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Transformations du plan : définitions et propriétés

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Prof.

Sidi Major

TRANSFORMATIONS DANS LE PLAN


Préliminaires Exemple et contre-exemples
Transformation du plan : Les translations, rotations, homothéties, symétries (centrales et axiales) sont des
Toute application bijective du plan dans lui-même. transformations du plan.
La projection orthogonale sur une droite ( ) n’est pas une transformation du plan.
Des cas à connaître « par cœur »
L’image d’un point Illustration Réciproque
( ) =
Translation ( )= =

Si alors ( ) =
Réflexion Sinon, ( )= = é [ ] ( ) =

Si = alors ( ) =
Rotation ( ) Sinon, ( ) ( ) ( )
, = [ ]

Homothétie ( ) ( )= = . ( ) =
,

= ( , ) = ( , ) où désigne la symétrie centrale de centre .


Remarques
= ( , é ) = ( , ) = où désigne l’application identique du plan.
Des composées à connaître « par cœur »
La composée de deux translations est une translation.
Pour tous vecteurs et :
=
et
=

La composée de deux rotations de même centre est une rotation de centre .


Pour tous réels et :
( ) ( ) = ( )
et
( , ) ( , ) = ( , ) ( , )

La composée de deux réflexions d’axes parallèles est une translation.


Soit et les réflexions d’axes respectifs et . On suppose que .
On pose : ( ) et ( ) et notons , .
On a : ( ) [ ] et ( ) [ ]
On a : ( ) . Donc : et , d’où :
I J

Soit : = = et donc : = ( ) et enfin = .

La composée de deux réflexions d’axes sécants en est une rotation de centre . M’ ’


Soit et les réflexions d’axes respectifs et . On suppose que = { }. J
On pose : ( ) et ( ) et notons , .
On sait que ) est bissectrice de et ) est bissectrice de M1

On a : et : = + I
O
= , + , = , = où =( , ) [ ].
M
Donc = ( , ) ( ) et enfin : = ( , ).
1) Organigramme de la classification des transformations
Une ISOMETRIE du plan est une transformation du plan qui conserve la distance.
étant un réel , une SIMILITUDE de rapport est une transformation du plan qui multiplie la distance par le réel .

Transformation du plan qui multiplie la distance par


Similitude de
Isométrie un réel > i.e : alors = . rapport

Similitude
Déplacement = indirecte
Antidéplacement
« H.P »

f conserve les angles orientés i.e : f change un angle orienté en son f conserve les angles orientés i.e : f ne conserve pas les
opposé i.e : angles orientés.
Si alors Si alors Si alors HORS-PROGAMME

[ ] [ ]
, = , [ ] C4

= translation = réflexion = homothétie


ou Similitude
ou ou directe
=
= rotation = homothétie Rotation « propre »
directeur de
« Symétrie glissée »
C1 C2 C3
Remarques
La composée de 2 déplacements est un déplacement ;
La composée de 2 antidéplacement est un déplacement ;
La composée d’1 déplacement et d’1 antidéplacement est un antidéplacement.

2) Propriétés communes
Toute similitude du plan conserve :
( , ) = ( ( ), )
Le barycentre
En particulier : Si = alors ( ) = ( ) ( )
L’alignement Si les points A, B, C sont alignés alors f(A), f(B), f(C) sont alignés
Si est une figure géométrique, son image f( ) est une figure de même nature
En particulier :
La forme L’image d’un triangle est un triangle de même nature ;
L’image d’un carré est un carré ;
L’image d’un cercle est un cercle.
Le parallélisme Si alors ( ) ( )
L’orthogonalité Si alors ( ) ( )
Si la droite D est tangente à la courbe en A alors la droite f(D) l’est à la courbe f( ) en f(A)
D D’
A

Le contact
A’
(C)
(C’)
3) Commentaires sur les conclusions de l’organigramme
A propos de C1
On sait que la translation et la rotation sont des déplacements ainsi que la composée d’une translation et d’une rotation dans
n’importe quel ordre. Mais plus précisément, si est une translation et ( , ) est une rotation, alors que peut-on dire de la
transformation ( , ) ?

Soit la droite passant par O et admettant le vecteur comme vecteur


normal. On définit les deux droites et par :
= ,
( ) et = ( ).
On sait que : = et ( , ) = . D’où :
( , ) =( ) ( )= ( ) I
Et comme = alors :
( , ) =
Les droites et étant sécantes (car et sont parallèles et coupées
O
par la droite suivant le même angle ) alors :

( , ) est la rotation de centre I et d’angle × = .


