0 évaluation0% ont trouvé ce document utile (0 vote) 88 vues24 pagesHistoire de Rome
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HISTOIRE ROMAINE
I — La royauté (753-509 av. J.-C.)
753. Fondation de Rome. Elle est fondée
sur Je Palatin par Romulus, petit-fils, avec
Rémus, du roi d’Albe Numitor.
753-718. Romulus. Roi belliqueux. Pour
peupler la ville nouvelle, il fait enlever les jeunes
Sabines. La guerre éclate entre Romains et
Sabins : les Sabines, se précipitant entre les
adversaires, les réconcilient. Romulus régne sur
les deux peuples.
715-672. Numa Pompilius. Roi sabin, pacifique.
M1 donne aux Romains leurs institutions reli-
gieuses, crée le College des Pontifes, construit
le temple de Janus.
672-640, Tullus Hostilius. Roi sabin, belli-
queux. Aprés la guerre entre Rome et Albe,
quilllustre le combat des HoRAces et des
‘Curtaces, Albe est détruite (665) et la popula-
tion transplantée A Rome.
640-616, Ancus Martius. Roi sabin, petit-fils
de Numa Pompilius. I étend jusqu’a la mer
le territoire de Rome, construit le port d’Ostie
et, 8 Rome méme, le pont Sublicius, en bois.
616-578. Tarquin I’Ancien. Roi étrusque, grand
constructeur. Il commence le temple de Jupiter,
sur le Capitole, le Grand Egout, appelé Clodca
Maxima, le Grand Cirque.
578-534, Servius Tullius. Roi étrusque, grand
administrateur. Il donne & la population romaine
une organisation politique et militaire, et la
répartit en cing classes, fondées sur Ia fortune,
On lui attribue la construction, autour de la
ville, d'une puissante enceinte qui porte son
nom.
534-509, Tarquin le Superbe. Roi étrusque,
fils de Tarquin I’Ancien, tyrannique et cruel.
IL achave le temple de Jupiter et le Grand Egout,
Le peuple, poussé a la révolte par BRUTUS, le
chasse et abolit la royauté,
I — La république (509-27 av. J.-C.)
1 — Avant les guerres puniques (509-264)
Liorganisation de la République et la conquéte de Italie
509. Création du consulat, Deux consuls, élus | Etrurie, s'empare de Rome (exploits d'Horatius
Pour un an et égaux entre eux, prennent les
pouvoirs du roi. Le consulat est réservé aux
atriciens.
‘507. Guerre contre les Etrusques. Poussé par
Coclés, de Mucius Scévola, de Clélie). Cette
domination .ne dure pas.
498. Création de la dictature. En cas de danger
grave, les consuls choisissent, pour six mois,
Tarquin le Superbe, PorsENNA, roi de Clusium,en | un dictateur, magistrat extraordinaire exercant
270Monarchie romaine : 753 — 509 av. J.-C.
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ZONES D'INFLUENCE
[7 Grecave
HEE evens
[a connapinorsesans partage le pouvoir supréme et obligatoire-
‘ment patricien,
496. Guerre contre les Latins, Ligués contre
Rome, les Latins sont vaincus prés du Lac
Régille, au pied des monts Albains.
494, Sécession de Ia plébe. Les plébéiens,
accablés de dettes et sans droits civils ni poli-
tiques, se retirent sur le mont Sacré (selon
dautres, sur le mont Aventin), pour y fonder,
pour eux seuls, une ville nouvelle.
ls rentrent & Rome (493) sur l'intervention
de Ménéntus AcriPPA (apologue des Membres
et de I'Estomac) : on abolit leurs dettes et on
‘cerée deux tribuns de la plébe, inyiolables, chargés
de défendre leurs intéréts.
488-486, Guerre contre les Volsques. Les
Volsques, conduits par ContoLan, patricien
romain exilé par les tribuns (491), marchent sur
Rome. Coriolan, fiéchi par les pleurs de sa
mére Véturie, se retire avec ses troupes.
458-457. Guerre contre les Eques. Les Eques
arrivent aux portes de Rome. CINCINNATUS,
nommé dictateur, termine la guerre en seize
jours et revient & sa charrue.
451. Institution des Décemvirs. Toutes les
magistratures, y compris le consulat et le tribunat,
sont suspendues. Sous la pression de la plebe,
en effet, dix anciens consuls, les Décemvirs,
sont investis d’une autorité absolue et chargés
de préparer un code de lois écrites, destinées
remplacer les vieilles « coutumes» mal connues
de la plébe et appliquées arbitrairement par
la justice patricienne. Ce code, dit Loi des
Douze Tables, établit notamment l’égalité civile
des. plébdéiens et des patriciens, mais interdit
‘encore le mariage entre les deux ordres.
449. Expulsion des Décemvirs. Les Décemvirs,
songeant perpétuer leur pouvoir, sont, au bout.
de deux ans, chassés par le peuple, et les anciennes
magistratures sont rétablies.
445. Le tribun Canuléius fait autoriser par
tune loi Jes mariages entre plébéiens et patriciens.
444-443, Démembrement du consulat. Aprés
Végalité civile, la plébe demande Végalité poli-
tique. Les patriciens, plutot que de partager avec
clic le consulat, le démembrent : certaines
attributions des consuls sont données & un
college, accessible aux plébéiens, de six « tribuns
militaires @ pouvoir consulaire » élus pour un an;
mais d’autres, trés importantes, sont réservées &
deux censeurs, obligatoirement patriciens.
421, Pour la premiére fois, un plébéien obtient
Ja questure.
406-395, Sidge de Véies. Véies, cité étrusque
souvent en guerre avec Rome depuis un demi-
siécle, est prise par CAMILLE aprés un siége
de dix ans (395). C’est la premiére conquéte des
Romains hors du Latium.
390. Invasion des Gaulois. Des _tribus
gauloises, installées dés le ve siécle dans
Ia plaine du P6 (appelée depuis Gaule Cisalpine),
|| sont attirées par les richesses de la péninsule et
franchissent l’Apennin. Ils battent les Romains
prés de I'Ailia et prennent Rome, a l'exception
du Capitole, (épisode de Manlius Capitolinus).
Les Romains paient une lourde rangon.
367. Rétablissement du consulat. Les lois
Liciniennes suppriment le « tribunat militaire &
pouvoir consulaire », rétablissent le consulat et
Ie rendent accessible & la plébe.
Mais ‘il est affaibli par la création de la préture
et de Pédilité curule, hériti¢res de certaines attri-
butions des consuls et réservées aux patriciens.
366. Pour la premitre fois, un plébéien,
L. Sextius, obtient le consulat.
364, Pour la premitre fois, un plébéien
obtient 1’édilité curule.
356, Pour la premitre fois, un plébéien
obtient la dictature,
351. Pour la premire fois, un plébéien
obtient la censure.
343-341. Premiére guerre samnite. Les Romains
interviennent en Campanie sous prétexte de
protéger Capoue contre les pillages des Samnites.
Leur victoire n’est pas décisive; un soulevement
des Latins les oblige se retirer.
340-338. Guerre contre les Latins. Les Romains
se rendent maitres des cités du Latium et mettent
fin a leur « confédération », dirigée contre Rome,
Le Latium est annexé, mais, en retour, les
Latins deviennent citoyens romains.
337. Pour la premiére fois, un plébéien
obtient la préture.
321. Pour la premitre fois, un plébéien
anExpansion romaine
> en Italie
fin IVe-déb. Ill° av. J.-C.obtient le « proconsulat », c'est-A-dire, A cette
date, 1a prorogation de son commandement
dans une guerre qu’il a commencée,
L’égalité politique entre patriciens et plébéiens
est désormais acquise.
328-312, Deuxiéme guerre samnite. Les
Romains, malgré un échec humiliant aux
Fourches Caudines (321), prés de Capoue, sont
de nouveau vainqueurs des Samnites.
310-290. ‘Troisitme guerre samnite. Les
Samnites et leurs alliés, Etrusques, Herniques,
Gaulois, etc., battus & Bovianum (304), dans le
Samnium, et A Sentinum (295), en Ombrie, sont
définitivement soumis, aprés des luttes acharnées
2 — La période des guerres punii
(dévouement du consul Décius), par Conus
Denrarus (290).
300. Pour la premiére fois, un plébéien accéde
aux sacerdoces (college des pontifes, college des
augures).
‘L’égalité religieuse entre patriciens et plébéiens
est désormais réalisée.
281-272. Guerre contre Tarente et Pyrrhus.
Seule, en Italie péninsulaire, Tarente restait &
vainere. Cette ville appelle A son secours
Pras, roi d’Epire, qui est d’abord vainqueur
A Héraclée (280) et & Ausculum (279), Mais il est
battu a Bénévent par Curius Dentatus (275).
Aprés la prise de Tarente (272), les Romains
sont maitres de toute la péninsule.
iques (264-133)
Les guerres Puniques et Ia conquéte du Bassin Méditerranéen
Les romains, maitres de |'Italie, veulent
dominer en Méditerranée.
Is se heurtent tout de suite aux Carthaginois,
Premiare guerre Punique (264-241)
264-286. Victoires en Sicile. Les Romains
ont d’abord des succés. Sur terre, en Sicile, |
ils enlévent aux Carthaginois Messine (264), puis
Agrigente (262). lls construisent alors une grande
flotte et remportent sur mer deux victoires,
celle de Duttius & Myles (260), dont une colonne
rostrale élevée 4 Rome perpétua le souvenir, et
celle de RiicuLus A Ecnome (256).
256-249. Défaites en Afrique et en Sicile.
Pour obtenir un succés décisif, ils portent la
guerre en Afrique méme. RécuLus débarque
devant Carthage (256), conquiert une partie du
territoire, mais il est finalement vaincu et fait
‘entre-deux guerres (241-219)
Conquétes de Rome. Rome, devenue puissance
maritime, occupe la Corse et la Sardaigne (239),
qui deviennent ensemble, aprés huit ans de
luttes, Ia deuxiéme province romaine (231); puis |
qui ont peu a peu étendu leur puissance non
seulement sur la céte Nord de I’Afrique, mais
en Sardaigne, en Corse, et méme en Sicile.
prisonnier pris de Tunis (255) par le Lacédé-
monien XantatPre, chef des mercenaires grees
au service de Carthage (histoire du serment de
Régulus).
