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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT REPUBLIQUE DE CÔTE

D’IVOIRE

SUPERIEUR Union – Discipline – Travail

TRANSIT DOUANE ET
REGLEMENTATION

NOM: …………………………………………………………………………..………………

PRENOMS: …………………………………………………………………………………….

CONTACTS: 07 07 69 06 69/ 01 02 71 88 48

FILIERE: LOGISTIQUE

PROFESSEUR: DION THIBAUT RAYMOND


CONTACT: 07 69 06 69
CHAPITRE I : LES CONDITIONS A LA PROFESSION DE
TRANSITAIRE

Objectif : Décrire les contions d’accès à la profession de transitaire Commissionnaire en


Agréé en Douane

I. GENERALITES

Toutes les marchandises importées ou exportées doivent faire l’objet d’une déclaration en
détail. La loi autorise sous certaines conditions des personnes particulières pour élaborer la
déclaration en détail et accomplir les formalités douanières.

Le commissionnaire en douane est une personne morale préalablement agréée par


l’administration des douanes. Cet agrément est donné à titre personnel. Il est révocable. Le
commissionnaire en douane agit comme mandataire propriétaire des marchandises.

La profession de commissionnaire en Douane est réglementée par le Décret 90-663 du 22


Août 1990. Ce Décret définit les droits et obligations des personnes habilités à déclarer en
détail les marchandises. Conformément aux dispositions de ce décret, le commissionnaire en
Douane rédige et signe les déclarations. Il présente les marchandises à la vérification du
service des douanes.

Il inscrit dans un répertoire annuel les opérations qu’il effectue en douane pour le compte de
ses mandants. Il est responsable juridiquement des déclarations qu’il présente à la Douane,
mais il peut se retourner contre son mandant en cas de faute par le fait de ce dernier.

II. DEFINITION

Le commissionnaire agréé en douane est une personne physique ou morale, faisant profession
d’accomplir pour autrui les formalités douanières concernant la déclaration en détail des
marchandises.

III. CONDITIONS D’ACCES A LA PROFESSION


1. Les dossiers de demande d’agrément

Toute demande d’agrément en qualité de commissionnaire en Douane doit être accompagnée


des pièces suivantes :

 Quelle que soit la forme de la société, il faut :


- Un capital d’un montant minimum de 25 000 000 FCFA entièrement libéré ;
- Un exemplaire du journal d’annonces légales informant la constitution de la société,
- Un exemplaire des statuts certifié conforme par le Président ou le gérant ;
- Une attestation notariale ou bancaire certifiant que le capital a été libéré à
concurrence du montant minimum prévu de 25 000 000 FCFA
- Un engagement d’une banque, agréée en Côte d’Ivoire, de mettre à la disposition du
pétitionnaire un crédit d’enlèvement en cas d’octroi de l’agrément.
- Un cautionnement constitué auprès d’une banque agréé en Côte d’Ivoire d’un montant
minimum de 30 000 000 FCFA à titre de garantie générale permanente des opérations
que le pétitionnaire entend effectuer ;
- Une demande d’agrément de la ou les personnes habiles à représenter le pétitionnaire.
 Pour les sociétés Anonymes, il faut :
- Une ampliation de la délibération au cours de laquelle on a été désigné, selon le cas le
président Directeur Général ou le président, le ou les directeurs Généraux ; et
éventuellement, un administrateur ayant reçu une délégation à l’effet de représenter la
société ;
- Une déclaration signée du Président Directeur Général attestant que la société possède
un établissement ou qu’elle s’engage à posséder cet établissement, dans un délai
maximum de deux (02) mois, pour compter de la date d’agrément ;
- Une déclaration du Président Directeur Général ou du Président indiquant les noms,
les lieux et dates de naissance, et la nationalité des membres du conseil
d’Administration ;
- Une déclaration signée du ou des gérants attestant que la société possède un
établissement si elle obtient l’agrément, dans un délai maximum de deux mois.

La demande d’agrément des personnes habiles doit être accompagnée des pièces suivantes :

 Un extrait du registre des actes de naissance ;


 Un bulletin n°3 du casier judiciaire, ou toute pièce en tenant lieu ;
 Le cas échéant, les références professionnelles.

La demande d’agrément doit être établit en six (6) exemplaires.

Pour les sociétés déjà agréées, la caution bancaire est 30 000 000 FCFA susvisée est
obligatoire.

2. Instruction du dossier d’agrément

Les Dossiers de demande d’agrément sont adressés à Monsieur le Directeur Général des
Douanes dont les services assurent le Secrétariat de la commission chargée de l’examen des
dossiers d’agrément.

Toute demande d’agrément non accompagnée des pièces susvisées est irrecevable.

A l’issue d’une instruction préalable, la Direction Générale des douanes communique au


cabinet du Ministère en Charge de l’Economie et des Finances, l’ensemble des Dossiers
recevables. Elle transmet également des exemplaires à chacun des membres statutaires du
comité consultatif.

Le représentant du Ministre en charge de l’Economie et des Finances, en sa qualité de


Président du Comité consultatif, fixe la date et convoque les membres du comité.

IV. EXAMEN DES DOSSIERS PAR LE COMITE CONSULTATIF


1. Composition du comité consultatif
 Un représentant du Ministère en charge de l’Economie et des Finances.
 Le Directeur Général des Douanes ou son représentant ;
 Deux représentants des commissionnaires en Douane proposés par les organisations
représentatives de la profession.
2. réunion du comité consultatif
 Le comité se réunit aussi souvent que nécessaire sur convocation de son président.
 Ses avis sont formulés à la majorité des voix. Celle du Président est prépondérante en
cas de partage.
 A l’issue de la délibération, un procès-verbal de la séance est dressé et transmis au
ministère en charge de l’Economie et des Finances pour décision.

3. publicité des décisions du Ministre en charge de l’Economie et des


Finances.
 Les avis du comité sont entérinés par décision du Ministre de l’Economie et des
Finances.
 Les décisions accordant l’agrément prennent effet à la Date de leur signature et son
publiées au journal officiel sous forme d’avis aux importateurs et exportateurs ;
 Les décisions accordant l’agrément ou les décisions rejetant la demande d’agrément
ou les décisions rejetant la demande d’agrément sont notifiées individuellement aux
pétitionnaires par le Directeur Général des douanes.
CHAPITRE II : QUALITES JURIDIQUES DU
TRANSITAIRE

Objectif : Distinguez les différents types de Transitaire.

INTRODUCTION

Dans le contexte du commerce international, le terme transit donne droit à 2 situations :

 Dans le 1er cas, le transit désigne un régime douanier sur lequel une marchandise peut
circuler à l’intérieur d’un pays (D15) ou traverser un territoire douanier (D25),
circulation internationale en suspension des droits et taxes exigibles.
 Dans le 2ème cas, le transit est une activité professionnelle exercée par les sociétés de
transit.

I. DEFINITION

Le transit est une activité qui consiste à effectuer un certain nombre d’opérations (formalités
administrative et formalité douanière) permettant le passage en douane des marchandises.
C’est la déclaration en détail.

II. ORGANISATION DU TRANSIT EN CÔTE D’IVOIRE

Le transit est régi par des lois précises consignées dans le code des douanes et le code du
commerce. C’est aussi une corporation bien organisée car nul ne peut déclarer en détail sans
être habilité.
Cependant, les propriétaires de marchandise peuvent être admis à déposer une déclaration
détaillée lorsqu’il s’agit d’opérations non commerciales lorsqu’il n’existe aucun
commissionnaire agrée en Douane établi au lieu de dédouanement ou lorsqu’il s’agit des
opérations correspondant à leur situation sociale.

III. QUALITE JURIDIQUE DU TRANSITAIRE


Les opérateurs économiques (avant 03/09/1976) pouvaient eux-mêmes déclarer leurs
opérations d’importation ou d’exportation.
Mais depuis cette date, seuls les commissionnaires agrée en douane (CAD) sont habilités à
déclarer en détail les marchandises.
Cette mesure vise deux principaux objectifs :

 Un objectif social : créer de nouveaux emplois par la mise en place d’une nouvelle
corporation qui existe déjà.
 Un objectif de transparence fiscale : sécuriser le trésor public en matière de
recouvrement des droits de porte et amendes éventuelles par la réduction du nombre
d’opérateur économiques.
Ainsi est considéré comme commissionnaire agrée en douane (CAD) toute personne physique
(individu) ou morale (société de personne) ayant pour profession d’accomplir pour des tiers
(importateur, exportateur), les formalités de douane relatives à la déclaration en détail des
marchandises. Que cette activité soit exercée à titre principal ou qu’elle constitue un
complément normal à l’activité principale.

IV. LE ROLE DU TRANSITAIRE.

Le transitaire est un mandataire ou un commissionnaire de transport, sa mission consiste à


recevoir les marchandises, les transporter et les déclarer en détail à la douane.
V. DIFFERENTS TYPES DE TRANSITAIRE

Lorsque le transitaire intervient en son nom ; il est appelé par la douane « le principal
obligé ». Il est responsable du contenu de sa déclaration. Il répond en direct des différentes
contestations quantitatives et qualitatives que la douane peut opposer. Il est donc redevable
des droits et taxes dus à l’importation.
Il existe deux types de transitaire :

 Le transitaire commissionnaire de transport (TCT)


 Le transitaire mandataire (TM).

1. Le transitaire commissionnaire de transport

Intermédiaire professionnel, il traite avec le chargeur (son commettant). Il procède à certaines


opérations qui consistent à faire acheminer au mieux des intérêts de son client des
marchandises à destination. Ainsi, il réalise toutes les étapes d’opérations parfois complexes,
échelonnés sur un espace géographique vaste et sur un long temps. Les opérations sont liées
entre elles par un contrat unique et global appelé contrat de commission.
Schéma d’intervention du transitaire commissionnaire de transport.

Commettant Transitaire Divers tiers


.
commissionnaire
Chargeur réel chargeur virtuel maillon de la chaine logistique
a) Contrat de commission

Entre chargeur (commettant) et le commissionnaire existe un contrat de commission. Il


indique au commissionnaire les opérations à effectuer et les résultats à obtenir définis par le
commettant.
b) Le commissionnaire prend des initiatives

 Il conçoit l’opération de transport,


 Il choisit le mode de transport adapté aux marchandises et la technologie adéquate
(conteneur, avion)
 Il négocie et paie le fret,
 Il souscrit à une police tiers-chargeur.
En clair, le commissionnaire dispose du libre choix de ses sous-traitants, et en conséquence
responsable de leurs fautes comme des siennes propres. Ce que l’acheteur lui demande, c’est
de lui faire parvenir les marchandises en bon état, dans les délais prescrit et au prix convenu.
Il est donc redevable d’une obligation de résultat. L’usager a recours à cette solution en
général lorsqu’il ne maîtrise pas les opérations d’import ou export ou pour des opérations
ponctuelles.
2. Le transitaire mandataire

Il agit au nom et pour le compte de son mandant (chargeur).

En effet, le chargeur négocie directement le contrat de transport avec le transporteur et le


contrat d’assurance avec l’assureur. Le transitaire n’a donc pas d’initiatives à prendre quant à
l’organisation globale des opérations. Mais il est tenu de suivre de manière scrupuleuse les
instructions relatives aux opérations de détails qui lui sont indiquées dans le mandant par son
client.
Schéma d’intervention du transitaire mandataire

Transitaire
mandataire 4
1

Mandant 2 Sous-traitants

(Chargeur) 3

(Intervenant)
Assureur

La légende :
1 : contrat de mandant : il lie le mandant au mandataire

NB : il contient les instructions données par le mandant au mandataire que ce dernier est
tenu de suivre sous une certaine autonomie.

2 : le mandant procède :

 Au choix du mode de transport adapté aux marchandises.


 Au choix du transporteur
 A la négociation et au paiement de l’assurance.
3 : le mandant souscrit au contrat d’assurance
4 : il existe des relations de collaboration entre le transitaire et les sous-traitants pour
l’accomplissement de certaines tâches administratives (contrôle BIVAC, WEBB FONTAINE)
et physique (empotage, dépotage, emballage….)
En somme, le transitaire mandataire n’a pas le choix de ses sous-traitants. Ils lui sont imposés.
Au plan juridique, il a une obligation de moyen. L’usager a recours à cette solution lorsqu’il
maîtrise les opérations d’import et export.

VI. OBLIGATIONS ET RESPONSABILITES DU TRANSITAIRE

1. A l’égard de la douane

Le commissionnaire et le mandataire ont le même statut à l’égard de la douane.


