PARTIE I : ESSAIS REALISES SUR LES ECHANTILLONS DE SOL
Il convient de réaliser les essais sur des matériaux identiques de sol, sable et granulat. Ce qui
nécessite soit un échantillonnage manuel par quartage, soit un échantillonnage à l’aide d’un
échantillonneur mécanique.
Dans le premier cas, la totalité du matériau est déversé sur une surface plane. Le matériau
forme un cône autour duquel les gros éléments forment une couronne à la base. Ledit cône est
divisé en quatre parties, puis tous les éléments sont mélangés de nouveau à la truelle avant de
procéder au prélever la masse de l’échantillon devant servir à l’essai.
Dans le second cas, le matériau est chargé grâce à une pelle spéciale dans un appareil équipé
d’une série de trémies rectangulaires d’ouvertures comprises entre 6 et 25mm, empilées
horizontalement et dont les goulottes sortent alternativement de part et d’autre de l’appareil.
Quand l’appareil est actionné, le matériau se déverse par gravité dans le bac de réception et se
trouve divisé en deux parties identiques. Cette division peut être réalisée « n fois » en fonction
de la proportion du matériau, jusqu’à l’obtention de la quantité d’échantillon nécessaire au
bon déroulement de l’essai. Trois types d’essais usuels sont généralement réalisés sur les sols.
Ce sont les essais d’identification, les essais de portance et les essais mécaniques.
La première vague regroupe les essais d’identification de tout sol, il s’agit de, essais de
densités réelle et apparente, essai de teneur en eau, essai de limites d’Atterberg, analyse
granulométrique, essai de matière organique.
La seconde vague contient les essais de portance, à savoir l’essai Proctor Modifié, l’essai
CBR, les essais de masse volumique, densité et compacité.
La troisième vague concerne les essais mécaniques, notamment, l’essai de cisaillement
rectiligne, l’essai de cisaillement triaxial, l’essai de compressibilité à l’oedomètre et l’essai de
perméabilité.
I.1. ESSAI D’IDENTIFICATION
I.1.1. Essai de densité réelle ou poids spécifique
But
Elle permet de déterminer le poids volumique des grains solides du sol.
D o mai ne d’a pp lic a tio n
Il s’applique sur des échantillons de sol remaniés ou non.
Appareillage
- Une étuve à 105 oC ;
- Deux pycnomètres ;
- Une pompe à vide avec sa cloche à vide ;
- Une gamelle, une règle à araser ;
- Une balance de précision.
D é r o ule me nt de l’e s s ai
- Introduire une masse M d’échantillon dans chacun des deux pycnomètres ;
- Immerger chaque échantillon avec de l’eau distillée ou minéralisée et le maintenir à
température ambiante ;
- Dégazer l’échantillon en l’introduisant dans une cloche à vide et en mettant en marche
la pompe à vide pendant au moins 2 heures ;
- Remplir les pycnomètres jusqu’au trait de jauge et les prendre leurs masses ;
- Rincer les pycnomètres, les remplir à nouveau d’eau distillée et peser ;
- Verser l’eau contenue dans les pycnomètres, les étuver et prendre leur masse à vide.
Résultats
Le poids spécifique ɣs = Ws / Vs, avec W = M.g où l’accélération de la pesanteur g = 10 m2
/s. Il se trouve en effectuant une succession de calculs sur une fiche conçue à cet effet.
I.1.2. Essai de densité apparente par mesure hydrostatique
But
Il permet de mesurer le poids volumique théorique du sol.
D o mai ne d’a pp lic a tio n
Il est réservé aux sols non remaniés ayant une bonne cohésion.
Appareillage
- Une balance hydrostatique avec un panier de pesée immergée (fig…) ;
- Une balance de précision ;
- Un bain-marie pour la préparation de la paraffine ;
- Des pinceaux, gamelles, paraffines ;
- Une étuve à 105 oC ;
D é r o ule me nt de l’e s s ai
- Prélever plus de 100 g d’échantillon ;
- Faire des coupes nettes et franches, en éliminant les parties susceptibles de se détacher
en cours de manipulation ;
- Noter immédiatement la masse M1 de l’échantillon ;
- Tremper rapidement cet échantillon deux fois de suite dans la paraffine préalablement
fondue au bain-marie en évitant que celle-ci ne pénètre dans l’échantillon ;
- Peser de nouveau l’échantillon paraffiné et prendre la masse M2 ; procéder ensuite à la
pesée déjaugée, l’échantillon étant pesé dans un panier totalement immergé et noter la
masse M3 ;
- Noter la température du bain ;
- Après avoir déparaffiné l’échantillon, chercher sa teneur en eau par séchage à l’étuve.
