Informatique Achat Institut Pasteur
Informatique Achat Institut Pasteur
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FACULTÉ DE DROIT, D’ÉCONOMIE,
DE GESTION ET DE SOCIOLOGIE
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DÉPARTEMENT GESTION
INFORMATISATION DU PROCESSUS
D’APPROBATION DES ACHATS DE L’INSTITUT
PASTEUR DE MADAGASCAR
Sous l’encadrement de :
« Gloire à Dieu qui nous veille jour et nuit dans notre travail »
Ce travail de mémoire a été réalisé grâce à l’appui de personnes à qui nous adressons
notre profonde reconnaissance.
Nous remercions également toute notre famille et nos amis, pour leur soutien et pour la
confiance qu’ils nous ont témoignés durant nos études. Enfin, nous adressons nos
remerciements à tous ceux qui ont participé de près ou de loin à la réalisation de ce mémoire.
Tojo
i
AVANT-PROPOS
Nous avons effectué un stage de six (6) mois au sein du Service des Achats de l’Institut
Pasteur de Madagascar, stage duquel résulte notre mémoire. Ce stage nous a aussi permis
d’appliquer les notions théoriques de gestion et plus particulièrement d’audit et de contrôle
acquises au cours de la formation et tout au long de notre parcours universitaire. Nous
également avons pu nous familiariser avec les procédures spécifiques aux achats et découvrir
différents aspects passionnants de ce domaine.
Cet ouvrage donne au lecteur un aperçu de la fonction Achat au sein d’une entité : son
rôle, son importance, des risques qui s’y rattachent et de l’importance du Contrôle Interne au
niveau de cette fonction.
ii
LISTE DES ABRÉVIATIONS
AO : Appel d’Offres
BC : Bon de Commande
BF : Bon de Fournitures
CS : Chef de Service
iii
LISTE DES TABLEAUX
iv
LISTE DES FIGURES
v
SOMMAIRE
REMERCIEMENTS…………………………………………………………………….. i
AVANT-PROPOS………………………………………………………………………. ii
LISTE DES ABRÉVIATIONS…………………………………………………………. iii
LISTE DES TABLEAUX………………………………………………………………. iv
LISTE DES FIGURES………………………………………………………………….. v
SOMMAIRE…………………………………………………………………………….. vi
INTRODUCTION……………………………………………………………………... 1
PREMIÈRE PARTIE : CADRE GÉNERAL DE L’ÉTUDE……………………...... 4
CHAPITRE I : PRÉSENTATIONS GÉNÉRALES………………………...................... 5
Section 1 : L’Institut Pasteur de Madagascar………………………………….............. 5
Section 2 : Le Service des Achats……………………………………………………... 9
CHAPITRE II : THÉORIES GÉNÉRALES SUR LE CONTRÔLE INTERNE……….. 11
Section 1 : Le concept de Contrôle Interne……………………………………………. 11
Section 2 : Impératifs, principes et limites…………………………………………….. 12
Section 3 : Contrôle Interne au niveau des achats……………………………………... 16
CHAPITRE III : MÉTHODOLOGIE DÉTAILLÉE……………………………………. 20
Section 1 : Les entretiens, réunions et demandes d’informations externes……………. 20
Section 2 : La compilation de documents……………………………………………… 20
Section 3 : L’observation directe et la participation……………………………............ 23
DEUXIÈME PARTIE : ANALYSE DE L’ÉXISTANT.................................……….. 26
CHAPITRE IV : LE PROCESSUS D’APPROBATION DES ACHATS……………… 27
Section 1 : Distinction des différents types d’achat de l’IPM……………..................... 27
Section 2 : L’approbation des achats………………………………………………....... 27
CHAPITRE V : DIAGNOSTIC DE L’ORGANISATION GÉNÉRALE………………. 33
Section 1 : Les forces………………………………………………………………….. 33
Section 2 : Les faiblesses………………………………………………………………. 36
CHAPITRE VI : ANALYSE DES ÉTAPES DU PROCESSUS……………………….. 39
Section 1 : Établissement et émission de la demande d’achat…………………………. 39
Section 2 : Accord de principe du DAF……………………………………………….. 41
Section 3 : Traitement d’achat…………………………………………………………. 42
vi
Section 4 : Approbation du service client……………………………………………… 45
Section 5 : Approbation finale du DAF………………………………………………... 46
Section 6 : Commande…………………………………………………………………. 47
TROISIÈME PARTIE : RECOMMANDATIONS.…….………………………….... 50
CHAPITRE VII : INFORMATISATION DU PROCESSUS D’APPROBATION DES
ACHATS……………………………………………………...………………………… 51
Section 1 : Sage ERP X3………………………………………………………………. 51
Section 2 : Informatisation de l’approbation des achats……………………………….. 54
CHAPITRE VIII : ACTIONS LIÉES ET RÉSULTATS ATTENDUS………………… 63
Section 1 : Actions liées……………………………………………………………….. 63
Section 2 : Résultats attendus………………………………………………………….. 66
CHAPITRE IX : PLAN DE MISE EN OEUVRE ET LIMITES…………………..…… 70
Section 1 : Plan de mise en œuvre……………………………………………………... 70
Section 2 : Limites……………………………………………………………………... 72
CONCLUSION………………………………………………………………………… 76
BIBLIOGRAPHIE………………………………………………………......................... viii
LISTE DES ANNEXES………………………………………………………………… ix
TABLE DES MATIÈRES………………………………………………………………. xv
vii
INTRODUCTION
Madagascar n’échappe pas à la mondialisation. Dans un tel contexte, les défis que les
entreprises, qu’elles soient petites, moyennes ou grandes, doivent relever se diversifient. Les
évolutions incessantes de l’environnement ainsi que le développement et l’agressivité de la
concurrence obligent ces dernières à remettre constamment en cause leurs systèmes de gestion
pour rester compétitives, s’aligner aux standards et jouir d’une certaine notoriété voire d’une
certaine crédibilité. Les notions d’efficacité, d’efficience, de compétitivité, d’avantage
concurrentiel et de gestion des risques deviennent alors des impératifs pour assurer la
pérennité d’une entreprise.
L’Institut Pasteur de Madagascar est une PME. En plus de ses activités de recherches et
de formation, l’Institut Pasteur de Madagascar fournit des prestations de services telles que les
analyses médicales, les analyses microbiologiques et les vaccinations. Ainsi, cette entité doit
faire face à la concurrence des nombreux laboratoires implantés dans la capitale et également
dans les provinces. Elle se doit alors de proposer des services compétitifs en termes de qualité
et également de prix.
En effet, la maîtrise des coûts constitue un avantage concurrentiel dans la mesure où elle
permet à une entreprise de conserver un certain niveau de marge bénéficiaire sans pour autant
1
avoir à augmenter ses prix ou revoir la qualité des biens ou services qu’elle commercialise. Il
s’agit d’un atout essentiel en termes de compétitivité. Un coût est un ensemble de charges et
les charges sont constituées par les différentes dépenses engagées comme les achats. Pour
mieux gérer les achats et, par conséquent, mieux contrôler les coûts, l’Institut Pasteur de
Madagascar a mis en place un Service des Achats.
La fonction Achat, qui est depuis toujours une fonction indispensable à l’entreprise,
joue désormais un rôle stratégique de premier plan. L’objectif de la fonction Achat est de
mettre à la disposition des utilisateurs internes de l’entreprise des biens et/ou des services
acquis à l’extérieur dans les meilleures conditions de prix, de délais, de qualités et de services
requis pour l’entreprise et ses clients. La part grandissante des achats dans le chiffre d’affaires
des entreprises, la nécessité de toujours trouver des sources d’approvisionnement meilleures
pour l’amélioration continue de la qualité des achats, ainsi que la dimension technologique
des produits développés ont rendu la fonction Achat de plus en plus stratégique.
Nous avons effectué notre stage au sein du Service des Achats de l’Institut Pasteur de
Madagascar sous la direction du Directeur Administratif et Financier et l’encadrement du
Responsable du Service des Achats. Au cours de ce stage, nous avons identifié des faiblesses
dans le Contrôle Interne de l’organisation générale et des différentes étapes du processus
d’approbation des achats.
2
Les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication peuvent s’avérer
être des outils efficaces pour assurer un bon niveau de Contrôle Interne. C’est pour ces raisons
que nous avons choisi le thème suivant :
Par cette informatisation et par les différentes actions liées qui seront recommandées,
nous attendons les impacts suivants : un processus d’achat plus rapide, un processus
d’approbation plus rigide, une meilleure traçabilité de l’information, une meilleure maîtrise
des différents risques d’achat et par conséquent un meilleur système de Contrôle Interne.
Une méthodologie a été adoptée pour réaliser ce mémoire. Nous avons recueilli des
données auprès des différents responsables de l’Institut Pasteur de Madagascar lors
d’entretiens et réunions et nous sommes également entrés en contact avec des professionnels
externes. La compilation de la documentation interne et externe nous a également permis
d’obtenir différentes informations nécessaires à notre rédaction. Enfin, nous avons observé les
procédures d’achat et participé aux traitements d’achat tout au long de notre stage.
La première partie, intitulée « Cadre général de l’étude », est subdivisée en trois (3)
chapitres portant respectivement sur la présentation de l’entité, les théories générales sur le
Contrôle Interne et la méthodologie détaillée.
3
PREMIÈRE PARTIE : CADRE GÉNÉRAL DE
L’ÉTUDE
4
CHAPITRE I : PRÉSENTATIONS GÉNÉRALES
Une présentation générale de l’entité d’accueil est nécessaire pour une meilleure
compréhension de notre environnement d’étude et pour bien délimiter notre champ de travail.
Dans ce chapitre, nous présenterons dans une première section l’Institut Pasteur de
Madagascar puis, dans une seconde section, le Service des Achats.
Pour mieux connaître l’Institut Pasteur de Madagascar (IPM), nous procèderons tout
d’abord à une brève présentation de cet établissement, puis nous résumerons son historique
pour enfin présenter et interpréter son organigramme.
1.1 Présentation1
L’IPM est une filiale de l’Institut Pasteur, reconnu d’utilité publique par le
Gouvernement de la République Malgache.
Près de 350 personnes travaillent ou étudient à l’IPM dont des salariés de l’IPM (>
280), du personnel du Ministère de la santé de Madagascar (15), des assistants techniques et
collaborateurs étrangers et des étudiants (> 30). Plus de la moitié des services et unités de
l’IPM est dirigée par des cadres scientifiques malgaches ayant eu une formation de niveau
international.
1
[Link]
5
1.2 Historique2
Depuis 1961, l’IPM est placé sous l’égide du Conseil de Perfectionnement présidé par le
Ministre de la Santé Publique Malgache. Aujourd'hui centennaire, cet établissement franco-
malgache, fidèle à la tradition et à l’esprit pasteuriens, continue d’œuvrer au service de la
santé publique.
1.3 Organigramme3
2
Brochure de l’IPM
3
[Link]
4
[Link]é[Link]
6
Figure n°1 : Organigramme de l’IPM
Source : [Link]
7
1.3.2 Interprétation de l’organigramme
L’IPM est, au point de vue scientifique et technique, une filiale de l’Institut Pasteur.5Il
est placé sous la tutelle de l’Institut Pasteur à Paris et du Ministère de la Santé Publique.
