Poly Électrochimie
Poly Électrochimie
Département de chimie
Polycopié du Cours:
Module: électrochimie
3eme Licence Chimie analytique
Présenté par Dr. AMRANE Chahrazad.
Électrochimie
Introduction:
Le présent polycopié s’adresse aux étudiants en 3eme année Licence chimie analytique ; le
but de ce module est de s’initier pas à pas à l’électrochimie afin de les préparer pour
étudier d’autres modules très intéressants dans leur formation comme les méthodes
électrochimiques d’analyse.
Le contenu de ce polycopié est basé sur le programme proposé par le ministère de
l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique avec certaines modifications pour
faciliter à l’étudiant la présentation et la compréhension de ce module important.
Le premier chapitre contient un rappel sur certaines notions de base sur la solution tel que
la concentration, l’activité, la force ionique…
Le 2ème chapitre se rapporte les bases de l’électrochimie : définition de couple redox, les
réactions redox et leur équilibrage et leur potentiel, le fonctionnement d’une pile…
Sommaire :
Chapitre I: Solutions et phénomène de solubilisation……………………………….1
I.1. Solutions moléculaires et ioniques…………………………………………………2
I.2. Ionisation et constante de dissociation…………………………………………….2
I.3. Concentration et activité……………………………………………………………3
I.4. La force ionique……………………………………………………………………..3
I.5. Théorie de DEBYE-HUCKEL……………………………………………………..4
Chapitre II : Oxydo-Réduction………………………………………………………..5
II.1. Rappel Définitions, Nombre d’oxydation, Équilibrage des réactions
d’oxydoréduction………………………………………………………………………..6
II.2. Potentiel de Nernst……………………………………………………………….…8
II.3. Prévisions des réactions d’oxydoréduction et la constante d’équilibre…………..9
II.4. les différents types des électrodes…………………………………………………11
II.5. Fonctionnement d’une pile à oxydoréduction……………………………………15
II.6. F.E.M. d’une pile…………………………………………………………………..17
Chapitre IV : Electrolyse……………………………………………………………….23
IV.1. Modes de transport………………………………………………………………..24
IV.2. le concept d’électrolyse……………………………………………………………24
IV.3. Prévision des réactions qui se produisent aux électrodes………………………..25
IV.4. la surtension………………………………………………………………………..27
IV.5. la quantité d’électricité et la loi de Faraday……………………………………….27
Références……………………………………………………………………………....29
Chapitre I: Solutions et
phénomène de
solubilisation
Chapitre I: Solutions et phénomène de solubilisation
La solution est un mélange du solvant et soluté, lorsque l’eau joue le rôle du solvant on
dit qu’on a une solution aqueuse.
L’ionisation ou dissociation est une réaction qui consiste à une décomposition d’une
molécule en ions (cation + anion). On dit aussi que le composé est ionisé lorsqu’il y a un
transfert d’électron d’un groupement à un autre et ces groupements s'attirent entre eux par
attraction électrostatique.
La solution qui contient l’eau comme solvant et un soluté ionique (cation + anion) est
appelée solution électrolytique.
Lorsque le soluté est entièrement dissocié en ions dans l’eau on dit que l’électrolyte est
fort, comme le cas de chlorure d’hydrogène HCl :
HCl H 2O H 3O Cl
On dit que l’électrolyte est faible dans le cas contraire, comme le cas d’acide acétique :
CH 3COOH H 2O CH 3COO H 3O
Dans le cas de l’électrolyte faible, on peut définir le coefficient de dissociation α qui égal
au rapport entre le nombre de moles de soluté dissocié et le nombre de moles initial mises
en solution :
α = nombre de moles dissocié à l’équilibre / nombre de moles mises en solution.
Dans le cas d’acide acétique :
CH 3COO
.
CH 3COOH i
2
Chapitre I: Solutions et phénomène de solubilisation
I. 3. Concentration et activité :
La concentration d’une espèce chimique est sa quantité présente dans 1 litre de solution.
Elle est exprimée en moles par unité de volume.
