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Fondements de la bioéthique moderne

Ce document présente un cours sur les fondements philosophiques de la bioéthique. Il définit des termes clés comme la bioéthique, l'éthique et les principes de bioéthique. Le document décrit également le rôle des comités d'éthique.

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Fondements de la bioéthique moderne

Ce document présente un cours sur les fondements philosophiques de la bioéthique. Il définit des termes clés comme la bioéthique, l'éthique et les principes de bioéthique. Le document décrit également le rôle des comités d'éthique.

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Cours bioéthique Dr DEFFA O

Chapitre I. Fondement philosophique de la bioéthique

I.1. La naissance de la bioéthique


Le concept de « bioéthique » est relativement nouveau. Il a été introduit en 1970 par
un biochimiste, Van Rensselaer Potter, qui voulait appeler l’attention sur le fait que
la science avait progressé à grands pas sans qu’une attention suffisante ait été prêtée
aux valeurs. Pendant un certain temps, le terme a été associé à la volonté de relier faits
scientifiques et valeurs dans le domaine de l’environnement. Il a acquis aujourd’hui
une signification plus générale, englobant l’éthique médicale ou, plus généralement,
l’éthique des soins de santé. L’histoire offre quelques exemples de travaux de
réflexionsur l’éthique de la médecine, mais la bioéthique a donné naissance à
plusieurs sousdisciplines ces dernières décennies. Leur développement a été stimulé à
la fois parl’exploitation d’êtres humains dans le cadre de la recherche médicale, qui a
pris desformes extrêmes au cours de la Seconde Guerre mondiale, et par l’apparition
de technologies médicales qui interrogent des valeurs communément admises.

Potter a conçu cette nouvelle discipline, la bioéthique, comme une ‘passerelle’ entre
les‘faits’ et les ‘valeurs’. Selon lui, durant la seconde moitié du XXe siècle, le savoir
et lesmoyens techniques dans le domaine des sciences de la vie n’avaient cessé de se
développer, alors que la réflexion sur les valeurs en jeu n’avait pas progressé dans la
mêmemesure.

Potter dit qu’il a formé le mot bioéthique en associant deux mots grecs, bíos,la vie,
qui représente la réalité du vivant et les sciences de la vie, et éthos, la morale,
quirenvoie à des valeurs et des devoirs.Une profession qui, depuis des millénaires,
s’est occupée de la vie, en particulier dela vie humaine, est la médecine. Mais
aujourd’hui, nombreuses sont les disciplines scientifiques et les professions qui
interviennent dans ce domaine. Par conséquent, il nefaut pas confondre la bioéthique
avec l’éthique médicale, ou la déontologie médicale,qui n’est qu’une de ses branches.
Le champ de la bioéthique est aussi vaste que lesphénomènes de la vie, et son étude
est divisée en de nombreux domaines, chacun ayantsa spécificité propre : la
bioéthique environnementale, la bioéthique médicale, la bioéthique clinique, la
bioéthique de la recherche, etc.

I.2. Rappels et définitions

I.2.1. La bioéthique
C’est l’étude systématique de la conduite humainedans le cadre des sciences de la vie
et de la santé,examinée à la lumière des valeurs et des principesmoraux ». Elle s’est
construite petit à petit après les révélations du procès de Nuremberg (1947) et de
pratiquesde recherches médico-scientifiques incontrôlées nerépondant pas à la
déclaration des droits de l’homme,dans les années 60.Ainsi, le développement des
sciences et de la recherchemédicale, appliquées à l’homme, a rapidement
imposéd’associer la rigueur scientifique et règles éthiques, dèsla fin des années 70. La
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bioéthique est née et s’estancré sur quatre principes aujourd’hui bien connus :le
respect de l’autonomie du sujet (capacité du sujet àdécider, consentement), de la
bienfaisance (obtentionde conséquences favorables), de la non-malfaisance,et de
l’équité.Plus récemment a été introduite la notion d’éthique dela vulnérabilité qui,
appliquée à l’homme,reprend les principes de la bioéthique et qui, à l’autonomie,
ajoute l’altérité (fragilité du corps, responsabilitédonc identité, obligation et devoir
sociétal) et la considération, c’est-à-dire le respect de l’homme et de
sonenvironnement.En l’absence de «paix dans le monde des concepts»qui fournirait à
la fois un code de bonne conduite etune grille hiérarchisée des valeurs, la bioéthique
doit seréférer à la fois à une tradition hippocratique plurimillénaire et à un large
consensus déontologique.

