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Transition Énergétique en Algérie

Ce document présente une thèse de doctorat sur la contribution à la maîtrise de la transition énergétique en Algérie. Le document contient le contexte énergétique mondial et national, la politique énergétique algérienne, la transition énergétique réalité et perspectives, ainsi que la planification et les stratégies pour la transition du système énergétique national.

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Transition Énergétique en Algérie

Ce document présente une thèse de doctorat sur la contribution à la maîtrise de la transition énergétique en Algérie. Le document contient le contexte énergétique mondial et national, la politique énergétique algérienne, la transition énergétique réalité et perspectives, ainsi que la planification et les stratégies pour la transition du système énergétique national.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


Université Kasdi Merbah Ouargla
Faculté Des Sciences Appliquées
Département De Génie Mécanique

Thèse
Présenté pour l’obtention du diplôme de

Doctorat 3ème cycle

Spécialité : Génie Mécanique


Option : Thermo-énergétique
Présenté par :

SETTOU Belkhir

Thème

Contribution à la maîtrise de la transition énergétique en Algérie

Soutenu publiquement le : 27/05/2021


Devant le jury composé de :

Abdelghani BOUBEKRI Pr. Président Université Kasdi Merbah Ouargla


Noureddine SETTOU Pr. Encadreur Université Kasdi Merbah Ouargla
Belkhir NEGROU MCA Examinateur Université Kasdi Merbah Ouargla
Nadia SAIFI MCA Examinateur Université Kasdi Merbah Ouargla
Hocine BEN MOUSSA Pr. Examinateur Université de Batna 2
Abdelmalek ATIA MCA Examinateur Université du ELOued

Année universitaire : 2020/2021


Remerciements

Remerciements
Avant tout, je remercie ALLAH, le tout puissant, de m’avoir donné le courage et la
volonté pour accomplir ce travail de recherche.
Je tiens à remercier sincèrement, et exprimer ma profonde reconnaissance et ma grande
estime à mon directeur de thèse le Professeur SETTOU Noureddine, qui s'est toujours montré
à l'écoute et a été très disponible tout au long de la réalisation de cette thèse malgré ses charges
académiques, ainsi que pour, l'aide et le temps qu'il a bien voulu me consacrer.
Mes vifs remerciements vont à monsieur BOUBEKRI Abdelghani, professeur à
l’université du Kasdi Merbah Ouargla, de m’avoir fait l’honneur de présider le jury de thèse.

Je tiens également à remercier mes examinateurs monsieur BEN MOUSSA Hocine


Professeur à l’université de Batna 2, monsieur NEGROU Belkhir maitre de conférences à
l’université du Kasdi Merbah Ouargla, Mlle SAIFI NADIA maitre de conférences à l’université
du Kasdi Merbah Ouargla et monsieur ATIA Abdelmalek maitre de conférences à l’université
du ELOued qui ont montré un intérêt pour mon travail et accepté d’assister à ma soutenance.
Mes remerciements les plus sincères à toutes les personnes qui auront contribué de près ou de
loin au bon déroulement de cette thèse.
Sommaire

Sommaire
Remerciements ............................................................................................................................. i

Sommaire.....................................................................................................................................ii

Liste des abréviations ...............................................................................................................vii

Liste des figures ......................................................................................................................... ix

Liste des tableaux ....................................................................................................................xiii

Introduction Générale ................................................................................................................ 1

Chapitre: 1 Contexte et politique énergétique ............................................ 6


1.1 Introduction ............................................................................................................ 7
1.2 Analyse du modèle énergétique actuel à l’échelle mondiale ............................... 7
1.2.1 Répartition des réserves des énergies fossiles dans le monde .............................. 8
1.2.2 Production et demande d’énergie primaire dans le monde .................................. 8
1.2.3 La structure du marché international du pétrole ................................................. 11
1.2.4 Organisations internationales du secteur de l'énergie ......................................... 13
1.2.5 Tendances mondiales des émissions totales de gaz à effet de serre ................... 17
1.2.6 Historique des négociations climatiques internationales .................................... 19
1.2.7 L’impact de la transition énergétique ................................................................. 20
1.2.8 Impacts de la crise de Covid-19 sur le secteur énergétique mondial ................. 21
1.3 Contexte énergétique national ............................................................................. 22
1.3.1 Politique de gestion des ressources fossiles (Analyse du bilan énergétique) ..... 22
1.3.2 Production nationale d’énergie primaire ............................................................ 24
1.3.3 Consommation nationale énergétique en Algérie............................................... 24
1.3.4 Moyens actuels et émergents de production énergétique ................................... 25
1.3.5 Infrastructure de transporté gaz naturels ............................................................ 28
1.3.6 Cadre institutionnel et règlementaire du secteur de l’énergie en Algérie........... 29
[Link] Ministère ......................................................................................................... 30
[Link] Autorité de Régulation des Hydrocarbures (ARH) ........................................ 31
Sommaire

[Link] Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures


(ALNAFT) ...................................................................................................................... 32
[Link] Cadre règlementaire du secteur ...................................................................... 33
1.3.7 Enjeux stratégiques pour l’Algérie (3E) .............................................................. 33
1.3.8 Marché du gaz : Enjeux et Défis ........................................................................ 35
1.4 Conclusion ............................................................................................................. 36

Chapitre: 2 Transition énergétique : Réalité et perspectives .................. 37


2.1 Introduction .......................................................................................................... 38
2.2 Qu’est-ce que la transition énergétique ? ........................................................... 38
2.2.1 Historique de la transition énergétique ............................................................... 39
2.2.2 Chaîne énergétique et transition énergétique ..................................................... 40
2.2.3 Comment accélérer la transition énergétique ? .................................................. 43
2.2.4 R&D et Innovation au service de la transition énergétique ................................ 45
2.3 Transition énergétique à travers le monde ........................................................ 47
2.4 Stratégie nationale d'efficacité énergétique et des énergies renouvelables ..... 55
2.4.1 Programme National de développement des Energie Renouvelables ................ 56
2.4.2 Efficacité énergétique ......................................................................................... 59
2.4.3 Sonelgaz : plan de développement 2018 / 2028 ................................................. 60
2.4.4 Bilan de réalisation de la première tranche du programme national d’efficacité
énergétique ..................................................................................................................... 61
2.4.5 Promotion de l’énergie ( GPLc/GNc) ................................................................. 62
2.4.6 Résultats attendus de la stratégie nationale d'efficacité énergétique et d'énergies
renouvelables .................................................................................................................. 62
2.5 Conclusion ............................................................................................................. 63

Chapitre: 3 Planification et stratégies pour la transition du système


énergétique national ........................................................................................ 64
3.1 Introduction .......................................................................................................... 65
3.2 Estimation des potentiels et sélection du site ..................................................... 65
3.3 Qu'est-ce que le potentiel technique ? ................................................................ 66
3.4 Données pour la planification, la politique et l'investissement dans les énergies
renouvelables..................................................................................................................... 67
3.5 Outils d’aide à la décision pour une planification énergétique ........................ 68
3.5.1 Méthodes ADMC : revue de la littérature, applications ..................................... 70
Sommaire

3.6 Méthodologie de la planification énergétique .................................................... 77


3.7 Application de la méthodologie pour la stratégie énergétique nationale ........ 79
3.8 Potentiel algérien des énergies renouvelables .................................................... 80
3.9 Estimation de la consommation d'énergie par la méthode des scénarios........ 82
3.9.1 Définition d’un scénario tendanciel.................................................................... 82
3.9.2 Proposition d’un scénario volontariste dans le système énergétique ................. 83
3.9.3 Planification de scenarios et prévisions stratégiques.......................................... 83
3.9.4 Démarche et objectif de modélisation ................................................................ 83
3.9.5 Construction de scénario énergétique de référence ............................................ 84
3.9.6 Système énergétique de référence ...................................................................... 84
3.9.7 Analyse rétrospective et modélisation ................................................................ 86
3.10 Prévision de la demande d’énergie ..................................................................... 88
3.10.1 Par secteur ...................................................................................................... 88
3.10.2 Par matière ...................................................................................................... 89
3.11 Scénario de référence faible et fort ..................................................................... 91
3.12 Méthodologie d'aide à la décision pour la planification locale de l'énergie
durable ............................................................................................................................... 92
3.12.1 Ensembles de contraintes ............................................................................... 93
3.12.2 Critère d'évaluation ......................................................................................... 95
3.12.3 Standardisation de la base des données ........................................................ 103
3.13 Conclusion ........................................................................................................... 103

Chapitre: 4 Actions d’intégration des sources renouvelable dans le


système énergétique national ........................................................................ 104
4.1 Introduction ........................................................................................................ 105
4.2 Évaluation du potentiel technique et sélection des sites appropriés des
centrales électriques « photovoltaïques » ..................................................................... 105
4.2.1 Impact de la résolution de raster de données sur les zones appropriées ........... 106
4.2.2 Résultats d'adéquation de la sélection des sites du système photovoltaïque
solaire 108
4.2.3 Analyse de sensibilité ....................................................................................... 109
4.2.4 Potentiel d’énergie électrique du PV ................................................................ 111
4.2.5 Comparaison des résultats avec les projets PNER ........................................... 113
Sommaire

4.3 Évaluation du potentiel technique et sélection des sites appropriés des


centrales électriques « CSP » ......................................................................................... 113
4.3.1 Résultats des critères pondérés en cas de CSP ................................................. 114
4.3.2 Potentiel technique et indice d'aptitude des terres ............................................ 116
4.3.3 Analyse de sensibilité et incertitudes ............................................................... 118
4.3.4 Potentiel d'énergie électrique du CSP............................................................... 119
4.4 Réseau électrique au cœur des objectifs des politique énergétiques .............. 120
4.4.1 Analyse générale du réseau électrique ............................................................. 120
4.4.2 Générateurs d’énergie dispersés (GED) ........................................................... 122
4.5 Méthodologie d’évaluation des impacts de la production décentralisée sur les
réseaux de distribution ................................................................................................... 124
4.5.1 Aperçu de l'optimisation de l’emplacement et du dimensionnement des
générateurs d’énergie dispersés (GED) ........................................................................ 124
4.6 Méthodologie de sélection du site pour une localisation optimale du GED
connecté au réseau électrique : application du cas N'Goussa .................................... 126
4.6.1 Présentation de la zone d'étude ......................................................................... 127
4.6.2 Développement du modèle de hiérarchie ......................................................... 129
4.6.3 Description des critères et préparation de la base de données .......................... 129
4.6.4 Algorithme Backward/Forward Sweep process ............................................... 130
4.6.5 Emplacement optimal basé sur l'indice de sensibilité de la tension (VSI) ....... 131
4.6.6 Impact du GED sur le profil de tension et les pertes de puissance................... 132
4.6.7 Analyse technico-économique pour chaque stratégie ...................................... 132
4.6.8 Carte des terrains d'aptitude pour la centrale solaire PV : cas de N'goussa ..... 134
4.6.9 Validation des résultats par Google Earth ........................................................ 135
4.6.10 Analyse du flux de puissance optimal à l'aide de la méthode BFS .............. 136
4.6.11 Évaluation technico-économique des taux de pénétration du GED ............. 140
4.7 Intégration des technologies de l'énergie hydrogène dans les systèmes
électriques autonomes .................................................................................................... 141
4.7.1 Modélisation de systèmes hybrides PV/hydrogène connectée au réseau
électrique ; cas de la région de N'goussa. ..................................................................... 141
4.7.2 Modèle de profil de charge électrique .............................................................. 142
4.7.3 Description du système hybride à base hydrogène........................................... 143
4.7.4 Algorithme de processus du calcul (gestion d’énergie).................................... 144
4.7.5 Evolution des périodes de production d’hydrogène et d’électricité ................. 145
Sommaire

4.7.6 Production et stockage d’hydrogène (fonctionnement de l’électrolyseur) ....... 147


4.7.7 Production de l’électricité (fonctionnement de la pile à combustible) ............. 148
4.7.8 Etude économique du système ......................................................................... 149
4.8 Quelles évolutions pour les transports dans la transition énergétique ? ....... 151
4.8.1 Routes solaires : les bases de l'approvisionnement énergétique ....................... 152
4.8.2 Approche historique du développement des routes solaires............................. 153
4.9 La méthodologie d'estimation de l'énergie disponible produite par la route
solaire ; étude de cas route E-O..................................................................................... 154
4.9.1 Sources de données et préparation de la route EO ........................................... 155
4.9.2 Estimation of solar electricity/hydrogen production ........................................ 155
4.9.3 Estimation des émissions de CO2 de la route E-O ........................................... 156
4.9.4 Quantité d'électricité / d'hydrogène produite par la route solaire ..................... 156
4.9.5 Estimation de la quantité de carburant économisée et de CO2 évitée .............. 158
4.10 Technologie des Routes solaire alimenté une voie de Tramway : cas
d’application tramway d’Ouargla. ............................................................................... 158
4.10.1 Consommation énergétique mensuelle du Tramway ................................... 159
4.10.2 Production photovoltaïque mensuelle des panneaux disposés sur la route du
tramway 160
4.10.3 Bilan économique (dépenses et revenus) ..................................................... 161
4.11 Conclusion ........................................................................................................... 162

Conclusion Générale .............................................................................................................. 164

Bibliographie ........................................................................................................................... 167

Annexes .................................................................................................................................... 181


Liste des abréviations

Liste des abréviations


Unités Physiques
B Billion
Exj Exajoule
G Giga
h Heure
k Kilo
M Million
M Méga
m² mètres carrés
m3 ou mc mètres cubes
t Tonnes
T Téra
tep tonnes équivalent pétrole
W Watt
TWh Téra Watt heur

Unités monétaires
DA Dinar Algérienne
$ Dollars des Etats Unis d’Amérique
£ Euro

Nomenclatures
AC Courant Alternatif (Alternative Current)
AIE Agence Internationale de l'Energie
An Anode
BP British Petroleum
C.C Cycle Combiné
Ca Cathode
CREG Commission de Régulation de l’Electricité et du Gaz
DC Courant Continu (Direct Current)
EnR Energie renouvelable
GNL Gaz Naturel Liquéfié
GPL Gaz de Pétrole Liquéfié
GRD Gestionnaire de Réseau de Distribution
GRTE Gestionnaire de Réseau Transport d’Electricité
MEA Membranes Alcalines Échangeuses d'anions

vii
Liste des abréviations

OPEP Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole


PAC Piles à Combustible
PEM Membrane échangeuse de Protons (Proton Exchange Membrane)
PIB Produit Intérieur Brut
PNER Programme National des Energies Renouvelables
PV Photovoltaïque
SHER Système hybride énergie renouvelable
SKB Shariket Kahraba Berrouaghia
SKD Shariket Kahraba Koudiet Edraouch
SKH Shariket Kahraba HadjretEnnouss
SKS Shariket Kahraba Skikda
SKT Shariket Kahraba Terga
SKTM Shariket Kahraba wa Taket Moutadjadida
SOE Electrolyse de l'eau à oxyde solide
Sonatrach Société nationale de transport et de commercialisation des hydrocarbures
Sonelgaz Société Nationale de l'Electricité et du Gaz
SPE Société de Production de l’Électricité
SSE Systèmes de Stockage d’énergie
Tamb Température ambiante
Tc Température du cellule
Tep Tonne équivalent pétrole
TG Turbine à Gaz

viii
Liste des figures

Liste des figures


Figure 1-1: répartition des réserves prouvées de pétrole et gaz dans le monde (Bp 2019). ........ 8
Figure 1-2 : Production mondiale d’énergie primaire d’année 2019 en Exajoules (Bp 2019) ... 9
Figure 1-3: Evolution de consommation d’énergie primaire 1970-2019 en Exajoules (Bp
2019). .......................................................................................................................................... 10
Figure 1-4: Consommation mondiale d’énergie primaire par combustibles en 1970 et 2019 en
Exajoules (Bp 2019). .................................................................................................................. 10
Figure 1-5 : Évènements géopolitiques et économiques et cours du pétrole brut (British 2019).
.................................................................................................................................................... 11
Figure 1-6: États membres de l'Organisation OPEP. ................................................................ 14
Figure 1-7: États membres de l'Organisation FPEG. ................................................................ 15
Figure 1-8: États membres de l'Organisation AIE. .................................................................... 16
Figure 1-9: États membres de l'Organisation FIE. .................................................................... 16
Figure 1-10: L'évaluation d’émissions de CO2 par région. ....................................................... 17
Figure 1-11: Les émission de CO2 en 2019 par source et par secteur. ..................................... 19
Figure 1-12 : Chronologie des dates clés des négociations climatiques. .................................. 20
Figure 1-13 : bilan énergétique algérienne en 2019. ................................................................. 23
Figure 1-14: Structure de la production d’énergie primaire (Algerian Ministry of Energy
2018a) ......................................................................................................................................... 24
Figure 1-15: la structure de la consommation des produits pétrolier (Algerian Ministry of
Energy 2018a). ........................................................................................................................... 25
Figure 1-16 Champs de pétrole et de gaz d’Algérie .................................................................. 26
Figure 1-17 : Evolution de la puissance installée par type d'équipement (en MW) sur la période
(1962- 2017) (Algerian Ministry of Energy 2018a). .................................................................. 26
Figure 1-18 : Evolution de la production d'électricité par type d'équipement (en MWh) sur la
période (1962-2019) (Algerian Ministry of Energy 2018b). ...................................................... 27
Figure 1-19 : Caractéristiques du parc de production d’énergie électrique. ............................. 28
Figure 1-20: Réseau de transport et de distribution de gaz (grtg 2019). ................................... 29
Figure 2-1 : Le cercle vicieux de la notion (transition énergétique). ........................................ 38
Figure 2-2: Les deux transitions énergétiques précédents ont provoqué d’énormes
bouleversements structurels (Schroders et al. 2019). ................................................................. 39
Figure 2-3 ::Nombre de pays ayant des politiques d'énergies renouvelables 2004-2019. ......... 41
Figure 2-4 : dimensionnement du l’acceptance social des énergies renouvelables. .................. 42
Figure 2-5 : Feuille de route des options technologiques disponibles pour accélérer la
transition énergétique. ................................................................................................................ 45
Figure 2-6 : tendances de l'innovation pour le futur système énergétique. ............................... 46
Figure 2-7 : Dimensions et variables de l'indice de transition énergétique. .............................. 48
Figure 2-8 : Matrice de performance / préparation de l'indice de transition énergétique (par
groupes de pays). ........................................................................................................................ 48
Figure 2-9 trends des émissions de CO2 en Allemagne 1990-2019. ......................................... 53

ix
Liste des figures

Figure 2-10 :consistance du programme en énergie renouvelables à réaliser pour le marché


national sur la période 2015-2030. ............................................................................................. 57
Figure 2-11: Sites de projets PV du plan de développement des énergies renouvelables. ........ 58
Figure 3-1 : Cadre conceptuel de divers types de potentiels énergétiques. ............................... 66
Figure 3-2 : Analyse des données et connexion à l’aide à la décision. ..................................... 68
Figure 3-3 : modèles et classification de l’ADMC. ................................................................... 69
Figure 3-4: Une procédure commune pour l'analyse ADMC. ................................................... 70
Figure 3-5 : Vue schématique de l'analyse bibliométrique de la sélection du site du système
d'énergie renouvelable. ............................................................................................................... 73
Figure 3-6 phases d’analyse de planification énergétique territoire (Lavallez et al. 2017). ...... 78
Figure 3-7 : Méthodologie pour la stratégie énergétique nationale. .......................................... 80
Figure 3-8 : Potentiel théorique Algérien des énergies renouvelables ...................................... 81
Figure 3-9 : étapes de construction d'un scénario...................................................................... 83
Figure 3-10 :Synthèse des flux énergétique algérienne. ............................................................ 85
Figure 3-11 : Evolution du nombre de population selon déférent scénarios à l’horizon 2050. . 88
Figure 3-12 Evolution sectorielle de la demande finale d’énergie à l’horizon 2050................. 89
Figure 3-13 Evolution de la demande finale d’énergie par produit à l’horizon 2050. .............. 90
Figure 3-14 Scénarios de l’évolution de la demande énergétique à l’horizon 2050 (Mtep). .... 91
Figure 3-15 Les zones de contraintes (zones exclues). ............................................................. 94
Figure 3-16 Développement de bases de données. .................................................................... 98
Figure 3-17 développement de la carte du réseau électrique Algérien. ................................... 100
Figure 3-18 Cartes raster de tous les critères d'évaluation ...................................................... 102
Figure 4-1 : Cartes d'adéquation de différentes résolutions de rasters. ................................... 107
Figure 4-2 : Résultats de l'indice d'aptitude en utilisant les poids AHP. ................................. 108
Figure 4-3 : Répartition de l'aptitude des terres. ...................................................................... 109
Figure 4-4 : cartes de terrain approprié (a) scénario de poids économique plus élevé (b)
scénario de poids égaux. ........................................................................................................... 110
Figure 4-5 : Distribution de l'aptitude des terres pour les trois scénarios (AHP, économie plus
élevée et poids égaux). ............................................................................................................. 111
Figure 4-6 : Potentiel total de production d'énergie électrique (TWh). ................................... 112
Figure 4-7 : Comparaison des résultats avec les projets pilotes de PNER. ............................. 113
Figure 4-8 : Projets CSP réalisés dans le monde. .................................................................... 114
Figure 4-9 : Poids final résultant : a. pour les scénarios EQW et AHP, b. pour les scénarios
EQW et BWM. ......................................................................................................................... 115
Figure 4-10 : distribution des contraintes. ............................................................................... 116
Figure 4-11 : Carte d'aptitude finale pour les centrales CSP (a. EQW, b. AHP, c. scénarios de
BWM). ...................................................................................................................................... 117
Figure 4-12 : Distribution de l'indice d'aptitude pour trois scénarios. ..................................... 119
Figure 4-13 : Le potentiel technique de production d'énergie électrique (TWh/an) par les
centrales CSP pour les scénarios AHP et BWM. ..................................................................... 120
Figure 4-14 : Structure d'un système électrique typique. ........................................................ 121
Figure 4-15 système d'alimentation électrique traditionnel et actuel. ..................................... 123
Figure 4-16 :Selected Objectives in Distributed Generation Allocation (Pesaran H.A et al.
2017). ........................................................................................................................................ 125

x
Liste des figures

Figure 4-17 : Vue schématique de l'analyse bibliométrique du placement optimal du GED


photovoltaïque dans le réseau de distribution. ......................................................................... 125
Figure 4-18 L'architecture de la méthodologie. ....................................................................... 127
Figure 4-19 : Présentation de la zone d'étude d’N’goussa....................................................... 128
Figure 4-20 : Carte solaire du la zone d’étude......................................................................... 130
Figure 4-21 Les informations spatiales sur les critères d'évaluation. ...................................... 130
Figure 4-22 : Algorithme du calcul de BFS. ........................................................................... 131
Figure 4-23 : Carte d'indice d'aptitude des terres. ................................................................... 134
Figure 4-24 : Répartition des superficies terrestres de l'indice d'aptitude à la zone d'étude /
contraintes [km²]. ...................................................................................................................... 135
Figure 4-25 :Vérification de la précision de l'adéquation à l'aide de Google Earth par sites et
par jeux de barres...................................................................................................................... 136
Figure 4-26 :Variation de l'indice de sensibilité de la tension avec la taille du GED (taux de
pénétration). .............................................................................................................................. 137
Figure 4-27 : Variation totale de la perte de puissance réelle avec la taille du GED (taux de
pénétration). .............................................................................................................................. 138
Figure 4-28 : Profil de tension avec variation de pénétration GED. ....................................... 139
Figure 4-29 : Evaluation technico-économique dans la perspective de LCOE, d'économie de
carburant et les émissions de CO2 évitées. ............................................................................... 140
Figure 4-30 : Profil de charge électrique annuelle (en MWh) et la production du réseau et le
parc photovoltaïque. ................................................................................................................. 143
Figure 4-31 : Structure du système hybride basée sur l'hydrogène comme vecteur énergétique
de stockage ............................................................................................................................... 144
Figure 4-32 Organigramme du système hybride (réseau, photovoltaïque) à base hydrogène. 145
Figure 4-33 Evolution des périodes de production d’hydrogène et d’électricité .................... 146
Figure 4-34 : la variation temporelle de la production d'hydrogène à la sortie de l’électrolyseur
[kg/h]. ....................................................................................................................................... 147
Figure 4-35 : état de charge de réservoir d’hydrogène [%]. .................................................... 148
Figure 4-36 : périodes du fonctionnement de la pile à combustible. ....................................... 149
Figure 4-37 : Evolution des revenus et des dépenses d’investissement. ................................. 150
Figure 4-38 énergie renouvelable dans le contexte de la méthodologie Éviter-Décaler-
Améliorer (EDA) dans le secteur des transports. ..................................................................... 152
Figure 4-39 couche de routes solaire. ...................................................................................... 153
Figure 4-40 Récentes réalisations commerciales et expérimentales dans les routes solaires (Pei
et al. 2019). ............................................................................................................................... 154
Figure 4-41 Schéma de principe pour évaluer l'approvisionnement en énergie solaire
disponible des routes dans la route E-O. .................................................................................. 155
Figure 4-42 Production d'électricité et d'hydrogène à partir de RSP pour chaque segment de
province .................................................................................................................................... 157
Figure 4-43 La quantité d'hydrogène fournie aux stations-service conventionnelles. ............. 157
Figure 4-44 Quantité de dioxyde de carbone évitée et économie de carburant dans le RSP .. 158
Figure 4-45 Ligne du tramway d'Ouargla................................................................................ 159
Figure 4-46 : Evaluation de la consommation mensuelle de tramway d’Ouargla en MWh. .. 159

xi
Liste des figures

Figure 4-47 : Evaluation de la production mensuelle de l’électricité photovoltaïque dans la


route tramway d’Ouargla en MWh........................................................................................... 160
Figure 4-48 : Comparaison entre production et consommation en MWh. .............................. 161
Figure 4-49 : Dépense et revenus issus du système proposé. .................................................. 162

xii
Liste des tableaux

Liste des tableaux


Tableau 1.1 : Les événements correspondant pour chaque année. ........................................... 12
Tableau 2.1 : Les changements possibles dans la localisation des éléments clés du système
d'énergie associées à une transition d'énergie à bas carbone (Bridge et al. 2013)...................... 40
Tableau 2.2 : Résumé des objectifs énergétiques nationaux et année de réalisation en valeurs
relatives et absolues. ................................................................................................................... 54
Tableau 2.3 : description des sites des projets PV. ................................................................... 58
Tableau 2.4 : récapitulatif des émissions de CO2 à éviter à l’horizon 2030. ............................ 62
Tableau 3.1 : l'échelle d'évolution fondamentale de la méthode AHP selon Saaty. ................. 74
Tableau 3.2 Index aléatoire des différentes valeurs de quantité d'éléments .............................. 76
Tableau 3.3 : Demande d’énergie finale par secteur en ktep entre 2010 et 2019 ..................... 86
Tableau 3.4 Prospective de la consommation énergétique par secteur en ktep. ....................... 88
Tableau 3.5 Prospective de la consommation énergétique par produit en ktep ........................ 90
Tableau 3.6 Taux de croissance annuel moyen de la consommation nationale d’énergie finale
selon les trios scénarios .............................................................................................................. 91
Tableau 3.7 Zones restrictives ................................................................................................... 94
Tableau 4.1 Critères et poids utilisés pour l'évaluation du potentiel de production d'énergie
solaire du photovoltaïque connecté au réseau. ......................................................................... 106
Tableau 4.2 : Superficie des zones [km²] et quantité d'énergie électrique [TWh] pour les
différences de résolution raster. ................................................................................................ 106
Tableau 4.3 : Poids des critères résultant de la méthode BWM. ............................................. 115
Tableau 4.4 : Modèles du sous-système. ................................................................................. 142
Tableau 4.5 : Coûts et autres paramètres pour l'analyse économique (Dawood et al. 2020;
Mokhtara et al. 2021; Samy et al. 2019) .................................................................................. 150

xiii
Introduction générale
Introduction Générale

Introduction Générale
La consommation mondiale d'énergie augmente en raison de la dépendance croissante de
notre mode de vie à l'énergie et de l'augmentation de la population mondiale, entraînant une
énorme quantité d'émissions de dioxyde de carbone. En 2019, 88% de la consommation d'énergie
est fournie par des combustibles fossiles (33 % de pétrole, 24,2 % de gaz naturel et ~ 27 % de
charbon), mais seulement 11,4 % est fournie par une source d'énergie renouvelable (y compris
l'énergie solaire, l'énergie éolienne, biomasse et biocarburants, bois, hydroélectrique, etc.)
(British 2019).

Afin d'atténuer le changement climatique et de s'aligner sur les objectifs de décarbonation


attendus dans le monde, la plupart des mix énergétiques doivent subir des transformations avec
des parcours de transition énergétique spécifiques aux pays. L'accord universel de Paris, signé
en décembre 2015, fixe un objectif à long terme de maintenir l'augmentation de la température
moyenne mondiale en dessous de 2 ° C au-dessus des niveaux préindustriels. Cela implique que,
pour chaque pays, des mesures spécifiques doivent être envisagées afin de réduire les émissions
de gaz à effet de serre (GES). Le défi reste d'identifier la manière optimale de réduire ces
émissions tout en préservant la croissance, la compétitivité et la sécurité d'approvisionnement
(IEA 2019).

La réduction de la dépendance aux combustibles fossiles et l'utilisation de sources d'énergie


renouvelables ont été envisagées comme deux stratégies viables pour surmonter ce problème. La
fiabilité politique, la rentabilité et l'acceptabilité du public peuvent être considérées comme les
principaux contraintes pour l’utilisation des sources d'énergie renouvelables.

De nos jours, le secteur énergétique mondial est responsable de 32,04 Gt d'émissions de


CO2, dont une part élevée est liée à la production d'électricité 43,6% (IEA 2019). L'électricité
est le cœur du problème car une décarbonisation significative du système énergétique sera tirée
à la fois par l'électrification de différents secteurs et par la décarbonisation du secteur électrique.

La décarbonisation du secteur énergétique nécessite une action urgente à l'échelle mondiale,


et alors qu'une transition énergétique mondiale est en cours, des actions supplémentaires sont
nécessaires pour réduire les émissions de carbone et atténuer les effets du changement

1
Introduction Générale

climatique. Les mesures relatives aux énergies renouvelables et à l'efficacité énergétique peuvent
potentiellement atteindre 90% des réductions de carbone requises. La transition énergétique sera
rendue possible grâce aux technologies de l'information, aux technologies intelligentes, aux
cadres politiques et aux instruments de marché. Notre travail de thèse basée sur la transition
énergétique s'articule autour de trois piliers :

• Connaissance de la transformation du secteur de l'énergie : produits de connaissance


et méthodologies.

• Modèles et données du système énergétique : modèles technico-économiques et


électriques avec données associées.

• Aide à la planification énergétique : application des connaissances et des outils de


modélisation pour soutenir les choix stratégiques et les politiques du pays.

À l'ère actuelle du développement durable, la planification énergétique est devenue


complexe en raison de l'implication de multiples repères tels que techniques, sociaux,
économiques et environnementaux. Cela pose à son tour des contraintes majeures aux décideurs
pour optimiser les alternatives énergétiques de manière indépendante et discrète, en particulier
dans le cas des communautés rurales. De plus, les limites topographiques concernant les
systèmes d'énergie renouvelable qui sont majoritairement distribués dans la nature, la
planification énergétique devient plus compliquée. Dans de tels cas, l'analyse décisionnelle joue
un rôle essentiel pour la conception de tels systèmes en considérant divers critères et objectifs
même à des niveaux d'électrification désintégrés. L’aide à la décision multicritère (ADMC) est
une branche de la recherche opérationnelle traitant de la recherche de résultats optimaux dans
des scénarios complexes comprenant divers indicateurs, des objectifs contradictoires et des
critères. Cet outil est de plus en plus populaire dans le domaine de la planification énergétique
en raison de la flexibilité qu'il offre aux décideurs pour prendre des décisions tout en considérant
simultanément tous les critères et objectifs. Cet article développe un aperçu des différentes
techniques ADMC, des progrès réalisés en considérant les applications d'énergie renouvelable
par rapport aux méthodes ADMC et des perspectives d'avenir dans ce domaine. Un examen
approfondi dans le domaine de l'énergie durable a été effectué en utilisant la technique ADMC.

Les énergies renouvelables devraient jouer un rôle essentiel dans la réduction des émissions
et pour répondre à la demande énergétique future (Senjyu and Howlader 2016). Une forte
pénétration des sources d'énergie renouvelables est nécessaire pour s'intégrer au réseau électrique
existant. Par conséquent, le réseau électrique conventionnel doit être reconfiguré pour

2
Introduction Générale

l'intégration des sources renouvelables. La forme de reconfiguration du réseau électrique existant


avec des énergies renouvelables est connue sous le nom de smart grid (SG). Les générations
distribuées (DG) joueront un rôle important dans le futur SG (Senjyu and Howlader 2016). Les
DG comprennent des éoliennes, des générateurs PV, des piles à combustible, des biocarburants,
des maisons intelligentes ... etc.

L'Algérie se trouve actuellement dans un contexte d'accélération de sa consommation


d'énergie, parallèlement à la production d'hydrocarbures, qui a connu des baisses successives à
partir de 2007 et une légère reprise ces deux dernières années (Haddoum et al. 2018). En effet,
la consommation énergétique nationale a plus que doublé depuis 2000, passant de 28 à 60 Mtep
en 2019 (Algerian Ministry of Energy 2019).

L'Algérie a fait du développement des énergies renouvelables une priorité nationale avec le
plan national de développement des énergies renouvelables, qui vise à faire en sorte que les
énergies renouvelables représentent au total 27% du mix énergétique national d'ici 2030. Les
énergies renouvelables sont encore largement inexploitées, avec des investissements restants
modeste malgré un potentiel considérable. L'Algérie a un ensoleillement élevé, supérieur à 3000
heures par an, et un ensoleillement moyen extrêmement élevé de 5 kWh / m² / jour. Ce potentiel
solaire pourrait satisfaire la demande interne et générer des exportations. De plus, les coûts de
production du solaire et de l'éolien sont en diminution constante.

Néanmoins, la capacité de production solaire installée actuelle de 340 MW est loin de son
plein potentiel. L'énergie éolienne présente également des opportunités et est également sous-
exploitée, avec une capacité de production installée de 10 MW, issue d'un seul parc éolien à
Adrar. Pour favoriser une participation accrue au segment, la commission de régulation de
l'électricité et du gaz (CREG) a lancé en novembre 2018 un appel d'offres pour 150 MW de
projets d'énergie solaire, ouverts aux opérateurs publics et privés, avec une possibilité de
partenariat avec une entreprise étrangère (Algerian Ministry of Energy 2020).

Compte tenu du poids de la consommation d'énergie dans les secteurs résidentiel et des
transports, cette thèse propose d'établir un cadre méthodologique cohérent pour estimer
l'évolution de la consommation d'énergie à moyen et long terme. La nouvelle stratégie basée sur
l'utilisation de systèmes efficaces et l'intégration des énergies renouvelables vise à assurer la
sécurité d'approvisionnement, fournir de l'énergie à un prix raisonnable, réduire le coût de
l'énergie et protéger l'environnement.
Le travail est divisé en quatre chapitres :

3
Introduction Générale

Chapitre 1 « Contexte et politique énergétique »

Le premier chapitre présentera d'abord la situation énergétique actuelle au niveau mondial


et national, en termes de ressources, de production, de consommation et l'impact sur
l'environnement et l'état des infrastructures régionales existantes, surtout l'interconnexion de
l'électricité et du gaz naturel. En second lieu, un aperçu sur les agences de régulation du secteur
de l'énergie, cadres et systèmes de prix est présenté. Ce chapitre est une étape importante dans
la modélisation, prévision et gestion de la politique énergétique.

Chapitre 2. « Transition énergétique : Réalité et perspectives »

L’objectif de ce chapitre est de présenter les enjeux, les accords, les expériences
expérimentées et une lecture des signaux prouvant que la transition énergétique mondiale est en
marche. Puis analyser les stratégies nationales engagées pour répondre aux enjeux énergétiques
afin d’assurer un développement durable en rapport avec les différents plans gouvernementaux
(tels que PNER, PNME, PNC, SNAT…).

Chapitre 3. « Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national »

Ce chapitre vise à présenter une méthodologie de planification énergétique basée sur la


relation entre la stratégie énergétique et l'analyse spatial d'un territoire. Où l'utilisation des
méthodes d’aide à la décision multicritère (ADMC) et de plusieurs sources de données, donne
une bonne idée de la représentation du secteur de l'énergie. D'autre part, l'utilisation de ces bases
des données via l’outil SIG ont permis de présenter le potentiel technique des systèmes d'énergie
renouvelable par l'application de la méthodologie de l’aménagement territorial énergétique
(choix de sites). Dans la dernière partie de la méthodologie de planification énergétique à long
terme, nous réalisons une prévision de la consommation d'énergie finale dans les secteurs
d’activité (résidentiel, transport et industriel) à travers différents scénarios (tendanciel,
volontariste) basé sur l'évolution de la consommation d'énergie dans ces secteurs au cours des
20 dernières années.
Chapitre 4. « Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique
national »

Dans le quatrième et dernier chapitre, nous présentons quelques résultats des méthodologies
utilisées dans la planification énergétique. Comme mentionné dans le chapitre précédent, le
potentiel technique peut aider les décideurs à définir le futur mix énergétique. Ainsi, nous

4
Introduction Générale

développons une méthodologie pour évaluer le potentiel technique solaire des technologies CSP
et PV et nous présentons l'estimation du potentiel d'énergie électrique. En outre, une application
de la méthodologie détaillée pour trouver l'emplacement optimal pour l'injection Centrale
photovoltaïque dans le réseau de distribution ; basé sur la combinaison du SIG-ADMC et de la
modélisation par la méthode BFS sera présentée. Enfin, dans le secteur des transports, la route
solaire est proposée comme solution future.

Finalement, nous terminons ce manuscrit par des conclusions scientifiques et techniques de


notre étude qui font l'objet de la conclusion générale. Les recommandations et quelques
perspectives de nos travaux de recherche dans ce domaine sont proposées.

5
Chapitre 1: Contexte et politique
énergétique
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique

1.1 Introduction
L’énergie depuis le commencement des âges a été le moteur de l’activité humaine, et
c’est un élément qui intervient dans tous les actes quotidiens de l’homme. Les énergies jouent
un rôle significatif dans le développement des secteurs technologiques, industriels, économiques
et sociaux d’un pays.

Afin de bien comprendre les enjeux énergétiques, il est important tout d’abord de
comprendre la progression de la demande énergétique au fil des décennies au niveau mondial et
national, la diversité des ressources énergétiques selon la géographie du territoire et les objectifs
de réduction des gaz à effet de serre.

Dans ce chapitre, nous présenterons dans un premier temps la situation énergétique


mondiale en examinant les facteurs les plus importants qui ont façonné la performance
énergétique mondiale/nationale et comment l'interaction de quatre facteurs clés a influencé les
résultats énergétiques : population et croissance de la population active, nouvelles technologies
et productivité, priorités environnementales, gouvernance internationale et relations
géopolitiques. Ensuite, nous présenterons le contexte algérien par la définition du profil de
production, la transformation et la consommation de l’énergie. Enfin, nous terminerons ce
chapitre par la stratégie adoptée et les actions concrètes menées par le gouvernement algérien
1.2 Analyse du modèle énergétique actuel à l’échelle mondiale

Dans cette partie, nous examinons les facteurs historiques de l'offre et de la demande
mondiale d'énergie sur une période similaire, 1970 à 2019. Il est important de faire ce travail, car
la façon dont nous interprétons l'histoire façonne le présent et constitue un point de départ, pour
envisager le futur (WEC 2016).
La production/ consommation d'énergie joue un rôle essentiel à chaque étape du
développement économique dans le monde entier, la consommation finale d'énergie a une
influence directe sur le développement économique et environnemental.

7
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique

1.2.1 Répartition des réserves des énergies fossiles dans le monde


L’estimation de la durée de la dépendance de la ressource fossile (pétrole / Gaz) dépend
au le débit de production et le total des réserves prouvées de pétrole/gaz. Ces réserves
généralement considérées comme les quantités que les informations géologiques et techniques
indiquent avec une certitude raisonnable.
Le rapport réserves / production (R/P) ; les réserves restantes à la fin d'une année sont
divisées par la production de cette année, le résultat est la durée de conservation des réserves
restantes si la production devait se poursuivre à ce taux (Figure 1-1).

Figure 1-1: répartition des réserves prouvées de pétrole et gaz dans le monde (Bp 2019).

1.2.2 Production et demande d’énergie primaire dans le monde

La production mondiale d'énergie commercialisée était en 2019, selon BP, de 584,9


Exajoules, en progression de 12.1 % depuis 2009. Elle se répartissait en 33.1 % de pétrole, 27 %
de charbon, 24,2 % de gaz naturel, 4.3 % de nucléaire et 11.5 % d'énergies renouvelables
(hydroélectricité 6,5 %, éolien 2,2 %, biomasse et géothermie 1,0%, solaire 1.1%, agrocarburants
0,7 %). Cette statistique ne prend pas en compte les énergies auto-consommées (bois, pompes à
chaleur, solaire thermique, etc.), qui selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE)
représentaient 9,3 % en 2018. Au total, la part des énergies renouvelables dans la production
d'énergie mondiale est donc supérieure à 20 % (Figure 1-2).

8
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique

11.5

4.3
33

pétrole
584,9 Exajoules charbon
24.2 gaz naturel
nucléaire
renouvlable

27

Figure 1-2 : Production mondiale d’énergie primaire d’année 2019 en Exajoules (Bp 2019)

Pour faciliter la surveillance de la variation de la consommation d'énergie primaire


provenant de différentes sources et dans différentes unités de mesure, ces unités ont été
exploitées à une Exajoules.

