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Anatomie (AM1) 23-24

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Ave Maria

Anatomie et Physiologie
Docteur Sylvie Copine

1
1. Introduction à
l’anatomie
8. Organe des sens

2. Cellule, tissus,
organes et systèmes 9. Système endocrinien

3. Ostéologie 10. Système nerveux

Plan du cours 4. Myologie 11. Système urinaire

5. Cardiologie [Link] système


reproducteur

6. Pneumologie
13. L’hérédité

7. Système digestif

2
• ce chapitre sera vu par le Dr
Raverschot

Chapitre 1
Introduction
au cours
d’anatomie et
de physiologie

3
• ce chapitre sera vu par le Dr
Raverschot

Chapitre 2
Cellules,
tissus,
organes et
systèmes

4
Chapitre 3
Ostéologie

5
Généralités

La tête

Le tronc
Ostéologie : plan
Le membre supérieur

Le membre inférieur

Les articulations

6
• Le squelette est constitué de 206 os et représente 20% de la masse
corporelle.

• Je vous conseille un atlas d’anatomie :

• site internet (gratuit) : [Link]

• Il existe des applications telle que (attention payante)

7
1. ROLES DU SYSTEME OSSEUX :

Les os remplissent 3 fonctions distinctes : une fonction


mécanique, une fonction de réserve et une fonction de
production.

A. LA FONCTION MÉCANIQUE :

1. Généralités - Fonction de soutien : Le squelette est la charpente du corps ;


c’est une structure rigide qui sert de support à tous les organes.

- Fonction de protection des organes : Pex : la cage thoracique


protège le cœur et les poumons, le crâne protège l’encéphale,...

- Fonction de mouvement : Grâce aux muscles qui s’insèrent sur


les os et aux articulations.

8
B. LA FONCTION DE RÉSERVE :

Les os constituent une importante réserve de sels minéraux : calcium (Ca) et phosphore (P).

99% du Calcium sont fixés dans les os et le pour-cent restant circule sous forme libre dans le sang ; il
joue un rôle important notamment dans la coagulation du sang, dans la transmission de l’influx
nerveux,...

Si le taux de calcium dans le sang diminue, du calcium se libère des os grâce au système hormonal

C. LA FONCTION DE PRODUCTION :

Certains os (sternum et os iliaques) contiennent de la moelle osseuse rouge hématogène, qui est le
siège de la formation des cellules souches du sang : GR, certains GB, plaquettes.

9
2. LES TYPES D’ OS

Les os peuvent être classés selon leur forme :

A. LES OS LONGS : fémur, humérus, tibia, péroné, radius, cubitus,...

B. LES OS COURTS : rotule, tarse, carpe, vertèbres, phalanges,...

C. LES OS PLATS : crâne, omoplate, sternum,...

10
3. LA STRUCTURE DU TISSU OSSEUX

Le 1ssu osseux est un 1ssu conjonc1f, formé de nombreux systèmes de Havers juxtaposés.

LE SYSTÈME DE HAVERS EST COMPOSÉ :

Du canal de Havers où passent les vaisseaux sanguins et les nerfs


De cellules appelées ostéocytes, disposées de manière concentrique autour du canal de Havers
D’une substance fondamentale faite de molécules d’osséine et de sels minéraux (surtout du
phosphate de calcium)

=> l’os est un 4ssu vivant qui peut se réparer en cas de fracture !

NB : Un 1ssu est un ensemble de cellules ayant la même fonc1on


Un 1ssu conjonc1f est un 1ssu qui comprend des cellules, des fibres et une substance
fondamentale.

11
CROISSANCE ET REMANIEMENT OSSEUX

12
• 4. LA STRUCTURE D’UN OS LONG

• Un os long présente un corps (la diaphyse) et 2 extrémités (les épiphyses). L’étude de la coupe
d’un os long montre :

• A. LE PÉRIOSTE :

• Enveloppe extérieure de l’os


Où arrivent les nerfs => douleur si fracture Il assure la croissance de l’os en épaisseur

• B. LA DIAPHYSE :
Formée de tissu osseux compact (contient peu d’ostéocytes)

• Creusée en son centre par le canal médullaire rempli de moelle osseuse jaune (graisseuse)

• C. L’ÉPIPHYSE :
Formée de tissu osseux spongieux (contient bcp d’ostéocytes) contenant de la moelle osseuse rouge
(productrice des cellules souches du sang)

13
Les Os longs: (fémur, tibia, humérus)

MORPHOLOGIQUEMENT, il y a 3 partie:

métaphyse *EPIPHYSES: supérieure et inférieure constitue les extrémités.

*la DIAPHYSE partie moyenne cylindrique, contient la cavité médullaire


(moelle jaune).

*les METAPHYSES supérieure et inférieure, représente l’union diaphyse-


épiphyse. C’est là que se situe le cartilage de conjugaison ou
métaphyse
cartilage de croissance, responsable de la croissance en
longueur des os.

HISTOLOGIQUEMENT, on distingue au niveau des os long:

*le PERIOSTE: enveloppe de nature conjonctive entourant essentiellement la diaphyse. Chez l’E., le périoste est responsable de
la croissance en épaisseur des os. Chez l’adulte, il fait fonction de membrane nourricière.

*le TISSU OSSEUX COMPACT

*la CAVITE MEDULAIRE: située au sein de la diaphyse, elle contient la m^¨elle jaune (tissu graisseux).

*le TISSU OSSEUX SPONGIEUX: il forme la majeure partie des épiphyses. Dans les mailles de ce tissu, se trouve la m^¨elle
rouge, organe hématopoïétique responsable de la formation des cellules sanguines: G.R ; G.B. ; plaquettes.

*le TISSU CARTILAGINEUX: il recouvre les surfaces articulaires des os pour assurer un meilleur glisseent des os les uns sur les
autres. 14
Les Os plats: (omoplate, os du crâne,…)

Deux dimensions (longueur-largeur) dominent la 3ème (épaisseur)

Ils sont formés par 2 plaques de tissu compact qui entourent du tissu spongieux.

Les Os courts: (vertèbres, os du carpe, os du tarse,…)

15
D. LE CARTILAGE ARTICULAIRE :
Mince couche de Nssu carNlagineux
qui tapisse la surface arNculaire des
extrémités osseuses. Il n’y a pas de
périoste à ce niveau
NB : les os courts et les os plats sont
consNtués d’un périoste, d’une
mince couche d’os compact et d’os
spongieux ; ils n’ont ni diaphyse ni
épiphyse.

16
5. LE PROCESSUS D’OSSIFICATION

Il existe 2 types d’ossification : l’ossification membraneuse et l’ossification cartilagineuse.

A. L’OSSIFICATION MEMBRANEUSE :

Elle concerne les os du crâne. Cette ossification se fait durant la vie intra-utérine et n’est pas
terminée à la naissance : la partie molle, non ossifiée, constitue les fontanelles du nouveau- né.

B. L’OSSIFICATION CARTILAGINEUSE :

Elle concerne les os des membres. Cette ossification débute durant la vie intra-utérine et se fait
tjs aux mêmes points pour un même os, ce sont les points d’ossification. Cette ossification n’est
pas terminée à la naissance : il reste des zones de l’os au niveau des épiphyses qui sont encore
cartilagineuses. L’ossification se poursuit parallèlement à la croissance.

17
6. LE PROCESSUS DE CROISSANCE

L’os non seulement s’ossifie mais augmente aussi de taille et d’épaisseur.

A. LA CROISSANCE DE L’OS EN LONGUEUR :

La croissance en longueur de l’os se fait grâce au cartilage de conjugaison ou cartilage de croissance (=/= cartilage
articulaire !) qui se situe entre la diaphyse et les épiphyses c à d au niveau des métaphyses.
Il y a en même temps, à ce niveau, formation de nouveau cartilage et ossification de ce cartilage. Le cartilage de
conjugaison disparaît quand l’os a atteint sa longueur définitive.

=> les points d’ossification contribuent à terminer l’ossification complète de l’os alors que le cartilage de conjugaison
contribue à assurer sa croissance au niveau de la taille.

B. LA CROISSANCE DE L’OS EN ÉPAISSEUR :

Cela se fait grâce au périoste. Mais en même temps que se passe cette construction osseuse au niveau du périoste, il
y a une destruction osseuse par la moelle osseuse , ce qui allège les os.

NB : On peut suivre la croissance d’un enfant par la radio des points d’ossification et des cartilages de conjugaison.

18
CROISSANCE DES OS
EN LONGUEUR
• Cartilage epiphysaire

Zone de
croissance
Zone de
Transformation
Zone
d’ossification
19
7. QUELQUES NOTIONS GENERALES SUR LE SQUELETTE

A. Le squelette est étudié droit et face à l’examinateur, les mains en


supination (paumes en avant)

- La partie gauche du squelette sur votre feuille représente en réalité


son côté droit !!!
- Les doigts de la main sont comptés de l’extérieur vers l’intérieur : le
1er doigt est le pouce mais au niveau des pieds, le gros orteil est
interne et constitue le 1er doigt !!!

20
21
B. L’étude du corps humain se fait en fonction des 3
plans fondamentaux de l’espace :

- le plan sagittal :
plan vertical, orienté dans le sens antéro-postérieur

le plan sagittal médian passe par l’axe du corps et


partage le corps en 2 côtés, droit et gauche

22
le plan frontal

plan vertical, perpendiculaire au précédent, parallèle


au front
le plan frontal médian passe par l’axe du corps et
définit les faces ventrales et dorsales du corps.

23
le plan horizontal :

il coupe transversalement le corps et définit les parties


supérieure (crâniale) et inférieure

(caudale) du corps.

24
25
C. Autres termes concernant
l’orientation des structures du
corps:
- Distal et proximal
- Interne et externe ou profond et
superficiel
- Antérieur et postérieur ou ventral
et dorsal
- Supérieur et inférieur ou crânien et
caudal
- Médian

26
Les rapports
anatomiques
La position
anatomique :
Corps debout;
bras tendus;
paumes des
mains vers
l’avant.
27
1. LE CRANE:
La boîte crânienne est formée d’une base et
2. La tête d’une voûte.
La voûte crânienne comprend 6 os et la base
os. Ces os sont soudés entre eux.

28
C’est la partie supérieure du crâne ; elle comprend 6 os.

- 1 os frontal : se situe au-dessus des orbites et est creusé de 2 sinus frontaux

- 2 os temporaux : formés de 2 parties :

a. l’écaille du temporal, partie la + fragile du crâne

b. le rocher (partie pétreuse): qui abrite l’oreille moyenne


et l’oreille interne
en avant du conduit auditif externe se trouve la surface articulaire avec le maxillaire inférieur
en arrière, se trouve l’apophyse mastoïde (apophyse = protubérance osseuse)

- 2 os pariétaux

- 1 os occipital percé du trou occipital pour le passage de la moelle épinière et


qui s’articule avec l’atlas (1ère vertèbre cervicale)

29
B. LA BASE DU CRÂNE :
C’est la par7e inférieure du crâne ; elle comprend 2 os.

- L’ethmoïde : situé au sommet des cavités nasales et derrière l’os frontal

- Le sphénoïde : situé derrière l’os frontal et l’ethmoïde, il est creusé d’un


sinus sphénoïdal ; il présente aussi une fosseJe « la selle turcique » où se trouve
l’hypophyse, centre de commande des sécré7ons hormonales.

30
C. La tête osseuse:
Os temporal

32
2. LA FACE

La face se compose du
massif facial,
formé de 13 os et de la
mandibule
(maxillaire inférieur),
seul os articulé de la tête
=> 14 os.

33
A. LE MASSIF FACIAL :

- 2 maxillaires supérieurs ou os malaire : ils supportent les dents de la mâchoire supérieure,


forment le plancher des orbites et la partie antérieure du palais osseux et sont creusés des 2
sinus maxillaires.

- 2 nasaux ou os propres du nez

- 2 os zygomatiques qui forment les pommettes

- 2 lacrymaux ou unguis, situés dans l’orbite (partie interne), qui forment le point de départ du
conduit lacrymo-nasal qui met en communication l’œil et les cavités nasales.

- 2 palatins qui forment la partie postérieure du palais osseux


- 2 cornets situés dans les cavités nasales, recouverts par la muqueuse

des fosses nasales.


- 1 vomer formant la partie postérieure de la cloison des cavités nasales.

34
• 2 points importants :
Le sphénoïde • selle turcique (hypophyse)
• sortie nerf optique x2

35
B. LA MANDIBULE OU
MAXILLAIRE INFÉRIEUR :

- la mandibule, os unique, qui


porte les dents inférieures ; il
se prolonge par 2 branches
montantes portant les
condyles pour les temporaux
(juste en avant du conduit
auditif) ; il est le seul os
articulé de la tête.

Articulation temporo-mandibulaire

36
1. LA COLONNE VERTEBRALE OU RACHIS
A. DÉFINITION :
3. Le tronc La colonne vertébrale est une tige osseuse
flexible, qui va de la tête au bassin et qui
protège la moelle épinière.
Elle est formée de 33 à 35 vertèbres.

37
B. RÉGIONS :

- La région cervicale : 7 vertèbres cervicales (C1 à C7) ;


Atlas = la 1ère cervicale : permet la flexion et l’extension
de la tête, s’articule avec l’os occipital ; Axis = la 2e
cervicale : permet la rotation latérale de la tête.

- La région thoracique ou dorsale : 12 vertèbres dorsales


ou thoraciques (D1 à D12)

- La région lombaire : 5 vertèbres lombaires (L1 à L5)


C1 à C7

- La région sacrée :
5 vertèbres sacrées soudées pour former le sacrum

- La région coccygienne :
4 à 6 vertèbres coccygiennes soudées pour former le
coccyx

38
Les deux premières
cervicales
Ont une architecture
particulières.
L’anatomie de la
vertèbre depend du
niveau

39
C. LES COURBURES DE LA
COLONNE VERTÉBRALE :
- la lordose cervicale = convexe en
avant
- la cyphose dorsale = concave en
avant
- la lordose lombaire = convexe en
avant
- la concavité sacrée
!!! la scoliose : déviation latérale
du rachis

40
Déviations ou exagérations pathologique des courbatures:

CYPHOSE: LORDOSE: SCOLIOSE:

Exagération d’une courbure à Exagération d’une courbure à Apparidon d’une courbure à


convexité postérieure. convexité antérieure. convexité latérale.

41
D. DESCRIPTION DES VERTÈBRES :

Ø Un corps vertébral

Ø Un arc neural qui délimite le trou rachidien ou


vertébral où passe la moelle épinière

Ø Une apophyse épineuse

Ø 2 apophyses transverses

Ø 4 surfaces articulaires

Ø les disques intervertébraux qui séparent les


corps vertébraux et permettent les mouvements du rachis
; au sein du disque, le noyau pulpeux (corps gélatineux
mobile, déformable) qui, lors de la flexion du tronc, fuit
vers l’arrière et peut faire hernie au niveau du trou
intervertébral.

42
43
2. LA CAGE THORACIQUE

La cage thoracique est formée du sternum, des côtes et de la ceinture scapulaire càd omoplate et clavicule.

A. LE STERNUM :

Le sternum est un os plat. Il est composé 3 parties : manubrium, corps sternal et l’appendice xiphoïde

B. LES CÔTES :

On a 12 paires de côtes :

10 paires de côtes

- 2 paires de côtes flottantes : les 11e et 12e paires qui n’ont pas d’articulation antérieure.

Les côtes s’articulent à l’avant avec le sternum grâce au cartilage costal et à l’arrière avec les vertèbres dorsales.

44
 Une côte 

45
C. LA CEINTURE SCAPULAIRE :

Elle est formée de la clavicule et de


l’omoplate (scapula)

Ø La clavicule s’articule à l’avant


avec le sternum avec l’omoplate

Ø L’omoplate s’articule avec la tête


de l’humérus cavité glénoïde et
avec la clavicule par l’acromion.

