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Données sur le Chlorobenzène en France

Le document décrit les caractéristiques, la production, les utilisations, les rejets et la réglementation du chlorobenzène. Il contient de nombreuses informations techniques sur cette substance chimique.

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I N E R I S - Données technico-économiques sur les substances chimiques en France

CHLOROBENZENE (MONOCHLOROBENZENE)

Dernière mise à jour : 05/04/2006

RESPONSABLE DU PROGRAMME

J.-M. BRIGNON : [Link]@[Link]

EXPERTS AYANT PARTICIPE A LA REDACTION

S. SUREAU

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CHLOROBENZENE (MONOCHLOROBENZENE)

SOMMAIRE
1 Généralités ....................................................................................................3
1.1 Définition et caractéristiques principales ..............................................................3
1.2 Réglementation ............................................................................................4
2 Production et utilisation.....................................................................................6
2.1 Production et vente .......................................................................................6
2.2 Utilisations ..................................................................................................7
3 Rejets et présence dans l’environnement ................................................................8
3.1 Comportement dans l’environnement ..................................................................8
3.2 Présence dans l’environnement .........................................................................9
3.3 Principales sources de rejet..............................................................................9
3.4 Rejets industriels : fabrication de chlorobenzène et utilisation industrielle ................... 10
3.5 Rejets liés à l’utilisation domestique de produits .................................................. 11
3.6 Pollutions historiques ................................................................................... 11
4 Possibilités de réduction des rejets...................................................................... 12
4.1 Techniques de traitement des milieux pollués ...................................................... 12
4.2 Traitement des effluents gazeux ...................................................................... 12
4.3 Stations d’épuration..................................................................................... 13
4.4 Recyclage ................................................................................................. 13
4.5 Produits de substitution................................................................................. 14
5 Aspects économiques ...................................................................................... 15
5.1 Place de la substance dans l’économie Française .................................................. 15
5.2 Impact économique des mesures de réduction...................................................... 16
6 Conclusions .................................................................................................. 17
7 Références................................................................................................... 18
7.1 Industriels interrogés.................................................................................... 18
7.2 Bibliographie ............................................................................................. 18

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CHLOROBENZENE (MONOCHLOROBENZENE)

1 GENERALITES

1.1 Définition et caractéristiques principales

Tableau 1.1. Présentation du chlorobenzène.

Forme
Substance chimique N° CAS N° EINECS Synonymes
physique (*)

Chlorobenzène Chlorobenzol
C6H5Cl MCB
Chlorure de phényle Liquide
108-90-7 203-628-5
Cl Monochlorobenzene incolore

Benzene chloride
Benzene chloro

(*) dans les conditions ambiantes habituelles

Le chlorobenzène est un composé aromatique monocyclique dans lequel un des atomes


d’hydrogène du noyau benzénique a été substitué par un atome de chlore (Table 1.1). La
présence d’un atome de chlore sur un noyau benzénique va donner à cette molécule de
nombreuses propriétés chimiques. Elle va, en particulier, permettre des réactions d’addition
nucléophiles sur le noyau benzénique (réaction de nitration par exemple), ou des réactions de
substitutions avec l’atome de chlore. Cette molécule peut donc être à la base de nombreuses
réactions chimiques utilisant un noyau aromatique.

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CHLOROBENZENE (MONOCHLOROBENZENE)

1.2 Réglementation
1.2.1 Classification
En France, selon l’INRS (1997), le chlorobenzène est classé comme une substance toxique
(Xn, R20), nocive pour l’environnement (N; R51/53). Elle est également inflammable (R10)1.
Certains conseils d’utilisation sont nécessaires à son utilisation et son stockage :
• Conserver hors de la portée des enfants (S2)
• Eviter le contact avec la peau et avec les yeux (S24/25)
• Eviter le rejet dans l’environnement. Consulter les instructions spéciales / la fiche de
donnée de sécurité (S61).

1.2.2 Textes législatifs de référence


• Qualité des eaux destinées à la consommation humaine
En France et en Europe, le chlorobenzène n’est pas concerné par les deux textes suivants :
- le décret n°2001 – 1220 du 20 décembre 2001 relatif aux eaux destinées à la
consommation humaine (à l’exclusion des eaux minérales naturelles) ;
- la directive 98/83/CE du Conseil du 3 novembre 1998 relative à la qualité des eaux
destinées à la consommation humaine.
Seule l’OMS a édicté des directives de qualité pour l’eau de boisson (OMS, 1996) prenant en
compte cette substance : teneur maximale en chlorobenzène acceptable : 300 µg.L-1.

