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206 - Théorèmes de Point Xe. Exemples Et Applications: 1 Mise en Bouche

Ce document présente plusieurs théorèmes sur les points fixes, notamment le théorème de Picard sur les applications contractantes et le théorème de Brouwer sur les fonctions continues dans un compact convexe. Il donne des exemples d'applications comme les suites récurrentes, la méthode de Newton, les équations différentielles.

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206 - Théorèmes de Point Xe. Exemples Et Applications: 1 Mise en Bouche

Ce document présente plusieurs théorèmes sur les points fixes, notamment le théorème de Picard sur les applications contractantes et le théorème de Brouwer sur les fonctions continues dans un compact convexe. Il donne des exemples d'applications comme les suites récurrentes, la méthode de Newton, les équations différentielles.

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206 - Théorèmes de point xe.

Exemples et
applications

1 Mise en bouche
Dénition 1. Soit une fonction f : E → F . a ∈ E est appelé un point xe
de f si f (a) = a.
Proposition 1. Soit I un segment de R. Toute fonction continue f : I → I
admet un point xe. Toute fonction continue f : I → R telle que I ⊂ f (I)
admet un point xe.
Application. Fonction tente?
Application (Sarkovskii[F-G1]) Soit
. f : [0, 1] → [0, 1]une application conti-
nue ayant un point périodique de période 3. Alors il existe des points pério-
diques de toutes les périodes entières.
2 Théorème du point xe de Picard
Dénition 2. Soient (X, d) et (Y, δ) deux espaces métriques. f : X → Y
est dite contractante s'il existe une constante k ∈]0, 1[ telle que ∀(x, y) ∈
X , δ(f (x), f (y)) ≤ kd(x, y), i.e. telle que f soit k -lipschitzienne.
2

Exemple. Soit U un ouvert connexe de R et f une fonction diérentiable


n

sur U telle que |||df (x)||| ≤ k < 1 ∀x ∈ U . Alors f est contractante sur U .
Théorème 1 (Picard). Soit (X, d) un espace métrique complet et f : X → X
une application contractante. Alors f possède un unique point xe a et pour
tout x0 ∈ X , la suite f nn(x0 ) converge vers a ; la vitesse de convergence vérie
alors d(a, f n (x0 )) ≤ 1−k
k
d(x1 , x0 ).
Exemple.  f : R → R ; x 7→ √1 + x possède un unique point xe
sur [1, +∞[ (en l'occurence ).
+ + √
1+ 5

 f :]0, 1] →]0, 1] ; x 7→ ne possède pas de point xe : ]0, 1] n'est pas


x
2

un Banach. 2

 f : R → R ; x 7→ √1 + x ne possède pas de point xe : elle n'est


2

pas contractante (même si ∀x 6= y, |f (x) − f (y)| < |x − y|).


 f : [0, 1] → R ; x 7→ x/2 + 1 ne possède pas de point xe : on n'a pas
f ([0, 1]) ⊂ [0, 1].

1
Variations sur le théorème de Picard
Proposition 2. Une application continue f : K → K , avec K compact mé-
trisable telle que pour tout couple de points distincts (x, y) de K , d(f (x), f (y))
< d(x, y), admet un unique point xe a. De plus, pour tout x0 ∈ K la suite
(f n (x0 ))n converge vers a.
Exemple. La fonction f = [−π, π] → [−1, 1] ; x 7→ sin x possède un unique
point xe (en l'occurence 0).
Théorème 2. Soit (X, d) un espace métrique complet et f : X → X une ap-
plication ultimement contractante (i.e. dont l'un des itérés est contractant).
Alors f possède un unique point xe et pour tout x0 ∈ X , la suite f n (x0 )
converge vers a.
Cauchy-Lipsch.
Théorème 3. Soit (X, d) un espace métrique complet et L un espace topolo-
gique. Soit f : L × E → E continue telle que ∀λ ∈ L, f (λ, .) est contractante
de rapport k (indépendant de λ). Pour tout λ on note aλ le point xe de
f (λ, .), alors l'application λ → aλ est continue.
Application. La continuité des solutions des EDO par rapport aux para-
mètres, fonctions implicites...
3 Applications du théorème de Picard
3.1 Suites récurrentes au voisinage d'un point xe... [Rou]
On suppose que f est une fonction C de I dans I possédant un point xe l.
1

1 cas : |f (l)| < 1.


er 0

Alors |f (x)| ≤ k < 1 sur un voisinage J ⊂ I de l ; pour tout u ∈ J la suite


0

(u ) dénie par u et u = f (u ) converge vers l. Le point xe est dit


0

attractif.
n 0 n+1 n

Si f (l) 6= 0, alors pour tout u ∈ J \ {l}, |u − l| ∼ |f (l)||u − l|. Si f


0
0 n+1
0
n

est C , f (l) = 0 et f (l) 6= 0 (point critique non dégénéré), alors pour tout
+∞
2 0 00

u ∈ J \ {l}, |u
0 − l| ∼ n+1|u − l| ; c'est dans ce second cas que la
|f 00 (l)|
n
2

convergence est la plus rapide. +∞ 2

2 cas : |f (l)| > 1.


