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Machines Thermiques et Cycles

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Université Batna2

Département de Mécanique
Master Energétique - M1
Cours Machines thermiques

Chapitre II : Machines à cycles récepteurs

II.1 Introduction

Le deuxième principe ne se limite pas qu'à prédire les sens d'une évolution. Il attribue aussi à
l'énergie la notion de qualité. Il permet de quantifier la dégradation de la qualité de l'énergie
dans les évolutions. Enfin le deuxième principe est invoqué pour établir la limite théorique du
rendement des diverses machines.

II.2 Notion de réservoir thermique


II.2.1 Définition
Un réservoir thermique est un corps qui peut recevoir ou céder de la chaleur indéfiniment sans
que sa température change car sa capacité thermique (masse x chaleur massique) est très
grande.
Une source de chaleur est un réservoir thermique qui fournit de la chaleur à un système.
Un puits de chaleur est un réservoir thermique qui absorbe de la chaleur dégagée par un
système.
II.3 Les machines thermiques :
Le travail peut être converti directement en chaleur, mais la chaleur ne peut être
convertie en travail qu'à l'aide d'une machine thermique.

Figure II.1

Il existe plusieurs MT dont les caractéristiques communes sont :


1. Elles reçoivent la chaleur d'une source à haute température (exple une chaudière ...).
2. Elles convertissent une partie de la chaleur en travail, généralement en faisant tourner
un arbre.

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3. Elles rejettent le reste de la chaleur dans un puits à basse température (exple
l'atmosphère...)
4. Elles décrivent un cycle.
La chaleur est transmise au sein des MT par l'écoulement d'un fluide caloporteur.

Figure II.2 Une partie de la chaleur est convertie en travail le reste est rejeté dans un puits de
chaleur

II.3.1 Exemple de Machines Thermique

La centrale thermique c'est une machine à combustion externe. La chaleur dégagée par
la combustion dans un bruleur est transmise à un fluide dans une chaudière. La chaleur
fournie à la chaudière par la source haute température est Qin, le fluide moteur bout et sa
vapeur se détend d’un HP à une BP dans une turbine qui produit Wout. La vapeur turbinée se
condense ensuite dans un condenseur en rejetant une quantité de chaleur Qout dans un puits à
basse température. Enfin, le fluide sous forme liquide retourne dans la chaudière en traversant
une pompe qui fait un travail Win pour élever la pression du fluide.

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Figure II.3 Schéma d'une centrale thermique

Le travail net que produit la centrale est :

𝑊𝑛𝑒𝑡 𝑜𝑢𝑡 = 𝑊𝑜𝑢𝑡 − 𝑊𝑖𝑛

Figure II.4 Une partie du travail produit par la MT est utilisée par la machine même pour
fonctionner

Pour un cycle ∆𝑈 = 0

𝑄−𝑊 =0

𝑊𝑛𝑒𝑡 𝑜𝑢𝑡 = 𝑄𝑛𝑒𝑡

𝑊𝑛𝑒𝑡 𝑜𝑢𝑡 = 𝑄𝑖𝑛 − 𝑄𝑜𝑢𝑡

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Autres exemples de Machines thermiques

Les moteurs à combustion interne.

Les turbines à gaz

II.3.2 Le rendement thermique

Dans l'équation 𝑄𝑜𝑢𝑡 représente la chaleur perdue par le système. 𝑄𝑜𝑢𝑡 n'est jamais
nulle Wnet est toujours < Qin. Seule une fraction est convertie en travail, cette fraction mesure
le rendement thermique de la machine.

𝑇𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙 𝑛𝑒𝑡 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑖𝑡


𝜂𝑡ℎ =
𝐶ℎ𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑎𝑗𝑜𝑢𝑡é𝑒

𝑊𝑛𝑒𝑡𝑜𝑢𝑡
𝜂𝑡ℎ =
𝑄𝑖𝑛

𝑄𝑖𝑛 − 𝑄𝑜𝑢𝑡
𝜂𝑡ℎ =
𝑄𝑖𝑛

𝑄𝑜𝑢𝑡
𝜂𝑡ℎ = 1 −
𝑄𝑖𝑛

Le rendement thermique est une mesure de l'aptitude d'une machine à convertir la chaleur en
travail.

