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Analyse de la structure minéralisée à Gounkoto

Ce rapport présente un projet de fin d'études portant sur la définition de la structure minéralisée dans la partie sud du permis de Gounkoto au Mali. Le rapport décrit les travaux réalisés, notamment l'intégration et l'analyse de données géologiques ainsi qu'un programme de forage à circulation inverse. Ces travaux ont permis de montrer une continuité probable de la structure minéralisée sous les sols latéritiques et de préciser la position d'une faille minéralisée clé.

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Analyse de la structure minéralisée à Gounkoto

Ce rapport présente un projet de fin d'études portant sur la définition de la structure minéralisée dans la partie sud du permis de Gounkoto au Mali. Le rapport décrit les travaux réalisés, notamment l'intégration et l'analyse de données géologiques ainsi qu'un programme de forage à circulation inverse. Ces travaux ont permis de montrer une continuité probable de la structure minéralisée sous les sols latéritiques et de préciser la position d'une faille minéralisée clé.

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ECOLE NATIONALE D’INGENIEURS ABDERHAMANE BABA TOURE

DEPARTEMENT DE GEOLOGIE ET MINES


Master

En Géologie et Mines

Année Universitaire : 2021-2022

MASTER II PROSPECTION MINIERE

PROJET DE FIN DE CYCLE


Intitulé :

DEFINITION DE LA STRUCTURE MINERALISEE DANS LA PARTIE


SUD DU PERMIS DE GOUNKOTO PAR L’INTEGRATION ET
L’ANALYSE DES DONNEES GEOLOGIQUES

Présenté par :
DICKO Aminata

Pr. BOUARE Mamadou Directeur Responsable Master Mines ENI-ABT

Ing. KABA Karamo Encadrant Géologue d’exploration Gounkoto

Ing. FAMANTA Amadou Examinateur Directeur Exploration Barrick-Mali

SEPTEMBRE 2022
AVANT-PROPOS

Dans le cadre d’une meilleure formation pour ces étudiants, de lier la théorie à la pratique
l’Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré et la société minière BARRICK
Gold octroie des stages de trois à six mois aux étudiants en fin de cycle, qui fera l’objet d’une
soutenance. Ce stage permet à l’étudiant d’acquérir des connaissances pratiques sur son
domaine, lui facilitant son insertion socioprofessionnelle.
C’est dans cette optique qu’il m’a été accordé un stage de trois dans la mine d’or de
Gounkoto dans le département d’exploration.
Au cours du stage, nous avons participé à différents travaux, notamment la documentation des
échantillons de sondage, l’interprétation des différentes coupes transversales en vue de définir
les caractéristiques de la structure minéraliser, différentes cartographies de la zone d’étude , et
l’exécution d’un programme de sondage à circulation inverse pour mettre en évidence la
structure minéralisée.

PRESENTE ET SOUTENU PAR DICKO AMINATA 1


DEDICACE
Je dédie ce rapport à :
• Mon père BIREÏMA DICKO, malgré les difficultés de la vie qui n’a jamais à failli son
devoir
• Ma mère HAWA CISSE pour la confiance et le soutien inébranlable
A Toutes les personnes qui m’ont soutenue dans les moments difficiles durant ma carrière
estudiantine; qu’ils y trouvent ici ma profonde gratitude.

PRESENTE ET SOUTENU PAR DICKO AMINATA 2


REMERCIEMENTS
Je tiens à remercier en premier lieu ALLAH soubhana wa ta’ala le très clément, le tout
miséricordieux.
Mes sincères remerciements à l’équipes BARRICK Gold en particulier Mr Famanta Amadou
directeur de l’exploration Barrick Mali de m’avoir accordé la chance d’effectuer mon stage de
fin de cycle et dans de bonne condition , d’après les peulhs « Adjarama »
Merci à vous Mr. SIDIBÉ Souleymane directeur administratif de l’exploration et Mr
COULIBALY Ousmane directeur technique de l’exploration Loulo-Gounkoto
Une mention spéciale de remerciement à Mr. SIDIBÉ Sory senior géologue et mon encadreur
Ingénieur Karamo KABA qui m’ont épaulé ,conseillé et surtout transmises leurs expertises
dans le domaine de l’exploration.
Avec une reconnaissance infinie, je tiens à remercier singulièrement mes encadreurs :
Ingénieur Karamo KABA , Sénior géologue Oumar KONATE, Ingénieur Karaba DEMBELE,
Ingénieur Mahamadou TOGOLA, Ingénieur Mahamadou DIARRA , Ingénieur Aroumia
SANOGO et Ingénieur Mahamadou BIBA qui n’ont ménagé aucun effort pour mon bon
encadrement et la réussite de ce stage « Adjarama »
Mes plus vifs remerciements s’adressent à tout le corps professoral de l’Ecole Nationale
d’Ingénieurs (ENI-ABT) en général et en particulier au département de géologie pour la
qualité de la formation reçue.
Une mention spéciale à Dr. Mamadou Malamine BOUARE , qui n’a pas cessé de nous
encourager , ainsi que pour sa qualité en matière de formation et d’encadrement.
Merci à tous mes amis et camarades, surtout mes camarades de classe.
Merci à vous .

PRESENTE ET SOUTENU PAR DICKO AMINATA 3


RESUME
Ce présent projet de fin d’étude intitulé «Définition de la structure minéralisée dans la partie

Sud du permis de Gounkoto par l’intégration et l’analyse des données géologiques» ; est
traité en quatre parties : Généralités, Travaux réalisés ,Conclusions générale et
recommandations.
• L’intégration et l’analyse des données de Faraba cible principale et Faraba Nord , ainsi
que les différentes cartographies de Faraba Sud ont été établies pour faire une
corrélation entre les différentes zones et dégager une probable continuité de la
structure de Faraba sous les sols latéritiques dans le Sud du permis de Gounkoto
• Le programme de sondage à circulation inverse (sondage RC) a été exécutée pour la
mise en évidence de la continuité de la structure minéralisée au Sud du permis de
Gounkoto
Ces travaux réalisés ont montré que le modèle requis après l’intégration et l’analyse des
données était correct du point de vue de séquence lithologique et que la position de la faille de
Faraba était décalée un peu vers l’Est.

Mots clés : structure minéralisée , faille de Faraba , Faraba Sud , Faraba cible principale
, Faraba Nord , sondage RC, lithologies , altérations , structures.

PRESENTE ET SOUTENU PAR DICKO AMINATA 4


ABSTRACT
This final draft entitled "Definition of the mineralized structure in the southern part of the

Gounkoto permit through the integration and analysis of geological data»; is dealt with in
four parts: General, Work carried out, General conclusions and recommendations.
• The integration and analysis of the data of Faraba main target and Faraba North, as
well as the different maps of Faraba South were established to make a correlation
between the different areas and to identify a probable continuity of the structure of
Faraba under the lateritic soils in the south of the Gounkoto permit
• The reverse circulation drilling program (RC hole) was conducted to demonstrate the
continuity of the mineralized structure south of the Gounkoto permit
This work showed that the model required after data integration and analysis was correct from
a lithological sequence point of view and that the position of the Faraba fault was shifted a
little to the East.

Keywords: mineralized structure, faraba fault, faraba south, faraba main , faraba north
, RC drilling, lithologies, alterations , structures.

PRESENTE ET SOUTENU PAR DICKO AMINATA 5


DEDICACE ................................................................................................................................ 1

REMERCIEMENTS .................................................................................................................. 3

RESUME .................................................................................................................................. 4

ABSTRACT ................................................................................................................................. 5
SIGLES ET ABREVIATIONS ...................................................................................................................... 9

LISTE DES FIGURES, IMAGES ET CAPTURES .....................................................................................11

LISTE DES IMAGES ................................................................................................................................. 12

LISTE DES TABLEAUX ............................................................................................................................ 13

INTRODUCTION GENERALE ................................................................................................ 14

OBJECTIF: ....................................................................................................................................... 14

PROBLEMATIQUE: ........................................................................................................................ 14

PARTIE1:GENERALITES
CADRE GEOGRAPHIQUE ..................................................................................................... 17

1. LOCALISATION ET ACCES.................................................................................................. 17

2. RELIEF .................................................................................................................................... 19

3. HYDROGRAPHIE .................................................................................................................. 19

4. CLIMAT – VEGETATION ET FAUNE ................................................................................... 19

5. POPULATION ET ACTIVITES ECONOMIQUES ................................................................ 20

CADRE GEOLOGIQUE .......................................................................................................... 21

1. GEOLOGIE REGIONALE ...................................................................................................... 21

A. LE CRATON OUEST AFRICAIN..................................................................................................... 21

B. LA BOUTONNIERE DE KEDOUGOU-KENIEBA ......................................................................... 24

2. GEOLOGIE LOCALE ............................................................................................................. 26

A. LITHOLOGIES ................................................................................................................................. 28

B. ALTERATIONS ................................................................................................................................. 33

C. MINERALISATIONS ........................................................................................................................ 37

D. STRUCTURES .................................................................................................................................. 39

HISTORIQUE DE LA MINE D’OR GOUNKOTO .................................................................. 40

PRESENTE ET SOUTENU PAR DICKO AMINATA 6


PARTIE2:TRAVAUX REALISES
CHAPITRE1:INTEGRATION ET ANALYSE DES DONNEES GEOLOGIQUES
INTRODUCTION ..................................................................................................................... 42

TRAVAUX DE PROFONDEUR ............................................................................................... 44

1. METHODOLOGIE : ................................................................................................................ 44

2. RESULTATS ET INTERPRETATIONS DE LA DOCUMENTATION DES DIFFERENTES


COUPES TRANSVERSALES ......................................................................................................... 45

A. FARABA NORD : ............................................................................................................................. 45

B. FARABA CIBLE PRINCIPALE ........................................................................................................ 46

LES DONNEES DE SURFACE ET DE SUB-SURFACE .......................................................... 54

1. CARTOGRAPHIE DES REGOLITHES : ............................................................................... 55

A. REGIME DES CUIRASSES ............................................................................................................. 56

B. REGIME EROSIONNEL .................................................................................................................. 56

C. REGIME DEPOSITIONNEL ............................................................................................................ 57

D. METHODOLOGIE ............................................................................................................................ 58

2. LES DONNEES DE TARIERE ............................................................................................... 60

A. PRINCIPE DE LA METHODE DES TARIERES ............................................................................. 60

B. METHODOLOGIE ............................................................................................................................ 60