• Protection de l’environnement
Sa fabrication et son utilisation dans les installations classées pour la protection de
l’environnement sont fortement réglementées2, et concernent la liste des rubriques ci-
après3 :

1 la classification du chlorobenzène est réglementée par l’arrêté du 20 avril 1994 relatif à la déclaration, la
classification, l’emballage et l’étiquetage des substances chimiques complété par la directive 2004/73/CE de la
ème
commission du 29 avril 2004 (29 adaptation au progrès technique de la directive).
2 Décret n°53-578 du 20 mai 1953 modifié relatif à la nomenclature des installations classées pour la
protection de l’environnement mise à jour par le Ministère de l’écologie et du développement durable
« Nomenclature des installations classées pour la protection de l’environnement » (2002).

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- 1171 (fabrication de substances dangereuses pour l'environnement) ;
- 1173 (stockage et emploi de substances dangereuses pour l'environnement) ;
- 1174 (fabrication d'organohalogénés, phosphorés, stanniques) ;
- 1175 (emploi de liquides organohalogénés) ;
- 1185 (CFC) ;
- 2661 (emploi ou réemploi de matières plastiques, caoutchouc) ;
- 2662 (stockage de matières plastiques, caoutchouc) ;
- 2565 (dégraissage des métaux) ;
- 2940 (Application, cuisson, séchage de vernis, , peinture, apprêt, colle, enduit, etc…).

Enfin, les rejets de chlorobenzène sont réglementés par les Arrêtés du 10 juillet 19904, et du
2 février 19985. Plus en détail, ces textes réglementent les rejets de chlorobenzène en tant
que substance toxique, bioaccumulable ou nocive pour l'environnement. La teneur limite
mensuelle dans ces rejets ne doit donc pas dépasser, 4 mg.L-1 si le rejet dépasse 10 g.j-1.
Selon l’arrêté du 20 avril 2005 relatif au programme national d’action contre la pollution des
milieux aquatiques par certaines substances dangereuses, la norme de qualité des eaux a été
définie pour le chlorobenzène à 32 µg.L-1.

• Autres textes
Le chlorobenzène est un intermédiaire utilisé dans la production de DDT
(dichlorodiphényltrichloroéthane). Ce pesticide est strictement réglementé par de
nombreuses conventions internationales (Aarhus ; Genève et Stockholm). Son usage est en
particulier interdit en France.

3 La liste des rubriques mentionnées est indicative et ne se veut pas exhaustive.


4 Arrêté relatif à l'interdiction des rejets de certaines substances dans les eaux souterraines en
provenance d'installations classées (JO du 4 août 1990).
5 Arrêté relatif aux prélèvements et à la consommation d'eau ainsi qu'aux émissions de toute nature
des installations classées pour la protection de l'environnement soumises à autorisation (JO du 3
mars 1998).

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2 PRODUCTION ET UTILISATION

2.1 Production et vente


2.1.1 Principe de production
Le chlorobenzène est obtenu par chloration du benzène en présence d'un catalyseur (chlorure
ferrique, stannique ou alumineux). On obtient ainsi un mélange de produits composé de
chlorobenzène, dichlorobenzène et d'autres produits chimiquement voisins qu’il faut séparer
par distillation et cristallisation.
Le chlorobenzène de qualité technique est généralement pur à 99 % et, selon un rapport édité
par le Gouvernement du Canada (1992), les principales impuretés qu’il renferme sont du
benzène (<0,05%) et du dichlorobenzène (<0,1%).

