Transition Énergétique en Algérie
Transition Énergétique en Algérie
Thèse
Présenté pour l’obtention du diplôme de
SETTOU Belkhir
Thème
Remerciements
Avant tout, je remercie ALLAH, le tout puissant, de m’avoir donné le courage et la
volonté pour accomplir ce travail de recherche.
Je tiens à remercier sincèrement, et exprimer ma profonde reconnaissance et ma grande
estime à mon directeur de thèse le Professeur SETTOU Noureddine, qui s'est toujours montré
à l'écoute et a été très disponible tout au long de la réalisation de cette thèse malgré ses charges
académiques, ainsi que pour, l'aide et le temps qu'il a bien voulu me consacrer.
Mes vifs remerciements vont à monsieur BOUBEKRI Abdelghani, professeur à
l’université du Kasdi Merbah Ouargla, de m’avoir fait l’honneur de présider le jury de thèse.
Sommaire
Remerciements ............................................................................................................................. i
Sommaire.....................................................................................................................................ii
Unités monétaires
DA Dinar Algérienne
$ Dollars des Etats Unis d’Amérique
£ Euro
Nomenclatures
AC Courant Alternatif (Alternative Current)
AIE Agence Internationale de l'Energie
An Anode
BP British Petroleum
C.C Cycle Combiné
Ca Cathode
CREG Commission de Régulation de l’Electricité et du Gaz
DC Courant Continu (Direct Current)
EnR Energie renouvelable
GNL Gaz Naturel Liquéfié
GPL Gaz de Pétrole Liquéfié
GRD Gestionnaire de Réseau de Distribution
GRTE Gestionnaire de Réseau Transport d’Electricité
MEA Membranes Alcalines Échangeuses d'anions
vii
Liste des abréviations
viii
Liste des figures
ix
Liste des figures
x
Liste des figures
xi
Liste des figures
xii
Liste des tableaux
xiii
Introduction générale
Introduction Générale
Introduction Générale
La consommation mondiale d'énergie augmente en raison de la dépendance croissante de
notre mode de vie à l'énergie et de l'augmentation de la population mondiale, entraînant une
énorme quantité d'émissions de dioxyde de carbone. En 2019, 88% de la consommation d'énergie
est fournie par des combustibles fossiles (33 % de pétrole, 24,2 % de gaz naturel et ~ 27 % de
charbon), mais seulement 11,4 % est fournie par une source d'énergie renouvelable (y compris
l'énergie solaire, l'énergie éolienne, biomasse et biocarburants, bois, hydroélectrique, etc.)
(British 2019).
1
Introduction Générale
climatique. Les mesures relatives aux énergies renouvelables et à l'efficacité énergétique peuvent
potentiellement atteindre 90% des réductions de carbone requises. La transition énergétique sera
rendue possible grâce aux technologies de l'information, aux technologies intelligentes, aux
cadres politiques et aux instruments de marché. Notre travail de thèse basée sur la transition
énergétique s'articule autour de trois piliers :
Les énergies renouvelables devraient jouer un rôle essentiel dans la réduction des émissions
et pour répondre à la demande énergétique future (Senjyu and Howlader 2016). Une forte
pénétration des sources d'énergie renouvelables est nécessaire pour s'intégrer au réseau électrique
existant. Par conséquent, le réseau électrique conventionnel doit être reconfiguré pour
2
Introduction Générale
L'Algérie a fait du développement des énergies renouvelables une priorité nationale avec le
plan national de développement des énergies renouvelables, qui vise à faire en sorte que les
énergies renouvelables représentent au total 27% du mix énergétique national d'ici 2030. Les
énergies renouvelables sont encore largement inexploitées, avec des investissements restants
modeste malgré un potentiel considérable. L'Algérie a un ensoleillement élevé, supérieur à 3000
heures par an, et un ensoleillement moyen extrêmement élevé de 5 kWh / m² / jour. Ce potentiel
solaire pourrait satisfaire la demande interne et générer des exportations. De plus, les coûts de
production du solaire et de l'éolien sont en diminution constante.
Néanmoins, la capacité de production solaire installée actuelle de 340 MW est loin de son
plein potentiel. L'énergie éolienne présente également des opportunités et est également sous-
exploitée, avec une capacité de production installée de 10 MW, issue d'un seul parc éolien à
Adrar. Pour favoriser une participation accrue au segment, la commission de régulation de
l'électricité et du gaz (CREG) a lancé en novembre 2018 un appel d'offres pour 150 MW de
projets d'énergie solaire, ouverts aux opérateurs publics et privés, avec une possibilité de
partenariat avec une entreprise étrangère (Algerian Ministry of Energy 2020).
Compte tenu du poids de la consommation d'énergie dans les secteurs résidentiel et des
transports, cette thèse propose d'établir un cadre méthodologique cohérent pour estimer
l'évolution de la consommation d'énergie à moyen et long terme. La nouvelle stratégie basée sur
l'utilisation de systèmes efficaces et l'intégration des énergies renouvelables vise à assurer la
sécurité d'approvisionnement, fournir de l'énergie à un prix raisonnable, réduire le coût de
l'énergie et protéger l'environnement.
Le travail est divisé en quatre chapitres :
3
Introduction Générale
L’objectif de ce chapitre est de présenter les enjeux, les accords, les expériences
expérimentées et une lecture des signaux prouvant que la transition énergétique mondiale est en
marche. Puis analyser les stratégies nationales engagées pour répondre aux enjeux énergétiques
afin d’assurer un développement durable en rapport avec les différents plans gouvernementaux
(tels que PNER, PNME, PNC, SNAT…).
Dans le quatrième et dernier chapitre, nous présentons quelques résultats des méthodologies
utilisées dans la planification énergétique. Comme mentionné dans le chapitre précédent, le
potentiel technique peut aider les décideurs à définir le futur mix énergétique. Ainsi, nous
4
Introduction Générale
développons une méthodologie pour évaluer le potentiel technique solaire des technologies CSP
et PV et nous présentons l'estimation du potentiel d'énergie électrique. En outre, une application
de la méthodologie détaillée pour trouver l'emplacement optimal pour l'injection Centrale
photovoltaïque dans le réseau de distribution ; basé sur la combinaison du SIG-ADMC et de la
modélisation par la méthode BFS sera présentée. Enfin, dans le secteur des transports, la route
solaire est proposée comme solution future.
5
Chapitre 1: Contexte et politique
énergétique
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique
1.1 Introduction
L’énergie depuis le commencement des âges a été le moteur de l’activité humaine, et
c’est un élément qui intervient dans tous les actes quotidiens de l’homme. Les énergies jouent
un rôle significatif dans le développement des secteurs technologiques, industriels, économiques
et sociaux d’un pays.
Afin de bien comprendre les enjeux énergétiques, il est important tout d’abord de
comprendre la progression de la demande énergétique au fil des décennies au niveau mondial et
national, la diversité des ressources énergétiques selon la géographie du territoire et les objectifs
de réduction des gaz à effet de serre.
Dans cette partie, nous examinons les facteurs historiques de l'offre et de la demande
mondiale d'énergie sur une période similaire, 1970 à 2019. Il est important de faire ce travail, car
la façon dont nous interprétons l'histoire façonne le présent et constitue un point de départ, pour
envisager le futur (WEC 2016).
La production/ consommation d'énergie joue un rôle essentiel à chaque étape du
développement économique dans le monde entier, la consommation finale d'énergie a une
influence directe sur le développement économique et environnemental.
7
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique
Figure 1-1: répartition des réserves prouvées de pétrole et gaz dans le monde (Bp 2019).
8
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique
11.5
4.3
33
pétrole
584,9 Exajoules charbon
24.2 gaz naturel
nucléaire
renouvlable
27
Figure 1-2 : Production mondiale d’énergie primaire d’année 2019 en Exajoules (Bp 2019)
9
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique
700
600
500
Exajoules
400
300
200
100
Figure 1-3: Evolution de consommation d’énergie primaire 1970-2019 en Exajoules (Bp 2019).
1970 2019
250
193.03
200
157.86
141.45
[Exajoules]
150
96.15
100
61.41
50 34.61 37.64
28.98
24.92
11.75
0.79 0.30
0
pétrole Gaz naturel Charbon Nucléaire Hydroélectricité Renouvelables
Figure 1-4: Consommation mondiale d’énergie primaire par combustibles en 1970 et 2019 en
Exajoules (Bp 2019).
10
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique
Entre 1970 et 2019, la consommation mondiale d'énergie primaire a quelque peu changé de
structure, tout en restant le combustible dominant en 2019, le pétrole est passé de 96.15 Exajoules
à 193 Exajoules de la consommation mondiale d'énergie primaire, les autres combustibles aussi
maintenu son classement, mais dans des proportions différentes entre les deux années, les
énergies renouvelables qui ont connu une croissance remarquable, après presque négligeable 0.3
Exajoules en 1970, ont atteint 29 Exajoules en 2019 de la consommation mondiale d'énergie
primaire.
1.2.3 La structure du marché international du pétrole
Le marché pétrolier s’il a notablement diminué à la suite des deux grands chocs pétroliers
1973 et 1979 (Figure 1-5), le poids du pétrole dans l’économie mondiale reste important, à la
fin de 2019 la part du pétrole dans le marché mondial est 36 % qui est considéré le première
source d'énergie primaire dans le monde.
Les fluctuations de son prix à court terme ainsi que sa tendance d'évolution à moyen-long
terme continuent donc de revêtir une importance particulière. Depuis près de cinquante ans, la
détermination du prix du pétrole repose en partie sur des mécanismes de marché international du
pétrole.
Figure 1-5 : Évènements géopolitiques et économiques et cours du pétrole brut (British 2019).
11
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique
Les chocs pétroliers ont un impact considérable sur les économies à l’échelle mondiale, pour
répondre à la question pourquoi il y a un choc pétrolier ? les variations du prix du pétrole varient
d’une crise à l’autre, il dépend de deux facteurs : Le déséquilibre entre l’offre et de la demande
ainsi que les tensions géopolitiques.
a Un « choc d’offre », qui lui-même peut être dû à :
• une crise politique ou un conflit armé dans un pays ou un ensemble de pays producteurs ou
de transit, telle la crise de 1973 mais aussi la révolution iranienne de 1979, suivie de la guerre
ente Iran et Irak ;
• une baisse volontaire de l’offre des pays producteurs. Ces derniers qui sont en grande
majorité des pays du Moyen-Orient, possèdent un véritable pouvoir sur les pays importateurs
de pétrole. Ils peuvent décider de réduire leur production et d'augmenter le prix du baril.
b Un « choc de demande » :
12
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique
production des entreprises. Ce ralentissement est source d’une augmentation du chômage et donc
par effet de chaine d’une baisse encore accrue du pouvoir d’achat et ainsi de suite.
Ces périodes de crise pétrolières peuvent donc engendrer des périodes de récession durant
lesquelles le PIB (Produit Intérieur Brut) des pays ralentit sa croissance ou même diminue. A
l’inverse un prix trop bas du pétrole provoque « un contre choc » pétrolier car :
Les pays exportateurs de la denrée produisent à perte c'est-à-dire que leur coût de fabrication
du pétrole est inférieur au coût de revient. Pour les pays importateurs cela se traduit par une
baisse du coût de revient des produit, une diminution du prix de vente, une augmentation de la
consommation, une augmentation de la productivité, la création d’emploi…etc.
1.2.4 Organisations internationales du secteur de l'énergie
Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP ou OPEC en anglais) est une
organisation intergouvernementale de pays visant à négocier avec les sociétés pétrolières pour
tout ce qui touche à la production de pétrole aussi l’OPEP est un cartel né en 1960. Un cartel est
une sorte de concentration horizontale dans laquelle des grands producteurs indépendants
juridiquement et ayant des activités comparables, s'étendent en vue de contrôler la concurrence
et le marché. L'OPEP s'est fixée pour objectif de coordonner les politiques pétrolières des Etats
membres, à la fois pour rentabiliser les investissements des producteurs et assurer
l'approvisionnement des consommateurs (OPEC 2017). Elle siège à Vienne et regroupe deuze
13
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique
pays (Arabie Saoudite, Irak, Iran, Koweït, Venezuela, Qatar, Indonésie, Libye, Emirats Arabes
Unis, Algérie, Nigeria et Equateur) (Figure 1-6).
Le Forum des Pays Exportateurs de Gaz naturel (FPEG ou en anglais GECF) est une
organisation intergouvernementale composée de 11 producteurs de gaz naturel de premier plan
au monde, soit l'Algérie, la Bolivie, l'Égypte, la Guinée équatoriale, l'Iran, la Libye, le Nigéria,
le Qatar, la Russie, Trinidad et plus. Composé du Pakistan et du Venezuela. Les membres du
GECF contrôlent collectivement plus de 70% des réserves mondiales de gaz naturel, 38% du
commerce des pipelines et 85% de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) (GECF 2020).
Son objectif principal est la coordination et l'échange d'informations entre les exportateurs de
gaz naturel. La façon dont le gaz naturel est commercialisé à l'échelle internationale est différente
de celle du pétrole brut parce qu'il existe de nombreux marchés régionaux du gaz naturel et que
les prix varient considérablement d'un marché à l'autre. L'exemple le plus évident est l'énorme
différence entre le prix du gaz naturel vendu au Japon et les prix très bas atteints aux États-Unis.
Compte tenu des défis logistiques et des coûts de la logistique internationale, ces différences de
marché peuvent exister. Le gaz naturel est un produit qui ne peut être transporté par bateau que
sous forme liquéfiée (coûteuse), sinon il dépendra de l'infrastructure de pipeline pour le
commerce international. Les réseaux de pipelines existent souvent à l'échelle régionale plutôt
que mondiale. Par conséquent, les prix sont déterminés en fonction des régions plutôt qu'au
niveau international(Adam Smith International 2017) (Figure 1-7).
14
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique
15
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique
Le Forum International de l'Energie (FIE ou en anglais IEF) est la plus grande organisation
internationale au monde de ministres de l'énergie de 70 pays / régions, y compris les producteurs
et les consommateurs. C'est en effet le siège du dialogue mondial sur l'énergie. L'IEF a été créé
il y a 20 ans pour promouvoir le dialogue entre producteurs et consommateurs des pays membres
de l'OPEP et de l'AIE Aujourd'hui, le nombre de membres de l'IEF dépasse la somme de ces
deux organisations et provient du monde entier. Les États membres sont signataires de la charte
de l'IEF, qui décrit le cadre du dialogue mondial sur l'énergie mené par le biais de l'organisation
intergouvernementale (Figure 1-9).
16
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique
En 2019, les émissions mondiales de dioxyde de carbone ont atteint 34,16 milliards de
tonnes de CO2 (GtCO2), en hausse de 3,99 % par rapport à 2015, soit 62,4 % de plus qu’en 1990
(Bp 2019), année référence pour le protocole de Kyoto. Depuis la crise financière mondiale de
2009, les émissions de gaz à effet de serre augmentent chaque année. En raison de la forte baisse
de l'utilisation du charbon aux États-Unis et en Chine, les émissions en 2015 n'ont que légèrement
diminué.
35000 600
30000 500
25000
[MILLION TONNES]
400
20000
300
15000
200
10000
5000 100
0 0
1980
2002
1970
1972
1974
1976
1978
1982
1984
1986
1988
1990
1992
1994
1996
1998
2000
2004
2006
2008
2010
2012
2014
2016
2018
À l'échelle mondiale, de 1970 à 2019, les émissions de CO2 ont augmenté de 40%. Une
simple décomposition montre les principaux facteurs déterminants de la tendance mondiale des
émissions de CO2. À l'échelle mondiale, la croissance économique est partiellement découplée
de la consommation d'énergie, car l'intensité énergétique a diminué de 21% au cours de cette
période. Cependant, comme l'intensité en carbone de la structure énergétique n'a guère changé,
17
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique
la croissance combinée de la population (20%) et du PIB par habitant (43%) a conduit à une
augmentation significative des émissions mondiales de dioxyde de carbone de 1970 à 2019. En
termes de développement et de croissance économique, démographique et technologique.
18
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique
Figure 1-11: Les émission de CO2 en 2019 par source et par secteur (IEA 2020b).
L'historique ci-dessous (Figure (1.10)) retrace le processus qui a abouti à la conclusion d'un
nouvel accord mondial, juridiquement contraignant, sur le climat et à des engagements de suivi
visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre
Parce que les impacts des changements climatiques sont ressentis partout dans le monde, les
pays doivent coopérer à l’échelle internationale pour trouver ensemble des solutions politiques.
En 1992, les pays membres des Nations Unies ont adopté une convention internationale sur le
climat, avec pour objectif de maîtriser les émissions de gaz à effet de serre et ainsi lutter contre
les conséquences des dérèglements climatiques. Depuis, les 195 pays membres de la convention
se réunissent chaque année lors d’une “conférence des parties”, la COP.
Depuis 1995, plus d’une centaine de pays du monde entier se réunissent chaque année lors
des COP pour parler du climat et de la lutte contre le réchauffement climatique. Du fait de la
complexité du sujet et des enjeux qui se cachent derrière, c’est un processus long où se mêlent
de problématiques environnementales, économiques, sociales et diplomatiques.
En 1997, la conférence des parties se déroule à Kyoto pour sa troisième année. Pour la
première fois dans l’histoire de l’humanité, un protocole contraignant visant à encadrer les
émissions de CO2 de plus d’une centaine de pays est élaboré. Les objectifs sont chiffrés : réduire
de 5,2% les émissions de gaz à effet de serre planétaires d’ici 2020 en se servant de l’année 1990
comme référence. Pour l’Union européenne, cet objectif se traduit par une baisse totale de ses
émissions de 8%.
19
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique
En décembre 2015, les chefs d’États et de gouvernements se sont mis d’accord pour adopter
le premier accord universel sur le climat, lors de la COP21 à Paris. Cet accord engage tous les
pays à limiter le réchauffement global sous la barre des 2°C, et à tendre vers 1,5°C. Il prévoit
aussi que les pays les plus riches soient solidaires envers les plus pauvres, en les aidant à
s’adapter aux impacts croissants et à développer les énergies renouvelables.
La COP21 était un point de départ indispensable pour renforcer la lutte contre les
changements climatiques. Mais les promesses des pays sont encore insuffisantes : elles mettent
la planète sur la voie d’un réchauffement de plus de 3°C d’ici à la fin du siècle. C’est pour cela
qu’ils doivent agir dès maintenant pour amplifier et concrétiser les promesses faites à Paris.
Une nouvelle considération est venue complexifier les prévisions. La transition énergétique,
engagée dans de nombreux pays et formalisée au niveau mondial par l’Accord sur le climat, fait
qu’il est n’est plus possible de raisonner seulement en termes d’offre, comme le faisait Hubbert.
Les énergies fossiles seront encore nécessaires pendant des décennies, mais la demande devrait
diminuer avec le temps. On peut maintenant raisonnablement espérer que la production mondiale
20
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique
de pétrole diminue suite à une baisse de la demande et non plus du fait de l’épuisement des
gisements. Une nouvelle ère qui correspondrait à la formule célèbre : « on n‘est pas passé de
l’âge de pierre à l’âge de fer à cause d’un manque de pierres »
(Inégalité répétition) Il est donc nécessaire d’adopter rapidement de nouvelles énergies pour
remplacer les énergies fossiles, qui s’épuisent progressivement et qui sont polluantes. Les pays
du Nord, qui ont les moyens techniques et financiers, ont déjà entamé leur transition énergétique.
Dans les pays du Sud, la situation est plus compliquée. Ils manquent encore de moyens financiers
pour développer des énergies renouvelables. La question énergétique est donc un enjeu central
du développement durable au (21e) XXIe siècle.
Le coronavirus (Covid-19) a créé la plus grande crise mondiale depuis des générations,
envoyant des ondes de choc dans les systèmes de santé, les économies et les sociétés du monde
entier. Face à une situation sans précédent, les gouvernements se concentrent sur la maîtrise de
la maladie et la relance de leurs économies. Le secteur de l'énergie est également gravement
touché par cette crise, qui a ralenti les transports, le commerce et l'activité économique à travers
le monde. Notre dernière analyse des données quotidiennes jusqu'à la mi-avril, publiée dans (IEA
2020c), montre que les pays en verrouillage total connaissent une baisse moyenne de 25% de la
demande d'énergie par semaine et les pays en verrouillage partiel une baisse moyenne de 18%.
Les implications de la pandémie pour les systèmes énergétiques et les transitions d'énergie
propre sont encore en évolution, mais trois domaines, en particulier, ressortent :
21
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique
• Les transitions d'énergie propre doivent être au centre des plans de relance
économique et de relance.
1.3 Contexte énergétique national
L'Algérie est le premier producteur de gaz naturel en Afrique, le deuxième plus grand
fournisseur de gaz naturel de l’Europe, et parmi les trois premiers producteurs de pétrole de
l’Afrique L’Algérie est devenue membre de l'organisation des pays exportateurs de pétrole
(OPEP) en 1969, peu de temps après qu'il a commencé la production pétrolière en 1958 (Gouareh
2017). L'économie algérienne est fortement tributaire des recettes provenant de son secteur des
hydrocarbures, qui représentent environ 30 % du produit intérieur brut (PIB) du pays pour
l’année 2013 (Direction Générale Trésor (DGT) 2013), plus de 95 % des recettes d'exportation,
et près de 70 % des recettes fiscales (IEA 2020b).
1.3.1 Politique de gestion des ressources fossiles (Analyse du bilan énergétique)
22
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique
La Figure 1-13 illustre qu’en 2019 l’Algérie a mobilisé une ressource primaire de 160.4
Mtep pour satisfaire une consommation finale de 62.7 Mtep. La différence est constituée des
pertes et usages internes du système énergétique (6.2 Mtep au total), des exportations nettes (92
Mtep) et des soutés aériennes et maritimes internationales exclues par convention de la
consommation finale (7.7 Mtep). Le diagramme illustre aussi les flux des différentes formes
d’énergie transformées en électricité et/ou chaleur commercialisée (par exemple, 5.6 Mtep de
gaz naturel ont été transformées en électricité).
Il y a lieu de préciser que les pertes de transport et de distribution ainsi que l’écart
statistique (en valeur algébrique), bien que figurant dans le bilan après consommation, en sont
déduits.
En 2019, l’Algérie a produit environ 164.4 Mtep de pétrole brut, dont 79% ont été
exportés. La production de gaz naturel est de 84.3 Mtep, dont 60% ont été exportés. Le gaz
naturel a fourni la plus grande part de l'énergie primaire et sa consommation final, qui atteint
34.1 Mtep, est désagrégé en trois catégories ; production d'électricité, usages industriels et des
utilisations résidentielles (principalement pour le chauffage et la cuisson). La consommation des
produits pétroliers avec 19.3 Mtep, présente la deuxième plus importante source d'énergie, il était
principalement utilisé pour le transport et pour l’industrie. Pour les énergies renouvelables et la
biomasse, chaque un de lui répond à moins de 2 % de la demande énergétique finale et ils sont
utilisés pour l'habitation, l'industrie et la production d'électricité.
23
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique
Figure 1-14: Structure de la production d’énergie primaire (Algerian Ministry of Energy 2018a)
En 2017, la consommation nationale d’énergie a été de 59,5 Mtep reflétant une hausse de
2,1% par rapport à 2016 avec une pénétration plus grande des produits gazeux, plus disponible
dans le bilan des ressources. Concernant la consommation finale, le gaz naturel (30%), suivi par
les produits pétroliers (34,3%) et l’électricité (29,8%). Elle a connu une croissance de +4,1% en
2017 pour atteindre 59,5 Mtep, tirée notamment par une hausse de la consommation du gaz
naturel (+7,9%), des produits pétroliers (-1,2%) et de l’électricité (+6,4%) (Algerian Ministry of
Energy 2018a).
24
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique
Dans la Figure 1-15, il ressort que la structure de la consommation des produits pétroliers
reste dominée par les carburants terre qui représentent 83% du total. Le gasoil est de loin le
carburant le plus consommé sur le marché national avec une part de 75%, suivi par les essences
(23%) et le GPL (12%, y compris GPL-c à 3%).
1.3.4 Moyens actuels et émergents de production énergétique
Selon (Bp 2019), l'Algérie dispose d'environ 12,2 milliards de barils de réserves prouvées
de pétrole. Répartie dans plusieurs zones, comme Hassi Messaoud (3,9 milliards de barils) le
gisement de pétrole les plus anciens et les plus importants, près de la ville de Ouargla, Champ
pétrolier Hassi Al-Raml (3,7 milliards de barils) et champ pétrolifère Ourhoud (1,9 milliard
barils) (Agence internationale de l'énergie, 2020). Par ailleurs, l'Algérie a également développé
plusieurs autres champs ces dernières années, comme les champs pétrolifères de Berkine
(représentant 8% des réserves de pétrole) et d’illizi (représentant 15% des réserves de pétrole)
(regane, ahnet/timimoune, etc.).
25
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique
Figure 1-17 : Evolution de la puissance installée par type d'équipement (en MW) sur la période (1962-
2017) (Algerian Ministry of Energy 2018a).
26
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique
L'effort d'investissement a fourni une énergie suffisante pour le marché intérieur, qui a été
principalement fournie par la Société de production d'électricité (SPE), qui a une capacité totale
installée de 17238,6 MW à la fin de 2015. Les Figure 1 15 et Figure 1 16 représentent cette
évolution et confirment que cette évolution est fortement dépendante Fondamentale sur les
technologies basées sur les turbines à gaz (TG) et le cycle combiné (CC).
Figure 1-18 : Evolution de la production d'électricité par type d'équipement (en MWh) sur la période
(1962-2019) (Algerian Ministry of Energy 2018b).