𝜂𝑡ℎ𝑚𝑜𝑡𝑒𝑢𝑟 à 𝑎𝑙𝑙𝑢𝑚𝑎𝑔𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝑏𝑜𝑢𝑔𝑖𝑒 ≈ 25%

𝜂𝑡ℎ𝑚𝑜𝑡𝑒𝑢𝑟 𝐷𝑖𝑒𝑠𝑒𝑙 ≈ 40%.

𝜂𝑡ℎ𝑇𝑢𝑟𝑏𝑖𝑛𝑒 à 𝑔𝑎𝑧 ≈ 60%

La deuxième loi de la thermodynamique : Enoncé de Kelvin-Planck

Il est impossible de concevoir une machine décrivant un cycle et qui n'aurait d'autre
effet que de produire un travail et d'échanger de la chaleur avec un seul réservoir
thermique (un rendement thermique de 𝟏𝟎𝟎% est impossible).

II.4 Les réfrigérateurs et les pompe à chaleurs


Le réfrigérateur est une machine thermique qui décrit un cycle thermodynamique. Le
fluide moteur est le fluide frigorigène (réfrigérant). Le cycle le plus courant est le cycle à
compression de vapeur. Il fait intervenir quatre composants : Le compresseur- le condenseur-
le détendeur (vanne de détente) et l'évaporateur.

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II.4.1 Principe de fonctionnement : En circulant dans l'évaporateur le fluide frigorigène


extrait de la chaleur du milieu à basse température (le milieu réfrigéré) et bout. A la sortie de
l'évaporateur le fluide frigorigène est sous forme de vapeur. Cette vapeur est comprimée dans
le compresseur à haute température et la vapeur surchauffée cède alors de la chaleur au milieu
extérieure à haute température (exemple l'air dans la cuisine), en traversant le condenseur. Ce
liquide se détend alors à basse pression en passant à travers le détendeur pour être admis
ensuite dans l'évaporateur. Le cycle est complété.

Figure II.3 Composants essentiels d'un système frigorifique à compression de vapeur

II.4.2 Le coefficient de performance du Réfrigérateur

Le rendement d'un réfrigérateur est décrit à l'aide d'un coefficient de performance


COPR. Le réfrigérateur est conçu pour extraire une quantité de chaleur QL du milieu à refroidir
en retour du travail fourni 𝑊𝑛𝑒𝑡,𝑖𝑛 . Le COPR est alors :

𝐶ℎ𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑒𝑥𝑡𝑟𝑎𝑖𝑡𝑒 𝑄𝐿
𝐶𝑂𝑃𝑅 = =
𝑇𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙 𝑟𝑒𝑞𝑢𝑖𝑠 𝑊𝑛𝑒𝑡,𝑖𝑛

𝑄̇𝐿
𝐶𝑂𝑃𝑅 =
𝑊̇𝑛𝑒𝑡,𝑖𝑛
Selon le principe de conservation on a :

𝑊𝑛𝑒𝑡,𝑖𝑛 = 𝑄𝐻 − 𝑄𝐿

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𝑄𝐿 1
𝐶𝑂𝑃𝑅 = = >1
𝑄𝐻 − 𝑄𝐿 𝑄𝐻 − 1
𝑄𝐿

La chaleur extraite est plus importante que le travail fourni.

II.4.3 Le coefficient de performance de la Pompe à chaleur PAC (thermopompe )


La thermopompe est une autre machine qui extrait de la chaleur d'un milieu à basse
température pour la rejeter dans un milieu à haute température.

La pompe à chaleur se comporte comme un réfrigérateur.


Le COP de la pompe à chaleur est défini comme :

𝐶ℎ𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑟𝑒𝑗𝑒𝑡é𝑒 𝑄𝐻
𝐶𝑂𝑃𝑃𝐴𝐶 = =
𝑇𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙 𝑟𝑒𝑞𝑢𝑖𝑠 𝑊𝑛𝑒𝑡,𝑖𝑛

𝑄𝐻 1
𝐶𝑂𝑃𝑃𝐴𝐶 = = >1
𝑄𝐻 − 𝑄𝐿 1 − 𝑄𝐿
𝑄 𝐻

𝐶𝑂𝑃𝑃𝐴𝐶 = 𝐶𝑂𝑃𝑅 + 1

La deuxième loi de la thermodynamique : Enoncé de Clausius

Il est impossible de concevoir une machine décrivant un cycle et qui n'aurait d'autre
effet que de transmettre de la chaleur d'un milieu à basse température vers un milieu à
haute température (il faut l'intervention d'un travail externe)

II.5 Les machines à mouvement perpétuel

Toute machine qui enfreint le premièr ou le deuxième principe de la thermodynamique


est dite machine à mouvement perpétuel (MMP).
Une MMP de la première espèce (MMP1) est une machine qui contredit le premier principe.
Une MMP de la deuxième espèce (MMP2) est une machine qui contredit le deuxième
principe.

