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Projet Tilapia

Le document présente un projet d'élevage de tilapias dans des cages flottantes sur le fleuve Nkam au Cameroun. Le projet vise à produire environ 17 tonnes de tilapias par an pour répondre à la demande locale en protéines animales. Il décrira l'environnement du projet, la configuration de l'entreprise, la méthodologie et les aspects techniques, financiers et commerciaux.

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Projet Tilapia

Le document présente un projet d'élevage de tilapias dans des cages flottantes sur le fleuve Nkam au Cameroun. Le projet vise à produire environ 17 tonnes de tilapias par an pour répondre à la demande locale en protéines animales. Il décrira l'environnement du projet, la configuration de l'entreprise, la méthodologie et les aspects techniques, financiers et commerciaux.

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TABLE DES MATIERES

LISTE DE TABLEAUX
LISTE DE PHOTOS
LISTE DE FIGURES
ACRONYMES

ABREVIATIONS DEFINITIONS
MINEPIA ministère de l’élevage des pêches et des industries animales
GIC
MINADER ministère de l’agriculture et du développement rural
FAO Food and Agriculture Organization of United Nation
PIB produit intérieur brut
hbts/km2 Habitant pat kilomètre carré
Kg/hbt/an Kilogramme par habitant par an
mm millimètre
SARL société à responsabilité limité
MINEPDED ministère de l’environnement de la protection de la nature et du
développement durable
FCFA franc de la coopération France Afrique
m mètre
RESUME

Le Cameroun a un très grand déficit en protéines animales. La demande en protéines


animale est réelle. Ce projet vient donc à point nommé, à un moment où les politiques
nationales sont orientées vers un objectif d’accroissement de la production de protéines
animales. Le sous-secteur élevage est d’ailleurs l’un des secteurs prioritaires pour le
développement de la nation. L’environnement politique, économique, et légal
camerounais est très stable et favorable à la création des entreprises. Notre projet
consiste à créer une entreprise nommée KEDI TILAPIA’S COMPAGNY SARL, spécialisée
dans l’élevage du tilapia sur dix cages de 32 mètres cubes. Elle produira et
commercialisera environ 17 tonnes de tilapias par an dans un premier temps, cet effectif
sera vu à la hausse dans un second temps. On note également la production de sous-
produits tels que les alevins. Le tilapia sera vendu en fonction du nombre de kilogramme
et le prix d’un kilogramme sera fixé à 1 500 FCFA. Notre entreprise aura pour la
première année un chiffre d’affaire évalué à 39 840 000 FCFA. La somme nécessaire au
lancement de ce projet la première année est de 26 337 270 FCFA. Ce projet permettra
de générer à la fin de la première année un bénéfice de 17 755 030 FCFA avec un taux de
rentabilité interne de l’ordre de 67,4%. Les études de faisabilité technique, économique,
environnementale et financière montrent que le projet est viable. Le projet d’élevage en
cages de tilapias mono-sexe à Yabassi promu par moi qui suit promoteur et mes associés
qui parmi lesquels on recence les Ingénieurs aquacoles avec des spécialités diverses y
compris dans la comptabilité, un hydraulicien ; sera mis en œuvre dans le fleuve Nkam,
Département du Nkam, Arrondissement de Yabassi. Ce site est choisi pour la
disponibilité de l’eau en quantité et en qualité, épargné des pollutions industrielles. Nous
emploierons environ dix personnes. Les principaux clients potentiels seront les marchés
(Douala, Yabassi, Loum, Edéa), ménages, les hô tels et restaurants de ces villes. Pour faire
connaitre notre produit et notre entreprise nous ferons à la fois recours aux médias et
aux non-médias. Le projet pourra cependant, à long terme s’étendre sur tout le territoire
national.
EXECUTIVE SUMMARY
INTRODUCTION

 Genèse et historique du projet

Le poisson est une denrée de plus en plus rare du fait de la croissance démographique et
de la pression sur les ressources. D’après le MINEPIA en 2002, la consommation
annuelle en poisson d’un individu est estimée à 17,9 kg.

En effet, le fleuve Nkam, situé dans la région du littorale et plus précisément dans le
département du Nkam, a une remarquable faune ichthyologique riche et diversifiée. Des
études de la faune ichtyologique du bassin du fleuve Nkam, réalisées entre 2012 et 2014
par Kamanké 2012, Takedo 2012 , ont permis d’inventorier 49 espèces réparties en 43
genres appartenant à 31 familles. Les Mormyridae sont les plus nombreux avec 07
espèces. Les Cichlidae, Characidae, viennent ensuite avec 04 espèces chacune. Les
Clariidae et Cyprinidae, sont représentées avec 03 espèces chacune. Les Bagridae, et
Notopteridae sont également représentées avec 02 espèces chacune. La richesse
spécifique est inégalement répartie sur l’ensemble du bassin. La zone centrale du bassin,
représentée par la station de Yabassi-centre, présente les richesses spécifiques les plus
élevées.

 Etat des lieux et justification du projet

Des études ont démontré que l’élevage des poissons en cage permet de les produire en
grande quantité et plus rapidement (MINEPIA, 2012). Le projet d’élevage en cage que
nous souhaitons mettre en place dans le département du Nkam, s’inscrit non seulement
dans une logique de valorisation du potentiel hydrobiologique de la zone, mais aussi
dans une perspective de développement durable de la localité. C’est dans cette optique
que des initiatives d’appui au développement comme la création du centre pilote de
formation des jeunes pisciculteurs du Nkam à Banya II site universitaire, par le MINEPIA
sont faites.