2.1.2 Production
Le déclin de la production de chlorobenzène à partir de 1960, aux USA, résulte de deux
causes principales :
 abandon du chlorobenzène pour la fabrication de phénol et d’aniline,
 baisse, voire arrêt, de la production des pesticides ou insecticides (DDT) utilisant le
chlorobenzène comme intermédiaire chimique dans leur fabrication.
Aujourd’hui, le phénol est produit dans le monde, à près de 90% à partir du cumène (IPPC,
2003). On en produit, en France, à partir de cette molécule, en moyenne 150 kt/an. La
production à partir de chlorobenzène, même si elle peut toujours exister reste donc très
marginale. De même, l’aniline est aujourd’hui produit en très grande majorité à partir de
nitrobenzène. Dans ces conditions, la production de chlorobenzène a subi le même déclin en
Europe et en France (SHD, 2005).
Selon l’ESIS (2005), les producteurs en Europe sont essentiellement Bayer, BASF (Allemagne),
Monsanto (Belgique), Zeneca (Royaume-Unis).
Seul le site de production français, l’usine Arkema de Jarrie a produit du chlorobenzène
jusqu’en 2002. Il servait ensuite lors de la production d’herbicides et de fongicides (anti-
mites…). Toutefois, suite aux interdictions d’utilisation de nombreux produits issus du
chlorobenzène (DDT et autres produits dérivés), le maintien des unités de production des
chlorobenzènes est apparu impossible. Ces unités ont donc été démantelées et la production
des chlorobenzènes n’est plus une activité du groupe Arkema. Il n’y a donc plus d’usine de
production de chlorobenzène en France, sauf peut être des productions marginales. Ces
informations nous ont d’ailleurs été confirmées par le Syndicat des Halogènes et Dérivés.

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CHLOROBENZENE (MONOCHLOROBENZENE)
En revanche, l’usine Rhodia Organique (Mulhouse Dornach) semble toujours utiliser du
chlorobenzène pour la synthèse de nitrochlorobenzène.

2.2 Utilisations
Selon Srour (cité dans Euro Chlor, 1999), en 1987, un total de 97 000 t de chlorobenzène a été
utilisé en Europe de l'ouest pour les usages suivants :
- fabrication des nitrochlorobenzènes 6 75 000 t (77%) ;
- autres transformations chimiques 15 000 t (16%)
- solvant de procédés 5 000 t (5%)
- Autres solvants (ex : fabrication de produits phytosanitaires) 2 000 t (2%).
Ainsi, comme le confirment diverses sources (EPA, 2005 ; Eurochlor, 1999), le chlorobenzène
est, dans une large majorité des cas, utilisé comme intermédiaire réactionnel dans la
fabrication d'autres produits chimiques (nitrochlorobenzène). Ces composés sont à la base de
nombreuses réactions chimiques, en particulier les réactions utilisant des amines aromatiques
(aniline) et les alcools aromatiques. Ces réactions ont de nombreuses applications comme la
fabrication de colorants/teintures et surtout d’insecticides organiques (DDT). Toutefois dans
tous ces produits finis, le chlorobenzène n’est pas présent sous une forme libre, notamment
le DDT.
En outre, le chlorobenzène sert également comme solvant ou agent d’extraction dans
certaines réactions chimiques (production de di-isocyonate de méthylène et insecticide).
Ainsi, dans son panorama sur l’utilisation des solvants, l’INRS (2005) indique que 350 t de
chlorobenzène sont utilisées chaque année en France pour la formulation de préparations
solvantées utilisées dans l’agrochimie. Selon le SHD (2005), ces solvants ne sont pas produits
en France. En revanche, il est toujours possible d’en importer pour les utiliser dans des
formulations. Le chlorobenzène peut servir également comme dégraissant dans les industries
textiles et métallurgiques. Ces utilisations restent toutefois marginales. Lors de ces
différentes utilisations, cette substance n’est pas présente sous forme libre dans les produits
finis, mais elle peut être présente dans les effluents liquides ou gazeux.

6 Substance utilisée pour la synthèse des produits phytosanitaires regroupés sous le nom de leur substance active : le
carbofuran (Acta, 2004).

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Le chlorobenzène peut également être utilisé comme solvant dans les adhésifs, les peintures,
et les vernis. Dans ces derniers cas, il est directement présent dans les produits finis et peut
donc se volatiliser dans l’environnement ou être rejeté dans les eaux. Toutefois cette
utilisation semble avoir aujourd’hui disparu du fait des réglementations sur l’utilisation des
solvants chlorés. L’INRS ne les mentionne d’ailleurs pas dans son panorama sur l’utilisation de
solvants (2005).
Enfin, d’autres utilisations peuvent être mentionnées mais elles ne semblent pas représenter
une quantité importante de produits. On peut ainsi citer l’utilisation de chlorobenzène dans
des produits de nettoyage à sec, en tant qu’agent de gonflement des fibres dans l’industrie
textile (EPA, 2005 ; INERIS, 2005), comme fluide diélectrique et fluide de transfert de chaleur
(INERIS, 2005) ou encore comme répulsif à action contre les taupes.