46
3. LE BASSIN OU CEINTURE PELVIENNE

Le bassin est composé du sacrum, du coccyx et des 2 os iliaques ; il a la forme d’une cuvette qui soutient les
organes abdominaux et dont le fond est formé par les muscles du périnée.

NB : le bassin de la femme est bcp + large que celui de l’homme (conçu pour la grossesse et l’accouchement)

A. LE SACRUM
B. LE COCCYX
C. LES 2 OS ILIAQUES :

Ils sont formés chacun de 3 masses osseuses : l’ilion, l’ischion et le pubis.

- A la partie supérieure : l’ilion :

IL est constitué de l’aile iliaque et est limité en haut par la crête iliaque.

- A la partie inférieure : l’ischion et le pubis :

Les tubérosités ischiatiques de l’ischion servent de points d’appui en position assise et les pubis se rejoignent au
niveau de la symphyse pubienne.
On y trouve aussi la cavité cotyloïde qui reçoit la tête du fémur et le trou obturateur.

47
vertèbres lombaires

os iliaque

Sacrum

coccyx

Fémur

Symphyse pubienne

48
- les 2 os coxaux sont unis à
l’avant par la symphyse pubienne
et à l’arrière avec le sacrum. Il
existe 2 rétrécissements
importants en obstétrique :

- Le détroit supérieur est limité


par le promontoir (angle formé
par L5 et le sacrum) et le bord
supérieur du pubis. Il divise le
bassin en 2 : le grand bassin et le
petit bassin.

- Le détroit inférieur est formé


par le bord inférieur du pubis, les
tubérosités ischiatiques et le
coccyx.

49
4. Le membre
supérieur

50
1. LE BRAS:
Formé d’un seul os long : l’humérus.
A. L’EXTRÉMITÉ SUPÉRIEURE :
= la tête humérale
- s’articule avec la cavité glénoïde de l’omoplate
B. L’EXTRÉMITÉ INFÉRIEURE :
= palette humérale
- à l’arrière : la cavité olécranienne
qui reçoit l’olécrane du cubitus
- en dedans : la trochlée qui
s’articule avec le cubitus, surmontée de
l’épitrochlée
- en dehors : le condyle qui
s’articule avec le radius, surmonté par
l’épicondyle
51
Vue postérieure

Tête humérale

omoplate

humérus

Olécrane

épitrochlée
épicondyle

radius

cubitus ou ulna

52
2. L’ AVANT-BRAS :
2os : le radius en dehors et le cubitus
en dedans

A. LE RADIUS :
En dehors
- Extrémité supérieure :
La tête radiale, très petite, s’articule
avec le condyle de l’humérus et le
pourtour s’articule avec le cubitus
- Extrémité inférieure :
Elle présente une large surface
articulaire avec le carpe

53
Vue antérieure
B. LE CUBITUS OU ULNA :

En dedans
- Extrémité supérieure :

L’olécrane, en forme de bec, vient s’insérer


dans la cavité olécranienne de l’humérus lors
de l’extension de l’avant-bras sur le bras.

A l’avant : la grande cavité sigmoïde qui


tourne autour de la trochlée de l’humérus et la
petite cavité sigmoïde qui s’articule avec le
pourtour de la tête radiale

- Extrémité inférieure :
Très petite, ne s’articule qu’avec le radius et
pas avec le carpe

Vue postérieure

54
3. LA MAIN

La main est formée du carpe, du métacarpe et des doigts :

A. LE CARPE :

Le carpe est formé de 8 os qui s’articulent entre eux, avec le radius et les métacarpiens.
! scaphoïde et semi-lunaire qui s’articulent avec le radius et reçoivent tout le choc lors d’une chute
sur l’avant-bras.

B. LE METACARPE :

5 os appelés métacarpiens

C. LES DOIGTS :

Leur nom : le pouce, l’index, le majeur, l’annulaire, l’auriculaire

Formés de 3 phalanges (phalanges, phalangines, phalangettes) sauf le pouce qui n’en a que 2.

55
Les os de la main
[Link] carpe
Rangée proximale: rangée distale:

*scaphoïde *trapèze
*semi-lunaire *trapézoïde
*pyramidal *grand os
*pisiforme *os crochu

1. Radius 2. cubitus

56
Les os de la main
2. Métacarpes
1,2,3,4,5
3. Les phalanges
1
2 345 ->phalangines
->phalangettes
Pouce, indexe, majeur, annulaire, auriculaire

57
5. Le membre
Inférieur

58
1. LA CUISSE :

Formée d’un seul os : le fémur, l’os le + long et le + massif du corps. A. L’EXTRÉMITÉ


SUPÉRIEURE :

= la tête fémorale

- s’articule avec la cavité cotyloïde de l’os coxal - est reliée à la diaphyse par le col du fémur
- en dehors, le grand trochanter

B. L’EXTRÉMITÉ INFÉRIEURE :

- A l’avant : la trochlée qui s’articule avec la rotule


- A l’arrière : les condyles qui s’articulent avec les plateaux tibiaux

59
L’os de la
cuisse

60
2. LA JAMBE :

2 os longs : le tibia en dedans et le péroné en dehors

A. LE TIBIA :

En dedans
- Extrémité supérieure :

o Les plateaux tibiaux qui s’articulent avec les condyles fémoraux par l’intermédiaire
des ménisques

- Extrémité inférieure :

o Malléole interne
o Elle présente une large surface articulaire avec l’astragale

61
Les os de la
jambe: le
tibia

• Rem: les malléoles


interne et externe
forment ensemble la
mortaise tibio-péronière

62
B. LE PÉRONÉ OU FIBULA :

En dehors
- Extrémité supérieure :
o Elle s’articule avec le tibia
et ne fait pas partie de
l’articulation du genou
- Extrémité inférieure :
o Malléole externe
o Elle s’articule avec le tibia

63
3. LE PIED:

Le pied est formé du tarse, du métatarse et des orteils

A. LE TARSE :

le tarse est formé de 7 os dont l’astragale qui s’articule avec l’extrémité inférieure du
tibia et le calcaneum qui constitue le talon

B. LE MÉTATARSE :

5 os appelés les métatarsiens

C. LES ORTEILS :

formés de 3 phalanges chacun sauf le gros orteil qui n’en a que 2.

64
Les os du pied
Le tarse: le calcanéum; l’astragale; le scaphoïde; le cuboïde et les 3 cunéiformes.

Le métatarse: de 1 à 5

Les phalanges (3 par orteil excepté le gros orteil qui n’en a que 2)

scaphoïde

65
6. Les
articulations

66
1. Définition :

Une articulation = toute surface de contact entre 2 os

2. Fonctions :

Relier les os entre eux


Permettre la mobilité du squelette

3. Classification :

A. LES ARTICULATIONS IMMOBILES = SYNARTHROSES

De texture fibreuse
Ex : les sutures des os de la voûte du crâne

B. LES ARTICULATIONS SEMI-MOBILES = AMPHIARTHROSES

De texture cartilagineuse
Ex : symphyse pubienne, disques intervertébraux

67
C. LES ARTICULATIONS MOBILES = DIARTHROSES

o Leurs caractérisdques :

§ Les extrémités des 2 os sont recouvertes de cardlage ardculaire

§ La capsule ardculaire : sorte de manchon fibreux qui unit les 2 os

§ La membrane synoviale : elle tapisse la face interne de la capsule

§ La synoviale : liquide sécrété par la membrane synoviale qui lubrifie


les surfaces de contact

§ Les ligaments : inclus dans la capsule ardculaire ou à l’extérieur


On peut aussi rencontrer :

§ Des bourrelets fibro-cardlagineux disposés à la périphérie des surfaces ardculaires pour


approfondir les surfaces ardculaires : ex : le bourrelet glénoïdien de l’omoplate

§ Des disques ardculaires ou ménisques : fixés à la capsule, situés entre les 2 surfaces ardculaires, ils
épousent la forme des surfaces ardculaires : ex : au niveau de l’ardculadon du genou

68
o Les formes des surfaces articulaires :

1. Les articulations planes ou arthrodies : Elles permettent un


mouvement de glissement

Ex : articulation acromio-claviculaire

2. Les articulations sphéroïdes ou énarthroses ou


cotyloïdiennes : Sphère creuse + sphère pleine

Elles permettent des mouvements dans toutes les directions


Ex : articulation de la hanche : cavité cotyloïde avec tête
fémorale

3. Les articulations condyliennes : Segments d’ellipsoïdes


(concave et convexe emboîtés)

Ex : articulation radio-carpienne, le condyle de l’humérus avec


la tête radiale, les condyles fémoraux avec les plateaux tibiaux

69
4. Les articulations trochléennes :
Les surfaces ont la forme de poulies (l’une pleine,
l’autre creuse) => mouvement de rotation autour de
l’axe transversal
Ex : articulation huméro-cubitale : la trochlée de
l’humérus avec la grande cavité sigmoïdienne du
cubitus, la trochlée du fémur avec la rotule

5. Les articulations trochoïdes :


Articulations à pivot constituées par des surfaces en
forme de segments de cylindre emboîtés, d’où des
mvts de rotation autour de l’axe du cylindre
Ex : articulation radio-cubitale supérieure : pourtour
de la tête radiale avec la petite cavité sigmoïde du
cubitus

6. Les articulations par emboîtement réciproque :


Formées par des surfaces articulaires concaves dans
un sens, convexes dans l’autre => formes complexes.
Ex : articulation trapézo-métacarpienne du pouce

70
• Articulation

L’épaule
• Ligements

• muscles

• mouvements

[Link] 71
L’épaule

72
Le genou

[Link] 73
• Ligaments croisés

• Épine tibiale

Le genou • Capsule articulaire

• Membrane synoviale

• ménisques

74
Le genou

75
La hanche

[Link] 76
Les ar-cula-ons:
Articulation huméro-cubitale:
flexion extension de l’avant bras sur le bars

Articulation radio-cubitale:
*pronation paume de la main vers le bas
*supination: paume de la main vers le haut.

Articulation coxo-fémorale:

77
Chapitre 4
Myologie

78
Physiologie des muscles

Les aspects morphologiques

Myologie : plan Anatomie des muscles

• Tête et cou
• tronc
• Le membre supérieur
• Le membre inférieur

79
1. Physiologie des
muscles

80
Qu’est-ce que la myofibrille ?

La myofibrille est l'unité contractile du muscle.

Elle a une structure cylindrique contractile formée de filaments, ou sarcomères, qui garnissent les fibres
musculaires.

Elle est reliée à la membrane plasmique par les filaments intermédiaires qui permettent également à la
cellule musculaire de se contracter et se décontracter sans se rompre. Ceux-ci permettent donc à la cellule
d'avoir une certaine élasticité.
81
LES DIFFERENTS TYPES DE FIBREs MUSCULAIRES

- Le tissu musculaire lisse (involontaire)

- Le tissu musculaire strié de type squelettique (volontaire)

- Le tissu musculaire strié cardiaque (involontaire). Il s’appelle le myocarde. C’est 1


des 3 enveloppes du cœur. Son fonctionnement est involontaire et automatique
comme un muscle lisse. Il subit l’influence sympathique (adrénaline) ou
parasympathique. Sa structure rappelle un peu celle du muscle strié mais les fibres
musculaires cardiaques sont des cellules anastomosées qui forment une vaste cellule
plasmediale où les noyaux centraux sont rares. Les microfibriles sont disposées de
part et d’autre des fibres et traversent, pour certaines d’entre elles, les ponts d’union
ou traits scalariformes. Le myocarde sert à propulser le sang dans les artères.

82
Le tissus musculaire lisse:
sarcolemme

noyau sarcoplasme

Le tissus musculaire strié squelettique:

Le 5ssus musculaire strié squele6que:

83
LES PROPRIÉTÉS BIOLOGIQUES DU MUSCLE :

- L’excitabilité :
Un influx nerveux vient exciter le nerf moteur, ce qui produit une contraction
musculaire.

- La contractilité :
C’est la faculté du muscle de se raccourcir c-à-d de rapprocher ses extrémités donc de
mouvoir les os où ses extrémités sont fixées en cas d’excitation nerveuse.

La contraction musculaire se caractérise :

o Par un raccourcissement du muscle


o Par un épaississement du muscle
o Par un durcissement du muscle

84
- L’élasticité :
C’est la propriété du muscle de se laisser allonger par traction et de revenir à sa
position 1ère lorsque cette traction cesse (pas d’allongement résiduel).

De plus, l’élasticité protège les pièces osseuses et les attaches musc. en amortissant
les trop brusques variations de tension.

- La tonicité :
C’est la propriété du muscle, en dehors de tout mouvement actif, de rester dans un
état de tension, de légère contraction permanente involontaire : c’est le tonus
musculaire.

Donc si altération du nerf moteur et/ou de moëlle épinière, il y a diminution ou


disparition de la tonicité.

Rôle : la tonicité permet de se tenir droit (bipédie).

85
LES PHÉNOMÈNES BIOLOGIQUES QUI ACCOMPAGNENT LA
CONTRACTION MUSCULAIRE :

- Les phénomènes thermiques :

En se contractant un muscle produit de la chaleur : d’ailleurs, on se


réchauffe en produisant un travail musculaire.
Même au repos, le muscle perd une petite quantité de chaleur (= le
métabolisme de repos de la cellule musc).

Les muscles constituant 40% du poids corporel, le muscle est la


principale source de chaleur du corps et cette chaleur diffuse grâce
au sang.

86
- Les phénomènes mécaniques :
Tout muscle qui se contracte produit un travail.

Il s’agit d’une force qui tend à raccourcir les fibres musculaires.

- Les phénomènes électriques :


On peut comparer une cellule musculaire à une micropile :

La cellule au repos :

Elle produit une différence de potentiel appelée : potentiel de repos car il y a


une différence de répartition des ions de part et d’autre de la membrane
cellulaire.
Ce potentiel de repos est dirigé de extérieur vers l’intérieur de la cellule (le
courant va du + au -).

87
La cellule en action :
Si excitation de la cellule par un influx nerveux, il apparaît une onde de
dépolarisation (= inversion de la polarisation), qui est rapide et qui
part du point stimulé jusqu’aux extrémités de la cellule.
Donc, la différence de polarisation s’inverse et il apparaît un potentiel
d’action qui est dirigé de l’intérieur vers l’extérieur de la cellule ( le
courant va du + au -)
Donc ce courant d’action débute de la plaque motrice et se propage
jusqu’aux extrémités des fibres musculaires

88
- Les phénomènes hormonaux :

Lors du passage de l’influx nerveux, au niveau de la plaque motrice, il y a


libération d’un médiateur chimique : l’acétylcholine.
C’est ce médiateur qui provoque la dépolarisation de la plaque motrice
qui s’étendra à toute la cellule musc., ce qui provoquera la contraction
musculaire.

- Les phénomènes chimiques :

Le travail musc. nécessite de l’énergie pour ensuite en restituer sous


d’autres formes :
Le muscle utilise une énergie chimique transformée en travail (= énergie
mécanique) et en chaleur (= énergie thermique).

89
3 sources d’énergie interviennent successivement :

o une énergie de démarrage :


elle répond à l’excitation nerveuse et utilise l’ATP (adénosine triphosphate) = composés

phosphorés.

o Une énergie d’entretien :

Elle entretient le travail musc. en consommant de l’O2 (l’O2 provient de la myoglobine) dans des
réactions d’oxydations de glucides et de lipides.
Cette énergie est aérobique

o Une énergie de réserve :

Elle intervient qd le travail dépasse les possibilités normales du muscle ou qd l’oxygénation du tissu
musc. se fait mal.
Cette énergie est anaérobique ; elle dégrade le glycogène et produit de l’acide lactique (à douleur
des crampes)

90
Résumé d’une contraction musculaire

1. jonction entre l’influx nerveux et la fibre musc. se fait au niveau de la plaque motrice.