Résultats
Le poids spécifique est donné par la formule ɣd ? ɣs ?= ɣh/ (1+(W/100))
W est la teneur en eau de l’échantillon.
ɣh est la densité humide qui se calcule comme suit ɣh=P1/Ve avec Ve= ((P2-P3)/ɣw)- ((P2-
P1)/ɣp)
ɣp est la densité de la paraffine (0,9g/cm3) et ɣw est la densité de l’eau à la température de
l’essai.
I.1.3. Essai de teneur en eau
But
Elle permet de déterminer la quantité d’eau contenue dans un échantillon de sol.
D o mai ne d’a pp lic a tio n
Il s’applique sur des échantillons de sol remaniés ou non.
Appareillage
- Une étuve à 105 Oc ;
- Des gamelles et tares ;
- Une balance de précision.
D é r o ule me nt de l’e s s ai
- Prendre deux tares et peser quelques dizaines de grammes de sol dans chacune ;
- Placer à l’étuve à 105 oC pendant 24 heures et repeser les tares avec, puis sans
échantillons pour ressortir la masse sèche et la masse de l’eau ;
Résultats
Soit M la masse humide et m la masse sèche de l’échantillon pour chaque point. La teneur en
eau est déduite de la formule
(%). La teneur en eau retenue est la moyenne de celles des deux points
I.1.4. Essais de limites d’Atterberg
But
Il permet d’identifier et de caractériser le comportement du sol sous l’action des variations des
teneurs en eau.
Domai ne d’a pp lic a tio n
Il est appliqué uniquement sur la fraction passant au travers du tamis à maille carrée de 0,40
mm d’ouverture nominale.
Appareillage
- Un appareil de Casagrande muni d’un socle en bois et d’un support relié à la coupelle ;
- Une balance de précision ;
- Une étuve à 60 oC ;
- Un tamis de 0,40 mm ;
- Une plaque de marbre ;
- Un outil à rainurer ;
- Une pissette et une pellette ;
- Des tares et spatules ;
- Un mortier et pilon en porcelaine.
D é r o ule me nt de l’e s s ai
- Tamiser par voie humide quelques grammes de sol sur un tamis de 0,40mm ;
- Recueillir les passants et les mettre à l’étuve pendant 24h ;
- Piler à sec et tamiser de nouveau pour utiliser les passants de 0,40mm préalablement
humidifiés ;
Pour la limite de liquidité W l
- Malaxer soigneusement l’échantillon sur la plaque jusqu’à l’obtention d’une pâte bien
homogène ;
- Régler la hauteur de chute de la coupelle à 10 mm ;
- Remplir la pâte au tiers la coupelle de l’appareil de Casagrande ;
- La diviser au centre avec l’outil à rainurer placé perpendiculairement à la surface de la
coupelle ;
- Soumettre la coupelle à une série de chocs à la cadence de deux coups par seconde et
noter le nombre de coups N qui correspond à la fermeture de la rainure sur 1 cm ;
- Prélever un échantillon avec une spatule à l’endroit de la fermeture, le peser
immédiatement et le remettre à l’étuve pendant 24h ;
- Nettoyer la coupelle et refaire la même opération 4 fois de suite, cde manière à obtenir
5 points avec des valeurs de N comprises entre 15 et 35 coups.
Pour la limite de plasticité Wp
- Prendre le reste de pâte à la fin de l’essai de plasticité et procéder à sa dessiccation à
l’air libre ;
- Former manuellement une boulette et la faire rouler sur la plaque de marbre jusqu’à
obtention d’un rouleau de 3mm ;
- Soulever légèrement le rouleau par le milieu, s’il se fissure ou se casse, le peser et le
mettre à l’étuve pendant 24h ;
- Refaire la même opération une seconde fois pour déterminer la teneur en eau.
Résultats
La détermination des teneurs en eau correspondant aux 5 nombres permet de tracer la courbe
semi-logarithmique w= f(logN), avec la limite de liquidité qui est définie comme la teneur en
eau correspondant à la fermeture de la rainure sur 1m pour 25 coups.