L'évolution de la consommation mondiale d'énergie primaire en exajoules de 1970 à 2019 à


été présenté dans la Figure 1-3 , l'augmentation de la consommation d'énergie primaire au cours
des 49 dernières années (1970-2019) a entraîné une augmentation significative de la
consommation est égale à 2% par an, passant de 205 Exajoules en 1970 à 584 Exajoules en 2019,
Cette augmentation de la consommation est due à la croissance de la population qui est l'un des
principaux facteurs clés affectant la consommation d'énergie aujourd'hui, entre la période 1970-
2019 la croissance démographique a été doublé ,passant de 3,7 milliards en 1970 à 7,7 milliards
en 2019 (United 2019), et dans cette période a été marquée par une remarquable croissance
économique mondiale le Produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 4,4 fois, soit 3,3% [Link] la
croissance rapide de la population activité, à 1,7% par an, ont été complétées par un taux élevé
de croissance de la productivité (WEC 2016).

9
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique

pétrole Gaz naturel Charbon Nucléaire Hydroélectricité Renouvelables

700

600

500
Exajoules

400

300

200

100

Figure 1-3: Evolution de consommation d’énergie primaire 1970-2019 en Exajoules (Bp 2019).

Il ressort de la que plus de 95% de la consommation mondiale d’énergie primaire en 1970 a


été basée sur les combustibles fossiles, et sont de l’ordre de 88 % en 2019. Une augmentation
sensible de la consommation de gaz au détriment des autres sources non renouvelables est
enregistrée. Jusqu'à la fin de 2019 on constate, par ailleurs, que 90 % de la consommation
mondiale d’énergie primaire a été basée sur des ressources non renouvelables, sans changement
par rapport à 1970 (Figure 1-4).

1970 2019

250

193.03
200
157.86
141.45
[Exajoules]

150

96.15
100
61.41
50 34.61 37.64
28.98
24.92
11.75
0.79 0.30
0
pétrole Gaz naturel Charbon Nucléaire Hydroélectricité Renouvelables

Figure 1-4: Consommation mondiale d’énergie primaire par combustibles en 1970 et 2019 en
Exajoules (Bp 2019).

10
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique

Entre 1970 et 2019, la consommation mondiale d'énergie primaire a quelque peu changé de
structure, tout en restant le combustible dominant en 2019, le pétrole est passé de 96.15 Exajoules
à 193 Exajoules de la consommation mondiale d'énergie primaire, les autres combustibles aussi
maintenu son classement, mais dans des proportions différentes entre les deux années, les
énergies renouvelables qui ont connu une croissance remarquable, après presque négligeable 0.3
Exajoules en 1970, ont atteint 29 Exajoules en 2019 de la consommation mondiale d'énergie
primaire.
1.2.3 La structure du marché international du pétrole

Le marché pétrolier s’il a notablement diminué à la suite des deux grands chocs pétroliers
1973 et 1979 (Figure 1-5), le poids du pétrole dans l’économie mondiale reste important, à la
fin de 2019 la part du pétrole dans le marché mondial est 36 % qui est considéré le première
source d'énergie primaire dans le monde.

Les fluctuations de son prix à court terme ainsi que sa tendance d'évolution à moyen-long
terme continuent donc de revêtir une importance particulière. Depuis près de cinquante ans, la
détermination du prix du pétrole repose en partie sur des mécanismes de marché international du
pétrole.

Figure 1-5 : Évènements géopolitiques et économiques et cours du pétrole brut (British 2019).

Le Tableau 1.1 représenté les événements que correspondant à chaque année

11
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique

Tableau 1.1 : Les événements correspondant pour chaque année.


N° Année À cause de

1 1973 La guerre d'Octobre «1ere choc pétrolier »


2 1979 Révolution Iranienne « 2eme choc pétrolier ».
3 1980 Guerre Iraq-Iran.
4 1985 L'Arabie Saoudite augmente sa part de production
5 1990 Irak envahit le Koweït
6 1998 La crise économique asiatique
7 2003 La guerre en Irak
8 2008 La crise économique mondiale
9 2011 Révolutions arabes
10 2016 Retour de l'Iran sur le marché pétrolier (14/07/2015)
11 2020 Covid-19

Les chocs pétroliers ont un impact considérable sur les économies à l’échelle mondiale, pour
répondre à la question pourquoi il y a un choc pétrolier ? les variations du prix du pétrole varient
d’une crise à l’autre, il dépend de deux facteurs : Le déséquilibre entre l’offre et de la demande
ainsi que les tensions géopolitiques.
a Un « choc d’offre », qui lui-même peut être dû à :
• une crise politique ou un conflit armé dans un pays ou un ensemble de pays producteurs ou
de transit, telle la crise de 1973 mais aussi la révolution iranienne de 1979, suivie de la guerre
ente Iran et Irak ;
• une baisse volontaire de l’offre des pays producteurs. Ces derniers qui sont en grande
majorité des pays du Moyen-Orient, possèdent un véritable pouvoir sur les pays importateurs
de pétrole. Ils peuvent décider de réduire leur production et d'augmenter le prix du baril.
b Un « choc de demande » :

Une augmentation non anticipée de la demande des pays consommateurs. L’augmentation


des cours du pétrole en 2008 peut être considérée comme un choc de demande.
[Link] Les conséquences d’un choc pétrolier :

Un choc pétrolier engendre d’abord un ralentissement de la croissance : une spirale négative


s’amorce, par laquelle les ménages consomment moins, ce qui entraine une diminution de la

12
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique

production des entreprises. Ce ralentissement est source d’une augmentation du chômage et donc
par effet de chaine d’une baisse encore accrue du pouvoir d’achat et ainsi de suite.

Ces périodes de crise pétrolières peuvent donc engendrer des périodes de récession durant
lesquelles le PIB (Produit Intérieur Brut) des pays ralentit sa croissance ou même diminue. A
l’inverse un prix trop bas du pétrole provoque « un contre choc » pétrolier car :

Les pays exportateurs de la denrée produisent à perte c'est-à-dire que leur coût de fabrication
du pétrole est inférieur au coût de revient. Pour les pays importateurs cela se traduit par une
baisse du coût de revient des produit, une diminution du prix de vente, une augmentation de la
consommation, une augmentation de la productivité, la création d’emploi…etc.
1.2.4 Organisations internationales du secteur de l'énergie

La répartition inégale des réserves d'énergie signifie que la production et la consommation


sont généralement concentrées dans des zones géographiques différentes (Figure 1-1). Parce que
l'approvisionnement énergétique a des aspects politiques, économiques, géopolitiques,
politiques, de développement et de sécurité, l'interdépendance entre les pays producteurs
d'énergie et les pays consommateurs est devenue une question urgente dans de nombreux États.
En raison de ces agendas politiques et économiques contradictoires, les premières organisations
intergouvernementales du secteur de l'énergie - l'Organisation des pays exportateurs de pétrole
(OPEP) et l'Agence internationale de l'énergie (AIE) - ont vu le jour.

Les organisations internationales et régionales restent essentielles pour parvenir à un


consensus afin de fournir les éléments de base nécessaires à un environnement d'investissement
favorable, et extrêmement importantes pour garantir la prévisibilité juridique et la confiance du
marché.
• Organisation des pays producteurs de pétrole

Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP ou OPEC en anglais) est une
organisation intergouvernementale de pays visant à négocier avec les sociétés pétrolières pour
tout ce qui touche à la production de pétrole aussi l’OPEP est un cartel né en 1960. Un cartel est
une sorte de concentration horizontale dans laquelle des grands producteurs indépendants
juridiquement et ayant des activités comparables, s'étendent en vue de contrôler la concurrence
et le marché. L'OPEP s'est fixée pour objectif de coordonner les politiques pétrolières des Etats
membres, à la fois pour rentabiliser les investissements des producteurs et assurer
l'approvisionnement des consommateurs (OPEC 2017). Elle siège à Vienne et regroupe deuze

13
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique

pays (Arabie Saoudite, Irak, Iran, Koweït, Venezuela, Qatar, Indonésie, Libye, Emirats Arabes
Unis, Algérie, Nigeria et Equateur) (Figure 1-6).

Figure 1-6: États membres de l'Organisation OPEP (OPEC 2017).

[Link] Forum des Pays Exportateurs de Gaz

Le Forum des Pays Exportateurs de Gaz naturel (FPEG ou en anglais GECF) est une
organisation intergouvernementale composée de 11 producteurs de gaz naturel de premier plan
au monde, soit l'Algérie, la Bolivie, l'Égypte, la Guinée équatoriale, l'Iran, la Libye, le Nigéria,
le Qatar, la Russie, Trinidad et plus. Composé du Pakistan et du Venezuela. Les membres du
GECF contrôlent collectivement plus de 70% des réserves mondiales de gaz naturel, 38% du
commerce des pipelines et 85% de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) (GECF 2020).
Son objectif principal est la coordination et l'échange d'informations entre les exportateurs de
gaz naturel. La façon dont le gaz naturel est commercialisé à l'échelle internationale est différente
de celle du pétrole brut parce qu'il existe de nombreux marchés régionaux du gaz naturel et que
les prix varient considérablement d'un marché à l'autre. L'exemple le plus évident est l'énorme
différence entre le prix du gaz naturel vendu au Japon et les prix très bas atteints aux États-Unis.
Compte tenu des défis logistiques et des coûts de la logistique internationale, ces différences de
marché peuvent exister. Le gaz naturel est un produit qui ne peut être transporté par bateau que
sous forme liquéfiée (coûteuse), sinon il dépendra de l'infrastructure de pipeline pour le
commerce international. Les réseaux de pipelines existent souvent à l'échelle régionale plutôt
que mondiale. Par conséquent, les prix sont déterminés en fonction des régions plutôt qu'au
niveau international(Adam Smith International 2017) (Figure 1-7).

14
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique

Figure 1-7: États membres de l'Organisation FPEG (GECF 2020).

[Link] Agence Internationale de l'Energie (AIE)

L'Agence Internationale de l’Energie (AIE ou IEA en anglais) a été créée en 1974/1973


lorsque les prix du pétrole ont grimpé en flèche. "Le but est d'aider les pays à coordonner les
réponses collectives aux graves perturbations de l'approvisionnement en pétrole en libérant des
réserves de pétrole d'urgence sur le marché." C'est le principal objectif de l'Agence internationale
de l'énergie (AIE), ainsi que deux autres domaines d'activité liés au pétrole qui ont récemment
émergé : la sécurité énergétique et le développement économique (Adam Smith International
2017). Elle est composée de 30 pays membres « l’Allemagne, l’Australie, l’Autriche, la
Belgique, le Canada, la Corée du Sud, le Danemark, l’Espagne, l'Estonie, les États-Unis, la
Finlande, la France, la Grèce, la Hongrie, l’Irlande, l’Italie, le Japon, le Luxembourg, le Mexique,
la Norvège, la Nouvelle-Zélande, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la République tchèque, le
Royaume-Uni, la Slovaquie, la Suède, la Suisse, la Turquie », pour la plupart importateurs de
pétrole.
Par ailleurs, elle publie chaque année des études dont la plus connue est le « World Energy
Outlook » dans laquelle elle dresse un état des lieux du secteur énergétique et émet des
hypothèses sur l’avenir (Figure 1-8).

15
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique

Figure 1-8: États membres de l'Organisation AIE (IEA 2020a).

[Link] Forum International de l'Energie

Le Forum International de l'Energie (FIE ou en anglais IEF) est la plus grande organisation
internationale au monde de ministres de l'énergie de 70 pays / régions, y compris les producteurs
et les consommateurs. C'est en effet le siège du dialogue mondial sur l'énergie. L'IEF a été créé
il y a 20 ans pour promouvoir le dialogue entre producteurs et consommateurs des pays membres
de l'OPEP et de l'AIE Aujourd'hui, le nombre de membres de l'IEF dépasse la somme de ces
deux organisations et provient du monde entier. Les États membres sont signataires de la charte
de l'IEF, qui décrit le cadre du dialogue mondial sur l'énergie mené par le biais de l'organisation
intergouvernementale (Figure 1-9).

Figure 1-9: États membres de l'Organisation FIE (GECF 2020).

16
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique

1.2.5 Tendances mondiales des émissions totales de gaz à effet de serre

Les émissions de CO2 provenant de la combustion de carburant sont la majorité des


émissions d'échappement vertes d'origine humaine. Cependant, l'analyse complète des tendances
des émissions prend en compte d'autres sources de CO2 et d'autres gaz, car la connaissance des
gaz issus de la combustion de combustibles et des sources autres que le CO2 est plus incertaine.
Il est particulièrement difficile de déterminer des estimations spécifiques au pays du CO2 en
raison de la combustion de la biomasse et des émissions de gaz de combustion.

En 2019, les émissions mondiales de dioxyde de carbone ont atteint 34,16 milliards de
tonnes de CO2 (GtCO2), en hausse de 3,99 % par rapport à 2015, soit 62,4 % de plus qu’en 1990
(Bp 2019), année référence pour le protocole de Kyoto. Depuis la crise financière mondiale de
2009, les émissions de gaz à effet de serre augmentent chaque année. En raison de la forte baisse
de l'utilisation du charbon aux États-Unis et en Chine, les émissions en 2015 n'ont que légèrement
diminué.

35000 600

CONSOMMATION ÉNERGIE PRIMAIRE [EXAJOULES]


MILLION TONNES CARBON DIOXIDE

30000 500
25000
[MILLION TONNES]

400
20000
300
15000
200
10000

5000 100

0 0
1980

2002
1970
1972
1974
1976
1978

1982
1984
1986
1988
1990
1992
1994
1996
1998
2000

2004
2006
2008
2010
2012
2014
2016
2018

Asie Europe et Eurasie


Amérique du Nord Moyen-Orient
Amérique du Sud et centrale Afrique
consommation énergie primaire

Figure 1-10: L'évaluation d’émissions de CO2 par région (IEA 2019).

À l'échelle mondiale, de 1970 à 2019, les émissions de CO2 ont augmenté de 40%. Une
simple décomposition montre les principaux facteurs déterminants de la tendance mondiale des
émissions de CO2. À l'échelle mondiale, la croissance économique est partiellement découplée
de la consommation d'énergie, car l'intensité énergétique a diminué de 21% au cours de cette
période. Cependant, comme l'intensité en carbone de la structure énergétique n'a guère changé,

17
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique

la croissance combinée de la population (20%) et du PIB par habitant (43%) a conduit à une
augmentation significative des émissions mondiales de dioxyde de carbone de 1970 à 2019. En
termes de développement et de croissance économique, démographique et technologique.

En 2018, les émissions de dioxyde de carbone ont augmenté de 7,3%, principalement en


raison d'une augmentation substantielle de la consommation de charbon de 8,7%, de la
consommation de gaz naturel de 8,1% et de la consommation de pétrole de 5,1% (Bp 2019). La
production d'électricité représente 50% de la plus grande source d'émissions de CO2 de l'Inde,
qui a augmenté de 6,2% en 2018 pour atteindre 1,56 GWh. En 2018, les centrales au charbon ont
fourni les trois quarts de l'électricité totale, le gaz naturel 5%, les énergies renouvelables 16,7%
et l'énergie nucléaire 2,5%. Dans la croissance de la production totale d'électricité en 2018, la
production d'électricité au charbon représentait près des deux tiers, l'hydroélectricité représentait
4%, les autres sources d'énergie renouvelables représentaient 28% (principalement éolienne et
solaire) et 2% de l'augmentation était composée de l'énergie nucléaire (Bp 2019). Le deuxième
plus grand secteur d'émissions de CO2 est le secteur manufacturier, avec une part de 25% en
2018, dont les trois quarts proviennent de la combustion du charbon et un quart de la combustion
du pétrole. En d’autres termes, la combustion du charbon dans les secteurs énergétique et
industriel représente environ 75% des émissions de dioxyde de carbone de l’Inde. Le transport
est la troisième source de dioxyde de carbone, représentant environ 12%, principalement à partir
des produits pétroliers (IEA 2020b).

Les factures directes du dioxyde de carbone sont la combustion du charbon, du pétrole et du


gaz naturel, qui représentent 98% des émissions mondiales de dioxyde de carbone, soit
respectivement 44%, 34% et 21% (Figure 1-11). Les émissions de CO2 liées aux combustibles
fossiles ne peuvent être considérablement réduites que par la conversion à d'autres sources
d'énergie, en particulier les ressources renouvelables telles que l'hydroélectricité, l'énergie
éolienne, l'énergie solaire, l'énergie nucléaire et les biocarburants durables. D'autres réductions
peuvent être obtenues en améliorant l'efficacité énergétique. En outre, la capture du CO2 des gaz
de combustion et du stockage souterrain (CSC) peut aider à réduire la concentration
apparemment croissante de CO2 dans l'atmosphère (Global CCS Institute 2019).

18
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique

Figure 1-11: Les émission de CO2 en 2019 par source et par secteur (IEA 2020b).

1.2.6 Historique des négociations climatiques internationales

L'historique ci-dessous (Figure (1.10)) retrace le processus qui a abouti à la conclusion d'un
nouvel accord mondial, juridiquement contraignant, sur le climat et à des engagements de suivi
visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre

Parce que les impacts des changements climatiques sont ressentis partout dans le monde, les
pays doivent coopérer à l’échelle internationale pour trouver ensemble des solutions politiques.
En 1992, les pays membres des Nations Unies ont adopté une convention internationale sur le
climat, avec pour objectif de maîtriser les émissions de gaz à effet de serre et ainsi lutter contre
les conséquences des dérèglements climatiques. Depuis, les 195 pays membres de la convention
se réunissent chaque année lors d’une “conférence des parties”, la COP.

Depuis 1995, plus d’une centaine de pays du monde entier se réunissent chaque année lors
des COP pour parler du climat et de la lutte contre le réchauffement climatique. Du fait de la
complexité du sujet et des enjeux qui se cachent derrière, c’est un processus long où se mêlent
de problématiques environnementales, économiques, sociales et diplomatiques.

En 1997, la conférence des parties se déroule à Kyoto pour sa troisième année. Pour la
première fois dans l’histoire de l’humanité, un protocole contraignant visant à encadrer les
émissions de CO2 de plus d’une centaine de pays est élaboré. Les objectifs sont chiffrés : réduire
de 5,2% les émissions de gaz à effet de serre planétaires d’ici 2020 en se servant de l’année 1990
comme référence. Pour l’Union européenne, cet objectif se traduit par une baisse totale de ses
émissions de 8%.

19
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique

En décembre 2015, les chefs d’États et de gouvernements se sont mis d’accord pour adopter
le premier accord universel sur le climat, lors de la COP21 à Paris. Cet accord engage tous les
pays à limiter le réchauffement global sous la barre des 2°C, et à tendre vers 1,5°C. Il prévoit
aussi que les pays les plus riches soient solidaires envers les plus pauvres, en les aidant à
s’adapter aux impacts croissants et à développer les énergies renouvelables.
La COP21 était un point de départ indispensable pour renforcer la lutte contre les
changements climatiques. Mais les promesses des pays sont encore insuffisantes : elles mettent
la planète sur la voie d’un réchauffement de plus de 3°C d’ici à la fin du siècle. C’est pour cela
qu’ils doivent agir dès maintenant pour amplifier et concrétiser les promesses faites à Paris.

Figure 1-12 : Chronologie des dates clés des négociations climatiques.

1.2.7 L’impact de la transition énergétique

Une nouvelle considération est venue complexifier les prévisions. La transition énergétique,
engagée dans de nombreux pays et formalisée au niveau mondial par l’Accord sur le climat, fait
qu’il est n’est plus possible de raisonner seulement en termes d’offre, comme le faisait Hubbert.
Les énergies fossiles seront encore nécessaires pendant des décennies, mais la demande devrait
diminuer avec le temps. On peut maintenant raisonnablement espérer que la production mondiale

20
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique

de pétrole diminue suite à une baisse de la demande et non plus du fait de l’épuisement des
gisements. Une nouvelle ère qui correspondrait à la formule célèbre : « on n‘est pas passé de
l’âge de pierre à l’âge de fer à cause d’un manque de pierres »

(Inégalité répétition) Il est donc nécessaire d’adopter rapidement de nouvelles énergies pour
remplacer les énergies fossiles, qui s’épuisent progressivement et qui sont polluantes. Les pays
du Nord, qui ont les moyens techniques et financiers, ont déjà entamé leur transition énergétique.
Dans les pays du Sud, la situation est plus compliquée. Ils manquent encore de moyens financiers
pour développer des énergies renouvelables. La question énergétique est donc un enjeu central
du développement durable au (21e) XXIe siècle.

❖ Vers une valorisation durable des ressources

❖ La mise en place d’autres modèles de développement


► Vers une transition énergétique ? Des transitions énergétiques sont envisagées dans certains
pays du Nord. En 2014, l’Union européenne fixe pour 2030 l’utilisation de 27 % d’énergies
renouvelables dans sa consommation. Des campagnes nationales ou locales de sensibilisation
aux gestes écocitoyens visant à réduire le gaspillage d’eau ou d’énergie voient le jour.

► Impliquer les populations pour réduire la consommation. Les politiques de développement


mises en place dans les pays des Suds par les organisations mondiales et les agences de
développement délaissent les approches top‑down pour des politiques Bottom‑up qui impliquent
les populations locales, notamment les minorités.
1.2.8 Impacts de la crise de Covid-19 sur le secteur énergétique mondial

Le coronavirus (Covid-19) a créé la plus grande crise mondiale depuis des générations,
envoyant des ondes de choc dans les systèmes de santé, les économies et les sociétés du monde
entier. Face à une situation sans précédent, les gouvernements se concentrent sur la maîtrise de
la maladie et la relance de leurs économies. Le secteur de l'énergie est également gravement
touché par cette crise, qui a ralenti les transports, le commerce et l'activité économique à travers
le monde. Notre dernière analyse des données quotidiennes jusqu'à la mi-avril, publiée dans (IEA
2020c), montre que les pays en verrouillage total connaissent une baisse moyenne de 25% de la
demande d'énergie par semaine et les pays en verrouillage partiel une baisse moyenne de 18%.

Les implications de la pandémie pour les systèmes énergétiques et les transitions d'énergie
propre sont encore en évolution, mais trois domaines, en particulier, ressortent :

21
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique

• La sécurité énergétique reste une pierre angulaire de nos économies, en particulier


en période de turbulence ;

• La sécurité électrique et des systèmes énergétiques résilients sont plus indispensables


que jamais pour les sociétés modernes ;

• Les transitions d'énergie propre doivent être au centre des plans de relance
économique et de relance.
1.3 Contexte énergétique national

L'Algérie est le premier producteur de gaz naturel en Afrique, le deuxième plus grand
fournisseur de gaz naturel de l’Europe, et parmi les trois premiers producteurs de pétrole de
l’Afrique L’Algérie est devenue membre de l'organisation des pays exportateurs de pétrole
(OPEP) en 1969, peu de temps après qu'il a commencé la production pétrolière en 1958 (Gouareh
2017). L'économie algérienne est fortement tributaire des recettes provenant de son secteur des
hydrocarbures, qui représentent environ 30 % du produit intérieur brut (PIB) du pays pour
l’année 2013 (Direction Générale Trésor (DGT) 2013), plus de 95 % des recettes d'exportation,
et près de 70 % des recettes fiscales (IEA 2020b).
1.3.1 Politique de gestion des ressources fossiles (Analyse du bilan énergétique)

Un système énergétique de référence est considéré comme des chaines de transformations


subies par des ressources primaires énergétiques dans le but de satisfaire différentes demandes
finales de services. La chaine énergétique est décrite de l'amont (production et offre énergétique)
à l'aval (secteurs économiques utilisant l'énergie) en passant par tous les secteurs intermédiaires
consommateur ou producteurs d'énergie. En effet, le système énergétique algérien est considéré
comme le flux d'énergie à partir de sources primaires (pétrole, gaz naturel, biomasse et
renouvelable) par le biais de transformations (production d'électricité) à l'utilisation finale par
différent secteur (transport, industrie et résidentiels, et d'autres secteurs) comme l'illustre la
Figure 1-13).

22
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique

Figure 1-13 : Bilan énergétique Algérienne en 2019.

La Figure 1-13 illustre qu’en 2019 l’Algérie a mobilisé une ressource primaire de 160.4
Mtep pour satisfaire une consommation finale de 62.7 Mtep. La différence est constituée des
pertes et usages internes du système énergétique (6.2 Mtep au total), des exportations nettes (92
Mtep) et des soutés aériennes et maritimes internationales exclues par convention de la
consommation finale (7.7 Mtep). Le diagramme illustre aussi les flux des différentes formes
d’énergie transformées en électricité et/ou chaleur commercialisée (par exemple, 5.6 Mtep de
gaz naturel ont été transformées en électricité).
Il y a lieu de préciser que les pertes de transport et de distribution ainsi que l’écart
statistique (en valeur algébrique), bien que figurant dans le bilan après consommation, en sont
déduits.
En 2019, l’Algérie a produit environ 164.4 Mtep de pétrole brut, dont 79% ont été
exportés. La production de gaz naturel est de 84.3 Mtep, dont 60% ont été exportés. Le gaz
naturel a fourni la plus grande part de l'énergie primaire et sa consommation final, qui atteint
34.1 Mtep, est désagrégé en trois catégories ; production d'électricité, usages industriels et des
utilisations résidentielles (principalement pour le chauffage et la cuisson). La consommation des
produits pétroliers avec 19.3 Mtep, présente la deuxième plus importante source d'énergie, il était
principalement utilisé pour le transport et pour l’industrie. Pour les énergies renouvelables et la
biomasse, chaque un de lui répond à moins de 2 % de la demande énergétique finale et ils sont
utilisés pour l'habitation, l'industrie et la production d'électricité.

23
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique

1.3.2 Production nationale d’énergie primaire

La production commerciale d’énergie primaire a enregistré une quasi-stabilité (-0,2%) par


rapport aux réalisations de 2019, pour atteindre 165,9 MTep. Ainsi, la hausse de production du
gaz naturel a compensé partiellement la baisse de production des liquides (pétrole et GPL) en
raison notamment de l’application de l’accord de réduction de production de l’OPEP (Algerian
Ministry of Energy 2018a).

Figure 1-14: Structure de la production d’énergie primaire (Algerian Ministry of Energy 2018a)

Dans la Figure 1-14, représentée la structure de la production d’énergie primaire reste


dominée en 2019 par le gaz naturel la hauteur de 55%.
1.3.3 Consommation nationale énergétique en Algérie

En 2017, la consommation nationale d’énergie a été de 59,5 Mtep reflétant une hausse de
2,1% par rapport à 2016 avec une pénétration plus grande des produits gazeux, plus disponible
dans le bilan des ressources. Concernant la consommation finale, le gaz naturel (30%), suivi par
les produits pétroliers (34,3%) et l’électricité (29,8%). Elle a connu une croissance de +4,1% en
2017 pour atteindre 59,5 Mtep, tirée notamment par une hausse de la consommation du gaz
naturel (+7,9%), des produits pétroliers (-1,2%) et de l’électricité (+6,4%) (Algerian Ministry of
Energy 2018a).

24
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique

Figure 1-15: la structure de la consommation des produits pétrolier (Algerian Ministry of


Energy 2018a).

Dans la Figure 1-15, il ressort que la structure de la consommation des produits pétroliers
reste dominée par les carburants terre qui représentent 83% du total. Le gasoil est de loin le
carburant le plus consommé sur le marché national avec une part de 75%, suivi par les essences
(23%) et le GPL (12%, y compris GPL-c à 3%).
1.3.4 Moyens actuels et émergents de production énergétique

Selon (Bp 2019), l'Algérie dispose d'environ 12,2 milliards de barils de réserves prouvées
de pétrole. Répartie dans plusieurs zones, comme Hassi Messaoud (3,9 milliards de barils) le
gisement de pétrole les plus anciens et les plus importants, près de la ville de Ouargla, Champ
pétrolier Hassi Al-Raml (3,7 milliards de barils) et champ pétrolifère Ourhoud (1,9 milliard
barils) (Agence internationale de l'énergie, 2020). Par ailleurs, l'Algérie a également développé
plusieurs autres champs ces dernières années, comme les champs pétrolifères de Berkine
(représentant 8% des réserves de pétrole) et d’illizi (représentant 15% des réserves de pétrole)
(regane, ahnet/timimoune, etc.).

25
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique

Figure 1-16 Champs de pétrole et de gaz d’Algérie

De 1962 à 2011, la consommation d'électricité a été multipliée par 22 de manière


significative. Veuillez noter que la capacité de production d'électricité au cours de la même
période est passée de 500 MW à 11389 MW. En 2013, la capacité de production de l'électricité
à renforcée par 1200 MW par Shariket Kahraba Terga (SKT) et par Shariket Kahraba Koudiet
Edraouch (SKD); et en 2017, production annuelle nationale d’énergie électrique atteindra 76,0
TWh, avec une augmentation de 7,1% par rapport à 2016 (ministère algérien de l'Énergie
2018b).

Figure 1-17 : Evolution de la puissance installée par type d'équipement (en MW) sur la période (1962-
2017) (Algerian Ministry of Energy 2018a).

26
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique

L'effort d'investissement a fourni une énergie suffisante pour le marché intérieur, qui a été
principalement fournie par la Société de production d'électricité (SPE), qui a une capacité totale
installée de 17238,6 MW à la fin de 2015. Les Figure 1 15 et Figure 1 16 représentent cette
évolution et confirment que cette évolution est fortement dépendante Fondamentale sur les
technologies basées sur les turbines à gaz (TG) et le cycle combiné (CC).

Figure 1-18 : Evolution de la production d'électricité par type d'équipement (en MWh) sur la période
(1962-2019) (Algerian Ministry of Energy 2018b).

En Algérie, malgré la nécessité de protéger l'environnement, 99% de l'électricité provient de


combustibles fossiles et le reste (0,8%) provient d'énergies renouvelables qui ont en fait été
réduites à l'hydroélectricité. Une utilisation minimale de combustibles fossiles polluants est
nécessaire pour produire de l'électricité. La Figure 1-19 montre les principales zones de
production d'électricité en Algérie et les types de stations de production d'électricité.

27
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique

Figure 1-19 : Caractéristiques du parc de production d’énergie électrique.

1.3.5 Infrastructure de transporté gaz naturels

La société nationale algérienne Sonatrach a développé un ensemble de pipelines de grande


capacité, qui permettent la mise en œuvre de plans d'approvisionnement en gaz naturel majeur
sur le marché national. Tels que les centrales électriques et les clients industriels. Sonelgaz,
responsable de la distribution de gaz naturel sur le marché national, a réussi à développer un
ensemble de canalisations de transport à haute pression pour augmenter la longueur du réseau de
transport de Sonelgaz de 462 kilomètres en 1962, à 13836 kilomètres de canalisations à la fin de
2011, (le Figure 1-20 représente le Réseau de transport et de distribution de gaz naturel en 2014.),
qui peut fournir des conduites principales à haute, moyenne et basse pression à tous les clients.

28
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique

Figure 1-20: Réseau de transport et de distribution de gaz (grtg 2019).

1.3.6 Cadre institutionnel et règlementaire du secteur de l’énergie en Algérie

La situation énergétique actuelle au niveau mondiale et surtout nationale, en termes de


ressources, de production, de consommation et aussi l’état des infrastructures régionales
existantes, notamment des interconnexions électriques et gazières et leurs impacts sur
l’environnement nécessite de repenser les stratégies énergétiques du pays. L’Algérie doit faire
face à plusieurs défis dans le futur. Elle doit surtout repenser le problème de l’énergie dans sa
globalité et prendre conscience de ses possibilités d’économies d’énergie. Un ensemble de voies
est à explorer pour élaborer des solutions satisfaisantes à des degrés divers. Tous ces éléments
significatifs renforcent l’urgence de la mise en œuvre d’une nouvelle politique de gestion du
dossier de l’énergie. Plusieurs actions doivent être engagées pour répondre aux nouveaux défis
rencontrés. Actuellement, plusieurs institutions interviennent sur les politiques et les stratégies
énergétiques et le développement des énergies renouvelables.

29
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique

[Link] Ministère de l'Énergie

Le ministère de l'énergie (ex. ministère de l’énergie et des mines) est le ministère


responsable du secteur de l'énergie. Décret exécutif 15-302 du texte du 2 décembre 2015 visant
à garantir que le ministère de l'Énergie, dans le cadre de la politique générale du gouvernement,
prépare des politiques et des stratégies de recherche, de production et de développement des
ressources en hydrocarbures et énergétiques, ainsi que la formulation des politiques et des
stratégies pour promouvoir l'industrie nationale liée aux hydrocarbures; et développement,
l'exploitation rationnelle, la conservation, la valorisation et la gestion optimale des ressources, et
formuler des plans de développement pour les activités de conversion et de valorisation et les
stratégies de vente d'hydrocarbures. Il est également responsable de mettre en application les
politiques relatives à l’introduction des énergies renouvelables et l'efficacité énergétique, l'article
2 du décret exécutif n ° 20-401 du 26 décembre 2020 dispose que le ministère de l'Énergie
entreprendra la production d'électricité d'origine renouvelable dans le cadre de la stratégie
nationale de développement des énergies renouvelables.
[Link] Ministère des énergies renouvelables et de la transition énergétique

La création du Ministère des énergies renouvelables et de la transition énergétique par décret


présidentiel n ° 20-163 du 23 juin 2020 et a été suivie du décret exécutif n ° 20-322 et du décret
exécutif n ° Son travail consiste à élaborer des politiques et stratégies visant à promouvoir la
transition énergétique et les énergies renouvelables, ainsi qu'à les mettre en œuvre, les suivre et
les contrôler conformément aux lois et réglementations applicables.

• Assurer la mise en œuvre des politiques et stratégies nationales dans les domaines de la
transition énergétique et des énergies renouvelables, et identifier les moyens juridiques,
humains, financiers et matériels nécessaires.

• Proposer un modèle énergétique basé sur la fourniture d'énergie et d'énergies


renouvelables et un modèle durable de consommation et de production d'énergie, en
contact avec les secteurs concernés et conformément au programme gouvernemental.

• Développer et valoriser les énergies renouvelables.

• Développement et promotion de la maîtrise de l'énergie et du remplacement progressif


des énergies.

30
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique

[Link] Le Commissariat aux Energies Renouvelables et à l’Efficacité Energétique


(CEREFE)

Le Commissariat est considéré comme une institution publique financièrement


indépendante vouée à soutenir la mise en œuvre et l'évaluation des politiques nationales dans le
domaine des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique et à déterminer les stratégies
sectorielles dans ce domaine. Avec le soutien de tous les départements concernés, formuler les
énergies renouvelables et l'efficacité énergétique conformément à la stratégie nationale. Il est
également chargé de participer à la formulation de plans sectoriels et régionaux dans ce domaine,
et en outre, a formulé une législation et des cadres réglementaires attractifs pour la promotion
des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique. Il est créé auprès du Premier Ministre
par décret exécutif n°19-280 du 21 Safar 1441 correspondant au 20 Octobre 2019.

Le conseil d’administration du CEREFE est composé de représentants de 15 ministères et


de 4 organismes publics, et il existe également un comité consultatif composé de compétences
nationales reconnues, d’opérateurs économiques et de représentants de la société civile.
a. Commission de régulation de l’électricité et du gaz (CREG)

La Commission de Régulation de l'Electricité et du Gaz (CREG) a été créée par la loi N°02-
01 du 05 février 2002 relative à l'électricité et à la distribution du gaz par canalisations pour la
réalisation et de contrôle du service public de l’électricité et de la distribution du gaz par
canalisations ; et pour la surveillance et le contrôle du respect des lois et règlements y relatifs. Et
pour cela l’Art 115 dans la même loi clarifie précisément les pouvoirs de ce comité. C'est un
organisme d’après Art 112 indépendant et autonome doté de la personnalité juridique et investi
de trois missions principales (CREG, 2015) :
[Link] Autorité de Régulation des Hydrocarbures (ARH)

Conformément à l'article 12 de la loi n ° 05-07 du 28 avril 2005, a été créée l'Agence


nationale de contrôle et de surveillance des activités dans le domaine des hydrocarbures,
dénommée « Agence de contrôle des hydrocarbures », appelée ARH.

Conformément aux dispositions de la loi n ° 05-07, l'ARH a été désignée pour être chargée
du contrôle et de la régulation des activités dans le domaine des hydrocarbures, ainsi que des
questions liées à la sécurité industrielle et à l'environnement. Hydrocarbures. Il garantit le
fonctionnement transparent des monopoles naturels, l'accès non discriminatoire des tiers aux
réseaux de transport et de stockage par pipeline, et la régulation de la rentabilité du gaz naturel

31
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique

et des produits pétroliers sur le marché national. En fait, notre institution effectue des travaux
importants liés à la mise en œuvre de l'ouverture du marché des produits pétroliers. En outre, il
négocie avec les opérateurs pour formuler et mettre à jour un plan indicatif pour
l'approvisionnement en produits pétroliers du marché national. Par ailleurs, l'agence ARH étudie
les demandes d'allocation de concession au profit de Sonatrach-SPA et fait des recommandations
au ministre chargé des hydrocarbures. ARH gère et surveille la concession de transport par
pipeline octroyée. De même, le stockage et / ou la distribution de produits pétroliers ne peuvent
être effectués qu'après autorisation de l'ARH.
[Link] Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures
(ALNAFT)

ALNAFT est dirigé par le comité de direction, qui se compose du président, de cinq
membres (appelés administrateurs) et du secrétaire général. Pour mener à bien ses missions, le
comité de direction s'appuie sur les directions spécialisées. Conformément aux dispositions de
l'article 12 de la loi algérienne n ° 05-07, révisée et complétée le 28 avril 2005, l'Agence nationale
de développement des ressources pétrolières et gazières « ALNAFT » a été créée. ALNAFT est
responsable de :

• Évaluer l'industrie minière liée aux activités en amont, notamment pour mener des
recherches sur les bassins fluviaux et obtenir des données grâce à ses propres
recherches ou à l'aide de services tiers ;

• Maintenir et mettre à jour l'état des réserves d'hydrocarbures ;

• Gérer et mettre à jour les bases de données liées aux activités en amont ;

• Délivrer des certificats de préqualification pour le personnel et les opérateurs en


amont ;

• Mettre en place des modèles de contrats de récompense, de concessions en amont et


de contrats d'hydrocarbures ;

• Organiser les appels d'offres pour les activités en amont, y compris la détermination
des normes d'évaluation et de qualification applicables, les procédures d'appel
d'offres et l'évaluation ;
[Link] SONELGAZ

Sonelgaz est un opérateur historique de fourniture d'électricité et de gaz naturel en Algérie.


Suite à la promulgation des lois sur le transport et la distribution par pipeline, Sonelgaz est passée

32
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique

d'une société verticalement intégrée à une société holding, à la tête d'un groupe industriel
composé de plusieurs sociétés et de multiples activités.

Sonelgaz (Sonelgaz) a toujours joué un rôle important dans le développement économique


et social du pays. Sa contribution à la mise en œuvre de la politique énergétique nationale est à
la mesure des principaux plans mis en œuvre dans l'électrification rurale et la distribution
publique de gaz naturel ; cela portera la couverture électrique à 99,4% et la perméabilité au gaz
à 62%. Aujourd'hui, le Groupe Sonelgaz est composé de 16 sociétés directement gérées par la
holding, 18 sociétés participant à l'entité du groupe et 10 sociétés participant à des tiers. Ses
principales filiales assurent la production, le transport et la distribution d'électricité, ainsi que le
transport et la distribution de gaz naturel par canalisations. Sa filiale d'ingénierie est responsable
de la construction des infrastructures d'électricité et de gaz naturel du pays. Ses filiales de
services sont principalement actives dans la fabrication et la maintenance d'équipements
énergétiques, la distribution d'équipements électriques et de gaz naturel, et le transport et le
traitement exceptionnels.
[Link] Cadre règlementaire du secteur

• Les dispositions de l'ordonnance n° 69-59 du 28 juillet 1969 : Dissolution de la


société Electricités et Gaz d'Algérie (EGA) et création de la Société nationale
d'électricité.

• Loi n° 85-07 du 6 août 1985 : La production, au transport à la distribution de l'énergie


électrique et la distribution publique de gaz sont abrogées.

• Loi n° 02-01 du 05 février 2002 : Électricité et distribution du gaz par canalisations.

• Loi n°04-09 du 14 août 2004 : La promotion des énergies renouvelables dans le cadre
du développement durable.

• L’ordonnance n°01-03 du 20 août 2001 : Développement de l’investissement.

• La loi n°09-09 du 30 décembre 2009 : Création du FNER.


1.3.7 Enjeux stratégiques pour l’Algérie (3E)

a) Energétiques : L’accroissement très rapide d’une consommation énergétique provenant


à 99% des hydrocarbures, l’épuisement des ressources et l’augmentation de la consommation
avec un taux de croissance de 9% par année, croissance de la population rendent l’Algérie très

33
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique

vulnérable énergétiquement malgré ses réserves importantes en pétrole et surtout en gaz.