27
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique
28
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique
29
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique
• Assurer la mise en œuvre des politiques et stratégies nationales dans les domaines de la
transition énergétique et des énergies renouvelables, et identifier les moyens juridiques,
humains, financiers et matériels nécessaires.
30
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique
La Commission de Régulation de l'Electricité et du Gaz (CREG) a été créée par la loi N°02-
01 du 05 février 2002 relative à l'électricité et à la distribution du gaz par canalisations pour la
réalisation et de contrôle du service public de l’électricité et de la distribution du gaz par
canalisations ; et pour la surveillance et le contrôle du respect des lois et règlements y relatifs. Et
pour cela l’Art 115 dans la même loi clarifie précisément les pouvoirs de ce comité. C'est un
organisme d’après Art 112 indépendant et autonome doté de la personnalité juridique et investi
de trois missions principales (CREG, 2015) :
[Link] Autorité de Régulation des Hydrocarbures (ARH)
Conformément aux dispositions de la loi n ° 05-07, l'ARH a été désignée pour être chargée
du contrôle et de la régulation des activités dans le domaine des hydrocarbures, ainsi que des
questions liées à la sécurité industrielle et à l'environnement. Hydrocarbures. Il garantit le
fonctionnement transparent des monopoles naturels, l'accès non discriminatoire des tiers aux
réseaux de transport et de stockage par pipeline, et la régulation de la rentabilité du gaz naturel
31
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique
et des produits pétroliers sur le marché national. En fait, notre institution effectue des travaux
importants liés à la mise en œuvre de l'ouverture du marché des produits pétroliers. En outre, il
négocie avec les opérateurs pour formuler et mettre à jour un plan indicatif pour
l'approvisionnement en produits pétroliers du marché national. Par ailleurs, l'agence ARH étudie
les demandes d'allocation de concession au profit de Sonatrach-SPA et fait des recommandations
au ministre chargé des hydrocarbures. ARH gère et surveille la concession de transport par
pipeline octroyée. De même, le stockage et / ou la distribution de produits pétroliers ne peuvent
être effectués qu'après autorisation de l'ARH.
[Link] Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures
(ALNAFT)
ALNAFT est dirigé par le comité de direction, qui se compose du président, de cinq
membres (appelés administrateurs) et du secrétaire général. Pour mener à bien ses missions, le
comité de direction s'appuie sur les directions spécialisées. Conformément aux dispositions de
l'article 12 de la loi algérienne n ° 05-07, révisée et complétée le 28 avril 2005, l'Agence nationale
de développement des ressources pétrolières et gazières « ALNAFT » a été créée. ALNAFT est
responsable de :
• Évaluer l'industrie minière liée aux activités en amont, notamment pour mener des
recherches sur les bassins fluviaux et obtenir des données grâce à ses propres
recherches ou à l'aide de services tiers ;
• Gérer et mettre à jour les bases de données liées aux activités en amont ;
• Organiser les appels d'offres pour les activités en amont, y compris la détermination
des normes d'évaluation et de qualification applicables, les procédures d'appel
d'offres et l'évaluation ;
[Link] SONELGAZ
32
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique
d'une société verticalement intégrée à une société holding, à la tête d'un groupe industriel
composé de plusieurs sociétés et de multiples activités.
• Loi n°04-09 du 14 août 2004 : La promotion des énergies renouvelables dans le cadre
du développement durable.
33
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique
Récemment, l'Algérie a procédé à la ratification de l'Accord de Paris sur le climat adopté fin
2015, à la 21ème Conférence des parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les
Changements Climatiques (COP21). L'Algérie s'engage à réduire ses émissions de gaz à effet de
serre à l'horizon 2030 de 7% avec ses propres moyens et de 22% avec des financements
internationaux.
34
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique
(observatoires, agences, instituts, etc.). La démarche a consisté à créer, par strates successives et
par secteurs, un cadre institutionnel responsable de la gestion environnementale dans le pays.
1.3.8 Marché du gaz : enjeux et défis
Le marché du gaz naturel est régional et organisé en trois pôles géographiques distincts : le
marché Nord-Américain, le marché Asiatique et le marché Européen. L’Asie et l’Océanie
constituent un moteur de croissance pour la demande gazière, tandis que le moyen orient renforce
son rôle majeur en tant que le plus grand producteur et exportateur au niveau mondial. La
demande importante sur le marché asiatique s’explique par les besoins accrus au Japon (effet
Fukushima) et en Corée du sud (secteur électrique) et surtout par le dynamisme des marchés
émergents (Chine et Inde). Inversement, la demande gazière en Europe a fortement baissé ces
dernières années. Aux Etats-Unis, la découverte de gaz non conventionnels a considérablement
modifié le paysage énergétique et économique mondial. Le gaz de schiste compte maintenant
pour 40% de la production américaine et devient le premier pays producteur devant la Russie, ce
qui a permis aux Etats-Unis de pénétrer le marché européen. Le transport international du gaz
s’effectue, pour l’essentiel, par le biais de gazoducs. Ce qui reste est transformé sous forme de
GNL et acheminé par des méthaniers vers les centres de consommation. Le commerce
international du gaz dans le passé était dominé par un nombre restreint d’acteurs. La naissance
d’une industrie d’exploitation dynamique en plein essor du GNL et la construction de nouveaux
ports et gazoducs font du GNL un produit de plus en plus fongible, faisant l’objet d’arbitrages
accrus au niveau mondial. En d’autres termes, le prix du gaz ne peut plus être fixé sur les seuls
marchés locaux, d’autant que les producteurs de GNL se dotent de la capacité d’acheminer leur
produit vers des marchés éloignés.
Les prix à la consommation pour tous les produits pétroliers et énergétiques dans toutes leurs
formes sont subventionnés par l’état. Ils sont fixés sur la base de critères socio-économiques.
Les subventions sont indirectes, elles ne sont pas assurées à travers des transferts directs du
budget de l’état mais par le biais d’une réduction appliquée sur les bénéfices des sociétés
étatiques de production, ex. SONELGAZ pour l’électricité et le gaz et NAFTEC pour les
combustibles. Le tableau suivant résume l’ensemble des prix d’énergie électrique et pour
différents produits énergétiques selon les différents niveaux d’utilisation.
35
Chapitre 1 Contexte et politique énergétique
Il est bien connu que la demande énergétique est sensible aux prix et ceci concerne
particulièrement la demande en électricité. La réforme des prix permettra d'économiser de
grandes quantités d'énergie, surtout à long terme, et pourra apporter une réduction considérable
des émissions de gaz à effet de serre de la part des pays qui enregistrent une distorsion des prix.
Les subventions affectent fortement le trésor public et fragilisent l’équilibre du commerce
extérieur. Elles ont souvent tendance à détruire les entreprises publiques qui sont généralement
victimes de cette pratique.
1.4 Conclusion
Dans ce chapitre nous présentons la situation énergétique de l'Algérie et son statut aux
niveaux mondial et national, notamment en termes de capacité et de ressources, de capacité de
production, d'infrastructure et de marchés de consommation, notamment en termes de
raccordement d’électricité et de gaz naturel et de son impact sur l'environnement. On voit bien
qu'elle repose sur des sources d'énergie traditionnelles (fossile), qui polluent l'environnement à
des degrés divers. Par conséquent, nous sommes obligés de trouver des solutions durables qui
tiennent compte de l'évaluation précise de la croissance de la demande d'énergie, de la répartition
géographique des populations et de l'identification de l'énergie qui sera extraite et utilisée et sa
qualité.
36
Chapitre 2: Transition énergétique :
Réalité et perspectives
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives
2.1 Introduction
« La transition énergétique est une question de génération. Il faut commencer par l’école et
l’éducation des enfants. Il faut aussi leur donner des exemples concrets et l’engagement des
parents dans les mesures de transition énergétique. »
Dans ce chapitre nous présentons les enjeux, les expériences expérimentées et une lecture
des signaux prouvant que la transition énergétique mondiale est en marche. Puis analyser les
stratégies nationales engagées pour répondre aux enjeux énergétiques afin d’assurer un
développement durable en rapport avec les différents plans gouvernementaux (tels que PNER,
PNME, PNC, SNAT…).
2.2 Qu’est-ce que la transition énergétique ?
Parallèlement, la « transition énergétique » est entourée par le cercle vicieux commencé par
l’explosion démographique qui fait augmenter la demande d’énergie. Elle est accentuée
également par les inconvénients des énergies fossiles : les limites de ressources d’énergies
fossiles, la dépendance énergétique, la crise de l’énergie comme le choc pétrolier, et les
émissions de CO2. La transition énergétique est accélérée par le réchauffement climatique rendu
notamment par les gaz à effet de serre dont le CO2. Elle est soutenue également par la sortie du
nucléaire à cause du danger par la gestion de déchets de combustibles fossiles et l’accident des
centrales nucléaires. Le cercle vicieux de la transition énergétique peut être présenté sous forme
de schéma des notions ci-dessous (Kanjanapinyowong 2019).
38
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives
Au cours des décennies, la contribution respective de chaque énergie primaire fossile au mix
énergétique mondial a évolué : les énergies reines du XIXème siècle (biomasse, charbon) ont
peu à peu été détrônées par des énergies dites « modernes » (pétrole, gaz). Ce mécanisme a
souvent été qualifié, à tort, de "substitution énergétique", une formulation qui suggère que le
charbon aurait remplacé la biomasse, ainsi que le gaz et le pétrole ensuite. Or, nous sommes, en
réalité, en présence d’un mécanisme d’addition énergétique où de « nouvelles » énergies
primaires s’ajoutent aux énergies déjà établies, mais sans pour autant limiter leur usage au plan
mondial (Buttigieg 2016).
60
50
40
30
20
10
0
1800
1810
1820
1830
1840
1850
1860
1870
1880
1890
1900
1910
1920
1930
1940
1950
1960
1970
1980
1990
2000
2010
2019
Figure 2-2: Les deux transitions énergétiques précédents ont provoqué d’énormes
bouleversements structurels (Schroders et al. 2019).
39
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives
Le pétrole joue un rôle central dans l’économie mondiale et a trouvé d’importants canaux
d’exportation dans les domaines des transports, de la chimie et de la production d’énergie.
L’utilisation du pétrole comme source d'énergie remonte au XIXe siècle : le pétrole est passé de
5% en 1915 à 33% en 1965. Après 1975, la production pétrolière a continué d'augmenter mais
avec tendance moins. En 2019, le pétrole représentait 33 % de la consommation mondiale
d'énergie primaire.
Le gaz naturel est une source d'énergie majeure et sa part dans la structure énergétique
mondiale est en croissance, son innovation permet d'assurer son transport et de limiter ses
dangers. Elle est passée de 5% en 1930 à 25% en 1985, et est tombée à 23% de la demande
d'énergie primaire en 2019 (IEA 2020b).
2.2.2 Chaîne énergétique et transition énergétique
La transition énergétique comme un processus géographique est présenter par (Bridge et al.
2013), qui impliquant la reconfiguration des schémas et des échelles actuels de l'activité
économique et sociale, ils impliquent plusieurs changements significatifs dans la localisation des
composants clés du système énergétique contemporain Tableau 2.1.
Tableau 2.1 : Les changements possibles dans la localisation des éléments clés du système d'énergie
associées à une transition d'énergie à bas carbone (Bridge et al. 2013)
40
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives
Les objectifs qui alignent la politique en matière d'énergies renouvelables sur plusieurs
niveaux de gouvernance et plusieurs secteurs économiques sont restés rares en 2019. Les
politiques d'énergies renouvelables sont généralement adoptées à un seul niveau de gouvernance
et ont tendance à se concentrer sur un seul secteur d'utilisation finale, bien que des exemples
d'intégration et de coordination émerge.
Ces objectifs sont un moyen essentiel d'exprimer l'engagement en faveur des énergies
renouvelables et ont été presque exclusivement destinés au secteur de l'électricité (électricité). À
la fin de 2019, 166 pays avaient des objectifs en matière d'énergie renouvelable, contre 49 pays
pour le chauffage et le refroidissement et 46 pour les transports. Un seul objectif intersectoriel a
été adopté en 2019, en Espagne (Brauwer 2020).
Figure 2-3 :Nombre de pays ayant des politiques d'énergies renouvelables 2004-2019.
41
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives
Le soutien public aux énergies renouvelables s'est développé en général, bien que certains
projets individuels se soient heurtés à une opposition. Les gouvernements utilisent une gamme
diversifiée de leviers pour accroître le soutien aux énergies renouvelables.
Les points de vue des communautés locales sont un facteur clé dans l'adoption des énergies
renouvelables, mais ne sont qu'une partie de l'acceptation sociale plus large des énergies
renouvelables. Un certain nombre de facteurs complexes peuvent influencer les réactions du
public à l’égard des projets locaux ou régionaux d’énergie renouvelable, y compris la perception
des incidences sur la santé et l’environnement ; les perceptions de la répartition des coûts et
avantages économiques ; et l'équité perçue du processus de consentement.
De nombreux gouvernements ont cherché à partager les avantages économiques des énergies
renouvelables avec les communautés d'accueil en créant des fonds pour une transition juste et en
développant des formes plus « passives » de participation financière, telles que des programmes
d'avantages communautaires et des options d'achat d'actions. Certains gouvernements ont
également commencé à s'engager dans le concept de démocratie énergétique en exigeant une
plus grande participation du public au processus de planification des projets d'énergies
renouvelables. Par exemple, les développeurs de centrales solaires et hydroélectriques au
Kazakhstan et au Tadjikistan ont été tenus de consulter les communautés dans le cadre de leurs
plans d'engagement des parties prenantes (REN21, 2020).
42
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives
Les objectifs prennent de nombreuses formes, y compris des objectifs pour atteindre une
contribution spécifique de production (ou capacité) renouvelable, et pour les parts d'énergies
renouvelables en général et dans des secteurs spécifiques
[Link] Pensez hors des boites : approcher les défis systématiquement
Une transition plus rapide vers un avenir d'énergie renouvelable nécessite une approche
holistique à l'échelle du système, y compris l'augmentation des mesures d'efficacité énergétique
pour réduire la demande énergétique globale. Il ne suffit pas de simplement construire plus de
parcs éoliens ou d'installer des panneaux solaires sur chaque toit. Il ne suffit pas non plus de
substituer l'électricité au gaz naturel utilisé pour le chauffage si la source d'électricité n'est pas
renouvelable. En termes simples, les énergies renouvelables doivent être utilisées pour répondre
aux besoins énergétiques de tous les secteurs. Cela signifie que les fournisseurs d'énergie
renouvelable doivent mieux comprendre la réflexion, les défis et les opportunités dans chaque
43
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives
Les éléments suivants sont nécessaires pour créer un environnement plus propice à
l'adoption des énergies renouvelables :
- D'autres mesures visant à intégrer les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique, déjà
en cours dans une certaine mesure dans le bâtiment, le chauffage et le refroidissement des
secteurs.
- Les mesures visant à accroître l'utilisation des énergies renouvelables dans les transports.
- Les mesures visant à accroître l'accès à l'énergie.
- Les mesures visant à encourager l'innovation.
Les alternatives disponibles pour accélérer la transition énergétique dans les pays en
développement dans chacune des dimensions susmentionnées sont résumées sur la figure 2-5.
Les alternatives cartographiées ici ne sont en aucun cas exhaustives. Cette feuille de route vise à
servir d'outil de planification flexible pour soutenir la planification stratégique et à long terme
dans les pays en développement. Il est possible d'accélérer la transition énergétique et de rendre
les futurs systèmes énergétiques plus justes et démocratiques en créant des synergies entre les
différents niveaux d'acteurs qui représentent les côtés producteurs et consommateurs d'énergie
(Vanegas Cantarero 2020).
44
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives
Figure 2-5 : Feuille de route des options technologiques disponibles pour accélérer la transition
énergétique.
45
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives
46
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives
Les pays abordent la transition énergétique avec différents points de départ et diverses
particularités structurelles, économiques, sociales et institutionnelles. Cela implique qu'au lieu
de comparaisons simples basées sur les scores de l’indice de transition énergétique, les pays
devraient être comparés à un groupe de pairs ayant des caractéristiques structurelles similaires
(WEF 2020). La méthodologie de l'ITE, la classification des indicateurs en dimensions et leurs
poids respectifs sont résumés dans Figure 2-7.
47
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives
Enfin, une matrice de préparation (Figure 2-8) peut montrer le positionnement des pays par
rapport aux mesures de performance du système et de préparation à la transition, ce qui peut
s'avérer utile pour l'analyse comparative (WEF 2020).
Figure 2-8 : Matrice de performance / préparation de l'indice de transition énergétique (par groupes de
pays).
48
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives
[Link] Egypte
Le Maroc utilisé son expérience de longue date dans les projets d'ERV à l'échelle des
services publics pour formuler un plan énergétique à long terme (30 ans) mis en œuvre par le
ministère de l'Énergie, et a déterminé le développement de la structure énergétique et la demande
d'investissement. Les opérations de production d'électricité (30 ans) et de transport (10 à 20 ans)
sont assurées par l'Office national de l'électricité et de l'eau potable (ONEE), dont certaines sont
en exploitation pour les centrales solaires et éoliennes depuis plusieurs années. Afin de gérer
l'augmentation du taux de pénétration et de pouvoir atteindre l'objectif des énergies
renouvelables de fournir 52% de sa demande énergétique, des améliorations récentes ont été
apportées au plan de production d'électricité, en se concentrant sur la modélisation par l'achat de
nouveaux outils (OPTGEN pour l'expansion), le SDDP et NCP pour les opérations) et la
distribution régionale (pour les projets d'énergie renouvelable). Le nouvel outil de simulation
permet d'exprimer plus pleinement l'effet VRE, notamment compte tenu de la flexibilité FL du
système à travers l'engagement horaire (démarrage, rampe, montée / descente minimale continue,
etc.) et le stockage. Le coût de la technologie des énergies renouvelables est basé sur les
publications de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) et les normes entre les fabricants.
49
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives
[Link] Palestine
Malgré le problème palestinien, en 2012, il a travaillé avec une société de conseil pour
formuler une stratégie 2022. La mise en œuvre des contributions déterminées au niveau national
a été évaluée conjointement avec le plan à long terme. La sécurité et l'indépendance énergétiques
sont les principaux objectifs du plan à long terme.
En 2014, un atlas de l'énergie solaire et éolienne a été rédigé, la superficie de la Palestine
d'environ 28165 km² et Jérusalem la capitale, avec sa situation géographique, les terres de
Palestine reçoivent une grande quantité d'irradiation solaire (Figure 2-9). La planification des
projets d'énergie renouvelable n'est pas centralisée, mais comprend diverses institutions. La
croissance de la demande est le principal moteur de la demande du réseau. Anticiper la demande
et accroître l'interconnexion sont des défis. La relation avec L'entité sioniste a un impact sur
l’offre et l’autorisation des terres. La flexibilité du système de production d’électricité devrait
être augmentée en diversifiant le mélange et l’interconnexion avec d’autres systèmes.
L’obtention des ressources financières nécessaires est un autre problème.
50
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives
Le comité d'intégration du secteur électrique est le lieu où toutes les parties prenantes
coordonnent tous les travaux de planification. Le plan ne s'intéresse pas seulement à
l'optimisation des coûts, mais également aux retombées socio-économiques. Auparavant, cette
approche était isolée, mais maintenant elle est passée à une approche plus intégrée qui inclut des
éléments spatiaux. Au fil du temps, le ministère a mis en place une série d'outils pour résoudre
différents problèmes d'optimisation. Afin de répondre à la demande, une combinaison de
méthodes et de techniques est utilisée pour effectuer des prévisions, dont beaucoup sont
développées en interne par des statisticiens. Comme de nouvelles informations apparaissent
toujours, la planification est un exercice itératif. Le concept de points de capacité est appliqué en
effectuant initialement une optimisation sans points de capacité. Utilisez ensuite les crédits de
capacité de la source VRE pour réexécuter le modèle afin d'évaluer la réduction de la demande
d'investissement en énergie thermique
Le système saoudien se caractérise par le lien étroit entre la production d'eau et
d'électricité (dessalement), ainsi que par les restrictions d'exploitation de nombreuses centrales
thermiques. Différents outils de calcul sont utilisés pour mieux représenter les crédits de capacité.
Des méthodes statiques et dynamiques sont utilisées. Effectuer une évaluation de l'adéquation
de la production d'électricité pour atteindre une marge de 13%. Il existe plus de 50 stations de
surveillance de l'énergie solaire et éolienne réparties à travers le pays. Le modèle de conseil en
système du Laboratoire national des énergies renouvelables (NREL) est utilisé pour mieux
comprendre les caractéristiques de production d'énergie solaire et comment l'ERV répond à la
demande. Les résultats sont ensuite transmis aux services publics, qui effectueront une analyse
plus détaillée du réseau et des emplacements de test pour les futures usines. Les dernières
recherches sur la planification à long terme prévoient que le taux de pénétration des énergies
renouvelables atteindra 30% d'ici 2030. Le développement des énergies renouvelables repose
uniquement sur l'optimisation des coûts les plus bas.
[Link] Mexique
Afin d'accélérer la mise en œuvre de l'Accord de Paris, le Mexique a adopté une nouvelle
loi sur la transition énergétique (Ley de Transición Energética) en décembre 2015. La loi sur la
transition énergétique vise à réglementer l'utilisation durable de l'énergie et à articuler les
obligations de l'industrie électrique concernant la nécessité de transition du pays. Pour nettoyer
les énergies et réduire les émissions de GES, tout en maintenant la productivité et la compétitivité
du Mexique sur la scène mondiale. La loi de transition énergétique crée la base juridique pour la
51
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives
52
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives
L'Allemagne a déjà fait des progrès significatifs sur son objectif de réduction des émissions
de GES avant l'introduction du programme, obtenant une baisse de 27% entre 1990 et 2014.
Cependant, le pays devrait maintenir un taux moyen de réduction des émissions de GES de 3,5%
par an atteindre son objectif Energiewende, égal à la valeur historique maximale jusqu'à présent
(Hillebrandt et al. 2015).
[Link] Autres pays US/china/France /Germany
53
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives
Tableau 2.2 : Résumé des objectifs énergétiques nationaux et année de réalisation en valeurs relatives et
absolues.
54
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives
Le nécessaire changement de trajectoire énergétique doit être structurant et bâti sur des
ruptures, tant au niveau de la vision, des modèles de management des infrastructures, du
financement des investissements et de la demande, qu'au niveau des approches et stratégies en
vue de la mise en place d'un environnement propice d'intervention. En Algérie, les différents
programmes nationaux de la transition énergétique sont réalistes donc elle est sur la bonne voie.
Cependant, ce programme fait face à des défis majeurs tels les mesures de financement, la
transparence dans la gestion des fonds, la promotion de la recherche et de la technologie dans le
domaine ainsi qu'une bonne gouvernance intersectorielle. Une transition énergétique permettant
notamment de diviser par deux le taux de croissance annuel de la consommation interne
d’énergie (de +6% par an en 2015 à +3% par an à l’horizon 2030.
Des fonds importants sont créés pour soutenir et dynamiser l'investissement dans les
activités vertes et le développement durable. Des mécanismes financiers nationaux et des
mesures fiscales dédiées ou des crédits d'investissements à des taux préférentiels ont été
introduits pour financer les politiques énergétiques.
Au niveau national, il existe près de 140 fonds pour soutenir et financer différents types de
projet en Algérie. L'analyse de cette panoplie de fonds a permis de dégager neuf fonds qui
couvrent les domaines de la transition énergétique. Les trois principaux fonds existants qui
couvrent le domaine des énergies, de l'efficacité énergétique, des énergies renouvelables, et de
la protection de l'environnement, sont :
▪ Le Fonds National des Energies Renouvelables et Cogénération (FNERC);
▪ Le Fonds National pour la Maîtrise de l'Energie (FNME);
▪ Le Fonds National pour l'Environnement et la Dépollution (FEDEP).
Par ailleurs, il existe d'autres fonds financiers nationaux qui couvrent le domaine
d'aménagement du territoire, dont les plus importants sont :
o Le Fonds national de soutien à l'investissement pour l'électrification et la
distribution publique du gaz (FNSIEDPG);
o Le Fonds d'appui à l'investissement (FAI);
o Le Fonds d'investissement de wilayas (FIW);
o Fonds commun des collectivités locales (FCCL);
o Le Fonds spécial de développement des régions du sud (FSDRS);
o Le Fonds spécial pour le développement économique des hauts plateaux
(FSDEHP).
55
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives
56
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives
Figure 2-11 : Consistance du programme en énergie renouvelables à réaliser pour le marché national
sur la période 2015-2030.
57
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives
58
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives
Le plan introduira des mesures d'efficacité énergétique dans les trois secteurs du bâtiment,
du transport et de l'industrie, et encouragera la création d'industries locales pour produire des
lampes à haut rendement et des chauffe-eau solaires. Isoler en encourageant les investissements
locaux ou étrangers.
[Link] Plan d’Action en Matière d’Efficacité Energétique
Le plan se concentre sur les secteurs de consommation qui ont un impact significatif sur la
demande d'énergie. Il s'agit principalement de la construction, du transport et de l'industrie.
a Pour le secteur du bâtiment :
59
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives
4. Éclairage public : L'objectif est de réaliser des économies d'énergie de près d'un
(01) million de TEP d'ici 2030 et de réduire les coûts énergétiques de la communauté.
b Pour le secteur des transports
Le plan vise à promouvoir les carburants les plus accessibles et les moins polluants, en
l'occurrence le GPLc et le GNc: l'objectif est d'enrichir la structure d'approvisionnement en
carburant et de contribuer à réduire la proportion de diesel, ainsi que l'impact bénéfique sur la
santé et l'environnement. D'ici 2030, cela permettra d'économiser plus de 16 millions de TEP.