Ainsi ce projet aura pour missions fondamentales à savoir : Produire du poisson de table
afin d’approvisionner les ménages de la localité et ses environs (Douala, Loum, Edéa) ;
Sensibiliser les populations sur l’impact positif de l’aquaculture dans le département; de
créer de nouveaux emplois.
Des partenariats avec les populations locales, des GIC et des pisciculteurs privés ont étés
formalisés. D’où le projet s’inscrit dans l’approche Recherche Action en Partenariat
(RAP).

 Vision globale du projet

Le projet vise à mettre en place une unité pilote de production du tilapia en cages
flottantes dans le fleuve Nkam en valorisant le milieu écologique du Nkam et
promouvoir ainsi le développement économique d’une région rurale à travers la
vulgarisation des nouvelles techniques pilotes agricoles appliquées à l’élevage des
tilapias. Ce développement pouvant amener à maintenir haut l’apport protéinique et
l’autosuffisance alimentaire tant souhaitée par les Camerounais malgré la persistance de
la crise.

 Objectifs du projet

Nous comptons commencer la production de 17 tonnes de tilapia marchand dans 10


cages de 32 m3, à la fin des deux premiers cycles d’élevage (12 mois).

Après une expérience bien acquise, nous pourrons accroître le nombre de cages (passer
de 10 à 15 cages). L’équipe envisage aussi l’introduction de la polyculture avec les
silures à partir de la deuxième année de production.

 Présentation du produit

Le tilapia est une espèce de poisson très appréciée des consommateurs qu’ils soient
ruraux ou urbains (FAO 2008). C’est l’un des poissons ayant fait l’objet du plus grand
nombre d’introductions et de transferts à travers le monde à des fins d’élevage. La chair
blanche du tilapia est « goû teuse ». Les filets présentent une jolie coloration : blanche ou
très légèrement rose avec une chair ferme et qui le reste durant la cuisson.
Photo : tilapia

 Configuration de l’entreprise

Nous avons l’ambition de créer une entreprise dénommée : «KEDI TILAPIA’S


COMPAGNY SARL». Son métier consiste à la production, l’élevage et la
commercialisation du poisson de table (le tilapia frais).

 Localisation du projet

Le projet est situé à Yabassi, un village de l’arrondissement de Yabassi, département du


Nkam, région du littoral. Il est situé à une centaine de kilomètres de Douala et Loum et
bénéficie d’un réseau hydrographique très riche rendant le rythme de production
continu. Douala, Edéa, Loum sont le lieu d’écoulement de nos produits par excellence
mais avec possibilité d’accéder à d’autres marchés.

La parcelle qui sera mise en valeur dans le cadre de ce projet est située le long du fleuve
Nkam rendant donc la possibilité d’extension facile.
FIGURE : LOCALISATION DU PROJET

 Méthodologie de faisabilité du projet

De manière synthétique, notre étude va être structurée de la manière suivante :

• L’analyse de l’environnement du projet,

• Le marketing stratégique et opérationnel

• L’étude technique et les ressources humaines

• L’étude financière et l’estimation des risques.

CHAPITRE I : ANALYSE DE L’ENVIRONNEMENT DU PROJET

Pour mettre en œuvre notre projet, il est nécessaire de réaliser une étude sur
l’environnement en vue de son implémentation. Dans cette partie, nous procéderons à
l’analyse macro-environnement et micro environnement du projet. Ces différentes
analyses permettront de faire ressortir les facteurs clés du succès inhérents au projet et
de nous assurer des débouchés de notre production.

I.1. ANALYSE MACRO-ENVIRONNEMENT

Elle se focalisera sur les facteurs susceptibles d’influencer positivement ou


négativement la faisabilité de notre projet. Ici, on s’appuiera sur le modèle PESTEL (la
Politique, l’É conomie, le Social, la Technologie, l’É cologie et la Légal).

I.1.1. Environnement politique

La République du Cameroun est située au fond du Golfe de Guinée en Afrique Centrale


ayant pour capital Yaoundé. Elle s’étend du deuxième au treizième degré de latitude
Nord et du neuvième au seizième degré de longitude Est et couvre une superficie de 475
442 kilomètres carrés. Cette extension géographique confère au pays une grande
diversité géographique et écologique. Le Cameroun bénéficie également d’une stabilité
politique et d’une paix sociale qui favorise la pratique des affaires.

L’aquaculture sous forme de pisciculture a été introduite au Cameroun en 1948 par le


Tilapia. Dès lors le pays a souscrit à plusieurs projets bilatéraux et à des interventions
multiformes dans le domaine pour amener la population à adopter cette nouvelle forme
de culture.

Devant la baisse constante des productions nationales des pêches de capture et la


croissance importante des quantités de poissons congelés pour combler le déficit, le
pays s’est résolu à relancer l’aquaculture pour satisfaire une demande élevée suite à une
démographie galopante et réduire la sortie massive des devises. C’est ainsi que ce
secteur est devenu une priorité pour le gouvernement qui vient d’élaborer un cadre
stratégique pour un développement durable de l’aquaculture, et en train de finaliser la
révision du cadre juridique de l’aquaculture au Cameroun.

