Eva 2019
Eva 2019
et performance des
entreprises
CONCLUSION
Introduction
Partie I : Généralités sur la notion de la performance
A-concept de la performance :
A-1- Définition :
BOURGUIGNON
La performance peut se définir « comme la réalisation des objectifs organisationnels, quelles que soient la nature et la
variété de ces objectifs. Cette réalisation peut se comprendre au sens strict (résultat, aboutissement) ou au sens large du
processus qui mène au résultats (action) ».
A-concept de la performance :
PINTO
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C’est la capacité d'une entreprise à déterminer et à mettre en œuvre des bonnes stratégies par l’instauration des
meilleures relations entre ses services.
Pour le mesurer on
utilise
La mobilisation des
employés
Le climat de
travail (moral des
employés )
L’adaptation aux
contraintes de
l’environnement
Le tableau de bord
B- La performance comme notion multidimensionnelle :
Il est de plus en plus reconnu que l'entreprise, qui n'est pas performante humainement et socialement, n’est pas
durablement performante financièrement .
La capacité l'autonomie et le
Les compétences degré de l'adhésion
d'initiative
des salaires
B- La performance comme notion multidimensionnelle :
Donc , la performance concurrentielle dépend largement de l'analyse stratégique des règles du jeu
concurrentiel.
B- La performance comme notion multidimensionnelle :
La performance commerciale peut être définie comme la capacité de l'entreprise à satisfaire sa clientèle
en offrant des produits et des services de qualité répondant aux attentes des consommateurs.
La rentabilité par
La part de La fidélisation La satisfaction segment,client,produit,
marche de la clientèle des clients marché
B- La performance comme notion multidimensionnelle :
L'évaluation de l’impact de la planification stratégique rationnelle sur la performance des entreprises a occupé une place importante
dans la recherche, en management stratégique, au cours de trois dernières décennies.
.
B- La performance comme notion multidimensionnelle :
La performance globale d’une entreprise s’apprécie sous plusieurs angles : Performance commerciale, sociale et bien sûr
financière.
Pour qu’une entreprise vive, elle lui faut de l’argent. Celui-ci est soit généré par l’activité de l’entreprise ( l’autofinancement) soit
en provenance de l’extérieur, actionnaires ou banques .
L’efficacité
L’efficience
MARMUSE
1997
Qui propose le ratio suivant pour mesurer l’atteinte des objectifs fixés : Efficacité =
Les outputs visés (Objectifs établis)
B- La performance comme notion multidimensionnelle :
BOUQUIN
L’acquisition de ressources financières, humaines et matérielles appropriées, tant sur le plan de la qualité que celui de la quantité au
moment, au lieu et au coût le moindre. Ainsi, une entreprise économise lorsqu’elle évite les dépenses jugées inutiles. Autrement dit
lorsqu’elle utilise de manière rationnelle ses ressources. Cette utilisation contribue à l’amélioration de la performance de l’entreprise.
En effet, une meilleur économie des ressources nécessite également la réduction des coûts liés à la réalisation d’une relation avec un
autrui et à l’intérieure même de l’entreprise. Autrement dit, une réduction des coûts de transaction. Il s’agit entre autres des coûts
d’acquisition d’informations, des coûts relatifs aux procédures de contrôle, des coûts de renégociation.
B- La performance comme notion multidimensionnelle :
Le taux de rentabilité, le taux de rendement des actifs, les besoins en fonds de roulement ou de trésorerie, le cycle d'exploitation des
produits, les délais de règlement clients et fournisseurs sont autant d'indicateurs financiers permettant d'analyser la santé réelle d'une
entreprise. Mais aussi de comparer deux entreprises appartenant à un même secteur d'activité et aussi de comparer les résultats
dégages aux résultats passés.
Rendement
Rentabilité Rentabilité
des fonds
commerciale financière
propres
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Rendement Efficacité de la Rentabilité
de l’actif production économique
B- La performance comme notion multidimensionnelle :
Appelé aussi taux de rendement de l’actif investi, il indique dans quelle mesure les placements d’une entreprise génèrent une valeur,
ce qui en fait une mesure importante de la productivité d’une entreprise.