L’économie algérienne est énergivore et non productrice de richesse avec 79% de la
consommation finale destinée aux ménages et au transport, l’industrie ne consomme que 15%.

b) Economiques : (baisse probable de la rente, Incertitudes sur les perspectives d’évolution)


L’énergie se trouve en réalité inscrite comme sous-ensemble de la sécurité économique, au même
titre que les questions relatives à l’accès à tout autre types de ressources. La sécurité énergétique
n’est donc pas une fin en soi mais un instrument mis au service d’objectifs économiques
généraux. Situé en amont de toute activité économique, la sécurité énergétique occupe donc une
place centrale au sein de la sécurité économique.

c) Environnementales : L'Algérie est de plus en plus affectée par les conséquences du


changement climatique, les inondations survenues durant la dernière décennie en témoignent
fortement : l'exemple de Bab El-Oued à Alger, en 2001, et de Ghardaïa, en 2008, sont des plus
marquants. Cela concerne en particulier le Nord du pays, une étroite bande côtière sur laquelle
se concentre la majeure partie de la population, de la production agricole et de l'industrie. Les
températures moyennes augmentent ainsi que le nombre d'événements climatiques et
météorologiques extrêmes, tels que sécheresses, pluies diluviennes et tempêtes. L'Algérie a
adopté plusieurs stratégies et programmes pour faire face au défi climatique. Afin de contribuer
à la lutte contre le réchauffement climatique, l'Algérie a ratifié, en 1993, la Convention Cadre
des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) élaborée au Sommet de la Terre
à Rio en 1992 et a adhéré au Protocole de Kyoto en 2005 marquant ainsi sa volonté de participer
à l'effort international de lutte contre les changements climatiques et ses répercussions
potentielles, particulièrement sur le système climatique, les écosystèmes naturels et la durabilité
du développement économique.

Récemment, l'Algérie a procédé à la ratification de l'Accord de Paris sur le climat adopté fin
2015, à la 21ème Conférence des parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les
Changements Climatiques (COP21). L'Algérie s'engage à réduire ses émissions de gaz à effet de
serre à l'horizon 2030 de 7% avec ses propres moyens et de 22% avec des financements
internationaux.

L'Algérie dispose d'un cadre institutionnel et réglementaire lui permettant de mettre en


œuvre ses orientations et ses stratégies nationales rentrant dans le cadre de la CCNUCC et de la
Convention sur la Diversité Biologique (CDB). A cet effet, elle a impliqué plusieurs institutions
gouvernementales en décrétant différentes lois et en créant plusieurs organismes sous-jacents

34
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique

(observatoires, agences, instituts, etc.). La démarche a consisté à créer, par strates successives et
par secteurs, un cadre institutionnel responsable de la gestion environnementale dans le pays.
1.3.8 Marché du gaz : enjeux et défis

Le marché du gaz naturel est régional et organisé en trois pôles géographiques distincts : le
marché Nord-Américain, le marché Asiatique et le marché Européen. L’Asie et l’Océanie
constituent un moteur de croissance pour la demande gazière, tandis que le moyen orient renforce
son rôle majeur en tant que le plus grand producteur et exportateur au niveau mondial. La
demande importante sur le marché asiatique s’explique par les besoins accrus au Japon (effet
Fukushima) et en Corée du sud (secteur électrique) et surtout par le dynamisme des marchés
émergents (Chine et Inde). Inversement, la demande gazière en Europe a fortement baissé ces
dernières années. Aux Etats-Unis, la découverte de gaz non conventionnels a considérablement
modifié le paysage énergétique et économique mondial. Le gaz de schiste compte maintenant
pour 40% de la production américaine et devient le premier pays producteur devant la Russie, ce
qui a permis aux Etats-Unis de pénétrer le marché européen. Le transport international du gaz
s’effectue, pour l’essentiel, par le biais de gazoducs. Ce qui reste est transformé sous forme de
GNL et acheminé par des méthaniers vers les centres de consommation. Le commerce
international du gaz dans le passé était dominé par un nombre restreint d’acteurs. La naissance
d’une industrie d’exploitation dynamique en plein essor du GNL et la construction de nouveaux
ports et gazoducs font du GNL un produit de plus en plus fongible, faisant l’objet d’arbitrages
accrus au niveau mondial. En d’autres termes, le prix du gaz ne peut plus être fixé sur les seuls
marchés locaux, d’autant que les producteurs de GNL se dotent de la capacité d’acheminer leur
produit vers des marchés éloignés.

1.3.5. Système de tarification de l’énergie

Les prix à la consommation pour tous les produits pétroliers et énergétiques dans toutes leurs
formes sont subventionnés par l’état. Ils sont fixés sur la base de critères socio-économiques.
Les subventions sont indirectes, elles ne sont pas assurées à travers des transferts directs du
budget de l’état mais par le biais d’une réduction appliquée sur les bénéfices des sociétés
étatiques de production, ex. SONELGAZ pour l’électricité et le gaz et NAFTEC pour les
combustibles. Le tableau suivant résume l’ensemble des prix d’énergie électrique et pour
différents produits énergétiques selon les différents niveaux d’utilisation.

35
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique

Il est bien connu que la demande énergétique est sensible aux prix et ceci concerne
particulièrement la demande en électricité. La réforme des prix permettra d'économiser de
grandes quantités d'énergie, surtout à long terme, et pourra apporter une réduction considérable
des émissions de gaz à effet de serre de la part des pays qui enregistrent une distorsion des prix.
Les subventions affectent fortement le trésor public et fragilisent l’équilibre du commerce
extérieur. Elles ont souvent tendance à détruire les entreprises publiques qui sont généralement
victimes de cette pratique.
1.4 Conclusion

Dans ce chapitre nous présentons la situation énergétique de l'Algérie et son statut aux
niveaux mondial et national, notamment en termes de capacité et de ressources, de capacité de
production, d'infrastructure et de marchés de consommation, notamment en termes de
raccordement d’électricité et de gaz naturel et de son impact sur l'environnement. On voit bien
qu'elle repose sur des sources d'énergie traditionnelles (fossile), qui polluent l'environnement à
des degrés divers. Par conséquent, nous sommes obligés de trouver des solutions durables qui
tiennent compte de l'évaluation précise de la croissance de la demande d'énergie, de la répartition
géographique des populations et de l'identification de l'énergie qui sera extraite et utilisée et sa
qualité.

36
Chapitre 2: Transition énergétique :
Réalité et perspectives
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives

2.1 Introduction

« La transition énergétique est une question de génération. Il faut commencer par l’école et
l’éducation des enfants. Il faut aussi leur donner des exemples concrets et l’engagement des
parents dans les mesures de transition énergétique. »

Dans ce chapitre nous présentons les enjeux, les expériences expérimentées et une lecture
des signaux prouvant que la transition énergétique mondiale est en marche. Puis analyser les
stratégies nationales engagées pour répondre aux enjeux énergétiques afin d’assurer un
développement durable en rapport avec les différents plans gouvernementaux (tels que PNER,
PNME, PNC, SNAT…).
2.2 Qu’est-ce que la transition énergétique ?

Parallèlement, la « transition énergétique » est entourée par le cercle vicieux commencé par
l’explosion démographique qui fait augmenter la demande d’énergie. Elle est accentuée
également par les inconvénients des énergies fossiles : les limites de ressources d’énergies
fossiles, la dépendance énergétique, la crise de l’énergie comme le choc pétrolier, et les
émissions de CO2. La transition énergétique est accélérée par le réchauffement climatique rendu
notamment par les gaz à effet de serre dont le CO2. Elle est soutenue également par la sortie du
nucléaire à cause du danger par la gestion de déchets de combustibles fossiles et l’accident des
centrales nucléaires. Le cercle vicieux de la transition énergétique peut être présenté sous forme
de schéma des notions ci-dessous (Kanjanapinyowong 2019).

Figure 2-1 : Le cercle vicieux de la notion (transition énergétique).

38
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives

2.2.1 Historique de la transition énergétique

Au cours des décennies, la contribution respective de chaque énergie primaire fossile au mix
énergétique mondial a évolué : les énergies reines du XIXème siècle (biomasse, charbon) ont
peu à peu été détrônées par des énergies dites « modernes » (pétrole, gaz). Ce mécanisme a
souvent été qualifié, à tort, de "substitution énergétique", une formulation qui suggère que le
charbon aurait remplacé la biomasse, ainsi que le gaz et le pétrole ensuite. Or, nous sommes, en
réalité, en présence d’un mécanisme d’addition énergétique où de « nouvelles » énergies
primaires s’ajoutent aux énergies déjà établies, mais sans pour autant limiter leur usage au plan
mondial (Buttigieg 2016).

biocombustibles traditionnels charbon pétrole et gaz énergies renouvelables


100
Part de la consommation énergétique

Deux transitions énergétiques ont déjà eu lieu :


90
(1) Passage des biocombustibles au charbon, puis
80 (2) Passage du charbon au pétroles et au gaz
70
mondiale [%]

60
50
40
30
20
10
0
1800
1810
1820
1830
1840
1850
1860
1870
1880
1890
1900
1910
1920
1930
1940
1950
1960
1970
1980
1990
2000
2010
2019

Figure 2-2: Les deux transitions énergétiques précédents ont provoqué d’énormes
bouleversements structurels (Schroders et al. 2019).

À partir du 19e siècle, il y a eu un puissant changement de la qualité du carburant vers


d'autres carburants. Le charbon représentait 5% des combustibles fossiles en 1840, mais à la fin
du siècle, il était passé à 50% (Buttigieg 2016) et à 55% dans les années 1920. Avant d'être
remplacé par l'huile en 1964. Bien que sa production absolue ait augmenté, passant de 700 Mt
en 1900 à 3,6 Gt en 2000 (Daemen 2004), son pourcentage d'énergie dans la production totale a
diminué. Après la crise pétrolière de 1973, la part du charbon a continué de baisser, mais le taux
de décroissance s'est ralenti. Cela est dû d'une part à l'utilisation accrue du charbon en Chine et
en Inde, et d'autre part, à l'utilisation continue de cette énergie dans États-Unis et certains pays
industrialisés. En 2019, le charbon représentait 27% de la demande d'énergie primaire (IEA
2020b).

39
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives

Le pétrole joue un rôle central dans l’économie mondiale et a trouvé d’importants canaux
d’exportation dans les domaines des transports, de la chimie et de la production d’énergie.
L’utilisation du pétrole comme source d'énergie remonte au XIXe siècle : le pétrole est passé de
5% en 1915 à 33% en 1965. Après 1975, la production pétrolière a continué d'augmenter mais
avec tendance moins. En 2019, le pétrole représentait 33 % de la consommation mondiale
d'énergie primaire.

Le gaz naturel est une source d'énergie majeure et sa part dans la structure énergétique
mondiale est en croissance, son innovation permet d'assurer son transport et de limiter ses
dangers. Elle est passée de 5% en 1930 à 25% en 1985, et est tombée à 23% de la demande
d'énergie primaire en 2019 (IEA 2020b).
2.2.2 Chaîne énergétique et transition énergétique

La transition énergétique comme un processus géographique est présenter par (Bridge et al.
2013), qui impliquant la reconfiguration des schémas et des échelles actuels de l'activité
économique et sociale, ils impliquent plusieurs changements significatifs dans la localisation des
composants clés du système énergétique contemporain Tableau 2.1.
Tableau 2.1 : Les changements possibles dans la localisation des éléments clés du système d'énergie
associées à une transition d'énergie à bas carbone (Bridge et al. 2013)

Composant du système Nature du changement de localisation


énergétique
• La diversification vers des carburants non conventionnels (biocarburants, sables
bitumineux et gaz de schiste) peut réduire la dépendance aux importations et
raccourcir les distances entre les sites de captage / d'extraction d'énergie et de
Sources d'énergie primaire
consommation ; cependant, peut également conduire à une expansion de la portée
géographique des systèmes énergétiques dans d'autres cas (par exemple,
biocarburants, fossiles conventionnels, uranium).
• Les centrales au charbon peuvent rester un élément clé du système énergétique,
mais la logique de localisation des bassins houillers est de plus en plus compensée
Centrales de combustibles par les coûts associés au transport du CO2 du point de captage au point de stockage
fossiles (sous CSC) ;
• Les considérations de coût rendent l'emplacement préféré de la nouvelle usine plus
proche de l'emplacement de stockage de dioxyde de carbone
• Installer des capacités de production d'électricité à grande échelle et à faible
émission de carbone (comme l'éolien des hautes terres, l'éolien / houle en mer,
l'énergie solaire nord-africaine, l'énergie nucléaire côtière), en se concentrant sur des
Production d'électricité à faible emplacements de ressources éloignés du marché ;
émission de carbone • La répartition géographique globale de la capacité de production d'électricité
reflète non seulement la faible densité énergétique des énergies renouvelables, mais
doit également résoudre le problème intermittent des ressources mobiles telles que
l'énergie éolienne et solaire ;

40
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives

• augmentation de la capacité de transport d'électricité dans l'ensemble, en particulier


du nord au sud dans les scénarios avec des niveaux élevés de vent et / ou de CSC, et
Systèmes de transport une plus grande connectivité des emplacements individuels
d'électricité et de gaz
• augmentation du GNL à court terme et à long terme alternatifs, y compris un
déclin rapide et la substitution du gaz naturel par le biogaz.
• de plus en plus dispersée, la demande d'énergie étant de plus en plus marginale
pour la création de valeur ; sensibilisation accrue à la teneur en carbone
• Les opportunités de production à petite échelle brouillent les distinctions entre les
Les consommateurs producteurs / consommateurs d'électricité dans certains contextes
• investissements conventionnels dans l'augmentation de l'offre et la distribution
complétés par des dépenses coordonnées sur l'efficacité énergétique et la réduction
de la demande (principalement en milieu urbain)
[Link] Objectifs et politiques intersectoriels

Les objectifs qui alignent la politique en matière d'énergies renouvelables sur plusieurs
niveaux de gouvernance et plusieurs secteurs économiques sont restés rares en 2019. Les
politiques d'énergies renouvelables sont généralement adoptées à un seul niveau de gouvernance
et ont tendance à se concentrer sur un seul secteur d'utilisation finale, bien que des exemples
d'intégration et de coordination émerge.

Ces objectifs sont un moyen essentiel d'exprimer l'engagement en faveur des énergies
renouvelables et ont été presque exclusivement destinés au secteur de l'électricité (électricité). À
la fin de 2019, 166 pays avaient des objectifs en matière d'énergie renouvelable, contre 49 pays
pour le chauffage et le refroidissement et 46 pour les transports. Un seul objectif intersectoriel a
été adopté en 2019, en Espagne (Brauwer 2020).

Figure 2-3 :Nombre de pays ayant des politiques d'énergies renouvelables 2004-2019.

41
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives

[Link] Y a-t-il suffisamment de soutien public pour les énergies renouvelables ?

Le soutien public aux énergies renouvelables s'est développé en général, bien que certains
projets individuels se soient heurtés à une opposition. Les gouvernements utilisent une gamme
diversifiée de leviers pour accroître le soutien aux énergies renouvelables.

Les points de vue des communautés locales sont un facteur clé dans l'adoption des énergies
renouvelables, mais ne sont qu'une partie de l'acceptation sociale plus large des énergies
renouvelables. Un certain nombre de facteurs complexes peuvent influencer les réactions du
public à l’égard des projets locaux ou régionaux d’énergie renouvelable, y compris la perception
des incidences sur la santé et l’environnement ; les perceptions de la répartition des coûts et
avantages économiques ; et l'équité perçue du processus de consentement.

De nombreux gouvernements ont cherché à partager les avantages économiques des énergies
renouvelables avec les communautés d'accueil en créant des fonds pour une transition juste et en
développant des formes plus « passives » de participation financière, telles que des programmes
d'avantages communautaires et des options d'achat d'actions. Certains gouvernements ont
également commencé à s'engager dans le concept de démocratie énergétique en exigeant une
plus grande participation du public au processus de planification des projets d'énergies
renouvelables. Par exemple, les développeurs de centrales solaires et hydroélectriques au
Kazakhstan et au Tadjikistan ont été tenus de consulter les communautés dans le cadre de leurs
plans d'engagement des parties prenantes (REN21, 2020).

Figure 2-4 : dimensionnement du l’acceptance social des énergies renouvelables.

42
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives

2.2.3 Comment accélérer la transition énergétique ?

La transition vers un avenir énergétique renouvelable est imparable, mais pas


nécessairement dans les délais nécessaires pour garantir un climat stable. Les gouvernements ont
un rôle clé à jouer pour accélérer la dynamique de la transition énergétique - par ce qu'ils taxent,
ce qu'ils subventionnent, ce dont ils ont besoin et ce qu'ils interdisent. Cela fait plus de 25 ans
depuis l'adoption de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques
(Sands 1992), mais les énergies renouvelables sont toujours désavantagées. Les combustibles
fossiles continuent de bénéficier de la part du lion des subventions, des allégements fiscaux et
d’autres types de soutien. Voici les principales mesures que les gouvernements et les autres
acteurs devraient prendre pour uniformiser les règles du jeu, bien que leur mise en œuvre puisse
différer en fonction des conditions locales (Adib et al. 2015).
[Link] Fixer des priorités par la fiscalité et autres incitations financières

Comme indiqué précédemment, continuer à subventionner les énergies fossiles fausse le


marché et ralentit la transition vers les énergies renouvelables. Ces subventions doivent être
éliminés le plus rapidement possible, et tous les pays doivent fixer un délai (plutôt tôt que tard)
de le faire. La tarification du carbone et d'autres politiques devraient être mises en œuvre pour
refléter le coût réel des combustibles fossiles : augmentation des émissions de CO2, pollution de
l'air et leurs impacts connexes sur la santé, la qualité de vie, etc.
[Link] Fixez des objectifs pour le système énergétique dans son ensemble, y compris pour
tous les grands secteurs d'utilisation finale :

Les objectifs prennent de nombreuses formes, y compris des objectifs pour atteindre une
contribution spécifique de production (ou capacité) renouvelable, et pour les parts d'énergies
renouvelables en général et dans des secteurs spécifiques
[Link] Pensez hors des boites : approcher les défis systématiquement

Une transition plus rapide vers un avenir d'énergie renouvelable nécessite une approche
holistique à l'échelle du système, y compris l'augmentation des mesures d'efficacité énergétique
pour réduire la demande énergétique globale. Il ne suffit pas de simplement construire plus de
parcs éoliens ou d'installer des panneaux solaires sur chaque toit. Il ne suffit pas non plus de
substituer l'électricité au gaz naturel utilisé pour le chauffage si la source d'électricité n'est pas
renouvelable. En termes simples, les énergies renouvelables doivent être utilisées pour répondre
aux besoins énergétiques de tous les secteurs. Cela signifie que les fournisseurs d'énergie
renouvelable doivent mieux comprendre la réflexion, les défis et les opportunités dans chaque

43
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives

secteur d'utilisation finale. La participation locale de toutes les parties prenantes et


l'appropriation locale (par exemple, les pro sommateurs, l'énergie communautaire) sont
également essentielles.
[Link] Conception de système énergétique pour la flexibilité

Un système énergétique conçu pour l'absorption maximale des énergies renouvelables


variables doit être suffisamment flexible pour s'adapter à la nature variable du vent et du soleil,
en incorporant une production suffisamment flexible et en maximisant l'utilisation de la gestion
de la demande; gérer des délais de négociation plus courts; être «plus intelligent» (y compris
grâce à la numérisation et aux technologies d'automatisation) pour faire correspondre la demande
avec l'offre, et d'autres systèmes systémiques.
[Link] Adopter des politiques permettant l’appui rapide des renouvelables

Les éléments suivants sont nécessaires pour créer un environnement plus propice à
l'adoption des énergies renouvelables :
- D'autres mesures visant à intégrer les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique, déjà
en cours dans une certaine mesure dans le bâtiment, le chauffage et le refroidissement des
secteurs.
- Les mesures visant à accroître l'utilisation des énergies renouvelables dans les transports.
- Les mesures visant à accroître l'accès à l'énergie.
- Les mesures visant à encourager l'innovation.
Les alternatives disponibles pour accélérer la transition énergétique dans les pays en
développement dans chacune des dimensions susmentionnées sont résumées sur la figure 2-5.
Les alternatives cartographiées ici ne sont en aucun cas exhaustives. Cette feuille de route vise à
servir d'outil de planification flexible pour soutenir la planification stratégique et à long terme
dans les pays en développement. Il est possible d'accélérer la transition énergétique et de rendre
les futurs systèmes énergétiques plus justes et démocratiques en créant des synergies entre les
différents niveaux d'acteurs qui représentent les côtés producteurs et consommateurs d'énergie
(Vanegas Cantarero 2020).

44
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives

Figure 2-5 : Feuille de route des options technologiques disponibles pour accélérer la transition
énergétique.

2.2.4 R&D et Innovation au service de la transition énergétique

En examinant de près le secteur de l'énergie aujourd'hui, on observe divers signes qui


suggèrent une transformation rapide pour les développements futurs dans l'industrie. Les
gouvernements du monde entier adoptent des lois afin d'incorporer des sources d'énergie et des
technologies durables pour permettre une utilisation efficace des systèmes énergétiques, les
tendances de l'innovation sont résumées ci-dessous (Figure 2-6) :

45
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives

a. Les avancées technologiques : Les progrès technologiques dans les équipements de


production d'énergie permettent de gagner en efficacité dans la fabrication, de
réduire les coûts et d'améliorer les performances.

b. Améliorer l'accès énergétique : Le mini-réseau évolue rapidement dans le secteur de


l'électricité. Poussé en grande partie par la baisse des coûts de l'énergie solaire
photovoltaïque.

c. Digitalisation : La numérisation des réseaux électriques et des réseaux de


télécommunications à très haut débit modifie rapidement et fondamentalement la
manière dont l'énergie est produite et consommée. Du côté de l'approvisionnement,
l'utilisation de capteurs et d'analyses contribue à réduire les coûts d'exploitation et
de maintenance et les interruptions planifiées et améliore l'efficacité des centrales
électriques et du réseau. Du côté de la demande, un nombre croissant de services
publics s'appuient sur la communication sans fil avec des appareils intelligents, tels
que des thermostats, pour réduire la demande des consommateurs en cas de besoin.
Ainsi, les véhicules et les bâtiments sont de plus en plus connectés et les contrôles
de processus contribuent à des économies d'énergie rentables dans l'industrie.

d. Couplage de secteur avec véhicules électriques

e. Centrales électriques virtuelles et blockchain

f. Batterie et stockage thermique

Figure 2-6 : tendances de l'innovation pour le futur système énergétique.

46
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives

2.3 Transition énergétique à travers le monde

La meilleure performance du système énergétique est due à plusieurs facteurs de préparation


à la transition énergétique, y compris la disponibilité des investissements et des capitaux, une
réglementation et un engagement politique efficaces, des institutions et une gouvernance stable,
des infrastructures de soutien et un environnement commercial innovant, le capital humain, ainsi
que constituent la structure du système énergétique existant (Singh et al. 2019).

La méthodologie analytique de l’indice de transition énergétique (ITE) est conçue pour


suivre les transitions énergétiques au niveau des pays. Il prend en compte le large éventail de
rôles du secteur de l’énergie au sein de l’économie d’un pays, ainsi que ses réglementations, ses
marchés et ses technologies (Fouquet and Pearson 2012). Cela permet de suivre l'évolution de la
performance du système énergétique telle que mesurée par la capacité du système à soutenir un
développement et une croissance économiques inclusifs, un accès sûr et fiable à l'énergie et la
durabilité environnementale (le triangle énergétique).

Les pays abordent la transition énergétique avec différents points de départ et diverses
particularités structurelles, économiques, sociales et institutionnelles. Cela implique qu'au lieu
de comparaisons simples basées sur les scores de l’indice de transition énergétique, les pays
devraient être comparés à un groupe de pairs ayant des caractéristiques structurelles similaires
(WEF 2020). La méthodologie de l'ITE, la classification des indicateurs en dimensions et leurs
poids respectifs sont résumés dans Figure 2-7.

47
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives

Figure 2-7 : Dimensions et variables de l'indice de transition énergétique.

Enfin, une matrice de préparation (Figure 2-8) peut montrer le positionnement des pays par
rapport aux mesures de performance du système et de préparation à la transition, ce qui peut
s'avérer utile pour l'analyse comparative (WEF 2020).

Figure 2-8 : Matrice de performance / préparation de l'indice de transition énergétique (par groupes de
pays).

48
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives

[Link] Egypte

Le principal objectif de l'Égypte est de prévoir de répondre à la demande future et de


diversifier les carburants avec le coût le plus bas et la meilleure qualité. Les énergies
renouvelables et l'interconnexion font partie de cette stratégie. L’Administration des énergies
nouvelles et renouvelables, qui relève du ministère de l'Électricité et de l'Énergie, est responsable
de la planification et de l'exploration des énergies renouvelables, et l'Egyptien Electricité
Holding Compagnie (EEHC) est responsable de la planification et de l'hébergement du modèle
de plan d'expansion. Il est chargé de partager les données et les stratégies avec d'autres
entreprises et de les refléter dans leurs plans à long terme.
La stratégie comprend des plans d'expansion à forte intensité de données et utilise les
prévisions de la demande, les ressources disponibles, les contraintes, les stratégies et les
objectifs. Une agence spécialisée dans les énergies renouvelables effectue des mesures sur le
terrain et fournit des données pour compléter l'atlas éolien / solaire et les données
météorologiques historiques. Ensuite, les données de production d'électricité attendues du site
sont utilisées comme entrée dans le processus de planification. Et embauché un consultant pour
utiliser PSS / E pour mener des recherches sur la stabilité et préparer un plan directeur de réseau.
[Link] Le Maroc

Le Maroc utilisé son expérience de longue date dans les projets d'ERV à l'échelle des
services publics pour formuler un plan énergétique à long terme (30 ans) mis en œuvre par le
ministère de l'Énergie, et a déterminé le développement de la structure énergétique et la demande
d'investissement. Les opérations de production d'électricité (30 ans) et de transport (10 à 20 ans)
sont assurées par l'Office national de l'électricité et de l'eau potable (ONEE), dont certaines sont
en exploitation pour les centrales solaires et éoliennes depuis plusieurs années. Afin de gérer
l'augmentation du taux de pénétration et de pouvoir atteindre l'objectif des énergies
renouvelables de fournir 52% de sa demande énergétique, des améliorations récentes ont été
apportées au plan de production d'électricité, en se concentrant sur la modélisation par l'achat de
nouveaux outils (OPTGEN pour l'expansion), le SDDP et NCP pour les opérations) et la
distribution régionale (pour les projets d'énergie renouvelable). Le nouvel outil de simulation
permet d'exprimer plus pleinement l'effet VRE, notamment compte tenu de la flexibilité FL du
système à travers l'engagement horaire (démarrage, rampe, montée / descente minimale continue,
etc.) et le stockage. Le coût de la technologie des énergies renouvelables est basé sur les
publications de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) et les normes entre les fabricants.

49
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives

[Link] Palestine

Malgré le problème palestinien, en 2012, il a travaillé avec une société de conseil pour
formuler une stratégie 2022. La mise en œuvre des contributions déterminées au niveau national
a été évaluée conjointement avec le plan à long terme. La sécurité et l'indépendance énergétiques
sont les principaux objectifs du plan à long terme.
En 2014, un atlas de l'énergie solaire et éolienne a été rédigé, la superficie de la Palestine
d'environ 28165 km² et Jérusalem la capitale, avec sa situation géographique, les terres de
Palestine reçoivent une grande quantité d'irradiation solaire (Figure 2-9). La planification des
projets d'énergie renouvelable n'est pas centralisée, mais comprend diverses institutions. La
croissance de la demande est le principal moteur de la demande du réseau. Anticiper la demande
et accroître l'interconnexion sont des défis. La relation avec L'entité sioniste a un impact sur
l’offre et l’autorisation des terres. La flexibilité du système de production d’électricité devrait
être augmentée en diversifiant le mélange et l’interconnexion avec d’autres systèmes.
L’obtention des ressources financières nécessaires est un autre problème.

Figure 2-9 : Atlas solaire de la Palestine.

50
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives

[Link] Arabie Saoudite

Le comité d'intégration du secteur électrique est le lieu où toutes les parties prenantes
coordonnent tous les travaux de planification. Le plan ne s'intéresse pas seulement à
l'optimisation des coûts, mais également aux retombées socio-économiques. Auparavant, cette
approche était isolée, mais maintenant elle est passée à une approche plus intégrée qui inclut des
éléments spatiaux. Au fil du temps, le ministère a mis en place une série d'outils pour résoudre
différents problèmes d'optimisation. Afin de répondre à la demande, une combinaison de
méthodes et de techniques est utilisée pour effectuer des prévisions, dont beaucoup sont
développées en interne par des statisticiens. Comme de nouvelles informations apparaissent
toujours, la planification est un exercice itératif. Le concept de points de capacité est appliqué en
effectuant initialement une optimisation sans points de capacité. Utilisez ensuite les crédits de
capacité de la source VRE pour réexécuter le modèle afin d'évaluer la réduction de la demande
d'investissement en énergie thermique
Le système saoudien se caractérise par le lien étroit entre la production d'eau et
d'électricité (dessalement), ainsi que par les restrictions d'exploitation de nombreuses centrales
thermiques. Différents outils de calcul sont utilisés pour mieux représenter les crédits de capacité.
Des méthodes statiques et dynamiques sont utilisées. Effectuer une évaluation de l'adéquation
de la production d'électricité pour atteindre une marge de 13%. Il existe plus de 50 stations de
surveillance de l'énergie solaire et éolienne réparties à travers le pays. Le modèle de conseil en
système du Laboratoire national des énergies renouvelables (NREL) est utilisé pour mieux
comprendre les caractéristiques de production d'énergie solaire et comment l'ERV répond à la
demande. Les résultats sont ensuite transmis aux services publics, qui effectueront une analyse
plus détaillée du réseau et des emplacements de test pour les futures usines. Les dernières
recherches sur la planification à long terme prévoient que le taux de pénétration des énergies
renouvelables atteindra 30% d'ici 2030. Le développement des énergies renouvelables repose
uniquement sur l'optimisation des coûts les plus bas.
[Link] Mexique

Afin d'accélérer la mise en œuvre de l'Accord de Paris, le Mexique a adopté une nouvelle
loi sur la transition énergétique (Ley de Transición Energética) en décembre 2015. La loi sur la
transition énergétique vise à réglementer l'utilisation durable de l'énergie et à articuler les
obligations de l'industrie électrique concernant la nécessité de transition du pays. Pour nettoyer
les énergies et réduire les émissions de GES, tout en maintenant la productivité et la compétitivité
du Mexique sur la scène mondiale. La loi de transition énergétique crée la base juridique pour la

51
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives

réduction de l'empreinte carbone des processus d'exploration, d'extraction, de transformation, de


distribution et de commercialisation de l'énergie.

Ce la loi sur l'utilisation des énergies renouvelables et le financement de la transition


énergétique indique que le secteur de l'électricité doit être transformé pour que d'ici 2024 un
maximum de 65% de l'électricité provienne de combustibles fossiles (México 2015).
[Link] Allemagne

La transformation énergétique, largement connue en Allemagne sous le nom de


«Energiewende», est la transition planifiée du pays vers une économie à faible émission de
carbone et sans nucléaire. Mais il y a bien plus que l'élimination progressive de l'énergie
nucléaire et l'expansion des énergies renouvelables dans le secteur de l'énergie.

L'Energiewende - qui signifie littéralement « redressement énergétique » ou « révolution


énergétique » - est l'effort de l'Allemagne pour réduire les émissions de CO₂ nuisibles au climat,
sans compter sur l'énergie nucléaire. Dans un premier temps, la transition énergétique de
l’Allemagne est surveillée de près, pour les leçons précieuses qu’elle fournit sur le sevrage d’une
économie majeure des combustibles fossiles. L'Energiewende, qui est passé d'un mouvement
anti-nucléaire et environnemental de base à un vaste projet national, a des effets profonds sur la
société et les entreprises. Jusqu'à présent, la transition énergétique de l'Allemagne s'est
concentrée sur le secteur électrique. Le boom de l'énergie éolienne et solaire, déclenché par un
soutien financier généreux, a poussé les sources renouvelables à dépasser le charbon en tant que
source d'énergie la plus importante d'Allemagne au premier semestre de 2018 (Fuentes et al.
2020). Les citoyens et les coopératives possèdent bon nombre de ces installations, tandis que la
fortune des grandes entreprises énergétiques diminué. L'intégration de cette production
distribuée à petite échelle qui dépend de la météo dans le système électrique pose toujours des
défis importants, par exemple pour le réseau électrique en Allemagne et au-delà (Aykut and
Evrard 2017).

52
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives

Figure 2-10 trends des émissions de CO2 en Allemagne 1990-2019.

L'Allemagne a déjà fait des progrès significatifs sur son objectif de réduction des émissions
de GES avant l'introduction du programme, obtenant une baisse de 27% entre 1990 et 2014.
Cependant, le pays devrait maintenir un taux moyen de réduction des émissions de GES de 3,5%
par an atteindre son objectif Energiewende, égal à la valeur historique maximale jusqu'à présent
(Hillebrandt et al. 2015).
[Link] Autres pays US/china/France /Germany

Les principaux objectifs de la loi relative à la transition énergétique, comprennent la


réduction des émissions de GES, la réduction de la consommation finale d'énergie, la réduction
de la consommation de combustibles fossiles, la promotion des énergies renouvelables et la
réduction de la participation de l'énergie nucléaire à la production nationale d'électricité. Ces
objectifs sont résumés dans le tableau 1. La loi couvre également l'atténuation de la précarité
énergétique et favorise la création de nouveaux emplois dans le domaine de l'énergie, en mettant
l'accent sur la croissance économique et le développement durable (Abramowitch 2015).

53
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives

Tableau 2.2 : Résumé des objectifs énergétiques nationaux et année de réalisation en valeurs relatives et
absolues.

54
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives

2.4 Stratégie nationale d'efficacité énergétique et des énergies renouvelables

Le nécessaire changement de trajectoire énergétique doit être structurant et bâti sur des
ruptures, tant au niveau de la vision, des modèles de management des infrastructures, du
financement des investissements et de la demande, qu'au niveau des approches et stratégies en
vue de la mise en place d'un environnement propice d'intervention. En Algérie, les différents
programmes nationaux de la transition énergétique sont réalistes donc elle est sur la bonne voie.
Cependant, ce programme fait face à des défis majeurs tels les mesures de financement, la
transparence dans la gestion des fonds, la promotion de la recherche et de la technologie dans le
domaine ainsi qu'une bonne gouvernance intersectorielle. Une transition énergétique permettant
notamment de diviser par deux le taux de croissance annuel de la consommation interne
d’énergie (de +6% par an en 2015 à +3% par an à l’horizon 2030.

Des fonds importants sont créés pour soutenir et dynamiser l'investissement dans les
activités vertes et le développement durable. Des mécanismes financiers nationaux et des
mesures fiscales dédiées ou des crédits d'investissements à des taux préférentiels ont été
introduits pour financer les politiques énergétiques.

Au niveau national, il existe près de 140 fonds pour soutenir et financer différents types de
projet en Algérie. L'analyse de cette panoplie de fonds a permis de dégager neuf fonds qui
couvrent les domaines de la transition énergétique. Les trois principaux fonds existants qui
couvrent le domaine des énergies, de l'efficacité énergétique, des énergies renouvelables, et de
la protection de l'environnement, sont :
▪ Le Fonds National des Energies Renouvelables et Cogénération (FNERC);
▪ Le Fonds National pour la Maîtrise de l'Energie (FNME);
▪ Le Fonds National pour l'Environnement et la Dépollution (FEDEP).

Par ailleurs, il existe d'autres fonds financiers nationaux qui couvrent le domaine
d'aménagement du territoire, dont les plus importants sont :
o Le Fonds national de soutien à l'investissement pour l'électrification et la
distribution publique du gaz (FNSIEDPG);
o Le Fonds d'appui à l'investissement (FAI);
o Le Fonds d'investissement de wilayas (FIW);
o Fonds commun des collectivités locales (FCCL);
o Le Fonds spécial de développement des régions du sud (FSDRS);
o Le Fonds spécial pour le développement économique des hauts plateaux
(FSDEHP).

55
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives

2.4.1 Programme National de développement des Energie Renouvelables

Le plan d'énergies renouvelables actualisé comprend l'installation de 22 000 MW d'énergie


renouvelable pour le marché national d'ici 2030, avec la sélection des exportations comme
objectif stratégique, si les conditions du marché le permettent.

A travers ce plan d'énergies renouvelables, l'Algérie entend se positionner comme un acteur


majeur de la production d'énergie photovoltaïque et éolienne, d'énergie solaire thermique, en
intégrant la biomasse, la cogénération, la géothermie et le développement au-delà de 2021. Ces
secteurs énergétiques deviendront des moteurs de développement économique durable et
pourront promouvoir de nouveaux modèles de croissance économique. D'ici 2030, 37% de la
capacité installée et 27% de la production d'électricité pour la consommation nationale
proviendront de sources d'énergie renouvelables (Algerian Ministry of Energy 2020). Les projets
d'énergie renouvelable pour la production d'électricité pour le marché national seront réalisés en
deux phases :
▪ La première phase de 2015 à 2020 : Cette phase permettra d'atteindre 4010 MW de
production d'électricité entre le photovoltaïque et l'éolien, et 515 MW entre la biomasse, la
cogénération et la géothermie.
▪ La deuxième phase de 2021 à 2030 : le développement de l'interconnexion électrique
entre le Nord et le désert du Sahara (Adrar) permettra le développement d'interconnexions
électriques à In Salah, Adrar et Timimoune) Et les régions de Béchar pour installer des
centrales d'énergie renouvelable à grande échelle dans le système énergétique national.

La consistance du programme en énergie renouvelables à réaliser pour le marché national


sur la période 2015-2030 est de 22 000 MW, répartie par filière comme présentée dans la Figure
2-11 (Algerian Ministry of Energy 2020).

56
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives

Figure 2-11 : Consistance du programme en énergie renouvelables à réaliser pour le marché national
sur la période 2015-2030.

En termes de réalisations, selon un rapport rédigé en janvier 2020 (Algerian Ministry of


Energy 2020b), la capacité installée de l'Algérie en énergie renouvelable depuis 2010 est estimée
à 390 MW, et la distribution est la suivante: à Hassi Ramel- La centrale thermique de 25 MW
produite par la centrale hybride au gaz naturel (150 MW ; 120 MW Cc/ 30 MW CSP) , ainsi que
21 centrales solaires photovoltaïques Figure 2-12 (Settou et al. 2021) sur le plateau sud et
supérieur d'une capacité totale de 343 MW, la centrale pilote multi-technologies de 1,1 MW à
Ghardaïa et le parc éolien de 10,2 MW installé à Kabertène (Adrar) Et la centrale solaire
photovoltaïque de 10 MW à Ouargla, ainsi que les installations de petite capacité dans les zones
reculées, les écoles, les bâtiments publics, les stations-service, les pompes solaires, l'éclairage
public et autres équipements, tous financés par les finances publiques.

57
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives

Figure 2-12: Sites de projets PV du plan de développement des énergies renouvelables.

La localisation, le nom, la puissance et la date de démarrage des sites du projets PV du plan


de développement des énergies renouvelables PNER sont présents dans Tableau 2.3 (Settou et
al. 2021).

Tableau 2.3 : description des sites des projets PV.


Puissance Puissance
N° Centrales Commencez N° Centrales Commencez
[M W] [M W]
1 Djanet 03 19/02/2015 12 Souk Ahras 15 20/04/2016
2 Ghardaia 1.1 10/07/2014 13 Naama 20 26/04/2016
3 Kabertene 03 12/10/2015 14 El Bayadh 23 27/10/2016
4 Adrar 20 12/10/2015 15 Saida 30 30/04/2016
5 Tanmenrasset 13 02/11/2015 16 Ouargla 30 16/02/2017
Sidi Bel-
6 In Saleh 05 11/02/2015 17 12 29/09/2016
Abbes
7 Tindof 09 14/12/2015 18 Laghouat 1 20 10/04/2016
8 [Link] 06 01/01/2016 19 Djelfa 2 33 06/04/2017
9 Timimoune 09 09/02/2016 20 M’sila 20 26/01/2017
10 Djelfa 1 20 10/04/2016 21 Batna 2 16/01/2018
11 Laghouat 2 40 26/04/2017

58
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives

2.4.2 Efficacité énergétique


[Link] Programme national d’efficacité énergétique :

Le plan d’efficacité énergétique répond à la volonté de l’Algérie de promouvoir une


utilisation plus responsable de l’énergie et d’explorer tous les moyens d’économiser les
ressources et de systématiser une consommation utile et optimale.

Le plan introduira des mesures d'efficacité énergétique dans les trois secteurs du bâtiment,
du transport et de l'industrie, et encouragera la création d'industries locales pour produire des
lampes à haut rendement et des chauffe-eau solaires. Isoler en encourageant les investissements
locaux ou étrangers.
[Link] Plan d’Action en Matière d’Efficacité Energétique

L'efficacité énergétique devrait jouer un rôle important dans l'environnement énergétique


national et se caractérise par une forte croissance de la consommation, en particulier la
construction de nouveaux logements par le secteur domestique, la construction d'infrastructures
d'utilité publique et la revitalisation de l'industrie. A terme, la réalisation de ce plan à travers
diverses actions et projets devrait contribuer à établir un marché de l'efficacité énergétique
durable en Algérie.

Le plan se concentre sur les secteurs de consommation qui ont un impact significatif sur la
demande d'énergie. Il s'agit principalement de la construction, du transport et de l'industrie.
a Pour le secteur du bâtiment :

Le plan vise à encourager la mise en œuvre de pratiques et de technologies innovantes autour


des matériaux isolants dans les bâtiments existants et nouveaux. Des mesures appropriées seront
prévues lors de la phase de conception architecturale de la maison. En général, plus de 30
millions de tonnes équivalent pétrole seront économisées d'ici 2030, réparties comme suit :

1. Isolation thermique : l'objectif est d'atteindre un revenu cumulé de plus de 7


millions de TEP.

2. Chauffe-eau solaire : l'objectif est de réaliser des économies d'énergie de plus de 2


millions de TEP.

3. Lampes basse consommation (LBC) : D'ici 2030, on estime que l'économie


d'énergie atteindra près de 20 millions de TEP.