Cet établissement est assisté d’un Conseil de perfectionnement ayant pour mission de
lui indiquer les recherches et les travaux les plus profitables à la protection de la Santé
publique et au développement économique de Madagascar.6Ce Conseil, actuellement présidé
par le Ministre de la Santé Publique, comprend Monsieur le Représentant de la Présidence de
la République de Madagascar, Monsieur le Ministre de l'Éducation Nationale et de la
Recherche Scientifique ou son Représentant, Monsieur le Représentant du Ministère des
Finances et du Budget, Monsieur le Secrétaire Général du Ministère de la Santé, Monsieur le
Doyen de la Faculté de Médecine d'Antananarivo, Monsieur le Doyen de la Faculté des
Sciences d'Antananarivo, Monsieur le Représentant du Directeur de la Santé Animale et
Phytosanitaire du Ministère de l’Elevage, Monsieur le Président de l'Académie Nationale des
Arts, des Lettres et des Sciences ou son Représentant, Monsieur le Représentant du Ministère
Français des Affaires Etrangères et Monsieur le Représentant de l'Institut Pasteur (Paris).
L’IPM est dirigé par un Directeur, assisté par son Adjoint, qui assure la supervision de
la Direction Administrative et Financière composée du Service de la Gestion des
Programmes, du Service des Ressources Humaines, du Service des Achats, du Service
Comptabilité Générale, du Service Approvisionnements, du Service Moyens Généraux et du
Service Informatique ; ainsi que celle du Service Médical, du Service Qualité et du Centre de
communication et documentation. Le Directeur est assisté par un Comité scientifique
concernant la programmation et l’animation scientifique, la démarche qualité, les formations
et les relations avec le Ministère de la Santé.
5
Titre II, article 9 du Journal Officiel de la République malgache, 1er Avril 1961
6
Titre II, article 10 du Journal Officiel de la République malgache, 1er Avril 1961
8
Enfin, des laboratoires du Ministère de la Santé Publique, relevant de la Direction des
Urgences et de la Lutte contre les Maladies Négligées de ce Ministère, sont hébergés par
l’IPM pour des raisons de collaboration avec certaines de ces unités de recherche. Il s’agit du
Laboratoire Central de Bilharziose (collaborant avec l’Unité Helminthiases), du Laboratoire
Central de la Peste (collaborant avec l’Unité Peste) et du Laboratoire National de Référence
des Mycobactéries (collaborant avec l’Unité Mycobactéries).
Le SDA a donc été créé en Avril 2012, une mise en place qui s’imposait compte tenu de
la multitude des types et volumes d’achats effectués par l’IPM dans le cadre de ses activités,
qui auparavant ont fait que certaines étapes essentielles de l’achat comme la sélection de
fournisseurs, la gestion de base de données fournisseurs, l’évaluation des fournisseurs, les
comparaisons d’offres, les différentes négociations (financières et/ou techniques entres
autres), les procédures d’attribution de marché, la gestion des catégories
d’achats…n’existaient pas. Ainsi ce service a été instauré pour une meilleure gestion des
achats, à travers des actions telles que la gestion de fournisseurs (sélection, évaluation des
performances, gestion de bases de données…), l’instauration des bonnes pratiques d’achats
etc.
9
définir comment l’IPM achète et pourquoi acheter de cette manière et d’autre part des
procédures d’achats c’est dire mettre en place l’organisation administrative permettant
d’appliquer les politiques d’achats.
• L’assistance aux clients par rapport aux demandes d’achats. Cette mission
consiste à aider les clients dans la définition des besoins (pour une formulation claire et
précise des besoins) à travers les termes de références, le cahier des charges…
• La création de valeurs ajoutées à partir des achats, ceci entre autres par la
sélection des meilleurs fournisseurs, par le biais des pré-qualifications et des évaluations de
fournisseurs par exemple, entraînant des résultats comme l’amélioration continue des
services fournis, les gains financiers, les économies dans les fonds de projets et une
meilleure gestion des contrats.
Ce premier chapitre nous a permis de présenter l’IPM, ses missions, son historique, son
organigramme. Nous avons ainsi pu situer le SDA et présenter son historique et ses missions.
Il nous faut maintenant aborder la notion de Contrôle Interne afin de bien orienter notre
analyse.
10
CHAPITRE II : THÉORIES GÉNÉRALES SUR LE CONTRÔLE INTERNE
1.1 Définitions
Les définitions du Contrôle Interne sont nombreuses et elles se sont modifiées au fur et
à mesure que le temps et l'environnement de l'entreprise ont évolué. Pour notre part, nous
retiendrons les définitions suivantes :
« Selon l'Ordre des Experts Comptables Français en 1977, le Contrôle Interne est
l'ensemble des sécurités contribuant à la maîtrise de l'entreprise. Il a pour but d'assurer la
protection, la sauvegarde du patrimoine et la qualité de l'information, de l'autre l'application
des instructions de la Direction et de favoriser l'amélioration des performances. Il se manifeste
par l'organisation, les méthodes et les procédures de chacune des activités de l'entreprise, pour
maintenir la pérennité de celle-ci »7.
7
GRAND B., VERDALLE B., Audit Comptable et Financier. Paris, Economica, 1999, p.63
8
RENARD.J, Théorie et pratique de l'Audit interne, 2006, p.13
11
s’agit d’un acte de Contrôle Interne. Dans chaque acte de la vie quotidienne nous effectuons
du Contrôle Interne, soit pour éviter des accidents, soit pour atteindre nos objectifs.
Toute entreprise, peu importe sa taille, devrait mettre en place les mécanismes lui
assurant :
• le maintien de systèmes de contrôle fiables : pour que l'information financière soit
utile à la prise de décisions, le système comptable doit produire des données et des états
financiers fiables;
• la préservation du patrimoine : un bon contrôle prévoit divers mécanismes dont
notamment des validations systématiques et des biens comptabilisés avec les biens physiques,
afin de prévenir les erreurs, la perte et le vol;
• l’optimisation des ressources : la compétence du personnel et la répartition
adéquate des tâches augmentent l'efficacité et la qualité de l'information;
• la prévention et détection des erreurs et fraudes : l'application de procédures de
contrôle adéquates permet de réduire les risques au minimum.
Un bon Contrôle Interne repose nécessairement sur cinq (5) impératifs à savoir une
organisation adaptée, des méthodes et procédures appropriées, un personnel de qualité, une
protection matérielle et la maîtrise des risques.
9
JACQUES VILLENEUVE, Le contrôle interne : guide des procédures. 2004, p.5
10
Cours de Contrôle Interne, option Audit et Contrôle, Département Gestion, Faculté DEGS, Université
d’Antananarivo, année universitaire 2009/2010
12
Tout d’abord le respect du principe de séparation des quatre (4) fonctions fondamentales
à savoir : les fonctions opérationnelles ou de décision qui ont une relation avec les tiers, les
fonctions de détention des biens de l’entreprise qui s’appliquera à toutes les personnes qui
détiennent ou ont accès aux biens, les fonctions d’enregistrement qui consistent à enregistrer
et valoriser les activités de l’entreprise ainsi que les mouvements de son patrimoine, et la
fonction contrôle qui s’occupent du contrôle des trois fonctions précédentes.
La fonction de protection est assurée par toutes les personnes qui détiennent
physiquement des biens de l’entreprise. Le Contrôle Interne est ainsi mis en œuvre par une
protection matérielle et un entretien systématique s’appliquant autant aux biens qu’aux
informations.
Il convient dans le cadre du Contrôle Interne de mettre en place d’une façon permanente
toutes les sécurités juridiques et contractuelles disponibles.
13
2.2 Principes du Contrôle Interne
Un «bon système» de contrôle interne doit s'appuyer sur les principes suivants 11:
Pour que le Contrôle Interne soit satisfaisant, il est nécessaire que l'entreprise possède
certaines caractéristiques. L'organisation doit être adaptable, adaptée et adaptable, vérifiable,
formalisée.
Notons par la suite qu'elle doit comporter une séparation convenable des fonctions. La
règle de séparation des fonctions a pour objectif d'éviter que dans l'exercice d'une activité de
l'entreprise, un même agent cumule les fonctions de décisions (ou opérationnelles), les
fonctions de détention matérielle des valeurs et des biens, les fonctions d'enregistrement
(saisie et traitement de l'information), la fonction de contrôle. Il est clair qu'un tel cumul
favorise les erreurs, les négligences, les fraudes et leur dissimulation.
Les objectifs du Contrôle Interne doivent être atteints indépendamment des méthodes,
procédés et moyens de l'entreprise.
Tout système de Contrôle Interne est, sans personnel de qualité, voué à l'échec. La
qualité du personnel comprend la compétence et l'honnêteté, cependant la fragilité du facteur
humain rend toujours nécessaires des bonnes procédures du Contrôle Interne.
11
DAYAN ARMAND, Manuel de Gestion Vol. 1, éd marketing, S.A, 2004
14
2.2.5 Le principe d’universalité
Ce principe signifie que le Contrôle Interne s'applique à toutes les personnes dans
l'entreprise en tout temps et en tout lieu. Autrement dit personne n'est exclu du contrôle par
quelle considérations que ce soient : il n'y a ni privilège ni domaines réservés, ni
établissement mis en dehors du Contrôle Interne.
Un système de Contrôle Interne efficace, aussi bien conçu et appliqué soit-il, ne peut
fournir à la direction qu’une assurance raisonnable - et non absolue - quant à la réalisation des
objectifs d’une organisation ou à sa pérennité. Le Contrôle Interne peut fournir des
informations au management pour son évaluation du degré de réalisation des objectifs qui lui
sont fixés mais non transformer un mauvais manager en un bon manager. Au demeurant, le
management n’a aucun contrôle sur les changements qui pourraient intervenir dans la
politique ou les programmes du gouvernement, ou dans le contexte démographique ou
économique de son action. De tels changements peuvent imposer aux managers de revoir les
contrôles et d’ajuster le niveau de risque acceptable.
12
VANSTAPEL.F, Les lignes directrices sur les normes de Contrôle Interne à promouvoir dans le secteur public
15
conception, de jugement ou d’interprétation, de malentendus, de négligence, de la fatigue ou
de la distraction, voire de manœuvres telles que collusion, abus ou transgression.
Une autre limite tient au fait que la conception d’un système de Contrôle Interne doit
tenir compte de contraintes financières. Les bénéfices tirés des contrôles doivent, par
conséquent, être évalués par rapport à leur coût. La volonté de faire fonctionner un système de
Contrôle Interne qui éliminerait tout risque de perte n’est pas réaliste et sa mise en œuvre
serait probablement plus coûteuse que ne le justifierait le bénéfice qui en découlerait dans les
faits. Pour déterminer si un contrôle particulier doit être mis en place, on doit prendre en
compte non seulement la probabilité de survenance du risque correspondant et son incidence
potentielle sur l’organisation mais aussi les coûts afférents à la mise en place de ce nouveau
contrôle.
Les risques concernant le Contrôle Interne par niveau décisionnel des achats ainsi que
leur analyse sont présentés dans la présente section.
13
Résultats des travaux de la sous commission « Contrôle Interne » de l’IEC
16
Tableau n°1 : Aperçu des risques par niveau décisionnel :
Ainsi à chaque niveau décisionnel d’un processus d’achat existent différents risques
qu’il convient de maîtriser pour mieux atteindre les objectifs d’un bon système de Contrôle
Interne.
Toute entreprise doit déterminer quels risques sont pertinents en fonction des objectifs
qu’elle veut réaliser. Pour l’analyse des risques ci-après, nous ne présenterons que quelques
risques d'achat que nous avons jugé pertinents par rapport au processus d’achat de l’IPM.