On peut le calcule en divisant le résultat net de l’entreprise par son actif total, et en multipliant le résultat par 100%.
Résultats net
Rendement de l’actif =
Actif total
B- La performance comme notion multidimensionnelle :
Appelé aussi taux de retour sur capitaux propres ou taux de rendement des capitaux propres , est une mesure qui correspond à la
rentabilité des capitaux propres qui ont été investis par les actionnaire, c’est aussi une mesure qui représente la capacité d'une société
à faire des profits à partir des capitaux propres.
Rendement des Résultats net
La rentabilité des capitaux propres est un pourcentage, calculé comme suit : fonds propres =
Capitaux
propres
Être capable de fournir une grande quantité de travail tout en restant, continuellement, focalisé sur la réalisation optimale de ses
objectifs.
Autrement dite pour rendre la production efficace, il faut employer les ressources de manière rationnelle et exploiter entièrement
tous les potentiels existants.
B- La performance comme notion multidimensionnelle :
La rentabilité commerciale est un ratio financier permettant de mesurer la rentabilité d'une entreprise selon son volume d'affaires.
En d'autres termes, combien gagne une entreprise sur la vente de ses produits ou bien services.
La rentabilité économique est un indicateur pour mesurer la performance d'une entreprise à créer de la valeur. Pour cela, elle compare
les revenus après impôts issue de l'exploitation de l'entreprise (résultat d'exploitation) aux moyennes mises en œuvre pour générer ses
revenus ( capitaux propres + endettement ).
Résultat d’exploitation
Rentabilité économique =
Actif total
B- La performance comme notion multidimensionnelle :
La rentabilité financière intègre les modalités de financement en faisant intervenir l’effet de ces décisions sur l’entreprise.
Les formules de calcul de la rentabilité financière est les suivantes:
Formule 1 :
Résultat net
Rentabilité financière =
Capitaux propres
B- La performance comme notion multidimensionnelle :
On peut trouver des liens entre la rentabilité financière et la rentabilité économique selon deux formules et voilà la deuxième
formule :
Formule 2 :
Cette relation mesure l’effet de l’endettement sur la rentabilité financière sur la rentabilité financière l »ors de l’augmentation de
l’actif par endettement :
Effet de levier :
Si :
Re-i > 0 L’endettement entrainera une amélioration de la Rf .Donc l’endettement
est favorable pour l’entreprise .L’effet de levier est positif.
Re-i = 0 L’endettement n’a aucun effet sur la Rf .L’effet de levier est nul.
C- Les fondements théoriques de la performance :
La théorie La théorie
de des réseaux
l’innovation
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Théorie de La théorie des
La théorie des
la chaîne de coûts de
ressources
valeur transaction
C- Les fondements théoriques de la performance :
L'analyse de la chaîne de valeur Porter, 1985 peut être utilisée afin d'explorer les activités qui ont un impact l'amélioration
de la performance de l'entreprise. Cette approche permet de répondre principalement à deux questions: quelles sont les activités
que la firme doit exécuter, et comment? Et quelle est la configuration des activités de la firme qui lui permet d'ajouter de la valeur
au produit et de faire face à la concurrence?
Schumpeter (1934) a élaboré la théorie du développement économique à travers le changement des processus technologiques et
l'innovation. Schumpeter (1942) introduit la notion de la « destruction créatrice », et note que les entrepreneurs reçoivent des
rentes suite à un changement technologique qui diminuent plus 'tard lorsque les innovations deviennent des pratiques courantes
dans la vie économique.
La théorie des ressources définit la firme comme un lieu de ressources et de capacités et l'apprécie à partir de ce qu'elle est
capable de faire (Grant, 1991). D'après cette théorie, le rassemblement et la combinaison d'un ensemble unique de ressources
‘’Ces ressources sont supposées être rares, durables, difficiles à imiter et difficiles à substituer’’ et de capacités spécialisées et
complémentaires peuvent améliorer la performance (Penrose, 1959; Wernerfelt, 1984; Barney, 1991; Amit et Schoemaker, 1993).