59
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives

4. Éclairage public : L'objectif est de réaliser des économies d'énergie de près d'un
(01) million de TEP d'ici 2030 et de réduire les coûts énergétiques de la communauté.
b Pour le secteur des transports

Le plan vise à promouvoir les carburants les plus accessibles et les moins polluants, en
l'occurrence le GPLc et le GNc: l'objectif est d'enrichir la structure d'approvisionnement en
carburant et de contribuer à réduire la proportion de diesel, ainsi que l'impact bénéfique sur la
santé et l'environnement. D'ici 2030, cela permettra d'économiser plus de 16 millions de TEP.

❖ En résumé, La mise en œuvre sur la base du plan national d'efficacité énergétique réduira
progressivement la croissance de la demande énergétique. Par conséquent, les économies
d'énergie cumulées réalisées atteindront 93 millions de TEP, dont 63 millions de TEP d'ici
2030, et le reste dépassera cette fourchette.
2.4.3 Sonelgaz : plan de développement 2018 / 2028

Afin de répondre à la demande croissante d'énergie et d'améliorer le service client, le Groupe


Sonelgaz planifie et construit en permanence ses infrastructures électriques et gazières. Le plan
de développement 2018-2028 du groupe d'entreprises Sonelgaz prévoit le développement de la
production, du transport et de la distribution d'électricité, ainsi que du transport et de la
distribution de gaz naturel (Sonelgaz 2019). Par activité, ces plans de développement sont les
suivants :
a. Production et transport de l’électricité

La capacité de production additionnelle nationale prévue sur la période 2018-2028 est de 18


749 MW (RIN+PIAT) dont :
• Entre 2018 et 2023, il a été décidé d’installer 10977 MW pour le réseau interconnecté
Nord.
• Entre 2018 et 2020, il a été décidé d’installer 272 MW pour le le Pôle In Salah Adrar
Timimoune.
• Entre 2024 et 2028, il a été décidé d’installer 7500 MW.
• Le montant de l'investissement entre 2018 et 2028 est de 1 530 Milliards DA.

La longueur totale du réseau de transport à construire de 2018 à 2028 est d'environ 29 682
kilomètres, dont 22 526 kilomètres ont été confirmés. D'ici 2028, la longueur totale du réseau de
transport atteindra 52 207 km, dont 21 647 km à 220 kV et 9 827 km à 400 kV, avec une
puissance de 107 660 MVA.

60
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives

b. Transport du gaz

A l’horizon 2028, le GRTG prévoit un montant d’investissement de 353 Mds DA pour la


réalisation de 9 000 km de nouvelles canalisations qui permettront le transport d’un volume
supplémentaire de 19 Gm3 de gaz Ces nouvelles canalisations permettront le raccordement de
441 distributions publiques et ramener le taux de desserte des communes en gaz à l’échelle
nationale, de 89% en 2018 à 96% à fin 2019.
c. Distribution de l’électricité et du gaz

Le plan de développement du réseau de distribution comprend les plans d'électrification et


de distribution publique de gaz initiés par l'Etat, ses propres plans et de nouvelles relations
clients, ainsi que des projets de maintenance et d'exploitation des équipements et de
modernisation. Gestion et opérations. Ainsi, le plan de développement du réseau et des
infrastructures de la société algérienne de distribution d'électricité et de gaz naturel (2018-2028)
prévoit 106 563 kilomètres de lignes, 51694 sous-stations et 1365 034 km de réseaux électriques
connectés et un réseau de gaz naturel de 54 509 km, reliant 2322184 branchements.
2.4.4 Bilan de réalisation de la première tranche du programme national d’efficacité
énergétique
[Link] Projets réalisés et des actions d’accompagnement

• Isolation de 600 maisons neuves : 160 maisons.


• Isolation thermique des bâtiments existants : 620 mètres carrés d'isolation thermique.
• Installation de chauffe-eau solaires individuels et collectifs : 407 unités.
• Remplacer les lampes au mercure par des lampes au sodium « éclairage public » : 10 000
lampes.
• Conversion VP au GPL : kit de conversion 9100.
• Installer les kits GPL pour la flotte dédiée : 48 kits ont été installés.
• Etude de faisabilité : 08 études ont été menées.
• Audit énergétique : 33 opérations ont été réalisées.
• Aide à l’investissement : 18 actions réalisées.

• Réalisation des formations d’auditeurs énergétique dans l’industrie ;


• Réalisation des formations d’auditeurs énergétique dans le bâtiment ;
• Réalisation des formations d’homme énergie dans l’industrie ;
• Réalisation des formations d’homme énergie dans le tertiaire ;
• Réalisation d’une journée technique de sensibilisation pour les industriels ; réalisation de
la 5éme édition des journées portes ouvertes dans le milieu scolaire sur les économies
d’énergie ;
• Réalisation d’un état des lieux de la filière de fabrication des matériaux de construction ;

61
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives

• Réalisation d’un diagnostic sur le transport urbain de la ville d’Alger et évaluation des
besoins en infrastructures, et bus dédiés au gaz naturel ;
• Etat des lieux du parc de l’éclairage public au niveau national.

2.4.5 Promotion de l’énergie ( GPLc/GNc)

Le plan vise à promouvoir les carburants les plus utilisés et les moins polluants, en
l'occurrence le GPL c et le GNC. Le but est d'enrichir la structure de l'approvisionnement en
carburant et de contribuer à réduire l'impact des carburants conventionnels sur la santé et
l'environnement. À long terme, le plan vulgarisera l'utilisation de carburants propres dans les
transports personnels et publics, en particulier dans les grands centres urbains. D'ici à 2030, les
économies d'énergie cumulées de tous les départements concernés sont estimées à environ 63
millions de TEP. Dans le secteur des transports, l'utilisation du GPLc et du GNc pour remplacer
l'essence et le diesel entraînera une consommation supplémentaire de ce dernier, qui est de près
de 17 millions de tep, qui peut être déduite des économies d'énergie globales.

Dans le secteur des transports, il est prévu de convertir 500000 voitures particulières au GPL
d'ici 2021 et d'atteindre 1,3 million d'ici 2030. De plus, au cours de cette période (2016-2030), il
est prévu que 11 000 bus seront convertis au gaz naturel (GNC)
2.4.6 Résultats attendus de la stratégie nationale d'efficacité énergétique et d'énergies
renouvelables
Les résultats attendus par la réalisation de ce programme se présentent comme suit :

▪ Économie d'énergie d'environ 63 millions d'orteils (soit : valeur d'exportation de près de


38 milliards de dollars EU).

• La puissance évitée dépasse 1 500 MW (soit près de 2 milliards de dollars américains)


• Réduire plus de 193 millions de tonnes de dioxyde de carbone (soit 1,1 milliard de
dollars)
• Créer 500 000 nouveaux postes.
• Economie d’énergie et émission à éviter des projets : la quantité de CO2 évitée on
l’horizon 2030 a été présenté dans le Tableau 2.4.

Tableau 2.4 : récapitulatif des émissions de CO2 à éviter à l’horizon 2030.


2015 2020 2025 2030
Emissions évitées (en
1,1 32,1 95,9 193,3
millions de tonnes CO2)

62
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives

2.5 Conclusion

Au niveau mondial, la réalisation des objectifs concurrents de la sécurité et de la durabilité


énergétique ainsi que celui de l'accès universel à une énergie propre exigent un cadre politique
solide et stable qui donnera la primauté aux politiques de sobriété et d'efficacité énergétique ainsi
qu'au développement des énergies renouvelables. Une politique de vérité des prix de l'énergie,
d'investissement dans la recherche et le développement, et l'encouragement aux solutions non
polluantes seront tout aussi indispensables pour assurer le déploiement de la trilogie gagnante :
sobriété, efficacité, énergies renouvelables.

63
Chapitre 3: Planification et stratégies
pour la transition du système
énergétique national
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national

3.1 Introduction

L’énergie constitue un facteur stratégique et occupe une place importante dans le concept
de développement durable du pays. Elle contribue dans la gestion des grands enjeux
géostratégiques (Alami A, 2006). Différent pays prévoient des études prospectives à court et
long terme et s’intéressent à l’action de maitrise d’énergie et développement durable (Assoumou
E, 2006). La prospective est un outil indispensable pour anticiper l’avenir et planifier les actions
à mettre en œuvre et la mise en place des nouvelles actions et des stratégies basées
essentiellement sur le développement et l’intégralités des énergies renouvelables dans le mix
énergétique du futur.

Ce chapitre, vise à effectuer, dans une première étape, une synthèse sur les exercices de
modélisation à l’échelle nationale. Dans une seconde étape, nous essayerons d’élaborer un
scénario de référence de la demande énergétique algérienne à l’horizon 2050. En supposant une
continuité des tendances actuelle. Ce scénario de référence permet d’analyser ce qui se passerait
si aucune action nouvelle n’était mise en œuvre en matière de politique énergétique.
3.2 Estimation des potentiels et sélection du site

Lorsqu'on tente d'évaluer le potentiel solaire, il est utile de définir un cadre de conception
clair qui distingue et identifie différents types de « potentiel » (Brown et al. 2016). Ce cadre de
niveaux en cascade est illustré sur la Figure 3-1. Le niveau le plus élevé est représenté par le
potentiel de ressources physiques qui ne tient compte que du contenu énergétique physique
théorique de la ressource éolienne. Vient ensuite le potentiel technique qui peut être défini
comme le potentiel énergétique limité par un certain nombre de contraintes techniques supposées
telles que les performances du système de conversion, le cadre géophysique de l'emplacement et
les exclusions potentielles dues à des utilisations marines concurrentes. Le potentiel économique
prend en compte des facteurs monétaires supplémentaires tels que les coûts du système et les
estimations de revenus. Le potentiel du marché comprend finalement des facteurs spécifiques au
projet tels que les incitations politiques, les réglementations et les réponses des investisseurs.
Cette étude à l'échelle continentale s'est concentrée sur l'évaluation du potentiel des ressources
techniques car elle fournit une estimation de la limite supérieure du potentiel de développement.
Cela peut servir d'indication sur territoire algérienne qui ont des ressources solaire significatives
où une analyse plus détaillée de solaire énergie potentiel en termes de potentiel économique et
même de marché pourrait être justifiée (Elsner 2019; Lopez et al. 2012).

65
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national

Figure 3-1 : Cadre conceptuel de divers types de potentiels énergétiques.

3.3 Qu'est-ce que le potentiel technique ?

Le potentiel technique est la capacité réalisable (MW), la production (GWh) et la superficie


appropriée (km2) d'une technologie de production particulière compte tenu des performances du
système et des contraintes topographiques, environnementales et d'utilisation des terres. Le
potentiel technique fournit une estimation de la limite supérieure du potentiel de développement
des énergies renouvelables dans une zone particulière. Des analyses plus poussées peuvent
s'appuyer sur le potentiel technique pour évaluer le potentiel des énergies renouvelables par
rapport aux coûts et à d'autres considérations économiques du marché (comme mentionné dans
la Figure 3-1). L'analyse du potentiel technique peut soutenir les décisions clés, notamment :

• Établissement d'objectifs à un stade précoce : fournit une estimation de la limite


supérieure des objectifs en matière d'énergie renouvelable en fonction de la disponibilité
des ressources et des exclusions techniques.

• Élaboration de politiques : informe les normes de haut niveau du portefeuille d'énergies


renouvelables, les politiques d'utilisation des terres pour le co-implantation des énergies
renouvelables et l'analyse à un stade précoce de divers types de politiques afin de
renforcer le soutien et d'alimenter les analyses ultérieures.

• Investissement : soutenir l'identification préliminaire des sites favorables pour la mesure


et la vérification des ressources au terrain (pour réduire les coûts) et des zones avec des
ressources de haute qualité techniquement réalisables.

66
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national

• Planification du secteur énergétique : sert d'intrant clé pour la modélisation du secteur


de l'énergie à travers des modèles d'expansion de capacité et de coût de production, en
plus de soutenir la planification du transport à un stade précoce pour des approches de
planification proactive du transport (telles que les zones d'énergie renouvelable). Pour
plus d'informations sur les zones d'énergies renouvelables.

3.4 Données pour la planification, la politique et l'investissement dans les


énergies renouvelables

Des données fiables, robuste et validées sont essentielles pour une planification éclairée,
l'élaboration de politiques et l'investissement dans le secteur de l'énergie propre. L'explorateur
de données sur les énergies renouvelables a été développé pour prendre en charge les analyses
d'énergies renouvelables basées sur des données qui peuvent éclairer les décisions clés en matière
d'énergie renouvelable à l'échelle mondiale. Les décisions fondées sur les données permettent
d'obtenir des résultats ambitieux, rentables et réalisables pour le déploiement des énergies
renouvelables.

Les décideurs, les planificateurs, les investisseurs, les techniciens, les universités et autres
institutions de soutien s'appuient tous sur les ressources d'énergie renouvelable et les données du
système d'information géographique (SIG) pour prendre des décisions significatives et
percutantes. Ces ensembles de données varient en résolution, qualité et utilité, selon l'application.
Les ensembles de données sur les ressources énergétiques renouvelables, y compris la vitesse du
vent et les valeurs de rayonnement solaire, peuvent être mesurés ou modélisés et varieront en
termes de résolution spatiale et temporelle. En plus des données sur les ressources d'énergie
renouvelable, d'autres couches SIG modélisées ou mesurées jouent un rôle important dans la
prise de décision. Quelques exemples incluent l'utilisation des terres, les données
météorologiques, la densité de la population et les lignes de transmission existantes. En
combinant les ensembles de données de différentes manières, les décideurs peuvent synthétiser
de nouvelles informations sur le potentiel des énergies renouvelables pour guider la définition
des objectifs, l'élaboration des politiques, les investissements et la planification du secteur
électrique, comme présenté dans la Figure 3-2.

67
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national

Figure 3-2 : Analyse des données et connexion à l’aide à la décision.

L’analyse des données et connexion à l’aide à la décision (Figure 3-2) : les données sont au
cœur de l’aide à la décision en matière d'énergie renouvelable. Avec les bonnes données, les
parties prenantes peuvent analyser pour prendre en charge diverses décisions, y compris
l'établissement d'objectifs, l'élaboration de politiques, la planification et l'investissement dans le
secteur de l'énergie.
3.5 Outils d’aide à la décision pour une planification énergétique

À l'heure actuelle, de nombreux pays ont introduit des politiques de développement des
énergies renouvelables et de nombreuses applications des énergies renouvelables ont vu le jour.
L'énergie renouvelable devrait devenir un élément important de l'approvisionnement énergétique
mondial futur. Cependant, le développement des énergies renouvelables pose certains
problèmes. Certains des principaux problèmes liés aux énergies renouvelables comprennent la
hiérarchisation des ressources, la sélection des ressources appropriées et la détermination des
emplacements des centrales et de la capacité de production d'électricité (Shao et al. 2020). Parmi
eux, la détermination de l'emplacement des centrales électriques (également connue sous le nom
de sélection du site d'énergie renouvelable) est l'une des étapes clés de la construction de
centrales électriques à énergie renouvelable, ce qui affecte la production d'électricité et les
avantages sociaux et économiques futurs. En tant que problème de décision, la détermination de
l'emplacement de l'usine a été considérée par certains chercheurs comme un problème de prise
de décision à objectif unique. L'approche traditionnelle à un seul critère vise généralement à

68
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national

déterminer l'option la plus efficace pour les problèmes avec des ressources potentielles élevées
ou des coûts faibles.

Comme mentionné ci-dessus, l'analyse de décision est un outil précieux pour résoudre des
problèmes avec plusieurs participants, critères et caractéristiques cibles. Le problème aide à la
décision multicritères (ADMC) est généralement compris comme cinq composantes, à savoir :
l'objectif, les préférences du décideur, les alternatives, les normes et les résultats (Kumar et al.
2017). Le ADMC peut être classé comme le montre la Figure 3-3 Selon le nombre d'alternatives
considérées, la différence entre l’aide à la décision à multi-attribut (ADAM) et l’aide à la décision
à multi-objectifs (ADMO) peut être compensée, sinon les deux ont des caractéristiques
similaires. MODM est adapté à l'évaluation d'alternatives continues, pour lesquelles nous avons
des contraintes prédéfinies sous forme de vecteur de variables de décision.

Considérons un ensemble de contraintes pour optimiser un ensemble de fonctions d'objectifs


tout en réduisant la performance d'un ou plusieurs objectifs. Dans ADAM, les caractéristiques
inhérentes sont couvertes, ce qui entraîne moins d'alternatives envisagées. Le résultat final est
décidé en comparant différentes alternatives par rapport à chaque attribut considéré (Hwang and
Masud 2012). Différentes techniques multicritères sont appliquées dans le domaine des énergies
renouvelables. Les modèles ADMC sont une autre technique de classification plus large réalisée
en raison des contributions du bénéficiaire, de la société ou de la connaissance basée sur
l'enquête. Dans une méthode indirecte, tous les critères possibles sont séparés en composantes et
pondérés selon les problèmes similaires précédents, le jugement du décideur basé sur
l'expérience, etc. Une classification de ces modèles est présentée dans la Figure 3-3.

Figure 3-3 : modèles et classification de l’ADMC.

69
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national

Les ADMC sont toujours complexes en raison de l'implication de facteurs tels que
techniques, institutionnels, standards, sociaux, économiques et parties prenantes. Il implique
donc à la fois le niveau d'analyse d'ingénierie et de gestion. En outre, le processus est toujours
controversé, car les objectifs peuvent conduire à des solutions différentes à des moments
différents, en fonction des priorités déterminées par les décideurs ou les personnes impliquées
dans le processus. De plus, un problème particulier peut être abordé par différentes méthodes
basées sur les fonctions que nous définissons. Chaque méthode ou modèle a ses propres
inconvénients et restrictions. Une procédure générale de la technique ADMC est illustrée sur la
Figure 3-4 .

Figure 3-4: Une procédure commune pour l'analyse ADMC.

3.5.1 Méthodes ADMC : revue de la littérature, applications

Afin de réaliser le positionnement durable de la technologie des énergies renouvelables dans


le système énergétique et de maximiser l'utilisation des énergies renouvelables, il est nécessaire
de prendre en compte des impacts sociaux et environnementaux accrus, tels que les conflits
d'utilisation des terres, la protection de l'environnement naturel et les écosystèmes sensibles et
les réponses sociales (Giamalaki and Tsoutsos 2019). En outre, en raison des multiples
indicateurs énergétiques, économiques et environnementaux impliqués dans le processus de

70
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national

sélection, la sélection du site des centrales électriques basées sur la technologie des énergies
renouvelables est devenue plus complexe.

Les chercheurs et les décideurs estiment que les méthodes l’aide à la décision multicritères
(ADMC) et des technologies idéals pour résoudre de tels problèmes. Dans la littérature, un grand
nombre d'études ont utilisé plusieurs méthodes ADMC différentes pour parvenir à un
développement durable de la chaîne d'approvisionnement et à la planification énergétique dans
le domaine des énergies renouvelables, y compris le résidentiel (Mokhtara et al. 2019), l'industrie
et les transports (Baumann et al. 2019; Martins et al. 2020; Messaoudi et al. 2019a; Messaoudi
et al. 2019b; Zhou et al. 2020).

Plusieurs études ont présenté un examen de la prise de décision multicritères (ADMC) vers
le développement durable des énergies renouvelables et l'efficacité énergétique (Castro and
Parreiras 2020; Kumar et al. 2017) . Pohekar et al discuter de l'application de la prise de décision
multicritères à la planification énergétique durable, où plus de 90 articles publiés ont été
examinés (Pohekar and Ramachandran 2004). En outre, Shao et al, examinent une étude de revue de
la sélection de sites ADMC pour les applications d'énergie renouvelable résumée pour cinq
sources d'énergie, de 2001 à 2018, avec plus de 80 articles publiés dans des revues de haut niveau
(Shao et al. 2020). L'examen des revues ADMC existantes a montré qu'au cours des dernières
décennies, plusieurs techniques d'ordre de classement ADMC ont été proposées, impliquant
AHP (Analytic Hierarchy Process), ANP (Analytic Network Process), ELECTRE (ELimination
Et Choix Traduisant la REalité) (ELimination and Choice Expressing REality), TOPSIS
(Technique for Order of Preference by Similarity to Ideal Solution), PROMETHEE (Preference
Ranking Organization METHod for Enrichment Evaluations), and VIKOR (VlseKriterijumska
Optimizacija I Kompromisno Resenje) (Kumar et al. 2017; Rezaei 2015; Wu et al. 2019), qui
sont utilisés de manière diffuse dans le domaine de la sélection de sites. Sur la base de ces études
publiées dans ce type de thématique, la plupart des auteurs concluent que le processus de
hiérarchie analytique (AHP) est la technique la plus populaire pour résoudre des décisions
complexes avec des utilisations de critères déférents (Alami Merrouni et al. 2018a; Castro and
Parreiras 2020; Dožić and Kalić 2015; de FSM Russo and Camanho 2015; Kumar et al. 2017;
Messaoudi et al. 2019b; Shao et al. 2020).

Pour des méthodes multicritères comme AHP, dans laquelle une matrice de comparaison
séquentielle par paire de critères (chaque critère est évalué relativement aux autres, dans une
série de comparaisons un à un) permet d’établir les poids relatifs à l’ensemble des facteurs (ou

71
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national

critères) dans le cadre d’une évaluation multicritères, Il est très important de définir le degré de
cohérence d’assignation de ces poids. Saaty propose une technique qui permette la production
d’un indice global de cohérence connue sur le nom (« Consistency Ratio ») qui donne une
évaluation de la probabilité que les pondérations soient assignées de manière aléatoire. Cet indice
teste la sensibilité de la matrice, si la valeur de l’indice est strictement inférieure à 0,10
(CR<0.10) donc la pondération est acceptable mais malheureusement cela n’est pas toujours
atteint. Dans la pratique le cas où l’indice est supérieur à 0.1 (CR>0.10) existe toujours pour
AHP méthode et dans ce cas-là, les procédures de comparaison par paires doivent être ajuster
(En intervenant pour modifier) dont le but est d'améliorer la cohérence de la matrice, mais cette
approche n'est pas recommandée dans la littérature (Rezaei 2015).

Dans ce cas, il nous reste deux possibilités : La première, qui pose un problème de temps,
est que la matrice sera reconstruite et la comparaison séquentielle par paire de critères sera
totalement répétée (réévaluer la pondération par paire de facteurs) par les décideurs ou les
experts. La seconde, comme solution plus rapide, est que seulement les matrices de consistances
serrent considérées et toutes les matrices d'incohérences serrent exclues. L’inconvénient de cette
action est qu’elle réduira le nombre de matrices et par conséquent limitera la contribution des
experts dans la décision finale (Rezaei 2015).

En général, la comparaison multi-paires et la comparaison de manière non structurée sont


les principales causes du problème d'incohérence dans la méthode AHP (complexité de
comparaison pour plisseurs critères). Pour résoudre ce problème d'incohérence, la méthode
BWM (Best-Worst Method) développée par Rezaei en 2015 (Rezaei 2015), en tant que nouvelle
méthode de prise de décision multicritères, peut être utilisée pour répondre à cette question. La
méthode est plus compréhensible et procède moins de comparaison par paire par rapport à la
méthode AHP, et les résultats obtenus par la méthode BWM sont toujours cohérentes.

72
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national

Figure 3-5 : Vue schématique de l'analyse bibliométrique de la sélection du site du système d'énergie
renouvelable.

Notez ! que les mots-clés les plus utilisés sont ceux écrits en grosses lettres, à l'inverse, les mots-clés les
moins utilisés sont ceux écrits en petites lettres transparentes.

À partir de ces types de littérature et sur la base d'une analyse bibliométrique approfondie
de quelque 699 articles publiés sur le sujet au cours des dix dernières années à partir de la base
de données Elsevier, en utilisant des mots-clés (sélection de sites, énergies renouvelables,
ADMC), comme le montre la Figure 3-5 (en utilisant VOS viewer tool), les observations
suivantes peuvent être faites :

73
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national

1) La majorité des travaux sur la sélection du site des centrales électriques


renouvelables ont été axés sur l'analyse d'adéquation.

2) La méthode AHP et le logiciel SIG sont les techniques d'optimisation les plus
utilisées ;

3) BWM est l'une des méthodes récemment utilisées dans choix des sites appropriée
pour installer des projets d’énergie renouvelables.

4) Les ADMCs sont largement utilisés dans ce genre de problème, ce qui signifie
qu'ils sont un outil efficace.
[Link] Processus de hiérarchie analytique (AHP- Analytic Hierarchy Process)

Le processus de hiérarchie analytique (AHP) est une technique mathématique développée


par Saaty dans les années 1970 (SAATY and KEARNS 1985). Dans ce processus, la prise de
décision peut être réalisé en organisant les sentiments et les jugements en objectifs hiérarchiques,
normes et alternatives. (Ghasemi et al. 2019). L’AHP est basé sur la détermination de la structure
hiérarchique du problème et l'évaluation des éléments au niveau de la hiérarchie jusqu'à ce que
les facteurs de pondération de tous les éléments soient déterminés dans le processus final
(Gašparović and Gašparović 2019). L'application de cette méthode est interdisciplinaire et
nécessite un large éventail de domaines. Les principales étapes de la méthode sont les suivantes:
Étape 1 : Définition des objectifs selon les normes pertinentes et structure du problème en une
structure hiérarchique.
Étape 2: Construction d’une matrice de comparaison par paires A (n x n) = [Cij] Pour les n
critères (basés sur l'échelle de base de Saaty) qui affectent la prise de décision, voir le Tableau
3.1 (Singh Doorga et al. 2019).

Tableau 3.1 : l'échelle d'évolution fondamentale de la méthode AHP selon Saaty.


Intensité de
l'importance des Définition Explication
critères i à j
1 Importance égale. Les activités de remorquage contribuent également à l'objectif
3 L'expérience et le jugement favorisent légèrement une activité par
Importance modérée
rapport à une autre
5 L'expérience et le jugement favorisent fortement une activité par
Importance forte
rapport à une autre
7 Importance très forte Une activité est très fortement favorisée par rapport à une autre ;

74
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national

Sa domination démontrée dans la pratique


9 Les preuves favorisant une activité par rapport à une autre est de
Importance extrême
l'ordre d'affirmation le plus élevé possible
2,4,6,8 Valeurs intermédiaires Quand un compromis est nécessaire
Ci-dessus de / En cas de comparaison inversée de la relation entre l'élément
Réciproques

La matrice de comparaison par paire A(n x n) = [Cij] représente la force de préférence des
experts parmi diverses normes, ce qui affectera le choix des emplacements appropriés. La
matrice de jugement est représenté par l’équation. (3.1), Pour n critères, ou Cij l’importance
relative du critère Ci par rapport au critère Cj. Cii=1 , Cij= 1/ Cji and Cji ≠ 0 (Giamalaki and
Tsoutsos 2019). Par exemple, C1 est plus important que C2 égale à C12 (par exemple C12 = 3) et
la valeur relative de C2 à C1 est son réciproque (C21 = 1/3). Plus le poids est élevé, plus la norme
correspondante est importante (Ghasemi et al. 2019).
𝐶11 𝐶12 … 𝐶1(𝑛−1) 𝐶1𝑛
𝐶21 𝐶22 … 𝐶2(𝑛−1) 𝐶2𝑛
𝐴= ⋱ Équation 3-1
⋮ ⋮ ⋮ ⋮
𝐶 𝐶 … 𝐶𝑛(𝑛−1) 𝐶𝑛𝑛 )
( 𝑛1 𝑛2

Poids relatif des critères C1, C2, …, Cn Peut être calculé à partir de la matrice A, Où le
processus de normalisation est introduit. Construisez une nouvelle matrice en divisant les
éléments de chaque colonne de la matrice A par la somme des éléments de la même colonne.
Ensuite, la moyenne de ligne de la nouvelle matrice normalisée est utilisée pour calculer le poids
relatif de chaque condition (Giamalaki and Tsoutsos 2019). Après un certain nombre de
comparaisons par paires, des incohérences peuvent apparaître, il est donc nécessaire de vérifier
la cohérence du jugement. Afin de rendre le jugement cohérent, l'équation suivante est: (Eq.3.2)
Doit suivre (Giamalaki and Tsoutsos 2019):

𝐶𝑖𝑗 = 𝐶𝑖𝑘 ∗ 𝐶𝑘𝑗 ∀ 𝑖, 𝑗, 𝑘 Équation 3-2

Étape 3 Calcul de la valeur propre maximale, de l'indice de cohérence et du rapport de cohérence


de chaque matrice de comparaison, et enfin la détermination du poids de priorité associé à chaque
norme (Singh Doorga et al. 2019). L’AHP contient un paramètre utilisé pour contrôler la
cohérence de la valeur de poids, appelé rapport de cohérence (CR). Afin d'obtenir des résultats
acceptables pour AHP, l'indice de rapport de cohérence (CR) doit être égal ou inférieur à 0,10.
(CR<=0.10) (Alami Merrouni et al. 2018a). Enfin, on calcule le rapport entre l'indice de
cohérence CI et l'indice aléatoire (RI), comme indiqué ci-dessous (Equation.3.3) :

75
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national

𝐶𝐼
𝐶𝑅 = Équation 3-3
𝑅𝐼

Pour calculer le rapport de cohérence CR, il faut d'abord calculer l'indice de cohérence (IC)
à l'aide de la formule (Equation.3.4):
𝜆𝑚𝑎𝑥 −𝑛
𝐶𝐼 = 𝑛−1
Équation 3-4

Où λmax est la valeur propre de la matrice de comparaison par paires, et n est le nombre
standard. Les n valeurs appropriées de RI sont bien connues et rassemblées dans le Tableau 3.2
. RI correspond à une valeur d'indice aléatoire, qui varie avec la taille de la matrice.

Tableau 3.2 Index aléatoire des différentes valeurs de quantité d'éléments


n 2 3 4 5 6 7 8 9
RI 0 0.58 0.90 1.12 1.24 1.32 1.41 1.45

[Link] Meilleure-pire méthode (Best-Worst method BWM)

Dans cette section, nous décrivons brièvement les étapes BWM qui peuvent déterminer les
poids standard (pour plus de détails sur la méthode BWM, veuillez consulter (Rezaei 2016;
Rezaei 2015). Le processus utilisé pour dériver les poids a été résumé en trois étapes sous forme
de flux:
Étape 1 : n de critères d'évaluation est identifié pour prendre une décision avec la contribution
d'un groupe de décideurs, puis les meilleurs et les pires critères sont sélectionnés.
Étape 2 : le meilleur critère et le pire critère sont évalués en fonction d'autres critères, voir le
tableau A.4 et le tableau A.5. Le degré d'importance est donné par un nombre compris entre 1
et 9. La matrice résultante est présentée dans l'Eq. (3.5) et Eq. (3.6) respectivement :
𝐴𝐵 = (𝐴𝐵1 , 𝐴𝐵2 , … . , 𝐴𝐵𝑛 ) (Équation 3.5)

𝐴𝑊 = (𝐴1𝑊 , 𝐴2𝑊 , … . , 𝐴𝑛𝑊 )𝑇 (Équation 3.6)

Où aBj représentent le degré d'importance du meilleur critère B par rapport au critère j, et ajW
indique la préférence du critère j sur le pire critère W.
Etape 3: cette dernière étape correspondant au calcul du poids optimal, la méthode présente au
modèle: non-linéaire (Rezaei 2015) ; dans lequel le poids est donné avec un intervalle et le
pondéré optimal est le centre d'intervalle de chaque critère (Rezaei 2016), et modèle linéaire
(Eq.3.7) (qui est utilisé dans cette étude) présentent une solution unique correspondant à la

76
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national

pondération optimale et aucun rapport de cohérence n'était nécessaire dans ce cas contrairement
au modèle non linéaire (Ramezanzade et al. 2020; Rezaei 2016).

𝑚𝑖𝑛 𝜉 ∗
𝑠. 𝑡
|𝑤𝐵 − 𝑎𝐵𝑗 𝑤𝑗 | ≤ 𝜉 ∗ , 𝑓𝑜𝑟 𝑎𝑙𝑙 𝑗
|𝑤𝐵 − 𝑎𝐵𝑗 𝑤𝑗 | ≤ 𝜉 ∗ , 𝑓𝑜𝑟 𝑎𝑙𝑙 𝑗 (Équation.3.7)
∑𝑗 𝑤𝑗 = 1
𝑤𝑗 ≥ 0, 𝑓𝑜𝑟 𝑎𝑙𝑙 𝑗
{ }

Le problème est linéaire qui a une solution unique, correspondant aux poids optimaux
(𝑤1∗ , 𝑤2∗ , … , 𝑤𝑛∗ ), 𝜉 ∗ est considéré comme un indice de cohérence de ce modèle et une valeur de
𝜉 ∗ Il est préférable d'être proche de zéro, ce qui signifie un degré élevé de cohérence.
3.6 Méthodologie de la planification énergétique

Si la planification territoriale se réalise aujourd’hui à travers une politique complexifiée par


l’évolution du nombre d’acteurs et des niveaux de territoires concernés, la planification
énergétique connait quant à elle des évolutions similaires par le biais d’une politique énergétique.

La planification énergétique est une activité qui revêt de multiples aspects, mais son trait
principal consiste en une anticipation de l’adéquation offre-demande et la définition des moyens
pour y parvenir. Elle vise en effet à trouver un système énergétique capable d’assouvir la
demande énergétique de manière optimale grâce à une offre optimale. Ces deux optimums
dépendent d’objectifs fixés par différents enjeux et temporalités, relatifs à la maîtrise de l’énergie
(Fléty 2014). la Figure 3-6 donne à voir ces différentes phases d’analyse.

77
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national

Figure 3-6 phases d’analyse de planification énergétique territoire (Lavallez et al. 2017).

Etape 1 : L'emplacement des infrastructures non liées à l'électricité, telles que les routes,
peut affecter la capacité énergétique réalisable et la production d'une technologie particulière.
La chaine énergétique, et donc l’ensemble des sources énergétiques, modes de production,
de distribution et de consommation, est contrainte à chacune des formes énergétiques par les
spécificités territoriales. Les structures de production et de consommation sont ici entendues au
sens propre, en tant qu’entités physiques (bâtiments, ménages, véhicules).
Etape 2 : La maîtrise de données et d’informations sous des formes diverses semble
primordiale. Les modalités d’action sur un territoire sont en effet conditionnées par une
connaissance approfondie des caractéristiques territoriales, accessibles par le biais d’un type
singulier d’information : l’information géographique.
Etape 3 : Les ensembles de données sur les ressources d'énergies renouvelables fournissent
des informations sur la disponibilité d'une source d'énergie renouvelable particulière, telle que la
quantité de matières premières ou les caractéristiques de l'énergie solaire, pour un emplacement
particulier. La disponibilité des ressources énergétiques renouvelables varie en fonction de
l'emplacement et, pour les ressources variables (par exemple, solaire et éolienne), en fonction du
temps.
Etape 4 : L'évaluation du potentiel de développement lié à ce domaine n'implique donc
qu'une étape dans la méthode d'évaluation du domaine des énergies renouvelables. Cela illustre
l'intérêt et l'importance de considérer le territoire plutôt que l’espace : il n'a de sens que d'évaluer

78
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national

le potentiel disponible et de le comparer aux conditions de développement, de distribution et de


consommation. C’est le cas de tout flux d'énergie dit renouvelable, qu’il s’s’agisse de la
géothermie, de la biomasse, de l’éolien, ou du solaire pour lesquelles les jeux d’acteurs, tout
comme les distances, conditions physiques ou technologiques sont essentielles.
Etape 5 : Une évaluation des stratégies nationales et de la vision énergétique et en tenant
compte de toutes les règles et réglementations du pays.
Etape 6 : La planification territoriale énergétique peut être considérée et intégrée à un
processus de décision. Le premier objectif répond à la demande de ressources informationnelles,
et le second objectif est la demande d'un mécanisme de gouvernance multi-participants basé sur
ses représentants. Ensuite, l'intelligence territoriale est apparue comme un concept intégré qui
répond à ces divers besoins par l’utilisation les méthodes aide à la décision multicritère par le
système décisionnel.
3.7 Application de la méthodologie pour la stratégie énergétique nationale

L’Algérie, située au nord de l'Afrique avec une superficie de 2.381.741 km², c'est le plus
grand pays de la région moyen orient et l’Afrique du nord (MENA) et le 10ème plus grand pays
du monde. En raison de sa situation géographique, il a un rôle stratégique aux niveaux régional
(africain et arabe) et international. Le pays est bordé au nord par la Méditerranée et le Maroc à
l'ouest, au sud-ouest avec le Sahara occidental, au sud se trouvent le Niger, le Mali et la
Mauritanie, à l'est avec la Libye, bordé par la Tunisie au nord-est.

Figure 3-7 Situation géographique de l'Algérie

79
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national

L’Algérie dispose d'un des gisements solaires les plus élevés au monde. Le climat algérien
est influencé par deux facteurs saisonniers prépondérants. Le premier concerne le rayonnement
solaire important sur une grande partie du pays qui conduit à une dépression thermique dans la
zone désertique. Le second est lié au front intertropical qui crée une bordure de nébulosité au
sud du pays lorsque ce front monte vers le nord. La méthodologie pour la stratégie énergétique
nationale est présente en Figure 3-8.

Figure 3-8 : Méthodologie pour la stratégie énergétique nationale.

3.8 Potentiel algérien des énergies renouvelables

Le potentiel d’énergie renouvelables Algérien des différentes sources sont présentés dans la
Figure 3-9 tels que ; l'irradiation horizontale globale, l'irradiation normale directe, la vitesse du
vent et l'ensoleillement.

80
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national

Figure 3-9 : Potentiel théorique Algérien des énergies renouvelables

Comme le montre la Figure 3-9, un potentiel important de l'énergie solaire est disponible et
diffère remarquablement en Algérie. L'énergie solaire totale annuelle sur un plan horizontal d'un
mètre carré est d'environ 2 MWh sur la majeure partie du territoire national. De plus, il semble
que les régions du sud soient plus prometteuses que d'autres pour l'exploitation des ressources
solaires pour la production d'électricité. En particulier, Tamanrasset et Illizi ont un potentiel
d'énergie solaire annuel élevé, qui correspond respectivement à 2,4 et 2,2 MWh / m2. La quantité
minimale d'énergie solaire annuelle disponible atteinte sur la ligne côtière ainsi que dans certains
sites de la région du nord ; notamment à Jijel, El-Taref et Blida, qui est d'environ 1,6 MWh/m2.
selon les estimations, l'Algérie dispose d'un potentiel d'énergie solaire considérable sur

81
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national

l'ensemble du territoire (Prăvălie et al. 2019). En particulier, le désert du Sahara au sud a reçu
plus de 2500 kWh/m².an d'irradiation directe, à l'exception de la partie sud-est de l'Adrar et des
régions de Tamenghast comme on peut le voir sur la figure 8. La quantité minimale d'irradiation
solaire directe annuelle est disponible dans certaines régions du nord ; en particulier El-Taref,
Annaba et quelques autres régions du sud, qui varie entre 1 800 et 1 600 kWh/m²/an. La quantité
d'irradiation solaire varie régionalement avec les saisons changeantes, et horaire en raison de la
variation quotidienne de l'élévation du soleil. Sur la quasi-totalité du territoire national, une
moyenne annuelle de plus de 2600 heures d'ensoleillement peut être comptabilisée, qui atteint
environ 3900 heures dans la région du Sahara. Tous ces points évoqués ont fait de l'Algérie un
bon candidat pour l'exploitation de l'énergie solaire.

Bien que les vitesses du vent soient, comme prévu, plus importantes sur la mer que sur la
terre, la carte des vents montre que la vitesse moyenne du vent en Algérie dépasse 5 m/s dans le
sud, sur la zone la plus venteuse limitée comme suit :26°-29°N, 1°W-5°E. De plus, le Sahara
algérien est plus venteux que la partie nord du pays. Il est tout de même intéressant de noter que
les vents dominants en Algérie sont principalement des vents d'est sur le Sahara et des vents
d'ouest sur le nord de l'Algérie. La vitesse moyenne maximale du vent est de 5,3 m / s, avec un
vent principalement Est-Nord-Est situé sur le site d'In Salah.
3.9 Estimation de la consommation d'énergie par la méthode des scénarios
3.9.1 Définition d’un scénario tendanciel

Le terme « tendanciel » est l’équivalent français de la formule anglaise : « business as usual


». Selon l'AIE, un scénario énergétique tendanciel est défini ainsi : « Un scénario tendanciel est
un scénario où la demande d'énergie évolue dans le futur conformément aux tendances du passé
et où aucune politique nouvelle n'est adoptée ».
Un scénario tendanciel serait le scénario le plus probable si et seulement si aucun
événement non prévu par lui ne se produisait et aucune nouvelle mesure influençant les
consommations énergétiques n’était prise pendant les 20 ans à venir. Il n’en sera évidemment
pas ainsi.
Il s’agit donc d’une approche analytique, cherchant à anticiper, à dire d’experts, les
évolutions possibles des tendances passées à un niveau sectoriel fin et à les articuler dans un
ensemble cohérent. Compte tenu du caractère très désagrégé de cette approche, elle est complétée
par une phase de vérification que les indicateurs agrégés pertinents, telles les intensités de

82
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national

consommation, évoluent bien en ligne avec leurs tendances passées ou que leurs infléchissements
sont explicables par les hypothèses de base.
3.9.2 Proposition d’un scénario volontariste dans le système énergétique
Contrairement au scénario de tendanciel, le scénario volontariste propose des mesures de
gestion de l'énergie pour l'amélioration et l'efficacité dans la modélisation des différentes
composantes du système énergétique, telles que l'investissement dans les énergies renouvelables,
les normes d'efficacité énergétique, la limitation des émissions de gaz à effet de serre et autres
coûts, les serres Les émissions de gaz et les autres variables de décision seront recalculées en
fonction de la modification du système énergétique de référence pour relever le défi énergétique
(Gouareh 2017).
3.9.3 Planification de scenarios et prévisions stratégiques

Une étude de prospective exploratoire conduite avec la méthode des scénarios comprend 4
étapes, chacune de ces phases est déclinée plus précisément dans les parties suivantes : Définition
du problème, collecte des données, séparation des certitudes des incertitudes, élaboration de
scénarios et utilisation des scénarios dans la planification comme monter dans la Figure 3-10.

