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JOSEPH. M.

SAINVIL
PROFESSEUR
Accompagnement à distance aux mutilateurs du Guide

Méthodologie de la dissertation et de l’étude de texte : Exercices.

Remarques
1-Voilà qui permettra de :

- distinguer un plan sommaire et un plan détaillé

-savoir que dans une salle d’examen, il faut surtout réaliser un plan sommaire pour gagner du temps

- réaliser une étude de texte sur la base des principes indiqués dans les trois capsules vidéos (revoir
les capsules vidéos avant de travailler l’étude de texte

Sujet : Faut-il condamner toute vengeance ?

I-Plan sommaire
1-Une introduction de 8 à 12 lignes pour s’interroger sur le sens ou la valeur de la vengeance

2-Un développement en deux parties comprenant :

A-Thèse : (15 à 20 lignes) : Nombreux sont ceux qui condamnent la vengeance (1ere partie à
développer)

B-Antithèse : (15 à 20 lignes) Cependant, bien d’autres gens ne partagent pas cette idée. Selon eux, la
vengeance n’est pas dénuée de sens. (2eme partie a développer)

N.B- Après avoir lu l’esquisse d’introduction et de conclusion ci-dessous, essayez de formater votre
propre introduction et conclusion (ou en l’améliorant), de mettre dans un certain ordre, les différents
arguments pouvant constituer une présentation de la thèse et de l’antithèse (en ajoutant de nouveaux
arguments, si vous en disposez). Les différents éléments constituant l’argumentation de la thèse et de
l’antithèse sont présentés dans un certain désordre, essayez de les reprendre dans un ordre plus
correct : Les arguments les plus faibles d’abord et les plus solides à la fin.

1-Une introduction de 8 à 12 lignes pour s’interroger sur la : valeur de la vengeance.

Proposition d’introduction : La vengeance est l’action de nuire à une autre personne, où à un groupe de
personne dans le but de punir ou d’obtenir réparation d’un acte considéré offensante. Il arrive que les
gens en parlent différemment, suivant des points de vue différents. Tantôt elle est perçue comme une
attitude normale, Humaine, comme l’attestent certains moments de l’histoire, tantôt elle est présentée
comme quelque chose de dangereux, pour le moins condamnable. Seule une approche analytique de la
valeur de la vengeance révèlera la vérité. Faut-il toujours condamner la vengeance ? N’aurait-elle pas un
sens compréhensible comme attitude humaine ?

2-Les arguments à classer dans l’ordre du plan ci-dessus.

-La vengeance se présente comme une réaction naturelle chez l’homme face a cette attitude offensante
et humiliante pour soi, surtout si on est incapable de répliquer à chaud (la vengeance est un plat qui se
mange à froid, i.e. préméditée).

-La vengeance implique généralement une tension difficilement contrôlable vers la réparation, tension
largement alimentée par les sentiments de passion et de haine

-La vengeance, ẚ un certain moment de l’histoire (Moyen-Âge, XVIIème siècle) était perçue comme
normale ou même légale (la loi du talion) et, dans le cid de Corneille où Rodrigue a provoqué Don
Diègue en duel au nom du sentiment de l’honneur familiale, c’étaient comme une sacralisation de la
vengeance.

-La vengeance mérite d’être condamnée en tant qu’elle entraine souvent la société sur une pente
dangereuse allant inexpugnablement ẚ de nouvelles vengeances

-La vengeance mérite d’être condamnée au regard de la morale en tant qu’elle foule au pieds les valeurs
morales fondamentales en consacrant la loi du talion (œil pour œil dent pour dent)

-La vengeance exprime un désir profond et même légitime d’être rétabli dans ses droits lorsqu’on
estime avoir subi un préjudice quelconque.

-La vengeance comme organisation sociale et culturelle a, pendant longtemps, été considérée comme
une structure anthropologique qui définit les valeurs et les codes selon les principes de réciprocité et de
solidarité notamment (le principe d’équivalence :œil pour œil, dent pour dent) en vue de la
régularisation des conflits, surtout, de rétablir le capital d’honneur entamé par l’offenseur.

-La vengeance mérite d’être condamnée en tant qu’elle signifie, ẚ terme, la fermeture des tribunaux.

-Contre la vengeance, la dimension morale requiert la sérénité, la maitrise de soi, l’altruisme et l’esprit
d’équipe, qualités qui font cruellement défaut ẚ l’esprit de vengeance.

-La vengeance mérite d’être condamnée en tant qu’elle facilite la manifestation de l’arbitraire et la
démesure. Celui qui agit au nom de la vengeance ne connait pas de limite dans son action et risque de
faire payer ẚ l’autre plus cher qu’il ne le faut (Il vous a crevé un œil et il vous en crève deux ou il vous
coupe la tête.

Proposition de conclusion. La vengeance recouvre finalement une réalité délicate ẚ manier. La tendance
première nous amènerait, certainement, ẚ associer la vengeance ẚ un déchainement de violence et de
passions démesurées. Dans ce sens, elle apparait comme dangereuse et condamnable aux yeux de plus
d’un. Mais, n’empêche qu’elle puisse être assimilée aussi à l’idée de réclamer justice surtout dans les
sociétés où la justice fait cruellement défaut. La grande question, aujourd’hui, est de s’intéresser à
savoir comment caractériser notre époque sur le plan de ses structures sociales, du rapport ẚ ce qui fait
société en termes de violence légale comme une autre façon de justifier la vengeance.

Exercice d’étude de texte (Le correctum vous sera envoyé quand vous aurez terminé avec l’exercice

''Il m'est arrivé maintes fois d'accompagner mon frère ou d'autres médecins chez quelque malade qui
refusait une drogue ou ne voulait pas se laisser opérer par le fer et le feu , et là ou les exhortations du
médecin restaient veines , moi je persuadais le malade , par le seul art de la rhétorique. Qu'un orateur et
un médecin aillent ensemble dans la ville que tu voudras : si une discussion doit s'engager à l'ensemble
du peuple ou dans une réunion quelconque pour décider lequel des deux sera élu comme médecin,
j'affirme que le médecin n'existera pas et que l'orateur sera préféré si cela lui plait. Il en serait de même
en face de tout autre artisan : c'est l'orateur qui se ferait choisir plutôt que n'importe quel compétiteur ;
car il n'est point de sujet sur lequel un homme qui sait la rhétorique ne puisse parler devant la foule
d'une manière plus persuasive que l'homme de métier, quel qu'il soit. Voilà ce qu'est la rhétorique et ce
qu'elle peut.'' • Hegel •

Questions

• 1-Quel est la thèse du texte ? (2 à 3 lignes)

• 2-Quelles sont les étapes de l’argumentation du texte ?

• 3-Expliquez : « Il ne m’est point de sujet sur lequel un homme qui sait la rhétorique ne puisse parler
devant la foule d'une manière persuasive que l'homme de métier"

• 4-Quel est l'intérêt philosophique du texte ? (8 á 10 lignes) •

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