Le prix d'achat est un élément essentiel du prix de revient des biens / services dans une
entreprise et a donc une influence directe sur le potentiel de bénéfice. L’importance d’un prix
d’achat peu élevé (compétitif) augmente au fur et à mesure qu’un produit atteint le stade de la
production de masse. Le prix d'achat est par contre moins important pour le développement
d'un produit ; à ce stade, c’est surtout la rapidité de livraison et la réalisation des
spécifications souhaitées qui sont essentielles. Comme nous le remarquerons pour les autres
17
risques, le “prix le moins élevé” n'est pas toujours le “meilleur prix”; d'autres risques jouent
également un rôle dans le processus d'achat.
La méconnaissance des spécifications peut avoir une influence directe sur la qualité du
produit et peut en outre entraîner un processus de production plus difficile et plus cher.
L'image de marque peut également s'en trouver affectée, ce qui risque d’avoir pour
conséquence que la société encourt d'importants dommages commerciaux.
Dans la pratique, il arrive que des biens soient achetés qui ne sont pas satisfaisants. Il
s’agit là de biens inutilisables (cela arrive surtout dans la phase de lancement d'un nouveau
produit). Peut-être n'a-t-on pas été suffisamment précis dans les spécifications. De plus, des
biens sont parfois achetés par des personnes qui ne sont pas familiarisées à la matière ou qui
ont une préférence personnelle (“hobby”). (Par exemple : matériel IT inadapté ou trop cher).
18
3.2.6 Relation indésirable entre le personnel d'achat et les fournisseurs
Cette dernière section sur le Contrôle Interne et les achats nous donne un aperçu des
risques qui peuvent exister dans un processus d’achat et qui doivent être maîtrisés. Ce chapitre
consacré aux théories générales sur le Contrôle Interne, nous permet de mieux comprendre ce
domaine particulier de la gestion qui est l’objet de notre étude. Nous allons maintenant
aborder la description de notre méthodologie.
19
CHAPITRE III : MÉTHODOLOGIE DÉTAILLÉE
Des entretiens et des réunions avec différents responsables au sein de l’IPM ont été
indispensables pour obtenir des informations générales sur l’entité mais aussi des
informations spécifiques à notre domaine d’étude. Nous avons également contacté d’autres
personnes compétentes mais externes à l’IPM, par rapport au volet technologique de notre
mémoire.
Au cours de notre stage, nous avons eu la possibilité de nous entretenir avec différents
responsables de l’IPM, l’objectif étant d’obtenir des informations relatives à l’entité, sa
vocation, ses objectifs, ou des éclaircissements sur certains documents que nous avons eus à
notre disposition. Pour ce faire nous avons à l’avance préparé et adressé à ces personnes les
points que nous souhaitions aborder. Ainsi, nous avons pu interviewer l’Adjoint au Directeur
et le Responsable du centre de Communication et Documentation.
20
Ces entretiens nous ont été d’une grande utilité dans la mesure ils portaient
spécifiquement sur notre domaine d’étude : le processus d’achat au sein de l’IPM, son analyse
et l’étude des perspectives d’amélioration.
Les renseignements que nous avons tirés de ces entretiens ont été catégorisés,
synthétisés et insérés dans les différentes parties de notre mémoire.
Des réunions techniques entre le SDA et le Responsable de la cellule de gestion ont été
organisées.
21
Section 2 : La compilation de documents
Nous avons pu disposer de différents documents sur l’IPM qui nous ont été remis par
les responsables cités dans la section précédente. L’exploitation et le recoupement de ces
données nous a permis d’obtenir des informations fiables et de mieux comprendre les
explications qui nous ont été fournies durant les entretiens. Nous avons ainsi pu avoir une
vision globale de notre environnement de travail.
Concernant notre domaine d’étude, nous avons consulté et étudié les documents
disponibles au niveau du SDA portant sur les procédures d’achat, entre autres :
Ceci nous a permis en début de stage d’avoir une première vision globale de la
démarche d’achat au sein de l’IPM puis, en cours de stage, d’analyser les écarts entre
procédures écrites et applications pratiques.
Nous entendrons ici par « documentation externe » toute information qui n’est pas issue
de l’IPM c’est-à-dire des documents en interne ou disponibles sur son site web.
Une partie considérable de la documentation que nous avons exploitée est issue de la
recherche bibliographique et surtout webographique. Nous avons ainsi recherché et téléchargé
des ouvrages et des mémoires relatifs à notre thème (audit, Contrôle Interne, achats : analyse
des risques, évolutions et nouvelles pratiques, informatisation, ERP…) sur internet, la plus
grande banque de données à notre disposition. Ainsi, nous avons visité plusieurs sites web tels
que www.mé[Link], [Link], [Link],
[Link].
22
Certains cours qui nous été dispensés durant notre formation en DESS mais également
au cours de notre parcours universitaire au sein du Département Gestion, entres autres les
cours de contrôle interne, d’audit comptable et financier et d’audit approfondi, nous ont aussi
aidé. Les cours formalisés, les connaissances théoriques que nous avons acquises et les
réflexes qui en découlent nous ont servis de repères pour mener à bien à notre analyse et de
points de comparaison par rapport à ce que nous avons pu observer durant notre stage.
Les informations obtenues grâce à la documentation externe ont été triées de manière à
écarter celles qui n’étaient pas pertinentes par rapport à notre thème, celles restantes ont été
utilisées pour la rédaction de différentes
différentes parties de notre mémoire ou ont servies de bases de
réflexions.
Source : L’impétrant
23
Après une courte période de prise de contact, de lecture et d’assimilation des
procédures, notre stage au sein du SDA a consisté essentiellement à apprendre et mettre en
application les techniques d’achat : demandes de prix, demandes de cotation, négociations
commerciales, comparaisons, assimilation des bonnes pratiques d’achat etc. Nous avons ainsi
traité différents achats locaux et étranger.
Cette pratique des achats nous a permis de mieux cerner cette fonction, de comprendre
son rôle, sa valeur et ses enjeux. Par conséquent, nous avons pu mieux mesurer les risques qui
s’y rapportent, ce qui a facilité l’étude des mesures à prendre pour les maîtriser. Nous avons
également pu identifier d’une manière relativement précise et analyser les points forts et les
lacunes en matière de traitement d’achat au sein même du SDA.
Enfin, du fait de la place que nous avons occupée dans le processus d’achat, nous avons
pu, dans l’accomplissement des tâches qui nous ont été confiées, observer ses forces et
faiblesses à différents niveaux et avons été confrontés directement ou indirectement à
plusieurs de ses dysfonctionnements.
24
Nous avons présenté, dans cette première partie de notre ouvrage, l’IPM puis le SDA au
sein duquel nous avons effectué notre stage qui nous a permis de présenter cette étude.
Puis, nous avons présenté le Contrôle Interne qui est le domaine de notre étude. Dans ce
cadre, nous avons défini cette notion puis énoncé ses objectifs, impératifs, principes et cité ces
limites. Nous avons ensuite avons exposé la méthodologie que nous avons adoptée pour la
rédaction de notre mémoire.
25
DEUXIÈME PARTIE : ANALYSE DE
L’ÉXISTANT
Dans la partie précédente, les présentations générales nous ont permis d’avoir des
connaissances sur l’IPM et sur le SDA au sein duquel nous avons effectué notre analyse. Par
ailleurs, le cadrage théorique nous a permis de mieux maîtriser la notion de Contrôle Interne
et nous permet maintenant d’aborder la partie analytique de notre mémoire.
Nous présenterons et analyserons dans cette partie les forces et les faiblesses du
Contrôle Interne que nous avons identifiées et nous mettrons en évidence les risques qui
résultent de ses faiblesses. Cette deuxième partie se divise en trois (3) chapitres :
26
CHAPITRE IV : LE PROCESSUS D’APPROBATION DES ACHATS
Deux (2) catégories d’achats sont effectuées par l’IPM : les achats directs et les achats
pour stock. Notons que ces deux (2) types d’achats peuvent être locaux ou à l’import.
Les achats directs sont constitués par les achats non-stockés. En d’autres termes il s’agit
des achats ponctuels pour lesquels généralement les quantités achetées sont directement
utilisées et ne font pas l’objet d’entrée en stock. Par exemple, est considéré comme un achat
direct l’achat d’un ordinateur qui sera certes réceptionné par le Service Approvisionnements
mais par la suite directement remis au service demandeur.
Les achats pour stock sont pour leur part constitués des achats de biens nécessitant un
stockage. Ce sont généralement des articles à achats récurrents nécessaires au fonctionnement
des différents services tels que les consommables (stylos, blocs notes, produits chimiques
etc.), dont l’utilisation continue nécessite le stockage de grandes quantités. Les commandes
pour réapprovisionnement du stock sont assurées par le Service Approvisionnements. Il faut
préciser qu’en amont de ce type d’achat, un achat direct pour constitution du stock initial est
effectué.
27
Figure n°3 : Processus d’approbation des achats
SERVICE CLIENT
Demande d’achat,
Approbation du CS
Bon de fournitures
DIRECTION ADMINISTRATIVE ET
FINANCIERE
Accord de principe
Recommandation et comparatif
SERVICE CLIENT
Approbation recommandation
DIRECTION ADMINISTRATIVE ET
FINANCIERE
Approbation finale
SERVICE APPROVISIONNEMENTS
Commande
Source : L’impétrant
28
2.2 Description par étape du processus
Le schéma précédent permet de distinguer six (6) principales étapes dans le processus
d’approbation des achats qui feront chacune l’objet d’une description plus approfondie. Il
s’agit respectivement de l’établissement et émission de la demande d’achat par le service
client, de l’accord de principe du Directeur Administratif et Financier (DAF), du traitement
d’achat par le SDA, de l’approbation du service client, de l’approbation finale du DAF et de
la commande.
Il faut aussi noter que certaines demandes doivent être validées par un autre service
compétent, c’est le cas par exemple pour les demandes de produits informatiques (ordinateurs,
imprimantes etc.) qui doivent être validées par le Service Informatique.
Avant son traitement par le SDA, le DAF doit être tenu au courant de la demande
d’achat et plus précisément de son imputation budgétaire. L’approbation de cette demande se
concrétise par l’apposition d’un paraphe et d’un cachet portant la mention « accordé » par le
DAF.
Les BF sont ensuite transmis au SDA pour traitement. L’exemplaire de couleur jaune
est retourné au service demandeur.
29
de cotation (DDC), une demande de proposition (DDP) ou un appel d’offres (AO), et le
nombre de fournisseurs à consulter. Selon le cas, cette stratégie est définie par le montant
estimatif de l’achat à effectuer (par paliers de montants) ou par la nature de l’achat (par
catégories et types d’achats) mais aussi et généralement par croisement entre ces deux (2)
critères, présentés dans les tableaux ci-dessous :
Mode de
Catégories et types d’achat Exemples
consultation
Matériels et mobiliers
Plan annuel d'équipement AO
scientifiques
Matériels scientifiques très techniques AO / DDP Automates
Contrats de livraisons de biens courants Consommables médicaux et de
AO
(stockés) bureau
Tondeuse à mouton, mémoire
Achats courants (non stockés) DDC
RAM, ordinateur portable
Source : L’impétrant
En effet, selon la nature de la demande, car il peut autant s’agir d’articles facilement
accessibles sur le marché que d’articles très spécifiques et rares comme certains matériels de
laboratoire, et selon l’envergure de la demande c’est à dire en fonction de la criticité, du prix
ou de la quantité des biens ou services demandés, le service peut opter pour :
• une DDP : il est demandé aux fournisseurs de proposer des solutions en fonction
d’une demande,
• une DDC : les fournisseurs font une offre (prix, délais de livraison, garanties…)
en fonction d’une demande précise,
• ou un AO : des termes de références sont adressés aux fournisseurs.