A ce titre ils doivent :

 Déclarer en détail toutes les marchandises qui leur sont confiées par leur clientèle tant
à l’import qu’a l’export.
 Respecter sous peine d’amende les obligations qui découlent des régimes douaniers
déclarés (D11, D15, D18, D25)
 Déclarer à son propre nom les marchandises.
Ils sont donc débiteur des droits de porte et taxes exigibles ainsi que les amendes éventuelles
au profit de l’administration des douanière.
2. A l’égard du chargeur

Les obligations et responsabilités du transitaire commissionnaire diffèrent de celles du


transitaire mandataire.

a) Cas du transitaire commissionnaire

 Il est le garant de l’arrivée des marchandises en qualité et quantité dans le délai


déterminé sauf en cas de force majeur.
 Il est garant des avaries ou pertes des marchandises sauf stipulation contraire dans le
contrat de transport (cas de force majeur) dument établie.
Exemple : l’insuffisance d’emballage.
 Il est le garant des fautes des sous-traitants qu’il fait intervenir dans la chaîne
logistique sauf en cas de force majeur.

b) Cas du transitaire mandataire

Lorsque le transitaire agit en la seule qualité de déclarant en douane, ses obligations et ses
responsabilités découlent simplement des règles qui régissent le mandat.
Ainsi :

 Il n’est pas garant des faits des autres intermédiaires qui concourent à l’acheminement
des marchandises.
 Il ne répond que de ses fautes personnelles qui doivent être prouvées (omission de
prendre des réserves à la réception des marchandises avariés).
 Il n’est tenu des résultats de l’opération de bout en bout, mais à l’exécution des tâches
qui lui sont éditées par le mandant.
Tableau récapitulatif selon la qualité du transitaire

Transitaire mandataire Transitaire commissionnaire

 Exécute les ordres de son mandant  Organise à sa guise et sous sa seule


responsabilité toutes les opérations
relatives à l’expédition des
marchandises.

 N’a pas le choix de ses sous-  Choisi à sa guise ses sous-traitants


traitants

 N’est pas responsable des fautes des  Il est responsable des fautes de ses
sous-traitants, mais des siennes sous-traitants et des siennes
dument prouvés également

 Répond d’une obligation de moyen  Répond d’une obligation de résultat

3. Choix d’un transitaire

Le choix d’un transitaire se fait en fonction de la nature et du volume des marchandises qui
sont des impératives. Voici quelques critères :

 Coût du transitaire (HAD) et les conditions de règlement


 Niveau de crédit du personnel du transitaire.
 Compétence du personnel du transitaire.
 Image de marque du transitaire vis-à-vis de sa clientèle et de la douane.
 Equipement logistique disponible.
 Disponibilité d’un magasin en zone portuaire.
 Possibilité de faire du groupage.
 Localisation des correspondants du transitaire dans les grands ports à travers le monde
pour la réalisation des Opérations de bout en bout.

4. La facture du transitaire

La facture du transitaire comprend les parties suivantes :

 Les débours douane.


 Les débours divers et assignés.
 Les prestations (interventions du transitaire)

CHAPITRE III : ORGANISATION ADMINISTRATIVE


DE LA DOUANE IVOIRIENNE

Objectif : Décrire l’organisation de la douane en Côte D’ivoire

I. DEFINITION
La douane est une administration publique placée sous la tutelle du ministère de l’économie et
des finances chargé du recouvrement des droits et taxes sur les marchandises importés et
exportés.
II. HISTORIQUE DE LA DOUANE
L’Administration des Douanes est plus que centenaire. Elle existe bien avant l’indépendance
de la Côte d’Ivoire.

En effet, c’est suite à un Décret du 03 septembre 1889, du Président de la République


française, que les marchandises étrangères importées dans les établissements français de la
Côte d’Or (de Grand Lahou à Assinie) ont commencé à faire l’objet de taxation.
Dès lors, les premières structures douanières se sont mises en place. Ainsi, le 23 septembre
1889, les bureaux de Grand-Bassam et d’Assinie sont créés. Le 25 septembre, celui de
Jacqueville et le 15 février, le bureau de Grand-Lahou... En 1904, la colonie comptait trente-
deux (32) postes de Douane. Depuis 1964, année où le premier ivoirien a pris fonction en
qualité de
Directeur Général, neuf (10) Directeurs Généraux se sont succédé à la tête de cette
Administration

N° Période Nom du Directeur Général

1- 1964 – 1990 Feu ANGOUA KOFFI MAURICE


2- 1990 – 1994 DOUA BI KALOU
3- 1994 – 1996 GNAMESSOU AKROMAN
4- 1996 – 1999 COULIBALY ADAMA
5- Déc. 1999 - Fév. 2000 KOUAME KAUNANT
6- Fév. 2000 - Mai 2000 AMAFOU YABO
7- Mai 2000 - Mai 2001 KOSSERE KORE
8- Mai 2001 - Mars 2008 GNAMIEN KONAN
9- Mars 2008 - Déc. 2010 MANGLY ALPHONSE
10 - Déc. 2010 -Mai 2017 COULIBALY ISSA
11- Mai 2017 à nos jours DA PIERRE ALPHONSE

Aujourd’hui, avec les communautés économiques régionales, notamment, la Communauté


Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union Economique et Monétaire
Ouest Africaine UEMOA). L’Administration des Douanes est en pleine mutation. Les
initiatives la concernant émanent davantage ces instances communautaires que de l’autorité
nationale.
Par ailleurs, la fonction fiscale encore prépondérante cède du terrain graduellement en faveur
des missions économiques et de facilitation imposées par la mondialisation. La perspective
des Accords de Partenariat Economique (APE-UE/ACP), prévus pour 2008, confirme
largement cette tendance.
III.
IV. ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT DE LA DOUANE
En Côte d’Ivoire tout comme dans la plupart des pays de l’UEMOA, l’Administration des
Douanes est rattachée au ministère en charge de l’Economie et des Finances. Il s’agit d’une
régie financière qui constitue une direction générale.
La Direction Générale des Douanes comprend quinze(15) directions ayant chacune à leur tête
un Directeur. Les quinze Directeurs, auxquels se joignent l’Inspecteur Général, l’Inspecteur
Général Adjoint, les deux
Directeurs Généraux Adjoints constituent, sous la présidence du
Directeur Général, le Comité de Direction.

1. Organisation
L’Administration des Douanes constitue un corps paramilitaire composé d’agents relevant du
Statut Général de la Fonction Publique et astreints au port de l’uniforme après une formation
militaire. Une brigade militaire qui s’occupe de la protection de l’économie nationale.
L’effectif global des fonctionnaires des douanes, toutes catégories confondus, est de 2508
dont 2089 agents des douanes abstrait au port de l’uniforme et des armes ( administrateurs,
inspecteurs, contrôleurs, agents d’encadrements, préposés) et 419 civils ( ingénieurs
informaticiens, ingénieurs statisticiens, économistes, ingénieurs techniques, journalistes,
médecins, secrétaires, bibliothécaires, agents de bureaux, agents spécialisées (chauffeurs),
dactylographes, archivistes, agents temporaires……)l’ ensemble de ce personnel travail sous
les ordres de la direction générale des douanes (DGD).
Sa structure est de forme pyramidale avec à sa tête, un Directeur Général nommé par Décret
pris en Conseil des Ministres. Le Directeur Général dirige et coordonne l’ensemble des
activités de la
Douane. Il est un manager qui veille à l’élaboration et à l’application de la réglementation
douanière.
Il est aidé dans sa tâche par deux (02) Directeurs Généraux Adjoints chargés l’un, de la
coordination des actions de lutte contre la fraude et, l’autre, de la modernisation des services.
La Direction Générale des Douanes comprend:
 l’Inspection Générale des Services et les Services rattachés au Directeur Général
 les Services centraux (voir organigramme)
 les services extérieurs.

2. Fonctionnement de la douane
La direction générale des douanes est structurée de la manière suivante :

2.1. L’inspection générale des douanes


 L’inspection générale des douanes est chargée :
 De contrôler l’application de la réglementation douanière et l’ensemble des procédures
de dédouanement.
 De veiller au bon fonctionnement des services.
 De veiller à la mise en œuvre de la politique de bonne gouvernance et d’éthique de
l’administration.
 De suivre et d’évaluer l’application des reformes.
L’inspection générale des douanes est dirigé par un inspecteur général nommé par le décret
pris au conseil des ministres. Il a rang de directeur général adjoint d’administration centrale.
Elle est assistée d’un inspecteur général adjoint nommé par décret pris au conseil des
ministres. L’inspecteur général adjoint a rang de secondé l’inspecteur général dans sa tâche.
 L’inspection générale des douanes est composée :
 D’inspecteurs principaux
 D’inspecteurs des services
Ils sont nommés par décret pris en conseil des ministres. Ils ont rang de directeurs
d’administration centrale.
Les inspecteurs principaux sont nommés par décret pris en conseil des ministres. Ils ont rang
de directeurs d’administration centrale.
Les inspecteurs de services sont nommés par arrêté ministériel. Ils ont rang de sous-directeurs
d’administration centrale.
Les divisions sont dirigés par les des chefs de division choisis parmi les inspecteurs
principaux.

 La division du contrôle et de la vérification


 La division des émissions et des recouvrements
 La division de la surveillance
 La division de l’informatique et des statistiques.
2.2. La direction de la réglementation et du contentieux
 La direction de la réglementation et du contentieux est chargé :
 D’élaborer les projets des textes législatifs ou réglementaires en matière douanière.
 D’assurer l’interprétation uniforme des textes législatifs et réglementaires en matière
douanière.
 De préparer les annexes l’encadrement et la surveillance des commissions agrées.
 D’assurer la préparation et le suivi des accords bilatéraux et multilatéraux comportant
des dispositions douanières
 De coopérer avec les autres administrations étrangères
 De concevoir et de mettre en œuvre de la politique de transit.
La direction de la réglementation et du contentieux est dirigée par un directeur nommé par
décret pris en conseil des ministres. Il a rang de directeur d’administration centrale.
 La direction de la réglementation et du contentieux comprend quatre sous-
directions :
 La sous-direction des techniques douanières.
 La sous-direction de la législation et du tarif.
 La sous-direction des affaires juridiques et du contentieux.
 La sous-direction de la coopération internationale et de l’assistance administrative.
Les sous-directions sont dirigées par des sous-directeurs nommés par arrêté du ministre.
2.3. La direction de l’analyse de risques, du renseignement et de la valeur
 La direction de l’analyse de risques, du renseignement et de la valeur est
chargée :
 D’élaborer et de gérer le fichier de la valeur.
 D’effectuer le contrôle anticipé des importations.
 D’émettre les attestations de vérification et de valeur
 De concevoir et de mettre en œuvre de la politique de gestion de risques liées à la
taxation des marchandises.
 D’effectuer le contrôle de valeur de déclarations anticipées à l’importation.
 De collecter et de diffuser les informations.
La direction de l’analyse de risques, du renseignement et de la valeur est dirigée par un
directeur nommé par décret pris en conseil des ministres. Il a rang de directeur
d’administration centrale.
 La direction de l’analyse de risques et du renseignement de la valeur comprend
deux sous-directions :
 La sous-direction de l’analyse de risques et du renseignement.
 La sous-direction de la valeur.
Les sous-directions sont dirigées par des sous-directeurs nommés par arrêté du ministre.
2.4. La direction des ressources humaines
 La direction des ressources humaines est chargée :
 D’assurer la gestion du personnel
 D’assurer la programmation et le suivi des effectifs.
 D’assurer la mise en œuvre de la politique sociale et de promotion de l’administration
des douanes.
La direction des ressources humaines est dirigée par un directeur nommé par décret pris en
conseil des ministres. Il a rang de directeur d’administration centrale.
 La direction des ressources humaines comprend deux sous-directions :
 La sous-direction du personnel
 La sous-direction des affaires sociales.
Les sous-directions sont dirigées par des sous directeurs nommés par arrêté du ministre.
2.5. La direction des moyens généraux
 La direction des moyens généraux est chargée :
 De préparer et d’exécuter le budget de fonctionnement.
 D’assurer la gestion du patrimoine et du mobilier.
 D’assurer la gestion des ressources allouées par le budget de l’Etat
 D’assurer la gestion des fonds résultant du produit des amendes confiscations et autres
pénalités.
 D’assurer la gestion des baux.
La direction des moyens généraux est dirigée par un directeur nommé par décret pris en
conseil des ministres. Il a rang de directeur d’administration centrale.
 La direction des moyens généraux comprend deux sous-directions :

 La sous-direction du budget.
 La sous-direction de l’équipement
Les sous-directions sont dirigées par des sous directeurs nommés par arrêté du ministre.
2.6. La direction de la communication et de la qualité
 La direction de la communication et de la qualité est chargée :
 De gérer la communication.
 De mettre en œuvre les stratégies de relations publiques.
 De concevoir et de mettre en œuvre de la politique de qualité.
 De suivre et d’évaluer les procédures.
La direction de la communication et de la qualité est dirigée par un directeur nommé par
décret pris en conseil des ministres. Il a rang de directeur d’administration centrale.
 La direction de la communication et de la qualité comprend deux sous-
directions :
 La sous-direction de la communication.
 La sous-direction de la qualité.
Les sous-directions sont dirigées par des sous-directeurs nommés par arrêté ministériel.