❖ En résumé, La mise en œuvre sur la base du plan national d'efficacité énergétique réduira
progressivement la croissance de la demande énergétique. Par conséquent, les économies
d'énergie cumulées réalisées atteindront 93 millions de TEP, dont 63 millions de TEP d'ici
2030, et le reste dépassera cette fourchette.
2.4.3 Sonelgaz : plan de développement 2018 / 2028
La longueur totale du réseau de transport à construire de 2018 à 2028 est d'environ 29 682
kilomètres, dont 22 526 kilomètres ont été confirmés. D'ici 2028, la longueur totale du réseau de
transport atteindra 52 207 km, dont 21 647 km à 220 kV et 9 827 km à 400 kV, avec une
puissance de 107 660 MVA.
60
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives
b. Transport du gaz
61
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives
• Réalisation d’un diagnostic sur le transport urbain de la ville d’Alger et évaluation des
besoins en infrastructures, et bus dédiés au gaz naturel ;
• Etat des lieux du parc de l’éclairage public au niveau national.
Le plan vise à promouvoir les carburants les plus utilisés et les moins polluants, en
l'occurrence le GPL c et le GNC. Le but est d'enrichir la structure de l'approvisionnement en
carburant et de contribuer à réduire l'impact des carburants conventionnels sur la santé et
l'environnement. À long terme, le plan vulgarisera l'utilisation de carburants propres dans les
transports personnels et publics, en particulier dans les grands centres urbains. D'ici à 2030, les
économies d'énergie cumulées de tous les départements concernés sont estimées à environ 63
millions de TEP. Dans le secteur des transports, l'utilisation du GPLc et du GNc pour remplacer
l'essence et le diesel entraînera une consommation supplémentaire de ce dernier, qui est de près
de 17 millions de tep, qui peut être déduite des économies d'énergie globales.
Dans le secteur des transports, il est prévu de convertir 500000 voitures particulières au GPL
d'ici 2021 et d'atteindre 1,3 million d'ici 2030. De plus, au cours de cette période (2016-2030), il
est prévu que 11 000 bus seront convertis au gaz naturel (GNC)
2.4.6 Résultats attendus de la stratégie nationale d'efficacité énergétique et d'énergies
renouvelables
Les résultats attendus par la réalisation de ce programme se présentent comme suit :
62
Chapitre 2 : transition énergétique : Réalité et perspectives
2.5 Conclusion
63
Chapitre 3: Planification et stratégies
pour la transition du système
énergétique national
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national
3.1 Introduction
L’énergie constitue un facteur stratégique et occupe une place importante dans le concept
de développement durable du pays. Elle contribue dans la gestion des grands enjeux
géostratégiques (Alami A, 2006). Différent pays prévoient des études prospectives à court et
long terme et s’intéressent à l’action de maitrise d’énergie et développement durable (Assoumou
E, 2006). La prospective est un outil indispensable pour anticiper l’avenir et planifier les actions
à mettre en œuvre et la mise en place des nouvelles actions et des stratégies basées
essentiellement sur le développement et l’intégralités des énergies renouvelables dans le mix
énergétique du futur.
Ce chapitre, vise à effectuer, dans une première étape, une synthèse sur les exercices de
modélisation à l’échelle nationale. Dans une seconde étape, nous essayerons d’élaborer un
scénario de référence de la demande énergétique algérienne à l’horizon 2050. En supposant une
continuité des tendances actuelle. Ce scénario de référence permet d’analyser ce qui se passerait
si aucune action nouvelle n’était mise en œuvre en matière de politique énergétique.
3.2 Estimation des potentiels et sélection du site
Lorsqu'on tente d'évaluer le potentiel solaire, il est utile de définir un cadre de conception
clair qui distingue et identifie différents types de « potentiel » (Brown et al. 2016). Ce cadre de
niveaux en cascade est illustré sur la Figure 3-1. Le niveau le plus élevé est représenté par le
potentiel de ressources physiques qui ne tient compte que du contenu énergétique physique
théorique de la ressource éolienne. Vient ensuite le potentiel technique qui peut être défini
comme le potentiel énergétique limité par un certain nombre de contraintes techniques supposées
telles que les performances du système de conversion, le cadre géophysique de l'emplacement et
les exclusions potentielles dues à des utilisations marines concurrentes. Le potentiel économique
prend en compte des facteurs monétaires supplémentaires tels que les coûts du système et les
estimations de revenus. Le potentiel du marché comprend finalement des facteurs spécifiques au
projet tels que les incitations politiques, les réglementations et les réponses des investisseurs.
Cette étude à l'échelle continentale s'est concentrée sur l'évaluation du potentiel des ressources
techniques car elle fournit une estimation de la limite supérieure du potentiel de développement.
Cela peut servir d'indication sur territoire algérienne qui ont des ressources solaire significatives
où une analyse plus détaillée de solaire énergie potentiel en termes de potentiel économique et
même de marché pourrait être justifiée (Elsner 2019; Lopez et al. 2012).
65
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national
66
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national
Des données fiables, robuste et validées sont essentielles pour une planification éclairée,
l'élaboration de politiques et l'investissement dans le secteur de l'énergie propre. L'explorateur
de données sur les énergies renouvelables a été développé pour prendre en charge les analyses
d'énergies renouvelables basées sur des données qui peuvent éclairer les décisions clés en matière
d'énergie renouvelable à l'échelle mondiale. Les décisions fondées sur les données permettent
d'obtenir des résultats ambitieux, rentables et réalisables pour le déploiement des énergies
renouvelables.
Les décideurs, les planificateurs, les investisseurs, les techniciens, les universités et autres
institutions de soutien s'appuient tous sur les ressources d'énergie renouvelable et les données du
système d'information géographique (SIG) pour prendre des décisions significatives et
percutantes. Ces ensembles de données varient en résolution, qualité et utilité, selon l'application.
Les ensembles de données sur les ressources énergétiques renouvelables, y compris la vitesse du
vent et les valeurs de rayonnement solaire, peuvent être mesurés ou modélisés et varieront en
termes de résolution spatiale et temporelle. En plus des données sur les ressources d'énergie
renouvelable, d'autres couches SIG modélisées ou mesurées jouent un rôle important dans la
prise de décision. Quelques exemples incluent l'utilisation des terres, les données
météorologiques, la densité de la population et les lignes de transmission existantes. En
combinant les ensembles de données de différentes manières, les décideurs peuvent synthétiser
de nouvelles informations sur le potentiel des énergies renouvelables pour guider la définition
des objectifs, l'élaboration des politiques, les investissements et la planification du secteur
électrique, comme présenté dans la Figure 3-2.
67
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national
L’analyse des données et connexion à l’aide à la décision (Figure 3-2) : les données sont au
cœur de l’aide à la décision en matière d'énergie renouvelable. Avec les bonnes données, les
parties prenantes peuvent analyser pour prendre en charge diverses décisions, y compris
l'établissement d'objectifs, l'élaboration de politiques, la planification et l'investissement dans le
secteur de l'énergie.
3.5 Outils d’aide à la décision pour une planification énergétique
À l'heure actuelle, de nombreux pays ont introduit des politiques de développement des
énergies renouvelables et de nombreuses applications des énergies renouvelables ont vu le jour.
L'énergie renouvelable devrait devenir un élément important de l'approvisionnement énergétique
mondial futur. Cependant, le développement des énergies renouvelables pose certains
problèmes. Certains des principaux problèmes liés aux énergies renouvelables comprennent la
hiérarchisation des ressources, la sélection des ressources appropriées et la détermination des
emplacements des centrales et de la capacité de production d'électricité (Shao et al. 2020). Parmi
eux, la détermination de l'emplacement des centrales électriques (également connue sous le nom
de sélection du site d'énergie renouvelable) est l'une des étapes clés de la construction de
centrales électriques à énergie renouvelable, ce qui affecte la production d'électricité et les
avantages sociaux et économiques futurs. En tant que problème de décision, la détermination de
l'emplacement de l'usine a été considérée par certains chercheurs comme un problème de prise
de décision à objectif unique. L'approche traditionnelle à un seul critère vise généralement à
68
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national
déterminer l'option la plus efficace pour les problèmes avec des ressources potentielles élevées
ou des coûts faibles.
Comme mentionné ci-dessus, l'analyse de décision est un outil précieux pour résoudre des
problèmes avec plusieurs participants, critères et caractéristiques cibles. Le problème aide à la
décision multicritères (ADMC) est généralement compris comme cinq composantes, à savoir :
l'objectif, les préférences du décideur, les alternatives, les normes et les résultats (Kumar et al.
2017). Le ADMC peut être classé comme le montre la Figure 3-3 Selon le nombre d'alternatives
considérées, la différence entre l’aide à la décision à multi-attribut (ADAM) et l’aide à la décision
à multi-objectifs (ADMO) peut être compensée, sinon les deux ont des caractéristiques
similaires. MODM est adapté à l'évaluation d'alternatives continues, pour lesquelles nous avons
des contraintes prédéfinies sous forme de vecteur de variables de décision.
69
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national
Les ADMC sont toujours complexes en raison de l'implication de facteurs tels que
techniques, institutionnels, standards, sociaux, économiques et parties prenantes. Il implique
donc à la fois le niveau d'analyse d'ingénierie et de gestion. En outre, le processus est toujours
controversé, car les objectifs peuvent conduire à des solutions différentes à des moments
différents, en fonction des priorités déterminées par les décideurs ou les personnes impliquées
dans le processus. De plus, un problème particulier peut être abordé par différentes méthodes
basées sur les fonctions que nous définissons. Chaque méthode ou modèle a ses propres
inconvénients et restrictions. Une procédure générale de la technique ADMC est illustrée sur la
Figure 3-4 .
70
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national
sélection, la sélection du site des centrales électriques basées sur la technologie des énergies
renouvelables est devenue plus complexe.
Les chercheurs et les décideurs estiment que les méthodes l’aide à la décision multicritères
(ADMC) et des technologies idéals pour résoudre de tels problèmes. Dans la littérature, un grand
nombre d'études ont utilisé plusieurs méthodes ADMC différentes pour parvenir à un
développement durable de la chaîne d'approvisionnement et à la planification énergétique dans
le domaine des énergies renouvelables, y compris le résidentiel (Mokhtara et al. 2019), l'industrie
et les transports (Baumann et al. 2019; Martins et al. 2020; Messaoudi et al. 2019a; Messaoudi
et al. 2019b; Zhou et al. 2020).
Plusieurs études ont présenté un examen de la prise de décision multicritères (ADMC) vers
le développement durable des énergies renouvelables et l'efficacité énergétique (Castro and
Parreiras 2020; Kumar et al. 2017) . Pohekar et al discuter de l'application de la prise de décision
multicritères à la planification énergétique durable, où plus de 90 articles publiés ont été
examinés (Pohekar and Ramachandran 2004). En outre, Shao et al, examinent une étude de revue de
la sélection de sites ADMC pour les applications d'énergie renouvelable résumée pour cinq
sources d'énergie, de 2001 à 2018, avec plus de 80 articles publiés dans des revues de haut niveau
(Shao et al. 2020). L'examen des revues ADMC existantes a montré qu'au cours des dernières
décennies, plusieurs techniques d'ordre de classement ADMC ont été proposées, impliquant
AHP (Analytic Hierarchy Process), ANP (Analytic Network Process), ELECTRE (ELimination
Et Choix Traduisant la REalité) (ELimination and Choice Expressing REality), TOPSIS
(Technique for Order of Preference by Similarity to Ideal Solution), PROMETHEE (Preference
Ranking Organization METHod for Enrichment Evaluations), and VIKOR (VlseKriterijumska
Optimizacija I Kompromisno Resenje) (Kumar et al. 2017; Rezaei 2015; Wu et al. 2019), qui
sont utilisés de manière diffuse dans le domaine de la sélection de sites. Sur la base de ces études
publiées dans ce type de thématique, la plupart des auteurs concluent que le processus de
hiérarchie analytique (AHP) est la technique la plus populaire pour résoudre des décisions
complexes avec des utilisations de critères déférents (Alami Merrouni et al. 2018a; Castro and
Parreiras 2020; Dožić and Kalić 2015; de FSM Russo and Camanho 2015; Kumar et al. 2017;
Messaoudi et al. 2019b; Shao et al. 2020).
Pour des méthodes multicritères comme AHP, dans laquelle une matrice de comparaison
séquentielle par paire de critères (chaque critère est évalué relativement aux autres, dans une
série de comparaisons un à un) permet d’établir les poids relatifs à l’ensemble des facteurs (ou
71
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national
critères) dans le cadre d’une évaluation multicritères, Il est très important de définir le degré de
cohérence d’assignation de ces poids. Saaty propose une technique qui permette la production
d’un indice global de cohérence connue sur le nom (« Consistency Ratio ») qui donne une
évaluation de la probabilité que les pondérations soient assignées de manière aléatoire. Cet indice
teste la sensibilité de la matrice, si la valeur de l’indice est strictement inférieure à 0,10
(CR<0.10) donc la pondération est acceptable mais malheureusement cela n’est pas toujours
atteint. Dans la pratique le cas où l’indice est supérieur à 0.1 (CR>0.10) existe toujours pour
AHP méthode et dans ce cas-là, les procédures de comparaison par paires doivent être ajuster
(En intervenant pour modifier) dont le but est d'améliorer la cohérence de la matrice, mais cette
approche n'est pas recommandée dans la littérature (Rezaei 2015).
Dans ce cas, il nous reste deux possibilités : La première, qui pose un problème de temps,
est que la matrice sera reconstruite et la comparaison séquentielle par paire de critères sera
totalement répétée (réévaluer la pondération par paire de facteurs) par les décideurs ou les
experts. La seconde, comme solution plus rapide, est que seulement les matrices de consistances
serrent considérées et toutes les matrices d'incohérences serrent exclues. L’inconvénient de cette
action est qu’elle réduira le nombre de matrices et par conséquent limitera la contribution des
experts dans la décision finale (Rezaei 2015).
72
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national
Figure 3-5 : Vue schématique de l'analyse bibliométrique de la sélection du site du système d'énergie
renouvelable.
Notez ! que les mots-clés les plus utilisés sont ceux écrits en grosses lettres, à l'inverse, les mots-clés les
moins utilisés sont ceux écrits en petites lettres transparentes.
À partir de ces types de littérature et sur la base d'une analyse bibliométrique approfondie
de quelque 699 articles publiés sur le sujet au cours des dix dernières années à partir de la base
de données Elsevier, en utilisant des mots-clés (sélection de sites, énergies renouvelables,
ADMC), comme le montre la Figure 3-5 (en utilisant VOS viewer tool), les observations
suivantes peuvent être faites :
73
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national
2) La méthode AHP et le logiciel SIG sont les techniques d'optimisation les plus
utilisées ;
3) BWM est l'une des méthodes récemment utilisées dans choix des sites appropriée
pour installer des projets d’énergie renouvelables.
4) Les ADMCs sont largement utilisés dans ce genre de problème, ce qui signifie
qu'ils sont un outil efficace.
[Link] Processus de hiérarchie analytique (AHP- Analytic Hierarchy Process)
74
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national
La matrice de comparaison par paire A(n x n) = [Cij] représente la force de préférence des
experts parmi diverses normes, ce qui affectera le choix des emplacements appropriés. La
matrice de jugement est représenté par l’équation. (3.1), Pour n critères, ou Cij l’importance
relative du critère Ci par rapport au critère Cj. Cii=1 , Cij= 1/ Cji and Cji ≠ 0 (Giamalaki and
Tsoutsos 2019). Par exemple, C1 est plus important que C2 égale à C12 (par exemple C12 = 3) et
la valeur relative de C2 à C1 est son réciproque (C21 = 1/3). Plus le poids est élevé, plus la norme
correspondante est importante (Ghasemi et al. 2019).
𝐶11 𝐶12 … 𝐶1(𝑛−1) 𝐶1𝑛
𝐶21 𝐶22 … 𝐶2(𝑛−1) 𝐶2𝑛
𝐴= ⋱ Équation 3-1
⋮ ⋮ ⋮ ⋮
𝐶 𝐶 … 𝐶𝑛(𝑛−1) 𝐶𝑛𝑛 )
( 𝑛1 𝑛2
Poids relatif des critères C1, C2, …, Cn Peut être calculé à partir de la matrice A, Où le
processus de normalisation est introduit. Construisez une nouvelle matrice en divisant les
éléments de chaque colonne de la matrice A par la somme des éléments de la même colonne.
Ensuite, la moyenne de ligne de la nouvelle matrice normalisée est utilisée pour calculer le poids
relatif de chaque condition (Giamalaki and Tsoutsos 2019). Après un certain nombre de
comparaisons par paires, des incohérences peuvent apparaître, il est donc nécessaire de vérifier
la cohérence du jugement. Afin de rendre le jugement cohérent, l'équation suivante est: (Eq.3.2)
Doit suivre (Giamalaki and Tsoutsos 2019):
75
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national
𝐶𝐼
𝐶𝑅 = Équation 3-3
𝑅𝐼
Pour calculer le rapport de cohérence CR, il faut d'abord calculer l'indice de cohérence (IC)
à l'aide de la formule (Equation.3.4):
𝜆𝑚𝑎𝑥 −𝑛
𝐶𝐼 = 𝑛−1
Équation 3-4
Où λmax est la valeur propre de la matrice de comparaison par paires, et n est le nombre
standard. Les n valeurs appropriées de RI sont bien connues et rassemblées dans le Tableau 3.2
. RI correspond à une valeur d'indice aléatoire, qui varie avec la taille de la matrice.
Dans cette section, nous décrivons brièvement les étapes BWM qui peuvent déterminer les
poids standard (pour plus de détails sur la méthode BWM, veuillez consulter (Rezaei 2016;
Rezaei 2015). Le processus utilisé pour dériver les poids a été résumé en trois étapes sous forme
de flux:
Étape 1 : n de critères d'évaluation est identifié pour prendre une décision avec la contribution
d'un groupe de décideurs, puis les meilleurs et les pires critères sont sélectionnés.
Étape 2 : le meilleur critère et le pire critère sont évalués en fonction d'autres critères, voir le
tableau A.4 et le tableau A.5. Le degré d'importance est donné par un nombre compris entre 1
et 9. La matrice résultante est présentée dans l'Eq. (3.5) et Eq. (3.6) respectivement :
𝐴𝐵 = (𝐴𝐵1 , 𝐴𝐵2 , … . , 𝐴𝐵𝑛 ) (Équation 3.5)
Où aBj représentent le degré d'importance du meilleur critère B par rapport au critère j, et ajW
indique la préférence du critère j sur le pire critère W.
Etape 3: cette dernière étape correspondant au calcul du poids optimal, la méthode présente au
modèle: non-linéaire (Rezaei 2015) ; dans lequel le poids est donné avec un intervalle et le
pondéré optimal est le centre d'intervalle de chaque critère (Rezaei 2016), et modèle linéaire
(Eq.3.7) (qui est utilisé dans cette étude) présentent une solution unique correspondant à la
76
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national
pondération optimale et aucun rapport de cohérence n'était nécessaire dans ce cas contrairement
au modèle non linéaire (Ramezanzade et al. 2020; Rezaei 2016).
𝑚𝑖𝑛 𝜉 ∗
𝑠. 𝑡
|𝑤𝐵 − 𝑎𝐵𝑗 𝑤𝑗 | ≤ 𝜉 ∗ , 𝑓𝑜𝑟 𝑎𝑙𝑙 𝑗
|𝑤𝐵 − 𝑎𝐵𝑗 𝑤𝑗 | ≤ 𝜉 ∗ , 𝑓𝑜𝑟 𝑎𝑙𝑙 𝑗 (Équation.3.7)
∑𝑗 𝑤𝑗 = 1
𝑤𝑗 ≥ 0, 𝑓𝑜𝑟 𝑎𝑙𝑙 𝑗
{ }
Le problème est linéaire qui a une solution unique, correspondant aux poids optimaux
(𝑤1∗ , 𝑤2∗ , … , 𝑤𝑛∗ ), 𝜉 ∗ est considéré comme un indice de cohérence de ce modèle et une valeur de
𝜉 ∗ Il est préférable d'être proche de zéro, ce qui signifie un degré élevé de cohérence.
3.6 Méthodologie de la planification énergétique
La planification énergétique est une activité qui revêt de multiples aspects, mais son trait
principal consiste en une anticipation de l’adéquation offre-demande et la définition des moyens
pour y parvenir. Elle vise en effet à trouver un système énergétique capable d’assouvir la
demande énergétique de manière optimale grâce à une offre optimale. Ces deux optimums
dépendent d’objectifs fixés par différents enjeux et temporalités, relatifs à la maîtrise de l’énergie
(Fléty 2014). la Figure 3-6 donne à voir ces différentes phases d’analyse.
77
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national
Figure 3-6 phases d’analyse de planification énergétique territoire (Lavallez et al. 2017).
Etape 1 : L'emplacement des infrastructures non liées à l'électricité, telles que les routes,
peut affecter la capacité énergétique réalisable et la production d'une technologie particulière.
La chaine énergétique, et donc l’ensemble des sources énergétiques, modes de production,
de distribution et de consommation, est contrainte à chacune des formes énergétiques par les
spécificités territoriales. Les structures de production et de consommation sont ici entendues au
sens propre, en tant qu’entités physiques (bâtiments, ménages, véhicules).
Etape 2 : La maîtrise de données et d’informations sous des formes diverses semble
primordiale. Les modalités d’action sur un territoire sont en effet conditionnées par une
connaissance approfondie des caractéristiques territoriales, accessibles par le biais d’un type
singulier d’information : l’information géographique.
Etape 3 : Les ensembles de données sur les ressources d'énergies renouvelables fournissent
des informations sur la disponibilité d'une source d'énergie renouvelable particulière, telle que la
quantité de matières premières ou les caractéristiques de l'énergie solaire, pour un emplacement
particulier. La disponibilité des ressources énergétiques renouvelables varie en fonction de
l'emplacement et, pour les ressources variables (par exemple, solaire et éolienne), en fonction du
temps.
Etape 4 : L'évaluation du potentiel de développement lié à ce domaine n'implique donc
qu'une étape dans la méthode d'évaluation du domaine des énergies renouvelables. Cela illustre
l'intérêt et l'importance de considérer le territoire plutôt que l’espace : il n'a de sens que d'évaluer
78
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national
L’Algérie, située au nord de l'Afrique avec une superficie de 2.381.741 km², c'est le plus
grand pays de la région moyen orient et l’Afrique du nord (MENA) et le 10ème plus grand pays
du monde. En raison de sa situation géographique, il a un rôle stratégique aux niveaux régional
(africain et arabe) et international. Le pays est bordé au nord par la Méditerranée et le Maroc à
l'ouest, au sud-ouest avec le Sahara occidental, au sud se trouvent le Niger, le Mali et la
Mauritanie, à l'est avec la Libye, bordé par la Tunisie au nord-est.
79
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national
L’Algérie dispose d'un des gisements solaires les plus élevés au monde. Le climat algérien
est influencé par deux facteurs saisonniers prépondérants. Le premier concerne le rayonnement
solaire important sur une grande partie du pays qui conduit à une dépression thermique dans la
zone désertique. Le second est lié au front intertropical qui crée une bordure de nébulosité au
sud du pays lorsque ce front monte vers le nord. La méthodologie pour la stratégie énergétique
nationale est présente en Figure 3-8.
Le potentiel d’énergie renouvelables Algérien des différentes sources sont présentés dans la
Figure 3-9 tels que ; l'irradiation horizontale globale, l'irradiation normale directe, la vitesse du
vent et l'ensoleillement.
80
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national
Comme le montre la Figure 3-9, un potentiel important de l'énergie solaire est disponible et
diffère remarquablement en Algérie. L'énergie solaire totale annuelle sur un plan horizontal d'un
mètre carré est d'environ 2 MWh sur la majeure partie du territoire national. De plus, il semble
que les régions du sud soient plus prometteuses que d'autres pour l'exploitation des ressources
solaires pour la production d'électricité. En particulier, Tamanrasset et Illizi ont un potentiel
d'énergie solaire annuel élevé, qui correspond respectivement à 2,4 et 2,2 MWh / m2. La quantité
minimale d'énergie solaire annuelle disponible atteinte sur la ligne côtière ainsi que dans certains
sites de la région du nord ; notamment à Jijel, El-Taref et Blida, qui est d'environ 1,6 MWh/m2.
selon les estimations, l'Algérie dispose d'un potentiel d'énergie solaire considérable sur
81
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national
l'ensemble du territoire (Prăvălie et al. 2019). En particulier, le désert du Sahara au sud a reçu
plus de 2500 kWh/m².an d'irradiation directe, à l'exception de la partie sud-est de l'Adrar et des
régions de Tamenghast comme on peut le voir sur la figure 8. La quantité minimale d'irradiation
solaire directe annuelle est disponible dans certaines régions du nord ; en particulier El-Taref,
Annaba et quelques autres régions du sud, qui varie entre 1 800 et 1 600 kWh/m²/an. La quantité
d'irradiation solaire varie régionalement avec les saisons changeantes, et horaire en raison de la
variation quotidienne de l'élévation du soleil. Sur la quasi-totalité du territoire national, une
moyenne annuelle de plus de 2600 heures d'ensoleillement peut être comptabilisée, qui atteint
environ 3900 heures dans la région du Sahara. Tous ces points évoqués ont fait de l'Algérie un
bon candidat pour l'exploitation de l'énergie solaire.
