurs connecteurs
en haut de chaque page du texte. Il faudra les replacer sur les pointillés
bleus afin d'avoir un texte cohérent. Attention, il y a un intrus en haut
de chaque page. Relisez bien votre texte à la fin pour vérifier son sens,
la logique entre les phrases. Pour la correction, vous pouvez comparer
votre texte avec celui de l'auteur. Il se peut qu'ils ne soient pas
identiques et que vous ayez réussi l'exercice."
Les élèves travaillent par trois sur le texte photocopié. Chacun écoute et
émet des déductions, propositions au sein du groupe.
Un groupe d'élèves en difficultés peut travailler sur le texte
avec l'enseignant.
Une correction est ensuite faite. Les élèves argumentent leurs choix.
Remettre les paragraphes Texte 3 15 mn
Etape 3 - Remise en ordre chronologique des paragraphes.
d'un texte narratif dans l'ordre en
s'appuyant sur ces connecteurs
Les élèves travaillent individuellement avec des bandes de papiers
correspondant aux différentes parties du texte.
Un groupe d'élèves en difficultés peut travailler avec le maître.
La correction aussi se fera ensuite collectivement.
Texte 1
Soudain, une ombre passa sur le taillis. Je levai la tête, et je vis le condor. Il était
descendu du zénith, et il planait majestueusement : l'envergure de ses ailes me
parut deux fois plus grande que celle de mes bras. Il s'éloigna sur ma gauche. Je
pensais qu'il était venu par curiosité pure, pour jeter un coup d'oeil sur l'intrus qui
osait pénétrer dans son royaume.
Mais je le vis prendre un large virage en passant derrière moi et revenir sur ma
droite : je constatai alors avec terreur qu'il décrivait un cercle dont j'étais le centre,
et que ce cercle descendait peu à peu vers moi !
Alors, je pensais au vautour affamé qui suivit un jour, à travers la savane, le
Chercheur de Pistes blessé, et sur le point de mourir de soif (…)
Je saisis alors mon couteau - que j'avais eu l'imprudence de remettre dans ma
musette - et je l'aiguisai ostensiblement sur une pierre. Il me sembla que le cercle
de la mort cessait de descendre. Puis, pour montrer à la bête féroce que je n'étais
pas à bout de forces, j'exécutai une danse sauvage, terminée par de grands
éclats de rire sarcastiques, si bien répercutés par les échos du ravin qu'ils
m'effrayèrent moi-même …
Mais cet arracheur de lambeaux sanglants n'en parut pas intimidé, et reprit sa
descente fatale. Je cherchai des yeux - ces yeux qu'il devait crever de son bec
recourbé - un refuge : ô bonheur ! A vingt mètres sur ma droite, une ogive
s'ouvrait dans la paroi rocheuse. Je dressai mon couteau la pointe en l'air, et
criant des menaces d'une voix étranglée, je me dirigeai vers l'abri de la dernière
chance... je marchai tout droit devant moi, à travers les cades et les romarins, les
mollets déchirés par les petits kermès dans le gravier des garrigues qui roulaient
sous mes pieds... L'abri n'était plus qu'à dix mètres : hélas trop tard !Le meurtrier
venait de s'immobiliser, à vingt ou trente mètres au -dessus de ma tête : je voyais
frémir ses ailes immenses, son cou était tendu vers moi...
Soudain, il plongea, à la vitesse d'une pierre qui tombe. Fou de peur, et mes yeux
cachés derrière mon bras, je me lançai à plat ventre sous un gros cade, avec un
hurlement de désespoir.
Au même instant retentit un bruit terrible, le bruit roulant d'un tombereau qui se
décharge : une compagnie de perdrix s'envolait, épouvantée, à dix mètres de moi,
et je vis remonter l'oiseau de proie : d'un vol ample et puissant, il emportait dans
ses serres une perdrix tressaillante, qui laissait couler dans le ciel une traînée de
plumes désespérées.
Marcel Pagnol, "La gloire de mon père"
éditions Bernard de Fallois
Texte 2 : Replace les connecteurs pour donner du sens au texte.
alors soudain alors grâce à mais
puis alors et
…………..... , une ombre passa sur le taillis. Je levai la tête, et je vis le condor. Il
était descendu du zénith, et il planait majestueusement : l'envergure de ses ailes
me parut deux fois plus grande que celle de mes bras. Il s'éloigna sur ma gauche.
Je pensais qu'il était venu par curiosité pure, pour jeter un coup d'oeil sur l'intrus
qui osait pénétrer dans son royaume.
……………… je le vis prendre un large virage en passant derrière moi et revenir
sur ma droite : je constatai ……………. avec terreur qu'il décrivait un cercle dont
j'étais le centre, …………… que ce cercle descendait peu à peu vers moi !
