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Texte 1

Le poème Zone d'Apollinaire introduit son recueil Alcools de 1913. Écrit sans ponctuation ni régularité métrique, il confronte le passé et la modernité à travers la déambulation du poète dans Paris, évoquant à la fois sa lassitude du monde ancien et son éloge de la ville moderne et industrielle.

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Le poème Zone d'Apollinaire introduit son recueil Alcools de 1913. Écrit sans ponctuation ni régularité métrique, il confronte le passé et la modernité à travers la déambulation du poète dans Paris, évoquant à la fois sa lassitude du monde ancien et son éloge de la ville moderne et industrielle.

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Texte 1  Alcools d’Apollinaire (1913) : modernité poétique ?

« Zone » (vers 1 à 24)


Introduction
• Guillaume Apollinaire  poète français du XXe siècle
• Alcool (1913) = Recueil particulièrement autobiographique  écrit principalement
suite à ses ruptures amoureuses  raconte ses souffrances
• « Zone » évoque la déambulation du poète dans Paris
• Poème liminaire  dernier poème écrit mais placé en tête du recueil pour annoncer
la modernité
• Sans ponctuation, ni régularité de mètre ou de rime
• Titre porteur de sens  évoque un monde urbain tourné vers l’industrialisation
En quoi peut-on affirmer que le poème « Zone » est moderne ?
I. La confrontation du passé et du présent (v 1 à 10)
II. L’éloge de la modernité (v 11 à 24)

I/ La confrontation du passé et du présent (v 1 à 10)


- v.1-2-3 = monostiches  Montre que le poète n’a pas envie d’en parler.
- v.1 « À la fin tu es las de ce monde ancien »  Met en avant la lassitude du
poète face au monde ancien. Vers = alexandrin (= traditionnel ≠ modernité) 
« anc-i-en » = diérèse  Le passé s’efface  Évoque la peinture cubiste
(Apollinaire = ami proche de Pablo Picasso).
- v.2 « Bergère ô tour Eiffel le troupeau des ponts bêle ce matin »  « ô » =
lyrique  Éloge de la tour Eiffel = modernité. Cette dernière est assimilée à
une bergère et les ponts sont associés aux moutons puisqu’ils bêlent =
métaphore  Référence au bruit des klaxons dans Paris, cela met naturellement
en avant un paradoxe entre l’ancienne campagne et la ville moderne qu’est
Paris.
- v.3 « Tu en as »  Alors que le registre semble jusqu’à présent lyrique car
poème centré sur ce que voit l’auteur et sur ses sentiments, l’emploi du « Tu »
marque une rupture avec ce registre. Apollinaire exprime donc sa lassitude à
l’égard de l’Antiquité avec « romaine » qui fait référence au monde traditionnel.

- v.4-5-6 = tercet  Antithèse automobiles/anciennes (  Nous avons une


confrontation entre le passé et le présent). Aux vers 4 et 5, Apollinaire affirme
que les automobiles évoluent rapidement comparé à la religion qui est
immuable. + comparaison étrange  « hangars » comparé à « religion » alors
qu’au vers 2 le « ô » lyrique précédait un symbole de modernité.
- v.7 « ô Christianisme »  Reprend cette idée en faisant une seconde fois
l’éloge de la religion.
- v.8  lecteur = confus  Le « Pape Pie X » a interdit la modernisation de
certains courant chrétiens.
- v.9-10 = Enjambement (= la fin du vers déborde sur le vers 10)  provoque
effet de surprise  Apollinaire ressent l’envie de rentrer dans une église, tout
en y renonçant par « honte », à cause des « fenêtres » donc des gens qui
l’observent.
II/ L’éloge de la modernité (v 11 à 24)
- v.11 « prospectus », « catalogues », « affiches »  Énumération  Montre la
fascination et la curiosité de l’auteur face à ce monde moderne. Absence de
ponctuation  Juxtaposition des mots qui rappelle la peinture cubiste.
- v.12,13 « il y a les journaux », « Il y a les livraisons »  Répétition  Le poète
est complètement surpris par cette abondance de nouveauté.
- v.14 « mille titres divers »  Hyperbole  Met en valeur le travail de la presse
donc cette notion de nouveauté, de modernité.
- v.15 « J’ai »  = retour au lyrisme  le poète a enfin trouvé sa place située
dans le monde moderne.
- v.16-22 « clairon », « sirène y gémit », « cloche rageuse », « perroquets
criaillent »  champ lexical du bruit  Paris = ville dynamique et animé mais
surtout bruyante, cette dernière se confirme par l’allitération en [r] dans les
mêmes mots que le champ lexical.
- v.23 « rue industrielle »  Apollinaire célèbre le monde moderne qui, pour lui,
possède une véritable beauté.

Conclusion
Nous pouvons conclure que le poème « Zone » est moderne. En effet, ce dernier
manifeste une certaine lassitude à l’égard de la poésie traditionnelle, bien que celle-ci
se retrouve au fil de plusieurs vers. Apollinaire éprouve une fascination pour la
modernité, pour la ville et porte un regard enchanté sur le quotidien. Tout cela
accentué par sa profonde originalité donnant le ton au reste du recueil. L’espace
urbain sert de décor à plusieurs poèmes d’Alcools comme par exemple « Sous le pont
Mirabeau » qui a pour cadre Paris et un célèbre pont métallique, emblème de la
modernité.

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