30
Une fois le mode de consultation défini et après identification des fournisseurs aptes
(sur le plan technique et pratique) à répondre à la demande, le service définit le nombre de
fournisseurs à consulter.
Le SDA procède ensuite à une comparaison des offres reçues (des factures pro forma
avec des fiches techniques des produits proposés) qui a pour finalité le choix du ou des
fournisseur(s). Selon le niveau requis par la demande, le dépouillement des offres reçues peut
être effectué par un acheteur, plusieurs acheteurs ou un comité d’AO. Ce choix est déterminé
par plusieurs critères tels que la conformité des caractéristiques techniques des produits
proposés par rapport aux besoins, les prix proposés, les délais de livraison, les garanties et
services après vente offerts et même le sérieux professionnel du fournisseur (fréquemment
évalué sur l’historique des rapports antérieurs).
Enfin, le Responsable du SDA adresse une recommandation d’achat (Cf. annexe 2) par
mail au service client en y attachant la facture pro forma définitive correspondante ainsi que le
comparatif des offres reçues (Cf. annexe 3). Notons que cette recommandation doit présenter
au client les critères de choix du ou des fournisseurs.
La recommandation du SDA doit être approuvée par le CS client (par mail). Il s’agit
d’une validation technique (surtout en cas de demande spécifique) et budgétaire car d’une part
le SDA ne dispose pas forcément des compétences techniques nécessaires pour valider
certaines offres et d’autre part il n’est pas toujours tenu au courant du budget alloué à la
demande.
Après approbation de la recommandation d’achat par le service client, les BF, à savoir
un (1) exemplaire original blanc et une (1) copie verte, accompagnés de la facture pro forma
sont ensuite transmis au DAF pour approbation finale de la nature et du montant de la
demande. Qu’il s’agisse d’un financement par fonds propres de l’IPM ou d’un financement
par un fond de projet, le DAF est toujours le dernier approbateur d’un achat. Il peut donc
arriver qu’un achat ne soit pas autorisé par le DAF et la demande est retournée au service
client pour révision ou annulation.
31
2.2.6 Commande
Notons, à titre d’information, que les livraisons peuvent être réceptionnées aux
magasins de l’IPM ou aux magasins du fournisseur. La livraison reçue peut soit être remise
directement au service client, soit être stockée en magasin.
32
CHAPITRE V : DIAGNOSTIC DE L’ORGANISATION GÉNÉRALE
Compte tenu du processus actuel d’approbation des achats, les ressources matérielles
qui y sont allouées ainsi que le matériel mis à la disposition de chaque intervenant sont
adéquats.
Source : L’impétrant
34
Pour le moment ce personnel est adéquat et il est prévu qu’il évolue, en termes d’effectif
et/ou de qualité, avec les activités du service.
La procédure actuelle d’achats est formalisée sous forme d’un logigramme (Cf. annexe
4). Ce dernier est présenté d’une manière relativement simple de manière à ce que tous ses
destinataires puissent facilement la comprendre et la mettre en pratique. Cette formalisation a
pour objectif de permettre à tous les intervenants d’avoir et de partager une même une vision
globale du processus afin d’éviter tous disfonctionnements ou toutes appréhensions dues à
une mauvaise connaissance des procédures. De plus des forums sont régulièrement organisés
par le SDA et le Service Approvisionnements pour informer les différents responsables de
l’évolution des procédures et/ou des attributions du SDA. C’est au cours de ces forums que
sont exposés les nouveaux logigrammes.
Toutes les décisions et informations relatives aux achats sont également formalisées. Ici
la formalisation se fait essentiellement par le biais des e-mails. A titre d’illustration nous
pouvons citer les directives des services clients (concernant certains détails techniques pour
une demande par exemple), les conseils et suggestions ou recommandations techniques des
Service Informatique ou Moyens Généraux et les remarques ou suggestions (et bien entendu
les recommandations) du SDA. Ceci a pour objectif d’éviter toute incompréhension ou tout
malentendu possible lors d’une conversation téléphonique ou de vive voix mais aussi de
disposer d’une preuve écrite de toutes les décisions prises et informations communiquées et
par voie de conséquence de responsabiliser les différents intervenants.
35
Section 2 : Les faiblesses
Les faiblesses du Contrôle Interne que nous avons observées au niveau de l’organisation
générale sont l’abondance de paperasse, la non-adoption de la « culture achats », la non-
responsabilisation budgétaire des CS et le non respect des procédures.
Enfin, le suivi de la progression d’une demande d’achat par les personnes concernées
est difficile. Le CS ayant signé un BF pourrait par exemple avoir des difficultés pour situer à
quel stade d’avancement se trouve sa demande. Pour en être informé, il aura à contacter
différentes personnes (DAF, SDA, Service Approvisionnements).
36
2.2 La non-adoption de la « culture achats »
L’adoption de la « culture achats » par tous n’est pas encore effective au sein de l’IPM.
Il faut tout de même préciser que ceci est lié à la création récente du SDA. Ainsi, les
cultures de négociations, de comparaisons, de valeurs ajoutées par l’achat sont à transmettre
progressivement avec le temps.
Comme nous l’avions évoqué précédemment, chaque service de l’IPM dispose d’un
budget annuel. Il incombe donc au CS de gérer ce budget en fonction des prévisions établies
et des imprévus qu’il faut satisfaire.
La faiblesse ici est que le système d’approbation est encore assez centralisé au niveau
du DAF. En effet, la responsabilisation budgétaire du CS n’est pas réellement effective, ou du
moins ne l’est pas en totalité dans certains cas. La validation d’un achat est en grande partie
attribuée au DAF et de cette perte d’autonomie de gestion par le service concerné résultent
des pertes de temps liées aux circulations de documents et aux attentes d’approbation, mais
aussi un risque de surplus de travail inutile (que nous développerons dans notre analyse par
étapes du processus).
Bien que la procédure d’achat soit formalisée et que des efforts sont déployés pour les
porter à la connaissance de tous, des cas de non-respect de cette dernière sont observés et sont
à l’origine de pertes de temps en régularisations.
37
Ceci peut être en partie justifié par des défaillances au niveau de la communication, par
exemple il peut exister des personnes qui, pour différentes raison, n’ont pas été mises au
courant et n’ont donc pas une connaissance suffisante des procédures. Mais il peut aussi y
avoir un certain désintéressement de certaines personnes par rapport aux communications
réalisées.
Enfin, des améliorations pourraient être apportées dans la définition des postes et/ou la
formation des émetteurs de bon de fournitures. Dans la pratique, ce sont les surveillants des
différents services qui établissent et émettent ces documents. Ces derniers sont souvent des
techniciens et ne possèdent pas forcément les notions de bases en administration nécessaires
pour mieux assimiler et comprendre l’importance du respect des procédures.
Ainsi, l’organisation générale du processus d’approbation des achats présente des forces
telles que la qualité des ressources matérielles et des ressources humaines du SDA. Mais des
faiblesses comme l’abondance de paperasse et le non respect des procédures nuisent au
Contrôle Interne. Les forces et faiblesses que nous analyserons dans le chapitre suivant sont,
pour une grande part, liées à celles que nous avons citées précédemment.
38
CHAPITRE VI : ANALYSE DES ÉTAPES DU PROCESSUS
Nous analyserons dans ce chapitre les différentes étapes du processus d’approbation des
achats. Pour chaque étape, qui nous le rappelons sont l’établissement et l’émission de la
demande d’achat par le service client, l’accord de principe du DAF, le traitement d’achat,
l’approbation du service client, l’approbation finale du DAF et la commande, les forces et
faiblesses du Contrôle Interne ainsi que leurs conséquences respectives seront décrites. Il faut
noter que certaines d’entre elles sont répétitives et liées.
Les forces et faiblesses du Contrôle Interne au niveau de cette étape sont les suivantes :
1.2 Faiblesses
Nous avons identifié au niveau de cette étape des cas de mauvaise expression du besoin,
d’absence de BF ou de non-validation systématique de ce document par le CS, de non-
détermination du code budgétaire, de non validation d’une demande par le service compétent
et d’absence de précisions sur le budget alloué.
La mauvaise expression du besoin est un cas assez fréquent. Elle se manifeste le plus
souvent par une dénomination floue de l’article demandé, par exemple « un aspirateur GM ».
Mais il arrive aussi que certaines précisions indispensables sur les caractéristiques de l’article
demandé ne soient pas indiquées, par exemple « un disque dur » sans précision sur la capacité
voulue. Cette faiblesse a plusieurs conséquences comme une perte de temps en discussions
entre le SDA et le service client et un surplus de va et vient de personnes et de documents
(entrevues directes entre les responsables concernés, reformulation du BF…). Il faut aussi
noter un accroissement de la difficulté des recherches effectuées par le SDA à cause du
39
manque d’informations. Et au final la mauvaise expression du besoin peut également aboutir à
une non-conformité de la recommandation.
1.2.2 L’absence de BF
La non-validation par le CS consiste à l’émission par le service client d’un BF non signé
par le CS. Il arrive par exemple qu’un gestionnaire de projet ou un membre du service
établisse un BF et l’envoie sans qu’il ait été signé par le CS. Ce cas, bien qu’il puisse être
justifié par exemple par un oubli ou l’urgence est une faiblesse non-négligeable car il signifie
que le CS n’est peut être pas au courant de la demande et par conséquent que la demande
n’est ni approuvée ni budgétée.
Il arrive aussi que certaines demandes qui devraient être cautionnées par certains
services (Service Informatique, Moyens Généraux ou Service Qualité) ne le soient pas. Le cas
le plus fréquent est celui des demandes informatiques : ces demandes doivent normalement
être justifiées et validées par le Service Informatique avant d’être transmises au DAF et être
traitées par le SDA, mais ce n’est pas toujours le cas. Cette validation signifiant que la
demande est vraiment utile (justifiée par un besoin ou une panne ou une détérioration par
exemple) et adaptée au besoin, il y a donc risque d’une part de dépenses inutiles et d’autre
40
part de non-adaptation des articles achetés aux norme internes ou aux politiques des services
compétents en la matière.
La dernière faiblesse que nous avons pu observer est que le budget alloué à la demande
est très rarement précisé sur le BF. Il s’agit d’une faiblesse dans le cas où l’achat envisagé est
coûteux ou que le budget est limité. D’une part le DAF pourrait émettre un accord de principe
sans avoir une estimation de la dépense mais surtout d’autre part le SDA pourrait
recommander un achat ne s’adaptant pas au budget du service (la recommandation peut être
trop coûteuse pour le service). Il s’ensuit une perte de temps au niveau du processus plus
particulièrement au niveau du SDA qui aura alors effectué des recherches vaines.
2.1 Forces
Cette étape permet aussi de vérifier la bonne imputation budgétaire d’un achat avant son
traitement par le SDA : l’achat peut être imputé un Fonds Projet ou aux Fonds Propres de
l’IPM. Il s’agit de s’assurer une nouvelle fois que l’achat peut être supporté par le budget du
service et de s’assurer que la demande est justifiée par un besoin (cautionné si besoin par un
service compétent). Il y à aussi à cette étape du processus un souci d’équilibrage de
l’utilisation du budget.