Bien que les vitesses du vent soient, comme prévu, plus importantes sur la mer que sur la
terre, la carte des vents montre que la vitesse moyenne du vent en Algérie dépasse 5 m/s dans le
sud, sur la zone la plus venteuse limitée comme suit :26°-29°N, 1°W-5°E. De plus, le Sahara
algérien est plus venteux que la partie nord du pays. Il est tout de même intéressant de noter que
les vents dominants en Algérie sont principalement des vents d'est sur le Sahara et des vents
d'ouest sur le nord de l'Algérie. La vitesse moyenne maximale du vent est de 5,3 m / s, avec un
vent principalement Est-Nord-Est situé sur le site d'In Salah.
3.9 Estimation de la consommation d'énergie par la méthode des scénarios
3.9.1 Définition d’un scénario tendanciel
82
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national
consommation, évoluent bien en ligne avec leurs tendances passées ou que leurs infléchissements
sont explicables par les hypothèses de base.
3.9.2 Proposition d’un scénario volontariste dans le système énergétique
Contrairement au scénario de tendanciel, le scénario volontariste propose des mesures de
gestion de l'énergie pour l'amélioration et l'efficacité dans la modélisation des différentes
composantes du système énergétique, telles que l'investissement dans les énergies renouvelables,
les normes d'efficacité énergétique, la limitation des émissions de gaz à effet de serre et autres
coûts, les serres Les émissions de gaz et les autres variables de décision seront recalculées en
fonction de la modification du système énergétique de référence pour relever le défi énergétique
(Gouareh 2017).
3.9.3 Planification de scenarios et prévisions stratégiques
Une étude de prospective exploratoire conduite avec la méthode des scénarios comprend 4
étapes, chacune de ces phases est déclinée plus précisément dans les parties suivantes : Définition
du problème, collecte des données, séparation des certitudes des incertitudes, élaboration de
scénarios et utilisation des scénarios dans la planification comme monter dans la Figure 3-10.
Objectifs stratégiques
Choix d ’axes d’évolution
Prise en compte des
objectifs généraux Construction du scénario
Choix du modèle
modélisation Analyse des
Analyse résultats
rétrospective
Demande finale
Hypothèse de base d’énergie
et paramètres clés
83
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national
84
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national
Les principaux déterminants et faits marquants des flux énergétiques de l’Algérie en 2019
se caractérisent comme suit :
La production commerciale d’énergie primaire a atteint 157,4 Millions de tonne équivalent
pétrole (Tep), en baisse (-4,8%) par rapport aux réalisations de l’année 2018 ;
➢ L’énergie disponible, somme de la production, des importations et des stocks, a atteint 160,4
M Tep, en baisse de 3,7% par rapport à 2018 ;
85
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national
➢ La consommation nationale totale d’énergie a connu une hausse (+3,0%) pour s’établir à
66,9 M Tep en 2019. Elle représente près de 43% de la production totale ;
➢ La consommation finale d’énergie a augmenté de (+4,6%) à 50,4 M Tep, tirée
essentiellement par le gaz naturel (+6,1%), les GPL (+9,6%), les produits pétroliers (+4,1%) et
l’électricité (+2,7%).
➢ La consommation finale des produits pétroliers (y compris GPL) s’est accrue de (+4,9%) en
2019 pour s’établir à 19 Mtep.
3.9.7 Analyse rétrospective et modélisation
[Link] Demande d’énergie finale par secteur
Une analyse rétrospective sur les bilans énergétiques annuels, publié par l’état
périodiquement, a été effectuée. Les données sont collectées sous l’effet d’une analyse verticale
(par secteur) des bilans publiés entre 2001et 2019. Ces données sont présentées dans le Tableau
3.3 suivant :
Tableau 3.3 : Demande d’énergie finale par secteur et par produits en ktep entre 2010 et 2019
Total Total
Ménages Total produits
Industrie Transports produits produits Électricité Total
et autre solides
liquides gazeux
2001 4610 4797 9588 306 7225 5732 5732 17992
2002 4904 5312 10310 261 8030 6134 6100 20525
2003 5149 5963 11313 285 8896 6548 6696 22425
2004 5497 6019 12011 300 9110 7161 6957 23528
2005 5817 5845 12776 351 9101 7794 7192 24438
2006 6507 6035 13161 605 9486 7957 7655 25703
2007 6779 6450 14308 546 10372 8840 7779 27537
2008 7253 6903 15143 527 11517 8980 8275 29299
2009 7380 10264 13063 272 12318 9703 8414 30707
2010 8019 11216 12415 352 12272 10419 8607 31650
2011 7890 12370 13721 68 13548 11107 9258 33981
2012 7948 13372 15075 62 13999 12030 10304 36395
2013 8229 13889 16425 62 14792 12811 10878 38543
2014 8238 14551 16579 21 14989 13444 10914 39368
2015 8818 15495 18145 30 15975 14487 11966 42458
2016 9242 15057 18584 6 15527 14874 12476 42883
2017 9943 14895 19808 48 15338 15990 13270 44646
2018 10450 15281 22412 88 15517 18612 13926 48143
2019 11424 15405 23529 67 16153 19840 14298 50358
86
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national
Ces évolutions sectorielles globales et de long terme cachent des évolutions contrastées
tant pour les différents usages énergétiques au sein d’un même secteur ou pour les différentes
branches industrielles durant la période de projection. C’est pourquoi une analyse rétrospective
horizontale (par produit) sur les bilans énergétiques annuels, publié par l’état périodiquement
entre 2001et 2019, a été effectuée.
[Link] La demande d’énergie finale par produit
Le scénario de référence s’appuie sur un ensemble d'hypothèses portant sur les variables
exogènes du modèle. La consommation d’énergie continuera sa croissance dans les prochaines
années du fait de l’augmentation de la population et de l’élévation du niveau de vie. Pour la
prévision de la consommation énergétique, nous avons développé une étude.
Le schéma de référence est basé sur un ensemble d'hypothèses liées aux variables
exogènes du modèle. Au fur et à mesure que la population augmente et que le niveau de vie
s'améliore, la consommation d'énergie continuera d'augmenter au cours des prochaines années.
Afin de prédire la consommation d'énergie, nous avons mené une étude. La croissance
démographique est l'une des principales variables qui affectent l'évolution de la demande
d'énergie à travers le développement économique à long terme. D'autre part, la population et le
nombre de ménages sont l'un des facteurs qui affectent directement la consommation d'énergie
dans le secteur résidentiel, car ils affectent le nombre d'appareils électroménagers et la superficie
totale des maisons qui seront éclairées et ajustées. (Chauffage ou refroidissement). Ainsi la
population a une influence directe sur la consommation de services de transport et la taille du
parc automobile. Dans ce contexte, nous supposons que la population continuera à croître sur sa
tendance à long terme avec un TCAM de 1.6 %, 0.6%, 1.26% et 1.57% estimée par SNAT et
trois scénarios des Nations Unies (faible, moyen, élevé) respectivement au cours de la période
de projection. L’évolution du nombre de population selon le scénario tendanciel est présentée
sur la Figure 3-12 :
87
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national
75
million 70
65
60
55
50
45
40
35
30
25
1990 2000 2010 2020 2030 2040 2050
Figure 3-12 : Evolution du nombre de population selon déférent scénarios à l’horizon 2050.
Le Tableau 3.4 résume les résultats obtenus de la demande d’énergie finale en ktep pour le
scénario tendanciel de référence. Les demandes en énergie sont désagrégées en 3 grandes
catégories de demande subdivisées en demandes de services énergétiques : Secteur d’industrie
et BTP, secteur de transport et secteur de ménage et autres
88
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national
Année de référence
A l’horizon 2050, la demande finale totale d’énergie de l’industrie, des transports, du secteur
résidentiel et du secteur tertiaire serait de 252 % par rapport à 2019. Elle était 265 % en 2019 par
rapport 2001.
Sur la figure ci-dessus (Figure 3-13), qui présente l’évolution sectorielle de la demande
finale d’énergie dans le scénario de référence, on remarque que la croissance de la demande
finale d’énergie sur la période de projection serait surtout pilotée par la croissance de la
consommation d’énergie dans les secteurs de transports. Cette croissance serait de 3.43 % en
moyenne par an (comparé à 3.035 % pour la demande finale totale d’énergie). Le taux de
croissance de la consommation d’énergie dans l’industrie et le secteur de ménage et autres serait
respectivement (2.041% et 3.046% par an).
Le Tableau 3.5 résume les résultats obtenus de la demande d’énergie finale en ktep pour le
scénario tendanciel de référence. Les demandes en énergie sont désagrégées par produit.
89
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national
Année de référence
Figure 3-14 Evolution de la demande finale d’énergie par produit à l’horizon 2050.
▪ Produits pétroliers : Les produits pétroliers resteront la principale forme d'énergie dans
tous les secteurs. Entre 2001 et 2019, la demande finale de produits pétroliers a augmenté de
7.16% par an en moyenne. Au cours de la période de prévision, il était de 3.04%. Le principal
moteur de l'évolution de la demande de produits pétroliers et son rôle de premier plan dans la
demande totale d'énergie finale sont encore plus importants que le secteur des transports.
▪ Gaz naturel : Ainsi, au cours de la période 2001-2019, la demande finale de gaz naturel
augmentera de 4.41% annuellement en moyenne, et elle augmentera de 3.04% pendant la période
2019-2050. La consommation d'énergie finale augmentera de 5.73 Mtep en 2001, passant de
19,84 Mtep en 2019 à 50 Mtep en 2050.
90
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national
▪ Electricité : L'électricité deviendra l'une des formes d'énergie à forte croissance. Le taux
de croissance de la demande finale totale d'électricité entre (2001-2019) était de 5.25% par an et
(2019-2050) était de 3.03%. La consommation d'énergie finale augmentera de 5,73 Mtep en 2001
contre 14.298 Mtep en 2019 et atteindra 36.072 Mtep d'ici 2050.
3.11 Scénario de référence faible et fort
Deux scénarios (faible et fort) ont été élaborés, Tableau 3.6 résume le taux de croissance de
deux scénarios :
Tableau 3.6 Taux de croissance annuel moyen de la consommation nationale d’énergie finale
selon les trios scénarios
Sur cette base, Figure 3-15 présente l’évolution de la demande énergétique finale sur la
période 2019-2050 dans le cas de trois scénarios. Les simulations ont permis ainsi d’estimer la
consommation énergétique prévisible aux différents horizons, pour les trois scénarios définis
précédemment, comme indiqué par la suivante.
Année de référence
91
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national
plus faible, la demande d'énergie dans le scénario sera plus faible. La tendance faible est égale à
76 Mtep.
3.12 Méthodologie d'aide à la décision pour la planification locale de l'énergie
durable
Après avoir données une caractérisation du scénario tendanciel (BAU bisness as usuel
scenario) dont l’augmentation de la demande conduit aux défis de réchauffement climatique et
à des problématiques d’épuisement des énergies fossiles. La mise en place d’un scénario
volontariste qui focalise sur le concept de développement durable et se base essentiellement sur
l’intégration des sources renouvelables dans le mix énergétique est nécessaire. Cela constitue
un facteur stratégique pour le développement économique et social au future vue la transition
du marché énergétique accéléré dans les payés développées. Cette démarche constitue une aide
précieuse à la décision et présente des techniques et des instruments indispensables d’aide à
l’élaboration des politiques énergétiques, dans une vision de réduire les incertitudes sur
l’évolution du système énergétique (ressources et besoins) et éclairer aux décideurs les
stratégies les mieux adaptées aux conditions socio-économiques et technologiques du pays
.Nous essayerons d’élaborer un scénario de volontariste que sera évalué par rapport au scénario
de référence. Le scénario volontariste du mix énergétique pour la production d’électricité en
Algérie d’origine renouvelable.
Ce scénario portant sur le mix énergétique pour la production d'électricité en Algérie sur la
92
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national
Pour avoir une réponse à ces questions, il faut développer un potentiel technique d'énergies
renouvelables qui fournit une limite supérieure de déploiement des énergies renouvelables au
sein d'une région ou d'un pays.
Sur la base de nombreuses études dans la littérature qui se concentrent sur le choix du site
approprié dans différents domaines de la planification énergétique, les critères de contrainte pour
le placement des projets renouvelables sont présentés par toutes les zones exclues (voir Figure
3-16), dans lesquelles aucune possibilité n'existe pour l'installation d'une centrale renouvelable.
Celles-ci incluent des zones telles que les lignes de transmission, les routes, les zones protégées
de l'environnement, les villes, ainsi que leur tampon autour de ces zones (Messaoudi et al. 2020).
93
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national
En outre, les zones qui présentent une limitation technique quant aux zones ayant des terrains
à plus forte pente (> 5% pour le CSP et 15% pour le PV), et les zones éloignées qui ont une
distance de plus de 50 km aux lignes électriques et aux routes ont également été éliminées à
partir de la carte du potentiel solaire. Le tableau 1 donne un aperçu des zones exclues, de leur
zone tampon et des distances maximales. Là où les données ont été recueillies par consultation,
les sites Web officiels des agences gouvernementales et d'autres sources, y compris certains
articles connexes sur la littérature et les ensembles de données ouverts.
94
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national
Les routes 500 m 50 000 (Doorga et al. 2018; Al Garni Open street map
and Awasthi 2017; Ghasemi et (Algerian
al. 2019; Uyan 2013) Ministry of Public
works 2019; OSM
2018)*
Les lignes 500 m 50 000 (Doorga et al. 2018; Al Garni Minister of
électriques and Awasthi 2017; Ghasemi et Energy (Algerian
al. 2019; Uyan 2013) Ministry of
Energy 2018c)*
* données avec traitement propre.
Les critères d'évaluation ont été choisis pour cette étude sur la base des revues précédentes
d'études issues de la littérature (Baumann et al. 2019; Hafeznia et al. 2017; Kumar et al. 2017;
Shao et al. 2020; Simsek et al. 2018), ainsi que nos propres objectifs. Dans cette section, les
critères considérés comme des facteurs influents et conditionnels sur l'emplacement optimal des
systèmes d'énergie renouvelable sont discutés et les étapes de préparation de chaque critère pour
être des couches de décision SIG sont données.
[Link] Cartes d'irradiation solaire :
Dans le cas du CSP; Selon la littérature, (Aly et al. 2017; Belgasim et al. 2018; Bishoyi and
Sudhakar 2017; Deshmukh et al. 2019; Tlhalerwa and Mulalu 2019), la centrale solaire peut
techniquement fonctionner à des niveaux aussi bas que 1800 kWh / m².an. Alors que le seuil
généralement accepté pour les projets commerciaux CSP est > 2000 kWh/m²/an ou au-dessus de
6 kWh / m².jour (Aqachmar et al. 2019; Dawson and Schlyter 2012; Islam et al. 2018; Malagueta
et al. 2014). Dans cette étude, il est important de mentionner qu'une condition d'exclusion a été
imposée au DNI, où toutes les zones ayant une valeur de DNI égale ou inférieure à 1800 kWh /
95
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national
m².an sont exclues et un niveau détaillé de DNI élevé sera discuté ainsi que les sites candidats
pour la mise en œuvre des usines de projets CSP seront recommandés dans les résultats.
[Link] Durée d’ensoleillement :
96
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national
Ou, Ze est le point estimé, et 𝑍𝑘,𝑖 sont des valeurs connues de n points considérés dans
l'interpolation, di est la distance entre le point i (valeur connue) et la valeur estimée du point, p
est la puissance de pondération (par défaut p = 2) est le paramètre de puissance qui dé fi nit le
taux de réduction de poids avec distance (Singh Doorga et al. 2019). Dans cette étude, les cartes
d'irradiance normale directe (DNI) et d'irradiance horizontale globale (GHI) (kWh / m². An) et
de durée d'ensoleillement (heures) (Figure 3-17) sont développées en utilisant l'IDW combiné
avec la procédure de quadrillage en appliquant plus de 210 points (sites) de mesures
régulièrement distribués sur le territoire Algérien.
Comme détaillé sur la Figure 3-17, la procédure de maillage utilise un algorithme MATLAB
développé dans cette étude pour mailler la zone située entre 37, 09 - 18, 96 N de latitude et -8,67
W -11,98E de longitude avec 440 points de grille (en couleur rouge voir Figure 3-17)
régulièrement distribués. Puis, basé sur le masque Algérie, un outil d'extraction disponible dans
ArcGIS a été utilisé pour éliminer tous les points situés hors des frontières algériennes. Les
résultats donnent exactement 216 points de grille régulièrement répartis à l'intérieur du territoire
algérien. Pour chaque site, la valeur horaire du DNI a été extraite pour 8760 valeurs à l'aide de
la base de données meteonorm (moyennée sur les années 1996-2015 pour les données
d'irradiation), puis préparée dans une feuille Excel contenant (longitude, latitude mesure DNI et
durée d'ensoleillement) à saisir comme xy dans ArcGIS. Le processus d'interpolation utilisant la
technique IDW a été utilisé pour générer les cartes DNI et de durée d'ensoleillement de l'Algérie
à haute résolution, où la taille de la cellule de sortie du jeu de données raster est (92mx92m), et
équivaut à plus de 271 millions de pixels qui présentent des données significatives pour cela
application.
97
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national
98
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national
L’accès au réseau électrique existant est également crucial pour les systèmes d'énergie
solaire à grande échelle connectés au réseau. La proximité du système de transport existant peut
non seulement réduire le coût en capital du projet, mais aussi minimiser la perte de puissance
dans le transport (Balghouthi et al. 2016; Benasla et al. 2019; Mohammadi and Khorasanizadeh
2019).
Dans la littérature, la limite supérieure la plus fréquemment adoptée comme classe la plus
élevée est de 1 km de distance des lignes de distribution existantes (Alami Merrouni et al. 2018a;
Giamalaki and Tsoutsos 2019; Yushchenko et al. 2018), mais il n'y a pas de norme définitive
quant à la proximité du réseau électrique d'un projet renouvelable (Palmer et al. 2019). Certaines
études ont considéré une distance de 10 km (Azouzoute et al. 2020; Giamalaki and Tsoutsos
2019; Uyan 2013) et 30 km (Yushchenko et al. 2018) comme classe inadaptée. mais pour un
pays de très grande superficie comme l'Arabie saoudite (Al Garni and Awasthi 2017), Algérie,
cette borne serait prolongée. Dans cette étude, une distance maximale de 50 km est considérée,
où le score d'aptitude le plus élevé correspond à la proximité du réseau électrique.
Comme mentionné ci-dessus, il n'y a pas de carte numérisée disponible pour le partage
public à utiliser dans le processus d'analyse. Pour cette raison, la couche des lignes de transport
d'électricité a été fournie par les auteurs sur la base des différences de sources de données telles
que Sonelgaz et ses filiales, GRTE et CS qui ne présentent que des cartes schématiques sans
données géoréférencées. (Figure 3-18) et Open Street Map (OSM) sources cartographiques en
ligne. La numérisation des lignes de transmission du réseau électrique algérien a été réalisée avec
une grande précision d'échelle (1:1800) à l'aide du logiciel ArcGIS et des sources de visualisation
OSM. La Figure 3-18 montre la carte finale actualisée du réseau électrique de l'Algérie comme
critère de décision.
99
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national
Dans notre étude, nous considérons uniquement les routes nationales. Il est nécessaire de
minimiser la distance par rapport au réseau routier existant pour installer une centrale solaire
avec une limite de 500 m comme zone tampon des routes et une distance maximale de 50 km est
considérée (Tableau 3.7). Où le plus proche est préférable (Figure 3-19). La carte numérisée du
réseau routier de l'Algérie a été développée, où les données sont collectées à partir de la base de
données Open-Street-Map, vérifiées et mises à jour à l'aide de la visualisation Google Earth Pro.
Puis validé par rapport à la carte la plus récente des routes nationales du ministère des Travaux
publics disponible sur son site officiel (Algerian Ministry of Public works 2019).
100
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national
[Link] Pente :
En général, il est très favorable de construire des centrales solaires à grande échelle sur un
terrain plat. Les centrales solaires sont considérablement affectées par l'élévation du terrain. La
construction de parcs solaires sur des pentes plus élevées augmente les coûts des projets.
(Mohammadi and Khorasanizadeh 2019).
Dans cette recherche, la couche de pente du terrain a été générée en utilisant la boîte à outils
‘’Slope’’ dans un logiciel SIG basé sur le modèle numérique d'élévation (DEM) de l'Algérie en
entrée, avec une résolution spatiale de 92x92 m² la pente du terrain algérien obtenue en
pourcentage [%] comme indiqué sur la Figure 3-19.
[Link] Distance de la zone urbaine (villes) et utilisation du sol :
Les exigences en matière d'utilisation des terres sont aujourd'hui un aspect important car les
technologies des énergies renouvelables peuvent consommer des terres fertiles ou affecter la
biodiversité. Dans la sélection du site des fermes solaires, l'utilisation des terres est considérée
comme un facteur environnemental. C'est également l'un des facteurs les plus décisifs de
l'investissement énergétique. Au cours de cette classification des sites appropriés, l'utilisation
des terres a été classée comme terres agricoles ou stériles. Il est recommandé que le solaire soit
installé dans une zone stérile plutôt que dans des zones agricoles ou fertiles (Ghani et al. 2015;
Giamalaki and Tsoutsos 2019; Linard et al. 2013). D'autre part, puisque la centrale a besoin de
travailleurs dans ses phases d'exploitation (life cycle of the plant), une distance entre les centrales
électriques et les zones résidentielles doit être suffisamment proche (Alami Merrouni et al.
2018a; Al Garni and Awasthi 2017). Un ensemble de facteurs et de variables spatiales contrôlent
la probabilité d'expansion des terres urbaines. de nombreuses études utilisant une analyse spatio-
temporelle et des calculs raster ont été utilisées pour fournir un scénario des modèles de
croissance urbaine qui est très utile pour la prise de décision (Fu et al. 2019). Une zone tampon
de 2000m des villes est considérée dans la vision des futures tendances spatiales de l'extension
urbaine des villes tirées par les facteurs de croissance démographique et une distance maximale
de 50 km de la zone résidentielle est considérée comme une limitation pour assurer l'accessibilité
des travailleurs. La distance euclidienne disponible en tant qu'outil dans le SIG est utilisée pour
générer une base de données raster de distance en ligne droite, où la proximité des villes prend
la meilleure classe. Tous les critères ci-dessus ont été développés sous forme de données
matricielles grâce au traitement SIG avec une haute résolution de (92 x 92 m) et présentés comme
un coup (Figure 3-19).
101
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national
102
Chapitre 3 : Planification et stratégies pour la transition du système énergétique national
En utilisant le processus de reclassement qui peut être utilisé comme outil dans la boîte à
outils ArcGIS (reclassify tool box), basé sur la méthode de classification à intervalles égaux,
différentes couches sont normalisées dans une plage d'échelle commune de 1 à 5. Cette méthode
divise la valeur des données en plages de tailles égales. Contrairement au quantile, la
classification du repos naturel (Singh Doorga et al. 2019), où le nombre d'enregistrements entrant
dans chaque catégorie sera différent. L'utilisation de la classification à intervalles égaux met
l'accent sur la quantité d'une valeur d'attribut par rapport à d'autres valeurs (Esri 2020).
3.13 Conclusion
103
Chapitre 4: Actions d’intégration des
sources renouvelable dans le système
énergétique national
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
4.1 Introduction
Dans ce chapitre, nous présentons quelques résultats des méthodologies utilisées dans la
planification énergétique. Comme mentionné dans le chapitre précédent, le potentiel technique
peut aider les décideurs à définir le futur mix énergétique. Ainsi, nous développons une
méthodologie pour évaluer le potentiel technique solaire des technologies CSP et PV et nous
présentons l'estimation du potentiel d'énergie électrique. En outre, une application de la
méthodologie détaillée pour trouver l'emplacement optimal pour l'injection centrale
photovoltaïque dans le réseau de distribution ; basé sur la combinaison du SIG-ADMC et de la
modélisation par la méthode BFS sera présentée. Enfin, dans le secteur des transports, la route
solaire est proposée comme solution future.
La méthodologie proposée Figure 3-8 a été appliquée à cette étude de cas d'un système de
centrale solaire à grande échelle connecté au réseau utilisant un SIG et une technique ADMC.
Pour ce faire, une combinaison de la technique ADMC et d'un outil SIG a été utilisée. Le
Tableau-A 1 (annexe) montre que la matrice de comparaison par paires est calculée en utilisant
le scénario AHP.
Comme mentionné dans le chapitre précédent, d'après la littérature et après discussions avec
des experts du secteur de l'énergie (Sonelgaz and URAER, Ghardaïa), et université (Laboratoire
VPRS et Département de génie mécanique de l'UKMO) sont sélectionnés parce qu'ils ont une
richesse de connaissances sur les questions SIG-ADMC et leurs articles publiés dans le domaine.
On évalue les données fournis par les experts pour construire par la suite les pondérations des
critères. Le test de cohérence présente de bons résultats, quand les résultats de comparaisons par
paires obtenus dans cette étude donnent un CR <10%, en l’occurrence, dans cette étude le CR
est égal à 3,5%.
Le calcul du poids des sous-critères pour différents scénarios est présenté dans le Tableau
4.1 . Les poids ont été calculés selon la méthode AHP pour différents aspects. Les calculs
donnent un poids de 35% pour le GHI, 25% à la distance du réseau électrique, 13% pour la
distance aux grands axes routiers, 10% pour la distance aux villes, 07% à la distance à l'utilisation
du sol, 06% pour la pente et 04% pour le type de sol.
105
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
Tableau 4.1 Critères et poids utilisés pour l'évaluation du potentiel de production d'énergie
solaire du photovoltaïque connecté au réseau.
Critères Sous-critères AHP Économique P. Égaux
Technique Irradiation horizontale globale 35 % 0% 14.29 %
(IHG) [kWh/[Link]]
Orographie Pente de terre [%] 06 % 25 % 14.29 %
De nombreuses études dans la littérature utilisent une base de données d'un raster de
résolution de 1 km (Alami Merrouni et al. 2018a; Alami Merrouni et al. 2018b; Rahmouni et al.