Dans une solution réelle, les interactions électrostatiques entre les différentes espèces
(soluté/soluté et soluté/solvant) abaissent la quantité active de l’espèce en vue d’une
réaction chimique. La concentration active de cette espèce est nommée activité.
ai i C i avec :
C i : Concentration de l’espèce i.
i est nommé aussi l’écart à l’idéalité, il est considéré comme coefficient correctif
I. 4. La force ionique :
La force ionique est une notion liée à la concentration et à la charge des différents ions
existent dans la solution, elle est introduite par les chimistes pour rendre compte de
l'activité de ces ions en solution aqueuse. Elle est calculée de la manière suivante :
1
I z i2C i avec :
2 i
I : force ionique de la solution (en mol/l)
z i : charge de l’ion considéré.
3
Chapitre I: Solutions et phénomène de solubilisation
Plus la force ionique est grande plus les interactions électrostatiques augmentes et
l’activité de l’espèce diminuée.
I. 5. Théorie de DEBYE-HUCKEL.
0.5z i2 I
log( i )
1 I
Pour les valeurs de I < 0.01 mol/l ; on peut négliger I devant 1 et l’équation devienne :
log( i ) 0.5z i2 I
Pour les valeurs de I > 0.1 mol/l, c.à.d. les solutions concentrés, les deux lois précédentes
deviennent inutiles.
4
Chapitre II : Oxydo-
Réduction
Chapitre II : Oxydo-Réduction
Les électrons libérés par un élément lors de la réaction d’oxydation doivent être captés
par un autre élément dans la réaction de réduction.
Le nombre d’oxydation d’un élément (n.o) est la charge fictive portée par une espèce,
c’est une grandeur entière positive ou négative et notée en chiffres romains,
Le nombre d’oxydation (n.o.) est un outil conventionnel qui fixe l’état d’oxydation d’un
élément soit à l’état atomique, soit inclus dans un ion ou une molécule.
On peut déterminer le nombre d’oxydation d’un élément on utilisant les règles suivantes :
Le nombre d’oxydation d’un élément isolé est nul, par exemple : Cu, Fe, Zn…
Le nombre d’oxydation d’un élément appartenant à une molécule diatomique
mononucléaire est nul, par exemple : O2, Cl2, H2…
Le nombre d’oxydation d’un élément contenant à un ion monoatomique est égale
à la charge de l’ion, par exemple : n.o (Zn2+) = +II, n.o (Cl-) = -I, n.o (Ag+) = +I…
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Chapitre II : Oxydo-Réduction
Pour déterminer le nombre d’oxydation d’un élément dans un ion polyatomique ou une
molécule, on utilise quelques éléments couramment utilisés en chimie tels que :
L’hydrogène : son nombre d’oxydation est égal a +I dans tous les composés
hydrogénés sauf les hydrures métalliques dans lesquels il égal a -I.
L’oxygène : son nombre d’oxydation est égal a –II sauf les composés qui
continent la liaison covalente -O-O- comme le H2O2 ou le nombre d’oxydation
est égal à –I.
Les métaux alcalins (Na, K, Li…) : le nombre d’oxydation dans ce cas est égal à
+I.
Les alcalins terreux (Ca, Mg…) : le nombre d’oxydation dans ce cas égal à +II.
Les halogènes (Cl-, Br-…) : le nombre d’oxydation est égal à –I.
Dans un couple redox, l’oxydant est le composé qui possède le plus grand nombre
d’oxydation, et le réducteur est celui qui possède le nombre d’oxydation le plus faible. En
général, la forme oxydée d’une espèce est associée toujours à sa forme réduite de nombre
d’oxydation immédiatement inférieur. Par exemple dans le cas des espèces de fer : Fe,
Fe2+ et Fe3+ les couples et comme suit : (Fe2+/Fe) et (Fe3+/ Fe2+).
7
Chapitre II : Oxydo-Réduction
Pour équilibrer une réaction redox, on la décompose en deux demi – équations : la demi -
réaction d’oxydation et la demi – réaction de réduction et finalement on fait la somme des
deux demi équations tel que le nombre des électrons n’apparaît pas dans le bilan global.
Pour cela on suit les étapes suivantes :
On peut définir le potentiel de l’électrode comme la tendance d'un élément, lorsqu'il est
mis en contact avec ses propres ions, à perdre ou à gagner des électrons et à devenir à son
tour chargé positivement ou négativement.
Chaque couple redox est associé à un potentiel standard E0 constant mais on constate que
la valeur réelle du potentiel E qui détermine la réaction d’oxydoréduction dépend de la
concentration des ions en présence.