En Sicile, leur flotte est battue & Drépane (249),
et sur terre ils sont tenus en échec par un général
carthaginois énergique, HammLcar,
241. Vietoires en Sicile. Les Romains
reprennent cependant T'avantage : leur flotte
est victorieuse aux iles gates.
Une paix, d’ailleurs précaire, est conclue
Rome obtient Ia Sicile, qui devient la premitre
province romaine,
elle purge la mer Adriatique des pirates illyriens
et prend sous sa protection les cités grecques
de la céte d'lllyrie (219).
En Italie, repoussant de nouvelles attaques
4, Plus tard, le « proconsul » sera le consul sorti de charge & qui est confié le gouvernement dune « province »
212des Gaulois, qui ont envahi en masse I'Btrurie,
elle prend Milan (222) et soumet la Gaule
Cisalpine (219).
Guerre des Mercenaires. De son cété, Carthage,
depuis sa défaite, méne une lutte difficile, dite
Guerre inexpiable, contre ses _mercenaires
(Libyens, Ibéres, Celtes, etc.), qui, désormais
oisifs et réclamant en vain leur solde, se sont
révoltés, Ils sont finalement enfermés par Hamilcar
dans ‘le Défilé de la Hache et exterminés (237),
Deuziame guerre Punique (218-201)
218-216. Défaites en Italie. Hannibal décide |
de porter Ia guerre au cur méme de I'Italie. |
Les Romains n’éprouvent d’abord que des
revers.
Défaites du Tessin et de la Trébie (218).
Parti d’Espagne au printemps, Hannibal, aprés
avoir traversé les Pyrénées, la Gaule Transalpine
‘et les Alpes, pénétre en Gaule Cisalpine et
bat les Romains sur les bords du Tessin,
puis de la Trébie. Aussit6t les Gaulois Cisalpins,
se soulevant contre Rome, se joignent a lui
Défaite du lac Trasiméne (217). Aprés avoir
franchi l'Apennin et perdu un ceil au passage
des Marais de I’Arno, Hannibal envahit l'Etrurie
et bat le consul FLamintus au lac Trasiméne.
Mais il n’ose marcher sur Rome et descend
vers Italie méridionale, dans Vespoir de la
soulever, Les Romains nomment un dictateur,
Faatvs, qui, au lieu de risquer la bataille, médite
de ruiner !'armée d’Hannibal par une guerre
dusure (d’oit le surnom de Cunctator, c’est-a-dire
le Temporisateur).
Défaite de Cannes (216). Le consul Varron,
entrainant malgré lui son collegue PaAuL-Eu.e,
fait fi de la tactique de Fabius et engage le
combat prés de Cannes : ils essuient le plus
sanglant des désastres, dans lequel Paul-Emile
lui-méme ‘est tué. Les villes alliées de Rome, |
Capoue et Syracuse, font aussitdt défection.
215-207. Les Romains, a force d’énergie, vont
se relever de tant de défaites.
Prise de Syracuse (212) et de Capoue (211).
Tandis qu’Hannibal, en Italie méridionale, out il
s'empare encore de Tarente (213), attend vaine-
ment les renforts promis par Carthage, les
Romains reprennent sur certains points l’avan-
Conquétes de Carthage. Débarrassé de ce souci,
HAMILCAR songe & une nouvelle guerre contre
Rome. A cet effet, il entreprend (238) la conquéte
de l’Espagne, que continue, aprés sa mort (229),
son gendre Haspruzal, le foridateur de Cartha-
gene, et qu’achéve son fils HANNIBAL.
La prise de Sagonte, ville alliée des Romains,
par Hannibal (219), est le signal d’une nouvelle
guerre entre Rome et Carthage.
tage : la ville de Syracuse, que défend le savant
grec ARCHIMEDE, est reconquise par MARCELLUS;
et Capoue, aprés un siege longet dur, est contrainte
de se rendre.
Prise de Carthagéne (210). De son cété,
P. Cornétrus Scrion, qui vient d’obtenir &
24 ans le commandement de I'armée d’Espagne,
s'empare de Carthagéne et occupe une grande
partie de la péninsule,
Victoire du Métaure (207), Hannibal attend
impatiemment Iarrivée en Italie d’une armée de
secours commandée par son frére HASDRUBAL.
Malgré la vigilance de Scipion, Hasdrubal réussit
enfin & franchir les Pyrénées, puis les Alpes,
‘mais il est battu et tué sur les bords du Métaure,
sans avoir pu faire sa jonction avec Hannibal,
qui s’enferme dans le Bruttium, désormais hors
d'état de nuire.
204-201. Les Romains songent a frapper un
coup décisif en portant la guerre en Afrique.
Capture du roi Syphax (204). Sciriox, élu
consul, débarque & Utique avec son armée (204)
Il bat ct fait prisonnier le roi de Numidie,
SyPHAx, allié de Carthage, et le remplace par
Massiwissa, dont il s'est assuré l'amitié.
Victoire de Zama (202). Les Carthaginois,
effrayés, rappellent d'ltalie Hannibal, qui est
vaincu & Zama pat Scipion, désormais surnommé
TAfticain,
Carthage doit, en signant Ia paix (201),
Tenoncer a I'Espagne, s’engager A payer une
contribution annuelle de 200 talents et A ne
Jamais faire la guerre sans le consentement de
Rome.
Rome devient ainsi maitresse de toute la
Méditerranée occidentale.
273Conquéte du bassin méditerranéen oriental (214-129)
‘Commenoées pendant les guerres puniques,
es guerres de conquéte aboutissent, au n° siécle,
au protectorat, puis 4 I'annexion de tous les
territoires méditerranéens,
200-197. Premiére guerre de Macédoine. Rome
s’attaque d’abord Philippe V, roi de Macédoine,
qui_avait conclu une alliance avec Hannibal
en 211 et dont la puissance grandissante pouvait
devenit un danger pour I'Italie, Elle se déclare
protectrice des cités grecques auxquelles Philippe
imposait son joug et envoie contre lui le consul
FLAMININUS.
Victoire de Cynoscéphales (197). Flamininus
remporte sur Philippe, & Cynoscéphales, une
victoire décisive.
Par le traité de paix, il Iui impose le protec-
torat romain; puis aux Jeux Isthmiques, il
proclame lindépendance des cités grecques (196).
192-189, Guerre de Syrie, AntiocHus III,
roi de Syrie, qui avait peu & peu étendu sa
domination sur presque toute I’Asie Mineure,
révait lui aussi de fonder un grand empire et
convoitait la Gréce.
Malgré les conseils de prudence d’Hannibal,
réfugié auprés de lui, il envoie dans ce pays une
armée contre les Romains.
Victoires des Thermopyles (190) et de Magnésie
(489). Les Romains le battent d’abord en Gréce
méme, aux Thermopyles (190); puis P. Scipion
et son frére Lucius lui infligent, en Asie Mineure,
A Magnésie-du-Sipyle (189), une défaite décisive.
Par Ie traité de paix, ill garde son royaume,
mais il doit renoncer & tous les territoires qu'il
avait conquis en Asie Mineure.
Hannibal, qui entre-temps s*était réfugié prés
Troisiéme guerre Punique (149-146)
149. « Delenda est Carthago ». Depuis sa
‘défaite, Carthage est redevenue prospére et les
Romains s’en inquidtent. Certains, a l'instigation
de CATON L’ANCIEN (histoire du « Delénda est
Carthago »), sont d’avis qu'il faut la détruire.
Le Sénat, cédant & leurs conseils, cherche un
prétexte pour reprendre les hostilités : Carthage
elle-méme le fui fournit en déclarant la guerre
A Masinissa, l’'ami de Rome, dont les provo-
cations incessantes I'exaspérent, et une armée
274
de Prusias, roi de Bithynie, s’empoisonne pour
échapper aux Romains,
172-168. Deuxiéme guerre de Macédoine.
Persée, fils de Philippe V, voulait secouer le
protectorat de Rome. Pendant plus de trois ans
il tient en échec Jes Iégions.
Victoire de Pydna (168). Le consul PAUL-
Emme (fils du consul tué a Cannes) l’écrase et
} le fait prisonnier A Pydna. Persée, emmené a
Rome, figure, au triomphe du vainqueur.
| La Macédoine cesse d’étre un royaume et perd
son unité ; elle est divisée en quatre districts
| jouissant d’une certaine liberté, mais sans rapports
entre eux.
149-148. Troisitme guerre de Macédoine.
‘Vingt ans plus tard, la Macédoine, supportant
mal sa situation nouvelle, se révolte contre
Rome.
Elle est conquise par le consul MéreLLus et
| devient province romaine (148).
149-146, Soumission de Ia Grice. Les cités
grecques, dont la fierté s’accommode mal de la
tutelle de Rome, s*étaient soulevées en méme
temps que la Macédoine.
Le consul Mummtus brise leur révolte et
s’empare de Corinthe, qui est pillée, incendiée
et rasée,
Sous le nom d’Achale, la Gréce devient &
son tour province romaine (146).
129, Succession du roi de Pergame. La
puissance romaine prend pied bientdt jusqu’en
Asie. ATTALE III, roi de Pergame, mourant sans
héritier (133), legue & Rome son magnifique
royaume, qui devient 1a province d’Asie (129).
romaine est aussitot envoyée en Afrique pour
soutenir contre elle le roi numide.
Sidge de Carthage (149), La ville est assiégée
par les consuls. Sur la promesse qu'elle ne sera
pas détruite, elle livre ses armes et ses vaisseaux.
Une fois désarmée, elle apprend que les Romains
se disposent a violer leur promesse : elle tente
alors une lutte désespérée.
Destruction de Carthage (146). Pendant> en Méditerranée occidentale
Ils. av. J.-C.