2017); qui sont utilisés dans la sélection du site d'un système solaire à grande échelle connecté
au réseau sans aucune explication appropriée pour leur décision (1 km de résolution raster) ; Par
conséquent, dans cette section, nous présentons l'effet des résolutions raster de la base de données
(92m, 250m, 500m et 1000m) sur la sélection du site. Les résultats de l'analyse des performances
de ces résolutions raster, en utilisant le même processus d'analyse et les mêmes méthodes
ADMC, sont présentés dans le Tableau 4.2.
Tableau 4.2 : Superficie des zones [km²] et quantité d'énergie électrique [TWh] pour les
différences de résolution raster.
92x92 250x250 500x500 1000x1000
Énergie Énergie
Résolution raster Énergie Énergie
Superficie électriq Superfici Superfici électriqu Superficie
(m) électriqu électrique
(km²) ue e (km²) e (km²) e (km²)
e (TWh) (TWh)
(TWh) (TWh)
Moins approprié 6 399 2 343 8 125 3 020 8 227 3 057 6 949 2 562
Marginalement
71 245 26 657 73 630 27 857 72 849 27,579 69 285 26 171
approprié
Modérément
150 514 58 976 153 467 60 095 150 341 58 927 140 513 55 221
appropriée
Très approprié 103 456 42 054 90 857 37 037 88 999 36 286 91 171 37 149
Plus approprié 14 873 6 219 13 805 5 784 13 283 5 565 13 285 5 560
Total 346 489 136 251 339 886 133 795 333 701 131 417 321 203 126 666
Les résultats ont montré que le terrain approprié total dans le cas de la résolution de raster
de 92 m a une superficie égale à 346 489 km². Que, dans d'autres cas tels que ; 250m, 500m et
1000m, les superficies de terrains appropriés sont ; 339 886 km², 333 701 km² et 321 203 km²
106
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
respectivement. En outre, la différence de surfaces appropriées entre ces cas et celui de 92m est
: à 7.56% pour 1000m, 3.87% pour 500m et 1.88% pour 250m.
La Figure 4-1 rapporte les cartes obtenues pour chaque résolution avec le processus
d'algèbre cartographique ("toolbox" dans ArcGIS). Dans ce cas, une différence remarquable de
la distribution d'aptitude est évidente pour la valeur inférieure de résolution (92 m).
En comparant les résultats avec la littérature, le cas de la résolution raster (1000m) avec le
cas de l'Arabie Saoudite (Al Garni and Awasthi 2017), nous avons constaté que la zone d'aptitude
des terres de notre cas était supérieure à celle du cas saoudien de 21 203 km² et que leur valeur
de la zone la plus appropriée était trop petite (0,01% de terres appropriées) par rapport à notre
cas.
107
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
Après les résultats présentés dans le Tableau 4.2 et la Figure 4-1, il est clair que la résolution
de trame de 92 m est le meilleur choix à utiliser pour la sélection du site d'un système solaire à
grande échelle connecté au réseau. Basé sur la carte finale de l'indice d'aptitude en utilisant les
poids AHP (Figure 4-2), les sites potentiels de la région du nord du Sahara et de la province
d'Adrar sont ceux qui sont capables de satisfaire les objectifs techniques, économiques et
environnementaux de cette étude. Les résultats de la superposition montrent que 346,489 km2,
qui représentent 17% de la zone de d’étude, sont adaptés à l'installation de systèmes solaires PV
à grande échelle connectés au réseau, comme le montre la Figure 4-2. Le pôle d'Adrar et les
régions subsahariennes au nord du Sahara, telles que Ouargla, Laghouat, Ghardaia, El-bayid et
Naama ont montré de vastes zones appropriées pour des centrales solaires à grande échelle
connectées au réseau, principalement en raison de leurs valeurs élevées de GHI, de la proximité
aux lignes électriques, aux routes principales et aux villes. Afin de calculer l'indice d'aptitude et
d'appliquer la méthode de processus de hiérarchie analytique.
108
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
L’indice de terrain approprié final a été regroupées en cinq catégories appropriées comme :
« les moins appropriés », « marginalement approprié », « modérément appropriée », « très
approprié » et « plus approprié ». Avec une méthode de classification à intervalles égaux. La
Figure 4-3 décrit la distribution de l'aptitude des terres en utilisant l'analyse de l'indice d'aptitude
des terres, les résultats ont montré que 17% (346 489 km²) de la zone d'étude représentent le total
des terres appropriées, qui est divisé en 1.85% (6 399 km²) a le moins convenable, 20.56% (71
245 km²) a marginalement convenable, 43.44% (150 514 km²) a moyennement convenable,
29.86% (103 456 km²) très convenable et 4.29% (14 873 km²) a le plus approprié pour installer
une centrale photovoltaïque. Tandis que 83% (2 030 377 km²) de la zone d'étude ne sont pas
adaptés à l'installation d'une centrale photovoltaïque.
Pour mener une analyse de sensibilité, différents scénarios de pondération des critères ont
été considérés et leur impact global sur l'indice d'aptitude des terres a été évalué. En plus des
critères de pondération attribués à l'aide de la technique AHP, deux scénarios comprenant des
pondérations égales et un poids économique plus élevé ont été examinés dans cette étude. Dans
le cas d'un scénario de pondérations égales, le poids de 14.29% a été attribué à chaque critère
pour ignorer l'importance relative de chaque critère. Cette approche est la méthode de prise de
décision la plus simple pour éviter les risques. D'un autre côté, les critères économiques tels que
la pente, la proximité des zones urbaines, des lignes électriques et des routes principales
reçoivent des poids plus élevés que les autres (25% chacun) afin d'étudier l'influence des facteurs
économiques. Le Tableau 4.1 présente les critères de pondération utilisés dans les scénarios
AHP, poids égaux et pondération économique plus élevée.
109
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
Figure 4-4 : cartes de terrain approprié (a) scénario de poids économique plus élevé (b) scénario de
poids égaux.
Les résultats des différents scénarios s'accordent sur le fait qu'il existe, plus ou moins, un
consensus sur l'emplacement des zones les plus appropriées, comme le montrent les Figure 4-4
((a) et (b)). Les trois cas (scénarios) montré que les provinces de Ouargla, Djelfa, Becher, l'Adrar
et Tamanrasset sont les plus appropriés. Cela est lié au fait qu'il y a peu de grandes villes
(contrairement au nord du pays) et que le terrain est presque plat dans la région nord du Sahara.
Lors de la comparaison de scénarios; alors que les trois scénarios sont globalement en accord
avec ce jugement, il existe une différence entre le scénario d'une économie plus élevée d'un côté
et les scénarios AHP et à pondération égale de l'autre. plus économique considère que la région
de Saida est plus appropriée.
110
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
Figure 4-5 : Distribution de l'aptitude des terres pour les trois scénarios (AHP, économie plus élevée et
poids égaux).
Dans le cas du scénario de poids économique plus élevé, les zones résultantes sont situées
à proximité des villes (; qui est un critère économique et la densité des villes dans la partie nord
du territoire, ce qui donne un score de valeur plus faible par les autres scénarios. Figure 4-5
distribution de l'aptitude des terres en tenant compte des trois scénarios (AHP, économie plus
élevée et poids égaux). Dans le scénario de poids égal, le total des terres appropriées, dans ce
cas, est égal à 344,268 km² qui baisse de AHP avec 2220 km² (0.64%), la distribution de
l'aptitude des terres, dans ce cas, indique que la plupart des zones classées dans les la classe
moyennement convenable avec une valeur de 54.41%. Les résultats des différents scénarios La
zone de LSI la plus appropriée observée par le scénario AHP est égale à 4.29% de la superficie
appropriée, ce qui est supérieur aux scénarios économiques et égaux supérieurs de 8,803 km² et
11,595 km² respectivement. Ces résultats indiquent que les facteurs tant technologiques
qu'économiques ont un effet sur l'évaluation du domaine d'étude.
4.2.4 Potentiel d’énergie électrique du PV
Afin d'estimer, le potentiel de production d'énergie électrique à partir des sites d'aptitude, la
valeur de l'irradiation horizontale globale annuelle par unité de surface sera extraite de la couche
raster pour chaque point vers une table d'attribution (« values to point » dans « toolbox »), puis
un processus statistique pour obtenir la quantité d'énergie solaire de chaque zone, Le potentiel
annuel de production d'énergie solaire par PV est donné par Équation 4-1 (Asakereh et al. 2017):
111
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
Où :
EPP potentiel de production d'énergie électrique (kWh/an).
GHI avg rayonnement solaire horizontal annuel reçu par unité de surface (kWh/m²/an).
SAcat superficie totale de terres appropriées (km²).
Fpv le facteur de surface, indique la fraction de la surface active sur le total de la
surface (70%).
112
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
Figure 4-7 : Comparaison des résultats avec les projets pilotes de PNER.
113
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
(Dawson and Schlyter 2012; Trabelsi et al. 2018) grâce à sa propreté et de son efficacité
énergétique élevée des processus de conversion (Aqachmar et al. 2019). Selon Solar Power And
Chemical Energy Systems (SolarPACES). cette technologie est largement intégrée dans les
projets mondiaux qui sont soit opérationnels, en construction, soit en développement, d'une
capacité totale de respectivement 6 128 MW, 1547 MW et 1592 MW (SolarPACES 2020). Les
technologies CSP comprennent une auge parabolique, un réflecteur Fresnel linéaire, une tour
d'alimentation et des systèmes paraboliques / moteurs ; qui sont distribués dans plus de 20 pays
à travers le monde. Surtout en Espagne et aux États-Unis qui sont les principaux pays à utiliser
cette technologie (Islam et al. 2018; SolarPACES 2020; Trabelsi et al. 2018). il y a de nouveaux
marchés ont été émergé dans d'autres pays, comme le Chili, le Maroc et l'Afrique du Sud
(Belgasim et al. 2018). Les systèmes CSP deviendraient réalité dans les régions à fort potentiel
d'irradiance normale directe (DNI) avec des terres considérables (Awan et al. 2019). À l'heure
actuelle, la technologie de cylindro-parabolique domine la part de marché des capacités CSP
installées avec jusqu'à 76.6% des 77 centrales électriques paraboliques à creux opérationnelles
d'environ 98 centrales CSP opérationnelles installées dans le monde et, selon les rapports, elle
continuera à dominer le monde marché par rapport aux autres usines CSP Figure 4-8
(SolarPACES 2020).
Le poids final de chaque critère est calculé sur la base des méthodes de traitement à travers
les trois scénarios et les poids finaux résultants sont indiqués dans la Figure 4-9. Pour le scénario
EQW, l'importance relative égale de 14.28% est donnée pour chaque critère pour ignorer les
114
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
préférences de chacun. Pour le scénario AHP, la cohérence de la comparaison par paire a été
examinée sur la base des valeurs λmax, CI et CR qui sont respectivement 7.456 ; 0.076 et 0.0576,
voir le Tableau-A 2 (Annexes).
Les pondérations les plus élevées sont attribuées au DNI, la distance au réseau et la durée
d'ensoleillement sont respectivement de 39%, 23% et 15%, et moins de 22% sont distribués pour
les quatre autres critères. Pour le scénario BWM, après l'introduction des critères, la DNI et
l'utilisation des terres sont sélectionnées respectivement comme le meilleur et le pire critère. Le
Tableau-A 3et le Tableau-A 4(annexes) présentent les matrices de préférences.
Figure 4-9 : Poids final résultant : a. pour les scénarios EQW et AHP, b. pour les scénarios EQW et
BWM.
Les scores résultant d'une telle opération mathématique sur chaque cellule de la zone
appropriée sont utilisés pour produire la carte délimitant les régions les plus appropriées pour la
mise en œuvre des projets CSP.
115
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
En appliquant la technique ADMC combinée au modèle SIG présenté dans ce travail pour
la zone d'étude de l'Algérie pour la sélection du site des plantes CSP, la zone inadaptée a montré
les facteurs restrictifs, présenté environ 89% du total comme le montre la Figure 4-10, qui se
référait aux routes, les lignes électriques, les zones bâties et protégées, les zones éloignées n'ont
pas été prises en compte dans le calcul du potentiel technique des terres. La zone possible qui
représente environ 11%, ce qui correspond à une superficie totale de 257,275.84 km² avec
légèrement différences entre les trois scénarios (moins de 8,17 km).
Comme le montre la Figure 4-11(a,b,c), Les zones inadaptées (non possibles) correspondent
à la couleur blanche de la carte (89% du total). Il apparaît clairement que les régions côtières
méditerranéennes avec de nombreuses régions intérieures, plus de 15 wilayas (de Tlemcen au
nord-ouest à El Taref, au nord-est) ne sont considérées comme aucune zone possible, bien que
la disponibilité d'une forte densité de ; réseau électrique et réseau routier. En ce qui concerne le
type de terres exclues, la plupart de ces régions sont exclues en raison de la zone tampon relative
autour des grandes villes à forte densité de population, de la présence de vastes couvertures
terrestres telles que les forêts et les zones écologiquement protégées (Figure 4-10) et de fortes
pentes dans certaines régions. Tous ces facteurs présentent une significative des contraintes
environnementales et techniques d'exploitation pour les centrales et présentent des coûts
d'infrastructure associés élevés.
Dans le sud, qui présente la plus grande part du territoire Algérien, y compris la région du
désert du Sahara, les terres inadaptées sont plus vastes par rapport au nord. Tindouf, Tamanrasset
et Illizi sont caractérisés par une faible densité de population et les villes éloignées, qui est
alimenté seulement avec le générateur diesel sans connexion à l'alimentation du réseau national
(voir Figure 4-10). Due à manque des infrastructures dans le sud fait de ces régions des terres
116
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
impossibles pour le projet CSP en-réseau, à l'exception de la région d'Adrar en raison de l'existant
du réseau de In Salah - Adrar – Timimoun Pole (PIAT) voir Figure 4-11. D'autre part, 11% du
total sont présentés comme une zone possible à travers les trois scénarios (EQW, AHP et BWM),
où le degré d'aptitude des terres est totalement différent. Pour cette raison, une classification
hiérarchique ascendante de l'aptitude des terres est appliquée.
Figure 4-11 : Carte d'aptitude finale pour les centrales CSP (a. EQW, b. AHP, c. scénarios de BWM).
En examinant la carte d'aptitude finale pour les plantes CSP, une grande disparité existe
entre les trois scénarios (Figure 4-11 a., b., c.). Dans le premier scénario EQW : la majorité des
terres possibles sont classées dans les zones du moindre et du marginal, où la couleur verte
domine et présente approximativement une superficie de terrain égale à 145 516 km².
117
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
L’absence d'importance relative du critère (poids égaux), sera affectée sur le processus de
pondération disparaît, là où une région du sud, bien qu'ayant une forte irradiation et une faible
densité du réseau électrique et des routes qui sont considérées dans la même classe avec d'autres
régions du nord qui présentent une faible irradiation et un accès élevé au réseau électrique et à
la route. Les zones les plus et très appropriés présentent une surface très faible (moins de 3,5%)
par rapport aux autres scenarios.
Dans les scénarios AHP et BWM, une similitude des cartes de résultats est apparue (Figure
4-11 b., c.), L'irradiation solaire directe est considérée comme le critère pondéré le plus important
avec 39% ; 36,8% dans les scénarios AHP, BWM respectivement, comme présenté sur la Figure
4-9. En appliquant tous les critères ou facteurs d'évaluation (en utilisant le processus de calcul
Raster dans ArcGIS) les wilayas de Béchar, Naama, Elbayadh et Laghouat présentent les grandes
terres de la classe la plus appropriée (environ 26529,07 km² et 23676,84 km² respectivement
dans les scénarios AHP et BWM).
4.3.3 Analyse de sensibilité et incertitudes
Afin d'analyser l'influence des différents critères de sélection des sites et l'opinion du
décideur sur le résultat final du potentiel de production de CSP à grande échelle sur le réseau et
de rendre ces résultats mieux applicables aux futures politiques énergétiques, une analyse de
sensibilité est fournie dans cette section. Selon l'analyse d’indice de terrain approprié final, le
résultat a montré que la distribution d'adéquation est totalement différente lorsque l'on compare
le scénario EQW (pas de critère préféré) avec deux autres scénarios (AHP et BWM). Selon la
Figure 4-12, dans le scénario de pondération égaux, la part des zones les moins appropriées et
les zones marginalement appropriées représente respectivement 10,1% et 46,5% de la superficie
possible, qui sont très faibles et n'atteignent pas 10% dans les deux autres scénarios. D'autre part,
les plus élevés / les plus appropriés représentent ensemble moins de 3,5% du total en EQW, alors
que cette valeur est plus importante et correspondait respectivement à 50,38% et 51,4% pour les
scénarios AHP et BWM. Ces résultats ont démontré que la prise de décision multicritères
appliquée dans les scénarios AHP et BWM donne de meilleurs résultats que le scénario EQW.
118
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
L'énergie électrique produite par la centrale CSP connectée au réseau est liée à plusieurs
paramètres techniques. La capacité nominale de la centrale électrique et la disponibilité des terres
sont considérées comme les principaux facteurs d'estimation du potentiel technique. Les facteurs
de surface dans cette situation ont été estimés à 36,26% pour une capacité de l'usine de 100 MW.
La production d'énergie électrique est déterminée pour chaque zone par un scénario BWM basé
sur l'équation 3-7. Les résultats obtenus (voir la Figure 4-13) sont discutés ci-dessous :
Pour les zones les plus appropriées identifiées dans cette étude, la production d'énergie a
atteint environ plus de 8 000 GWh/an dans le scénario BWM, soit environ 26 529 km² de terres
appropriées. Bien que ces régions ne représentent que 10,3% et 9,2% pour les scénarios BWM
et AHP respectivement de tous les zones possibles, ils offre un potentiel pour des projets solaires
CSP performants en termes de production d'électricité et de coûts d'infrastructure associés avec
une pente inférieure à 1,7% et un rayonnement horizontal global annuel supérieur à 2400 kWh /
m².an et une durée d'ensoleillement annuelle de plus de 3000h qui assuraient la production
d'usine tout au long de l'année, pour les installations CSP en réseau à grande échelle (Gouareh et
al. 2021).
La production d'énergie électrique dans les cinq zones approprie est : 71203 TWh, 71165
TWh pour les deux scénario AHP et BWM du CSP et 137 249 TWh pour PV scénario AHP. En
autre selon le modèle de prévision énergétique d’Algérie 2050 (scénario tendanciel 3.10), la
consommation totale d'énergie électrique a été estimée 156 312 TWh, et selon PNER 27 % de la
119
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
production d’électricité seront d’origine renouvelable d’ici 2030. Cette quantité peut être
couverte par 56,9% et 57,02% dans les deux scénarios AHP / BWM du CSP. Tandis que près de
30% du scénario PV.
Figure 4-13 : Le potentiel technique de production d'énergie électrique (TWh/an) par les centrales CSP
pour les scénarios AHP et BWM.
120
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
• Production
L'électricité est produite dans des centrales électriques qui sont souvent situées loin des
zones peuplées. Il existe différents types de centrales électriques telles que thermique, nucléaire,
hydraulique, solaire, éolienne, etc. Une centrale électrique peut être constituée de deux ou
plusieurs alternateurs triphasés qui fonctionnent en parallèle. L'électricité est produite dans les
centrales électriques à des tensions allant de 11 kV à 25 kV. La tension de génération ne peut
pas être beaucoup plus élevée en raison de limitations techniques.
• Transport
Pour le transport d'énergie sur de plus longues distances, les tensions générées sont
augmentées à un niveau beaucoup plus élevé. Un transformateur élévateur est utilisé à cet effet,
ce qui augmente le niveau de tension avec la diminution correspondante du courant.
L'augmentation de la tension est nécessaire pour augmenter l'efficacité de la transmission en
réduisant les pertes I2.R dans les lignes de transmission. Une tension de transmission plus élevée
signifie moins de courant et, par conséquent, moins de perte I2R. Les tensions de transmission
sont généralement de 220 kV ou plus jusqu'à 765 kV. Les lignes de transmission passent souvent
au-dessus de hautes tours à la périphérie d'une ville.
121
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
Le courant alternatif triphasé à très haute tension est le plus souvent utilisé pour la
transmission de puissance. Mais en raison des progrès de l'électronique de puissance, le HVDC
(High Voltage DC) a prouvé de nombreux avantages pour la transmission à longue distance.
Ainsi, les systèmes de transmission HVDC sont utilisés pour la transmission de puissance à très
longue distance. Le courant alternatif est converti en HVDC dans une station de conversion pour
la transmission, puis il est reconverti en courant alternatif à l'autre extrémité. De plus, la liaison
HVDC est la seule option aujourd'hui pour interconnecter des réseaux avec des fréquences
différentes.
• Distribution
La puissance du système de transport est ensuite réduite à une tension considérablement plus
basse (disons 33 à 66 kV) en utilisant un transformateur abaisseur dans une sous-station abaisseur
primaire. L'énergie est ensuite acheminée vers les sous-stations de distribution ou directement
vers les très gros consommateurs industriels. Aux sous-stations de distribution, la puissance est
encore réduite (par exemple à 11 kV). La distribution d'énergie est réalisée à l'aide de lignes de
distribution aériennes ou souterraines qui sont généralement interconnectées dans un réseau en
anneau ou en réseau maillé. Les transformateurs de distribution permettent d'abaisser la tension
en fonction de la tension d'utilisation (120 volts ou 230 volts) et d'alimenter plusieurs
consommateurs via les lignes de distribution secondaires.
Les réseaux de distribution ont été initialement conçus pour desservir un flux de puissance
unidirectionnel allant de niveaux de tension supérieurs à inférieurs. Dans la majorité des cas, les
réseaux de distribution ont été conçus dans une configuration radiale, bien que leurs autres
configurations également. Il existe trois configurations différentes ; structure maillée, structure
arborescente et structure radiale ou bouclée.
4.4.2 Générateurs d’énergie dispersés (GED)
Dans un contexte de dérégulation, une arrivée massive de GED (comme les éoliennes, la
biomasse, les micro-turbines, les piles à combustibles, les panneaux solaires, ...) au niveau de la
Haute Tension de niveau A (HTA, principalement 20/33 kV) et de la Basse Tension (BT,
principalement 400/230V) était à prévoir (Porkar Koumleh 2011). La production d’énergie plus
près des consommateurs d’où une baisse des coûts de transport et de distribution, ainsi que la
réduction des pertes dans les lignes. Dans les systèmes de distribution, GED offre de nombreux
avantages à la fois aux consommateurs et aux services publics d'électricité, en particulier dans
122
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
les cas où la production centralisée n'est pas possible ou dans les cas où il existe de graves
problèmes / problèmes avec le réseau de transport. La figure 4.2 présente les systèmes
d'alimentation électrique traditionnels et actuels (avec GED).
• La substitution de l’énergie conventionnelle « polluante » par des énergies
nouvelles plus « propres » et silencieuses.
• Un intérêt économique très important pour les exploitants de GED grâce aux
subventions accordées.
• En matière de planification, face à une augmentation de la charge, l’insertion de
GED sur le réseau de distribution permet d’éviter la construction de nouvelles lignes
HTB.
• La plus grande facilité de trouver des sites pour installer de petits générateurs.
• Le temps d’installation relativement court de GED.
• Pour l’alimentation de sites isolés, il peut être plus rentable d’alimenter un réseau
de distribution local avec des GED plutôt que de le relier à un poste HTB/HTA
lointain.
123
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
Les réseaux électriques joueront un rôle important en permettant des parts plus élevées
d'énergies renouvelables variables dans le système. Ils sont nécessaires pour transporter
l'électricité des zones disposant de grandes ressources solaires vers les centres de demande tels
que les villes et les zones industrielles. En outre, il est moins coûteux de produire de l'électricité
à partir de l'énergie solaire sur ces sites, en grande partie en raison du prix des terrains et des
économies d'échelle disponibles dans les zones rurales. Les réseaux peuvent également aider les
communautés rurales à créer des emplois et de la richesse en produisant et en exportant de
l'électricité renouvelable pour les zones urbaines. Dans cette section, une méthodologie pour
intégrer les sources renouvelables dans le réseau électrique existant est décrite ci-dessous.
4.5.1 Aperçu de l'optimisation de l’emplacement et du dimensionnement des générateurs
d’énergie dispersés (GED)
124
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
Figure 4-16 :Selected Objectives in Distributed Generation Allocation (Pesaran H.A et al. 2017).
Dans les études de flux d'énergie des systèmes de distribution radiale, la méthode de
balayage arrière/avant (BFS) est devenue l'une des méthodologies les plus populaires pour ce
type d'étude. En comparaison avec d'autres méthodes telles que ; méthode d'injection de courant
triphasé (TCIM) (Araujo et al. 2010), méthodes de Newton-Raphson et découplées rapides (Rupa
and Ganesh 2014), ils échouent avec le système de distribution en raison du rapport R/X élevé
des départs (Jabari et al. 2020), Un autre point essentiel les avantages des méthodes BFS sont
facilitées à appréhender et exécution mathématique de l'algorithme de base et de son excellent
résultat pour ce type de système (Araujo et al. 2010).