Remarques :
( , ) est toujours une rotation de même angle que ( , ) .
En général : ( , ) ( , ) car elles diffèrent par leurs
centres.
A propos de C2
On sait que la réflexion est un antidéplacement ainsi que la composée d’une translation et d’une réflexion dans n’importe quel
ordre. Mais plus précisément, si est une translation et est une réflexion, alors que peut-on dire de la transformation ?
On distingue trois cas selon la position du vecteur par rapport à l’axe .
1er cas : vecteur directeur de
Dans ce cas : = . On dit que et permutent. M M1
Cet antidéplacement est appelée symétrie glissée (ou glissante) de
vecteur et d’axe .
N.B : On dit plus correctement symétrie glissée au lieu de symétrie
glissante qui est une fausse traduction tunisienne. En effet, dans le mot
« glissé » (le passif = ), on comprend que la symétrie a été
glissée de manière déterminée. Ce qui n’est pas le cas de « glissante » M2 M’
(adjectif qualificatif = ).
2e cas : vecteur normal à
On a : = . D’où : =( ) = ( )
Donc : car .
Dans ce cas la composée est une réflexion d’axe telle
que : = ( ).
Remarque : et ne sont pas permutables.
3e cas : vecteur oblique par rapport à
On a : = = . D’où :
=( ) ).
Or d’après le cas précédent : avec ). On décompose le vecteur u selon
deux vecteurs v et w tels que :
Donc : avec v directeur de .
Enfin est une symétrie glissée (de vecteur v et d’axe ).
à
Remarque : et ne sont pas permutables.
= +
On retient :
Toute isométrie du plan est soit une réflexion ou la composée de deux réflexions ou la composée de trois réflexions.
La composée de trois réflexions d’axes sécants deux à deux est une symétrie glissée (abusivement symétrie glissante).

Soit , et trois droites sécantes 2 à 2. Montrons que


est une symétrie glissée.
Faisons pivoter les deux droites et autour du point
d’un angle de telle façon que la droite soit parallèle à
. Ainsi, on a :
=
( )= ( )[ ]
Et par suite : = . Donc, on peut écrire :
=
Les droites et étant parallèles, la composée
est la translation de vecteur où est le vecteur de la
bande de vers (voir figure).
D’où : = .
La composée est un antidéplacement. Elle ne peut
être une réflexion que si est normal à dans lequel cas
serait parallèle à et par conséquent et seraient
aussi parallèles. Ce qui n’est pas le cas selon les hypothèses
de départ.
Enfin : est une symétrie glissée.
EN RESUME
à ?
OUI NON

est une réflexion. ?


Dans ce cas

OUI NON

est une symétrie glissée de est une symétrie glissée de


vecteur et d’axe vecteur et d’axe
Dans ce seul cas = Dans ce cas

Propriétés de la symétrie glissée

Soit une symétrie glissée ( directeur de )


et sont les éléments caractéristiques de et l’écriture est appelée la forme réduite de .
: on dit que et sont permutables.
On démontre aisément que :
n’admet pas de points invariants. La symétrie glissée est parfois appelée antidéplacement sans point invariant.
Pour tout point d’image par , on a : .
On utilise parfois cette propriété pour déterminer l’axe de . M
m m’
Pour tout point de d’image ’ par , on a : .
I
On utilise parfois cette propriété pour déterminer le vecteur de .
M’
=( ) ( ) ( ) car : .

Remarques :
Soit un antidéplacement du plan. S’il existe un point du plan tel que l’on ait alors est une symétrie
glissée de vecteur , sinon f est une réflexion.
Les empreintes des pieds dans le sable ont cette symétrie en dimension deux : le pied gauche est symétrique du pied
droit suivant un certain axe, et de plus, est décalé d’un pas, moitié du cycle de la marche comme on le voit sur la figure
suivante :
A propos de C3
Les similitudes directes sont : les translations, les rotations, les homothéties, les composées d’homothéties et de rotations.
Théorème 1
Soit une similitude directe de rapport > 0, autre qu’une translation.
Il existe un unique point et un réel tels que :
( ) ( est un point invariant par )
Pour tout point , d’image , on a : [ ]
, et sont les éléments caractéristiques de . est son centre, son
rapport et son angle.

Dans ce cas, on a la décomposition canonique (forme réduite) de :


( ) = [ ( )] = ( )=
= = où et sont respectivement l’homothétie de centre
( ) = [ ( )] = ( )=
et de rapport et la rotation de centre et d’angle .

Théorème 2
Soit = ( , ) et = ( , ) avec . La composée dans le cas où et ont le même
centre et où le rapport de est négatif.
L’application = est une similitude directe.
( )
a pour
( )

En général : (elles diffèrent par leurs centres).