C. LA CARTE DES RESULTATS DE LA METHODE DES TARIERES ............................................. 60

3. LA CARTE GEOPHYSIQUE .................................................................................................. 51

A. LA CHARGEABILITE : ................................................................................................................... 51

B. LA RESISTIVITE : ............................................................................................................................ 51

4. CARTES GEOLOGIQUES ...................................................................................................... 62

A. LA CARTE GEOLOGIQUE .............................................................................................................. 62

B. METHODOLOGIE ............................................................................................................................ 62

C. CARTE DE LA GEOLOGIE INTERPREPRETEE ........................................................................... 64

CONCLUSION ......................................................................................................................... 65

PRESENTE ET SOUTENU PAR DICKO AMINATA 7


CHAPITRE2: LES TRAVAUX EFFECTUES SUR FARABA SUD
LES SONDAGES A CIRCULATION INVERSE (RC)............................................................... 67

1. DEFINITION ........................................................................................................................... 67

2. OBJECTIFS ............................................................................................................................. 67

3. METHODOLOGIE .................................................................................................................. 67

A. PLANIFICATION DES TROUS DE SONDAGE ............................................................................. 67

B. PREPARATION DE LA PLATEFORME .......................................................................................... 68

C. ALIGNEMENT DE LA MACHINE DE SONDAGE ....................................................................... 68

D. L’ECHANTILLONNAGE ................................................................................................................. 71

INTERPRETION DE LA DOCUMENTATION ........................................................................ 75

A. LA COUPE TRANSVERSALE SUR LA LIGNE DE SONDAGE 4 :.............................................. 75

B. LA COUPE TRANSVERSALE SUR LA LIGNE DE SONDAGE 5 ................................................ 75

C. LA COUPE TRANSVERSALE SUR LA LIGNE DE SONDAGE 7 ................................................ 75

D. LA CARTE DE LA GEOLOGIE INTERPRETEE MISE A JOUR ................................................... 79

CONCLUSION GENERALE ............................................................ Erreur ! Signet non défini.

RECOMMANDATION : ........................................................................................................... 82

REFERENCES BIBLIOGRAPHIES ......................................................................................... 83

ANNEXES
ANNEXE1: LES STRUCTURES MESUREES ........................................................................ 86

ANNEXE2 : CARTOGRAPHIE GEOLOGIQUE DE LA TRANCHEE DE DEVIATION


D’EAU DANS LA MINE DE GOUNKOTO ............................................................................. 89

1. CARTOGRAPHIE DE LA TRANCHEE ................................................................................. 89

A. DEFINITION ..................................................................................................................................... 89

B. OBJECTIFS ....................................................................................................................................... 89

C. MATERIELS UTILISES ................................................................................................................... 90

D. METHODOLOGIE ............................................................................................................................ 91

PRESENTE ET SOUTENU PAR DICKO AMINATA 8


SIGLES ET ABREVIATIONS
DDB : (Deep Domain Boundary) la faille de Faraba
WF(Westhern fault) : la faille à l’Ouest
SMS : Cisaillement Sénégalo-Malien
FOL : Foliation
SDN : Sandstone (Grès)
ALB : Albite
PBX : Brèche polygénique
DOL : Dolérite
GR : Grauwackes
GOSS : Gossan
QTZ : Quartzite
QV : Veine de quartz
DDH : Daimond Drilling Hole ( sondage carotté)
RC : Reverse Circulation ( sondage à circulation inverse)
GPS : Global Position System
ENI-ABT : Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
FG : Grain de taille fine (Fine Grain)
f-Mg : Grain de taille fine à moyenne (Fine to Medium grain)
MG : Grain de taille moyenne (Medium Grain)
Mg-Cg : Grain de taille moyenne à grossière (Medium to Coarse grain)
NE : Nord-Est
NEE : Nord-Est-Est
NNE : Nord-Nord-Est
NNW : Nord-Nord-Ouest
NS : Nord-Sud
NW : Nord-Ouest
QAQC : Qualité d’Assurance, Qualité de Contrôle
QR : Quartzite Rose
QT : Quartz à Tourmaline
QTZ : Quartzite
QV : Veine de quartz
FP1 (fuligineuse plateau 1) : le plateau ferrugineux le plus élevée

PRESENTE ET SOUTENU PAR DICKO AMINATA 9


FP2 (fuligineuse plateau 2) : le plateau ferrugineux intermédiaire
FP3 (fuligineuse plateau 3) : le plateau ferrugineux le plus bas
FS (fuligineuse slope): la pente des plateaux
FFP1 (fuligineuse ferricrête plateau 1) : le plateau ferrugineux transportée le plus élevée
FFP2 (fuligineuse ferricrête plateau 2): le plateau ferrugineux transporté intermédiaire
FFP3 (fuligineuse ferricrête plateau 3): le plateau ferrugineux transporté le plus bas
Ep3 : érosionnal plain. Elle correspond à des zones où sont dispersés à la surface les
fragments de roches. Ils sont généralement localisés à proximité d’un affleurement

PRESENTE ET SOUTENU PAR DICKO AMINATA 10


LISTE DES FIGURES
Figure 1: permis de LOULO .................................................................................................... 18
Figure 2: Localisation du permis de Gounkoto ........................................................................ 18
Figure 3:Carte géologique du craton Ouest-Africain ( modifiée d’après Bessoles, 1977) ...... 22
Figure 4:Carte de la localisation des gisements de la boutonnière de kénieba-kédougou à
l’Ouest du MALI ( d’après lawrence et al., 2013) ................................................................... 24
Figure 5:Géologie locale ( Rangold,2017) ............................................................................... 27
Figure 6: Carte géologique au niveau 50RL ............................................................................ 43
Figure 7: Fiche d'enregistrements de carotte ............................................................................ 45
Figure 8: Coupe transversale sur la ligne36 ............................................................................. 47
Figure 9: Coupe transversale sur la ligne9 ............................................................................... 48
Figure 10: Coupe transversale sur la linge2 ............................................................................. 49
Figure 11: Coupe transversale sur la ligne3 ............................................................................. 50
Figure 12:Carte des linéaments géophysique a partir des cartes géophysiques ( résistivité et
chargeabilité) de Faraba cible principale et Faraba Sud ........................................................... 52
Figure 13: Profile de régolite ................................................................................................... 55
Figure 14:Carte des régolites.................................................................................................... 59
Figure 15: carte des anomalies de la tarière interprétée ........................................................... 61
Figure 16:Carte géologique ...................................................................................................... 63
Figure 17: Carte de la géologie interprétée .............................................................................. 65
Figure 18: Coupe transversale sur la ligne4 ............................................................................. 76
Figure 19: Coupe transversale sur la ligne 5 ............................................................................ 77
Figure 20: Coupe transversale sur la ligne 7 ............................................................................ 78
Figure 21:Carte de la géologie interprétée mise à jour ............................................................ 79
Figure 22:projection stéréographique du trou FADH178......................................................... 87
Figure 23: Projection stéréographique du trou FADH19 ......................................................... 88
Figure 24:Carte géologique de la tranchée de déviation d'eau ................................................. 92

PRESENTE ET SOUTENU PAR DICKO AMINATA 11


LISTE DES IMAGES
Image 1:Grauwacke.................................................................................................................. 28
Image 2: Grès grossiers ............................................................................................................ 29
Image 3:Grès fins ..................................................................................................................... 29
Image 4: Quartz à tourmaline ................................................................................................... 29
Image 5: Brèche polygénique ................................................................................................... 30
Image 6: Brèche polygénique cisailler; caractérisée par des clastes étirés .............................. 30
Image 7: Quartzite rose ............................................................................................................ 31
Image 8:Cipolins ...................................................................................................................... 31
Image 9: schistes à quartzite rose dans la saprolite .................................................................. 32
Image 10: schistes à quartzite rose ........................................................................................... 32
Image 11: Dolérite .................................................................................................................... 32
Image 12:l'altération hématite dans la saprolite ....................................................................... 33
Image 13:l'altération limonite dans la saprolite........................................................................ 34
Image 14: hématite altération ................................................................................................... 34
Image 15:altération albite ......................................................................................................... 35
Image 16: altération tourmaline ............................................................................................... 35
Image 17: altération séricite ..................................................................................................... 36
Image 18: altération carbonate ................................................................................................. 36
Image 19: altération silice ........................................................................................................ 37
Image 20: Arsénopyrite ............................................................................................................ 38
Image 21: Pyrite ....................................................................................................................... 38
Image 22: Caisse d'échantillons de carotte ............................................................................... 44
Image 23:Alignement de la machine de sondage RC .............................................................. 69
Image 24:Mise en pendage de la machine de sondage RC ...................................................... 70
Image 25:Mise en boite d'échantillons de sondage RC ............................................................ 72
Image 26: Echantillonnage de sondage RC.............................................................................. 73
Image 27: vue de la tranchée de déviation d'eau dans la mine de Gounkoto ........................... 90
Image 28:Matériels utilisées ..................................................................................................... 91

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LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1:Classifications des gisements d'or Paléoprotérozoïque du craton Ouest-africain
selon Milési et al. (1989 ; 1992) ............................................................................................... 23
Tableau 2: données des structures mesurées sur les trous FADH198 et FADH178 ................. 86

PRESENTE ET SOUTENU PAR DICKO AMINATA 13


INTRODUCTION GENERALE
De nos jours les besoins en ressources minérales dans le domaine industriel mondial ne
cessent d’augmenter. Les recherches minières sont devenues des activités fortement
influencées par la situation économique actuel. La mise en évidence de nouveaux gisements
métalliques est ainsi devenue primordiale. Ainsi les géologues ont la lourde tâche d’adapter
les meilleures techniques d’exploration minière, pour la mise en évidence de nouveau
gisement
Sous quelles conditions et par quels processus les minerais se sont formés? Quels sont les
facteurs qui conduisent à la concentration d’un élément dans un environnement plutôt que
dans un autre? Quelles sont les causes de localisation d’un minerai? Le meilleur moyen de
répondre à ces questions et par conséquent le meilleur moyen de recherche de nouveaux gîtes
minéralisés est d’étudier les structures et genèses des concentrations minéralisées connues et
ensuite d’explorer les zones géologiques analogues favorables.
La cible de Faraba est l’une des meilleures cibles du permis de Gounkoto. Mettre en vue la
continuité vers le Sud d’une telle cible ferait l’objet d’un regain d’intérêt, c’est dans cet
objectif que l’equipe de l’exploration de Gounkoto entreprend des travaux d’exploration tel
que : la géophysique , la cartographie, la tarière , le sondage RC dans la partie sud du permis
de Gounkoto.