I.1.2. Environnement économique

Depuis 2008, le Cameroun est sur une tendance de croissance économique positive. En
2013, le taux de croissance s’élevé à 4,8% et le Cameroun vise une croissance de 5,3% en
moyenne sur la période, avec un taux annuel de croissance démographique de 2,7%. Le
secteur primaire reste le moteur de l’économie nationale avec une contribution de 45%
du PIB, alors que le secteur industriel contribue 27,6% du PIB. En effet, la production
potentielle de la pisciculture pourrait être comprise entre 2 300 et 20 000 tonnes par an,
d’où la contribution de l’aquaculture est inférieure à 0,1% du PIB. Le secteur offre 15 à
20 000 emplois directs et constitue une source de revenus complémentaires dans
beaucoup de familles en milieu rural.

I.1.3. Environnement social

L’effectif de la population du Cameroun au 1er Janvier 2010 s’élève à 19.406.100


habitants (selon le dernier recensement général de la population en 2009). Selon ce
même recensement, le taux de croissance démographique annuel se situe de 3% par an
avec une densité de population de 36,5 hbts/km2. Le Cameroun compte 240 ethnies,
réparties en trois grands groupes (Bantous, Semi-Bantous, Soudanais) et correspond à
240 langues nationales. Globalement la population camerounaise est jeune et la
structure de la population par â ge montre que 40,8% de la population ont un â ge
compris entre 0-15 ans, 55,9% sont entre 15-64 ans et 3,3% vont de 65 ans et plus. Cette
population d’ici 2037, doublera son effectif.

I.1.4. Environnement technologique

Au Cameroun, la pisciculture se pratique en eau douce, en étangs de dérivation et en


étangs de barrage. Le système de production en cages n’est pas encore véritablement

utilisé au Cameroun comme dans certains pays Africains.

I.1.5. Environnement écologique

La commune de Yabassi située dans la Région du Littoral et dans le Département du


Nkam, couvre une superficie de 3 080 km2.

 Climat

Son climat est caractérisé par une forte humidité, il est tropical. La température varie
entre 23˚c et 29˚c ; le mois le plus chaud est Février. Comme le Nkam, Yabassi est très
pluvieux. Les hauteurs annuelles de pluies varient entre 2 900 et 3 000 mm. La saison
sèche va de mi-novembre à mi-mars.

 Sols
Ils sont essentiellement latéritiques à l’horizon humifère plus ou moins épais. Le sous-
sol est argileux latéritique marqué par une prédominance des termitières et des cailloux
et se transformant par endroits en sable et massifs rocheux. Ce sol est argileux sableux
dans la plaine inondable du territoire communal.

 Relief

Il est valonné et constitué par une alternance de plaines, de vallées encaissées et des
plateaux. L’altitude varie de 10 m dans la plaine à environ 700 à 800 m dans la zone
Nord-Est et Nord.

 Hydrographie

L’arrondissement de Yabassi est densément arrosé par de nombreux cours d’eaux dont
les principaux sont : le Nkam qui devient le Wouri en aval, la Dibamba, la Mabombé, le
Njanga, la Mahé.

I.1.6. Environnement légal

Pour investir dans un pays, il est nécessaire de respecter les réglementations en vigueur
de ce pays et l’ensemble des lois qui gouvernent le secteur d’activité que l’on embrasse.

Ainsi, le cadre législatif dans le domaine aquacole au Cameroun est régit par :

 La loi N˚96/12 du 05 Aout 1996 portant loi-cadre relatif à la gestion de


l’environnement ;
 La loi N˚2000/017 du 19 Décembre 2000 portant réglementation de l’inspection
sanitaire vétérinaire ;
 La loi N˚94/01 du 20 Janvier 1994 portant régime des forêts, de la faune et de la
pêche ;
 Le décret N˚2010/0244/PM du 26 Février 2010 fixant les modalités d’exercice de
certaines compétences transférées par l’Etat aux communes en matière de
promotion des activités de production pastorales et piscicole.

Du point de vue institutionnel, l’aquaculture sous la forme de pisciculture est


directement placée sous l’autorité du MINEPIA. Néanmoins, certains départements
ministériels tels que le MINEPDED, le MINADER.
I.2. ANALYSE MICRO-ENVIRONNEMENT

I.2.1. Micro environnement interne

L'analyse interne permet de définir l'activité de l'entreprise et de faire ressortir ses


forces et ses faiblesses. Il s'agira aussi de faire le bilan personnel et professionnel du
promoteur et de trouver les solutions éventuelles pour optimiser l'adéquation
homme/projet. L’équipe entrepreneuriale du projet sera composée de dix personnes : le
promoteur et ses neuf associées de profil différent et tous d’origine camerounaise.

I.2.1.1. Le promoteur

Titulaire d’un diplô me d’Ingénieur des Travaux en Etude d’Impacts Environnementaux


obtenu à la Filière des Métiers du Bois, de l’Eau et de l’Environnement de la Faculté
d’Agronomie et des Sciences Agricoles (FASA/FMBEE) de l’Université de Dschang
antenne d’Ebolowa et inscrit en Master I, option Management des Risques Industriels
Environnementaux dans la même école. En parallèle nous suivons aussi une formation
en gestion des entreprises et la gestion des projets ainsi que sur l’étude de faisabilité et
montage de projet.