Objectifs stratégiques
Choix d ’axes d’évolution
Prise en compte des
objectifs généraux Construction du scénario
Choix du modèle
modélisation Analyse des
Analyse résultats
rétrospective
Demande finale
Hypothèse de base d’énergie
et paramètres clés

Figure 3-10 : étapes de construction d'un scénario

3.9.4 Démarche et objectif de modélisation


Quel que soit la méthode de modélisation, il est important d’examiner les éléments du
processus de travail qui entourent la modélisation et la simulation :
• La définition ou la fixation de l’objectif de modélisation visé.

83
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national

• Description des hypothèses de référence : caractéristiques macroéconomiques,


population, PIB et de système énergétique.
• L’analyse rétrospective et la collecte des données nécessaire pour la modélisation.

L’étude consiste à élaborer un scénario énergétique de référence pour l’Algérie, où l’objectif


visé est d’explorer la demande énergétique à l’horizon 2050 basée sur la tendance actuelle. La
Figure 3-10 résume les principales étapes de modalisation.
3.9.5 Construction de scénario énergétique de référence
Le scénario de référence présenté et analysé dans ce chapitre fournit une image cohérente
de l’évolution du système énergétique algérien à l’horizon 2050, basée sur un certain nombre
d’hypothèses argumentées relatives au contexte démographique et économique (activité des
secteurs, etc.) et sur les politiques et mesures en place concernant l’énergie, en supposant la
poursuite des tendances actuelles. Dans ce cadre, le scénario de référence permet de pointer du
doigt les problèmes à long terme concernant l’énergie et l’environnement et aide à identifier les
actions à mettre en œuvre pour y apporter des solutions. Nous devons identifier et présenter en
premier lieu un système énergétique de référence, ensuite nous effectuons une étude
rétrospective de la demande énergétique par secteur et par matière
3.9.6 Système énergétique de référence

Un système énergétique de référence est considéré comme des chaines de transformations


subies par des ressources primaires énergétiques dans le but de satisfaire différentes demandes
finales de services. La chaine énergétique est décrite de l'amont (production et offre énergétique)
à l'aval (secteurs économiques utilisant l'énergie) en passant par tous les secteurs intermédiaires
consommateur ou producteurs d'énergie (Gouareh 2017). En effet, le système énergétique
algérien est considéré comme le flux d'énergie à partir de sources primaires (pétrole, gaz naturel,
biomasse et renouvelable) par le biais de transformations (production d'électricité) à l'utilisation
finale par différent secteur (transport, industrie et résidentiels, et d'autres secteurs) comme
l'illustre la Figure 3-11 :

84
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national

Figure 3-11 : Synthèse des flux énergétique algérienne.

Les principaux déterminants et faits marquants des flux énergétiques de l’Algérie en 2019
se caractérisent comme suit :
La production commerciale d’énergie primaire a atteint 157,4 Millions de tonne équivalent
pétrole (Tep), en baisse (-4,8%) par rapport aux réalisations de l’année 2018 ;
➢ L’énergie disponible, somme de la production, des importations et des stocks, a atteint 160,4
M Tep, en baisse de 3,7% par rapport à 2018 ;

85
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national

➢ La consommation nationale totale d’énergie a connu une hausse (+3,0%) pour s’établir à
66,9 M Tep en 2019. Elle représente près de 43% de la production totale ;
➢ La consommation finale d’énergie a augmenté de (+4,6%) à 50,4 M Tep, tirée
essentiellement par le gaz naturel (+6,1%), les GPL (+9,6%), les produits pétroliers (+4,1%) et
l’électricité (+2,7%).
➢ La consommation finale des produits pétroliers (y compris GPL) s’est accrue de (+4,9%) en
2019 pour s’établir à 19 Mtep.
3.9.7 Analyse rétrospective et modélisation
[Link] Demande d’énergie finale par secteur

Une analyse rétrospective sur les bilans énergétiques annuels, publié par l’état
périodiquement, a été effectuée. Les données sont collectées sous l’effet d’une analyse verticale
(par secteur) des bilans publiés entre 2001et 2019. Ces données sont présentées dans le Tableau
3.3 suivant :

Tableau 3.3 : Demande d’énergie finale par secteur et par produits en ktep entre 2010 et 2019
Total Total
Ménages Total produits
Industrie Transports produits produits Électricité Total
et autre solides
liquides gazeux
2001 4610 4797 9588 306 7225 5732 5732 17992
2002 4904 5312 10310 261 8030 6134 6100 20525
2003 5149 5963 11313 285 8896 6548 6696 22425
2004 5497 6019 12011 300 9110 7161 6957 23528
2005 5817 5845 12776 351 9101 7794 7192 24438
2006 6507 6035 13161 605 9486 7957 7655 25703
2007 6779 6450 14308 546 10372 8840 7779 27537
2008 7253 6903 15143 527 11517 8980 8275 29299
2009 7380 10264 13063 272 12318 9703 8414 30707
2010 8019 11216 12415 352 12272 10419 8607 31650
2011 7890 12370 13721 68 13548 11107 9258 33981
2012 7948 13372 15075 62 13999 12030 10304 36395
2013 8229 13889 16425 62 14792 12811 10878 38543
2014 8238 14551 16579 21 14989 13444 10914 39368
2015 8818 15495 18145 30 15975 14487 11966 42458
2016 9242 15057 18584 6 15527 14874 12476 42883
2017 9943 14895 19808 48 15338 15990 13270 44646
2018 10450 15281 22412 88 15517 18612 13926 48143
2019 11424 15405 23529 67 16153 19840 14298 50358

86
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national

Ces évolutions sectorielles globales et de long terme cachent des évolutions contrastées
tant pour les différents usages énergétiques au sein d’un même secteur ou pour les différentes
branches industrielles durant la période de projection. C’est pourquoi une analyse rétrospective
horizontale (par produit) sur les bilans énergétiques annuels, publié par l’état périodiquement
entre 2001et 2019, a été effectuée.
[Link] La demande d’énergie finale par produit

La consommation d’énergie primaire est obtenue par sommation à l’entrée du système


énergétique de toutes les formes d’énergie consommées pour les divers besoins de l’économie.
Ces formes d’énergie sont essentiellement le pétrole, le gaz naturel et l’électricité. Tableau 3.3
présente la demande d’énergie finale par produit entre 2001 et 2019.
[Link] Principales hypothèses du scénario de référence

Le scénario de référence s’appuie sur un ensemble d'hypothèses portant sur les variables
exogènes du modèle. La consommation d’énergie continuera sa croissance dans les prochaines
années du fait de l’augmentation de la population et de l’élévation du niveau de vie. Pour la
prévision de la consommation énergétique, nous avons développé une étude.

Le schéma de référence est basé sur un ensemble d'hypothèses liées aux variables
exogènes du modèle. Au fur et à mesure que la population augmente et que le niveau de vie
s'améliore, la consommation d'énergie continuera d'augmenter au cours des prochaines années.
Afin de prédire la consommation d'énergie, nous avons mené une étude. La croissance
démographique est l'une des principales variables qui affectent l'évolution de la demande
d'énergie à travers le développement économique à long terme. D'autre part, la population et le
nombre de ménages sont l'un des facteurs qui affectent directement la consommation d'énergie
dans le secteur résidentiel, car ils affectent le nombre d'appareils électroménagers et la superficie
totale des maisons qui seront éclairées et ajustées. (Chauffage ou refroidissement). Ainsi la
population a une influence directe sur la consommation de services de transport et la taille du
parc automobile. Dans ce contexte, nous supposons que la population continuera à croître sur sa
tendance à long terme avec un TCAM de 1.6 %, 0.6%, 1.26% et 1.57% estimée par SNAT et
trois scénarios des Nations Unies (faible, moyen, élevé) respectivement au cours de la période
de projection. L’évolution du nombre de population selon le scénario tendanciel est présentée
sur la Figure 3-12 :

87
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national

mesurer MOYENNE élevé faible SNAT

75
million 70
65
60
55
50
45
40
35
30
25
1990 2000 2010 2020 2030 2040 2050

Figure 3-12 : Evolution du nombre de population selon déférent scénarios à l’horizon 2050.

3.10 Prévision de la demande d’énergie

L’approche économétrique appréhende l’évolution de la demande d’énergie en fonction de


l’extrapolation des tendances du passé. Son principe est d’établir une relation entre la
consommation d’énergie (globale ou sectorielle, par forme d’énergie ou toutes formes
confondues) et certains indicateurs macroéconomiques (PIB, revenu, …).
3.10.1 Par secteur

Le Tableau 3.4 résume les résultats obtenus de la demande d’énergie finale en ktep pour le
scénario tendanciel de référence. Les demandes en énergie sont désagrégées en 3 grandes
catégories de demande subdivisées en demandes de services énergétiques : Secteur d’industrie
et BTP, secteur de transport et secteur de ménage et autres

Tableau 3.4 : Prospective de la consommation énergétique par secteur en ktep.


TCAM % TCAM %
Années 2001 2019 2050
2002-2019 2019-2050
Industrie et BTP 4 610 11 424 21 361 4,83 2,041
Transport 9 588 23 529 66 828 5,22 3,43
Ménage et autres 4 797 15 405 38 872 7,28 3,046
Total 18 995 50 358 127 061 5,50 3,035

La Figure 3-13 ci-dessus représente l’évolution de la demande finale d’énergie par


secteur à l’horizon 2050.

88
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national

Année de référence

Figure 3-13 Evolution sectorielle de la demande finale d’énergie à l’horizon 2050.

A l’horizon 2050, la demande finale totale d’énergie de l’industrie, des transports, du secteur
résidentiel et du secteur tertiaire serait de 252 % par rapport à 2019. Elle était 265 % en 2019 par
rapport 2001.

Sur la figure ci-dessus (Figure 3-13), qui présente l’évolution sectorielle de la demande
finale d’énergie dans le scénario de référence, on remarque que la croissance de la demande
finale d’énergie sur la période de projection serait surtout pilotée par la croissance de la
consommation d’énergie dans les secteurs de transports. Cette croissance serait de 3.43 % en
moyenne par an (comparé à 3.035 % pour la demande finale totale d’énergie). Le taux de
croissance de la consommation d’énergie dans l’industrie et le secteur de ménage et autres serait
respectivement (2.041% et 3.046% par an).

En termes absolus, la consommation finale d’énergie augmenterait de 77,7 Mtep, passant de


50.3 Mtep en 2019 à 127 Mtep en 2050. A titre de comparaison, la demande finale d’énergie a
augmenté de quelque 31,3 Mtep entre 2001 et 2019, soit un taux de croissance moyen de 5.5%
par an.
3.10.2 Par matière

Le Tableau 3.5 résume les résultats obtenus de la demande d’énergie finale en ktep pour le
scénario tendanciel de référence. Les demandes en énergie sont désagrégées par produit.

89
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national

Tableau 3.5 Prospective de la consommation énergétique par produit en ktep


TCAM % TCAM %
Années 2001 2019 2050
2002-2019 2019-2050
Produits solides 306 67 169.05 -17.82 3.04
Produits gazeux 7 225 16 153 4 0756 4.41 3.03
Produits pétroliers 5 733 19 840 50 062 7.16 3.04
Électricité 5 732 14 298 36 072 5.25 3.03
Total 18 995 50 358 127 061 5.50 3.035

La figure ci-dessus représente l’évolution de la demande finale d’énergie par produit à


l’horizon 2050.

Année de référence

Figure 3-14 Evolution de la demande finale d’énergie par produit à l’horizon 2050.

▪ Produits pétroliers : Les produits pétroliers resteront la principale forme d'énergie dans
tous les secteurs. Entre 2001 et 2019, la demande finale de produits pétroliers a augmenté de
7.16% par an en moyenne. Au cours de la période de prévision, il était de 3.04%. Le principal
moteur de l'évolution de la demande de produits pétroliers et son rôle de premier plan dans la
demande totale d'énergie finale sont encore plus importants que le secteur des transports.

▪ Gaz naturel : Ainsi, au cours de la période 2001-2019, la demande finale de gaz naturel
augmentera de 4.41% annuellement en moyenne, et elle augmentera de 3.04% pendant la période
2019-2050. La consommation d'énergie finale augmentera de 5.73 Mtep en 2001, passant de
19,84 Mtep en 2019 à 50 Mtep en 2050.

90
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national

▪ Electricité : L'électricité deviendra l'une des formes d'énergie à forte croissance. Le taux
de croissance de la demande finale totale d'électricité entre (2001-2019) était de 5.25% par an et
(2019-2050) était de 3.03%. La consommation d'énergie finale augmentera de 5,73 Mtep en 2001
contre 14.298 Mtep en 2019 et atteindra 36.072 Mtep d'ici 2050.
3.11 Scénario de référence faible et fort

Deux scénarios (faible et fort) ont été élaborés, Tableau 3.6 résume le taux de croissance de
deux scénarios :

Tableau 3.6 Taux de croissance annuel moyen de la consommation nationale d’énergie finale
selon les trios scénarios

Scénarios Fort Tendanciel Faible

TCAM (2019-2050) % 3,73 2,75 1,34

Sur cette base, Figure 3-15 présente l’évolution de la demande énergétique finale sur la
période 2019-2050 dans le cas de trois scénarios. Les simulations ont permis ainsi d’estimer la
consommation énergétique prévisible aux différents horizons, pour les trois scénarios définis
précédemment, comme indiqué par la suivante.

Année de référence

Figure 3-15 Scénarios de l’évolution de la demande énergétique à l’horizon 2050 (Mtep).

Pour le scénario de tendance de référence, la demande énergétique en 2050 est d'environ


116 Mtep. Dans ce cas, la croissance moyenne de la demande au cours de la période 2019-2050
sera d'environ 2.75% par an. Pour un scénario de tendance forte, si le taux de croissance est égal
à 3.73%, la demande d'énergie atteindra 156 Mtep d'ici 2050. De plus, à un taux de croissance

91
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national

plus faible, la demande d'énergie dans le scénario sera plus faible. La tendance faible est égale à
76 Mtep.
3.12 Méthodologie d'aide à la décision pour la planification locale de l'énergie
durable
Après avoir données une caractérisation du scénario tendanciel (BAU bisness as usuel
scenario) dont l’augmentation de la demande conduit aux défis de réchauffement climatique et
à des problématiques d’épuisement des énergies fossiles. La mise en place d’un scénario
volontariste qui focalise sur le concept de développement durable et se base essentiellement sur
l’intégration des sources renouvelables dans le mix énergétique est nécessaire. Cela constitue
un facteur stratégique pour le développement économique et social au future vue la transition
du marché énergétique accéléré dans les payés développées. Cette démarche constitue une aide
précieuse à la décision et présente des techniques et des instruments indispensables d’aide à
l’élaboration des politiques énergétiques, dans une vision de réduire les incertitudes sur
l’évolution du système énergétique (ressources et besoins) et éclairer aux décideurs les
stratégies les mieux adaptées aux conditions socio-économiques et technologiques du pays
.Nous essayerons d’élaborer un scénario de volontariste que sera évalué par rapport au scénario
de référence. Le scénario volontariste du mix énergétique pour la production d’électricité en
Algérie d’origine renouvelable.

Ce scénario portant sur le mix énergétique pour la production d'électricité en Algérie sur la

▪ Analyse du développement du marché énergétique régional et international.


▪ Analyse de la demande électrique Algérienne.
▪ Analyse des différentes technologies renouvelables de production d'électricité.
▪ Analyse du secteur électrique Algérien (réseau électrique,).

Les décideurs typiques impliqués dans la planification du secteur électrique comprennent


les ministères de l'énergie, les services publics, les opérateurs de réseau et les régulateurs. Il y a
plusieurs questions que ces décideurs devraient y avoir en compte, par exemple :
o Quels types de ressources énergétiques renouvelables sont disponibles et quelles sont
leurs qualités de ressources relatives ?
o Quels sont les besoins énergétiques actuels et futurs d'une région ?
o Quelles sont les principales contraintes topographiques, environnementales et
d'utilisation des sols qui informeront le développement des énergies renouvelables ?

92
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national

Pour avoir une réponse à ces questions, il faut développer un potentiel technique d'énergies
renouvelables qui fournit une limite supérieure de déploiement des énergies renouvelables au
sein d'une région ou d'un pays.

Afin de choisir l'emplacement le plus approprié pour installer un projet d'énergie


renouvelable (Photovoltaïque/ CSP), de nombreux paramètres techniques, économiques et
écologiques doivent être pris en compte. Sur la base d'une revue complète de la littérature et
d'études de cas sur la sélection de sites de centrales solaires, ainsi que d'avis d'experts dans le
domaine de la planification énergétique, certains critères ont été déterminés pour évaluer la
sélection éventuelle de sites de projets PV / CSP en Algérie. Les deux principaux groupes de
critères utilisés sont définis, y compris les contraintes et les ensembles d'évaluation, comme le
montre la Figure 3-19. Le premier groupe contient toutes les données ou couches considérées
comme des zones restreintes où est placé le projet CSP. Ces zones sont des sites protégés et des
zones de pente exclues (toutes les zones exclues) (Figure 3-16). D'autre part, l'ensemble
d'évaluation contient tous les paramètres qui affectent le placement des éléments du CSP (c'est-
à-dire la proximité des grilles, des routes, etc.).
3.12.1 Ensembles de contraintes

Sur la base de nombreuses études dans la littérature qui se concentrent sur le choix du site
approprié dans différents domaines de la planification énergétique, les critères de contrainte pour
le placement des projets renouvelables sont présentés par toutes les zones exclues (voir Figure
3-16), dans lesquelles aucune possibilité n'existe pour l'installation d'une centrale renouvelable.
Celles-ci incluent des zones telles que les lignes de transmission, les routes, les zones protégées
de l'environnement, les villes, ainsi que leur tampon autour de ces zones (Messaoudi et al. 2020).

93
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national

Figure 3-16 Les zones de contraintes (zones exclues).

En outre, les zones qui présentent une limitation technique quant aux zones ayant des terrains
à plus forte pente (> 5% pour le CSP et 15% pour le PV), et les zones éloignées qui ont une
distance de plus de 50 km aux lignes électriques et aux routes ont également été éliminées à
partir de la carte du potentiel solaire. Le tableau 1 donne un aperçu des zones exclues, de leur
zone tampon et des distances maximales. Là où les données ont été recueillies par consultation,
les sites Web officiels des agences gouvernementales et d'autres sources, y compris certains
articles connexes sur la littérature et les ensembles de données ouverts.

Tableau 3.7 Zones restrictives


Les couches Distance Distance Références Source de
terrestres tampon [m] maximale ou données
(terrain distance
inapproprié) euclidienne [m]
Les aires 2 000 m 50 000 (Anwarzai and Nagasaka Open street map
protégées et 2017; Al Garni and Awasthi (OSM 2018) *
l'utilisation des 2017; Gašparović and
terres Gašparović 2019; Giamalaki
and Tsoutsos 2019)
Zone urbaine 2000 m 50 000 (Anwarzai and Nagasaka Open street map
(villes) 2017; Al Garni and Awasthi (OSM 2018)*
2017; Gašparović and
Gašparović 2019; Giamalaki
and Tsoutsos 2019)
Pente de terrain - CSP: > 5% (Djebbar et al. 2014; Earth Explorer
PV: > 10% Gherboudj and Ghedira 2016; (USGS 2018)*
Mohammadi and
Khorasanizadeh 2019;
Tlhalerwa and Mulalu 2019)

94
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national

Les routes 500 m 50 000 (Doorga et al. 2018; Al Garni Open street map
and Awasthi 2017; Ghasemi et (Algerian
al. 2019; Uyan 2013) Ministry of Public
works 2019; OSM
2018)*
Les lignes 500 m 50 000 (Doorga et al. 2018; Al Garni Minister of
électriques and Awasthi 2017; Ghasemi et Energy (Algerian
al. 2019; Uyan 2013) Ministry of
Energy 2018c)*
* données avec traitement propre.

3.12.2 Critère d'évaluation

Les critères d'évaluation ont été choisis pour cette étude sur la base des revues précédentes
d'études issues de la littérature (Baumann et al. 2019; Hafeznia et al. 2017; Kumar et al. 2017;
Shao et al. 2020; Simsek et al. 2018), ainsi que nos propres objectifs. Dans cette section, les
critères considérés comme des facteurs influents et conditionnels sur l'emplacement optimal des
systèmes d'énergie renouvelable sont discutés et les étapes de préparation de chaque critère pour
être des couches de décision SIG sont données.
[Link] Cartes d'irradiation solaire :

Les facteurs climatiques, principalement l'irradiance solaire et la température moyenne, sont


les paramètres importants pour l'installation d'une centrale solaire (Ghasemi et al. 2019). En
particulier, l'irradiation solaire est le facteur le plus fondamental qui influence le potentiel de
production d'électricité et les avantages économiques des systèmes d'énergie solaire. Un
rayonnement solaire plus élevé implique un plus grand potentiel de production d'électricité et
une plus grande faisabilité économique. Pour les technologies PV, l'irradiance horizontale
globale (GHI), la quantité totale de rayonnement solaire reçu sur la surface horizontale au sol,
est la principale ressource. GHI comprend à la fois l'irradiance horizontale diffuse (DHI) et
l'irradiance normale directe (DNI) (Gherboudj and Ghedira 2016; Giamalaki and Tsoutsos 2019).
Cependant, seule cette dernière est la principale ressource pour les technologies CSP

Dans le cas du CSP; Selon la littérature, (Aly et al. 2017; Belgasim et al. 2018; Bishoyi and
Sudhakar 2017; Deshmukh et al. 2019; Tlhalerwa and Mulalu 2019), la centrale solaire peut
techniquement fonctionner à des niveaux aussi bas que 1800 kWh / m².an. Alors que le seuil
généralement accepté pour les projets commerciaux CSP est > 2000 kWh/m²/an ou au-dessus de
6 kWh / m².jour (Aqachmar et al. 2019; Dawson and Schlyter 2012; Islam et al. 2018; Malagueta
et al. 2014). Dans cette étude, il est important de mentionner qu'une condition d'exclusion a été
imposée au DNI, où toutes les zones ayant une valeur de DNI égale ou inférieure à 1800 kWh /

95
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national

m².an sont exclues et un niveau détaillé de DNI élevé sera discuté ainsi que les sites candidats
pour la mise en œuvre des usines de projets CSP seront recommandés dans les résultats.
[Link] Durée d’ensoleillement :

En plus de DNI et GHI, les heures annuelles d'ensoleillement représentent un facteur


essentiel pour tenir compte des ressources et de l'énergie solaire accessible dans les sites
potentiels des projets de CSP. Les heures d'ensoleillement varient en fonction de la latitude et de
la nébulosité diurne (Singh Doorga et al. 2019). Il détermine l'exposition du système CSP aux
rayons solaires, il aurait donc une influence sur le caractère des performances opérationnelles de
la centrale et la quantité d'énergie électrique produite. Les systèmes technologiques CSP sont
appropriés pour les zones où le nombre de jours ensoleillés dans l'année est élevé. (Ghasemi et
al. 2019). L'Algérie est un grand pays avec des différences assez importantes de climat et de
topographie dans lequel les ressources solaires sont également abondantes avec un
ensoleillement moyen de plus de 3154 heures par an.
[Link] Développement de cartes solaire irradiance et durée d'ensoleillement

Dans la littérature, il existe différentes méthodologies utilisées pour cartographier


l'irradiation solaire, certaines études intègrent l'extension de rayonnement solaire de zone de la
boîte à outils ArcGIS Spatial Analyst (Al Garni and Awasthi 2017; Giamalaki and Tsoutsos
2019), tandis que d'autres ont utilisé des méthodes géostatistiques, telles que la pondération de
distance inverse (IDW) et l'interpolation de krigeage où les données requises ont été déterminées
à partir de différentes sources. Tels que les stations de mesure météorologique (Ghedamsi et al.
2016), mesures par satellite (Solar Med Atlas) (Rahmouni et al. 2017), PVGIS et autres.
[Link] Méthode d’interpolation « IDW »

La méthode « Inverse Distance Weighting » (IDW) est largement utilisée dans le


développement de cartes basées sur une technique d'interpolation (Firozjaei et al. 2019).
L'interpolation de pondération par l'inverse de la distance (IDW) détermine les valeurs de cellule
via la combinaison pondérée de manière linéaire d'un ensemble de points d'échantillonnage. La
pondération est une fonction d'inverse de la distance. La surface qui est interpolée doit être celle
d'une variable dépendante de l'emplacement. La valeur de point estimée est donnée en Eq. (3-8).
−𝑝
∑𝑛
𝑖=1 𝑍𝑘,𝑖 ∗ 𝑑𝑖
𝑍𝑒 = ∑𝑛
−𝑝 Équation (3-8)
𝑖=1 𝑑𝑖

96
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national

Ou, Ze est le point estimé, et 𝑍𝑘,𝑖 sont des valeurs connues de n points considérés dans
l'interpolation, di est la distance entre le point i (valeur connue) et la valeur estimée du point, p
est la puissance de pondération (par défaut p = 2) est le paramètre de puissance qui dé fi nit le
taux de réduction de poids avec distance (Singh Doorga et al. 2019). Dans cette étude, les cartes
d'irradiance normale directe (DNI) et d'irradiance horizontale globale (GHI) (kWh / m². An) et
de durée d'ensoleillement (heures) (Figure 3-17) sont développées en utilisant l'IDW combiné
avec la procédure de quadrillage en appliquant plus de 210 points (sites) de mesures
régulièrement distribués sur le territoire Algérien.

Comme détaillé sur la Figure 3-17, la procédure de maillage utilise un algorithme MATLAB
développé dans cette étude pour mailler la zone située entre 37, 09 - 18, 96 N de latitude et -8,67
W -11,98E de longitude avec 440 points de grille (en couleur rouge voir Figure 3-17)
régulièrement distribués. Puis, basé sur le masque Algérie, un outil d'extraction disponible dans
ArcGIS a été utilisé pour éliminer tous les points situés hors des frontières algériennes. Les
résultats donnent exactement 216 points de grille régulièrement répartis à l'intérieur du territoire
algérien. Pour chaque site, la valeur horaire du DNI a été extraite pour 8760 valeurs à l'aide de
la base de données meteonorm (moyennée sur les années 1996-2015 pour les données
d'irradiation), puis préparée dans une feuille Excel contenant (longitude, latitude mesure DNI et
durée d'ensoleillement) à saisir comme xy dans ArcGIS. Le processus d'interpolation utilisant la
technique IDW a été utilisé pour générer les cartes DNI et de durée d'ensoleillement de l'Algérie
à haute résolution, où la taille de la cellule de sortie du jeu de données raster est (92mx92m), et
équivaut à plus de 271 millions de pixels qui présentent des données significatives pour cela
application.

97
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national

Figure 3-17 Développement de bases de données.

98
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national

[Link] Proximité du réseau électrique :

L’accès au réseau électrique existant est également crucial pour les systèmes d'énergie
solaire à grande échelle connectés au réseau. La proximité du système de transport existant peut
non seulement réduire le coût en capital du projet, mais aussi minimiser la perte de puissance
dans le transport (Balghouthi et al. 2016; Benasla et al. 2019; Mohammadi and Khorasanizadeh
2019).

Dans la littérature, la limite supérieure la plus fréquemment adoptée comme classe la plus
élevée est de 1 km de distance des lignes de distribution existantes (Alami Merrouni et al. 2018a;
Giamalaki and Tsoutsos 2019; Yushchenko et al. 2018), mais il n'y a pas de norme définitive
quant à la proximité du réseau électrique d'un projet renouvelable (Palmer et al. 2019). Certaines
études ont considéré une distance de 10 km (Azouzoute et al. 2020; Giamalaki and Tsoutsos
2019; Uyan 2013) et 30 km (Yushchenko et al. 2018) comme classe inadaptée. mais pour un
pays de très grande superficie comme l'Arabie saoudite (Al Garni and Awasthi 2017), Algérie,
cette borne serait prolongée. Dans cette étude, une distance maximale de 50 km est considérée,
où le score d'aptitude le plus élevé correspond à la proximité du réseau électrique.

Comme mentionné ci-dessus, il n'y a pas de carte numérisée disponible pour le partage
public à utiliser dans le processus d'analyse. Pour cette raison, la couche des lignes de transport
d'électricité a été fournie par les auteurs sur la base des différences de sources de données telles
que Sonelgaz et ses filiales, GRTE et CS qui ne présentent que des cartes schématiques sans
données géoréférencées. (Figure 3-18) et Open Street Map (OSM) sources cartographiques en
ligne. La numérisation des lignes de transmission du réseau électrique algérien a été réalisée avec
une grande précision d'échelle (1:1800) à l'aide du logiciel ArcGIS et des sources de visualisation
OSM. La Figure 3-18 montre la carte finale actualisée du réseau électrique de l'Algérie comme
critère de décision.

99
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national

Figure 3-18 développement de la carte du réseau électrique Algérien.

[Link] Distance des réseaux routiers

La proximité des routes réduit le coût supplémentaire de la construction des infrastructures


et les dommages environnementaux qui en résultent. En fait, les routes sont nécessaires à
l'exploitation et à l'entretien et peuvent refléter l'idée des coûts de construction. Afin de faciliter
la construction et la réparation, les emplacements plus proches des routes existantes ont été jugés
plus appropriés. En règle générale, les emplacements qui sont plus proches des routes principales
existantes sont préférés à ceux qui sont éloignés du réseau routier principal existant. (Alami
Merrouni et al. 2018a; Aly et al. 2017; Ghasemi et al. 2019; Giamalaki and Tsoutsos 2019;
Schlecht and Meyer 2012; Singh Doorga et al. 2019; Tlhalerwa and Mulalu 2019; Uyan 2013).

Dans notre étude, nous considérons uniquement les routes nationales. Il est nécessaire de
minimiser la distance par rapport au réseau routier existant pour installer une centrale solaire
avec une limite de 500 m comme zone tampon des routes et une distance maximale de 50 km est
considérée (Tableau 3.7). Où le plus proche est préférable (Figure 3-19). La carte numérisée du
réseau routier de l'Algérie a été développée, où les données sont collectées à partir de la base de
données Open-Street-Map, vérifiées et mises à jour à l'aide de la visualisation Google Earth Pro.
Puis validé par rapport à la carte la plus récente des routes nationales du ministère des Travaux
publics disponible sur son site officiel (Algerian Ministry of Public works 2019).

100
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national

[Link] Pente :

En général, il est très favorable de construire des centrales solaires à grande échelle sur un
terrain plat. Les centrales solaires sont considérablement affectées par l'élévation du terrain. La
construction de parcs solaires sur des pentes plus élevées augmente les coûts des projets.
(Mohammadi and Khorasanizadeh 2019).

Dans cette recherche, la couche de pente du terrain a été générée en utilisant la boîte à outils
‘’Slope’’ dans un logiciel SIG basé sur le modèle numérique d'élévation (DEM) de l'Algérie en
entrée, avec une résolution spatiale de 92x92 m² la pente du terrain algérien obtenue en
pourcentage [%] comme indiqué sur la Figure 3-19.
[Link] Distance de la zone urbaine (villes) et utilisation du sol :

Les exigences en matière d'utilisation des terres sont aujourd'hui un aspect important car les
technologies des énergies renouvelables peuvent consommer des terres fertiles ou affecter la
biodiversité. Dans la sélection du site des fermes solaires, l'utilisation des terres est considérée
comme un facteur environnemental. C'est également l'un des facteurs les plus décisifs de
l'investissement énergétique. Au cours de cette classification des sites appropriés, l'utilisation
des terres a été classée comme terres agricoles ou stériles. Il est recommandé que le solaire soit
installé dans une zone stérile plutôt que dans des zones agricoles ou fertiles (Ghani et al. 2015;
Giamalaki and Tsoutsos 2019; Linard et al. 2013). D'autre part, puisque la centrale a besoin de
travailleurs dans ses phases d'exploitation (life cycle of the plant), une distance entre les centrales
électriques et les zones résidentielles doit être suffisamment proche (Alami Merrouni et al.
2018a; Al Garni and Awasthi 2017). Un ensemble de facteurs et de variables spatiales contrôlent
la probabilité d'expansion des terres urbaines. de nombreuses études utilisant une analyse spatio-
temporelle et des calculs raster ont été utilisées pour fournir un scénario des modèles de
croissance urbaine qui est très utile pour la prise de décision (Fu et al. 2019). Une zone tampon
de 2000m des villes est considérée dans la vision des futures tendances spatiales de l'extension
urbaine des villes tirées par les facteurs de croissance démographique et une distance maximale
de 50 km de la zone résidentielle est considérée comme une limitation pour assurer l'accessibilité
des travailleurs. La distance euclidienne disponible en tant qu'outil dans le SIG est utilisée pour
générer une base de données raster de distance en ligne droite, où la proximité des villes prend
la meilleure classe. Tous les critères ci-dessus ont été développés sous forme de données
matricielles grâce au traitement SIG avec une haute résolution de (92 x 92 m) et présentés comme
un coup (Figure 3-19).

101
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national

Figure 3-19 Cartes raster de tous les critères d'évaluation

102
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national

3.12.3 Standardisation de la base des données

En utilisant le processus de reclassement qui peut être utilisé comme outil dans la boîte à
outils ArcGIS (reclassify tool box), basé sur la méthode de classification à intervalles égaux,
différentes couches sont normalisées dans une plage d'échelle commune de 1 à 5. Cette méthode
divise la valeur des données en plages de tailles égales. Contrairement au quantile, la
classification du repos naturel (Singh Doorga et al. 2019), où le nombre d'enregistrements entrant
dans chaque catégorie sera différent. L'utilisation de la classification à intervalles égaux met
l'accent sur la quantité d'une valeur d'attribut par rapport à d'autres valeurs (Esri 2020).
3.13 Conclusion

Ce chapitre a présenté la méthodologie d'aide à la décision pour la planification locale de


l'énergie durable. La méthodologie regroupe plusieurs méthodes et théories modélisation
énergétique, cartographie cognitive et causale, réflexion axée sur la valeur, table de génération
de stratégie, conférence de décision, théorie de la valeur multi-attribut et ADMC résultant en une
nouvelle approche sociotechnique de la planification énergétique qui permet la génération et
évaluation de plusieurs voies alternatives en termes d'objectifs stratégiques de planification
énergétique durable locale

103
Chapitre 4: Actions d’intégration des
sources renouvelable dans le système
énergétique national
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

4.1 Introduction
Dans ce chapitre, nous présentons quelques résultats des méthodologies utilisées dans la
planification énergétique. Comme mentionné dans le chapitre précédent, le potentiel technique
peut aider les décideurs à définir le futur mix énergétique. Ainsi, nous développons une
méthodologie pour évaluer le potentiel technique solaire des technologies CSP et PV et nous
présentons l'estimation du potentiel d'énergie électrique. En outre, une application de la
méthodologie détaillée pour trouver l'emplacement optimal pour l'injection centrale
photovoltaïque dans le réseau de distribution ; basé sur la combinaison du SIG-ADMC et de la
modélisation par la méthode BFS sera présentée. Enfin, dans le secteur des transports, la route
solaire est proposée comme solution future.

4.2 Évaluation du potentiel technique et sélection des sites appropriés des


centrales électriques « photovoltaïques »

La méthodologie proposée Figure 3-8 a été appliquée à cette étude de cas d'un système de
centrale solaire à grande échelle connecté au réseau utilisant un SIG et une technique ADMC.
Pour ce faire, une combinaison de la technique ADMC et d'un outil SIG a été utilisée. Le
Tableau-A 1 (annexe) montre que la matrice de comparaison par paires est calculée en utilisant
le scénario AHP.

Comme mentionné dans le chapitre précédent, d'après la littérature et après discussions avec
des experts du secteur de l'énergie (Sonelgaz and URAER, Ghardaïa), et université (Laboratoire
VPRS et Département de génie mécanique de l'UKMO) sont sélectionnés parce qu'ils ont une
richesse de connaissances sur les questions SIG-ADMC et leurs articles publiés dans le domaine.
On évalue les données fournis par les experts pour construire par la suite les pondérations des
critères. Le test de cohérence présente de bons résultats, quand les résultats de comparaisons par
paires obtenus dans cette étude donnent un CR <10%, en l’occurrence, dans cette étude le CR
est égal à 3,5%.

Le calcul du poids des sous-critères pour différents scénarios est présenté dans le Tableau
4.1 . Les poids ont été calculés selon la méthode AHP pour différents aspects. Les calculs
donnent un poids de 35% pour le GHI, 25% à la distance du réseau électrique, 13% pour la
distance aux grands axes routiers, 10% pour la distance aux villes, 07% à la distance à l'utilisation
du sol, 06% pour la pente et 04% pour le type de sol.

105
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

Tableau 4.1 Critères et poids utilisés pour l'évaluation du potentiel de production d'énergie
solaire du photovoltaïque connecté au réseau.
Critères Sous-critères AHP Économique P. Égaux
Technique Irradiation horizontale globale 35 % 0% 14.29 %
(IHG) [kWh/[Link]]
Orographie Pente de terre [%] 06 % 25 % 14.29 %

Propriétés du sol 04 % 0% 14.29 %


Economique Distance des routes principales 13 % 25 % 14.29 %
(km)
Distance à le réseau électrique 25 % 25 % 14.29 %
(km)
Distance des villes (km) 10 % 25 % 14.29 %

Utilisation du sol Utilisation des terres (km) 07 % 0% 14.29 %

4.2.1 Impact de la résolution de raster de données sur les zones appropriées

De nombreuses études dans la littérature utilisent une base de données d'un raster de
résolution de 1 km (Alami Merrouni et al. 2018a; Alami Merrouni et al. 2018b; Rahmouni et al.
2017); qui sont utilisés dans la sélection du site d'un système solaire à grande échelle connecté
au réseau sans aucune explication appropriée pour leur décision (1 km de résolution raster) ; Par
conséquent, dans cette section, nous présentons l'effet des résolutions raster de la base de données
(92m, 250m, 500m et 1000m) sur la sélection du site. Les résultats de l'analyse des performances
de ces résolutions raster, en utilisant le même processus d'analyse et les mêmes méthodes
ADMC, sont présentés dans le Tableau 4.2.

Tableau 4.2 : Superficie des zones [km²] et quantité d'énergie électrique [TWh] pour les
différences de résolution raster.
92x92 250x250 500x500 1000x1000
Énergie Énergie
Résolution raster Énergie Énergie
Superficie électriq Superfici Superfici électriqu Superficie
(m) électriqu électrique
(km²) ue e (km²) e (km²) e (km²)
e (TWh) (TWh)
(TWh) (TWh)
Moins approprié 6 399 2 343 8 125 3 020 8 227 3 057 6 949 2 562
Marginalement
71 245 26 657 73 630 27 857 72 849 27,579 69 285 26 171
approprié
Modérément
150 514 58 976 153 467 60 095 150 341 58 927 140 513 55 221
appropriée
Très approprié 103 456 42 054 90 857 37 037 88 999 36 286 91 171 37 149
Plus approprié 14 873 6 219 13 805 5 784 13 283 5 565 13 285 5 560
Total 346 489 136 251 339 886 133 795 333 701 131 417 321 203 126 666

Les résultats ont montré que le terrain approprié total dans le cas de la résolution de raster
de 92 m a une superficie égale à 346 489 km². Que, dans d'autres cas tels que ; 250m, 500m et
1000m, les superficies de terrains appropriés sont ; 339 886 km², 333 701 km² et 321 203 km²

106
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

respectivement. En outre, la différence de surfaces appropriées entre ces cas et celui de 92m est
: à 7.56% pour 1000m, 3.87% pour 500m et 1.88% pour 250m.

La Figure 4-1 rapporte les cartes obtenues pour chaque résolution avec le processus
d'algèbre cartographique ("toolbox" dans ArcGIS). Dans ce cas, une différence remarquable de
la distribution d'aptitude est évidente pour la valeur inférieure de résolution (92 m).

En fait, jusqu'à la résolution de 250 m, la distribution d'aptitude présente une similitude


avec celle obtenue pour le cas de 92 m, alors qu'à partir de la résolution de 500 m, on observe
une nette diminution des zones à forte sensibilité, en particulier dans les zones les plus et les
élevés adaptées. Les zones qui sont presque des zones tampons (en couleur blanche), qui
viennent aux dimensions en pixels des rasters qui sont à l'intersection avec les zones tampons
seront supprimées et cela affectera la distribution de ces zones.

Figure 4-1 : Cartes d'adéquation de différentes résolutions de rasters.

En comparant les résultats avec la littérature, le cas de la résolution raster (1000m) avec le
cas de l'Arabie Saoudite (Al Garni and Awasthi 2017), nous avons constaté que la zone d'aptitude
des terres de notre cas était supérieure à celle du cas saoudien de 21 203 km² et que leur valeur
de la zone la plus appropriée était trop petite (0,01% de terres appropriées) par rapport à notre
cas.

107
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

4.2.2 Résultats d'adéquation de la sélection des sites du système photovoltaïque solaire

Après les résultats présentés dans le Tableau 4.2 et la Figure 4-1, il est clair que la résolution
de trame de 92 m est le meilleur choix à utiliser pour la sélection du site d'un système solaire à
grande échelle connecté au réseau. Basé sur la carte finale de l'indice d'aptitude en utilisant les
poids AHP (Figure 4-2), les sites potentiels de la région du nord du Sahara et de la province
d'Adrar sont ceux qui sont capables de satisfaire les objectifs techniques, économiques et
environnementaux de cette étude. Les résultats de la superposition montrent que 346,489 km2,
qui représentent 17% de la zone de d’étude, sont adaptés à l'installation de systèmes solaires PV
à grande échelle connectés au réseau, comme le montre la Figure 4-2. Le pôle d'Adrar et les
régions subsahariennes au nord du Sahara, telles que Ouargla, Laghouat, Ghardaia, El-bayid et
Naama ont montré de vastes zones appropriées pour des centrales solaires à grande échelle
connectées au réseau, principalement en raison de leurs valeurs élevées de GHI, de la proximité
aux lignes électriques, aux routes principales et aux villes. Afin de calculer l'indice d'aptitude et
d'appliquer la méthode de processus de hiérarchie analytique.