BIE Domaine carthoginots ® Actions milioves carhoginoises
‘Aés de Caroge Aefons mioves romain
Possession: d'Hanibaen isle @ _Vcoescarthagnoves
HE rerstcive romein © Victoies romeines
lib dos romoins © Sige
TT rterticie goulois perdu en 218 4 Camps diver € Hannibal
» dans le bassin méditerranéen
Gaule sud, Afrique, Gréce
Il? s. av. J.-C.
Mar Noe
FONTET a
mayne “Shore
Epis romain en 200,
(HD Exponion meine de 200 8115, 001mdeux ans, elle profite de I'incapacité des consuls.
Mais ScirION EMAaLign (fils de Paul-Emile adopté
par Scipion l’Africain), consul en 147, prend
la direction des opérations : la ville est finalement
prise, incendiée et rasée. Ses territoires deviennent
la province romaine d'Afrique.
Conquéte du bassin méditerranéen occidental (147-118)
147-133. Soumission de 'Espagne. L’Espagne,
d’ot Scipion I’Africain avait chassé les Cartha-
ginois, était devenue province romaine en 197.
Mais les indigtnes résistent pendant de longues
années & leurs nouveaux maitres : ils sont
durement chatiés.
Assassinat de Viriathe (139). A l’Ouest, chez
les Lusitaniens, les révoltés sont massacrés par
milliers. Un_ berger, Vimtattte, est pendant
neuf ans (147-139) l’ame de la résistance : les
Romains le font assassiner.
Destruction de Numance (133), Au Nord,
chez les Celtiberes, Numance se défend pendant
plusieurs années. Mais Scrrion EMmLien est
envoyé en Espagne : la ville est prise et détruite.
Toute I’Espagne est alors romaine, sauf ’angle
Nord-Ouest, Je pays des Cantabres, dont la
conquéte ne sera achevée que sous Auguste.
125-118. Conquéte de la Gaule Transalpine
du Sud. La cité grecque de Marseille appelle
son secours les Romains, ses alliés de longue
date, contre les Ligures, ses voisins. Les Iégions
pénétrent en Gaule, occupent et annexent le
Sud-Est du pays, et y fondent les colonies
d’ Aix (122) et de Narbonne (118). Toute la région
qui s’étend du lac Léman a la Méditerranée et
des Alpes aux Pyrénées devient une province
romaine, la Narbonnaise, appelée encore la
Province (d’ol, en frangais, le nom de Provence").
« Mare nostrum ». Ainsi, & Ja fin du n® siecle,
Jes Romains sont solidement établis sur tous les
rivages de la Méditerranée, qu'ils appellent
figrement Mare nostrum, « Notre mer ».
3 — Aprés les guerres puniques (133-27)
Les guerres
Rome, devenue puissante par ses victoires, est
le théatre de longues luttes sociales et de sanglantes
Les Gracques
Litre des guerres civiles s’ouvre par les
réformes démocratiques de deux nobles de coeur
généreux, les Gracques, appartenant & la riche
famille des Sempronius.
133, Tribunat de Tib. Gracchus. TrpéRtus
Semrrontus GRaccuus, petit-fils de Scipion
VAfricain par sa mére Cornélic, est élu tribun
du peuple. Il fait voter une « loi agraire » qui
reprend aux nobles, pour la distribuer aux
citoyens pauvres, la part du « domaine public »
et la fin de la République
guerres civiles, qui causent finalement la chute
de la République.
(ager publicus ) qu’ils se sont indament fait
attribuer®, Les nobles, dirigés par Scirion
Nasica, provoquent une émeute, au cours de
laquelle Tibérius est tué (133).
123, ‘Tribunat de C. Gracchus. Carus
Sempronus Graccuus, frére de Tibérius, est, &
son tour, élu tribun. Il continue l’euvre de
Tibérius, et fait voter une « loi frumentaire »,
qui assure I'existence des pauvres par des distri-
butions de blé a bas prix, et une « loi judiciaire »,
1. Le reste de 1a Gaule Transalpine sera conquis par Jules César au sitcle suivant.
2. Le « domaine public » était constitué par les terres enlevées aux peuples vaincus.
275qui remplace les sénateurs par des chevaliers
dans les tribunaux chargés de juger les crimes
de corruption. Les nobles, dirigés par le consul
L. Opmatus, provoquent une nouvelle émeute,
‘ou: Catus A son tour trouve la mort (121).
Marius et Sylla
C. Maatus, plébéien d’origine, et L. Connéitus
SyLtA, de naissance patricienne, se signalent
dans diverses guerres par d'importantes victoires.
Des luttes sanglantes naissent de leur rivalité.
111-105, Guerre contre Jugurtha, Le Sénat
avait partagé le royaume de Numidie entre
JUGURTHA et son cousin ADHERBAL. Jugurtha,
pour étre seul roi, assiége Adherbal dans Cirta
(Constantine) : Cirta est prise, Adherbal est tué.
Les commercants italiens de la ville sont massa-
ergs (112) : Rome intervient (111).
Des consuls successivement envoyés contre lui,
le premier est acheté (110) et le second battu
(109) par Jugurtha.
On charge de la guerre le nouveau consul,
Q. Cactus Mérettus : il est vainqueur sur
Te Muthul (108), mais la bataille n’est pas décisive
et Jugurtha réussit A s’enfuir chez Boccivs, roi
de Maurétanie.
‘Sur ces entrefaites, Manrus, lieutenant de
Métellus, est élu consul (107). On lui confie le
commandement : il prend Cirta (106), et BoccHus
tui livre Jugurtha (105).
Ce succés rend Marius trés populaire.
104-101. Guerre contre les Cimbres et les
‘Teutons. Des Barbares germaniques, les Cimbres
et les Teutons, chassés par un raz de marée
des bords de la Baltique et de la mer du Nord, se
déplagaient en direction de l'Occident. Ayant
traversé sans difficulté le Norique, ils pénétraient
maintenant en Gaule et menagaient IItalic.
Marts, réélu consul (104, 103, 102, 101)
arréte net l'invasion en exterminant les Teutons
A Aix (102) et les Cimbres & Verceil (101).
Le peuple l'appelle le « nouveau fondateur
de Rome ».
90-88, Guerre Sociale, ou des Alliés (en latin,
qui veut s'en charger.
216
1. La « proscription » est la condamnation & mort,
« proserits > Sont affichés (pro-serlpd!) au forum, et leur exécution,
| La loi agraire et la loi frumentaire sont bient6t
abrogées (111); la loi judiciaire subsistera, mais
jusqu’a Sylla seulement. .
« socii »). Les peuples italiens (Marses, Osques,
Samnites, etc.), alliés de Rome, se révoltent
aprés le rejet d’une loi qui devait récompenser
par le droit de cité leur collaboration militaire.
| Ils font sécession, s’organisent en Etat, avec
Corfinium pour capitale, et massacrent en masse
les citoyens romains.
Rome prend les armes. En 90, aprés avoir
‘battu les deux consuls, ils sont contenus par
| Marius; mais ils ne sont définitivement maitrisés
qu’en 88 par Sylla, dont les succés sont consolidés
par une loi qui leur accorde le droit de cité.
Le prestige militaire de Sylla est désormais
hors de pair.
88-86, Guerre civile : les proscriptions de Marius.
Cette guerre terminée, les Romains en entre-
prennent une autre contre MITHRIDATE, roi du
Pont (au Sud-Est du Pont-Euxin), qui réve de
détruire 4 son profit leur domination en Orient.
Sylla, a qui ses succés sur les Alliés ont valu
le consulat (88), regoit Iégalement du Sénat,
malgré la concurrence de Marius, le comman-
dement de cette guerre, et rejoint 4 Capoue le
corps expéditionnaire en formation.
| Mais, aprés son départ, Marius, & la faveur
d’une émeute, obtient du peuple l’annulation
de la décision du Sénat et se fait attribuer le
| commandement enlevé & Sylla.
Sylla, a la téte de six Iégions, marche sur Rome
‘et s’en empare, fait mettre Marius hors la loi
par le peuple terrorisé, et, une fois son comman-
dement ratifié, s’embarque 4 Brindes avec ses
troupes
Marius, qui s'est enfui en Afrique, rentre
aussit6t en Italie, s’empare de Rome son tour,
force le Sénat a capituler, et fait régner la terreur
dans la ville par les massacres, les pillages et
| les « proscriptions * ».
accompagnée de la confiscation des biens : les noms des
‘récompensée par une prime, est abandonnée &Il déclare Sylla « ennemi public », se promet
de ’abattre en méme temps que MITHRIDATE,
mais au début de 86, il est enlevé par une pleurési
Le pouvoir reste aux mains du parti populaire.
87-85. Guerre contre Mithridate. Sylla cepen-
dant a engagé les opérations contre Mithridate.
Le roi avait déja occupé et soulevé contre Rome
toute la province d’Asie (massacre de 80 000 res-
sortissants italiens); puis ses lieutenants, gagnant
la Gréce, avaient occupé Athénes et soulevé
toute la province d’Achale (87).
Sylla reprend Athénes (86), écrase A Chéronée
et & Orchoméne (86) les armées de Mithridate,
et finalement, passant en Asie, il impose au roi
la paix de Dardanos (sur I'Hellespont) : Mithridate
garde son tréne, mais doit livrer sa flotte et
rendre toutes ses conquétes (85).
83-82. Guerre civile : les proscriptions de Sylla.
‘Vainqueur de Mithridate, Sylla revient en Italie.
Pompée et César
Sylla mort, "homme le plus influent 2 Rome
est Pompée, supplanté ensuite par Cisar.
A. Prépondérance de Pompée
80-72, Guerre contre Sertorius. SeRTORIUS,
ancien lieutenant de Marius, cherchait, en
fomentant une insurrection en Espagne, a
renverser la constitution de Sylla,
Pompée, envoyé contre lui par le Sénat (77),
ne maitrise la révolte qu’aprés de durs combats
Sertorius est finalement assassiné, et son succes-
seur, PERPENNA, capturé,
73-11. Guerre contre Spartacus. En I’absence
de Pompée, SPARTACUS, esclave thrace, provoque
en Italie une révolte armée des esclaves, qui
‘oblige Rome & lever dix Iégions.