II.6 L'évolution réversible et l'évolution irréversible

Une évolution réversible pour un cycle moteur produit un travail maximal.


Pour les cycles récepteurs, elle consomme un travail minimal.
Lorsqu’une évolution irréversible tend vers une évolution réversible le rendement tend vers sa
limite théorique.
Exemples d'irréversibilités
Les frottements, la détente libre d'un gaz, la transmission de la chaleur due à une différence de
température...

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II.7 Cycle de Carnot
Le cycle thermique réversible le plus célèbre est le cycle de Carnot. Le cycle de
Carnot est le cycle le plus efficace qui puisse fonctionner entre deux réservoirs thermiques. La
machine thermique qui décrit le cycle de Carnot est dite : "machine de Carnot". Détente
isotherme - Détente adiabatique - Compression isotherme - Compression adiabatique.

Figure II.5 Diagramme 𝑃 − 𝑣 du cycle de Carnot

II.7.1 Le cycle de Carnot inversé


C'est le cycle de Carnot de réfrigération (le sens des évolutions est inversé)

Figure II.6 Diagramme 𝑃 − 𝑣 du cycle de Carnot inversé

Détente adiabatique - Détente isotherme - Compression adiabatique - Compression isotherme

Le cycle de Carnot décrit toujours les quatres évolutions de base quel que soit le fluide utilisé.

1. Evolution isotherme réversible au cours de laquelle la chaleur QH est absorbée ou


cédée par un réservoir thermique à haute température.

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2. Evolution adiabatique réversible au cours de laquelle la température du fluide moteur
décroit de TH à TL.

3. Evolution isotherme réversible au cours de laquelle la chaleur QL est absorbée ou


cédée par un réservoir thermique à basse température.

4. Evolution adiabatique réversible au cours de laquelle la température du fluide moteur


croit de TL à TH.

II.8 Les principes de Carnot


1. Impossible de réaliser une machine plus efficace qu'une machine de Carnot.
2. Toute les machines qui décrivent un cycle de Carnot entre deux réservoirs thermiques
donnés ont le même rendement.

II.8.1 La machine de Carnot


𝑄𝐿
𝜂𝑡ℎ = 1 −
𝑄𝐻

𝑇𝐿
𝜂𝑡ℎ,𝑟é𝑣 = 1 −
𝑇𝐻

< 𝜂𝑡ℎ,𝑟é𝑣 𝑀𝑎𝑐ℎ𝑖𝑛𝑒 𝑡ℎ𝑒𝑟𝑚𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑖𝑟𝑟é𝑣𝑒𝑟𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒


𝜂𝑡ℎ { = 𝜂𝑡ℎ,𝑟é𝑣 𝑀𝑎𝑐ℎ𝑖𝑛𝑒 𝑡ℎ𝑒𝑟𝑚𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑟é𝑣𝑒𝑟𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒
> 𝜂𝑡ℎ,𝑟é𝑣 𝑀𝑎𝑐ℎ𝑖𝑛𝑒 𝑡ℎ𝑒𝑟𝑚𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑖𝑚𝑝𝑜𝑠𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒

Le réfrigérateur et la pompe à chaleur de Carnot

1
𝐶𝑂𝑃𝑅 =
𝑄𝐻
𝑄𝐿 − 1

1
𝐶𝑂𝑃𝑃𝐴𝐶,𝑟é𝑣 =
𝑄
1 − 𝑄𝐿
𝐻

1
𝐶𝑂𝑃𝑅,𝑟é𝑣 =
𝑇𝐻
−1
𝑇𝐿
1
𝐶𝑂𝑃𝑃𝐴𝐶,𝑟é𝑣 =
𝑇
1 − 𝑇𝐿
𝐻

< 𝐶𝑂𝑃𝑅,𝑟é𝑣 𝑅é𝑓𝑟𝑖𝑔é𝑟𝑎𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑖𝑟𝑟é𝑣𝑒𝑟𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒


𝐶𝑂𝑃𝑅 { = 𝐶𝑂𝑃𝑅,𝑟é𝑣 𝑅é𝑓𝑟𝑖𝑔é𝑟𝑎𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑟é𝑣𝑒𝑟𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒
> 𝐶𝑂𝑃𝑅,𝑟é𝑣 𝑅é𝑓𝑟𝑖𝑔é𝑟𝑎𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑖𝑚𝑝𝑜𝑠𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒

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La deuxième loi de la thermodynamique : Enoncé de Carnot

Il est impossible de réaliser une machine qui fonctionnent entre deux réservoirs
thermiques donnés et qui serait plus efficaces qu'une machine réversible fonctionnant
entre les mêmes réservoirs.