 Tentative de définition de la bioéthique à partir des fondateurs, comme


réflexionpluridisciplinaire:

« La bioéthique est une recherche réflexive permanente sur notre vision del’humain et
sur les conséquences des nouvelles technologies appliquées à l’Homme. »

« Evaluation critique des effets dans le présent et le futur des progrès scientifiques
surle vivant (humain et non humain) »

I.2.2. l’éthique

C’est une réflexion, une recherche sur les valeurs humaines : la vie, la mort, le respect
de la personne, la liberté, la confidentialité… Plus que de permettre de discerner entre
le bien et le mal, elle amène à choisir entre plusieurs formes de bien, voire le moindre
mal. Elle repose sur la réflexion, les qualités humaines et l’ouverture. Elle fait aussi
progresser l’universalité et la sollicitude envers tout autre que soi. Elle est le fruit
d’une réflexion collective, d’échanges et de débats. C’est une démarche active, qui
peut et doit évoluer dans le temps. Enfin, elle est rarement directive, elle est
suggestive et surtout amène à formuler les questions de manière à permettre à chacun
de trouver la réponse la mieux adaptée, dans une situation donnée, au respect et au
bien-être de l’autre. On perçoit bien la différence entre la loi et l’éthique, la loi civile
(ou religieuse dans certains pays) est un impératif le plus souvent imposé par la
collectivité à elle-même dont le non-respect expose à une punition. Les lois positives,
qui constituent le droit positif découlent «normalement» du droit naturel, qui repose
essentiellement sur des exigences de justice; c’est en quoi elles obligent en
conscience. Cependant, «notre conscience est au-dessus de la loi, et tout ce qui est
légal n’est pas forcément moral » (Ph. Barbarin)… et c’est là que peut intervenir la
réflexion éthique.

I.3.Prise de décision et éthique

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L’éthique est une discipline à la fois théorique et pratique. Le langage de l’éthique


renvoie à des droits, des devoirs et des valeurs. Un des buts de l’éthique est de
déterminerla bonne décision et, pour ce faire, il faut procéder étape par étape et
analyser d’abordles faits, puis les valeurs en jeu et enfin les devoirs.

I.4. Principes de bioéthique :


Les médecins et autres personnels soignants sont appelés à prendre des décisions
concernant la santé de leurs patients. Nombre des faits qu’ils prennent en
considérationcomportent des valeurs – celui, par exemple, qu’un état donné génère
des souffrances oumenace l’existence du patient, ou qu’il nuit de quelque autre
manière à son bien-être.Nous avons toujours le devoir de promouvoir et d’appliquer
des valeurs. La promotionde valeurs est à l’origine des normes. Lorsque ces normes
sont générales et de vasteportée, on les appelle des principes. La Déclaration
universelle sur la bioéthique et les droitsde l’homme de l’UNESCO énonce 15
principes de bioéthique :

• Dignité humaine et droits de l’homme


• Effets bénéfiques et effets nocifs
• Autonomie et responsabilité individuelle
• Consentement
• Personnes incapables d’exprimer leur consentement
• Respect de la vulnérabilité humaine et de l’intégrité personnelle
• Égalité, justice et équité
• Non-discrimination et non-stigmatisation
• Vie privée et confidentialité
• Respect de la diversité culturelle et du pluralisme
• Solidarité et coopération
• Responsabilité sociale et santé
• Partage des bienfaits
• Protection des générations futures
• Protection de l’environnement, de la biosphère et la biodiversité.