2. Libération d’un médiateur chimique= ACETYLCHOLINE

3. Dépolarisation de la fibre musculaire depuis la plaque motrice jusqu'à toute la surface de la membrane de la
fibre musc.

4. Glissement des fibres d’actine

91
La contraction musculaire

[Link]

92
93
2. Aspect
morphologique
• Chez l’homme, il y a 3 types de
muscles :

• - Les muscles striés

• - Les muscles lisses

• - Le muscle cardiaque = le
myocarde = muscle strié mais
involontaire (soumis au syst.
nerveux végétatif)

94
- leur contraction est soumise au contrôle
de la volonté = SNC

- leurs formes :
A. Les chaque muscle strié comporte « un corps charnu »
et 2 extrémités par lesquelles il s’insère.
muscles
striés 1. Les muscles longs :
Leur corps charnu est « fusiforme » et se termine à
chaque extrémité par 1 tendon (= fibres
conjonctives serrées)

95
Si plusieurs corps musculaires => biceps, triceps, quadriceps
• Biceps : muscle dont une extrémité se divise en 2 corps musculaires distincts
ayant chacun 1 tendon – ex : biceps brachial

• Triceps : muscle qui se divise à une extrémité en 3 corps ; ex : triceps


brachial,

Triceps sural : au niveau du mollet

Quadriceps : muscle constitué de 4 corps ; ex : quadriceps de la cuisse

96
Biceps

Fonction : flexion de l’avant bras sur


le bras

97
2. Les muscles plats :
Leur corps charnu est étalé en
éventail et se termine par un tendon
aplaN (= aponévrose d’inserNon)
Ex : le grand dorsal

98
3. Les muscles courts :
Leur corps charnu est très court sans tendon
4. Les muscles annulaires :
Leur corps charnu est circulaire
• les muscles orbiculaires : ils entourent un
orifice naturel : ex : la bouche = orbiculaire des
lèvres
• les sphincters : ils entourent un viscère
creux : ex : urètre, anus

99
Les insertions

- où?

• muscles squelettiques (activité physique) : sur les saillies osseuses

• muscles peauciers (mimiques) : à la face profonde de la peau

- comment ?

• par l’intermédiaire d’un tendon = fibres conjonc1ves serrées

• par l’intermédiaire d’une aponévrose d’inser1on = fibres


conjonc1ves étalées, sorte de tendon apla1

• par une implanta1on directe des fibres charnues


NB : le diaphragme est un muscle strié

100
101
B) LES MUSCLES
LISSES :

leur contraction échappe au contrôle de la


volonté, ils sont soumis au syst.
neurovégétatif ou syst. nerveux autonome

les différents types :

- les muscles horripilateurs :


au niveau de la peau, ils redressent les
poils = « chair de poule » par ex par des
réactions de thermorégulation

102
les muscles viscéraux :

o syst. digestif : dans la paroi de l’œsophage, estomac, intestin à péristaltisme :


progression du contenu du système digestif

o syst. urinaire : dans la paroi des uretères, de la vessie, de l’urètre à progression de


l’urine et vidange de la vessie

o syst. respiratoire. : dans la paroi des bronches à bronchoconstriction et


bronchodilatation

o syst. reproducteur : dans la paroi de l’utérus à l’accouchement

o syst. circulatoire. : dans la paroi des vaisseaux à vasoconstriction ou


vasodilatation

103
- les sphincters lisses :

o sphincters vasculaires : sphincters précapillaires qui ouvrent ou ferment les


capillaires

o sphincters digestifs : le pylore permet le passage des aliments de l’estomac vers le


duodénum

o sphincter urinaire : au niveau de l’urètre, il contrôle l’arrivée de l’urine de la


vessie dans l’urètre

Remarques :

- il existe aussi un sphincter strié soumis à la volonté pour postposer la miction

- au niveau de l’anus, il existe uniquement un sphincter strié

104
A) LES MUSCLES DE LA TÊTE ET DU COU :

Les muscles masticateurs : le temporal et


le masseter
Les muscles peauciers : les mimiques
3. Anatomie des
MUSCLES - L’orbiculaire des paupières
SQUELETTIQUES : - L’orbiculaire des lèvres
- Les zygomatiques
- Le frontal
- Le sourcilier

105
muscles masticateurs

temporal

masseter

106
muscles des mimiques

frontal

sourcilier

orbiculaire des yeux

Zygomatique

orbiculaire des lèvres

107
• Les muscles du cou :

• - Les sus-hyoïdiens (1) : la déglutition
- Le sterno-cléidomastoïdien( 2) : la flexion de la tête (torticolis
congénital)
- Les scalènes (3) : la flexion latérale de la tête et inspirateurs
accessoires
- Le trapèze(4) : élève les épaules

108
1

1 = sus hyoïdien
2 = sterno-cléido-mastoidien
3= scalène
4= trapèze

109
B) LES MUSCLES DU TRONC :
Le dos :
1. Le trapèze : élève les épaules
2. Le grand dorsal : maintien du dos

110
Le thorax :
Ø Les intercostaux (profonds): inspiration
Ø Les grands pectoraux : mouvements bras : adduction
Ø Les petits pectoraux (profonds): inspiration
Ø Les grands dentelés (profonds): inspiration

face antérieure du thorax

111
L’abdomen :
Ø Les grands droits : maintien des viscères abdominaux et flexion du
tronc Ø Les grands obliques : idem
Ø Les petits obliques : idem
Ø Les transverses (sous petits obliques): idem
Ø Le psoas-iliaque (profond): flexion de la cuisse sur le bassin

112
Les plans musculaires transversaux :
[Link] diaphragme :
- muscle essentiel de la respiration
- sépare le thorax de l’abdomen
- est traversé par l’aorte, la veine cave inférieure,
le canal thoracique, l’œsophage

vue depuis les pieds

vue depuis la tête

113
le diaphragme

-> muscle inspirateur essentiel, c’est une cloison musculo-tendineuse qui sépare la cavité
thoracique de la cavité abdominale.

-> il s’insère sur le pourtour de l’orifice inférieur du thorax, ses fibres convergent vers une
portion tendineuse centrale : le centre PHRENIQUE.

-> forme un dôme, empreinte de cœur à gauche, le divise en 2 coupoles droite et gauche.

-> est en contact =>en haut : avec le péricarde du cœur et des plèvres du poumon ;
=>en bas : avec le foie, l’estomac, la rate, le péritoine et un peu des reins ;

-> il est composé de 2 parties :

Partie musculaire, périphérique, s’insère sur la colonne lombaire et la face inférieure


des côtes. Cette partie comprend 2 orifices qui laissent passer l’aorte et l’œsophage.

Partie aponévrotique, centrale, à la forme d’un trèfle, centre phrénique, il est


traversé par la VCI.

-> Descend lors de l’inspiration et monte lors de l’expiration.


2. Le périnée ou plancher
pelvien:
Pour la continence urinaire et
fécale
Comprend le releveur de l’anus,
le sphincter strié externe
de l’urètre,
le sphincter strié
externe de l’anus
Est traversé par l’urètre, l’anus
et le vagin
couché sur le ventre
116
c. LES MUSCLES DU MEMBRE SUPÉRIEUR :

A. L’épaule :

Les grands pectoraux : adduction du bras

Les petits pectoraux : inspiration

Le deltoïde : élever le bras

Le grand dentelé : inspiration

Le grand rond (profond): rotation du bras

Le petit rond (profond) : idem

Sous et sus épineux (profonds):idem

117
• les muscles de la coiffe des rotateurs

118
deltoide

pectoraux

deltoide

grand dentelé

119
B. Bras
- Le biceps : fléchisseur de l’avant-bras sur le bras
- Le triceps brachial : extenseur de l’avant-bras

triceps

biceps

120
C. Avant- brans

Ø Muscles fléchisseurs = qui replient le membre

Ø Muscles extenseurs = qui étendent le membre

Ø Muscles supinateurs à supination : mouvement de l’avant-


bras qui a pour
résultat de faire exécuter à la main une rotation de dedans en dehors
(paume en avant)
Ø Muscles pronateurs à pronation : une rotation de dehors

121
extension avant bras

flexion avant bras

Attention, vue postérieure de l’avant bras


Attention, vue antérieure de l’avant bras
122
pronation
supination

123
D. La main

Muscles thénariens : autour du pouce


Muscles hypothénariens : autour de l’auriculaire

éminence thénar

éminence hypothénar

vue antérieure vue postérieure


124
D. LES MUSCLES DU MEMBRE
INFÉRIEUR :
Fessiers
A. La fesse :
Ø Grand fessier : station
verticale
Ø Moyen fessier (IM) :
idem
Ø Petit fessier (profond)
: idem

125
• B. LA CUISSE
• - Le quadriceps : droit antérieur, vaste interne, vaste externe (IM),
crural (profond) vers le tendon rotulien ; extension de la jambe
• -Le couturier : extension de la jambe
• - Les adducteurs

126
C. LA JAMBE
Le triceps sural :
jumeau interne, jumeau externe,
soléaire vers le tendon d’Achille

127
Chapitre 5
Cardiologie

128
Anatomie du coeur

Anatomie des vaisseaux

• Capillaires (sanguins et
Cardiologie : plan lymphatiques)
• Artères
• Veines

Description du sang

129
1. Anatomie du
coeur

• Localisation du cœur

Le cœur est situé dans la cage thoracique


entre les 2 poumons, à la partie inférieure
du médiastin.
Il ressemble à une pyramide positionnée
à l’envers.

130
1. Anatomie du coeur

Histologie :
Le cœur est formé de 3 couches :

- l’endocarde : couche interne où tissu nodal

- le myocarde : couche moyenne : muscle strié


involontaire

- le péricarde : couche externe : séreuse


(feuillet viscéral et feuillet pariétal) +
péricarde fibreux où ligaments

131
Anatomie

132
Fonctionnement du coeur

133
Fonctionnement du Coeur :
[Link]

134
En résumé

135
Diastole = remplissage
Systole = éjection

136
Trajet du sang

• Trajet :
VCS et VCI
=> OD=> VD
=> artères pulmonaires
(oxygénation du sang vicié)
=> veines pulmonaires
=> OG => VG
=> crosse aorte

137
Vascularisation :
Les vaisseaux nourriciers
du cœur sont les artères
coronaires qui naissent de
l’aorte et se ramifient sur
tout le cœur.

138
• PHYSIOLOGIE CARDIAQUE

• Remarque : Le muscle cardiaque est un muscle strié involontaire a il n’obéit pas


au SNC mais il subit l’influence du SNA.

• LE TISSU NODAL :

• Lorsque le cœur est isolé, tout en étant irrigué suffisamment, il se contracte de


manière normale et rythmée ; la contrac7on rythmée du cœur est donc
automa7que ; la s7mula7on cardiaque a son origine dans le cœur lui-même.

• Le muscle cardiaque con7ent de pe7tes masses de cellules spéciales qui


cons7tuent le 7ssu nodal. Ces cellules sont capables de déclencher l’influx
nerveux de façon spontanée et régulière.

139
• Il existe un véritable réseau de tissu nodal : ( aussi appelé cellules de Purkinje)

• - Le nœud sinusal ou Nœud sinusal de Keith et Flack ou Nœud sino-auriculaire


- Le nœud auriculoventriculaire ou Nœud d’Aschoff Tawara
- Le faisceau de His : qui descend ds la cloison interventriculaire et qui se divise en une branche
droite et une branche gauche pour le ventricule correspondant.

• - le nœud sinusal décharge une impulsion électrique qui provoque la contraction


des 2 oreillettes et stimule le nœud auriculoventriculaire qui envoie une impulsion au faisceau de
His et ses branches, ce qui provoque la contraction des 2 ventricules => décalage entre la
contraction auriculaire et la contraction ventriculaire.
- le rythme des battements est imposé à tout le myocarde par le nœud sinusal et
s’appelle le rythme sinusal ; il est de l’ordre de 60 à 80 minutes chez l’adulte.

• NB : si perturbation au niveau de transmission de l’influx nerveux, il pourra être nécessaire de


placer un pacemaker qui donnera lui-même l’impulsion électrique

140
141
Les bruits du cœur :
Lors de l’auscultation au stéthoscope, on perçoit 2 bruits :

1er bruit : lors de la fermeture des valvules AV, à la fin de la systole auriculaire
puis petit silence
2e bruit : lors de la fermeture des valvules sigmoïdes, à la fin de la systole
ventriculaire puis grand silence

=> on peut entendre des bruits anormaux : pex : souffles si RAA LA


REGULATION CARDIAQUE :

Le muscle cardiaque est un muscle strié dont la contraction n’est pas sous le
contrôle de la volonté
(le cœur n’obéit pas au système nerveux central) .

142
Les bruits du cœur : [Link]

143
En Résumé

144
C’est le système neurovégétatif ou système nerveux autonome qui
assure la régulation du fonctionnement du muscle cardiaque.

Le système parasympathique :

Un centre cardiomodérateur se trouve ds le bulbe rachidien qui peut


donner l’ordre de ralentir le cœur, par l’intermédiaire du nerf vague

Le système orthosympathique :

Un centre cardioaccélérateur se trouve ds la moelle épinière qui peut


donner l’ordre d’accélérer le cœur.

145
Ces centres reçoivent des informations sur les besoins de l’organisme => le cœur
peut ainsi s’adapter aux besoins de l’organisme :

- si effort physique
- si douleur modérée
- si douleur importante

Il existe aussi des barorécepteurs, au niveau de la crosse de l’aorte et de


bifurcation de artère carotide primitive, qui détectent les variations de pression
du sang :

- si diminution de pA => accélération du rythme cardiaque


-si augmentation de pA => diminution de la fréquence cardiaque

146
2. Anatomie des vaisseaux sanguins :
[Link]

147
En résumé

148
2. Anatomie des vaisseaux
sanguins

LES ARTERES :

Elles sont formées de 3 couches :

- l’endartère ou intima :
couche interne
- la média : couche
moyenne où tissu musculoélastique =>
vasoconstriction et vasodilatation

- l’adventice : couche
externe qui contient les vaisseaux
nourriciers de l’artère et les nerfs

149
Physiologie des ARTERES

LA VASOMOTRICITE :

Les parois des artères con7ennent des fibres musculaires lisses, leur
contrac7on ou leur relâchement provoque des modifica7ons du calibre des
vaisseaux = vasomotricité

Elle est commandée par :

- Le parasympathique exerce une ac7on dilatatrice sur les vaisseaux -


L’orthosympathique exerce une ac7on de constric7on sur les vaisseaux
périphériques de la peau et des muqueuses

150
LA TENSION ARTERIELLE :

A chaque contraction, le cœur envoie dans les vaisseaux une certaine quantité
de sang, avec une certaine vigueur ; de ce fait, il règne une certaine pression à
l’intérieur des artères = la tension artérielle.

Caractéristiques de la tension artérielle :


Au moment de la systole ventriculaire, la TA s’élève : le chiffre atteint est la
tension systolique ou maxima.

Pendant la diastole, la tension diminue et son chiffre dépend du tonus des


parois artérielles et de quantité de sang qu’elles contiennent ; c’est la tension
diastolique ou minima.

La tension différentielle est la différence entre les tensions maxima et minima

151
Variations de la tension artérielle :
Chez un adulte normal, la tension est de 120 mm Hg pour la maxima et 70 mmHg pour la minima.

Les chiffres de la tension artérielle dépendent de 3 facteurs :

• Le débit cardiaque : Il règle la quantité de sang que les ventricules envoient à chaque systole ds le
syst artériel.