Figure 4-2 : Résultats de l'indice d'aptitude en utilisant les poids AHP.

108
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

L’indice de terrain approprié final a été regroupées en cinq catégories appropriées comme :
« les moins appropriés », « marginalement approprié », « modérément appropriée », « très
approprié » et « plus approprié ». Avec une méthode de classification à intervalles égaux. La
Figure 4-3 décrit la distribution de l'aptitude des terres en utilisant l'analyse de l'indice d'aptitude
des terres, les résultats ont montré que 17% (346 489 km²) de la zone d'étude représentent le total
des terres appropriées, qui est divisé en 1.85% (6 399 km²) a le moins convenable, 20.56% (71
245 km²) a marginalement convenable, 43.44% (150 514 km²) a moyennement convenable,
29.86% (103 456 km²) très convenable et 4.29% (14 873 km²) a le plus approprié pour installer
une centrale photovoltaïque. Tandis que 83% (2 030 377 km²) de la zone d'étude ne sont pas
adaptés à l'installation d'une centrale photovoltaïque.

Figure 4-3 : Répartition de l'aptitude des terres.

4.2.3 Analyse de sensibilité

Pour mener une analyse de sensibilité, différents scénarios de pondération des critères ont
été considérés et leur impact global sur l'indice d'aptitude des terres a été évalué. En plus des
critères de pondération attribués à l'aide de la technique AHP, deux scénarios comprenant des
pondérations égales et un poids économique plus élevé ont été examinés dans cette étude. Dans
le cas d'un scénario de pondérations égales, le poids de 14.29% a été attribué à chaque critère
pour ignorer l'importance relative de chaque critère. Cette approche est la méthode de prise de
décision la plus simple pour éviter les risques. D'un autre côté, les critères économiques tels que
la pente, la proximité des zones urbaines, des lignes électriques et des routes principales
reçoivent des poids plus élevés que les autres (25% chacun) afin d'étudier l'influence des facteurs
économiques. Le Tableau 4.1 présente les critères de pondération utilisés dans les scénarios
AHP, poids égaux et pondération économique plus élevée.

109
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

Figure 4-4 : cartes de terrain approprié (a) scénario de poids économique plus élevé (b) scénario de
poids égaux.

Les résultats des différents scénarios s'accordent sur le fait qu'il existe, plus ou moins, un
consensus sur l'emplacement des zones les plus appropriées, comme le montrent les Figure 4-4
((a) et (b)). Les trois cas (scénarios) montré que les provinces de Ouargla, Djelfa, Becher, l'Adrar
et Tamanrasset sont les plus appropriés. Cela est lié au fait qu'il y a peu de grandes villes
(contrairement au nord du pays) et que le terrain est presque plat dans la région nord du Sahara.
Lors de la comparaison de scénarios; alors que les trois scénarios sont globalement en accord
avec ce jugement, il existe une différence entre le scénario d'une économie plus élevée d'un côté
et les scénarios AHP et à pondération égale de l'autre. plus économique considère que la région
de Saida est plus appropriée.

110
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

Figure 4-5 : Distribution de l'aptitude des terres pour les trois scénarios (AHP, économie plus élevée et
poids égaux).

Dans le cas du scénario de poids économique plus élevé, les zones résultantes sont situées
à proximité des villes (; qui est un critère économique et la densité des villes dans la partie nord
du territoire, ce qui donne un score de valeur plus faible par les autres scénarios. Figure 4-5
distribution de l'aptitude des terres en tenant compte des trois scénarios (AHP, économie plus
élevée et poids égaux). Dans le scénario de poids égal, le total des terres appropriées, dans ce
cas, est égal à 344,268 km² qui baisse de AHP avec 2220 km² (0.64%), la distribution de
l'aptitude des terres, dans ce cas, indique que la plupart des zones classées dans les la classe
moyennement convenable avec une valeur de 54.41%. Les résultats des différents scénarios La
zone de LSI la plus appropriée observée par le scénario AHP est égale à 4.29% de la superficie
appropriée, ce qui est supérieur aux scénarios économiques et égaux supérieurs de 8,803 km² et
11,595 km² respectivement. Ces résultats indiquent que les facteurs tant technologiques
qu'économiques ont un effet sur l'évaluation du domaine d'étude.
4.2.4 Potentiel d’énergie électrique du PV

Afin d'estimer, le potentiel de production d'énergie électrique à partir des sites d'aptitude, la
valeur de l'irradiation horizontale globale annuelle par unité de surface sera extraite de la couche
raster pour chaque point vers une table d'attribution (« values to point » dans « toolbox »), puis
un processus statistique pour obtenir la quantité d'énergie solaire de chaque zone, Le potentiel
annuel de production d'énergie solaire par PV est donné par Équation 4-1 (Asakereh et al. 2017):

111
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

EPP = GHI avg  SAcat  FPV  Équation 4-1

Où :
EPP potentiel de production d'énergie électrique (kWh/an).
GHI avg rayonnement solaire horizontal annuel reçu par unité de surface (kWh/m²/an).
SAcat superficie totale de terres appropriées (km²).
Fpv le facteur de surface, indique la fraction de la surface active sur le total de la
surface (70%).

η le rendement du panneau solaire.


À partir de la Figure 4-6, on peut remarquer qu'une petite partie de la zone d'étude
présente un niveau d'aptitude le plus élevé, cependant, la partie largement exposée est une
aptitude élevée. Le potentiel de l'énergie électrique qui peut produire (en TWh / an), une surface
appropriée, en utilisant la technologie PV sont présentés dans Figure 4-6 afin de maximisation
de l'occupation des terres par des panneaux photovoltaïques et minimiser l'effet d’ombrage ; un
facteur de surface FPV 70% a été sélectionné. Le rendement η du panneau PV utilisé par
(Asakereh et al. 2017). Par ailleurs, la production totale annuelle d'électricité brute algérienne en
2018 était d'environ 76017 GWh (Algerian Ministry of Energy 2018a), Ce qui signifie que 1.22
% du potentiel de l'énergie électrique pourra produire à partir de la zone la plus appropriée dans
notre cas d'étude. Une étude de (Ghedamsi et al. 2016) montre que ; la prévision de la
consommation finale d'énergie dans le secteur résidentiel algérien passera à 179.78 TWh en 2040
; qui ne peuvent être récupérés que de 2.89 % de la quantité d'énergie électrique produite dans
les zones les plus appropriées de notre étude

Figure 4-6 : Potentiel total de production d'énergie électrique (TWh).

112
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

4.2.5 Comparaison des résultats avec les projets PNER

Il existe un degré élevé de similitude entre la carte du potentiel solaire photovoltaïque


générée dans cette section et d'autres dans la littérature, telles que les sources ouvertes réalisées
par (Worldbank 2019) ils présentent une évaluation spatiale du potentiel de l'énergie solaire à
l'échelle mondiale. D'autre part, une étude présentée par (Yushchenko et al. 2018) montrent qu'un
système connecté au réseau peut être à grande échelle et distribué. Les systèmes photovoltaïques
à grande échelle ont des capacités de 10 MW à plus de 100 MW. Comme le montre la Figure
4-7 par projection sur PNER et par comparaison avec notre étude ; le résultat établi après la
comparaison était que seuls 2 projets de PV solaire sont dans la zone la plus appropriée, ce qui
signifie 16.17% de la capacité totale installée, 6 projets ne peuvent pas être considérés comme
un système PV à grande échelle (Batna, Ghardaia, In Saleh [Link], Kabertene et Timimoune).
66.64% des projets du PNER sont dans la zone très appropriée.

Figure 4-7 : Comparaison des résultats avec les projets pilotes de PNER.

4.3 Évaluation du potentiel technique et sélection des sites appropriés des


centrales électriques « CSP »

La conversion solaire en électricité peut être réalisée par différentes technologies,


concentration d'énergie solaire (en anglais « Concentration Solar Power » CSP), avec son cycle
thermodynamique, est actuellement considérée comme la plus mature commercialement

113
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

(Dawson and Schlyter 2012; Trabelsi et al. 2018) grâce à sa propreté et de son efficacité
énergétique élevée des processus de conversion (Aqachmar et al. 2019). Selon Solar Power And
Chemical Energy Systems (SolarPACES). cette technologie est largement intégrée dans les
projets mondiaux qui sont soit opérationnels, en construction, soit en développement, d'une
capacité totale de respectivement 6 128 MW, 1547 MW et 1592 MW (SolarPACES 2020). Les
technologies CSP comprennent une auge parabolique, un réflecteur Fresnel linéaire, une tour
d'alimentation et des systèmes paraboliques / moteurs ; qui sont distribués dans plus de 20 pays
à travers le monde. Surtout en Espagne et aux États-Unis qui sont les principaux pays à utiliser
cette technologie (Islam et al. 2018; SolarPACES 2020; Trabelsi et al. 2018). il y a de nouveaux
marchés ont été émergé dans d'autres pays, comme le Chili, le Maroc et l'Afrique du Sud
(Belgasim et al. 2018). Les systèmes CSP deviendraient réalité dans les régions à fort potentiel
d'irradiance normale directe (DNI) avec des terres considérables (Awan et al. 2019). À l'heure
actuelle, la technologie de cylindro-parabolique domine la part de marché des capacités CSP
installées avec jusqu'à 76.6% des 77 centrales électriques paraboliques à creux opérationnelles
d'environ 98 centrales CSP opérationnelles installées dans le monde et, selon les rapports, elle
continuera à dominer le monde marché par rapport aux autres usines CSP Figure 4-8
(SolarPACES 2020).

Figure 4-8 : Projets CSP réalisés dans le monde.

4.3.1 Résultats des critères pondérés en cas de CSP

Le poids final de chaque critère est calculé sur la base des méthodes de traitement à travers
les trois scénarios et les poids finaux résultants sont indiqués dans la Figure 4-9. Pour le scénario
EQW, l'importance relative égale de 14.28% est donnée pour chaque critère pour ignorer les

114
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

préférences de chacun. Pour le scénario AHP, la cohérence de la comparaison par paire a été
examinée sur la base des valeurs λmax, CI et CR qui sont respectivement 7.456 ; 0.076 et 0.0576,
voir le Tableau-A 2 (Annexes).

Les pondérations les plus élevées sont attribuées au DNI, la distance au réseau et la durée
d'ensoleillement sont respectivement de 39%, 23% et 15%, et moins de 22% sont distribués pour
les quatre autres critères. Pour le scénario BWM, après l'introduction des critères, la DNI et
l'utilisation des terres sont sélectionnées respectivement comme le meilleur et le pire critère. Le
Tableau-A 3et le Tableau-A 4(annexes) présentent les matrices de préférences.

En utilisant le problème décrit dans l'équation. (3.7) Lorsque la valeur du rapport de


cohérence ξ * est proche de 0, le poids des critères peut être accepté (comme illustré sur la Figure
4 9). Dans ce cas, nous trouvons qu'il est égal à 0,077, ce qui implique une très bonne cohérence
(Ramezanzade et al. 2020) comme le montre le Tableau 4.3.

Tableau 4.3 : Poids des critères résultant de la méthode BWM.


Poids DNI Réseau Durée Router Villes Pente L’utilisation
électrique d'ensoleillement des terres
36,8 22,3 14,9 8,9 7,4 6,4 3,2
ζ = 0,077
*

Figure 4-9 : Poids final résultant : a. pour les scénarios EQW et AHP, b. pour les scénarios EQW et
BWM.

Les scores résultant d'une telle opération mathématique sur chaque cellule de la zone
appropriée sont utilisés pour produire la carte délimitant les régions les plus appropriées pour la
mise en œuvre des projets CSP.

115
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

4.3.2 Potentiel technique et indice d'aptitude des terres

En appliquant la technique ADMC combinée au modèle SIG présenté dans ce travail pour
la zone d'étude de l'Algérie pour la sélection du site des plantes CSP, la zone inadaptée a montré
les facteurs restrictifs, présenté environ 89% du total comme le montre la Figure 4-10, qui se
référait aux routes, les lignes électriques, les zones bâties et protégées, les zones éloignées n'ont
pas été prises en compte dans le calcul du potentiel technique des terres. La zone possible qui
représente environ 11%, ce qui correspond à une superficie totale de 257,275.84 km² avec
légèrement différences entre les trois scénarios (moins de 8,17 km).

Comme le montre la Figure 4-11(a,b,c), Les zones inadaptées (non possibles) correspondent
à la couleur blanche de la carte (89% du total). Il apparaît clairement que les régions côtières
méditerranéennes avec de nombreuses régions intérieures, plus de 15 wilayas (de Tlemcen au
nord-ouest à El Taref, au nord-est) ne sont considérées comme aucune zone possible, bien que
la disponibilité d'une forte densité de ; réseau électrique et réseau routier. En ce qui concerne le
type de terres exclues, la plupart de ces régions sont exclues en raison de la zone tampon relative
autour des grandes villes à forte densité de population, de la présence de vastes couvertures
terrestres telles que les forêts et les zones écologiquement protégées (Figure 4-10) et de fortes
pentes dans certaines régions. Tous ces facteurs présentent une significative des contraintes
environnementales et techniques d'exploitation pour les centrales et présentent des coûts
d'infrastructure associés élevés.

Figure 4-10 : distribution des contraintes.

Dans le sud, qui présente la plus grande part du territoire Algérien, y compris la région du
désert du Sahara, les terres inadaptées sont plus vastes par rapport au nord. Tindouf, Tamanrasset
et Illizi sont caractérisés par une faible densité de population et les villes éloignées, qui est
alimenté seulement avec le générateur diesel sans connexion à l'alimentation du réseau national
(voir Figure 4-10). Due à manque des infrastructures dans le sud fait de ces régions des terres

116
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

impossibles pour le projet CSP en-réseau, à l'exception de la région d'Adrar en raison de l'existant
du réseau de In Salah - Adrar – Timimoun Pole (PIAT) voir Figure 4-11. D'autre part, 11% du
total sont présentés comme une zone possible à travers les trois scénarios (EQW, AHP et BWM),
où le degré d'aptitude des terres est totalement différent. Pour cette raison, une classification
hiérarchique ascendante de l'aptitude des terres est appliquée.

Figure 4-11 : Carte d'aptitude finale pour les centrales CSP (a. EQW, b. AHP, c. scénarios de BWM).

En examinant la carte d'aptitude finale pour les plantes CSP, une grande disparité existe
entre les trois scénarios (Figure 4-11 a., b., c.). Dans le premier scénario EQW : la majorité des
terres possibles sont classées dans les zones du moindre et du marginal, où la couleur verte
domine et présente approximativement une superficie de terrain égale à 145 516 km².

117
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

L’absence d'importance relative du critère (poids égaux), sera affectée sur le processus de
pondération disparaît, là où une région du sud, bien qu'ayant une forte irradiation et une faible
densité du réseau électrique et des routes qui sont considérées dans la même classe avec d'autres
régions du nord qui présentent une faible irradiation et un accès élevé au réseau électrique et à
la route. Les zones les plus et très appropriés présentent une surface très faible (moins de 3,5%)
par rapport aux autres scenarios.

Dans les scénarios AHP et BWM, une similitude des cartes de résultats est apparue (Figure
4-11 b., c.), L'irradiation solaire directe est considérée comme le critère pondéré le plus important
avec 39% ; 36,8% dans les scénarios AHP, BWM respectivement, comme présenté sur la Figure
4-9. En appliquant tous les critères ou facteurs d'évaluation (en utilisant le processus de calcul
Raster dans ArcGIS) les wilayas de Béchar, Naama, Elbayadh et Laghouat présentent les grandes
terres de la classe la plus appropriée (environ 26529,07 km² et 23676,84 km² respectivement
dans les scénarios AHP et BWM).
4.3.3 Analyse de sensibilité et incertitudes

Afin d'analyser l'influence des différents critères de sélection des sites et l'opinion du
décideur sur le résultat final du potentiel de production de CSP à grande échelle sur le réseau et
de rendre ces résultats mieux applicables aux futures politiques énergétiques, une analyse de
sensibilité est fournie dans cette section. Selon l'analyse d’indice de terrain approprié final, le
résultat a montré que la distribution d'adéquation est totalement différente lorsque l'on compare
le scénario EQW (pas de critère préféré) avec deux autres scénarios (AHP et BWM). Selon la
Figure 4-12, dans le scénario de pondération égaux, la part des zones les moins appropriées et
les zones marginalement appropriées représente respectivement 10,1% et 46,5% de la superficie
possible, qui sont très faibles et n'atteignent pas 10% dans les deux autres scénarios. D'autre part,
les plus élevés / les plus appropriés représentent ensemble moins de 3,5% du total en EQW, alors
que cette valeur est plus importante et correspondait respectivement à 50,38% et 51,4% pour les
scénarios AHP et BWM. Ces résultats ont démontré que la prise de décision multicritères
appliquée dans les scénarios AHP et BWM donne de meilleurs résultats que le scénario EQW.

118
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

Figure 4-12 : Distribution de l'indice d'aptitude pour trois scénarios.

4.3.4 Potentiel d'énergie électrique du CSP

L'énergie électrique produite par la centrale CSP connectée au réseau est liée à plusieurs
paramètres techniques. La capacité nominale de la centrale électrique et la disponibilité des terres
sont considérées comme les principaux facteurs d'estimation du potentiel technique. Les facteurs
de surface dans cette situation ont été estimés à 36,26% pour une capacité de l'usine de 100 MW.
La production d'énergie électrique est déterminée pour chaque zone par un scénario BWM basé
sur l'équation 3-7. Les résultats obtenus (voir la Figure 4-13) sont discutés ci-dessous :

Pour les zones les plus appropriées identifiées dans cette étude, la production d'énergie a
atteint environ plus de 8 000 GWh/an dans le scénario BWM, soit environ 26 529 km² de terres
appropriées. Bien que ces régions ne représentent que 10,3% et 9,2% pour les scénarios BWM
et AHP respectivement de tous les zones possibles, ils offre un potentiel pour des projets solaires
CSP performants en termes de production d'électricité et de coûts d'infrastructure associés avec
une pente inférieure à 1,7% et un rayonnement horizontal global annuel supérieur à 2400 kWh /
m².an et une durée d'ensoleillement annuelle de plus de 3000h qui assuraient la production
d'usine tout au long de l'année, pour les installations CSP en réseau à grande échelle (Gouareh et
al. 2021).

La production d'énergie électrique dans les cinq zones approprie est : 71203 TWh, 71165
TWh pour les deux scénario AHP et BWM du CSP et 137 249 TWh pour PV scénario AHP. En
autre selon le modèle de prévision énergétique d’Algérie 2050 (scénario tendanciel 3.10), la
consommation totale d'énergie électrique a été estimée 156 312 TWh, et selon PNER 27 % de la

119
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

production d’électricité seront d’origine renouvelable d’ici 2030. Cette quantité peut être
couverte par 56,9% et 57,02% dans les deux scénarios AHP / BWM du CSP. Tandis que près de
30% du scénario PV.

Figure 4-13 : Le potentiel technique de production d'énergie électrique (TWh/an) par les centrales CSP
pour les scénarios AHP et BWM.

4.4 Réseau électrique au cœur des objectifs des politique énergétiques

Dans le contexte de la transition énergétique, il existe des inconnues liées à la fonctionnalité


du réseau électrique futur avec l’augmentation de la consommation et l’introduction de nouvelles
formes de production. L’adaptation du système actuel est inévitable, néanmoins, les solutions
efficaces sont difficiles à définir. Les stratégies actuelles de la planification du réseau de
distribution ne répondent pas précisément aux problématiques des nouvelles productions
décentralisées, le changement du profil de la consommation, l’automation du réseau de
distribution avec de nouvelles stratégies de gestion du réseau ainsi que la déréglementation du
marché de l’électricité. De plus, la visibilité et la contrôlabilité du réseau de distribution est
limité, l’implémentation d’une gestion active optimale n’est pas à présent une réalité.
L’évaluation du réseau intelligent est critique pour comparer aux solutions traditionnelles.
4.4.1 Analyse générale du réseau électrique

La structure du système électrique traditionnel comprend trois parties principales : la


production, la transmission et la distribution d'électricité, qui peuvent être clairement distinguées

120
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

par des transformateurs de puissance élévateurs ou abaisseurs. La Figure 4-14 montre la


structure d'un système électrique typique.

Figure 4-14 : Structure d'un système électrique typique.

• Production

L'électricité est produite dans des centrales électriques qui sont souvent situées loin des
zones peuplées. Il existe différents types de centrales électriques telles que thermique, nucléaire,
hydraulique, solaire, éolienne, etc. Une centrale électrique peut être constituée de deux ou
plusieurs alternateurs triphasés qui fonctionnent en parallèle. L'électricité est produite dans les
centrales électriques à des tensions allant de 11 kV à 25 kV. La tension de génération ne peut
pas être beaucoup plus élevée en raison de limitations techniques.

• Transport

Pour le transport d'énergie sur de plus longues distances, les tensions générées sont
augmentées à un niveau beaucoup plus élevé. Un transformateur élévateur est utilisé à cet effet,
ce qui augmente le niveau de tension avec la diminution correspondante du courant.
L'augmentation de la tension est nécessaire pour augmenter l'efficacité de la transmission en
réduisant les pertes I2.R dans les lignes de transmission. Une tension de transmission plus élevée
signifie moins de courant et, par conséquent, moins de perte I2R. Les tensions de transmission
sont généralement de 220 kV ou plus jusqu'à 765 kV. Les lignes de transmission passent souvent
au-dessus de hautes tours à la périphérie d'une ville.

121
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

Le courant alternatif triphasé à très haute tension est le plus souvent utilisé pour la
transmission de puissance. Mais en raison des progrès de l'électronique de puissance, le HVDC
(High Voltage DC) a prouvé de nombreux avantages pour la transmission à longue distance.
Ainsi, les systèmes de transmission HVDC sont utilisés pour la transmission de puissance à très
longue distance. Le courant alternatif est converti en HVDC dans une station de conversion pour
la transmission, puis il est reconverti en courant alternatif à l'autre extrémité. De plus, la liaison
HVDC est la seule option aujourd'hui pour interconnecter des réseaux avec des fréquences
différentes.

• Distribution

La puissance du système de transport est ensuite réduite à une tension considérablement plus
basse (disons 33 à 66 kV) en utilisant un transformateur abaisseur dans une sous-station abaisseur
primaire. L'énergie est ensuite acheminée vers les sous-stations de distribution ou directement
vers les très gros consommateurs industriels. Aux sous-stations de distribution, la puissance est
encore réduite (par exemple à 11 kV). La distribution d'énergie est réalisée à l'aide de lignes de
distribution aériennes ou souterraines qui sont généralement interconnectées dans un réseau en
anneau ou en réseau maillé. Les transformateurs de distribution permettent d'abaisser la tension
en fonction de la tension d'utilisation (120 volts ou 230 volts) et d'alimenter plusieurs
consommateurs via les lignes de distribution secondaires.

Les réseaux de distribution ont été initialement conçus pour desservir un flux de puissance
unidirectionnel allant de niveaux de tension supérieurs à inférieurs. Dans la majorité des cas, les
réseaux de distribution ont été conçus dans une configuration radiale, bien que leurs autres
configurations également. Il existe trois configurations différentes ; structure maillée, structure
arborescente et structure radiale ou bouclée.
4.4.2 Générateurs d’énergie dispersés (GED)

Dans un contexte de dérégulation, une arrivée massive de GED (comme les éoliennes, la
biomasse, les micro-turbines, les piles à combustibles, les panneaux solaires, ...) au niveau de la
Haute Tension de niveau A (HTA, principalement 20/33 kV) et de la Basse Tension (BT,
principalement 400/230V) était à prévoir (Porkar Koumleh 2011). La production d’énergie plus
près des consommateurs d’où une baisse des coûts de transport et de distribution, ainsi que la
réduction des pertes dans les lignes. Dans les systèmes de distribution, GED offre de nombreux
avantages à la fois aux consommateurs et aux services publics d'électricité, en particulier dans

122
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

les cas où la production centralisée n'est pas possible ou dans les cas où il existe de graves
problèmes / problèmes avec le réseau de transport. La figure 4.2 présente les systèmes
d'alimentation électrique traditionnels et actuels (avec GED).
• La substitution de l’énergie conventionnelle « polluante » par des énergies
nouvelles plus « propres » et silencieuses.
• Un intérêt économique très important pour les exploitants de GED grâce aux
subventions accordées.
• En matière de planification, face à une augmentation de la charge, l’insertion de
GED sur le réseau de distribution permet d’éviter la construction de nouvelles lignes
HTB.
• La plus grande facilité de trouver des sites pour installer de petits générateurs.
• Le temps d’installation relativement court de GED.
• Pour l’alimentation de sites isolés, il peut être plus rentable d’alimenter un réseau
de distribution local avec des GED plutôt que de le relier à un poste HTB/HTA
lointain.

La cogénération, une des formes de GED la plus répandue, améliore le rendement


énergétique. Cette organisation est cependant remise en cause avec l’apparition de la production
d’énergie décentralisée. Cette reconfiguration du réseau est un des éléments du concept de «
smartgrid » (Guinot 2013).

Figure 4-15 système d'alimentation électrique traditionnel et actuel.

123
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

4.5 Méthodologie d’évaluation des impacts de la production décentralisée sur les


réseaux de distribution

Les réseaux électriques joueront un rôle important en permettant des parts plus élevées
d'énergies renouvelables variables dans le système. Ils sont nécessaires pour transporter
l'électricité des zones disposant de grandes ressources solaires vers les centres de demande tels
que les villes et les zones industrielles. En outre, il est moins coûteux de produire de l'électricité
à partir de l'énergie solaire sur ces sites, en grande partie en raison du prix des terrains et des
économies d'échelle disponibles dans les zones rurales. Les réseaux peuvent également aider les
communautés rurales à créer des emplois et de la richesse en produisant et en exportant de
l'électricité renouvelable pour les zones urbaines. Dans cette section, une méthodologie pour
intégrer les sources renouvelables dans le réseau électrique existant est décrite ci-dessous.
4.5.1 Aperçu de l'optimisation de l’emplacement et du dimensionnement des générateurs
d’énergie dispersés (GED)

La plupart des études d'optimisation de l'allocation de production distribuée (GED) leurs


objectifs sont divisés en trois groupes principaux (Pesaran H.A et al. 2017); qui sont des objectifs
techniques, des objectifs financiers et des objectifs multiples. Dans le premier, il existe deux
types d’objectifs ; minimisation des pertes de puissance ou d'énergie (Kim et al. 1998; Lee and
Park 2009; Rau and Wan 1994) ou amélioration du profil de tension (ou autres améliorations
objectives) (Al Abri et al. 2013; Juanuwattanakul and Masoum 2012; Muttaqi et al. 2014). Le
deuxième groupe s'est concentré sur les objectifs ayant des préoccupations financières; les
principaux types de ce groupe GED efficacité et maximisation de la récolte d'énergie (Dent et al.
2010; Ochoa et al. 2009; Raj et al. 2008), et la réduction des coûts et la maximisation du profit
(El-Khattam et al. 2005; Phonrattanasak et al. 2013; Zou et al. 2011). La dernière optimisation
multi-objectifs, en général, fournit des objectifs concurrents et permet aux planificateurs de
choisir la meilleure solution parmi les options disponibles, en fonction de leur expérience et de
leurs points de vue. Ce groupe divisé en fonction multi-objectifs de valeur réelle (Ochoa et al.
2008; Ochoa et al. 2006; Singh et al. 2009) ou fonction MO basée sur un index (Ghosh et al.
2010; Jain et al. 2012; Kumar and Gao 2010). Les combinaisons les plus courantes sont résumées
dans la Figure 4-16.

124
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

Figure 4-16 :Selected Objectives in Distributed Generation Allocation (Pesaran H.A et al. 2017).

Dans les études de flux d'énergie des systèmes de distribution radiale, la méthode de
balayage arrière/avant (BFS) est devenue l'une des méthodologies les plus populaires pour ce
type d'étude. En comparaison avec d'autres méthodes telles que ; méthode d'injection de courant
triphasé (TCIM) (Araujo et al. 2010), méthodes de Newton-Raphson et découplées rapides (Rupa
and Ganesh 2014), ils échouent avec le système de distribution en raison du rapport R/X élevé
des départs (Jabari et al. 2020), Un autre point essentiel les avantages des méthodes BFS sont
facilitées à appréhender et exécution mathématique de l'algorithme de base et de son excellent
résultat pour ce type de système (Araujo et al. 2010).

Figure 4-17 : Vue schématique de l'analyse bibliométrique du placement optimal du GED


photovoltaïque dans le réseau de distribution.

125
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

Notez que les mots-clés les plus utilisés sont ceux situés très près de la couleur rouge et qui
sont écrits en caractères gras, à l'inverse, les mots-clés les moins utilisés sont ceux très proches
de la couleur orange clair et qui sont écrits en lettres minuscules et transparentes. À partir de ces
ouvrages de littérature susmentionnés et sur la base d'une revue bibliométrique complète de plus
de 1000 articles publiés sur le sujet au cours des 15 dernières années à partir de la base de données
Elsevier, en utilisant la génération distribuée, l'optimisation, le système de distribution et
l'allocation comme mots-clés qui ont été utilisés comme mots-clés utiles pour trouver l'allocation
optimale de GED dans le système de distribution radiale, comme le montre la Figure 4-17 (en
utilisant l'outil de visualisation VOS), les observations suivantes peuvent être faites:

• La majorité des articles sur le placement optimal du GED dans le système de


distribution se sont concentrés sur des indices techniques tels que la réduction des
pertes de puissance et l'amélioration du profil de tension ;

• Le PSO, l'algorithme génétique, l'optimisation multi-objectifs et le flux de puissance


optimal sont les techniques d'optimisation les plus utilisées ;

• La plupart des articles ont utilisé la génération distribuée et le réseau intelligent qui
considéraient une alternative promise (GED) dans la transition vers les réseaux
intelligents ;
4.6 Méthodologie de sélection du site pour une localisation optimale du GED
connecté au réseau électrique : application du cas N'Goussa

Le cadre méthodologique proposé dans cette section est structuré en différentes étapes qui
sont résumées et illustrées sur la Figure 4-18. Comme décrit dans la section 4.6.1, la zone d'étude
a été initialement identifiée après un examen préliminaire de la situation géographique, de la
disponibilité des sources d'énergie renouvelables et des indications d'une augmentation de la
demande croissante d'électricité dans la région. Section 4.6.2, les étapes clés du cadre consistent
à déterminer la zone tampon ainsi que la zone classée et, enfin, à déterminer la zone appropriée.
Après cela, une conclusion cette section en décrivant ADMC en utilisant AHP dans un
environnement SIG. Dans la section 4.6.3 en utilisant les zones appropriées données par l'analyse
spatiale dans la section précédente, pour identifier l'emplacement exact du Générateur de
Distribution (GED), la méthode BFS a été utilisée sur le Réseau de Distribution (DN) existant
(région de N'goussa dans notre cas) et ; L'indice de sensibilité de tension (VSI), les pertes de
puissance actives et l'amélioration du profil de tension sont utilisés comme indices techniques.

126
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

Enfin, dans la section 4.6.4, des approches technico-économiques et environnementales de


différentes pénétrations de GED ont été appliquées pour déterminer le LCOE, les émissions de
CO2 évitées et les économies de carburant pour chaque taux de pénétration.

Figure 4-18 L'architecture de la méthodologie.

4.6.1 Présentation de la zone d'étude

Le champ de l'étude comprend la région de N’GOUSSA, avec une superficie totale de la


zone d'étude de 3 866 km², ce qui en fait l'une des plus grandes villes de la province de Ouargla
dans la région sud-est de l'Algérie. Ouargla est géographiquement située entre les latitudes de
28,29 et 33,35 N et les longitudes de 3,04 et 9,34 E. Cette région est généralement caractérisée
par un climat aride. Comme le montre la Figure 4-20 la carte solaire (Settou et al. 2021), ce qui

127
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

indique que la province d'Ouargla a un potentiel d'énergie solaire élevé dans les régions
d'Algérie. Dans la zone d'étude, le rayonnement solaire annuel moyen était compris entre 2164
kWh/m²/an et 2192 kWh/m²/an ce qui incite aux investissements dans ce domaine énergétique.
L'étude de cas de la région de N'GOUSSA contient l'un des plus grands réseaux de distribution
de la province OUARGLA. Ce qui est caractérisé par les paramètres techniques suivants ;
Système de test du système de distribution radiale (RDS) du bus 464 avec une charge totale de
(4,4708 + 3,2332i) MVA et une tension de base de 30 kV. Le schéma unifilaire de 464 systèmes
de bus est illustré à la Figure 4-19.

Figure 4-19 : Présentation de la zone d'étude d’N’goussa.

128
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

4.6.2 Développement du modèle de hiérarchie

Selon certaines publications, des études de cas sur la localisation des centrales solaires
photovoltaïques et des avis d'experts dans le domaine de la planification énergétique. Comme le
montre la Figure 4-18. Dans un premier temps, différentes sources (organisations
gouvernementales/ bases de données open source) ont été utilisées pour collecter des données
utilisées dans le développement de bases de données SIG à grande échelle à haute résolution
spatiale (29x29 m, plus de 4 millions de pixels par carte). Après cela, huit couches ont été
développées (la somme du DEM et de la carte du soleil est répertoriée dans le Tableau-A 7).
Restreindre la zone tampon autour des routes, des lacs, des lignes électriques, des villes, des
zones de végétation et des zones avec des pentes supérieures à 5%. Six critères ont été
sélectionnés, puis la méthode AHP a été utilisée pour calculer leurs poids, puis des outils SIG
ont été utilisés pour créer l'index final de la carte d'applicabilité. La carte est divisée en dix
groupes : de "le moins approprié" à "le plus approprié".
4.6.3 Description des critères et préparation de la base de données

Les facteurs suivants ont été pris en compte dans le choix du site du procédé de la centrale
photovoltaïque dans cette étude ; la distance de la zone de peuplement (urbaine), la distance de
la zone agricole (végétation), la distance des routes, des pentes, des lacs (barrages) et des lignes
électriques la distance. Pour la carte du rayonnement solaire développée par (Settou et al. 2021),
comme présenté sur la Figure 4-20, la carte d'irradiation solaire de la région N’GOUSSA a été
extraite et examinée séparément sur la base de la base de données raster à l'aide du logiciel
ArcGIS. Les résultats ont montré que les valeurs GHI sur l'ensemble de la zone d'étude sont
comprises entre 2164 kWh / m² / an et 2192 kWh / m² / an (faible valeur de variété). Pour cette
raison, ce critère n'a pas été évalué comme paramètre décisionnel pour ce travail. Les critères de
sélection peuvent changer d'une région à une autre en fonction des conditions et circonstances
locales (Uyan 2013). Les critères déterminants ont été divisés en trois groupes principaux :
économique, environnement et orographie (Tableau-A 5), et chaque critère a été détaillé comme
suit :

129
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

Figure 4-20 : Carte solaire du la zone d’étude.

Figure 4-21 Informations spatiales sur les critères d'évaluation.

Tous les critères d'évaluation et les contraintes ont été développés sous forme de cartes
numérisées (vectorielles et raster) à l'aide d'outils SIG (logiciel ArcGIS), des zones tampons ont
été considérées séparément pour chaque critère de contraintes comme détaillé dans le Tableau-
A 5 (annexe). Les valeurs de pondération pour chaque critère d'évaluation ont été calculées selon
la méthode AHP.
4.6.4 Algorithme Backward/Forward Sweep process

Comme mentionné ci-dessus, la méthode de "Backward/Forward Sweep" est généralement


utilisée pour surmonter le problème radial en raison de ses performances de calcul supérieures

130
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

et de sa facilité de mise en œuvre (Cheng and Shirmohammadi 1995) , Pour cette raison, dans
cette section, la méthode BFS sera utilisée pour analyser le flux de puissance dans le système de
distribution radiale dans notre zone d'étude. Effectuer des études de flux d'énergie sur le système
d'alimentation pour comprendre la nature du réseau installé. Le flux d'énergie est utilisé pour
déterminer les performances statiques du système (Jabari et al. 2020)(Rupa and Ganesh 2014).
Cette section propose une méthode basée sur la méthode BFS pour une répartition optimale des
centrales photovoltaïques (production distribuée) dans le réseau de distribution, visant à
minimiser la perte totale de puissance active et l'indice de sensibilité en tension de l'ensemble du
système. L'influence de la centrale GED sur la norme de courbe de tension est considérée comme
une contrainte d'optimisation. La Figure 4-22 montre l’organigramme des étapes de simulation
de la méthode BFS qui s’appliquait au problème de placement de GED mené dans le réseau de
distribution à 464 bus de la zone de N’goussa pour étudier ses performances sous différents
niveaux de pénétration de GED.

Figure 4-22 : Algorithme du calcul de BFS.

4.6.5 Emplacement optimal basé sur l'indice de sensibilité de la tension (VSI)

Tout d'abord, identifiez le nœud sensible à la tension pour chaque GED de pénétration (de
10% à 100%) de la capacité de charge totale de chaque départ sur chaque nœud, puis calculez
l'indice de sensibilité en tension (VSI) (Murthy and Kumar 2013). Lorsque GED est connecté au
bus j, la définition VSI du bus j est indiquée dans l'équation 4.2 :
2
√∑𝑛
𝑗=1(1−𝑉𝑗 )
𝑉𝑆𝐼𝑗 = Équation 4-2
𝑛

131
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

Où ; Vj est la tension au jème nœud et n est le nombre de nœuds (n = 464 dans notre étude
de cas). Le nœud avec la valeur VSI minimale sera sélectionné comme meilleur emplacement
pour le placement par le GED. Les étapes suivantes sont réalisées pour déterminer la taille
optimale GED :
Initialement, le GED est installé sur le nœud qui avait la valeur VSI minimale.

1. La taille du GED varie par étapes constantes «10% » d'une valeur minimale «10%» à
une valeur égale à la capacité de chargement du chargeur «100%»; jusqu'à ce que trouvé
la perte minimale de l'appareil.

2. La taille de la GED entraînant des pertes minimales est considérée comme optimale.

4.6.6 Impact du GED sur le profil de tension et les pertes de puissance

Afin de minimiser les pertes de puissance totale réelle dans un système de distribution, il
existe trois formules différentes telles que ; Formule de perte d'Elgerd, formule de perte de
courant de branche et formule de perte de puissance de branche (Hung et al. 2013). Dans cette
étude, la formule de perte de puissance utilisée comme fonction objective ; dans un système de
distribution avec n bus, l'injection de puissance active et réactive est fonction de tous les bus peut
être calculée à l'aide de l'Equation 4.3 (Sultana et al. 2016):
2 2
𝑃𝑏𝑖 +𝑄𝑏𝑖
𝑃𝐿𝑜𝑧𝑧 = ∑𝑛𝑖=1 ( |𝑉𝑖 |2
) 𝑅𝑏𝑖 (Équation.4.3)

Où Pbi et Qbi sont le flux de puissance active et réactive à travers la branche i.

La GED devrait soutenir et améliorer la tension du système, telle que la surtension et la sous-
tension, qui est l'un des principaux problèmes à résoudre pour améliorer le profil de tension (Vita
2017). Cependant, une pénétration excessive de GED peut avoir un impact négatif sur les
performances du système et peut entraîner de graves problèmes de surtension (Ismael et al.
2019).
4.6.7 Analyse technico-économique pour chaque stratégie

L'intégration d'une centrale photovoltaïque dans un système de distribution est récemment


devenue une stratégie importante pour économiser l'énergie et réduire les émissions de GES des
systèmes de distribution basse tension. L'évaluation technico-économique des systèmes de
centrales solaires (PV) intégrés à ces systèmes (distribution basse tension) est très importante
pour garantir leur bonne application dans le système de distribution. Dans le but de comparer

132
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

une stratégie de serval (niveaux de pénétration de 10 à 100%) d'un point de vue économique, les
coûts de production d'énergie électrique sont calculés comme le coût nivelé de l'électricité
(LCOE) (Eq.4.4). Le LCOEj spécifique à la technologie par technologie j (centrale
photovoltaïque et centrales électriques conventionnelles, etc.) englobe tous les coûts pendant la
durée de vie de la production d'électricité, y compris le coût en capital (Io), le coût de
remplacement (Rc) et le coût d'exploitation et de maintenance (O&M). Ces éléments de coût
sont donnés sous forme de valeurs annuelles et normalisés par l'électricité fournie annuellement
(Eel). Les coûts clés en main des unités de production d'électricité sont actualisés en utilisant le
coût moyen pondéré du capital WACC, N est égal à la durée de vie des technologies considérées
(Timmerberg et al. 2019).
𝐼0
1 +𝐶𝑅𝑐 +𝐶𝑀&𝑂,𝑗
∑𝑁
𝑛=1(1+𝑊𝐴𝐶𝐶)𝑛
𝐿𝐶𝑂𝐸 𝑃𝑉 = 𝐸𝑒𝑙,𝑗 (Equation.4.4)
∑𝑛𝑡=1(1+𝑟)𝑡

Le coût moyen de l'électricité par région est donné sous forme de valeurs agrégées en tant
que système LCOE selon (Eq. 4.5). La part d'électricité es correspond à la part d'électricité
produite par la technologie des centrales électriques j. En Algérie, le prix de l'électricité est égal
à 0,25 $ / kWh (Ghedamsi et al. 2016).
𝐿𝐶𝑂𝐸 𝑠𝑦𝑠 = ∑𝑗 𝐿𝐶𝑂𝐸𝑗 𝑒𝑠𝑗 (Equation.4.5)

En dépit de la croissance continue des émissions, le secteur de l'énergie a connu une


transformation importante au cours des dernières années. Aujourd'hui, l'intensité carbone
moyenne de l'électricité produite est de 475 gCO2/kWh (IEA 2019). Les émissions de CO2
réduites par la capacité solaire PV (centrale électrique) sont calculées en prenant la quantité de
production de combustibles fossiles (gaz naturel) compensée par PV et en multipliant par
l'intensité moyenne des émissions pour ces combustibles, les émissions annuelles de CO2
réduites sont calculées par (Eq .4.6).
𝐴𝑛𝑛𝑢𝑎𝑙 𝐶𝑂2 𝑒𝑚𝑖𝑠𝑠𝑖𝑜𝑛 (𝑚𝑒𝑡𝑟𝑖𝑐 𝑡𝑜𝑛) = 𝐸𝑒𝑙,𝑃𝑉 × 𝐶𝑖𝐶𝑜2 (Equation.4.6)

En utilisant une centrale photovoltaïque pour produire une quantité(𝐸𝑒𝑙,𝑃𝑉 ) d’électricité qui
permettra d’économiser son équivalent d’énergie fossile. Sur la base de la centrale électrique
algérienne, un mètre cube de gaz naturel consommé produira 0,246 kWh d'électricité (Algerian
Ministry of Energy 2018a). Le Tableau-A 6 présente les caractéristiques du module PV dans les
conditions de test standard utilisées dans cette section.