II.9 Notion d’entropie S


II.9.1 L’inégalité de Clausius : Le second principe introduit beaucoup d'inégalité.

Une inégalité très importante en thermodynamique est l'inégalité de Clausius.


𝛿𝑄
∮ 𝑇 ≤ 0 Pour un cycle.

L'inégalité de Clausius constitue la base de la définition d'une nouvelle propriété qui


est l'entropie. La notion d'entropie est utilisée afin de quantifier les effets de la deuxième loi
thermodynamique sur l'évolution des systèmes.
L'entropie est une mesure du désordre moléculaire d'un système. L'entropie est une variable
thermodynamique définie comme
𝛿𝑄
𝑑𝑆 = ( 𝑇 )
𝑟é𝑣
𝑄
Durant une évolution réversible et isotherme ∆𝑆 = 𝑇
0
Le principe de l'accroissement de l'entropie découle de l'inégalité de Clausius et de la
définition de l'entropie. Ce principe stipule que :
𝑆𝑔é𝑛 ≥ 0
Où 𝑆𝑔é𝑛 est l'entropie produite durant l'évolution.

La variation d'entropie d'un système est le résultat de la transmission de la chaleur, de


l'écoulement d'un fluide et de la manifestation des irréversibilités. L'entropie d'un système
croît lorsque de la chaleur lui est transmise et décroît lorsque la chaleur en est extraite.
L'entropie d'un système croît toujours en présence d'irréversibilité.

II.9.2 La variation d'entropie et les relations isentropiques pour diverses substances


II.9.2.1 Les substances pures
1. Toutes les évolutions ∆𝑆 = 𝑆2 − 𝑆1
2. Les évolutions isentropiques 𝑆2 = 𝑆1
II.9.2.2 Les substances incompressibles
𝑇
1. Toutes les évolutions 𝑆2 − 𝑆1 = 𝐶𝑚𝑜𝑦 𝑙𝑛 𝑇2
1
2. Les évolutions isentropiques 𝑇2 = 𝑇1
II.9.2.3 Les gaz parfaits
1. Chaleurs massiques constantes (valeurs approximatives)
a) Toutes les évolutions.

𝑇2 𝑣2
𝑆2 − 𝑆1 = 𝑐𝑉,𝑚𝑜𝑦 𝑙𝑛 + 𝑅𝑙𝑛
𝑇1 𝑣1

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𝑇2 𝑃2
𝑆2 − 𝑆1 = 𝑐𝑝,𝑚𝑜𝑦 𝑙𝑛 − 𝑅𝑙𝑛
𝑇1 𝑃1
b) Evolutions isentropiques
𝑇2 𝑣1 𝛾−1
( ) =( )
𝑇1 𝑖𝑠𝑒𝑛𝑡𝑟𝑜𝑝𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑣2
𝛾−1
𝑇2 𝑃2 𝛾
( ) =( )
𝑇1 𝑖𝑠𝑒𝑛𝑡𝑟𝑜𝑝𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑃1
𝑝2 𝑣1 𝛾
( ) =( )
𝑝1 𝑖𝑠𝑒𝑛𝑡𝑟𝑜𝑝𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑣2

2. Chaleurs massiques variables (valeurs exactes)

𝑇
0
𝑑𝑇
𝑆 = ∫ 𝐶𝑃 (𝑇)
0 𝑇

Les valeurs de l'entropie absolue 𝑆 0 sont disponibles dans les tables thermodynamiques

A l'aide de cette définition on aura :


2
𝑑𝑇
∫ 𝐶𝑃 (𝑇) = 𝑆20 − 𝑆10
1 𝑇

a. Toutes les évolutions.