Si les résultats des deux teneurs en eau ne présentent pas un écart de 2%, Wp correspond à la
moyenne des valeurs obtenues, l’essai est à recommencer dans le cas contraire. L’indice de
plasticité est alors donné par la formule IP = Wl - Wp
I.1.5. Analyse granulométrique
But
L’analyse granulométrique permet de déterminer la distribution pondérale des particules d’un
sol.
D o mai ne d’a pp lic a tio n
Cette analyse s’applique aux sols passant dans des tamis de mailles carrées de dimension ≤
100 mm.
ANALYSE GRANULOMETRIQUE PAR TAMISAGE
Appareillage
- Une série de tamis dont les ouvertures de mailles carrées sont : 63 µm (ou 80 µm), 125 µm, 250 µm ;
500 µm ; 1000 µm ; 2000 µm ;
- Un fond de tamis ainsi que le couvercle de la colonne de tamis ;
- Une étuve pouvant fonctionner à (110 ± 5) °C
- Une balance de précision 1/100 gramme ;
- Eau distillée ou déminéralisée ;
- Un vibro-tamis indispensable à faire vibrer la colonne de tamis ;
- Un bac (dispositif de lavage).
Mode opératoire
Préparation de l’échantillon pour l’essai
- Echantillonner le matériau selon la norme (quartage). La masse de matériau doit être telle que M ≥
0.2 D avec M, la masse de l’échantillon en kg et D, diamètre du plus gros granulat exprimé en mm ;
- La masse retenue est étuvée à (110 ± 5 )°C jusqu’à masse constante ( 24 h environ ) puis pesée ;
soit M1, la valeur en kg de cette masse.
• Lavage
L’échantillon est trempée dans l’eau déminéralisée ou distillée durant une période de 24 h
(séparation de l’ensemble de grains) . Si possible utiliser un dispersant pour faciliter cette dernière
opération. Après les 24 h de trempage du matériau, tamiser et laver afin de séparer les éléments de
dimension inférieur à 63 µm ( ou 80 µm) du reste de l’échantillon. A cet effet, protéger le tamis
d’ouverture de maille inférieur à 63 µm (ou 80 µm) par un ou deux tamis d’ouverture plus grande que
l’on place au dessus. Le lavage est poursuivi jusqu’à ce que l’eau passant au travers du tamis de 63
µm (ou 80 µm) soit claire.
Le refus est récupéré et séché à (110 ± 5) °C jusqu’à masse constante. Après le refroidissement,
peser, soit M2 la valeur de cette masse.
NB : La somme des refus cumulés mesurés sur les différents tamis et le tamisat sur le fond doit
coïncider avec le poids de l’échantillon introduit en tête de la colonne. Au cours de l’ensemble
d’opérations, la perte éventuelle de matériaux ne doit pas excéder plus de 2% du poids de l’échantillon
de départ.
• Tamisage à sec
- Verser le matériau lavé et séché dans la colonne de tamis ; cette colonne est constituée par
l’emboîtement desdits tamis, en les classant de haut en bas dans l’ordre de mailles décroissantes ;
- Agiter manuellement ou mécaniquement ( vibro-tamis ) cette colonne. Reprendre un à un les tamis,
en commençant par celui ayant la plus grande ouverture et en adaptant un fond de couvercle. Agiter
chaque tamis en donnant à la main des coups réguliers sur la monture. En général, le tamisage est
terminé lorsque le refus n’est pas modifié de plus de 1% entre deux séquences de vibrations de la
tamiseuse.
• Pesées
- Peser le refus du tamis ayant la plus grande maille, soit R1 la masse de ce refus.
- Reprendre la même opération avec le tamis immédiatement inférieur ; ajouter le refus obtenu à R1 et
peser l’ensemble. Soit R2 la masse des deux refus cumulés.
- Poursuivre la même opération avec tous les tamis de la colonne pour obtenir les masses des différents
refus cumulés R3, R4, R, …Rn.
s’il y en a, peser aussi le tamisat présent sur le fond de la colonne. Soit P sa masse.
1. c. Expression des résultats
❖ Calculs
Les résultats des différentes pesées cumulées sont exprimés en pourcentage de la masse sèche
M1 de départ. Ils peuvent être présentés selon l’exemple suivant :
Tamis en Refus cumulés Refus cumulés en % Tamisats cumulées
µm Rn en g (par rapport à M1) en %
4000 41 2.05 97.95
2000 203 10.15 89.85
1000 697 34.87 65.13
500 1402 70.14 29.86
250 1798 89.95 10.05
125 1957 97.90 2.10
63 1982 99.15 0.85
Fond 1999 10.00 0.00
Le pourcentage des particules fines (f) passant à travers le tamis d’ouvertures de mailles
inférieures à 63 µm (ou 80 µm) est égal à :
( M1- M2) + P
f = x 100
M1
M1: masse de la prise d’essai, en kg ;
M2: masse séchée du refus à 63µm; en kg ;
P : masse du tamisat restant dans le fond, en kg.