125
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
Notez que les mots-clés les plus utilisés sont ceux situés très près de la couleur rouge et qui
sont écrits en caractères gras, à l'inverse, les mots-clés les moins utilisés sont ceux très proches
de la couleur orange clair et qui sont écrits en lettres minuscules et transparentes. À partir de ces
ouvrages de littérature susmentionnés et sur la base d'une revue bibliométrique complète de plus
de 1000 articles publiés sur le sujet au cours des 15 dernières années à partir de la base de données
Elsevier, en utilisant la génération distribuée, l'optimisation, le système de distribution et
l'allocation comme mots-clés qui ont été utilisés comme mots-clés utiles pour trouver l'allocation
optimale de GED dans le système de distribution radiale, comme le montre la Figure 4-17 (en
utilisant l'outil de visualisation VOS), les observations suivantes peuvent être faites:
• La plupart des articles ont utilisé la génération distribuée et le réseau intelligent qui
considéraient une alternative promise (GED) dans la transition vers les réseaux
intelligents ;
4.6 Méthodologie de sélection du site pour une localisation optimale du GED
connecté au réseau électrique : application du cas N'Goussa
Le cadre méthodologique proposé dans cette section est structuré en différentes étapes qui
sont résumées et illustrées sur la Figure 4-18. Comme décrit dans la section 4.6.1, la zone d'étude
a été initialement identifiée après un examen préliminaire de la situation géographique, de la
disponibilité des sources d'énergie renouvelables et des indications d'une augmentation de la
demande croissante d'électricité dans la région. Section 4.6.2, les étapes clés du cadre consistent
à déterminer la zone tampon ainsi que la zone classée et, enfin, à déterminer la zone appropriée.
Après cela, une conclusion cette section en décrivant ADMC en utilisant AHP dans un
environnement SIG. Dans la section 4.6.3 en utilisant les zones appropriées données par l'analyse
spatiale dans la section précédente, pour identifier l'emplacement exact du Générateur de
Distribution (GED), la méthode BFS a été utilisée sur le Réseau de Distribution (DN) existant
(région de N'goussa dans notre cas) et ; L'indice de sensibilité de tension (VSI), les pertes de
puissance actives et l'amélioration du profil de tension sont utilisés comme indices techniques.
126
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
127
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
indique que la province d'Ouargla a un potentiel d'énergie solaire élevé dans les régions
d'Algérie. Dans la zone d'étude, le rayonnement solaire annuel moyen était compris entre 2164
kWh/m²/an et 2192 kWh/m²/an ce qui incite aux investissements dans ce domaine énergétique.
L'étude de cas de la région de N'GOUSSA contient l'un des plus grands réseaux de distribution
de la province OUARGLA. Ce qui est caractérisé par les paramètres techniques suivants ;
Système de test du système de distribution radiale (RDS) du bus 464 avec une charge totale de
(4,4708 + 3,2332i) MVA et une tension de base de 30 kV. Le schéma unifilaire de 464 systèmes
de bus est illustré à la Figure 4-19.
128
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
Selon certaines publications, des études de cas sur la localisation des centrales solaires
photovoltaïques et des avis d'experts dans le domaine de la planification énergétique. Comme le
montre la Figure 4-18. Dans un premier temps, différentes sources (organisations
gouvernementales/ bases de données open source) ont été utilisées pour collecter des données
utilisées dans le développement de bases de données SIG à grande échelle à haute résolution
spatiale (29x29 m, plus de 4 millions de pixels par carte). Après cela, huit couches ont été
développées (la somme du DEM et de la carte du soleil est répertoriée dans le Tableau-A 7).
Restreindre la zone tampon autour des routes, des lacs, des lignes électriques, des villes, des
zones de végétation et des zones avec des pentes supérieures à 5%. Six critères ont été
sélectionnés, puis la méthode AHP a été utilisée pour calculer leurs poids, puis des outils SIG
ont été utilisés pour créer l'index final de la carte d'applicabilité. La carte est divisée en dix
groupes : de "le moins approprié" à "le plus approprié".
4.6.3 Description des critères et préparation de la base de données
Les facteurs suivants ont été pris en compte dans le choix du site du procédé de la centrale
photovoltaïque dans cette étude ; la distance de la zone de peuplement (urbaine), la distance de
la zone agricole (végétation), la distance des routes, des pentes, des lacs (barrages) et des lignes
électriques la distance. Pour la carte du rayonnement solaire développée par (Settou et al. 2021),
comme présenté sur la Figure 4-20, la carte d'irradiation solaire de la région N’GOUSSA a été
extraite et examinée séparément sur la base de la base de données raster à l'aide du logiciel
ArcGIS. Les résultats ont montré que les valeurs GHI sur l'ensemble de la zone d'étude sont
comprises entre 2164 kWh / m² / an et 2192 kWh / m² / an (faible valeur de variété). Pour cette
raison, ce critère n'a pas été évalué comme paramètre décisionnel pour ce travail. Les critères de
sélection peuvent changer d'une région à une autre en fonction des conditions et circonstances
locales (Uyan 2013). Les critères déterminants ont été divisés en trois groupes principaux :
économique, environnement et orographie (Tableau-A 5), et chaque critère a été détaillé comme
suit :
129
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
Tous les critères d'évaluation et les contraintes ont été développés sous forme de cartes
numérisées (vectorielles et raster) à l'aide d'outils SIG (logiciel ArcGIS), des zones tampons ont
été considérées séparément pour chaque critère de contraintes comme détaillé dans le Tableau-
A 5 (annexe). Les valeurs de pondération pour chaque critère d'évaluation ont été calculées selon
la méthode AHP.
4.6.4 Algorithme Backward/Forward Sweep process
130
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
et de sa facilité de mise en œuvre (Cheng and Shirmohammadi 1995) , Pour cette raison, dans
cette section, la méthode BFS sera utilisée pour analyser le flux de puissance dans le système de
distribution radiale dans notre zone d'étude. Effectuer des études de flux d'énergie sur le système
d'alimentation pour comprendre la nature du réseau installé. Le flux d'énergie est utilisé pour
déterminer les performances statiques du système (Jabari et al. 2020)(Rupa and Ganesh 2014).
Cette section propose une méthode basée sur la méthode BFS pour une répartition optimale des
centrales photovoltaïques (production distribuée) dans le réseau de distribution, visant à
minimiser la perte totale de puissance active et l'indice de sensibilité en tension de l'ensemble du
système. L'influence de la centrale GED sur la norme de courbe de tension est considérée comme
une contrainte d'optimisation. La Figure 4-22 montre l’organigramme des étapes de simulation
de la méthode BFS qui s’appliquait au problème de placement de GED mené dans le réseau de
distribution à 464 bus de la zone de N’goussa pour étudier ses performances sous différents
niveaux de pénétration de GED.
Tout d'abord, identifiez le nœud sensible à la tension pour chaque GED de pénétration (de
10% à 100%) de la capacité de charge totale de chaque départ sur chaque nœud, puis calculez
l'indice de sensibilité en tension (VSI) (Murthy and Kumar 2013). Lorsque GED est connecté au
bus j, la définition VSI du bus j est indiquée dans l'équation 4.2 :
2
√∑𝑛
𝑗=1(1−𝑉𝑗 )
𝑉𝑆𝐼𝑗 = Équation 4-2
𝑛
131
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
Où ; Vj est la tension au jème nœud et n est le nombre de nœuds (n = 464 dans notre étude
de cas). Le nœud avec la valeur VSI minimale sera sélectionné comme meilleur emplacement
pour le placement par le GED. Les étapes suivantes sont réalisées pour déterminer la taille
optimale GED :
Initialement, le GED est installé sur le nœud qui avait la valeur VSI minimale.
1. La taille du GED varie par étapes constantes «10% » d'une valeur minimale «10%» à
une valeur égale à la capacité de chargement du chargeur «100%»; jusqu'à ce que trouvé
la perte minimale de l'appareil.
2. La taille de la GED entraînant des pertes minimales est considérée comme optimale.
Afin de minimiser les pertes de puissance totale réelle dans un système de distribution, il
existe trois formules différentes telles que ; Formule de perte d'Elgerd, formule de perte de
courant de branche et formule de perte de puissance de branche (Hung et al. 2013). Dans cette
étude, la formule de perte de puissance utilisée comme fonction objective ; dans un système de
distribution avec n bus, l'injection de puissance active et réactive est fonction de tous les bus peut
être calculée à l'aide de l'Equation 4.3 (Sultana et al. 2016):
2 2
𝑃𝑏𝑖 +𝑄𝑏𝑖
𝑃𝐿𝑜𝑧𝑧 = ∑𝑛𝑖=1 ( |𝑉𝑖 |2
) 𝑅𝑏𝑖 (Équation.4.3)
La GED devrait soutenir et améliorer la tension du système, telle que la surtension et la sous-
tension, qui est l'un des principaux problèmes à résoudre pour améliorer le profil de tension (Vita
2017). Cependant, une pénétration excessive de GED peut avoir un impact négatif sur les
performances du système et peut entraîner de graves problèmes de surtension (Ismael et al.
2019).
4.6.7 Analyse technico-économique pour chaque stratégie
132
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
une stratégie de serval (niveaux de pénétration de 10 à 100%) d'un point de vue économique, les
coûts de production d'énergie électrique sont calculés comme le coût nivelé de l'électricité
(LCOE) (Eq.4.4). Le LCOEj spécifique à la technologie par technologie j (centrale
photovoltaïque et centrales électriques conventionnelles, etc.) englobe tous les coûts pendant la
durée de vie de la production d'électricité, y compris le coût en capital (Io), le coût de
remplacement (Rc) et le coût d'exploitation et de maintenance (O&M). Ces éléments de coût
sont donnés sous forme de valeurs annuelles et normalisés par l'électricité fournie annuellement
(Eel). Les coûts clés en main des unités de production d'électricité sont actualisés en utilisant le
coût moyen pondéré du capital WACC, N est égal à la durée de vie des technologies considérées
(Timmerberg et al. 2019).
𝐼0
1 +𝐶𝑅𝑐 +𝐶𝑀&𝑂,𝑗
∑𝑁
𝑛=1(1+𝑊𝐴𝐶𝐶)𝑛
𝐿𝐶𝑂𝐸 𝑃𝑉 = 𝐸𝑒𝑙,𝑗 (Equation.4.4)
∑𝑛𝑡=1(1+𝑟)𝑡
Le coût moyen de l'électricité par région est donné sous forme de valeurs agrégées en tant
que système LCOE selon (Eq. 4.5). La part d'électricité es correspond à la part d'électricité
produite par la technologie des centrales électriques j. En Algérie, le prix de l'électricité est égal
à 0,25 $ / kWh (Ghedamsi et al. 2016).
𝐿𝐶𝑂𝐸 𝑠𝑦𝑠 = ∑𝑗 𝐿𝐶𝑂𝐸𝑗 𝑒𝑠𝑗 (Equation.4.5)
En utilisant une centrale photovoltaïque pour produire une quantité(𝐸𝑒𝑙,𝑃𝑉 ) d’électricité qui
permettra d’économiser son équivalent d’énergie fossile. Sur la base de la centrale électrique
algérienne, un mètre cube de gaz naturel consommé produira 0,246 kWh d'électricité (Algerian
Ministry of Energy 2018a). Le Tableau-A 6 présente les caractéristiques du module PV dans les
conditions de test standard utilisées dans cette section.
133
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
4.6.8 Carte des terrains d'aptitude pour la centrale solaire PV : cas de N'goussa
Dans cette partie de la méthode proposée (figure 4-23), six critères sont utilisés pour
déterminer l'emplacement de la centrale solaire le plus approprié. Afin de calculer l'indice
d'applicabilité, le tableau 6 donne la matrice de comparaison par paire obtenue à partir de la
méthode AHP et détermine le poids des critères utilisés dans l'analyse. Ces résultats
(comparaison de paires) peuvent être considérés comme acceptables, et leurs valeurs sont très
cohérentes, car le rapport de concordance (CR) est égal à 3,5%, ce qui est inférieur à 10%. Les
poids calculés sont : la distance à la ligne électrique est de 41,74%, la distance à la route est de
28,55%, la distance à la zone urbaine est de 12,57%, la distance à la végétation est de 8,91%, la
pente est de 4,89% et 3,34% est le lac.
134
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
La carte révèle que les emplacements les plus appropriés pour les fermes photovoltaïques
sont les districts de la région nord et sud de la ville de N’goussa, ainsi que le sud de Bour-Aicha,
EL-bour et le nord de [Link]. Ces sites sont classés comme les plus adaptés en raison de leur
distance par rapport aux villes plus que d'autres sites tels que [Link].
Figure 4-24 : Répartition des superficies terrestres de l'indice d'aptitude à la zone d'étude / contraintes
[km²].
La carte révèle que les emplacements les plus appropriés pour les fermes photovoltaïques
sont les districts de la région nord et sud de la ville de N’goussa, ainsi que le sud de Bour-Aicha,
EL-bour et le nord de [Link]. Ces sites sont classés comme les plus adaptés en raison de leur
distance par rapport aux villes plus que d'autres sites tels que [Link].
135
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
Les résultats de l'indice d'aptitude des terres ont montré qu'il existe 7 sites potentiels comme
classe la plus appropriée, qui sont examinés dans Google Earth. Deux sites sont éloignés des
jeux de barres du réseau existants (sous-station), ce qui les rend non nominés pour l'installation
d'une centrale solaire. Cinq sites semblent très appropriés en raison des jeux de barres du réseau
existants. Ces sites sont classés en haut de la liste des meilleures zones pour accueillir une grande
installation de centrale solaire. La Figure 4-25 montre la vérification manuelle des résultats
(validation de l'adéquation) à l'aide de Google Earth. Les 5 sites potentiels sont zoomés sur
Google Earth. La Figure 4-25 a démontré que les zones présentant le plus grand potentiel de
production sont les meilleures alternatives. En raison de la présence de plusieurs critères (aspects
techniques, économiques et environnementaux) tels que le faible coût d'accès au poste, la valeur
de la pente presque nulle (ne pas avoir de frais de terrassement), plus près des routes réduit les
coûts d'expédition / d'entretien. Des résultats qui démontrent la performance fiable de la
méthodologie proposée.
Figure 4-25 : Vérification de la précision de l'adéquation à l'aide de Google Earth par sites et par jeux
de barres.
Sur la base de l'analyse spatiale, les sites les plus appropriés ont été déterminés. L’étape
suivante, l'utilisation de la méthode BFS pour trouver le jeu bar optimal basé sur l'analyse du
flux de puissance, les fonctions objectives sélectionnées sont (l'indice de sensibilité à la tension,
les pertes de puissance) doivent être minimisées et l'amélioration du profil de tension, les
résultats de la trois indices techniques (VSI, pertes de puissance et amélioration de la tension).
136
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
Le but de la recherche de VSI est de trouver le nœud le plus sensible du système du point de
vue de l'indice de sensibilité de tension. Après le calcul des sensibilités à tous les jeux de barres,
le jeu de barres avec la valeur minimale de VSI sera utilisé comme emplacement optimal. Le
taux de pénétration de GED a été examinés avec une taille de pas de 10% de la charge totale.
Les résultats ont montré que le jeu de barres 104 a la valeur minimale de VSI dans chaque taux
de pénétration à partir de 0,884 p. u à 10% à 0,166 p.u à 100% de pénétration GED. De plus,
dans le cas de l'intégration, 10% de GED la différence entre les cinq cas est légère d'environ
0,05. Chaque fois que le taux de pénétration augmente, la différence augmente à 0,365 p.u entre
les jeux de barres 12 et 104 en tant que meilleur et moins jeu de barres du point de vue VSI.
L'indice de sensibilité de la tension dans le cas de base et après l'intégration GED avec différents
taux de pénétration pour les 5 jeux de barres candidats a été montré sur la Figure 4-26.
0.9
0.8
0.7
0.6
VSI (pu)
0.5
0.4
0.3
0.2
0.1
0
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
Figure 4-26 : Variation de l'indice de sensibilité de la tension avec la taille du GED (taux de
pénétration).
Afin d'identifier le jeu de barres optimal et le taux de pénétration de GED dans le système
de distribution en fonction des pertes de puissance, la méthode BFS a été utilisée dans les 5 jeux
de barres fondés via des analyses spatiales avec des changements dans le taux de pénétration de
GED. Les résultats des pertes de puissance présentés sur la Figure 4-27 montrent que ;
l’intégration de la GED dans le système de distribution réduira les pertes de puissance, mais à
137
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
un niveau de pénétration élevé des GED, les pertes de puissance augmenteront. Dans le cas du
jeu de barres N ° 12, la perte de puissance a été atteinte une valeur minimale de 0.4904 p.u à un
taux de pénétration de 90%, également dans le cas de jeux de barres 439, 63 et 99 une valeur
minimale de perte de puissance a été atteinte à un taux de pénétration 80% (leurs valeurs de
pertes de puissance présentées sur la Figure 4-27), dans le cas des jeux de barres 104 la
pénétration optimale de GED est de 60% avec une valeur de 0,3797 p.u.
1
0.9
0.8
Active power losses ( pu)
0.7
0.6
0.5
0.4
0.3
0.2
0.1
0
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
Figure 4-27 : Variation totale de la perte de puissance réelle avec la taille du GED (taux de
pénétration).
138
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
139
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
Les résultats ont montré que la valeur LCOE dans le cas de base (sans intégration GED) qui
est dans sa valeur maximale est égale à 0,240 [$/kWh], tandis que dans chaque taux de
pénétration de GED (+ 10% de la charge totale) la valeur LCOE sera diminuée de 0,003 $ / kWh,
ce qui signifie qu'elle atteint 0,205 $ / kWh comme valeur finale du LCOE total. L’estimation de
la quantité d'économie de carburant et de CO2 évitée a été calculée sur la base de l'équation (4.7)
et de la valeur équivalente de chaque kWh dans un mètre cube de gaz naturel. Figure 4-29 le
montre ; la quantité de CO2 sera évitée dans le cas d'une pénétration de 100% de GED est égale
à 5 553 tonnes. Alors que la quantité d'économie de carburant est de plus de 3 millions de mètres
cubes dans le cas d'un taux pénétration de 100% de GED.
140
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
141
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
Photovoltaïque
𝐺
𝑃𝑃𝑉 = (𝑃𝑟𝑎𝑡𝑒 𝑁𝑝𝑣 𝐷𝑓 ) ( ) (1 + 𝑘𝑡 (𝑇𝑐𝑒𝑙𝑙 − 𝑇𝑟𝑒𝑓 ))
𝐺𝑟𝑒𝑓
𝑁𝑂𝐶𝑇 − 20
𝑇𝑐𝑒𝑙𝑙 = 𝑇𝑎𝑚𝑏 + 𝐺 ( )
0.8
Compresseur 𝛾−1
𝑇𝐼𝑛 𝐶𝑝(𝑔𝑎𝑧) 𝑃𝑜𝑢𝑡 𝛾
𝑃𝐶𝑜𝑚−𝐺𝑎𝑧 = (( ) − 1) 𝑚̇𝐺𝑎𝑧
𝜂𝑐−𝐼 𝑃𝑖𝑛
Réservoir 𝑡
𝑉̇𝑒𝑙 (t)ΔH 𝑉̇𝑃à𝐶 (t)ΔH
𝐸ℎ2 (𝑡) = 𝐸0,ℎ2 + ∫ ( − ) 𝑑𝑡
𝑉𝑇 𝑉𝑇
0
Électrolyseur 𝜂𝑒𝑙 𝐼(𝑡)𝑒𝑙
𝑚̇𝑒𝑙 = 𝑁𝑐𝑒𝑙𝑙,𝑒𝑙
𝐶𝐻2
Pile à combustible 𝜂𝑃à𝐶 𝐼(𝑡)𝑃à𝐶
𝑚̇𝑃à𝐶 = 𝑁𝑐𝑒𝑙𝑙,𝑃à𝐶
𝐶𝐻2
Convertisseur boost 𝑃𝑑𝑖𝑠 = 𝜂𝑐𝑜𝑛 × 𝑃𝑐𝑐
Nous utilisons comme donnée principale pour la problématique développée dans cette partie
du travail le profil de charge électrique qui correspond à la consommation électrique annuelle.
Dans le profil de charge utilisé, il est clair que ; il y a deux périodes, la première en saison
hivernale avec une faible consommation d'énergie. Le second, en été avec un niveau de
consommation élevé (près du triple de la saison d'hiver).
142
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
Figure 4-30 : Profil de charge électrique annuelle (en MWh) et la production du réseau et le parc
photovoltaïque.
143
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
Figure 4-31 : Structure du système hybride basée sur l'hydrogène comme vecteur énergétique de
stockage.
Après avoir défini les fonctions objectives et la stratégie de gestion de l'énergie sur la base
du modèle de performance proposé, la stratégie d'optimisation est définie à la Figure 4-32 et est
mise en œuvre à l'aide d'un algorithme. Le modèle d'optimisation pour le système à grille à
hydrogène est développé dans [Link] comprend deux parties. La première partie est basée sur
le cycle de simulation du système, défini par la stratégie de gestion de l'énergie en fonction du
modèle de performance de chacun des sous-systèmes. Cependant, la deuxième partie recherche
la valeur optimale des paramètres optimisés, en remplissant toutes les fonctions objectives. En
entrée du code d’optimisation.
144
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
Début
t=1
Profil de charge
Température ambiante
Irradiation solaire
NON OUI
Icons<Pr
o
Compresseur
Réservoir H2
t=t+1 t >8760h
Fin
Dans cette partie du travail, nous avons appliqué l’algorithme de calcul au système
énergétique proposé composé de l’électrolyseur, de la pile à combustible et des organes
auxiliaires. Nous présentons ensuite les résultats obtenus pour chaque sous-système du processus
technologique de stockage et déstockage d'hydrogène. Nous utilisons comme donnée principale
le profil de charge exprimé en courant électrique qui est directement proportionnel à la
consommation énergétique de la région concernée. Nous allons d'abord déterminer le niveau de
production d’énergie électrique optimal qui sera délivré par la société Sonelgaz, et qui est calculé
145
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
en égalant la quantité d'énergie électrique pour les deux périodes de stockage (la consommation
est inférieure à l’alimentation par le réseau électrique) / déstockage (la consommation est
supérieure au niveau de l’alimentation de Sonelgaz) d'hydrogène (Figure 4-33). Ce bilan nous
permet de déterminer exactement le niveau d’alimentation de l’énergie électrique assurée par
l’opérateur énergétique, en l’occurrence Sonelgaz, et ceci en tenant compte des différents
rendements de conversion énergétique de chaque sous-système (électrolyseur, pile à combustible
et compresseur).
146
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
147
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
L'état de charge du réservoir montre que le niveau d'hydrogène dans les réservoirs est
compris entre 8 et 98% ; dans l’heurs creux (11h -14h) l’état de charge attendre plus 90%, et lors
que nos besoins plus qu’énergie (pile à combustible en marche) le niveau de l’hydrogène attendre
mois de 25 %.
4.7.7 Production de l’électricité (fonctionnement de la pile à combustible)
Pour évaluer la quantité de l’électricité injectée dans le réseau électrique, nous avons estimé
la quantité de l’électricité produite à partir de la pile à combustible pendent les périodes où
l’alimentation de Sonelgaz est inférieure à la consommation de la localité.
148
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
La Figure 4-36 montre que la pile à combustible marché dans une plage du 15-17 h / par
jour et la production maximal à 38.6 kg dans le mois du Mai avec une valeur dépassée 3.75 MW,
malgré la pile fonctionnée dans des heures plus que l’électrolyseur, la quantité d’énergie
électrique est égale à celle-lui ce de la période de production d’hydrogène, cette quantité
électrique est liée à une grande demande énergétique due aux conditions environnementales de
la région pendant cette saison d’été.
4.7.8 Etude économique du système
A l’heure actuelle, la démarche utilisée pour apprécier l’intérêt économique d’un système
énergétique s’appuie sur un schéma de fonctionnement fixé. Ensuite, à partir d’un scénario
incluant la durée de vie de système, ainsi qu’un taux d’actualisation, il est possible de calculer le
coût de production d’énergie. Dans le cas de notre système, afin de calculer le coût de l’électricité
produite, une analyse du coût de cycle de vie (Life Cycle Cost, LCC) (Sieglinde and Stephen
1995), devra inclure le coût de financement du capital ainsi que la valeur actualisée des coûts
d’exploitation, d’entretien et de remplacement sur la durée de vie prévue du système.
[Link] Coût d’investissement total :
Le coût d’investissement total est le coût global d'une installation du système qui est
composé de deux parties distinctes : l'investissement initial et les frais d’exploitation et de
149
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
maintenance. Le coût moyen actualisé d’électricité est le rapport des valeurs actualisées nettes
des coûts de cycle de vie (life cycle cost) du système de production d’électricité (coût
d’investissement initial, dépenses de maintenance et de remplacement), sur la quantité d’énergie
électrique produite durant la vie de système (Matt 2008).
Tableau 4.5 : Coûts et autres paramètres pour l'analyse économique (Dawood et al. 2020;
Mokhtara et al. 2021; Samy et al. 2019)
FC L’électrolyseur PV Réservoir
Durée de vie [𝑁] 50000 h 15 ans 25 25 ans
Coût initiale [𝐼0 ] 600 $/kW 886 $/kW 770 $/kW 35 $/kWh
Coût de remplacement [𝐶𝑟 ] 75 $/kW 40 $/kW 23 $/kW 100 $
Coût d'exploitation et de 0,01 20.5 38 $/kW 10
maintenance [𝐶𝑂&𝑀 ] $/h/kW $/année/kW $/année/kW
[Link] La rentabilité de système :
Les critères de rentabilité choisis dans le cadre de cette analyse sont le délai de
récupération et le taux de rentabilité interne (TRI). Le délai de récupération correspond à la
période de temps au bout de laquelle les rentrées nettes de fonds auront permis de rembourser
l’investissement initial. Au-delà de cette période, l’énergie récupérée est considérée comme gain
pour notre système. La Figure 4-37 montre l’évolution des revenus et des dépenses
d’investissement en fonction des années.