133
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

4.6.8 Carte des terrains d'aptitude pour la centrale solaire PV : cas de N'goussa

Dans cette partie de la méthode proposée (figure 4-23), six critères sont utilisés pour
déterminer l'emplacement de la centrale solaire le plus approprié. Afin de calculer l'indice
d'applicabilité, le tableau 6 donne la matrice de comparaison par paire obtenue à partir de la
méthode AHP et détermine le poids des critères utilisés dans l'analyse. Ces résultats
(comparaison de paires) peuvent être considérés comme acceptables, et leurs valeurs sont très
cohérentes, car le rapport de concordance (CR) est égal à 3,5%, ce qui est inférieur à 10%. Les
poids calculés sont : la distance à la ligne électrique est de 41,74%, la distance à la route est de
28,55%, la distance à la zone urbaine est de 12,57%, la distance à la végétation est de 8,91%, la
pente est de 4,89% et 3,34% est le lac.

Comme mentionné précédemment, la combinaison entre l'AHP et le SIG pour une


localisation optimale du site des fermes solaires générera une carte de l'indice d'aptitude des
terres (LSI) de la zone de N’goussa ; qui est représenté sur la Figure 4-23 et utilise les critères
d'évaluation (Figure 4-21) pour calculer les indices d'aptitude, sur la base des attributs de la zone
d'étude, les 6 critères sont un effet sur la décision de sélection du site. Ces critères ont été préparés
à l'aide d'ArcGIS avec des valeurs de pondération à l'aide d'AHP. Un système de classement
d'excellent (le plus approprié) à doux (le moins approprié) a été utilisé pour classer (une méthode
de classification à intervalle égal) les différentes régions de la zone d'étude jugées exploitables
pour le déploiement de l'infrastructure PV.

Figure 4-23 : Carte d'indice d'aptitude des terres.

134
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

La carte révèle que les emplacements les plus appropriés pour les fermes photovoltaïques
sont les districts de la région nord et sud de la ville de N’goussa, ainsi que le sud de Bour-Aicha,
EL-bour et le nord de [Link]. Ces sites sont classés comme les plus adaptés en raison de leur
distance par rapport aux villes plus que d'autres sites tels que [Link].

En conséquence, la zone appropriée représente 77,95% (3 013,31 km²) de la zone d'étude


qui a été divisée en dix intervalles avec une méthode de classification à intervalles égaux de
26,47% (797,62 km²) comme étant le moins adapté à 1,52% (45,81 km²) le plus adapté. 22,05%
(852,62 km²) de la zone d'étude ne sont pas adaptés aux zones de parcs solaires (qui comprennent
les zones tampons ligne électrique, routes, végétation, zones urbaines et lacs). La Figure 4-24
présente une répartition détaillée de la superficie des terres en km² par types de contraintes (sur
le côté droit) et l'indice d'aptitude des terres (sur le côté gauche). Les résultats dépendent
directement des critères sélectionnés, qui sont déterminés, catégorisés, puis organisés pour cette
étude de cas en fonction de l'expertise et des opinions des décideurs, et en tenant compte de la
disponibilité des données.

Figure 4-24 : Répartition des superficies terrestres de l'indice d'aptitude à la zone d'étude / contraintes
[km²].

4.6.9 Validation des résultats par Google Earth

La carte révèle que les emplacements les plus appropriés pour les fermes photovoltaïques
sont les districts de la région nord et sud de la ville de N’goussa, ainsi que le sud de Bour-Aicha,
EL-bour et le nord de [Link]. Ces sites sont classés comme les plus adaptés en raison de leur
distance par rapport aux villes plus que d'autres sites tels que [Link].

135
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

Les résultats de l'indice d'aptitude des terres ont montré qu'il existe 7 sites potentiels comme
classe la plus appropriée, qui sont examinés dans Google Earth. Deux sites sont éloignés des
jeux de barres du réseau existants (sous-station), ce qui les rend non nominés pour l'installation
d'une centrale solaire. Cinq sites semblent très appropriés en raison des jeux de barres du réseau
existants. Ces sites sont classés en haut de la liste des meilleures zones pour accueillir une grande
installation de centrale solaire. La Figure 4-25 montre la vérification manuelle des résultats
(validation de l'adéquation) à l'aide de Google Earth. Les 5 sites potentiels sont zoomés sur
Google Earth. La Figure 4-25 a démontré que les zones présentant le plus grand potentiel de
production sont les meilleures alternatives. En raison de la présence de plusieurs critères (aspects
techniques, économiques et environnementaux) tels que le faible coût d'accès au poste, la valeur
de la pente presque nulle (ne pas avoir de frais de terrassement), plus près des routes réduit les
coûts d'expédition / d'entretien. Des résultats qui démontrent la performance fiable de la
méthodologie proposée.

Figure 4-25 : Vérification de la précision de l'adéquation à l'aide de Google Earth par sites et par jeux
de barres.

4.6.10 Analyse du flux de puissance optimal à l'aide de la méthode BFS

Sur la base de l'analyse spatiale, les sites les plus appropriés ont été déterminés. L’étape
suivante, l'utilisation de la méthode BFS pour trouver le jeu bar optimal basé sur l'analyse du
flux de puissance, les fonctions objectives sélectionnées sont (l'indice de sensibilité à la tension,
les pertes de puissance) doivent être minimisées et l'amélioration du profil de tension, les
résultats de la trois indices techniques (VSI, pertes de puissance et amélioration de la tension).

136
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

[Link] Emplacement optimal basé sur l'indice de sensibilité de la tension (VSI)

Le but de la recherche de VSI est de trouver le nœud le plus sensible du système du point de
vue de l'indice de sensibilité de tension. Après le calcul des sensibilités à tous les jeux de barres,
le jeu de barres avec la valeur minimale de VSI sera utilisé comme emplacement optimal. Le
taux de pénétration de GED a été examinés avec une taille de pas de 10% de la charge totale.
Les résultats ont montré que le jeu de barres 104 a la valeur minimale de VSI dans chaque taux
de pénétration à partir de 0,884 p. u à 10% à 0,166 p.u à 100% de pénétration GED. De plus,
dans le cas de l'intégration, 10% de GED la différence entre les cinq cas est légère d'environ
0,05. Chaque fois que le taux de pénétration augmente, la différence augmente à 0,365 p.u entre
les jeux de barres 12 et 104 en tant que meilleur et moins jeu de barres du point de vue VSI.
L'indice de sensibilité de la tension dans le cas de base et après l'intégration GED avec différents
taux de pénétration pour les 5 jeux de barres candidats a été montré sur la Figure 4-26.

0.9

0.8

0.7

0.6
VSI (pu)

0.5

0.4

0.3

0.2

0.1

0
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%

Figure 4-26 : Variation de l'indice de sensibilité de la tension avec la taille du GED (taux de
pénétration).

[Link] Emplacement optimal basé sur la puissance active réelle

Afin d'identifier le jeu de barres optimal et le taux de pénétration de GED dans le système
de distribution en fonction des pertes de puissance, la méthode BFS a été utilisée dans les 5 jeux
de barres fondés via des analyses spatiales avec des changements dans le taux de pénétration de
GED. Les résultats des pertes de puissance présentés sur la Figure 4-27 montrent que ;
l’intégration de la GED dans le système de distribution réduira les pertes de puissance, mais à

137
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

un niveau de pénétration élevé des GED, les pertes de puissance augmenteront. Dans le cas du
jeu de barres N ° 12, la perte de puissance a été atteinte une valeur minimale de 0.4904 p.u à un
taux de pénétration de 90%, également dans le cas de jeux de barres 439, 63 et 99 une valeur
minimale de perte de puissance a été atteinte à un taux de pénétration 80% (leurs valeurs de
pertes de puissance présentées sur la Figure 4-27), dans le cas des jeux de barres 104 la
pénétration optimale de GED est de 60% avec une valeur de 0,3797 p.u.

1
0.9
0.8
Active power losses ( pu)

0.7
0.6
0.5
0.4
0.3
0.2
0.1
0
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%

Figure 4-27 : Variation totale de la perte de puissance réelle avec la taille du GED (taux de
pénétration).

[Link] Amélioration du profil de tension à l'aide de BFS

L’utilisation de la méthode BFS pour optimiser l'emplacement le plus approprié de GED


devrait satisfaire de nombreuses contraintes (Huy et al. 2020), l'une de ces contraintes étant la
tension du bus qui doit se situer à ± 5% de sa valeur nominale. Pour ce faire, une comparaison
entre le potentiel des 5 sites en utilisant l'approche proposée ci-dessus, où l'intégration de
différentes pénétrations de GED dans les jeux de barres nominés 12, 63, 99, 104 et 439
respectivement avec / sans GED est présentée sur la Figure 4-28. Au départ, nous pensions que
l'amélioration des profils de tension n'était pas de la même manière dans tous les cas, il y a une
augmentation des niveaux de profil de tension dans chaque pénétration GED d'une moyenne de
0,008084, 0,0124, 0,0142, 0,0120 et 0,00895 (pu) pour les jeux de barres 12, 99, 104, 63 et 439.
Ce que l'on retrouve clairement sur la Figure 4-28. Cependant, le meilleur profil de tension est
obtenu au jeu de barres 104 pour 70 à 100% par rapport à d'autres cas. De plus, nos résultats
semblent confirmés que l'amélioration du profil de tension dépend de la pénétration optimale de
la GED aux jeux de barres appropriés.

138
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

Figure 4-28 : Profil de tension avec variation de pénétration GED.

139
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

4.6.11 Évaluation technico-économique des taux de pénétration du GED

Comme mentionné ci-dessus, les analyses technico-économiques sont considérées comme


un outil utile utilisé dans l'évaluation des rentabilités du système. Dans cette section, l'approche
technico-économique était basée sur trois facteurs, tels que le LCOE, la quantité d'économie de
carburant (gaz naturel) et le CO2 évité. La Figure 4-29 présente les trois facteurs de l'évaluation
technico-économique considérés dans cette analyse.

Les résultats ont montré que la valeur LCOE dans le cas de base (sans intégration GED) qui
est dans sa valeur maximale est égale à 0,240 [$/kWh], tandis que dans chaque taux de
pénétration de GED (+ 10% de la charge totale) la valeur LCOE sera diminuée de 0,003 $ / kWh,
ce qui signifie qu'elle atteint 0,205 $ / kWh comme valeur finale du LCOE total. L’estimation de
la quantité d'économie de carburant et de CO2 évitée a été calculée sur la base de l'équation (4.7)
et de la valeur équivalente de chaque kWh dans un mètre cube de gaz naturel. Figure 4-29 le
montre ; la quantité de CO2 sera évitée dans le cas d'une pénétration de 100% de GED est égale
à 5 553 tonnes. Alors que la quantité d'économie de carburant est de plus de 3 millions de mètres
cubes dans le cas d'un taux pénétration de 100% de GED.

Figure 4-29 : Evaluation technico-économique dans la perspective de LCOE, d'économie de carburant


et les émissions de CO2 évitées.

140
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

4.7 Intégration des technologies de l'énergie hydrogène dans les systèmes


électriques autonomes

Avec le développement de la production décentralisée d'électricité à partir de sources


renouvelables, il est fort probable que les micro-réseaux joueront un rôle central dans les réseaux
du futur, non seulement pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et maximiser
l'utilisation d'énergie produite localement, mais également pour améliorer la résilience du
système global. Du fait de l'intermittence et de l'incertitude sur la production renouvelable (par
exemple photovoltaïque), des systèmes de stockage de l'énergie doivent être intégrés. Cependant,
déterminer leur dimensionnement et comment les contrôler pose plusieurs défis, en particulier
parce que le dimensionnement optimal dépend de la stratégie de gestion utilisée, ou encore
lorsque différents types d'énergie sont utilisés. Dans cette section, nous présentons la
modélisation et l'optimisation d'un système hybride de stockage d’énergie à base d’hydrogène
dans un réseau électrique autonome cas du N'goussa.
4.7.1 Modélisation de systèmes hybrides PV/hydrogène connectée au réseau électrique ;
cas de la région de N'goussa.

Une économie de l'hydrogène reposerait sur deux processus électrolytiques associés à de


fortes pertes d’énergie : l'électrolyse et les piles à combustible. De plus, entre la conversion
d'électricité en hydrogène par électrolyse et la reconversion de l'hydrogène en électricité par les
piles à combustible, le gaz vecteur d'énergie doit être conditionné par compression ou
liquéfaction. Il doit être distribué par des engins ou par des pipelines, stocké et transféré, quelle
que soit l'utilisation finale de l'hydrogène, dans les applications fixes, mobiles ou portables. Dans
ce travail, nous analysons la consommation d’énergie de toutes les étapes importantes des
processus de conversion d’énergie. Nous présentons et discutons les résultats de l'ensemble des
essais de simulation conduits dans notre étude. Dans un premier temps, nous présentons le cas
d’étude, en l’occurrence, la daïra de n’goussa dans la wilaya d’Ouargla. En deuxième temps, les
résultats relatifs à la modélisation du système choisi composé d’une ferme PV, d’un électrolyseur
type PEM « SILYZER-200 », d’une pile à combustible PEM, d’un réservoir et d’un compresseur.
La procédure de résolution et la présentation des résultats sont basées sur les quatre volets
suivants :
• Production d’hydrogène H2 à partir l’électrolyseur.
• L’énergie électrique générée à partir de la pile à combustible.
• Recherche du niveau optimal de production à partir source fossile.

141
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

• Étude techno-économique du système.

Tableau 4.4 : Modèles du sous-système.


Sous-système Modèles de chaque sous-système

Photovoltaïque
𝐺
𝑃𝑃𝑉 = (𝑃𝑟𝑎𝑡𝑒 𝑁𝑝𝑣 𝐷𝑓 ) ( ) (1 + 𝑘𝑡 (𝑇𝑐𝑒𝑙𝑙 − 𝑇𝑟𝑒𝑓 ))
𝐺𝑟𝑒𝑓
𝑁𝑂𝐶𝑇 − 20
𝑇𝑐𝑒𝑙𝑙 = 𝑇𝑎𝑚𝑏 + 𝐺 ( )
0.8
Compresseur 𝛾−1
𝑇𝐼𝑛 𝐶𝑝(𝑔𝑎𝑧) 𝑃𝑜𝑢𝑡 𝛾
𝑃𝐶𝑜𝑚−𝐺𝑎𝑧 = (( ) − 1) 𝑚̇𝐺𝑎𝑧
𝜂𝑐−𝐼 𝑃𝑖𝑛

Réservoir 𝑡
𝑉̇𝑒𝑙 (t)ΔH 𝑉̇𝑃à𝐶 (t)ΔH
𝐸ℎ2 (𝑡) = 𝐸0,ℎ2 + ∫ ( − ) 𝑑𝑡
𝑉𝑇 𝑉𝑇
0
Électrolyseur 𝜂𝑒𝑙 𝐼(𝑡)𝑒𝑙
𝑚̇𝑒𝑙 = 𝑁𝑐𝑒𝑙𝑙,𝑒𝑙
𝐶𝐻2
Pile à combustible 𝜂𝑃à𝐶 𝐼(𝑡)𝑃à𝐶
𝑚̇𝑃à𝐶 = 𝑁𝑐𝑒𝑙𝑙,𝑃à𝐶
𝐶𝐻2
Convertisseur boost 𝑃𝑑𝑖𝑠 = 𝜂𝑐𝑜𝑛 × 𝑃𝑐𝑐

4.7.2 Modèle de profil de charge électrique

Nous utilisons comme donnée principale pour la problématique développée dans cette partie
du travail le profil de charge électrique qui correspond à la consommation électrique annuelle.
Dans le profil de charge utilisé, il est clair que ; il y a deux périodes, la première en saison
hivernale avec une faible consommation d'énergie. Le second, en été avec un niveau de
consommation élevé (près du triple de la saison d'hiver).

142
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

Figure 4-30 : Profil de charge électrique annuelle (en MWh) et la production du réseau et le parc
photovoltaïque.

4.7.3 Description du système hybride à base hydrogène

Les énergies du solaire sont omniprésents, disponibles gratuitement, et respectueux de


l’environnement. Au cours des dernières années, la combinaison de ces sources d'énergie
renouvelables système hybride photovoltaïque est devenue une alternative attrayante et viable à
l'énergie fossile produite pour répondre à la demande d’électricité. Les composants de ce système
d'énergie hybride se composent de deux sources d'énergie (PV et réseaux électrique). Dans la
Figure 4-31, nous présentons un système hybride de stockage d’énergie à base d’hydrogène dans
un réseau autonome. Selon les besoins en énergie durant la journée, Le système hybride d'énergie
renouvelable est étudié pour l'alimentation électrique utilisée l'électrolyseur pour fractionner
l'eau en hydrogène et en oxygène.

143
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

Figure 4-31 : Structure du système hybride basée sur l'hydrogène comme vecteur énergétique de
stockage.

Dans ce système il y’a un électrolyseur de type PEM, un convertisseur AC/DC associé à


l'électrolyseur et photovoltaïque DC/DC un convertisseur DC/AC qui est inclus dans ce sous-
système. Une pile à combustible de type PEM et un convertisseur DC / AC associé aux piles à
combustible est inclus dans ce sous-système, Deux réservoirs H2 et un réservoir O2 d’une
capacité individuelle équivalente et un réservoir d’eau qui récupère la production d’eau issue de
la pile à combustible et assure l’alimentation en eau de l’électrolyseur.
4.7.4 Algorithme de processus du calcul (gestion d’énergie)

Après avoir défini les fonctions objectives et la stratégie de gestion de l'énergie sur la base
du modèle de performance proposé, la stratégie d'optimisation est définie à la Figure 4-32 et est
mise en œuvre à l'aide d'un algorithme. Le modèle d'optimisation pour le système à grille à
hydrogène est développé dans [Link] comprend deux parties. La première partie est basée sur
le cycle de simulation du système, défini par la stratégie de gestion de l'énergie en fonction du
modèle de performance de chacun des sous-systèmes. Cependant, la deuxième partie recherche
la valeur optimale des paramètres optimisés, en remplissant toutes les fonctions objectives. En
entrée du code d’optimisation.

144
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

Début

t=1

Profil de charge
Température ambiante
Irradiation solaire

NON OUI
Icons<Pr
o

Production Production d’h2


Électricité à partir Pàc Électrolyseur

Compresseur

Réservoir H2

t=t+1 t >8760h

Etude techno-économique du système réseau – hydrogène

Fin

Figure 4-32 Organigramme du système hybride (réseau, photovoltaïque) à base hydrogène.

4.7.5 Evolution des périodes de production d’hydrogène et d’électricité

Dans cette partie du travail, nous avons appliqué l’algorithme de calcul au système
énergétique proposé composé de l’électrolyseur, de la pile à combustible et des organes
auxiliaires. Nous présentons ensuite les résultats obtenus pour chaque sous-système du processus
technologique de stockage et déstockage d'hydrogène. Nous utilisons comme donnée principale
le profil de charge exprimé en courant électrique qui est directement proportionnel à la
consommation énergétique de la région concernée. Nous allons d'abord déterminer le niveau de
production d’énergie électrique optimal qui sera délivré par la société Sonelgaz, et qui est calculé

145
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

en égalant la quantité d'énergie électrique pour les deux périodes de stockage (la consommation
est inférieure à l’alimentation par le réseau électrique) / déstockage (la consommation est
supérieure au niveau de l’alimentation de Sonelgaz) d'hydrogène (Figure 4-33). Ce bilan nous
permet de déterminer exactement le niveau d’alimentation de l’énergie électrique assurée par
l’opérateur énergétique, en l’occurrence Sonelgaz, et ceci en tenant compte des différents
rendements de conversion énergétique de chaque sous-système (électrolyseur, pile à combustible
et compresseur).

Figure 4-33 Evolution des périodes de production d’hydrogène et d’électricité

La figure 4-33 représente l'évolution des périodes de production d’hydrogène et


d’électricité, pour fixer le niveau de production optimal, il devrait y avoir une égalité de quantités
d'énergie dans les deux périodes, mais la grandeur physique n'est pas en même unité, pour cela
et après soustraction des pertes d'énergie dans le processus de stockage de l'hydrogène (efficacité
de l'électrolyseur et puissance de compresseur). Il convient d'estimer la quantité d'énergie
équivalente à la quantité d'hydrogène produite. L’égalité de l'énergie électrique équivalente à la
quantité de l'hydrogène stocké dans le réservoir et d’électricité produit au niveau de la pile à
combustible, nous permet d’écrire l’équation (4.6):

𝐸𝑒𝑞 = (𝐼𝑒𝑙𝑒𝑐 × 𝑈𝑅𝑒𝑠 × 𝜂𝑒𝑙𝑒𝑐 × 𝐻𝐻𝑉 × 𝑚̇𝐻2 ) − 𝑊𝑐 (Equation.4.8)

146
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

𝐸𝑒𝑞 Energie électrique équivalente à la quantité de l'hydrogène


𝐼𝑒𝑙𝑒𝑐 Courant électrique passé dans électrolyseur
𝑈𝑅𝑒𝑠 Tension électrique du l’électrolyseur
𝜂𝑒𝑙𝑒𝑐 Rendement de l’électrolyseur
𝐻𝐻𝑉 Pouvoir calorifique supérieur d’hydrogène
𝑚̇𝐻2 Débit massique sortant à électrolyseur
4.7.6 Production et stockage d’hydrogène (fonctionnement de l’électrolyseur)

Afin d'estimer la quantité de l'énergie équivalente à la quantité d'hydrogène stocké dans le


réservoir, il faut calculer la quantité l'hydrogène produit à la sortie de l'électrolyseur et l'énergie
électrique consommée par le compresseur pour stocker de l'hydrogène sous forme de gaz à haute
pression.

Figure 4-34 : la variation temporelle de la production d'hydrogène à la sortie de l’électrolyseur [kg/h].

Les figures 4-34 représentent la variation de la production d’hydrogène et la puissance du


compresseur respectivement en fonction de temps, ceci correspond aux heures où le niveau de
la production est supérieur au niveau de la consommation, ce qui signifie qu'il y a un excès
d'énergie électrique fourni par l’opérateur.

147
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

Figure 4-35 : état de charge de réservoir d’hydrogène [%].

L'état de charge du réservoir montre que le niveau d'hydrogène dans les réservoirs est
compris entre 8 et 98% ; dans l’heurs creux (11h -14h) l’état de charge attendre plus 90%, et lors
que nos besoins plus qu’énergie (pile à combustible en marche) le niveau de l’hydrogène attendre
mois de 25 %.
4.7.7 Production de l’électricité (fonctionnement de la pile à combustible)

Pour évaluer la quantité de l’électricité injectée dans le réseau électrique, nous avons estimé
la quantité de l’électricité produite à partir de la pile à combustible pendent les périodes où
l’alimentation de Sonelgaz est inférieure à la consommation de la localité.

148
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

Figure 4-36 : périodes du fonctionnement de la pile à combustible.

La Figure 4-36 montre que la pile à combustible marché dans une plage du 15-17 h / par
jour et la production maximal à 38.6 kg dans le mois du Mai avec une valeur dépassée 3.75 MW,
malgré la pile fonctionnée dans des heures plus que l’électrolyseur, la quantité d’énergie
électrique est égale à celle-lui ce de la période de production d’hydrogène, cette quantité
électrique est liée à une grande demande énergétique due aux conditions environnementales de
la région pendant cette saison d’été.
4.7.8 Etude économique du système

A l’heure actuelle, la démarche utilisée pour apprécier l’intérêt économique d’un système
énergétique s’appuie sur un schéma de fonctionnement fixé. Ensuite, à partir d’un scénario
incluant la durée de vie de système, ainsi qu’un taux d’actualisation, il est possible de calculer le
coût de production d’énergie. Dans le cas de notre système, afin de calculer le coût de l’électricité
produite, une analyse du coût de cycle de vie (Life Cycle Cost, LCC) (Sieglinde and Stephen
1995), devra inclure le coût de financement du capital ainsi que la valeur actualisée des coûts
d’exploitation, d’entretien et de remplacement sur la durée de vie prévue du système.
[Link] Coût d’investissement total :

Le coût d’investissement total est le coût global d'une installation du système qui est
composé de deux parties distinctes : l'investissement initial et les frais d’exploitation et de

149
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

maintenance. Le coût moyen actualisé d’électricité est le rapport des valeurs actualisées nettes
des coûts de cycle de vie (life cycle cost) du système de production d’électricité (coût
d’investissement initial, dépenses de maintenance et de remplacement), sur la quantité d’énergie
électrique produite durant la vie de système (Matt 2008).

Tableau 4.5 : Coûts et autres paramètres pour l'analyse économique (Dawood et al. 2020;
Mokhtara et al. 2021; Samy et al. 2019)
FC L’électrolyseur PV Réservoir
Durée de vie [𝑁] 50000 h 15 ans 25 25 ans
Coût initiale [𝐼0 ] 600 $/kW 886 $/kW 770 $/kW 35 $/kWh
Coût de remplacement [𝐶𝑟 ] 75 $/kW 40 $/kW 23 $/kW 100 $
Coût d'exploitation et de 0,01 20.5 38 $/kW 10
maintenance [𝐶𝑂&𝑀 ] $/h/kW $/année/kW $/année/kW
[Link] La rentabilité de système :

Les critères de rentabilité choisis dans le cadre de cette analyse sont le délai de
récupération et le taux de rentabilité interne (TRI). Le délai de récupération correspond à la
période de temps au bout de laquelle les rentrées nettes de fonds auront permis de rembourser
l’investissement initial. Au-delà de cette période, l’énergie récupérée est considérée comme gain
pour notre système. La Figure 4-37 montre l’évolution des revenus et des dépenses
d’investissement en fonction des années.

Figure 4-37 : Evolution des revenus et des dépenses d’investissement.

150
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

Nous avons étudié la durée de vie de chaque composant du système, et nous avons pris la
plus grande durée de vie qui est de 20 ans. Les composants des sous-systèmes qui ont des durées
de vie inférieure à celle proposée, connaitrons des remplacements en fonction des durées de vie
de chaque sous-système. La courbe bleue qui représente les dépenses engagées pour réaliser le
projet comprenant un cout initial (cout des équipements et auxiliaires) et des dépenses variables
au cours des années (maintenance, exploitation et remplacement). La deuxième courbe en jaune
représente les revenus issus de la production d’énergie électrique à partir du stockage
d’hydrogène. Le point d'intersection des deux courbes représente l’égalité entre les dépenses et
les revenus. La durée nécessaire à la récupération des investissements engagés est de 10 ans et 6
mois. L’énergie récupérée au-delà de cette période est estimée à 9 929 GWh et qui correspond à
un gain net estimé à 39 716 079 $ sur la base du tarif standard international. Les revenus peuvent
être calculés à partir de la formule suivante (Eq.4.9) :

𝑅𝑒𝑣𝑒𝑛𝑢𝑠 = ∑𝑁=20
𝑛=1 [(𝐸𝑣𝑒𝑛𝑡𝑒 × 𝑃𝑣𝑒𝑛𝑡𝑒 ) − (𝐸𝑎𝑐ℎ𝑒𝑡𝑒𝑟 × 𝑃𝑎𝑐ℎ𝑒𝑡𝑒𝑟 )] (4.9)
4.8 Quelles évolutions pour les transports dans la transition énergétique ?

Compte tenu de la situation actuelle, les évolutions de la transition énergétique dans les
transports routiers tendent à se tourner vers des solutions alternatives et variées pour faire
fonctionner les flottes. Électrique, biocarburants ou encore gaz, tour d’horizon de quelques
énergies pouvant être utilisées par les parcs de véhicules.

L'énergie renouvelable devra jouer un rôle fondamental dans le secteur des transports de
l'avenir. L'avenir du secteur des transports sera beaucoup plus complexe, avec de multiples
acteurs, technologies et liens directs avec le système électrique. Il est clair que les solutions
d'énergies renouvelables pour le secteur du transport routier doivent être intégrées dans un cadre
plus large d'actions qui réduisent également la demande de services de transport, modifient le
choix des modes de transport et augmentent l'efficacité des véhicules - la méthode Éviter-
Décaler-Améliorer (Figure 4-38) (EDA) (REN21, 2018).

151
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

Figure 4-38 énergie renouvelable dans le contexte de la méthodologie Éviter-Décaler-Améliorer (EDA)


dans le secteur des transports.

4.8.1 Routes solaires : les bases de l'approvisionnement énergétique

Les routiers solaires sont une nouvelle technologie conçue pour servir de couche supérieure
de l'infrastructure de chaussée. Le principal avantage de cette approche est qu'il s'agit d'une
structure modulaire qui intègre des cellules photovoltaïques qui convertissent directement
l'énergie solaire incidente en électricité. Cette électricité pourrait avoir un certain nombre
d'utilisations, comme alimenter des lampadaires, recharger des véhicules électriques ou être
vendue à des entreprises de distribution locales. Alors que la plus grande influence de ces
panneaux proviendrait du remplacement des chaussées routières, des applications à vitesse et
volume beaucoup plus faibles sont actuellement considérées comme des emplacements idéaux
pour l'installation de ces panneaux. Les panneaux sont une structure composite à trois couches
qui se compose de couches transparentes, optiques et de base, comme le montre la Figure 4-39
(Lee et al. 2013). La couche transparente gère l'interaction directe avec les véhicules et permet
au rayonnement solaire de passer à travers la couche optique. La couche optique transfère la
charge sur la couche transparente à la couche de base en la dirigeant autour des cellules solaires
intégrées dans les découpes structurelles. Enfin, la couche de base transfère la charge à la base
structurée sous le panneau (Northmore 2014).

152
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

Figure 4-39 couche de routes solaire.

4.8.2 Approche historique du développement des routes solaires

En 2014, Scott et Julie Brusaw ont construit le premier parking à chaussée solaire dans la
cour de leur maison à l'aide de panneaux de chaussée solaires hexagonaux qu'ils avaient eux-
mêmes conçus (Figure 4-40 (a)). La même année, la première piste cyclable solaire au monde,
une piste cyclable de 230 pieds de long (environ 70 m), a été construite à Krommenie, en
Hollande, pour un coût de 3 500 000 €. La piste cyclable a été construite avec des panneaux
solaires en silicium cristallin recouverts de béton et de verre trempé translucide (TNO Annual
Report 2014) (Figure 4-40 (b)). En 2016, la première route solaire au monde, « Wattway», a été
construite le long d'un kilomètre de route de campagne à Tourouvre, en Normandie, en France
pour un coût de 5 000 000 € (Figure 4-40 (c)). Wattway est recouvert de 2800 m2 de panneaux
solaires qui sont protégés par une couche de silicone et peuvent supporter environ 2000 véhicules
par jour (Colas 2016a). La même année, le groupe Hanergy a achevé le développement d'une
série de produits de chaussées solaires flexibles à membrane mince et les a utilisés pour
construire deux tronçons de routes cyclables de démonstration en Belgique et aux Pays-Bas
(Figure 4-40 (d)). Actuellement, Hanergy développe une technologie de revêtement solaire
pliable en forme de tapis et des équipements de construction basés sur leur cellule solaire à
membrane mince et conçus pour un déploiement rapide. En 2017, le tronçon de route
photovoltaïque expérimental « Sun No.1 » a été posé à Shaoxing, en Chine (Figure 4-40 (e)).
La même année, la première autoroute photovoltaïque au monde, une autoroute photovoltaïque
de 1 080 m de long qui peut transporter de lourdes charges (Figure 4-40 (f)), a été construite
dans le réseau routier périphérique de Jinan au coût de 41000000 RMB, correspondant à un coût
par mètre carré d'environ 7 000 RMB. La chaussée est actuellement en phase de test et des

153
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

expériences ont été menées pour évaluer sa production d'électricité et ses performances routières.
Dans le Zhejiang, en Chine, la recherche et le développement de la « Trinity » Super Road, qui
combine le stockage d’énergie photovoltaïque intégré, la recharge sans fil mobile et les véhicules
intelligents sans conducteur, est actuellement en cours. Ces exemples d'ingénierie illustrent la
faisabilité et le potentiel de développement des chaussées solaires. En tant que source d'énergie
de récupération, l'énergie des chaussées photovoltaïques est propre, non polluante et stable. Les
chaussées photovoltaïques peuvent non seulement répondre aux exigences de développement de
nouvelles sources d'énergie renouvelable propres, mais peuvent également fournir un large
éventail d'applications pour l'énergie électrique convertie, y compris l'alimentation des
installations d'ingénierie de la circulation, des équipements routiers intelligents et des voitures
électriques.

Figure 4-40 Récentes réalisations commerciales et expérimentales dans les routes solaires (Pei et al.
2019).

4.9 La méthodologie d'estimation de l'énergie disponible produite par la route


solaire ; étude de cas route E-O

Afin d'évaluer la production d'électricité et d'hydrogène dérivée de la technologie de la route


solaire de l'OE routier d'Algérie basée sur l'utilisation d'outils SIG, il y a trois étapes de calcul
importantes comme le montre la Figure 4-41. Deux types de bases de données sont utilisées pour
nos calculs. Le premier comprend les attributs des routes qui incluent les noms de routes, les
longueurs de routes, les emplacements (coordonnées de chaque segment) et le volume de trafic.
L'autre concerne les informations sur l'énergie solaire qui incluent l'irradiation solaire annuelle
pour chaque pixel donné par (KWh / m²/ An).

154
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

Figure 4-41 Schéma de principe pour évaluer l'approvisionnement en énergie solaire disponible des
routes dans la route E-O.

4.9.1 Sources de données et préparation de la route EO

Afin de générer le jeu de données de polylignes E-O de la route. Google-Earth, en tant que
plate-forme de visualisation et outils de conversion développés appelés « générateurs KML », a
été utilisé. L'image satellite haute résolution disponible dans Google Earth a été suffisamment
utilisée pour la visualisation et la numérisation de la route E-O. À l'aide ses outils, la ligne E-O
de la route a été générée et stockée sous forme de fichiers (.kml), puis importée dans ArcGIS
pour être convertie en fichier de formes (.shp).
4.9.2 Estimation of solar electricity/hydrogen production

En utilisant les formules suivantes (équation 4.10) pour estimer la quantité annuelle
d'électricité et d'hydrogène produite par la route E-O, l'électrolyseur PEM utilisé dans le
processus de production d'hydrogène avec un rendement de 75%. à considérer, l'électrolyseur a
consommé 53,2 KWh pour produire un kg d'hydrogène (Rahmouni et al. 2017).

𝐸𝐻2 = 𝜂𝑆𝑅𝑃 × 𝐺 × 𝜂𝐸𝑙𝑒𝑐 (4.10)

Où G l'irradiation solaire horizontale annuelle [kWh/[Link]] et 𝜼𝑺𝑹𝑷 l'efficacité du panneau


routier solaire [%]. Pour estimer le potentiel d'énergie électrique, nous avons utilisé le rendement
des panneaux COLAS qui est égal à 15%.(Colas 2016b). 𝜂𝐸𝑙𝑒𝑐 ; est l'efficacité de
fonctionnement de l'électrolyseur. 𝐸𝑆𝑅𝑃 ; est énergie électrique produite à partir de panneaux
solaires routiers [kWh / [Link]]. Lorsque le potentiel de la moyenne annuelle de l'énergie
électrique solaire disponible par panneau solaire routier est estimé, la production annuelle

155
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

d'hydrogène à partir de cette ressource renouvelable peut être calculée comme suit (Settou et al.
2019) ;

EH2  Elec E SRP


M H2 = = (4.11)
HHVH 2 HHV H 2

Où MH2 est la production annuelle d'hydrogène [kg/m².an], EH2 est l'énergie équivalente à
l'hydrogène produit [kWh/m²/an] and HHVH2 : pouvoir calorifique supérieur d'hydrogène (39.4
kWh/kg).
4.9.3 Estimation des émissions de CO2 de la route E-O

La quantité de CO2 générée par la combustion d'un kilogramme de carburant dépend de la


quantité de carbone dans le carburant. Par exemple, le dioxyde de carbone émis par la
combustion de 1 kg d'essence et de diesel est respectivement de 3216,02 g et 3232,3 g (ADEME
2014). Selon (Salvi and Subramanian 2015) pour une voiture de tourisme moyenne. L'émission
annuelle de CO2 est calculée par :

g 
CO2 emission of gasoline (4.12)
Annual CO2 emission (metric ton) =   L
kg
 km 
fuel economy of gasoline
 kg 

Où L; est la distance parcourue en voiture en km / an. Un véhicule de tourisme typique avec


un trajet annuel de plus de 100 000 km, l'estimation des économies de carburant (essence / diesel)
par une analyse comparative entre un ICE moyen et un FCEV était en deux parties; un aperçu
des véhicules à moteur à combustion interne les plus répandus sur les routes algériennes; qui est
basé sur les statistiques de l'Office national des statistiques (ONS 2017) les fiches techniques de
chaque type de véhicule comme sources; dans notre analyse comparative des véhicules
sélectionnés qui en fonction des paramètres techniques (volume des réservoirs, consommation
de carburant pour 100 km) qui servent de critères de véhicule moyen sur les routes algériennes
est: 4,9 L aux 100 km; qui permettent de le compartimenter avec des FCEV (Toyota Mirai 1 kg
H2 pour 100 km (TOYOTA 2016)).
4.9.4 Quantité d'électricité / d'hydrogène produite par la route solaire

En suivant la méthode décrite dans la section précédent (4.9) ; et en utilisant Eq. (4.7) et les
valeurs sont présentées sur la Figure 4-42, cela donnera une estimation de la production
d'électricité du RSP sur plus de 804 GWh par an, l'estimation de l'irradiation solaire disponible

156
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

pour chaque province est calculée en fonction de l'irradiation solaire annuelle disponible et la
superficie des segments, due à une répartition inégale de l'irradiation solaire entre les différentes
régions de la route EO, qui sera l'effet sur l'électricité produite ou l'hydrogène de cette route; cela
est observé dans le cas des provinces de Skikda et Chlef, elles ont produit en moyenne une
électricité proche de 50 GWh / an mais avec un écart de près de 3 km de longueur de segment
de route E-O entre elles.

Figure 4-42 Production d'électricité et d'hydrogène à partir de RSP pour chaque segment de province

Au cours de cette estimation, le problème le plus important est que l'hydrogène produit
répond aux besoins de la demande en infrastructure de la station, dans cette phase, nous nous
basons sur les stations d'infrastructure classiques des ICE et calculons l'hydrogène fourni pour
chaque station comme le montre la Figure 4-43.

Figure 4-43 La quantité d'hydrogène fournie aux stations-service conventionnelles.

157
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

4.9.5 Estimation de la quantité de carburant économisée et de CO2 évitée

Dans cette partie de l'analyse, et l'évaluation de l'élimination des émissions de CO2 à l'aide
d'un véhicule FCHEV (1 kg H2 pour 100 km) a été comparée à un véhicule à essence moyen
(4,9 litres pour 100 km), et des estimations dérivées des économies de carburant dans la même
longueur parcourue, qui correspond à la capacité d'entraînement de l'hydrogène complet produit
dans la route EO grâce à la technologie solaire routière pendant un an.

Figure 4-44 Quantité de dioxyde de carbone évitée et économie de carburant dans le RSP

Dans la Figure 4-44 émissions de dioxyde de carbone évitées pour chaque province, il a
montré les émissions de CO2 dans certaines parties de la route EO plus de 15 tonnes / an
(Telemcen, Bouira, Aindefla et Taref) c'est dû à la longueur de la route dans ces provinces, la
longueur parcourue n'est pas le seul facteur sur l'émission de CO2, ce sont d'autres facteurs tels
que ; le CO2 dans le carburant utilisé par le véhicule et son économie (km par kg de carburant).
D'autre part, les économies de carburant (essence / diesel) lors de l'utilisation de FCHEV à base
d'hydrogène comme carburant à la place de ces combustibles fossiles, c'est plus de 41 000 litres
par an.
4.10 Technologie des Routes solaire alimenté une voie de Tramway : cas
d’application tramway d’Ouargla.