Il est vaincu par Crassus, alors préteur, et
tué. Pompée, a son retour d’Espagne, extermine
les derniéres bandes de rebelles.
70. Abolition des lois de Sylla, Les deux
vainqueurs, Pompée et Crassus, s‘allient pour
dominer la République.
Elus consuls avec I'appui de la plébe, ils
abolissent Jes lois de Sylla, rendent aux tribuns
de Ia plebe leur ancienne autorité, et accordent
Il débarque 4 Brindes (83), marche sur Rome,
bat les armées du parti populaire, entre dans Ia
ville, ordonne & son tour massacres, proscriptions
et confiscations, et se fait donner par le peuple
les pleins pouvoirs, avec le titre de dictateur et
Pour un temps illimité (décembre 82).
82-79. Dictature de Sylla. Maitre absolu;
Sylla transforme profondément le gouvernement
de Rome. Il diminue le pouvoir des magistrats,
notamment des tribuns de la plébe; il reconstitue
le Sénat, décimé par les proscriptions, et il y
place ses partisans; enfin il abroge, au profit
des sénateurs, la loi judiciaire de C. Gracchus.
Aprés quoi, comme un monarque, il frappe des
monnaies d'or a son effigie et fait ériger sa
statue sur le Forum,
La noblesse craint alors qu’il n’institue la
royauté : pour éviter une nouvelle guerre civile
tout en réservant l'avenir (79), il abdique et se
retire en Campanie, oit il meurt (78).
aux chevaliers le droit de siéger dans les tribunaux
A cété des sénateurs.
67. Guerre des pirates. La Méditerranée était
infestée de pirates, qui, partant de Cilicie, ot
ils avaient leurs bases, s’attaquaient aux villes
cotiéres comme aux navires en haute mer, et
génaient le ravitaillement de Rome,
Pompée se fait donner des pouvoirs extraor-
dinaires pour les combattre (loi Gabinia, 67),
et, en trois mois, il les soumet.
Sa popularité devient immense.
66-62. Guerre contre Mithridate. MrTHRIDATE,
reprenant les armes contre Rome (74), avait
‘occupé a Bithynie, léguée aux Romains par le
toi Nicoméde, leur allié, et devenue depuis lors
province romaine.
Lucuttus, envoyé contre lui, le bat (72),
ainsi que son gendre TiGRANE, roi d’Arménie (69),
qui lui a donné asile; mais les Iégions se révoltent,
et Lucullus doit se retirer (67).
Pompée se fait alors confier le commandement
de a guerre (loi Manilia, 66), avec un pouvoir
discrétionnaire : il triomphe de Tigrane, qui se
soumet, et de Mithridate, qui s’enfuit dans le
Bosphore Cimmérien, (66), ott, désespéré, il se
fait €gorger par un esclave (63). Le Pont est
intégré désormais dans la province de Bithynic.
277> Intérieur des terres et
pourtour méditerranéen
les. av. J.-C.
TEE Empire romain vers 115
Enansion de 1158 30 ox J.C.
> Guerre sociale en Italie
Ie" s. av. J.-C.
Organisation des territoires hors de |’Italie
* provinces romaines
* royaumes vassaux
ROYAUME
Behe PARTHE:
Date de cation de provinces
ot cians
Gouverneur uniquement pritoions
[F 20225% de gouremeus conulaives
E 33 % de gouverneurs consuloines
Majorns de gowerneus conslokes
‘Mengue dintormatonPompée, qui, aprés avoir vaincu le vieux roi,
‘a conquis aussi la Syrie et pris Jérusalem (63),
crée en outre et organise la province de Syrie
et de Judée,
Le résultat de toutes ces victoires était pour
Rome un nouvel empire de douze millions de
sujets : le prestige du vainqueur est & son comble.
63, Conjuration de Catilina. Pendant ce temps,
Rome est menacée d’une révolution. Un patricien
ruiné, devenu démagogue, L. Serctus CATILINA,
seerétement soutenu par Crassus et César,
‘organise une conspiration de mécontents (nobles
endettés, fils de proscrits, Italiens dépossédés,
miséreux, malfaiteurs, etc.). Son programme est
de s'emparer du pouvoir, d’abolir les dettes et
de partager les fortunes. Il dispose d’une petite
armée en Etrurie, et compte sur les Gaulois
Allobroges (Dauphiné) pour attaquer la Narbon-
aise.
Le complot et la trahison sont découverts par
Cicérox, «homme nouveau », alors consul (63).
Catilina, qu’il apostrophe en plein Sénat, s’enfuit;
ses complices, restés & Rome, sont exécutés;
lui-méme, a la téte de ses troupes, est vaincu
et tué A Pistoia (4 janvier 62).
62, Retour de Pompée. A la fin de 62, Pompée
revient d’Orient. Tl aurait pu, comme Sylla,
entrer 4 Rome a la téte de ses troupes et y parler
en maitre, Par peur de la guerre civile, comptant
ailleurs sur la reconnaissance du peuple, il
préfére licencier ses légions.
B. Prépondérance de César
60, Premier triumvirat, Pour arriver & ses fins,
Pompée tente d’abord de s’entendre avec les
deux autres ambitieux auxquels il va se heurter :
Crassus, le Romain le plus riche de-son temps,
et César, le chef du parti populaire.
Crest l'accord secret, sorte de dictature clan-
destine & trois, appelé le « premier triumvirat »
César serait élu pour 59, et, en retour, ferait
ratifier par le Sénat les actes de Pompée en
Orient.
59. Consulat de César. César, élu consul,
s‘appuie sur le peuple, réduit au silence son
collégue Bibulus et impose ses volontés au Sénat.
Il fait notamment voter deux lois agraires,
c’est-a-dire des distributions de terres, en faveur
278
Tune des vétérans de Pompée, l'autre des pauvres
de Rome.
Puis il se fait attribuer, pour une durée excep-
tionnelle de cing ans ( compter de sa sortie
de charge), le gouvernement des Gaules Cisalpine
et Narbonnaise. Sa pensée secrete est de conquérir
la Gaule encore indépendante, persuadé que cette
conquéte lui donnera, avec le prestige militaire,
Varmée dévouge dont il aura un jour politique-
ment besoin.
Entre temps, il donne en mariage & Pompée
sa fille Julie.
‘58-51. Guerre des Gaules. En 58, ill rejoint
son poste et tout de suite intervient militairement
en Gaule.
Il conquiert d’abord le Sud-Est du pays, en
repoussant les Helvétes, qui menacent la Nar-
bonnaise, et le chef germain Arioviste, qui a
attaqué les Eduens, alliés de Rome.
Il conquiert ensuite le Nord-Est, en sou-
mettant les Belges (57), et l'Ouest, en sou-
mettant les Vénétes et les Aquitains (56).
Pour assurer ses conquétes contre toute
tentative des Barbares, il entreprend alors des
expéditions en Germanie (55) et en Bretagne
(85-54).
Mais une révolte, dirigée par I’Eburon
Awpiorix, éclate dans la Gaule du Nord (54) :
César la réprime (53).
Bientot aprés, un soulévement général, dirigé
par l’Arverne VeRcINGETORIX, dresse la Gaule
entiére contre Rome (52) : César prend Avaricum
(Bourges), échoue devant Gergovie (prés de
Clermont-Ferrand), mais bloque Alésia (mont
Auxois), et Vercingétorix se rend (52).
La Gaule est définitivement conquise (51).
58-52, Anarchie 4 Rome. Dés le départ de
César, des troubles graves s’étaient produits 4
Rome. Deux tribuns, CLoprus, du parti populaire,
et Mion, du parti sénatorial, avaient constitué
des bandes armées et s’étaient livré des batailles
dans les rues.
Les « triumvirs », inquiets, resserrent leur
entente a lentrevue de Lucques (56) : Pompée
et Crassus seraient consuls en 55; Crassus
recevrait ensuite la province de Syrie, et Pompée,
sans obligation de résidence, celle d’Espagne;
quant a César, ses pouvoirs seraient prorogés
pour cing ans, soit jusqu’en 50.Ainsi fut fait. Mais en 53, Crassus, dans une
campagne contre les Parthes, est vaincu &
Carrhes et massacré avec ses soldats. Cette mort,
survenant aprés celle de Julie (54), disloque le
consulat, et laisse face & face Pompée, qui est
a Rome, et César, qui est en Gaule.
Or, les désordres continuent dans la ville.
‘Au cours d’une rencontre sur la voie Appienne,
les bandes de Milon tuent Clodius, dont les
funérailles tournent & I’émeute : la curie est
incendiée (janvier 52).
52. Pompée consul sans collégue. Débordé,
le Sénat nomme Pompée consul unique avec
pleins pouvoirs.
Pompée rétablit ordre. M:
Vhomme du Sénat, le chef du parti
le protecteur de la République, et par conséquent,
’allié de César, il devient son ennemi,
49-45. Guerre civile. Le conflit entre les deux
hommes ne tarde pas 4 senvenimer. César
entend se présenter au consulat en 49, & expira-
tion de son commandement. Pompée lui ordonne
de venir & Rome seul, apres avoir licencié ses
Iégions. Pour toute réponse, César entre & leur
{éte en Italie en franchissant le Rubicon (frontigre
de la Cisalpine, 12 janvier 49), comptant bien
renouveler la marche armée de Sylla sur Rome.
En soixante jours, il se rend maitre du pays,
oblige Pompée a s’enfuir en Gréce (mars 49),
et impose & Rome sa dictature (let avril 49).
Avant de poursuivre Pompée, il se rend en
Espagne (7 avril), oi il bat & Herda les généraux
pompéiens Afranius et Pétréius (ott 49).
Antoine et Octave
‘Aprés assassinat de César, ANTOINE, son an-
cien lieutenant et son ami, et OcTAve, son neveu
et son fils adoptif, vont se disputer sa succession.