On peut calculer le potentiel de chaque couple (Ox/Red) par la relation de Nernst :
RT a
E (ox / red ) E 0 (ox / red ) ln ox
Pour la réaction : Ox ne Re d
nF ared
Ou : E0 : le potentiel standard de couple redox.
R : constante des gaz parfait (R=[Link]-1)
F : constante de Faraday (96500 C/mol).
T : température exprimée en Kelvin.
n : nombre d’électron mis en jeu dans la demi – équation redox.
8
Chapitre II : Oxydo-Réduction
R,F et T (298°K) sont des constantes, et si on utilise les logarithmes décimaux ( log ) à la
place des logarithmes népériens ( ln ) ; on peut écrire que :
2.3RT
0.059 0.06 et la relation de Nernst devienne :
F
E (ox / red ) 0
E (ox / red )
0.06
log
Ox /pour une solution dilué la concentration égal à
n Re d l’activité.
Dans le cas d’un couple avec l’ion H+, le potentiel dépend de pH, la réaction est la
suivante :
0 0.06 Ox H
E (ox / red ) E (ox / red ) log
.
n Re d
Pour prévoir le sens de réaction entre deux couples redox (Ox1/Red1) et (Ox2/Red2), on
utilise une échelle de potentiel des couples redox pour les faire comparer :
E0(V)
Ox1 Red1
Pouvoir Pouvoir
oxydant réducteur
Ox2 Red2
9
Chapitre II : Oxydo-Réduction
Le pouvoir oxydant des espèces augmente de façon croissante sur la partie gauche de
l’axe, tandis que le pouvoir réducteur des espèces augmente de façon décroissante sur la
partie droite de l’axe.
Le couple qui possède le potentiel le plus élevé va se réduit, dans ce cas, le réactif Ox1 se
transformera en Red1 et le réactif Red2 se transformera en Ox2.
nF E 0 Ox 1 / Re d 1 E 0 Ox 2 / Re d 2
Red 2 e Ox 2
Ox 1 Re d 2 Re d 1 Ox 2
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Chapitre II : Oxydo-Réduction
Par définition l’électrode est l’association entre un conducteur électrique (un métal par
exemple) et un conducteur ionique (la solution).
Ce sont les électrodes les plus simples, elles sont constituées d’un métal plongeant
dans une solution contenant une forme ionique de ce métal, par exemple une lame
d’argent dans une solution de nitrate d’argent.
11
Chapitre II : Oxydo-Réduction
Ce type des électrodes est constitué d’un métal, recouvré d’un de ses sels
peu ou pas soluble, généralement ces sels sont des halogènes des métaux,
le tous plongeant dans une solution contenant l’halogène de ce sel, par
exemple, une lame d’argent entourée de chlorure d’argent et plongeant
dans une solution de chlorure de potassium.
Les électrodes de deuxième espèce sont généralement utilisées comme des électrodes de
référence grâce à leur potentiel constant.
Une électrode à gaz est constituée d’un métal inerte tel que le platine et un
couple redox ou l’un de ses formes oxydante ou réduite est un gaz (G2), donc On
fait buller un gaz (G2) sur le métal qui est plongé dans une solution d’ions du
même élément formant ce gaz (G+ et G-).
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Chapitre II : Oxydo-Réduction
électrode normale à hydrogène (ENH). Dans ce cas, le potentiel de cette électrode est nul
par convention. Cette électrode est la référence absolue des potentiels en électrochimie.
La réaction de ce couple est la suivante :
2H 2e H 2
Par convention : E 0 (H / H 2 ) 0V .
En réalité, la mise en œuvre de l’électrode ESH est peu pratique (bouteille d'hydrogène,
circuit de gaz,…), donc les électrochimistes préfèrent l’utilisation des électrodes plus
simples et plus aisées à réaliser, les plus souvent parmi ces électrodes, dite secondaires,
sont l’électrode de calomel saturée et l’électrode AgCl/Ag.
Pour dire que cette électrode est une électrode de référence, il faut
démontrer que son potentiel est constant.
AgCl Ag Cl Ks Ag Cl
Ag 1e Ag E ( Ag / Ag ) E (0Ag / Ag ) 0.06Log Ag
AgCl Ag Cl Ks Ag Cl
1
AgCl 1e Ag Cl E ( AgCl / Ag ) E (0AgCl / Ag ) 0.06Log
Cl
Les deux couples redox (Ag+/Ag) et (AgCl/Ag) correspondant au même état d’oxydation
+I et 0, donc à l’équilibre : E ( AgCl / Ag ) = E ( Ag / Ag ) .