PROBLEMATIQUE:
L’un des obstacles dans la recherche de la continuité de cette cible est la couverture
dépositionnelle au Sud du permis d’une épaisseur variant de 3 à 5m, d’où une difficulté d’y
réaliser les travaux de surface et de subsurface de l’exploration.
L’extension vers le Sud de la structure de Faraba sera-t-elle mise en évidence ?
C’est dans l’intention de répondre à cette question que le thème est intitulé : Définition de la
structure minéralisée dans la partie Sud du permis de Gounkoto par l’intégration et
l’analyse des données géologiques.

OBJECTIF:
le thème a pour but de trouver et de tester l’extension Sud de la structure de Faraba dont la
partie Sud est essentiellement couverte par un sol latéritique transporté et peu d’affleurement
en surface.

PRESENTE ET SOUTENU PAR DICKO AMINATA 14


METHODOLOGIES :
La méthodologie utilisée pour atteindre notre objectif est la suivante :
• Collecte et Documentation des données de profondeur de Faraba Nord et Faraba Cible
Principale (sondages carottés, RC).
• L’interprétation des coupes transversales comprendre le géologique de la zone en
faisant ressortir les lithologies, les structures, les altérations et les types de sulfures.
• Elaborer différents cartes de la zone d’étude tel que : la carte des régolites ; des
anomalies de la tarière ; géophysique ; géologique et de la géologie interprétée
• Exécutions , documentions et interprétations des échantillons de sondage RC dans
notre zone d’étude
• Conclusion et recommandations.

PRESENTE ET SOUTENU PAR DICKO AMINATA 15


PARTIE 1 : GENERALITES

PRESENTE ET SOUTENU PAR DICKO AMINATA 16


CADRE GEOGRAPHIQUE
1. LOCALISATION ET ACCES
Situé à l’Ouest du Mali, dans le cercle de kéniéba (région de Kayes) le permis de Gounkoto
est à 17Km au nord-Ouest de la ville de kéniéba. Il est limité au Nord par le permis de Loulo,
au Sud par le permis de Bena-West et à l’Ouest par le fleuve falémé qui est la frontière
naturelle entre le Mali et le Sénégal.
Le permis de Gounkoto couvre une superficie d’environ 99,94Km2 et se trouve
approximativement à 350Km à l’Ouest de Bamako et à 220Km de la ville de Kayes. L’accès à
la mine de Gounkoto se fait par route à partir de Dakar ou de Bamako.
Le permis de Gounkoto est relié à celui de Loulo par une route goudronnée faite par Randgold
pour le transport du minerai.

PRESENTE ET SOUTENU PAR DICKO AMINATA 17


Figure 1: permis de LOULO Figure 2: Localisation du permis de Gounkoto

PRESENTE ET SOUTENU PAR DICKO AMINATA 18


2. RELIEF
Cette région (Kayes) à l’Ouest du MALI est constituée par deux pénéplaines :
- La pénéplaine méridionale correspond à la boutonnière du socle de Kédougou-
Kéniéba ou région du Bambouk
- La pénéplaine septentrionale correspond à la Boutonnière du socle de Kayes, moins
étendue que la précédente
Elle est dominée à l’Est par une falaise et un plateau gréseux, séparées l’une de l’autre par une
extension de ce plateau et par une zone déprimée empruntée par le fleuve Sénégal.

Pénéplaine : Elle est un large espace aux faibles dénivellations, qui résulte d’une
pénéplanation et de la coalescence des bassins hydrographiques

3. HYDROGRAPHIE
La région est traversée par la Falémé (l’affluent de la rive gauche du fleuve Sénégal) et ses
affluents (Doundé et Gara), ce fleuve frontière coule de fin juin à mars du Sud vers le nord ,
en dehors de cette période elle se compose de vastes cuvettes d’eau séparées par des seuils
rocheux. La zone est aussi en grande partie arrosée par de nombreuses autres rivières qui
naissent et meurent au rythme de la saison pluvieuse.

4. CLIMAT – VEGETATION ET FAUNE


La faune est essentiellement dominée par les singes, les reptiles (serpents, tortues, varans,
geckos) et les oiseaux ; Les antilopes, les biches et les phacochères deviennent de plus en plus
rares, certainement à cause de la destruction de la flore par des activités anthropiques.
La végétation est composée de Baobab, de cail-cédra, de Karité, de jujubier et surtout de
lianes. On rencontre également quelques pieds disséminés de Néré. Cette couverture végétale
est de plus en plus dégradée à cause de la coupe abusive. Seules quelques forêts subsistent le
long des cours d’eau.
La région de Kédougou-Kéniéba est caractérisée par un climat de type tropical. Il est dominé
par l’alternance d’une saison sèche longue allant de Novembre à Mai et d’une saison
pluvieuse allant de Juin à Octobre.

PRESENTE ET SOUTENU PAR DICKO AMINATA 19


5. POPULATION ET ACTIVITES ECONOMIQUES
La population de la région comprend : les Malinkés en majorité, les Soninkés, les Peulhs, les
Bambaras et les Khassonkés. On y trouve aussi des ressortissants des pays frontaliers
(Sénégal, Guinée et Burkina-Faso) et de la sous-région (Nigéria et Ghana).
La principale activité économique est l’orpaillage traditionnel, ce qui occasionne le
développement de petit commerce informel, de la vente des produits vivriers et manufacturés,
à la vente et l’achat de l’or. Malgré la fertilité des sols et l’abondance des pluies en saison
pluvieuse l’agriculture, l’élevage et la pêche restent peu pratiquées

PRESENTE ET SOUTENU PAR DICKO AMINATA 20


CADRE GEOLOGIQUE
1. GEOLOGIE REGIONALE

A. LE CRATON OUEST AFRICAIN


Avec une superficie de 4 500 000 km2, le craton Ouest Africain est formé d'un ensemble de
chaines pénéplaines largement granitisées appartenant au précambrien ancien et bordée par
deux zones mobiles, il s’agit de la zone mobile occidentale correspondant à la chaîne des
Mauritanides d’âge panafricain à hercynien et de la zone mobile orientale d’âge panafricain.
Deux épisodes orogéniques majeurs marquent l'histoire ancienne du craton Ouest Africain
(Bessoles 1992) : le Libérien (entre 3.0 Ga et 2.5 Ga) et l'Eburnéen (entre 2.5Ga et 1.8 Ga) au
terme duquel il s'est définitivement stabilisé vers 1.9 Ga (Liégeois et al. 1991).
Il est partiellement recouvert de formations plus récentes du protérozoïque supérieur à actuel
dans sa partie centrale : le Bassin de Taoudéni. Dont les principaux affleurements apparaissent
autour de ce bassin.
On peut citer trois unités d’affleurement d’extension inégal sur le craton Ouest Africain :
Au Nord et au Sud on retrouve successivement la dorsale de Réguibat et de Léo ( ou de Man),
elles sont divisées en deux parties : à l'Ouest le domaine archéen et à l'Est le domaine
Birimien
Au Centre-Ouest on a la fenêtre de Kédougou-Kenieba, elle est formée exclusivement de
formations birimiennes du protérozoïque, L'archéen n'ayant jamais été daté dans cette fenêtre

PRESENTE ET SOUTENU PAR DICKO AMINATA 21


Figure 3:Carte géologique du craton Ouest-Africain ( modifiée d’après Bessoles,
1977)

1) LES FORMATIONS ARCHEENNES


Ce sont les blocs du craton Ouest africain structurés lors de deux phases orogéniques
différentes dans le temps. Il s’agit des cycles orogéniques Léonniens dont les formations se
concentrent dans le domaine Kenema-Man, et Libérien. Les formations archéennes sont
essentiellement dans la partie occidentale de la dorsale de Reguibat (série de l’Amsaga) et du
Léo (Keneman Man).

2) LES FORMATIONS DU PROTEROZOÏQUE INFERIEUR : LE BIRRIMIEN


Elles affleurent dans le domaine Yetti-Eglab, partie orientale de la dorsale de Réguibat , dans
le domaine du Boualé Mossi ,partie orientale de la dorsale du Man et dans la boutonnière de
Kédougou-Kéniéba

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3) CLASSIFICATION DES GISEMENTS METALLIFERES BIRIMIENS DU CRATON OUEST
AFRICAIN
La seule classification globale des gisements métallifères birimiens du craton Ouest africain a
été réalisée par Milési et al. (1992). Ces auteurs identifient trois grands groupes de gisements
en fonction de leur relation avec les événements orogéniques éburnéens. Ils distinguent ainsi
les gisements pré-orogéniques, les gisements syn-orogéniques et les gisements tardi-
orogéniques. Auparavant, Milési et al., (1989) avaient proposé une première classification des
gisements d’or basée sur la nature de la roche encaissante, ainsi que sur la structure, la
géométrie et la paragenèse minérale du gisement.
Ils étaient ainsi parvenus à une classification en 5 types :
- (Type 1) minéralisation dans des turbidites tourmalinisées ;
- (Type 2) minéralisation au sein de sulfures disséminés dans des roches volcaniques ou
plutoniques ;
- (Type 3) conglomérats aurifères ;
- (Type 4) veines d’arsénopyrites aurifères ;
- (Type 5) veines de quartz à or natif et sulfures polymétalliques
Tableau 1:Classifications des gisements d'or Paléoprotérozoïque du craton Ouest-africain selon Milési et al.
(1989 ; 1992)

Phases de Classification des


Typologie des gisements d'or
l'orogenèse gisements d'or (Milési et
(Milési et al., 1989)
éburnéenne al., 1992)
D6 Type 5 : Veines de quartz à or

D5 Natif et sulfures
Gisements tardiorogéniques
D4 Type 4 : Veines d'arsénopyrites
aurifères

Type 3 : Conglomérats aurifères


D3 Gisements synorogéniques Type 2 : Minéralisation à sulfures
disséminés

D2 Gisements préorogéniques Type 1 : Minéralisation dans des

D1 turbidites tourmalinisées

Il y’a aussi des gisements secondaires tel que :


PRESENTE ET SOUTENU PAR DICKO AMINATA 23
- Les placers alluviaux et éluviaux ;
- Et les gîtes latéritiques (en Côte d'Ivoire).