I.2.1.2. Les associés

Ils sont tous des Ingénieurs halieutes aquacoles mais ayant des spécialités différentes à

l’exception d’un d’entre eux, afin de spécifier le rô le de chacun pour la bonne réussite du
projet.

 ESSOKE MURIELLE, spécialisée dans l’alimentation aquacole ;


 KOME HENRI, spécialisé dans la gestion des fermes et gestion des risques ;
 MBATCHOU WILSON, spécialisé dans le génie aquacole et la gestion des systèmes
piscicoles ;
 NGOLE THIERRY, spécialisé dans le génie aquacole et la gestion des projets
aquacoles ;
 FOUHA DUMON, spécialisé dans la comptabilité et le management des fermes
aquacoles ;
 NKOUE NARCISSE, spécialisé dans l’hydrobiologie ;
 KAMANKE RODRIGUE, spécialisé dans la reproduction des espèces tropicales ;
 SEN YNES, spécialisé dans la protection zoo sanitaire ;
 MBANG HELVIRA, Ingénieur hydraulicienne.

I.2.1.3. Analyse du potentiel de l’équipe entrepreneuriale

L’équipe présentée est constituée de jeunes dynamiques, motivés et très dévoué quant à
leur contribution à l’avancement du Cameroun. Par conséquent, elle dispose de
compétences dans le domaine de l’aquaculture; de la comptabilité, de l’hydraulique. Le
promoteur dispose de ce fait des compétences interpersonnelles, un esprit ouvert, une
bonne culture générale. Il sait aussi s’entourer des compétences techniques nécessaires ;
il est très curieux et attentif pour pouvoir suivre les évolutions et s’adapter au marché.
Sur le plan professionnel, il n’a pas de compétences en matière de pilote de projet
aquacole et dans la coordination des différentes tâ ches du projet.

I.2.2. Micro environnement externe

I.2.2.1. Analyse du secteur d’activité

L’aquaculture a été introduite au Cameroun en 1948 par l’administration coloniale dans


le cadre d’un plan de développement ambitieux. Ce plan était articulé autour de la mise
en place d’un réseau de stations aquacoles (pour la production d’alevins, notamment de
tilapia). Malgré le nombre impressionnant des projets et programmes de soutien au
développement qui ont eu cours au fil des années, l’aquaculture n’a pu à ce jour s’insérer
avec succès dans la mouvance économique paysanne comme les autres élevages
traditionnels de bovins ou volailles. De plus le MINEPIA a mis en place un projet pilote
d’élevage de Tilapia en cage sur trois sites en 2014. Cette étude est en train d’être
reprise.

I.2.2.2. étude du marché

 Etude de l’offre

La production piscicole actuelle se concentre beaucoup plus dans les régions du Centre,
Sud, Est et l’Ouest. Les études de la FAO montrent que la production piscicole
Camerounaise estimée à 1000 tonnes en 2010 n’arrive pas à satisfaire tous les
consommateurs. La majorité de la population camerounaise aime bien manger mais avec
une production limitée. Le poisson d’élevage est une denrée de luxe et rare vu son prix
actuel sur nos marchés (Yaoundé, Douala, Ouest Cameroun). Le prix du kilogramme de
tilapia est passé de 700 à 2300 FCFA sur les marchés actuels de poissons frais d’élevage.

Pour faire donc disparaître progressivement ce problème de la rareté, l’équipe a choisi


d’élever du tilapia mono-sexes et d’atteindre une production de 17 tonnes par an.

 Etude de la demande

Le poisson est mangé par presque tous les camerounais et la production ne satisfait pas
à la demande grandissante.

En plus de la consommation brute, il y a la possibilité de transformer le tilapia par


fumage pour accroitre la durée de conservation et mettre à la disposition des
camerounais des protéines d’origine animale provenant du poisson ; ceci à chaque
moment de l’année.

 confrontation de l’offre et de la demande

La confrontation de l’offre et de la demande nous permet d’envisager une part de


marché de la demande actuelle non satisfaite et par notre offre nous élèverons au
poisson frais (tilapia) son aspect de denrée de luxe pour la rendre accessible à tous les
prix.

CHAPITRE II : LE MARKETING DU PROJET

II.1. MARKETING STRATEGIQUE

II.1.1. Segmentation du marché

Notre marché sera étendu dans la Région du Littoral, ville de Yabassi. Les clientèles
cibles seront les marchés (Douala, Yabassi, Loum, Edéa), ménages, les hô tels et
restaurants de ces villes.
Compte tenu de la capacité de production au démarrage, nous arriverons à satisfaire
efficacement toutes ces cibles.

II.1.2. Positionnement du produit

Le positionnement est la place qu’occupe le produit dans l’esprit du client, son choix est
une décision indispensable. Par rapport à la rareté et la qualité existante, nous voulons
nous positionner sur le segment des produits à grande quantité et de qualité supérieure
et dont le prix se situe à tout niveau. Nous comptons vendre notre poisson à 1 500 FCFA
le kilogramme.

II.1.3. Différenciation du produit

La différenciation de notre produit par rapport aux autres sur le marché se fera au
niveau de la régularité de la distribution du produit, la qualité du poisson. Nos tilapias
seront charnus et auront un goû t agréable car l’élevage se fera dans un environnement
sain, adéquat et favorable.