41
2.1.3 Allègement des tâches d’achat
Enfin, il peut arriver que le DAF ait des suggestions ou des recommandations par
rapport à certaines demandes. Par exemple certains achats et commandes peuvent être
regroupés dans le cas où un nouveau projet d’achat (licences informatiques, tabourets,
paillasses..) initié par un service client peut être associé à des projets d’achats encours auprès
du DAF.
Cette approbation du DAF peut constituer une perte de temps ralentissant le processus
dans la mesure où le CS client est le détenteur d’un budget qui lui a été alloué. Ce dernier est
tenu de gérer son budget et par conséquent de décider de manière rationnelle des dépenses de
son service en fonctions des besoins. Mais également, cette étape peut être associée à
l’approbation finale du DAF que nous aborderons par la suite. Il y a ici un surplus de tâches
qui pourrait être évité.
Nous avons pu observer au niveau du traitement d’achat les forces et les faiblesses ci-
dessous :
3.1 Forces
Les forces au niveau de cette étape du processus ainsi que les atouts qu’elle apporte
dans le processus d’approbation des achats sont constituées par certaines fonctions et tâches
même du SDA.
42
• La nature, l’urgence et la criticité de la demande,
• le montant du budget : il a été défini, par palier de montant estimé de l’achat, un
nombre de fournisseurs à consulter,
• la pertinence du choix des fournisseurs à consulter (sectorisation des fournisseurs
à consulter).
Le SDA est ainsi créateur de valeurs ajoutées comme les gains financiers et
l’amélioration de la qualité des achats effectués, qu’il s’agisse de biens ou de services. De
plus il est le garant de l’éthique c'est-à-dire garant par principe du conflit d’intérêts, et de
l’équité c'est-à-dire du traitement adéquat des offres des fournisseurs, du respect de la
confidentialité et de l’amélioration des relations avec les fournisseurs.
Enfin, le SDA enregistre et classe sur le partageur de l’IPM toutes les données relatives
aux achats qui ont été effectués comme les DDP ou DDC, les comparatifs des offres reçues,
les recommandations les documents liés aux AO. Ceci permet au service d’avoir une
deuxième sauvegarde de tous ces documents mais aussi permet au DAF, à son adjoint ou à
toute autre personne concernée et autorisée d’accéder rapidement aux bonnes informations.
Ce classement sur partageur permet une protection optimale de l’information (en cas de pertes
au niveau du SDA), d’une part, et une disponibilité de l’information d’autre part car il évite
aux autres responsables de venir se renseigner auprès du SDA en cas de besoin
d’informations.
3.2 Faiblesses
Les faiblesses du Contrôle Interne que nous avons pu constater au niveau du traitement
d’achat sont l’abondance documents, le système de priorisation et de définition des niveaux
43
de criticité des achats qui n’est pas encore en place et le non-refus systématique des demandes
non-conformes.
Concernant la priorisation des achats, il existe au sein de l’IPM des achats, en plus des
différentes urgences, qui sont qualifiés de critiques. L’abondance des demandes d’achat fait
que les achats critiques ne sont pas traités en tant que tels. Il s’agit par exemple des différents
produits utilisés dans les laboratoires : réactifs et autres produits chimiques, essuie-tout,
détergents de nettoyage etc. Le système de définition des niveaux de criticité n’est pas
encore entièrement mis en place, pour l’instant il est basé sur les instructions reçues de la
direction sur un raisonnement pratique.
44
Une perte de temps du SDA en conséquence des risques précédents.
4.1 Forces
Cette approbation finale permet aussi de s’assurer que la recommandation formulée par
le SDA est cohérente par rapport à la demande et aux attentes du service client. Le client peut
donc vérifier si la nature et les spécificités du produit (ou du service), les prix, les garanties le
cas échéant et éventuellement les délais de livraison sont répondent à leur demande.
Notons que si pour diverses raisons le client n’approuve pas la recommandation ou les
propositions du SDA, il a la possibilité de lui donner de nouvelles instructions relatives à la
demande. En guise d’illustration il peut s’agir pour le client de demander aux acheteurs de
consulter d’autres fournisseurs (ou en proposer) ou bien de fournir d’autres critères
(techniques ou budgétaires par exemple) à considérer.
45
attentes du service client, car rappelons que le SDA n’est pas forcément compétent pour
valider certaines offres, et par conséquent il y a risque de mal utilisation ou gaspillage de
fonds. Ce risque est d’autant plus accru si la demande d’achat est mal formulée et/ou n’est
passée par un service compétent en la matière.
En dernier lieu, cette faiblesse pourrait engager la responsabilité du SDA qui devient
« le dernier approbateur technique » de l’achat, ce qui ne fait partie ni de ses compétences ni
de ses attributions.
La principale force les faiblesses du Contrôle Interne au niveau de cette étape sont les
suivants :
Il peut arriver que, souvent sous prétexte d’urgence, la succession normale des étapes
précédentes d’approbation des achats ne soit pas respectée. Nous avons pu observer deux (2)
principaux cas :
Dans un premier cas, le service client (représenté par le CS) trouve lui-même une
facture pro forma qu’il va joindre au BF et soumettre au DAF pour approbation finale et
seront par la suite transmis au Service Approvisionnements pour commande. Il en découle
alors plusieurs risques et conséquences néfastes.
Nous pouvons citer la possibilité de non-conformité des factures pro forma c'est-à-dire
que ces dernières peuvent entres autres être non-signées, imprécises, ne pas présenter de
46
délais de livraison ni de conditions commerciales. Des conséquences comme la non-
conformité des biens livrés ou leur incompatibilité avec les normes ou installations internes,
dans le cas où elles auraient du être validées par un autre service plus compétent, et des
retards de livraison peuvent ainsi en découler.
Ces achats n’ont également pas fait l’objet de comparaison et/ou négociation de prix et
de caractéristiques techniques. Il n’y a pas donc pas de possibilité d’économie de coûts et le
service n’est assuré d’acheter ni au meilleur coût ni à la meilleure qualité. De plus, ici il n’est
pas assuré que l’achat soit effectué pour l’intérêt de l’IPM.
Enfin, cette faiblesse laisse la possibilité au service client d’opter pour un fournisseur de
son choix. Ceci peut entraîner des affinités avec le risque d’aboutir au final à des ententes ou
arrangements malhonnêtes entre ces deux (2) parties, en d’autres termes il y risque de conflits
d’intérêts.
Dans un second cas, le service client donne un BF sans facture pro forma au DAF pour
approbation finale et c’est seulement après que le BF est transmis au SDA pour traitement
d’achat puis envoyé au Service Approvisionnements pour commande.
Enfin, de même que pour le premier cas, l’achat effectué peut ici être non justifié (par
exemple il faut faire une réparation au lieu d’un achat) ou incompatible avec les normes et
politiques internes de l’IPM, car il aurait du être auparavant être cautionné par un service plus
compétent.
Section 6 : Commande
Les BC ne sont établis par le Service Approvisionnements que sur la base du BF auquel
est jointe la facture pro forma validés par de DAF. De plus le BC ne peut être envoyé au
47
fournisseur sans la signature de ce dernier. Nous retrouvons ici le respect des procédures et de
la hiérarchie.
Comme nous l’avions déjà démontré, il n’y a ici ni comparaison d’offres ni négociation
financière ou technique car l’achat peut être effectué suite à la réception de la première facture
pro forma reçue ou auprès d’un fournisseur « habituel ». Il en découle donc que l’on n’est pas
sur d’acheter au meilleur rapport qualité/prix et que les économies de coûts sont mis à l’écart.
Il y a aussi ici une grande marge à la création d’affinités entre le service et certains
fournisseurs et comme aucun comparatif n’est exigé, il y a risque que des ententes avec ou
sans mauvaises intentions se développent.
48
En conclusion de cette partie, le Contrôle Interne de l’organisation générale de
l’approbation des achats ainsi que des différentes étapes de ce processus présentent aussi bien
des points forts que des lacunes qui méritent une attention particulière.
Nous proposerons dans la partie suivante les recommandations que nous avons jugées
être des solutions adéquates pour palier à ces faiblesses et risques, mais également pour
consolider les forces que nous avons identifiées.
49
TROISIÈME PARTIE : RECOMMANDATIONS
Pour y remédier, nous proposerons dans cette dernière partie une informatisation du
processus, à laquelle se rajoutent des actions liées. A ces recommandations correspondent des
impacts positifs que nous décrirons. Nous proposerons également un plan de mise en œuvre
de ces recommandations et nous exposerons leurs limites.
50
CHAPITRE VII : INFORMATISATION DU PROCESSUS D’APPROBATION DES
ACHATS
Rappelons qu’un ERP (ou PGI : Progiciel de Gestion Intégré) est un ensemble de
modules fonctionnels, financiers, ressources humaines, production et logistique, marketing et
vente [Link]égrés autour d’une base de données unique. C’est un logiciel standard, quasiment
prêt à l’emploi, paramétrable qui permet de concilier standardisation et adaptation aux besoins
internes de l’entreprise.14
Dans cette section dédiée à Sage ERP X3 sont abordés les motifs qui nous ont poussés à
le choisir, sa présentation puis ses fonctionnalités en termes d’achats.
Par conséquent, il a fallu chercher une solution adéquate, c'est-à-dire trouver un logiciel
qui puisse être programmé de manière à ce que le schéma envisagé soit réalisable, en tenant
compte des contraintes de compatibilité technique et dans un souci d’éviter un brusque
changement d’environnement de travail. Ainsi, notre choix s’est porté sur Sage ERP X3.
14
Cours de Management du Système d’Information, DESS Audit et Contrôle, Département Gestion, Faculté
DEGS, Université d’Antananarivo, année universitaire 2011/2012
51
1.2 Présentation de Sage ERP X3
Sage ERP X3 est une solution de gestion intégrée, vecteur de performance, qui répond
aux défis suivants :
Maîtriser les effets de la globalisation sur le développement à l’international, sur
l’ouverture de nouveaux marchés ou sur l’écosystème ;
Piloter l’ensemble des activités de l’entreprise d’une seule voix et renforcer
l’efficacité des processus ;
Faciliter la collaboration interne et externe en décuplant la capacité d’adaptation et
la réactivité ;
Améliorer la satisfaction des clients ;
Garantir un rapide retour sur investissement et une maîtrise des coûts
d’exploitation.15
À la différence des systèmes traditionnels qui utilisent des processus prédéfinis, les
options de paramétrage très complètes de Sage ERP X3 offrent la possibilité aux utilisateurs
de définir n'importe quel type d'évènements de gestion et de créer des conditions favorables
au lancement de messages de workflow et/ou au déclenchement des traitements.
L'automatisation permet de faciliter les processus qui impliquent traditionnellement la
manipulation d’une grande quantité de documents, tels que la signature des demandes
d’achat ou la revue des commandes par les responsables du service de recouvrement.
• Déclencher un évènement (lancer un traitement, envoyer un e-mail, etc.) basé sur des
actions utilisateur telles que l'impression, la création ou l'édition d'enregistrements, la
suppression de données ou basé sur le résultat d'une demande,
• Déclencher l'envoi d'e-mails (et de pièces jointes), en permettant aux destinataires
d’entreprendre une action par simple clic sur le bouton d'option intégré (par exemple :
approuver ou rejeter une demande d'achat),
15
Brochure Sage ERP X3
16
[Link]
17
[Link]
52
• Fournir aux utilisateurs des plans de charge basés sur des processus personnalisés ou des
circuits de workflow,
• Déclencher des circuits de workflow basés sur des procédés discontinus tels que des imports
ou des exports de données,
La figure suivante nous donne un aperçu global des fonctionnalités de l’ERP :
Source : [Link]
18
Brochure Sage, Module Achats
53
particulièrement, par rapport à notre thème, est l’autorisation des dépenses qui offre les
possibilités suivantes :
Avant de procéder à une description détaillée de chaque étape, nous présenterons une
schématisation succincte du processus afin d’en avoir une vision globale.