2.7. La direction des enquêtes douanières


 La direction des enquêtes douanières est chargée :
 De rechercher et de réprimer les fraudes documentaires sur toute l’étendue du
territoire national.
 De vérifier a posteriori les déclarations.
 De lutter contre les infractions à la réglementation des échanges.
La direction des enquêtes douanières est dirigée par un directeur nommé par décret pris en
conseil des ministres. Il a rang de directeur d’administration centrale.
 La direction des enquêtes douanières comprend deux sous-directions :
 La sous-direction du contrôle documentaire après dédouanement.
 La sous-direction du contrôle en entreprise.
Les sous-directions sont dirigées par des sous-directeurs nommés par arrêté ministériel.
2.8. La direction de la surveillance et des interventions
 La direction de la surveillance et des interventions est chargée :
 De lutter contre infractions de campagne et la contrebande.
 De rechercher et de saisi toute marchandise importée faisant objet de contrefaçon.
 De rechercher et de saisi toute marchandise contrefaite destinée à l’exportation.
 De lutter contre le trafic de stupéfiant.
La direction de la surveillance et des interventions est dirigée par un directeur nommé par
décret pris en conseil des ministres. Il a rang de directeur d’administration centrale.
 La direction de la surveillance et des interventions comprend deux sous-
directions :
 La sous-direction des interventions et de la surveillance.
 La sous-direction de la lutte contre la contrefaçon et les stupéfiants.
Les sous-directions sont dirigées par des sous-directeurs nommés par arrêté ministériel.
2.9. La direction des services douaniers du port et des services spéciaux

 La direction des services douaniers du port et des services spéciaux est chargée :
 De suivre les opérations et d’assurer la surveillance des zones de dédouanement dans
les bureaux de douane.
 De dédouaner les marchandises importées ou exportés.
 De vérifier les déclarations en douane.
 D’assurer le contrôle des voyageurs et de leurs bagages.
 D’assurer la police du rayon douanier.
 D’appliquer les conventions ayant une incidence en matière douanière.
 De gérer le contentieux portant sur les contrôles, les vérifications et la surveillance.
La direction des services douaniers du port et des services spéciaux est dirigée par un
directeur nommé par décret pris en conseil des ministres. Il a rang de directeur
d’administration centrale.
 La direction des services douaniers du port et des services spéciaux comprend
deux sous-directions :
 La sous-direction des services douaniers du port.
 La sous-direction des services spéciaux.
Les sous-directions sont dirigées par des sous-directeurs nommés par arrêté ministériel.
2.10. La direction des services aéroportuaires et des régimes économiques

 La direction des services aéroportuaires et des régimes économiques est chargée :


 De mener les opérations commerciales et d’assurer la surveillance des zones de
dédouanement dans les bureaux de Douane.
 De dédouaner les marchandises importées ou exportées.
 De vérifier les déclarations en douane.
 D’assurer le contrôle des voyageurs et de leurs bagages.
 D’assurer la police du rayon douanier.
 D’appliquer les conventions ayant une incidence en matière douanière.
 De gérer le contentieux portant sur les contrôles, les vérifications et la surveillance.
La direction des services aéroportuaires et des régimes économiques est dirigée par un
directeur nommé par décret pris en conseil des ministres. Il a rang de directeur
d’administration centrale.
 La direction des services aéroportuaires et des régimes économiques comprend
deux sous-directions :
 La sous-direction des services aéroportuaires.
 La sous-direction des régimes économiques.
Les sous-directions sont dirigées par des sous-directeurs nommés par arrêté ministériel.

2.11. La direction des services extérieurs d’Abidjan


 La direction des services extérieurs d’Abidjan est chargée :
Des opérations commerciales et de la surveillance des zones de dédouanement dans les
bureaux des douanes de sa zone de compétence.
 La direction des services extérieurs d’Abidjan a compétence pour coordonner et
superviser l’activité :
 De dédouanement des marchandises importées ou exportées.
 De vérification des déclarations en douane.
 De contrôle des voyageurs et de leurs bagages.
 De la police du rayon douanier.
 De l’application des conventions ayant une incidence en matière douanière.
 De contentieux portant sur les contrôles, les vérifications et la surveillance.
La direction des services extérieurs d’Abidjan est dirigée par un directeur nommé par décret
pris en conseil des ministres. Il a rang de directeur d’administration centrale.
 La direction des services extérieurs d’Abidjan comprend trois directions
régionales.
 La direction régionale d’Aboisso
 La direction régionale d’Abengourou
 La direction régionale de San-Pedro
Les directeurs régionaux sont nommés par arrêté ministériel. Ils ont rang de sous-directeurs
d’administration centrale.
2.12. La direction des services extérieurs de Yamoussoukro

 La direction des services extérieurs de Yamoussoukro est chargée :


Des opérations commerciales et de la surveillance des zones de dédouanement dans les
bureaux des douanes de sa zone de compétence
 La direction des services extérieurs de Yamoussoukro a compétence pour
coordonner et superviser l’activité :
 De dédouanement des marchandises importées ou exportées.
 De vérification des déclarations en douane.
 De contrôle des voyageurs et de leurs bagages.
 De la police du rayon douanier.
 De l’application des conventions ayant une incidence en matière douanière.
 De contentieux portant sur les contrôles, les vérifications et la surveillance.
La direction des services extérieurs de Yamoussoukro est dirigée par un directeur nommé par
décret pris en conseil des ministres. Il a rang de directeur d’administration centrale.
 La direction des services extérieurs de Yamoussoukro comprend trois directions
régionales.
 La direction régionale de Bouaké
 La direction régionale de Korhogo
 La direction régionale de Man
Les directeurs régionaux sont nommés par arrêté ministériel. Ils ont rang de sous-directeurs
d’administration centrale.
2.14. La direction de l’informatique

La direction de l’informatique est chargée :


 De développer et de gérer le système de dédouanement automatisé des marchandises
(SYDAM), du tarif intégré et de la micro-informatique de la Douane.
 D’assurer la sécurisation des systèmes informatiques.
 D’effectuer le contrôle et l’évaluation des systèmes informatiques et des données.
La direction de l’informatique comprend deux sous-directions :

 La sous-direction de la production.
 La sous-direction des études.
Les sous-directions sont dirigées par des sous-directeurs nommés par arrêté ministériel.
2.15. La direction des statistiques et des études économiques

La direction des statistiques et des études économiques est chargée :

 De produire et de diffuser les données statistiques.


 De réaliser des analyses économiques relatives au commerce extérieur.
La direction des statistiques et des études économiques est dirigée par un directeur nommé
par décret pris en conseil des ministres. Il a rang de directeur d’administration centrale.
La direction des statistiques et des études économique comprend deux sous-directions :

 La sous-direction de la production statistique.


 La sous-direction des études économiques.
Les sous-directions sont dirigées par des sous-directeurs nommés par arrêté ministériel.
Conformément aux dispositions de l’article 40 du présent décret, les recettes principales des
douanes sont bien provenant des postes comptables supérieurs déconcentrés auxquels sont
rattachées les recettes et des régies de recettes.
Chaque recette principale des douanes est chargée :

 D’effectuer les recouvrements des droits et taxes et autres redevances perçues par les
recettes des Douanes et les régies de recettes qui lui sont rattachées.
 De centraliser la comptabilité des droits et taxes et autres redevances.
 De gérer le contentieux du recouvrement.
Les recettes principales des Douanes sont créées par arrêté ministériel.
Les receveurs principaux, et les régisseurs de recettes sont soumis au contrôle de l’inspection
générale des douanes, du receveur général des finances et des trésoriers généraux.
Les receveurs principaux des douanes sont nommés décret pris en conseil des ministres. Ils
ont rang de directeur d’administration centrale. Ils sont assistés de fondés de pouvoirs,
nommés par arrêté ministériel.
Les fondés de pouvoirs ont rang de sous-directeur d’administration centrale.
Les receveurs des douanes sont nommés par arrêté du ministre. Ils ont rang de sous-directeur
d’administration centrale.
Les recettes principales des douanes, les recettes des douanes et les régies de recettes sont
placées sous l’autorité administrative de la direction générale des douanes et l’autorité
comptable de la direction générale du trésor et de la comptabilité publique.
2.16. La direction de la formation et de la documentation
La direction de la formation et de la documentation est chargée :

 D’assure la coordination de la formation initiale.


 D’assurer l’encadrement militaire.
 D’assurer la formation continue
 De mener la recherche appliquée en matière douanière.
 D’assurer la gestion du centre de formation.
La direction de la formation et de la documentation est dirigée par un directeur nommé par
décret pris en conseil des ministres. Il a rang de directeur d’administration centrale.
La direction de la formation et de la documentation comprend deux sous-directions :

 La sous-direction de la formation initiale et de l’encadrement militaire.


 La sous-direction de la formation continue et de la documentation.
Les sous-directions sont dirigées par des sous-directeurs nommés par arrêté du ministre.
CHAPITRE IV : MISSIONS ET MOYENS DE LA DOUANE

Objectif : - Expliquer les missions de la douane ivoirienne


-Identifier les moyens de la douane ivoirienne

INTRODUCTION

Il y a une certaine conception qui limite le rôle de la douane à la seule activité de surveillance
et de répression de la fraude. Cette conception qui trouve sûrement sa source de la
méconnaissance, est plutôt réductrice.
Elle n’exprime pas totalement les fonctions réelles, ni les domaines où s’exerce l’action de la
douane. En effet, le domaine d’intervention de la douane touche deux secteurs :
 La mise en œuvre de la législation et de la réglementation applicables aux
mouvements de personnes et de marchandises à l’entrée ou à la sortie du territoire
douanier
 la recherche, la constatation et la répression des infractions aux lois et règlements
prescrits
Les deux fonctions s’exercent dans les domaines économiques et fiscaux.
I. MISSIONS
La douane a une mission fiscale et cette mission n’est pas pour seulement pour le compte de
l’Etat mais aussi pour l’UEMOA par prélèvement communautaire CEDEAO (PCC). Ces
montants prélèves par la douane seront versés au trésor public de côte d’ivoire et l’autre partie
à la BCEAO pour alimenter les budgets des 15 Etats membres de la CEDEAO et les 8 Etats
membres de l’UEMOA. Il faut retenir que la douane a plusieurs missions, au rang desquels on
distingue les missions suivantes :
1.1. Mission fiscale
Plus connue du public, cette mission consiste à percevoir les droits et taxes de douane
exigibles sur les marchandises importés ou exportés par des commerçants pour renforcer les
caisses de l’Etat.
1.2. Mission de protection
Cette mission se matérialise par les restrictions quantitatives des marchandises étrangères à
l’importation et l’instauration d’une licence d’importation (le contingentement). La douane
protège les entreprises locales ou nationales contre la concurrence étrangère en baissant les
impôts sur les entreprises locales et en élevant ceux des entreprises étrangères pour maintenir
le niveau de la concurrence. La douane applique également des mesures de prohibitions sur
certaines marchandises étrangères pour protéger les populations.

1.3. Mission économique et d’incitation


La douane dispose de divers régimes douaniers économiques ou suspensifs en vue d’attirer les
investisseurs étrangers et de mobiliser les capitaux.
Elle consiste, d’une part, dans la protection des produits locaux par la surveillance des
échanges extérieurs et, d’autre part, dans l’incitation à l’investissement par les avantages
fiscaux et douaniers accordés aux opérateurs économiques.
En fait, par cette mission, le service des Douanes contribue à la densification du tissu
industriel et à la compétitivité de l’économie nationale.

1.4. Mission statistique


La douane élabore et diffuse les statistiques du commerce extérieur de notre pays. Elle aide à
promouvoir les échanges extérieurs c’est-à-dire encouragé la pratique du commerce extérieur.
Elle contrôle le trafic des marchandises et des personnes à travers toutes les frontières. Elle
lutte contre la pratique de la fraude sur toutes ses formes à l’aide de la police, de la
gendarmerie et les eaux et forêts.

1.5. Autres Missions


L’Administration des Douanes est chargée de plusieurs autres missions.
Par ailleurs, elle apporte sa collaboration à de nombreuses administrations dans l’exercice de
leurs attributions, notamment :
 les Forces de Défense et de Sécurité (répression du trafic des armes et munitions, lutte
contre la criminalité transfrontalière, participation à la défense nationale, contrôle de
l’immigration, de l’environnement (protection de l’environnement et de la
biodiversité)...
 la santé (contrôle de produits susceptibles de porter préjudice à la Santé Publique)
 la Banque Centrale (contrôle des changes et des relations financières avec l’étranger)
 l’agriculture (contrôle des produits animaux ou végétaux en raison des risques
parasitaires ou vétérinaires)
 la Culture (protection du patrimoine culturel, lutte contre la piraterie des Œuvres de
l’esprit), etc...