II.2. MARKETING OPERATIONNEL

Notre marketing opérationnel s'inspire de la théorie des quatre « P » du marketing, il


s’agit notamment du : produit, prix, place/distribution, promotion/communication.

II.2.1. La politique du produit

CRITERES TILAPIA FRAIS


Couleur Blanche et rose
quantité Par kilogramme (par kg)

II.2.2. La politique de prix

Compte tenu de la rareté du poisson frais sur les marchés, et d’après la confrontation de
l’offre et de la demande, les prix actuels de cette denrée sont élevés. Nous comptons à
travers ce projet mettre le poisson à la portée de toutes les bourses. Pour cela, nos prix
seront les plus bas possibles. En adoptant des prix élargis et en fonction de la demande
du produit sur le marché, nous comptons contribuer à la vulgarisation de ce produit
auprès des populations.
PRODUIT TILAPIA
Coû t 1500 FCFA
Prix du concurrent 2300 FCFA

II.2.3. la politique de distribution

Nous allons négocier avec les grossistes. Ces derniers se chargeront de la distribution de
nos produits sur les marchés de Douala, Edéa, Loum. Nous allons nous charger
d’approvisionner les poissonneries de la localité. Nous organiseront la distribution en
acteur fixes et mobiles.

Les acteurs fixes : pour une présence permanente dans les marchés existants. Ce sont
des grossistes tels que les poissonneries, les hô tels et les restaurants des villes de
Yabassi, Edéa, Loum et Douala.

Les acteurs mobiles: pour le transfert de poisson entre deux acteurs fixes. Ce sont les
intermédiaires ou livreurs de la distribution finale, les détaillants ambulants « buys and
sellers ».

II.2.4. La politique de promotion/communication

La politique de promotion ou de publicité a pour objectif de faire connaître et vendre un


produit par le moyen de la publicité, des relations publiques ct d'entretenir la meilleure
image de marque possible.

Pour faire connaitre notre produit, nous allons nous servir à la fois des médias et des
hors-médias.

Parlant des médias, nous allons utiliser des affiches et prospectus qui seront affichées et
distribués partout ; également internet pour faire de la publicité en ligne, cela nous
permettra d’agrandir le champ des potentiels clients pour un coû t relativement bas.

En ce qui concerne les hors-médias, nous ferons la publicité de notre produit pendant la
vente (sur le lieu de vente). Nous participerons également aux comices agro-pastoraux,
ce qui nous permettra de présenter notre produit à une gamme très diversifiée de
clients. Nous comptons également sur notre première clientèle pour faire la promotion
de notre produit.
CHAPITRE III : MONTAGE TECHNIQUE DU PROJET

III.1. LISTE DES INVESTISSEMENTS

La mise en place de ce projet nécessite un certain nombre d’investissements. Le tableau


ci-dessous donne l’ensemble des investissements dont nous avons besoin pour le
lancement de ce projet.

Tableau : analyse des équipements et outils

N˚ Investissements Quantités
1 Cages 10
2 Happas 13
3 Granuleuse 1
4 Mélangeur 1
5 Brouette 1
6 Pousse 1
7 Sacs 50
8 Assiettes 20
9 Bassines 20
10 Géniteurs 300
11 Pelles 2
12 Seau 10
13 Bâche (24 m2) 3
14 Gilet de sauvetage 10
15 Pirogue 1
16 Groupe électrogène 1
17 Pistolet à pression 1
18 Bouteille à oxygène 1
19 Alevinière 2
20 Thermomètre 5
21 Panier 5
22 balance à précision 1
23 Balance 2
24 Kit 1
25 Epuisettes 10

III.2. IDENTIFICATION DES INTRANTS

DESIGNATIONS QUANTITES/AN
Hormone 75 kg
Farine poisson 26 795 kg
Farine soja 7 600 kg
Tourteaux coton 5 320 kg
Drêche brasserie 720 kg
Son de riz 2 260 kg
Remoulage de blé 5 355 kg
Parche de café 1 050 kg
Farine de maïs 540 kg
Farine d’os 1 200 kg
Huile végétale 350 Litres
Permanganate 50 Litres
Sel 25 kg

III.3. IDENTIFICATION DES CHARGES

Pour le lancement de notre projet, certaines charges sont à observer. Le tableau ci-
dessous présente les différentes charges de notre projet.

DESIGNATION
Charges fixes
Outils d’investissements
Transport
Maintenance et Frais divers
Energie
Impulsions téléphones et Internet
Contrô le externe (MINEPIA)
Charges variables
Intrants
Salaire personnel

III.4. IDENTIFICATION DU PERSONNEL

POSTE NOMBRE RÔLES


Chef d’équipe et 2 - Superviser le bon fonctionnement de toutes les étapes
son
de cultures,
collaborateur
-Avertir le corps administratif des problèmes
rencontrés,
-Donner les instructions aux ouvriers.
Gardien 4 -Surveiller permanemment les installations et
maintenir la sécurité,
- Informer sur tout ce qui se passe dans la plantation.
Ouvriers 4 -Exécuter toutes les tâ ches données par les chefs
d’équipe.