2. d. Présentation des résultats
Des refus cumulés ou ceux des tamisats sont présentés sous la forme d’une courbe
granulométrique en portant sur la feuille de papier semi - logarithmique, en abscisse les dimensions
des mailles, sur une échelle logarithmique ; en ordonnée, les pourcentages sur une échelle arithmétique
La courbe est tracée de manière continue et peut ne pas passer rigoureusement par tous les
points.
ANALYSE GRANULOMETRIQUE PAR SEDIMENTOMETRIE
3. a. Appareillage
- Une enceinte thermostatée (20°C) ;
- Un densimètre de type torpille (densité 1,000 à 1,0300) ;
- Deux éprouvettes de capacité chacune deux litres ;
- Une éprouvette de capacité 1 litre ;
- Un agitateur mécanique (environ 10.000 tr / min) ;
- Une solution défloculante dosée à 5% d’hexamétaphosphate de sodium;
- Un thermomètre au 1/10e de degré celcius;
- Un chronomètre à la seconde ;
- Un tamis d’ouverture de maille inférieure 80 – 100 µm ;
- Un mortier avec pilon muni d’une extrémité en caoutchouc ;
- De l’eau distillée ou déminéralisée ;
- Un agitateur manuel (baguette de verre).
4. b. Préparation de l’échantillon
L’analyse granulométrique par sédimentométrie s’effectue sur un échantillon de 40 g
de particules sèches, prélevées dans le tamisat de tamis de mailles 80 à 100 µm au cours de la
granulométrie par voie humide (voir analyse granulométrique par voie sèche) :
- Après étuvage des 40 g de matériau précédents, désagréger avec un pilon en caoutchouc puis
homogénéiser ;
- Le matériau est mis à imbiber dans l’éprouvette de 1 litre : après l’avoir placé au fond, ajouter 440
cm3 d’eau distillée (ou déminéralisée) et 60 cm3 de solution défloculante. Laisser imbiber pendant
environ 15 heures.
- Disperser par agitation de la suspension pendant au moins 3 minutes (agitateur mécanique), puis
transvaser la solution dispersée dans l’éprouvette de 2 litres. Evidemment, les eaux de rinçage de
l’agitateur et du récipient d’expérimentation de la dispersion sont versées dans l’éprouvette de deux
litres avec de l’eau déminéralisée ou distillée ;
- Apprêter aussi dans l’autre éprouvette de 2 litres : 1940 cm3 d’eau distillée ou déminéralisée et 60
cm3 de solution défloculante.
- Placer les deux éprouvettes de 2 litres dans l’enceinte thermostatée et attendre que la température à
l’intérieur des éprouvettes soit 20°C.
5. c. Géométrie du densimétrie et paramètres caractéristiques
- h : hauteur du bulbe ;
- r : densité de la solution à l’instant t ;
- R : nombre de divisions à partir de la graduation 1,0000.
par exemple, une lecture de1,018 5 sera notée R= 18,5
et R= 1,018 5 g / cm3 ;
- H1 : hauteur comprise entre d’une part, la limite du
bulbe et de la tige graduée et d’autre part, la graduation
r lue au niveau de l’eau ;
- HR : profondeur du centre de poussée dans
la suspension à l’instant t. Figure 5: Densimètre dans son éprouvette
Le densimètre est gradué de 0,9950 à 1,0300 avec des graduations tous les 0,0005.
Chaque densimètre étant de dimensions variables, il est nécessaire de mesurer celles-ci avant
utilisation à savoir :
- la hauteur du bulbe h ;
- les distances entre la limite bulbe -tige du densimètre et les graduations principales (1,0300 ; 1,0200;
1,0100 ; 1,0000).
La figure 6 représente le niveau de l’eau dans l’éprouvette avant et après introduction du
densimètre. La tige du densimètre est immergée dans l’eau sur une hauteur et H 1 on constate que le
niveau de l’eau monte de la hauteur a par introduction du densimètre.