I.5. Les comités d’éthique


La situation dans le domaine des soins de santé n’a jamais comporté autant de conflits
potentiels qu’aujourd’hui. L’éthique médicale traditionnelle fonctionnait selon
leprincipe moral de la bienfaisance et de la non-malfaisance, compris de façon
paternaliste. Le professionnel était seul à prendre une décision, et la bienfaisance et la
nonmalfaisance constituaient les seuls principes moraux à respecter. La possibilité
d’un conflit moral était donc très distante.En revanche, des valeurs et des principes
moraux différents interviennent dans chaquesituation spécifique, entrant souvent en

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conflit les uns avec les autres. Il y a des conflits potentiels entre chacun d’eux. Le
nombre de conflits n’est pas lié à la moralité d’une société, ou d’une profession.
Enfait, les conflits apparaissent quand les gens ont le droit de décider et de prendre
partau processus de décision. Quand une seule personne détient le pouvoir de décision
etque l’unique devoir moral des autres est d’obéir, les conflits sont pratiquement
impossibles. Les conflits font partie de la vie humaine, et ils sont plus fréquents à
mesure quele respect de la liberté humaine et de la diversité morale augmente.Le
problème tient non pas à l’existence de conflits, mais à la volonté de les reconnaîtreet
de les résoudre. C’est là l’objectif principal de la bioéthique : former les gens à la
gestion des conflits d’ordre moral de façon qu’ils prennent des décisions judicieuses
etaméliorent ainsi la qualité des soins de santé.À cette fin, la bioéthique fait appel à la
délibération pour aborder les conflits morauxet y réfléchir. Cette procédure permet de
travailler individuellement, surtout quand lesproblèmes ne sont pas trop complexes.
Mais quand les conflits présentent des difficultés, ou mettent en cause de nombreuses
parties, le débat doit être collectif.Il existe quelques domaines, en dehors de la prise
des décisions relatives aux traitements, où des organismes de bioéthique spéciaux ont
été créés pour incorporer le respect des valeurs dans la régulation sur les soins de
santé. C’est l’origine de ce qu’onappelle les ‘comités de bioéthique’. Ce sont des
organes de réflexion mis en place pourpermettre de prendre des décisions avisées et
formuler des recommandations quantaux grandes orientations à suivre. Il existe
différents types de comités d’éthique, commel’indiquent les guides de l’UNESCO
Établir des comités de bioéthique et Les comités debioéthique au travail : procédures
et politiques :

 comités chargés de la formulation des politiques et/ou consultatifs (CNE)


 comités de bioéthique d’associations de professionnels de la santé (CPS)
 comités d’éthique des soins/d’éthique hospitalière (CEH)
 comités d’éthique de la recherche (CER)

 Chacun de ces comités a ses particularités, comme l’indiquent les documents
del’UNESCO. Par exemple, les comités d’éthique des soins (CEH) font un
gros travail dansle domaine de la bioéthique clinique. Ils sont composés de
médecins, d’infirmières, de travailleurs sociaux et de non-professionnels,
hommes et femmes. La diversité desparcours, des spécialisations et des
expériences permet de mieux comprendre les cas,enrichit les perspectives
individuelles et facilite la prise de décision.

I.6. L'intégration entre la bioéthique et la science

L'intégration entre la bioéthique et la science est une intégration


triangulaire. Cette intégration fait appel à l'anthropologie, à la
philosophie. Avecl'introduction des questions anthropologiques et
philosophiques, nous sommesrenvoyés à un niveau métaphysique
indispensable à la connaissance humaine.C'est justement à partir de cette
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intégration de la valeur existentielle de l'objet del'intervention scientifique


qu'on peut déduire l'éthique : Ce qui doit être le
comportement adéquat, juste, licite pour respecter la vérité de l'être, de la
réalité.L'interrogation philosophique et anthropologique d'une part et
celleéthique d'autre part intègrent à travers une forme triangulaire la
connaissancescientifique(voir la figure 1).