Le tramway d’Ouargla, construit dans la ville d’Ouargla en Algérie, est le tout premier
tramway du désert, conçu pour résister aux conditions climatiques extrêmes liées à la proximité
du désert. La ligne relie la vieille ville d'El Ksar (gare de Sid Rouhou) à la nouvelle ville de Hai
Nasr (gare de Chenine Kadour) en passant par la nouvelle ville ainsi que la nouvelle gare routière,
faisant du tramway une ligne centrale le centre-ville d’Ouargla. Le tramway a été inauguré en
mars 2018, exploité par Enterprise métro d’Alger (EMA). La ligne permet le transport de 3 450

158
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

passagers par heure dans chaque direction. Le nombre annuel moyen de passagers sur la ligne
devrait atteindre 34 millions de passagers. La ligne de tramway et Ouargla s'étend sur 9,6 km et
16 stations et comprend également (SETRAM 2018):

Figure 4-45 Ligne du tramway d'Ouargla

4.10.1 Consommation énergétique mensuelle du Tramway


La figure 4-47, représente la consommation mensuelle du Tramway pour la période allant
de juillet à décembre (nous ne disposons pas des données énergétiques pour le reste de l’année).

1000

800

600

400

200

0
Juillet
Aout
septembre
Octobre
Novembre
Décembre

Figure 4-46 : Evaluation de la consommation mensuelle de tramway d’Ouargla en MWh.

159
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

La consommation mensuelle énergétique est variable allant de 937 MWh à 684 MWh
respectivement pour les mois de juillet à novembre. Ceci est dû au nombre de rames circulant
sur la voie du tramway qui est variable en fonction de la fréquentation des usagers et variant de
28 à 32 selon les mois de l’année.
4.10.2 Production photovoltaïque mensuelle des panneaux disposés sur la route du
tramway
La Figure 4-47 représente la production énergétique mensuelle des panneaux
photovoltaiques disposés sur la route du tramway et ceci en utilisant le modèle mathématique
déjà présenté pour les données météorologiques du site choisi.

énergie électrique photovoltaïque mensuelle (MWh)


3000

2500

2000

1500

1000

500

0
Juillet Aout Septembre Octobre Novembre Décembre

Figure 4-47 : Evaluation de la production mensuelle de l’électricité photovoltaïque dans la route


tramway d’Ouargla en MWh.

En analysant la Figure 4-47, on remarque que la production d’énergie électrique n’est


pas uniforme pour tous les mois, elle est maximale au mois de Août et de Juillet, et elle est moins
importante pour les autres mois de l’année. Car c’est à ces deux mois qu’on obtient la valeur
maximale de l’irradiation solaire. La production énergétique est maximale pour le mois de juillet
avec une valeur de 2745 MWh, et minimale pour le mois de décembre avec une valeur de 1274
MWh qui représente moins de la moitié du mois de juillet.

La Figure 4-48 représente la consommation énergétique du tramway et l’énergie électrique


photovoltaïque produite par les panneaux disposés sur la route. Nous remarquons que la
production d’énergie d’origine solaire sur la surface globale de la route (environ 7 ha) dépasse
les besoins énergétiques du tramway. Le surplus d’énergie est évalué à environ 14.12 GWh.
Cette quantité produite durant la journée peut être cédée à l’opérateur énergétique, en

160
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

l’occurrence, l’entreprise SONELGAZ et facturée selon le prix standard international qui est de
0.213 €/kWh. Ce surplus annuel d’énergie peut nous rapporter la somme de 3 M€.

3000

2500

2000
[MWh]

1500

1000

500

0
Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre

Consommation tramway
production éléctricité par route solaire net
production éléctricté par route solaire 70%

Figure 4-48 : Comparaison entre production et consommation en MWh.

En analysant cette Figure 4-48, on peut conclure que la production d'électricité est
supérieure à la consommation pour tous les mois, c'est-à-dire qu'il existe un surplus de
production.
4.10.3 Bilan économique (dépenses et revenus)
Les critères de rentabilité choisis dans le cadre de cette analyse sont le délai de
récupération et le taux de rentabilité interne (TRI). Le délai de récupération correspond à la
période de temps au bout de laquelle les rentrées nettes de fonds auront permis de rembourser
l’investissement initial. Au-delà de cette période, l’énergie récupérée est considérée comme gain
pour notre système. La courbe suivante (Figure 4-49) montre l’évolution des revenus et des
dépenses d’investissement en fonction des années.
La Figure 4-49 représente les dépenses engagées dans la réalisation du projet de la route
solaire pour les besoins énergétiques du tramway et les revenus issus des surplus de l’énergie
électrique produite par les panneaux photovoltaïques du système proposé.

161
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national

dépenses revenus

$
160

Millions
140
120
100
80
60
40
20
0
1 3 5 7 9 11 13 15 17 19 21 23 25
ans

Figure 4-49 : Dépense et revenus issus du système proposé.

Nous avons étudié la durée de vie de chaque composant du système, et nous avons pris
la plus grande durée de vie qui est de 25 ans. La courbe bleue qui représente les dépenses
engagées pour réaliser le projet comprenant un cout initial (cout des équipements et auxiliaires)
et des dépenses variables au cours des années (maintenance, exploitation et remplacement). La
deuxième courbe en jaune représente les revenus issus de la production d’énergie électrique à
partir des panneaux photovoltaïques. Le point d'intersection des deux courbes représente l’égalité
entre les dépenses et les revenus. La durée nécessaire à la récupération des investissements
engagés est de 12 ans et 9 mois. L’énergie récupérée au-delà de cette période est estimée à
1Million GWh et qui correspond à un gain net estimé à 249 M$ sur la base du tarif standard
international. Les revenus peuvent être calculés à partir de la formule suivante :
𝑅𝑒𝑣𝑒𝑛𝑢𝑠 = ∑𝑁=25
𝑛=1 [(𝐸𝑣𝑒𝑛𝑡𝑒 ) × 𝑃𝑣𝑒𝑛𝑡𝑒 ] (Equation 4.13)

4.11 Conclusion

Dans ce chapitre, nous présentons les résultats de plusieurs actions qui visent à aider à
l'intégration des sources renouvelables dans le système énergétique national. Tout d'abord,
l'estimation du potentiel technique solaire (photovoltaïque et thermique « CSP ») et la quantité
d'électricité produite à partir de ces technologies. Suivie d'une méthodologie de sélection de site,
qui vise à trouver le site optimal pour l'intégration du PV dans le réseau électrique de distribution.
Puis la mobilité de l'hydrogène utilisée comme vecteur d'énergie dans les réseaux électriques
couplée au solaire PV pour assurer sa source renouvelable. Dans la dernière partie de ces actions,
la route solaire comme solution d'avenir dans le secteur des transports a été appliquée dans le cas
d'AutoRoute E-O et alimenté d’une voie de Tramway.

162
Conclusion Générale
Conclusion Générale

Conclusion Générale
L'intégration des sources d'énergie renouvelables dans la production d'électricité est un défi
d’une part pour le système électrique actuel et d’autre part pour la répartition géographique. Dans
cette optique, il faut aborder toutes les questions liées à la fois aux ressources et l'évaluation des
sites qui peuvent contribuer à une meilleure mise en œuvre de centrales de production électrique
basé sur les énergies renouvelables. En outre, pour intégrer les aspects environnementaux et
sociaux dans la conception, et aider à conduire le développement des projets énergétiques, il faut
utiliser des systèmes d'aide à la décision basée sur des Systèmes d’Information Géographique.

Une méthodologie d’analyse critique d’acceptabilité des programmes de prospectives


énergétiques est proposée en se basant sur les différents paramètres influençant la prise de
décision tels que : les conditions environnementales, les caractéristiques des différentes
technologies et les situations énergétiques. Dans ce contexte, l’utilisation d’un outil de traitement
des données spatiales devient nécessaire et peut se faire selon les étapes suivantes :

• La quantification du potentiel des ressources énergétiques renouvelables et leur


exploitabilité technique, développement des cartographies numérisées du potentiel solaire, du
vent et du durée d’ensoleillement ;

• L’état des infrastructures du pays et leur adéquation avec des projets de grande envergure
d’énergies renouvelables et leur l’impact environnemental et socio-économique,

• Une méthodologie d’analyse et d’évaluation énergétique pour le choix des sites


favorables pour chaque type de technologie présenté dans le PNER ;

Dans la méthodologie de choix des sites, plusieurs facteurs ont été testés tels que ; l'effet de
la résolution raster de la base de données sur les résultats finaux (superficies potentielles
techniques), testé les critères de pondération par différentes méthodes ADMC et leur impact sur
les résultats tels que :

• L’estimation du potentiel technique photovoltaïque et l’évaluation de la quantité


d’énergie électrique ont montré que :

164
Conclusion Générale

o Une différence dans la zone de l'aptitude des terres de 25,286 km ² entre le cas
résolution raster de 92 et 1000 mètres.

o La quantité d'électricité produite à partir de zones très appropriées et le plus approprié,


il est plus de 5500 TWh qui est 70 fois plus que l'énergie électrique produite en Algérie
2019.

o La comparaison de nos résultats avec ceux fournis par le Plan de développement des
énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique pour les projets photovoltaïques
indique que seulement 2 projets sur 21 sont situés à l'intérieur de la zone optimale.

• L’estimation du potentiel technique centrales CSP et l’évaluation de la quantité d’énergie


électrique ont montré que :

o Une analyse de sensibilité est appliquée pour les terrains appropriés et enfin, les
résultats montrent qu'environ 11% de la zone d'étude est considérée comme des terrains
disponibles pour la production d'énergie CSP avec une production annuelle d'électricité
de 71 TWh, qui couvrent 1,22 fois la demande nationale d'électricité.

o La consommation annuelle nationale d'électricité en 2018 atteint 58153 GWh, où


seulement 13.94% selon BWM et 12.52% selon AHP de la zone la plus appropriée
peuvent suffire pour les besoins en demande énergétique nationale.

o Seulement 9,2%, 10,31% (dans les scénarios AHP et BWM respectivement) de la zone
sélectionnée accueillent la zone la plus appropriée pour la production de CSP, où
situées dans les wilayas de peuvent accueillir Béchar, Naama, Elbayadh et Laghouat
présentent.

• L’utilisation de SIG et AHP couplés à BFS pour sélectionner l'emplacement optimal de la


centrale photovoltaïque dans la zone de N’goussa et son injection dans le réseau électrique
de distribution a montré que :

o Les zones les plus appropriées représentées sont 7 zones, dont deux sont trés éloignées
des jeux de barres existants de la ligne électrique du réseau.

o Après utilisation de la méthode BFS les résultats ont montré que le jeu de barres 104
est le meilleur endroit pour l'injection selon le paramètre indice de sensibilité de la

165
Conclusion Générale

tension (VSI) avec une pénétration de GED de 100%, selon le critère de pertes de
puissance active le jeu de barres 63 représente le point d'injection optimal avec une
pénétration de 80% de GED.

o Dans le cas d'une pénétration de GED de 100%, le LCOE est égal à 0,205 $ / kWh, la
quantité d'économie de carburant (gaz naturel) est supérieure à 3 millions de mètres
cubes et 5000 tonnes de CO2 non émises dans l'atmosphère.

• L’utilisation de la technologie des routes solaires dans le secteur des transports en Algérie,
et en particulier, dans l'autoroute E-O, comme étude de cas donne :

• La production annuelle d'électricité est supérieure à 804 GWh d'énergie solaire incidente sur
la route E-O. et la quantité d'hydrogène qui peut être produite avec cette électricité est de
13778 tonnes par an.

Nous terminons cette conclusion en évoquant les différentes perspectives de recherche que nous
envisageons d'aborder dans le futur :

• La création d’une instance chargée de la stratégie nationale de l’énergie : l’institution ainsi


proposée est une assemblée constitutionnelle peut être composée de représentants des
différents acteurs du secteur de l’énergie et présidée par le chef du gouvernement. Cette
institution peut avoir plusieurs missions consultatives, organisationnelles et juridiques
(projets de loi à caractère économique, social ou environnemental, loi de finances, …). Les
principales missions de ladite institution peuvent être énumérées comme suit :

• Elaboration des politiques énergétiques nationales.

• Planification énergétique territoriale.

• Elaboration des bases de données énergétiques.

• Coordination entre les différents acteurs énergétiques.

• Mise en œuvre et suivi des programmes nationaux pour réussir la transition


énergétique.

166
Bibliographie
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Annexes
Choix du site pour application PV AHP

Tableau-A 1 Matrice de comparaison par paires et rapport d'accord


Distance Distan L'utilisa
GHI D, Réseau Ratio de
Pente Sol aux routes ce aux tion des
solaire électrique cohérence
principales villes terres
GHI solaire 1 2 7 9 4 5 6 0.035
D, Réseau 1⁄
2 1 6 8 3 4 5
électrique
Pente 1⁄ 1⁄ 1 2 1⁄ 1⁄ 1⁄
7 6 4 3 3
Sol 1⁄ 1⁄ 1⁄ 1 1⁄ 1⁄ 1⁄
9 8 2 5 4 3
Distance
aux routes 1⁄ 1⁄ 4 5 1 2 3
4 3
principales
Distance 1⁄ 1⁄ 1⁄
5 4 3 4 2 1 2
aux villes
L'utilisation 1⁄ 1⁄ 1⁄ 1⁄
6 5 3 3 3 2 1
des terres
(Majumdar
(Giamalaki (Alami (Anwarzai and (Singh
(Yushchenko et (Mensour et (Tahri et al. and
and Tsoutsos Merrouni et al. Nagasaka Doorga et al. Ce travaille
al. 2018) al. 2019) 2015) Pasqualetti
2019) 2018b) 2017) 2019)
2019)
GHI maximum
pour PV
(𝑘𝑊ℎ/𝑚²
PV-ON /
/ 𝑚𝑜𝑛𝑡ℎ)
OFFG :
𝑳𝒔 ∶< 1800 18.56 – 18.96
1800 − 2100 GHI > 3.5 18.25 – 18.56
2100 − 2300 [𝑘𝑊ℎ/𝑚²/ 17.96 – 18.25
Le potentiel 𝑩𝒔:
𝑾: 59 % 𝑑𝑎𝑦] 17.64
𝑩𝒔: > 2300 𝑳𝒔: < 1000 solaire n'est 1717 𝑶𝑵𝑮 𝑩𝒔:
𝑩𝒔: Vitesse du − 17.96 𝑩𝒔:
Rayonnemen 𝑾𝒐𝒇𝒇 : 11.7% 1000 – 1200 pas évalué − 1967 2231 2340
2175 − 2304 vent 17.31 > 2055
t solaire 𝑾𝟏 𝑶𝑵: 46.9% 1200 – 1400 comme critère 1640 − 1717 2121 − 2231
2050 − 2175 > 6 m/s at 50 m − 17.64 1750
𝒌𝑾𝒉 / 𝒎² 𝑾𝟐 𝑶𝑵: 35 % 1400 d'évaluation 1563 − 1640 2010 − 2120
1925 − 2050 La taille 16.96 − 2055
/ 𝒂𝒏 Pour CSP, − 1800 de la 1414 − 1563 1899 − 2009
𝑳𝒔: 1816 DNI > 5 − 17.31 𝑳𝒔 < 1750
maximisez DNI 𝑩𝒔: > 1800 compétitivité 𝑳𝒔: 741 1788 − 1898
− 1925 [𝑘𝑊ℎ/𝑚²/ 16.60
CSP-ONG: des sites ; − 1414
𝑑𝑎𝑦] − 16.96
𝑳𝒔 ∶< 1800
16.15
1800 − 2300
− 16.60
2300 − 2700
15.23
𝑩𝒔: > 2700
− 16.15
𝑾𝟏 : 46.9%
𝑾𝟐 : 35%
𝑩𝒔: 0 − 15°
Température
15 − 30
moyenne // //
30 − 45
(° 𝑪)
𝑳𝒔: > 45
Minimisez la 0 – 0.433
distance 0.433 – 0.866
𝑩𝒔 : < 0.2 Panneau 𝑩𝒔
Distance au CSP / PV-ON : 𝑳𝒔: > 10 𝑩𝒔: < 1.5 0.866 – 1.300 𝑩𝒔: 1.4 − 3
0.2 – 01 photovoltaïqu 𝑩𝒔: 0.08 – 1.6 0 − 10
réseau 𝑳𝒔 ∶> 5 7 − 10 1.5 − 5 1.300 – 1.733 3−5
01 – 03 e 1.6 – 4.8 10 − 20
routier / 3−5 4 − 7 5 – 7.5 1.733 – 2.166 5 − 10
03 – 05 Parc éolien 4.8 − 8 20 − 30
tramway 1−3 1 − 4 𝑳𝒔: > 7.5 2.166 – 2.600 𝑳𝒔: > 10
𝑳𝒔 : > 05 CSP< 10 𝑘𝑚 𝑳𝒔: > 8 30 − 40
(Km) 𝑩𝒔: < 1 𝑩𝒔 ∶ < 1 𝑾: 1.25% 2.600 – 3.033
40 − 50
𝑾𝟏 𝑶𝑵: 𝟏𝟒 % 3.033 – 3.466
𝑾𝟐 𝑶𝑵: 𝟏𝟎. 𝟏 % 3.466 – 4.500
Distance au 𝑳𝒔: < 0.1 𝑒𝑡 𝑩𝒔 : < 0.8 𝑩𝒔: < 1 𝑘𝑚 𝑩𝒔: < 1.6 𝑩𝒔
Pour PV-CSP 0.998 – 1.998
réseau > 4,000 0.8 – 01 1– 5 1.6 – 4.8 0 − 10
ON-G, 1.998 – 2.998
électrique 3−4 01 – 10 5 – 10 4.8 − 9.5 10 − 20
(𝑲𝒎) minimisez la 2−3 𝑳𝒔 : > 10 𝑳𝒔: > 10 𝑘𝑚 2.998 𝑳𝒔: > 9.5 20 − 30
distance 1−2 𝑾: 1.82% − 3.998 30 − 40
𝑳𝒔: > 30 𝑩𝒔 ∶ 0.1 −1 3.998 – 4.998 40 − 50
5 − 30 4.998
1−5 − 5.998
𝑩𝒔: < 1 5.998 – 6.998
𝑾𝟏 𝑶𝑵: 24.9 % 6.998 – 7.998
𝑾𝟐 𝑶𝑵: 46.3 % 7.998 – 8.998
Pour la 8.998 – 9.998
distance
maximale PV
OFF-G
𝑳𝒔 ∶< 1 𝑘𝑚
1 − 5 𝑘𝑚
5 – 30 𝑘𝑚
𝑩𝒔: > 30 𝑘𝑚
𝑾𝑶𝑭𝑭 : 23.1 %
Pour PV-CSP-
0.8 – 0.9
ONG
Panneau 0.7 – 0.8
(> 10000 B𝒔 : < 0.5 𝑩𝒔: 𝑩𝒔
𝑩𝒔 : < 1 𝑘𝑚 photovoltaïqu 0.6 – 0.7
Distance de résidents) 0.5 – 02 0 − 1.5 0 − 10
1– 5 e 0.5 – 0.6
la zone 𝑳𝒔 ∶< 1 02 – 05 1.5 − 3 10 − 20
5 – 20 CSP 0.4 – 0.5
résidentielle 1 − 2 05 – 10 3−5 20 − 30
𝑳𝒔 : > 20 𝑘𝑚 < 10 0.3 – 0.4
(ville) (𝒌𝒎) 2 − 5 𝑳𝒔 : > 10 5 − 10 30 − 40
𝑾: 2.62% Parc éolien 0.2 – 0.3
𝑩𝒔: > 5 𝑳𝒔: > 10 40 − 50
> 2 0.1 – 0.2
𝑾𝟏 𝑶𝑵: 4.7 %
0 – 0.1
𝑾𝟐 𝑶𝑵: 3.1 %
0 − 1.31
1.31 − 4.24
4.24 − 7.83
𝐿𝑠: > 5% Panneau
7.83
𝐵𝑠 ∶< 1% photovoltaïqu 𝑩𝒔:
𝑳𝒔: > 28 − 12.40 𝑩𝒔: < 3% 𝑩𝒔: < 2 %
𝑩𝒔 : 01 % 𝑊1: 46.9% e 0−4%
Pente du 21 – 28 12.40 3– 5% 2– 4%
< 03 % < 1 < 5% 4−8
terrain 14 – 21 − 16.65 5 8.75 % 4– 6%
𝑳𝒔 : > 03 % 1 – 2.5 CSP 8 − 12
% 7 − 14 16.65 𝑳𝒔: 6– 8%
2.5 − 5 1 à 3% 12 − 24
𝑩𝒔 ∶ 0 − 7 − 20.57 > 8.75 % 8 – 10 %
> 5 Parc éolien 𝑳𝒔: > 24
20.57
𝑾: 23.50 % < 10%
− 24.16
24.16
− 28.75
28.75
− 35.00

𝑆
𝑳𝒔: 𝑁 𝑳𝒔: 𝑁 𝑆−𝐸
𝑁𝐸 & 𝑁𝑊 𝑁𝐸 & 𝑁𝑊 𝑆−𝑊
Orientation
𝐸&𝑊 𝐸&𝑊 𝑊
du terrain
𝑆𝐸 & 𝑆𝑊 𝑆𝐸 & 𝑆𝑊 𝑁−𝐸
𝑩𝒔 ∶ 𝑆 𝑩𝒔 ∶ 𝑆 𝑁−𝑊
𝑁
Zone
Est prioritaire
d'installation
pour les zones
requise 𝑩𝒔
privilégiées
Panneau 40 − 50
OFF-PV
BS: stérile photovoltaïqu 𝑩𝒔: < 1.6 30 − 40
Utilisation Ls : Non classé Zone sans
Ls: e 1.6 – 8 20 − 30
du sol comme aire végétation
Agriculture > 0,4 𝑘𝑚2 𝑳𝒔: > 8 10 − 20
protégée
CSP 0 − 10
Bs : classée
> 2,2 𝑘𝑚²
zone protégée
Parc éolien
WOFF : 16,8%
> 4 𝑘𝑚2
𝑩𝒔: < 10
10 – 15
15 − 25 Panneau
Littoral
distance 𝑩𝒔 : < 0.5 𝑳𝒔 > 25 photovoltaïqu
𝑳𝒔 : < 0.05
Barrage / 0.5 – 05 𝑾: 3.07% e 𝑩𝒔: < 1.6
0.05 – 0.1
rivière / 05 – 10 voie navigable CSP < 17.3 1.6 – 8
0.1 – 0.15
littoral 𝑳𝒔 : > 10 𝑩𝒔: > 5 < 0.1 𝑳𝒔: > 8
0.15 – 0.2
[Km] 5 – 10 Parc éolien
𝑩𝒔 : > 0.2
10 – 15 < 0.4
𝑳𝒔: > 15
𝑾: 7.67%
• • À la
𝑳𝒔: 0.1
surface des
Distance 0.1– 0.2
eaux 𝑩𝒔: < 1.6
eaux 0.2 – 0.3
souterraine 1.6 – 8
souterraines 0.3 – 0.4
s 𝑳𝒔: > 8
/ Plan d'eau > 0.4
• • 2,5
kilomètres
de la limite
de l'eau
• •5
kilomètres
de la limite
de surface
• • À plus de
5
kilomètres
de la limite
de surface
𝑾: 1.06%
Pour PV-CSP,
minimisez la
densité
CSP / PV-ON:
𝑳𝒔 ∶> 500
100 − 500
0 − 100
𝑩𝒔: 0
La densité de
𝑾𝟏 𝑶𝑵: 9.5 %
population
𝑾𝟐 𝑶𝑵: 5.4 %
[𝑯𝒂𝒃𝒊𝒕𝒂𝒏𝒕𝒔
Pour OFF,
/ 𝒌𝒎𝟐 ]
maximiser la
densité
PV-OFF:
𝑳𝒔: 0
0 − 100
100 − 500
𝑩𝒔: > 500
𝑾𝑶𝑭𝑭 : 48.4%
À 100m des 100m pour
rivières, des Réseau routier <1km (zone 2 km
zones et ferroviaire protégée) Villes et
humides et Végétation <0,5 km utilisation des
Habitat urbain 2 km
des zones 500m (route terres partout.
Tampon (> 10000 Route : 100m. Autour de la
protégées. 500m pour principale) 500 m de
habitants) 1 km ville
Utilisation du Hydrologie ≤5 ° (incliné) route et de
sol 300m. (barrages et <1 km (zone réseau
Zone urbaine voies urbaine) électrique
100 m navigables),
300 m en Les zones
milieu rural. résidentielles
La superficie des grandes
forestière est villes et des
de 100 m. petites villes
Autoroute et sont
chemin de fer respectivement
à 100m. de 5 kilomètres
Terrain et 2 kilomètres.
acceptable
100m.
Région de
Afrique de Méditerranée Arizona,
Zone d'étude Sous Massa, Maroc oriental Afghanistan Ile Maurice Sud marocain Algérie
l'Ouest n États-Unis
sud du Maroc
La Photovoltaïque / Photovoltaïqu Photovoltaïqu Photovoltaïque Photovoltaïqu Photovoltaïqu Photovoltaïqu Photovoltaïqu
Photovoltaïque
technologie CSP e e / vent / CSP e e e e
92 𝑚
250 𝑚
Taille de
1 𝑘𝑚² NR NR 1 𝑘𝑚² NR 1 − 300000 NR NR 500 𝑚
pixel
1000 𝑚

AHP
Instructions AHP AHP AHP AHP AHP AHP AHP AHP

Hors réseau /
OFFG/ONG ONG ONG NR NR NR NR ONG
en réseau
OFFG : Hors réseau / ONG : Connecté au réseau / L : Grande échelle / W : poids / Ls : moin convenable / Bs : Plus convenable / NR :
Aucun rapport.
Annexes

Choix de site pour application CSP

Tableau-A 2 Comparaison des principaux critères et pondérations locales

Durée L'utilisation poids


DNI Réseau Router Ville Pente
D’ensoleillement des terres [ %]

DNI 1,00 3,00 4,00 5,00 6,00 7,00 9,00 39


Réseau 0,33 1,00 2,00 4,00 5,00 6,00 8,00 23
Durée D’ensoleillement 0,25 0,50 1,00 2,00 4,00 5,00 6,00 15
Router 0,20 0,25 0,50 1,00 3,00 4,00 5,00 10

Ville 0,17 0,20 0,25 0,33 1,00 2,00 4,00 6

Pente 0,14 0,17 0,20 0,25 0,50 1,00 3,00 4


L'utilisation des terres 0,11 0,13 0,17 0,20 0,25 0,33 1,00 2
SUM 100
𝝀𝒎𝒂𝒙 = 𝟕, 𝟒𝟓𝟔 𝐶𝐼 = 0,076 𝐶𝑅 = 0,0576

Tableau-A 3 Meilleur vecteur de comparaison standard par paire


Durée L'utilisation
Meilleurs DNI Réseau Router Ville Pente
D’ensoleillement des terres

DNI 1 2 3 5 6 7 9

Tableau-A 4 Le vecteur de comparaison par paire le plus défavorable.

L'autre pire Terre


DNI 9
Réseau 8
Durée d’ensoleillement 7
Router 5
Ville 4
Pente 2
L'utilisation des terres 1
Annexes

Application d’intégration PV dans un réseau de

distribution (N’Goussa)

Tableau-A 5 Normes et sous-normes utilisées dans l'analyse d'adéquation des sites


photovoltaïques
Nombre de couches La norme Sous-standard Tampon Références / logiciels utilisés

L1 Économique Distance au réseau électrique 100 m Google earth


L2 Distance de la route 500 m (OSM 2018)
L3 Alentours Distance à la ville 500 m (OSM 2018)
Distance à la zone de
L4 200 m Google earth
végétation
L5 Topographie Pente <5% (USGS 2018)
L6 Distance au lac 750 m Google earth

Tableau-A 6 Données techniques et de coût du convertisseur


Spécification
Paramètres
Convertisseur Module PV
Efficacité 90% 16.8 %
Coût en capital $ 800/kW $ 750/kW
Coût de remplacement $ 750/kW $ 23.12/kW
Coût O&M 0 $ 38.54/kW
Durée de vie 20 Années 20 Années
Annexes

Tableau-A 7 La matrice de comparaison par paires et le ratio de cohérence


Wight
Facteur C1 C2 C3 C4 C5 C6 C.R
[%]

La distance au réseau électrique C1 1 2 4 6 7 9 41.74 0.041

Distance aux routes C2 1/2 1 3 5 6 7 28.55

Distance aux zones urbaines C3 1/4 1/3 1 2 4 3 12.57

Distance aux zones de végétation C4 1/6 1/5 1/2 1 2 5 8.91

Pente C5 1/7 1/6 1/4 1/2 1 2 4.89


Distance aux lacs C6 1/9 1/7 1/3 1/5 1/2 1 3.34

Caractérisation technique des sous-systèmes de

stockage à base hydrogène

Tableau-A 8 Spécifications du module PV « TSM-PD 265W »


Numéro de modèle Trina TSM-275DD05A.05(II)

Classement STC 275.0 Watts


Évaluation 251.1

Tension de circuit ouvert (𝑽𝒐𝒄 ) 38.7 Volts

Courant de court-circuit (𝑰𝒔𝒄 ) 9.26 Amps


Tolérance de puissance -0 / +5W
Efficacité du module 16.8%
Surface 1.64 m²
Poids 18.5 kg
Longueur 165 cm
Largeur 99 cm.
Annexes

Tableau-A 9 L'électrolyseur que nous avons utilisé est de type PEM « SILYZER-200 »
(Espinosa-López et al. 2018).

Tableau-A 10 Spécifications techniques de pile à combustible PEM (Gemmen 2003)


Constante de temps de l'oxygène
Tension d'activation (B) 0,04777 A-1 6,74 s
(τO2)
Constante de Tension 2,11×10-5 k
0,0136 V Constante de valve à oxygène (KO2)
d'activation (B) mol/[Link]

Constante de Faraday(F) 964846 cmol-1 Résistance interne (R int) 0,00303 Ω

Constante de temps de
3,37 s Température absolue (T) 343 K
l'hydrogène (τH2)
Constante de valve à
4,22×10-6 Constante de gaz universelle (R) 8,314 [J/ mol. K]
hydrogène (KH2)

Constante de Kr 1,8449×106- Facteur d'utilisation (U) 0,8

Tension de charge initiale (E0) 1,229 V Constante de temps de l'eau (τO2) 18,418 s

7,716×10-6 k
Nombre de cellules (N0) 712 Constante de vanne d'eau (K H2O)
mol/[Link]
Annexes

Modélisation du système hybride

Pour les systèmes d'électrolyse considérés dans les études en cours, les performances et
les caractéristiques d'un électrolyseur PEM ont été utilisées. Semblable à la pile à combustible,
son modèle de performances est le suivant :

Modélisation de photovoltaïque

Dans ce travail, le modèle de simulation est utilisé pour apprécier les performances du
système PV. Le rayonnement solaire utilisé pour la zone étudiée située à 29 °10 N de latitude
et 30 °5,20 N de longitude. l'équation (3.1) a été utilisé pour estimer le puissance générée des
panneaux PV (Mokhtara et al. 2019).
𝑝 𝐺 (A.1)
𝑝𝑣=(𝑃𝑟𝑎𝑡𝑒𝑑 𝑁𝑝𝑣 𝐷𝑓)( )(1+𝐾𝑇 (𝑇𝑐 −𝑇𝑟𝑒𝑓 )).
𝐺𝑟𝑒𝑓

𝐾𝑇 = −3,5 × 10 − 3 (1/°𝐶)
𝜏𝛼
𝑇𝑐 = 𝑇𝑎𝑚𝑏 + 𝐺 ( ) (A.2)
𝑈𝐼
𝜏 𝛼 𝑁𝑂𝐶𝑇 − 20
= (A.3)
𝑈𝐼 0.8
La caractéristique I-V de ce module est représentée par les équations suivantes :
𝑞(𝑉+𝑅𝑠 𝐼) (𝑉 + 𝑅𝑠ℎ 𝐼)
𝐼 = 𝐼𝑝ℎ − 𝐼0 (𝑒𝑥𝑝 𝛼𝐾𝑇𝑁𝑠 − 1) −
𝑅𝑠ℎ (A.4)
𝐺
𝐼𝑝ℎ = (𝐼𝑠𝑐 + 𝐾𝑖 (𝑇 − 298.15)) (A.5)
1000
𝐼𝑠𝑐+𝐾𝑖 (𝑇 − 298.15)
𝐼0 =
(
𝑞(𝑉𝑜𝑐 +𝐾𝑣 (𝑇−298.15))
)−1
(A.6)
𝛼𝐾𝑇𝑁𝑠
𝑒𝑥𝑝

Modélisation de l’électrolyseur

les équations mathématiques utilisées pour calculer la quantité d’hydrogène produite par
l’électrolyseur utilisé dans la configuration proposée dans la problématique sont (Dahbi et al.
2016)
𝑛𝑐 𝐼𝑒𝑙𝑒
𝑛̇ 𝐻2𝑂 = (A.7)
2𝐹
𝑛𝑐 𝐼𝑒𝑙𝑒
𝑛̇ 𝐻2 = 𝑛 (A.8)
2𝐹 𝑓
Annexes

𝑛𝑐 𝐼𝑒𝑙𝑒
𝑛̇ 𝑂2 = 𝑛𝑓 (A.9)
4𝐹

0,09 75,5
𝜂𝐹 = 96,5 exp ( – 2 )
𝐼𝑒𝑙𝑒 𝐼𝑒𝑙𝑒 (A.10)
Où :
𝑵𝒄 : Nombre de cellules d'électrolyseur (connectées en série)
𝑰: Courant électrique exprimé en A
𝑭: Constante de Faraday (96485 C mol 1)

Modélisation du compresseur

La puissance consommée par le compresseur est modélisée de façon classique par la relation
suivante (Darras 2010)[(Springer et al. 1991) (Wishart et al. 2006):
𝛾−1
𝑇𝐼𝑛 𝐶𝑝(𝑔𝑎𝑧) 𝑃𝑜𝑢𝑡 𝛾
𝑃𝐶𝑜𝑚−𝐺𝑎𝑧 = (( ) − 1) 𝑚̇𝐺𝑎𝑧 (A.11)
𝜂𝑐−𝐼 𝑃𝑖𝑛

𝑷𝑪𝒐𝒎−𝑮𝒂𝒛 : Puissance consommée par le compresseur pour le gaz choisi (hydrogène ou


oxygène) (W)
𝑻𝑰𝒏 : Température à l‘entrée du compresseur, ce qui correspond à la température à la sortie de
l‘électrolyseur (K)
(𝒈𝒂𝒛): Capacité massique du gaz (hydrogène ou oxygène) à pression constante pour la
température T In (𝐽. 𝑘𝑔 −1 . 𝐾 −1 )
𝜼𝑪−𝑰 : Rendement isentropique du compresseur (%)
𝑷𝒐𝒖𝒕 : Pression en sortie du compresseur, ce qui correspond à la pression dans le stockage
(𝑏𝑎𝑟)
𝑷𝑰𝒏 : Pression en entrée du compresseur, ce qui correspond à la pression à la sortie de
l‘électrolyseur (𝑏𝑎𝑟)
𝜸: Rapport isentropique (𝐶𝑃/𝐶𝑉) du gaz considéré (-)
𝒎𝑮𝒂𝒛̇ : Débit massique de gaz compressé (𝑘𝑔. 𝑠 −1).

Modélisation de la pile à combustible


Annexes

Les équations mathématiques utilisées pour calculer la production de l'électricité produite suite
au fonctionnement de la pile à combustible :
𝐼𝑃𝐴𝐶
𝑛̇ 𝐻2 = (A.12)
4𝐹
𝐼𝑃𝐴𝐶
𝑛̇ 𝑂2 = (A.13)
2𝐹
Les différentes pressions partielles peuvent être données comme suit (Uzunoglu,
Mehmet;Onar, Omer;Alam 2006):
1⁄𝐾𝐻2 𝑖𝑛
𝑃𝐻2 = × (𝑚𝐻2 − 2 × 𝐼𝑃𝐴𝐶 × 𝐾𝑟) (A.14)
τH2 × s + 1
1⁄𝐾𝑂2 𝑖𝑛
𝑃𝑂2 = × (𝑚𝑂2 − 𝐼𝑃𝐴𝐶 × 𝐾𝑟) (A.15)
τO2 × s + 1
1⁄𝐾𝐻2𝑂
𝑃𝐻2𝑂 = × (2 × 𝐼𝑃𝐴𝐶 × 𝐾𝑟) (A.16)
τH2O × s + 1

a. Le potentiel thermodynamique E est donné par (Stambouli et al. 2012):

E = 1,229 − 0,85. 10−3 (T − 298,15)


(A.17)
+ 4,3085. 10−5 . 𝑇. (𝑙𝑜𝑔(𝑃𝐻2 + 0,5. 𝑙𝑜𝑔𝑃𝑂2 ))

b. La perte de tension ohmique dans la pile à combustible est donnée par(Khan and
Iqbal 2005)

Nohm = 𝐼𝑃𝐴𝐶 × R int (A.18)

c. la résistance d'activation est donnée comme(Khan and Iqbal 2005):

Nact = B × log(C × 𝐼𝑃𝐴𝐶 ) (A.19)

d. La tension de sortie de la cellule : Elle peut être déterminée à partir de l’effet


combiné de thermodynamique, de transport de masse, de cinétique et de résistance
ohmique (Khan and Iqbal 2005) :

Vcell = E − Nact − Nohm (A.20)

e. La tension de sortie de la pile à combustible(Khan and Iqbal 2005):


Annexes

Vstack = Ncell × Vcell (A.21)

f. La puissance de la pile à combustible : est fonction du courant et de la tension :

P = Vstack × 𝐼𝑃𝐴𝐶 (A.22)


:‫الملخص‬

‫تبدأ الجزائر ديناميكية الطاقة الخضراء من خالل إطالق برنامج طموح لتنمية الطاقات المتجددة تستند هذه الرؤية‬
‫للحكومة الجزائرية إلى استراتيجية تركز على تنمية الموارد التي ال تنضب مثل الطاقة الشمسية واستخدامها لتنويع مصادر‬
‫ تشرع الجزائر في حقبة جديدة من الطاقة‬، ‫ بفضل مزيج المبادرات والذكاء‬.(‫الطاقة وإعداد الجزائر الغد )انتقال الطاقة‬
‫ بد ًءا‬، ‫ تم تطوير العديد من اإلجراءات لضمان اعتماد استراتيجية تخطيط الطاقة الوطنية‬، ‫ في هذه األطروحة‬.‫المستدامة‬
‫ الطاقة الشمسية المركزة مع مراعاة عدة عوامل مثل‬/ ‫بمنهجية لتقدير اإلمكانات التقنية للطاقة الشمسية لتقنيات الكهروضوئية‬
‫ حدد الموقع‬، ‫( بعد ذلك‬... ‫ مصادر الخرائط الشمسية‬، MCDM ‫ طريقة متعددة الخيارات‬،‫)الدقة المكانية للخطوط النقطية‬
‫ ثم نمذجة ومحاكاة نظام طاقة يعتمد‬.(‫ في شبكة التوزيع )باستخدام عملية اختيار الموقع وطريقة التدفق األمثل‬PV ‫األمثل لدمج‬
‫ طور اإلجراء األخير في قسم النقل منهجية لتقدير الطاقة الكهربائية‬.‫على نظام تخزين يستخدم الهيدروجين كمتجه للطاقة‬
.‫المنتجة من الطرق الشمسية‬

.‫ إدارة الطاقة ; إستراتيجية الطاقة ; دعم القرار ; التحسين ;انتقال الطاقة‬:‫الكلمات المفتاحية‬

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Résume

L’Algérie amorce une dynamique d’énergie verte en lançant un programme ambitieux de


développement des énergies renouvelables (EnR). Cette vision du gouvernement algérien
s’appuie sur une stratégie axée sur la mise en valeur des ressources inépuisables comme le solaire
et leur utilisation pour diversifier les sources d’énergie et préparer l’Algérie de demain (transition
énergétique). Grâce à la combinaison des initiatives et des intelligences, l’Algérie s’engage dans
une nouvelle ère énergétique durable. Dans cette thèse, plusieurs actions pour garantir l'adoption
de la stratégie nationale de planification énergétique, commençant par une méthodologie
d'estimation du potentiel technique solaire pour les technologies PV / CSP a été développée en
tenant compte de plusieurs facteurs tels que (résolution spatiale d'un raster, méthode d'évolution
du ADMC, sources de cartes solaires ...) après cela, déterminez l'emplacement optimal pour
l'intégration du PV dans le réseau de distribution (en utilisant le processus de sélection du site et
la méthode d'écoulement optimal). Puis la modélisation et la simulation d'un système énergétique
basé sur un système de stockage utilisant l'hydrogène comme vecteur énergétique. La dernière
action dans la section des transports a développé une méthodologie d'estimation de l'énergie
électrique produite à partir des routes solaires.
Mots-clés : Maitrise énergétique, stratégie énergétique, Aide à la décision, Optimisation,
Transition énergétique.

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Abstract:

Algeria is initiating a green energy dynamic by launching an ambitious program for the
development of renewable energies (RE). This vision of the Algerian government is based on a
strategy focused on the development of inexhaustible resources such as solar energy and their
use to diversify energy sources and prepare the Algeria of tomorrow (energy transition). Thanks
to the combination of initiatives and intelligence, Algeria is embarking on a new era of
sustainable energy. In this thesis, several actions to ensure the adoption of the national energy
planning strategy, starting with a methodology for estimating the solar technical potential for PV
/ CSP technologies was developed taking into account several factors such as (raster resolution,
MCDM evolution method, solar map sources ...) after that, determine the optimal location for
the integration of PV into the distribution grid (using the site selection process and the optimal
flow method). Then the modeling and simulation of an energy system based on a storage system
using hydrogen as an energy vector. the last action in the section of transport developed a
methodology for estimating the electrical energy produced from solar roads.

Keywords: Energy management, energy strategy, Decision support, Optimization, Energy


transition.

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