Si V est le volume du bulbe, v le volume de la tige immergée sur la hauteur H1 et S la section
de l’éprouvette, l’eau monte de :
V+v
a =
S
Le densimètre n’indique que la densité du liquide qui entoure le bulbe, la poussée d’Archimède
s’appliquant au centre de gravité G du densimètre, celui-ci étant pratiquement confondu avec celui du
tube, la tige étant très mince et donc d’un volume négligeable.
Figure 6: Eprouvette de mesure avant et après introduction du densimètre
Pour la même raison, G sera aussi le centre de la couche d’eau de hauteur h qui entoure le
bulbe et dont on mesure la densité.
Dans l’éprouvette au repos avant introduction du densimètre, la couche d’eau concernée par la
mesure occupe une hauteur e < h. la différence (h - e) correspond à l’élévation du niveau du liquide
après introduction du densimètre soit :
a = h – e = (V+ v) / S et donc e = h - (V+ v) / S
La profondeur moyenne HR de la couche de liquide concernée par la mesure est donc:
e 1 V+ v
HR = H1 + = H1 + h-
2 2 S
Si l’on considère que v est négligeable devant V, on peut exprimer la formule d’étalonnage du
densimètre de la façon suivante :
e 1 V
HR = H1 + H1 + h-
2 2 S
6. d. Conduite de l'essai
Lecture du densimètre
Les mesures ne sont prises en compte que si la température du bain thermostaté est stabilisée (20°C
en général) et si le densimètre est parfaitement propre (ne pas toucher avec les doigts la zone de lecture.
Agiter vigoureusement la solution d’expérimentation avec l’agitateur manuel. Lorsque l’agitateur
est enlevé, déclencher le chronomètre tout en plongeant délicatement le densimètre dans l’éprouvette
de la suspension.
Les lectures de r et R sont effectuées au sommet du ménisque aux temps t = 30 s, 1, 2, 5, 10, 20,
40, 80, 240,1440 min.
Au cours des trois premières mesures, le densimètre reste dans la suspension. Pour les mesures
suivantes, le densimètre est retiré après chaque mesure, nettoyé et plongé dans l’éprouvette d’eau
maintenue à le même température que la suspension. Ainsi, le densimètre est plongé délicatement dans
la suspension 30 secondes avant chaque mesure.
N.B : r : densité lue ;
R : nombre de graduations.
Etalonnage et correction
La lecture effectuée sur le densimètre à un instant « t »doit intégrer un certain nombre de
corrections :
- Ct : correction due aux variations de température au cours de l’essai.
Cette correction est nulle si on travaille dans un milieu où la température reste maintenue à
20°C. En revanche, si la température est variable, il faut évaluer la correction à apporter sur la lecture
du ménisque en étalonnant le densimètre dans une éprouvette d’eau distillée, portée aux différentes
températures usuelles d’essai.
- Cm : correction due à la hauteur du ménisque. Les hauteurs sont effectuées en haut du ménisque car
les suspensions sont généralement opaques et surtout en début d’essai. La lecture réelle se situe quant
à elle au niveau de l’eau (éprouvette témoin), ce qui justifie cette correction.
- Cd : correction due au défloculant. Celui-ci déplace en effet légèrement le zéro du densimètre.
La lecture corrigée prend en compte l’ensemble de ces corrections et s’exprime par :
Rc = R+ m avec : m = Ct + Cm + Cd.
7. e. Calcul du diamètre D des particules
Le calcul de D utilise la loi de stockes qui donne la vitesse de chute des particules sphériques
dans un liquide.
La chute de ces particules se fait à vitesse constante et s’exprime par la relation :
18 η V1
D² =
( γs –γw)
V1 : Vitesse limite des grains. C’est le quotient de la hauteur de chute Hr, exprimée en mètre,
par le temps de chute t, exprimée en seconde.
η : Viscosité dynamique de la solution. Celle-ci est fonction de la température (tableau ci-
dessous).
γw : Poids volumique de l’eau : 10 kN / m3.
γs : Poids volumique des grains solides valeur moyenne : 26,5 kN / m3)
D : Diamètre de la particule en mètre.
Pour un liquide et un solide donnés, on peut écrire :
18
D = K HR avec K2 =
t ( s − w )
Viscosité dynamique ( η ) de l’eau en fonction de la température (T).