B. LA BOUTONNIERE DE KEDOUGOU-KENIEBA
Elle forme une région triangulaire de 16000km2 de surface. C’est une zone d’affleurement du
socle limitée à l’Ouest par la ceinture hercynienne des Mauritanides, au Sud par les
formations paléozoïques du plateau mandingue et du bassin de Taoudéni .
La boutonnière est divisée en trois principaux assemble litho-tectonique d’Ouest en Est qui
sont : les supergroupes de Mako, du Dialé et de Daléma ( Bassot, 1987 et 1997)
Les formation birimiennes ont été modelées par l’orogenèse éburnéenne marquée par la mise
en place de batholites granitique autour de 2100 Ma. Elles ont été affectées par un
métamorphisme de faciès de schistes verts à amphibolites aux environs des granitoïdes

Figure 4:Carte de la localisation des gisements de la boutonnière de kénieba-kédougou à


l’Ouest du MALI ( d’après lawrence et al., 2013)

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1) LE SUPERGROUPE MAKO (FORMATION DE SABOUSSIRE)
Il constitue la bordure occidentale de la boutonnière de Kédougou. Les formations sont
structurées NNE-SSW et la limite à l’Est par le supergroupe Dialé dont il est séparé par la
MTZ et à l’Ouest par la chaîne hercynienne des Mauritanides. Il est considéré comme la plus
ancien de la boutonnière. Il est à dominante volcanoplutonique basique. Il est caractérisé par
un volcanisme bimodal (d’affinité tholéitique et de roches alcalines ) constitué d’importantes
coulées de métabasaltes sous-marines associés à des pyroclastites , des rhyodacites et des
métasediments volcanodétritiques
En résumé la formation de Saboussiré comprend :
• Le complexe volcano-plutonique : composé de puissantes coulées de basaltes (en
coussins massifs), de brèches volcaniques associées à des termes hypo-volcaniques. Il
est aussi associé à des massifs ultrabasiques différenciés ; localisés essentiellement
dans la partie Sud de la formation de Saboussiré.
• Le complexe volcano-sédimentaire : constitué d’expressions de magmatisme acide à
intermédiaire de type explosif. Il est composé d’agglomérats de brèches volcaniques et
de tufs andésitiques.
• Le complexe sédimentaire : représenté, essentiellement par les formations carbonatées,
des grauwackes, des quartzites et des pélites gréseuses.

2) LE SUPERGROUPE DU DIALE (FORMATION DE KENIEBANDI)


Il est localisé à l’Est du supergroupe de Mako dont le contact est marqué par une zone de
cisaillement d’extension régionale (MTZ) . Il est à dominante sédimentaire . Il est constitué à
la base par des cipolins et des schistes graphiteux, surmontée par des formations
sédimentaires de nature pélitique ou grauwacke à conglomératique . Il renferme des lentilles
de gabbros, concordantes avec les formations encaissantes.IL est recoupé par le batholite de
saraya Cette série est affectée par un léger métamorphisme et par un métamorphisme de
contacte lier au massif granitique de Saraya.

3) LE SUPERGROUPE DE DALEMA (FORMATION DE KOFI)


Il est séparé du supergroupe de Dialé par le batholite de Saraya. Il est à dominante
sédimentaire. IL comprend un groupe inferieur et un groupe supérieur.
Le groupe inferieur de plus de 2000m d’épaisseur est formé d’une alternance de grès, de
pélites et de cipolins. La fin de ce dépôt est marquée par la mise en place du complexe

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volcanoplutonique intermédiaire de la Daléma. Celui-ci est un massif allongé suivant une
direction subméridienne sur une longueur de 80km et une largeur variante entre 10 et 20km (
Bassot, 1987) . Il est composé de :
• Pyroclastite représentées par des tufs, des agglomérats et des brèches volcaniques ;
• Laves andésitiques à plagioclase ou à pyroxène porphyrique et des dacites porphyrique
d’aspect fluidal ;
• Roches plutoniques recoupant l’encaissant sédimentaire du groupe inférieur de la
Daléma et les roches volcaniques. Il s’agit de microdiorite et de microgranodiorites,
les microdiorite plus représentatives, affleurent autour du granite de Boboti où elles
forment par endroit de véritables champs de dykes.
Le groupe supérieur de plus de 8000 à 10000m de puissance est composé de grès de
grauwackes et de pélites avec des épiclaste de nature basaltique ou granitique. Les caractères
de dépôt de ces bassins évoqueraient un milieu épicontinental ou de plateforme (Bassot, 1987)
Ces formations ont fait l’objet de déformations polyphasées avec des plissements, des
charriages et de grands cisaillements de directions N-S, NE-SW, et NW-SE

4) PRINCIPALES STRUCTURES DANS LA BOUTONNIERE DE KEDOUGOU-KENIEBA


Les zones de cisaillement les plus importantes dans la boutonnière de Kédougou-kéniéba
sont :
• L’Accident Sénégalo-Malienne (ASM) (Bassot et Dommanget, 1986) : La structure
Sénégalo-malienne est interprétée comme étant une faille inverse inclinée vers l’Ouest
dont la partie Est constituant le mur forme un vaste pli
• Le système de failles de la "Zone Transcurrente Majeure" (MTZ) (in Ledru et al.,
1991).
En plus de ces deux structures majeures, des structures de second ordre existent. Les
structures N000 à N020 et les failles de second ordre N070 contrôlent la minéralisation au
niveau de leurs intersections notamment dans les zones de changement de direction de la
structure Sénégalo-malienne. Les observations de terrain ont montré que les séquences sont
inversées surtout aux endroits où la structure Sénégalo-malienne change de direction

2. GEOLOGIE LOCALE
La zone d’étude se situe dans la fenêtre de Kédougou-Kenieba constituée de la séquence de
roches volcano-sédimentaires du protérozoïque inférieur de la formation de Kofi. Vers l’Est,

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les grès du protérozoïque supérieur se sont déposés en discordance sur les formations
birimiennes. La zone est fortement latéralisée et recouverte de matériaux dépositionnels ; avec
très peu d’affleurement.

Figure 5:Géologie locale ( Rangold,2017)

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A. LITHOLOGIES
La lithologie à l’échelle du permis, se différencie comme suit :
-Méta sédiments (sédiments qui ont subi un faible métamorphisme régional) de Kofi. Ces
métas sédiments sont recouverts de latérite au-dessous desquelles on rencontre une zone
d’argile pisolitique puis bariolées.
-Méta volcanique et quelques dykes des roches intrusifs.

1) LE GRAUWACKE (GR) :
Elles sont homogènes à grains fins et moyen composées essentiellement de quartz chlorite et
micas. Parfois sombre ou verdâtre due à l’altération. Elle s’intercale souvent sous forme de
banc entre les métas pélites. A la différence des grès le ciment est argilleux.

Image 1:Grauwacke

2) LES GRES ( SDN : SANDSTONE) : METASEDIMENTS


Ils sont d’abord formés par le dépôt et la solidification de sédiments dans des zones de bassin
et par la suite soumise à un métamorphisme régional ou de contacte qui modifie les conditions
de température et pression ou de chimie.
Ils sont classifiés selon leur granulométrie on a : les grès fins , moyens et grossiers

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Image 2: Grès grossiers Image 3:Grès fins

3) LE GRES A TOURMALINE OU QUARTZ A TOURMALINE (QT) :


C’est une roche sédimentaire, grès ou grauwacke avec une altération pervasive en silice-
tourmaline, ce qui donne à la roche cette coloration noire et une forte dureté.

Image 4: Quartz à tourmaline

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4) LES BRECHES POLYGENIQUES (PBX) :
Elles sont formées d’éléments polygéniques non classés de quartz, quartz à tourmaline et de
calcaires de couleur gris clair. Ces éléments sont angulaires à sub-angulaires avec une taille
variante entre 0,5cm et 20cm. La matrice peut être du chlorite, de la silice, de la tourmaline ou
même l’albite. Ces brèches ont un faciès similaire aux conglomérats, ils sont le plus souvent
le résultat de la fragmentation d’un banc superficiel déjà induré avec déplacement faible de
débris, rapidement cimentés par les boues.

Image 5: Brèche polygénique


Image 6: Brèche polygénique cisailler;
caractérisée par des clastes étirés

5) LE QUARTZITE ROSE (QR)


C’est un grès avec une altération pervasive en silice-albite ce qui donne à la roche la couleur
rose pâle à brune. Cette altération est dans la plupart des cas la première phase de
minéralisation des grandes structures dans le district Loulo/Gounkoto comme le cisaillement
de Yalea, de celui de Gounkoto et de Faraba.

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Image 7: Quartzite rose

6) LES CIPOLINS (CB) :


Généralement rubanés, ce sont des alternances de bandes de calcaire de couleur grisâtre, de
bandes de calcite de couleur blanche et de couches phylétiques de couleur grise à noire. En
fonction du contenu en phyllithes, ces roches varient d’un calcaire massif de couleur gris clair
au calcaire argileux graphitique de couleur sombre.

Image 8:Cipolins

7) SCHISTES A QUARTZITE ROSE(SQR) :


Ils sont composés d’une alternance de couches de grès et d’argile de couleurs différentes.
L’épaisseur des bandes varie de millimètre jusqu’à 5 cm.

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Image 10: schistes à quartzite
rose

Image 9: schistes à quartzite rose dans la


saprolite

8) LES DOLERITES (DOL) :


Les dolérites sont des roches intrusives tardives qui recoupent les stratigraphies et d’autres
roches intrusives antérieures. Elles se présentent sous forme de dykes et en éboulis en
affleurement couvrant des surfaces très variables au sein desquelles il est souvent difficile de
distinguer leur orientation car elles peuvent prendre toutes les directions. Ces formations sont
en générales massives et Compactes de couleur vert sombre à grise

Image 11: Dolérite

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B. ALTERATIONS
On y rencontre deux types d'altération

1) L’ALTERATION METEORIQUE OU SUPERGENE :


L’altération météorique est l`ensemble des actions des eaux météoriques (chargées de O2 et de
CO2 de l'atmosphère) sur les roches. Elle a lieu de la surface vers les profondeurs de la terre et
consiste en une transformation de l'ensemble des minéraux primaires en un ensemble de
nouveaux minéraux. Elle comprend l`hydrolyse, l’oxydation, la dissolution et l`hydratation ;
en effet les eaux chargées s'infiltrent par les zones de faiblesse de la roche (Failles, Fractures,
Joint…) et réagissent avec les éléments de celle-ci, transformant ainsi la roche primaire ; ceci
se manifeste par le départ de certains éléments rendant ainsi la roche vulnérable et fragile.

a) L’HEMATISATION :
C’est la formation de l’hématite par l’oxydation du fer libéré par certains minéraux (tels que
la pyrite, l'arsénopyrite, la biotite…) au contact des eaux météoriques donnant lieu à une
coloration rouge d’oxyde de fer.