De façon générale, le chlorobenzène est donc une substance de base utilisée lors de synthèses
chimiques et 95% des quantités totales utilisées sont transformées, dans des systèmes fermés,
en produits intermédiaires et finaux (Euro Chlor, 1999).

3 REJETS ET PRESENCE DANS L’ENVIRONNEMENT

3.1 Comportement dans l’environnement


Compte tenu du potentiel de dégradation par photolyse et biodégradation, le chlorobenzène
est relativement peu persistant dans l'environnement.
Dans l'atmosphère, le chlorobenzène est présent sous forme de vapeur, il est dégradé par
réaction photochimique sous forme de radicaux hydroxylés. Sa demi-vie est de 21 jours
(Atkinson, 1989).
Dans l'eau, la demi-vie mesurée a été établie à 17,5 heures (eau distillée) et à 3,8 heures
dans une eau de rivière (Mansour 1996). Suite à un rejet de chlorobenzène dans l’eau, la
dissipation de cette substance s’effectue majoritairement par évaporation (EPA, 2005) : le
temps de demi-vie pour l’évaporation est de ~4,5 heures dans des conditions de vent
modérées. A ce premier phénomène s’additionne l’adsorption sur les matières en suspension
et les sédiments (INERIS, 2005).
Dans le sol, la mobilité du chlorobenzène est modérée à élevée (HSDB, 2003; Walton et al.,
1992). La volatilisation de cette substance à partir de sols humides est donc probablement
une voie de transfert privilégiée vers d'autres compartiments environnementaux.

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La biodégradation du chlorobenzène dans les compartiments terrestres est variable : absence
de minéralisation dans le sol après 8 mois ou des demi-vies de biodégradation de 200 à 600
jours (expériences menées à partir de consortium bactérien). De plus, il a été observé que le
temps de minéralisation est considérablement réduit lors d'ajout de phosphate et
d'ammonium dans les sols (INERIS, 2005) ou lors de la présence d’une source de carbone pour
les microorganismes (Callahan et al. 1979).

3.2 Présence dans l’environnement


Le chlorobenzène présent dans l'environnement fait partie de la famille des composés
organiques volatils et est d’origine anthropique. La concentration atmosphérique en
chlorobenzène est évaluée à 0,1 µg.m-3 dans ATSDR (1990) et Howard (1989). Des
pourcentages indicatifs de partition de cette substance entre les différents compartiments de
l’environnement ont été obtenus (Table 3.1) par Mackay et Patterson (1990) par
modélisation.

Table 3.2. Partition du chlorobenzène entre les différents compartiments de l’environnement selon
(Mackay and Patterson, 1990)
Compartiment %
Air 99,52
Eau 0,44
Sol 0,02
Sédiment 0,02

3.3 Principales sources de rejet


Les émissions de chlorobenzène dans l’environnement se font très majoritairement vers
l’atmosphère. Elles ont pour origine les rejets industriels des usines fabricant ou utilisant le
chlorobenzène. Les émissions sont dues pour l’essentiel aux pertes par volatilisation se
produisant au cours de l’utilisation de chlorobenzène dans les différentes applications
industrielles (INERIS, 2005 ; EPA, 2005), en particulier lorsqu’il est utilisé en tant que solvant
ou dégraissant et qu’il ne subit donc pas de transformations. Pour limiter ces rejets, les
modes de fabrication font intervenir des systèmes fermés, mais ces émissions ne peuvent pas
être totalement évitées.
Au cours de ces différents processus industriels, le chlorobenzène peut également être rejeté
dans les effluents aqueux des usines (eaux de rinçage…). Ces rejets représentent la source
principale de pollution de l’eau (INERIS, 2005).

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3.4 Rejets industriels : fabrication de chlorobenzène et utilisation


industrielle
Euro Chlor (association représentant l’industrie du chlore) rapporte les émissions de
chlorobenzène (Euro Chlor, 1999) par les industries européennes dans l’air (Fig. 3.1a) et dans
l’eau (Fig. 3.1b).