Les ressources et les capacités de la firme n'ont de la valeur, selon les tenants de cette théorie que, si et seulement si elles
réduisent les coûts de la firme ou augmentent ses revenus comparativement à ce qui serait le cas si l'entreprise ne possédait pas
ces ressources.
C- Les fondements théoriques de la performance :
Les réseaux stratégiques sont, selon Gulati, Nohria et Zaheer (2000), des liens organisationnels stables qui sont stratégiquement
importants pour les firmes impliquées. Ils peuvent prendre la forme d'alliances stratégiques, co-entreprise, partenariat de long
terme entre acheteur et fournisseur, et d'autres liens. Les réseaux stratégiques permettent aux entreprises membres de partager le
risque,' de générer des économies d'échelle, de partager la connaissance, de faciliter l'apprentissage (Dyer et Singh, 1998), de
récolter les bénéfices générés par les, activités interdépendantes (Blankenburg, Eriksson et Johansson, 1999) et d'avoir accès à
l'information, aux marchés et aux technologies (Gulati et al, 2000).
C- Les fondements théoriques de la performance :
La théorie des coûts de transaction tente d'expliquer le choix de la forme de gouvernance la plus efficiente étant donné une
transaction dans un contexte économique spécifique. Les dimensions critiques des transactions qui influencent ce choix sont
l'incertitude, la fréquence de l'échange et la spécificité des actifs permettant l'échange (Williams on, 1979). Williams on (1975)
note que la rationalité limitée, l'incertitude, l'information asymétrique et l'opportunisme peuvent dans certaines situations,
augmenter les inefficiences transactionnelles. Cependant, la réputation, la confiance et l'expérience dans les transactions peuvent
réduire le coût des échanges idiosyncratiques entre les firmes (Williamson, 1979, 1983).
Partie II: EVA comme modèle d’évaluation
financière de la performance
A- L’HISTOIRE ET DÉFINITION DE L’EVA :
La méthode l’EVA (Economic Value Added) promue par le cabinet Stern, Stewart au début des années 80, s’est imposée
comme la définition la plus représentative de la valeur. L’EVA vise à dénoncer l’incapacité des informations issues de la
comptabilité standard à mettre en évidence les gains véritables des propriétaires de l’entreprise,
L’objectif de l ‘EVA selon Stern Stewart était de mesurer le résultat économique dégagé par l’entreprise sur ses activités
d’exploitation.
L’EVA se définit donc comme étant la différence entre le résultat opérationnel de l’entreprise après impôt et la rémunération du
capital utilisé pour son activité
B-Mesure de L’EVA :
Stern Stewart
Stewart
& Co
(1990)
L'EVA exprime le surplus de valeur créée par une entreprise dans une période donnée.
= BNAI - (k x CI)
Avec :
RCI : taux de rentabilité des capitaux investis
CMPC : Coût moyen pondéré du capital
BNAI : Bénéfice net d'exploitation après impôt = (Ventes - CMV - FVA) (l-taux d'impôt)
CMV : Coût des marchandises vendues
FVA : Frais de vente et d'administration
CI = Fonds de roulement net + immobilisations nettes + autres actifs
B-Mesure de L’EVA :
Si :
EVA
L’intérêt de ces ajustements consiste à corriger les anomalies créées par le plan comptable afin de rendre le bénéfice
net d’exploitation après impôts (BNAI) plus proche des profits économiques réels.
01
Passer d'une logique comptable à 02
Corriger les distorsions liées à
une logique économique la fiscalité différée
B-Mesure de L’EVA :
01
Passer d'une logique comptable à
une logique économique
Les provisions
les provisions à Une entreprise peut avoir une
anticipant des charges Les amortissements cumulés
caractère de réserve valeur supérieure à son actif
futures des frais de recherche et
net comptable corrigé
développement, de la même
façon que le goodwill et suivant
les provisions: les provisions: Le savoir-faire, l'image de marque, le même raisonnement, seront
▪ pour litige, ▪ pour impôts, la clientèle capitalisées
▪ pour garanties ▪ pour grosses
données aux clients, réparations,
▪ pour créances ▪ pour charges sociales
douteuses, et fiscales sur congés Valeur de l'entreprise =
▪ pour dépréciation à payer actif net comptable + Goodwill
des stocks.