43, Guerre de Modene. ANTOINE, pour avoir
une base d’opérations prés de Rome, tente
d’enlever la Cisalpine & son gouverneur Décimus
BRUTUs, en I’assiégeant dans Modéne (mars 43).
Octave, envoyé par le Sénat contre Antoine,
Je met en fuite (avril 43).
43. Second triumvirat, Octave, vainqueur,
rentre & Rome (aodt 43) et est élu consul.
Mais les deux adversaires se rapprochent pour
Puis il passe en Thessalie, oi il remporte
sur Pompée une victoire décisive 4 Pharsale
(9 aodt 48) : Pompée se réfugie en Egypte,
mais, en débarquant 4 Alexandre, il est assassiné
sur lordre des ministres du jeune roi Ptolé-
mée XIV (septembre 48).
Enfin, aprés avoir soumis I'Egypte (octobre 48-
mai 47), oi il installe comme reine CLEoPATRE
(sour du roi), gagnéé A sa cause, et avoir
vaincu A Zéla (aot 47) le roi du Bosphore
Cimmérien Puarnace, fils de Mithridate, qui
avait envahi I’Asie Mineure, il gagne l'Afrique
Ganvier 46), oi il bat & Thapsus (avril 46) 'armée
pompéienne de Lasiénus (suicide de Caton, a
Utique), et enfin I’Espagne, oit il écrase & Munda
(mars 45) les fils de Pompée, Cnatus et Sextus.
45-44, Dictature de César. César, désormais
maitre absolu, est nommé dictateur pour un
an (45), puis dictateur & vie (février 44).
Il s'efforce de rétablir lordre et de pacifier
les esprits, il entreprend de grands travaux, il
améliorg I'administration des provinces, il lutte
contre la misére
Mais il affaiblit méthodiquement toutes les
vieilles institutions républicaines, il impose ses
volontés aux comices et aux magistrats, il peuple
le Sénat de partisans dévoués, et on le soupgonne
de vouloir rétablir la monarchie.
‘Un complot se forme contre lui, dirigé par le
pompéien Cassius, et par M. BRUTUS, neveu de
Caton d’Utique : le jour des ides de mars
(AS mars 44), il est assassiné en plein Sénat.
de la cavalerie de César, se partagent le pouvoir
sous le titre officiel de « triumvirs » : c’est le
«second triumvirat », sorte de dictature & trois,
comme en 60, mais cette fois non clandestine
(accord de Bologne, novembre 43). Les « triumvirs»
annoncent qu’ils ont pour but de venger César.
Les proscriptions commencent aussitat, rappe-
lant celles de Marius et de Sylla : les républicains,
dont 300 sénateurs et 2.000 chevaliers, sont
massacrés. Parmi les victimes était Cicéron.
42, Guerre de Macédoine. Brutus et Cassius,
partis en Orient pour organiser la résistance,
tun temps et, s‘adjoignant Lépmpe, ancien maitre | réunissent en Macédoine la derniére armée
279républicaine : Antoine et Octave la taillent en
pidces & Philippes (novembre 42), et Brutus et
Cassius se donnent la mort.
41-40. Guerre de Pérouse. Tandis qu’ Antoine
svattarde en Orient, Octave, revenu en Italie,
s'emploie a distribuer des terres a ses soldats.
Pour le perdre, la femme d’Antoine, Futv, et
L. ANTONTUs, son frére, consul en 41, soutiennent
contre Tui les paysans dépossédés : Octave
enferme L. Antonius dans Pérouse et l’oblige &
capituler (début de 40).
Antoine rentre aussitot, débarque @ Brindes
(automne 40) et se dispose a attaquer Octave.
Mais Mécéne, ami d’Octave, négocie une réconci-
liation, qui aboutit & un partage plus rigoureux
de Vempire : Octave aura l'Occident, Antoine
VOrient, Lépide l'Afrique.
40-36, Octave en Occident. Sexrus, fils de
Pompée, s'empare, & la faveur des troubles, de
la Sicile et de la Sardaigne, iles riches en bIé :
Vitalie risque d°étre affamée (40).
Aprés plusieurs années de lutte, AGRIPPA,
amiral d’Octave, détruit la flotte de Sextus &
Nauloque, prés de Messine (aott 36).
36. Déposition de Lépide. Lépide, qui a appuyé
Yeffort d’Agrippa, réclame Ia Sicile et, ne
Vobtenant pas, tente de soulever ses légions
contre Octave. Mais celles-ci se rallient 4 Octave,
qui le dépose (automne 36). ,
Octave est dis lors seul maitre en Occident.
36-32, Antoine en Orient. Antoine, cependant,
vit en Egypte auprés de la reine CLfopaTRE,
qu'il épouse aprés avoir répudié sa seconde
femme, Octavir, sceur d’Octave (36), et A qui
il fait donation de plusieurs provinces romaines
Orient (Syrie, Cilicie, etc.). Le Sénat déclare
la guerte A Cléopatre.
31, Bataille d’Actium. La flotte d’Octave,
commandée par Agrippa, tencontre a Aetium
(promontoire de l'Acarnanie, région de la Gréce
située au Sud de lEpire) les flottes réunies de
Ciéopatre et d’Antoine, et les met en fuite (2
septembre 31),
30-27. Octave seul maitre de V'Etat. Octave
vainqueur poursuit les vaincus en Egypte et
s‘empare d’Alexandrie : Antoine et Cléopatre
se donnent la mort (la reine en se faisant piquer
par un aspic) et IEgypte devient province
romaine (30).
Rentré & Romie (29), Octave est désormais
le maitre de ’Etat : il céldbre sa victoire par un
triple triomphe, ferme le temple de Janus en
signe de paix, et déclare officiellement sa mission
terminée,
Mais il regoit du Sénat, avec le surnom d’Au.
guste, c’est-a-dire le «saint », «inviolable », qui
Vélave au-dessus de ’humanité (16 janvier 27),
tous les pouvoirs civils et religieux répartis sous
la République entre les magistrats : désormais
VEmpire est fondé.
III — L’empire (27 av. J.-C. - 395 ap. J.-C.)
1 — La dynastie des Césars (27 av. J.
La dynastie des Césars comprend Auguste,
neveu et fils adoptif de César, et les descendants
d’Auguste.
Auguste (27 av. J.-C, - 14 ap. J.-C.)
27. Etablissement du «principat». Ni empereur
ni dictateur, Auguste est le « premier » des
citoyens (princeps), et ses pouvoirs, qu’il tient
du Sénat et du peuple, sont légaux.
280
- 68 ap. J.-C.)
En fait, il devient peu A peu tout puissant :
revétu de la « puissance consulaire » (28 av. J.-C.)
et de la « puissance tribunicienne » (23 av. JC),
il gouverne Rome et I'Italie; « imperator » et
« proconsul » vie (27 av. J~C.), il commande
aux armées et aux provinces; « grand pontife »
(0 av. J.-C), il est le chef de la religion; « préfet
des meeurs » (19 av. J.-C), il recrute le Sénat,
comme les anciens censeurs.26-19. Guerre en Espagne. Auguste, avec
‘Acripa, achéve la conquéte de I'Espagne, en
‘occupant le pays des Cantabres.
20. Guerre en Orient. Auguste marche contre
les Parthes, qui, intimidés, restituent les drapeaux
pris jadis & Crassus lors de la bataille de Carrhes
(63).
15. Guerre en Rhétie, Drusus et Trine,
beaux-fils d’Auguste, reculent jusqu’a Danube
la frontiére de 1'Empire : constitution des
provinces de Rhétie, de Norique et de Mésie.
11 av. J.-C. - 7 ap. J.-C, Guerre en Germanie.
Drusus et Tistre soumettent les Sicambres et
les Chérusques, reculent la frontiére de I'empire
jusqu’a ’Elbe (11); mais la révolte du chef
chérusque ARMINIUS, qui anéantit dans la forét
de Teutberg, en Pannonie, les trois légions de
Varus (9), décide Auguste a fixer la frontiére
au Rhin.
4 ap. J.C. Conspiration de Cinna, Auguste,
sur les conseils de l'impératrice Livie, use de
clémence envers CiNNA, arriére-petit-fls de
Pompée, qui avait organisé un complot contre
hui.
14, Mort d’Auguste. Auguste meurt A 76 ans.
Il laisse Je souvenir d’un prince ami de ordre,
bon administrateur, restaurateur de la religion
et de la morale, grand batisseur, protecteur
enfin des lettres et des arts.
Tibare (14-37)
14, Avenement de Tibére, Fils de Livie, beau-fils
Auguste, qui I’a adopté (4 ap. J.-C), il a
56 ans.
14, Révoltes de Kegions. GERMANICUS, neveu
de Tibére, réprime la révolte de Germanie;
Dausus-César, fils de Tibére, la révolte de
Pannonie.
14-17. Guerre en Germanie, Germanicus, pour
venger Varus, dévaste la rive droite du Rhin,
mais ne peut avoir raison d’Arminius. Tibére
renonce & conquérir la Germanie.
19. Mort de Germanicus. Envoyé en Arménie
pour rétablir ordre, Germanicus meurt en
Syrie, sa téche accomplice, empoisonné, dit-on,
par ordre de Tibére, jaloux de ses. succes.
26-37. Cruautés de Tibére. Soupgonneux et
cruel, Tibére encourage les délateurs. Il a pour
favori Sésan, préfet du prétoire, A qui il accorde
de plus en plus d'influence et qui multiplic
séquestrations, exécutions et empoisonnements.
De I'ile de Caprée, oit il s’est retiré dans sa villa
(26), Tibére chaque jour envoie lui-méme a
Rome, oii il ne revient plus, des-ordres de mort,
31, Exécution de Séjan. Séjan, qui, pour
succéder a Tibére, s'est débarrassé des princes de
la famille impériale et a méme empoisonné
Drusus (23), est enfin démasqué et exécuté.
37. Mort de Tibére. Tibére meurt & 78 ans.
Tl laisse le souvenir d’un despote.
Caligula (37-41)
37. Avénement de Caligula. Fils de Germanicus,
désigné comme héritier par Tibére, il a 24 ans.