CONCLUSION PARTIELLE
Les services des douanes jouent un rôle capital dans un pays. Cette importance va se justifier
par une masse d’argent qu’elle va apporter quotidiennement à l’Etat.

II. LES MOYENS MISE EN ŒUVRE PAR LA DOUANE


Les moyens mis en œuvre par la douane pour atteindre ses objectifs sont :

 Les moyens humains


 Les moyens matériels
 Les moyens juridiques

1. Les moyens humains

Pour permettre à la douane de réussir sa mission aussi complexe, l’Etat de Côte d’ivoire a mis
à la disposition des douanes ivoiriennes environ 3000 agents et fonctionnaires. Ce personnel
est composé de :

 Des agents de douanes (douaniers formés à l’école de douane)


 Du personnel technique (agents douaniers formés et chargés de la gestion SYDAM)
 Du personnel interministériel (ce sont les manœuvres et les standardistes)

2. Les moyens matériels

La douane a également un parc naval formé des vedettes et une radio pour la communication.
Enfin, en vue d’une adaptation au commerce moderne, la douane a introduit et développé
l’informatisation de ses procédures. Ainsi l’informatique a rendu caduque les pratiques
manuelles et elle facilite les contrôles dans la confiance, la transparence. L’objectif à terme,
c’est une automatisation totale des tâches en vue d’une dématérialisation

3. Les moyens juridiques

Les moyens juridiques mis à la disposition de l’administration des douanes sont au nombre de
trois :

 Le code des douanes


 Le tarif des douanes
 Les conventions internationales

a) Le code des douanes


C’est un document dans lequel sont enregistrés toutes les lois et règles de la douane. Ces lois
et règles définissent et orientent toutes les activités menées par la direction générale des
douanes.
b) Le tarif des douanes
C’est un document dans lequel sont enregistrés où répertoriés toutes les marchandises
importés ou exportés avec leurs quotités sur les droits et taxes à appliquer à ces marchandises.
c) Les conventions internationales
Ce sont des décisions, des lois prises au niveau international (OMD) sur la douane et qui
doivent s’imposer à toutes les douanes des pays du monde.
La douane de chaque pays est chargée de l’appliquer intégralement de toutes ses décisions et
lois.
Chapitre V : LA LEGISLATION DOUANIERE

Objectif : Maitriser les textes douaniers et leurs sources

I. HISTORIQUE

Pour comprendre l’histoire de la douane en côte d’ivoire, il faut remonter à l’époque


coloniale. A cette époque, les français déjà présents sur les côtes ivoiriennes avaient
commencé à développer les plantations cotonnières à Assinie et à Grand Bassam en 1868. Ces
colons négociants étaient à cette époque les seuls à avoir des plantations et des usines en côte
d’ivoire et partout en Afrique. Ainsi, dans le souci d’égalité en 1955, une réglementation
uniforme va être crée entre les colons français, les ivoiriens et les africains vivant en côte
d’ivoire. A partir de cette réglementation uniforme, une taxe de 4% va être crée pour apporter
un soutien à la douane nouvellement installée.
Depuis la création de cette taxe, les colons français vont multiplier des postes de douane
depuis à Assinie jusqu’à jacqueville pour mieux contrôler la production et prélever la taxe de
4% sur les marchandises des commerçants ivoiriens. Depuis ce temps, le système douanier
ivoirien a été lié à la législation fiscale douanière française.
L’évolution de la politique douanière en côte d’ivoire peut être analysée sous deux aspects :

 La période avant 1960 « le pacte coloniale »


 La période actuelle (1960 à nos jours)

1. La période avant 1960 « le pacte coloniale »


L’application de la politique douanière coloniale a permis à la France de mettre en place une
réglementation appelée « pacte colonial »
Ce pacte colonial était basé sur trois (3) principes :

 Principe 1
Les colonies ivoiriennes et africaines ne peuvent se procurer des biens uniquement qu’en
France. Elles sont aussi tenues de vendre leurs produits qu’en France (café, cacao, sucre,
coton)

 Principe 2
La navigation dans les colonies françaises est réservée strictement aux navires français et rien
d’autre.

 Principe 3
Les denrées alimentaires des colonies françaises doivent bénéficier d’un bon accueil une fois
en France. Le créateur de ce pacte colonial est appelé le cardinal Fleury. C’est dans ce pacte
colonial que les régimes douaniers ont été appliqués en CI jusqu’en 1960.
2. La période actuelle (1960 à nos jours)

La Côte d’ivoire devenue indépendante le 07 août 1960, va créer sa propre politique


Douanière et sa propre réglementation commerciale avec l’étranger.
On peut dire aujourd’hui, le pacte colonial français n’existe plus dans les colonies et chaque
colonies a son destin en main et décide sa propre relation commerciale. Néanmoins, la France
demeure dans l’esprit des colonies

II. DEFINITION
La législation douanière est l’ensemble des lois décrivant les règles administratives en matière
de douane. L’action de l’administration des douanes est fondée d’une part, sur des sources
nationales (code des douanes, lois de finances, ordonnancement notamment) et, d’autre part,
sur des sources internationales (OMD, OMC, CEDEAO, UEMOA) et tous autres accords et
conventions ayant incidences sur le plan douanier.
III. LES RESSOURCES DU DROIT DOUANIER
Elles sont constituées des sources nationales et des sources internationales.
1. Les sources nationales
Elles comportent :

 Le code des douanes (loi n°64-291 du 1er août 1964) et ses textes d’application :
décrets, arrêtés, décisions.
 Les annexes fiscales aux différentes lois de finances.
 Les lois et règlements ayant une incidence douanière.
A part le Code des Douanes et le tarif des douanes, il y a des dispositions législatives
comme :
 les lois sur les exonérations
 les lois portant sur le contrôle et la réglementation du
 commerce extérieur
 les lois de finances qui créent (ou suppriment) les droits et taxes, et opèrent des
réformes fiscales (majoration, dégrèvement...)

C’est l’ensemble de ces textes législatifs qui forment la législation et la réglementation


douanières avec les actes réglementaires et textes assimilés.
La réglementation douanière elle-même comprend les décrets, les arrêtés, les circulaires, les
décisions et les notes de service.
Les décrets portent sur l’organisation du service, le personnel, les régimes douaniers et la
technique douanière.
Les arrêtés viennent en appoint pour préciser la teneur et la portée des décrets et les suppléent
en cas de besoin.
Les circulaires qui émanent du Directeur général, ont une portée plus large pour leur contenu
et leur destination que les notes de service. Elles sont dites d’application ou interprétatives si
elles sont prises à la suite de la publication d’un texte réglementaire important .Elles ont un
aspect documentaire si elles contiennent des prescriptions.
Les décisions sont employées pour prendre des mesures d’exécution, notamment la
réorganisation des services.
Les notes de service sont quant à elles des documents d’instruction à caractère impératif.
Les avis, par contre, sont des formes de documents d’information destinés à l’affichage à
l’attention du personnel du service et des usagers. Ils servent à présenter des informations
souvent temporaires.
L’ensemble des règles qui régissent les actes, les procédures, ainsi que les rapports entre la
Douane et ses usagers, n’est pas la seule émanation des seules autorités du pays. On en trouve
également au-delà des frontières nationales.

2. Les sources internationales

a) Les textes communautaires (CEDEAO, UEMOA)


Autrefois d’inspiration nationale, la réglementation douanière est aujourd’hui une initiative
sous régionale (CEDEAO, UEMOA). Il s’agit par exemple :

 Règlement N°02/97/CM/UEMOA du 28 octobre 1997 portant adoption du tarif


extérieur commun de l’UEMOA en vigueur dans tous les Etats membres.
 Règlement N°02/98/CM/UEMOA du 20 décembre 1998 relatif aux relations
financières extérieurs des Etats membres de l’UEMOA.
 Règlement N°02/99/CM/UEMOA du 06 août 1999 portant valeur en douane des
marchandises à l’importation.
 Tarif extérieur commun qui se caractérise par :
 La nomenclature tarifaire et statistique commune basée sur le système
harmonisé de désignation des marchandises
 La nomenclature des droits et taxes identiques.
 La catégorisation des marchandises.

 CEDEAO
La communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest a été instituée par le traité signé à
Lagos au Nigeria, le 28 mai 1975 par les chefs d’Etats de 15 pays.
 UEMOA
Union économique et monétaire ouest Africain est née le 10 janvier 1994 à Dakar de la
dissolution de la CEAO (communauté économique de l’Afrique de l’ouest), elle-même crée
en 1974 pour remplacer UDEAO (union douanière et économique de l’Afrique de l’Ouest)
qui avait été mise en place en 1959 d’une part et de la dissolution de l’UMOA (union
monétaire ouest africain) instituée par le traité du 14 novembre 1973.
b) Les conventions internationales
La délégation douanière est aussi assise sur de nombreux textes d’accords bilatéraux ou
multilatéraux. Il s’agit entre autre :

 De l’accord instituant l’organisation mondiale de la douane (OMD) et des conventions


en découlant (tarif, valeur, origine, cadre normes).
 De l’accord instituant l’organisation mondiale du commerce (OMC) et des
conventions en découlant.
 Des conventions multilatérales (accords UA/ACP, AGOA...)

 Accords UE/ACP
Les traités de Rome signé en 1957, instituant la communauté économique européenne CEE
devenue UE par le traité de Maastricht en 1992 a permis d’associer à cette entité économique
un certain nombre de pays indépendants par le biais de conventions parmi lesquelles figurent
les conventions de Yaoundé, d’Arusha, de Lomé et de Cotonou.

 A titre de l’union européenne 15 Etats.


 Au titre des Etats africains, des Caraïbes, et du pacifique 77 Etats

 AGOA
African Growth and Opportunity Act (AGOA) est une loi américaine régissant le commerce
entre les USA et les pays d’Afrique. Cette loi a pris forme dans le programme commercial
américain qui préconisait à l’époque du président Bill Clinton « Trade on Aid » : le commerce
plutôt que l’aide.
IV. LES OBJECTICFS DU DROIT DOUANIER
Le droit douanier a pour objectif la protection de l’économie nationale mais cette protection
se traduit par 3 types de mesures :

 Les mesures fiscales qui tendent à freiner le flux des marchandises (encaissement des
droits et taxes)
 Les mesures des restrictions quantitatives qui tentent à réguler le flux de marchandises
(prohibitions et contingentement)
 Les mesures de contrôle des opérations financières avec l’étranger (les banques ou
agences financières…)

V. APPLICATION DE LA LOI DOUANIERE

1. Au territoire douanier
Le territoire douanier se défini par un espace physique délimité et soumis à une législation. A
cet effet, la loi douanière s’applique sur le territoire d’un pays qui lui-même se donne pour
règle l’application de cette loi. Le territoire douanier part depuis les frontières jusqu’aux fins
fonds du pays. Cependant certaines zones comme les zones franches sont soustraits à tout ou
partie du régime douanier. Il existe aussi des espaces étrangers au territoire douanier du
principe de l’extraterritorialité et trois types de rayons de douanes (rayon maritime, terrestre,
et aérien)
2. Aux opérateurs économiques ou personnes (physiques ou morales)
Les opérateurs économiques ont l’obligation de soumission à la loi douanière. A cet effet,
l’article du CD stipule que la loi douanière et les règlements douaniers s’appliquent sans
égard à la qualité des personnes (physiques ou morales). Ils doivent déclarer les marchandises
à l’importation et l’exportation. Cette déclaration est précédée par la conduite en douane de
ces marchandises. La déclaration équivaut au paiement des droits et taxes de douane qui est
une obligation. Toutefois, les dérogations ou exceptions fixées par l’article 4 pour le non
application de cette règle au niveau des conventions internationales ; du CD, du tarif des
douanes et les lois réglementant le régime de certains investissements.
3. Dans le temps
La loi douanière s’applique dans le temps à l’image de toute loi, et elle n’est pas rétroactive
(la loi ne tient pas compte de ce qui est passé). Ainsi, elle demeure applicable à partir de sa
date de mise en vigueur et jusqu’à son abrogation expresse ou tacite. Cette loi présente dans
certaines situations un caractère particulier découlant :

 De la clause transitoire
 Du principe de non rétroactivité.