Figure 3.4. Emissions industrielles de chlorobenzène (en kg) d’après Euro Chlore (1999) :
A : dans le compartiment aérien ; B : dans l’eau.

Ces graphiques confirment l’importance des rejets atmosphériques du chlorobenzène,


puisque les quantités émises dans l’air sont 10 fois plus grandes que celles émises dans l’eau.
Néanmoins, on constate pour l’ensemble des substances chlorées (y compris le
chlorobenzène), entre 1985 et 2004, une réduction de ~99% (en masse) des quantités rejetées
dans l’eau et ~93% de celles rejetées dans l’air (Euro Chlor, 1999).

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CHLOROBENZENE (MONOCHLOROBENZENE)

Lors d’un premier inventaire des émissions polluantes réalisé entre 1991 et 2000 dans 9
régions françaises, on estimait que le flux total de chlorobenzène, émis par des installations
industrielles était de 69 kg.j-1 (République française, 2005). De même, dans le cadre de
l’action nationale de recherche et de réduction des substance dangereuses dans l’eau, des
mesures ponctuelles ont été réalisées à la sortie de près d’un millier d’ICPE. Il apparaît que le
flux total de chlorobenzène issu de ces installations est de 49 kg.j-1 en 2003/2004. Enfin, en
région Rhône-Alpes, où deux inventaires des rejets de micropolluants, par des établissements
industriels, ont été réalisés en 1993 et 1998, on constate une baisse des émissions de
chlorobenzène. Ainsi, le flux total qui représentait 67 kg.j-1 en 1993 a baissé à 8 kg.j-1 en
1998. Ces résultats, confirment tout d’abord que les émissions de chlorobenzène dans les
milieux aqueux diminuent. En outre, les rejets sont dus pour l’essentiel au secteur de la
chimie et de la parachimie. On retrouve en particulier des traces de chlorobenzène dans les
effluents aqueux des usines Rhodia de Mulhouse (0,7 kg.j-1) et Arkema de Jarrie (DRIRE
Alsace, 1998 ; DRIRE Rhône-Alpes, 2004). Néanmoins, pour cette dernière, nous ne disposons
pas de mesures réalisées après l’arrêt des unités de production de chlorobenzène en 2002.
Enfin, selon le gouvernement du Canada (1992), l’élimination de déchets industriels par
incinération est également une source de contamination de l’environnement par le
chlorobenzene. Il sont aussi détectés dans les rejets d’usines d’incinération d’ordures
ménagères (ASTEE, 2003).

3.5 Rejets liés à l’utilisation domestique de produits


L’usage non industriel de produits contenant du chlorobenzène n’est pas considéré comme
une voie d’émission significative (EPA, 2005). Ces rejets proviennent essentiellement des
vapeurs de peintures, vernis et autres adhésifs ayant le chlorobenzène comme solvant. Un
déversement de ces produits dans l’environnement pourra également entraîner une pollution
de l’eau.

3.6 Pollutions historiques


Le chlorobenzène est à la base de l’acide picrique qui fut utilisé pendant la Première Guerre
Mondiale sous le nom de mélinite pour le chargement des obus.

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4 POSSIBILITES DE REDUCTION DES REJETS

4.1 Techniques de traitement des milieux pollués


4.1.1 Traitement par ultra-sons
Des techniques de dégradation du chlorobenzène par l’usage d’ultra-sons ont été
expérimentées en laboratoire (Kruus et al., 1997, Jiang et al., 2002). Néanmoins, à ce jour,
aucune application pratique de ces techniques n’a été rapportée.

4.1.2 Bioremédiation
Différentes techniques de dégradation microbienne du chlorobenzène (ou bioremédiation)
présent dans des eaux souterraines ou des sols ont été testées in-vitro (Alfreider et al., 2003 ;
Jechorek et al., 2003 ; Muller et al., 2003 ; Vogt et al., 2004).

4.1.3 Epuration naturelle


Le Cemagref (2000) a prouvé, suite à des expérimentations de terrain que des zones d'herbe,
implantées judicieusement sur un bassin versant à vocation agricole, sont capables de retenir
une grande partie des pesticides véhiculés par les eaux de ruissellement (dont ceux contenant
du chlorobenzène). L’épuration s’effectue par adsorption des substances sur la matrice
minérale constituant le sol et/ou par dégradation microbienne in-situ (Monferrán et al.,
2005).
Ce type de système d’épuration naturelle, peut être utilisé en complément de la promotion
de bonnes pratiques agricoles.