B-Mesure de L’EVA :
L'EVA, en tant que méthode de mesure périodique de création de valeur, ne tient pas compte des distorsions
liées aux effets de calendrier de manière à imputer rigoureusement les dépenses sur la période analysée.
Les amortissements pour impôts différés doivent être ajoutés au résultat opérationnel
B-Mesure de L’EVA :
Le coût moyen pondéré est égal à la moyenne Le définit comme étant la somme du coût du chacun
pondérée des coûts de l’ensemble des sources de des composants du capital, pondérés en fonction de leur
financement : (Capitaux propres et dettes financières) part relative dans la structure du capital de l’entreprise.
La formule du CMPC :
= CFP × ( FP ) + CND× ( DF )
VM VM
Avec :
CMPC : coût moyen pondéré du capital VM : Valeur marchande totale de l’entreprise
CFP : coût des fonds propres CND : coût net d’impôt des fonds empruntés
FP : valeur de marché des FP DF : valeur de marché des dettes financières
B-Mesure de L’EVA :
B-3 La valeur marchande ajoutée (MVA) :
Stern Stewart
Stewart
& Co
(1990)
La MVA est la différence entre la valeur marchande de la firme et la valeur comptable du capital investi par ses
bailleurs de fonds.
La MVA se calcule ainsi :
L’EVA est égale à la MVA si l'horizon de l'étude est d'une seule période.
Si la firme gagne exactement l'équivalent de son coût du capital, sa MVA sera nulle.
Si les rendements espérés excèdent le coût de capital, la MVA sera positive et il y aura création de valeur. À
l'inverse, si les rendements futurs espérés sont moins élevés que le coût de capital, alors la MVA sera négative et
on dira que la firme a détruit de la valeur.
C-EVA et création de valeur et de richesse :
EVA
La décision de financement est l’une des principales décisions financières de l’entreprise. Avoir une structure du
capital adéquate peut améliorer la performance de l’entreprise et par conséquent, créer de la valeur.
DÉCISION DE FINANCEMENT
FINANCEMENT FINANCEMENT
PAR FONDS PROPRES PAR ENDETTEMENT
L’AUTOFINANCEMENT
L’AUGMENTATION DU
CAPITAL
D-Décision de financement et EVA :
L’AUGMENTATION DU
CAPITAL
(VAR K / CI) L’influence que peut avoir une augmentation du
capital sur la création de valeur
D-Décision de financement et EVA :
RFP
L’importance de la rémunération des FP (RFP)
CMPC par rapport au coût du capital CMPC
D-Décision de financement et EVA :
La rémunération des
Poids des dettes financières
dettes financières (RDF)
Levier financier : par rapport au capitaux
par rapport au coût du
DF investis :
capital CMPC :
FP DF
RDF
CI
CMPC
L’entreprise qui choisit de financer ses projets d’investissement par endettement, bénéficie d’un avantage fiscal qui consiste à une
déduction du bénéfice imposable des intérêts relatifs à l’emprunt, au titre de l’impôt sur les sociétés.
D-Décision de financement et EVA :
Dans ce sens Bogliolo a élaboré une deuxième formulation du CMPC vu de l’actif, pour tenir compte de la déductibilité des intérêts
relatifs à la dette financière notée comme suit : CMPC = CAE × (1 – T × DF )
AE
Avec : le coût de l’actif économique : CAE = TSR + (BRI * PRM)
On désigne par :
TSR : Le Taux Sans Risque.
BRI : C’est l’indice du risque opérationnel
PRM : Prime de Risque de Marché.
La déductibilité des intérêts relatifs à l’endettement du résultat opérationnel de l’entreprise a un impact prépondérant sur la décision de
financement et par conséquent, sur la création de valeur.
D-Décision de financement et EVA :
Les paiements du contrat de leasing sont traités de simples loyers et l’actif acquis par le contrat de location n’est pas capitalisé. Ce qui
revient à sous-estimer les capitaux investis et à sous-estimer également le résultat opérationnel.