𝑃2
𝑆2 − 𝑆1 = 𝑆20 − 𝑆10 − 𝑅𝑙𝑛
𝑃1

b. Evolutions isentropiques

𝑃2
𝑆20 = 𝑆10 + 𝑅𝑙𝑛
𝑃1

𝑝2 𝑃𝑟2
( ) =
𝑝1 𝑖𝑠𝑒𝑛𝑡𝑟𝑜𝑝𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑃𝑟1

𝑣2 𝑉𝑟2
( ) =
𝑣1 𝑖𝑠𝑒𝑛𝑡𝑟𝑜𝑝𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑉𝑟1

Où 𝑃𝑟 est la pression relative et 𝑉𝑟 est le volume relatif. 𝑠 0 ne dépend que de la


température

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II.10 Le travail d’une évolution réversible avec écoulement en régime permanent

Le travail effectué dans une machine durant une évolution réversible avec écoulement
en régime permanent est :
2
𝑤𝑟é𝑣 = − ∫ 𝑣𝑑𝑃 − ∆𝑒𝑐 − ∆𝑒𝑝
1
Pour une substance incompressible

𝑤𝑟é𝑣 = −𝑣(𝑃2 − 𝑃1 ) − ∆𝑒𝑐 − ∆𝑒𝑝


Le travail effectué durant une évolution réversible avec écoulement en régime
permanent est proportionnel au volume massique. Par conséquent, durant une
évolution de compression, le volume massique doit être maintenu petit pour minimiser
le travail à faire, alors que durant une détente, il doit être maintenu grand pour
maximiser le travail produit.

II.10.1 Optimisation du travail du compresseur

Le travail requis pour comprimer un gaz parfait dont la température et la


pression initiale sont respectivement de 𝑇1 et 𝑃1 et dont la température et la pression
finale sont respectivement de 𝑇2 et 𝑃2 est :

1. Pour une transformation isentropique


𝛾−1
𝛾𝑅(𝑇2 − 𝑇1 ) 𝛾𝑅𝑇1 𝑃2 𝛾
𝑤𝑐𝑜𝑚𝑝,𝑖𝑛 = = [( ) − 1]
𝛾−1 𝛾 − 1 𝑃1
2. Transformation polytropique
𝑛−1
𝑛𝑅(𝑇2 − 𝑇1 ) 𝑛𝑅𝑇1 𝑃2 𝑛
𝑤𝑐𝑜𝑚𝑝,𝑖𝑛 = = [( ) − 1]
𝑛−1 𝑛 − 1 𝑃1
3. Transformation isotherme

𝑃2
𝑤𝑐𝑜𝑚𝑝,𝑖𝑛 = 𝑅𝑇𝑙𝑛
𝑃1

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Diagramme 𝑃 − 𝑣 d'évolutions isentropique, polytropique et isotherme

Le travail consommé par le compresseur (l'intégrale 𝑣𝑑𝑃)est représenté par l'aire se


trouvant à gauche de la courbe de l’évolution.
Le travail du compresseur est minimal pour l'évolution isotherme.
Le travail du compresseur est maximal pour l'évolution isentropique.
Le travail du compresseur est entre les 2 limites pour l'évolution polytropique.
Remarque

A mesure que le compresseur est de mieux en mieux refroidi, l'exposant n de


l'évolution polytropique tend vers 1(évolution isotherme).

II.10.2 Comment refroidir un compresseur

Une première façon est d'habiller le compresseur d'une gaine dans laquelle circule un
réfrigérant comme l'eau.
Une deuxième façon est la compression étagée en refroidissant le gaz entre les étages.

II.10.3 La compression étagée avec refroidissement :

L'extraction de la chaleur du gaz à travers les parois du carter du compresseur


est parfois difficile à réaliser, elle est inefficace. Dans ce cas on a recourt à la
compression étagée.
Le gaz, dont la température est 𝑇1 est comprimé dans le premier étage de la pression
𝑃1 à la pression 𝑃𝑥 , refroidi ensuite à pression constante à la température initiale 𝑇1 ,
puis comprimé dans le deuxième étage à la pression finale 𝑃2 .