4.2 Traitement des effluents gazeux


Le chlorobenzène étant un COV, le traitement des effluents gazeux contenant de tels
composés est donc d’une grande importance. Nous n’avons pas identifié d’informations sur
des traitements spécifiques au chlorobenzène ; on rappelle ci-après quelques informations
générales sur le traitement des COV.
Selon les experts du programme INTERREG III (2005), les COV sont actuellement traités selon
deux grandes familles de techniques :
• Les techniques récupératrices et en particulier l’adsorption qui représente 10% des
procédés en fonctionnement ;

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CHLOROBENZENE (MONOCHLOROBENZENE)

• Les techniques destructives que sont l’oxydation thermique ou catalytique qui


représentent 80% des traitement mais où l’oxydation en présence d’un catalyseur ne
représentent que 5% de ce traitement.
Pourtant c’est ce dernier procédé qui semble le plus intéressant puisqu’il permet à la fois
d’abaisser la température de combustion et donc de réaliser des économies d’énergie, mais
aussi d’éviter la formation de NOx. Par ailleurs, la grande sélectivité de l'oxydation
catalytique peut également éviter la formation de composés intermédiaires bien plus
toxiques que les COV de départ ou de chlore. Cependant, les catalyseurs ont tendance à se
désactiver au cours du temps.
Des études sont actuellement menées pour développer des catalyseurs permettant d’éliminer
les COV chlorés par oxydation totale. Une étude est également menée pour développer une
méthode de valorisation des COV par hydrodéchloration catalytique (Interreg III, 2005). Cette
méthode aurait l’avantage de transformer les COV en produits chimiques organiques à valeur
commerciale et/ou à contenu énergétique. Enfin une dernière étude est le développement
d’adsorbants nouveaux pour la séparation et la récupération par adsorption de COV7.

4.3 Stations d’épuration


Il est difficile de trouver un procédé de traitement spécifique adapté au chlorobenzène. De
plus, la décomposition de composés organiques halogénés par des traitements biochimiques
peut poser quelques problèmes. Leur décomposition est parfois difficile ou impossible pour
les micro-organismes et la concentration des effluents doit rester la plus stable et la plus
basse possible. Pour résoudre ces problèmes on peut effectuer des traitements primaires, soit
avec du charbon actif, soit par un procédé thermochimique (oxydation à haute température
et basse pression) (Dilla, W., et al., 1995 ). Dans ce dernier cas, on peut également utiliser
des catalyseurs qui vont aider à la réaction d’oxydation. Dans le cas du charbon actif,
plusieurs sources (Lenntech, chemviron Carbon, correspondance personnelle) indiquent que le
chlorobenzène présente une très grande probabilité d’être efficacement adsorbé sur le
charbon actif ([Link] /[Link]).

4.4 Recyclage
D’autres solutions peuvent être envisagées pour réduire les rejets de chlorobenzène telles
que son recyclage. Lorsqu’il est utilisé en tant que solvant lors de procédés de fabrication, il
peut être envisagé de le régénérer par distillation.

7 D’autres études de Huang Y. et al, (2003), de Ukisu Y. et al, (2000) et de Keane M.A et al, (2001) peuvent également
être consultées.

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4.5 Produits de substitution


4.5.1 Synthèse du phénol :
Pendant longtemps, le chlorobenzène a été utilisé pour produire du phénol, intermédiaire
réactionnel très utilisé en chimie. La synthèse de ce phénol consiste en une hydrolyse basique
à chaud (350°C) du chlorobenzène.
A la place du chlorobenzène, le phénol peut être produit à partir du cumène8 :
Selon la Société Française de Chimie, en 1994, la capacité de production de cumène en
France était de 200 000 t et était dédiée à la production de phénol à hauteur de 150 000 t.
Ces deux composés sont toujours produits en France par la seule usine Rhodia de Roussillon
(38).
Il est à signaler que cette synthèse du phénol à partir du cumène a diminué de façon
significative les quantités de chlorobenzène utilisées aux Etats-Unis à partir de 1960.
Toutefois aucune étude n’a démontré une évolution semblable en Europe.