37-41, Follies et crimes de Caligula, Cerveau
malade, il se signale par des extravagances
(Se déclare dieu, nomme consul son cheval
favori, etc.) et ses cruautés (condamnations
mort, supplices raffinés, etc.). .
41. Meurtre de Caligula, Il meurt & 29 ans,
assassiné par Cueréa, tribun d'une cohorte
prétorienne.
Claude (41-54)
41. Avénement de Claude. Frére de Germanicus,
désigné par les prétoriens, c’est-A-dire les soldats
commis a la garde de l’empereur, il a 50 ans.
41-42, Guerre en Afrique. La Maurétanie s'est
insurgée contre Rome. Suétontus Pautinus la
soumet et la réduit en province romaine.
43-47. Guerre en Bretagne. Claude conquiert
le Sud de la Bretagne (Angleterre actuelle), d’oi
les Druides entretiennent I'agitation en Gaule.
47-50. Guerre en Germanie. CorBULON s’avance
victorieusement chez les Frisons, mais il est
rappelé par Claude sur la frontiére du Rhin (47).
Une importante colonie, Colonia Agrippina
(Cologne), est fondée dans le pays des Ubiens (50),
oi limpératrice Agrippine était née.
48, Meurtre de Messaline. MessaLine, arriére-
| petite-fille d’Octavie, la sceur d’Auguste, était
281la 4° femme de Claude. Epouse impudique, elle
est tuée par ordre de l’empereur, contre qui elle
conspirait.
49. Mariage avec Agrippine. Claude épouse
Acrirping, fille de Germanicus, donc sa propre
nice, et veuve de Domitius Ahénobarbus, dont
elle a un fils, NéRon.
‘50. Adoption de Néron. Agrippine, trés ambi-
tieuse, réve de voir Néron sur le trdne. Claude
a la faiblesse de I’adopter, oubliant son propre
fils, Brrrannicus, né de Messaline, et il lui
donne en mariage sa fille OcTaviE.
54, Meurtre de Claude. Claude meurt 4 63 ans,
empoisonné sur l’ordre d’Agrippine, qui précipite
ainsi l’avénement de son fils. Il laisse le souvenir
d'un bon empereur, qui fut malheureusement le
jouet de ses femmes et de ses affranchis (Calliste,
Narcisse, Pallas).
Néron (54-68)
‘54, Avénement de Néron. II est présenté aux
prétoriens et reconnu par le Sénat. Eléve de
Burrus, préfet du prétoire, et de SénEQuE,
philosophe stoicien, il a 17 ans.
55. Empoisonnement de Britannicus. Néron,
craignant un rival en son demi-frére, le fait
empoisonner dans un banquet.
58-66. Guerre en Orient. Les Parthes, qui
convoitent I’Arménie, sont battus et passent
sous le protectorat de Rome.
59, Meurtre d’Agrippine. Néron machine
froidement la mort de sa mere, dont I’autorité
lui pése,
60-61. Guerre en Bretagne. Une révolte contre
Rome est vaincue par SuéToNTus PAULINUS.
62, Mort de Burrhus. Disgrice de Séndque.
Néron, débarrassé de ses deux maitres, donne
libre carriére & ses folies et & ses vices.
62, Meurtre d’Octavie, Néron, épris de
Porrée, femme de son favori Othon, répudie
Octavie, Vexile, enfin lui envoie ordre de
s‘ouvrir les veines.
64. Incendie de Rome. Un incendie détruit
sept quartiers de la ville. Néron accuse les
chrétiens de l'avoir provoqué; mais l’opinion
accuse l’empereur, qui, sur les ruines, construira
Ja Maison Dorée.
65, Complot de Pison. Un noble, Pison, décide,
avec des sénateurs et des prétoriens, de tuer
Néron. Le complot est découvert : Pison,
Sénéque, les écrivains Lucain et Pétrone,
compromis, ou s’ouvrent les veines, ou sont
exécutés,
66. Révolte de Ia Judée. La province de Judée
se souléve. Néron charge VEsPAstEN, général
expérimenté, qui sera plus tard empereur, de
réprimer la révolte. Les opérations, qui seront
longues, commencent.
68, Suicide de Néron, Néron, déclaré « ennemi
public » et condamné & mort par le Sénat en
raison de ses forfaits, se tue dans une villa,
& 31 ans. Il laisse le souvenir d'un monstre et
| d'un fou.
2 — Des Césars aux Flaviens (68-69)
Aprés la mort de Néron, le dernier des Césars,
trois empereurs sont proclamés en dix-huit mois
par les soldats.
Galba (juin 68-janvier 69)
68 (juin). Avénement de Galba. Gouverneur
de la Tarraconnaise, il est proclamé par ’armée
@Espagne. Il a 73 ans.
69 (janvier). Meurtre de Galba. Galba, pour
assurer sa succession, adopte un jeune noble,
282
Pison (10 janvier). Il est assassiné avec Iui, au
Forum, par les prétoriens, partisans d’OTHON
| 5 janvier).
| Othon Ganvier 69-avril 69)
69 (janvier). Avénement d’Othon. Ancien
favori de Néron, il est proclamé par les prétoriens.
la 37 ans.
9 (avril). Suicide d’Othon. L’armée du Rhin,
de son cdté, a proclamé empereur son chefVereivs, Elle descend en Italie et bat Othon
‘4 Bédriac, prés de Crémone (14 avril). Othon
se poignarde.
Vitellius (avril 69-décembre 69)
69 (avril). Avénement de Vitelllus, Proclamé
par ses soldats, Vitellius entre & Rome et est
reconnu par le Sénat. Il a 54 ans.
69 (décembre). Meurtre de Vitellins. L’armée
d’Orient, de son c6té, a proclamé empereur son
chef VESPASIEN.
L’armée du Danube, qui s'est déclarée pour
lui, descend en Italie, écrase Vitellius & Crémone
(29 octobre) et occupe Rome (22 décembre).
Vitellius est assassiné par la populace et son
corps, mis en pices, est jeté dans le Tibre.
3 — La dynastie des Flaviens (69-96)
Vespasien, dont le nom complet est T. Flavius
Vespasianus, forme avec ses deux fils, Titus et
Domitien, 1a dynastic des Flaviens.
Avec ce petit-fils de centurion, né a Réate,
en Sabine, la petite bourgeoisie italienne rem-
place au pouvoir les grands patriciens romains.
Vespasien (69-79)
69 (décembre). Avénement de Vespasien.
Vespasien se trouve toujours en Orient, oit il
poursuit Ja guerre contre les Juifs révoltés (66),
quand il est reconnu par le Sénat. Il a alors
60 ans.
69-70. Révolte des Bataves et des Gaulois.
Civiuis, chef batave, et Sasmvus, chef gaulois,
soulévent leurs peuples contre Rome. CERIALIS,
la téte de neuf légions, vient A bout des rebelles.
70. Fin de la guerre de Judée. Trrus, fils de
Vespasien, termine les opérations commencées
par son pére : il prend Jérusalem (8 septembre),
brill Je temple et rase la ville. La révolte des
Juifs est brisée.
75. Censure de Vespasien. Il I’exerce avec
Titus, et exclut du Sénat les sénateurs indignes,
eréatures de Néron surtout, qu’il remplace par
des citoyens de petite origine, mais honnétes et
laborieux.
79 (juin). Mort de Vespasien. I! meurt a
70 ans. Il laisse le souvenir d’un bon prince,
soldat courageux, administrateur habile, grand
travailleur,
Titus (79-81)
79 Guin). Avénement de Titus. Désigné par
Vespasien comme héritier, il a déja collaboré
aux affaires avec son pére. Il a 40 ans.
79 (aot). Eruption du Vésuve. Pompéi,
Herculanum et Stabies sont ensevelies sous la
cendre et la lave (24 aot).
80, Incendie de Rome. Cet incendie, qui dure
trois jours et trois nuits, dévaste principalement
le Champ de Mars et le Capitole.
80, Inauguration du Colisée. Titus achéve et
inaugure ’'amphithéatre Flavien, ou Colisée
(50 000 spectateurs), commencé par Vespasien.
Les fétes durent cent jours.
81, Mort de Titus. Il meurt 4 42 ans. Il laisse
le souvenir d’un prince vertueux et bon, « les
délices du genre humain ».
Domitien (81-96)
81. Avénement de Domitien. Frére cadet de
Titus, il lui succéde & 30 ans,
82-84, Guerre de Bretagne. La conqutte de la
Bretagne se poursuit sous la conduite d’AGRICOLA,
qui, aprés avoir soumis le pays jusqu’a l'isthme
(78-82), pénatre en Ecosse (83), puis est rappelé
par Vempereur (84).
93-96, Cruauté de Domitien. Tl chasse les
stoiciens, persécute les chrétiens et les Juifs,
favorise les délateurs, fait régner partout la
terreur. Juvénal, le poéte satirique, l'appelle Je
« Néron chauve ».
28396. Meurtre de Domitien. Il meurt & 45 ans,
assassiné dans sa chambre par des conjurés. Le
Sénat abolit sa mémoire et lui refuse l'apothéose.
Le demier empereur de la dynastic des
Flaviens est en méme temps le demier des
«Douze Césars ».
4 — La dynastie des Antonins (96-192)
Le,empereurs du II® sigcle sont appelés les
Antonins, du nom du plus populaire d’entre
eux. La plupart appartiennent & de grandes
familles provinciales, et regoivent le pouvoir par
adoption.
Nerva (96-98)
96. Avénement de Nerva. Juriste réputé, il est
proclamé empereur par le Sénat. II a 70 ans.
97 (octobre). Adoption de ‘Trajan. Nerva
s'associe TRAJAN, commandant de l'armée du
Rhin, I'adopte et le désigne comme héritier.
98 (janvier). Mort de Nerva, Il meurt a
72 ans. I laisse le souvenir d’un homme honnéte,
libéral, qui répare le mal fait par Domitien
(rappel des bannis, chatiment des délateurs,
etc.) et gouverne avec le Sénat,
Trajan (98-117) :
98 (janvier). Avénement de Trajan. Il se trouve
encore en Germanie quand Nerva meurt. I a
45 ans. Né en Espagne, il est le premier empereur
provincial.