54
Figure n°5 : Schéma du processus d’approbation informatisé
Approbation du DAF
FDA
Traitement d'achat,
saisie du bon de SDA
commande
recommandé (BCR)
Source : L’impétrant
55
2.2 Description des étapes du processus
La structure du nouveau processus d’approbation des achats à travers Sage ERP X3 est
similaire au processus initial. En effet, comme le schéma précédent l’indique, il est composé
de six (6) principales étapes à savoir l’initiation de la demande, l’approbation du DAF, le
traitement d’achats par le SDA, la validation du chef de service, l’approbation finale du DAF
et la passation de commande, que nous décrirons respectivement.
Le processus commence par l’initiation de la demande. Cette étape est très importante
dans la mesure où les renseignements qui y seront fournis peuvent avoir une incidence sur les
différentes approbations qui s’en suivent et sur le traitement d’achat. Les personnes
intervenant à ce niveau au sein du service sont le surveillant, chargé de saisir l’achat envisagé,
et le CS approuvant ce dernier.
Dans le cas où le service n’utiliserait qu’un FDA pour plusieurs achats de natures
différentes, chaque article sera saisi sur une ligne du FDA et pour chaque article, les champs
cités précédemment devront être remplis. Une importance particulière ici est accordée à
l’imputation budgétaire qui peut être différente pour chaque article.
Le FDA présentera également quelques champs facultatifs qui serviront à fournir des
informations supplémentaires, notamment au SDA :
Des champs réservés au SDA (pour l’après traitement d’achat) y figureront également,
entres autres des champs pour les prix unitaires, remises, conditions commerciales.
Notons que des documents pourront être attachés au FDA. Il pourra s’agir de termes de
références, de fiches techniques, de factures pro forma, ou de tout autre document pouvant
apporter des précisions sur l’achat.
Une fois la saisie achevée et après s’être assuré que les champs obligatoires du FDA
sont correctement remplis, le surveillant procède à la clôture de la saisie. Un bouton de
commande sera dédié à cette action. Le FDA est alors transmis au CS. L’ERP sera paramétré
de manière à ce que pour chaque service, les noms du surveillant et du CS soient générés
automatiquement et portés sur le FDA.
En amont des deux (2) phases décrites précédemment, le service devra le cas échéant
consulter le Service Informatique ou celui des Moyens Généraux. Nous rappellerons que
certains achats doivent être cautionnés par ces services. Ainsi, leurs recommandations ou les
57
documents qu’ils ont fournis (échanges de mails, normes internes, plans etc.) devront être
attachés au FDA ou envoyés par e-mail au SDA.
Nous avons évoqué dans la seconde partie de notre ouvrage que cette étape permettait
entre autres de filtrer les achats, de vérifier l’imputation budgétaire et d’éviter un surplus de
travail au SDA. Bien qu’elle puisse ralentir le processus d’achats, elle conserve sa place au
sein du nouveau processus informatisé qui remédie à cette perte de temps.
Après approbation du CS, le DAF reçoit à son tour un message automatique lui
informant qu’il y a un FDA en attente d’approbation. Notons qu’à cette étape, l’ERP sera
paramétré de manière à ce que le FDA soit automatiquement bloqué après 48 heures. Le DAF
aura les possibilités suivantes :
En cas de refus du FDA par le DAF (par exemple pour des raisons budgétaires), le FDA
reste dans la base de données. Les deux (2) approbateurs doivent entrer en contact pour
s’expliquer sur la raison de ce refus et décider des mesures à prendre par la suite : annulation
de la demande ou rectification de certains points. L’annulation consiste en la suppression du
formulaire par le Responsable du SDA qui sera, par voie de paramétrage, le seul autorisé à
effectuer cette action.
En cas de blocage automatique après 48 heures, ces deux (2) responsables devront
également demander au SDA d’annuler ou de débloquer le FDA.
Il faut noter qu’un champ libre sur le FDA sera réservé au DAF car, nous l’avions
également précisé dans la partie précédente de notre ouvrage, il est possible qu’il ait des
recommandations par rapport à certains achats.
58
2.2.3 Traitement d’achat
La méthode de traitement des demandes d’achat reste la même. Pour la consultation des
fournisseurs, le SDA adopte la stratégie qu’elle juge pertinente et il en est de même pour le
traitement d’achat qui ne connaît aucun changement (comparaisons de prix, de qualité, de
garanties, de délais de livraison, négociations commerciales). Les réformes apportées par
l’informatisation n’interviendront qu’à la formulation de la recommandation d’achat.
59
Comme le traitement d’achat peut être effectué aussi bien par le Responsable du SDA
que par un acheteur, deux (2) onglets figureront sur le BCR. Le premier onglet indiquera le
nom de celui qui établit par le BCR (l’acheteur ou le Responsable du Service) et le second
onglet celui de l’approbateur (obligatoirement le Responsable du SDA). Ainsi, après la
clôture de saisie du BCR, le document reste dans la base avec le nom de l’acheteur dans
l’onglet correspondant, jusqu’à ce qu’il soit validé par le Responsable du SDA.
60
(par exemple suppression de lignes ou rectification des quantités) soit son annulation par le
SDA.
Si aucune action n’est effectuée pendant les 48 heures imparties, le BCR est
automatiquement bloqué. Le déblocage ou l’annulation est effectué par le Responsable du
SDA, à la demande du service initiateur.
Cette étape est incontournable dans la mesure où elle aussi est une preuve de la
délimitation correcte des responsabilités et du respect de la hiérarchie au sein de l’IPM. Bien
que les CS disposent normalement d’une certaine autonomie en matière de budget, le DAF
reste le dernier approbateur de toute dépense.
Après la validation finale du BCR par le CS, le DAF reçoit une notification
électronique. Comme à sa première approbation de l’achat, le DAF aura les possibilités
suivantes :
Approbation du BCR : par un clic, le BCR est approuvé et celui-ci est envoyé
automatiquement au Service Approvisionnements,
Refus de la demande : le DAF annule le BCR en appuyant sur le bouton de
commande correspondant. Le document est également régénéré en FDA au niveau du SDA en
conservant les informations qui y ont été saisies par ce service.
Après un délai de 48 heures, le BCR est également bloqué si il n’a été ni approuvé ni
annulé. Un dialogue devra être établi entre le DAF et le CS concernant les motifs ce blocage.
Par la suite, le Responsable du SDA, sur leur demande, procède au déblocage ou à la
suppression définitive du BCR, ou effectue des modifications sur le BCR.
Lorsque le BCR est approuvé par le DAF, le service reçoit une alerte électronique
l’informant de l’arrivée d’un BCR en attente d’envoi. Ce dernier document est imprimé au
nombre de trois (3) exemplaires dont un premier pour le Service Approvisionnements, un
61
deuxième pour la comptabilité et un dernier pour le fournisseur. Le BCR ainsi imprimé
devient un bon de commande (BC) définitif.
Le BCR est enregistré dans la base de données, il sera entre autres transformé en bon de
réception par le Service Approvisionnements.
62
CHAPITRE VIII : ACTIONS LIÉES ET RÉSULTATS ATTENDUS
Enfin, il faudrait aussi s’assurer que le matériel, plus précisément les ordinateurs, de
l’IPM répond à cette informatisation. D’une part, l’acquisition d’ordinateurs supplémentaires
pourrait être nécessaire dans certains services (notamment pour l’initiation de la demande
d’achat). D’autre part, une remise à niveau des capacités (en termes de mémoire RAM par
63
exemple) serait peut être à envisager pour certaines machines afin de permettre une utilisation
correcte de l’outil. Notons cependant que cet investissement est négligeable car l’IPM
s’efforce de mettre à la disposition de son personnel un matériel adéquat en quantité et en
qualité.
La formation est essentielle dans la mesure où pour qu’une technologie soit productive,
ses utilisateurs doivent connaître les produits qu’ils utilisent, pourquoi et quand les utiliser et
comment les utiliser afin qu’ils soient efficaces pour l’entreprise.
Dans notre cas, la formation du personnel sera orientée sur le nouvel outil de travail.
Tous les intervenants directs (les approbateurs, le SDA, le Service Approvisionnements) ou
indirects dans le processus d’achat devront recevoir une formation sur l’ERP. La formation
portera sur son utilisation pratique (modes opératoires, explications des champs à compléter et
du circuit des documents etc.) mais également sur son apport c'est-à-dire sur les plus-values
qu’il présente et qui justifient son utilisation.
Ces formations sont données par le revendeur, moyennant des frais supplémentaires.
Notons que la procédure résultant de l’informatisation devra être formalisée succinctement et
transmise à tous les intéressés.
Les actions suivantes sont recommandées afin d’optimiser les résultats de la démarche
d’informatisation des achats mais également de palier aux faiblesses auxquelles elle ne
remédie pas directement.
64
1.2.1 Sensibilisation à la culture achats
La non-adoption par tous de la « culture achats » est une faiblesse que nous avons
présentée dans notre diagnostic de l’organisation générale. Pour y remédier, nous proposons
de sensibiliser le personnel par l’organisation régulière de formations sur les achats.
Il faudrait aussi insister sur les valeurs apportées par la fonction Achat telles que la
sélection des meilleurs fournisseurs, amélioration continue des produits fournis, les gains
financiers, les économies dans les fonds de projets etc. et également sur les risques engendrés
par le non-respect des procédures d’achat.
Les initiateurs des demandes d’achat, c’est-à-dire les surveillants et les CS, devraient
recevoir une formation par rapport à la formulation de leurs besoins. L’objectif est que lors de
la saisie du FDA, la désignation de chaque article demandé soit claire et intelligible à la fois
pour les différents approbateurs et pour le SDA, qui ne disposent pas toujours des
compétences nécessaires pour identifier les différents besoins et pour comprendre les
différents jargons techniques. Ces initiateurs seront également sensibilisés sur l’importance de
la consultation des services techniques et la présentation de termes de références ou de fiches
techniques concernant les achats délicats.
Ce type de formation est courant au sein des entités ayant régulièrement recours aux
AO, notamment dans l’administration publique. Nous appliquerons le même principe ici
d’autant plus que les AO sont un mode de consultation de fournisseurs utilisé par le SDA.
Cette formation sera dispensée par le SDA et si nécessaire avec l’intervention d’un formateur
externe.
65
1.2.3 Traitement spécifique des urgences et achats critiques
Des procédures spécifiques permettant de catégoriser les différents achats doivent être
mises en place et formalisées. L’objectif est d’identifier facilement les achats urgents et
également les achats critiques, qui doivent être traités impérativement dans des délais définis
à l’avance. A titre d’exemple, les procédures à mettre en place stipuleraient que tous les
achats pour le Centre Bactériologique et Clinique doivent être traitées dans les 24 heures
suivant la demande d’achat.
Par l’informatisation du processus d’approbation des achats ainsi que par les différentes
actions liées que nous avons recommandés, un processus d’achat plus rapide, un processus
d’approbation plus rigide, une meilleure traçabilité de l’information, une meilleure maîtrise
des risques d’achat et par conséquent un meilleur système de Contrôle Interne sont attendus.