13
Chapitre II : Oxydo-Réduction
1
E (0AgCl / Ag ) 0.06Log
E (0Ag / Ag ) 0.06 Log Ag
Cl
1
E (0AgCl / Ag ) E (0Ag / Ag ) 0.06Log Ag 0.06 Log
Cl
E (0Ag / Ag ) et Ks.
1 1
Donc, E ( AgCl / Ag ) E (0AgCl / Ag ) 0.06Log
E (0Ag / Ag ) 0.06LogKs 0.06Log
Cl Cl
Cette électrode, aussi, est une électrode de deuxième espèce, elle est composée
comme suit Hg/Hg2Cl2/KCl saturée.
Par façon analogique, on fait les mêmes étapes précédentes sur l’électrode de
calomel saturée ECS :
Hg 2 2e Hg E ( Hg 2 / Hg ) E (0Hg 2 / Hg ) 0.03Log Hg 2
2
Hg 2Cl 2 Hg 2 2Cl Ks Hg 2 Cl
1
Hg 2Cl 2 2e Hg 2Cl E ( HgCl / Hg ) E (0HgCl / Hg ) 0.03Log 2
Cl
1
E ( Hg 2 / Hg ) = E ( HgCl / Hg ) donc : E (0Hg 2 / Hg ) 0.03Log Hg 2 = E (0HgCl / Hg ) 0.03Log 2
Cl
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Chapitre II : Oxydo-Réduction
1
E ( HgCl / Hg ) E (0Hg 2 / Hg ) 0.03LogKs 0.03Log 2
Cl
Sachant que la solution de KCl est saturée, donc le potentiel de l’électrode de référence
au calomel est constant, et sa valeur égale à 0.24 V/ESH.
Les électrodes qui ne sont pas des électrodes de références sont nommées électrodes
indicatrices ou électrodes de mesure.
Le rôle de pont salin est de permettre aux contre-ions spectateurs de se déplacer d’un
compartiment à l’autre pour assurer la conservation de la charge en tout temps et en tout
point et pour assurer la fermeture du circuit.
- Le compartiment de plus haut potentiel noté E(+) sera le pôle positif de la pile et le
siège de la réduction parce que le couple qui possède le potentiel le plus élevée va se
réduit.
15
Chapitre II : Oxydo-Réduction
- Le compartiment de plus faible potentiel noté E(-) sera le pôle négatif de la pile et le
siège de l’oxydation.
Le sens de circulation de courant est, par convention, opposé au sens de déplacement des
électrons. Donc le courant circule du pôle positif vers le pôle négatif et les électrons
l’inverse.
On peut présenter la pile par un symbole normalisé :
M 1 M 1n (C 1 ) M 2n ' (C 2 ) M 2
Par convention, le pôle négatif de la pile est toujours situé à gauche du schéma
normalisé ; la simple barre indique l’existence d’une jonction solide/liquide (contact entre
le métal et ses ions) et la double barre représente la séparation entre les deux
compartiments (membrane ou pont salin).
La demi – pile de cuivre consiste le pôle positif de la pile, tandis que le zinc consiste le
pôle négatif ; donc le cuivre va se réduit et le zinc va s’oxyder.
Le symbole de cette pile est le suivant :
Zn Zn 2 (C 1 ) Cu 2 (C 2 ) Cu
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Chapitre II : Oxydo-Réduction
La force électromotrice d’une pile (ΔE) est liée directement au potentiel des deux demi –
pile ; la F.E.M est définie comme étant la différence entre le potentiel du compartiment
positif et celui du compartiment négatif.
E ( Zn 2 / Zn ) E (0Zn 2 / Zn ) 0.03Log Zn 2 .
17
Chapitre III: Solutions
Electrolytiques
Chapitre III: Solutions Electrolytiques
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Chapitre III: Solutions Electrolytiques
Pour les électrolytes forts, on utilise l’étude expérimentale de Kohlrausch, qui montre
que la courbe expérimentale f ( C ) présente une partie linéaire. On peut ainsi
déterminer λ0 par l’extrapolation à zéro de la concentration. Cette loi de Kohlrausch est
présentée par l’équation suivant :
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Chapitre III: Solutions Electrolytiques
Sous l’effet du champ électrique généré par la différence de potentiel qui existe entre les
deux électrodes, les espèces chargées positivement se déplacent vers l’électrode polarisée
négativement et les espèces chargées négativement se déplacent vers l’électrode polarisée
positivement. L’espèce chargée i possède une vitesse définie par la relation suivante :
i est nommé mobilité ionique, on peut la définir comme étant la vitesse de l’ion dans
un champ électrique unité. L’unité de la mobilité est cm2/s.V, on peut l’exprime par la
vi
relation : i .