Si effort, le débit augmente car il y a augmentation de la fréquence cardiaque (tachycardie) et du


volume d’éjection ventriculaire.

• Le calibre vasculaire : La vasodilatation fait baisser la tension artérielle tandis que vasoconstriction la
fait monter => la vasomotricité modifie à chaque instant les résistances périphériques pour
maintenir la TA.

• Le volume de la masse totale du sang : Toute diminution de masse sanguine (hémorragie), entraîne une
chute de TA, toute augmentation de cette masse entraîne une augmentation de la TA.

152
Régulation de la TA :
• Si la TA est modifiée, les mécanismes
régulateurs entrent en jeu grâce aux
barorécepteurs.
• Si hémorragie => chute de TA => accélération
du rythme cardiaque, vasoconstriction et
rétablissement de masse sanguine .
• Si élévation de TA => ralentissement du
rythme cardiaque, vasodilatation et augm de
diurèse (pour réduire volume circulant)

153
LES VEINES :
Elles sont aussi formées de 3
couches :

- l’intima : couche
interne qui contient des
valvules au niveau des
membres inférieurs (rôle ds
la circulation de retour du sg
veineux)
- la média : couche
moyenne moins musculeuse
que celle des artères
- l’adventice :
couche externe : idem
artères

154
Physiologie des VEINES

La circulation dans les veines s’effectue grâce à plusieurs mécanismes :

- La chasse du sg veineux par sg artériel envoyé continuellement par le cœur

- La contraction des muscles qui compriment les veines profondes


intramusculaires

- L’aspiration thoracique pendant l’inspiration pulmonaire

155
156
c. les capillaires

Les capillaires sanguins et lymphatiques

157
a ) La grande circulation :

La grande et Elle irrigue tout l’organisme.


Le sang riche en O2 est transporté par
la peFte l’aorte et ses branches jusqu’aux tissus.
circulaFon Le sang pauvre en O2 et chargé de déchets
est ramené ensuite au cœur par les 2
veines caves.

158
Trajet :

2 sous systèmes :
• - le système rénal = circuit d’épuration
Aorte => 2 artères rénales => reins => 2
veines rénales =>
VCI

• - le système hépatodigestif = circuit


d’alimentation et d’épuration :

159
b) La petite circulation:
C’est le circuit d’oxygénation du
sang
Le sang pauvre en O2 est
transporté par l’artère
pulmonaire jusqu’aux poumons.
Le sang riche en O2 est ramené
ensuite au cœur par les veines
pulmonaires.

160
• Vue d’ensemble: grande
circulation (systémique) <>
petite circulation
(pulmonaire)

161
• Anatomie du SYSTEME
ARTERIEL

1. Aorte
a) Les différentes parties de
l’aorte :
• o la crosse aortique
o l’aorte thoracique
o l’aorte abdominale
o se divise en 2 artères iliaques
primitives

162
163
l’aorte et ses branches:

1 la crosse aortique :
o les a. coronaires

o le tronc artériel brachiocéphalique à D :

L’a. carotide primitive D => l’a. carotide


interne et l’a. carotide externe ( vers la
tête et le cou )

L’A ss clavière D => a. axillaire, a.


humérale, a. cubitale et radiale, arcade
palmaire et artères digitales (vers les
membres supérieurs)

NB : à G : pas de tronc artériel


brachiocéphalique

164
• Aorte thoracique
(rapports avec trachée
– œsophage) et
abdominale

165
l’aorte thoracique :
o les a. bronchiques
o les a. oesophagiennes
o les a. médiaswnales
o les a. intercostales

166
L’aorte abdominale :

le tronc coeliaque constitué de l’a. hépatique, l’a. coronaire


stomachique, l’a. splénique (foie, estomac, rate)

les a. rénales G et D
les a. mésentériques sup ( intestin grêle) et inf. les a. lombaires
les a. spermatiques et ovariennes

- elle se divise ensuite en 2 a. iliaques primitives avec l’a. iliaque


interne ( organes pelviens) et l’a. iliaque externe ( membres inférieurs)
qui donne ensuite l’a. fémorale, l’a. poplitée, l’a. péronière, l’a.
plantaire et les a. digitales.

167
Le tronc coeliaque
Tronc coeliaque donne naissance à
3 branches :

1) artère coronaire stomachique

2) artère hépatique

3) artère splénique

168
Anatomie
du système
veineux

169
- Les v. jugulaires (interne et externe) drainent le sang
de la tête et du cou - La v. ss clavière draine le sang des
membres supérieurs
Le système => tronc veineux brachio céphalique => VCS et OD
veineux : la
- La veine Grand Azygos vient aussi se jeter dans la VCS ;
veine cave cette veine anastomose les systèmes veineux caves sup
et inf.
supérieure
- Il faut ajouter les veines superficielles :
o pour le cou : la v. jugulaire externe

o pour les membres supérieurs : la v.


basilique et la v. céphalique

170
b) La veine cave inférieure:
- La v. iliaque externe
draine le sang des
membres inférieurs - La v.
iliaque interne draine le
sang des organes pelviens
v. iliaque primitive => VCI
=> OD

171
• vascularisation
hépatique

172
• - La Veine porte qui rassemble la v. coronaire stomachique, la v. splénique,
les v. mésentériques sup et inf pénètre ds le foie => veines sus hépatiques =>
VCI
• - Les veines rénales => VCI
- autres branches : les v. spermatiques et ovariennes, les veines lombaires,...
• - Il faut ajouter les veines superficielles :
ex : pr les membres inférieurs : les veines saphènes

173
LE SYSTEME LYMPHATIQUE :

LA LYMPHE :

Au départ, c’est le liquide interstitiel dans lequel baignent les


cellules de l’organisme ; c’est le résultat de la transsudation, à partir
des capillaires, du plasma et des globules blancs. Les cellules y
puisent leurs nutriments et rejettent leurs déchets. Ce liquide
repasse dans les capillaires lymphatiques pour retourner finalement
ds circulation générale

174
LES VAISSEAUX LYMPHATIQUES :

Ils ramènent vers le système veineux la lymphe qui se trouve dans les
tissus.

Ils naissent sous forme de capillaires lymphatiques dans tous les tissus
de l’organisme, se rejoignent pour former des vaisseaux de + en + gros
pour donner finalement, 2 gros troncs lymphatiques :
- le canal thoracique gauche
- la grande veine lymphatique

175
• LES GANGLIONS LYMPHATIQUES :

Ils sont souvent groupés en amas, sur le trajet des vaisseaux


lymphatiques : au niveau du cou, du creux axillaire, au niveau inguinal.
Le ganglion agit comme un filtre d’arrêt pour les particules étrangères
véhiculées ds la lymphe : cela explique la formation d’une adénopathie
dans le groupe de ganglions qui drainent une région atteinte d’infection
ou de cancer (adénopathie satellite)

176
RÔLES DU SYSTÈME LYMPHATIQUE :

Transport des graisses : les graisses absorbées au niveau des chylifères


de l’intestin grêle
Epuration : la lymphe véhicule une partie des déchets cellulaires et des
éléments non utilisés par les tissus
Défense : par les ganglions lymphatiques qui retiennent les microbes
que lymphe a pu absorber sur son parcours et qui les détruisent par
phagocytose (GB).

177
3. Le sang
• Le sang est le liquide qui circule dans les
vaisseaux sanguins ; l’homme adulte en possède
environ 5 à 6 litres.
• Le sang garde une composition chimique
relativement constante et une certaine alcalinité
(pH = 7,4)
• Dans le sang, les cellules vivantes, dites
éléments figurés (45% du volume du sang), sont
en suspension dans la partie liquide, le plasma
(55%).

178
LE PLASMA :

Le plasma est un liquide clair, jaunâtre.

Il contient :

Eau : 91,5%
Protéines : albumines (transport de certaines molécules),
globulines (anticorps), fibrinogène (coagulation)
Hormones
Enzymes
Sels minéraux : Na, K, Ca, Mg, chlorures,...
Matières nutritives : glucose (catabolisme), acides aminés
(anabolisme), acides gras (catabolisme)
Déchets : urée, bilirubine,...
Gaz dissous : O2 et CO2

179
LES ÉLÉMENTS FIGURÉS :

Les globules rouges ou hématies ou érythrocytes :

5 millions / mm3 sang

formés dans la moelle osseuse (tissu myéloïde), ils


vivent environ 120 jours, puis sont détruits dans la
rate.

Ils renferment un pigment rouge qui contient du fer :


l’hémoglobine ; celle-ci capte puis transporte l’02 des
poumons jusqu’aux cellules.

180
Les globules blancs ou leucocytes :

- 3 à 10.000 / mm3 sang

- formés dans la moelle osseuse

- ils lu>ent contre les infec?ons

- ils n’empruntent les vaisseaux que pour aller jusqu’aux


régions où ils installent les réac?ons inflammatoires et
immunitaires car ils possèdent 2 propriétés qui leur
perme>ent d’intervenir efficacement partout :

- La diapédèse : elle leur permet de franchir la paroi des


capillaires en s’insinuant entre les cellules de celle-ci et de
passer ds la lymphe inters??elle.

- La phagocytose : elle leur permet d’englober et de digérer les


par?cules étrangères et les microbes.

181
types de globules blancs :

* polynucléaires = 65%

. assurent la phagocytose ; ils ont un rôle de « tueurs »

. ils sont répartis en : neutrophiles = 60 à 65% , éosinophiles=2%, basophiles = 1% ,

mononucléaires = 35%,

. monocytes = 10% restent qq jours ds le sang puis vont ds les tissus et deviennent macrophages.
Spécialisés ds phagocytose

- lymphocytes : 20 à 25% des GB


. produits par la moelle osseuse, ils achèvent leur maturation dans
les ganglions lymphatiques et la rate
. les lymphocytes T détruisent les cellules étrangères
. les lymphocytes B assurent la mémoire immunitaire en produisant
des anticorps (plasmocytes)

182
les plaquettes ou thrombocytes :
• 150 à 300.000 / mm3

• formés par la moelle osseuse

• interviennent dans la coagulation


du sang : elles s’agglomèrent pour
obturer une brèche ds un vaisseau
sanguin.

183
Le sang humain au microscopie : buffy coat

184
L’hématopoïèse.

a) DéfiniNon:

L’hématopoïèse est l’ensemble des


phénomènes qui conduisent à la fabricaNon et
au remplacement, conNnu et régulé des
cellules sanguines.

b) Durée de vie des cellules sanguines.

Erythrocytes : 120 jours Leucocytes : 2 à 10


jours Thrombocytes : 10 jours

DONC Nécessité de les remplacer !

185
Où sont produites les cellules sanguines?

Avant la naissance : dans le tissu conjonctif, le


foie et la moelle osseuse.

Après la naissance, uniquement dans la


moelle osseuse rouge.

Les os qui participent à cette production, sont


le sternum, la base du crâne, les os iliaques,
les vertèbres, les épiphyses des os longs, les
maxillaires.

186
Comment se déroule l’hématopoïèse ?

Grace aux cellules souches hématopoïétiques.


Ces cellules possèdent des propriétés
particulières :

Elles sont totipotentes : une cellule souche


peut donner naissance, après différenciation,
à n’importe quelle cellule sanguine.

Elles sont capables d’auto-renouvellement :


reproduction à l’identique des cellules
souches pour maintenir un stock constant.
Elles sont capables de différenciation : une
fois qu’elle a eu lieu, elle est irréversible. La
cellule perd sa totipotence. La cellule s’engage
alors dans une des lignées cellulaires.

187
Les cellules sanguines sont donc produites dans la
moelle osseuse. Elles seront ensuite transportées par
le sang et rempliront leurs fonctions, soit dans le sang
ou dans les tissus.

188
Cellules souches totipotentes (3 lignées)

CS Leucopoïétiques CS Erythropoïétiques CS Thrombopoïétiques

Rein EPO Fer, vit B12, AF

Pré-globules rouges
(Erythroblastes) Moelle osseuse

Circulation sanguine
GR (+ réticulocytes)

FB
Oxygénation tissulaire

Destrucoon GR 120j

Libération Hgb

Bilirubine NC

Conjugaison Foie

Selles et urines 189


La coagulation sanguine

La coagulation sanguine est un processus complexe


aboutissant à la formation de caillots sanguins. Elle
permet l'hémostase, c'est-à-dire l'arrêt du saignement
survenant lors d'une blessure.

4 étapes :

- vasoconstriction
- hémostase primaire
- hémostase secondaire
- fibrinolyse

190
4

1. Vasoconstriction

191
Les groupes sanguins.

Un groupe sanguin est une classification de sang reposant sur la présence


ou l'absence de substance antigéniques héritées à la surface des globules
rouges (hématies).

La découverte du système ABO, le premier de ces systèmes, en 1900, par


Karl Landsteiner a permis de comprendre pourquoi certaines transfusions
sanguines étaient couronnées de succès, alors que d'autres se
terminaient tragiquement.

le système ABO permet de classer les différents groupes sanguins selon la


présence ou non d’antigènes A ou B à la surface des globules rouges.

192
• Les antigènes sont des molécules qui
couvrent la surface de toutes les
cellules de l'organisme et participent
à son identité. Elles sont les cibles des
anticorps lorsqu'elles sont identifiées
comme étrangères.
• Les anticorps sont des molécules
produites par les lymphocytes B du
système immunitaire qui réagissent
avec les antigènes n'appartenant pas
à l'organisme. Elles attaquent le non-
soi.

193
• Ainsi les globules rouges du groupe sanguin A possèdent
des antigènes A, ceux du groupe B des antigènes B, ceux du
groupe AB des antigènes A et B alors que ceux du groupe O
ne contiennent pas d’antigènes de type A ni de type B.

194
• Et pour la transfusion ?
• Les anticorps neutralisent toute
molécule étrangère à son propre
organisme. Lorsqu'un anticorps (
agglutinines présentes dans le plasma
du receveur) se fixe spécifiquement à
un antigène ( agglutinogènes situés à
la surface des globules rouges du
donneur), il provoque l'agglutination,
parfois l'hémolyse (destruction), de
ces derniers.
• Lors d’une transfusion sanguine, il
est primordial de respecter les règles
de compatibilité sanguine.

195
• Le système Rhésus.

• Ce système, explique certains problèmes indépendants du système ABO,


comme les accidents transfusionnels et la maladie hémolytique du nouveau-
né. Le système Rhésus permet de classer les groupes sanguins selon la
présence ou non d’antigène D à la surface des globules rouges.

• Dans la pratique médicale courante, on distingue les individus rh- qui ne


portent pas l'antigène D sur la surface de leurs hématies et les individus Rh+,
qui présentent l'antigène D. En règle générale, les sujet rh- n'ont pas
d'anticorps anti- D dans leur plasma. Une transfusion est alors possible sans
conséquence immédiate d’un individu rh- vers un individu rh- ou rh+.

196
• Cet anticorps ( anti rh+) n'apparaît
qu'après une transfusion non iso-rhésus
(transfusion d'un sang rh+, à un sujet rh-)
ou une grossesse après la naissance d'un
enfant Rh+ chez une femme rh-. On dit
alors qu'il s'agit d'un anticorps irrégulier.
Dans ce dernier cas, la transfusion d'un
sang Rhésus + entraîne une réaction
hémolytique (qui détruit les hématies) par
incompatibilité Rhésus.

• Ainsi, pour le système ABO, et en ne


considérant que le groupe rhésus standard
(antigène RH1), les sujets AB+ sont
considérés comme receveurs universels, et
les O- comme donneurs universels de
globules rouges

197
Le sang :
[Link]

198
Chapitre 6
Pneumologie

199
Anatomie

• Voie aériennes supérieures


• les poumons

Physiologie de la respiraXon
Pneumologie : • Les mouvements respiratoires

plan • Mécanisme nerveux


• La bronchoconstriction
• La ventilation pulmonaire
• Phénomène chimique de la
respiration

Résumé

200
1.
Anatomie

201
Le nez
1. Les voies
aériennes La bouche
supérieures
L’oro-pharynx

Le larynx: carrefour des voies


digestives et aériennes

La trachée

202
• a. Les fosses nasales.