4.5.2 Synthèse de l’aniline


Le chlorobenzène peut être utilisé comme réactif dans la synthèse de l’aniline. Ce composé
est synthétisé en chauffant de l’ammoniaque avec du chlorobenzène en présence d’un
catalyseur (cuivre).
L’aniline peut également être produite à partir du benzène en deux étapes. La première
étape consiste en la nitration du benzène par de l’acide nitrique. Puis le nitrobenzène ainsi
formé est réduit en aniline grâce à l’ajout d’un agent de réduction (catalyseur).
Comme pour la synthèse du phénol, la synthèse de l’aniline, même si elle évite l’utilisation
de chlorobenzène fait intervenir du benzène, autre substance visée par la Directive
76/464/CE de la Directive Cadre Eau. On peut donc dans ces conditions s’interroger sur
l’intérêt environnemental de telles synthèses. On peut néanmoins signaler qu’elles ne font
pas intervenir de composés chlorés dont la synthèse nécessite celle de chlore (souvent
polluante et coûteuse en énergie).

8 aujourd’hui, selon l’agence américaine de protection de l’environnement, le cumène ne semble pas être toxique pour
l’environnement. En revanche, sa synthèse fait intervenir le benzène, inscrit à la liste des substances chimiques dangereuses
prioritaires de la Directive Cadre Eau.

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CHLOROBENZENE (MONOCHLOROBENZENE)

4.5.3 Synthèse du nitrochlorobenzène.


Le chlorobenzène rentre dans la production de nitrochlorobenzène. Ce composé est
synthétisé par nitration de chlorobenzène grâce à l’acide nitrique et en présence d’acide
sulfurique. On obtient alors un mélange de trois molécules :
• le p-nitrochlorobenzène (65%) ;
• le o-nitrochlorobenzène (34%) ;
• le m-nitrochlorobenzène (1%).

Ces molécules de nitrochlorobenzène servent ensuite à la synthèse de pesticides, de produits


intermédiaires (25%) et de colorants (40%).
En France, l’entreprise Rhodia organique Mulhouse Dornach possède une unité de fabrication
de nitrochlorobenzène qui sert ensuite à la synthèse d’intermédiaires réactionnels. Toutefois,
il semble que cette unité soit la seule fonctionnant en France.
A ce jour il ne semble pas exister d’autre méthode de synthèse de nitrochlorobenzène.

4.5.4 Autres produits de substitution.


En tant que solvant, le chlorobenzène peut être facilement substitué, que ce soit dans les
peintures ou dans les produits phytosanitaires. Ainsi, certaines peintures ne contiennent pas
de chlorobenzène, en particulier lorsqu’elles sont employées comme peintures fongicides
dans certaines industries comme l’agro-alimentaire. On peut ainsi signaler le cas de
l’entreprise ARTILIN qui propose des peintures à l’eau, sans chlorobenzène, labellisées
« vertes ».
De façon générale, la consommation des solvants chlorés à énormément diminué, en Europe,
depuis trente ans, passant de 920 000 à 220 000 t/an. Cette diminution s’est traduite, le plus
souvent, par l’emploi de solvants de substitution, ou par le développement de techniques
sans solvant.

5 ASPECTS ECONOMIQUES

5.1 Place de la substance dans l’économie Française


En France, l’usine Rhodia Organique Mulhouse Dornach utilise du chlorobenzène pour la
synthèse de nitrochlorobenzène.

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CHLOROBENZENE (MONOCHLOROBENZENE)
L’usine Arkema de Jarrie a également produit du chlorobenzène jusqu’en 2002. Il servait en
particulier à la production d’herbicides et de fongicides (anti-mites…). Après des études
technico-économiques, le maintien des unités de production et de transformation de
chlorobenzène est apparu impossible. Ces unités ont donc été démantelées et la production
de chlorobenzène n’est plus une activité du groupe Arkema.
Utilisé en tant que solvant, le chlorobenzène, avec 350 t, ne représente que 1% de la
consommation de solvants halogénés en France (INRS, 2005).