Remarque : ( , , )= ( , ).
4) Détermination de transformations
Soit , , ’ et ’ quatre points du plan.

Si et alors :
Il existe un unique déplacement tel que ) = ’ et )= ’.
En outre, si alors est la translation de vecteur sinon est une rotation d’angle .
Il existe un unique antidéplacement tel que ) = ’ et )= ’.

Si et alors Il existe une unique similitude directe propre telle que ) = ’ et ) = ’. Son rapport est
= et son angle est = [ ].

Remarque
Pour deux segments [ ] et [ ] de Par exemple, il existe
A A’
même longueur (non nulle), il existe deux déplacements et
deux déplacements et deux tels que :
( )
antidéplacements transformant [ ]
( )
en [ ] . En effet, il suffit de voir que et
les extrémités des segments peuvent B’ ( )
B ( )=
être associées différemment.
Soit ( ) et ( ) deux rotations, et un point donné du plan.
Si et ( ) ) alors ( ) ( )
Si et ( ) ) alors ( ) ( )
Soit et deux similitudes directes et un point donné du plan.
Si et ont en commun deux caractéristiques avec ( ) ) alors .

5) Composée des transformations


a. Composée de deux réflexions
Soit et deux réflexions. Quelle est la nature de ?

=
=

={ }
=

Remarque
= dans les seuls cas où : = ou
b. Composée de deux rotations
Soit les deux rotations ) et ). Quelle est la nature de ?

permutables
= ( , + )
oui

= ?

non permut.
+ = . ? =
non oui

= (? , + )
non

Remarque
Dans le cas où les rotations sont de centres distincts et où les conclusions débouchent sur une translation ou une rotation, le
vecteur et le centre sont à déterminer dans l’exercice. Par exemple, dans le cas d’une translation, si et sont deux points
tels )= alors le vecteur de cette translation est .
c. Composée de deux homothéties
Soit les deux homothéties ) et ). Quelle est la nature de ?

permutables
= ( , . )
oui

= ?

non permut.
. = ? =
non oui

= (? , . )
non
Remarque : Dans le cas où les homothéties sont de centres distincts et où les conclusions débouchent sur une translation ou
une homothétie, le vecteur et le centre sont à déterminer dans l’exercice. Par exemple, dans le cas d’une translation, si
et sont deux points tels ) = alors le vecteur de cette translation est .

d. Composée d’une homothétie et d’une translation


Soit une homothétie de centre et de rapport et une translation de vecteur non nul . Les transformations
et sont des homothéties de même rapport dont les centres respectifs et sont définis par les relations vectorielles :
= et = . Ainsi, on a :
( ) tel que =
( ) tel que =
On remarque que les centres et sont situés sur la droite ) et, qu’en pratique, ils sont déterminés à partir des
indications de l’exercice et non par les relations précédentes.
e. Composée de deux similitudes directes
Soit les deux similitudes directes propres ) et ). Quelle est la nature de ?
permutables
= ( , . , + )
oui
= ?
non permut.
. = ? + = ?
non oui

non
non oui
non
+ = ?
= (? , + ) =
= (? , . , + )
oui

= (? , . )

Remarques relatives à la composition des transformations


Dans la composition des transformations « à centre », on ne peut que remarquer l’ordre de pertinence des éléments caractéristiques
dans la détermination de la nature de la composée:
Pour les rotations, le centre est plus pertinent que l’angle ;
Pour les homothéties, le centre est plus pertinent que le rapport ;
L’ordre de pertinence pour les similitudes directes est le centre puis le rapport et enfin l’angle.
On peut remarquer également que deux transformations « à centre » ne permutent que si elles ont le même centre.
En général, on détermine la nature d’une composée par son effet sur la distance, la direction et l’orientation des angles.
6) Écriture complexe d’une transformation

Soit et deux nombres complexes donnés et l’application du plan dont l’écriture complexe est ’ = i.e
( ) ).

=
=

( ) ( )
=
( )

= ( , )

’= + | |= ( )[ ]

= ( , )

= ( , , )

/ | |
=| | ( )[ ]
Remarque (cas des antidéplacements)
Si bien que la forme complexe d’un antidéplacement est hors programme, on ne peut qu’en parler ici car bon nombre
d’exercices, surtout dans les livres tunisiens, comportent des questions sur ce sujet.
La forme complexe d’un antidéplacement est où et sont deux nombres complexes tels que | | et le
conjugué de .
Soit un antidéplacement de forme complexe avec | | .
Si (ce qui correspond à ) alors est une réflexion sinon est une symétrie glissée.

( ) ( = + )

( = + )

Soit : ( ) + car =| | .
Donc si alors et par suite = c’est-à-dire que est une réflexion.

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