Image 12:l'altération hématite dans la saprolite

b) LA LIMONITISATION :
La limonite est le composant principal du chapeau de fer. Elle se forme par l’hydratation
d’hématite. À température supérieure à celle de la surface, la limonite peut perdre de l'eau et
se transformer en hématite.

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Image 13:l'altération limonite dans la saprolite

2) L'ALTERATION HYDROTHERMALE OU ENDOGENE


C’est un processus provoqué par l'ascension des fluides hydrothermaux à travers les
structures ce qui conduit à la modification de l'état initial des formations traversées. Celle
observer à l’échelle du permis de GOUNKOTO sont :

a) L’HEMATITISATION
Minéral très commun dans des contextes géologiques très variés. D'origine primaire, formé à
haute température. Dans le complexe Loulo-Gounkoto, l’hématite est généralement associée à
certaines structures minéralisées comme la structure dénommée <<Iron structure (Structure de
fer)>> du Gisement de Gounkoto, la structure dénommée << Yalea ridge >> et sous forme
d’altération additionnelle à la structure de Yalea.

Image 14: hématite altération

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b) L'ALBITISATION :
C´est le processus d'intégration des ions sodium dans les plagioclases des roches magmatiques
ou métamorphiques conduisant à la formation de l`albite devenant le seul feldspath. L’albite a
joué un très grand rôle dans certains gisements du complexe, sous forme d’altération primaire
rendant la structure compétente et cassante avant la mise en place des altérations associées à
la minéralisation. C’est le cas de Yalea où l’albite a été remplacée de façon pervasive par le
chlorite dans la zone de forte teneur de Yalea (purple patch) , de Gounkoto où l’albite a été
remplacée par le chlorite au niveau de la zone principale 2 (MZ2) et de Faraba où l’albite a
été remplacée par le carbonate ou par l’hématite par endroit.

Image 15:altération albite

c) LA TOURMALINISATION :
Elle conduit à la formation de la tourmaline à partir des fluides hydrothermaux riches en
bore. On observe la tourmaline dans presque toutes les lithologies sous forme disséminée.

Image 16: altération tourmaline

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d) LA SERICITISATION :
La séricite est une muscovite finement fibreuse de couleur jaune verdâtre provenant de
l'altération d’autres silicates. Elle est très fréquente dans les roches fines non altérées comme
les argilites dans le complexe.

Image 17: altération séricite

e) LA CARBONATATION :
C’est une altération au cours de laquelle, la calcite se forme à la surface et l’intérieur de la
roche. La présence de la calcite dans les roches est facilement détectable par sa coloration
blanchâtre et sa réaction brutale avec l’acide. On l'observe généralement dans les joints et les
failles tardives. Le carbonate est associé à la structure de Faraba sous forme pervasive et aussi
sous forme de veines, toutes associées à la minéralisation.

Image 18: altération carbonate

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a) LA CHLORITISATION :
Dans le district, on observe deux types de chlorite : une issue du métamorphisme régionale
qui a affecté tout le district et une hydrothermale généralement associée aux minéralisations
de fortes teneurs comme à Yalea( Purple Patch) et à Gounkoto (zone principale 2).
Elle est à la base de la coloration verte des roches, on l`observe dans certaines fractures, aux
alentours des veinules et des veines quartzo-feldspathiques.

b) LA SILICIFICATION :
C’est le processus par lequel la silice imprègne la roche préexistante, elle affecte toutes les
roches en les rendant dures et leur donnant un éclat luisant, sa manifestation se fait sous forme
de veines de quartz ou sous forme diffuse. La silice est généralement associée à l’albite et à la
Tourmaline dans le district et lune des altérations primaires des structures du district comme
Faraba, Gounkoto et Yalea

Image 19: altération silice

C. MINERALISATIONS
Elle est due à l’imprégnation des sulfures dans les roches. Ils sont généralement en paragénèse
minérale avec l’or. On rencontre les sulfures suivants :

1) LA PYRITE :
De coloration jaune elle se rencontre presque dans toutes les formations sulfurées. Elle est
souvent pseudomorphosée par la pyrrhotite. Elles sont les sulfures principaux en paragenèse
avec l’or dans les gisements de Gara, de Yalea, de Gounkoto, de Loulo3, de Loulo2 et de
Faraba

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2) L’ARSENOPYRITE :
C’est le sulfure qui se forme à la suite de l’action de l’arsenic sur la pyrite. Dans la plupart des
cas, l’arsenic serait issu de solutions hydrothermales du magma intrusif.

Image 21: Pyrite

Image 20: Arsénopyrite

3) LA CHALCOPYRITE :
C’est le sulfure de couleur laiton or avec irisation rouge ou bleue. Elle est beaucoup fréquente
dans le gisement de Yalea

4) LA PYRRHOTITE :
C’est le produit d’altération de la pyrite à haute température. Elle a une coloration jaune
bronze à rougeâtre et faiblement magnétique.

PRESENTE ET SOUTENU PAR DICKO AMINATA 38


D. STRUCTURES

1) LA ZONE DE CISAILLEMENT SENEGALO-MALIENNE (SMSZ) :


C’est une structure de très grande importance dans la région, elle se présente en linéament
tectono-stratigraphique qu’on peut suivre sur 12km de long depuis la frontière Ouest du
permis. Les gisements de Loulou 0 (Gara), Gara Ouest, Gara Sud et PQ 10 se situent à l`Est
de cette structure. Elle se compose par endroits de plusieurs linéaments subparallèles

2) LES STRUCTURES SECONDAIRES :


Ce sont des structures orientées NNE – SSW, NNW-SSE et les zones de cisaillement de
direction NS. Elles sont présentes sur tous les gîtes importants et sont responsables de la mise
en place des zones de haute teneur.

PRESENTE ET SOUTENU PAR DICKO AMINATA 39


HISTORIQUE DE LA MINE D’OR GOUNKOTO

A l’origine la cible avait été identifiée à partir d’un levé aéromagnétique aérien. Les
échantillonnages sol ultérieurs ont démontré une anomalie or en sol de plus de 30ppb, long de
deux kilomètres et orientée nord-Ouest.
Les travaux de suivi initiaux ont compris un litho-échantillonnage qui a rendu des résultats
fortement minéralisés (24.6g/t, 83.8g/t, 48.6g/t et 7.3g/t). Ces localités ont ensuite été creusées
sous forme de tranchée et les résultats ont confirmé le caractère prometteur de la cible
(FRT03: 9.70 mètres à 15.26 g/t et FRT05 : 35.75 m à 10.66g/t).
Deux trous de sondage de reconnaissance à diamant ont été forés à un intervalle d’un
kilomètre, le premier étant le trou de la découverte FRDH01 : foré sous FRT05 il a intersecté
46.60 mètres à 13.63g/t à partir de 65.70 mètres (dont 7.40 mètres à 13.78g/t à partir de 65.70
mètres et 14 mètres à 33.40g/t à partir de 95 mètres).
Le sondage de sept trous à diamant supplémentaires a confirmé que Gounkoto était une
nouvelle découverte importante.
Une troisième phase de sondages a fourni des données suffisantes pour permettre le calcul
d’une ressource minière induite de 13,1 Mt à une teneur de 6.29 g/t pour 2.65 Moz. Une étude
de portée encourageante a été réalisée par la suite et le projet a rapidement passé de l’étape de
l’étude de préfaisabilité à celle de la faisabilité.
La découverte de Gounkoto a été annoncée au mois de mai 2009 par les travaux d’exploration
de Randogld Resources ,en 2011 l’exploitation à ciel ouvert a débuté.

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PARTIE 2 : TRAVAUX REALISES

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CHAPITRE 1 : Intégration et analyse des données géologiques

INTRODUCTION
La structure de Faraba de par son importance, contient beaucoup de cibles, à savoir << Faraba
cible principale et Faraba Nord>> qui sont très avancées et en phase de conversion, Toronto
Sud, Toronto cible principal et Namila.
Compte tenu des travaux historiques à Faraba cible principale et Faraba Nord. Mon objectif
est de m’imprégner de ces données, comprendre chaque zone (Faraba cible principale et
Faraba Nord) et essayer de suivre la continuité vers le Sud qui est complètement couvert par
le plateau latéritique transporté. Les travaux réalisés pour ce faire sont ce qui suit.

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Figure 6: Carte géologique au niveau 50RL

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TRAVAUX DE PROFONDEUR
1. METHODOLOGIE :
La documentation des trous de sondages
Elle consiste à noter chaque variation ou changement dans la lithologie, l’altération et les
structures rencontrées dans le trou foré sur une fiche d’enregistrement du trou, puis les
reporter sur les fiches des coupes transversales

Image 22: Caisse d'échantillons de carotte

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Figure 7: Fiche d'enregistrements de carotte

2. RESULTATS ET INTERPRETATIONS DE LA DOCUMENTATION DES


DIFFERENTES COUPES TRANSVERSALES

A. FARABA NORD :

1) LA COUPE TRANSVERSALE SUR LA LIGNE DE SONDAGE 36


Les études portées sur les différents sondages sur cette ligne, nous renseignent sur la présence
d’une faille de cataclastique dénommée (DDB) de directions NNW-SSE avec des altérations
carbonate et d’hématite qui sépare deux grandes unités lithologiques, à savoir , Au toit de la
Faille (DDB) de l’Est vers l’Ouest , des grès moyens des brèches qui contiennent la
minéralisation et des grès fins intensément déformés tous de pendages vers l’EST, au mur de
la faille (DDB), des grès laminés non altéré pendage vers l’Ouest contrairement aux unités du
toit. Les différentes altérations qui accompagnent les minéralisations sont : l’hématite, le
silice-albite et les carbonates pervasive et sous forme de veines.(voir figure8)

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B. FARABA CIBLE PRINCIPALE

1) LA COUPE TRANSVERSALE SUR LA LIGNE DE SONDAGE 9 :


Les études sur cette ligne montrent qu’en plus de la faille (DDB), on a une autre faille
cataclastique dénommée (WF) avec de l’altération hématite localisée à l’Ouest de la première
faille (DDB) de pendage vers l’Ouest également. On observe entre les deux failles (DDB) et
(WF) de l’Ouest vers l’Est un grès grossier et une bande de brèche polygénique cisaillée de
pendage vers l’Ouest par contre les minéralisations qu’elles portent pendent vers l’Est, en son
sein un intrusive de même pendage, les différentes altérations liées à la minéralisation sont : la
silice-albite, l’hématite, la tourmaline et le carbonate.
Sur le mur de la faille(DDB) on n’a les grès fins laminés non altérés et non minéralisé comme
à Faraba Nord. (Voir figure9)