150
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
Nous avons étudié la durée de vie de chaque composant du système, et nous avons pris la
plus grande durée de vie qui est de 20 ans. Les composants des sous-systèmes qui ont des durées
de vie inférieure à celle proposée, connaitrons des remplacements en fonction des durées de vie
de chaque sous-système. La courbe bleue qui représente les dépenses engagées pour réaliser le
projet comprenant un cout initial (cout des équipements et auxiliaires) et des dépenses variables
au cours des années (maintenance, exploitation et remplacement). La deuxième courbe en jaune
représente les revenus issus de la production d’énergie électrique à partir du stockage
d’hydrogène. Le point d'intersection des deux courbes représente l’égalité entre les dépenses et
les revenus. La durée nécessaire à la récupération des investissements engagés est de 10 ans et 6
mois. L’énergie récupérée au-delà de cette période est estimée à 9 929 GWh et qui correspond à
un gain net estimé à 39 716 079 $ sur la base du tarif standard international. Les revenus peuvent
être calculés à partir de la formule suivante (Eq.4.9) :
𝑅𝑒𝑣𝑒𝑛𝑢𝑠 = ∑𝑁=20
𝑛=1 [(𝐸𝑣𝑒𝑛𝑡𝑒 × 𝑃𝑣𝑒𝑛𝑡𝑒 ) − (𝐸𝑎𝑐ℎ𝑒𝑡𝑒𝑟 × 𝑃𝑎𝑐ℎ𝑒𝑡𝑒𝑟 )] (4.9)
4.8 Quelles évolutions pour les transports dans la transition énergétique ?
Compte tenu de la situation actuelle, les évolutions de la transition énergétique dans les
transports routiers tendent à se tourner vers des solutions alternatives et variées pour faire
fonctionner les flottes. Électrique, biocarburants ou encore gaz, tour d’horizon de quelques
énergies pouvant être utilisées par les parcs de véhicules.
L'énergie renouvelable devra jouer un rôle fondamental dans le secteur des transports de
l'avenir. L'avenir du secteur des transports sera beaucoup plus complexe, avec de multiples
acteurs, technologies et liens directs avec le système électrique. Il est clair que les solutions
d'énergies renouvelables pour le secteur du transport routier doivent être intégrées dans un cadre
plus large d'actions qui réduisent également la demande de services de transport, modifient le
choix des modes de transport et augmentent l'efficacité des véhicules - la méthode Éviter-
Décaler-Améliorer (Figure 4-38) (EDA) (REN21, 2018).
151
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
Les routiers solaires sont une nouvelle technologie conçue pour servir de couche supérieure
de l'infrastructure de chaussée. Le principal avantage de cette approche est qu'il s'agit d'une
structure modulaire qui intègre des cellules photovoltaïques qui convertissent directement
l'énergie solaire incidente en électricité. Cette électricité pourrait avoir un certain nombre
d'utilisations, comme alimenter des lampadaires, recharger des véhicules électriques ou être
vendue à des entreprises de distribution locales. Alors que la plus grande influence de ces
panneaux proviendrait du remplacement des chaussées routières, des applications à vitesse et
volume beaucoup plus faibles sont actuellement considérées comme des emplacements idéaux
pour l'installation de ces panneaux. Les panneaux sont une structure composite à trois couches
qui se compose de couches transparentes, optiques et de base, comme le montre la Figure 4-39
(Lee et al. 2013). La couche transparente gère l'interaction directe avec les véhicules et permet
au rayonnement solaire de passer à travers la couche optique. La couche optique transfère la
charge sur la couche transparente à la couche de base en la dirigeant autour des cellules solaires
intégrées dans les découpes structurelles. Enfin, la couche de base transfère la charge à la base
structurée sous le panneau (Northmore 2014).
152
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
En 2014, Scott et Julie Brusaw ont construit le premier parking à chaussée solaire dans la
cour de leur maison à l'aide de panneaux de chaussée solaires hexagonaux qu'ils avaient eux-
mêmes conçus (Figure 4-40 (a)). La même année, la première piste cyclable solaire au monde,
une piste cyclable de 230 pieds de long (environ 70 m), a été construite à Krommenie, en
Hollande, pour un coût de 3 500 000 €. La piste cyclable a été construite avec des panneaux
solaires en silicium cristallin recouverts de béton et de verre trempé translucide (TNO Annual
Report 2014) (Figure 4-40 (b)). En 2016, la première route solaire au monde, « Wattway», a été
construite le long d'un kilomètre de route de campagne à Tourouvre, en Normandie, en France
pour un coût de 5 000 000 € (Figure 4-40 (c)). Wattway est recouvert de 2800 m2 de panneaux
solaires qui sont protégés par une couche de silicone et peuvent supporter environ 2000 véhicules
par jour (Colas 2016a). La même année, le groupe Hanergy a achevé le développement d'une
série de produits de chaussées solaires flexibles à membrane mince et les a utilisés pour
construire deux tronçons de routes cyclables de démonstration en Belgique et aux Pays-Bas
(Figure 4-40 (d)). Actuellement, Hanergy développe une technologie de revêtement solaire
pliable en forme de tapis et des équipements de construction basés sur leur cellule solaire à
membrane mince et conçus pour un déploiement rapide. En 2017, le tronçon de route
photovoltaïque expérimental « Sun No.1 » a été posé à Shaoxing, en Chine (Figure 4-40 (e)).
La même année, la première autoroute photovoltaïque au monde, une autoroute photovoltaïque
de 1 080 m de long qui peut transporter de lourdes charges (Figure 4-40 (f)), a été construite
dans le réseau routier périphérique de Jinan au coût de 41000000 RMB, correspondant à un coût
par mètre carré d'environ 7 000 RMB. La chaussée est actuellement en phase de test et des
153
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
expériences ont été menées pour évaluer sa production d'électricité et ses performances routières.
Dans le Zhejiang, en Chine, la recherche et le développement de la « Trinity » Super Road, qui
combine le stockage d’énergie photovoltaïque intégré, la recharge sans fil mobile et les véhicules
intelligents sans conducteur, est actuellement en cours. Ces exemples d'ingénierie illustrent la
faisabilité et le potentiel de développement des chaussées solaires. En tant que source d'énergie
de récupération, l'énergie des chaussées photovoltaïques est propre, non polluante et stable. Les
chaussées photovoltaïques peuvent non seulement répondre aux exigences de développement de
nouvelles sources d'énergie renouvelable propres, mais peuvent également fournir un large
éventail d'applications pour l'énergie électrique convertie, y compris l'alimentation des
installations d'ingénierie de la circulation, des équipements routiers intelligents et des voitures
électriques.
Figure 4-40 Récentes réalisations commerciales et expérimentales dans les routes solaires (Pei et al.
2019).
154
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
Figure 4-41 Schéma de principe pour évaluer l'approvisionnement en énergie solaire disponible des
routes dans la route E-O.
Afin de générer le jeu de données de polylignes E-O de la route. Google-Earth, en tant que
plate-forme de visualisation et outils de conversion développés appelés « générateurs KML », a
été utilisé. L'image satellite haute résolution disponible dans Google Earth a été suffisamment
utilisée pour la visualisation et la numérisation de la route E-O. À l'aide ses outils, la ligne E-O
de la route a été générée et stockée sous forme de fichiers (.kml), puis importée dans ArcGIS
pour être convertie en fichier de formes (.shp).
4.9.2 Estimation of solar electricity/hydrogen production
En utilisant les formules suivantes (équation 4.10) pour estimer la quantité annuelle
d'électricité et d'hydrogène produite par la route E-O, l'électrolyseur PEM utilisé dans le
processus de production d'hydrogène avec un rendement de 75%. à considérer, l'électrolyseur a
consommé 53,2 KWh pour produire un kg d'hydrogène (Rahmouni et al. 2017).
155
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
d'hydrogène à partir de cette ressource renouvelable peut être calculée comme suit (Settou et al.
2019) ;
Où MH2 est la production annuelle d'hydrogène [kg/m².an], EH2 est l'énergie équivalente à
l'hydrogène produit [kWh/m²/an] and HHVH2 : pouvoir calorifique supérieur d'hydrogène (39.4
kWh/kg).
4.9.3 Estimation des émissions de CO2 de la route E-O
g
CO2 emission of gasoline (4.12)
Annual CO2 emission (metric ton) = L
kg
km
fuel economy of gasoline
kg
En suivant la méthode décrite dans la section précédent (4.9) ; et en utilisant Eq. (4.7) et les
valeurs sont présentées sur la Figure 4-42, cela donnera une estimation de la production
d'électricité du RSP sur plus de 804 GWh par an, l'estimation de l'irradiation solaire disponible
156
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
pour chaque province est calculée en fonction de l'irradiation solaire annuelle disponible et la
superficie des segments, due à une répartition inégale de l'irradiation solaire entre les différentes
régions de la route EO, qui sera l'effet sur l'électricité produite ou l'hydrogène de cette route; cela
est observé dans le cas des provinces de Skikda et Chlef, elles ont produit en moyenne une
électricité proche de 50 GWh / an mais avec un écart de près de 3 km de longueur de segment
de route E-O entre elles.
Figure 4-42 Production d'électricité et d'hydrogène à partir de RSP pour chaque segment de province
Au cours de cette estimation, le problème le plus important est que l'hydrogène produit
répond aux besoins de la demande en infrastructure de la station, dans cette phase, nous nous
basons sur les stations d'infrastructure classiques des ICE et calculons l'hydrogène fourni pour
chaque station comme le montre la Figure 4-43.
157
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
Dans cette partie de l'analyse, et l'évaluation de l'élimination des émissions de CO2 à l'aide
d'un véhicule FCHEV (1 kg H2 pour 100 km) a été comparée à un véhicule à essence moyen
(4,9 litres pour 100 km), et des estimations dérivées des économies de carburant dans la même
longueur parcourue, qui correspond à la capacité d'entraînement de l'hydrogène complet produit
dans la route EO grâce à la technologie solaire routière pendant un an.
Figure 4-44 Quantité de dioxyde de carbone évitée et économie de carburant dans le RSP
Dans la Figure 4-44 émissions de dioxyde de carbone évitées pour chaque province, il a
montré les émissions de CO2 dans certaines parties de la route EO plus de 15 tonnes / an
(Telemcen, Bouira, Aindefla et Taref) c'est dû à la longueur de la route dans ces provinces, la
longueur parcourue n'est pas le seul facteur sur l'émission de CO2, ce sont d'autres facteurs tels
que ; le CO2 dans le carburant utilisé par le véhicule et son économie (km par kg de carburant).
D'autre part, les économies de carburant (essence / diesel) lors de l'utilisation de FCHEV à base
d'hydrogène comme carburant à la place de ces combustibles fossiles, c'est plus de 41 000 litres
par an.
4.10 Technologie des Routes solaire alimenté une voie de Tramway : cas
d’application tramway d’Ouargla.
Le tramway d’Ouargla, construit dans la ville d’Ouargla en Algérie, est le tout premier
tramway du désert, conçu pour résister aux conditions climatiques extrêmes liées à la proximité
du désert. La ligne relie la vieille ville d'El Ksar (gare de Sid Rouhou) à la nouvelle ville de Hai
Nasr (gare de Chenine Kadour) en passant par la nouvelle ville ainsi que la nouvelle gare routière,
faisant du tramway une ligne centrale le centre-ville d’Ouargla. Le tramway a été inauguré en
mars 2018, exploité par Enterprise métro d’Alger (EMA). La ligne permet le transport de 3 450
158
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
passagers par heure dans chaque direction. Le nombre annuel moyen de passagers sur la ligne
devrait atteindre 34 millions de passagers. La ligne de tramway et Ouargla s'étend sur 9,6 km et
16 stations et comprend également (SETRAM 2018):
1000
800
600
400
200
0
Juillet
Aout
septembre
Octobre
Novembre
Décembre
159
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
La consommation mensuelle énergétique est variable allant de 937 MWh à 684 MWh
respectivement pour les mois de juillet à novembre. Ceci est dû au nombre de rames circulant
sur la voie du tramway qui est variable en fonction de la fréquentation des usagers et variant de
28 à 32 selon les mois de l’année.
4.10.2 Production photovoltaïque mensuelle des panneaux disposés sur la route du
tramway
La Figure 4-47 représente la production énergétique mensuelle des panneaux
photovoltaiques disposés sur la route du tramway et ceci en utilisant le modèle mathématique
déjà présenté pour les données météorologiques du site choisi.
2500
2000
1500
1000
500
0
Juillet Aout Septembre Octobre Novembre Décembre
160
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
l’occurrence, l’entreprise SONELGAZ et facturée selon le prix standard international qui est de
0.213 €/kWh. Ce surplus annuel d’énergie peut nous rapporter la somme de 3 M€.
3000
2500
2000
[MWh]
1500
1000
500
0
Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre
Consommation tramway
production éléctricité par route solaire net
production éléctricté par route solaire 70%
En analysant cette Figure 4-48, on peut conclure que la production d'électricité est
supérieure à la consommation pour tous les mois, c'est-à-dire qu'il existe un surplus de
production.
4.10.3 Bilan économique (dépenses et revenus)
Les critères de rentabilité choisis dans le cadre de cette analyse sont le délai de
récupération et le taux de rentabilité interne (TRI). Le délai de récupération correspond à la
période de temps au bout de laquelle les rentrées nettes de fonds auront permis de rembourser
l’investissement initial. Au-delà de cette période, l’énergie récupérée est considérée comme gain
pour notre système. La courbe suivante (Figure 4-49) montre l’évolution des revenus et des
dépenses d’investissement en fonction des années.
La Figure 4-49 représente les dépenses engagées dans la réalisation du projet de la route
solaire pour les besoins énergétiques du tramway et les revenus issus des surplus de l’énergie
électrique produite par les panneaux photovoltaïques du système proposé.
161
Chapitre 4 : Actions d’intégration des sources renouvelable dans le système énergétique national
dépenses revenus
$
160
Millions
140
120
100
80
60
40
20
0
1 3 5 7 9 11 13 15 17 19 21 23 25
ans
Nous avons étudié la durée de vie de chaque composant du système, et nous avons pris
la plus grande durée de vie qui est de 25 ans. La courbe bleue qui représente les dépenses
engagées pour réaliser le projet comprenant un cout initial (cout des équipements et auxiliaires)
et des dépenses variables au cours des années (maintenance, exploitation et remplacement). La
deuxième courbe en jaune représente les revenus issus de la production d’énergie électrique à
partir des panneaux photovoltaïques. Le point d'intersection des deux courbes représente l’égalité
entre les dépenses et les revenus. La durée nécessaire à la récupération des investissements
engagés est de 12 ans et 9 mois. L’énergie récupérée au-delà de cette période est estimée à
1Million GWh et qui correspond à un gain net estimé à 249 M$ sur la base du tarif standard
international. Les revenus peuvent être calculés à partir de la formule suivante :
𝑅𝑒𝑣𝑒𝑛𝑢𝑠 = ∑𝑁=25
𝑛=1 [(𝐸𝑣𝑒𝑛𝑡𝑒 ) × 𝑃𝑣𝑒𝑛𝑡𝑒 ] (Equation 4.13)
4.11 Conclusion
Dans ce chapitre, nous présentons les résultats de plusieurs actions qui visent à aider à
l'intégration des sources renouvelables dans le système énergétique national. Tout d'abord,
l'estimation du potentiel technique solaire (photovoltaïque et thermique « CSP ») et la quantité
d'électricité produite à partir de ces technologies. Suivie d'une méthodologie de sélection de site,
qui vise à trouver le site optimal pour l'intégration du PV dans le réseau électrique de distribution.
Puis la mobilité de l'hydrogène utilisée comme vecteur d'énergie dans les réseaux électriques
couplée au solaire PV pour assurer sa source renouvelable. Dans la dernière partie de ces actions,
la route solaire comme solution d'avenir dans le secteur des transports a été appliquée dans le cas
d'AutoRoute E-O et alimenté d’une voie de Tramway.
162
Conclusion Générale
Conclusion Générale
Conclusion Générale
L'intégration des sources d'énergie renouvelables dans la production d'électricité est un défi
d’une part pour le système électrique actuel et d’autre part pour la répartition géographique. Dans
cette optique, il faut aborder toutes les questions liées à la fois aux ressources et l'évaluation des
sites qui peuvent contribuer à une meilleure mise en œuvre de centrales de production électrique
basé sur les énergies renouvelables. En outre, pour intégrer les aspects environnementaux et
sociaux dans la conception, et aider à conduire le développement des projets énergétiques, il faut
utiliser des systèmes d'aide à la décision basée sur des Systèmes d’Information Géographique.
• L’état des infrastructures du pays et leur adéquation avec des projets de grande envergure
d’énergies renouvelables et leur l’impact environnemental et socio-économique,
Dans la méthodologie de choix des sites, plusieurs facteurs ont été testés tels que ; l'effet de
la résolution raster de la base de données sur les résultats finaux (superficies potentielles
techniques), testé les critères de pondération par différentes méthodes ADMC et leur impact sur
les résultats tels que :
164
Conclusion Générale
o Une différence dans la zone de l'aptitude des terres de 25,286 km ² entre le cas
résolution raster de 92 et 1000 mètres.
o La comparaison de nos résultats avec ceux fournis par le Plan de développement des
énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique pour les projets photovoltaïques
indique que seulement 2 projets sur 21 sont situés à l'intérieur de la zone optimale.
o Une analyse de sensibilité est appliquée pour les terrains appropriés et enfin, les
résultats montrent qu'environ 11% de la zone d'étude est considérée comme des terrains
disponibles pour la production d'énergie CSP avec une production annuelle d'électricité
de 71 TWh, qui couvrent 1,22 fois la demande nationale d'électricité.
o Seulement 9,2%, 10,31% (dans les scénarios AHP et BWM respectivement) de la zone
sélectionnée accueillent la zone la plus appropriée pour la production de CSP, où
situées dans les wilayas de peuvent accueillir Béchar, Naama, Elbayadh et Laghouat
présentent.
o Les zones les plus appropriées représentées sont 7 zones, dont deux sont trés éloignées
des jeux de barres existants de la ligne électrique du réseau.
o Après utilisation de la méthode BFS les résultats ont montré que le jeu de barres 104
est le meilleur endroit pour l'injection selon le paramètre indice de sensibilité de la
165
Conclusion Générale
tension (VSI) avec une pénétration de GED de 100%, selon le critère de pertes de
puissance active le jeu de barres 63 représente le point d'injection optimal avec une
pénétration de 80% de GED.
o Dans le cas d'une pénétration de GED de 100%, le LCOE est égal à 0,205 $ / kWh, la
quantité d'économie de carburant (gaz naturel) est supérieure à 3 millions de mètres
cubes et 5000 tonnes de CO2 non émises dans l'atmosphère.
• L’utilisation de la technologie des routes solaires dans le secteur des transports en Algérie,
et en particulier, dans l'autoroute E-O, comme étude de cas donne :
• La production annuelle d'électricité est supérieure à 804 GWh d'énergie solaire incidente sur
la route E-O. et la quantité d'hydrogène qui peut être produite avec cette électricité est de
13778 tonnes par an.
Nous terminons cette conclusion en évoquant les différentes perspectives de recherche que nous
envisageons d'aborder dans le futur :
166
Bibliographie
Bibliographie
▪ Araujo, L.R. De, Penido, D.R.R., Júnior, S.C., Pereira, J.L.R., Garcia, P.A.N.:
Comparisons between the three-phase current injection method and the forward/backward
sweep method. Int. J. Electr. Power Energy Syst. (2010).
[Link]
▪ Asakereh, A., Soleymani, M., Sheikhdavoodi, M.J.: A GIS-based Fuzzy-AHP method for
the evaluation of solar farms locations: Case study in Khuzestan province, Iran. Sol.
Energy. 155, 342–353 (2017). [Link]
▪ Awan, A.B., Zubair, M., Praveen, R.P., Bhatti, A.R.: Design and comparative analysis of
photovoltaic and parabolic trough based CSP plants. Sol. Energy. 183, 551–565 (2019).
[Link]
▪ Aykut, S.C., Evrard, A.: Une transition pour que rien ne change? Changement
institutionnel et dépendance au sentier dans les «transitions énergétiques» en Allemagne et
en France. Rev. Int. Polit. comparée. 24, 17–49 (2017)
▪ Azouzoute, A., Alami Merrouni, A., Touili, S.: Overview of the integration of CSP as an
alternative energy source in the MENA region. Energy Strateg. Rev. 29, 100493 (2020).
[Link]
▪ Balghouthi, M., Trabelsi, S.E., Amara, M. Ben, Ali, A.B.H., Guizani, A.: Potential of
concentrating solar power (CSP) technology in Tunisia and the possibility of
interconnection with Europe. Renew. Sustain. Energy Rev. 56, 1227–1248 (2016).
[Link]
▪ Baumann, M., Weil, M., Peters, J.F., Chibeles-Martins, N., Moniz, A.B.: A review of
multi-criteria decision making approaches for evaluating energy storage systems for grid
applications. Renew. Sustain. Energy Rev. 107, 516–534 (2019).
[Link]
▪ Belgasim, B., Aldali, Y., Abdunnabi, M.J.R., Hashem, G., Hossin, K.: The potential of
concentrating solar power (CSP) for electricity generation in Libya. Renew. Sustain.
energy Rev. 90, 1–15 (2018)
▪ Benasla, M., Hess, D., Allaoui, T., Brahami, M., Denaï, M.: The transition towards a
sustainable energy system in Europe: What role can North Africa’s solar resources play?
Energy Strateg. Rev. 24, 1–13 (2019). [Link]
▪ Bishoyi, D., Sudhakar, K.: Modeling and performance simulation of 100 MW PTC based
solar thermal power plant in Udaipur India. Case Stud. Therm. Eng. 10, 216–226 (2017).
[Link]
▪ Bp: BP Statistical Review of World Energy. (2019)
▪ Brauwer, C.P.-S. de: Feature: Public Support for Renewables. In: Renewables 2020:
Global Status Report. pp. 196–203. Ren21 (2020)
Bibliographie
▪ Bridge, G., Bouzarovski, S., Bradshaw, M., Eyre, N.: Geographies of energy transition:
Space, place and the low-carbon economy. Energy Policy. 53, 331–340 (2013).
[Link]
▪ British, P.: BP Statistical Review of World Energy. (2019)
▪ Brown, A., Beiter, P., Heimiller, D., Davidson, C., Denholm, P., Melius, J., Lopez, A.,
Hettinger, D., Mulcahy, D., Porro, G.: Estimating renewable energy economic potential in
the United States. Methodology and initial results. National Renewable Energy
Lab.(NREL), Golden, CO (United States) (2016)
▪ Buttigieg, S.: Transition énergétique: stratégies d’innovation des groupes électriques
européens, (2016)
▪ Castro, D.M., Parreiras, F.S.: A review on multi-criteria decision-making for energy
efficiency in automotive engineering. Appl. Comput. Informatics. (2020)
▪ Cheng, C.S., Shirmohammadi, D.: A three-phase power flow method for real-time
distribution system analysis. IEEE Trans. Power Syst. 10, 671–679 (1995).
[Link]
▪ Colas: Wattway
▪ Colas: La Route Solaire, [Link]
▪ Daemen, J.J.K.: Coal Industry, History of. Presented at the (2004)
▪ Dahbi, S., Aboutni, R., Aziz, A., Benazzi, N., Elhafyani, M., Kassmi, K.: Optimised
hydrogen production by a photovoltaic-electrolysis system DC/DC converter and water
flow controller. Int. J. Hydrogen Energy. 41, 20858–20866 (2016).
[Link]
▪ Darras, C.: Modélisation de systèmes hybrides photovoltaïque/hydrogène: applications
site isolé, micro-réseau et connexion au réseau électrique dans le cadre du projet PEPITE
(ANR PAN-H)., (2010)
▪ Dawood, F., Shafiullah, G.M., Anda, M.: Stand-alone microgrid with 100% renewable
energy: A case study with hybrid solar pv-battery-hydrogen. Sustain. (2020).
[Link]
▪ Dawson, L., Schlyter, P.: Less is more: Strategic scale site suitability for concentrated
solar thermal power in Western Australia. Energy Policy. 47, 91–101 (2012).
[Link]
▪ Dent, C.J., Ochoa, L.F., Harrison, G.P.: Network distributed generation capacity analysis
using OPF with voltage step constraints. IEEE Trans. Power Syst. 25, 296–304 (2010)
▪ Deshmukh, R., Wu, G.C., Callaway, D.S., Phadke, A.: Geospatial and techno-economic
analysis of wind and solar resources in India. Renew. Energy. 134, 947–960 (2019).
[Link]
Bibliographie
▪ Hafeznia, H., Yousefi, H., Razi Astaraei, F.: A novel framework for the potential
assessment of utility-scale photovoltaic solar energy, application to eastern Iran. Energy
Convers. Manag. 151, 240–258 (2017). [Link]
▪ Hillebrandt, K., Samadi, S., Fischedick, M.: Pathways to deep decarbonization in
Germany. (2015)
▪ Hung, D.Q., Mithulananthan, N., Bansal, R.C.: Analytical strategies for renewable
distributed generation integration considering energy loss minimization. Appl. Energy.
(2013). [Link]
▪ Huy, P.D., Ramachandaramurthy, V.K., Yong, J.Y., Tan, K.M., Ekanayake, J.B.: Optimal
placement, sizing and power factor of distributed generation: A comprehensive study
spanning from the planning stage to the operation stage. Energy. 195, 117011 (2020)
▪ Hwang, C.-L., Masud, A.S.M.: Multiple objective decision making—methods and
applications: a state-of-the-art survey. Springer Science & Business Media (2012)
▪ IEA: Global Energy & CO2 Status Report 2019. , Paris (2019)
▪ IEA: Countries and regions, [Link]
▪ IEA: Key World Energy Statistics 2020. (2020)(b)
▪ IEA: Global Energy Review 2020. , Paris (2020)(c)
▪ Islam, M.T., Huda, N., Abdullah, A.B., Saidur, R.: A comprehensive review of state-of-
the-art concentrating solar power (CSP) technologies: Current status and research trends.