III.5. PROCESSUS DE PRODUCTION DE TILAPIA EN CAGES

III.5.1. Les étapes

Les étapes de production sont les suivantes :

a- Production des alevins de 20- 25 g de tilapia mono-sexes

b- Production des aliments

c- Le site étant déjà localisé, on va procéder à la construction et installation des cages

d-Mise sur pied du dispositif d’ancrage et de lest


e- Construction de la structure de protection

f- Mise en charge des juvéniles

g- Alimentation quotidienne

h- Surveillance et entretien

i- Prévention phytosanitaire.

III.5.2. Analyse des étapes

La production se réalisera en deux principales phases : la production d’alevins et


l’engraissement.

 Phase de production d’alevins

Elle se réalise en plusieurs étapes :

 L’installation de 13 happas de production d’alevins dans les bacs bétonnés;


 La mise en charge des géniteurs sera effectuée avec le sex-ratio de 1/3 et une
densité de 5 géniteurs par mètre carré ;
 La récolte et répartition des larves dans les cuves ;

Pré-grossissement des larves : le pré-grossissement des alevins de tilapia sera effectué


en cuves de 6 m2. Cette phase durera trois mois, à la fin de laquelle nous obtiendrons des
alevins de taille 20-25 g.

 L’alimentation et suivi : les larves seront nourrit trois fois par jour avec un
aliment formulé à 35 % de protéine.
 Phase d’engraissement

Le grossissement consiste en la production du poisson marchand de poids moyen de


300 g à partir des alevins de 20-25 g.

Le système adopté ici est le système intensif et le processus de production en cage est
constitué des étapes suivantes :

 La mise en charge : elle se réalisera avec une densité de 100 individus de 20 à 25


g par m3 de tilapia mono-sexe;
 L’alimentation et soins des poissons : la nutrition des poissons se fera trois fois
par jour avec les aliments granulés, formulés à 30% de protéines brutes. En
même temps, des observations rigoureuses seront menées sur la santé des
poissons.
 Entretien des cages et happas

Elle se fera à la fin de chaque cycle de production avec un pistolet à pression.

III.6. PROGRAMME DES TRAVAUX

Les responsables de ces travaux sont les membres de l’équipe entrepreneuriale, chacun
ayant une tâ che bien précise, pour une meilleure avancée des travaux.

Tableau : calendrier d’exécution des travaux

Opération Périodes H/J Responsable


Achat du matériel pour fabrication
d’aliment et happas
Réception et installation du
matériel
achat des ingrédients pour aliment
Fabrication d’aliments pour
géniteurs, alevins et larves Mois 1 41
Séchage et conditionnement des
aliments
Commande des géniteurs
Construction des happas
réception des géniteurs +
acclimatation
Répartition des géniteurs dans les
happas
Mois 2 9
Alimentation, entretien des
géniteurs et soins vétérinaires
Récolte et transfert des œufs et Mois 3 36
larves
Alimentation et entretien des
larves
Alimentation et entretien des
alevins
Achat, transport et réception des
matériels
Mois 4 63
Réception du matériels et montage
des cages
Récolte, comptage,
conditionnement et transport des
alevins
Aménagement du site et
installation des cages 169

Achat d’ingrédients Mois 5


Réception et stockage
Fabrication d’aliments pour
grossissement

Séchage et conditionnement
Mise en charge
Entretien et Grossissement Mois 6 63

Entretien et Grossissement Mois 7 63

Entretien et Grossissement Mois 8 63

Entretien et Grossissement Mois 9 63

Entretien et Grossissement ; Mois 10 63

Pêche des poissons Mois 11 63

Totaux 696
III.7. EVALUATION DE LA PRODUCTION

Tableau : production prévisionnelle du tilapia pendant 3 ans

Années Production totale Prévision perte Production


prévisionnelle du de 2% (Kg) prévisionnelle
tilapia (kg) en 12 nette
mois

Année 1 17 000 340 16 660

Année 2 34 000 680 33 320

Année 3 51 000 1020 49 980

III.8. STRUCTURE JURIDIQUE

Notre société sera une Société Anonyme à Responsabilité Limitée (SARL). Cette forme
est la mieux adaptée aux moyennes entreprises.

Tableau : Paramètres d’identification de l’entreprise

Nom de l’entreprise KEDI TILAPIA’S COMPANY


Raison sociale Production de tilapia marchand
Adresse BP : 2019 Yabassi
Téléphone + 237 698 91 34 50
Nombre d’employés 10
Chiffre d’affaire 39 840 000 FCFA
Statut juridique SARL
Type d’activité Pisciculture

III.9. ANALYSE DES RISQUES ET SOLUTIONS

 Risques liés à la production


Nous pouvons être confrontés aux maladies et épidémies des poissons, ceci pourrait
influencer sur la quantité de production fixé en la diminuant.

Pour remédier à cela, il sera nécessaire de faire appel à un vétérinaire pour un contrô le
permanent.

 Risques liés aux finances

Si la production est affectée, cela pourrait aussi affecter la rentabilité.

Pour cela, nous devons pallier les risques de production.

 Risques liés à l’environnement


 La construction des cages peut déclencher des mécanismes rétroactifs négatifs à
cause de la pression que subira le fleuve par d’autres utilisateurs. Ceci pourrait
réduire le nombre d’unités de cultures et limiter ainsi la production.
 Si certains poissons réussissent à s’enfuir dans la nature, ils vont perturber la
reproduction de leurs congénères sauvages ou bien ils vont se retrouver dans un
milieu exotique.