CHAPITRE VI : LES REGIMES DOUANIERS

Objectif : - Identifier les régimes Douaniers


-Distinguer les différents régimes Douaniers

I. DEFINITION
Les régimes douaniers désignent l’usage que l’exportateur ou l’importateur en tant réserver à
ses marchandises. C’est le statut juridique sur lequel les marchandises entrent, sortent,
circulent librement ou légalement sur un territoire douanier peuvent être destinées à la
consommation, la réparation, la production, l’exportation, l’importation ou en transit. Toutes
ces destinations sont soumises à des régimes douaniers particuliers. Il existe 2 grandes
catégories de régimes douanier tels que :
II. LES REGIMES DOUANIERS A L’IMPORTATION
Les régimes douaniers de droit commun appelés régimes douaniers définitifs, fondamentaux.
Toutes les marchandises importées sont soumises aux paiements de droit de douane, ce
paiement se fait au moyen de régime douanier de droits communs ou économiques.
1. Les régimes douaniers de droits communs ou définitifs à l’importation

Ces régimes sont dits définitifs parce qu’ils soumettent l’importateur ou l’exportateur au
paiement immédiat des droits et taxes exigibles.
1.1. Les régimes de mise à la consommation directe

C’est le régime douanier qui permet à l’importateur après paiement des droits et taxes
exigibles de mettre les marchandises importées à la disposition des consommateurs sur le
territoire douanier, son code est anciennement D3 son nouveau code est IM4
C100 4000
1.2. La mise à la consommation ensuite de dépôt
C’est la situation dans laquelle se trouve une marchandise importée stockée dans un magasin
appelé dépôt pendant une certaine période avant d’être utilisée ou consommée, son ancien
code est D3 et le nouveau code est C101 4079
1.3. La mise à la consommation ensuite de transit

C’est la situation dans laquelle se trouve une marchandise importée ayant transitée par un
autre territoire douanier ivoirien, son ancien code D3 et le nouveau code C102 4080
1.4. La mise à la consommation ensuite d’entrepôt

C’est la situation d’une marchandise importée mise en entrepôt avant sa consommation ou son
utilisation finale, son ancien code D3 et le nouveau code C300 4070
1.5. La mise à la consommation ensuite d’admission temporaire
C’est la situation des marchandises importés pour une situation d’attente. Elles ne peuvent
être vendues sur le territoire douanier. Elles entrent en exception totale ou partielle des Droits
et taxes de douane, son ancien code est D3AT et le nouveau code est C501 4050
1.6. La mise à la consommation de produits pétroliers
Il s’agit des mêmes dispositions des marchandises à la consommation dans le cas dit D3P
avec la particularité qu’elle s’applique aux produits pétroliers, son ancien code est D3P et le
nouveau code est le C400 4070
2. Les régimes suspensifs ou économiques
Toute marchandise placée sous le régime économique ou suspensif n’est pas d’office destinée
à la consommation. Ces régimes permettent de constituer des stocks, de transformer de
produits, d’alléger les charges de la trésorerie des entreprises et la circulation libre des
marchandises. Leurs caractéristiques principales est la suspension du paiement de droits et
taxes de douane que bénéficie les marchandises.
2.1. Le régime d’entrepôt
Ce régime permet à l’importateur de faire entrer les marchandises sur un territoire douanier,
de les stocker en entrepôt en suspension du paiement des droits et taxes de Douane. Les
marchandises au régime d’entrepôt sont admises aux principes de l’extra territorialité c’est-à-
dire n’ayant pas encore franchir la barrière des douanes. Il existe de différents types
d’entrepôts :

 L’entrepôt réel ou public : appartenant à la collectivité ou aux organismes dans cet


entrepôt est soumis à un contrôle permanent de la douane. La durée de stockage des
marchandises est au maximum de 3 ans avec une prorogation exceptionnelle de 6
mois.
 L’entrepôt fictif : appartenant à des opérateurs économiques privés ou au
commissionnaire agrée en douane (CAD). La possession de ce type d’entrepôt est
soumise à un acquis à caution. La durée de séjour des marchandises dans cet entrepôt
est de 18 mois à 2 ans avec une prorogation exceptionnelle de 6 mois.
 L’entrepôt spécial : elle est utilisée pour le stockage de produits nécessitants des
précautions ou utilisation particulière. La durée de séjour des marchandises en
entrepôt spécial est de 2 ans avec une prorogation de 6 mois.
 Entrepôt industriel : avec une durée de séjour des marchandises de 12 mois
renouvelable une fois.
Le code du régime de l’entrepôt est anciennement le D11 et le nouveau code est IM7
S300 7000
Exemple : Mr Koffi importe des tenues scolaires pour les étudiants de Groupe ESK du Mali et
souhaite les stocker en côte d’ivoire ne sachant pas encore le mode de dispatching aux
différents établissements. Il choisit l’entrepôt réel.
1) Sous quel régime devra-t-il placé les marchandises ?
2) Doit-il payer les droits et taxes de douane immédiatement ?
3) La marchandise est-elle considérée comme étant sur le territoire douanier
ivoirien ?

2.2. Le régime d’admission temporaire


C’est la situation d’une marchandise ou décrit la situation d’une marchandise en admission
temporaire (attentes périodiques) destiné :

 Des manifestations commerciale (foire, salon, exposition…..)


 Des activités industrielles (réparation, transformation, ajout de main d’œuvre.)
 Etre utilisé par les organismes internationaux ou les ambassades pour ce régime le
paiement des droits et taxes est suspendu totalement. Il existe types d’admission
temporaire :
 L’admission temporaire pour transformation : c’est lorsqu’une
marchandise doit subir une transformation.
 L’admission temporaire ordinaire : c’est lorsqu’une marchandise est
importée pour une présentation à une foire, une exposition etc.….
L’ancien code est le D18 ME et le nouveau code est IM5
S512 5100
2.3. Les régimes de transit
Ces régimes décrivent la situation d’une marchandise en transit. C’est un régime de franchise.
Le paiement des et taxes de douane est suspendu sous ces régimes. Il existe deux types de
régimes de transit :

 Le régime de transit international : elle est un régime affecté aux marchandises qui
traversent le territoire douanier ivoirien pour être livré dans un pays tiers. L’ancien
code est D25 et le nouveau code est
R 300 3000
 Le régime de transit national : elle est un régime affecté aux marchandises circulant
sur le territoire douanier ivoirien. Son ancien code est le D15 et le nouveau code est
IM8. S111 8000

2.4. Le régime de l’usine exercée (5280)

Ce régime décrit la situation d’une marchandise devant être admise dans un établissement
placé sous la surveillance permanente de l’administration des douanes pour fabrication. Les
marchandises placées sous ces régimes sont en suspension total ou partielle du paiement des
droits et taxes de douane. Son ancien code est le D12 et le nouveau code est le S459
5280
2.5. Le régime de réimportation ensuite d’exportation temporaire
C’est la situation d’une marchandise importée qui avait été au préalablement exporté pour
transformation, fabrication, ouvraison ou pour d’autre raison. Son ancien code est le D53 et le
nouveau code est le
C800 6022
III. LES REGIMES DOUANIERS A L’EXPORTATION

1. Régime définitif

1.1. La simple sortie ou exportation simple


C’est le régime d’exportation définitive de la marchandise, il désigne l’exportation des
marchandises prises sur la marché intérieur pour ce régime, l’exportation devra payer un droit
unique de sortie (DUS) avant la sortie effective de ses marchandises. Son ancien code est le
D6 et le nouveau code est l’EX1
E101 1000
2. Régime Suspensifs

2.1. Le régime d’exportation temporaire


C’est le régime de l’exportation des marchandises pour réparation ou transformation. Il existe
3 variantes de ce régime telles que :

 Le type commercial : sous ce type les marchandises sortent du territoire pour prendre
part à une manifestation commerciale.
 Le type industriel : sous ce type les biens quittent le pays pour une activité
industrielle temporaire.
 Le type administratif : sous ce type les marchandises exportées appartiennent
généralement à des ambassades ou les organisations internationales. Son ancien code
est le D56 et le nouveau code est
E810 2300

2.2. Le régime d’exportation ensuite d’admission temporaire


C’est le régime qui permet d’admettre temporairement les marchandises exportés sur un
territoire douanier à l’étranger. Son ancien code est le D8 et le nouveau code est le
R500 3050
IV. LES REGIMES D’EXPORTATION ET REGIME DE PRIVILEGES

1. Le régime de demande de renseignement à la douane


C’est le régime qui autorise tout opérateur économique à demander des renseignements à la
douane. Son ancien code le D40 et reste inchangée.
2. Le régime d’échantillonnage
Une marchandise importé et/ou exporté son code reste inchangée et est le D41.
a. La soumission cautionnée
C’est le régime qui permet à tout opérateur économique de soumettre à la douane un dossier à
compléter sous caution. Son code reste inchangé et est le D48
b. Exportation pour cabotage
C’est le régime qui permet à l’opérateur économique d’exporter des équipements pour
cabotage entre les ports du territoire douanier ivoirien. Son code reste inchangé et est le D26.
c. Le régime d’avitaillement
C’est le régime qui permet d’avitailler des navires ou aéronefs ivoiriens ou étrangers de
produits sur le territoire douanier ivoirien. Son code est le
D66 3800
3. Le carnet ATA (Attestation d’Admission Temporaire)
C’est un document qui a été institué par la convention de Bruxelles du 06 décembre 1961
renouvelé par la convention d’Istanbul (Turquie) de 1990 concernant les exportations
temporaires en suspension des droits et taxes de Douane en direction des pays signataires de :

 Produits destinés à participer à des foires, expositions à l’étranger.


 Matériels professionnels pour des compétitions ou des expositions de type particuliers
 Matériels techniques de démonstration ou d’essais.
LES ANCIENS ET NOUVEAUX CODES DES REGIMES DOUANIERS

Nature de l’opération Ancien code Nouveau code Nouveau code


fiscal de fiscal de l’UEMOA
l’UEMOA sydam world

A l’importation

Mise à la consommation
(M.A.C)

Directe D3 C100 4000

En suite de dépôt douane C101 4079

En suite de transit C102 4080

En suite d’entrepôt C300 4070

En suite d’admission D3 AT C501 4050


temporaire

De produits pétroliers D3P C400 4070

Transbordement à destination
d’un port douanier ivoirien D4 S900 9000

Transbordement à destination
d’un port situé hors du D5 S130 8100
territoire douanier ivoirien

Entrée en entrepôt D11 S300 7000

Entrée en entrepôt de produits D11P S400 7080


pétroliers

Entrée en usine exercée D12P S459 5280

Entrée en admission D18 S501 5000


temporaire (A.T)

A.T de matériels d’entreprise D18 ME S512 5100


Réimportation en suite D53 C800 6022
d’exportation temporaire

Transit ordinaire ou national D15 S111 8000

Transit international ou D25 R 300 3000


réexportation

A l’exportation

Exportation de produit pris sur


le marché national D6 E101 1000

Réexportation en suite D8 R500 3050


d’admission temporaire

Exportation temporaire pour


réparation ou pour D56 E 810 2300
transformation

Avitaillement des navires ou R 480 mt & R


aéronefs effectuant un trafic D66 400 MT i 3800
international

CHAPITRE VII : REGLES ET TECHNOLOGIES TARIFAIRES


Objectif : - Décrire la nomenclature tarifaire
- classer les marchandises selon le tarif des douanes

INTRODUCTION

Les marchandises importées ou exportées sont soumises à divers réglementation dont


l’application des droits et taxes de douane à l’entrée ou à la sortie du territoire douanier. Cette
action consiste à dédouaner les marchandises, dédouaner une marchandise c’est la libérer des
mains de la douane en payant les droits de douane et cela obéit à des règles et technologies
dites règles et technologies tarifaires.

I. ETUDE DU TARIF DES DOUANES


1. Définition

Le tarif des douanes est une loi qui prend la liste générale de toutes les marchandises faisant
l’objet de transaction internationale adopté par tous les pays du monde. Il est aussi appelé
nomenclature tarifaire. La nomenclature tarifaire actuellement en vigueur en côte d’ivoire est
la nomenclature dite du système harmonisé de codification des marchandises.
Exemple :
Une facture comporte « des appareils radio en termes commerciaux » alors que la déclaration
en douane en termes tarifaires mentionnera « appareils de radio diffusion : espèces tarifaire
8515 »
2. Historique, origine et évolution du tarif des douanes.
Le tarif des douanes tire son origine de la réglementation douanière et de la législation des
douanes contenu dans le code des douanes et les lois convenus entre les pays membres de
l’UEMOA, de la CEDEAO et les pays membres de l’OMD.
Historiquement le tarif des douanes est lié aux commerces qui avaient lieu entre les différents
pays aux passages des frontières. Les marchandises étaient regroupées selon leur nature à
savoir les produits agricoles (manioc ; café….) d’un côté et les produits manufacturés d’un
autre côté. Cette classification a évolué pour se retrouver dans la formulation plus élaborée
appelé tarif des douanes. La position d’une espèce dans le tarif de douane attribué à une
marchandise. Elle détermine les quotités des droits et taxes applicables et l’application des
mesures réglementaires.