Figure 1 : l’intégration triangulaire entre la bioéthique et la science

I.7. Les lois de la bioéthique en 2012 :


 Interdiction de la GPA (gestation pour autrui) :Quand l’utérus ne permet pas la
nidation, les embryons obtenussont transférés dans l’utérus d’une autre femme

 interdiction de la recherche sur l’embryon sauf dérogation.

 PMA (Procréation Médicalement Assistée): limitée aux cas d’infertilité, et


patients porteursd’une maladie grave ; refusée aux homosexuels.

 DPN(diagnostic prénatal) : pas obligatoire, à la demande ;

 Dépistage trisomie et DPI(diagnostic préimplantatoire) : proposé sur avis


médical
Recherches sur l’embryon et cellules souches embryonnaires : interdiction
sauf dérogationsous conditions strictes ;

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 Dons de gamètes : autorisés (personnes majeures), doit rester anonyme.

 Vitrification ovocytaire autorisée (congélation plus rapide et conservation des


ovocytes)

 Interdiction de créer des embryons transgéniques ou des embryons chimères


homme/animal.

 Recherches sur l’embryon et sur les cellules souches autorisées seulement si la


pertinencescientifique est établie et permet progrès médicaux majeurs.

 Les recherches sont autorisées par l’Agence de Biomédecine, et peuvent être


désavouées parles ministres de la santé et de la recherche.

 En 1993, création du Comité International de Bioéthique de


l’Unesco (CIB) : 36 expertsencadrent les progrès des recherches dans
les sciences de la vie et leurs applications enveillant au respect des
principes de dignité et de liberté de la personne humaine

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Chapitre II : L’éthique médicale et l’éthique sociale

II. L’éthique médicale


L’éthique médicale, c’est la partie de l’éthique consacrée aux questions morales
relatives à la pratique médicale. L’éthique médicale est étroitement liée à
la bioéthique (éthique biomédicale), sans toutefois lui être identique. Alors que
l’éthique médicale s’intéresse principalement aux problèmes soulevés par l’exercice
de la médecine.

II.1. L’importance d’étudier l’éthique médicale


L’éthique est et a toujours été une composante essentielle de la pratique médicale. Les
principes éthiques comme le respect de l’individu, le consentement éclairé et la
confidentialité constituent le fondement de la relation médecin / patient. Cependant,
l’application de ces principes peut parfois poser problème, notamment lorsque les
médecins, les patients, les membres de la famille et autres personnels de santé ne sont
pas d’accord sur ce qu’ils estiment être la bonne manière d’agir dans une situation
donnée. L’enseignement de l’éthique prépare les étudiants à reconnaître ces situations
difficiles et à y répondre sur la base de principes rationnels. L’éthique est également
importante dans les relations du médecin avec la société et avec ses collègues et aussi
dans la conduite de recherches médicales.

II.2. Particularité de l’éthique médicale


 La compassion, définie comme la compréhension et la sensibilité aux
souffrances d’autrui, est essentielle à la pratique de la médecine. Pour traiter
les problèmes du patient, le médecin doit reconnaître les symptômes et leurs
causes sous-jacentes et vouloir aider le patient à obtenir un soulagement. Les
patients répondent mieux au traitement s’ils sentent que le médecin est
sensible à leur problème et qu’il soigne leur personne plutôt que leur
seule maladie.

 Un haut degré de compétence est à la fois attendu et exigé des médecins. Le


manque de compétence peut avoir des conséquences graves ou entraîner la
mort.

 L’autonomie, ou l’autodétermination, est la valeur fondamentale de la


médecine qui a connu le plus de changements au cours des dernières années.
Les médecins ont, sur le plan individuel, de tout temps bénéficié d’une grande
autonomie en matière de traitement clinique du patient.