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Figure II.7 Diagramme 𝑃 − 𝑣 et 𝑇 − 𝑠 pour une compression à deux étages en régime


permanent

Choix de la pression 𝑷𝒙
𝑤𝑐𝑜𝑚𝑝,𝑖𝑛 = 𝑤𝑐𝑜𝑚𝑝𝐼,𝑖𝑛 + 𝑤𝑐𝑜𝑚𝑝𝐼𝐼,𝑖𝑛

𝑛−1 𝑛−1
𝑛𝑅𝑇1 𝑃𝑥 𝑛 𝑛𝑅𝑇1 𝑃2 𝑛
𝑤𝑐𝑜𝑚𝑝,𝑖𝑛 = [( ) − 1] + [( ) − 1]
𝑛 − 1 𝑃1 𝑛 − 1 𝑃𝑥
En différenciant 𝑤𝑐𝑜𝑚𝑝,𝑖𝑛 par rapport à 𝑃𝑥 et en égalant le résultat à 0 , on obtient :

𝑃𝑥 𝑃
= 𝑃2 D’où 𝑃𝑥 = (𝑃1 𝑃2 )1/2
𝑃1 𝑥

II.10.4 Rendements isentropiques de machines et de dispositifs avec écoulement


en régime permanent.

Les irréversibilités nuisent à toutes les évolutions réelles. Elles dégradent le rendement
des machines et des dispositifs (les turbines, les compresseurs, les pompes et les
tuyères) d'où la définition du rendement de ces dispositifs.

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1. Le rendement isentropique des turbines


Le rendement isentropique d'une turbine est défini comme le rapport du travail réel
produit au travail qui serait produit si la détente dans la turbine était isentropique. Soit

𝑇𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙 𝑟é𝑒𝑙 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑡𝑢𝑟𝑏𝑖𝑛𝑒 𝑤𝑎


𝜂𝑇 = =
𝑇𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙 𝑖𝑠𝑒𝑛𝑡𝑟𝑜𝑝𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑡𝑢𝑟𝑏𝑖𝑛𝑒 𝑤𝑠

Figure II.8 Diagramme ℎ − 𝑠 pour une détente réelle et une détente isentropique au
sein d'une turbine adiabatique

ℎ1 −ℎ2𝑎
𝜂𝐶 =
ℎ1 −ℎ2𝑠

Pour les grandes turbines 𝜂𝑇 peut dépasser 90 %.


Pour les petites turbines 𝜂𝑇 peut être moins de 70 %.

2. Le rendement isentropique des compresseurs et des pompes


Le rendement isentropique d’un compresseur est défini comme le rapport du travail
requis pour comprimer de façon isentropique le gaz au travail réel requis. Soit

𝑇𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙 𝑖𝑠𝑒𝑛𝑡𝑟𝑜𝑝𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑢 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑟𝑒𝑠𝑠𝑒𝑢𝑟 𝑤𝑠


𝜂𝐶 = =
𝑇𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙 𝑟é𝑒𝑙 𝑑𝑢 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑟𝑒𝑠𝑠𝑒𝑢𝑟 𝑤𝑎

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ℎ2𝑠 −ℎ1
𝜂𝐶 =
ℎ2𝑎 −ℎ1

La grandeur de 𝜂𝐶 varie en général, de 80 à 90 %.

Figure II.9 Diagramme ℎ − 𝑠 pour une compression réelle et une compression


isentropique au sein d'un compresseur adiabatique

Le rendement isentropique des pompes est défini comme :

𝑤𝑠 𝑣(𝑃2 − 𝑃1 )
𝜂𝑃 = =
𝑤𝑎 ℎ2𝑎 −ℎ1

Ou 𝑃1 est la pression à l'entrée de la pompe et 𝑃2 est la pression à la sortie. Le volume


massique du liquide incompressible 𝑣 demeure constant.

3. Le rendement isentropique des tuyères


Les tuyères sont des conduits adiabatiques employés pour accélérer
l'écoulement d'un fluide. Le rendement isentropique d'une tuyère est défini comme le
rapport de l'énergie cinétique réelle de l'écoulement à la sortie de la tuyère à l'énergie
cinétique de l'écoulement à la sortie de la tuyère résultant d'une évolution ce qui
donne :

2
Energie cinétique réelle à la sortie de la tuyère 𝑉2𝑎
𝜂𝑡𝑢𝑦è𝑟𝑒 = = 2
Energie cinétique isentropique à la sortie de la tuyère 𝑉2𝑠

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ℎ1 − ℎ2𝑎
𝜂𝑡𝑢𝑦è𝑟𝑒 =
ℎ1 − ℎ2𝑠

Le rendement isentropique des tuyères est de l'ordre de 90 %.

Figure II.10 Diagramme ℎ − 𝑠 pour une évolution réelle et une évolution isentropique
au sein d'une tuyère adiabatique

Références
[1] - CENGEL, Y.A. et MICHAEL A. BOLES. "Thermodynamics an engerneering
approach".2008
[2] Emilian Koller ‘Machines thermiques’, Dunod 2005
.

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