5.2 Impact économique des mesures de réduction


On peut estimer le coût de la réduction des émissions de COV par les industriels en étudiant
le marché de la lutte contre les Composés Organiques Volatils. Celui-ci a été estimé à 32,4 M€
en 2004, en augmentation de 20% par rapport à 2003. Il devrait encore continuer à augmenter
de 20% en 2005, pour atteindre 38,8 M€ (Actu® environnement, 2005).
Les procédés de traitement des COV ont des coûts qui vont dépendre du type d’installation et
du débit de gaz. On peut citer plusieurs installations (Alcimed, 2002) :
Tableau 5.1. Coût comparatifs de quelques installations industrielles de traitement des COV.
Entreprise Secteur d’activité Technique Débit nominal Coût
(Nm3/h) d'investissement
Procédés Georges frères Imprimerie offset Thermique 4820 0,27 M€
destructifs récupératif
Rentsch Fabrication Thermique 60 000 1,8 M€
d'emballages en régénératif
carton et papier
IBM France Fabrication de Catalytique 25 000 0,72 M€
matériel électronique récupératif
Onduline Fabrication de Catalytique 12 000 0,4 M€
production produits minéraux régénératif
Procédés Smith & Fabrication de Adsorption 55 000 0,53 M€
récupératifs Nephew produits sur charbon
pharmaceutiques actif
Duwicquet Dégraissage et Condensation 200 t par an de 0,23 M€
peinture de pièces solvant
métalliques récupéré

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En se basant sur le prix des importations (Direction générale des douanes, 2005) le prix du
cumène s’est établi en 2004 autour de 830 €.t-1. Alors que le prix du chlorobenzène s’est
établit à 900 €.t-1 pour la même période. La synthèse du phénol est donc plus intéressante
économiquement en utilisant du cumène. Même si nous ne connaissons pas le prix du
nitrobenzène, il est intéressant de constater que le prix de l’aniline en 2004 était similaire au
prix du chlorobenzène. Il semble donc plus intéressant de produire de l’aniline à partir du
nitrobenzène qu’à partir du chlorobenzène. De façon générale, les substituants au
chlorobenzène, utilisés comme intermédiaires réactionnels, paraissent plus intéressants
économiquement.
De même, selon les industriels interrogés, le coût de la régénération et de la réutilisation des
solvants est aujourd’hui plus faible que le coût d’achat d’un solvant neuf auquel il faut
ajouter le coût de la destruction après utilisation.

6 CONCLUSIONS
Le chlorobenzène est un composé aromatique halogéné volatil. Il est utilisé essentiellement
pour la synthèse du nitrochlorobenzène, et comme solvant. Toutefois, ces usages sont
devenus rares, et comme la plupart des composés et solvants halogénés, sa production a été
en constante diminution depuis trente ans. Il n’est d’ailleurs plus synthétisé en France depuis
la fermeture des unités de production de l’usine Arkema de Jarrie. Aujourd’hui le
chlorobenzène n’est plus utilisé que dans les rares cas où il n’existe pas de produits de
substitution. Sa consommation comme solvant est pratiquement nulle.
Les émissions de chlorobenzène se font avant tout vers l’atmosphère, et sont dues aux rejets
industriels liés à son utilisation. Ces émissions sont en diminution constante depuis de
nombreuses années.
En outre, dans de nombreuses synthèses, où le chlorobenzène était utilisé comme
intermédiaire réactionnels (synthèse du phénol et de l’aniline), les industriels utilisent
aujourd’hui des produits de substitutions. La consommation de chlorobenzène a donc pour ces
usages fortement diminué. De plus, de nombreux produits issus de la fabrication du
chlorobenzène sont aujourd’hui interdits en France (DDTet dérivés). Cette substance n’est
plus utilisé que dans de rares applications et pour des synthèses ou il n’existe pas d’autre
substituant (nitrochlorobenzène).
Face à ces baisses de consommation, la production de chlorobenzène s’avère aujourd’hui non
intéressante économiquement. Face à ce constat, et au regard des évolutions des émissions
en Europe, on peut penser que les rejets de chlorobenzène continueront à baisser en France,
mais modérément puisqu’ils sont déjà faibles.

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7 REFERENCES

7.1 Industriels interrogés


Usine Arkema de Jarrie
SHD, syndicat des halogènes et dérivés.
Groupe Chimirec
Entreprise chemviron Carbon

7.2 Bibliographie
ACTA, Association de Coordination Technique Agricole, 2004. Index phytosanitaire, 40ème
édition, 804p.
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Direction générale des douanes, 2005. Le chiffre du commerce extérieur, Cumène.

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