101-107. Guerre contre les Daces. Les Daces
menacent la frontiére du Danube. Trajan les
soumet, et la Dacie (Roumanie actuelle) devient
une province romaine.
Un monument, la Colonne Trajane, est élevé
A Rome pour commémorer cette conquéte.
113-117. Guerre contre les Parthes, Trajan
veut en finir avec les Parthes : il occupe l’Arabie,
T’Arménie et la Mésopotamie, prend Babylone
ainsi que Ciésiphon, capitale des Parthes, et
Pousse jusqu’au golfe Persique. Mais les Parthes
se soulévent derriére lui, et il doit revenir sur ses.
pas.
117 (aofit). Mort de Trajan. Il meurt en
Cilicie, pendant son retour, & 64 ans. Il laisse
284
Je souvenir d’un excellent empereur, grand
administrateur, grand soldat, grand batisseur
(Forum de Trajan, nouveau port d’Ostie, etc.).
Hadrien (117-138)
117 (aot). Avénement d’Hadrien, Adopté par
Trajan, dont il est le compatriote, le petit-neveu
et le pupille, HADRIEN, Kégat impérial de Syrie,
a 41 ans. I ne rentre 4 Rome (aoat 118) qu'un
an aprés la mort de Trajan.
121-125, Premier grand voyage. Voulant, d’une
Part, inspecter les défenses de I’Empire, d’autre
part, en affermir 'unité en permettant aux
différentes provinces de connaitre leur empereur,
Hadrien visite la Gaule, la Germanie, la Bretagne,
VEspagne, l'Afrique, I'Asie Mineure, la Gréce.
121-127. Le « Rempart d’Hadrien ». Hadrien,
qui fortifie toutes ses frontiéres, construit
notamment en Bretagne, face aux Calédoniens,
un mur gigantesque de 100 kilometres (de
Vembouchure de la Tyne au golfe de Solway),
dit « Rempart d’Hadrien »,
128-134, Second grand voyage. Hadrien par-
court de nouveau la Gréce et I’Asie Mineure,
puis visite I’Arabie, Egypte, la Thrace, la
la Mésie, Macédoine.
132-135, Révolte des Juifs. Hadrien veut
relever Jérusalem en lui donnant un nom palen,
lia Capitolina : les Juifs se révoltent. La
répression est impitoyable et le peuple juif
définitivement dispersé.
134-136, Construction de monuments. A Rome :
Temple de Vénus et de Rome, Panthéon,
Mausolée d’Hadrien (Chateau Saint-Ange), etc.
A Tibur ; Villa d’Hadrien.
138. Mort d’Hadrien. Il meurt & Bales, &
(62 ans. Il laisse le souvenir d’un prince intelligent,
lettré et artiste, grand administrateur (éprisunification et de centralisation), grand voyageur,
grand constructeur.
Antonin le Pieux (138-161)
138, Avénement d’Antonin le Piewx. Adopté |
par Hadrien, ANTONIN, membre du Conseil |
impérial, a $2 ans. Il est né prés de Rome,
mais sa famille est originaire de Nimes.
142. Le « Rempart d’Antonin ». En Bretagne,
au Nord du « Rempart d’Hadrien », Antonin
construit un mur de 59 kilometres (entre la
Clyde et le Forth), dit « Rempart d’Antonin ».
161, Mort d’Antonin. Tl meurt 4 75 ans.
Il laisse le souvenir d’un prince bon, sage,
Pacifique et pieux.
Tavait élevé au Forum un temple a sa femme
Faustine, divinisée aprés sa mort (141); le Sénat
associa ensuite l’empereur défunt au culte rendu
Vimpératrice.
i
Marc-Auréle (161-180) |
161, Avénement de Mare-Auréle, Adopté par
Antonin, sur les indications expresses d’Hadrien |
(138), et devenu son gendre, MARC-AUR?LE,
philosophe stoicien, a 40 ans.
161-166. Guerre en Orient. Les Parthes
enyahissent la Syrie : ils sont refoulés.
166-180, Guerre en Germanie. Les Barbares,
surtout les Quades (Moravie) et les Marcomanse.
(Bohéme), franchissent le Danube et envahissent
la Grace et Italie. Ils sont repoussés par Mare-
Auréle, aprés de longues et dures campagnes.
180. Mort de Mare-Auréle. Il meurt de la
peste dans son camp, prés de Vienne, & 59 ans.
Il laisse, avec un livre de Pensées en grec, le
souvenir d'un empereur humain, juste, fidéle
toute sa vie & V'idéal stotcien.
Commode (180-192)
180, Avénement de Commode, Fils de Mar-
Auréle, Commone regoit le pouvoir par hérédité.
Ila 19 ans.
181, Abandon des conquétes. Commode signe
une paix honteuse avec les Marcomans, leur
rend leurs forteresses et court @ Rome jouir
du pouvoir.
181-192, Cruautés et folies. Le régne de
Commode n’est qu’une suite de condamnations,
d’exécutions, d’indignités. Il laisse la direction
des affaires & ses favoris. Il prend lui-méme le
costume des gladiateurs et combat 735 fois dans
Varéne.
191. Incendie de Rome. Commode est
soupgonné d’avoir voulu détruire la ville pour
la reconstruire.
192. Complot de Marcia, Les violences de
Commode avaient suscité de nombreux complots,
durement réprimés. Marcia, sa favorite, et
Eclectus, son chambellan, craignant eux-mémes,
pour leur vie, décident de le tuer.
192, (31 décembre). Meurtre de Commode.
Il meurt 31 ans, étranglé dans son bain par
un athléte aux ordres de Marcia. Le Sénat le
déclare « plus cruel que Domitien et plus impur
que Néron » et abolit sa mémoire.
5 — Des Antonins aux Constantins (193-305)
Au III? siécle, "Empire, A la merci des soldats,
s’affaiblit : son unité est compromise par les
révoltes, son intégrité par les invasions. A la fin
Les empereurs af:
193, (janvier-mars). Pertinax. Préfet de la |
ville, il est proclamé par les prétoriens, qui, |
trois mois aprés, le tuent dans son palais.
du sidcle, les empereurs illyriens tentent de le
restaurer.
ains et syriens (193-235)
193 (mars-juin). Didius Julianus, Riche séna-
teur, il achéte Vempire aux prétoriens. Il est
égorgé, deux mois aprés, par Sxprime SéviRe,
285un Africain, que les Iégions de Pannonie ont
proclamé.
193-211. Régne de Septime Sévére. Il fonde
un gouvernement absolu : le Sénat nest rien,
les armées sont tout. Il conquiert sur les Parthes
la Mésopotamie (199) et, en Bretagne, refoule
les Calédoniens (208-211). Empereur soldat, il
meurt en campagne au voisinage du « Rempart
d’Hadrien ».
211-217. Régne de Caracalla. Fils de Septime
‘Sévére, intelligent, mais féroce. Il fait tuer son
frére Géta (décembre 211), qui partageait avec
ui Ie pouvoir. Il confére le droit de cité tous
Jes hommes libres de I’Empire (212). Il marche
contre les Parthes, mais est tué, & 29 ans, par
son préfet du prétoire MACRIN,
217-218. Marin. Africain d'origine, il est
L’anarchie militaire (235-268)
Cette période est une suite d’intrigues,
d’émeutes, de révolutions et d’assassinats. Les
élus du Sénat et les élus des armées se disputent
VEmpire.
Régnent tour A tour Maximin [et (235-238),
Gorm Ie et GorDiEN II (238), Gorpren IIE
(238-244), Pure LARABE (244-249), Dice
(249-251), Gattus (251-253), Emiien (253),
Les empereurs illyriens (268-284)
L’unité de l’Empire fut rétablie par l’énergie
des empereurs illyriens, sortis de l’armée.
Claude IL (268-270)
268. Avénement de Claude. Dalmate d'origine,
général habile, il est, aprés le meurtre de Gallien,
proclamé empereur par I'armée du Danube.
269. Invasion des Goths. 320 000 Goths enva-
hissent la Mésie : Claude les écrase et regoit le
surnom de « Gothique ».
270. Mort de Claude. Il meurt de Ia peste
‘en Pannonie.
Aurélien (270-275)
270, Avénement d’Aurélien, Pannonien d’ori-
gine, général vaillant, il est proclamé par l’armée
du Damube.
286
proclamé par I’armée d’Orient, mais n’est pas
reconnu par Je Sénat. Il achéte la paix aux
Parthes, puis est tué par ses soldats.
218-222. Régne d’Elagabal, ou Héliogabale.
Neveu de Caracalla, Syrien, prétre du Soleil,
il veut substituer son dieu & Jupiter. Paresseux,
il confie & sa mére et sa grand’mére le gouver-
nement de I’Empire. Son luxe oriental et ses
débauches complétent le scandale. Il est tué par
ses soldats.
222-235, Régne d’Alexandre Sévére. Cousin
d'Elagabal. Enfantde 13ans, doux, honnéte, pieux,
il prend Marc-Auréle pour modele. Docile, il
consulte le Sénat pour toute décision. Il repousse
avec peine les Perses de Syrie (233), et, sur le
Rhin, achéte la paix aux Germains. Il est tué &
Mayence par ses soldats.
VALERIEN et GALLIEN (253-260), les « TRENTE
TyRans » proclamés dans les provinces (260-268).
Pendant ce temps, les invasions (des Francs
et des Alamans sur le Rhin, des Alamans et
des Goths sur le Danube, des Perses sur
I'Euphrate) et la formation d’empires provinciaux
(Postumus, empereur des Gaules, etc.) semblent
devoir amener la dissolution de l’Empire romain.
271. Invasion des Alamans, Les Alamans
envahissent I'Ttalie : AURELIEN, battu a Plaisance,
les écrase sur le Métaure,
271-276. Le « Mur d’Aurélien ». Cette puissante
enceinte de 19 kilométres de tour protége Rome
contre toute surprise des Barbares.