• Ce sont des cavités osseuses. Elles sont


ouvertes à l’avant par les narines et à
l’arrière elles s’ouvrent sur le pharynx
Elles communiquent avec d’autres cavités:
- les sinus
- les conduits lacrymaux

Les parois des fosses nasales sont


tapissées par une muqueuse. Cette
muqueuse a donc de multiples rôles :

• - fonction respiratoire

• - fonction immunitaire

• - fonction olfactive

203
[Link] pharynx.

C’est le carrefour aéro-digestif qui fait


communiquer:

- Les cavités nasales

- La cavité buccale

Le pharynx est constitué de


trois parties:

- le nasopharynx

- l’ oropharynx

- l’hypopharynx

204
c. Le larynx

Il mesure environ 5cm. Il constitue la partie supérieure, l’embouchure du conduit situé entre
le pharynx et la trachée.
Il se situe dans la partie médiane et antérieure du cou;

Il est composé de trois parties ostéocartilagineuses:


- le cartilage arythénoide
- le cartilage Thyroïde
- le cartilage Cricoide

Vers le haut son diamètre est plus large et communique avec le pharynx. Cet orifice peut
être fermé par l’épiglotte. Vers le bas, il communique avec la trachée.

C’est au niveau du larynx que se trouvent les cordes vocales supérieures et inférieures.
L’espace situé entre ces cordes vocales s’appelle la glotte.
Le larynx est entouré de nombreux muscles pour permettre la phonation. Ils sont soit
constricteurs, soit dilatateurs, soit tenseurs des cordes vocales. Celles- ci vibrent lors du
passage de l’air et produisent des sons.

205
206
Le Larynx
Le larynx remplit donc trois rôles:
- phonation
- déglutition
- respiration

208
Gros conduit constitué d’une vingtaine
d’anneaux cartilagineux de 10 à 12 cm.

Rigide mais flexible .


d. La
Trachée Permet le passage de l’air entre les VAS
et les poumons.

Se prolonge par les bronches à hauteur


de D4(carina).

209
Comme toutes les voies
aériennes supérieures, la
trachée est tapissée
intérieurement par une
muqueuse contenant des
glandes à mucus et des cils
vibratiles.

Ils jouent un rôle de


protection contre les corps
étrangers.

210
où va la cacahuète ?

D G
D4

La bronche
droite est
verticale

En cas d’inhalation, le corps étranger va dans la bronche souche droite

211
• e. Les bronches souches gauches et droites.

A la partie supérieure du médiastin, au niveau de D4 la trachée se divise en 2


bronches souches.

Elles sont constituées d’anneaux entièrement cartilagineux. Elles partent en


oblique, vers le bas et vers l’extérieur pour pénétrer la face interne du poumon
correspondant.
A cet endroit les bronches sont rejointes par les artères et les veines
pulmonaires. Cet ensemble s’appelle le pédicule pulmonaire
Cette ouverture située au milieu de la face interne du poumon porte le nom de
hile pulmonaire

212
213
2. Les poumons

• Poumon droit = 3 Lobe sup. Lobe sup.


lobes

• Poumon gauche = 2
lobes. Le cœur se situe
à la face interne.
Lobe moy.
Coeur

• Ils sont recouverts par Lobe inf.

la plèvre. Lobe inf.

214
215
Rappel
anatomie

216
N’ont pas de cartilage

Les
bronchiole Fines comme des cheveux
s
Se terminent par de
minuscules sacs pleins d’air:
les alvéoles.
217
Environ 200 millions

200m² de surface

C’est le siège des échanges gazeux

Les alvéoles mécanisme de diffusion de l’oxygène et du dioxyde


de carbone
pulmonaires
surfactant :

• Surface alvéolaire des pneumocytes recouverte d’un mince film


aqueux en contact avec le gaz alvéolaire"interface air/liquide
• Lipoprotéine complexe
• buts :

$tension superficielle
$force de rétracqon de la paroi

218
Le surfactant

219
Les
capillaires
pulmonaires
• Pe7ts vaisseaux qui
entourent l’alvéole
• Les échanges gazeux
se font à travers leur
paroi.

220
2. Physiologie de la
respira1on

La respiration comprend

- des phé nomè nes mé caniques = les mouvements respiratoires

- des phé nomè nes chimiques = les é changes gazeux au niveau des poumons et des tissus.

221
1. LES MOUVEMENTS
RESPIRATOIRES
a. les organes de la mécanique respiratoire :

la cage thoracique :

- conswtuée du rachis en arrière, des côtes latéralement et du sternum en avant


- cage osseuse non rigide mais élaswque grâce au jeu des arwculawons.
- peut augmenter de volume par projecwon en avant des côtes et du sternum ou diminuer
de volume par le retour à la posiwon antérieure des côtes et du sternum

la plèvre :
- 2 plèvres indépendantes entourant le poumon gauche et le poumon droit
- il s’agit d’une séreuse conswtuée d’un feuillet pariétal accolé à la cage thoracique et d’un
feuillet viscéral accolé aux poumons
- entre les 2 feuillets, on a la cavité pleurale où « vide » (en fait, très peu de liquide facilitant
le glissement des 2 feuillets)

tout mouvement de cage thoracique est transmis aux poumons

222
Le diaphragme: muscle
principal.
• En dessous de la cage thoracique et
la sépare de l’abdomen.
[Link] • Se contracte et s’abaisse à
l’inspiraKon
muscles
• se relâche et remonte à l’expiraKon.
respiratoires
Les muscles accessoires: (rôle
++ en cas de pathologies)
• Les m. intercostaux
• Les m. abdominaux, cervicaux…

223
224
b. les mouvements respiratoires :

la respiraqon est composée de 2 temps disqncts :

- l’inspiraTon :
phénomène acTf : le diaphragme se contracte => augmentaqon du volume de cage
thoracique => poumons (qssu élasqque) entraînés par la plèvre se distendent et
s’emplissent d’air.

- l’expiraTon :
phénomène passif : les muscles inspiratoires cessent leur acqon => retour passif de
cage thoracique à son volume iniqal => poumons se vident d’air et rejet de l’air
inspiré précédemment

NB : si inspiraqon forcée : intervenqon du sternocléidomastoïdien, grand dentelé et


pectoraux ; si expiraqon forcée, intervenqon du peqt dentelé et des muscles
abdominaux.

225
2. LES MÉCANISMES NERVEUX DES MOUVEMENTS RESPIRATOIRES :

a. les centres respiratoires :

- Les centres de respira7on se trouvent dans le bulbe rachidien ;


ils fonc7onnent automa7quement sans être soumis à la volonté (sommeil).

- Ils envoient des ordres aux muscles inspirateurs d’une manière


rythmique : la fréquence respiratoire est d’environ 16 mouvements / minute.

NB : La fréquence respiratoire est un marqueur précoce d’une aJeinte


respiratoire aigue .

226
b. le contrôle des mouvements respiratoires : différents facteurs
interviennent

- la volonté : on peut arrêter de respirer (mais pas indéfiniment


!), accélérer, avoir une inspiracon ou expiracon forcée,....

- Centre de déglu::on et du vomissement : arrêt respiratoire


pendant la dégluccon et vomissement pour éviter une fausse dégluccon

- Élévacon du métabolisme si fièvre ou exercice physique


=>Hyperven:la:on

227
- AugmentaXon des hormones de stress => hyperven9la9on

- DiminuXon de pression artérielle => hyperven9la9on et inversement

- Taux de CO2, d’O2 et d’acidité du sang :


si diminuXon de O2, augm CO2 et augm acides => hypervenXlaXon
si augm O2, diminuXon CO2 et acides => hypovenXlaXon ( !
oxygénothérapie)

- Degré de distension des parois alvéolaires : il existe des récepteurs


sensiXfs au niveau des poumons qui font que l’inspiraXon entraîne l’expiraXon, une insp
forcée entraîne une exp forcée,...

228
3. LA BRONCHOMOTRICITÉ
Les parois bronchiques conqennent
des fibres musculaires lisses dont
l’innervaqon est sous la
dépendance du système
neurovégétaqf :
- le système parasympathique est
bronchoconstricteur
- le syst orthosympathique est
bronchodilatateur.

229
• 4. LA VENTILATION PULMONAIRE :

• a. les volumes pulmonaires :

• le volume courant : c’est le volume d’air inspiré et expiré à chaque mouvement


respiratoire par un sujet respirant normalement ; son volume est de 0,5 litre =
venqlaqon de 8 litres par min.

• le volume de réserve inspiratoire : c’est le volume maximum d’air que peut inspirer un
sujet en plus de son inspiraqon normale ; il est de 2,5 L environ.

• Le volume de réserve expiratoire : C’est le volume maximum d’air que peut rejeter un
sujet après une expiraqon normale ; il est aussi de 1L environ.

• Le volume résiduel : C’est le volume d’air restant dans les poumons après une
expiraqon forcée ; il est de 1,5 L environ.

230
b. Les capacités pulmonaires :

La capacité pulmonaire totale : C’est la somme des 4 volumes précédents

La capacité vitale : C’est la somme des 3 premiers ; c’est le volume maximum d’air qu’un
sujet peut mobiliser d’une inspiraqon forcée à une expiraqon forcée ; il est de 4 à 5 L
environ.

La capacité inspiratoire : C’est la somme des 2 premiers volumes

La capacité résiduelle foncTonnelle : C’est la somme du volume résiduel et du volume


de réserve expiratoire ; ce qui reste dans les poumons après une expiraqon normale.

c. le débit venqlatoire :
Le nombre de mouvements respiratoires par minute X le volume courant

16 X 0,5 L = 8 L / min.

231
d. l’espace mort:

Le volume des voies aériennes = 150 ml => seuls les premiers 350 ml de l’air inspiré a|eignent les
poumons car avant que les derniers 150 ml aient a|eint les poumons, le mouvement respiratoire
s’inverse et l’air est rejeté.

A l’expirawon, les premiers 150 ml = l’espace mort => les derniers 350 ml de l’air expiré = air alvéolaire

Applicawon prawque : si volume courant < ou = 150 ml => asphyxie (important pour respirawon arwficielle
!)

e. la venRlaRon alvéolaire :

Du fait de l’espace mort et de l’air résiduel, on ne peut pas renouveler complètement l’air à chaque
respirawon.
On ne renouvelle que 15% de l’air des poumons => il faut 7 mouvements respiratoires pour renouveler
complètement le volume de réserve !

232
233
234
B) LES PHENOMENES CHIMIQUES DE LA RESPIRATION :

1. Les 4 étapes de la respiraqon :

a. La venqlaqon : arrivée de l’air dans les poumons

b. L’étape alvéolaire: diffusion des gaz entre les alvéoles et le sang

c. L’étape sanguine : transport des gaz dans le système circulatoire

d. L’étape qssulaire : diffusion des gaz entre le sang et les cellules.

235
2. Le transport des gaz dans le sang

a. Le transport de l’O2 :

- une faible propor?on d’O2 se trouve dissoute dans le


plasma

- la plus grande par?e de l’O2 est combinée aux Globules


rouges ( l’ Hb du GR con?ent des atomes de Fer avec lesquels l’O2 se combine
pour être véhiculé)

O2 + HbnHb O2 = Oxyhémoglobine = liaison réversible

Il existe donc un équilibre permanent entre la quan?té d’O2 dissoute dans le


plasma et la quan?té d’O2 combinée à Hb. Donc, si la quan?té d’O2 dissoute
diminue, l’ O2 combiné à l’Hb qui>e ce>e combinaison et se dissout dans le
plasma pour rétablir l’équilibre.

b. Le transport du gaz carbonique ou dioxyde de carbone ou acide carbonique:

- le gaz carbonique ( CO2 )est transporté sous forme


dissoute dans le plasma

- le CO2 se combine aussi aux GR

CO2 + Hb n Hb CO2 = Carbhémoglobine = liaison réversible

Le CO2 peut aussi se trouver sous forme de bicarbonates (Na et K) dans le sang.

236
3. Les échanges au niveau alvéolaire :

a. Le sang qui arrive aux alvéoles par les capillaires artériels est riche en CO2 et pauvre en O2

Le CO2 va passer à travers les parois des capillaires artériels et des alvéoles sous forme
dissoute (du milieu le plus riche au milieu le plus pauvre en CO2 )

Il sera chassé des alvéoles lors de l’expirawon.

b. L’ O2 contenu dans l’air alvéolaire (amené lors de l’inspirawon) va passer à travers les parois
des alvéoles et des capillaires veineux sous forme dissoute (du milieu le plus riche en O2 au
milieu le plus pauvre enO2 )

le sang repart des poumons enrichi en O2 et appauvri en CO2 = l’Hématose.

237
4. Les échanges au niveau cellulaire :

a. Le sang qui arrive aux cellules par les capillaires


artériels est riche en O2 et pauvre en CO2 .
L’O2 va passer à travers les parois des capillaires
artériels et des cellules sous forme dissoute (du
milieu le plus riche en O2 au milieu le plus pauvre en
O2 )

b. Le CO2 contenu dans la cellule va passer à travers


les parois des cellules et des capillaires veineux sous
forme dissoute (du milieu le plus riche en CO2 au
milieu le plus pauvre en CO2 )

le sang repart des cellules appauvri en O2 et enrichi


en CO2

238
Résumé : h)ps://[Link]/watch?v=lX6-6iFVSVo&t=24s

239
Chapitre 7
Système digesHf

240
Anatomie digesqve

• Voies digesqves supérieures


• voies digesqves abdominales

Système digesHf : Physiologie de la digesqon

plan • Phénomènes chimiques


• Phénomènes mécaniques

Résumés

241
[Link]
diges<ve
• A. Les voies digesNves supérieures comprennent
• Dents
• la langue
• les glandes salivaires
• le pharynx
• l’oesophage

243
1. La cavité buccale.

• Les dents.
Chez l’adulte : total 32 dents
- 8 incisives qui coupent , 4 cannines qui déchirent , 4 prémolaires qui
écrassent , 12 molaires qui broient

Chez l’enfant :

- 4 incisives, 2 canines , 4 prémolaires

- AJen7on : 1ère molaire défini7ve apparait vers 6 ans !!!

Vers 12-13 ans : 28 dents.


Les dents de sagesse viennent après.

244
Un même langage pour tous

245
La langue

246
La salive
La salive est un
liquide biologique
sé cré té par les
glandes salivaires, à
l'inté rieur de la
bouche.

Rô les de la salive :


- lubri>ication
- protection
- digestion
- ré gulation du pH

247
2..Le pharynx.

C’est le carrefour aéro-


digesqf qui fait
communiquer:

- Les cavités nasales

- La cavité buccale

- l’œsophage

248
3. L’oesophage

L'œsophage est un long conduit qui,


faisant suite au pharynx, va traverser
successivement la région cervicale, le
médiascn postérieur, pour pénétrer
dans l'abdomen et se terminer au
niveau de l'estomac.

249
B. Les organes digesNfs abdominaux
• estomac
• IntesNn grèle (duodénum, jéjunum, iléon)
• Le colon
• Les glandes digesNves : foie, vesicule biliaire,
pancréas, système porte.

250
1. L’estomac.

Poche musculaire en forme de cornemuse, situé


sous le diaphragme, à gauche.

Elle se situe entre l’œsophage et le duodénum (qui


fait parde de l’intesdn grèle)

Il présente 2 orifices à ses 2 extrémités.