………………, je pensais au vautour affamé qui suivit un jour, à travers la savane,
le Chercheur de Pistes blessé, et sur le point de mourir de soif (…)
Je saisis ……………… mon couteau - que j'avais eu l'imprudence de remettre
dans ma musette - et je l'aiguisai ostensiblement sur une pierre. Il me sembla que
le cercle de la mort cessait de descendre. ………………. , pour montrer à la bête
féroce que je n'étais pas à bout de forces, j'exécutai une danse sauvage, terminée
par de grands éclats de rire sarcastiques, si bien répercutés par les échos du
ravin qu'ils m'effrayèrent moi-même …
Au même instant malgré soudain mais hélas
……………… cet arracheur de lambeaux sanglants n'en parut pas intimidé, et
reprit sa descente fatale. Je cherchai des yeux - ces yeux qu'il devait crever de
son bec recourbé - un refuge : ô bonheur ! A vingt mètres sur ma droite, une ogive
s'ouvrait dans la paroi rocheuse. Je dressai mon couteau la pointe en l'air, et
criant des menaces d'une voix étranglée, je me dirigeai vers l'abri de la dernière
chance... je marchai tout droit devant moi, à travers les cades et les romarins, les
mollets déchirés par les petits kermès dans le gravier des garrigues qui roulaient
sous mes pieds... L'abri n'était plus qu'à dix mètres : ……………….. trop tard !Le
meurtrier venait de s'immobiliser, à vingt ou trente mètres au -dessus de ma tête :
je voyais frémir ses ailes immenses, son cou était tendu vers moi...
……………………., il plongea, à la vitesse d'une pierre qui tombe. Fou de peur, et
mes yeux cachés derrière mon bras, je me lançai à plat ventre sous un gros cade,
avec un hurlement de désespoir.
…………………………….. retentit un bruit terrible, le bruit roulant d'un tombereau
qui se décharge : une compagnie de perdrix s'envolait, épouvantée, à dix mètres
de moi, et je vis remonter l'oiseau de proie : d'un vol ample et puissant, il
emportait dans ses serres une perdrix tressaillante, qui laissait couler dans le ciel
une traînée de plumes désespérées.
Marcel Pagnol, "La gloire de mon père"
éditions Bernard de Fallois
Texte 3 : remets les paragraphes du texte en ordre.
A - Mais je le vis prendre un large virage en passant derrière moi et revenir sur
ma droite : je constatai alors avec terreur qu'il décrivait un cercle dont j'étais le
centre, et que ce cercle descendait peu à peu vers moi !
B - Alors, je pensais au vautour affamé qui suivit un jour, à travers la savane, le
Chercheur de Pistes blessé, et sur le point de mourir de soif (…)
C - Soudain, une ombre passa sur le taillis. Je levai la tête, et je vis le condor. Il
était descendu du zénith, et il planait majestueusement : l'envergure de ses ailes
me parut deux fois plus grande que celle de mes bras. Il s'éloigna sur ma gauche.
Je pensais qu'il était venu par curiosité pure, pour jeter un coup d'oeil sur l'intrus
qui osait pénétrer dans son royaume.
D - Je saisis alors mon couteau - que j'avais eu l'imprudence de remettre dans ma
musette - et je l'aiguisai ostensiblement sur une pierre. Il me sembla que le cercle
de la mort cessait de descendre. Puis, pour montrer à la bête féroce que je n'étais
pas à bout de forces, j'exécutai une danse sauvage, terminée par de grands
éclats de rire sarcastiques, si bien répercutés par les échos du ravin qu'ils
m'effrayèrent moi-même …
E - Soudain, il plongea, à la vitesse d'une pierre qui tombe. Fou de peur, et mes
yeux cachés derrière mon bras, je me lançai à plat ventre sous un gros cade,
avec un hurlement de désespoir.
F - Au même instant retentit un bruit terrible, le bruit roulant d'un tombereau qui se
décharge : une compagnie de perdrix s'envolait, épouvantée, à dix mètres de moi,
et je vis remonter l'oiseau de proie : d'un vol ample et puissant, il emportait dans
ses serres une perdrix tressaillante, qui laissait couler dans le ciel une traînée de
plumes désespérées.
G - Mais cet arracheur de lambeaux sanglants n'en parut pas intimidé, et reprit sa
descente fatale. Je cherchai des yeux - ces yeux qu'il devait crever de son bec
recourbé - un refuge : ô bonheur ! A vingt mètres sur ma droite, une ogive
s'ouvrait dans la paroi rocheuse. Je dressai mon couteau la pointe en l'air, et
criant des menaces d'une voix étranglée, je me dirigeai vers l'abri de la dernière
chance... je marchai tout droit devant moi, à travers les cades et les romarins, les
mollets déchirés par les petits kermès dans le gravier des garrigues qui roulaient
sous mes pieds... L'abri n'était plus qu'à dix mètres : hélas trop tard ! Le meurtrier
venait de s'immobiliser, à vingt ou trente mètres au -dessus de ma tête : je voyais
frémir ses ailes immenses, son cou était tendu vers moi...
Marcel Pagnol, "La gloire de mon père"
éditions Bernard de Fallois
Ecris les lettre de chaque paragraphe dans la bon ordre.