Renew. Sustain. Energy Rev. 91, 987–1018 (2018).
[Link]
▪ Ismael, S.M., Aleem, S.H.E.A., Abdelaziz, A.Y., Zobaa, A.F.: State-of-the-art of hosting
capacity in modern power systems with distributed generation. Renew. energy. 130, 1002–
1020 (2019)
▪ Jabari, F., Sohrabi, F., Pourghasem, P., Mohammadi-Ivatloo, B.: Backward-Forward
Sweep Based Power Flow Algorithm in Distribution Systems. In: Pesaran Hajiabbas, M.
and Mohammadi-Ivatloo, B. (eds.) Optimization of Power System Problems : Methods,
Algorithms and MATLAB Codes. pp. 365–382. Springer International Publishing, Cham
(2020)
▪ Jain, N., Singh, S.N., Srivastava, S.C.: A generalized approach for DG planning and
viability analysis under market scenario. IEEE Trans. Ind. Electron. 60, 5075–5085 (2012)
▪ Juanuwattanakul, P., Masoum, M.A.S.: Increasing distributed generation penetration in
multiphase distribution networks considering grid losses, maximum loading factor and bus
voltage limits. IET Gener. Transm. Distrib. 6, 1262–1271 (2012)
▪ Kanjanapinyowong, N.: National debate on energy transition in France (2013) : discourse
and textual analysis, [Link] (2019)
Bibliographie
▪ Khan, M.J., Iqbal, M.T.: Dynamic modeling and simulation of a small wind–fuel cell
hybrid energy system. Renew. Energy. 30, 421–439 (2005).
[Link]
▪ Kim, J.-O., Nam, S.W., Park, S.K., Singh, C.: Dispersed generation planning using
improved Hereford ranch algorithm. Electr. Power Syst. Res. 47, 47–55 (1998)
▪ Kumar, A., Gao, W.: Optimal distributed generation location using mixed integer non-
linear programming in hybrid electricity markets. IET Gener. Transm. Distrib. 4, 281–298
(2010)
▪ Kumar, A., Sah, B., Singh, A.R., Deng, Y., He, X., Kumar, P., Bansal, R.C.: A review of
multi criteria decision making (MCDM) towards sustainable renewable energy
development. Renew. Sustain. Energy Rev. 69, 596–609 (2017)
▪ Lavallez, C., Desthieux, G., Camponovo, R.: Information géographique et planification
énergétique territoriale à Genève-Vers un système de connaissances partagées. Rev. Int.
Géomatique. 27, 65–93 (2017)
▪ Lee, K.W., Correia, A.J., Neilan, B.D.J., Dahn, B.: Comparative Study of Solar Panels for
Roadway Operations. Adv. Mater. Res. 723, 594–600 (2013).
[Link]
▪ Lee, S.-H., Park, J.-W.: Selection of optimal location and size of multiple distributed
generations by using Kalman filter algorithm. IEEE Trans. Power Syst. 24, 1393–1400
(2009)
▪ Linard, C., Tatem, A.J., Gilbert, M.: Modelling spatial patterns of urban growth in Africa.
Appl. Geogr. 44, 23–32 (2013). [Link]
▪ Lopez, A., Roberts, B., Heimiller, D., Blair, N., Porro, G.: U.S. Renewable Energy
Technical Potentials: A GISBased Analysis. (2012)
▪ Majumdar, D., Pasqualetti, M.J.: Analysis of land availability for utility-scale power
plants and assessment of solar photovoltaic development in the state of Arizona, USA.
Renew. Energy. 134, 1213–1231 (2019). [Link]
▪ Malagueta, D., Szklo, A., Soria, R., Dutra, R., Schaeffer, R., Moreira Cesar Borba, B.S.:
Potential and impacts of Concentrated Solar Power (CSP) integration in the Brazilian
electric power system. Renew. Energy. 68, 223–235 (2014).
[Link]
▪ Martins, I.D., Moraes, F.F., Távora, G., Soares, H.L.F., Infante, C.E., Arruda, E.F.,
Bahiense, L., Caprace, J., Lourenço, M.I.: A review of the multicriteria decision analysis
applied to oil and gas decommissioning problems. Ocean Coast. Manag. 184, 105000
(2020)
▪ Matt, C.: The Drivers of the Levelized Cost of Electricity for Utility-Scale Photovoltaics.
Bibliographie
(2008)
▪ Mensour, O.N., Ghazzani, B. El, Hlimi, B., Ihlal, A.: A geographical information system-
based multi-criteria method for the evaluation of solar farms locations: A case study in
Souss-Massa area, southern Morocco. Energy. 182, 900–919 (2019).
[Link]
▪ Messaoudi, D., Settou, N., Negrou, B., Rahmouni, S., Settou, B., Mayou, I.: Site selection
methodology for the wind-powered hydrogen refueling station based on AHP-GIS in
Adrar, Algeria. In: Energy Procedia (2019)(a)
▪ Messaoudi, D., Settou, N., Negrou, B., Settou, B.: GIS based multi-criteria decision
making for solar hydrogen production sites selection in Algeria. Int. J. Hydrogen Energy.
(2019)(b). [Link]
▪ Messaoudi, D., Settou, N., Negrou, B., Settou, B., Mokhtara, C., Amine, C.M.: Suitable
Sites for Wind Hydrogen Production Based on GIS-MCDM Method in Algeria. In:
Advances in Renewable Hydrogen and Other Sustainable Energy Carriers. pp. 405–412.
Springer (2020)
▪ México, G. de: LEY DE TRANSICIÓN ENERGÉTICA, [Link]
▪ Mohammadi, K., Khorasanizadeh, H.: The potential and deployment viability of
concentrated solar power (CSP) in Iran. Energy Strateg. Rev. 24, 358–369 (2019).
[Link]
▪ Mokhtara, C., Negrou, B., Settou, N., Gouareh, A., Settou, B.: Pathways to plus-energy
buildings in Algeria: Design optimization method based on GIS and multi-criteria
decision-making. In: Energy Procedia (2019)
▪ Mokhtara, C., Negrou, B., Settou, N., Settou, B., Samy, M.M.: Design optimization of off-
grid Hybrid Renewable Energy Systems considering the effects of building energy
performance and climate change: Case study of Algeria. Energy. (2021).
[Link]
▪ Murthy, V.V.S.N., Kumar, A.: Comparison of optimal DG allocation methods in radial
distribution systems based on sensitivity approaches. Int. J. Electr. Power Energy Syst. 53,
450–467 (2013). [Link]
▪ Muttaqi, K.M., Le, A.D.T., Negnevitsky, M., Ledwich, G.: An algebraic approach for
determination of DG parameters to support voltage profiles in radial distribution networks.
IEEE Trans. Smart Grid. 5, 1351–1360 (2014)
▪ Northmore, A.: Canadian solar road panel design: a structural and environmental analysis,
(2014)
▪ Ochoa, L.F., Dent, C.J., Harrison, G.P.: Distribution network capacity assessment:
Variable DG and active networks. IEEE Trans. Power Syst. 25, 87–95 (2009)
Bibliographie
▪ Ochoa, L.F., Padilha-Feltrin, A., Harrison, G.P.: Evaluating distributed generation impacts
with a multiobjective index. IEEE Trans. Power Deliv. 21, 1452–1458 (2006)
▪ Ochoa, L.F., Padilha-Feltrin, A., Harrison, G.P.: Evaluating distributed time-varying
generation through a multiobjective index. IEEE Trans. Power Deliv. 23, 1132–1138
(2008)
▪ ONS: Office National des Statistiques
▪ OPEC: OPEC : OPEC Share of World Crude Oil Reserves. Opec. (2017)
▪ OSM: open street map, [Link]
▪ Palmer, D., Gottschalg, R., Betts, T.: The future scope of large-scale solar in the UK: Site
suitability and target analysis. Renew. Energy. 1136–1146 (2019).
[Link]
▪ Pei, J., Zhou, B., Lyu, L.: e-Road: The largest energy supply of the future? Appl. Energy.
241, 174–183 (2019). [Link]
▪ Pesaran H.A, M., Huy, P.D., Ramachandaramurthy, V.K.: A review of the optimal
allocation of distributed generation: Objectives, constraints, methods, and algorithms,
(2017)
▪ Phonrattanasak, P., Miyatake, M., Sakamoto, O.: Optimal location and sizing of solar
farm on Japan east power system using multiobjective Bees algorithm. In: 2013 IEEE
Energytech. pp. 1–6. IEEE (2013)
▪ Pohekar, S.D., Ramachandran, M.: Application of multi-criteria decision making to
sustainable energy planning—A review. Renew. Sustain. energy Rev. 8, 365–381 (2004)
▪ Porkar Koumleh, S.: Planification technico-économique de la production décentralisée
raccordée aux réseaux de distribution, [Link] (2011)
▪ Prăvălie, R., Patriche, C., Bandoc, G.: Spatial assessment of solar energy potential at
global scale. A geographical approach, (2019)
▪ Rahmouni, S., Negrou, B., Settou, N., Dominguez, J., Gouareh, A.: Prospects of hydrogen
production potential from renewable resources in Algeria. Int. J. Hydrogen Energy. (2017).
[Link]
▪ Raj, P.A.-D.-V., Senthilkumar, S., Raja, J., Ravichandran, S., Palanivelu, T.G.:
Optimization of distributed generation capacity for line loss reduction and voltage profile
improvement using PSO. Elektr. J. Electr. Eng. 10, 41–48 (2008)
▪ Ramezanzade, M., Saebi, J., Karimi, H., Mostafaeipour, A.: A new hybrid decision-
making framework to rank power supply systems for government organizations: A real
case study. Sustain. Energy Technol. Assessments. 41, 100779 (2020)
▪ Rau, N.S., Wan, Y.: Optimum location of resources in distributed planning. IEEE Trans.
Power Syst. 9, 2014–2020 (1994)
Bibliographie
[Link]
▪ TNO Annual Report: Solaroad: sustainble energy from a SMART Road Surface. (2014)
▪ TOYOTA: Mirai Product Information. (2016)
▪ Trabelsi, S.E., Qoaider, L., Guizani, A.: Investigation of using molten salt as heat transfer
fluid for dry cooled solar parabolic trough power plants under desert conditions. Energy
Convers. Manag. 156, 253–263 (2018). [Link]
▪ United, N.: World Population Prospects 2019:Data Booklet. Department of Economic and
Social Affairs, Population Division (2019)
▪ USGS: Earth Explorer, [Link]
▪ Uyan, M.: GIS-based solar farms site selection using analytic hierarchy process (AHP) in
Karapinar region, Konya/Turkey. Renew. Sustain. Energy Rev. 28, 11–17 (2013).
[Link]
▪ Uzunoglu, Mehmet;Onar, Omer;Alam, M.: Dynamic modeling, design and simulation of a
wind/fuel cell/ultra-capacitor-based hybrid power generation system. J. Power Sources.
(2006)
▪ Vanegas Cantarero, M.M.: Of renewable energy, energy democracy, and sustainable
development: A roadmap to accelerate the energy transition in developing countries,
(2020)
▪ Vita, V.: Development of a decision-making algorithm for the optimum size and
placement of distributed generation units in distribution networks. Energies. 10, 1433
(2017)
▪ WEC: World Energy scenarios. (2016)
▪ WEF: Fostering Effective Energy Transition. (2020)
▪ Wishart, J., Dong, Z., Secanell, M.: Optimization of a PEM fuel cell system based on
empirical data and a generalized electrochemical semi-empirical model. J. Power Sources.
161, 1041–1055 (2006)
▪ Worldbank: Global Solar Atlas,PVout, [Link]
atlas
▪ Wu, Y., Zhang, B., Wu, C., Zhang, T., Liu, F.: Optimal site selection for parabolic trough
concentrating solar power plant using extended PROMETHEE method: A case in China.
Renew. Energy. 143, 1910–1927 (2019). [Link]
▪ Yushchenko, A., de Bono, A., Chatenoux, B., Kumar Patel, M., Ray, N.: GIS-based
assessment of photovoltaic (PV) and concentrated solar power (CSP) generation potential
in West Africa. Renew. Sustain. Energy Rev. 81, 2088–2103 (2018).
[Link]
▪ Zhou, J., Wu, Y., Wu, C., He, F., Zhang, B., Liu, F.: A geographical information system
Bibliographie
𝑆
𝑳𝒔: 𝑁 𝑳𝒔: 𝑁 𝑆−𝐸
𝑁𝐸 & 𝑁𝑊 𝑁𝐸 & 𝑁𝑊 𝑆−𝑊
Orientation
𝐸&𝑊 𝐸&𝑊 𝑊
du terrain
𝑆𝐸 & 𝑆𝑊 𝑆𝐸 & 𝑆𝑊 𝑁−𝐸
𝑩𝒔 ∶ 𝑆 𝑩𝒔 ∶ 𝑆 𝑁−𝑊
𝑁
Zone
Est prioritaire
d'installation
pour les zones
requise 𝑩𝒔
privilégiées
Panneau 40 − 50
OFF-PV
BS: stérile photovoltaïqu 𝑩𝒔: < 1.6 30 − 40
Utilisation Ls : Non classé Zone sans
Ls: e 1.6 – 8 20 − 30
du sol comme aire végétation
Agriculture > 0,4 𝑘𝑚2 𝑳𝒔: > 8 10 − 20
protégée
CSP 0 − 10
Bs : classée
> 2,2 𝑘𝑚²
zone protégée
Parc éolien
WOFF : 16,8%
> 4 𝑘𝑚2
𝑩𝒔: < 10
10 – 15
15 − 25 Panneau
Littoral
distance 𝑩𝒔 : < 0.5 𝑳𝒔 > 25 photovoltaïqu
𝑳𝒔 : < 0.05
Barrage / 0.5 – 05 𝑾: 3.07% e 𝑩𝒔: < 1.6
0.05 – 0.1
rivière / 05 – 10 voie navigable CSP < 17.3 1.6 – 8
0.1 – 0.15
littoral 𝑳𝒔 : > 10 𝑩𝒔: > 5 < 0.1 𝑳𝒔: > 8
0.15 – 0.2
[Km] 5 – 10 Parc éolien
𝑩𝒔 : > 0.2
10 – 15 < 0.4
𝑳𝒔: > 15
𝑾: 7.67%
• • À la
𝑳𝒔: 0.1
surface des
Distance 0.1– 0.2
eaux 𝑩𝒔: < 1.6
eaux 0.2 – 0.3
souterraine 1.6 – 8
souterraines 0.3 – 0.4
s 𝑳𝒔: > 8
/ Plan d'eau > 0.4
• • 2,5
kilomètres
de la limite
de l'eau
• •5
kilomètres
de la limite
de surface
• • À plus de
5
kilomètres
de la limite
de surface
𝑾: 1.06%
Pour PV-CSP,
minimisez la
densité
CSP / PV-ON:
𝑳𝒔 ∶> 500
100 − 500
0 − 100
𝑩𝒔: 0
La densité de
𝑾𝟏 𝑶𝑵: 9.5 %
population
𝑾𝟐 𝑶𝑵: 5.4 %
[𝑯𝒂𝒃𝒊𝒕𝒂𝒏𝒕𝒔
Pour OFF,
/ 𝒌𝒎𝟐 ]
maximiser la
densité
PV-OFF:
𝑳𝒔: 0
0 − 100
100 − 500
𝑩𝒔: > 500
𝑾𝑶𝑭𝑭 : 48.4%
À 100m des 100m pour
rivières, des Réseau routier <1km (zone 2 km
zones et ferroviaire protégée) Villes et
humides et Végétation <0,5 km utilisation des
Habitat urbain 2 km
des zones 500m (route terres partout.
Tampon (> 10000 Route : 100m. Autour de la
protégées. 500m pour principale) 500 m de
habitants) 1 km ville
Utilisation du Hydrologie ≤5 ° (incliné) route et de
sol 300m. (barrages et <1 km (zone réseau
Zone urbaine voies urbaine) électrique
100 m navigables),
300 m en Les zones
milieu rural. résidentielles
La superficie des grandes
forestière est villes et des
de 100 m. petites villes
Autoroute et sont
chemin de fer respectivement
à 100m. de 5 kilomètres
Terrain et 2 kilomètres.
acceptable
100m.
Région de
Afrique de Méditerranée Arizona,
Zone d'étude Sous Massa, Maroc oriental Afghanistan Ile Maurice Sud marocain Algérie
l'Ouest n États-Unis
sud du Maroc
La Photovoltaïque / Photovoltaïqu Photovoltaïqu Photovoltaïque Photovoltaïqu Photovoltaïqu Photovoltaïqu Photovoltaïqu
Photovoltaïque
technologie CSP e e / vent / CSP e e e e
92 𝑚
250 𝑚
Taille de
1 𝑘𝑚² NR NR 1 𝑘𝑚² NR 1 − 300000 NR NR 500 𝑚
pixel
1000 𝑚
AHP
Instructions AHP AHP AHP AHP AHP AHP AHP AHP
Hors réseau /
OFFG/ONG ONG ONG NR NR NR NR ONG
en réseau
OFFG : Hors réseau / ONG : Connecté au réseau / L : Grande échelle / W : poids / Ls : moin convenable / Bs : Plus convenable / NR :
Aucun rapport.
Annexes
DNI 1 2 3 5 6 7 9
distribution (N’Goussa)
Tableau-A 9 L'électrolyseur que nous avons utilisé est de type PEM « SILYZER-200 »
(Espinosa-López et al. 2018).
Constante de temps de
3,37 s Température absolue (T) 343 K
l'hydrogène (τH2)
Constante de valve à
4,22×10-6 Constante de gaz universelle (R) 8,314 [J/ mol. K]
hydrogène (KH2)
Tension de charge initiale (E0) 1,229 V Constante de temps de l'eau (τO2) 18,418 s
7,716×10-6 k
Nombre de cellules (N0) 712 Constante de vanne d'eau (K H2O)
mol/[Link]
Annexes
Pour les systèmes d'électrolyse considérés dans les études en cours, les performances et
les caractéristiques d'un électrolyseur PEM ont été utilisées. Semblable à la pile à combustible,
son modèle de performances est le suivant :
Modélisation de photovoltaïque
Dans ce travail, le modèle de simulation est utilisé pour apprécier les performances du
système PV. Le rayonnement solaire utilisé pour la zone étudiée située à 29 °10 N de latitude
et 30 °5,20 N de longitude. l'équation (3.1) a été utilisé pour estimer le puissance générée des
panneaux PV (Mokhtara et al. 2019).
𝑝 𝐺 (A.1)
𝑝𝑣=(𝑃𝑟𝑎𝑡𝑒𝑑 𝑁𝑝𝑣 𝐷𝑓)( )(1+𝐾𝑇 (𝑇𝑐 −𝑇𝑟𝑒𝑓 )).
𝐺𝑟𝑒𝑓
𝐾𝑇 = −3,5 × 10 − 3 (1/°𝐶)
𝜏𝛼
𝑇𝑐 = 𝑇𝑎𝑚𝑏 + 𝐺 ( ) (A.2)
𝑈𝐼
𝜏 𝛼 𝑁𝑂𝐶𝑇 − 20
= (A.3)
𝑈𝐼 0.8
La caractéristique I-V de ce module est représentée par les équations suivantes :
𝑞(𝑉+𝑅𝑠 𝐼) (𝑉 + 𝑅𝑠ℎ 𝐼)
𝐼 = 𝐼𝑝ℎ − 𝐼0 (𝑒𝑥𝑝 𝛼𝐾𝑇𝑁𝑠 − 1) −
𝑅𝑠ℎ (A.4)
𝐺
𝐼𝑝ℎ = (𝐼𝑠𝑐 + 𝐾𝑖 (𝑇 − 298.15)) (A.5)
1000
𝐼𝑠𝑐+𝐾𝑖 (𝑇 − 298.15)
𝐼0 =
(
𝑞(𝑉𝑜𝑐 +𝐾𝑣 (𝑇−298.15))
)−1
(A.6)
𝛼𝐾𝑇𝑁𝑠
𝑒𝑥𝑝
Modélisation de l’électrolyseur
les équations mathématiques utilisées pour calculer la quantité d’hydrogène produite par
l’électrolyseur utilisé dans la configuration proposée dans la problématique sont (Dahbi et al.
2016)
𝑛𝑐 𝐼𝑒𝑙𝑒
𝑛̇ 𝐻2𝑂 = (A.7)
2𝐹
𝑛𝑐 𝐼𝑒𝑙𝑒
𝑛̇ 𝐻2 = 𝑛 (A.8)
2𝐹 𝑓
Annexes
𝑛𝑐 𝐼𝑒𝑙𝑒
𝑛̇ 𝑂2 = 𝑛𝑓 (A.9)
4𝐹
0,09 75,5
𝜂𝐹 = 96,5 exp ( – 2 )
𝐼𝑒𝑙𝑒 𝐼𝑒𝑙𝑒 (A.10)
Où :
𝑵𝒄 : Nombre de cellules d'électrolyseur (connectées en série)
𝑰: Courant électrique exprimé en A
𝑭: Constante de Faraday (96485 C mol 1)
Modélisation du compresseur
La puissance consommée par le compresseur est modélisée de façon classique par la relation
suivante (Darras 2010)[(Springer et al. 1991) (Wishart et al. 2006):
𝛾−1
𝑇𝐼𝑛 𝐶𝑝(𝑔𝑎𝑧) 𝑃𝑜𝑢𝑡 𝛾
𝑃𝐶𝑜𝑚−𝐺𝑎𝑧 = (( ) − 1) 𝑚̇𝐺𝑎𝑧 (A.11)
𝜂𝑐−𝐼 𝑃𝑖𝑛
Les équations mathématiques utilisées pour calculer la production de l'électricité produite suite
au fonctionnement de la pile à combustible :
𝐼𝑃𝐴𝐶
𝑛̇ 𝐻2 = (A.12)
4𝐹
𝐼𝑃𝐴𝐶
𝑛̇ 𝑂2 = (A.13)
2𝐹
Les différentes pressions partielles peuvent être données comme suit (Uzunoglu,
Mehmet;Onar, Omer;Alam 2006):
1⁄𝐾𝐻2 𝑖𝑛
𝑃𝐻2 = × (𝑚𝐻2 − 2 × 𝐼𝑃𝐴𝐶 × 𝐾𝑟) (A.14)
τH2 × s + 1
1⁄𝐾𝑂2 𝑖𝑛
𝑃𝑂2 = × (𝑚𝑂2 − 𝐼𝑃𝐴𝐶 × 𝐾𝑟) (A.15)
τO2 × s + 1
1⁄𝐾𝐻2𝑂
𝑃𝐻2𝑂 = × (2 × 𝐼𝑃𝐴𝐶 × 𝐾𝑟) (A.16)
τH2O × s + 1
b. La perte de tension ohmique dans la pile à combustible est donnée par(Khan and
Iqbal 2005)
تبدأ الجزائر ديناميكية الطاقة الخضراء من خالل إطالق برنامج طموح لتنمية الطاقات المتجددة تستند هذه الرؤية
للحكومة الجزائرية إلى استراتيجية تركز على تنمية الموارد التي ال تنضب مثل الطاقة الشمسية واستخدامها لتنويع مصادر
تشرع الجزائر في حقبة جديدة من الطاقة، بفضل مزيج المبادرات والذكاء.(الطاقة وإعداد الجزائر الغد )انتقال الطاقة
بد ًءا، تم تطوير العديد من اإلجراءات لضمان اعتماد استراتيجية تخطيط الطاقة الوطنية، في هذه األطروحة.المستدامة
الطاقة الشمسية المركزة مع مراعاة عدة عوامل مثل/ بمنهجية لتقدير اإلمكانات التقنية للطاقة الشمسية لتقنيات الكهروضوئية
حدد الموقع، ( بعد ذلك... مصادر الخرائط الشمسية، MCDM طريقة متعددة الخيارات،)الدقة المكانية للخطوط النقطية
ثم نمذجة ومحاكاة نظام طاقة يعتمد.( في شبكة التوزيع )باستخدام عملية اختيار الموقع وطريقة التدفق األمثلPV األمثل لدمج
طور اإلجراء األخير في قسم النقل منهجية لتقدير الطاقة الكهربائية.على نظام تخزين يستخدم الهيدروجين كمتجه للطاقة
.المنتجة من الطرق الشمسية
. إدارة الطاقة ; إستراتيجية الطاقة ; دعم القرار ; التحسين ;انتقال الطاقة:الكلمات المفتاحية
O__________________________________OooO_______________________________O
Résume
O__________________________________OooO_______________________________O
Abstract:
Algeria is initiating a green energy dynamic by launching an ambitious program for the
development of renewable energies (RE). This vision of the Algerian government is based on a
strategy focused on the development of inexhaustible resources such as solar energy and their
use to diversify energy sources and prepare the Algeria of tomorrow (energy transition). Thanks
to the combination of initiatives and intelligence, Algeria is embarking on a new era of
sustainable energy. In this thesis, several actions to ensure the adoption of the national energy
planning strategy, starting with a methodology for estimating the solar technical potential for PV
/ CSP technologies was developed taking into account several factors such as (raster resolution,
MCDM evolution method, solar map sources ...) after that, determine the optimal location for
the integration of PV into the distribution grid (using the site selection process and the optimal
flow method). Then the modeling and simulation of an energy system based on a storage system
using hydrogen as an energy vector. the last action in the section of transport developed a
methodology for estimating the electrical energy produced from solar roads.
O__________________________________OooO_______________________________O