• Le cardia (en regard de T10)

• Le pylore (en regard de L1)

251
Histologiquement, il
comprend 3 tuniques :

• une tunique externe


séreuse
• une tunique moyenne
musculaire
• une tunique interne
muqueuse

252
On lui disqngue trois
régions.
• La grosse tubérosité ou
poche à air, en contact
avec le diaphragme.
• Le corps de l’estomac, à
sa parqe moyenne.
• L’antre ou porqon
antrale, à sa parqe
inférieure.

253
2. L’intesRn grêle

Il comprend trois porwons : le duodénum, le jéjunum et l’iléon

Le duodénum :

On lui décrit 4 porwons :

- D1: juste après le pylore

- D2 : reçoit le canal excréteur du pancréas, le canal de Wirsung, et le canal cholédoque au niveau de


l’ampoule de Vater fermée par le sphincter d’Oddi.

- D3: parwe horizontale

- D4: parwe se terminant par le jejunum suivi par l’iléon

254
255
Le jéjuno-iléon :

Il est cons1tué des anses grêles.


La première moi1é est le jéjunum : la plupart des anses sont disposées horizontalement. La
deuxième par1e est l’iléon : les anses sont majoritairement ver1cales.
Il s’abouche

- en haut : au 4ème duodénum


- en bas: au niveau de la valve de Bauhin (valve iléo-caecale) au colon ascendant (caecum)

Ce long tuyau de 7 mètres et fin de 2cm de diamètre est amarré sur toute sa longueur à la
profondeur de la cavité abdominale par un large repli du péritoine : le mésentère.

Le mésentère a une forme d’éventail : le bord qui s’akache au jéjuno-iléon est très long, aussi
long que l’intes1n. Le bord qui s’akache à la paroi postérieure de l’abdomen et qui cons1tue la
racine du mésentère ne mesure qu’une vingtaine de cm. En largeur il mesure une vingtaine de
cm également. Grace à cela les anses intes1nales sont assez mobiles.

256
257
La muqueuse de l’intesNn présente des
replis et des millions de villosités
intesNnales.
Elles augmentent ainsi
considérablement la surface d’échange
entre les aliments et la muqueuse.

Ceye muqueuse présente de


nombreuses glandes et des infiltraNons
lymphoïdes.

258
3. Le colon

Il est plus court et plus gros que l’inteson grêle. ( 1,5m et 5cm de diamètre)

Il décrit un cadre à la périphérie de la cavité abdominale. On lui disongue plusieurs poroons.

• Le caecum

• Le colon ascendant

• Le colon transverse

• Le colon descendant

• Le sigmoïde

Le rectum consotué de

- l’ampoule rectale
- du canal anal, entouré par le sphincter anal et s’abouchant à la peau par l’anus

259
260
4. Les glandes
diges-ves
annexes :
le foie, voie
biliaire, le
pancréas, la
veine porte

261
1. Le foie

Situé sous la coupole diaphragmadque droite, débordant légèrement vers la gauche,

c’est une énorme glande de 1500gr de couleur brunâtre et de surface lisse.


post
Il présente 4 lobes forment un H à la face inférieure :

- le lobe droit

- le lobe gauche

- le lobe carré ou caudé

- le lobe de Spiegel
ant
La barre horizontale du H est appelée Hile du foie. C’est à ce hile qu’arrive le pédicule hépadque relié à la
pedte courbure de l’estomac par un repli péritonéal : le pedt épiploon.
Le pédicule hépaBque est consdtué de :

- La veine porte
- De l’artère hépadque
- Des deux canaux hépadques qui formeront le canal cholédoque.

262
263
264
Histologie :

Les cellules hépawques sont rangées en une seule couche d’épaisseur, rayonnant autour d’une veine,
la veine centro-lobulaire, l’ensemble formant le lobule hépaRque. Ce sont eux qui fabriquent la bile.
Entre ces lobules existe un « vide » : l’espace porte où cheminent :

- une veinule ( branche de la veine porte)

- une artériole ( branche de l’artère hépawque)

- un rameau biliaire.

La bile va du lobule vers la périphérie, puis elle pénètre dans un canalicule biliaire périlobulaire. Les
différents canalicules se rejoingnent pour former les canaux biliaires qui vont conswtuer le canal
hépaRque. Celui-ci va sorwr du foie par le hile à l’inverse de la veine porte et de l’artère hépawque qui
y entrent.
Le sang circule de la périphérie (espace porte) vers le centre du lobule (veine centro- lobulaire). La
convergence de toutes les veines centro-lobulaires va conswtuer les veines sus-hépawques qui vont se
jeter à la face postérieure du foie, dans la veine cave inférieure.

265
266
267
2. Les voies biliaires
Ce sont les voies chargées de conduire la bile du foie au duodénum.
Le rôle de la bile est double :

Eliminadon des déchets

Digesdon et absorpdon des lipides

Ces besoins variables impliquent l’existence d’un réservoir branché en dérivadon sur les voies biliaires :
la vésicule biliaire.

La bile est donc produite de manière condnue ( sécrédon) par le foie, mais est stokée dans la vésicule
biliaire d’où elle sera évacuée dans le duodénum au moment des repas. ( excrédon)

L’union de tous les canalicules biliaires forme les deux branches (droite et gauche) du canal hépadque,
qui sort du hile du foie. Il est rejoint par le canal de la vésicule biliaire, le canal cysdque.

268
269
L’union du canal hépaqque et du canal cysqque forme
le canal cholédoque,
qui se jeye dans le deuxième duodénum au niveau
de l’ampoule de Vater
(fermée par le sphincter d’Oddi) en commun avec le
canal de Wirsung du pancréas.

270
3. Le pancreas

C’est une glande très allongée (15cm) comprenant trois par1es :

- la tête
- Le corps
- La queue

Il s’agit d’une glande amphicrine càd mixte : glande à la fois endocrine et exocrine. Cela
explique que le pancréas soit cons1tué de deux types de cellules :

- les ilots de Langerhans (glande endocrine : insuline/glucagon)


- Les acini pancréa1ques (glande exocrine : suc pancréa1que)

Les voies pancréa1ques sont cons1tuées du canal de Wirsung et de Santorini. Tout deux
s’abouchent dans le deuxième duodénum.

271
272
4. La veine porte

Elle naît derrière le pancréas de l’union de :

- la veine mésentérique supérieure

- la veine mésentérique inférieure

- le veine splénique ( [Link], [Link]éadque, [Link])

Elle draine ainsi la totalité du sang ayant traversé l’appareil digesdf.


Courte et grosse, elle monte vers le hile du foie qu’elle pénètre, se
ramifiant en veinules pour tout le parenchyme hépadque, veinules
apparaissant au niveau des espaces portes.
Le sang quizera ensuite le foie par les veines sus-hépadques qui
gagnent la veine cave inférieure. Celle-ci drainera ainsi le sang de la
veine porte et de l’artère hépadque.

273
274
5. Le péritoine

L’ensemble des organes digesdfs est enveloppé par une séreuse = le péritoine

Il présente 2 feuillets :

Ø Le feuillet pariétal qui tapisse la face profonde de la paroi abdominale

Ø Le feuillet viscéral qui enveloppe tous les organes digesdfs Entre les 2 feuillets se trouve la cavité péritonéale

Les 2 feuillets s’accolent pour former :

Ø Soit des « mésos » : Ce sont des ligaments viscéraux qui razachent les organes digesdfs à la paroi abdominale
postérieure et qui amènent leurs vaisseaux nourriciers.
Ex : le mésogastre (estomac), le mésocolon transverse, le mésentère (jéjuno-iléon)

Ø Soit des « épiploons » :Ce sont des replis péritonéaux qui s’étendent entre 2 organes
Ex : le pedt épiploon entre le foie et l’estomac, le grand épiploon qui part du bord inférieur de
l’estomac et recouvre une parde des anses intesdnales

Disposidon des organes par rapport au péritoine :

Ø Les organes intrapéritonéaux : estomac, jéjuno-iléon, colon transverse (+ méso)

Ø Les organes extrapéritonéaux : foie, duodénum, pancréas, colon gauche et droit (pas de méso)

Ø Les organes rétropéritonéaux : reins

275
• 41

FLANC Droit FLANC Gauche

276
hypochondre hypochondre

merci à Janis Vandermaelen


277
2
1

6 3

7 4

8 5

10
9

278
2. Physiologie digesFve

1ère PHASE :
La digesXon : c’est la transformaXon des
aliments en substances plus simples
(nutriments) qui pourront traverser la paroi de
l’intesXn ; elle comprend des phénomènes
mécaniques et des phénomènes chimiques.

2e PHASE :
L’absorpXon : c’est le transfert des nutriments
du système digesXf dans le système
circulatoire pour être distribués aux cellules.
LA BOUCHE :
PHÉNOMÈNES MÉCANIQUES :

Masdcadon des aliments où interviennent les maxillaires, les muscles masdcateurs, les dents et la
langue

But : fracdonner les aliments

PHÉNOMÈNES CHIMIQUES : La salive

Elle est secrétée par les glandes salivaires à raison de 1,5 L / jour.
Les glandes sont excitées par le nerf vague qui est sdmulé par : odeur, vue, pensée, contact des aliments
avec la muqueuse buccale

Elle condent la ptyaline (= amylase) qui agit sur les glucides ; il s’agit d’une enzyme ou ferment c à d une
substance qui déclenche un processus chimique

Autres acdons de la salive : lubrifier les aliments, lubrifier la muqueuse buccale, bactéricide.

280
LE PHARYNX
= carrefour aéro-digesGf:
PHÉNOMÈNES MÉCANIQUES :

La dégluwwon :

But : faire passer le bol alimentaire de la cavité buccale à l’oesophage

projeter les aliments vers l’arrière grâce à la langue

boucher les orifices respiratoires :

- voile du palais et la lue|e vont vers le haut pour obstruer le passage vers nez
- larynx remonte se placer sous l’épiglo|e pour obstruer voies aériennes ➡ aliments
passent dans l’œsophage

281
L ’ŒSOPHAGE :

PHÉNOMÈNES MÉCANIQUES :
Mouvements péristal7ques

Le bol alimentaire progresse le long de l’œsophage grâce aux mouvements


péristal7ques c à d une onde de contracWon en amont de l’obstacle (bouchée
alimentaire) et une onde de dilataWon en aval.
Une seule bouchée à la fois !
En dehors de l’alimenta7on, l’orifice pharyngo-oesophagien et le cardia sont
fermés ( => pas de reflux acide de l’estomac)

282
L’ ESTOMAC :

Capacité : 1500 cm3


Passage des aliments : 5 à 6 heures

PHÉNOMÈNES MÉCANIQUES : nerf vague


Broyage :
Les 2 orifices sont fermés (cardia et pylore)
Malaxage des aliments grâce aux muscles de la paroi ( longitud., circ., obliques)
EvacuaXon :
Mvts péristalXques avec ouverture du pylore en plusieurs fois ( d’abord les liquides,
puis les glucides et les proXdes et enfin, les graisses) pour faire progresser le chyme
(sorte de bouillie) vers le duodénum

283
PHÉNOMÈNES CHIMIQUES :

Suc gastrique :

Sécrédon externe de l’estomac à pardr des glandes gastriques (situées dans le fundus) à raison de 1,5 L/
jour

Les glandes gastriques sont excitées par le nerf vague et la gastrine qui est une hormone (= substance
produite dans un organe et transportée par le sang dans un autre organe ou un dssu dont elle excite ou
inhibe le foncdonnement) produite au niveau de l’antre.

Les sdmuli sont : l’odeur, la vue, la pensée, le contact des aliments avec la muqueuse gastrique.

Le suc gastrique est composé de :

- HCl : sécrédon acide (pH = 1), bactéricide

- Mucine : protège la muqueuse gastrique de l’ HCl

- Pepsinogène transformé en pepsine sous acdon de HCl ; la pepsine ( enzyme) agit


sur les protéines

284
LE DUODENUM ET L’ INTESTIN GRELE

Passage des aliments : ds le duodénum, très rapide ; ds intes1n grêle, 3 à 4heures.


Le chyme sera réduit en un liquide appelé chyle.

PHÉNOMÈNES MÉCANIQUES GRÂCE AU NERF VAGUE :

Brassage des aliments :


Par des mvts pendulaires
Par des mvts segmentaires

Mouvements d’évacua5on :
Par des mvts péristal1ques
Par des mvts an1péristal1ques => transit lent pour favoriser le brassage

285
PHÉNOMÈNES CHIMIQUES :

Suite au contact des aliments avec la muqueuse du duodénum, il y a excitaXon du nerf


vague et sécréXon de la sécréXne (hormone duodénale) :
- producXon du suc intesXnal par intesXn grêle
- producXon du suc pancréaXque par le pancréas (canal de Wirsung)
- producXon de bile par le foie (cholédoque)

suc intes4nal :
2 à 3 L./ jour
conXent des enzymes qui agissent sur les glucides, les proXdes et les lipides

suc pancréa4que :
2L./ jour
conXent des enzymes qui agissent sur les glucides, les lipides et les proXdes

286
bile :

1L./ jour
agit sur les lipides

con9ent des pigments biliaires dont le principal est la bilirubine qui provient de la
destrucXon de l’hémoglobine ; les produits de dégradaXon de bilirubine donnent la
couleur brune des selles et la couleur jaune des urines ; la bile élimine la bilirubine
(bilirubine absente ds les urines sauf si ictère ou obstrucXon des voies biliaires)

con9ent des sels biliaires : ils sont produits par les cellules hépaXques, ils jouent un rôle
important ds la digesXon des graisses, ils excitent le foie à sécréter la bile. Ils décrivent le
cycle « entérohépaXque » : déversés par la bile dans le duodénum, ils sont réabsorbés ds
sang, regagnent foie par veine Porte et le cycle recommence ! Ils interviennent ds
synthèse du cholestérol par le foie.

287
ABSORPTION :

Au niveau des villosités intes7nales :

Sortes de pe7tes saillies en forme de doigts d’env. 1 mm de haut qui tapissent


toute la muqueuse de l’intes7n => augmenta7on de la surface de contact entre
les nutriments et les vaisseaux sanguins et lympha7ques

Les nutriments : glucose simple (venant des glucides complexes) et acides aminés
(venant des protéines) passent dans les capilllaires sanguins, puis veine
mésentérique supérieure, veine Porte, le foie, veine cave inférieure,....
Tandis que les acides gras passent dans les vaisseaux lympha7ques (chylifères),
puis le canal thoracique, la sous-clavière gauche et veine cave supérieure.