2) LA COUPE TRANSVERSALE SUR LA LIGNE DE SONDAGE 2 :


Sur cette ligne de sondage, j’ai eu à faire une projection de la faille (DDB) à partir de la ligne
de sondage 9 et en se basant sur les résultats des deux sondages FARC077 et FARC076
arrêtés dans la saprolite pour interpréter cette coupe transversale.(Voir figure10)

3) LA COUPE TRANSVERSALE SUR LA LIGNE DE SONDAGE 3 :


Cette ligne historique était mal interprétée car le modelé géologique de Faraba n’avait pas été
bien compris et par suite de la révision qu’on s’est rendu compte que le trou RC FARC025 a
une zone d’altération carbonate similaire à la faille (DDB) dans la saprolite suivie d’une petite
zone de cisaillement et les trous RC FARC075 et FARC026 ayant eu le même grès grossier et
la faille de l’Ouest (WF) nous ont permis de savoir que la structure de Faraba continue vers
les Sud sous la ferricrête. (Voir figure 11)

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Figure 8: Coupe transversale sur la ligne36

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Figure 9: Coupe transversale sur la ligne9

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Figure 10: Coupe transversale sur la linge2

PRESENTE ET SOUTENU PAR DICKO AMINATA 49


Figure 11: Coupe transversale sur la ligne3
PRESENTE ET SOUTENU PAR DICKO AMINATA 50
3. LA CARTE GEOPHYSIQUE
L’étude géophysique s'intéresse aux propriétés électriques des sols et roches car, comme par
exemple la densité ou la susceptibilité magnétique, elles permettent de caractériser et
d’imager le sous-sol.
Parmi les propriétés géophysiques mesurées, nous avons utilisé :

A. LA CHARGEABILITE :
Elle consiste à mesurer le temps de relaxation des sols après injection d’un courant électrique
dont les propriétés sont connues. L’intérêt de cette technique est de pouvoir dans certains cas,
identifier les types anomalies dans le sous-sol (stockage enterrée et les structures minéralisées
etc.)

B. LA RESISTIVITE :
La résistivité mesure l’opposition au passage d’un courant électrique, et peut permettre de
caractériser un matériau. L’intérêt de cette technique, est de pouvoir identifier les roches
compétentes et meubles ainsi leur contraste rhéologique
Commentaire de la carte ci-dessous
Les linéaments géophysiques montre une structure principale allant de Faraba cible principale
à Faraba Sud de direction NNW-SSE. (Voir figure 12)

PRESENTE ET SOUTENU PAR DICKO AMINATA 51


Figure 12:Carte des linéaments géophysique a partir des cartes
géophysiques ( résistivité et chargeabilité) de Faraba cible principale
et Faraba Sud
PRESENTE ET SOUTENU PAR DICKO AMINATA 52
4. SYNTHÈSE
À travers l’intégration et l’analyse des données de Faraba cible principale et Faraba Nord
,nous pouvons données les caractéristiques qui définissent la structure minéralisée :
✓ Elle représente une discordance qui sépare deux domaines : les lithologies non
compétente (grès fins laminé) à l’Est non minéralisé et les lithologies plus compétente
(les grès grossiers, les brèches) à l’Ouest qui sont porteuse de la minéralisation ;
✓ Elle a une altération en hématite ou carbonate
✓ Et une direction NNW-SSE

PRESENTE ET SOUTENU PAR DICKO AMINATA 53


LES DONNEES DE SURFACE ET DE SUB-
SURFACE
La Cartographie :
Une carte géologique est une présentation graphique des observations et interprétations
géologiques sur un plan horizontal. Une coupe géologique est par nature, identique à une
carte, à la différence près que les données sont enregistrées et interprétées sur une surface
verticale plutôt que sur une surface horizontale.
Les matériels utilisés en Cartographie pour le géologue :
Elles sont :
• Un marteau
• Une boussole de géologue pour la mesure des structures. Elle aide aussi dans
l’orientation, tout en tenant compte de la correction de la déclinaison magnétique du
lieu où l’on se trouve pour la mesure des directions et des pendages des structures.
• Un papier millimètre ou carte
• Un critérium
• Une gomme
• Un mètre ruban de 5 mètres au moins
• Un GPS : pour avoir les coordonnées géographiques (la latitude, la longitude et
l’altitude)
• Une loupe : une meilleure observation en détaille
• Un kitch : pour la mise à l’échelle sur la carte
• Un douglas : pour reporter les mesures structurales ou autres
• L’eau : pour mouiller la roche et avoir une meilleure observation
• L’acide chlorhydrique (dilué à 10%) pour déceler la présence de carbonate (calcaire)

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1. CARTOGRAPHIE DES REGOLITHES :
Le régolite
Il est l’ensemble des couches et les matériaux des roches non consolidées (résiduel ou
transporté) recouvrant la roche fraîche, elle peut être subdivisées en deux parties principales:
le pédolithe et le saprolithe .
Le pédolithe fait référence à la partie supérieure du profil composée de
sol/latérite/argile_tachété_ou_bariolé
Au-dessous de cette zone se trouve le saprolithe composé de deux parties principales, à savoir
la saprolite, et le saprock :
• La saprolite est une roche très fortement altérée à modérément altérée, facilement
cassée, mais qui conserve le tissu rocheux,
• Le saprock (la zone transitionnel) est une roche légèrement patinée qui ne peut pas
être brisée à la main et retient le tissu rocheux.
D’autre part, l’horizon rocheux frais ne montre aucun signe d’altération supergène

Figure 13: Profile de régolite

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L’établissement de la carte de régolite est fait pour quelques objectifs :

- La détermination des différents types de régime présent dans la zone.


- La connaissance du régime dans lequel l’anomalie géochimique se présente, afin de
mieux classer les anomalies en fonction des régimes auxquels ils ont lié.
- Savoir si l’anomalie géochimique est résiduelle ou transportée.

Ainsi cette méthode est basée sur la caractérisation de trois régimes fondamentaux :
- Régime cuirassique ;
- Régime érosionnel ;
- Régime dépositionnel.

A. REGIME DES CUIRASSES


Le régime des cuirasses correspond à la couverture latéritique ( transporté ou pas ) de la zone ,
elle se définis à trois niveaux :
FP1 (fuligineuse plateau 1) : le plateau ferrugineux le plus élevée
FP2 (fuligineuse plateau 2) : le plateau ferrugineux intermédiaire
FP3 (fuligineuse plateau 3) : le plateau ferrugineux le plus bas
FS (fuligineuse slope): la pente des plateaux
Si la couverture latéritique est transportée
FFP1 (fuligineuse ferricrête plateau 1) : le plateau ferrugineux transportée le plus élevée
FFP2 (fuligineuse ferricrête plateau 2): le plateau ferrugineux transporté intermédiaire
FFP3 (fuligineuse ferricrête plateau 3): le plateau ferrugineux transporté le plus bas
Le régime de cuirasse constitue la partie la plus dominante dans la zone cartographiée.

B. REGIME EROSIONNEL
C’est le régime des affleurements, elles correspondent à l’ensemble des affleurements dans la
zone en fonction de leur niveau d’altération (lente Eo ou active Ec)
- Eo1 : elle correspond aux affleurements proéminents caractérisés par une haute
altitude (>30 mètres de haut).

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- Eo2 : elle correspond aux affleurements caractérisés par une altitude intermédiaire
entre les unités Eo1 et les unités Eo3 (5 à 30 mètres de haut).

- Eo3 : cette unité correspond aux affleurements exposés des bas de relief comme ceux
des plaines érosionnelles, des canaux de drainage et leurs pentes (<5 mètres de haut).

- Es : érosionnal slope. Cette unité définit la zone de l’érosion la plus active, où


l’érosion à travers le profil de régolite se déroule nettement. Elle désigne les pentes
des plateaux.

- Ep3 : érosionnal plain. Elle correspond à des zones où sont dispersés à la surface les
fragments de roches. Ils sont généralement localisés à proximité d’un affleurement.

- Eo/c : érosionnal outcrop. Elle signifie des plateaux cuirassés montrant localement des
appointements d’affleurement. Cette unité correspond à la transition entre le régime de
cuirasse et le régime érosionnel.

C. REGIME DEPOSITIONNEL
C’est le régime issu de l’altération et du transport du régime d’affleurement, il en résulte ainsi
des dépôts de colluvions et d’alluvions pouvant avoir une provenance locale ou lointaine. Elle
se subdivise aussi en :
- Da : cette unité correspond aux dépôts alluvionnaires localisés dans le lit des cours
d’eau.

- Dp3 : cette unité correspond aux dépôts alluvionnaires (silt ou silt-argileux) localisés
dans la plaine.

- LGR (Latérite Gravel) : Cette unité correspond au dépôt silt-gravillonnaire.

DC1: composé d’éléments grossiers donc dépôt de colluvion le plus proche de l’affleurement
Jusqu’à DC4 : composé d’éléments fins donc le dépôt de colluvions le plus loin

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DA : la zone de drainage elle dépend des cours d’eau

D. METHODOLOGIE
Cette carte est élaborée partir des données de terrains qui sont recueilli en faisant les contours
des différents régimes suivant une ligne à l’aide d’un GPS. Après la cartographie sur le
terrain, le report est immédiatement effectué sur une carte de base au bureau. Pour fermer les
différents polygones, une corrélation est faite entre les limites des faciès similaires. Une fois
la carte établie, elle sera couronnée par une opération informatique qui consiste à scanner ou à
photographier la présente carte.
Avec le système d’information géographique (SIG), cette carte sera digitalisée et habillée.

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Figure 14:Carte des régolites de faraba sud

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Commentaire de la carte des régolites de Faraba Sud
Compte tenu de la grande couverture latéritique transportée représentant 85% de la zone
d’étude et seulement 15% représentant les régimes dépositionnel et érosionnel, il est donc
quasiment impossible d’effectuer les travaux de surface (puits et tranchée) et les résultats de
la géochimie régionale de la zone ne sont pas fiables, raison pour laquelle on a fait recourt à la
tarière dont les résultats sont interprétés sur la carte suivante. (Voir figure14)

2. LES DONNEES DE TARIERE

A. PRINCIPE DE LA METHODE DES TARIERES

Elle est une méthode de géochimie qui consiste à recueillir des échantillons à des profondeurs
relativement faibles dépendant du niveau de la saprolite. L’échantillon doit être prélevé:
• Au contact de la latérite et de l’argile bariolé contenant au moins 80% de la latérite
même si elle est transportée
• Et au niveau supérieur de la saprolite
Ce sont les résultats de la saprolite qui sont utilisés pour l’interprétation des anomalies, car
elle représente la roche mère oxydée sur place.