II.3.Qui décide ce qui est éthique


La réponse à la question de qui décide de ce qui est éthique en général diffère donc
d’une société à l’autre mais la culture et la religion jouent souvent un rôle important
dans la détermination du comportement éthique. Chez nous (en ALGERIE) La loi
90-17 du 31.07.1990 modifiant et complétant la loi 85-05 du 16.02.1985 relative à

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la protection et la promotion de la santé fixe le code de l’éthique médicale.Il existe un


conseil national de l’éthique des sciences de la santé.

II.4. Le comité d’éthique médicale en Algérie


En Algérie, il existe un conseil national de l’éthique des sciences de la santé. Il siège
àAlger et est composé de :

o 1 représentant du ministère de la santé ;


o 9 professeurs en sciences médicales ;
o 3 praticiens de la santé ;
o 1 représentant du ministère de la justice ;
o 1 représentant du conseil supérieur islamique ;
o 1 représentant du conseil national de déontologie médicale ;

Ce conseil peut être saisi par toute personne physique ou morale pour toute question
entrantdans le cadre de sa mission.

II.5.La déontologie médicale


-La notion de droit médical représente l’ensemble des règles imposées par la société
pour ce qui touche la profession médicale.
-La déontologie médicale = d’origine grecque « ce qu’on doit faire » elle se situe
entre la MORALE (ce qui est bien) et le DROIT (ce qui est juste) .Donc la
déontologie médicale :

o Indique les conduites à tenir.

o Engage des situations concrètes et réelles.

o Indique les règles, les principes de morale et juridiques.

 la déontologie médicale est définie comme étant l’ensemble des

principes, règles et usages que doit respecter le médecin ou l’étudiant

en médecine dans l’exercice de la profession médicale.


-Pour cela il existe un code de déontologie médicale qui précise :

o Les devoirs du médecin envers ses confrères.

o Les relations et devoirs du médecin envers les membres des autres professions

de santé.

o Les devoirs du médecin envers les malades et la société.

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III. L’éthique sociale


L´éthique sociale est la branche de l´éthique qui s'intéresse, non pas aux actions des
individus, mais aux groupes, instances sociales et institutions. Cette discipline
philosophique s'intéresse donc à la manière dont nous devons organiser
collectivement notre société plutôt qu'à la manière dont chacun de nous doit se
comporter en son sein.

L'éthique sociale appartient à l'éthique appliquée mais aussi à l'éthique normative.


Elle relève de l'éthique appliquée dans la mesure où elle traite de problèmes et
questions éthiques spécifiques et concrètes. Mais elle relève de l'éthique normative
car, à la différence de l'éthique descriptive qui analyse les codes moraux des
instances et institutions sociales, l'éthique sociale se demande jusqu'à quel point les
ensembles institutionnels sont justes et s'ils ne peuvent pas être réformés.
Le mot « social » peut s'interpréter dans le sens des relations du travail. C'est
essentiellement dans cette acception que le droit du travail a été élaboré depuis la
deuxième moitié du XIXe siècle avec l'élaboration des grandes lois sociales.Depuis
les années 1980-1990 est apparue la notion de développement durable, qui comporte
trois piliers : environnement, social, économique. Le développement durable
s'applique aussi bien aux organismes publics qu'aux entreprises.
Une autre question qui se pose est donc celle du sens du mot « social ». Il peut aussi
s'entendre dans un sens plus large, en incluant les parties prenantes d'une entreprise ou
d'une administration publique, du fait que, dans un esprit de « responsabilité
sociétale », les entreprises doivent rendre compte des conséquences sociales et
environnementales de leur activité, selon la loi relative aux nouvelles régulations
économiques .

NB/ Ethique normative est, en philosophie, la branche de l'éthique qui forme des
théories permettant d'évaluer moralement les personnes et leurs actions selon des
critères de justice et de bien.

Les objectifs pédagogiques du cours :


Les étudiants devront être capables ;

 d’identifier les questions éthiques qui se posent dans les domaines de


la biologie, des soins de santé et des sciences de la vie

 de justifier les décisions éthiques de manière rationnelle

 d’appliquer les principes éthiques de la Déclaration universelle sur la


bioéthique et les droits de l’homme

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