T (°C) η (10-3 Pa.s) T (°C) η (10-3 Pa.s)
10 1,307 21 0,9779
11 1,271 22 0,9548
12 1,235 23 0,9325
13 1,202 24 0,9111
14 1,169 25 0,8904
15 1,139 26 0,8705
16 1,109 27 0,8513
17 1,081 28 0,8327
18 1,053 29 0,8148
19 1,027 30 0,7975
20 1,002 31 0,7808
8. f. Calcul des tamisats cumulés
Le pourcentage p des grains de diamètres inférieurs à D qui sont encore en suspension à
l’instant t est donné par la relation :
V. s.R C. W
p=
10.W.( s − W )
Avec:
- p : pourcentage des particules de diamètre inférieur ou égal à D (par rapport à la masse de la prise
d’essai à l’état sec) ;
- V : volume de la suspension (m3) ;
- γs : poids volumique des particules solides. Lorsque celui-ci n’est pas connu avec précision, on prend
la valeur conventionnelle de 26,5 x 103 N / m3 ;
- γw : poids volumique de l’eau (10 x 103 N / m3 ;
- Rc : lecture corrigée du nombre de divisions (Rc = R + m) comptées entre la graduation 1,0000 et la
graduation d’affleurement ;
- W : Masse de sol sec mis en suspension et prélevé sur le tamisat (80 à 100 µm) en N.
9. g. Modèle de feuille de calculs
ANALYSE GRANULOMETRIQUE PAR SEDIMENTOMETRIE
Date :
Chantier :
Origine de l’échantillon :
Pourcentage des éléments fins analysés par rapport à l’échantillon total O/D, P=
Temps Lecture Températur Lectur Hr % de Tamisats par
des R e e grains < D rapport à
lectures corrigé D= K√ P= l’échantillon total
e t P.P =
RC
30s
1min
2min
5min
10min
20min
40min
80min
4h
24h
N.B : Tous les calculs doivent être effectués en unités cohérentes.
Exemple :
Calcul de D :
Hr = 16,8 cm (en exprimant H1 en cm, V en cm3 en S en cm²) soit 0,168 m.
Rc = 8
t =30 s
θ° = 20°C
K= 1,0045 x 10-3 avec η= 1,002 x 10-3
Hr
D= K√ = 1,0045 x10 -3√ 0,168 = 7,5 x10-5 =75 μm
t 30
Calcul de p:
Rc = 8
V= 1.000 cm3 = 10-3 m3
γs =26,5 x103 N/m3
γw= 10x103 N/ m3
W = 40 g = 40 x 10-² N
26,5 x10x106 10-3 8
P= x x = 32%
16,5x103 40 x10-2 10
I.1.6. Essai de teneur en matière organique
But
Il permet de déterminer la richesse d’un sol en matière organique. C’est la méthode
thermodynamique qui est décrite ici.
D o mai ne d’a pp lic atio n
Il s’applique sur des échantillons de sol remanié ou non.
Appareillage
- Une étuve à 60 oC ;
- Des gamelles, tares, papiers filtres ;
- Des bouteilles en verre avec entonnoir (fig…) ;
- Une eau désaérée ;
- Une balance de précision.
D é r o ule me nt de l’e s s ai
- Tarer une gamelle et y introduire 30 et 80g de sol, soit M1 ;
- Peser une tare, puis un papier filtre sur lequel est noté sa masse, le numéro de la tare et
de la gamelle ;
- Immerger l’échantillon de la gamelle dans de l’eau désaérée, remuer et placer à l’étuve
à 60 oC pendant deux heures pour permettre à l’eau désaérer d’absorber toute la
matière organique contenue dans le sol ;
- Placer le papier filtre sur l’entonnoir de la bouteille et y verser le sol en rinçant ;
- Laisser égoutter, puis remettre le papier contenant le sol lavé de sa matière
organique,
à l’étuve pendant 24 h ;
- Peser ce papier et ressortir la masse M2 ;
- Refaire une seconde fois la même opération.
Résultats
Soit M3 la masse de matière organique déduite du calcul M3 =M1 – M2, le pourcentage
de matière organique se calcule par
13
LABORATOIRE NATIONAL DE GENIE CIVIL
LABOGENIE
B.P. 349 Yaoundé
Division : Sondage : M moule(g) : 4040
Section : Echantillon : V moule (cm3) : 2300
Client : Profondeur : No moule :
Provenance : Date : ɣd (T/m3) 2,65
Réalisation :
ESSAI PROCTOR MODIFIE
No tare
M mat. h+tare
M mat. S+tare
M tare
M eau
M mat. Sec
ω (%)
Moyenne
M mat.+moule
M moule
M mat.
ɣh (T/m3 = g/cm3)
ɣd (T/m3 = g/cm3)
% Saturation
14
15
16