B. METHODOLOGIE
Après avoir obtenu les résultats des anomalies transmise sur la carte de base , on essaye de
regrouper les anomalies de même teneur aux alentours proche.

C. LA CARTE DES RESULTATS DE LA METHODE DES TARIERES


Trois grands couloirs d’anomalies ont été dégagés après l’interprétation de la tarière (Niveau
saprolite). Le plus grand et le plus important à l’Est de direction NNW-SSE correspondant à
notre zone d’étude et deux autres couloirs d’anomalies à l’Ouest. Cette interprétation a tenu
compte des données géophysiques qui sont la résistivité et la chargeabilité . (Voir figure 15)

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Figure 15: carte des anomalies de la tarière interprétée de la faraba sud

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3. CARTES GEOLOGIQUES

A. LA CARTE GEOLOGIQUE
C’est une carte qui représente toutes les informations visibles sur le terrain à savoir : les
plateaux, les routes, les zones d’orpaillage, les affleurements, les drainages, les villages etc.
Cette carte précède la carte interprétée qui est la version finale avant les travaux de
profondeur tels que les sondages à circulation inverse et diamantés, il est donc important que
la carte des faits soit élaborée minutieusement avec une grande précision.

B. METHODOLOGIE
La carte géologique est élaborée progressivement à partir des observations et mesures faites
sur le terrain , qui seront transmises sur la carte de base , il faut noter qu’ici le niveau des
différents plateaux ne sont pas considérés ;
Ces observations sont entre autres : les plateaux, les routes, les zones d’orpaillage, les
affleurements, les drainages, les villages etc. (Voir figure 16)

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Figure 16:Carte géologique de faraba sud
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Commentaire de la carte
Routes : la zone est facile d’accès et peu accidentée
Affleurement : On a très peu d’affleurement sur dans la zone d’étude du fait de
la couverture latéritique. A l’Ouest de la zone, une grande zone d’orpaillage
mettant en évidence des séries de bande de brèches de cisaillement NNW-SSE a
N-S, avec aussi des brèches polygéniques cisaillées de mêmes directions. Le
plus important est qu’on a au Sud de la zone d’étude dans le drainage et dans les
pentes des plateaux, des affleurements de brèches polygéniques et des grès
grossiers , très cisaillés avec des altérations en silice-albite et en tourmaline
similaires à ce qu’on a à Faraba zone principale. Ces zones de brèches
polygéniques et ces grès grossiers coïncident parfaitement à la géophysique
(chargeabilité et résistivité) et les fortes anomalies interprétées de la tarière. A
travers toutes ces données ci-dessus la carte géologique a été interprétée.

C. CARTE DE LA GEOLOGIE INTERPREPRETEE


La combinaison de la carte géologique des affleurements et de la carte des différentes données
géophysiques combinées sur une table lumineuse pourront nous permettre de relier les
différentes lithologies de même nature suivant les même axes géophysiques (résistivité et
chargeabilité). L’interprétation qui résulte de cette opération est appeler la carte de la géologie
interprétée. (Voir figure 17)

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Figure 17: Carte de la géologie interprétée de la Faraba Sud

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4. SYNTHESE :
L’analyse et l’intégration de toutes ces données montrent une forte probable continuité de la
structure de Faraba sous la couverture latéritique transportée au Sud qui doit être tester par un
programme de sondage RC ( circulation inverse) élucidé dans le chapitre suivant.

Figure 18: superposition des différentes cartes réalisée à faraba sud qui montre une forte
probable continuité de la structure sous la couverture dépositionnel

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CHAPITRE 2: les travaux effectués sur Faraba Sud

LES SONDAGES A CIRCULATION INVERSE (RC)


1. DEFINITION
Le sondage à circulation inverse (RC Reserve Circulation) est une technique de sondage
utilisée pour l’exploration minière , utilisant un marteau fond de trou , un tricône ou un
trilame pour broyée la roche en échantillons dit « cuttings » remontant par la partie intérieure
de la tige double sous l’effet de la pression d’air injecté.
Dans le domaine minier un programme de sondage RC est fait pour avoir les premières
données de profondeur pour la confirmation du soupçonné et d’avoir des informations
relativement évidentes passe ce qu’elle est peu couteuse avant de passée au sondage carotté
qui a plus de précision mais très couteuse
Elle permet de récupérer entièrement les échantillons en continu ,une contamination de
l’échantillon est inévitable , et il est Impossibles de faire de mesure structurale

2. OBJECTIFS
L’objectif de ce programme est de tester et de confirmer la continuité de la structure de Faraba
au Sud sous la couverture latérite comme avait montré l’intégration et l’analyse des données.
Ce programme a été fait sur trois lignes de sondage. La deuxième ligne est à 320 m au Sud de
la première et le troisième est à 700m au Sud de la deuxième.

3. METHODOLOGIE

A. PLANIFICATION DES TROUS DE SONDAGE


Les trous de sondage sont planifiés en fonction de l’objection recherché.
Sachant que la direction principale de la structure de Faraba est NNW-SSE et le pendage des
minéralisations vers l’Est, les trous ont été planifiés de façons à couper plus ou moins
perpendiculaire les structures. Chaque trou a été foré de l’Est vers l’Ouest avec des un angle
de pendage 50 degré.

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B. PREPARATION DE LA PLATEFORME
Avant le jour-j du sondage le géologue doit s’assurer que le point à forer est accessible et sans
danger pour le foreur et pour tout individu participant à la campagne de sondage
De ce fait il part vérifier sur terrain s’il y’a lieu de nettoyer ( par exemple : lorsque le point
est entouré par des arbres qui empêchera la machine d’accéder au point , le géologue doit faire
une demande à la communauté , au bureau de protection de l’environnement et au bureau de
la sécurité au travail pour nettoyer la zone et identifier les risques )

C. ALIGNEMENT DE LA MACHINE DE SONDAGE


La machine doit être alignée de tel sorte que le point de sondage soit centré aux pieds de la
machine, elle doit être arrêtée de façon plus ou moins perpendiculaire aux couches selon la
direction donnée par le géologue et le mat de la foreuse doit avoir le pendage exigé par le
géologue

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Image 23:Alignement de la machine de sondage RC

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Image 24:Mise en pendage de la machine de sondage RC

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D. L’ECHANTILLONNAGE
Lors de la RC à Faraba, le poids minimum requis par échantillon est de 1kg et l’intervalle
d’échantillonnage est 1m. Au total, 1902 échantillons ont alors été prélevés sur les trois lignes
de sondage.
La plupart du temps les échantillons sont collectés par un système de récupération. Les trois
composants principaux de ce système sont :

1) CYCLONE :
L’air s’échappe du train de tige, pour éviter une détérioration prématurée des flexibles, on
peut utiliser un déviateur de déblais de sondage qui aura pour effet d’amortir l’impact des
déblais. Les échantillons passent ensuite par le flexible jusqu’au cyclone dans lequel ils
tombent.

2) DEVERSOIR :
Les échantillons sont prélevés à chaque 1m, et un nouveau déversoir est placé par les ouvriers
pour permettre de poursuivre le sondage pendant que les échantillons seront divisés. A la fin
de chaque passe de sondage le cyclone, le train de tige et le trou sont soigneusement nettoyés
pour diminuer toute contamination du prochain prélèvement.

3) DIVISEUR :
Les échantillons qui arrivent du déversoir sont récupérés dans le diviseur et sont ensuite
collectés dans des sacs de récupération puis ils sont répartis dans des bacs et étiquetés

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Une petite partie des échantillons sont prélever dans les sacs pour être tamiser et mise dans la
chips ou étalé sur un plastique pour permettre au géologue de documenté le trou
La Boite des fragments de roches : c’est un outil permettant de conserver les échantillons
d’un trou de sondage RC mis à la disposition du géologue pour la documentation des
différents trous. De ce fait, chaque trou a ses boites selon la profondeur forée.

Image 25:Mise en boite d'échantillons de sondage RC

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Image 26: Echantillonnage de sondage RC

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4) ASSURANCE QUALITE ET CONTROLE DE QUALITE (QA/QC)
Lorsque les échantillons arrivent au camp d’exploration, ils sont rangés. On y insère des
échantillons standards (dont les teneurs en or sont déjà connues) et des échantillons stériles
(blank). Cette opération appelée contrôle de qualité (QAQC) permet de s’assurer de la
fiabilité des résultats du laboratoire. Tous les échantillons prélevés sont envoyés au laboratoire
d’analyse de Loulo.
Les échantillons de contrôle

a) LES BLANCS (BLK)


Ce sont des échantillons de grès non minéralisé. Pour ce programme de RC l’échantillon
blank est inséré à tous les dix-neuf mètre forés
L’objectif des échantillons blanc est de vérifier s’il n’y a pas eu de contamination lors de
l’analyse des échantillons au laboratoire

b) LES STANDARDS (STD)


Les standards sont des échantillons déjà analysés par les laboratoires de référence. On les
introduit parmi les échantillons qui doivent être analysés. Pour ce programme de RC, on a un
échantillon standard à tous les vingt mètres forés, cela peut varier selon la planification.