E
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Chapitre III: Solutions Electrolytiques
ki z i .C i .i
ti ti
k sol z
i
i .C i .i
Ii
ti
I
et t
i
i 1.
t t 1
Le nombre de transport est une fraction, donc c’est une grandeur sans unité.
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Chapitre IV : Electrolyse
Chapitre IV : Electrolyse
Il existe trois modes de transport pour les espèces chimiques lors d’une réaction
électrochimique :
3- La migration : il s’agit du mouvement des espèces sous l’effet d’un champ électrique
(gradient de potentiel électrostatique) pouvant exister dans la zone interfaciale. Ce type
de transport affecte seulement les espèces chargées.
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Chapitre IV : Electrolyse
é é é é
V G
- - I +
+
Anode Cathode Anode
Cathode
(oxydation) (réduction) (oxydation)
(réduction)
Pile Électrolyse
Pour faire une électrolyse il faut imposer un potentiel externe pour provoquer la réaction,
la question qui se pose est de savoir quelle valeur de potentiel il nous faut pour réaliser
les transformations non spontanées ? Pour cela il faut imposer un potentiel, appelé
potentiel théorique, égal exactement à la valeur de potentiel de Nernst.
On prend par exemple l’électrolyse de l’eau, on plonge deux électrodes de platine dans
l’eau un peu acidifié (pour réduire la résistance de la solution). L’eau va subir une
oxydation à l’anode tandis que les ions H+ vont subir une réduction à la cathode :
2H 2e H 2
2H 2O O 2 4H 4e
Pour une solution acidifiée à 1mol/l et pour une pression égale à 1 bar :
25
Chapitre IV : Electrolyse
2
0 0.06 H
E (H / H ) E (H / H 2 )
Log 0V
2
2 PH 2
0.06 4
E (O 2 / H 2O ) E (0O 2 / H 2O ) Log H .PO 2 1.23V
4
Donc, pour provoquer l’électrolyse de l’eau, il faut imposer une différence de potentiel
égale à :
E E a E c 1.23 0 1.23V
On peut illustrer le potentiel nécessaire pour provoquer une réaction redox sur la courbe
I en fonction de potentiel. L’augmentation du courant indique le démarrage de la
réaction. Par convention le courant positif (coté droit) c’est le courant anodique, et le
courant négatif (coté gauche) c’est le courant cathodique. La réaction d’oxydation
commence à partir de E1=E (OX1/Red1) et la réaction de réduction commence à partir de E2
= E(Ox2/Red2).
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Chapitre IV : Electrolyse
IV.4. la surtension :
Donc, dans certains cas il faut augmenter le potentiel imposé afin de réaliser
l’électrolyse ; ce phénomène est nommé la surtension. On a besoin de potentiel égal à :
E exp E th
La loi de Faraday donne la relation entre la quantité d’espèce chimique intervient dans la
réaction redox et la quantité de charge passée durant une électrolyse :
Q n (e ).F
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Chapitre IV : Electrolyse
La relation entre le nombre de mole d’électron et celui de l’espèce (ox ou red) est obtenue
à partir de la demi – réaction ; on prend par exemple la réduction de cuivre :
Cu 2 2e Cu
n(é) = 2n (Cu2+) donc, on peut écrire :
Q 2n (Cu 2 ).F
D’un autre coté, l’électrolyse réalisée pendant un temps t (en second) et sous un courant
d’intensité i nous donne la quantité d’électricité échangée :
Q i .t
Dans le cas de la réaction de cuivre précédente ; on a :
Q i .t 2n (Cu 2 ).F
i .t
n (Cu 2 )
2F .
Donc, on peut utiliser la loi de Faraday pour calculer la quantité des espèces produites à
chaque électrode.
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Références
Références :
[3] : Skoog, West et Holler, « Chimie Analytique », Paris, Éditions De Boeck, 1997.
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