3. Nomenclature tarifaire
Le tarif des douanes comprend 2 parties essentielles telles que :

 La nomenclature
 Les droits
La nomenclature est la partie littéraire, le catalogue ou la liste de tous les produits soumis aux
droits de douane, la nomenclature ou la liste de tous les produits soumis aux droits de douane,
la nomenclature du tarif des douanes ivoirien est analytique et méthodique. Les produits y
sont classés par Section-chapitre-position-sous position suivant leur affinité. La
nomenclature tarifaire est dans ce cas différente de la dénomination commerciale du produit.
Elle est mise au point depuis 1950 par la coopération douanière dont le siège est à Bruxelles
en Belgique qui est devenu l’actuel Organisation mondiale de la douane (OMD). Cette
nomenclature a été remplacé par un nouveau système de classement des marchandises appelé
« système harmonisé » depuis le 14 juin 1983. L’objectif du système harmonisé est de
faciliter le commerce international, codifier les marchandises, analyser les statistiques du
commerce international faciliter les négociations commerciales internationales et uniformiser
les documents commerciaux et la transmission des données.

II. CRITERES ET SOURCES DE CLASSEMENT

1. Les critères de classement


Pour le classement des marchandises dans le tarif des douanes, certains critères sont pris en
compte se sont :

 Les critères selon les règnes : animales et végétales


 Les critères selon les matières constitutives (produits manufacturé)
 Le critère selon l’usage ou le fonctionnement.

2. Les sources de classement


La dénomination de l’espèce tarifaire appelé classement tarifaire est une opération
fondamentale servant de calcul des droits et taxes de douane.
Le classement tarifaire est un choix à opérer parmi plus de 1000 positions tarifaires. Ce choix
doit être bien entendu conforme aux règles légales de classement.
3. Les règles de classement ou règle d’interprétation du système harmonisé.
a) La section

C’est un ensemble sous lequel regroupent les produits pouvant présenter les mêmes éléments
constitutifs techniques ou technologiques.

Exemple : section 1 : animaux vivants et produits du règne animal

La nomenclature du système harmonisé comporte 21 sections. Elle comporte également des


indications précisant le contenu des sections appelées les notes de section.

b) Les chapitres

Ce sont les subdivisions de sections, ils englobent les produits ou marchandises présentant les
mêmes caractéristiques pouvant constituer une classe.

c) Les positions

La nomenclature du système harmonisé comprend environ un millier de positions. Une


position constitue une division interne des chapitres. La position comporte 4 chiffres :
Exemple : dans le chapitre 1 on a 6 positions.

0101 : chevaux, ânes, mulet et barbots vivants


0102 : animaux vivants de l’espèce bovine
0103 : animaux vivants de l’espèce porcine
0104 : animaux vivants de l’espèce ovine et caprine
0105 : coq, poulet canards, oies dindons, pintades vivant des espèces domestiques.
0106 : autres animaux vivants.

d) La sous-position
Elle comporte 6 chiffres constituant une codification internationale. Au niveau national, la
sous position du tarif intégré comporte 10 chiffres plus une lettre. Elles se caractérisent par
leur universalité et leur applicabilité sous tous cieux. Les sous positions nationales sont
élaborés à partir des sous positions internationales. Elles sont inhérentes dans la volonté des
autorités gouvernementales.

Exemple : 4818200000M : mouchoirs, serviettes, démaquiller et essuyer mains.

4. Les régimes de taxation.


Il existe 3 régimes de taxation actuellement en vigueur en côte d’ivoire.
a) Le régime normal ou régime du tarif général
Le régime est appliqué aux produits originaires des pays bénéficiant de la clause de la notion
la plus favorable. Ces produits sont soumis aux triples de droits figurant au tarif minimum.
b) Le régime minimum ou régime du tarif minimum
Il est appliqué aux produits originaires des états bénéficiant de la clause de la notion la plus
favorable et pour lesquelles les droits et taxes applicables sont ceux inscrits au tarif d’usage. Il
s’agit des états UE/ACP et les pays membres de l’OMC.
c) Le régime préférentiel

Il est appliqué aux produits originaires d’un pays ayant passé avec la côte d’ivoire des accords
commerciaux (UEMOA, CEDEAO) et pour lesquelles les droits et taxes applicables sont
définis dans chaque protocole.

5. Les règles générales pour l’interprétation de la nomenclature tarifaire.

Il existe 6 règles générales pour l’interprétation de la nomenclature tarifaire. Trois parmi elles
sont des règles de méthodes et les trois autres sont adaptés à des articles ou des catégories
d’articles spécifiques. Leur utilisation se fait dans l’ordre et chaque règle est utilisée à défaut
de celle qui la précède.
a) Règle n°1
Elle est relative à la prépondérance des termes des dispositions et des notes. Le libellé des
titres de section, de chapitre ou de sous-chapitre est considéré comme n’ayant qu’une valeur
indicative. Le classement étant déterminé légalement d’après des termes de position et des
notes de section ou de chapitres et lorsqu’elles ne sont pas contraires aux termes des dites
positions et notes d’après les suivants.
Exemple : chevaux vivants (0101) article pharmaceutiques (3006)
b) Règle n°2

Elle concerne les articles incomplets dont le montage n’est pas fini ou démonté. Toute la
référence à un article dans une position déterminé du tarif couvre cet article même incomplet
ou non fini à la condition qu’il représente à l’état, les caractéristiques essentielles de l’article
complet ou non fini ou à considérer comme tel vertu des positions qui précèdent lorsqu’il est
représenté à l’état démonté.
Exemple : chassie + moteur + roues sans carrosseries est classé à « véhicule à la position
tarifaire (8702)
c) Règle n°3

Elle concerne les produits ménagers et les articles composites. Cette règle détermine trois
critères à l’utilisation tels que :
 La position la plus spécifique
 La position de la matière
 La dernière position possible.
Lorsque les marchandises paraissent devoir être classées sous deux ou plusieurs positions, par
application de la règle relative à la matière constitutive ou dans tout autre cas, le classement
s’opère en fonction de :
 La position la plus spécifique
 La position conférant le caractère essentiel
Exemple :
 Rasoirs et tondeuses à moteur électrique incorporés sont classés au (8510) et au
(85618) correspondant à la classification des outils électromécaniques à moteur
électrique incorporés ou emploi à la main tels que les scies, la tronçonneuse.
 Nécessaire de coiffure constitué par :
 1 tondeuse électrique : 85-10
 1 peigne : 96-15
 1 paire de ciseaux : 82-13
 1 brosse : 96-3
 1 serviette : 63-02
 1 étui en cuir : 42-02
Cet ensemble doit être classé au 85-10

 La dernière position
Dans la mesure où elles concernent la position la plus spécifique et la position conférant le
caractère essentiel ne permettant pas d’effectuer le classement, la marchandise est classé dans
la position placée la dernière par ordre de numérotation parmi les cellules susceptibles
valablement prises en compte.

d) Règle n°4

Elle concerne le recours à l’analogie, c’est la position afférente aux articles les plus
analogues.
e) Règle n°5

Elle se rapporte aux articles constituants des contenants par exemple les étuis, écrins
contenants et les emballages etc….
Exemples :

 L’étui de l’appareil photographique est classé à la même position que l’appareil photo.
 Le sac de riz et le contenu qu’est le riz est classé au (10-06) tandis que le contenant est
qu’est le sac est placé (63-05)

f) Règle n°6

Elle est relative à l’ordre de classement à l’intérieur de la même position. En effet, le


classement des marchandises dans les sous positions d’une même position est déterminé
également d’après les termes de ces sous-positions et des notes de ce sous positions ainsi que
d’après les règles ci-dessus, étant entendu que ne peuvent être comparées que les sous
positions de même niveau. Aux fins de cette règle, les notes de sections et de chapitres sont
également applicables sauf dispositions contraires.
CHAPITRE VIII : LES INCOTERMS 2020

Objectif du cours : Présenter les Incoterms 2010


Classer les Incoterms 2020
Déterminer les Différents prix de vente.

INTRODUCTION

La vente est un contrat par lequel une personne (vendeur, exportateur) s’oblige à
livrer une chose (un bien, un service, une marchandise) à une autre personne (acheteur,
importateur) qui s’engage à payer le prix convenu. Pour qu’il y ait vente, il faudrait que les
conditions suivantes soient réunies :

- Le consentement mutuel des partenaires


- Les parties contractantes doivent jouir de leurs capacités juridiques
- La cause et l’objet du contrat doivent être licites

Dans la vente nationale, le transfert des risques et de propriété s’effectuent presque


immédiatement dans la mesure où le vendeur et l’acheteur sont face à face. Le lieu d’achat et
de livraison sont connus.

A contrario au niveau de la vente internationale, les choses se compliquent du fait que


bien souvent l’acheteur et le vendeur soient situés dans des différents pays. Ils ne parlent pas
toujours la même langue, n’utilisent pas forcement la même monnaie, Ils sont régis par des
juridictions différentes. Le commerce international fait donc appel à un certain nombre
d’interrogations :

- A quel endroit précis la marchandise sera-t-elle livrée ?


- Qui du vendeur ou de l’acheteur aura la responsabilité d’organiser le transport ?

Conscient de toutes ces difficultés liées à la vente internationale au niveau des opérateurs
économiques, la chambre de commerce internationale (CCI) située à paris a élaboré en 1936
une série de règle connue sur le vocable INCOTERMS permettant au vendeur et à l’acheteur
de situer avec exactitude leurs responsabilités et obligations respectives.

I. DEFINITION
Le mot incoterm est l’acronyme (la contraction) de trois mots anglais International
Commercial Terms. Les termes commerciaux internationaux sont des éléments clés des
contrats internationaux de vente car ils déterminent les obligations des parties en ce qui
concerne :

- Le transport de la marchandise des locaux du vendeur à ceux de l’acheteur.


- Le dédouanement à l’export et à l’import.
- Le partage des frais et des risques entre les parties.

II. OBJECTIFS DES INCOTERMS

Les incoterms tel que défini ci-dessus visent à lever trois obstacles essentiels qui gênent le
commerce international :

 La barrière des distances

La distance est un obstacle au commerce international parce que les opérateurs économiques
ne se connaissent pas généralement. Il existe donc de part et d’autre une méfiance sur la
qualité de la marchandise et le payement de celle-ci.

 La langue

C’est un obstacle important car pour échanger, il faut parler le même langage et avoir la
même conception des relations commerciales. C’est l’anglais qui est la langue de référence
des incoterms mais toutes les autres langues internationales sont utilisables. Les incoterms
existent en version française, allemande et espagnol.

 Les usages commerciaux

Ils dépendent du système juridique et parfois politique du pays dans lequel se trouve
l’importateur ou l’exportateur.

Les incoterms (International Commercial Terms) visent à uniformiser les termes


commerciaux les plus utilisés dans le commerce international en définissant par un terme
unique, interprétable d'une façon identique de par le monde, une relation donnée entre un
client et un fournisseur. Ils représentent un langage commun à la disposition de commerçants
de langues et de pratiques commerciales différentes. Les incoterms ont fait l’objet de
publication pour la première fois en 1936. Des corrections et additions ont apporté de
substantielles modifications à ses publications en 1953, 1967, 1976, 1980, 1990, 2000, une
nouvelle version des incoterms a été adoptée par la chambre de commerce internationale et est
entrée en vigueur le 01/01/2011 en vue de s’adapter aux pratiques commerciales en vigueur.
Les dernières modifications applicables dès le premier janvier 2011 portant principalement
sur la surpression de quatre (4) incoterms : DEQ, DES, DAF, DDU, et l’introduction de deux
(2) nouveaux incoterms « D », DAT (rendu au terminal) et DAP (rendu au lieu de
destination).
Les Incoterms 2000 supprimés L’incoterm 2010 supprimé Le nouvel Incoterm 2020

DEQ : Rendu à quai DAT : Rendu au terminal DPU :


DAF : Rendu à la frontière

DAP : Rendu au lieu de


DES : Rendu au navire
destination

DDU : Rendu non dédouané

La gestion des risques

En se référant dans leurs contrats à l'un des Incoterms de la CCI, l'acheteur et le


vendeur réduisent l’incertitude inhérente à toute transaction internationale : pratiques
commerciales et interprétations différentes d’un pays à l’autre. Ils précisent leurs
responsabilités et obligations respectives pour la livraison de marchandises et les
obligations documentaires du vendeur. Ainsi les INCOTERMS, bien que facultatifs,
sont des clauses standardisées et reconnues, qui permettent d’éviter les litiges en
répartissant clairement entre l’acheteur et le vendeur :
 les frais
 les risques

De plus, ils dissocient la question du transfert des risques de celle du transfert de


propriété, ce dernier restant régi par la loi du contrat signé. Concrètement, dans un
contrat de vente international, les Incoterms vont clarifier les points suivants :

 Situer le point critique du transfert des risques du vendeur à l'acheteur dans le


processus d'acheminement des marchandises (risques de perte, détérioration, vol
des marchandises) permettant ainsi à celui qui supporte ces risques de prendre ses
dispositions notamment en terme d'assurance ;

 Indiquer qui, du vendeur ou de l'acheteur, doit souscrire le contrat de transport ;

 Répartir entre les deux les frais logistiques et administratifs aux différentes étapes
du processus ;

 Préciser qui prend en charge l'emballage, le marquage, les opérations de


manutention, de chargement et de déchargement des marchandises ou l'empotage
et le dépotage des conteneurs ainsi que les opérations d'inspection ;

 Fixer les obligations respectives pour l'accomplissement des formalités


d'exportation et/ou d'importation, le règlement des droits et taxes d'importation
ainsi que la fourniture des documents. Il existe 11 Incoterms retenus par la CCI,
(codification originale anglaise sur 3 lettres, ex : FOB) plus une localisation
précise ex : « FOB Abidjan ».
III. PRESENTATION DES INCOTERMS
Libellé Anglais Libellé Français

code Descriptif Descriptif code

EX Works... Usine (EN), usine (à l')…


EXW ENU
named place lieu convenu

Free CArrier… Franco Transporteur…


FCA FCT
named place lieu convenu

Free AlongSide ship… Franco le Long du navire …


FAS FLB
named port of shipment port d’embarquement convenu

Free On Board… Chargé A Bord...