Le premier résultat attendu par rapport à nos recommandations est un processus d’achat
plus rapide grâce à la suppression des BF. Nous avons évoqué une abondance de paperasse au
niveau de l’organisation générale des achats, qui avait pour principale conséquence une perte
de temps causée entre autres par les va-et-vient pour les différentes validations et les pertes de
66
documents durant le processus. L’informatisation a pour impact un allègement des procédures
administratives par la suppression des BF. Seul le BC final sera imprimé. Par conséquent, tous
les inconvénients et risques liés à l’utilisation des BF seront donc écartés par l’utilisation du
processus électronique.
Nous avons présenté, dans notre analyse, de nombreux cas de non-respect des
procédures, notamment au niveau de l’étape de traitement d’achats qui peut être ignorée ou
qui n’est effectué qu’après approbation finale du DAF, qui sont à l’origine de nombreux
risques comme les conflits d’intérêts ou les dépassements de budget.
Nous avions dit que pour suivre l’évolution des demandes d’achats, les responsables
devaient contacter d’autres personnes voire se déplacer, ceci à cause de l’utilisation des BF
qui ne permet pas une bonne traçabilité de l’information.
Grâce au processus informatisé et à la suppression des BF, tous les intervenants (service
initiateur, DAF, SDA) pourront suivre la progression des FDA ou des BCR et être informés
de leurs statuts (approuvés, refusés ou annulés) en consultant la base de données commune.
67
Aucun déplacement n’est ainsi requis et toutes les informations sont immédiatement
disponibles.
Nous entendrons par risques d’achat tous les risques en termes de qualité, de quantité,
de prix, de date de livraison, de budget, de conditions commerciales, de conflits d’intérêts et
de relations commerciales.
68
2.5 Un meilleur système de Contrôle Interne
C’est cette dernière section dans laquelle nous avons évoqué les retombées escomptées
suite aux différentes recommandations qui clôture ce chapitre consacré à la présentation des
actions liées et des résultats attendus. Nous proposerons par la suite un plan de mise en œuvre
et exposerons les limites de nos recommandations.
69
CHAPITRE IX : PLAN DE MISE EN OEUVRE ET LIMITES
Le plan de mise en œuvre que nous proposons définit l’ordre dans lequel nos
recommandations devraient être mises en application mais également met en évidence
certaines démarches pratiques qui conditionnent cette mise en œuvre et que nous n’avons pas
définies comme actions liées.
Source : L’impétrant
70
1.2 Développement du planning
La base de Sage GESCOM devra ensuite être nettoyée pour être allégée. Ce nettoyage
consiste entre autres en la suppression des fournisseurs et articles non-utilisés ou obsolètes.
Une mise à jour de ces données s’ensuivra.
Toutes les données (mises à jour à la deuxième phase) devront ensuite être exportées
vers Sage ERP X3 afin que les bases de données fournisseurs et articles y soient disponibles.
Si cette opération n’est pas faisable, ces données devront être saisies.
Parallèlement à toutes ces étapes, la formation à la culture achats et celle des initiateurs
de demandes d’achat devront être effectuées. De même, la procédure de priorisation des
achats devrait être mise en place le plus tôt possible. La distinction des tâches d’achat et
d’approvisionnement se fera également parallèlement à ces actions, jusqu’à ce qu’elle soit
totalement effective.
71
Notons que comme la mise en œuvre de toutes ces étapes prendra un certain temps, il
est à recommander de travailler en parallèle avec l’ancien système pour assurer les tâches
quotidiennes.
Section 2 : Limites
Nous ne pouvons donc que suggérer une budgétisation annuelle plus stricte par service
ainsi qu’une délégation de responsabilités aux CS de manière à ce que, à terme, cette étape
soit supprimée du processus d’approbation des achats. En parallèle, il faudrait mettre en place
des procédures par rapport aux dépassements de budget.
Les réactions des utilisateurs face à un nouveau système de travail peuvent être très
diverses. Selon l’individu et selon le cas, des sentiments tels que le refus, la peur, l’angoisse,
le stress, l’acceptation, ou l’enthousiasme peuvent naître. La moindre contrariété peut vite se
transformer en ce que l’on a coutume d’appeler une résistance au changement.
72
Interne n’est donc pleinement efficace que si tous les membres de l’entreprise y sont soumis
et y adhèrent car la sécurité qu’il assure implique une discipline collective.
La réalisation de nos recommandations est conditionnée par les possibilités de l’IPM par
rapport à l’engagement de certains coûts, qui deviennent des limites. Nous rappellerons qu’un
bon Contrôle Interne est coûteux.
Le premier coût est celui du matériel. Il comprend l’achat du pack Sage ERP X3, la
souscription au contrat d’assistance et si nécessaire sa mise à jour future. Ce coût est d’autant
plus une limite dans le cas où le pack Sage ERP X3 ne serait pas utilisé en intégralité et que,
même à terme, seul le module Achats soit exploité par l’IPM. Notons qu’un coût d’acquisition
élevé est un inconvénient « classique » à considérer par toute entreprise souhaitant faire
l’acquisition d’un PGI.
Les coûts précédents sont les plus importants mais la mise à niveau et/ou l’achat des
machines sont aussi à considérer. Il faut garder à l’esprit que la mise en œuvre d’une réforme
19
Cours de Management du Système d’Information, DESS Audit et Contrôle, Département Gestion, Faculté
DEGS, Université d’Antananarivo, année universitaire 2011/2012
73
organisationnelle au niveau d’une entreprise nécessite des moyens financiers à la fois pour la
réalisation du projet principal (ici, l’informatisation) et pour toutes les actions qui
conditionnent la réussite de ce projet. Dans notre cas, il faut donc également prévoir d’autres
dépenses qui ne sont pas prévisibles de suite.
74
Pour améliorer le Contrôle Interne du processus d’approbation des achats de l’IPM,
nous avons tout d’abord recommandé une informatisation du processus. Nous avons
également recommandé différentes actions liées, telles que la formation du personnel et la
mise en place de procédures de traitement des urgences et des achats critiques, pour optimiser
la réussite de l’informatisation et également réduire les autres faiblesses du Contrôle Interne
auxquelles elle ne peut pas directement remédier.
Puis nous avons présenté les résultats positifs qui devraient découler de ces
recommandations, des résultats qui ont pour conséquence une amélioration du système de
Contrôle Interne. Un plan de mise en œuvre des recommandations a également été proposé.
Enfin nous avons démontré qu’il existe des limites comme la résistance au changement
et les coûts de mise en œuvre, qui peuvent constituer des obstacles à la réalisation de ces
recommandations.
75
CONCLUSION
L’IPM est un établissement privé reconnu d’utilité publique. Par ses différentes activités
de recherches et de formation, par son implication dans le domaine de la santé, il contribue au
développement du pays. En tant que PME, l’IPM se doit de remettre constamment en cause
son système de gestion et de tenir compte des notions de performance, de compétitivité,
d’avantage concurrentiel et de risques.
Durant notre stage au sein du SDA de l’IPM, nous avons pris connaissance des
procédures d’achat, puis assimilé et mis en pratique les techniques d’achat. Nous avons aussi
appris les intérêts et enjeux de cette fonction. Le SDA est un service relativement récent, de
ce fait les bonnes pratiques d’achat ne sont pas encore assimilées par tous. Du fait de la place
que nous avons occupée dans le processus d’achat, nous avons été confronté à ses défaillances
et plus particulièrement à celles du système de Contrôle Interne du processus d’approbation.
Le Contrôle Interne est un outil de gestion utile et efficace. Il apporte aux dirigeants une
aide réelle à la décision, permettant d’agir sur tous les leviers d’amélioration des
performances, et devient ainsi un véritable instrument de création de valeurs.
Ensuite, nous avons procédé à l’analyse proprement dite c’est-à-dire identifié les forces
et surtout les faiblesses majeures concernant le système de Contrôle Interne du processus.
Nous avons tout d’abord présenté une description précise du processus afin de faciliter par la
suite l’analyse des forces et faiblesses d’organisation générale du processus puis celle de ces
différentes étapes dont le Contrôle Interne présente également de nombreuses défaillances.
76
Pour répondre à la problématique, nous avons tout d’abord recommandé une
informatisation du processus d’approbation des achats par le paramétrage du moteur de
workflow Achat de Sage ERP X3. Les modes de fonctionnement et le nouveau processus qui
en découleraient ont été décrits. Puis, d’une part afin de mettre en œuvre puis d’optimiser les
résultats de l’informatisation et, d’autre part, afin de réduire les faiblesses du système de
Contrôle Interne auxquelles elle ne peut remédier, nous avons recommandé différentes actions
liées. Les résultats positifs de ces recommandations convergent vers une amélioration du
système de Contrôle Interne du processus d’approbation des achats. Enfin, nous avons exposé
un plan de mise en œuvre des recommandations ainsi que leurs limites.
Compte tenu de la durée de notre stage, des différentes contraintes pour la réalisation de
ce mémoire et de notre manque d’expériences, nous n’avons pas pu aborder exhaustivement
tous les problèmes liés au Contrôle Interne du processus d’approbation des achats et par
conséquent de tout le processus d’achat. Nous espérons cependant que, par le présent
mémoire, nous contribuerons modestement à son renforcement.
77
BIBLIOGRAPHIE
Ouvrages
DAYAN ARMAND, Manuel de Gestion Vol. 1, éd marketing, S.A, 2004, 2063 pages
GRAND B., VERDALLE B., Audit Comptable et Financier. Paris, Economica, 1999,
112 pages
JACQUES VILLENEUVE, Le contrôle interne : guide des procédures. 2004, 19 pages
RENARD.J, Théorie et pratique de l'Audit interne, 2006, 480 pages
Résultats des travaux de la sous commission « Contrôle Interne » de l’IE, 12 pages
VANSTAPEL.F, Les lignes directrices sur les normes de Contrôle Interne à
promouvoir dans le secteur public, 65 pages
Notes de cours
Cours de Contrôle Interne, option Audit et Contrôle, Département Gestion, Faculté DEGS,
Université d’Antananarivo, année universitaire 2009/2010
Webographie
[Link]
[Link]é[Link]
www.mé[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
Autres sources
Brochures Sage
Brochure de l’IPM et documentation du Service des Achats
Titre II, article 9 du Journal Officiel de la République malgache, 1er Avril 1961
Titre II, article 10 du Journal Officiel de la République malgache, 1er Avril 1961
viii
LISTE DES ANNEXES
ix
Annexe 1 : Exemplaire d’un bon de fournitures
x
Annexe 2 : Modèle de recommandation d’achat
Bonjour,
Suite au BF n°… pour l’achat d’un kit de maintenance pour HP 4015N, nous
recommandons l’achat suivant :
Fournisseur A
Garantie 1 an
Disponibilité en stock
C’est la meilleure offre que nous avons reçue. La facture pro forma correspondante ainsi
que le comparatif des offres reçues sont en pièces jointes.
Cordialement,
……………..