288
LE COLON

80% des aliments ingérés ont été absorbés ; il reste surtout des fibres alimentaires passage des aliments :
12 heures

PHÉNOMÈNES MÉCANIQUES :

Brassage par des mouvements segmentaires


Evacuadon par des mouvements péristaldques
Défécadon : quand l’ampoule rectale est distendue => réflexe de défécadon en plusieurs étapes :

- relâchement des sphincters

- augmentadon du péristaldsme du sigmoïde

- contracdon du rectum

- émission des selles (150 à 200g / jour)

PHÉNOMÈNES CHIMIQUES :
Résorpdon aqueuse => si transit lent = selles sèches
Phénomènes bactériens (flore endogène) :
- fermentadon : producdon de gaz surtout ds colon droit

- putréfacdon surtout ds colon transverse et gauche

289
AUTRES FONCTIONS DU FOIE ( en plus de la producdon de bile)

NB : le débit sanguin hépadque : 1,2 à 1, 8 L/ min


FONCTIONS MÉTABOLIQUES :

Au niveau des glucides :


Mise en réserve du glucose sous forme de glycogène et phénomène inverse suivant les besoins =>
mainden de la glycémie (grâce à l’insuline)
Au niveau des lipides :
Synthèse d’acides gras, de triglycérides, de lipoprotéines, de cholestérol ( double origine du cholestérol : le
cholestérol exogène qui provient de alimentadon et le cholestérol endogène qui est produit par cell.
hépadques)
Au niveau des proddes :
Synthèse de l’albumine
Synthèse des facteurs de coaguladon : fibrinogène, prothrombine
Il élimine les déchets du métabolisme des proddes = ammoniaque (toxique) transformé par le foie en urée
qui est éliminée dans l’urine

STOCKAGE DU FER :

Indispensable pour la synthèse de l’hémoglobine pour fabriquer les GR

EPURATION DU PLASMA

Eliminadon de bilirubine, colorants et addidfs alimentaires, médicaments,...


qui sont captés par cellule hépadque, puis transformés et évacués par bile et urines suivant le cas.
290
291
292
eau

293
Résumé:
hGps://[Link]/watch?v=_rV9Cac56f4

294
Chapitre 8
Organes des sens

295
L'audi*on

La vue

Organe des sens: L'odorat


plan
Le gout

Le toucher

296
Les organes des sens sont des extensions spécialisées du système nerveux central. Sans
les organes des sens nous n’aurions aucune représentaXon de notre environnement. Ils
nous permepent de recueillir des informaXons et de les transformer en impulsions
nerveuses, « le langage de notre cerveau ».

Les 5 sens sont :

- l’audiXon

- la vue

- le toucher

- la gustaXon

- l’olfacXon

297
1. L’audiGon.

L’oreille est l’organe de l’audiwon mais elle est aussi l’organe de l’équilibre.
Seule l’oreille interne intervient dans le mécanisme de l’équilibre.
Ces deux foncwons sont indépendantes.
La sensibilité de l’oreille humaine.

Nous pouvons entendre des sons allant de environ 10dB à 130dB. Le seuil de la douleur se situe au
environ de 120dB.
A parwr de 85dB les bruits altèrent les cellules réceptrices de l’audiwon. Une fois abîmées, ces
cellules ne se régénèrent pas, ce qui explique une fréquente diminuwon de l’audiwon avec l’âge. Elle
est consécuwve à une accumulawon de micro-lésions tout au long de la vie.
La structure de l’oreille.

Elle est composée de trois parwes. Les cellules sensorielles se trouvent dans la parwe la plus
profonde.

298
Anatomie de l’oreille

299
300
a) L’oreille externe.

L’oreille externe se compose du pavillon


(+lobe), du conduit audidf et du tympan.
Le pavillon sert à diriger les sons vers le
conduit audidf.
Le conduit audidf est long de 2 à 3cm et se
trouve dans l’os temporal.
Sa peau présente des poils et sécrète une
substance cireuse : le cérumen. Ils ont pour
rôle d’arrêter les poussières.
Au fond du conduit audidf se trouve le
tympan.

Il fait la séparadon avec l’oreille moyenne.


C’est une membrane mince et translucide. Il
transmet aux osselets de l’oreille moyenne les
vibradons sonores concentrées par le pavillon.

301
b) L’oreille moyenne.

• Elle se trouve derrière le tympan. C’est une cavité remplie


d’air et creusée également dans l’os temporal. Sa paroi le plus
profonde est percée de deux orifices, la fenêtre ovale et la
fenêtre ronde toutes deux recouvertes par une membrane.

• A l’intérieur de l’oreille moyenne se trouve la chaîne des


osselets. Ce sont les trois plus pewts os du corps. Ils
transme|ent les vibrawons du tympan jusqu’à la fenêtre ovale.
Ces trois pewts os sont le marteau, l’enclume et l’étrier.

• Sur le plancher de l’oreille moyenne se trouve l’ouverture de


la trompe d’Eustache. Elle relie l’oreille moyenne au pharynx.
Lors de la dégluwwon elle permet d’équilibrer la pression de part
et d’autre du tympan et de perme|re une bonne vibrawon de
celui-ci.

302
c) L’oreille interne.

• Egalement creusée dans l’os temporal (le rocher) elle se trouve


à l’arrière de l’orbite de l’œil. Toute l’oreille interne baigne dans un
liquide iden1que au liquide céphalo-rachidien. Elle est cons1tuée
d’un ensemble de cavités : le ves1bule, les canaux semi-circulaires
et la cochlée.
Le ves1bule et les canaux semi-circulaires con1ennent des
récepteurs de l’équilibre sensibles aux mouvements de la tête.
La cochlée con1ent elle les récepteurs de l’audi1on. Ces cellules
réceptrices sont des cellules ciliées. Lorsque les vibra1ons de
l’oreille moyenne sont transmisses au liquide de l’oreille interne,
cela provoque des ondes au sein du liquide et un fléchissement
des cils.

303
304
Transmission des sons au cerveau.

Le mouvement des cils des cellules réceptrices provoque une ac1vité spécifique des cellules
et la libéra1on de neurotransmekeurs. Ceux-ci étant en contact avec les dendrites des
fibres du nerf cochléaire, ils provoquent la forma1on d’un influx nerveux.

Le nerf cochléaire et le nerf ves1bulaire forment ensemble le nerf VIII.

Le nerf cochléaire véhicule l’influx nerveux vers le bulbe rachidien. Il est transmit aux aires
audi1ves du cerveau situées dans les lobes temporaux. Les influx provenant des deux
oreilles se croisent. Ils rejoignent aussi les aires audi1ves associa1ves.

Les informa1ons sont analysées en fonc1on de la hauteur, de l’intensité des sons, du


nombre de cellules ciliées ac1vées, de la localisa1on des cellules excitées. Ainsi les sons
sont interprétés en paroles, musique, bruits.

305
306
2. La vue.
Les yeux se trouvent dans des cavités osseuses, les orbites. Le fond des orbites est tapissé de graisse. Ils
protègent le globe oculaire.

a) Les annexes de l’œil.

Les annexes de l’œil jouent un rôle de protecBon.

Les sourcils, les cils et les paupières protègent l’œil des poussières et de la sueur. Les glandes ciliaires,
situées à la base de chaque cil lubrifient l’œil par le clignement réflexe des paupières.

La conjoncBve empêche elle aussi le dessèchement de l’œil.


Les glandes lacrymales libèrent condnuellement des larmes qui rincent la conjoncdve et qui s’écoulent
ensuite par le canal lacrymal dans la cavité nasale.

A l’arrière de l’œil se trouvent six muscles afin de permezre le mouvement des yeux. Ce sont les
muscles oculomoteurs.

307
b) Le globe oculaire.

Le globe oculaire est une sphère d’environ 2,5cm de diamètre. Il est consotué de trois membranes :

- La sclérooque : la plus externe, elle est résistante et protège les paroes internes de l’œil. A
l’avant, elle se modifie pour devenir complètement transparente et former ainsi la cornée. Elle est riche en
terminaisons nerveuses ce qui provoque des douleurs en cas de lésions (griffes de la cornée)

- La choroïde : membrane intermédiaire, très vascularisée, elle nourrit l’œil. A l’avant, elle se
modifie pour former l’iris et le muscle ciliaire. L’iris est un disque musculaire (capable de se contracter ou de se
dilater) avec une ouverture centrale, la pupille. L’iris est coloré et donne la « couleur » de l’œil.

- La réone : la plus interne, très fragile et transparente. C’est la que se forme l’image. Elle
conoent les cellules photoréceptrices. Celles-ci sont rassemblées dans une zone appelée la tache jaune ou
macula. Les fibres des cellules nerveuses se regroupent pour former le nerf opoque. Le départ du nerf opoque se
nomme le point aveugle car à cet endroit il n’y a pas de cellules réceptrices.

308
309
L’intérieur de l’œil est rempli de différents milieux transparents qui perme|ent le passage de la
lumière jusqu’à la réwne.

- L’humeur aqueuse : située entre la cornée et le cristallin. Elle mainwent la


pression de l’œil et nourrit la cornée et le cristallin.

- Le cristallin : Situé derrière l’iris, c’est une lenwlle biconvexe, capable de


changer de forme.

- Le corps vitré : situé entre le cristallin et la réwne ; c’est une gelée qui donne sa
forme au globe oculaire.

310
e) Le trajet de la lumière.

La lumière qui entre dans l’œil rencontre les larmes, la cornée et


l’humeur aqueuse. Elle traverse ensuite la pupille, puis arrive au cristallin.
Elle traverse le corps vitré et afeint la récne où elle scmule les
photorécepteurs. A cet endroit l’image formée est plus pecte et inversée.

d) La mise au point des images.

Afin que l’image formée soit nefe trois phénomènes vont avoir lieu. Ils
ont tous pour but d’amener la lumière sur la tache jaune de la récne.

311
312
- la convergence : C’est le fait de pouvoir diriger le regard et de fixer
simultanément avec les deux yeux un objet. Si l’objet est loin les yeux sont
parallèles mais plus l’objet est proche, plus les yeux convergent jusqu’à loucher.

- Le réflexe de la pupille : Il règle la quanWté de lumière qui arrive sur la ré7ne.


Dans l’obscurité la pupille est dilatée tandis que lorsque la luminosité est forte
la pupille est contractée.

- l’accommoda7on : Elle se fait lorsque l’on regarde un objet entre six mètres et
15 cenWmètres. Plus loin l’œil n’en n’a plus besoin et plus près l’œil ne sait plus
accommoder et l’objet est flou. L’accommoda7on correspond à la modifica7on
de la courbure de la face antérieure du cristallin par l’intermédiaire de
contrac7ons du muscle ciliaire.

313
e) Le rôle de la ré1ne.

La ré1ne reçoit la lumière à travers les photorécepteurs. Son rôle est de transformer le
message lumineux en influx nerveux pour le transmekre au nerf op1que.
Les photorécepteurs de la ré1ne sont les cônes et les bâtonnets.
Les cônes permekent la vision des couleurs. Ils sont concentrés sur la tache jaune.

Les bâtonnets sont sensibles à l’intensité lumineuse. Ils sont responsables de la vision dans la
pénombre.

Les cônes et les bâtonnets con1ennent des pigments qui captent les photons. En absorbant
ainsi la lumière, le pigment va subir une décolora1on ce qui va produire une suite de
réac1ons biochimiques et électriques ce qui va permekre de coder l’image et de la traduire
en influx nerveux.

314
315
Le champ visuel.

C’est l’étendue de ce que l’on peut voir en gardant les yeux immobiles. Il
est de 180° sur le plan horizontal et de 120° sur le plan verNcal. Le
champ visuel de l’œil gauche se chevauche avec celui de l’œil droit. C’est
ce qu’on appelle le champ binoculaire.

La vision binoculaire.

La fusion de deux images très légèrement différentes au niveau du


cortex permet de voir en relief. Ceye vision en trois dimensions permet
la percepNon de la profondeur, des distances. Elle est très uNle pour la
préhension des objets par exemple.

316
317
318
3. L’odorat. (l’olfac*on)
L’odorat permet la percepoon des odeurs qui sont des substances chimiques volaoles. Pour
être perçues, les odeurs doivent être dissoutes dans le mucus nasal.

Les parois des fosses nasales sont recouvertes par la muqueuse pituitaire. C’est dans la paroe
haute des fosses nasales que cewe muqueuse est riche en cellules olfacoves. Les 30 millions
de cellules olfacoves vont nous permewre de discerner environ 1000 groupes différents de
molécules odorantes.

Ces cellules sont pourvues de cils sensiofs qui déclenchent une impulsion nerveuse. Les
axones de ces cellules traversent la lame criblée de l’ethmoïde.

C’est ainsi que les substances olfacoves dissoutes peuvent engendrer une somulaoon des
cellules olfacoves.
Les influx engendrés sont conduits par l’axone au travers de l’ethmoïde et se propagent
ensuite par le nerf olfacof jusqu’aux bulbes olfacofs.

Ils passent par l’hypothalamus puis rejoignent les aires olfacoves du cortex où les odeurs sont
interprétées.

Le sens olfacof est fort peu développé chez l’homme en comparaison avec certaines espèces
animales.
L’odorat complète le sens du goût.

319
320
4. Le goût.
Le goût permet la percepNon des substances chimiques issues des
aliments et dissoutes dans la salive.
Les récepteurs du goût sont situés dans la bouche, principalement sur
la langue mais aussi sur le pharynx, l’épigloye et la face interne des
joues.

La langue est recouverte d’une muqueuse constamment humide. Sa


surface est tapissée de papilles sensorielles.
Ces papilles sont de deux sortes : soit tacNles, soit gustaNves.

321
• Les papilles gusta1ves renferment des
bourgeons gusta1fs en rela1on avec le nerf
du goût. Ces bourgeons sont sensibles aux
quatre saveurs fondamentales : l’amer, le
sucré, le salé et l’acide.
Chacune de ces saveurs correspond à une
zone sensible de la langue.

322
Après excitaqon, les influx nerveux sont transmis par plusieurs nerfs crâniens (nerf
glossopharyngien, nerf hypoglosse, nerf facial) à l’aire gustaTve du cortex où les
saveurs sont interprétées.

Le manque de diversité des saveurs est compensé par l’intervenqon d’autres sens :
des sensaqons olfacqves, tacqles, audiqves, thermiques.

Toutes ces sqmulaqons sensiqves s’ajoutent pour donner du « goût » aux aliments et
déclencher par voie réflexe la sécréqon de salive et de suc gastrique.

Le sens du goût s’affine avec l’âge et l’habitude.


Il s’affaiblit par l’abus de mets épicés, de l’alcool, du tabac, de rhume, de mycoses de
la bouche ou avec certains médicaments.
Les glutamates ajoutés dans les aliments préparés, sachets, boîtes abaisse le seuil
d’excitabilité des récepteurs gustaqfs.

323
324
5. Le toucher.

Avec sa surface d’environ 2m2 chez l’adulte, la peau est le plus grand organe de l’être humain.
Ceze enveloppe élasdque remplit plusieurs foncdons.

a) anatomie de la peau.

La peau est consdtuée de trois couches :

- l’épiderme : c’est un épithélium stradfié càd lui même consdtué de plusieurs couches.
* En surface on a la couche cornée consdtuée de cellules mortes. Elles se détachent sous forme de
squames ou pellicules.
* Sous la couche cornée se trouve une couche intermédiaire avec des cellules vivantes, qui migrent vers la
couche cornée. Pendant leur migradon ces cellules se chargent en kéradne ce qui les rendra plus
résistantes.
* La couche basale qui est la plus profonde produit sans cesse de nouvelles cellules.
Elle renferme les pigments qui colorent la peau.

- le derme : richement vascularisé, il renferme les structures nerveuses et glandulaires


de la peau. Il condent des fibroblastes, des fibres de collagène et des fibres d’élasdne.

- l’hypoderme : situé sous le derme il condent les adipocytes qui servent de réserve
nutridonnelle et qui amordssent les chocs et protègent les organes.

325
b) Les annexes de la peau.

- Les poils : Implantés dans le derme, ils sont entourés d’une structure en forme
de sac, le follicule pileux. Le bulbe du poil conswtue sa racine. Il est vascularisé et innervé.
Chaque poil possède un muscle horripilateur qui se contracte sous l’effet du froid ou de la peur.

- Les ongles : Ils servent à protéger les doigts et les orteils et facilitent la
préhension de très pewts objets. A la base de l’ongle, sous la peau se trouve la matrice de l’ongle.
Elle produit de nouvelles cellules ce qui permet à l’ongle de « pousser ».

- Les glandes sébacées : le plus souvent annexées à un follicule pileux, elles


sécrètent le sébum. Il assouplit la peau et à également un rôle bactéricide.

- Les glandes sudoripares : elles sécrètent la sueur (eau + sels minéraux + urée)
qui s’évacue par un pore de la peau. Sous l’influence du syst nerveux végétawf, elles parwcipent à
la thermorégulawon.