FOB CAB
named port of shipment port d’embarquement convenu

Cost and Freight … Coût et Fret...


CFR CFR
named port of destination port de destination convenu

Carriage Paid To… Port Payé jusqu’à …


CPT POP
named port of destination port de destination convenu

Cost, Insurance, Freight... Coût, Assurance et Fret...


CIF CAF
named port of destination port de destination convenu

Carriage and Insurance Paid to... Port et Assurance Payés,


CIP PAP
named place of destination port de destination convenu

Delivered At Place Unloaded… Rendu au lieu de déchargement...


DPU RPD
Named port of destination port de destination convenu

Delivered at Place … Rendu au...


DAP RLD
named port of destination lieu de destination convenu

Delivered Duty Paid... Rendu Droits Acquittés…


DDP RDA
named place of destination lieu de destination convenu

NB : un incoterm est toujours suivi d’un lieu géographique

INCOTERMS 2010
IV. CLASSIFICATION DES INCOTERMS

La chambre de commerce internationale a proposé trois grandes classifications qui se


présentent comme suit :

1. Classification selon la famille

Les incoterms sont classés en quatre familles :

- Famille E
 Ex-Works (à l’usine, au domicile du vendeur à la présentation de la marchandise)
- Famille F
 FAS (à sous palan, le long du navire) au port d’embarquement
 FCA (au point convenu, à la gare du transporteur nommé par l’acheteur)
 FOB (abord du navire) au port d’embarquement

Remarque : dans cette famille, le vendeur n’assume pas les risques et ne paye pas les frais du
transport principal.

- Famille C
 CFR (abord du navire) au port de destination convenu
 CPT (à la gare du premier transporteur) au lieu de destination convenu
 CIF (abord du navire) au port de destination convenu
 CIP (à la gare du 1er transporteur) au lieu de destination convenu

Remarque : dans ce groupe le vendeur assure les frais du transport principal, paye dans
certains cas les frais d’assurance mais n’assume pas les risques.

- Famille D
 DAT (lieu convenu au terminal de l’acheteur)
 DAP (au domicile de l’acheteur sans déchargement)
 DDP (au domicile de l’acheteur sans déchargement)

Remarque : dans cette famille, le vendeur assure généralement le frais et assume les risques
liés au transport principal.

2. Classification selon le mode transport

Famille Incoterm

Tout mode de transport (maritime inclus) EXW, FCA, CPT, CIP, DPU*, DAP*, DDP

Transport fluvial et maritime FAS, FOB, CFR, CIF

3. Classification selon le type de vente

. Vente au départ

Une vente au départ signifie que la marchandise voyage aux risques et périls de
l’acheteur, c’est à dire :
 à partir de sa mise à disposition dans les locaux du vendeur (EXW) ;
 à partir du moment où elle a été remise au transporteur aux fins d’expédition (FCA,
FAS, FOB, CFR, CIF, CPT et CIP) ;

Les Incoterms de vente au départ font supporter par l’acheteur (dans une plus ou
moins grande mesure) les charges et les risques liés au transport des marchandises.

Vente à l’arrivée
Une vente à l’arrivée signifie que la marchandise voyage aux risques et périls du
vendeur jusqu’au point/port convenu. 3 Incoterms sont prévus :
 jusqu'à la fin du transport maritime et du débarquement (DAP) ;
 Jusqu’au point de destination (DPU, DDP).

V. OBLIGATION DU VENDEUR ET DE L’ACHETEUR

INCOTERMS OBLIGATIONS DU VENDEUR OBLIGATIONS DE


L’ACHETEUR

-Il est chargé de produire, emballer et Il prend livraison de sa


mettre la marchandise à la disposition marchandise dans les locaux du
de l’acheteur dans ses propres locaux vendeur. C’est lui qui supportera
(entrepôt). tous les frais et risques jusqu’à
-Il ne supporte aucun frais, ni risques de destination (chargement sur
transport et de déchargement. camion, pré-transport, douane
EX-WORKS export, fret, assurance, acconage
(vente au départ) export et import, douane import).

-Il doit livrer la marchandise sur le quai Il désigne le navire, paie le fret
au port d’embarquement convenu et maritime, l’assurance, l’acconage
assure le dédouanement export. export et import, douane import et
FAS (vente au doit prendre en charge les coûts
-Il support aussi les frais de perte, de de transport jusqu’) la destination
départ) dommage et les frais jusqu’à ce lieu finale.
(port d’embarquement).

-Il livre la marchandise à bord du navire Il choisit le navire et paie le fret


au port convenu. maritime, les frais d’assurance, de
douane import et acconage
-Il assure les risques et les frais jusqu’au import. Dès que la marchandise la
FOB(vente au chargement à bord.
départ) “passerelle du navire“ le “risque
-Il dédouane la marchandise à l’export de perte“ est transféré à l’acheteur
(importateur).

-Le vendeur dédouane la marchandise à


l’exportation et la livre au transporteur
aux lieux spécifiés par l’acheteur. Lieu L’acheteur assume le risque de
convenu peut être l’usine du vendeur ou perte à partir de cet instant et doit
les locaux d’un transporteur. prendre en charge les coûts de
transport jusqu’à la destination
-Si le lieu choisit n’est autre que finale.
FCA (vente au l’entrepôt du vendeur, ce dernier doit
départ) charger la marchandise dans le véhicule
de transport.

Il réceptionne les marchandises au


point de la destination convenue
Le vendeur dédouane la marchandise à et paie l’assurance. Il supporte les
l’exportation et est responsable du coût risques du transport après la
du transport jusqu’à la destination remise de la marchandise au
CPT (vente au convenue. transporteur. Il prend en charge la
départ) -Le transfert de risques se produit une douane import.
fois la marchandise transférée au
transporteur.

L’acheteur assure les risques de


pertes ou de dommages une fois
que la marchandise est à bord du
navire au port d’embarquement et
Le vendeur est responsable du doit contracter une police
dédouanement de la marchandise à d’assurance, décharger la
l’exportation, de sa livraison à bord du marchandise, la dédouaner et
CFR (vente au navire et paiement du fret international. payer son transport jusqu’à sa
départ) destination finale.

Le vendeur est responsable de la Si la marchandise est


livraison de la marchandise à bord du endommagée ou volée pendant le
navire. Il est également responsable du transport international, c’est à la
dédouanement à l’exportation. De plus, responsabilité de l’acheteur de
il est responsable de produire une police remplir une déclaration de perte
d’assurance au bénéfice de l’acheteur si ou de vol sur la base de la police
c’est lui qui assure la marchandise. Le d’assurance contractée par
transfert de risques a lieu au moment où l’exportateur, l’acheteur
CIF ou CAF la marchandise est au bord du navire. (importateur) doit dédouaner la
(vente au départ) marchandise à l’importation et
payer pour tout transport et
assurance supplémentaire dans le
pays d’importation.

Le vendeur transporte la marchandise


jusqu’à la destination convenue et
effectue les formalités de douane à
CIP (vente au l’exportation. Il est responsable du L’acheteur assume tous les coûts
départ) transport et du coût de l’assurance et risques de pertes.
jusqu’au lieu de la destination
convenue.

L’acheteur prend livraison de la


marchandise dès qu’elle est livrée
et paie leur prix comme prévu
dans le contrat de vente. Il la
transporte à leur destination
Le vendeur (exportateur) livre de finale. Cet incoterm a été créé
marchandise, la décharge et la met à la spécifiquement pour le transport
disposition de l’acheteur au terminal conteneurisé et il est aussi adapté
DAT(vente à désigné dans le port ou tout autre au transport maritime
l’arrivée) terminal de destination convenue. conventionnel lorsque le vendeur
veut conserver les risques de
déchargement du navire au port de
destination.

Le vendeur (exportateur) livre la -Il assure les frais de douane


marchandise et met celle-ci à la import et taxes exigibles.
DAP (vente à disposition de l’acheteur sur le moyen
l’arrivée) d’approche prêt pour le déchargement -Il supporte les frais et risques de
au lieu de la destination convenue. déchargement dans ses locaux
(magasins).

Le vendeur est responsable de tous les


coûts concernant la livraison de la
marchandise (non déchargée) à la
destination nommée, du dédouanement Il prend livraison de la
dans le pays d’importation et il doit marchandise au lieu de destination
supporter les droits à l’importation. convenue. Il doit en aviser le
Sous l’incoterm DDP, le vendeur vendeur de la nécessité de lui
fournit littéralement une livraison “portefournir toute information relative
DDP (vente à à porte“ y compris le dédouanement à à la sécurité dont il aurait besoin
l’arrivée) l’importation. pour l’importation dans le cadre
Le transfert des risques se produit quand du transport des marchandises à
la marchandise est livrée à l’acheteur, leur destination finale
habituellement à ses lieux. Le vendeur
assume donc entièrement les risques de
perte et ce jusqu’à la livraison de la
marchandise a sa destination finale.

Répartition des coûts selon l’Incoterm négocié dans le contrat

Frais
Transport principal d’acheminement
Départ Transport principal
LIBELLES non acquitté par le supportés par le
usine acquitté par le vendeur
vendeur vendeur jusqu’à
destination
Incoterm /
EXW FCA FAS FOB CFR CIF CPT CIP DAT DAP DDP
Coût
Emballage V V V V V V V V V V V
Chargement à
A V V V V V V V V V V
l’usine
Pré
A V V V V V V V V V V
acheminement
Douane export A V V V V V V V V V V
Manutention au
A A A V V V V V V V V
départ
Frais
Transport principal d’acheminement
Départ Transport principal
LIBELLES non acquitté par le supportés par le
usine acquitté par le vendeur
vendeur vendeur jusqu’à
destination
Incoterm /
EXW FCA FAS FOB CFR CIF CPT CIP DAT DAP DDP
Coût
Transport
A A A A V V V V V V V
principal
Assurance
A A A A A V A V V* V V
transport
Manutention à
A A A A A A A A V V V
l’arrivée
Douane import A A A A A A A A A A V
Post
A A A A A A A A A A V
acheminement
Déchargement A A A A A A A A A A V
V: Coût à la charge du vendeur
A: Coût à la charge de l’acheteur
* non obligatoire

VI. LA STRUCTURE DES COUTS

Pour le calcul des coûts de revient à l’import tout comme à l’export, il est primordial pour
nous de connaître certaines notions indispensables à ces opérations.

1. notions de poids net et de poids brut

 Le poids net est le poids de la marchandise non emballée. Il est facturé par le vendeur
 Le poids brut est le poids de la marchandise emballée (c’est à dire le poids de la
marchandise plus le poids de l’emballage. Il est facturé par le transporteur.

2. Notion de fret : règle de tarification

Le fret est le montant payé par le chargeur pour que ses marchandises voyage sur le moyen de
transport principal. La tarification de fret que ce soit aussi bien en maritime, en aérien ou en
routier se calcule en prenant en compte plusieurs composantes.

3. Tarification maritime

Les différents types de tarification sont relatifs aux différents modes d’exploitation. Il existe
donc deux modes de tarification en transport maritime :
 La tarification en conventionnel.
 La tarification en conteneur.
Nous verrons également la détermination du fret complet et le calcul des liner-terms.