Service des Achats
xi
Annexe 3 : Modèle de comparatif d’offres
Comparatif Imprimante
Fournisseur A B
xii
Annexe 4 : Logigramme des achats directs
xiii
Source : Service des Achats
xiv
TABLE DES MATIÈRES
REMERCIEMENTS…………………………………………………………………….. i
AVANT-PROPOS………………………………………………………………………. ii
LISTE DES ABRÉVIATIONS…………………………………………………………. iii
LISTE DES TABLEAUX………………………………………………………………. iv
LISTE DES FIGURES………………………………………………………………….. v
SOMMAIRE…………………………………………………………………………….. vi
INTRODUCTION……………………………………………………………………... 1
PREMIÈRE PARTIE : CADRE GÉNÉRAL DE L’ÉTUDE…………….................. 4
CHAPITRE I : PRÉSENTATIONS GÉNÉRALES………………………...................... 5
Section 1 : L’Institut Pasteur de Madagascar…………………………………….......... 5
1.1 Présentation………………………………………………………..................... 5
1.2 Historique…………………………………………………………………....... 6
1.3 Organigramme…………………………………………………………………. 6
1.3.1 Organigramme de l’IPM……………………………………………………. 6
1.3.2 Interprétation de l’organigramme…………………………………………... 8
Section 2 : Le Service des Achats……………………………………………………... 9
2.1 Historique du service…………………………………………………………... 9
2.2 Missions du Service des Achats……………………………………………….. 9
CHAPITRE II : THÉORIES GÉNÉRALES SUR LE CONTRÔLE INTERNE……….. 11
Section 1 : Le concept de Contrôle Interne……………………………………………. 11
1.1 Définitions……………………………………………………………………... 11
1.2 Objectifs du Contrôle Interne………………………………………………….. 12
Section 2 : Impératifs, principes et limites…………………………………………….. 12
2.1 Impératifs du Contrôle Interne…………………………………………………. 12
2.1.1 Une organisation adaptée…………………………………………………… 12
2.1.2 Méthodes et procédures appropriées………………………………………... 13
2.1.3 Un personnel de qualité…………………………………………………….. 13
2.1.4 La protection matérielle…………………………………………………….. 13
2.1.5 La maîtrise des risques……………………………………………………… 13
2.2 Principes du Contrôle Interne………………………………………………….. 14
2.2.1 Le principe d'organisation et séparation de fonctions………………………. 14
xv
2.2.2 Le principe d'indépendance…………………………………………………. 14
2.2.3 Le principe d’information et la qualité du personnel……………………….. 14
2.2.4 Le principe de permanence…………………………………………………. 14
2.2.5 Le principe d’universalité…………………………………………………... 15
2.2.6 Le principe d’harmonie……………………………………………………... 15
2.2.7 Le principe d’intégration et d’autocontrôle………………………………… 15
2.3 Limites du Contrôle Interne……………………………………………………. 15
Section 3 : Contrôle Interne au niveau des achats……………………………………... 16
3.1 Présentation des risques par niveau décisionnel……………………………….. 16
3.2 Analyse des risques par niveau décisionnel……………………………………. 17
3.2.1 Prix d'achat trop élevés…………………………………………………....... 17
3.2.2 Non-respect de spécifications ou mauvaise qualité……………………….... 18
3.2.3 L'achat de biens / services inutiles………………………………………….. 18
3.2.4 L'achat de quantités indésirables……………………………………………. 18
3.2.5 Fonction d'achats inefficace…………………………………….................... 18
3.2.6 Relation indésirable entre le personnel d'achat et les fournisseurs…………. 19
CHAPITRE III : MÉTHODOLOGIE DÉTAILLÉE……………………………………. 20
Section 1 : Les entretiens, réunions et demandes d’informations externes……………. 20
1.1 Les entretiens…………………………………………………………………... 20
1.2 Les réunions……………………………………………………………………. 21
1.3 Les demandes d’informations externes……………………………................... 21
Section 2 : La compilation de documents………………………………........................ 22
2.1 La documentation interne……………………………………………………… 22
2.2 La documentation externe……………………………………………………… 22
Section 3 : L’observation directe et la participation……………………………............ 23
DEUXIÈME PARTIE : ANALYSE DE L’ÉXISTANT………………....................... 26
CHAPITRE IV : LE PROCESSUS D’APPROBATION DES ACHATS……………… 27
Section 1 : Distinction des différents types d’achat de l’IPM…………………………. 27
1.1 Les achats directs………………………………………………………………. 27
1.2 Les achats pour stock………………………………………………………...… 27
Section 2 : L’approbation des achats…………………………………………………... 27
2.1 Schéma du processus…………………………………………………………... 27
2.2 Description par étape du processus…………………………………………….. 29
xvi
2.2.1 Établissement et émission de la demande d’achat………………………….. 29
2.2.2 Accord de principe du DAF………………………………………………… 29
2.2.3 Traitement d’achat………………………………………………………….. 29
2.2.4 Approbation du service client………………………………………………. 31
2.2.5 Approbation finale du DAF…………………………………….................... 31
2.2.6 Commande…………...……………………………………………………... 32
CHAPITRE V : DIAGNOSTIC DE L’ORGANISATION GÉNÉRALE………………. 33
Section 1 : Les forces………………………………………………………………….. 33
1.1 La qualité des ressources matérielles…………………………………………... 33
1.2 La qualité des ressources humaines……………………………………………. 34
1.3 La formalisation des procédures et des décisions……………………………… 35
Section 2 : Les faiblesses………………………………………………………………. 36
2.1 L’abondance de paperasse……………………………..………………………. 36
2.2 La non-adoption de la « culture achats »………………………………………. 37
2.3 La non-responsabilisation budgétaire des CS………………………………….. 37
2.4 Le non-respect des procédures…………………………………………………. 37
CHAPITRE VI : ANALYSE DES ÉTAPES DU PROCESSUS……………………….. 39
Section 1 : Établissement et émission de la demande d’achat…………………………. 39
1.1 Force : Contrôle et validation du chef de service………………….................... 39
1.2 Faiblesses……………………………………………………………………… 39
1.2.1 Une mauvaise expression du besoin………………………………………... 39
1.2.2 L’absence de BF……………………………………………………………. 40
1.2.3 Non validation systématique des BF………………………………………... 40
1.2.4 Non détermination du code budgétaire……………………………………... 40
1.2.5 Non validation par le service compétent……………………………………. 40
1.2.6 Absence de précisions sur le budget alloué………………………………… 41
Section 2 : Accord de principe du DAF……………………………………………….. 41
2.1 Forces………………………………………………………………………...... 41
2.1.1 Filtrage des dépenses……………………………………………………….. 41
2.1.2 Vérification de l’imputation budgétaire…………………………………….. 41
2.1.3 Allègement des tâches d’achat………………………………………............ 42
2.1.4 Possibilité de regroupement d’achats……………………………………….. 42
2.2 Faiblesse : Ralentissement du processus………………………………………. 42
xvii
Section 3 : Traitement d’achat…………………………………………………………. 42
3.1 Forces………………………………………………………………………….. 42
3.1.1 Stratégie de consultation adéquate………………………………………….. 42
3.1.2 Création de valeurs ajoutées……………………………………………....... 43
3.1.3 Enregistrement et classement des données…………………………………. 43
3.2 Faiblesses……………………………………………………………………… 43
3.2.1 L’abondance de documents…………………………………………………. 44
3.2.2 L’absence de procédure de priorisation…………………………………….. 44
3.2.3 Le traitement des BF non-conformes……………………………………….. 44
Section 4 : Approbation du service client……………………………………................ 45
4.1 Forces………………………………………………………………………….. 45
4.1.1 Délimitation correcte des responsabilités………………………………....... 45
4.1.2 Contrôle de conformité de la recommandation……………………………... 45
4.2 Faiblesse : Non-validation systématique de la recommandation………………. 45
Section 5 : Approbation finale du DAF………………………………………………... 46
5.1 Force : Respect des procédures…………………………………………............ 46
5.2 Faiblesse : Non-respect de la procédure d’approbation………………………... 46
Section 6 : Commande…………...…………………………………………………..… 47
6.1 Force : Respect des procédures………………………………………………… 47
6.2 Faiblesse : Cumul de fonctions…………………………………….................... 48
TROISIÈME PARTIE : RECOMMANDATIONS….................................................. 50
CHAPITRE VII : INFORMATISATION DU PROCESSUS D’APPROBATION DES
ACHATS…………………………………………………………………....................... 51
Section 1 : Sage ERP X3………………………………………………………………. 51
1.1 Motivations du choix de l’ERP…………………………………....................... 51
1.2 Présentation de Sage ERP X3………………………………………………..… 52
1.3 Sage ERP X3 et achats………………………………………………………… 53
Section 2 : Informatisation de l’approbation des achats……………………………….. 54
2.1 Schéma global………………………………………………………………….. 54
2.2 Description des étapes du processus…………………………………………… 56
2.2.1 Initiation de la demande…………………………………………………….. 56
2.2.2 Approbation du DAF……………………………………………………….. 58
2.2.3 Traitement d’achat………………………………………………………….. 59
xviii
2.2.4 Validation du chef de service……………………………………………..… 60
2.2.5 Approbation finale du DAF…………………………………….................... 61
2.2.6 Passation de commande…………………………………….………………. 61
CHAPITRE VIII : ACTIONS LIÉES ET RÉSULTATS ATTENDUS………………… 63
Section 1 : Actions liées……………………………………………………………….. 63
1.1 Actions liées à l’informatisation des achats……………………………………. 63
1.1.1 Investissements matériels…………………………………………………… 63
1.1.2 Formation du personnel…………………………………………………….. 64
1.2 Actions liées au niveau de l’organisation générale et de certaines étapes du
processus………………………………………................................................................ 64
1.2.1 Sensibilisation à la culture achats…………………..…………………….… 65
1.2.2 Formation des initiateurs de demande……………………………………… 65
1.2.3 Traitement spécifique des urgences et achats critiques…………………….. 66
1.2.4 Distinction des tâches d’achat et d’approvisionnement…………………….. 66
Section 2 : Résultats attendus………………………………………………………….. 66
2.1 Un processus d’achat plus rapide……………………………………………… 66
2.2 Un processus d’approbation plus rigide……………………………………….. 67
2.3 Une meilleure traçabilité de l’information…………………………………….. 67
2.4 Une meilleure maîtrise des risques d’achat……………………………………. 68
2.5 Un meilleur système de Contrôle Interne……………………………………… 69
CHAPITRE IX : PLAN DE MISE EN OEUVRE ET LIMITES……………………….. 70
Section 1 : Plan de mise en œuvre…………………………………………………....... 70
1.1 Tableau de mise en œuvre……………………………………………………... 70
1.2 Développement du planning…………………………………………………… 71
Section 2 : Limites……………………………………………………………………... 72
2.1 La non-responsabilisation des chefs de service………………………………... 72
2.2 La résistance au changement…………………………………………………... 72
2.3 Les coûts de mise en œuvre……………………………………………………. 73
CONCLUSION……………………………………………………………………….... 76
BIBLIOGRAPHIE………………………………………………………......................... viii
LISTE DES ANNEXES………………………………………………………………… ix
TABLE DES MATIÈRES………………………………………………………………. xv
xix
RÉSUMÉ
L’Institut Pasteur de Madagascar est une filiale de l’Institut Pasteur, reconnu d’utilité
publique par le Gouvernement de la République Malgache. Ses principales missions sont
d’assurer des activités de recherche directement appliquées aux priorités de santé nationales,
des activités de santé publique, des activités de formation et d’enseignement et des activités
de service telles que les analyses et vaccinations.
Notre stage au sein du Service des Achats de l’Institut Pasteur de Madagascar nous a
permis d’identifier et d’analyser les forces et faiblesses du système de Contrôle Interne du
processus d’approbation des achats. Ainsi, un diagnostic de l’organisation générale ainsi
qu’une analyse des différentes étapes dudit processus ont été menées. Les faiblesses du
Contrôle Interne qui sont évoquées sont pour la plupart liées entre elles.