Pour éviter cela, il faudra de temps en temps vérifier si les cages et les filets sont
toujours en bon état, s’il n’y a pas de trous où ces poissons pourront sortir afin de
vite réparer cela. Selon la FAO, il faudrait pratiquer l’élevage des poissons triploïdes
et stériles car après leur fécondation, les œufs sont soumis à une pression de
plusieurs centaines de bars, empêchant ainsi l’expulsion du deuxième globule
polaire.

 La surabondance des poissons entraine la pollution de l’eau par les


excréments des poissons, les restes de nourritures emportés par les eaux.

De ce fait, un entretien régulier s’impose.

CHAPITRE IV : MONTAGE FINANCIER DU PROJET

IV.1. EVALUATION DES INVESTISSEMENTS

Tableau : coût d’investissements pour la première année


Investissement Quantité Prix unitaire Prix total

Cages 10 300000 3000000


Happas 13 7690 99970
Granuleuse 1 275000 275000
Mélangeur 1 500000 500000
Brouette 1 20000 20000
Pousse 1 70000 70000
Sacs 50 300 15000
Assiettes 20 600 12000
Bassines 20 1000 20000
Géniteurs 300 1000 300000
Pelles 2 2500 5000
Seau 10 1000 10000
Bâ che 3 4500 13500
Gilet de sauvetage 10 15000 150000
Pirogue 1 300000 300000
Groupe électrogène 1 250000 250000
Pistolet à pression 1 175000 175000
Bouteille à oxygène 1 80000 80000
Alevinière 2 7000 14000
Thermomètre 5 15000 75000
Panier 5 4000 20000
balance à précision 1 75000 75000
Balance 2 8000 16000
Kit 1 75000 75000
Epuisettes 10 3500 35000
TOTAUX (FCFA) 5 605 470

IV.2. EVALUATION DES INTRANTS

Tableau : coût d’intrants pour les 3 premières années

DESIGNATI QUANTIT PRIX PRIX TOTAL


ONS ES/AN UNITAIRE Année 1 Année 2 Année 3
Hormone 75 kg 200 15 000 15 000 15 000
Farine 26 795 kg 200 5 359 000 5 359 000 5 359 000
poisson
Farine soja 7 600 kg 250 1 900 000 1 900 000 1 900 000
Tourteaux 5 320 kg 200 1 064 000 1 064 000 1 064 000
coton
Drêche 720 kg 190 136 800 136 800 136 800
brasserie
Son de riz 2 260 kg 350 791 000 791 000 791 000
Remoulage 5 355 kg 200 1 071 000 1 071 000 1 071 000
de blé
Parche de 1 050 kg 300 315 000 315 000 315 000
café
Farine de 540 kg 250 135 000 135 000 135 000
maïs
Farine d’os 1 200 kg 200 240 000 240 000 240 000
Huile 350 Litres 900 315 000 315 000 315 000
végétale
Permangana 50 Litres 1600 80 000 80 000 80 000
te
Sel 25 kg 200 5000 5000 5000
TOTAUX 11 426 800 11 426 800 11 426 800
(FCFA)

IV.3. FRAIS GENERAUX

Tableau : coût des frais généraux pendant

DESIGNATIONS PRIX /AN

Transport 825 000


Maintenance et Frais divers 720 000
Energie 600 000
Impulsions téléphones et Internet 600 000
Contrô le externe (MINEPIA) 800 000
TOTAUX (F CFA) 3 545 000

IV.4. EVALUATION DE LA MASSE SALARIALE

Tableau : coût de la masse salariale des 3 premières années

EMPLOIS SALAIRE EFFECTIF SALAIRE ANNUEL


MENSUEL
Année 2 (+ 100% Année3
(FCFA) année 1 pour le (+10%
chef d’équipe et + année 2
A1 A2 A3 Année 1
10% année 1 pour tous
pour les ouvriers les
et gardiens) employés)

Chef d’équipe 90 000 2 2 2 2 160 000 4 320 000 4 752 000

Ouvriers 40 000 4 4 4 1 920 000 2 112 000 2 304 000

Gardiens 35 000 4 4 4 1 680 000 1 848 000 2 032 800

TOTAUX 10 10 10 5 760 8 280 000 9 088 800


(FCFA) 000

IV.5. EVALUATION DES CHARGES

Tableau : coût des charges pour les 3 premières années

DESIGNATION Année 1 Année 2 Année 3


Charges fixes
Outils d’investissements 5 605 470 6 958 640 8 311 810
Frais généraux 3 545 000 3 545 000 3 545 000
Charges variables
Salaire personnel 5 760 000 8 280 000 9 088 800
Intrants 11 426 800 11 426 800 11 426 800
TOTAUX (FCFA) 26 337 270 30 210 440 32 372 410

NB : nos investissements augmenteront de l’ordre de la DAP.

IV.6. EVALUATION DU CHIFFRE D’AFFAIRE

Tableau : chiffre d’affaire (CA) prévisionnelle sur 3 années

Années Production Prix unitaire (PU) CA prévisionnel


prévisionnelle en FCFA (FCFA)
nette
Poisson marchand (tilapia)
Année 1 16 660 1500 24 990 000
Année 2 33 320 1500 49 980 000
Années3 49 980 1500 74 970 000
Alevins
Année 1 74 250 200 14 850 000
Année 2 74 250 200 14 850 000
Années3 74 250 200 14 850 000

CA = PP x PU

NB : Etant donné que nous produisons nous-même les alevins pour obtenir nos poissons
marchands, nous allons profiter de cela pour vendre aussi ces alevins afin de maximiser
sur notre rendement.