Les échantillons standards ont pour objectif de vérifier le degré de précision des analyses du
laboratoire

c) LE DUPLICATA (FD)
Pour ce programme de RC, on prenait chaque duplicata à tous les dix-sept mètre de
l’échantillonnage. Apres avoir bien mélangé le dix-septième échantillon, on le divise en deux
par le système de quartage. L’un représente l’originale et l’autre le duplicata. Les
échantillons Duplicata permettent de vérifier la variabilité de la teneur.

d) CARNET D’ECHANTILLONNAGE :
Le carnet d’échantillons est utilisé à chaque échantillonnage lors des travaux d’exploration :
en géochimie, puits, tranchées et aussi pour les travaux de profondeur (RC et DDH). Ces
carnets d’échantillon (comportant 4 étiquettes) sont utilisés pour identifier et distinguer les
échantillons. Ainsi, on attribue à chaque échantillon une étiquette comportant :

• Le numéro N° de l’échantillon ;

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• Le type d’analyse (géochimie. Pétrographie. etc.) ;
• Le type d’échantillons

INTERPRETATION DE LA DOCUMENTATION
A. LA COUPE TRANSVERSALE SUR LA LIGNE DE SONDAGE 4 :
L’interprétation sur cette ligne montre de l’Est vers l’Ouest : des grès laminé (mis en évidence
par le trou FSRC001), de la faille (DDB), le grès grossier, la brèche (mis en évidence par le
trou FSRC002) et le grès déformé avec une intercalation de grès non déformé dans le toit
(mis en évidence par le trou FSRC003). (Voir figure19)

B. LA COUPE TRANSVERSALE SUR LA LIGNE DE SONDAGE 5


Très similaire à la ligne de sondage 4, la différence est juste l’absence de cette intercalation de
grès non déformé dans le toit dans le paquet de grès déformé (mis en évidence par le trou
FSRC005). (Voir figure20)

C. LA COUPE TRANSVERSALE SUR LA LIGNE DE SONDAGE 7


Les mêmes séquences sont respectées sur cette ligne mais on a une intercalation de brèche
dans le paquet de grès laminée, ce qui est inhabituelle (mis en évidence par le trou FSRC011)
et la présence de plusieurs bandes d’intrusives au toit mis en évidence par les trous (FSRC009
et FSRC008). (Voir figure 21)

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Figure 19: Coupe transversale sur la ligne4
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Figure 20: Coupe transversale sur la ligne 5
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Figure 21: Coupe transversale sur la ligne 7

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D. LA CARTE DE LA GEOLOGIE INTERPRETEE MISE A JOUR

Figure 22:Carte de la géologie interprétée mise à jour de Faraba Sud

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SYNTHESE :
Les interprétations des sondages de RC ont montré que le modèle requis après l’analyse
et l’intégration des données était correct du point de vue de séquence lithologique.
Les seules différences étaient :
 La position de la faille (DDB) qui s’est retrouvée à 30m vers l’Est de ce qu’on
avait interprété après l’analyse et l’intégration des données
 Les épaisseurs des bandes de grès grossiers et de la brèche qui diminué
comparativement de celles qui étaient interprétées après l’analyse et l’intégration
des données
 La présence d’une nouvelle bande de brèche sur la dernière ligne de sondage au
Sud, localisée dans le paquet de grès fin laminée

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CONCLUSION GENERALE
L’analyse et l’intégration des résultats des travaux réalisés dans les différentes zones
d’études, nous a permis d’avoir un aperçu sur la géologie de ces zones qui sont situées
dans la fenêtre de Kédougou-Kéniéba dans les séquences de roches volcano-
sédimentaires du protérozoïque inferieur de la formation de Kofi.
Les travaux d’études effectuées dans la zone de Faraba Nord , Faraba cible principale et
Faraba Sud ont permis d’établir les caractéristiques de la structure minéralisée , des
relations entre : la minéralisation ,les lithologies, les structures et les altérations ; de
comprendre le contexte litho-structural de la zone de faraba cible principale et faraba
Nord et ainsi retrouver sa continuité au Sud du permis de Gounkoto.
Les caractéristiques de la minéralisation se définit comme suite :
✓ Elle représente une discordance qui sépare deux domaines : les lithologies non
compétente (grès fins laminé) à l’Est non minéralisé et les lithologies plus
compétente (les grès grossiers, les brèches) à l’Ouest qui sont porteuse de la
minéralisation ;
✓ Elle a une altération en hématite ou carbonate
✓ Et une direction NNW-SSE
Les résultats des travaux de Sondage RC on permit de mettre en évidence la structure
minéralisée à Faraba Sud malgré un petit décalage de la position de la structure rapport
à ceux de Faraba cible principale et Faraba Nord.

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RECOMMANDATION :
Nous recommandons :
• Une campagne de géophysique à faible maille sur les différentes cibles (Faraba
Sud, Toronto cible principale, Toronto Nord , Namila et Bena-West)
• Un trou de sondage carotté (DDH) d’Ouest vers Est sur chacune des lignes de
sondage à circulation inverse (RC) à Faraba Sud pour pouvoir avoir la faille de
Faraba dans les roches saines pour plus de certitude et recoupant les différentes
lithologies , et surtout d’avoir des mesures structurales.
• Planifier deux lignes de sondage entre : la ligne de sondage 6 et 7, l’autre en
dessous de la ligne de sondage 7 pour comprendre la structure de Faraba puis
qu’elle pourrait peut-être avoir changé de caractéristique dans cette zone
• D’accordé à vos stagiaires des formations sur les logiciels de travail

PRESENTE ET SOUTENU PAR DICKO AMINATA 82


REFERENCES BIBLIOGRAPHIES

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série méta sédimentaire encaissant du pluton de granite de Saraya (Sénégal
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structures, suivi optimal du corps minéralisé dans la mine souterraine de Yaléa :
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Cible De Sinsinko Dans Le Permis De Bena - District De Loulo ; Mémoire de
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PRESENTE ET SOUTENU PAR DICKO AMINATA 83


• Ledru, P., Pons, J., Milési, J.P., Feybesse, J.L., Johan, V., 1991. Transcurrent
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Es-Sci. Aix-Marsaille III, Trav .Lab .Sci .Terre St Jérome, Marsaille ,B, 7-
702pages.

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ANNEXES

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ANNEXE1: LES STRUCTURES MESUREES
Tableau 2: données des structures mesurées sur les trous FADH198 et
FADH178

Nom du
trou Profondeur Structure_Type1 Pendage Direction de pendage
FADH198 126,89 Cisaillement 79 95
FADH198 127,9 Cisaillement 84 95
FADH198 128,8 Contact 84 95
FADH198 128,83 Contact 87 92
FADH198 130,76 Contact 88 289
FADH198 132,16 Cisaillement 84 98
FADH198 133,6 Cisaillement 87 93
FADH198 134,89 Cisaillement 80 85
FADH198 144,87 Cisaillement 83 89
FADH198 148,34 Cisaillement 80 84
FADH198 149,04 Foliation 80 84
FADH198 155,64 SI_CA_V 75 81
FADH198 198,83 Cisaillement 76 60
FADH198 200,74 Foliation 68 56
FADH198 202,5 Foliation 82 78
Nom du
trou Profondeur Structure_Type1 Pendage Direction de pendage
FADH178 86,54 litage 83 256
FADH178 89,6 Litage 72 275
FADH178 104,28 Contact 72 265
FADH178 113,1 Cisaillement 72 34
FADH178 126,8 Contact 78 275
FADH178 151 Foliation 84 248
FADH178 179,55 Litage 86 67
FADH178 179,7 Litage 76 72
FADH178 180,5 Litage 88 81
FADH178 185,6 Foliation 75 70
FADH178 199,3 Foliation 86 70
FADH178 199,6 Litage 69 84
FADH178 200,05 Litage 72 71
FADH178 222,17 Cisaillement 78 69
FADH178 228,12 Veine de quartz 87 100
FADH178 237,95 Foliation 75 245
FADH178 240 Litage 74 66
FADH178 241,44 Litage 89 80

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Vue d’ensemble Litage
Foliation Contact

Figure 23:projection stéréographique du trou FADH178


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Figure 24: Projection stéréographique du trou FADH19
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: CARTOGRAPHIE GEOLOGIQUE DE LA
ANNEXE2
TRANCHEE DE DEVIATION D’EAU DANS LA
MINE DE GOUNKOTO
1. CARTOGRAPHIE DE LA TRANCHEE

A. DEFINITION
Elles sont exécutées de façons perpendiculaires à la direction général de l’anomalie , elles
permettent de tester ou de contrôler l’évolution en subsurface des affleurements, des
structures, des altérations et éventuellement la minéralisation.
L’échantillonnage se passe sur des longueurs considérables comme à travers des zones
minéralisées l’excavations peut être faite soit à la main ou par pelle mécanique à des
profondeurs pouvant atteindre 4 à 5m .

B. OBJECTIFS
Les travaux réalisés sur la tranchée avaient pour objectif :
• De retrouve la structure de FARABA au Nord , car on suppose qu’elle continue à
TORONTO ( l’une des cibles de recherche de l’exploration ) qui se situe au Nord de la
mine d’or de Gounkoto
• D’avoir une aperçue de la direction et du pendage des différents les lithologies qui se
trouve au Nord puis que la tranchée à une longueur de plus de 300m

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Image 27: vue de la tranchée de déviation d'eau dans la mine
de Gounkoto

C. MATERIELS UTILISES
Elles sont :
• Un marteau
• Une boussole de géologue pour la mesure des structures. Elle aide aussi dans
l’orientation, tout en tenant compte de la correction de la déclinaison magnétique du
lieu où l’on se trouve pour la mesure des directions et des pendages des structures.
• Un papier millimétré, Un critérium, Une gomme
• Un mètre ruban de 5 et 60 mètres au moins
• Un GPS : pour avoir les coordonnées géographiques ( la latitude, la longitude et
l’altitude)
• Une loupe : une meilleure observation en détaille
• Un kitch : pour la mise à l’échelle sur la carte
• Un douglas : pour reporter les mesures structurales ou autres
• L’eau : pour mouiller la roche et avoir une meilleure observation
• L’acide chlorhydrique (dilué à 10%) pour déceler la présence de carbonate (calcaire)
• Des piquées
• Un cordon et une règle de niveau pour la mise en place de la référence horizontale

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Image 28:Matériels utilisées

D. METHODOLOGIE
A partir du premier piqué placé et à l’aide du ruban , d’une corde et de la règle de niveau on
cherche l’horizontalité de la ligne de référence , en plaçant les différents piquée à chaque fois
que la direction change ou quand l’on rencontre un obstacle
On rencontre deux sortes de piquée : les piquée de référence et les piquée de mesure
Les piquets de référence : ils sont placés lors de la mise en place de la ligne de référence
(d’une référence horizontale) à chaque que la direction de la tranchée change on place un
piquée de référence
Les piquets de mesure : ils sont placés entre les piquets de référence avec une distance de
séparation de 10m chacune ( cela dépend du géologue ), à travers eux on effectue :
• Etablissement des profils de la surface et du fond
• Identification et description des différents faciès géologiques. Cette description se base sur
l’altération, le degré d’oxydation et la granulométrie ;
• Mesure de la direction et du pendage des structures rencontrées ;
• Faire une cartographie de la face considérée (face Sud dans le cas présent) et du fond sur le
papier millimétré;
Cette cartographie nous a donné une vue en coupe transversal de la tranchée

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Figure 25:Carte géologique de la tranchée de déviation d'eau

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