nd 0

Alors |f (x)| ≥ k > 1 sur un voisinage J ⊂ I de l ; pour tout u ∈ J la suite


0

f (u ) ne converge pas vers l. Le point xe est dit répulsif. Pour approcher
0
n

un tel point xe, on considère la fonction f , qui est bien dénie sur J .
0
−1

Si |f (l)| = 1, on peut si c'est possible regarder le signe de la première


0

dérivée n-ième non nulle de f en l, avec n ≥ 2. Celui-ci permettra d'étudier


la position relative de la courbe par rapport à la première bissectrice, et
donc d'avoir un critère de convergence locale. Néamoins la convergence sera
d'autant plus lente que n sera grand.
2
Exemple(FGN). Soit la suite
q (u ) dénie par u > 0 et u
n n∈N 0 n+1 = th(un ) .
Asymptotiquement, u ∼ : la convergence est très lente.
n
3
2n

3.2 Approximations et méthode de Newton


Soit f ∈ C ([a, b], R), telle que f > 0 sur [a, b] et que f (a) < 0 < f (b). Le but
2 0

de la méthode de Newton est de résoudre l'équation f (c) = 0 (un tel c existe


et est unique). Cela revient à chercher un point xe de F : x 7→ x − . f (x)
f 0 (x)
Proposition 3. Il existe un voisinage J ⊂ [a, b] de c tel que F soit contrac-
tante sur J . Alors ∀x0 ∈ J , F n (x0 ) → c et ∃K > 0 tel que |F n+1 (x0 ) − c| ≤
K|xn − c|2
Exemple. Approximation de la racine carrée : f : R → R , x 7→ x − y
+ + 2

admet un unique zéro √y que l'on peut approcher par la méthode de Newton.
3.3 Calcul diérentiel
Théorème 4 (Inversion locale). Soit U un ouvert de Rn et f : U → Rn
une application C k . Soit a ∈ U tel que df (a) soit inversible. Alors il existe V
voisinage de a et W voisinage de f (a) tels que f soit un C k -diéomorphisme
de V dans W .
Théorème 5 (Hadamard,[Z-Q]). Soit f : Rn → Rn de classe C 1 telle que
∀x ∈ Rn , df (x) soit inversible. De plus si kf (x)k −→ +∞, alors f est
kxk→+∞

un C 1 -diéomorphisme de Rn dans Rn .
Théorème 6 (Fonctions implicites). Soient U un ouvert de Rn × Rm ,
(a, b) ∈ U et f ∈ C 1 (U, Rm ). On suppose que f (a, b) = 0 et que la ma-
trice jacobienne dy f (a, b) est inversible. Alors il existe un voisinage V de a,
un voisinage W de b et une unique application ϕ ∈ C 1 (V, W ) tels que :
∀(x, y) ∈ V × W, f (x, y) = 0 ⇐⇒ y = ϕ(x). + diérentielle !
Exemple. Le folium de Descartes : l'ensemble des (x, y) ∈ R2 vériant x3 +
y 3 − 3xy = 0 admet un paramétrage local en tout point diérent de l'origine.
3.4 Équations diérentielles et intégrales
Théorème 7 (Cauchy-Lipschitz). Cf RDO 4 pour un énoncé toptop.
Exemple. L'équation du pendule :
 00
 y = − sin y
y(0) = a
 0
y (0) = b
admet une unique sulution, dénie sur R tout entier.
Proposition 4. Solution de l'équation intégrale [Rou p. 184].
Exemple. Celui du Rouvière...

3
4 Autres théorèmes de points xes
Théorème 8. Soit E un ensemble non vide ordonné dans lequel toute partie
non vide possède une borne inférieure et une borne supérieure. Alors toute
fonction croissante f : E → E possède un point xe.
Application. Toute fonction croissante de I dans I admet un point xe [FGN1
p.228].
Théorème 9. point xe et sous-groupes compacts, Alessandri p. 141.
Sous-groupes comapcts de Gl .
Application. n

Théorème 10 (Kakutani [FGN 3 p. 109]). Soit E un evn, K un compact


convexe de E et Ti : K → K une famille quelconque d'applications anes
continues qui commutent deux à deux. Alors il existe un point xe commun
à tous les Ti .
Théorème 11 (Brouwer). Soit K un compact convexe de Rn . Alors toute
fonction continue f : K → K admet au moins un point xe.
[Link] rentrant dans une sphère.
[Link] Ulam [GT].
Ce théorème possède une généralisation en dimension innie :
Théorème 12 (Schauder, [G-T]). Soit E un R-espace vectoriel normé et C
un fermé borné convexe de E . Si f est une fonction continue de C dans C
telle que f (C) soit relativement compacte, alors f admet au moins un point
xe.
Corollaire 1 (Leray-Schauder).
Corollaire 2. Peano-Arzela.

Développements
 Fonctions implicites
 Brouwer (Rouvière dim. 2, Lafontaine, Hatcher) +206 et autres selon
méthode de démo.
 Schauder
 Sarkovskii

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