IV.7. BESOINS EN FOND DE ROULEMENT

Tableau : coût des besoins en fond de roulement (BFR) sur 3 ans

DESIGNATIONS PRIX
Année 1 Année 2 Année 3
Intrants 11 426 800 11 426 800 11 426 800
Masse du personnel 5 760 000 8 280 000 9 088 800
Frais généraux 3 545 000 3 545 000 3 545 000
TOTAUX (F CFA) 20 731 800 23 251 800 24 060 600

IV.8. COÛT DU PROJET

Le coû t du projet (CCP) est évalué la première année, il est égal aux investissements plus
les besoins en fond de roulement.

CCP = total investissement + BFR

= 5 605 470 + 20 731 800

CCP = 26 337 270 FCFA

IV.9. DOTATION AUX AMORTISSEMENTS ET PROVISIONS (DAP)

Tableau : amortissements des investissements

Désignations Quantité Prix Prix Durée de vie Amortissement


unitaire total (année) /année
Cages 10 300 000 3 000 5 600 000
000
Happas 13 7 690 99 970 1 99 970
Granuleuse 1 275 000 275 000 10 27 500
Mélangeur 1 500 000 500 000 10 50 000
Brouette 1 20 000 20 000 5 4 000
Pousse 1 70 000 70 000 5 14 000
Sacs 50 300 15 000 1 15 000
Assiettes 20 600 12 000 2 6 000
Bassines 20 1 000 20 000 2 10 000
Géniteurs 300 1 000 300 000 1 300 000
Pelles 2 2 500 5 000 2 2 500
Seau 10 1 000 10 000 2 5 000
Bâ che 3 4 500 13 500 2 6 750
Gilet de 10 15 000 150 000 5 30 000
sauvetage
Pirogue 1 300 000 300 000 10 30 000
Groupe 1 250 000 250 000 10 25 000
électrogène
Pistolet à 1 175 000 175 000 100 1 750
pression
Bouteille à 1 80 000 80 000 10 8 000
oxygène
Alevinière 2 7 000 14 000 10 10 000
Thermomètre 5 15 000 75 000 3 25 000
Panier 5 4 000 20 000 2 10 000
balance à 1 75 000 75 000 3 25 000
précision
Balance 2 8 000 16 000 5 3 200
Kit 1 75 000 75 000 2 37 500
Epuisettes 10 3 500 35 000 5 7 000
TOTAUX 1 353 170
DAP (FCFA)

IV.10. COMPTE DES RESULTATS

Tableau : compte d’exploitation sur 3 ans

Désignations Année 1 Année 2 Année 3


Tilapia 24 990 000 49 980 000 74 970 000
Alevins 14 850 000 14 850 000 14 850 000
CA 39 840 000 64 830 000 89 820 000
Masse du personnel 5 760 000 8 280 000 9 088 800
Intrants 11 426 800 11 426 800 11 426 800
Frais généraux 3 545 000 3 545 000 3 545 000
Charge 20 731 800 23 251 800 24 060 600
d’exploitation
(CE)
Excédent brut 19 108 200 41 578 200 65 759 400
d’exploitation
(EBE) = CA - CE
Amortissement 1 353 170 1 353 170 1 353 170
(DAP)
Résultat brut 17 755 030 40 225 030 64 406 230
d’exploitation
(RE) = EBE - DAP
Impôt sur les 0 0 988 020
sociétés (1,1% du
CA)
Résultat net 17 755 030 40 225 030 63 418 210
(RN)/bénéfice =
RE - impôt
Cash-flow (CF) = 422 333 38 871 860 63 053 060
RN + DAP

NB : nous n’allons pas payer les impô ts les deux premières années.

IV. 11. TAUX DE RENTABILITE INTERNE (TRI) A LA PREMIERE ANNEE

TRI = (bénéfice brut/coût du projet) x 100

TRI = (17 755 030/26 337 270) x 100

TRI = 67,4%
Le TRI de notre projet est plus élevé que le taux d’intérêt sur le marché financier au
Cameroun (5,5%) et cela suppose donc que ce projet est rentable.

 Calcul de la valeur actuelle nette (VAN) sur 3 ans

Elle est égale à la somme des flux nets actualisés représentés dans notre projet comme
les cash-flows (CF) moins l’investissement total initial qui est le coû t du projet (CCP). Le
taux d’actualisation (i = 16%).

Années Cash-flow (CF) Facteur Cash-flow


d’actualisation actualisé
1 422 333 1,16 364 080,1724
2 38 871 860 1,3456 28 888 124,26
3 63 053 060 1,560896 40 395 426,73
Total (FCFA) 69 647 631,16

CF 1 CF 2 CF 3
VAN =( + + )−CCP
( 1+0 , 16 ) (1+ 0 ,16 ) ❑ (1+ 0 ,16 ) ❑3
2

VAN = 69 647 631,16 – 26 337 270

VAN = 43 310 361,16 FCFA

La valeur actuelle nette de notre projet est positive (VAN > 0), donc notre projet est
rentable et faisable.

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