326
c) Les foncRons de la peau.

- Thermorégulawon : sudawon + évaporawon et vasodilatawon ou vasoconstricwon.

- Excréwon : sueur et dioxyde de carbone.

- Respirawon : 10% des échanges gazeux grâce au réseau capillaire du derme.

- Protecwon : Barrière, imperméable à l’eau + cellules immunitaires + bactéricide +


synthèse de mélanine + protecwon contre les chocs.

- Producwon de vitamine D : le cholestérol stocké sous la peau est transformé par


les ultraviolets en vit D. (permet absorpwon inteswnale et fixawon sur les os)

327
Organe des sens : sensibilité tacBle, thermique et douloureuse.
La sensibilité tacBle : 3 niveaux de sensaBons :

- le tact léger = le toucher : grâce aux disques de Merkel et corpuscules de Meissner ex :


sendr un vêtement.

- les vibradons : grâce aux corpuscules de Pacini ex : choc

- la pression : grâce aux corpuscules de Pacini ex : écrasement


La sensibilité thermique :

- au froid : grâce aux corpuscules de Krause.

- Au chaud : grâce aux corpuscules de Ruffini.

La sensibilité douloureuse : grâce à des terminaisons nerveuses libres appelées des nocicepteurs. Répards
de façon très inégale (le + au niveau des doigts et le – au niveau du dos)

328
329
Chapitre 9
système
endocrinien

330
Introducwon

Système
Glandes endocrines /exocrines

endocrinien: Anatomie

plan Les hormones

Organisawon

331
1. IntroducBon
Le système hormonal est un des deux systèmes de communica9on de l'organisme
avec le système nerveux. C'est un système de communicaXon lent, qui agit plus
longtemps et de manière plus dispersée.

Le système hormonal est également un système permepant de réguler le


foncXonnement de l'organisme. Son rôle est essenXel lors du développement, pour la
réalisaXon de certaines grandes foncXons physiologique et de l'homéostasie (c'est à
dire le mainXen relaXvement constant du milieu intérieur).

Par exemple, quand l'organisme se trouve dans une situaXon exigeant une réacXon
vive, il doit d'abord réagir très vite et de manière très ciblée : le SN va envoyer des
ordres moteurs à certains muscles. Mais ensuite, cepe réacXon doit être prolongée :
grâce au système hormonal et à ses hormones, les muscles et le reste de l'organisme
seront mieux approvisionnés en oxygène, en glucose, ...

332
2. Glandes endocrines et exocrines

Les glandes sont des organes consdtués de cellules capables de


produire (synthédser) des substances déterminées et de les
rejeter dans l'organisme. On dit qu'elles sont sécrétrices.
Il existe deux types de glandes : Les glandes exocrines et les
glandes endocrines

Les glandes exocrines : les substances synthédsées sont


déversées directement dans le milieu extérieur.
Ex : Glandes sudoripares (sueur), glandes salivaires (salive), ...

Les glandes endocrines : les substances synthédsées sont


déversées dans le sang. Les substances, après circuladon dans
les vaisseaux sanguins, iront agir à distance sur des cellules
cibles.
Une glande endocrine est donc richement vascularisée.

L'ensemble des glandes endocrines est regroupé sous le terme «


système endocrinien ».

Ex : Glande thyroïde, glandes surrénales, ...

333
3. Anatomie du système endocrinien
Le système endocrinien est cons7tué de mulWples organes et amas
cellulaires dispersés dans tout l'organisme.
Seulement un pe7t nombre de ces structures sont de « véritables » glandes
endocrines, c'est à dire des structures spécialisées uniquement dans la
sécré7on des hormones.
Parmi les « véritables » glandes endocrines on peut citer la thyroïde,
l'adénohypophyse ou encore les surrénales.
D'autres organes sont capables d'assurer à la fois une fonc7on endocrine et
un autre rôle physiologique ; il s'agit par exemple de l'hypothalamus, du cœur
ou des gonades.

334
Anatomie du
système
endocrinien
de l'homme
et de la
femme.

335
4. Les hormones

Contrairement au système nerveux qui uqlisait des


cellules (neurones) pour transmeyre l'informaqon,
le système endocrinien communique grâce à des
molécules parqculières appelées hormones.

Les hormones sont des molécules. Ce sont les


messagers chimiques qui circulent parmi les cellules
d'un animal et qui coordonnent leurs acqvités. Elles
sont produites au niveau d'une glande endocrine
spécifique et circule dans le sang jusqu'à leur cible.
Ce sont les régulateurs à longue distance de
l'organisme. Il existe plus de 50 hormones
différentes chez l'homme.

336
a) Différents types d'hormones

Les hormones stéroïdes :


- lipides synthéwsés à parwr du cholestérol (hydrophobe)
- circulent dans le sang a|achés à des protéines plasmawque
- La protéine de transport libère l'hormone stéroïde au niveau des capillaires sanguins qui irriguent les organes
cibles.
- franchissement par les stéroïdes de la membrane plasmawque et interagissent avec des récepteurs
intracellulaires pour y provoquer leur acwon
-Elles peuvent être administrées par voie orale.
-Ex : testostérone, oestrogène, ...

Les hormones pepwdiques :


- pewtes protéines sécrétées dans le sang et y circulent jusqu’aux cellules cibles.
- agissent par l’intermédiaire de récepteur protéiques traversant la membrane plasmawque

Ex : insuline, vasopressine, ...

337
Les hormones monoaminées :
- pe1tes molécules dérivant d'un acide aminé.
- Certaines de ces hormones (adrénaline, noradrénaline, ...) circulent librement dans
le sang et agissent sur les cellules cibles par l'intermédiaire de récepteurs spécifiques
transmembranaires.
- D’autres de ces hormones (T3 et T4) sont transportées dans le sang par des
protéines plasma1ques et agissent sur des récepteurs intracellulaires comme c'est le
cas des hormones stéroïdes.
Ex : adrénaline, thyroxine, ...

Les deux dernières ne peuvent être administrées que par injec1on.

338
b) Mode d'ac9on

Plusieurs étapes :
• Un s9mulus est perçu au niveau des cellules sécrétant l'hormone
nécessaire à la réponse.
• Les cellules endocrines sécrètent cepe hormone.
• Les hormones produites passent dans le sang et se dirigent vers la cible
via le système sanguin (transport sanguin).
• Arrivé à desXnaXon, ces hormones induisent une réponse appropriée au
sXmulus de départ.

Seules les cellules cibles de l'hormone y sont sensibles car elles seules possèdent
des récepteurs spécifiques de l'hormone. En d'autres termes, c'est la présence
d'un récepteur hormonal qui confère à la cellule cible sa sensibilité vis-à-vis de
l'hormone.

Remarque : Les récepteurs sont spécifiques pour une hormone donnée mais une
hormone peut avoir plusieurs types de récepteurs.

339
c) Spécificité de l'acRon d'une hormone.

Seules les cellules sensibles à l'hormone peuvent capter le message, l'interpréter et l'exécuter.
Les hormones protéiques sont captées par des récepteurs membranaires de la cellule tandis que les
hormones stéroïdes et dérivés d'acides aminés traversent la membrane et se lient à un récepteur
interne de la cellule.

Une glande peut être elle-même un organe cible et subir les direcwves d'une autre glande
endocrine.

Il y a aussi une limite quanwtawve :

• En dessous d'une certaine concentraRon d'une hormone dans le sang, celle-ci n'est pas efficace.
• Un excès de certaines entraîne des troubles qui peuvent être très graves.

Certaines hormones de différentes espèces animales sont suffisamment voisines au point de vue
chimique pour que les hormones d'une espèce soient acwves chez une autre espèce. C'est pour cela
que l'on peut administrer à l'homme des hormones extraites en grosses quanwtés des animaux (ex :
insuline porcine pour soigner le diabète).

Dès que l'organe cible reçoit le message hormonal, ses cellules exécutent le travail pour lequel elles
sont spécialisées :

• Acwvawon d'une réacwon de synthèse.


• Augmentawon des réacwons de dégradawon.
• Déclenchement de la mitose et de la méiose.
• Modificawon de la perméabilité de la membrane.

340
5. Organisa1on du système endocrinien

L'organisa1on du système endocrinien est extrêmement complexe. Ceci s'explique


notamment par :
• Une même glande endocrine peut sécréter plusieurs hormones différentes.
• Une hormone donnée peut avoir des effets différents sur différentes cellules cibles.
• Un processus physiologique peut être contrôlé par plusieurs hormones.
• Il est fréquent que différentes structures endocrines agissent les unes sur les autres
afin de moduler leurs fonc1onnements.

L’hypothalamus et l’hypophyse sont les 2 principaux chefs d’orchestre des


produc1ons hormonales. On parle de l’axe hypothalamo-hypophysaire. Cependant
certaines glandes fonc1onnent indépendamment de l’hypothalamus et de
l’hypophyse comme les glandes parathyroïdes et le pancréas.

341
a) L’hypothalamus.
L'hypothalamus, une peqte glande
d'environ 1cm située au milieu de la base
du crâne, juste au-dessus de l'hypophyse,
est le centre de commande du système
endocrinien. Il sécrète des hormones
(inhibitrices et sqmulantes) et transmet
les informaqons (reçues via le système
nerveux) nécessaires à la producqon
d'hormones à d'autres organes.

342
• Les hormones produites par l’hypothalamus sont
:

=FSH-RH + LH-RH

343
344
b) L’hypophyse.

L'hypophyse (glande pituitaire) est un organe de


la taille d’une noiseJe. Elle est suspendue en
avant et sous l’hypothalamus par la 7ge
hypophysaire.
Elle est formée de 2 lobes, un lobe antérieur et
un lobe postérieur.
Elle reçoit les informa7ons provenant de
l'hypothalamus et sécrètent en grande majorité
des hormones relais. Ces hormones relais ont
pour fonc7on de s7muler la sécré7on d'hormones
des autres glandes du système endocrinien.

345
Les hormones produites par le lobe antérieur
de l’hypophyse sont :

346
Mais le lobe postérieur de l’hypophyse sécrète lui aussi des hormones :
ocytocine et l’ADH (hormone an7-diuré7que)

L’ocytocine provoque des contrac7ons utérines lors de l’accouchement et


entraîne la sécré7on de lait pendant la période d’allaitement.
L’ADH ou vasopressine joue un rôle déterminant dans la régula7on des
volumes liquidiens et de la TA. En favorisant la résorp7on d’eau au niveau des
reins, elle diminue le volume d’urine.

347
348
On constate donc qu’il s’agit d’un foncNonnement en cascade depuis
l’hypothalamus, vers l’hypophyse et enfin sur les organes cibles

Influences centrales

349
6. Réguladon de l’acdvité hormonale

Il existe une interdépendance entre la glande endocrine


émezrice et l’organe cible. En effet, dès que l’organe cible a
perçu le message et qu’il l’exécute, il prévient
immédiatement la glande émezrice qu’il a bien reçu ses
instrucdons et le glande cesse d’émezre.
C’est la rétroacBon ou feedback négaBf.

Ceze nodon de rétroacdon est comparable à la réguladon


thermostadque d’une pièce. Ceze réguladon fait que la
quandté d’hormones émises est foncdon des capacités des
cellules cibles. Ainsi, l’acdon hormonale doit se faire au bon
moment et sa concentradon ne doit être ni pauvre ni trop
abondante ce qui entraînerait une hyperacdvité ou une
hypoacdvité. L’homéostasie (c'est-à-dire le mainden
reladvement constant du milieu extérieur) de notre
organisme est principalement maintenue grâce à la
rétroacdon.

350
351
352
7. Autres glandes majeures : la thyroïde, les
parathyroïdes et les surrénales.
a) La thyroïde.

C’est un organe de 25gr, en forme de fer à cheval, situé en avant de la trachée, en dessous du
car1lage thyroïdien.
Elle est formée de 2 lobes latéraux, réunis par un pont de 1ssu, l’isthme.

La thyroïde sécrète trois hormones :


- La thyroxine (T4)
- La triiodothyronine (T3)
- La calcitonine

L’oligoélément iode est essen1el pour la fabrica1on et le mécanisme d’ac1on des hormones
thyroïdiennes T3 et T4

353
Localisa7on

354
355
Effets des hormones thyroïdiennes T3 et T4 :

- AugmentaXon du métabolisme énergéXque de base : augmentent le


travail cardiaque, la température corporelle et la combusXon des graisses et du glycogène.

- SXmulaXon de la croissance et de la maturaXon cérébrale (taille et


développement intellectuel)

- Une augmentaXon de l’acXvité du système nerveux central entraînant


une hyperréflexie musculaire.

La calcitonine sXmule l’incorporaXon du calcium dans l’os et fait diminuer la calcémie . La


calcémie n’est pas sous l’influence de l’hypophyse.

356
b) Les parathyroïdes.

Les glandes parathyroïdes sont 4 peXts nodules de la taille d’un grain de blé, situés à la
face postérieure de la thyroïde.

Elles sécrètent la parathormone. Cepe hormone régule, avec l’aide d’autres hormones, le
métabolisme du calcium et du phosphore dans l’organisme. Elle est l’antagoniste de la
calcitonine.

Elle possède les ac9ons suivantes :

- LibéraXon de calcium à parXr des os


- Augmente la calcémie
- DiminuXon de l’éliminaXon du calcium au niveau des reins et une
augmentaXon de celle du phosphore
- AugmentaXon de l’absorpXon du calcium au niveau de l’intesXn

357
Parathormone (PTH) Calcitonine

Lieu de
Parathyroide Thyroide
production

Résorption
↑ ↓
osseuse

Elimination
↓ ↑
rénale

diminuer la calcémie (pas


But augmenter la calcémie sous influance de
l’hypophyse)

358
c) Les surrénales

Les glandes surrénales sont des organes


pairs d’un poids d’environ 5gr, en forme de
petit chapeau. Elles sont posées sur le
dessus de chaque rein.
La zone périphérique de la glande s’appelle
la corticosurrénale tandis que la région
centrale porte le nom de médullosurrénale.

Ces deux régions produisent des hormones


différentes.

359
La cor4cosurrénale sécrète :

- L’aldostérone : au niveau du tube collecteur, accélère la résorp1on du


sodium, la sécré1on du potassium et des ions H+ donc régule l’équilibre hydroélectroly1que,
le volume sanguin et la pression sanguine.

- Le cor1sol : intervient dans le métabolisme des glucides, c’est également


l’hormone du stress

- Des hormones sexuelles (androgènes et oestrogènes). Les androgènes sont


des anabolisants. Ils sont responsables pendant la puberté d’une poussée de croissance
significa1ve et d’une synthèse protéique importante.

Ces trois hormones sont des hormones de type stéroïdes. Elles sont synthé1sées à par1r du
cholestérol.

360
La médullosurrénale sécrète

L’adrénaline
La noradrénaline

Ces 2 hormones sont produites en permanence à de


faibles taux, mais sont libérées en grande quanXté lors
de situaXon des stress physique ou psychologique, des
traumaXsmes ou des infecXons.
Leur acXon principale est l’augmenta9on très rapide
de l’énergie disponible. Elles déclenchent les réacXons
de combat et de fuite.
Ces 2 hormones sont aussi des neurotransmepeurs du
système nerveux.

361
• 8. Principales glandes endocrines et hormones
ainsi que leurs fonc7ons.

Hypophyse post

362
363
Chapitre 10
Système • ce chapitre sera vu par le Dr Raverschot
nerveux

364
Chapitre 11
système • ce chapitre sera vu par le Dr Raverschot
urinaire

365
Chapitre 12
Le système • ce chapitre sera vu par le Dr Raverschot
reproducteur

366
Chapitre 13 • ce chapitre sera vu par le Dr Raverschot
Hérédité

367

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