272-273, Guerre en Orient. Zénoste, reine de
Palmyre, occupe la Syrie, I’Egypte et I’Asie
Mineure. AURELIEN prend Palmyre et PROBUS,
son général, Alexandrie. La révolte recommen-
cant, Palmyre est détruite.
273, Guerre en Gaule. L’Empire des Gaules,
qui a pour chef Térricus, tombe d’un seul coup :
Tétricus se démet & Chdlons, la veille de la
bataille.
275, Mort d’Aurélien, Il meurt assassiné, au
cours d’une campagne, aux environs de Byzance.De Tacitus 4 Carin (275-284)
Pendant cette période, régnent successivement :
Tacttus (275-276), PROBUS (276-282), CARUS
(282-283), NuiRien et CARIN (283-284).
‘Ces empereurs rejettent les Francs de la Gaule,
les Goths de la Rhétie, les Perses de la Mésopo-
tamie,
joclétien (284-305)
284, Avénement de Dioclétien, Dalmate d’ori-
gine, soldat de fortune, énergique et habile, il
tente d’achever la restauration de l’Empire. Ta
39 ans.
285-293. Institution de Ia « tétrarchie ».
Dioclétien, vu l’immensité de l’Empite, décide de
partager le pouvoir entre deux Augustes (285),
qui auraient comme adjoints deux Césars (293):
c'est la « tétrarchie », ou pouvoir & quatre.
Rome ne sera plus la capitale de I'Empire :
en Occident, I’Auguste résidera & Milan, le
César A Tréves; en Orient, l'Auguste résidera
& Nicomédie, le César & Sirmium,
Malgré ce partage, I'unité monarchique
subsiste : Dioclétien est toujours le véritable
empereur. Le Sénat n’a plus aucune autorité.
285. Les deux Augustes. DiocLinien choisit
pour collégue MaxiMien, pannonien d’origine.
Il lui confie VOccident et se réserve I'Orient.
293. Les deux Césars. Dioclétien adjoint &
Maximien Constance Cuore; il s’adjoint &
lui-méme Gatire.
303. Persécution des chrétiens. Poussé par
Galere, Dioclétien veut détruire le christianisme,
qui empéche V’unité morale de 1'Empire. IL
ordonne de démolir les églises, de briler les
livres saints, d’obliger les chrétiens @ sacrifier
et d’arréter leurs chefs.
305. Abdication de Dioclétien et de Maximien.
Dioclétien abdique ainsi que Maximien; les
deux Césars deviennent Augustes, et Dioclétien
Jes remplace par Sévine et MAxIMIN DalA,
protégés de Galére.
313, Suicide de Dioclétien. Il se tue @ 68 ans
dans son ‘palais de Salone, en Dalmatie, oi il
s'est retiré.
6 — La dynastie des Constantins (305-363)
Au 1v° sidcle, les empereurs abandonnent la
« tétrarchie » et favorisent le christianisme.
Constantin (306-337)
306, Mort de Constance Chlore, ConstaNTIN,
son fils, proclamé Auguste par I'armée des
Gaules, et MAXENCE, fils de Maximien, proclamé
avec Licinius, accorde la liberté religieuse aux
chrétiens et se déclare le protecteur de 1’Eglise.
324, Constantin mattre de 1’Orient. Constantin
bat Licinius & Andrinople, puis & Chrysopolis =
il est dés lors maitre de tout I’Orient et réunit
sous son autorité I'Empire entier.
325, Conclle de Nicée. Le concile cecuménique
& Rome par le prétoriens, se disputent 'Occident. | rédige le Symbole de Nicée, régle de la foi
311. Mort de Galére. Licnuus, son fils adoptif
‘et son successeur, et MAXIMIN Data, qui a déja
le titre d’Auguste (308), se disputent Orient.
312. Constantin maitre del’ Oceident. Constantin
bat Maxence, qui se noie dans le Tibre, au pont
Mulvius : il est dés lors maitre de tout I’Occident.
313. Edit de Milan, Constantin, de concert
chrétienne, et condamne I'hérésie d’Antus *, qui
est exilé par Constantin.
330. Inauguration de Constantinople. Byzance
devient, sous le nom de Constantinople, la
capitale de I'Empire.
337. Mort de Constantin, Il meurt 4 63 ans,
& Nicomédie, aprés avoir regu le baptéme.
1. Arius, prétre de I'Bglise dAlexandrie, reconnaissait la « perfection » de Jésus-Christ, mais niait sa « divinité»,
287Les fils de Constantin (337-361)
337. Partage de 1’Empire. A la mort de Cons-
tantin, I'Empire est partagé, aprés de san-
glantes tragédies, entre les fils de Constantin :
Constantin II, ConsTaNce II et CONSTANT.
337-340. Régne de Constantin I. Il a les
Gaules, Espagne et la Bretagne.
337-361. Régne de Cohstance II. Il a la Thrace
et Orient.
337-350. Régne de Constant. Il a I'lllyrie,
V’Afrique et Vitalie.
351. Constance seul empereur. Constantin II
est tué A Aquilée (340) dans une guerre avec
Consranr, qui reste seul maitre de l'Occident.
Constant est contraint de se tuer par MAGNENCE,
un de ses officers, qui prend sa place (350).
Magnence est vaincu en Pannonie (351) par
Constance, qui reste seul maitre de I’Empire.
355-357. Guerre en Gaule. Les Alamans fran-
chissent le Rhin (355) : JuuEN, cousin de
Constantin, les écrase prés de Strasbourg (357).
358-360. Guerre en Asie, Le roi de Perse,
Saror, convoite I'Arménie et la Mésopotamie.
7 — Des Constantins 4 4a mort
Jovien (363-364)
363-364, Jovien. Julien mort, Jovien, chef des
gardes du corps, est proclamé par ses soldats.
Tl signe avec Sapor une paix désastreuse, rétablit |
a liberté et I’égalité des cultes, et, en regagnant
Constantinople, meurt en Bithynie,
Valentinien It (364-375) Valens (364-378)
364-375. Regne de Valentinien Ir, Pannonien
d'origine, VALeNTiviEN, général intégre, est
proclamé par I’armée d’Asie. Il s’associe son
frére VALENs, Iui confie l'Orient et garde pour
lui I’Occident,
Il est fidéle aux principes de I’Edit de Milan.
Il passe son régne & guerroyer pour maintenir
Vintégrité de I'Empire et il meurt au cours
d'une expédition, dans un accas de colére (375).
288
Constance sauve Edesse et Nisibis, mais perd
Amida. Tl quitte 'Asie en apprenant qu’en
Gaule Julien est proclamé Auguste par ses
soldats (360).
361, Mort de Constance, Il meurt en Cilicie,
Pendant son retour, aprés avoir regu le baptéme.
Julien (361-363)
361. Avénement de Julien, JULIEN, déja proclamé
Auguste par I’armée des Gaules, est accepté
par tout I’Empire. Il a 30 ans.
362-363. Restauration du paganisme. Julien
s'était de bonne heure détaché du christianisme,
dot son sumom : I’Apostat.
Une fois empereur, il interdit aux chrétiens
d’enseigner, les écarte des fonctions publiques,
tente de rétablir le paganisme dans sa situation
de religion officielle, organise un clergé paien.
363. Guerre en Asie. Julien poursuit la lutte
contre les Perses, les bat prés de Ctésiphon,
puis & Maronga, oi il est blessé.
363. Mort de Julien. Il meurt de ses blessures,
Sous sa tente, en s'entretenant de la mort avec
ses amis,
de Théodose (363-395)
364-378, Régne de Valens. Il embrasse I’aria-
nisme, persécute les partisans du Symbole de
Nicée, installe un patriarche arien 4 Alexandrie
623).
Tl permet aux Wisigoths, qui fuient devant
les Huns, de s’installer en Thrace (376); puis,
pour arréter leurs pillages, il les attaque pres
d’Andrinople, mais est écrasé et meurt dans la
bataille (378),
Gratien (375-383)
Valentinien II (375-392)
Théodose (379-395)
375, Partage de \’Empire d’Occident. A la
mort de Valentinien Ie* (375), ses fils, GRATIEN
et VatenriviN II, se partagent I’Empire
d'Occident.Gratien (375-383) régne sur les Gaules,
V'Espagne, la Bretagne; Valentinien (375-392)
sur V'lllyrie, "Italie et l'Afrique.
379. Don de Empire @’Orient. A la mort de
Valens (378), Gratien donne I’Empire d’Orient &
Tusbovose, fils du général de Valentinien Ie.
379-395. Regne de Théodose. Espagnol d'ori-
ine, chrétien baptisé (380). D'abord empereur
Orient, il devient également empereur d’Occi-
dent aprés “ses victoires sur Maxime (388),
‘assassin et le successeur de Gratien (383), et
sur Bucks (394), le successeur de Valentinien IL
92).
Il soumet les. Wisigoths, A qui il permet de
s’établir en Thrace et en Mésie, et qui s’engagent
en retour & monter la garde sur le Danube (382).
Tl assure Je triomphe du christianisme, en
Limites de Empire
romain au Il ap. J.-C.
oursuivant les apostats et les hérétiques (Concile
de Constantinople, 381) et en déclarant le
paganisme illégal (interdiction des sacrifices, 381 ;
fermeture des temples, 384, etc.) et le christia-
nisme seule religion officielle (394).
395. Mort de Théodose, Il meurt & Milan,
4.50 ans, L’Empire est, selon sa volonté, partagé
entre ses deux fils : ARcapmus a l’Orient,
Honortus 1’Occident,
Ce paitage de l’Empire est désormais définitif :
Phistoire romaine se termine sur ce. grand
événement.
L’Empire d'Occident (Rome) prendra fin en
476 (prise de Rome, par Odoacte).
L’Empire d’Orient (Constantinople) durera
jusqu’en 1453 (prise de Constantinople par les
Tures).
Réforme de Dioclétie:
en 303
+ préfectures
+ dioceses
provinces
Antiquité tardive
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