1. La tarification en conventionnel

1.1. Le fret de base

Le fret de base brut est établi pour un voyage donné à l’unité payante (UP). Il s’agit, selon le
cas, du poids de la marchandise exprimé en tonnes ou du volume exprimé en m3 à l’avantage
du navire c'est-à-dire sur la base de la plus élevée des deux valeurs :
- Si le poids exprimé en tonnes est supérieur au volume exprimé en m3, on dit que la
taxation se fait en lourd.
- Si par contre, le volume exprimé en m3 est supérieur au poids exprimé en tonnes, on
dit que la taxation se fait en léger.
Dans la pratique, au niveau de toutes les conférences maritime, il existe un minimum de
taxation pour les petits colis et des règles particulières pour certaines marchandises (animaux-
fûts- voitures etc) qui sont taxées à l’unité et non à l’unité payante.

1.2. Les correctifs

Ce sont de nouvelles charges qui viennent s’ajouter au fret de base brut pour qu’il devienne le
fret de base net simplement. Certains correctifs sont conjoncturels c'est-à-dire qu’ils changent
selon les circonstances économiques. Leur taux monte ou baisse en fonction des circonstances
ou des réalités du moment. D’autres correctifs sont permanents ou structurel.

1.2.1. Les correctifs conjoncturels

Ils sont au nombre de trois :


 Pour intégrer au fret de base brut les variations du prix des combustibles entre deux
éditions du tarif, les armateurs ont créé la SURCHARGE FUEL ou BAF (Bunker
Adjustment Factor) ou BS (Bunker Surcharge) en Côte d’ivoire.
 Pour ne pas perdre de l’argent du fait des variations de la valeur de la devise dans
laquelle est libellé le tarif, les armateurs ont instauré la SURCHARGE
MONETAIRE ou CAF (Currency Adjustment Factor).
 LA SURCHARGE D’ENCOMBREMENT PORTUAIRE dénommée CSP
(Congestion de Surcharge Portuaire) va majorer le fret de base brut sur des
destinations où il y a lieu de prévoir une immobilisation anormale du navire. En clair,
la CSP compense le temps perdu par le navire dans un port dont la cause est
indépendante du navire de même que la volonté du capitaine.

1.2.2. Les correctifs permanents ou structurels

Ils sont au nombre de quatre :


 Un colis de plus de 5 tonnes relève toujours de l’exception. De ce fait, il est soumis à
une SURTAXE COLIS LOURD.
 Un colis de plus de 12m de long est soumis à une taxe supplémentaire dénommée
SURTAXE EXTRA-LONGUEUR
 Parce que vous souhaitez décharger vos marchandises dans un port peu fréquenté ou
en bordure de votre entreprise dotée d’infrastructures capables d’accueillir les navires,
alors vous vous acquitterez de SURFRET de DEROUTEMENT.
 Il existe également des DROITS PORTUAIRES à la charge de la marchandise. Ces
droits sont spécifiques à chaque port.

1.3. Les ristournes

Elles sont nées de la volonté des conférences maritimes de contrebalancer la concurrence des
outsiders en cherchant à fidéliser les chargeurs par l’offre d’avantages sur le fret. Les
ristournes couramment utilisées sont :
- Les ristournes de fidélité
- Les ristournes à taux de fret réduit.

2. La tarification en conteneur

Pour calculer le fret de base brut certaines compagnies proposent des tarifs à la boite ‘’unité
par conteneur’’ indépendants des marchandises chargées. Mais dans la plupart des
conférences maritime, le fret de base brut est calculé à la tonne ou au mètre cube à l’avantage
du navire selon la classe de la marchandise et par la tarification en conventionnel. Un
minimum de taxation est prévu pour chaque conteneur et s’applique ensuite les correctifs déjà
vus plus haut. Puis les conteneurs font l’objet de tarification particulière notamment en
FCL/FCL :
 Location du conteneur
 Les frais de positionnement chez l’expéditeur
 Les frais de manutention s’ils ne sont pas inclus dans le fret
 Les frais de post-acheminement
 Pénalités en cas de dépassement des délais de mise à disposition.

NB: Retenons que pour les besoins de calcul, la charge utile d’un conteneur de 20’ est de
17,99T et 32,8m3 de volume utile par convention. Et le conteneur de 40’ équivaut à 2
conteneurs de 20’.

Exercice d’application :

Importation de postes téléviseurs


Quantité = 120
Poids d’un poste = 5kg
Poids d’un carton vide = 500 g
Volume d’un carton = 300cm3
Fret de base = 20 USD l’UP avec BAF =3% et CAF = 2%
1 USD = 650 FCFA
TAF calculer le fret net

4. Tarification aérienne
La réglementation tarifaire en vigueur est la tarification IATA utilisable par toutes les
compagnies.

a. Le Tarif général ou “la règle du payant pour”

Il est établi pour une relation aéroport-aéroport donné, mais peut être utilisé aussi au départ
d’autres aéroports du même pays si la compagnie le souhaite.

NB : le tarif AIR France cargo établi pour ROISSY-NEW YORK sera aussi appliqué au
départ de Lyon, Marseille, Bordeaux etc.

Le Tarif général est donc indépendant de la nature des marchandises et il est établi par tranche
de poids en général.

b. Les tarifs en unité de chargement ou en ULD (Unit Load Device)

Pour les unités de chargement présentées au transporteur prêtes à l’expédition, des tarifs très
favorables sont consentis sur certaines liaisons. Le contenant lui-même (palette, conteneur
etc.), n’est pas taxé si c’est une unité de chargement avion IATA. Les marchandises sont
ensuite taxées forfaitairement quelle que soit leur nature (pour une relation donnée). A ce
forfait correspond un poids pivot défini par catégorie d’ULD. Si le poids des marchandises
excède ce poids pivot, alors les kilogrammes supplémentaires sont taxés à un tarif favorable.

c. La tarification en conventionnel : la règle du rapport Volume/Poids

Selon cette règle, pour déterminer le poids taxable, on fait le rapport volume sur le poids. Ce
rapport ne doit pas excéder l’équivalent 1T= 6m3 (1UP) :

 Si le rapport V/P ≤ 6, alors le poids taxable est le poids déclaré.


 Si le rapport V/P > 6, alors le rapport V/6 devient le poids taxable.
STRUCTURE DES PRIX PAR VOIE MARITIME SELON LES INCOTERMS 2010

INCOTERMS DEFINITIO VENTE FORMULATION


N

EXW = Coût de revient +Marge commerciale (taux


de marque, taux de marge)
EXW Départ usine
EXWORKS ou Bord EXW = Coût de la matière + Frais d’emballage +
champ Départ Coût de production + Coût de distribution +
Commission éventuelles aux intermédiaires.

FAS Free FAS = EXW + Chargement sur camion + Pré -


AlongsideShip acheminement + Location et empotage TC + Frais de
Franco le groupage + Magasinage export + Manutention terre +
long du Transit export + Douane export + Surestaries (frais de
navire Départ
retard du navire) + Taxe portuaire + Taxe communale
+ Taxe Sydam.

FOB Free On FOB = FAS + Manutention bord (mise à FOB ou


Board mise à bord ou embarquement à bord).
Franco à Départ
bord FOB = FAS + Acconage export (passage portuaire à
l’export, Manutention terre + Manutention bord).

CFR
Cost&Freight
Coût et Fret Départ CFR = FOB + Fret maritime + Taxes BIL

CIF ou CAF Coût CAF ou CIF = CFR + Prime d’assurance


Cost Insurance Assurance et
Freight Fret Départ Valeur d’assurance (Va) = CIF + 10%CIF ou CFR +
20%CFR

Rendu au DAT = CIF + Acconage Import


terminal
DATDelivered - convenu au Acconage Import (passage portuaire à l’impôt,
at. terminal port ou au manutention bord ou déchargement du navire +
lieu de Arrivée Manutention terre à l’arrivée.
destination

DAP Delivered Rendu au DAP = DAT + Taxe portuaire à l’import (mise sous
at Place lieu de palan ou mise à quai à l’arrivée ou manutention bord à
destination l’arrivée) + Magasinage import + Frais de dégroupage
convenue Arrivée + Post-acheminement.

DDPDelivered DDP = DAP + Douane import (D&T + TSD) +


Duty Paid Taxe de sûreté (si la marchandise en TC) + Droit
Rendu droits Arrivée du receveur de douane + Transit import ou
acquittés ouverture du dossier à destination (HAD).
STRUCTURE DES PRIX PAR VOIE AERIENNE SELON LES INCOTERMS 2010

INCOTERMS DEFINITIO VENTE FORMULATION


N

EXW Départ EXW = Coût de revient +Marge commerciale (taux de


marque, taux de marge)

EXW = Coût de la matière + Frais d’emballage + Coût


de production + Coût de distribution + Commission
éventuelles aux intermédiaires.

FCA = EXW + Chargement sur camion + Pré-


acheminement + Frais de route + Frais de déchargement +
Location et empotage TC + Frais de groupage +
Magasinage export + Manutention terre + Transit export +
Douane export + Surestaries (frais de retard du navire) +
FCA Free Franco Taxe portuaire + Taxe communale + Taxe Sydam +
Carrier Transport Manutention bord (mise FCA ou mise à bord ou
Départ
embarquement à bord ou acconage export ou passage
aéroportuaire à l’export.

CPT Carrier Port payé


Paid to jusqu’à
Départ CPT= FCA + Fret Aérien + Taxes LTA

CIP Carrier
Insurance
Paid to Coût Départ CIP = CPT + Prime d’assurance
Assurance et
Fret Valeur d’assurance (Va)= CIP + 10%CIP ou CPT +
20%CPT

DAT Arrivée DAT = CIF + Acconage Import

Acconage Import (passage portuaire à l’impôt,


manutention bord ou déchargement du navire +
Manutention terre à l’arrivée.

DAP Arrivée DAP = DAT + Taxe portuaire à l’import (mise sous


palan ou mise à quai à l’arrivée ou manutention bord à
l’arrivée) + Magasinage import + Frais de dégroupage +
Post-acheminement.

DDP Arrivée DDP = DAP + Douane import (D&T + TSD) + Taxe de


sûreté (si la marchandise en TC) + Droit du receveur
de douane + Transit import ou ouverture du dossier à
destination (HAD).

Exercice d’application
Exo N° 1
Après deux années passées à IPAM section logistique, vous avez l’opportunité d’occuper le
poste de service d’achat dans une entreprise installée à Yamoussoukro. Cette société
spécialisée dans la vente du riz veut lancer une commande, mais elle attend de vous des
propositions des prix suivants : EXW Nancy ; FAS Marseille ; FOB Marseille ; CFR
Marseille ; CIF Marseille ; DAT ABJ ; DAP Yakro et DDP Yakro. La commande porte sur
2000 sacs de 50Kg avec prix magasin d’un sac est de 14 €.

-Transport Nancy- Marseille = 0.5€/Kg


-Douane export =5000€
-Camionnage magasin-quai= 20€/Tonne
-Magasinage 20 jours= 0.2€/sac/jour
-Acconage export = 200€/tonne
-fret maritime= 2000€
- Assurance= 0.5% (CIF + 10%CIF)
-Manutention bord quai= 3000€
-Transport Abidjan- Yakro= 4500€
-Droit d’entrée (douane import) = 45% CIF
NB : 1€=656F

Exo N° 2
La société PICOS basée en zone industrielle de Yopougon importe des produits chimiques
depuis la Hollande. Pour sa commande elle fournit des informations suivantes : -Quantité
commandée : 2.5 Tonnes

 Prix d’achat : 5€ le Kg
 Emballage 600 cartons : 2.5€ le carton
 Marge de l’exportateur : 30% du coût de revient
 Chargement départ camion : 0.10 €
 Pré-acheminement : 130 €
 Douane export : 0.75€ le Kg
 Transit export : 25% douane export
 Acconage export : 0.2€ le Kg
 Transit maritime : 0.5€ le Kg
 Assurance transport : 0.05% du prix CFR
 Acconage import : 325000 FCFA
 Entreposage import : 50 000 FCFA/jour (3jours)
 Post acheminement : 150 000 FCFA
 Transit import : 475 000 FCFA
 Douane import : DD = 20%, RSTA= 1%, TVA= 18%, PCC= 0.5%, PCS=1%
 Déchargement du camion : 70 FCFA le Kg
 Marge de l’importateur : 25% du coût de revient à l’import.

Travail à faire

1) Calculez les prix d’offres suivants : EXW, FAS, FOB, CFR, CIF, DAT, DAP et DDP en
précisant les villes.
2) Calculez le coût de revient à l’importation de cette commande.
Calculez le prix de vente au distributeur

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